Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

10 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Europe: la pire crise humanitaire en 60 ans (psl)

Europe: la pire crise humanitaire en 60 ans (psl) dans Austérité LS187_verso02

“L’Europe est confrontée à la pire crise humanitaire depuis 60 ans’’,

c’est dans ces termes que Bekele Geleta, secrétaire général de la Croix-Rouge, a présenté le récent rapport sur l’Europe de l’association qui dénonce les politiques d’austérité.

43 millions d’individus sur tout le continent européen ne mangent pas à leur faim et 120 millions vivent à la limite de la pauvreté. Le nombre de personnes qui bénéficient des colis de première nécessité de la Croix Rouge a augmenté de 75 % au cours de ces trois dernières années, portant leur nombre à 3,5 millions d’Européens !

En Espagne, la Croix-Rouge assiste désormais 2,4 millions de personnes et distribue annuellement 1 million de colis alimentaires, soit deux fois plus qu’il y a trois ans. Les pays du Sud sont les plus affectés, mais aucun pays du continent n’est épargné par le phénomène. La Belgique n’est pas en reste avec plus de 50.000 colis alimentaires distribués chaque année, rien que du côté francophone.

La Croix Rouge met également l’accent sur l’apparition de ‘‘nouveaux pauvres’’, que l’association décrit comme ‘‘des travailleurs ordinaires qui ne peuvent pas couvrir tous leurs frais essentiels et qui, à la fin du mois, doivent choisir entre acheter de la nourriture ou payer le loyer.’’ L’Allemagne y est spécialement pointée du doigt avec quelque 5,5 millions d’Allemands qui sont tombés dans les rangs des travailleurs à faibles revenus.

Le Rapport tire la conclusion que ‘‘L’Europe est en train de sombrer dans une longue période de pauvreté croissante, de chômage de masse, d’exclusion sociale, de plus grande inégalité et de désespoir collectif en raison des politiques d’austérité adoptées.’’ Blocage du sommet européen de décembre

L’alliance D19-20, une collaboration inédite entre producteurs de lait et syndicalistes contre les politiques d’austérité, a vu le jour pour mener des actions de blocage afin d’empêcher la tenue du sommet européen du 19 décembre. Nous soutenons et participons à cette initiative. Elle exprime la radicalisation et la volonté de lutter qui s’opère à la base parmi nombre de militants syndicaux.

L’idée d’avoir des actions plus combatives et de passer à l’offensive émerge du débat et cherche une expression. Pour bloquer les politiques d’austérité, les travailleurs ont besoin d’élaborer collectivement un véritable plan d’action combatif allant crescendo, y compris en recourant à l’arme de grève(s) générale(s) aux niveaux belge et européen. Par Boris Malarme lundi 9 décembre 2013

Site de l’Alliance D19-D20, soutenue par le PSL

http://www.socialisme.be/psl/archives/2013/12/09/europe.html

10 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Destruction d’ogm, les faucheurs volontaires veulent être jugés (lt)

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Des Faucheurs volontaires bretons avaient, au matin du 23 novembre 2012, investi un hangar de stockage du port de commerce de Lorient.

Ils avaient rendu impropre à la consommation animale du soja transgénique. Le collectif s’étonne aujourd’hui, avec quelque ironie et aussi une provocation qui est sa marque, « que la justice française ne soit pas intervenue suite aux actions pénalement répréhensibles… de destruction de biens en réunion ? ». Les faucheurs volontaires posent la question dans une lettre ouverte adressée, notamment, à la ministre de la Justice Christiane Taubira. Dans cette lettre, ils rappellent la mo- tivation de ce type d’action :

« À travers ces actions, nous souhaitons dénoncer l’importation massive de soja OGM, de par ses conséquences néfastes sur l’environnement, la santé, la société et l’économie, ici comme dans les pays exportateurs (…) Nous revendiquons une relocalisation des cultures de plantes pro- téagineuses en France. Par ailleurs, nous demandons un étiquetage des denrées issues d’animaux nourris aux OGM ».

« C’est au parquet qu’il faut demander… » « Dans le cadre de la désobéissance, nous reven- diquons et assumons pleinement nos actes », renchérit le collectif.Du côté du parquet de Lorient, on indique qu’il y a bien eu une plainte et on s’étonne que le collectif s’interroge par la voie d’une lettre ouverte : « C’est au parquet qu’il faut demander la suite judiciaire, qu’ils nous interrogent ». 10 décembre 2013

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/destruction-d-ogm-les-faucheurs-volontaires-veulent-etre-juges-10-12-2013-2332305.php

10 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Morbihan, délifrance, une centaine de salariés sur la voie express (lt+of)

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10 décembre 2013 à 08h36 Ce mardi matin, une centaine de salariés de Délifrance sont, comme annoncé, sur la voie express au niveau de Landévant (56), entre Lorient et Auray. Ce qui provoque deux kilomètres de ralentissements dans les deux sens. Le Centre régional d’information et de coordination routières (Cricr) nous indique, par ailleurs, que la voie de gauche est neutralisée dans les deux sens.

Les salariés sont décidés à maintenir la pression après l’échec des négociations entre les représentants syndicaux et la direction, le week-end dernier. Ils ont entamé leur deuxième semaine de grève.

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/morbihan/delifrance-une-centaine-de-salaries-sur-la-voie-express-10-12-2013-2333380.php

Landévant. Un plan social en vue chez Délifrance, géant de la pâtisserie (of)

Landévant – 06 Novembre

Délifrance serait touché par un plan social qui impacterait le site de Landévant, où travaillent 330 personnes.

Délifrance, un poids-lourd de la production et la commercialisation de boulangerie, pâtisserie et viennoiserie surgelées, filiale du groupe Nutrixo-Grands moulins de Paris, serait touchée par un plan social. Il pourrait impacter le site de production de Landévant où travaillent aujourd’hui un peu moins de 330 salariés.

http://www.ouest-france.fr/landevant-un-plan-social-en-vue-chez-delifrance-geant-de-la-patisserie-1693210

Landévant. Les salariés de Délifrance vont bloquer la RN165 ce matin(lt)

10 décembre 2013 à 06h57

La situation se tend du côté de Landévant, entre Lorient et Auray : après l’échec des négociations entre les représentants syndicaux et la direction, ce week-end, les salariés sont entrés dans leur deuxième semaine de grève. Ce lundi matin, une petite délégation a rencontré François Goulard, le président du conseil général. Mais les salariés semblent bien décidés à maintenir la pression sur leur direction, dans l’objectif de les faire revenir à la table des négociations. Ils ont donc annoncé une nouvelle action forte pour ce mardi matin : ils vont bloquer la voie express, au niveau du site, dès 8 h 30. Le blocage devrait se poursuivre une bonne partie de la matinée.

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/morbihan/landevant-les-salaries-de-delifrance-bloqueront-la-rn165-demain-matin-09-12-2013-2332071.php

http://www.ouest-france.fr/landevant-les-salaries-de-delifrance-bloquent-la-voie-express-1777252

09 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

A la brèche, des livres pour les fêtes

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Daniel Guérin souhaitait mettre à la portée d’un large public curieux d’histoire un condensé de son maître-ouvrage: « La Lutte de classes sous la Première République », également édité chez Gallimard (1946 ; deuxième édition 1968 ; 1169 pages, en deux volumes).

Guérin met en lumière l’embryon d’une révolution prolétarienne menée par les sans-culottes pour une République réellement égalitaire, contre les chefs jacobins de la révolution bourgeoise, qui les utilisent, avant de les réprimer, et de succomber à leur tour au moment du 9 Thermidor (27 juillet 1794).

Guérin rompt ainsi avec une longue tradition « robespierriste » de l’historiographie de la Révolution, et s’attire de la part des historiens communistes des critiques très violentes, sur lesquelles la présentation de Claude Guillon apporte d’utiles précisions.

On a ajouté, en complément, des extraits significatifs d’un texte de Guérin, « La Révolution déjacobinisée », dans lequel il explique l’articulation entre son travail d’historien et son projet politique libertaire. Daniel Guérin (1904-1988) est un militant révolutionnaire, pacifiste et anticolonialiste. Il a milité pour les droits des homosexuels. Il est l’auteur d’une quarantaine d’ouvrages, dont les plus connus, régulièrement réédités, sont Front populaire, révolution manquée, L’Anarchisme , Ni dieu ni maître. Anthologie de l’anarchisme.

http://www.la-breche.com/catalog/product_info.php?products_id=2953&osCsid=83e483cb4c7728dcba925cea89495eae

09 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

A la Brèche, des livres pour les fêtes

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À travers tout le pays, les travailleurs étaient en grève, et ils occupaient les usines.

Ils avaient trouvé une nouvelle forme d’action directe : la grève sur le tas. Ils l’avaient choisie eux-mêmes, en dehors et contre la bureaucratie syndicale, parce qu’ils estimaient à juste titre que ce moyen de pression serait plus sensible aux capitalistes que les simples grèves d’antan « dans le calme et la dignité ».

Au lendemain du 1er mai, passant aux actes, les ouvriers de l’usine Bréguet, au Havre, avaient occupé les ateliers. Latécoère à Toulouse, Bloch à Courbevoie avaient suivi l’exemple. Le mou- vement avait pris très vite le caractère d’une vague de fond. Le pays que Blum s’apprêtait à gou- verner n’était déjà plus celui qui, quelques semaines plus tôt, avait porté le Front populaire au pouvoir.
Le rapport des forces sociales était renversé. Cette grève générale avait surgi spontanément de la conscience ouvrière et elle avait des mobiles élémentaires : la crise économique et les décrets- lois déflationnistes qui avaient durement frappé une partie des salariés. L’unité syndicale enfin scellée, l’arrivée au pouvoir d’un gouvernement populaire ouvraient aux masses paupérisées la perspective d’un changement radical.
Comme pour tout grand mouvement social, comprendre les raisons de son échec alimente la mémoire des luttes afin d’en tirer les leçons. En ce sens, ce livre est un véritable classique de l’histoire sociale du XXe siècle. Auteur de Fascisme et grand capital, de Bourgeois et bras nus 1793–1795 et de Ni dieu ni maître, Daniel Guérin (1904-1988) a été de tous les combats de la gauche révolutionnaire durant un demi-siècle.

http://www.la-breche.com/catalog/product_info.php?products_id=3030&osCsid=fc2c5b9bc8cf2f8c9295f535bbec7786

09 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Histoire: la social-démocratie sous Bismarck

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Ce livre est le récit vivant d’une époque, de 1860 à la fin du siècle, par trop méconnue en France, où, à travers le dévouement et l’engagement de milliers d’ouvriers, d’employés, de femmes et d’hommes, s’est construit le premier grand parti moderne de la classe ouvrière, un parti révolutionnaire.
Nous retenons le plus souvent de l’histoire de la social-démocratie sa faillite en 1914, et ensuite son intégration à l’ordre bourgeois. Ce livre nous fait connaître celles et ceux qui l’ont cons- truite comme instrument de leur propre émancipation, quand la bourgeoisie et l’État sous la férule de Bismarck unifiaient l’Allemagne et développaient à grande vitesse leur appareil de production.

L’Allemagne était alors le cœur du mouvement ouvrier international. Il décrit comment les associations culturelles ouvrières, mises en place dans les années 1860 par la bourgeoisie elle- même afin d’utiliser les travailleurs contre la réaction féodale et les contrôler, devinrent un lieu d’agitation et de propagande socialiste. La classe ouvrière commençait à conquérir son indépendance.
L’impulsion politique de ce tumultueux développement est donnée par des groupes militants assez restreints dont deux dirigeants seront l’âme, August Bebel et Wilhelm Liebknecht. Leurs deux voix furent les seules à s’opposer au vote des crédits de guerre au Reichstag en juillet 1870, une audace internationaliste qui arma bien des vocations et volontés militantes. Audace démultipliée par le rayonnement en 1871 de la ­Commune de Paris.
Un an après les succès électoraux de 1874 eut lieu la fusion des deux partis socialistes, alors que Bismarck engageait une large répression pour étouffer les progrès du mouvement ouvrier. En 1878, il promulgue les lois contre les socialistes maintenues jusqu’en 1890. Ironie de la lutte, c’est en cherchant à contourner les interdits que les militants socialistes enracinèrent leur parti au plus profond de la classe ouvrière et de la société, en s’investissant dans toutes sortes d’associations avec une grande inventivité avant que la routine parlementaire, le réformisme, ne paralysent une large fraction de son appareil.
Passionnante histoire que celle de l’union du mouvement ouvrier et des idées socialistes modernes de Marx et d’Engels. Sans aucun doute aussi des enseignements pour celles et ceux qui veulent œuvrer à sa renaissance…

Yvan Lemaitre

Histoire : la social-démocratie sous Bismarck
Anne Deffarges, L’Harmattan, 2013, 25 euros.

Lundi 9 décembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 220 (05/12/2013)

09 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

L’Afrique perd Mandela mais garde Déby, Biya, Sassou et l’armée française (survie)

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L’association Survie a déjà largement dénoncé la tenue à l’Élysée d’un Sommet pour la paix et la sécurité en Afrique organisé par une ex-puissance coloniale qui n’a jamais cessé son ingérence sur le continent, et en présence de dictateurs qui y ruinent tout espoir de paix.

Rien ne pouvait cependant laisser présager la tonalité de la cérémonie d’ouverture, marquée par l’annonce du décès de Nelson Mandela. L’hommage rendu à cette icône des résistances africaines par le Président français et des chefs d’Etat qui méprisent leur peuple laisse un goût particulièrement amer lorsque l’on s’intéresse aux autres symboles véhiculés par ce Sommet.

Alors que les émissions de télévision repassent en boucle des images de la libération du héros de la résistance contre l’apartheid, en 1990, il est intéressant de faire le compte du nombre de chefs d’États invités à l’Élysée par François Hollande qui étaient déjà au pouvoir à cette époque.

C’est le cas de Paul Biya (Cameroun, depuis 1982), Denis Sassou Nguesso (Congo-B, depuis 1979), Blaise Compaoré (Burkina Faso, depuis 1987), sans oublier les héritiers des régimes Bongo et Eyadéma au Gabon et au Togo.

C’est en cette même année 1990 que le président tchadien a accédé au pouvoir par un coup d’État soutenu par la France. La comparaison entre ce qu’est devenue l’Afrique du Sud et la situation économique et humanitaire de ces pays du « pré-carré », malgré le « soutien  » supposé apporté par la France, paraît bien cruelle. Et sur le plan politique, combien de militants inspirés par le combat de Nelson Mandela sont passés eux-aussi par les prisons de ces dictatures ?

C’est pourtant avec le régime tchadien, notoirement violent et corrompu, mais aussi avec les régimes camerounais, gabonais et congolais que la France intervient aujourd’hui en Centrafrique pour contribuer à éteindre un feu qu’elle a largement contribué à alimenter.

Il est ainsi paradoxal de constater l’absence à ce sommet de Jacob Zuma, Président sud-africain, alors que l’événement a justement pour objet de plaider pour la constitution d’une force inter-africaine, qu’à ce jour seuls les sud-africains seraient susceptibles de conduire.

Jacob Zuma aurait décidé de ne pas se rendre à Paris pour dénoncer le rôle de gen- darme de l’Afrique que s’est octroyé la France dans des conflits récents (Côte d’Ivoire, Libye, Mali, Centrafrique). Nelson Mandela n’avait pas participé non plus au Sommet France-Afrique du Louvre, en 1998, organisé sur le même thème de « la paix et de la sécurité », avec les résultats (ou plutôt l’absence de résultats) que l’on connaît.

Outre les 50 années d’ingérence militaire et de soutien à des dictatures, peut être que ces deux présidents ont gardé en mémoire les longues années de coopération économique et militaire de la France avec le régime de l’apartheid, quand malgré les sanctions internationales, les gouver- nements français successifs, y compris sous la présidence socialiste de François Mitterrand, fournissaient en armes l’État qui maintenait Nelson Mandela dans ses geôles, en utilisant les ports gabonais ou comoriens.

Le 29 mars 1988, c’est même avec la complicité supposée des services secrets français que la représentante de l’ANC Dulcie September était assassinée à Paris alors qu’elle enquêtait sur les ventes d’armes entre la France et l’Afrique du Sud.

Les Français et les Africains qui défendent la justice et la fraternité entre les peuples garderont longtemps en eux le souvenir de Nelson Mandela et de nombreux héros sacrifiés, souvent remplacés par des tyrans, en espérant pouvoir tourner rapidement la page sombre de la Françafrique et du néocolonialisme. 7 décembre 2013 par Survie

http://survie.org/francafrique/article/l-afrique-perd-mandela-mais-garde-4592

09 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Paris Quimper (prométhée)

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Avec les encouragements de la place du Colonel Fabien, la Fédération de Paris du PCF a choisi l’alliance dès le premier tour des prochaines élections municipales.

Au diable l’unité du Front de Gauche ! Pour treize élus, la direction du PCF montre, ainsi, le peu de crédit qu’il convient d’accorder à ses critiques de la politique gouvernementale. Jusque là ce n’est que la continuité d’un longue pratique de l’union de la « gauche », quel que soit son nom depuis 1935. Mais, cette fois l’électoralisme sort de ce cadre traditionnel.

En effet, la Fédération de Paris côtoiera sur les listes de Anne Hidalgo deux « démocrates sincères » : Dominique Versini et Jean-François Martins. La première est chiraquienne et fut ministre de Jean-Pierre Raffarin. Le second est l’actuel conseiller MODEM de Paris.

Et ce sont les ouvriers qui ont manifesté à Quimper qui sont traités de « nigauds » enlisés dans un mouvement interclassiste ! Publié le 4 décembre 2013

http://www.promethee-1871.com/

09 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Ce que les journalistes doivent à Mandela (snj-cgt)

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Le SNJ-CGT s’incline devant la mémoire de Nelson Mandela, symbole de la lutte contre l’apartheid, mais aussi figure tutélaire de la vie en commun.

En cette période troublée, où se multiplient les propos racistes et stigmatisants, y compris parmi ceux qui devraient donner l’exemple et faire respecter la devise républicaine:  » Liberté, Egalité et Fraternité », Nelson Mandela a donné une leçon de tolérance, mais aussi et surtout de lutte.

Il a consacré toute sa vie à réconcilier les hommes et les femmes de son pays, quelle que soit leur couleur de peau et leur condition sociale, au sortir de la plus honteuse des politiques, l’apartheid.

Dans leur traitement de l’information sur les ignobles dérapages racistes et xénophobes qui fleu- rissent dans certains milieux politiques, les journalistes ne doivent jamais oublier le message de Mandela : les hommes naissent libres et égaux.

La plus noble tâche du journaliste n’est pas de relayer les propos racistes, mais de les fustiger car le racisme est un délit. Chaque journaliste devrait avoir en mémoire cette citation de celui qui fut le plus vieux prisonnier politique du monde : « L’éducation est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde. » Et le journaliste a un rôle majeur à jouer dans cette éducation des citoyens pour éradiquer la haine de l’autre, pour lutter contre les préjugés et l’étroitesse d’esprit.

Le SNJ-CGT partage l’émotion de ceux qui aujourd’hui pleurent la perte d’un homme qui aura marqué l’Humanité. de : Le SNJ-CGT  dimanche 8 décembre 2013 – 19h54

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article138665

09 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Comment la poupée Barbie exploite les ouvrières chinoises (basta)

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Dans les usines chinoises qui fabriquent des poupées Barbie ou des jouets Fisher Price pour le groupe états-unien Mattel, « l’exploitation des ouvriers et des ouvrières continue », accusent les organisations China Labor Watch et Peuples Solidaires/Action Aid dans un rapport publié en octobre 2013.

Pas moins de 152 poupées Barbie sont vendues chaque minute dans le monde. Les ouvriers qui les produisent ne touchent qu’une proportion ridicule des revenus amassés par Mattel. Les salaires qui leur sont versés représentent en moyenne seulement 0,8% du prix d’achat d’une poupée, soit 0,12 euro pour une blonde platine en plastique vendue à 15 euros. La rémunération des actionnaires, la vente, la distribution et le marketing représentent à eux seuls 12 euros. Le solde correspond aux matière premières, aux droits de douane, à la rémunération des cadres chinois et au transport en Chine [1]. Chaque minute, actionnaires, commerciaux et vendeurs empochent donc 1 824 euros, contre 18 euros pour les ouvrières qui ont fabriqué les 152 poupées.

Cet impressionnant déséquilibre risque de s’aggraver. Car Mattel exerce une pression constante pour réduire ses coûts de production en Chine. Résultat ? Les directeurs des usines sous- traitantes recourent désormais à divers artifices illégaux (tricherie sur les horaires, non paiement de cotisations et d’heures supplémentaires…) pour escamoter une partie du salaire de leurs ouvrières.

Selon Peuples Solidaires et China Labor Watch, rien que dans les six usines étudiées dans leur rapport, ce seraient entre 6 et 8 millions d’euros qui auraient ainsi été détournés des fiches de paie des travailleurs. L’industriel du jouet se fournit dans une centaine d’usines en Chine. Pour dénoncer l’exploitation des ouvriers de Mattel, Peuples Solidaires /ActionAid et ses partenaires ont lancé un « Appel urgent », ainsi qu’une pétition en ligne, « Libérons Barbie ouvrière », qui a déjà recueilli plus de 60 000 signatures. Une action de rue est prévue le mardi 10 décembre à Paris, à l’occasion de la Journée mondiale des droits de l’homme [2]. D’autres initiatives auront lieu en région.

Le groupe américain, leader mondial du secteur du jouet avec 6,4 milliards de dollars de chiffres d’affaires et 777 millions de bénéfices en 2012, avait pourtant mis en place en 1997 un « code de conduite » censé garantir des conditions de travail décentes chez ses fournisseurs. Dès l’année suivante, des enquêteurs de China Labor Watch s’étaient fait passer pour des ouvriers pour observer la situation dans les usines concernées. Ils avaient constaté de multiples violations des droits des travailleurs, au mépris aussi bien du code de conduite de Mattel que de la législation chinoise. Depuis, les enquêtes se sont succédé, et la situation des ouvrières ne s’est pas améliorée [3]. Mattel se contente aujourd’hui d’annoncer par voie de presse une enquête sur les faits allégués. Tout comme les années précédentes, depuis plus de quinze ans… par Olivier Petitjean 9 décembre 2013

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