Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

08 août 2013 ~ 0 Commentaire

Turquie : « l’esprit de Gezi » bien vivant (3)

Turquie : « l’esprit de Gezi » bien vivant dans Europe fest-noz

Fest Noz (Kurde) à Taksim

Si la « révolte de juin » a constitué une mobilisation sans précédent dans l’histoire de la Turquie, elle fut aussi une première défaite pour le Premier ministre Erdogan, une première brèche dans le projet hégémonique néolibéral-conservateur de l’AKP.
La révolte fut engendrée par le projet de destruction d’un des seuls parcs publics du centre-ville d’Istanbul pour y construire un centre commercial, mais il est évident qu’elle fut le résultat d’un ras-le-bol général. Le rejet des politiques y a été central :
- Politiques néolibérales et écocides. Précarisation et privatisations. « Rénovation urbaine » ayant pour effet le déplacement des couches défavorisées (surtout kurdes et gitanes) vers la périphérie. Construction de centrales nucléaires et hydroélectriques polluant les rivières. Projet de construction d’un troisième pont à Istanbul et d’un canal de 50 kilomètres dévastateurs pour l’environnement…
- Politiques sécuritaires et antidémocratiques. Arrestations arbitraires (envers les Kurdes, les révolutionnaires et des membres de l’armée suspectés d’avoir participé à des réunions de préparation de coups d’État). Longue période de détention préventives et procès interminables. Violences policières. Criminalisation de toute contestation. Impunité des responsables d’actes meurtriers (comme l’assassinat du journaliste arménien Hrant Dink).
- Politiques conservatrices, patriarcales et identitaires (sunnites). Tentative d’interdiction de l’avortement. Sacralisation de la famille. Cours sur le Coran et sur la vie du prophète dans l’enseignement secondaire. Restriction de la vente d’alcool. Refus d’accepter les revendications de la minorité musulmane Alévi…
À cela s’ajoutent le style autoritaire d’Erdogan et la politique interventionniste à l’égard de la Syrie. Les ingrédients de la potion magique qui transforma nombre de citoyens en « résistants ».

Préparer la prochaine vague Lors des manifestations et des affrontements, plus de 2 millions et demi de personnes ont pris part aux événements. La moyenne d’âge des résistants est de 28 ans. Des jeunes travailleurs en entreprise, des « cols blancs » en proie à la préca- risation, des lycéens… Mais le plus exceptionnel et enthousiasmant fut la participation massive de jeunes femmes, plus de la moitié des résistants ! Il faut aussi souligner une présence importante des LGBT tout autant sur les barricades que dans la « commune de Gezi », ce qui a eu comme conséquence une gay-pride de plus de trente mille personnes à Istanbul ! La résistance entraîna ainsi un contact entre différents secteurs de la société. La participation des Kurdes (réticents au début du mouvement) et des musulmans anticapitalistes et révolutionnaires fut aussi important.
Après l’évacuation violente du parc Gezi, le gouvernement a déclenché une véritable chasse aux sorcières : plus de 700 gardes à vue et une quarantaine d’arrestations. Cependant, la mobilisation continue à travers les forums nocturnes dans les parcs de quartiers et diverses activités locales comme les repas de rupture du jeûne (iftar) organisés par les musulmans anticapitalistes. Bien entendu, le risque d’essoufflement du mouvement existe, mais la rentrée et l’ouverture des universités peuvent le ­revivifier. La gauche radicale doit se préparer à la prochaine vague de mobilisation, car quoi qu’il en soit, « l’esprit de Gezi » ne s’épuisera pas facilement. Les murs  de la ville en témoignent : « Rien ne sera plus comme avant ! » D’Istanbul, Uraz Aydin http://npa2009.org/node/38413

08 août 2013 ~ 0 Commentaire

Le vent de la révolte atteint les USA (4)

Le vent de la révolte atteint les USA (4) dans Austérité wisconsin3.banner Sénat local occupé!

Le 17 septembre 2011, environ un millier de personnes manifestent dans le parc Zuccotti près de Wall Street, à New York et érigent des installations de fortune, « occupant » l’endroit.

Au cours des semaines suivantes, plusieurs centaines de manifestants vivent et dorment dans le parc. Le mouvement s’étend à 600 villes puis dans d’autres pays… La brutalité de la police contribua à étendre le mouvement et à lui attirer une très large sympathie. Des militants syndicalistes participèrent aux manifestations ainsi que des travailleurs du rang, et cela dans tout le pays, même s’il ne s’agit que d’une petite minorité. Phénomène minoritaire mais d’une grande importance dans un contexte où la classe ouvrière n’est pas active politiquement. Les manifestants affirmaient les liens de leur mouvement avec ceux de Grèce, d’Espagne ou d’Égypte, mouvement qui prit tout de suite une dimension internationale.
Zuccotti Park se trouve à deux pas de Ground Zero où venait d’être commémoré le dixième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001. Cette proximité soulignait le sens du mouvement, la rupture avec un décennie marquée par la « guerre contre la terreur », débauche de patriotisme alors que les folies spéculatives des banques préparaient la crise financière de 2008.

Une critique radicale au cœur du système Occupy Wall Street était une réponse au Tea Party, reprenant à son compte les idéaux trahis de la révolution américaine et les références à la Constitution, une contestation aux accents libertaires combinés dans un refus unificateur de la dictature des 1 % contre les 99 %. La contestation a convergé dans la dénonciation de cette prétendue démocratie qui laisse les mains libres à une minorité qui s’accapare les richesses produites par la majorité, qui renfloue les banques mais ne fait rien pour venir en aide aux Amé- ricains surendettés. Victoire politique indiscutable du mouvement, celui-ci a rompu le silence sur les inégalités, sur la scandaleuse accu- mulation de richesses entre les mains d’une minorité, pour exiger la démocratie, le droit pour le plus grand nombre de contrôler et de décider.
Le mouvement avait été précédé durant l’hiver 2011, juste après qu’eut explosé la révolution égyptienne, par la « Bataille du Wisconsin ». Celle-ci fut provoquée par l’offensive anti-ouvrière et anti-syndicale du gouverneur Walker après que les Républicains eu- rent gagné la majorité, en jouant sur la colère et la déception suscitées par l’absence de changement depuis l’élection d’Obama. Travailleurs, enseignants, lycéens se sont mobilisés, mis en grève, et des appels à « taxer les riches ! » se sont fait entendre. La place du capitole de Mil- waukee a été occupée à l’instar de la place Tahrir, un mouvement parti de la base qui a bousculé les bureaucraties syndicales et démocrates, un renouveau d’actions, d’initiatives, de conscience militante. Si la lutte n’a pu imposer le départ de Walker, elle a participé d’un renouveau de l’activité politique des travailleurs comme il y a huit mois la grève victorieuse des enseignants de Chicago, ainsi que les manifestations qui ont suivi à travers tout le pays le scandaleux acquittement de l’assassin du jeune noir Trayvon Martin.
Autant de pas dans le sens d’une rupture avec l’influence des Démocrates sur les Noirs, les travailleurs, une rupture nécessaire pour que les germes de la contestation politique semés par Occupy Wall Street puissent féconder un mouvement politique indépendant représentant les intérêts politiques des 99 %. Yvan Lemaitre http://npa2009.org/node/38413

 

08 août 2013 ~ 0 Commentaire

Europe : « nouvelle vague » de résistances (5)

Europe : « nouvelle vague » de résistances (5) dans Austérité 718879_manifestation-contre-les-banques-le-12-mars-2012-a-madrid

L’Union européenne demeure aujourd’hui encore le premier bloc économique mondial, devant les USA, le Japon et la Chine.

Mais il s’agit d’un continent en crise à tous les niveaux : la dynamique capitaliste la plus essoufflée et la plus hétérogène, des acquis sociaux pilonnés, des forces politiques dominantes bousculées, et des perspectives d’avenir très sombres aux yeux de populations partagées entre la rage et la sidération.

Depuis l’explosion de la bulle de la finance et du crédit en 2008-2009, les classes dominantes ont basculé dans une logi- que de guerre sociale à outrance.

Pour empêcher l’effondrement du système à court terme, les gouvernements européens ont pris en charge la dette bancaire. Depuis, ils s’appuient sur la mise en exergue de la crise pour imposer deux idéaux/dogmes pourtant mortifères : la « recherche de compétitivité » exacerbée et la réduction rapide de la dette publique des États. Dans les faits, ils amplifient la récession économique, le saccage social et écologique, et tendent à jeter les peuples les uns contre les autres. Ainsi, sous l’égide de la troïka (Banque centrale européenne, Commission européenne et FMI) mandatée pour la réduction des dettes publiques, on a vu depuis trois ans en Grèce, en Irlande, au Portugal ou en Espagne, une destruction sociale sans précédent depuis la Seconde Guerre mondiale.

Licenciements massifs et baisse de 10 à 40 % des salaires des fonctionnaires et des pensions de retraite ; montée rapide du chômage au-delà de 20 % ; liquidation de services sociaux et sanitaires essentiels ; privatisations sauvages de pans entiers du secteur public… Mais les économies étant étouffées par la récession, les dettes publiques continuent de monter, et dans tous les autres pays, membres de l’Euro ou pas, les plans gouvernementaux ont monté de plusieurs crans dans l’austérité.

Renouveau des mouvements de masse Face à un tel saccage social, les réactions d’un mouvement syndical traditionnel et routinier ont été largement insuffisantes. Des mouvements de désespoir sont apparus dans les populations sous pression, marqués par des suicides comme en Grèce, en Bulgarie et même en France. Une extrême droite nationaliste et raciste, protéiforme mais partout péril mortel, surfe sur la crise.
Mais à partir de l’exemple des insurrections en Tunisie et en Égypte début 2011, une nouvelle phase d’explosions sociales s’est ouverte. Les grandes vagues d’occupation de la place Syntagma à Athènes, le mouvement des Indignés ou « 15-M » dans l’État espa- gnol, son équivalent au Portugal, ou les masses qui continuent d’assiéger le parlement en Bulgarie, ont inauguré un nouveau type de mouve- ments de masse, qui s’est redéployé ailleurs dans le monde. Il s’agit de mouvements de citoyens exaspérés par la précarisation sociale, écœu- rés de la vie politique classique, de ses mensonges et de sa corruption, qui demandent ouvertement des comptes au système capitaliste et exigent la démocratie. Ils s’organisent par en bas, à partir de l’occupation permanente et la plus massive possible de la place publique trans- formée en Agora démocratique, et ont permis la mobilisation de millions de citoyens.

De la radicalité sociale au pouvoir politique Ces mouvements sont pour l’instant rarement parvenus à la chute immédiate de gouver-nements arque-boutés à leur pouvoir, et marqués par la complicité de fond entre les partis de droite et la social-démocratie européenne. Mais ils ont permis à de larges masses de reprendre confiance dans le collectif, fait émerger de nouvelles générations et ont pu ensuite struc- turer d’autres mouvements, pour le logement et contre les expulsions dans l’État espagnol, pour la santé en Grèce, etc. Une des faiblesses est que jusqu’à présent ces mouvements ne parviennent pas à se structurer sur les lieux de travail. Or, il s’agit bien des lieux décisifs où se joue la marche ou le blocage du système dominant !
Le deuxième enjeu pour que de tels mouvements débouchent sur une alternative progressiste à la crise, c’est le passage de la grande radicalité des revendications, à leur articulation, pour postuler à remplacer l’oligarchie capitaliste au pouvoir, par le pouvoir démocratique des masses exploitées mobilisées. Ces réflexions pourtant urgentes n’en sont aujourd’hui qu’à leurs balbutiements là où les explosions sociales sont en cours, en Grèce, dans les Balkans ou dans la péninsule ibérique. Dans l’épine dorsale d’une Union européenne discréditée (Allemagne, France, Benelux, Italie, Grande-Bretagne…), ces réflexions devront aussi s’appuyer sur les nouveaux mouvements sociaux, pour relancer la solidarité internationale des peuples et battre un ennemi commun partout à l’offensive.
Jacques Babel http://npa2009.org/node/38413

08 août 2013 ~ 0 Commentaire

Cette fois c’est promis, le nucléaire va être « plus sûr »…(Odn)

Cette fois c'est promis, le nucléaire va être « plus sûr »...(Odn) dans Ecologie & climat 1375262741-f6M

Les promoteurs de l’atome sont sans état d’âme : loin d’être déstabilisés par les catastrophes dont ils sont responsables et coupables, ils s’en félicitent au contraire, avançant que cela va permettre de rendre le nucléaire « encore plus sûr ». C’est donc « grâce » à Fukushima que la centrale nucléaire belge de Tihange va être dotée, qui l’eût cru, d’un « mur anti-crue » (mais pas avant 2015 toutefois). Quant aux « responsables » chinois, ils n’hésitent pas à clamer que « la Chine en matière de sécurité nucléaire a atteint un des niveaux les plus avancés au monde ». Exactement ce que disaient leurs homologues japonais avant le 11 mars 2011. D’ailleurs, Ragemag enfonce le clou avec un très intéressant article à propos de la menace sismique sur les centrales nucléaires. Menace qui, faut-il le rappeler, est loin d’être unique…
Centrale de Tihange : le mur anti-crue dans un an et demi
Lavenir.net (Belgique), 9 juillet 2013 :
http://bit.ly/1aUNWaa
La sûreté nucléaire en Chine est parmi les plus avancées au monde
Le Quotidien du Peuple , 5 juillet 2013 :
http://bit.ly/11xGoXY
Risques naturels et centrales nucléaires : l’avertissement ignoré des géologues
Ragemag, 19 juillet 2013 :
http://bit.ly/16uMsjA 

08 août 2013 ~ 0 Commentaire

Parc nucléaire français : la facture va être incommensurable (Odn)

Parc nucléaire français : la facture va être incommensurable (Odn) dans Ecologie & climat nuclear-costs-image

Comme on a « mangé son pain blanc », la France nucléaire a consommé son « électricité blanche ».
En effet, à part lorsque se produit une catastrophe, les deux ou trois premières décennies d’un parc nucléaire se déroulent relativement tranquillement (du point de vue des exploitants bien sûr, beaucoup moins de celui des travailleurs de l’atome ou des riverains des centrales).
Mais, repoussés dans le temps, les problèmes arrivent tous ensemble et, concernant les grands parcs nucléaires (plusieurs dizaines de réacteurs), c’est exactement ce qui se produit aujourd’hui, en particulier aux USA, en Grande-Bretagne et en France où l’affaire est d’autant plus cruciale que 75% de la production d’électricité du pays ont été attribués au nucléaire. Si l’électricité atomique a été vendue pendant 30 ans en France à un tarif relativement modéré (toutefois beaucoup moins « bon marché » que ce qu’on a bien voulu nous dire), c’est parce que les vrais coûts ont été cachés et que les factures ont été reportées dans le temps. Aujourd’hui, la situation est inextricable : arrêter des dizaines de réacteurs est certes indispensable mais est incontestablement très compliqué dans la mesure où, délibérément, rien n’a été prévu pour mettre en ouvre une telle décision.
Mais continuer à exploiter ces réacteurs, sans même évoquer l’hypothèse de plus en plus probable d’un accident grave, est tout aussi problématique : il faut dépenser des sommes insensées pour « rafistoler » tant bien que mal ces antiquités. La facture de ce programme, baptisé pompeusement par EDF « le grand carénage », est déjà l’objet de polémiques. Estimée d’abord à 35 milliards d’euros, elle serait en fait de 55 milliards, mais peut-être aussi de 70 à 80 milliards, voire plus. N’en doutons pas, ce sera plus ! Avec beaucoup de chance, ce sera « seulement » 100 milliards, mais peut-être 120 ou 150 ou 200. Pour le lobby nucléaire, le plus important est que le processus soit lancé de façon à pouvoir dire ensuite : « Certes, c’est plus cher que prévu, mais on ne va pas s’arrêter maintenant après avoir déjà dépensé tant de milliards ». C’est la bonne vieille tactique du fait accompli, du « coup parti ».
La principale conséquence de cette affaire est une augmentation brutale du prix de l’électricité. Il ne s’agit d’ailleurs pas seulement de remettre ce prix à son niveau réel, mais aussi de rattraper ce qui n’a pas été payé depuis 30 ans.  A ce compte, l’augmentation de 10% annoncée (5% en août 2013 et 5% en septembre 2014) doit être considérée pour ce qu’elle est : une aimable plaisanterie, un gentil prélude.
80 milliards pour rénover le parc nucléaire français ?
Ouest-France, 11 juillet 2013 :
http://bit.ly/1dmQF9p
Nucléaire : la rénovation plus chère qu’un nouveau parc ?
Nouvelobs, 10 juillet 2013 :
http://bit.ly/153zRRN
Electricité : hausse de 5 % en août, même scénario l’an prochain
LeMonde, 8 juillet 2013 :
http://bit.ly/1bjscmY
Nucléaire: EDF augmente ses tarifs malgré 3 milliards de bénéfices
HuffPost, 9 juillet 2013 :
http://huff.to/1690uaw
L’État décide d’une triple hausse des tarifs EDF
Le Figaro, 9 juillet 2013 :
http://bit.ly/11zppoc 

08 août 2013 ~ 0 Commentaire

Natation : le revers des médailles (LO)

Natation : le revers des médailles (LO) dans Hollandie images

À l’occasion des championnats du monde de natation à Barcelone, on a eu droit aux cocoricos d’usage sur les médailles remportées par les nageurs français : « Apothéose… Feux d’artifice…

Vitalité de la natation tricolore », etc. Mais le haut niveau auquel parvient une infime minorité de sportifs n’arrive pas à masquer le fait que la majorité de la population est confrontée à la pénurie de piscines publiques ainsi qu’à la vétusté de nombre d’entre elles.

Un habitant sur cinq ne sait pas nager. Mais apprendre à nager, ou tout simplement se détendre dans une piscine, relève de la gageure. Il y a moins de trois mille piscines municipales, celles dont les tarifs sont accessibles à la population, très inégalement réparties sur le territoire. Certaines régions, telles la Corse ou les DOM-TOM, n’en possèdent aucune, et les banlieues ou les régions populaires à forte croissance démographique sont aussi les moins bien loties. Une ville comme La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, n’en a pas, les habitants devant se reporter sur la seule piscine publique de Saint-Denis, ville elle aussi très peuplée. À Lyon, à la mi-juillet, les piscines, prises d’assaut à cause de la chaleur, ont été obligées de refuser du monde, et l’une d’entre elles a même été fermée une journée, la sécurité n’étant plus respectée.

La plupart des groupes scolaires ne possédant pas de bassin de natation, les piscines publiques sont réservées aux élèves les trois quarts de l’année, puisque l’enseignement de la natation est en principe obligatoire. Le public, lui, a toujours la possibilité d’y aller le matin entre 7 heures et 8 h 30… horaires qui n’encouragent guère les vocations sportives. Quant aux plages horaires réservées aux scolaires, elles font à chaque rentrée l’objet d’âpres négociations entre les professeurs d’EPS des établissements qui se partagent la même piscine. Si l’on retire le temps de trajet aux deux heures accordées à chaque classe, il reste au maximum une heure réellement passée dans le bassin chaque semaine, et cela seulement une partie de l’année scolaire. Signalons que, face à la pénurie des piscines publiques, la France compte environ 1,5 million de piscines privées, dont un quart dans la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur. Certains savent donc nager et même surnager ! Marianne LAMIRAL

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2349&id=12

08 août 2013 ~ 0 Commentaire

Leur société (LO)

Leur société (LO) dans Hollandie tva-competitivite-copie-1

Pas de crédit pour les travailleurs pauvres

Le gouvernement a annoncé son intention de ne pas revaloriser en 2014 la prime pour l’emploi, ce crédit d’impôt en faveur des travailleurs dont les salaires, trop faibles, ne leur permettent pas de joindre les deux bouts. Ce gel a été instauré sous Sarkozy en 2009 et a déjà été depuis régulièrement reconduit, y compris en 2013 sous Hollande. La prime pour l’emploi a coûté en 2013 au budget de l’État 2,5 milliards d’euros pour six millions de bénéficiaires : une goutte d’eau par rapport aux dizaines de milliards de cadeaux divers du gouvernement au patronat et aux riches contribuables, cadeaux eux aussi reconduits et même augmentés des 20 milliards d’euros annuels du crédit d’impôt compétitivité par le gouvernement Hollande. C’est vraiment prendre dans la poche des pauvres pour donner aux riches, et c’est inique : l’augmentation des salaires, des retraites, des prestations sociales est pour la population une urgence vitale. J.J.L.

Les banquiers peuvent dire merci

Le taux d’intérêt du livret A est passé de 1,75 % à 1,25 % depuis le 1er août. Mauvaise nouvelle pour les foyers populaires, mais bonne nou- velle pour les banquiers, qui ne cessent de dénoncer le livret A parce que son succès leur fait de l’ombre en captant la plus grosse partie de l’épargne populaire. Décidément, le gouvernement n’a rien à refuser aux banquiers. Le mois dernier, il annonçait qu’ils pourraient disposer de 30 milliards d’euros supplémentaires sur la collecte de l’épargne, au lieu de les reverser à la Caisse des dépôts pour financer le logement social. C’est ce qui s’appelle choisir son camp. J.J.L.

Coût de la vie : salaires stagnants, prix en hausse

Les tarifs de l’électricité ont augmenté de 5 % début août. Mais de leur côté, les prix des produits alimentaires frais ne sont pas en reste. Les dernières statistiques officielles de juin confirment ce que nous indiquent nos porte-monnaie tous les jours. Les fruits et légumes ont flambé : 8 % de plus sur un an. Mais les prix des viandes ont aussi augmenté de 3,1 % en un an et ceux des boissons alcoolisées de 3,2 % ; et on peut difficilement nous raconter que les conditions climatiques difficiles y sont pour quelque chose. Quant à ceux qui partent en vacances en de- hors des hébergements familiaux, ils peuvent constater que l’inflation a touché aussi les loyers des locations de vacances (2,5 % de plus en juin selon l’Insee). Les gérants de campings interrogés par les médias remarquent que la bonne vieille tente revient à la mode, aux dépens des caravanes ou des locations de mobile-homes. Évidemment les statistiques de l’Insee indiquent que les prix des produits manufacturés sont stables (+1 % sur un an pour l’habillement) ou baissent, un peu dans le cas des voitures neuves, ou davantage pour les équipements audio-visuels ou informatiques (-7,5 % en un an). C’est le genre de produits que non seulement on n’achète pas tous les jours mais qu’on achètera sans doute de moins en moins, avec des salaires bloqués ou des indemnités de chômage. Sylvie MARÉCHAL

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2349&id=11

08 août 2013 ~ 0 Commentaire

Australie : la chasse aux immigrés (Lo)

Australie : la chasse aux immigrés (Lo) dans Antiracisme cgrn25l

Trente et un Africains sont morts noyés le 27 juillet avant d’atteindre l’île de Lampedusa, comme cela se produit régulièrement. Mais il n’y a pas qu’en Méditerranée que les migrants venus de pays pauvres sont refoulés, parfois violemment, ni que des migrants périssent avant d’atteindre les côtes de pays leur apparaissant comme un Eldorado.

Au large de l’Australie, de tels drames se produisent également. Dans ce pays, à deux mois des élections et en difficulté dans les sondages, le gouvernement travailliste vient d’annoncer un renforcement des mesures anti-immigrés. Ceux qui arrivent à débarquer sur le territoire australien seront dorénavant renvoyés vers des centres de rétention en Papouasie-Nouvelle-Guinée, a annoncé le Premier ministre vendredi 19 juillet. Apprenant la nouvelle, des migrants détenus au centre de rétention de Nauru, une île sous tutelle de l’Australie, se sont révoltés et échappés.

Comme les pays européens, l’Australie attire des pauvres de divers pays en quête d’un avenir meilleur. Il s’agit surtout d’Iraniens, d’Irakiens, de Sri-Lankais, d’Afghans ou de Pakistanais. Beaucoup passent par l’Indonésie pour gagner les côtes australiennes, dont celles de la petite île Christmas. Les morts sont nombreux, du fait de la vétusté des embarcations. Depuis le début de l’année, 15 000  de- mandeurs d’asile seraient parvenus en Australie, un pays de 22 millions d’habitants, grand comme quinze fois la France, donc largement sous-peuplé ! Le gouvernement prend ces mesures anti-immigrés par pure démagogie électoraliste, face à une opposition de droite qui le taxe de laxisme. Mais fort de sa fibre travailliste, le gouvernement pousse l’hypocrisie jusqu’à présenter ses mesures, telles les primes pouvant aller jusqu’à 140 000 euros pour la dénonciation de passeurs, comme ayant un caractère humanitaire, puisque visant à éviter les morts de migrants. Personne n’est dupe et Amnesty International a justement dénoncé « le jour où l’Australie a décidé de tourner le dos aux plus vulnérables de la planète ». Frédéric GESROL

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2349&id=31

08 août 2013 ~ 0 Commentaire

Ces OGM méconnus que la France produit par millions (Terraeco)

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Décryptage – Des plantes génétiquement modifiées sont produites en France en grande quantité depuis plusieurs années, mais n’ont pas à respecter la législation sur les OGM. Explications.Certains OGM se cachent-ils sous une fausse identité ? Oui, d’après neuf associations qui ont adressé en début de semaine une lettre ouverte à Stéphane Le Foll. Entrainées par la Confédération paysanne, l’Union des apiculteurs de France et les Amis de la Terre, elles pointent du doigt le développement de variétés tolérantes aux herbicides (VTH), qu’elles considèrent être des « OGM cachés ». Le ministre de l’Agriculture leur a répondu que ces variétés ont subit des « mutations de gènes sans qu’il y ait de gènes rapportés » et ne sont donc pas des OGM. Terra eco décrypte cette querelle de langage lourde de conséquence.

  • Comment sont produits ces « vrais-faux » OGM ?

Par la mutagenèse, qui est une technique permettant les mutations génétiques. C’est à l’origine un phénomène naturel : « Dès les formes primitives de l’agriculture, les plantes différentes (ou mutantes) ont été recherchées. Les premiers agriculteurs ont sélectionné, à l’intérieur de la diversité des espèces, les individus qui avaient des caractères particuliers », indique sur son site le Cetiom, le Centre technique interprofessionnel des oléagineux. « C’est le cas des carottes, rappelle Olivier Le Gall, directeur général délégué aux affaires scientifiques de l’Inra, l’Institut national de recherche agronomique. Jusqu’à la Renaissance, les carottes étaient blanches comme des panais. Mais des mutants spontanés, orange, ont été trouvés dans un champ. Les agriculteurs néerlandais l’ont sélectionné en l’honneur de leur prince d’Orange, et c’est désormais la seule couleur qu’on connaisse à la carotte ». C’est ainsi à la suite de la mutation naturelle d’un tournesol sauvage, devenu résistant à un herbicide répandu sur le soja, que l’entreprise BASF a développé une VTH « naturelle » sous l’appellation Clearfield, et qui est cultivée en France.

Mais les mutations pointées du doigt ne sont pas naturelles mais bien provoquées. Il s’agit, dans le cas qui nous occupe, d’introduire intentionnellement un « trait » de tolérance à un herbicide donné dans le génome d’une plante. Actuellement en France, le tournesol (autre que Clearfield) et le colza sont les seules VTH commercialisées. On les a obtenues grâce à des agents mutagènes, soit chimiques, soit physiques (rayons X, gamma, à neutrons rapides). Ces agents sont dirigés de manière à induire une cassure précise dans le gène ciblé. « C’est la réparation erronée de l’ADN qui provoque la mutation », explique Yves Dessaux, directeur de recherche à l’Institut des sciences du végétal (CNRS) et co-auteur d’une expertise collective Inra-CNRS publiée en 2011 sur les effets agronomiques, environnementaux et socio-économiques des variétés végétales tolérantes aux herbicides [1]. Il explique que cette technique « ne crée pas de nouveaux mécanismes de mutation mais ne fait qu’accélérer des mutations qui se seraient produites naturellement, notamment à cause des UV des rayons solaires ».

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  • Pourquoi en parle-t-on maintenant ?

Ce n’est pas la première fois que les ONG signataires de la lettre alertent sur ces variétés artificiellement mutées. Elles protestent depuis 2010, quand les premiers tournesols rendus tolérants aux herbicides (TH) ont été semés. En dépit de quelques opérations de fauchage volontaire, ces tournesols représentent aujourd’hui environ 10% de la production hexagonale. D’ici quelques semaines, c’est le colza que les agriculteurs français vont semer. Pour la première fois, un certain nombre d’entre eux vont épandre des graines d’une variété rendue tolérante aux herbicides. D’où cette lettre.

  • S’agit-il d’OGM ?

Non, dit clairement la FNSEA (communiqué presse). Car par « OGM », le principal syndicat d’agriculteurs entend uniquement les organismes obtenus à partir de la technique de la transgenèse, soit l’introduction d’un ADN provenant d’une autre espèce. C’était aussi le sens des propos de Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, quand il a déclaré, le 30 juillet dernier : « Il faut être précis : ce ne sont pas des OGM mais de la mutagenèse ». Toutefois la directive européenne 2001/18/CE en a une autre lecture. Elle considère bien la mutagenèse comme une technique de modification génétique, donc comme un OGM, qu’elle définit en ces termes : « un organisme, à l’exception des êtres humains, dont le matériel génétique a été modifié d’une manière qui ne s’effectue pas naturellement par multiplication et/ou par recombinaison naturelle ». « Dire comme le font les ONG qu’il s’agit d’OGM ’cachés’ n’est donc pas pertinent puisque oui, ce sont bien des OGM, ce dont la directive ne se cache pas », explique Yves Dessaux. Cependant, la réglementation européenne place les organismes obtenus par mutagenèse hors de son champ d’application. Les plantes issues de cette technique sont donc exemptées des obligations que doivent satisfaire celles obtenues par transgenèse en matière d’évaluation, d’autorisation de mise sur le marché, de traçabilité et d’étiquetage.

Pourquoi ? Corinne Lepage, eurodéputée européenne, a son explication : « Les fabricants d’OGM ont réussi à mettre tout le focus sur la transgenèse, de manière à obtenir de la réglementation qu’elle passe complètement à côté de la mutagenèse. En gros, ils se sont laissés un champ d’action, une porte de sortie ». Yves Dessaux avance une autre raison : « la technique de la mutagenèse est utilisée depuis les années 30, bien avant l’adoption de la directive en 2001. Aujourd’hui, plus de 2200 lignées végétales et 175 espèces – dont les trois-quarts sont destinées à l’alimentation -, sont issues de mutagenèse induite. L’orge qui entre dans la composition du muesli ou de la bière, est issu d’une lignée obtenue par mutagenèse, donc est OGM ! Si on faisait rentrer ces lignées dans le champ d’application de la directive sur les OGM, il faudrait revoir entièrement toute notre alimentation. » Olivier Le Gall, de l’Inra, est d’accord : « il n’y a pas lieu d’appliquer les mêmes restrictions qu’aux transgènes ».

  • Est-ce grave de ne pas les traiter comme des OGM en bonne et due forme ?

Oui, estime Guy Kastler, de la Confédération paysanne. « Les mutations dirigées peuvent provoquer des effets non intentionnels et entrainer des recombinaisons génétiques non prévues. Et rien de cela n’est étudié ! », déplore-t-il. Il pointe également les risques de contamination des parcelles voisines de celles où des VTH sont cultivées, notamment pour le colza, qui se disperse à des kilomètres à la ronde. « Et comme ce sont des variétés brevetées, il se pourrait bien qu’un agriculteur qui se retrouve contre sa volonté voire à son insu avec du tournesol ou du colza TH sur sa parcelle, doive payer des redevances aux fabricants ! », gronde-t-il. Pire, estime Yves Dessaux, « Ces VTH, pulvérisées de désherbant, contiendront forcément des résidus d’herbicides, malgré la réglementation mise en place qui vise à diminuer au maximum l’accumulation dans la plante. Mais dans quelle proportion ? Et avec quels effets sur la santé ? » La question reste ouverte. On connait bien en revanche les effets sur l’environnement : apparition de résistances aux herbicides des adventices, d’où le besoin d’épandre de nouvelles molécules en supplément, et donc d’augmenter les quantités de produits phytosanitaires ; pollution des eaux, des sols ; disparition dans les parcelles d’espèces diversifiées que les abeilles venaient butiner.

  • Que peut faire le ministère de l’Agriculture ?

A quelques semaines des semis de colza, et alors que les agriculteurs ont déjà acheté leurs graines, pas grand chose. Et même si ces variétés de tournesol et de colza TH ne sont pas inscrites au catalogue français des variétés, elles sont répertoriées dans le catalogue européen. Donc « le ministre est un peu coincé. Sauf à démontrer un risque immédiat et majeur pour la santé, il ne peut pas interdire ces VTH, puisque l’Europe les autorise. Même si ce n’est pas dans l’esprit de l’agroécologie qu’il souhaite développer », estime Yves Dessaux. Passer en force provoquerait l’ire des agriculteurs, qui voient dans cette technique un moyen de faciliter leur travail : l’herbicide peut être pulvérisé une fois que les semis ont levé, et sans risque de diminuer les rendements, puisque seuls les adventices réagissent au produit… du moins avant d’y résister.

[1] M. Beckert, Y. Dessaux, C. Charlier, H. Darmency, C. Richard, I. Savini, A. Tibi (éditeurs), 2011. Les variétés végétales tolérantes aux herbicides. Effets agronomiques, environnementaux, socio-économiques. Expertise scientifique collective, CNRS-INRA (France)

http://www.terraeco.net/Ces-OGM-meconnus-que-la-France,50776.html

08 août 2013 ~ 0 Commentaire

La justice chilienne enterre les mineurs une seconde fois (LO)

La justice chilienne enterre les mineurs une seconde fois (LO) dans International

La plainte des 33 mineurs chiliens contre les propriétaires de la mine dans laquelle ils étaient restés bloqués 69 jours à la suite d’un éboulement, a été classée sans suite par la justice chilienne. « Il n’y a pas d’élément pour soutenir une quelconque accusation », a déclaré le procureur d’Atacama. Un scandale, puisque l’entreprise minière n’a jamais pris les mesures de sécurité requises, comme par exemple une échelle dans la cheminée de ventilation, ce qui aurait permis aux mineurs de sortir de la mine après l’accident.

Au Chili comme partout, la justice est du côté des patrons.

http://www.lutte-ouvriere.org/notre-actualite/breves/#6

Chili : la colère des mineurs de Copiapo

Il y a exactement trois ans, le 5 août 2010, la mine d’or et de cuivre de Copiapo au Chili s’effondrait sur 33 mineurs, les enterrant pendant 69 jours. À l’époque, le sort de ces travailleurs et leur sauvetage avaient ému le monde entier et toutes les télévisions avaient fêté leur libération.

Trois ans après, c’est dans l’indifférence la plus totale que la plainte que les mineurs avaient intentée contre l’État et les propriétaires a été classée sans suite. Pourtant, lors de leur libération, le président de l’État chilien Sebastian Pinera, homme d’affaires milliardaire, avait clamé haut et fort qu’il engagerait des poursuites contre les responsables, s’engageant à améliorer les conditions d’exploitation des mines. Dis- tribuant à qui mieux mieux des morceaux de roches provenant de la mine, il s’efforçait toute honte bue de se forger une popularité sur le drame de ces mineurs.

Trois ans après, à l’issue de ce procès, l’un des mineurs confiait : « Ils m’ont enterré une seconde fois. »... sous des montagnes de papier, pourrait-on ajouter, puisque le ministère public défend le sérieux de ses investigations en se vantant des 112 tomes et des 20000  pages de dossier, mais sa conclusion est un véritable déni de justice. Toutes les preuves, au premier jour, accusaient les propriétaires de la mine ainsi que l’État, principal client et à ce titre coresponsable de la catastrophe. Cette mine avait été fermée en 2007 suite à un accident mortel. Elle avait été rouverte en 2008, de manière irrégulière selon un géologue, car les conditions structurelles avaient été radicalement modifiées par le premier accident. Mais ce sont bien les services de l’État qui ont délivré le permis d’exploitation, alors que les mises aux normes exigées, la ventilation et les galeries de secours n’ont jamais été réalisées. Cet « oubli » a pourtant été la cause principale du drame puisque les mineurs, lors de l’éboulement, n’ont disposé d’aucune sortie de secours.

Les mineurs réclament à l’État 500 000 dollars chacun, soit 376 000 euros. Pour ces rescapés, le retour à la vie normale ne s’est pas fait sans difficulté : seuls quatre d’entre eux sont retournés à la mine, d’autres ont monté un commerce avec les 10 000 dollars accordés par un millionnaire chilien en mal de publicité. Les autres vivotent tant bien que mal, en essayant de surmonter leur traumatisme. Quant aux propriétaires de la mine, ils sont sortis revigorés du procès, prêts à demander des comptes à l’État qui « avait eu le culot », d’après eux, de leur faire supporter 25 % des frais de sauvetage des mineurs. Ces mêmes propriétaires s’étaient dès l’accident présentés comme des victimes, arguant être de petits patrons en difficulté, peinant, après cet accident, à payer les salaires. Ces vautours sortent pour l’instant vainqueurs du procès mais les mineurs ne comptent pas en rester là : leur porte-parole Luis Urzua a annoncé leur intention de faire appel et de saisir l’Orga- nisation internationale du travail (OIT), en ajoutant : « Nous ne nous battons pas pour l’argent mais pour l’exemple ! » Aline URBAIN

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2349&id=30

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