Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

24 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Gaz de schiste : la loi anti-fracturation bientôt annulée ? (Bastamag)

Gaz de schiste : la loi anti-fracturation bientôt annulée ? (Bastamag) dans Ecologie & climat porcs

Une trentaine de militants ont occupé le 21 septembre la plate-forme de forage de la compagnie états-unienne Hess Oil, à Jouarre, en Seine-et-Marne.

Pendant plus de cinq heures, la foreuse a été immobilisée et recouverte d’une banderole « Stop Forages » par le collectif des « Dindons de la farce ». Un nom qui fait écho à l’embrouillamini qui se déroule en coulisse, entre pétroliers, juristes et institutions. La loi du 13 juillet 2011 interdit bien la fracturation hydraulique pour extraire les gaz de schiste. Mais tous les permis de recherche ciblant les hydrocarbures non-conventionnels n’ont pas été annulés (voir la carte). C’est le cas du permis de Château-Thierry, sur lequel s’est basé la compagnie américaine Hess Oil pour forer à Jouarre.

Dans ce cas, que se passe-t-il autour du derrick ? Officiellement, rien d’incompatible avec la nouvelle législation, se défend la société américaine qui a réalisé plusieurs forages préparatoires cette année sur le site. Hess Oil prétend qu’il ne s’agit là que d’un programme de recherche destiné à analyser les réserves de pétrole conventionnel et d’une simple mise à jour cartographique du sous-sol du bassin parisien. « Pourquoi cherche-t-elle des hydrocarbures qu’elle ne pourrait pas exploiter ? interroge le collectif. Difficile d’imaginer qu’un industriel entreprenne ces opérations coûteuses (12 millions d’euros par forage, soit plusieurs dizaines de millions d’euros par permis) sans attendre un possible retour sur investissement. »

Les collectifs « non au pétrole et gaz de schiste et de houille » craignent que l’interdiction de fracturation hydraulique ne soit bientôt levée. La compagnie texane Schuepbach, dont deux permis d’exploration ont été annulés, a en effet déposé un recours qui sera examiné par le Conseil constitutionnel ce 24 septembre. La compagnie demande l’annulation des articles 1 et 3 de la loi interdisant la frac- turation hydraulique [1]. Motifs : la loi serait à la fois discriminatoire car elle autorise la fracturation pour la géothermie, et inintelligible car elle ne définirait pas précisément la notion de « fracturation hydraulique ».

Si le Conseil constitutionnel retoquait la loi, une période de non-droit s’ouvrirait pendant laquelle les titulaires de permis encore valides pourraient forer. Les collectifs sont inquiets car les dix recours juridiques « demandant le maintien de la loi ont tous été rejetés par le secrétaire général du Conseil constitutionnel, sans avoir été transmis pour être examinés sur le fond ». La décision devrait être rendue début octobre. Par Sophie Chapelle (24 septembre 2013) http://www.bastamag.net/article3324.html

Notes

[1] - Article 1er : Interdiction de l’exploration et de l’exploitation des huiles et gaz de schiste par des forages utilisant la technique dite de la fracturation hydraulique de la roche en application du principe de précaution inscrit à l’article 5 de la Charte de l’environnement.
- Article 3 : Modifications du code de l’environnement visant à encadrer l’octroi de la concession de mines et la délivrance de certains permis exclusifs de recherches, en imposant notamment l’organisation préalable d’une enquête publique.

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24 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

L’armée dans « les quartiers » ? Des médias au pas cadencé (Acrimed)

L’armée dans « les quartiers » ? Des médias au pas cadencé (Acrimed) dans Antimilitarisme aura

Envoyer l’armée dans les quartiers, et pourquoi pas, demain, dans les hôpitaux ? Riche idée…

Du moins pour un grand nombre de médias. A la faveur d’une succession de faits divers, cette martiale idée, d’abord soutenue par une poignée d’élus, a fait son chemin médiatique. Et quand sondages officiels, pseudo-enquêtes maison et éditocrates sont au diapason, le cocktail est forcément explosif. Tout avait commencé en juin 2011 lorsque Stéphane Gatignon, maire de Sevran (Seine Saint-Denis), avait réclamé l’inter-vention de « forces d’interposition, des casques bleus, comme ceux qu’on envoie à l’étranger pour empêcher les belligérants de s’entre-tuer » afin de restaurer le calme dans certains quartiers de sa commune.

Un an plus tard, à l’été 2012, Samia Ghali, maire du 8e secteur de Marseille et sénatrice socialiste des Bouches-du Rhône, suggère à son tour de recourir à l’armée pour apaiser les tensions dans la cité phocéenne. À l’époque, les médias étaient restés (relativement) mesurés, surtout après que l’exécutif a clairement écarté cette option. Ils se contentèrent de relater cette proposition très minoritaire et la fin de non-recevoir que le pouvoir en place lui opposa.

Une année passe et en 2013, le chœur médiatique est presque à l’unisson pour relayer cette même proposition. Pour les défenseurs de cette idée, les médias sont un allié inespéré car ces derniers, en s’appuyant notamment sur force sondages, contribuent largement à crédibiliser cette hypothèse.

Sondeurs de tous les pays, unissez-vous… En cette rentrée 2013, en effet, à la suite de nouveaux règlements de compte à Marseille, certains médias n’ont pas hésité à concocter quelques micros-trottoirs afin de tâter l’opinion : ainsi, le 5 septembre, Vincent Parizot et Christelle Rebière rappellent-ils dans l’émission « RTL Midi », que « la sénatrice PS Samia Ghali, maire des 15e et 16e arrondissements de Marseille, réclame la présence de l’armée dans les hôpitaux ». Du coup, RTL aussi ! Dans la partie de l’émission intitulée « Les auditeurs ont la parole », ces derniers sont invités à répondre à l’une de ces « questions du jour » (que nous avions analysée dans un précédent article : « Faut-il envoyer la police ou l’armée dans les hôpitaux ? » Choix cornélien s’il en est : pour les blouses blanches, ce sera le képi ou le treillis. À l’issue de cette émission interactive et citoyenne, les animateurs sont formels : « C’est toujours un grand oui pour 70% des votants, non pour 26% [1] » selon l’experte-ès-études d’opinion de la radio. Où l’on voit comment fabriquer de toute pièce une vraie-fausse étude qui n’a même pas la « valeur » d’un sondage administré dans les règles et qui viendra alimenter et conforter d’autres études, antérieures et ultérieures…

Le jour même, Le Figaro ne s’en laisse pas compter et décide lui aussi de frapper fort en consultant sans plus attendre son lectorat. Comme ce sondage choc le « montre » [2], une majorité de Français (lecteurs du Figaro) approuve : c’est un oui (presque) massif.

Mais après un tel travail de terrain, restait à trouver LE sondage de référence. Il sort enfin, le 12 septembre [3]. C’est le Huffington Post qui dégaine cette fois-ci. Dans son article « L’armée, une solution radicale qui fait consensus », on apprend ceci : « la proposition choc de la sénatrice socialiste Samia Ghali de faire intervenir l’armée pour mettre un terme aux violences trouve un large écho dans l’opinion. 57% des personnes interrogées par YouGov y sont favorables contre seulement 25% contre ». Puis, à propos de la situation à Sevran, le HuffPost rappelle, qu’ « à l’époque (…) un sondage Ifop révélait alors que 57 % des Français considéraient le recours à l’armée « justifié » compte tenu de « l’insécurité existant dans certains quartiers sensibles ». Soit exactement la même proportion en ce qui concerne la ville de Marseille. » Le parallèle est trop beau, irrésistible presque : deux sondages à deux ans d’écart livrant les mêmes résultats, au pourcentage près. Pouvait-on rêver plus belle preuve de scientificité ? D’autant qu’un an plus tôt, l’Express, alors seul contre tous, s’était fait l’écho d’un autre sondage aux résultats non moins concordants.

58% des Français approuvaient à l’époque, 57% aujourd’hui. Belle constance de ces « baromètres de l’opinion » qui se transforment lentement mais surement en « preuves ». Néanmoins, en analysant les autres résultats de cette même enquête et l’avalanche de chiffres qui l’accompagne, certains sont déconcertants puisque seuls 27% des Français se disent finalement « tout à fait favorables » au recours à l’armée. Soit 73% qui n’y seraient soit pas tout à fait favorables, soit pas du tout, ce qui nuance sérieusement le chiffre choisi en gros titre. D’autant que rien ne permet d’établir ce que les sondés entendent par « envoyer l’armée » : quelques militaires en uniforme ou des chars et des hélicoptères ?

Le rétablissement du service militaire est aussi évoqué : « Le sondage Harris Interactive/VSD montre que 78% des Français sont favorables à une telle mesure. Parmi les raisons évoquées, 89% des sondés estiment que le service militaire promouvoit (sic) la mixité sociale et 85% d’entre eux pensent qu’il renforce le sens du devoir et le sens civique chez les jeunes. » Le mélange des genres, des chiffres et des questions est total mais peu importe ces points de détail, il suffit de retenir que les Français approuvent l’envoi de l’armée dans les « points chauds ».

Recours à l’armée : la caisse de résonance médiatique

Dès lors, on assiste à un véritable déluge : des médias, en rangs serrés, reprennent ad nauseam le sondage HuffPost/ YouGov précité. Pour l’Express, à l’avant-garde de ce combat, c’est au citoyen d’en prendre acte et de prolonger le débat. Et de poursuivre : « Le recours à l’armée à Marseille, est-il nécessaire pour lutter contre la délinquance ? Souhaitez-vous une intervention armée ? Est-ce une mesure extrémiste ou le seul moyen d’en finir ? Partagez votre avis sur le Club Pol Story, les meilleures contributions passeront à la Une du site ! » Faire la Une de l’Express, voilà de quoi motiver les troupes ! Quant au « seul moyen d’en finir », avec qui ou avec quoi, personne ne le saura…

France 3, de son côté, arrondit les chiffres en gros titre « Six Français sur dix favorables à l’envoi de l’armée à Marseille » avant de rectifier le tir dans le corps de l’article, «  Près de six Français sur dix (57%) seraient favorables à l’envoi de l’armée à Marseille pour lutter contre la violence, selon un sondage YouGov pour le Huffington Post publié jeudi. » Arrondir à la dizaine supérieure, effet garanti…

La presse régionale la plus immédiatement concernée par ces « violences » n’est pas en reste : si elle ne se distingue ni par son originalité ni par ses investigations poussées, elle vient apporter sa modeste pierre à l’argumentaire militaire. « Violences : les Français pour l’envoi de l’armée à Marseille » dixit Midilibre. « Marseille : 57% des Français favorables à l’envoi de l’armée » selon Nice Matin. Pas mieux pour La Provence  : « Marseille : 57% des Français favorables à l’envoi de l’armée ». Et le quotidien Metro de renchérir : « Violences à Marseille : les Français favorables à une intervention de l’armée. Après les derniers événements qui ont endeuillé la cité phocéenne, 57% des Français plébiscitent l’armée pour lutter contre l’insécurité. »

Une telle circulation circulaire d’un même sondage, dont la validité et le sens ne sont même pas discutés, en dit proba-blement plus sur la paresse et le conformisme journalistiques que sur le fond d’un problème qu’aucun journal ne songe à explorer autrement que par des données chiffrées contestables, mais prêtes à l’emploi. Et si d’aventure la reprise en boucle de cet unique sondage ne suffisait pas à convaincre, nos éditocrates préférés sont là pour assurer le service après-vente.

Les éditocrates, bons petits soldats du journalisme Devant une situation si préoccupante, Ivan Rioufol, du Figaro, s’interroge gravement, dans un de ses éditos dont il a le secret : « Mais alors, pourquoi refuser d’envoyer l’armée ? » Après quelques élucubrations sur le Ministre de l’Intérieur qui « a semblé avaliser (son) analyse » en matière de lutte « contre la barbarie » (rien que ça…), il conclut, tout en nuances : « Le pouvoir redoute, on le comprend, une guerre civile. Mais c’est son spectre qui menace Marseille, si rien n’est tenté. »

Une fois de plus, pourtant, à l’image de son hebdomadaire qu’il juge politiquement « au-dessus de la mêlée », l’inénarrable Christophe Barbier est au-dessus du lot. Dans son édito vidéo du 6 septembre intitulé « Il faut l’intervention du fisc et de l’armée », il affirme, à propos du « problème marseillais » : « Il faut une guerre totale ; “guerre ”, le mot a été prononcé par Manuel Valls. Une guerre, ça commence avec l’armée. Samia Ghali, il y a pile un an quand elle a dit “envoyez-nous l’armée”, seul L’Express l’avait défendu. Oui il faut l’armée. Oh… pas pour tirer dans le tas, bien sûr, pas pour canonner, non, il faut l’armée pour être dans les rues, pour être auprès des citoyens. Il faut l’armée comme dans Vigipirate contre les terroristes, il faut l’armée pour rassurer d’un côté et témoigner, regarder, surveiller de l’autre. » Assimiler les habitants de ces quartiers à des « terroristes », désarmant, non ?

Moins réfléchi peut-être, mais plus enthousiaste, dans l’attitude et dans les mots, Eric Brunet [4] va droit au but. Et ce ne sont pas moins de 77% de ses auditeurs, semble-t-il, qui lui emboîtent le pas.

Bref, la recette est simple : prenez un fatras de chiffres plus ou moins vérifiés et vérifiables, des médias à l’unisson pour amplifier une idée discutable et quelques éditocrates patentés pour finir de convaincre les sceptiques, et le tour est joué.

Aux yeux d’une cohorte de médias, l’armée devient donc bonne à tout faire : ramener l’ordre dans les « quartiers chauds », mettre fin au trafic de drogue, sécuriser les hôpitaux, et bien plus encore. Alors qu’au départ, seules quelques voix isolées prônaient ce type de mesures « radicales », on voit la machine médiatique s’emballer et des journalistes, les uns après les autres, serrer les rangs. Quand la classe politique se divise, des médias, eux, se mettent au garde-à-vous.  Thibault Roques, le 24 septembre 2013

http://www.acrimed.org/article4142.html

24 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Les débrayages chez Peugeot (Mulhouse, Vesoul…) et leur signification (Essf)

Les débrayages chez Peugeot (Mulhouse, Vesoul...) et leur signification (Essf) dans Luttes ouvrières lion-222x300

Gros débrayage contre l’ANI, Accord national interprofessionnel, le  11 septembre 2013,  de 900 salariés de Peugeot Mulhouse.

Le plus important débrayage depuis 1989 – suivi par celui du site de Peugeot Vesoul (chef-lieu du département de la Haute-Saône, région de la Franche-Comté) – où cela n’était jamais arrivé – et d’autres de la grande majorité des usines du groupe, à des degrés divers d’importance, a rendu perceptible un triple phénomène plus ou moins occulté jusque-là.

Ce débrayage, bien qu’important par la participation, n’apparaîtra probablement pas dans les statistiques de grève car ces dernières ne mesurent que les conflits de plus d’un jour!  Et pourtant tant par l’usine où il s’est développé,  l’impulsion qu’il a provoquée dans le groupe PSA, l’attention des autres salariés et des médias et sa signification pour la période, ils est important!

Ce gros débrayage rend ainsi plus visible, à sa manière, des conflits du travail courts de ce type qui échappent à la statistique et à la visibilité par la faible taille des entreprises, mais qui sont déjà nombreux.  Ils  s’ajoutent aux conflits plus longs autour des fermetures et licenciements, qui ne sauraient qu’augmenter avec la multiplication et la dissémination des accords ANI – entre autres – à travers la France. Ce qui témoigne non pas d’une absence, mais d’un type de conflictualité différent.

Cette nouvelle conflictualité prépare peu à peu le terrain psychologique, social, politique et militant à une autre, d’un niveau qualitatif bien supérieur, qui peut éclater rapidement et de manière surprenante à partir de faits considérés comme divers à d’autres époques (arbres turcs, suicide tunisien, bébés bosniaques, foot et transports brésiliens…).

• Le caractère bref de ces conflits sur les salaires, les horaires et les conditions de travail s’explique par la pression conjuguée du chômage, des faibles salaires mais aussi par la perception diffuse qu’ont leurs auteurs de ne pas avoir à se battre simplement contre leur seul patron, mais à devoir affronter le patronat, le gouvernement et même plus généralement une « crise » capitaliste à dimension internationale.

Or, constatant qu’aucune des grandes organisations ouvrières, politiques et syndicales, ne se situe à ce niveau, ils ne peuvent que protester et pas encore s’engager dans une véritable grève, sans avoir constaté auparavant qu’ils ont le nombre et l’état-major pour cela. Mais c’est cette exploration qui est en cours actuellement. Et c’est dans ce cadre que nous devons situer notre action.

Ainsi on a pu mesurer à Peugeot Mulhouse que bien des salariés qui ont débrayé n’avaient pas une connaissance exacte des mesures avancées par le patron, mais débrayaient sur ce « bruit de fond » parce qu’ils voulaient protester contre la dégradation générale de leurs conditions de vie et travail.  Mais ils protestaient aussi contre la hausse des impôts, contre les différentes mesures récentes et plus généralement contre le gouvernement et sa politique d’austérité. Ainsi les travailleurs de Peugeot Sochaux, en particulier les jeunes, qui étaient assez nombreux à la manifestation du 10 septembre sur les retraites, scandaient-ils un slogan politique : « Hollande à la chaîne ! »

Ainsi a-t-on pu mesurer par l’importance des cortèges d’ouvriers de Peugeot le 10 septembre, à Sochaux, à Valenciennes et comme cela devait se passer à Mulhouse si le mouvement n’avait pas été déplacé au 11 septembre, que beaucoup de salariés utilisaient la journée d’action des retraites pour faire entendre leur ras-le-bol général.

On avait déjà constaté cette tendance en 2010. Elle ne peut que s’être amplifiée aujourd’hui. La mobilisation sur les retraites peut prendre ainsi un caractère tout à la fois unificateur d’un grand nombre de brefs mouvements actuels sur des sujets divers et notamment l’ANI, mais aussi celui politique de dénonciation de la politique gouvernementale. Nous devons comprendre que la situation peut alors rapidement permettre aux travailleurs les plus avancés de se situer au niveau d’une conscience nationale et internationale des conflits actuels, de leurs causes et leurs trajectoires.

• A Peugeot Vesoul, le conflit qui a été le plus important, relativement, au niveau du groupe (deux débrayages de 4 à 500 salariés pour une usine de 3000), aucun syndicat n’a appelé au mouvement. C’est un tract seul n’ayant pas d’autre objectif qu’informer, avisant les salariés du petit recul du patron après le débrayage de Mulhouse, qui a mis le feu aux poudres.

Le débrayage prévu par la CGT au 25 septembre sur le groupe a été ramené au 18 septembre sous la pression des salariés. A Peugeot-Mulhouse, alors que la CFDT et la CFTC avaient appelé au premier débrayage mais pas au second – et qu’ils s’apprêtent à signer l’accord – le slogan le plus repris lors du second débrayage, certes par un milieu restreint et proche de la CGT (120 salariés lors du second débrayage le 18 septembre), a été « les syndicats pourris, on n’en veut pas ».

Cela témoigne que même dans le désir d’unité syndicale, les ouvriers ne suivent pas tant les syndicats qu’ils les utilisent, ce qui caractérise tout particulièrement la période jusqu’au niveau politique, même si cette tendance existait déjà auparavant. Les ouvriers de Peugeot Mulhouse ont saisi l’occasion qui leur était donnée par le fait – rarissime dans cette usine – que la CFDT et la CFTC, aient appelé à débrayer, sous la pression de leurs syndiqués et de quelques ouvrières qui s’étaient mises en grève spontanément .

Ils ne se font pour autant guère d’illusions sur ces syndicats de « services ». Ainsi, ils font moins attention qu’auparavant aux revendications et aux objectifs avancés par les organisations syndicales (et politiques) dans leurs appels à la mobilisation, à propos de l’ANI comme des retraites. Ils y mettent leur propre contenu et leurs propres objectifs, ceux que leur semble nécessiter une réponse à la situation générale. Et demain, si le mouvement prend un caractère plus large, leur propre organisation, assemblée générale, coordination, etc.

Le gros débrayage de Peugeot montre une conflictualité réelle, mais invisible, un besoin non satisfait de coordination et politisation de cette conflictualité et la possibilité rapide du dépassement du cadre proposé par les dirigeants du mouvement social actuel.

Il existe un courant, un mouvement politique et social qui trace son chemin dans les esprits et se lit dans une multitude de petites luttes diverses, comme dans les phénomènes politiques généraux, certes encore souterrain, peu visible, y compris à ses propres participants, mais bien réel et destiné à s’amplifier. C’est ce mouvement que nous devons nous attacher à rendre visible et conscient pour le plus grand nombre.

CHASTAING Jacques 21 septembre 2013

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article29836

24 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Finistère, La Poste, plus de 600 contractuels aux prud’hommes (LT)

Finistère, La Poste, plus de 600 contractuels aux prud'hommes (LT) dans Justice & libertés poste-01 Faut faire des économies!

675 agents contractuels de La Poste, finistériens et morbihannais, vont aux prud’hommes pour contester la disparité de la prime mensuelle appelée « complément poste ».

Selon eux, le différentiel peut aller jusqu’à 100 euros par mois par rapport au montant de la prime touchée par les agents de l’État, à fonction égale. Le recours porte sur les cinq dernières années et la somme globale pourrait atteindre 2,5 M€. Hier, 69 agents, accompagnés de Daniel Cretier (Sud PTT 56) et Patrice Campion (Sud PTT 29), se sont rendus à l’audience du tribunal, à Vannes. Mais les salariés vont devoir attendre encore puisque La Poste a demandé un complément d’information sur les dossiers, en l’espèce, les bulletins de salaire des employés sur les cinq dernières années. Le prochain rendez-vous devant la juridiction vannetaise est fixé à septembre 2014. 24 septembre 2013

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/la-poste-plus-de-600-contractuels-aux-prud-hommes-24-09-2013-2244221.php

Commentaire: Septembre 2014! Délais raisonnables?

23 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Peugeot : avertissement général

Peugeot : avertissement général dans Luttes ouvrières lion

Avec la mise en œuvre de l’ANI – la compétitivité –, PSA organise un recul social considérable. Mais le ras-le-bol et la colère accumulés ne sont pas loin…
Déjà bloqués en 2013, les salaires le seront en 2014 et probablement 2015 et 2016. Le patron supprime la prime d’ancienneté pour ceux qui ont plus de 20 ans d’entreprise, la prime de rentrée et la subrogation des indemnités de la Sécurité sociale, qui évite les trous sur la paie en cas de maladie. Il ne paie les samedis travaillés qu’en fin d’année avec une majoration de 25 % au lieu de 45 %, et seulement ceux non compensés par des jours non travaillés. Il réduit la majoration de nuit. Le chômage partiel n’est indemnisé qu’à 70 % au lieu de 75 %. Au total, une perte de 1 000 à 1 200 euros par an.
En cas de réorganisation ou de manque de travail, Mulhouse-Sochaux-Vesoul, comme d’autres zones, est considéré comme un seul établissement. Les mutations régionales sont donc la règle, comme les prêts de personnel sur toute la France. La direction annonce tous les samedis travaillés sur une des deux chaînes de Mulhouse… et des périodes de chômage sur l’autre. Et il reste encore à « discuter » la flexibilité, « l’overtime » qui permet de prolonger les horaires de 1/2h ou de 1h en fin de poste, prévenus le jour même ou la veille, la perte de jours de RTT, etc.
Premiers reculs La CFDT et la CFTC veulent signer l’accord… Mais la direction ne donne rien leur permettant de le justifier. Le mécon- tentement des salariés et de leurs syndiqués a amené ces syndicats, ce qui est exceptionnel, à appeler à débrayer une heure à Mulhouse le mercredi 11 septembre. La CGT, qui lutte depuis des mois sur le sujet, a rejoint cet appel après avoir déjà appelé à utiliser la journée du 10 sur les retraites pour dénoncer l’accord : 900 travailleurs – le plus gros débrayage depuis la grève de 1989 – s’en sont saisis pour refuser l’accord.
Mais bien des grévistes ont exprimé leur colère sans avoir étudié plus que cela les mesures de PSA, manifestant ainsi leur ras-le-bol de la hausse des impôts, des prix et de la politique de Hollande. Cet état d’esprit a été entendu dans le groupe puisque le débrayage à Mulhouse a été suivi à Sochaux où le directeur avait déjà été été hué par des milliers de salariés, qu’un appel est lancé à Tremery, et que sous cette pression, la journée d’action CGT sur le groupe PSA du 25 septembre est avancée au 18.
Surprise et inquiète, la direction a aussitôt annoncé quelques reculs. Ainsi, le patron maintient la prime de rentrée, renonce à la baisse de celle de nuit et revient partiellement sur l’ancienneté. Insuffisant, puisque, à cette annonce, l’emboutissage de nuit à Mulhouse a à nouveau débrayé, et que l’usine de Vesoul est bloquée, ce qui n’est jamais arrivé. Pour les salariés, très contents des débrayages, c’est loin de faire le compte.

Surtout du fait que c’est de tout qu’ils en ont marre : horaires, salaires, travail, retraites, austérité, gouvernement… Des débrayages qui ont donc changé l’ambiance et annoncent peut-être pour demain, dans ce contexte de multiplication des plans de compétitivité, un changement plus général et une suite bien plus large.

Correspondant Peugeot-Mulhouse Vendredi 20 septembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 209 (19/09/2013)

23 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Mouvement des pères : recul pour les femmes

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Dimanche 15 septembre à Paris a eu lieu la première « Marche des pères pour la coparentalité » à l’initiative d’un collectif d’associations plus au moins proches des réseaux masculinistes.
Enfin une mobilisation d’hommes pour l’égalité parentale, revendiquant une redéfinition des tâches et des temps de chacunE, une meilleure prise en compte de la parentalité au travail et dans la vie ? En réalité, cette manifestation ressemble plus à une copie de la « Manif pour tous » qu’à une joyeuse kermesse proféministe : des pères perchés sur les grues, des ­antiféministes notoires et autres réactionnaires de tous bords…
Revanche masculine Leur plateforme revendicative propose notamment l’application systématique de la résidence alternée en cas de séparation, y compris s’il y a désaccord entre les parents, c’est-à-dire un contrôle accru sur les femmes, une difficulté supplémentaire pour déménager, refaire leur vie, ou s’éloigner d’un ex-conjoint violent par exemple. De fait, dans l’immense majorité des cas, lors des séparation, la résidence est effectivement accordée à la mère, suite un accord entre les deux parents et très rarement réclamée par les pères. De plus, ils revendiquent le placement systématique en institution de l’enfant en cas d’accusation d’inceste, pour l’éloigner d’une mère jugée trop « mani- pulatrice ». L’application d’une telle mesure rendrait dans les faits plus difficile de porter une affaire en justice.

Ces revendications reflètent leur vision d’un monde où selon eux les femmes auraient gagné tous les pouvoirs, et contrôleraient l’institution judiciaire pour leur nuire. Au fond, cette marche des pères prône assez peu l’égalité, mais plutôt une volonté de revanche sur les droits acquis par les femmes, pour leur indépendance et leur autonomie, et un retour au modèle du chef de famille.  Loin, bien loin, de l’égalité réelle que nous souhaiterions pour nos vies.

Hélène Pierre Lundi 23 septembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 209 (19/09/2013)

23 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Glasgow pour l’indépendance de l’Ecosse

Glasgow pour l'indépendance de l'Ecosse dans Europe scot

20 000 personnes ont marché samedi 21 pour l’indépendance de l’Ecosse.
Au premier plan, nos camarades du Scottish Socialist Party (SSP).

 

23 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Rennes : les pompiers professionnels en grève illimitée (FR3)

Rennes : les pompiers professionnels en grève illimitée (FR3) dans Luttes sociales en Bretagne pompier-300x205

Ils s’étaient déjà mis en grève lundi dernier, et avaient décidé la grève illimitée à partir de ce lundi.

Les pompiers du SDIS 35 (service départemental d’incendie et de secours) dénoncent en particulier  le recours abusif aux pompiers volontaires. C’est une campagne d’affichage pour le recrutement de pompiers volontaires qui a mis le feu aux poudres. Les sapeurs-pompiers professionnels d’Ille et Vilaine ont décidé lundi dernier de durcir leur mouvement, face disent-ils,  « à l’indifférence de nos élus ». Ils ont donc voté la grève illimitée à partir de ce lundi. Leurs revendications restent identiques : ils demandent la fusion de certains centres de secours périphériques, qui coûteraient très chers, l’intégration de pompiers professionnels dans tous les centres à forte sollicitation ainsi que l’arrêt de l’emploi abusif des pompiers volontaires. Par Krystell Veillard  Publié le 23/09/2013 | 09:34, mis à jour le 23/09/2013 | 11:19

http://bretagne.france3.fr/2013/09/23/rennes-les-pompiers-professionnels-en-greve-illimitee-323577.html

23 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Allemagne, c’est la « gauche » qui a gagné!

Allemagne, c'est la

CDU/CSU
41.5                  SPD 25.7%      Gr. 8.4%           FDP 4.8%       Linke 8.6%

rien dans Europe

… mais la droite pourrait bien gouverner seule.

Les sociaux-démocrates, les Grünen et le parti de gauche Die Linke totalisent plus de voix que l’Alliance chrétienne-démocrate d’Angela Merkel (42,6% contre 41,7%). Mais on continue de nous casser les oreilles avec le « triomphe » de la droite!

Le SPD de Peer Steinbrück (25,6% selon les dernières estimations) et les Verts, dotés pour l’heure de 8,4%, écartent toute coopération gouvernementale avec Die Linke (avec 8,6%, la troisième force politique du pays), considérée comme trop « radicale » avec ses revendications de sortie de l’OTAN et d’un salaire minimum de dix euros, tous secteurs confondus. Pour la première fois depuis la création de la République fédérale (le 23 mai 1949), les « libéraux » du FDP n’atteignent pas les 5% nécessaires pour envoyer des députés dans la chambre berlinoise.

D’après René HAMM Bischoffsheim (Bas-Rhin) dimanche 22 septembre 2013 – 22h02

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article137198

 

23 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Bangladesh : émeutes des ouvriers du textile (Jdd)

Bangladesh : émeutes des ouvriers du textile (Jdd) dans International bengla

Des dizaines de milliers d’ouvriers du textile au Bangladesh ont bloqué des rues, mis le feu à des usines et se sont heurtés à la police lundi, exigeant un salaire mensuel minimum équivalent à 100 dollars.

Jusqu’à 200.000 ouvriers ont manifesté lundi pour le troisième jour consécutif, selon Abdul Baten, chef de la police du district de Gazipur, près de la capitale Dacca, où plusieurs centaines d’usines textiles sont implantées. Quelque 300 usines ont été fermées pour prévenir toute attaque d’usines de la part de manifestants, a précisé son adjoint, Mustafizur Rahman.

« La situation est très volatile. La police a tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes pour disperser les ouvriers incontrôlables », a-t-il ajouté, précisant que plusieurs dizaines d’ouvriers et quelques policiers avaient été blessés. Les manifestations contre les faibles salaires et les mauvaises conditions de travail ont secoué le secteur de l’habillement du Bangladesh depuis l’effondrement en avril du Rana Plaza, qui a tué plus de 1.100 personnes. Dans le faubourg de Savar, où l’immeuble s’est effondré, des ouvriers en colère ont mis le feu à au moins deux usines, a déclaré Reaz-Bin-Mahmood, vice-president de l’association des fabricants et exportateurs de vêtements du Bangladesh.

Le Bangladesh est le deuxième exportateur de vêtements au monde, fournissant notamment des grands noms tels que l’américain Walmart, le français Carrefour ou encore le suédois H&M. Pilier de l’économie, le secteur avec ses 4.500 usines représente 80% des exportations annuelles s’élevant à 27 milliards de dollars.   23/09/2013 – 09:27

http://www.lejdd.fr/International/Depeches/Bangladesh-emeutes-des-ouvriers-du-textile-630440

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