Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

16 mars 2014 ~ 0 Commentaire

mardi18 mars, mobilisation contre le pacte d’austérité

NPA

cfdt e

Virage, accélération, tournant ?

Le débat sur la politique de Hollande et du gouvernement Ayrault est clos : il s’agit d’une sortie de la route de gauche, une embardée sans retour dans les ornières fréquentées par la droite, les libéraux et le Medef.

La trajectoire était bien annoncée depuis le début du quinquennat avec le Pacte de compétitivité de Gallois : « Les circonstances de la Deuxième Guerre mondiale et de la Libération, avaient permis d’élaborer  en 1946 un pacte qui a permis les « Trente glorieuses ». Chacun sent aujourd’hui que ce pacte négocié il y a 60 ans est à bout de souffle, qu’il ne fonctionne plus et qu’il « fossilise » le dialogue social.

Il faut en bâtir un nouveau. Trois concertations ou négociations majeures sont menées simultanément. La concertation sur le financement de la protection sociale, la négociation sur les Institutions représentatives des personnels (IRP), celle, enfin, sur la sécurisation de l’emploi. Ces trois processus constituent un ensemble d’où peut justement émerger ce nouveau pacte. »

II s’agissait d’un cynique plagiat du credo affiché par le n°2 du Medef en 2004, Denis Kessler : « La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. (…) Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »

La seule nouveauté réside dans le fait que la mise en œuvre de ces attaques est l’œuvre d’un gouvernement de « gauche ».

Un OVNI juridique inacceptable La principale disposition du Pacte de responsabilité annoncé en janvier était la suppression complète des cotisations des entreprises à la branche famille de la Sécurité sociale, soit 30 milliards d’euros, avec l’ouverture d’une négociation sur « des contreparties claires, précises, mesurables, vérifiables (…) des emplois prioritairement pour les jeunes et les seniors ».

La nouvelle journée de négociation du mercredi 5 mars fut une sinistre farce. Les directions des confédérations CFDT, CFTC, CGC ont signé avec le Medef un « relevé de conclusions » qui prévoit « d’ouvrir des discussions en vue d’aboutir à un relevé de conclusions signé, ou des négociations en vue d’aboutir à un accord, précisant des objectifs quantitatifs et qualitatifs en termes d’emploi »…

Gattaz avait bien prévenu, il n’y a pas de contreparties ! Les modalités seront présentées fin mars et le débat au Parlement aura lieu fin juin. Le Crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), pre- mier cadeau de 20 milliards d’euros aux entreprises, serait maintenu. La baisse de 50 milliards en trois ans de la dépense publique est aussi maintenue. Les exonérations de la part patronale des cotisations sociales, pour un montant de 10 milliards d’euros, s’ajouteraient au CICE et concer- neraient la quasi-totalité des cotisations de Sécurité sociale : étendues dès 2015 aux salaires entre 1,75 Smic (2 530 euros) et 2,1 Smic (3 030 euros), les employeurs n’auraient plus à verser la part patronale pour l’énorme majorité des salariéEs, jusqu’à 90 % d’entre eux, entraînant à terme un assèchement total des cotisations sociales.

Se mobiliser pour gagner Si l’ampleur des attaques fixe le niveau de la riposte à construire, il faut aussi tirer les leçons des mobilisations sur les retraites, où les journées d’action successives et éclatées dans le temps n’ont pas été efficaces, et la bataille perdue. Le fait que les attaques soient portées par un gouvernement dit de gauche, avec le soutien d’une partie des directions syndicales, constitue une difficulté supplémentaire.

Cette mobilisation devra s’appuyer sur l’ensemble du mouvement social, syndical, associatif, politique, sur celles et ceux qui refusent toute la logique du Pacte de responsabilité et sont décidéEs à s’engager dans cet affrontement avec le patronat et un gouvernement. Seul le blocage de l’activité économique pourra faire reculer le pouvoir et les possédants, et nous devons nous fixer comme objectif la grève générale.

À l’appel de CGT, FO, FSU et Solidaires, la mobilisation du 18 mars constitue une première étape importante, même si l’appel maintient des ambiguïtés en n’appelant pas clairement au retrait du Pacte et au refus de toute négociation.

La construction de la journée de « révolte du gauche » du 12 avril doit s’ancrer dans cette journée, et être la prochaine étape d’une confrontation avec ce gouvernement qui n’obéit qu’à la droite et au Medef tout en renforçant l’extrême droite. Il faut tout mettre en œuvre pour que, le 18 mars, les débrayages, les grèves, soient nombreux, les cortèges massifs et combatifs, pour que cette journée soit le point de départ d’un élargissement de la mobilisation.

Hebdo L’Anticapitaliste – 233 (13/03/2014) Robert Pelletier

16 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Bruxelles, manif contre les violences policières (lcr.be)

attention-surveillez-les-policiers-620x958

Près de 700 manifestants, principalement des jeunes, sont descendus dans les rues de Bruxelles ce samedi 15 mars 2014 pour protester contre les violences policières.

Ils répondaient ainsi à l’appel du collectif d’associations lancé à l’initiative de la JOC.

L’impunité des policiers qui frappent, harcèlent, insultent est quasi totale.

Le Comité P classe plus de 80% des plaintes sans suites, ce qui n’est pas surprenant lorsqu’on sait que les enquêtes sont faites par des policiers détachés. Quand un policier se retrouve malgré tout devant la Justice, il est puni moins sévèrement qu’un citoyen. La population ne se fait donc plus d’illusions et ne porte même plus plainte.

Les policiers eux voient qu’ils sont couverts et continuent leurs abus… En période crise, lorsque les budgets sociaux sont rognés, lorsque la recherche d’un emploi est de plus en plus pro- blématique et les exclusions du chômage pleuvent, lorsque le nombre de personnes sans ressources croît et que les maisons d’accueil pour les sans abri sont pleines, le pouvoir sort ses matraques.

Pas plus tard que la veille de la manif, deux agents de la police des chemins de fer de Bruxelles-Midi ont été arrêtés pour avoir humilié et volé un sans-abri, l’obligeant à se dénuder avant de lui voler son GSM. Les deux malfaiteurs se trouvent provisoirement à la prison de Forest avant de passer lundi an chambre du conseil qui décidera de leur éventuel maintien en détention. 16/3/ 2014

http://www.lcr-lagauche.org/manif-contre-les-violences-policieres/

16 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Qui a inventé la « tradition judéo-chrétienne » et pourquoi? (lcr.be)

crever

La tradition judéo-chrétienne!

Voilà une expression qu’on emploie à tort et à travers. Elle n’est pas innocente. La plupart du temps elle circonscrit la culture occidentale et ses « valeurs ». Elle donne l’impression de remonter dans des temps immémoriaux, celui où Moïse reçut des mains de Dieu les Dix Commandements, et puis celui, il y a 2000 ans, ou Il envoya son Fils sur terre pour racheter nos péchés.

Mais en réalité cette tradition n’est pas vieille du tout : elle est apparue il y a environ deux cents ans et elle a atteint son heure de gloire après que la culture chrétienne ait participé à la destruction physique du monde juif, donc après la 2e Guerre mondiale et le début de la guerre froide.

L’ironie de l’histoire est noire, très noire. Depuis que l’empereur Constantin déclara le christianisme religion d’État, l’Europe était considérée comme purement chrétienne. Les Juifs étaient au Moyen Age, selon l’expression de l’historien anglais Richard Southern, des « ennemis de Dieu avec un permis de séjour ».

Malheur à eux quand la validité du permis expirait. L’idée ne venait à personne que les communautés juives éparpillées avaient marqué de leur empreinte la culture européenne.

Les Lumières changèrent d’opinion à ce sujet. Leur vision « historiciste » (et sans doute leur tolérance envers les différentes obédiences religieuses) les amenait à concevoir le christianisme comme issu du judaïsme. Après l’émancipation des Juifs dans les sillages des révolutions américaine et française ils furent (en tout cas formellement) transformés de peuple en « citoyens israélites ».

Dorénavant le monde intellectuel parla d’une civilisation « judéo-chrétienne », mais sans arrière-pensée, sans l’opposer à un monde sauvage, malfaisant ou satanique. Cela viendra plus tard. L’utilisation de l’expression comme concept socio-culturel servait de distinguer la « civilisation judéo-chrétienne » d’autres civilisations, comme les civilisations gréco-romaine, chinoise, byzantine, islamique, etc. On pouvait évaluer cette civilisation positivement comme le faisaient la plupart des penseurs européens, ou bien comme une « morale d’esclave » selon l’expression de Nietzsche.

Toutes les grandes civilisations, c’est-à-dire celles qui ont marqué profondément et dura- blement la culture mondiale, ont une longue histoire derrière elles. Ainsi la civilisation chinoise, vieille de plus de 3000 ans. Ainsi la civilisation « occidentale » qui a des racines dans l’antiquité babylonienne. C’est de là que viennent entre autres le mythe du déluge et les premières idées mathématiques.

Le monde grec, suivi du monde romain et puis des invasions germaniques, sont le socle sur lequel se sont construits d’abord la féodalité et puis le capitalisme. L’Église catholique est, du point de vue de son organisation, un avatar direct du Bas Empire romain et ce n’est pas par hasard que son GCG (grand quartier général NdB) se trouve dans la ville éternelle. Il faudrait donc parler plutôt de civilisation gréco-romaine & germanique que judéo-chrétienne.

La folie meurtrière de la 2e Guerre mondiale a suscité des remords dans les rangs de ceux qui considéraient le judaïsme comme une fausse religion, plus spécialement dans l’Église luthérienne d’Allemagne dont certains bureaucrates avaient « germanisé » Jésus de Nazareth et participé plus ou moins à la destruction des Juifs, mais également dans l’Église catholique dont on connaît sa pusillanimité, pour ne pas employer un terme plus fort, envers l’antisémitisme théorique et pratique.

Tout bon chrétien a des remords et doit se racheter. La manière la plus facile c’est de proclamer qu’on appartient tous à la même branche humaine, concrètement à la branche judéo-chrétienne.

Le terme était aussi pratique dans la guerre froide. Socialisme, communisme, marxisme, anarchisme n’étaient pas sortis du ventre judéo-chrétien. Ils n’appartiennent pas à notre culture. Ils ont le Mal comme origine.

Et puis arriva l’islamisme d’un Bin Laden et consorts. Depuis lors le terme « judéo-chrétien » est devenu le concept-clé dans la lutte islamophobe. Ne vous étonnez donc pas si l’extrême-droite, malgré ses traditions antisémites et national-souverainistes se pose aujourd’hui comme défenseur de la « civilisation judéo-chrétienne ». 13 mars 2014

(La semaine prochaine : Du multiculturalisme équivoque)
publié également sur le blog du NPA du Tarn

http://www.lcr-lagauche.org/qui-a-invente-la-tradition-judeo-chretienne-et-pourquoi/

Commentaire: Et les origines celtes là-dedans? C’est pas sérieux voyons!  La fête des  étrennes (« au gui l’an neuf »/ « aguinaldo » ) qui est arrivée jusqu’en Amérique du sud et Philippines, et le carnaval, bien qui a du succès au Brésil font partie du calendrier celtique. (Qui remonte peut-être au néolitique).

16 mars 2014 ~ 0 Commentaire

50.000 à moscou contre la guerre! (inprecor)

stop5

Aujourd’hui, environ 50.000 personnes ont participé à la « Marche pour la paix » dans le centre de Moscou.

Tout indique une nette opposition à la politique de Poutine en Ukraine de la part des secteurs politiquement actifs de la société russe.

C’était la plus grande mobilisation depuis longtemps, la plus grande depuis un an.

La manifestation a été organisée par l’opposition libérale, en particulier le Parti du progrès d’Alexeï Navalny. Beaucoup de jeunes et moins jeunes avec des drapeaux ukrainiens et russes et des pancartes pour la paix ont défilé sur les boulevards de Moscou pendant au moins trois heures. A la fin, une oratrice du Maïdan ukrainien, Nadya Tolokonnikova (de Pussy Riot), venue spécialement à Moscou, a pris la parole ainsi que des musiciens et des journalistes de premier plan.

Il y avait un secteur visible d’extrême gauche dans la manifestation, composé par le Mouvement socialiste de Russie (RSD), la section russe du Comité pour une Internationale ouvrière (CIO/CWI), les anarchistes, le contingent LGBT et quelques autres.

En même temps, il y avait deux autres manifestations « pour une Crimée russe », organisées par des groupes fondamentalistes d’extrême droite et orthodoxes. Ces deux mani- festations n’ont rassemblé pas plus de 5.000 personnes.

Il y avait aussi des actions antiguerre à Saint Petersbourg, Ekaterinbourg (avec le maire de la ville, qui a soutenu la manifestation et a pris la parole), Nizny Novgorod et dans d’autres villes.

Tout indique une nette opposition à la politique de Poutine en Ukraine de la part des secteurs politiquement actifs de la société russe. ■

Correspondance Russie. Samedi 15/03/2014

http://orta.dynalias.org/inprecor/article-inprecor?id=1599

16 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Les salarié-e-s de PSA insulté-e-s par la direction! (ccr)

mendiants_ea_la_porte_dune_mai22006

Une insulte.

Ce n’est ni plus ni moins ce que l’on a ressenti, avec les collègues, à la suite de l’annonce du versement de la prime d’intéressement et de participation, sans oublier l’augmentation générale : O € d’augmentation, mais également O€ de prime d’intéressement pour quelque 20 € de prime de participation !

Dans les ateliers, cela fait des mois que nous effectuons des dizaines d’H+ en fin d’équipe d’après-midi, que nous avons subi l’amputation de nos samedis en équipe du matin, sans compter nos congés payés réduits de quatre à trois semaines en août prochain. Alors bien entendu, à PSA Mulhouse, nous avons eu droit aux éloges d’un encravaté de la direction du montage qui a rendu hommage aux « efforts rendus ». Il y a fort à parier que comme son homologue Luciano Biondo, l’ancien directeur du site de Mulhouse, il s’envolera bientôt vers d’autres cieux concurrentiels bien mieux rémunérés.

Cela dit, tous ces efforts fournis par les salariés afin de satisfaire l’appétit productif et sans limite de cette direction non avare de félicitations hypocrites valent 20 € à leurs yeux ! Mais pour qui nous prennent-ils ? Lors de la pause casse-croute, alors que l’on aurait pu croire que nombre de collègues n’allaient rien dire, les réactions n’ont pas manqué de fuser. D’abord le dégoût, et puis la révolte.

L’obole versée aux salariés n’est ni plus ni moins qu’une déclaration de guerre qu’ils vont finir par avoir car cette annonce ignoble a été ressentie non pas comme lamentable mais comme une véritable insulte lancée par un capitalisme répugnant et sans scrupule au monde ouvrier.

Si la direction voulait déclencher un mouvement de grève, elle ne s’y prendrait pas autrement. La seule explication plausible, face à une telle provocation, dégradante et sans vergogne, c’est que la direction doit être persuadée d’avoir réussi, ceci avec l’aide des ses «partenaires sociaux» signant à tout va les accords proposés de peur de perdre leurs petits privilèges acquis, d’avoir asservi la combattivité des travailleurs.

Mais elle se trompe lourdement, car cette ultime provocation a déclenché non seulement un profond sentiment de dégoût, mais aussi de rage car certains vont rendre leurs cartes de syndiqués aux signataires de l’accord soi-disant social. Et nombreux sont ceux qui ont dit aux militants présents qu’ils ne resteraient pas stoïques lors du prochain appel à la grève.

En attendant, nous avons été quelques uns à prévenir que dorénavant, dès que le chef d’équipe viendrait demander s’il y a des volontaires pour effecteur des H+ en fin d’équipe d’après-midi, la réponse serait analogue au montant de l’intéressement cité plus haut. Rien du tout !

Yann Hamard, PSA Mulhouse

http://www.ccr4.org/Les-salarie-e-s-de-PSA-insulte-e-s-par-la-direction

16 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Rennes: des handicapés bloquent un car (fr3)

hollande handicap

Une dizaine de personnes handicapées a bloqué cet après midi à Rennes un car à destination de Dinard.

Une opération coup de poing afin de protester contre les nouveaux délais annoncés par le gouvernement pour rendre les transports et les lieux publics accessibles à tous.

C’est au départ de la gare routière de Rennes qu’une dizaine de personnes handicapées a effectué une opération de blocage. Tous en fauteuil roulant, ils ont empêché le départ d’un car à destination de Dinard pendant près d’une heure. Ils réclamaient de pouvoir « aller à la mer ». Ils mani- festent contre le report de la loi sur l’accessibilité de 2015 à 2022.  Les manifestants se sont rassem- blés à la gare routière derrière un car du réseau de transports d’Ille-et-Vilaine, inaccessible aux personnes en fauteuil, l’empêchant ainsi  de démarrer. Ces personnes à mobilité réduite estiment que le report est inacceptable et qu’il donne raison à tous ceux qui ont décidé de ne pas respecter la loi.

Un report d’application de 3 à 9 ans La loi sur le handicap de 2005 prévoit de rendre accessible d’ici 2015 les bâtiments recevant du public et les transports. Le gouvernement a reconnu à l’automne dernier que ce but ne serait pas atteint en 2015 et annoncé fin février de nouveaux délais, allant de trois à neuf ans. A une semaine du premier tour des élections municipales, cette opération voulait sensibiliser les candidats à s’opposer à une telle mesure. D’autres actions similaires devraient se tenir dans les prochains jours.
Par Thierry Peigné Publié le 15/03/2014 | 18:51, mis à jour le 15/03/2014 | 18:51

16 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Japon: 5.000 personnes manifestent à tokyo contre le nucléaire (20 mn)

FalloutFukushima

Les manifestant appellent le gouvernement à ne pas réactiver ses centrales…

« Sayonara genpatsu », « adieu le nucléaire ». Plus de 5.000 personnes ont manifesté samedi dans le centre de Tokyo pour protester contre la volonté du gouvernement de relancer ses centrales nuc- léaires. Jeudi, l’Autorité japonaise de régulation du nucléaire (ARN) avait annoncé qu’elle allait traiter en priorité le dossier concernant la validation de sûreté des réacteurs Sendai 1 et 2 de l’île de Kyushu, au sud-ouest du Japon, qui pourraient ainsi être les premiers à redémarrer.

Sur les 54 réacteurs dont dispose le Japon (en comptant les six de Fukushima Daiichi), 17 sont ac- tuellement en attente d’inspection dans 10 centrales afin de déterminer s’ils remplissent les critères de sécurité mis en place après la catastrophe de Fukushima en 2011. Le pays fonctionne sans énergie nucléaire depuis l’arrêt du dernier réacteur encore en fonctionnement, en septembre dernier.

1.650 morts depuis le 11 mars Au final, la décision de relancer ou non les réacteurs Sendai 1 et 2 reviendra conjointement au gouvernement et aux instances politiques locales. Mais la certification de sûreté de l’ARN constitue un préalable indispensable. Elle doit notamment procéder à des examens très pointus pour certifier leur conformité à de nouvelles normes plus sévères face aux risques d’accident grave, de catastrophe naturelle et d’acte terroriste.

La semaine dernière, des dizaines de milliers de manifestants avait défilé au même endroit pour exprimer leur crainte d’une trop grande dépendance supposée au nucléaire du Japon, alors que le Japon commémorait les trois ans du tremblement de terre de magnitude 9 et du tsunami qui a dévasté les côtes du Nord-Est du pays. La catastrophe avait fait 15.884 morts et 2.633 disparus. Auxquels se sont ajoutées au moins 1.650 personnes décédées depuis trois ans dans la préfecture de Fukushima, victimes de stress et de complications de santé liées à la catastrophe.

Créé le 16/03/2014 à 03h29 — Mis à jour le 16/03/2014 à 03h34

http://www.20minutes.fr/monde/1324270-5-000-personnes-manifestent-a-tokyo-contre-le-nucleaire

16 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Daniel bensaïd et le 22 mars (jcr)

Daniel bensaïd et le 22 mars (jcr) dans Histoire mai68+cropped-mai68-etudiants-ouvriers

Retour sur la radicalisation de 1968

JCR-Red  : On compare les mouvements actuels à Mai 68. Peux-tu approfondir cette comparaison ?

Daniel Bensaïd : Il existe évidemment de fortes ressemblances et similitudes. Une mobilisation massive de la jeunesse, plus qu’en Mai 68 d’ailleurs, avec un dynamisme, une inventivité, un humour même qui existaient déjà à l’époque. La volonté de contrôler les objectifs du mouvement, la démocratie sont des soucis très présents, là encore plus qu’en 1968. Cela étant, il y a aussi une différence de contexte.

Mai 68, c’est l’aboutissement de 25 ans de croissance économique, de conquêtes de droits sociaux, de réformes politiques notamment universitaires, mais sur fond de plein-emploi.

Le mouvement de 68 est la jonction de deux dynamiques : contestation culturelle et justice sociale. Mais ces deux logiques ont été séparées à la fin des années soixante-dix. On différencie désormais réformes sociales (droit du travail, protection sociale, etc.) et « sociétales » (questions de « mœurs », droits des femmes, des homosexuel(le)s…). Les mouvements actuels apparaîssent donc après 20 ans de reculs, de défaites accumulés, de libéralisme, de destruction méthodique du code du travail, de la protection sociale, de multiplication des contrats précaires, sans garanties, dont le CNE et le CPE.

Nous avons donc à faire à une situation nouvelle dont les racines sociales sont directement liées avec le monde salarié. Il n’y a pas un soutien extérieur d’un secteur à l’autre, mais bien une cause commune dans un contexte où il est difficile de gagner. Si nous gagnons aujourd’hui, ce sera un premier coup d’arrêt et cela ouvrira la possibilité d’une crise politique contre le gouvernement.

JCR-Red  : Qu’était exactement le mouvement du 22 mars auquel tu as participé et qui est le début de Mai 68 ?

D.B. : Ce mouvement est né d’une accumulation d’expériences tout au long de l’année 1967-1968 : grève étudiante en 1967, lutte pour la mixité des dortoirs, mobilisations sur le campus de Nanterre, fort soutien aux grèves ouvrières dans les usines nouvelles en province, guerre du Vietnam, fort esprit anticolonialiste dans l’après-guerre d’Algérie, solidarité avec les luttes anti-bureaucratiques notamment en Pologne…

Le mouvement du 22 mars est un peu la synthèse de toutes ces petites expériences militantes, lors de l’arrestation d’un étudiant de Nanterre dans une manif contre la guerre du Vietnam. Il ne s’agissait pas d’un mouvement corporatiste étudiant, mais d’un mouvement social et politique. Cette expérience fut brève, car quelques semaines plus tard commençait Mai 68.

JCR-Red  : Le mouvement étudiant posait la question du monde du travail. Mais comment la jonction avec les travailleurs s’est-elle faite ?

D.B. : La jonction a été beaucoup plus difficile qu’aujourd’hui. Nous avions une vision très héroïque, lyrique du monde ouvrier. Nous étions entrés en politique derrière les images de 1936, de la Résistance, etc. Nous étions aussi conscients du fait qu’un mouvement étudiant ne ferait que peu de chose sans liens avec les ouvriers.

Quand la Sorbonne a fermé, le 3 mai, il y avait des discussions sur le fait de continuer ou non la grève, notamment à cause des examens qui approchaient. Mais lorsque la grève a éclaté au chantier naval de Nantes, nous sommes partis en cortège de la Sorbonne vers l’usine Renault de Boulogne-Billancourt. C’était l’emblème du monde ouvrier, avec 30 000 travailleurs. Mais nous n’avons pas été accueillis à bras ouverts. La CGT veillait à éviter les contacts directs entre ouvriers et étudiants. La méfiance était entretenue par les directions syndicales. La jonction n’a pu se faire que petit à petit.

JCR-Red  : On parle beaucoup de l’esprit de 68, qui aurait libéré les mœurs. Pour toi, quelles sont les conquêtes de Mai 68 ?

D.B. : Les conquêtes à proprement parler sont très modestes par rapport à la force du mouvement. La grève de 1936 a permis d’obtenir les congés payés, à la Libération est née la Sécurité sociale. La grève de 1968 s’est conclue par un relèvement des salaires et plus de garanties pour les délégués syndicaux (reconnaissance, sécurité). Cela n’est pas négligeable, mais c’est en deçà de ce qu’on pouvait attendre.

Fin mai, la question du pouvoir se posait. Mais le Parti socialiste et le PCF freinaient. Lorsque Séguy (secrétaire général de la CGT à l’époque, NDLR) a exposé les résultats des négociations, elles ont été rejetées par les ouvriers, mais le compromis a fini par être accepté. On met alors sur le compte de Mai 68 beaucoup de réformes « sociétales », comme les acquis du mouvement féministe. En fait, ce sont plutôt des conséquences de l’onde de choc de 1968. La série de modernisations a quelque chose à voir, mais elle a aussi existé dans d’autres pays européens. Mai 68 n’a été qu’un accélérateur.

JCR-Red  : On parle de ta génération comme de celle qui a été la plus militante. Aujourd’hui, on constate l’essor d’une nouvelle génération militante. Sont-elles comparables ?

D.B. : Il y a une illusion rétrospective à propos de notre génération qui aurait été très politisée. Il s’agissait d’une minorité active. L’UEC (Union des étudiants communistes, NDLR) n’a jamais dépassé les 3 000 adhérents. Lorsque les barricades se sont formées à la Sorbonne, il y avait  8 000 à 10 000 personnes au maximum.

La comparaison avec la génération actuelle est difficile. À chaque mouvement de jeunesse, on croit qu’une nouvelle génération politique naît. Le mouvement actuel part d’un sujet précis mais avec une critique plus globale, antilibérale, issue de l’altermondialisme. Il faut ajouter un état de guerre permanent depuis le 11-Septembre.

L’une des différences se pose sur la question du rapport à la violence. Celle-ci n’était pas problématique en 1968. On avait alors l’image de Che Guevara, des guérillas, des luttes de l’Algérie ou du Vietnam, d’une violence directement libératrice. Il n’y a pas de réponse doctrinaire à cette question. Mais nous sommes dans un monde de plus en plus violent. On ne peut pas avoir de discussion sur la violence en soi, sans la mettre en relation avec un objectif précis, dans un contexte précis. Mais le risque de voir émerger une violence autodestructrice dans le mouvement fait que le débat mérite d’être posé.

JCR-Red, 29 mars 2006, propos recueillis par J.B., Nanterre.

http://danielbensaid.org/Retour-sur-la-radicalisation-de-1968

16 mars 2014 ~ 0 Commentaire

22 mars 1968 (rouge)

22 mars

Prélude du mouvement étudiant de Mai 

Le 22 mars 1968, 150 étudiants occupent, jusque tard dans la nuit, le bâtiment administratif de Nanterre. Le Mouvement du 22 Mars est né.

Pour faire face à l’augmentation des effectifs étudiants – qui passent de 215 000 en 1960-1961 à 500 000 en mai 1968, soit une croissance annuelle de 40 000 étudiants –, la cons- truction d’annexes des facultés parisiennes est décidée. Afin de désengorger la Sorbonne, Nanterre est choisie, l’armée ayant cédé 35 hectares de terrain à l’Éducation nationale, à côté du bidonville. En 1964, les premiers bâtiments sont ouverts aux étudiants. Ils sont 1 200 en septembre, 2000 en fin d’année universitaire. À la rentrée 1967-1968, on compte 10 000 étudiants.

Cette faculté est représentative des contradictions des universités : problèmes matériels – locaux trop exigus pour des étudiants plus nombreux –, déséquilibres sociaux – le nombre d’enfants d’ouvriers à l’université, bien qu’augmentant, reste faible (10 %) –, inquiétude sur l’avenir – on commence à reparler du chômage, et notamment du chômage des jeunes. La réforme Fouchet, du nom du ministre qui l’élabore et qui passe de l’Éducation à l’Intérieur, devant entrer en vigueur à la rentrée 1968, le désordre et l’incertitude règnent quant à la transition entre ancien et nouveau système (problème des « équivalences »). Et l’on sait qu’au Conseil des ministres, avec l’appui du général-président De Gaulle, la sélection à l’entrée des universités est mise à l’ordre du jour.

Ce terreau fertile nourrit une remontée générale des luttes étudiantes, tranchant avec une certaine apathie. Le 6 novembre 1967, jour de la « rentrée solennelle » de l’université à la Sorbonne, un imposant défilé étudiant s’organise boulevard Saint-Michel et s’affronte – déjà – aux policiers. À Caen, en janvier 1968, de nombreux étudiants participent avec les ouvriers – notamment les jeunes – de la Saviem aux manifestations et aux affrontements avec les CRS et les gardes mobiles.

Si l’Union nationale des étudiants de France (Unef) conserve un rôle fédérateur, elle est considérablement affaiblie : réunissant un étudiant sur deux au plus fort de la guerre d’Algérie, elle n’en rassemble plus, au mieux, qu’un sur dix en cette année 1968. Elle n’est plus le porte-parole officiel unique du monde étudiant, depuis que le gouvernement a favorisé, à sa droite, la scission de la Fédération nationale des étudiants de France (Fnef), en 1961, et qu’elle est elle-même divisée, voire parfois paralysée en interne. Les groupes politiques, qu’ils soient issus de la crise de l’Union des étudiants communistes (UEC) – Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR, ancêtre de la LCR), Union des jeunesses communistes marxistes-léninistes (UJCML, maoïste) – ou non – Étudiants socialistes unifiés (ESU), libertaires, Fédération des étudiants révolutionnaires (FER) – se développent, et ils attirent autant, sinon plus, que le syndicat étudiant, même si leurs militants en sont membres.

Occupations Néanmoins, Nanterre offre des spécificités qui préfigurent un autre visage du mou- vement étudiant. Véritable ghetto, coincé entre bidonville, terrain vague, chantiers et ligne de chemin de fer, la faculté n’est pas (comme à la Sorbonne ou au Panthéon) dans la ville. Ni cafés, ni cinémas aux alentours. Les seuls lieux de sociabilité, de regroupement, de résistance (voire de survie) sont la cafétéria et le local de l’Unef. Alors qu’ailleurs, l’Unef est en crise, à Nanterre, il y a 600 adhérents sur 2 000 étudiants en 1965, 1 200 adhérents à la rentrée 1966… mais plus que 600 sur 10 000 en 1968.

Nanterre est une fac jeune… Jeunes enseignants, assistants, exclus (comme les étudiants) des assemblées de faculté où ne siègent que les professeurs et les mandarins… Militants éloignés des débats parisiens, ils tissent – malgré les désaccords et les concurrences – les mailles d’un véritable « esprit nanterrois ». Au printemps 1968, environ 250 à 300 militants actifs – membres ou non de l’Unef ou des groupes politiques – se retrouvent dans les actions.

Si l’UEC, Voix ouvrière (VO, ancêtre de Lutte ouvrière), les ESU, le Parti communiste marxiste-léniniste de France (PCMLF, maoïste) et les « pro-situs » (du courant dit « situationniste ») comptent chacun quelques militants, l’UJCML, le Comité de liaison des étudiants révolutionnaires (Cler, trotskyste, courant Lambert), la JCR, qui « tient » la présidence de l’Association générale des étudiants de Nanterre-Unef (Agen-Unef) et l’Association des résidents de la cité universitaire de Nanterre (Arcun), et les libertaires de la Liaison des étudiants anarchistes (LEA) peuvent respec- tivement compter sur 30 à 40 personnes.

JCR et étudiants anarchistes se trouvent engagés, ensemble, dans l’inédit Mouvement du 22 Mars. Nanterre est également une faculté sans doute plus populaire, bien que située dans l’Ouest parisien. La cité universitaire, au cœur du campus, compte 1 500 locataires, étudiants provinciaux, étrangers, plus pauvres, boursiers souvent, qui ne peuvent se loger à Paris. L’Arcun a 800 adhérents.

C’est là qu’en mars 1967, et de nouveau en février 1968, des mouvements vont bien au-delà de la dimension strictement matérielle, puisque les règlements intérieurs – qui interdisent que les garçons se rendent dans les bâtiments des filles – sont contestés : ce seront des occupations des bâtiments des étudiantes. La sexualité : voilà un thème que les militants n’abordaient pas, ou alors uniquement en privé, contrairement aux nouvelles générations.

De la fac à la rue En novembre 1967, contre le plan Fouchet et, plus concrètement, pour des équivalences entre l’ancienne et la nouvelle licence, contre la réduction du nombre de travaux pratiques, pour la représentation étudiante au sein des assemblées de faculté, une semaine de grève extrêmement massive – 20 % d’étudiants en cours et une assemblée générale de 2 500 personnes – apparaît comme le prélude à des formes d’organisation et de démocratie directe tranchant avec les pratiques antérieures traditionnelles (les étudiants font grève, le syndicat décide). Ainsi, sont élus des délégués d’amphis, de travaux dirigés et le comité de grève rassemble pour moitié des syndiqués, pour moitié des non-syndiqués.

Xavier Langlade, militant JCR de Nanterre, est arrêté après une action du Comité Viêtnam national (CVN) contre une agence American Express place de l’Opéra. L’occupation du 22 mars fait suite à la protestation contre cette arrestation. L’administration répond par la fermeture de la faculté, ce qui n’empêche pas la tenue d’une « journée pelouses », le 29 mars, avec des « com- missions » qui se tiennent à l’extérieur des bâtiments. À la réouverture de la faculté, la tenue d’une grande assemblée générale prouve que les militants ne sont pas une « minorité » isolée. À Toulouse – dont l’étudiant nanterrois Daniel Bensaïd est originaire –, s’est créé le Mouvement du 25 avril et, à la Sorbonne, le Mouvement d’action universitaire, structures hybrides, à l’image du 22 Mars.

Les vacances de Pâques ne calment pas « l’agitation », ce qui provoque de nouveau la fermeture de Nanterre, fin avril, et le meeting de protestation du 3 mai 1968 à la Sorbonne, investie par les CRS qui y arrêtent les étudiants présents. Ce qui amène la riposte dans la rue… Mais, là, nous entrons dans le joli mois de mai.

Notes:

• À lire : Jean-Philippe Legois, « Les années 1968, du passé faisons table rase ? », in Legois, Morder, Monchablon (coord), Cent ans de mouvements étudiants, Syllepse, 2007, 29 euros). À consulter : www.germe.info. MORDER Robi

* Paru dans Rouge n° 2244 du 20/03/2008. (par Robi MORDER)

http://orta.dynalias.org/archivesrouge/article-rouge?id=7725

15 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Inspection du travail: Sapin perd au parlement mais passe en force

Affiche_Scapin_sans_info

La loi de réorganisation de l’inspection du travail a été rejetée par le Parlement.

Un camouflet pour Sapin, ministre du Travail, qui tente maintenant de passer en force avec un décret. Sapin assurait pourtant en interne au ministère du Travail que l’adoption de la réforme ne serait qu’une formalité.

Son échec a été une savoureuse surprise. Il n’aurait pas été possible sans la détermination des agents de l’inspection du travail. Ils ont eu raison de se mobiliser jusqu’au bout, notamment en cherchant à se lier aux unions locales ou départementales des syndicats de salariéEs, et à trouver auprès de certains parlementaires de gauche les appuis nécessaires.

La fuite en avant ! Intégrée à la loi sur la formation professionnelle et la représentativité patro- nale, la réforme a aussi fait les frais, après son rejet par le Sénat, de la volonté du gouvernement de ne surtout pas compromettre l’adoption, dans le plus large consensus, des dispositions sur la formation issues de l’Accord national interprofessionnel (ANI) du 14 décembre 2013.

En effet, pas question de stresser Pierre Gattaz, le patron des patrons, avec qui le gou- vernement cherche un accord dans le cadre du Pacte de responsabilité. Le répit a cependant été bref puisque Sapin a immédiatement annoncé que la réorganisation ferait l’objet d’un décret, et non plus d’une loi.

Un nouvelle rédaction a été transmise aux syndicats pour consultation en mars. Ce passage en force constitue une insulte aux agents mobilisés et un vrai déni de démocratie. La suspension de la réforme ne résout par ailleurs pas la question des suppressions de postes qui vont continuer.

L’inspection du travail sera donc en grève le 18 mars contre l’austérité, et pour que Sapin enterre définitivement sa réforme.

Hebdo L’Anticapitaliste – 233 (13/03/2014)

Le comité NPA Inspection du travail – Pôle emploi Île-de-France

FourberiesScapin

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin