Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

02 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Saint-Nazaire. Les salariés de gad SAS manifestent aujourd’hui (LT)

Saint-Nazaire. Les salariés de gad SAS manifestent aujourd'hui (LT) dans Luttes sociales en Bretagne y-en-a-marre

Ce mardi après-midi, les salariés de Gad SAS -mise en redressement judiciaire en février- vont défiler dans les rues de Saint-Nazaire en riposte à la décision de fermeture de certains sites de l’entreprise spécialisée dans l’abattage et la transformation de cochons. Le site de Saint-Nazaire est concerné : 80 emplois sont directement menacés sur le site du groupe installé zone de Brais note Presse Océan. 2 juillet 2013 à 08h44

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/nantes/saint-nazaire-les-salaries-de-gad-sas-manifestent-aujourd-hui-02-07-2013-2157894.php

 

01 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Affaires : Tapie, Lagarde, Sarkozy, une « bande organisée »

Affaires : Tapie, Lagarde, Sarkozy, une « bande organisée » dans Sarkophobie rapetous

Bernard Tapie a été placé lundi en garde à vue dans le cadre de l’enquête sur l’affaire du Crédit lyonnais.

Avant de se rendre à la convocation des juges, il s’était exclamé sur Europe1 : « Qu’est-ce que vous croyez ? Des rendez-vous comme celui-là, j’en ai eu sept avec Eva Joly. Résultat : six non-lieu et une relaxe […] même système, même procédure, j’en ai rien à foutre »… Tapie a sûrement raison de ne pas s’inquiéter de son sort personnel mais cette affaire donne un tableau éloquent des amitiés particulières entre le monde de l’argent, le pouvoir et ceux qui le servent. De rebondissement en rebondissement, se déroule la série des complicités et acteurs compromis dans cette escroquerie d’État où se mêlent l’avidité sans borne d’un homme d’affaire véreux et la complaisance affichée d’un Président de la République à l’égard des voyous de la haute et du fric…
Un autre personnage, Pierre Estoup, vient d’être mis en examen. C’est lui qui a rédigé en 2008 l’arbitrage qui a donné raison à Tapie et obligé le Consortium de réalisation (CDR), l’organisme public chargé de liquider les vieilles affaires du Crédit lyonnais, à lui verser 403 millions d’euros… dont 45 millions au nom du « préjudice moral ». Ses liens anciens avec Tapie étaient, semble-t-il, connus de tout ce milieu des copains et des coquins. Tout avait commencé en 1992. Bernard Tapie entre au gouvernement alors que Mitterrand est Président de la République. Il cède l’essentiel de ses entreprises, dont Adidas acheté deux ans plus tôt et revendu par le Crédit lyonnais deux milliards de francs, prix inespéré pour Tapie. Mais ce dernier estimera avoir été floué par son banquier. Il engage alors une bataille judiciaire contre l’État représenté par le Consortium de réalisation (CDR).

Escroquerie d’État En 2007, Sarkozy — que soutient Tapie — est élu. En octobre de la même année, la nouvelle ministre de l’Économie, Christine Lagarde, ordonne au CDR de régler le conflit par un arbitrage privé plutôt que par la justice ordinaire, arbitrage de complaisance qui octroie donc 403 millions à Tapie Le 4 août 2011, la Cour ouvre enfin une enquête visant Lagarde pour « complicité de faux » et « complicité de détournement de biens publics ». Puis une information judiciaire contre X est ouverte en septembre 2012 pour « usage abusif des pouvoirs sociaux et recel au préjudice du Consortium de réalisation (CDR) », ensuite étendue à « détournement de fonds publics ». Le 10 juin dernier, l’ancien directeur de cabinet de Lagarde, Stéphane Richard, aujourd’hui PDG d’Orange, et l’ex-président du CDR, Jean-François Rocchi, sont mis en examen pour « escroquerie en bande organisée ». Tout ce petit monde se tenait par la barbichette avec la bénédiction de l’Élysée où Guéant organisait les réunions… À travers les méandres de l’affaire s’étale la nullité de ce milieu qui gravite autour du pouvoir ou l’exerce au plus haut niveau. Comme cette lettre à Sarkozy de Mme la marquise Christine Lagarde qui lui « demande pardon » pour avoir « échoué périodiquement » et conclut : « Utilise-moi pendant le temps qui te convient » ! Pas très brillants les sommets de l’État et de la finance.

Yvan Lemaitre Vendredi 28 juin 2013Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 201 (27/06/13)

01 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Hollande à Lorient lundi : la liste des manifs s’allonge (OF)

Hollande à Lorient lundi : la liste des manifs s’allonge (OF) dans Hollandie la-verite-si

Personnels hospitaliers, personnels civils de la Défense… La visite présidentielle annoncée lundi 1er juillet à Lanester et Lorient attise les revendications.

Le président de la République doit inaugurer lundi 1er juillet l’hôpital du Scorff à Lorient (11 h 15), après avoir signé des contrats d’avenir à la mairie de Lanester.

La CGT DCNS veut rencontrer Le Drian Après Sud-santé, la CGT, le Parti de gauche, c’est au tour de la CGT DCNS d’appeler à la mobilisation. Le syndicat souhaite s’entretenir avec Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense, à propos du « programme de Fremm (Frégates multimissions), des suppressions d’emplois dans le ministère et des risques de fermetures d’établissements au sein du ministère de la Défense ».

Rassemblement porte Colbert Un premier rassemblement est prévu lundi 1er juillet à 10 h 45 porte Colbert à Lorient, et un second, dans la foulée, à la Cité Allende toute proche.

Les territoriaux de Lanester aussi… La CGT des territoriaux de Lanester entre aussi dans le mouvement de contestation contre la politique du gouvernement, en appelant à se réunir à 9 h lundi place Jean-Delaune à Lanester, pour rejoindre ensuite la Cité Allende à Lorient via le Pont des Indes.Politique vendredi 28 juin 2013

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Hollande-a-Lorient-lundi-la-liste-des-manifs-s-allonge_40811-2207227_actu.Htm

01 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Gad. Vers la fermeture de trois sites, 1 000 emplois menacés (OF)

Gad. Vers la fermeture de trois sites, 1 000 emplois menacés (OF) dans Luttes ouvrières y-en-a-marre

Le comité central d’entreprise extraordinaire de Gad, qui s’est tenu ce vendredi, à Rennes, a acté la fermeture de trois sites, dont l’abattoir de Lampaul-Guimiliau. 1 000 emplois sont concernés.  En l’absence de repreneur, la Cecab, actionnaire majoritaire du groupe industriel charcutier Gad SAS, a présenté un plan de sauvegarde de l’emploi et un plan de continuation aux terribles conséquences pour l’emploi.

1 000 emplois menacés Trois sites semblent condamnés. L’abattoir de Lampaul-Guimiliau (Finistère), qui emploie 850 salariés, pourrait fermer dès septembre, suivi par le siège (50 emplois) à Saint-Martin-des-Champs, près de Morlaix, et le site de Saint-Nazaire (80 salariés). 1 000 emplois sont donc menacés et seuls 300 reclassements seraient proposés vers le site de Josselin (Morbihan).

La colère des syndicats « C’est un hold-up, a réagi Olivier Le Bras, secrétaire du CCE – FO, très en colère. La Cecab a démantelé les meilleurs abattoirs bretons. On va essayer de trouver un plan B pour éviter cette casse. »

100 millions de dettes L’entreprise, qui emploi près de 1 700 salariés dans l’Ouest, a été placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Rennes le 27 février, avec une période d’observation de six mois. Elle affiche une dette colossale de 100 millions d’euros. Le plan présenté ce vendredi sera soumis au tribunal de commerce, le 21 août. Social samedi 29 juin 2013

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Gad.-Vers-la-fermeture-de-trois-sites-1-000-emplois-menaces_55257-2207141_actu.Htm

01 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Egypte. Les manifestants envoient un carton rouge à Morsi (LT+OF)

Egypte. Les manifestants envoient un carton rouge à Morsi (LT+OF) dans International image

La BBC a confirmé ce que disait CNN, 33 millions de manifestants le 30 juin en Egypte, déclarant que c’est la plus grande manifestation de l’histoire de l’humanité: il y aurait donc eu 3 fois plus de manifestants que d’habitants en Tunisie, presqu’autant que d’espagnols… Le chiffre de 33 millions est contesté ( Reuters dit 14 millions). (Selon nos sources, Blog)

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Criant « Dégage ! » et brandissant des cartons rouges, des milliers d’Egyptiens ont hué, ce dimanche, Mohamed Morsi sur la place Tahrir, site emblématique qui a retrouvé l’ambiance et les mots d’ordre de la révolution de 2011 contre Hosni Moubarak.

empty dans Jeunes« Le peuple veut la chute du régime », a lancé la foule, reprenant le slogan-phare déjà crié sur ce haut lieu de manifestation politique au Caire par les opposants à l’ancien président. Ce dimanche, hommes, femmes et enfants ont agité une multitude de cartons rouges en scandant « Morsi, dégage », au son des sifflets et des vuvuzelas.

« Une deuxième révolution »« C’est une deuxième révolution et elle va partir d’ici, car Tahrir en est le symbole », a affirmé Ibrahim Hammouda, un charpentier venu de Damiette, sur la côté méditerranéenne, pour se joindre aux manifestants dans la capitale. En 2011, la foule était descendue dans la rue en portant des portraits des dignitaires du régime Moubarak barrés d’une croix rouge. Ce dimanche, les manifestants ont brandi des photos des dirigeants des Frères musulmans, le mouvement dont est issu Mohamed Morsi, eux aussi barrés de rouge. Mohamed Morsi avait été élu en juin 2012, à l’occasion de la première présidentielle libre de l’histoire du pays. Mais, aujourd’hui, ses détracteurs l’accusent de gouverner au seul profit du camp islamiste et de renier les idéaux démocratiques de la révolution sans laquelle il ne serait sans doute jamais arrivé au pouvoir.
« Morsi m’a trahi »
« Je suis ici, parce que Morsi, pour qui j’ai voté, m’a trahi et n’a pas tenu ses promesses. L’Egypte sera, une nouvelle fois, libérée à partir de la place Tahrir », a déclaré Mohamed Samir, venu de la ville de Mansourah, dans le delta du Nil. Les manifestants se sont regroupés sur la place Tahrir plusieurs heures avant des marches programmées en fin d’après-midi, au départ de différents endroits du Caire, pour converger vers le palais présidentiel situé dans le quartier d’Héliopolis, où l’essentiel des rassemblements est prévu.
« Nous protégeons la révolution de ceux qui la menacent »

A l’heure actuelle, des haut-parleurs diffusent à pleins décibels des chants patriotiques et, aux abords de la place, un service d’ordre porte des gilets fluorescents sur lesquels on peut lire : « Accès interdit aux Frères musulmans ». « Nous protégeons la révolution de ceux qui la menacent », a assuré un manifestant. « Les Frères ne continuent pas la révolution, ils veulent monopoliser l’Etat », a ajouté Mohammed Abdel Wahab, un cadre en marketing venu à Tahrir avec sa famille . N. A. avec AFP30 juin 2013 à 16h36

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/france-monde/monde/egypte-les-manifestants-envoient-un-carton-rouge-a-morsi-30-06-2013-2155385.php

Deux morts en Egypte lors de manifestation monstre

Politique dimanche 30 juin 2013

Deux personnes ont été tuées dimanche dans des heurts entre partisans et adversaires du président islamiste égyptien Mohamed Morsi, en marge de manifestations monstre à travers tout le pays à l’appel de l’opposition pour réclamer son départ. L’armée estime à «plusieurs millions» le nombre de manifestants anti-Morsi descendus dans la rue, un an jour pour jour après son investiture, a déclaré une source militaire.

«ll s’agit de la plus grande manifestation dans l’histoire de l’Egypte», a ajouté cette source sous couvert de l’anonymat. Une personne a été tuée à Beni Suef et une autre dans la province d’Assiout, au sud du Caire, au cours d’affrontements qui ont aussi fait des dizaines de blessés aux abords de locaux des Frères musulmans, selon les services de sécurité Au Caire, le QG de la confrérie islamiste, dont est issu Mohamed Morsi, a été attaqué dans la soirée avec des cocktails Molotov et des tirs de chevrotine. Sur la place Tahrir, site emblématique de la révolte contre M. Hosni Moubarak début 2011 puis de nombreux autres rassemblements politiques, la foule a afflué en brandissant des cartons rouges à l’adresse du président. Sur la place Tahrir dans le centre du Caire, site emblématique de la révolte qui fit chuter le régime de Hosni Moubarak en février 2011, la foule a afflué en scandant « le peuple veut la chute du régime ». De nombreux manifestants brandissaient des cartons rouge portant l’inscription « dégage » à l’adresse du président, issu du mouvement des Frères musulmans. « C’est une deuxième révolution, et Tahrir en est le symbole », affirmait Ibrahim Hammouda, un charpentier de Damiette (nord) venu participer aux rassemblements dans la capitale.

Le canal de Suez protégé Des manifestations anti-Morsi ont également lieu à Alexandrie (nord), deuxième ville du pays, à Menouf et Mahallah, dans le delta du Nil, ainsi qu’à Port-Saïd et Suez, sur le canal du même nom, ou encore dans la ville natale de M. Morsi, Zagazig, au nord-est du Caire. Redoutant de graves troubles dans cette épreuve de force, l’armée et la police se sont déployées à travers le pays pour renforcer la protection des installations vitales, notamment du canal de Suez. Alors que des heurts entre pro et anti-Morsi ont fait huit morts cette semaine dont un Américain, les militaires se sont dit garants de la stabilité du pays si le climat de crise dégénérait.

Manifestation en soirée Le gros des manifestations est attendu en fin d’après-midi et en soirée, avec plusieurs défilés anti-Morsi qui doivent converger vers le palais présidentiel à Héliopolis. Non loin delà, dans le quartier de Nasr City, des militants islamistes campent depuis vendredi pour défendre la « légitimité » du premier chef de l’Etat égyptien à avoir été librement élu. Le Parti de la liberté et de la justice, émanation des Frères musulmans, a lui aussi mobilisé ses partisans pour soutenir M. Morsi, premier président civil et islamiste du pays.

Consignes de prudence Plusieurs pays, dont la France et la Grande-Bretagne, ont diffusé des consignes de prudence à leurs ressortissants, leur recommandant d’éviter les rassemblements ou de limiter leurs déplacements. La crainte d’une aggravation de la crise provoque en outre depuis plusieurs jours une ruée des automobilistes sur les stations service, et pousse de nombreux Egyptiens à faire des provisions. Dimanche, premier jour de travail de la semaine, de nombreuses entreprises et bureaux étaient fermés par mesure de sécurité.

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Deux-morts-en-Egypte-lors-de-manifestation-monstre_55257-2207805_actu.Htm

01 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Saint-Nazaire. Appel à la grève aujourd’hui au chantier STX (LT)

Saint-Nazaire. Appel à la grève aujourd'hui au chantier STX (LT) dans Luttes ouvrières y-en-a-marre-300x182

Le projet d’accord sur la compétitivité continue d’alimenter la grogne au chantier STX de Saint-Nazaire. Selon Presse Océan, « la CGT et FO multiplient les débrayages face à ce projet qu’elles dénoncent depuis maintenant plusieurs semaines ». Un appel à une journée de grève ce lundi a été lancé. 28 juin 2013 à 07h26

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/nantes/saint-nazaire-appel-a-la-greve-lundi-au-chantier-stx-28-06-2013-2153528.php

 

29 juin 2013 ~ 0 Commentaire

G8 : une réunion de brigands et de menteurs

G8 : une réunion de brigands et de menteurs dans Austérité robert-de-niro-as-al-capone-in-the-untouchables

Le G8 s’est réuni les 17 et 18 juin. Il comprend huit pays : États-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada et Russie.

La Chine n’en fait pas partie. Trois dossiers essentiels ont été discutés durant ce G8 : la Syrie, la fiscalité et les relations commerciales internationales. La semaine précédant le G8, le gouvernement français avait donné son feu vert à l’ouverture des négociations pour un traité de libre-échange avec les États-Unis. Le seul bémol important mis par la France est la culture, ce qui a amené le président de la Commission européenne, Barroso, à qualifier la position française de « réactionnaire ». Il avait pourtant obtenu l’essentiel de ce qu’il voulait.

Faire sauter les obstacles au marché En effet, cet accord de libre-échange, s’il était conclu, serait un instrument supplémentaire de casse de ce qui reste des acquis sociaux et environnementaux européens au profit des intérêts des grands groupes industriels et financiers. Il ne s’agit pas seulement de droits de douane mais aussi, voire principalement, de normes et de règles régissant l’environnement, la qualité des produits alimentaires, le crédit, les assurances. Car ces règles sont considérées comme des obstacles aux échanges commerciaux et financiers.
Ainsi, en matière agricole, les normes de qualité européennes sont d’un niveau le plus souvent supérieur à celles des États-Unis. L’accord pourrait ainsi faciliter l’entrée en Europe du bœuf aux hormones, des volailles lavées au chlore ou des OGM… Dans le même ordre d’idées, la loi française sur la fracturation hydraulique (gaz de schiste) pourrait être considérée comme une barrière à l’investissement et traînée en justice devant un tribunal commercial international (comme il en existe à l’Organisation mondiale du commerce). Le texte accentuera encore la liberté des mouvements de capitaux. Les banques et compagnies d’assurance américaines pourront opérer librement en Europe. Les mutuelles pourront ainsi être concurrencés par les compagnies américaines qui font payer leurs clients en fonction de leur état de santé. À l’issue du G8, les négociations vont démarrer avec la bénédiction de Hollande. Il faudra se mobiliser.

Contre les paradis fiscaux… faire semblant ! L’autre grand sujet économique était la fiscalité. Il y a eu de grands roulements de tambour sur la fin des paradis fiscaux. Très bien mais, en 2009, le G20, c’est-à-dire le G8 + Chine, Inde, Brésil, etc., avait déjà proclamé sa volonté d’en finir avec les paradis fiscaux. Depuis, il n’y a pas eu grand-chose de concret. Pourquoi le sujet réapparaît-il aujourd’hui ? Une des raisons est le besoin de faire au moins semblant d’agir quand les peuples sont de plus en plus scandalisés par la destruction des services publics, et par l’augmentation des impôts et cotisations sociales pour la masse, alors que les « gros » y échappent.
À l’issue du sommet, l’accord s’est fait sur une liste d’objectifs, notamment sur le renforcement des échanges automatiques d’informations entre les services fiscaux des différents pays et sur une plus grande transparence concernant les sociétés-écrans (qui permettent de dissimuler les bénéfices et les propriétaires réels). Mais le communiqué final ne contient aucun engagement ferme en vue de créer un registre des véritables propriétaires des entreprises, qui serait mis à la disposition de la justice et des services fiscaux. Car l’échange automatique des données ne sert pas à grand-chose si on se heurte à des structures opaques. Il faut connaître les propriétaires et bénéficiaires réels des sociétés et structures financières.
François Hollande y est allé de sa déclaration triomphaliste : le G8 a accompli « un grand pas » dans la lutte contre la fraude fiscale, a-t-il déclaré. Le titre du quotidien ­financier les Échos est plus proche de la vérité : des engagements, mais « peu d’actions concrètes ». Car il ne faut pas oublier que le problème de l’évasion fiscale, c’est avant tout le comportement des banques et des capitalistes des pays riches. L’année dernière, le PDG de Google, Éric Schmidt, avait réagi avec fierté aux nombreuses attaques contre des pratiques de diminution des bénéfices. L’entreprise ne paye quasiment aucun impôt ? « Ça s’appelle le capitalisme », expliquait-t-il…

Henri Wilno Vendredi 28 juin 2013Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 201 (27/06/13)

29 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Extrême droite : ne rien lâcher, continuer

Extrême droite : ne rien lâcher, continuer dans Antifascisme nouvel-obs-neo-fachos-dely

Après l’assassinat de Clément Méric, plus de 80 associations, organisations syndicales, partis politiques et mouvements antifascistes se sont mobilisés à Paris et dans une trentaine de villes de régions pour rappeler que le fascisme tuait et qu’il fallait le combattre.

Ces mobilisations doivent marquer le début d’un combat unitaire, large contre le fascisme et l’extrême droite. Mercredi 5 juin, Clément Méric, membre de Solidaires ÉtudiantEs et de l’Action antifasciste Paris-Banlieue, a été assassiné par des militants des Jeunesses nationalistes révolutionnaires. Quelques jours plus tard à Argenteuil, une jeune femme voilée a été violemment agressée par des skinheads. Le 15 juin à Lyon, jour de la marche des fiertés, deux membres du GUD sont les auteurs d’une agression raciste. La veille, toujours à Lyon, trois militants antifascistes qui collaient des affiches ont eux aussi été pris à partie par des militants d’extrême droite. Samedi 24 juin à Agen, deux jeunes festivaliers ont été agressés par sept skinheads très proches de Troisième voie du sinistre Serge Ayoub… La liste des violences perpétrées par des fascistes, homophobes et racistes continue à s’allonger, comme si ces derniers avaient aujourd’hui un sentiment d’impunité, aidés sans aucun doute par le climat politique de ces derniers mois, de ces dernières années.
Et ce n’est pas « la défaite au goût de victoire » du FN dimanche dernier lors de la législative partielle de Villeneuve-sur-Lot qui va embellir la situation. Cette élection confirme la progression électorale du Front national qui double ses voix entre les deux tours, montrant ainsi l’inefficacité des appels au « front républicain », un front qui revient à faire passer la droite dite « républicaine » comme un bouclier contre l’extrême droite. Alors que ces dernières années, l’UMP a largement repris les thèmes du FN, donnant ainsi toujours plus de crédit à son discours. Quant au Parti socialiste, ce dernier ne considère visiblement pas sa politique anti-sociale ou les affaires de Cahuzac comme la cause de son échec. Ce serait la faute au « beau temps »…

Après des mobilisations en demi-teinte L’extrême droite ne doit pas pouvoir parader dans la rue et y agresser qui elle veut. Il doit y avoir une réaction collective pour l’en empêcher. Cela passe aujourd’hui par la construction d’un mouvement de masse qui pèse sur le rapport de forces général, qui montre que, contre l’extrême droite, nous pouvons nous mobiliser massivement dans l’unité. Malheureusement, les manifestations et rassemblements de ce week-end n’ont pas été à la hauteur de cet enjeu. Certes, des rassemblements et manifestations ont eu lieu dans une trentaine de villes, mais globalement ils ont été plus petits que ceux qui avaient eu lieu au lendemain de l’assassinat de Clément. À Paris, même si la manifestation a rassemblé environ 8 000 personnes, nous pouvons regretter que les organisations syndicales n’aient pas fait le plein, tout comme certaines organisations politiques de la gauche de la gauche qui ces derniers mois ont pourtant prouvé qu’elles pouvaient mobiliser… L’enjeu reste important et, à l’initiative de Solidaires, la réunion unitaire du 3 juillet sur les suites à donner est importante. Pour notre part, nous y défendrons la nécessité de mettre en place un cadre national, large et unitaire, pour continuer la lutte contre le fascisme et l’extrême droite.

Sandra Demarcq Vendredi 28 juin 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 201 (27/06/13) 

29 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Turquie : la résistance « debout »

Turquie : la résistance « debout » dans Europe turkey-protest-photos-occupy-istanbul-taksim-gezi-17

Depuis le début des événements, pour pouvoir mettre fin à cette explosion de masse inattendue, le Premier ministre Erdogan a eu recours à une stratégie reposant sur une véritable violence d’État.

Tout d’abord il y a la répression brutale, avec des interventions policières d’une violence inouïe causant la mort de trois résistants (dont un avec une balle dans la tête). Parmi les 8 000 blesséEs, plus d’une dizaine ont perdu un œil. La violence policière a atteint son sommet lors de l’intervention qui a eu lieu en fin de semaine dernière, afin d’évacuer totalement le parc Gezi : usage démesuré de gaz lacrymogène à l’intérieur du parc où se trouvaient aussi beaucoup de familles avec enfants, de même que dans les halls d’hôtel où se réfugièrent les manifestantEs et dans les infirmeries de la résistance ; mise en garde à vue des médecins soignant les résistantEs blesséEs ; présence de véhicules anti-émeute militaires ; ajouts de produits chimiques dans les canons à eau, causant un sentiment de brûlure sur toute la peau… Un véritable état d’urgence non déclaré.

Le spectre du complot et du coup d’État… Cette répression est accompagnée par une criminalisation du mouvement. La rhétorique selon laquelle le mouvement de contestation serait le produit d’un complot international afin de renverser le gouvernement, dirigé par des organisations terroristes et commandité par un présumé « lobby d’intérêts (financiers) » est diffusée à chaque occasion par les responsables du gouvernement et les médias conservateurs. Cette criminalisation a pour conséquence l’arrestation de nombreux militantEs d’organisations révolutionnaires et de supporters du club de foot Besiktas (véritables « héros » de la résistance ayant, entre autres, réussi à mettre la main sur un bulldozer pour pouvoir contrer l’assaut des véhicules anti-émeute).
Le dernier point, le plus dangereux, de la stratégie d’Erdogan repose sur une tentative délibérée de polarisation entre la base électorale conservatrice de l’AKP et les manifestants présentés comme ennemis de la religion, qui auraient par exemple pris de l’alcool dans une mosquée ou uriné sur une femme voilée après l’avoir frappée… Ainsi, à la théorie du complot s’articule un discours plus traditionnel : face à la véritable « nation » (conservatrice-religieuse), les élites républicaines-kémalistes (représentées par le Parti républicain du peuple – CHP – soutenant le mouvement) se mobiliseraient pour provoquer un coup d’État militaire, et cela alors que l’armée est bel et bien sous le contrôle de l’AKP… Ceci a déjà des conséquences : des militants de l’AKP armés de bâtons et couteaux commencent à défiler dans les rues pour s’attaquer aux manifestantEs ou empêcher par la force des réunions publiques, organisées selon eux par des Grecs et Arméniens !

Nouvelle phase de la mobilisation Suite à l’évacuation violente du parc et de la place de Taksim, l’appel des confédérations syndicales de gauche à la grève et à un rassemblement pour marcher sur Taksim s’est soldé par un échec, avec une faible participation. Mais cet échec a laissé place à un nouveau type de protestation individuelle consistant à rester debout et immobile sur la place de Taksim. Initié au début par une seule personne face à l’interdiction des rassemblements de masse sur Taksim, cette nouvelle forme de contestation s’est rapidement propagée et des milliers d’hommes et femmes restent debout pendant plusieurs heures sur les places publiques afin de protester contre le gouvernement.
Depuis que l’accès au parc Gezi a été interdit, les résistantEs se retrouvent désormais tous les soirs dans les parcs de quartier pour débattre de diverses questions : bilan de l’occupation de Taksim, problèmes écologiques locaux, solidarité avec les résistantEs emprisonnéEs, nécessité ou non d’une organisation politique pour le mouvement, importance de nouer des rapports avec la base de l’AKP… De ces forums locaux forgés par l’indignation et l’espoir peuvent émerger de nouvelles formes d’organisation. La gauche révolutionnaire ne manquera pas ce rendez-vous.

D’Istanbul, Uraz Aydin Jeudi 27 juin 2013

29 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Bal d’hypocrites pour Mandela : quand l’Occident soutenait Pretoria (Rue 89)

Bal d’hypocrites pour Mandela : quand l’Occident soutenait Pretoria (Rue 89) dans International fidel+nelson

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L’avalanche d’hommages déjà prêts à Nelson Mandela est certes méritée par la personnalité, le sacrifice, et la vie du grand leader sud-africain.

Mais elle pourrait laisser croire que tout le monde l’a toujours adoré, et qu’il n’aurait donc été victime que d’une poignée d’extrémistes blancs isolés au bout de l’Afrique. La réalité est bien différente. Pour l’essentiel de sa vie politique, Nelson Mandela a été considéré comme un homme dangereux par le monde occidental, y compris par certains des signataires des communiqués enflammés prêts dans toutes les capitales. La polémique autour de l’attitude de Jean-Marie Le Pen, provoquée par la réécriture de l’histoire par sa fille sur France Inter, pourrait là aussi laisser penser qu’il était seul dans ce cas. Il n’était que le plus franc, y compris quand le qualificatif de « terroriste » n’était plus de mise pour le futur prix Nobel de la paix…

Du coté de l’apartheid

L’histoire est pourtant cruelle. L’ensemble du monde occidental a été du côté du pouvoir blanc sud-africain pendant plusieurs décennies, jusqu’à ce que le soulèvement de la jeunesse noire, à Soweto en juin 1976, ne finisse par lézarder ce consensus, qui ne prendra véritablement fin qu’à la fin de la guerre froide, en 1989.

La condamnation morale de l’apartheid, et même l’exclusion de l’Afrique du Sud du Commonwealth après le massacre de Sharpeville en 1960, prélude à l’emprisonnement de Nelson Mandela en 1962, aura finalement pesé moins lourd que les considérations géopolitiques. Pas surprenant, mais peut-être faut-il quand même le rappeler, au lieu de s’abriter derrière un consensus très récent. Dans les années 60 et 70, l’Afrique du Sud était considérée par les stratèges de l’Otan comme un pion essentiel à la fois pour le contrôle de la route maritime du Cap empruntée par les supertankers de l’époque, et comme source de certains minerais vitaux pour l’industrie de défense. L’appartenance à l’Otan du Portugal de la dictature Salazar, engagée dès les années 60 dans des guerres interminables dans ses colonies d’Angola et du Mozambique, renforçait cette appartenance officieuse du pouvoir minoritaire blanc de Pretoria au « front anticommuniste ». A Silvermine, dans la péninsule du Cap, l’armée sud-africaine avait installé dans un bunker une station d’écoute et de surveillance des mers du sud, dont les informations étaient transmises aux services de renseignement occidentaux. Les informations allaient dans les deux sens, et c’est sur un tuyau de la CIA que Nelson Mandela aurait été arrêté une première fois.

Complicités françaises La France a elle aussi collaboré étroitement avec le régime de l’apartheid. Elle a vendu à l’Afrique du Sud sa première centrale nucléaire dans les années 70, au risque de contribuer à la prolifération militaire à laquelle Pretoria a officiellement mis un terme à la fin de la domination blanche.

En 1976, alors que j’étais correspondant de l’AFP à Johannesburg, l’ambassade de France n’ayant aucun contact à Soweto et craignant de déplaire au gouvernement de Pretoria, me demandait si j’acceptais d’organiser un dîner chez moi pour qu’un émissaire du Quai d’Orsay puisse rencontrer le docteur Ntatho Motlana, représentant personnel de Winnie Mandela, l’épouse du leader emprisonné. Le Congrès national africain (ANC) dont les principaux dirigeants croupissaient en prison à Robben Island, était bien isolé… Dans les années 70, lorsque des délégations du mouvement de libération, conduites par son responsable international, le futur président Thabo Mbeki, passait par Paris, il habitait dans la chambre de bonnes d’un ami marocain, et était royalement ignoré par le gouvernement.

Chirac et la « troisième voie »

Plus tard, au début des années 80, lorsque la situation à l’intérieur de l’Afrique du Sud est devenue quasi insurrectionnelle, la droite française a participé au stratagème de Pretoria de favoriser une « troisième voie » en la personne du chef zoulou Gatsha Buthelezi, un Noir « présentable ». Alors que ses miliciens s’en prenaient aux partisans de l’ANC à coups de machettes, Buthelezi était officiellement reçu par Ronald Reagan et Margaret Thatcher, et, en France, par Jacques Chirac alors maire de Paris (les photos sont exposées dans le salon de Buthelezi au Kwazulu-Natal). Au même moment, Laurent Fabius, alors Premier ministre, imposait les premières vraies sanctions françaises et retirait l’ambassadeur de France à Pretoria. Il faudra la révolte des Noirs d’Afrique du Sud, la chute du mur de Berlin et un puissant mouvement d’opinion dans le monde entier, pour que les dirigeants occidentaux changent d’attitude, et poussent le régime de l’apartheid à libérer Mandela et à négocier. Le consensus d’aujourd’hui autour de Nelson Mandela ne doit pas faire oublier les errements criminels d’hier qui ont contribué à le laisser plus d’un quart de siècle en prison, et à prolonger la durée de vie du système inique de l’apartheid. Il est plus facile de faire croire qu’on a toujours été du côté du « bien » contre le « mal » que de s’interroger sur les raisonnements fallacieux qui ont poussé la « patrie des droits de l’homme » et les autres défenseurs de la démocratie à rester aussi longtemps complices d’un système basé sur un déni d’humanité. La disparition d’un géant de l’histoire devrait pourtant être le moment de regarder objectivement le passé. Pierre Haski | Cofondateur

http://www.rue89.com/2013/06/27/bal-dhypocrites-mandela-quand-loccident-soutenait-pretoria-243746

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