Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

16 mai 2013 ~ 0 Commentaire

La France construit sa politique anti-Roms sur des cadavres (Bastamag)

Lyon : Non, les expulsions ne sont pas une solution (Mrap) dans Hollandie valls-2

Dans la nuit du 12 au 13 mai, un incendie a ravagé une usine désaffectée de Lyon, où vivaient 200 Roms.

Bilan : trois morts. Pour des « raisons de sécurité », l’électricité avait été coupée quelques jours auparavant, obligeant les habitants à s’éclairer à la bougie. Face à la souffrance des familles endeuillées, Manuel Valls n’apporte aucun réconfort. Et promet de continuer sa politique de démantèlement et d’évacuation des campements. Depuis lundi 13 mai 2013, la politique de stigmatisation menée par le gouvernement français contre les Roms ne se chiffre plus seulement en nombre de reconduites à la frontière ou en nombre de destruction de bidonvilles. Elle se chiffre désormais en nombre de cadavres. Beni, un garçon de 12 ans, ainsi que 2 femmes, Pamela et Patrina, sont morts, brûlés vifs, dans l’incendie de l’immeuble dans lequel ils vivaient à Lyon depuis 8 mois.  Il y a quelques jours, en prévision d’une expulsion à venir, la mairie de Lyon, dirigée par le très socialiste Gérard Collomb coupe l’électricité, tenez-vous bien, pour des raisons de sécurité… Les squatteurs ont osé se brancher sur un distributeur de courant et monsieur Collomb craint probablement que des enfants s’électrocutent. Bien lui en a pris, personne n’est mort électrocuté. Il oublie juste que les Roms sont comme nous, ils ont besoin de lumière. Faute de courant, ils s’éclairent donc à la bougie. Et trois d’entre eux en sont morts.

Quelques heures après l’incendie, alors que les pompiers travaillent toujours sur les lieux du sinistre et que de nombreux journalistes sont présents, les familles se regroupent sur la place voisine. C’est toute la communauté rom de Lyon qui vient présenter ses condoléances aux familles endeuillées. Un peu plus tard dans la matinée, des hommes en noir affublés d’oreillettes blanches descendent de grosses berlines. Les journalistes quittent la place et le bruit commence à courir que Manuel Valls arrive sur les lieux du drame. Dans la confusion la plus totale et en évitant soigneusement les familles, Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, Christine Taubira, ministre de la Justice, Gérard Collomb, maire de Lyon, Jean-François Carenco, préfet de la région Rhône-Alpes, vont se présenter devant le bâtiment qui fume encore.

Aucun mot, aucun regard

Pas une de ces personnalités qui représentent les plus hautes institutions de la République et élevées dans le sérail des grandes écoles françaises où on n’enseigne visiblement pas la politesse la plus élémentaire, ne va venir présenter ses condoléances aux familles qui attendent à quelques mètres. Les Roms sont-ils dangereux ? Manuel Valls aurait-il peur de femmes et d’enfants tétanisés par la douleur ? Un geste, une parole, un simple regard d’un ministre pour dire aux familles que la République française s’incline devant leur douleur ? Non, rien. Rien de rien. Roms vous êtes, Roms vous resterez. Au contraire, Manuel Valls, oubliant la souffrance dans laquelle sont plongées les familles endeuillées va réaffirmer le leitmotiv de sa pré-campagne présidentielle, qui est également devenu le fondement de la politique du gouvernement français contre la minorité rom : « Il faut poursuivre le travail de démantèlement et d’évacuation des campements ». « Comme l’a si bien commencé Nicolas Sarkozy », aurait-il pu ajouter. Aucune pudeur, aucune retenue. Alors qu’il a sous les yeux le résultat de plusieurs années d’expulsions à répétition, il répète inlassablement les même paroles et promet la même politique, responsable de la mort de trois personnes. Manuel Valls tient absolument à continuer la chasse aux femmes, aux enfants, aux vieillards. Il tient absolument à les condamner à vivre dans des endroits de plus en plus dangereux. Quitte à ce qu’ils en meurent.

Madame Taubira, qu’on a connue plus inspirée, se contente d’approuver les propos de son « ministre de tutelle », comme si elle n’avait plus aucun rôle politique et humain à jouer après sa loi sur le mariage homosexuel. Au moment de repartir, Manuel Valls se fait interpeller par un homme. Le ministre refuse de parler à un père et une mère qui sont submergés par la douleur d’avoir perdu un fils, mais il n’hésite pas à venir serrer la main d’un riverain qui demande l’expulsion des familles depuis des mois. Le voisin se plaint de vivre dans des « conditions épouvantables », abandonné de tous (rassurez-vous, il n’a jamais mis les pieds dans le squat, il parle seulement de la vue depuis son balcon). Manuel Valls vient le saluer et tente de répondre à ses critiques. Alors que la discussion s’engage et que les journalistes commencent à enregistrer l’échange, monsieur Carenco, préfet de région, visiblement surexcité, repousse violemment plusieurs d’entre eux afin d’éviter une médiatisation des propos le mettant en cause.

L’ambiance sur la place est lourde

Carenco. Préfet sous Sarkozy, préfet sous Hollande. Préfet pour toujours ? On garde les mêmes pour appliquer la même politique raciste de stigmatisation des étrangers. A Lyon, on gaze les enfants roms (lire ici), on les parque dans des classes ghetto, et on met en garde-à-vue des bébés [1]. En revanche on n’applique pas la circulaire inter-ministérielle censée apportée d’autres solutions que les expulsions. Carenco sera-t-il aussi préfet sous Le Pen ? « Le préfet de région a une grande part de responsabilité… sur le terrain les expulsions se poursuivent malgré la circulaire du 26 août 2012 », accuse le sénateur Guy Fischer (PCF). Dans l’après-midi, alors que journalistes et politiques sont partis, les proches des victimes attendent que les pompiers sortent les corps du bâtiment. L’ambiance sur la place est lourde. L’odeur âcre de la fumée fait mal à la gorge. Certains espèrent toujours et demandent désespérément s’il est possible qu’il y ait encore des survivants : « Il ne sont peut-être pas morts… ». Alors que la grande échelle s’approche d’une fenêtre afin de permettre à un pompier de prendre des photos, plusieurs dizaines de personnes s’approchent du bâtiment en criant le nom de l’enfant : « Béni, Béni ». Face à ce mouvement de foule, un policier – bien formé à l’école de Manuel Valls – se fait menaçant et sort de son gilet une bouteille de gaz lacrymogène, histoire de montrer aux femmes et aux enfants de quel bois il se chauffe. Pendant plusieurs heures, les familles sont totalement abandonnées à leur sort. Une femme perd connaissance plusieurs fois. La police municipale, à quelques mètres, reste les bras croisés. Il n’y a aucun médecin, aucun psychologue, aucun soutien.

Nouvelles expulsions

Mardi matin, alors que les corps calcinés de Beni, Pamela et Patrina viennent à peine d’être sortis des décombres fumants de l’immeuble, le préfet Carenco ordonne l’expulsion d’un nouveau squat. Une trentaine de personnes, dont 15 enfants, sont jetées à la rue, sans aucune proposition d’hébergement. Elle dormiront dans la rue, avec des enfants en bas âge, dans les conditions d’insécurité que l’on peut facilement imaginer, avant de retrouver un autre squat, probablement encore plus dangereux et insalubre. Manuel Valls nous expliquera à nouveau qu’il faut les expulser pour leur plus grand bien. Voilà une preuve de plus du discours mensonger du ministre qui, quelques heures auparavant, soulignait qu’il fallait poursuivre les expulsions tout en proposant des « solutions dignes ». Pour Manuel Valls, la rue est plus digne que le cimetière. Je n’en suis pas sûr. L’extrême droite à de beaux jours devant elle. Après Sarkozy, elle peut compter sur François Hollande, Manuel Valls et les socialistes pour tenir le même discours de haine contre les étrangers et appliquer la même politique discriminatoire et hors la loi contre les Roms. La France profonde applaudit, l’Union Européenne par son silence est complice. Marine Le Pen se frotte les mains. Manuel Valls, lui, ne pense qu’à la présidentielle. Le fait que son chemin soit désormais parsemé de cadavres ne le perturbe pas un seul instant. « Il faut continuer le travail », ose-t-il dire. Mardi soir, la préfecture du Rhône fait savoir que les expulsions vont s’accélérer dans les jours à venir. La chasse aux Roms est ouverte. La campagne des municipales également. Manuel Valls prétend que les Roms n’ont pas vocation à s’intégrer en France. En les obligeant à vivre comme des chiens errants à la rue ou à prendre le risque de brûler vifs dans des squats, il est certain d’avoir raison.

Notes

[1] Lire ici

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16 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Le PS va voter « l’enterrement » de l’amnistie sociale (JDD)

Le PS va voter Les syndicalistes aux galères !

La proposition de loi sur l’amnistie sociale, à l’initiative des parlementaires du Front de gauche, sera examinée jeudi en séance à l’Assemblée nationale. Mais les socialistes – qui ont la majorité – devraient voter un renvoi en commission.

La proposition de loi sera débattue jeudi dans l’hémicycle. Mais déjà son sort semble scellé. Le porte-parole des députés socialistes qui disposent de la majorité à l’Assemblée nationale, Thierry Mandon, a indiqué mardi que son groupe souhaitait voir renvoyer le texte en commission. Afin qu’il soit « retravaillé sérieusement ». Lors des questions au gouvernement, le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, a réaffirmé mardi que le gouvernement n’était « pas favorable au principe de la loi car il considère que dans la situation que la France vit aujourd’hui, il doit y avoir une seule réponse », à savoir « le respect de la loi républicaine ». Alors que la proposition avait été votée, y compris par les socialistes, de justesse au Sénat en février, la Commission des lois du Palais Bourbon l’avait rejetée fin avril provoquant la colère du Front de gauche et des écologistes. Ce texte est un « marqueur très fort pour l’ensemble de la gauche (…) Le Parlement et la majorité sont maltraités avec ce genre de comportement », a une nouvelle fois répété l’écologiste Sergio Coronado mercredi lors d’une conférence de presse, regrettant la « volte-face » du gouvernement sur le sujet. « La séance de jeudi risque d’être animée », a-t-il d’ores et déjà prévenu, rappelant que la proposition de loi en question est « davantage symbolique » puisque son contenu a été amoindri lors de son passage au Sénat. « Cette proposition vise à rendre justice à des hommes et des femmes courageux », et « pas dangereux », a pour sa part fait valoir Marie-George Buffet. « Demain, nous allons nous battre », a-t-elle renchéri mercredi. « Un renvoi en commission signifierait qu’il n’y a pas de débat général (…) empêchant les différents groupes de s’exprimer », a regretté l’élue de Seine-Saint-Denis. Et de conclure : « Ce sera une journée assez noire pour les espoirs qui existait sur une majorité de gauche. »

« La douche a quand même été sévère »

« Le gouvernement donne le signal qu’il capitule devant les exigences du Medef », a dénoncé mardi André Chassaigne, le chef de file des députés Front de gauche – à l’origine de cette proposition, qui est examinée dans le cadre de leur « niche » parlementaire. « Quand on veut renvoyer le texte en commission, c’est que l’on veut éviter le vote solennel. C’est un manque de courage pour occulter des avis différents de députés écologistes et socialistes qui souhaitaient voter le texte », a poursuivi le député du Puy-de-Dôme. « On soutient ce texte et on est prêt à le voter », avaient en effet confirmé mardi les deux co-présidents du groupe EELV, François de Rugy et Barbara Pompili. « Le texte était restreint dans sa visée, il avait une dimension symbolique assez forte qui pour nous avait du sens politiquement », ont-ils assuré. Initialement très remonté par le comportement du gouvernement sur l’amnistie sociale, le socialiste Patrick Menucci s’est finalement « réjoui » du renvoi de la proposition de loi en Commissions des lois. « Nous pourrons ainsi le retravailler pour qu’il puisse réunir toute la gauche », explique-t-il dans un communiqué. Reste qu’un tel renvoi est synonyme « d’enterrement » pour Sergio Coronado, qui y voit également un « signe très inquiétant » quant à la reconnaissance des initiatives parlementaires par le gouvernement. « Je ne crois pas que les communistes reviendront à la charge » sur cette question, car « la douche a quand même été sévère », affirme le député écologiste. Concrètement, si le renvoi en commission est adopté jeudi en séance, il faudra ensuite trouver un nouveau créneau pour l’examiner. Sergio Coronado a toutefois indiqué mercredi que son groupe pourrait déposer une proposition de loi sur la question du fichage ADN.

Anne-Charlotte Dusseaulx – leJDD.f

http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Le-PS-va-voter-l-enterrement-de-l-amnistie-sociale-607511

Commentaire:  On doit remarquer que le « Parti des riches et de l’argent » a chargé ses plus dévoués serviteurs de matraquer sur toutes les ondes que les « syndicalistes sont des casseurs qui méritent au moins la prison »! Non mais!   On se souviendra de Pascale Clark exigeant un « acte de contrition » du leader des Contis !

16 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Loctudy. Les pêcheurs déboutés dragage et clapage vont reprendre (LT + OF)

Loctudy. Les pêcheurs déboutés dragage et clapage vont reprendre (LT + OF) dans Ecologie & climat

Les opérations de dragage du port de Loctudy et de clapage des boues au large du Guilvinec vont pouvoir reprendre.

C’est Pierre Maille, président du conseil général du Finistère, qui a confirmé l’information hier soir, annonçant que le tri- bunal administratif de Rennes avait débouté les pêcheurs. Pour mémoire, le Comité régional des pêches avait déposé, le 19 avril dernier, un référé dit de « mesures utiles » auprès du tribunal administratif de Rennes. Par son jugement, le tribunal considère donc que les travaux effectués respectent l’arrêté préfectoral.

Reprise rapide souhaitée

Débutées le 22 mars, les opérations de dragage du port de Loctudy ont été interrompues une première fois le 4 avril dernier après que les pêcheurs et le conseil général du Finistère ont constaté que le cahier des charges n’était pas respecté par l’entreprise. Les opérations ont pu reprendre quelques jours plus tard. Le 25 avril, le conseil général du Finistère a décidé d’une nouvelle suspension des opérations en attendant que le référé soit étudié par le tribunal administratif. Le président souhaite que les travaux reprennent le plus vite possible.

« Pris pour des clowns »

Si du côté de Joël Piété, maire de Loctudy, on se refuse à toute réaction, cette annonce a « complètement assommé » Jean-Paul Biger, président de l’Association de défense des pêcheurs professionnel du littoral. « C’est dégoûtant, je suis abasourdi… Le dossier est pourri, cela va énerver les gars. On a l’impression d’être pris pour des clowns. On nie l’évidence ». Quant à Jean-Jacques Tanguy, président du comité départemental des pêches du Finistère, il n’a pas souhaité s’exprimer. Il a expliqué que les pêcheurs s’exprimeront officiellement aujourd’hui.

  • Stéphane Guihéneuf 16 mai 2013

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/loctudy-les-pecheurs-deboutes-dragage-et-clapage-vont-reprendre-16-05-2013-2103653.php

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Guilvinec.-Les-pecheurs-deboutes-le-clapage-des-boues-va-reprendre_40820-2192734_actu.Htm

16 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Centrale de Landivisiau, le collectif Gaspare appelle à manifester (LT)

Centrale de Landivisiau, le collectif Gaspare appelle à manifester (LT) dans Landerneau, Landi, Lesneven autocollant-gaspare_19-02-2011

Lors de la venue de Delphine Batho, lundi, à Rennes, le collectif Gaspare a présenté deux requêtes à la ministre de l’Écologie : organiser un débat public en Finistère sur le projet de la centrale au gaz ; et un moratoire. Selon le collectif, la ministre « s’est contentée de balayer d’un revers de main le travail du collectif citoyen qui démontre pourtant bien la nécessité de réactualiser le Pacte électrique breton » et « a balayé la prime d’État de 800 M€ et les aspects environnementaux ». Le collectif appelle tous ses sympathisants(e) s à venir manifester le 1er juin à Landivisiau, à 14 h 30, à l’appel de l’association « Landi doit dire non à la centrale ». 16 mai 2013

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/centrale-de-landivisiau-le-collectif-gaspare-appelle-a-manifester-16-05-2013-2103650.php

 

16 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Retraites : nouvelles attaques en préparation (LO)

Retraites : nouvelles attaques en préparation (LO) dans A gauche du PS retraites_2

Les 20 et 21 juin est programmée la seconde « conférence sociale » organisée par le gouvernement, avec les représentants du patronat et les centrales syndicales. Moins d’un an après la première, elle ne fait qu’annoncer de nouvelles attaques.

L’an dernier, ce sommet fumeux s’était conclu par une partie de la « boîte à outils » chère à Hollande, les emplois d’avenir, un projet d’indexation du smic sur la croissance et même un vague projet de plafonner les rémunérations des grands patrons. En fait, c’était, deux mois après l’élection, une manière de montrer à tous que le gouvernement entendait « négocier »… dans un sens conforme aux intérêts du patronat. C’est maintenant la phase préliminaire à la seconde grand-messe. Et les rencontres du 13 mai à Matignon augurent des prochaines attaques : dans le collimateur des « partenaires », comme dit la presse, se trouvent encore une fois les retraites des travailleurs, actifs ou retraités. Pour ses derniers (mauvais) coups à la tête du Medef, Parisot milite pour l’augmentation des années de cotisation, jusqu’à 43 d’ici 2020, et toujours pour un recul de l’âge légal de départ, à 65 ans minimum à l’horizon 2040. Elle produit à l’appui un argument censé faire peur : 200 milliards de déficit s’accumuleraient d’ici 2020 sur l’ensemble des régimes de retraite. Cependant la présidente du Medef se dit opposée à la désindexation des pensions sur les prix, ce qui nuirait à la consommation, ainsi qu’à l’augmentation des cotisations, surtout patronales bien sûr.

Le Conseil d’orientation des retraites, lui, préconise, comme dit son président, ex-dirigeant d’Elf Aquitaine et de France 2, d’agir sur les trois « leviers » possibles : les cotisations, le niveau des pensions et l’âge de départ.

Quant au gouvernement Hollande-Ayrault, il exclurait, pour l’instant, de toucher à l’âge légal de départ, mais envisagerait… d’allonger la durée de cotisation pour, paraît-il, tenir compte de l’allongement de l’espérance de vie. C’est bien le comble de l’hypocrisie car, avec les réformes précédentes, il faut déjà actuellement avoir commencé à 20 ans, sans interruptions, pour envisager de pouvoir partir en 2015, à près de 62 ans, avec une pension à taux plein. Quant à la statistique qui montre un allongement de la durée de la vie, qui sert à justifier les attaques contre les retraites depuis Sarkozy en 2010, elle concerne combien de travailleurs, usés ou malades, qui parfois n’atteignent même pas l’âge fatidique ? Il n’y aurait pas de problème de déficit des régimes de retraites s’il n’y avait pas des millions de chômeurs, si les salaires – et donc les cotisations – n’étaient pas aussi bas, et si les patrons payaient ce qu’ils doivent. La CGT, par la voix de son secrétaire général, évoque d’ailleurs une mobilisation « à la rentrée » si l’âge légal ou le montant de la retraite est touché. Mais c’est bien plus qu’une rodomontade qui sera nécessaire pour faire reculer le gouvernement sur les mauvais coups qui se préparent contre les retraites des travailleurs. Et c’est dès maintenant qu’il faut préparer une puissante riposte au gouvernement et aux patrons.

Viviane LAFONT

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2337&id=5

16 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Journée des mémoires : Hollande assume le passé esclavagiste (LO)

Journée des mémoires : Hollande assume le passé esclavagiste (LO) dans Histoire Jacobains+noirs

Vendredi 10 mai, lors de la Journée des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, Hollande, répondant aux demandes de certaines associations, a redit qu’il ne pouvait être question d’indemniser les descendants des victimes de l’esclavage. En revanche, il a affiché une solidarité bien concrète avec les descendants de ceux qui ont tiré un gros profit de ce sinistre négoce.

Dans son discours, il a eu le toupet de s’abriter derrière le poète martiniquais Aimé Césaire, qui disait que l’esclavage ne saurait « faire l’objet de transactions en terme d’une comptabilité (…) en tous points impossible à établir ». Césaire soulignait l’immensité infinie de cette dette. Hollande, lui, en tire la conclusion que seul compte « le devoir de mémoire ». Alors, il multiplie les envolées ronflantes du genre : « Nous savons la part funeste prise par la France dans l’exploitation des terres d’Afrique » ou « Je sais ce que la France doit aux soldats africains »… pour conclure que la France paierait sa dette « en envoyant ses soldats au Mali ».

Il faut oser ! Comme si ces militaires faisaient autre chose qu’assurer la continuation du pillage de ce continent par les grands groupes français. Et quel culot d’empiler les « je sais », « nous savons », quand tout est fait, au contraire, pour que le bon peuple en sache le moins possible. Les programmes scolaires se gardent de souligner que l’histoire de l’État français moderne est indissociable de l’esclavagisme, puis du colonialisme. On estime qu’aux 17e et 18e siècles l’Europe a réduit en esclavage 11 à 15 millions d’hommes, de femmes et d’enfants arrachés à l’Afrique. Avant même de l’avoir colonisé, elle saignait à blanc ce continent, et pour longtemps. Ces déportés africains – du moins ceux qui survécurent à une traversée dans des conditions épouvantables, enchaînés à fond de cale – furent ensuite contraints de travailler gratuitement dans les colonies américaines de la France, de l’Angleterre, de la Hollande, pour ne citer que les principales puissances s’adonnant à la traite négrière.

Ce commerce triangulaire consistait à embarquer de la pacotille en Europe, que l’on échangeait contre des êtres humains en Afrique.

Devenus esclaves, ils produisaient des denrées (sucre, coton, tabac) commercialisées ensuite en Europe et cela rapportait gros. Il fit la fortune de dynasties d’armateurs, de colons esclavagistes établis dans les îles, de négociants vendant la production des esclaves, de banquiers facilitant ce négoce, d’une masse d’intermédiaires et de bourgeois petits ou grands empochant les dividendes. Et ils étaient énormes quand Saint-Domingue, l’actuel Haïti, fournissait les trois quarts de la production mondiale de sucre brut. Dans des villes comme Nantes – premier port négrier français –, Bordeaux – principal entrepôt de denrées coloniales –, Rouen, Honfleur, Saint-Malo, Le Havre, cela permit à la bourgeoisie de prospérer. Et de s’en vanter : au fronton de ses hôtels particuliers, on voit encore des motifs d’ornementation dits « à tête de nègre ».

La bourgeoisie française n’aurait jamais pu acquérir la puissance qui est la sienne sans cette exploitation esclavagiste.

Ainsi Napoléon Bonaparte envoya des troupes rétablir l’esclavage en Guadeloupe en 1802, après que les Noirs de cette île s’étaient libérés. À Haïti, ses troupes furent défaites par les anciens esclaves défendant leur liberté. Mais la France le leur fit payer très cher : Haïti dut lui racheter sa liberté pour l’équivalent de 17 milliards d’euros, de 1804 à la Première Guerre mondiale. Et en 1848, quand après de nouvelles révoltes aux Antilles l’État français dut abolir l’esclavage, il indemnisa les propriétaires « lésés ». En refusant d’entendre parler d’indemniser les descendants d’esclaves, Hollande évite de s’aventurer sur un terrain dangereux. Où irait-on si les exploités pouvaient demander des comptes à leurs exploiteurs ? Et qui sait où s’arrêteraient les travailleurs, s’ils pouvaient aller fouiller pour savoir d’où vient la fortune des bourgeois, à quoi et à qui elle sert ? Derrière ses propos hypocrites sur la « mémoire », Hollande affirme une fois de plus qu’il ne se tient pas du côté des exploités. Marine Le Pen a d’ailleurs déclaré qu’il avait « raison » : on a les soutiens qu’on mérite.

Pierre LAFFITTE

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2337&id=3

16 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Droite et extrême droite : leur « printemps des cons », une saison à combattre !

Droite et extrême droite : leur Février 1934

Le 6 mai dernier, jour anniversaire de l’élection de François Hollande, Jean-François Copé en meeting à Nîmes nous a prédit un « printemps des cons », allusion au « printemps français » des opposants au mariage pour tous, Frigide Barjot en tête, et au « mur des cons » de la magistrature dont la droite s’était offusquée. Derrière la formule choc et la vulgarité, la surenchère…
Surenchère car, sur le bilan économique et social de Hollande, la droite n’a pas grand chose à redire.

La preuve en est qu’elle vote régulièrement avec le PS. En effet, comment critiquer la ratification du TSCG et l’inscription dans le marbre des 0, 5 % de déficit structurel ? Comment s’insurger contre le pacte de compétitivité et ses 20 milliards de crédit d’impôt pour les entreprises alors que la droite elle-même n’aurait osé rêver plus beau cadeau pour le patronat ? Comment désapprouver la transformation de l’ANI en loi, quand le PS apporte la pierre principale au chantier de destruction du code du travail mis en œuvre par les gouvernements précédents, et ce avec l’appui d’une partie des syndicats ?
Copé a beau jeu à Nîmes de dénoncer « le plus grand matraquage fiscal de l’histoire », à croire qu’il n’a pas bien étudié ses dossiers. La tranche d’imposition à 75 % pour les très hauts revenus, qui ne tenait déjà pas compte des revenus du capital, a été retoquée par le Conseil constitutionnel. Certes, l’ISF a retrouvé son niveau d’avant les années Sarkozy, mais en contrepartie un plafonnement dans la logique du bouclier fiscal a été rétabli et la plupart des niches fiscales ont été maintenues. La bourgeoisie peut donc dormir tranquille, ses intérêts sont aussi bien préservés par Hollande qu’ils ne l’étaient sous Sarkozy.

Une droite radicalisée
Difficile donc pour la droite d’attaquer bille en tête le gouvernement sur son bilan sans recourir à l’outrance langagière. La politique néolibérale du PS brouille les cartes avec la droite qui ne peut dès lors se distinguer que sur les questions sociétales. Le mouvement contre « le mariage pour tous » est donc une véritable aubaine pour l’UMP, affaiblie par les luttes fratricides et discréditée par la mise en examen de Sarkozy et les casseroles de Claude Guéant. Dans son discours de Nîmes, Copé appelle à se mobiliser le 26 mai contre « le mariage gay », pour la droite la pierre angulaire de l’opposition au gouvernement, et au-delà pour « exprimer un non global à la politique de François Hollande ». Il est également le vecteur du rapprochement entre la droite et l’extrême droite. Le dimanche 21 avril 2013, 11 ans après l’arrivée de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour des élections présidentielles, UMP et FN défilaient sous la même banderole contre le « mariage gay ». Mais ce rapprochement ne se fait pas par des discussions d’appareil, comme on aurait pu l’imaginer après les élections présidentielles et législatives. Un rapprochement rendu possible par la radicalisation de la droite sur les questions d’immigration et sur l’Islam et par les tentatives de Marine Le Pen pour polir le discours de l’extrême droite afin de la rendre plus « respectable »… Plus dangereuse, la jonction se fait aujourd’hui par des pratiques militantes et des expériences politiques communes et ce dans la rue, terrain traditionnel de la gauche. Et surtout, cette convergence semble davantage profiter au FN qu’à l’UMP.

Front commun contre la réaction
Avec son « printemps des cons », la surenchère langagière de Copé, lors d’un meeting tenu dans un département où le FN a fait plus de 25 % des voix, semble traduire la volonté de ne pas se laisser déborder par ce mouvement et comme une tentative de le canaliser. Son appel à ceux qui manifestent contre « le mariage pour tous » à rejoindre les listes UMP aux municipales peut être interprété dans ce sens. Face à une droite et une extrême droite qui occupent le terrain et qui nouent de dangereuses convergences, dans un contexte où les attaques homophobes se multiplient, il y a urgence à organiser une riposte spécifique et à reprendre la rue. Face à une droite, qui utilise le mariage pour tous pour se positionner dans l’opposition au gouvernement, et face à un FN, qui surfe sur les reculs sociaux et « les affaires » de la gauche et de la droite pour se présenter comme la seule alternative possible, il y a urgence à changer le rapport de forces et à reprendre la rue. Nous devons porter la nécessité d’une opposition de gauche, c’est-à-dire construire un front commun contre le gouvernement et le patronat, pour développer les mobilisations sociales et politiques afin de mettre un coup d’arrêt à l’offensive des libéraux, des réactionnaires et des fachos.

Camille Jouve et Pierre Baton Mercredi 15 mai 2013Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 195 (15/05/13)

16 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Soutien à Acrimed : Bercy doit revenir sur sa position !

Acrimed | Action Critique Médias

L’administration fiscale vient de démontrer où sont ses priorités, en refusant à l’association Acrimed (Action-critique-médias) de bénéficier d’une défiscalisation (de l’ordre de 60%) des dons qui lui sont consentis, octroyé « au profit d’œuvres et d’organismes d’intérêt général ».

Arguant qu’Acrimed «ne contribue pas à la production et à la diffusion d’œuvres de l’esprit», Bercy prive ainsi cet observatoire critique des médias d’un moyen non négligeable d’autofinancement. A lire le récit des aller-retour entre Acrimed et l’administration fiscale, on voit mieux à qui doit profiter le « choc de simplification » mis en avant par François Hollande : aux patrons prompts à s’affranchir du Code du travail ou de tout contrôle de leurs comptes par l’inspection fiscale, aux riches souhaitant placer leurs capitaux dans telle ou telle niche fiscale ; pas à une association comme Acrimed qui, depuis 1996, analyse inlassablement la dépendance des médias à l’égard des pouvoirs économiques et politiques, et la faiblesse du pluralisme politique, idéologique et culturel qui règne en leur sein.

Quand on sait par ailleurs que l’Etat, sans sourciller, gave de subventions des médias possédés par des capitalistes comme Dassault, Lagardère, Rothschild, Niel, etc., l’affaire paraît d’autant plus scandaleuse. Le NPA exige donc que l’administration revienne sur sa position, qui constitue une forme très insidieuse de censure, et qu’Acrimed puisse bénéficier comme il se doit de cette aide modeste (modeste au regard des subventions à la presse, mais pas forcément pour une association).

http://npa2009.org/node/37175

15 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Lyon : Non, les expulsions ne sont pas une solution (Mrap)

Lyon : Non, les expulsions ne sont pas une solution (Mrap) dans Hollandie valls-2

Après le drame de Lyon qui a coûté la vie à trois personnes, le Ministre de l’Intérieur appelle à « poursuivre le travail de démantèlement et d’évacuation des campements ».

Ce matin même, une trentaine de personnes ont été chassées de leurs habitations à Saint-Priest, également dans la Préfecture du Rhône. Mais quelles solutions pour les personnes concernées ? Poursuivre les expulsions sans solutions pour les personnes concernées, ce n’est que déplacer le problème. Celles qui occupaient les bureaux de l’usine désaffectée qui ont pris feu dimanche 12 mai avaient déjà été chassées d’autres lieux à la fin de l’été 2012. Les destructions de bidonvilles, à Lyon comme ailleurs, aboutissent à des concentrations, de plus en plus grandes, de personnes vivant dans des conditions de plus en plus précaires et dangereuses pour leur sécurité. Depuis l’été 2012, une circulaire interministérielle prévoit une anticipation des évacuations, un diagnostic social individualisé pour rechercher des solutions permettant de ne pas perpétuer des conditions de vie indignes et de favoriser une insertion des personnes concernées. Mais, comme l’a souligné le comité du MRAP de Villeurbanne, rien n’a été entrepris par la Préfecture du Rhône, et très peu ailleurs.

Poursuivre les expulsions sans solutions, c’est encourager la stigmatisation des personnes victimes de ce que le Ministre de l’Intérieur prétend combattre. Les habitants de bidonvilles ne cessent de réclamer l’accès à la scolarité pour leurs enfants, des mesures d’hygiène comme l’accès à l’eau, à des toilettes, à des bennes à ordure. Pour 20 000 personnes sur l’ensemble du territoire français, la question du coût ne peut se poser car quel est le coût de la politique d’expulsions ? Quel est le coût des frais de justice, puisque celles-ci sont très souvent déclarées illégales par les tribunaux ? Comment justifier que l’on maintienne les limitations de l’accès à l’emploi pour les Roumains et les Bulgares, y compris dans le cas de familles engagées dans des parcours d’ »insertion » ? Au lieu de cela, le Ministre de l’Intérieur prétend que ces familles ne veulent pas s’intégrer, faisant le lit de l’extrême droite, qui diffuse de fausses informations selon lesquelles les Rroms bénéficieraient d’indemnités journalières et propage une image diffamatoire de délinquance. Le MRAP appelle l’Etat à aborder la question des bidonvilles et des squatts par la recherche de solutions dignes et pérennes pour les personnes qui y vivent, et parfois en meurent, en concertation avec ces personnes, les associations et collectifs qui les soutiennent, les collectivités territoriales.

Paris, le 14 mai 2013

http://www.mrap.fr/contre-le-racisme-sous-toutes-ses-formes/rroms/lyon-non-les-expulsions-ne-sont-pas-une-solution

La politique anti-Roms tue !

Mercredi 15 mai 2013

Dans la nuit du 12 au 13 mai, l’incendie d’une usine désaffectée dans le 8° arrondissement de Lyon a fait trois morts parmi les 200 à 300 Roms qui vivaient là depuis le mois d’octobre. Ce drame est le résultat de la politique raciste que mènent, conjointement, Manuel Valls, le Ministre de l’intérieur, et Gérard Collomb, le maire de Lyon. Ils ont fait, dans la continuité de Sarkozy et Guéant, de la stigmatisation et de la chasse aux Roms un axe revendiqué de leur politique. La circulaire d’août 2012 qui obligeait à la recherche de solutions alternatives aux bidonvilles n’est pas appliquée. Les Roms sont ainsi condamnéEs à être logéEs, expulséEs, relogéEs, et pour cela pourchasséEs par la police, sans qu’aucune situation stable et vivable ne leur soit proposée.

Une précarité extrême qui mène à des drames comme celui-ci.
Le NPA dénonce les stratégies récurrentes de stigmatisation des Roms par le PS et ses alliés. Valls et Collomb sont responsables du climat d’impunité xénophobe qui se répand dangereusement et ils sont coupables de maintenir les Roms dans des conditions de vie inacceptables. Nous exigeons l’égalité des droits pour tous et toutes dans l’accès au logement, à l’emploi, à l’éducation et à la santé.

NPA 69

15 mai 2013 ~ 0 Commentaire

L’arrestation des enfants de sans-papiers dans les écoles est-elle légitime selon le ministre de l’Intérieur Manuel Valls ? (Ldh)

En Tchétchénie, des femmes ont exprimé leur peine,... (Photo AP)

Femmes de Tchétchénie
La question mérite en tout cas d’être posée suite aux événements survenus la semaine dernière dans une école de Nîmes.

Le 6 mai, Khava Plieva, réfugiée tchétchène déboutée de sa demande d’asile était arrêtée et placée en rétention pour être expulsée vers la Pologne en application des accords dits Dublin 2. Ses deux enfants étaient en classe, à l’école Gustave Courbet à Nîmes, l’un en maternelle, l’autre en primaire. La police téléphonait aux directeurs pour leur demander de retenir les enfants afin qu’ils soient arrêtés après la sortie des élèves, sans doute pour ne pas procéder à leur interpellation sous les yeux des autres enfants et des parents. Mais, un voisin, dûment autorisé par la mère des enfants, s’est présenté et les a emmenés. Il faut se réjouir que l’intérêt supérieur des enfants soit passé avant les considérations policières et qu’ils n’aient pas attendu pour être emprisonnés avec leur mère. Arrivés avec deux voitures et un fourgon les policiers ont dû constater leur absence. La préfecture du Gard a finalement reculé : Khava Plieva a été libérée après 48 heures de rétention, le 8 mai vers 21 h, une mesure prise « dans l’intérêt supérieur des enfants » assure le préfet. Une préoccupation étonnante de la part d’un haut fonctionnaire qui venait d’emprisonner une mère et de tenter de faire arrêter ses enfants à la porte de l’école pour les enfermer avec elle avant de les expulser. Mère qui aujourd’hui craint de ramener ses enfants à l’école par peur d’une interpellation.

S’il s’agit d’une initiative malheureuse d’un préfet, il faut que le ministre la condamne et annonce les mesures propres à empêcher qu’elle se reproduise. Ne pas le faire reviendrait à autoriser que l’on arrête des enfants de sans-papiers dans les écoles, une pratique qui évoque de bien mauvais souvenirs. Rappelons que, quand il était Ministre de l’Intérieur M. Sarkozy avait tenté de systématiser le procédé. L’indignation des enseignants, des parents d’élèves l’avait contraint à pratiquement y renoncer tout comme ses successeurs Hortefeux et Besson. Les dernières opérations de police connues aux abords d’une école, des faits isolés en réalité, datent du 1er décembre 2008, à Grenoble, puis du 7 janvier 2011 à Langeac (43). La pratique de l’arrestation des enfants dans ou à la porte des écoles est inacceptable. La société civile ne l’a pas tolérée sous Nicolas Sarkozy. Ce n’est pas plus acceptable aujourd’hui.

Communiqué commun LDH, FCPE, FSU, CGT Educ’action, Snuipp-FSU, Sud-Education, Cimade, Gisti, Mrap et RESF.

Le 14 mai http://www.ldh-france.org/L-arrestation-des-enfants-de-sans.html

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