Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

04 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Manifeste des 343 salauds, manifeste de véritables machos !

Manifeste des 343 salauds, manifeste de véritables machos ! dans Féminisme on-peut

Le magazine Causeur a publié le 30 octobre le « manifeste des 343 salauds ».

Le NPA dénonce cette nouvelle offensive antiféministe qui détourne de façon odieuse la référence au manifeste des 343 femmes ayant avorté, lancé en 1971 par Simone de Beauvoir. Alors que les femmes revendiquaient ainsi le droit à disposer de leur corps, les auteurs de ce manifeste sexiste revendiquent eux… le droit à disposer librement du corps d’autrui, celui des femmes, recourant même au possessif le plus machiste par l’intitulé de leur appel « touche pas à ma pute !

Ce slogan, pastiche de celui de SOS Racisme, est de plus une confiscation paternaliste intolérable de la parole des premières concernées. Sans grande surprise, on retrouve parmi les signataires les pires masculinistes et réacs en passant notamment par Eric Zemmour, Basile de Koch ou encore Richard Malka.

Rappelons que concrètement, le droit des femmes à disposer de leur corps, que ce soit par l’accès à la contraception et à l’IVG ou dans les luttes contre les violences sexuelles, est constamment remis en cause et en recul.

Le corps des femmes n’appartient qu’à elles-mêmes ! Montreuil, le 3 novembre 2013

http://npa2009.org/node/39415

04 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Eva Joly souhaite une enquête sur l’écotaxe (libération)

Eva Joly souhaite une enquête sur l'écotaxe (libération) dans Ecologie & climat eva-j-300x215

L’ancienne candidate EE-LV à l’Elysée s’interroge sur les conditions d’attri- bution à la société Ecomouv’ du contrat sur la gestion des portiques.

Eva Joly, ex-candidate EE-LV à l’Elysée, a souhaité lundi une enquête sur l’écotaxe qui, à ses yeux, n’en est pas «une vraie» et est «contreproductive» avec des circuits financiers contestables. Interrogée par i>TELE sur les destructions, en Bretagne, de portiques destinés à ce prélèvement, l’eurodéputée écologiste les a jugées «tout à fait désagréables». Mais «c’est toute cette écotaxe qui pose problème». «Telle que, elle est très contreproductive, ce n’est pas une vraie écotaxe.»

Le contrat public-privé passé pour percevoir ce nouvel impôt «a été conçu pour produire de l’argent pour le concessionnaire», a-t-elle accusé. Or la société en question, Ecomouv’, «n’avait que 30 millions de fonds propres pour un projet de 800 millions. C’est une absurdité, cela pose beaucoup de questions et M. (Jean-Louis) Borloo et NKM», Nathalie Kosciusco-Morizet, anciens ministres UMP de l’environnement, «doivent répondre», a insisté l’élue écologiste.

Comment a-t-on «pu laisser une société privée collecter l’impôt», a-t-elle insisté, en relevant qu’Ecomouv’ devait garder 20% de l’argent recueilli. «Le produit n’est pas une vraie écotaxe et on fait bien de ne pas la mettre en place telle qu’elle est aujourd’hui», a encore dit la députée européenne. «Il faut dénoncer ce contrat et il faut faire une enquête». L’ancienne juge d’instruction demande «une enquête parlementaire» et souhaite par ailleurs qu’un dossier qui avait été «transmis au parquet de Nanterre soit réellement instruit, parce qu’à l’époque c’était (Philippe) Courroye le procureur, et rien n’est arrivé».

Plus généralement, il y a en Bretagne, selon elle, «une situation exceptionnelle de ren- contre de problématiques identitaires et de questions sociales». «Il ne faut pas confondre les positions conservatrices dangereuses de la FNSEA et du Medef avec le mouvement social.»

L’ancien ministre UMP Bruno Le Maire a de son côté «fermement» condamné lundi la destruction d’un nouveau portique écotaxe dimanche dans les Côtes-d’Armor à Lanrodec. «Je condamne et je condamne même fermement ces actions. Je pense qu’il y a d’autres moyens de se faire entendre. Dégrader le bien public, s’en prendre aux portiques ou à n’importe quel bien public, ça n’est pas acceptable», a réagi Le Maire sur France Info.

«Je comprend parfaitement la colère des Bretons. Je ne suis pas favorable à cette écotaxe, au moins telle qu’elle est présentée aujourd’hui, mais il y a d’autres moyens en démocratie de faire entendre sa voix», a poursuivi l’ancien ministre de l’Agriculture. Un nouveau portique écotaxe a été détruit dimanche à Lanrodec (Côtes-d’Armor) au lendemain d’une manifestation qui a rassemblé 15 000 personnes samedi à Quimper pour l’emploi et contre l’écotaxe, impôt suspendu mardi par le gouvernement. AFP  4 novembre 2013 à 09:27 (Mis à jour : 4 novembre 2013 à 10:17)

http://www.liberation.fr/societe/2013/11/04/eva-joly-souhaite-une-enquete-sur-l-ecotaxe_944389

04 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Pérou, Hugo Blanco, un militant légendaire, pour la terre, pour la Terre-mère (inprecor)

Pérou, Hugo Blanco, un militant légendaire, pour la terre, pour la Terre-mère (inprecor) dans Altermondialisme hugoblancoavion

À bientôt 80 ans, Hugo Blanco, ex-dirigeant paysan, ex-syndicaliste, ex-guérillero, continue à lutter pour la terre.

« Ce n’est plus seulement pour la réforme agraire », déclare-t-il, « il s’agit maintenant de la défense de notre planète. Être de gauche aujourd’hui, être révolutionnaire, c’est défendre notre milieu naturel, l’accès à l’eau, s’opposer à l’extraction minière, aux centrales hydroélectriques, aux causes du changement climatique. » Et il n’a pas renoncé à ses rêves. Je ne savais pas et ne pouvais pas imaginer que Bartolomé Paz, un propriétaire terrien qui n’avait rien de pacifique, en marquant au feu ses initiales sur la cuisse d’un misérable peon du nom de Francisco Zamata, allait aussi marquer la vie de l’enfant Hugo Blanco, et contribuer ainsi à en faire le plus important dirigeant paysan de l’histoire du Pérou. Né Blanco, doublement, par son nom et par sa couleur de peau, il s’est donné comme ligne de vie le destin cuivré de l’indien.

« Au Cuzco, la révolution mexicaine a eu un impact profond avec sa charge d’indi- génisme. Des musiciens s’en sont inspirés pour dénoncer l’injustice ; des peintres, tel Sabogal, l’ont représentée ; nos maîtres d’école nous apprenaient des chansons qui parlaient de la complainte de l’indien ; mon frère me faisait connaître la littérature sociale avec des auteurs comme Jorge Icaza, Ciro Alegría, Rómulo Gallegos ; la guitare de mon père chantait la tristesse de l’indien… tout cela a contribué à ma formation », se souvient Hugo Blanco. « J’étais élève au Collège de sciences. Manuel Odria, un dictateur qui avait pris le pouvoir en 1948, avait placé des petits dictateurs aux postes de directeur des collèges nationaux. Nous sommes partis en grève contre notre tyran local et nous avons obtenu son départ. C’était une première expérience où j’ai appris quelque chose de très important : faire marcher une ronéo. »

À 20 ans Hugo Blanco part en Argentine avec une grande soif de découverte. « J’ai terminé le lycée et je suis allé faire des études d’agronomie à La Plata. J’y ai rejoint mon frère Óscar, qui était secrétaire général de la section locale de l’APRA (1). J’y ai poursuivi mon apprentissage à l’écoute de personnes comme Armando Villanueva, Carlos Enrique Melgar, en lisant José Carlos Mariátegui, Manuel González Prada, Haya de la Torre. C’est là que j’ai découvert que la Bolivie avait connu une révolution en 1952.(2) » « L’APRA connaissait une évolution droitière et mon frère me disait beaucoup de mal du Parti communiste. Je cherchais ma voie et j’ai finalement adhéré au POR (Parti ouvrier révolutionnaire). J’ai su plus tard qu’il était trotskiste. À l’époque se préparait un coup d’État en Argentine, avec l’appui des classes moyennes et des étudiants. À l’université l’atmosphère devenait irrespirable et j’ai choisi d’aller travailler en usine : je m’y sentais bien. »

L’idée était de gagner un peu d’argent pour pouvoir rentrer à Lima. Il a travaillé comme ouvrier dans l’industrie textile, la construction, la métallurgie avant de se retrouver dans une entre- prise importante où existait un syndicat. À cette époque, Richard Nixon, alors vice-président des États-Unis, est venu au Pérou et les petites formations de gauche se sont organisées pour dénoncer sa visite : « Cette manifestation a été impressionnante, beaucoup plus importante que ce que nous avions imaginé. »(3)

« Tierra o muerte » Jeune militant qui n’avait pas froid aux yeux, il s’est trouvé exposé et pour assurer sa sécurité son parti a décidé de le renvoyer dans son Cuzco natal. Il s’est tout de suite engagé dans l’action syndicale. Avec l’aide de sa sœur qui travaillait dans un quotidien, il a commencé à organiser les petits vendeurs de journaux, des gamins de 12 ou 13 ans. Il a recueilli quelques fonds pour pouvoir leur procurer un titre de travail et leur éviter les persécutions de la police. « Un gamin va-nu-pied était considéré comme un délinquant. Le patron du journal m’a fait jeter en prison, mais les gamins ont fait grève et nous avons finalement obtenu bien plus que ce qu’on espérait. »

En prison il s’est retrouvé avec trois paysans de la vallée de La Convención qui lui ont expliqué leur situation. « Le féodalisme a été instauré par les Espagnols sous la forme de l’hacienda, une exploitation agricole dont le maître, el hacendado, était tout à la fois Dieu, le Pouvoir et la Justice. Il châtiait, violait, humiliait et concédait une modeste parcelle au paysan qui, en contrepartie, devait travailler ses terres. Toute la famille, jusqu’aux enfants, devait participer à la récolte. La femme était souvent employée comme domestique. Le hacendado fixait le nombre de jours de travail que lui devait le paysan. En cas d’absence, il se payait en envoyant le contremaître chez le fautif pour prendre ses maigres biens, des vêtements, des outils… C’est ce système qui a été étendu à la vallée de La Convención. »

Il n’y avait plus de terre disponible dans la sierra et au nom de la colonisation le gouvernement en a offert à des prix dérisoires dans la selva (forêt vierge) où se sont formés de gigantesques latifundia. Mais rendre cultivable la terre de la selva est un travail épuisant. « Les indiens de la selva ne compre-naient pas pourquoi il fallait travaillait pour d’autres et ils sont partis vivre sur des terres reculées. Il a fallu faire venir des gens de la sierra mais ils n’étaient pas habitués à ce climat, ils ne connaissaient pas ces maladies ni les médicaments pour les soigner et le taux de mortalité était très élevé. »

Les premières organisations syndicales se sont formées dans la lutte pour réduire le nombre de journées de travail pour le patron, qui variait entre 12 et 20 jours par mois. Les hacendados « distingués » négociaient avec les paysans par l’entremise de leurs avocats. Les « brutes » ne dialoguaient pas et négociaient encore moins. « Si vous croyez que je vais palabrer avec mes indiens pour savoir comment ils doivent me servir… Je fais emprisonner les meneurs et l’affaire est réglée. » Voilà ce qu’ils pensaient et ce qu’ils disaient. « C’est trois de ces meneurs que j’ai connus en prison », se souvient Hugo.

D’abord tenu à l’écart par la Confédération paysanne de Cuzco du fait de son affiliation trotskiste, ridiculement accusé d’être au service de l’impérialisme et des patrons par ceux qui n’arrivaient pas à le faire rentrer dans le rang, Hugo a gagné sa place en affrontant la police dans la rue, en résistant aux tentatives d’interpellation, en organisant des grèves de la faim en prison. Il a enfin été reconnu par la Confédération et cet « agitateur » dont se démarquaient certains dirigeants s’est vu confier la mission d’organiser des syndicats dans tout le pays.

Les grèves ont commencé. « Je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite mais avec le début de la réforme agraire les hacendados ont commencé à paniquer. Ils se déplaçaient armés, menaçaient, terrorisaient. Si le paysan faisait appel à la police, c’était pire, ils criaient : “Indiens insensés qui veulent porter plainte, votre patron a le droit de vous tuer comme des chiens.” Il devenait nécessaire d’orga- niser l’auto-défense et on m’a chargé de le faire. »

Le sang n’allait pas tarder à couler. Un hacendado, Pillco, et un garde civil sont venus pour arrêter un syndicaliste, Tiburcio Bolaños. Mais comme ils ne l’ont pas trouvé ils ont tiré sur un pauvre gamin de 11 ans en larmes qui ne pouvait pas leur indiquer où s’était réfugié son parrain. Le syndicat a décidé de demander des comptes au hacendado et c’est Hugo qui a pris la tête de la délégation. Avec des armes de fortune, ils ont passé le premier contrôle policier mais au deuxième les gardes étaient alertés. « On est entré dans le poste de garde, on a expliqué au policier pourquoi nous étions là et je lui ai dit de se rendre. Il a voulu prendre son revolver mais j’ai tiré le premier. Plus tard, j’ai appris que c’était lui qui avait fourni son arme au hacendado qui avait abattu le gamin. »

Deux autres policiers ont été tués dans des affrontements ultérieurs. Quelques mois plus tard Hugo a été arrêté. En tant que dirigeant du groupe, il a assumé la responsabilité de ces morts. Il a été détenu pendant trois ans avant de comparaître devant le tribunal militaire de Tacna, loin de Cuzco. Tout s’est déroulé d’une façon totalement illégale.

C’est au cri de « tierra o muerte » (la terre ou la mort) qu’il est entré dans la salle du tribunal et des voix sourdes dans le public lui ont répondu « venceremos » (nous vaincrons). Ses camarades comparaissaient également. Ils avaient refusé de déclarer, comme on le leur soufflait, qu’ils étaient analphabètes et qu’ils avaient été abusés par le « communiste » Blanco. Les réquisitions du procureur allaient de 25 ans de prison à la peine de mort. On lui a proposé l’exil. « Si j’avais accepté, cela m’aurait interdit de continuer à dénoncer les agissements des patrons et le rôle de la police. Les faits n’étaient pas connus et l’audience était publique. Et je n’allais pas trahir mes camarades qui eux resteraient en prison. » Grâce à une campagne internationale soutenue par des personnalités très connues, comme Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, il a échappé à la peine de mort : ils l’ont condamné à 25 ans de prison.

Coup d’État nationaliste du général Velasco L’exemple de Cuzco s’est propagé dans tout le Pérou. Aux occupations de terre, le gouvernement a répondu par des fusillades. C’est alors que s’est produit le coup d’État nationaliste du général Juan Velasco Alvarado qui a proclamé une réforme agraire générale. En 1970, on a proposé à Hugo de le libérer.

Mais en intraitable rebelle, cet homme qui a donné des maux de tête aux gouvernements de droite comme aux communistes et aux apristes n’a pas fait d’exception avec Velasco. « Tu peux sortir demain, cela ne dépend que de toi, m’a dit une émissaire. Comment ? ai-je demandé. Il faut que tu t’engages à participer à la réforme agraire avec le gouvernement. Non merci, je me suis habitué à la prison, ai-je répondu. Un député ou un mandataire élu d’une instance quelconque garde sa liberté d’expression, mais pas un fonctionnaire public. Pourtant d’autres détenus ont accepté le marché et il y a eu une amnistie générale qui m’a permis de retrouver la liberté. »

Ses camarades insistaient pour qu’il collabore avec le gouvernement . « Tu ne peux pas rester en marge de l’histoire » me disaient-ils et j’ai fini par leur concéder : « Bon, je vais m’engager mais à une condition, c’est qu’on ne fasse pas la réforme agraire que je réclame, ni celle que veut le gouvernement, mais qu’on demande à chaque communauté si elle préfère l’attribution de parcelles, un fonctionnement communautaire ou des coopératives. » Mais rapidement on lui a interdit de quitter Lima avant de le forcer à l’exil. Il reconnaît que des mesures prises par le général Velasco étaient positives. « Il a détruit le latifundium, aussi bien le régime semi-féodal de la sierra que les exploitations industrialisées de la région côtière. Mais le processus n’était pas démocratique et beaucoup de coopératives ont été submergées par la bureaucratie. C’est vrai aussi qu’il a nationalisé l’industrie pétrolière, les mines et la banque. »

Prison et exil Après un court séjour au Mexique, Hugo retourne en Argentine. C’est en 1971, à l’époque du général Lanusse, la dernière dictature militaire avant le retour de Juan Perón. Au bout d’un mois à peine il est arrêté. Il est d’abord emprisonné avec des détenus de droit commun, puis à Villa Devoto, et ensuite dans la prison où se trouvaient les militants de l’ERP (Armée révolutionnaire du peuple, d’origine trotskyste comme lui) dans des conditions très dures. « À nouveau, grâce à la pression internationale j’ai été libéré et j’ai rejoint le seul pays où on pouvait m’accueillir bien : le Chili de Salvador Allende. »

Mais la tranquillité n’est pas dans la nature de notre homme profondément andin. Le coup d’État d’Augusto Pinochet le contraint une fois de plus à la clandestinité. À nouveau la chance l’accompagne en la personne de l’ambassadeur de Suède, Harald Edestam. « Il m’a fait raser, m’a passé le costume de son frère, une cravate noire, des lunettes, il m’a pris en photo et m’a fait faire un passe- port. Je suis devenu Hans Blum, conseiller à l’ambassade de Suède. Et j’ai pu quitter le Chili. » Je me suis installé en Suède et j’ai fait une tournée en Europe pour dénoncer la dictature de Pinochet. Je suis ensuite allé au Canada et aux États-Unis pour dénoncer les violations des droits humains en Amérique latine et la complicité des gouvernements étatsuniens. » C’était en 1977 et au Pérou une grève générale faisait vaciller le gouvernement de Francisco Morales Bermúdez qui avait succédé au général Velasco Alvarado renversé par un nouveau coup d’État.

« Les exilés ont pu revenir et je me suis présenté aux élections à l’assemblée constituante comme candidat du FOCEP (Front ouvrier, paysan, étudiant et populaire). Les candidats bénéficiaient d’un créneau gratuit à la télévision pour présenter leur programme et mon tour est arrivé alors que le gouvernement venait d’annoncer des mesures d’austérité draconiennes. Plutôt que de présenter mon programme j’ai appelé à rejoindre la grève organisée par la centrale syndicale CGTP. J’ai été arrêté en quelques heures, tout comme Javier Diez Canseco et Genaro Ledesma, et nous avons été transférés à Jujuy, dans le cadre du plan Condor qui organisait la coopération des dictatures de la région.

Ce que Morales Bermúdez n’osait pas faire, assassiner Hugo Blanco, était confié à la dictature argentine de Jorge Videla. « Par chance un journaliste nous a pris en photo à la descente de l’avion et cela nous a sauvé la vie. Je me suis retrouvé dans un cachot de Buenos Aires avant d’être à nouveau expulsé vers la Suède. » « Au Pérou j’ai pu me présenter à nouveau comme candidat aux élections. C’est moi qui ai recueilli le plus de votes à gauche et j’ai été élu député en 1980. ». En 1985 Hugo ne s’est pas représenté et il a repris ce qu’il sait faire le mieux, le travail sur le terrain, au sens propre.

« J’étais dirigeant de la CCP (Confédération paysanne du Pérou) et j’ai demandé qu’on m’envoie à Puno. Les « super-coopératives », une des erreurs de la réforme agraire de Velasco, étaient aux mains des bureaucates et les communautés réclamaient ces terres. On parlait d’occupations de terre et j’y suis allé. 1 250 000 hectares ont été récupérés.

En 1989 le gouvernement d’Alan García a tenté de le supprimer. « Les communautés de la région de Pucallpa réclamaient de l’argent à l’État pour la vente de leur récolte de maïs. Après le blocage des routes et des rivières on n’a pas obtenu grand chose mais on a fêté cette modeste victoire en organisant un meeting. Au moment où nous avons entonné l’hymne, la police a ouvert le feu. 23 paysans ont été tués et 28 portés disparus. Je me suis réfugié dans le local de la Confédération et c’est là qu’ils m’ont arrêté. Ils m’ont frappé et mis la tête dans un sac. Heureusement un paysan m’a vu au moment où ils me faisaient monter dans un véhicule, il a appelé la CCP et la CCP a averti Amnesty International. En quelques heures on réclamait ma libération dans le monde entier. » Un an après avoir échappé à la mort, il est élu sénateur sur les listes d’Izquierda Unida (Gauche unie). Puis survient le coup d’État de Fujimori en 1992. Menacé aussi bien par les services secrets que par la guérilla du Sentier lumineux, il se résout une nouvelle fois à l’exil. « Je suis retourné au Mexique et j’ai eu la chance de m’y trouver au moment du soulèvement zapatiste. »

La Terre, avec une majuscule À 78 ans Hugo poursuit la lutte. La terre et ses avatars, dit-il, ne lui laissent pas de repos. Sa lutte pour la terre a pris un autre chemin. Si des années en arrière il se battait pour que le paysan soit maître de ce que le dictionnaire de langue espagnole définit comme « un terrain dédié ou propice à la culture », il lutte maintenant pour la défense de la « troisième planète du système solaire, habitée par des êtres humains ». Mais les deux définitions s’entrecroisent et ne désignent qu’une seule et même chose en langue quechua : la Pachama, la Terre-mère. « L’objectif de la lutte est différent mais il implique toujours la terre et l’homme : réchauffement global, mines à ciel ouvert, agro-industries qui polluent, barrages hydroélectriques qui noient des terrains immenses. » Et toujours aussi radical il mène une action pacifique en publiant un journal, Lucha indigena, avec le même enthousiasme que quand il tirait les fameux tracts sur une ronéo il y a plus de 60 ans au Cuzco.

Tu t’opposes à toute forme d’extraction minière ?  Oui, à toutes. L’extraction minière respon- sable est un conte. Dans le temps, à l’époque des Incas, il y avait des filons. Ils en extrayaient l’or qu’ils fondaient et cela ne portait préjudice à personne. Aujourd’hui il n’y a plus de filons et il faut faire exploser 4 tonnes de roche pour extraire 1 gramme d’or. Dans quelque pays que ce soit, c’est destructeur.

Que signifie être de gauche aujourd’hui au Pérou, Hugo ?  Pour moi, l’avant-garde politique ici est dans le mouvement anti-Conga, dans la lutte contre l’extraction minière à Cañaris ou Celendín. Aujourd’hui, est de gauche celui qui est dans la lutte, et la lutte actuelle au Pérou est, pas seulement mais essentiellement, pour la défense de l’environnement. Et ceux qui se disent de gauche, je ne les y vois pas. Il n’y a pas d’organisation nationale, seulement des associations locales. Je pense qu’elles doivent se rencontrer et s’unir. C’est notre rôle que d’aider à cette unification et c’est ce que j’essaie de faire.

Quand tu avais 30 ans, tu espérais que l’avenir serait différent de ce que nous vivons aujourd’hui, non ?  Oui, je croyais en la révolution. Aujourd’hui je suis plus inquiet : il ne s’agit plus seulement de construire une société plus juste mais de sauver l’humanité. Je garde quand même des raisons d’être optimiste, comme la mobilisation des populations en Grèce, en Espagne et même aux États-Unis. Mais je crois que le temps nous est compté. Regarde — il me montre le short qu’il porte — pourquoi est-ce que je suis habillé comme ça alors que nous ne sommes pas en été ? « Hugo Blanco est toujours vivant ? », m’a-t-on demandé à Montevideo en janvier dernier. Je l’avais vu quelque temps auparavant dans à une manifestation pour l’eau et contre l’extraction minière. « Je crois que oui », ai-je répondu.

Oui, il est vivant, plus vivant que bien d’autres. Et même un peu courbé il continue à marcher. En défense de l’eau, de la terre, de l’humanité, même avec le vent contraire, même quand il faut défendre l’être humain contre soi-même. ■ Sengo Pérez

http://orta.dynalias.org/inprecor/article-inprecor?id=1527

04 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Léonarda: nouvelles manifestations de lycéens après les vacances de la Toussaint (le huff’+politis)

 Léonarda: nouvelles manifestations de lycéens après les vacances de la Toussaint (le huff'+politis) dans Antiracisme leonarda

 Les lycéens et étudiants prévoient de manifester de nouveau mardi 5 novembre et jeudi 7 novembre partout en France contre les expulsions de jeunes étrangers scolarisés, illustrées par l’affaire Leonarda, jugeant que François Hollande n’a pas répondu à leur revendication d’une autre politique migratoire. Les organisations lycéennes UNL et Fidl et étudiante Unef réclament le retour de la collégienne rom Leonarda Dibrani, 15 ans, expulsée le 9 octobre du Doubs vers le Kosovo après avoir été remise à la police lors d’une sortie scolaire, et le retour de Khatchik Kachatryan, 19 ans, lycéen à Paris expulsé le 12 octobre vers l’Arménie.

« Une situation pas différente de celle sous Nicolas Sarkozy »

Leonarda est « un symbole, il y a eu une effervescence médiatique et politique autour de son cas, mais il y a tout un tas de jeunes scolarisés qui sont expulsés », note Mathieu Landau, porte-parole de l’Unef. « Les mobilisations ont révélé un ras-le-bol des lycéens et des étudiants face à une situation qui n’est pas différente de celle qu’on avait sous Nicolas Sarkozy », ajoute-t-il.

Avant les vacances de la Toussaint, des milliers de lycéens ont défilé plusieurs jours, essentiellement à Paris, et bloqué l’entrée de quelques établissements.

Face à l’émotion suscitée par l’interpellation de la jeune Leonarda dans le cadre scolaire, le chef de l’Etat est monté en première ligne le 19 octobre pour proposer à la collégienne de revenir étudier en France mais sans sa famille (ses parents et cinq frères et soeurs), une demi-mesure qui a provoqué un tollé au sein même de sa majorité.

C’est une « proposition choquante », estime l’Unef. François Hollande « ne règle pas la situation de Leonarda et il n’a pas évoqué Khatchik », critique Yvan Dementhon, président de l’UNL. Après avoir hésité, Leonarda a finalement assuré ne pas vouloir regagner la France sans ses parents, qui ont déposé un recours pour obtenir un titre de séjour.

(…) Le président Hollande avait également estimé que l’école devait être « préservée ». Une circulaire a été adressée aux préfets, durcissant l’interdiction faite aux forces de l’ordre d’intervenir dans le cadre scolaire et périscolaire lors des expulsions d’étrangers en situation irrégulière. « Plutôt qu’une sanctuarisation de l’école, on attend une sanctuarisation de la scolarité, c’est-à-dire que tout jeune, mineur ou majeur sans papiers scolarisé, doit pouvoir rester en France pour finir ses études avec sa famille », dit Yvan Dementhon. L’UNL, l’Unef, la Fidl et le Réseau éducation sans frontières RESF (collectifs de parents, d’enseignants, d’élus et de militants), qui avait médiatisé l’affaire Leonarda révélée par le Parti de gauche, appellent à défiler mardi pour exiger « l’arrêt immédiat » des expulsions de jeunes en cours de formation.

Appel à « une semaine d’actions » En outre, la Fidl appelle à « une semaine d’actions » (distributions de tracts, rassemblements, AG…) à partir de lundi et à une deuxième manifestation jeudi, selon Juliette Chilowicz, secrétaire générale. « Il y a des expulsions d’enfants scolarisés mais on n’a pas toujours l’info », dit Juliette Chilowicz, soulignant que « la mobilisation des lycéens a commencé le 7 octobre pour Khatchik puis l’affaire Leonarda est venue se greffer là-dessus ». « Deux jeunes en peu de temps, c’est insupportable ».

La Fidl refuse « une France recroquevillée sur elle-même » et réclame « un changement radical de la politique migratoire ». L’UNL pourrait aussi se mobiliser jeudi « si le gouvernement ne répond pas au plus vite aux revendications des jeunes et si elles ne sont pas satisfaisantes », avertit Yvan Dementhon. « L’affaire Leonarda est passée. Il ne se passe pas grand-chose sur les forums. Les vacances ont cassé la dynamique », constate de son côté Véronique Reille-Soult, spécialisée dans la surveillance de l’opinion en ligne.

Le HuffPost/AFP  |  Publication: 03/11/2013 12h25 CET  |  Mis à jour: 03/11/2013 12h25

http://www.huffingtonpost.fr/2013/11/03/leonarda-nouvelles-manifestations-lyceens-apres-toussaint_n_4207523.html?utm_hp_ref=france

Les lycéens de nouveau mobilisés contre les expulsions (Politis)

Peut-être 70 lycéens (ou jeunes). Environ 150 gendarmes mobiles, avec des boucliers levés, accompagnés d’une quinzaine de fourgons. Les forces de l’ordre n’ont pas lésiné sur les moyens ce matin, boulevard Voltaire, dans le 11ème arrondissement de Paris.

Les lycéens l’avaient annoncé avant de partir en vacances : la semaine du 4 novembre sonnerait la reprise des manifestations contre les expulsions.

Pas de bonnet rouge mais des capuches noires. Certains ont même remonté les cache-nez. D’autres font le V de la victoire devant les appareils photos. « Charonne-Charonne », répète l’un au téléphone. Le cortège rejoint Nation, lieu de convergence des lycéens mobilisés dès ce lundi. Avant des manifestations annoncées plus importantes pour demain mardi, avec notamment les parents d’élèves et les enseignants. « Les meufs, on y est, on y est », s’écrie une jeune fille en courant derrière.

Certains sont partis de la place de la République. Au moment où le ministre de l’Education, Vincent Peillon, recommandait de ne pas bloquer les lycéens sur France Inter, les lycées Turgot, Maurice-Ravel, Charlemagne, Paul-Valéry et Dorian annonçaient déjà des blocages.

« Nous sommes tous, des enfants d’immigrés ! », « Stop aux expulsions ! ». Les lycéens veulent une loi sécurisant les jeunes sans papiers ou dont les parents sont en situation irrégulière, et ce, qu’ils soient scolarisés, étudiants, en formation.

Pendant les vacances, des familles ont été expulsées, notamment à Montreuil (93) au 56, rue Irène et Frédéric Joliot-Curie. Parmi elles, 18 enfants, pour la plupart scolarisés dans le quartier. Hébergées dans un gymnase d’abord, elles se sont vues proposer des solutions d’hébergement très éloignées des établissements scolaires et pour 15 jours seulement. Reprendre le chemin de l’école pourrait leur coûter 15 à 20 euros de transports par jour. Six hommes, dont plusieurs pères de familles, ont été emmenés au centre de rétention du Mesnil-Amelot. Leur audience doit se tenir dans la journée. Par Ingrid Merckx – 4 novembre 2013

http://www.politis.fr/Les-lyceens-de-nouveau-mobilises,24356.html

04 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Manifestation du 2 novembre à Quimper (Npa 29)

Manifestation du 2 novembre à Quimper (Npa 29) dans Luttes sociales en Finistère k

Probablement autour de 20 à 30 000 personnes.

Banderole de tête : « Pour l’emploi vivre et travailler en Bretagne ». Avant les interventions au camion tribune, la sono a fait retentir des chants tels que la « Blanche Hermine », « Bella Ciao, » les frères Morvan, « Antisocial » (Trust) ou encore « la rage du peuple » de Keny Arcana.

Beaucoup de salariéEs des entreprises frappées par les licenciements (Doux, GAD, Tilly, Marine Harvest, Boutet Nicolas), sans doute plusieurs milliers mais aussi beaucoup de travailleurs, des paysans, des précaires, des chômeurs, des retraités, beaucoup de jeunes bref une manifestation avant tout ouvrière et populaire. La droite et les agriculteurs productivistes avaient aussi appelé à cette manif compte tenu du vide laissé par les organisations syndicales et particulièrement la CGT qui elle, a appelé à manifester à Carhaix à 70 km de Quimper.

Des tracteurs, quelques camions, de petits groupes d’identitaires non identifiés, qui ont déployé et replié en quelques minutes leur banderole « Hollande démission », une fois au bord de l’Odet et une autre fois sur le haut du Frugy (colline surplombant la manif), mais non indentifiable par la quasi majorité des manifestants (car non signée). En revanche, en marge de la manif, selon la presse de ce dimanche matin se sont eux qui se sont affrontés aux flics et on agressé un jeune black dans l’après midi.

Pas de FN visibles ni d’UMP affichés mais en revanche un cortège politique du NPA, des Alternatifs, de Breizhistance (gauche indépendantiste), SLB (Syndicat des travailleurs bretons) et de nombreux militants du FdG, mais aussi d’ATTAC et des Verts, des Zadistes,  de la FSU.  Philippe Poutou en tête et 2 banderoles « interdiction des licenciements », plusieurs centaines de tracts et d’autocollants chaudement distribués et évidement très bien reçus. Plusieurs dizaines de manifestants ont manifesté avec notre autocollant.

Ce cortège avec celui de l’UDB (Union démocratique Bretonne) était fort de plusieurs centaines de personnes. Des cortèges des Doux, GAD, Tilly, Marine Harvest, Boutet Nicolas avec bien sûr beaucoup de FO mais aussi de très nombreux adhérents CGT ne comprenant pas la position de leur syndicat.

De toute évidence, c’est bien à Quimper parmi les salariés qu’il fallait être, pour disputer le terrain à la droite et au Medef, ce qui fut un véritable enjeu. Et nous pensons que le succès, les interventions des boites frappés par les licenciements à la tribune, démontrent la justesse de cette position. Intervention remarquée d’un responsable CGT des marins, de la représentante FO des Doux insistant sur le non au licenciements et la nationalisation de l’agro, de la déléguée de Marine Harvest mais aussi de notre camarade Matthieu de Carhaix (tête nue) lisant une déclaration de soutien de Pierre Le Ménahes (CGT ex-SBFM) et terminant par l’appel à l’interdiction des licenciements et à la réquisition des sites qui licencient et ce devant 20 à 30000 personnes. A sa descente du camion sono notre camarade fut chaudement congratulé par les GAD et les Marine Harvest.

Si la CGT et les autres syndicats, si le FdG etc… avaient appelé en force à Quimper, nous aurions pu totalement inverser le rapport de force au niveau de « l’animation de la manif » et minoriser fortement le poids de la FNSEA et de la droite patronale qui a continué d’appeler « à l’union sacrée »… tout en n’abordant pratiquement plus le thème de l’écotaxe… et pour cause.

Rappelons que cette manif est, à l’origine, issue d’un appel de Carhaix et des travailleurs de l’usine de Marine Harvest, frappés par une fermeture et  plusieurs centaines de licenciements. Ceci en lien avec le début de convergence qui s’est manifesté toute la semaine du 14 au 20 octobre entre les différentes usines et leur comité de soutien, chez les GAD et les Marine Harvest.

La droite, le Medef, et la FNSEA à l’offensive contre l’écotaxe ont tenté de dévoyer cet appel et y ont partiellement réussi, aidé en cela par la direction de la CGT qui a préféré « botter en touche » plutôt que de d’affronter l’ennemi de classe et à militer pour un mouvement posant le problème de l’interdiction ou pour le moins de la suspension des licenciements et faire reculer le gouvernement à l’image de son recul sur l’écotaxe.

Appeler à une manifestation « ouvrière » à Carhaix, ville de 8000 habitants en forçant la main y compris à d’autres syndicats comme Solidaires et la FSU et en recevant le renfort du PS (Poignant, maire de Quimper), du député PS de la circonscription de Carhaix, d’EELV, du FdG en particulier le PC favorable à l’alliance avec le PS dès le 1er tour des municipales, mais aussi du PG (avec  la déclaration insultante de Mélenchon!), ne pouvait que tromper nombre de syndiqués et militants sincères qui ont cru que seuls la droite et le patronat allaient manifester à Quimper… aidés en cela par les médias qui ont martelé ce faux toute la semaine.

Rappel : entre le 18 octobre (Appel de Carhaix) et le 2 novembre, la CGT ne s’est pas exprimée sauf le mardi 30 octobre au soir pour appeler à Carhaix. Soit 3 jours avant la manif. Rappel aussi : dès le début de la semaine dernière, le PS a appelé à l’annulation de la manifestation à Quimper… tandis que Lebranchu et les médias parlaient d’affrontement entre extrémistes.

Résultat : 2 à 3000 personnes à Carhaix venues aussi du 35 (Ille et vilaine), du 44 (Loire Atlantique) et du 22 (Cotes d’Armor)… c’est-à-dire 10 fois moins qu’à Quimper où les ouvrières et les ouvriers de l’agro étaient présents en masse et en cortège dans la manifestation très populaire.

Si l’assertion de la CGT et des autres était vraie nous serions dans une situation plus que dramatique, cela signifierait que le mouvement ouvrier traditionnel sur le problème de l’emploi mobilise 10 fois moins que la droite!

Fort heureusement, il n’en est rien. Une partie des manifestants de Carhaix a été trompée par la direction de la CGT qui a refusé d’être présente à Quimper (et à réussi le tour de force de s’allier à la majorité gouvernementale) parce qu’elle n’était pas à l’origine de l’appel et qu’elle ne voulait pas d’une manifestation massive, pouvant la dépasser, contre les licenciements et pour l’emploi, sur les terres de Bernard Poignant (maire de Quimper et conseiller d’Hollande). Elle s’est repliée sur un petit tour de Carhaix tandis que 20 à 30 000 personnes manifestaient à Quimper, encadrées par un dispositif policier impressionnant…

Cette fracture entre les 2 manifestations laissera des traces et a particulièrement traumatisé de nombreux militants de la CGT, du FdG (PG, PC et GA, tout courants confondus) qui ont subi depuis 3 à 4 jours des assauts violents et insultants de la part de celles et ceux qui dénonçaient leur présence à Quimper, sans évoquer les pressions et les insultes ignominieuses contre le NPA : « On manifeste avec le FN et les Patrons ! », « Il faut choisir notre camp » etc.

Durant toue la semaine, il a fallu répondre à nos sympathisants déboussolés par la position de la CGT et la pression de la presse qui martelait que la manif à Quimper était à l’initiative des patrons et la FDSEA.

Précision tout de même : Il avait été proposé in fine à la CGT, par certains camarades de SUD lors de l’intersyndicale départementale de faire la manif à Carhaix le samedi à 10 heures pour permettre à celles et ceux qui voulaient rejoindre Quimper à 15h de pouvoir le faire. Ce fut un non catégorique…

La situation n’est pas simple, mais comme l’a très bien dit Philippe Poutou, les partis à la gauche de la gauche, les organisations syndicales, les salariés en lutte doivent se retrouver rapidement ensemble pour faire converger les luttes contre les licenciements et contre ce gouvernement qui impose l’austérité. Gérard, Quimper  3 novembre 2013

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article30228

04 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Quintin, les salariés de Guyader gastronomie en grève (of)

Quintin, les salariés de Guyader gastronomie en grève (of) dans Luttes ouvrières y-en-a-marre-300x182

Depuis 7 h 30 ce matin une partie de la centaine de salariés de l’entreprise de salaison Guyader gastronomie de Quintin (Côtes-d’Armor) sont en grève.

Ils protestent contre la sanction dont un de leurs collègues fait l’objet. Selon Annie Calvary, déléguée départementale de la CGT qui les a rejoints, un mouvement de grève avait déjà eu lieu au printemps pour protester contre les conditions de travail difficiles dans cette entreprise de Quintin. Économie lundi 04 novembre 2013

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Quintin.-Les-salaries-de-Guyader-gastronomie-en-greve_40771-2245669-pere-bre_filDMA.Htm

04 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Tilly-Sabco, comité d’entreprise extraordinaire ce lundi matin (lt)

Tilly-Sabco, comité d'entreprise extraordinaire ce lundi matin (lt) dans Luttes sociales en Finistère tilly-300x154

Alors que les syndicats de Tilly-Sabco ne s’attendaient pas à rencontrer leur patron avant mardi, un comité d’entreprise extraordinaire a été convoqué en urgence ce lundi, à 10 h 30, au siège de la société située à Guerlesquin (29).

Il sera évidemment question de la suspension de la production de poulets surgelés à compter du 4 janvier, annoncée jeudi par Daniel Sauvaget, le P-DG de l’entreprise. Une décision qui a provoqué une nouvelle onde de choc alors que l’agroalimentaire breton traverse une zone de très fortes turbulences. Car elle entraînerait la suppression d’un millier d’emplois au sein de la filière volaille. Bien que, depuis quelques semaines, le lundi soit un jour chômé pour la partie abattoir de chez Tilly-Sabco, une bonne partie des 335 salariés de l’usine de poulets devrait être présente sur le site demain matin.

Ils guetteront évidemment de très près le contenu des discussions entre les représentants du personnel et la direction. «On espère que Daniel Sauvaget s’exprimera devant les salariés», indique la déléguée CGT Corinne Nicole. En ajoutant : «La priorité, c’est que l’outil ne s’arrête pas. Sinon, on peut craindre qu’il ne redémarre jamais».

À Quimper et Carhaix samedi
En attendant, samedi, plusieurs dizaines d’employés de l’entreprise guerlesquinaise ont fait le déplacement jusqu’à Quimper pour certains, et à Carhaix (29) pour d’autres. Ils ont notamment manifesté aux côtés des salariés licenciés de Gad et ceux de Marine Harvest à qui le même sort est promis début 2014 Ronan Tanguy4 novembre 2013 à 08h52

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/tilly-sabco-comite-d-entreprise-extraordinaire-demain-matin-03-11-2013-2290278.php

03 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

PAC : occasion manquée (npa)

PAC : occasion manquée (npa) dans Ecologie & climat goutal-mercredi

Le gouvernement et le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll sont satisfaits de l’accord de principe conclu le 23 octobre concernant la future politique agricole européenne commune (PAC) qui entrera en vigueur en 2015 et assurent qu’elle sera plus juste et plus verte…

*
Pourtant, la PAC va continuer à favoriser les grands exploitants et les agro-industriels sans modifier un système qui favorise l’agrandissement des exploitations, qui fait disparaître les plus petites, qui ren- tabilise à outrance l’activité céréalière. Un système où un producteur de lait touche deux fois plus d’aides s’il nourrit ses vaches avec du maïs plutôt qu’avec de l’herbe ! Le résultat de cette politique est catastrophique en matière d’emploi paysan et de conditions de travail.

Plus verte ? Dans les faits, ce sont encore les grosses exploitations, déjà les mieux dotées, qui en profiteront le plus, quels que soient leurs efforts environnementaux, puisque le verdissement ne sera pas forfaitaire, à l’hectare, mais sera basé sur les aides perçues dans les années 2000-2002 quand 80 % de ces aides allaient à 20 % des agriculteurs…

*
Aucun frein à la production d’agro-carburants qui utilisent les terres agricoles pour produire de l’essence plutôt que de la nourriture. Rien pour limiter drastiquement les intrants chimiques qui con- taminent les sols et l’eau, empoisonnent les travailleurs de la terre et les consommateurs. Rien sur la préservation de la biodiversité. Rien sur l’interdiction de nourrir les bêtes au soja transgénique. Alors que seul l’agriculture bio devrait être le modèle à promouvoir et à subventionner.

Plus juste ? La convergence des aides, c’est-à-dire le fait que tous les agriculteurs touchent les mêmes montants par hectare, a été dénaturée. Elle sera limitée à 70 % de la différence avec la moyenne natio- nale, et ce pas avant 2019. De plus, les aides des plus nantis ne pourront pas baisser de plus de 20 %, alors que le gouvernement aurait pu aller jusqu’à 30 %. Quant à l’aide censée favoriser les petites ex- ploitations (moins de 52 ha), c’est en réalité une surprime pour les 52 premiers hectares que toucheront toutes les exploitations. Ainsi une exploitation de 100 ha verra ses primes augmenter !

Rien de signi-ficatif en matière d’aide aux petites fermes qui sont les plus créatrices d’emplois ou à celles qui préservent le mieux l’environnement. Pour maintenir des fermes nombreuses, et donc lutter contre la désertification des zones rurales, ainsi qu’une activité agricole diversifiée sur les territoires, la PAC doit privilégier des primes plus justes et dégressives, corrigeant les inégalités, abandonner les aides découplées des productions, basées sur le passé, et couvrir toute la surface agricole utile. La politique agricole doit maintenir des aides significatives couplées aux productions soumises à des contraintes naturelles, aux productions fragilisées : lait, ovins, bovins viandes, fruits et légumes. Des « primes au maintien de troupeaux de ruminants » doivent être créées au nom de l’intérêt environnemental et économique de productions valorisant le pâturage.

Assez de double langage ! Dans le domaine agricole comme ailleurs, le gouvernement Hollande pratique le double langage et se couche devant les exigences de la FNSEA et de l’industrie agroali- mentaire.

Pendant que Le Foll prétend défendre une agriculture plus humaine à Bruxelles, que Martin, à l’environnement, promet de s’attaquer à la pollution aux nitrates, Ayrault, lui, simplifie les règles d’élevage de porcs de 400 à 2 000 têtes et s’obstine avec l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Au nom de la libre entreprise, le gouvernement laisse un patron du BTP implanter en Picardie une usine à vaches qui pourra accueillir 1 700 bovins confinés et gavés d’antibiotiques.

*
Alors que l’échec du système actuel est flagrant en Bretagne, on continue avec le toujours plus grand, toujours plus polluant. L’agriculture est une activité vitale qui ne peut être abandonnée aux mains des profiteurs capitalistes. Les paysans qui nourrissent les populations et entretiennent les es- paces sont les premiers à souffrir de l’agriculture intensive qui dévaste l’humanité. Le taux de suicide élevé et l’augmentation des maladies professionnelles témoignent du préoccupant malaise qui règne dans le monde agricole. En agriculture comme ailleurs, les capitalistes ne peuvent avoir la liberté de décider. Il ne faut pas la leur laisser, ils sont trop dangereux !

CorrespondantEs commission nationale écologie Dimanche 3 novembre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 215 (31/10/2013)

03 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Rompre avec la majorité présidentielle ou s’abîmer avec elle: le choix, c’est maintenant

Rompre avec la majorité présidentielle ou s’abîmer avec elle: le choix, c’est maintenant  dans A gauche du PS 3033034362_1_3_go0tamel

Il faut se rendre à l’évidence : au regard du brunissement en cours de la société française, la majorité présidentielle d’aujourd’hui joue un rôle encore plus néfaste que la précédente.

Car en accréditant la vision du monde de ceux qui devraient être leurs adversaires, les socialistes et leurs alliés contribuent à détruire les résistances immunitaires que la droitisation de l’UMP avait au contraire renforcées, au sein du peuple de gauche mais aussi au-delà.

Les années Sarkozy ont certes été celles de l’effacement des frontières entre la droite dite républicaine et l’extrême droite : à défaut d’alliance formelle, et en dépit de divergences impor-tantes en matière d’intégration européenne, il y a bien eu alignement progressif sur l’essentiel, à savoir la constitution de certaines populations étrangères en problème à résoudre.

Tel est en effet le signe distinctif de ce que, pour faire vite, on peut appeler le fascisme : tandis qu’à droite comme à gauche, les partis non fascistes estiment que les gens ont des problèmes qu’il appartient au politique de résoudre – problèmes de pauvreté, d’éducation, de santé publique mais aussi de sécurité ou de voisinage –, pour leur part, les formations brunes déclarent qu’il existe des groupes – censément définis par la race ou par la culture – qui sont un problème pour la vie des honnêtes autochtones.

Afin que la collectivité réputée problématique cesse de gêner ses hôtes, poursuivent les propagandistes de l’extrême droite, les autorités doivent faire en sorte qu’elle cesse de se faire remarquer – voie de l’assimilation, de l’absolue discrétion ou encore du cantonnement – ou mieux encore, qu’elle quitte définitivement le territoire – voie de l’expulsion, ou pire.

Parce que, depuis 1945, la détermination biologique ne peut plus servir à expliquer le caractère pathogène d’une communauté, la vocation culturelle est mobilisée pour remplir le même office : ainsi y aurait-il des gens qui, quoi qu’on fasse, demeureraient culturellement allergiques à l’universalisme français. (L’incohérence du propos montre que le « raisonnable » dont il se réclame n’a aucun rapport avec le rationnel.)

Explicite à partir du tristement célèbre discours de Grenoble, le recours à la stigmatisation d’un groupe spécifique a d’abord fait l’objet d’euphémisations de la part des observateurs autorisés. Ceux-ci ne niaient pas l’inflexion soudaine du discours présidentiel, mais y voyaient plus volontiers un écart tactique destiné à récupérer une portion d’électeurs lepénistes qu’un véritable changement de perspective.

C’est que depuis trente ans – soit depuis que François Mitterrand a ouvert ce qu’il appelait alors la « parenthèse de la rigueur » – le bon sens médiatique tient le champ politique pour un espace divisé en quatre et structuré par une double symétrie : il y a la gauche et la droite de gouver-nement, et puis « les extrêmes » qui les bordent. Or, s’il est de bon ton d’affirmer que, par leurs ou- ntrances, les extrêmes se rejoignent, et s’il est également convenu de constater que droite et gauche « raisonnables » sont moins différentes que naguère, en revanche, la possibilité d’une jonction entre les moitiés modérée et extrémiste d’une même sensibilité est trop perturbante pour être envisagée par les faiseurs d’opinion.

Reste que la détermination de Nicolas Sarkozy à miser sa réélection sur la suppression des digues morales et intellectuelles entre son parti et le Front national a contraint de nombreux journalistes à renoncer aux euphémismes. Oui, ont-ils fini par admettre, il y a bien recouvrement des propos du chef de l’État et d’un discours jadis distinctif de l’extrême droite. Et force est de reconnaître que ce constat tardif n’a pas été pour rien dans le résultat de l’élection présidentielle : que même des témoins réputés impartiaux, ou tout au moins attachés à leurs présupposés, s’alarment de la tournure prise par la campagne du candidat de l’UMP a probablement aidé nombre d’électeurs, tant à la gauche de la gauche qu’au centre, à surmonter les réticences que leur inspirait François Hollande.

Cependant, une fois élu, l’ancien premier secrétaire du parti socialiste n’a aucunement tiré parti de l’aversion suscitée par les options de son prédécesseur dans une partie con- séquente de l’opinion. Loin d’utiliser son crédit de « président normal » pour souligner l’anomalie que représentait la ligne politique de Nicolas Sarkozy, il s’est au contraire appliqué à démontrer qu’il était possible de garder le même cap mais sans faire preuve d’agitation.

Lui, président de la République, ne ferait donc plus la bise à Angela Merkel pour ratifier le traité européen sur la stabilité, la coordination et la gouvernance, et ne nouerait pas davantage de relations intimes avec les patrons du CAC 40 pour leur accorder un crédit d’impôts sans condition. Lui, président de la République, n’organiserait plus de fastueux Grenelle pour surseoir à la transition écologique et s’abstiendrait de poser en moralisateur du capitalisme pour préserver ce poumon de la politique de l’offre qu’est la « banque universelle à la française ». Lui, président de la République, renoncerait enfin à afficher le nombre de sans-papiers reconduits à la frontière : tout en laissant entendre que les ex- pulsions sont aussi fréquentes qu’au temps de la droite décomplexée, il prendrait soin de souligner que ces chiffres n’ont pas vocation à être affichés.

Peu concluante en termes de popularité présidentielle, la réduction du changement attendu à une mise en scène de la sobriété a en revanche permis à François Hollande de réussir là où Nicolas Sarkozy avait échoué. Pour se faire réélire, celui-ci avait vainement tenté d’attiser le ressentiment à l’endroit des « assistés » et des étrangers. Or, loin d’asseoir sa victoire sur la fin de non recevoir opposée à l’entreprise son adversaire, l’élu de 2012 s’est au contraire employé à la valider a posteriori.

D’une part, en renonçant à son engagement d’affronter la finance pour lui substituer l’oxy- more dénommée « socialisme de l’offre », c’est-à-dire la socialisation des efforts requis pour obtenir la confiance des investisseurs, le chef de l’État a généré le climat favorable aux contempteurs du « ma- traquage fiscal » et de l’assistanat que son prédécesseur n’était pas parvenu à installer. D’autre part, en confiant au ministre de l’intérieur le soin de signifier qu’en matières d’immigration et d’ordre public le changement n’était pas pour maintenant, il a offert la même politique d’apaisement aux électeurs du Front national qu’aux marchés financiers. Entérinée par celui-là même qui avait été élu pour lui donner un coup d’arrêt, la droitisation de la parole et de la pratique gouvernementales n’a pas tardé à corroder le corps social.

Il y a trente ans, seules les formations d’extrême droite se risquaient à affirmer qu’il existe des populations dont la culture est incompatible avec celle des autochtones. Au- jourd’hui seuls les partis situés à gauche de la majorité présidentielle osent encore témoigner leur dé- goût devant une telle affirmation – tant il est vrai que les ministres qui se déclarent choqués par certains propos et décisions de Manuel Valls, mais sans pour autant songer à démissionner, participent, par leurs simagrées, de la banalisation du racisme et de la xénophobie.

Dans un tel contexte, l’urgence n’est certes pas à la formation d’un Front républicain – sauf à en exclure l’UMP, le Parti socialiste et EELV. Il s’agit au contraire de rassembler toutes celles et tous ceux pour qui la porosité des partis de gouvernement aux questions et aux réponses de l’extrême droite est à la fois indéniable et impardonnable.

Ce rassemblement serait-il très minoritaire ? Un sondage récent montrait qu’un tiers des Fran- çais était opposé à l’exil forcé de la jeune Leonarda. On peut donc penser qu’une minorité conséquente est susceptible de se reconnaître dans un mouvement de défiance à l’égard d’une politique dont la stigmatisation de minorités fragiles et l’agitation du péril migratoire sont des composantes essentielles.

Pour conjurer le risque d’une telle sécession, les socialistes et leurs alliés n’ont rien d’autre à faire valoir qu’un pathétique chantage : selon eux, affaiblir un gouvernement qui s’ingénie à copier la droite la plus éhontée,  reviendrait à favoriser le retour de son modèle.

On leur opposera que la veulerie n’a jamais renforcé aucune digue, bien au contraire. S’il ne suffira pas de rompre avec la majorité présidentielle pour empêcher la France de brunir, pour ne pas sombrer dans l’abjection avec elle, une pareille rupture est aujourd’hui nécessaire.

http://www.pressegauche.org/spip.php?article15565

03 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Indonésie, du nickel contre une bouchée de pain (ci)

Indonésie, du nickel contre une bouchée de pain (ci) dans Anticolonialisme allo-quoi

Les habitants de l’île d’Halmahera, dans le nord des Moluques, ont vendu leurs terres, exceptionnellement riches en biodiversité, pour une bouchée de pain (60 centimes le mètre carré) à la compagnie PT Weda Bay Nickel Mine détenue majoritairement par le groupe français Eramet.

La commission nationale des droits de l’homme (Komnas HAM) rapporte que ceux qui ont refusé ont été menacés, arme sur la tempe, par la police. Le quotidien The Jakarta Post rappelle qu’Halmahera est encore recouverte à 80 % de forêts primaires. C’est là que Wallace, en 1858, écrivit à Darwin au sujet de son idée de développement de nouvelles espèces. Mais l’île abrite aussi dans son sous-sol un des plus vastes gisements de nickel au monde. La demande en nickel est particulièrement forte à cause des batteries rechargeables pour les voitures électriques et les smartphones. The Jakarta Post 31 octobre 2013

http://www.courrierinternational.com/breve/2013/10/31/du-nickel-contre-une-bouchee-de-pain

Commentaire: Vente? « Ceux qui ont refusé ont été menacés, arme sur la tempe, par la police ».

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