Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

07 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

no border (actu)

No Border : brassage et métissage dans le pays de Brest

Les musiques de Bretagne tissent le fil rouge de le huitième édition du festival No Border dans le pays de Brest qui fait aussi la part belle aux musiques traditionnelles du monde.

Du Chenal à Porspoder à l’Eskal à Ouessant, en passant par le Quartz, le Vauban, les Capucins, le chapiteau du jardin Kennedy à Brest… Pas moins de dix lieux métropolitains et îliens jalonnent la huitième édition du festival No Border, le festival éclaté des musiques populaires du monde qu’organise le Quartz «entouré d’une constellation de partenariats», pour reprendre la métaphore de son directeur, Matthieu Banvillet.

Ainsi, du 8 au 16 décembre 2018, quelque 35 propositions artistiques composent le program-me de cette semaine «militante et métissée». Un melting-pot musical en provenance de Breta-gne bien sûr, mais aussi d’Auvergne, de Syrie, d’Occitanie, du Brésil, du Massif central, du Niger, de Colombie… Et sur scène, des hybridations musicales à base de folk, de flamenco, de rock, de transe, de reggae, de cumbia, d’électro…

Fest-deiz aux Capucins

Il est difficile et subjectif de retenir quelques rendez-vous dans ce brassage des musiques du monde. Citons toutefois l’atelier d’initiation aux danses bretonnes et le grand fest-deiz qui suivra aux ateliers des Capucins (samedi 15), les Filles de Illighadas sur la scène du Quartz, trois chanteuses et musiciennes du Niger (jeudi 13), les Colombiens Meridian Brothers qui transforment leurs concerts en fiestas électro-baroques complètement perchées (vendredi 14), le flamboyant Nino de Elche, un radical punk du flamenco et le quartet folk irlandais Lankum (samedi 15), les DJettes Missy Ness, la Tunisienne, et Wonderbraz, la Bretonne (samedi 15 au Vauban)…

Des after

Principale nouveauté de cette édition 2018 : un chapiteau dressé dans le jardin Kennedy accueillera (du 13 au 15 décembre) les after de No Border à partir de 21 h. Là aussi, les invitations aux voyages musicaux transporteront les festivaliers vers des ailleurs empreints de tradition et de modernité.

À noter, enfin, la tenue au Quartz de tables-rondes et de rencontres ouvertes aux festivaliers, acteurs associatifs, étudiants, professionnels de la culture et à toutes les personnes intéressées par la diversité culturelle.

Yvon Jézéquel   7 Décembre 2018

https://actu.fr/bretagne/brest

bandeau-web-quartz-2-6367d

Infos pratiques :
Du 8 au 16 décembre.
Lieux et programmation :
www.festivalnoborder.com

07 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

gilets lycéens (jdd bastamag fr3)

crs cesse

Mouvement lycéen:  y-a-t-il vraiment un lien avec les Gilets Jaunes

Lien ambigu avec les Gilets Jaunes

Toutefois, le lien entre les deux mouvements reste pour l’instant assez ambigu. Chez SGL, le soutien aux Gilets jaunes est toutefois affiché. « On veut une révolte générale », a ainsi déclaré à l’AFP Nabil Hedar, le porte-parole du syndicat appelant de ses voeux « un mouvement intergé-nérationnel, avec les Gilets jaunes ». Dans un communiqué, le syndicat dit regretter « les violen-ces dans les métropoles du pays » mais « réitère son soutien aux gilets jaunes pacifistes ». « Les lycéens doivent avoir une part de responsabilité dans cette révolte citoyenne », poursuit le texte.

Le propos est plus mesuré du côté de la FIDL

« Bien que la mobilisation des Gilets jaunes puisse porter certaines revendications pouvant concerner les lycéens et pouvant avoir un effet entraînant pour les dynamiques de mobi-lisations lycéennes, la FIDL ne se revendique pas « gilet jaune », peut-on ainsi lire dans un communiqué daté du 3 décembre.

« Comme le reste de la France, les lycéens sont inquiets pour leur avenir, ils ont le sentiment d’être incompris et expriment une exaspération globale », affirme Stéphane Crochet, du syndicat enseignant SE-Unsa. Tout en disant comprendre « l’inquiétude légitime de la jeunesse », la fédé-ration Peep de parents d’élèves a dénoncé « les amalgames » entre les revendications des Gilets jaunes et celles des lycéens.

Les revendications de ces derniers restent en effet assez centrées sur les thématiques qui leur sont propres. Plus qu’aux Gilets jaunes, le hashtag #RevanchesLycéennes fait d’ailleurs référence aux mobilisations du printemps dernier. Même constant dans un tract de l’Union nationale des lycéens (UNL), qui liste plusieurs revendications.

Des revendications propres au mouvement lycéen

Tout d’abord, l’UNL se positionne contre Parcoursup. Le syndicat estime qu’avec la loi Orien-tation et réussite des étudiants en vigueur depuis mars, « le gouvernement a fait le choix de la sélection » avec cette nouvelle plateforme.

Un argument abondement repris lors du mouvement au printemps dernier. Cette fois cepe-ndant, s’ajoute la contestation contre la réforme du bac qui doit entrer en vigueur à partir de l’année prochaine. L’UNL estime en effet que la multiplication des options « augmente les inégalités sociales ». Le syndicat lycéen critique également la réforme de la formation profes-sionnelle, s’oppose à l’instauration du service national universel qu’il juge « coûteux » et « inutile » et demande l’augmentation des bourses.

Enfin, le trac de l’UNL dénonce une hausse des frais d’inscription de 170 euros à 2.800 euros (en fait 2.770) pour les licences… en oubliant de préciser que cette hausse ne concerne en réalité que les étudiants étrangers hors Union européenne.

Début de mobilisation dans les universités

C’est seulement sur ce point en particulier que se mobilise depuis plusieurs jour l’Unef. Le syndicat étudiant appelle à la mobilisation le 13 décembre après une première journée de protestation samedi 1er décembre. En parallèle, deux sites d’universités parisiennes sont bloqués depuis mardi. Le campus Censier de l’université Sorbonne Nouvelle et le site de Tolbiac, épicentre de la contestation contre la loi ORE au printemps dernier. Ils ont été rejoints jeudi matin par une partie du campus lettres et sciences humaines et sociales à Nantes.

De son côté, l’UNL appelle à une manifestation vendredi à 11 heures depuis la place Stalingrad à Paris avant de rejoindre la place de la République.

Environ 200 lycées sont bloqués ce jeudi après l’appel à la mobilisation de deux syndicats. Plusieurs incidents ont éclaté et 146 personnes ont notamment été interpellées à Mantes-la-Jolie. Alors que certains espèrent profiter de l’élan des Gilets jaunes, les revendications du mouvement lycéen restent centrées sur des thématiques propres aux élèves. Depuis lundi, les lycéens, et dans une moindre mesure les étudiants, se mobilisent pour protester contre la politique gouvernementale. Environ 200 lycées et collèges ont été de nouveau bloqués ou perturbés en France jeudi alors que deux syndicats lycéens, la SGL et la FIDL, avaient appelé à maintenir la pression et intensifier le mouvement. En marge de ces rassemblements, plu-sieurs incidents ont éclaté. Un total de 146 personnes ont notamment été interpellées jeudi devant un lycée de Mantes-la-Jolie, après des heurts et dégradations dans cette ville des Yvelines. Ces arrestations ont eu lieu après de nouveaux incidents à proximité du lycée Saint-Exupéry, où deux voitures ont été incendiées mercredi et où des heurts ont éclaté avec la police. Des échauffourées ont aussi eu lieu à Nice et Marseille et deux lycéens ont été légère-ment blessés dans des heurts à Béziers. De nombreux incidents avaient déjà été relevés en début de semaine. Lundi, des accrochages ont notamment opposé des manifestants aux forces de l’ordre à Toulouse. Des violences avaient également éclaté à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), aux abords du lycée Timbaud, où un feu avait été déclenché. Mercredi, un jeune homme a été gravement blessé à la tête par un tir de flash-ball devant un lycée de Saint-Jean-de-Braye (Loiret). Selon France Bleu Paris, un lycéen a également été hospitalisé à la suite également d’un tir de flash-ball à Garges-les-Gonesse (Val-d’Oise). 

6 décembre 2018

https://www.lejdd.fr/

Lire aussi:

Une répression massive, à coups de flashball, provoque des blessés graves chez les lycéens (Bastamag)

Manifestation de lycéens et gilets jaunes à Saint-Brieuc : que s’est-il passé? (Fr3)

Deuxième jour de blocage dans certains lycées bretons (Fr3)

A Rennes, les lycéens rejoints par les étudiants dans leur contestation des réformes (Fr3)

Facebook FIDL

Facebook SGL

Facebook UNL

Facebook SUD

 

07 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

langue macroniste (médiapart)

rien a dire

Ignominie et duplicité de la novlangue macroniste

La macronie et ses médias aux ordres montrent depuis trois semaines toute l’étendue de leur ignominie et leur duplicité à l’occasion du mouvement des gilets jaunes. Pour démasquer ces tartuffes, voici quelques éléments de langage, accompagnés de leur signification sous-entendue et en regard la réalité qu’il s’agit de nier.

« Les gilets jaunes ont un sentiment de malaise »

Signification sous-entendue : c’est que du ressenti (comme les températures), en clair une fausse perception. Réalité niée : la vraie vie avec des salaires, des pensions de misère, des logements qui sont des taudis pour beaucoup de foyers.

 «Le gouvernement et ses députés doivent faire de la pédagogie »

Signification sous-entendue : mais que les gens sont cons (surtout les pauvres), ils ne comprennent rien à rien. Réalité niée : le pouvoir macroniste n’a rien à dire ni à proposer, il ne veut rien entendre et n’aspire qu’à imposer sa politique.

 « Le pouvoir a fait un geste »

Signification sous-entendue : vous ne mesurez tout ce que le gouvernement vient de vous donner, c’est énorme. Réalité niée : le pouvoir ne fait que promettre (même pas donner) des miettes, en vérité son geste est un doigt d’honneur au peuple.

« Les gilets jaunes veulent l’impossible »

Signification sous-entendue : il est impossible d’augmenter les salaires, de revaloriser les pensions et de mettre un peu plus de démocratie dans la société avec par exemple la mise en place de la proportionnelle et du référendum populaire. Réalité niée : beaucoup de familles n’ont plus de quoi vivre, payer leurs courses, leurs loyers, leurs factures, le pouvoir refuse de les aider ; quant à la demande démocratique, c’est un non définitif que le pouvoir apporte car il refuse de donner la parole au peuple.

« Seulement 40 % des ménages paient l’impôt sur le revenu »

Signification sous-entendue : mais de quoi les gens se plaignent, pourquoi veulent-ils des baisses d’impôt alors qu’ils ne le paient pas. Réalité niée : 100 % des ménages paient des taxes injustes (le taux est le même quel que soit leur revenu), par ailleurs les grosses sociétés et les riches contribuables pratiquent à fond la fraude et l’évasion fiscale (au moins 80 milliards de pertes de recettes annuelles pour l’État).

« Il faut augmenter les taxes sur le carburant, tout le monde doit lutter contre la pollution » (on parle ici de « cette France qui roule au diesel et fume des clopes » au cas où on n’aurait pas compris)

Signification sous-entendue : les pauvres sont coupables de polluer, ils doivent payer. Réalité niée : ce sont les riches qui polluent le plus, en France, chaque foyer des 10 % des plus riches pollue (émission d’empreinte carbone) vingt fois plus qu’un foyer appartenant aux 50 % les plus pauvres, et ce sont les riches qui paient le moins d’impôt et de taxes en proportion de leurs revenus.

 « Est-ce que vous condamnez les violences des manifestants ? »Signification sous-entendue : en répondant oui à cette question fermée, votre oui sera utilisé pour vous faire dire que vous condamnez le mouvement social, toujours excessif par définition. Réalité niée : la violence du pouvoir, pas seulement celle de Benalla ou celle infligée à la dame de Marseille âgée de quatre-vingt ans tuée par un tir de grenade lacrymogène, mais la violen-ce sociale vécue au quotidien par beaucoup de familles dans des logements insalubres, des quartiers ou des campagnes désertés par les services publics et avec des revenus dérisoires. La violence populaire avant d’être de la violence est de la légitime défense. Pourquoi les médias ne posent-ils pas la question aux représentants du pouvoir : « Est-ce que vous condamnez la violence sociale dont vous êtes à l’origine ? »

« On n’a pas de représentants en face pour négocier »

Signification sous-entendue : ces cons de gilets jaunes sont même pas foutus de trouver des représentants. Réalité niée : le pouvoir et les médias font semblant de ne pas voir que les gilets jaunes font preuve de vigilance, ils ne veulent pas être représentés par des illuminé(e)s ou des gourous à la recherche de leur minute de célébrité. La démocratie nécessite beaucoup de temps pour se mettre en place, surtout si on ne s’en est pas servi depuis longtemps.

Le pouvoir, bien installé lui, a mis trois semaines pour que ses représentants commencent à réagir, alors les gilets jaunes ont droit eux aussi à un peu de temps. Par ailleurs, tout le monde connaît l’essentiel des revendications sur lesquelles s’accordent les gilets jaunes : baisse des taxes injustes, remise à plat du système fiscal pour plus de justice (avec notamment le retour de l’ISF et la mise en place d’un impôt pour les GAFA), revalorisation des salaires, des pensions et des allocations, retour des services publics là où ils ont été supprimés, etc.

Voici, un état des lieux synthétique de la communication (la poudre de perlimpinpin) macronis-te. Il y aurait bien d’autres « éléments de langage » à ajouter. On remarquera, « dans le même temps » ( !), que le pouvoir et ses médias se montrent plus que discrets sur des aspects très positifs du mouvement populaire en cours : la fraternité, la solidarité, la réflexion, la formation, les échanges, la construction de cahiers revendicatifs argumentés, le souci démocratique, tout un ferment très encourageant pour l’avenir. Alors, toutes et tous ensemble, continuons le combat pour faire triompher nos revendications légitimes de justice sociale et de solidarité.

5 déc. 2018 Patrick Saurin

Blog : Le blog de Patrick Saurin

https://blogs.mediapart.fr/

07 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

restic (ae2d)

pomme
10 années de résistance au projet de liaison par la vallée du Restic,
10 pommiers

C’est avec plaisir que nous vous convions à venir planter le dixième pommier, marquant la fin de cette joute juridique et aussi à 10 années de résistance au projet de liaison par la vallée du Restic. Vous pourrez aussi vous procurer des auto-collants pour la défense de la vallée. Et pour un petit goûter après la plantation, chacun peut apporter une bricole de son choix. Boissons offertes par le Collectif.

.
Dimanche 9 Décembre 2018  14H30
Au niveau du 110 rue du Restic à Brest
.
Prévoir chaussures adaptées.
Le Collectif » Pour la sauvegarde de la vallée du Restic »
.

07 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

canada francophones (essf)

 franco

Les francophones hors Québec

Canada. Les francophones indignés

Contre les coupes de l’Ontario dans les services en français

En imposant des coupes dans les services publics en français, les conservateurs au pouvoir dans la province la plus peuplée du Canada ont suscité des réactions très vives dans la presse et dans la rue.

Des milliers de Franco-Ontariens étaient dans les rues d’une quarantaine de villes de l’Ontario le 1er décembre pour dénoncer les compressions dans les services dans leur langue effectu-ées par le gouvernement conservateur de la province canadienne. Leur communauté est outrée, les médias du pays sont aux abois.“Nous vivons un moment historique”, a clamé la ministre canadienne de la Francophonie, Mélanie Joly, devant la foule de Canadiens francophones venus des quatre coins du pays pour manifester à Ottawa. La Presse rapporte que la ministre Joly a prévenu les pouvoirs provin-ciaux et municipaux qui voudraient “affaiblir” les minorités linguistiques que son gouvernement veillerait à “protéger le fief français au pays”.Au Québec, signale le Huffington Post, les députés ont adopté une motion pour réitérer l’impor-tance de la survie de la langue française et exprimer leur solidarité envers la communauté franco-ontarienne et la députée ontarienne, Amanda Simard. Celle-ci a claqué la porte du gouvernement conservateur de l’Ontario après avoir tenté en vain de le convaincre de revenir sur ses décisions d’abandonner le projet d’université francophone et d’abolir le commissariat aux services en français, pour lutter contre le déficit.

Une minorité qui “mérite mieux”

Les réactions sont vives dans le pays. Dans un éditorial, Le Devoir relève ce qu’il considère comme le cœur du problème, ce qu’a confirmé la députée Amanda Simard, désormais indé-pendante : le Premier ministre ontarien, Doug Ford, “considère les francophones comme n’importe quelle minorité ethnique” dans sa province.

En Ontario, le quotidien anglophone Ottawa Citizen y est allé d’un éditorial en français pour dire que “les Franco-Ontariens méritent mieux”. The Hamilton Spectator évoque une décision “irréfléchie”. Même le quotidien conservateur National Post parle de “mauvaises nouvelles” pour les Franco-Ontariens, sans toutefois y voir une “apocalypse”.

La controverse a eu des échos jusqu’en Alberta, dans l’Ouest, où le quotidien Red Deer Advocate évoque la “gaffe” de Doug Ford.

Situation linguistique et démographique inquiétante

La Presse rappelle en éditorial que pour les francophones en dehors du Québec, la survie de la langue française est en jeu, “parce que tout se déroule en anglais dans leur environne-ment” et qu’il ne suffit pas d’avoir des “boîtes de céréales bilingues” pour endiguer leur assimi-lation. Le journal rappelle que le taux de transmission du français aux enfants hors Québec n’est que de 49 %, contre 96 % dans la Belle Province.

“Grande offense pour peu d’économies”, tranche le Globe and Mail, qui souligne que les 622 000 Franco-Ontariens pourraient ne représenter plus que 4 % de la population de la province dans dix ans. Les francophones en dehors du Québec ne représentent que 4,5 % de la population canadienne, mais ils sont présents dans les dix provinces et dans le nord du pays.

Martin Gauthier mercredi 5 décembre 2018

https://www.courrierinternational.com/

http://www.europe-solidaire.org

Lire aussi:

Langue bretonne. Diwan réclame justice (Le Télégramme)

Commentaire: S’il faut mettre un « pognon de dingue », pourquoi seulement au Canada? En France aussi il y a des langues minoritaires en danger! (mais qui ne valent pas le français, bien sûr!)

07 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

crs ss (essf bastamag)

A Mantes-la-Jolie, la vidéo de dizaines de lycéens à genoux, mains sur la tête, interpellés par la police

Les images montrent des rangées d’élèves sous la surveillance de policiers casqués, armés de matraques et de boucliers. Une personne commente : « Voilà une classe qui se tient sage ! »

Au total, 153 personnes ont été interpellées à Mantes-la-Jolie (Yvelines), jeudi 6 décembre, selon le procureur de la République de Versailles, Vincent Lesclous, après de nouveaux incidents à proximité du lycée Saint-Exupéry, où deux voitures ont été incendiées et où des affrontements ont éclaté avec la police.

Les interpellés, des étudiants pour la plupart, sont soupçonnés de « participation à un attrou-pement armé », a détaillé le commissaire de la ville Arnaud Verhille, assurant vouloir ainsi « interrompre un processus incontrôlé ». Dans les Yvelines, au total 189 jeunes, âgés de 12 à 20 ans, ont été placés en garde à vue, selon le procureur de Versailles.

Des images des interpellations, dont l’authenticité a été confirmée à l’Agence France-Presse et au Monde, ont été diffusées sur les réseaux sociaux. Elles montrent des rangées de dizaines d’élèves à genoux, les mains croisées derrière la tête, sous la surveillance de policiers casqués, armés de matraques et de boucliers. Certains sont alignés, le front contre un mur. Sur une des vidéos, une personne commente : « Voilà une classe qui se tient sage ! » Les images ont été tournées en face du lycée Saint-Exupéry à Mantes-la-Jolie. Cette  vidéo a créé la stupeur sur les réseaux sociaux. La fondation Abbé Pierre l’a relayé sur Twitter, écrivant « ce pays ne peut pas sombrer vers davantage de violences encore ».

Au total, 189 jeunes, âgées de 12 à 20 ans, ont été placés en garde à vue dans le départe-ment des Yvelines, dont 79 qui ont été libérés (cinq d’entre eux ont été mis en examen) car ils avaient moins de 16 ans. Parmi les 111 autres, 17 ont déjà été déférés.

Le Monde. Publié le 6 décembre

https://www.lemonde.fr/

npa jeunes

 Gilets jaunes, lycéenEs : c’est le pouvoir qui est violent !

Ces derniers jours, au moins 3 lycéenEs ont été grièvement blessés au visage par des tirs de flashball : à Grenoble, Garges-lès-Gonesse et Saint-Jean-de-Braye, près d’Orléans. Depuis lundi, les forces de police n’ont pas hésité à tirer sur des groupes d’élèves lors de manifes-tations ou de rassemblements de lycéenEs mobilisés contre la réforme du lycée, du bac et Parcoursup.

Ces violences font suite à celles employées lors des manifestations et rassemblements des Gilets jaunes, qui ont fait des dizaines de blesséEs, parfois gravement mutiléEs, victimes d’explosions ou de tirs tendus de grenades, tandis qu’une femme âgée est décédée à Marseille après avoir été blessée, chez elle, par une grenade lacrymogène, et qu’un jeune homme est entre la vie et la mort à Toulouse après un tir de flashall à la tête.

Le pouvoir, qui montre des signes de faiblesse en commençant à reculer face aux Gilets jaunes, est aux abois, et cherche par tous les moyens à éteindre la contestation. Pour ce faire, les consignes données aux forces de police et de gendarmerie sont explicites : les violences commises par ces dernières ne sont pas des incidents isolés, mais la conséquence d’une stratégie délibérée de tension et de répression.

Macron et son gouvernement portent l’entière responsabilité de ces intolérables violences, d’autant plus choquantes qu’elles s’accompagnent d’hommages appuyés aux forces de répression, et d’indignation démesurée face aux dégâts matériels consécutifs aux manifestations.

Le NPA apporte tout son soutien aux victimes, à leurs familles et à leurs proches, appelle à poursuivre et massifier la mobilisation, et à ce que les manifestantEs et leurs cortèges se dotent des moyens adéquats d’auto-protection (service d’ordre, etc.). La colère contre le pouvoir est légitime, et manifester est un droit : cette escalade de violences policières doit cesser !

NPA, Montreuil, le 6 décembre 2018.

http://www.europe-solidaire.org/

crr ss

« Lycéens d’avant, nous n’avons jamais connu la répression actuelle »

Plus de 130 ex-lycéens engagés dans les “mouv” en 1968, 1977, 1986, 1990, 1994, 2000, 2005 ou 2013 (des comités d’action lycéens à la mobilisation en défense de Leonarda, en passant par les lois Saunier-Seïté ou Devaquet, ou encore le CPE) se disent « inquiets » face à « l’étape franchie » aujourd’hui en matière de répression et de liberté de manifester des lycéens actuellement mobilisés.

Lycéens d’avant, nous n’avons jamais connu la répression actuelle

Nous avons manifesté lorsque nous étions lycéens. Nous avons organisé ou animé des mouvements lycéens, face à des gouvernements de droite ou de gauche.

Nous avons bloqué nos lycées, occupé les rues sous le Général De Gaulle, Georges Pompidou, Valéry Giscard D’Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy ou François Hollande. Aucun d’entre nous n’a jamais été mis en garde à vue parce que nous avions peint des slogans hostiles aux pouvoirs en place ou lancé des œufs.

Jamais nous n’avons été placés en garde à vue pour « intrusion dans un établissement scolaire » parce que nous venions participer à une Assemblée Générale.

Nous n’avons pas été gazés à bout portant devant nos lycées, nous n’avons pas reçu de tirs de grenade de désencerclement en essayant de les bloquer, nous n’avons pas été réprimés aussi systématiquement.

Une étape a été franchie.

Aujourd’hui, à leur tour, certains de nos enfants, des enfants de nos amis et leurs copains et copines se mettent en mouvement. La répression que subissent les lycéens qui manifestent ces jours-ci est disproportionnée.

Nous sommes inquiets.

Signataires:

Christophe Aguiton (1971)
Pouria Amirshahi (1986)
Olivier Besancenot (1990)
Alexis Corbière (1986)
Julia Cyroulnik (2005)
Laura Cyroulnik (2003)
Laurence De Cock (1990)
Caroline De Haas (1998)
Julien Dray (1973)
Léa Filoche (1994)
Raquel Garrido (1995)
Stéphane Gatti (1967-1968)
Pierre Godard (1968)
Elsa Sabado (2005 et 2006)
Julien Salingue (1998)
Pauline Salingue (2005)

https://blogs.mediapart.fr/

http://www.europe-solidaire.org/

Lire aussi:

Ces manifestants blessés ou mutilés par la riposte policière (Le Monde)

Une répression massive, à coups de flashball, provoque des blessés graves chez les lycéens (Bastamag)

 

07 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

lettre ouverte (la conf’)

conf'

Lettre ouverte à nos concitoyen-ne-s, avec ou sans gilet jaune

La Confédération paysanne en manifestation au Space de Rennes en septembre dernier pour exiger un réel partage de la valeur dans les filières.
Nous paysannes et paysans de la Confédération paysanne défendons, dans le respect profond de la diversité de nos territoires et productions, l’urgence d’une justice sociale et environnementale au travers du projet d’agriculture paysanne. Et ce, au-delà des réflexes corporatistes. Certaines des revendications portées par le mouvement social des gilets jaunes trouvent un écho particulier pour les ruraux et les citoyens que nous sommes.

Nous partageons pleinement les revendications sur le pouvoir d’achat et une juste répartition des richesses qui s’expriment partout dans le pays. Au quotidien, nous subissons l’inégal partage de la valeur produite dans les filières, confisquée par l’industrie agro-alimentaire et la grande distribution. Le revenu des paysans reste donc dramatiquement baset les écarts se creusent encore.

La Confédération paysanne combat depuis toujours la mise en concurrence effrénée portée par les différents accords de libre-échange qui ruinent les solidarités collectives, entravent la transformation de notre modèle agricole et environnemental et empêchent le déploiement d’une alimentation de qualité accessible à toutes et tous.

L’accès à une alimentation de qualité n’est pas le seul sujet de convergence avec les préoccupations exprimées dans la rue depuis trois semaines. Les paysannes et paysans que nous sommes, vivons aussi, au quotidien, la désertification rurale et le désengagement orchestré des services publics : maternités, écoles, transports en commun, hôpitaux, agences postales…

Désengagements qui rendent dépendant du « tout voiture ». La précarisation des petites communes rurales où nous vivons va à rebours des nécessités environnementales que le gouvernement prétend porter en signant des accords internationaux, qu’il s’empresse ensuite de mettre sous le tapis. La COP24 en est le triste reflet ! Ce double discours, les paysannes et paysans qui s’engagent ou souhaitent s’engager dans la transition de leur système de production en sont aussi victimes.

Aujourd’hui, le mépris du gouvernement génère de la violence et le rejet des acteurs de la démocratie représentative. Cela nous inquiète. Nous avons toujours défendu des politiques publiques fortes, pour accompagner la transition agricole et environnementale qu’exige l’urgence sociale et climatique. Jamais nous n’avons cru aux mesures coercitives qui stigmatisent, sans aucune assise structurante.

Depuis sa création, la Confédération paysanne s’inscrit résolument dans la société. Pour nous, il ne peut donc y avoir de solutions dans le repli sur soi mais dans la solidarité. Des Confédérations paysannes départementales ont rejoint ou vont rejoindre le mouvement des gilets jaunes. Ces points de convergence ne demandent qu’à grandir, au gré des rencontres et des débats sur nos territoires.

Le Secrétariat national de la Confédération paysanne

https://www.confederationpaysanne.fr/

06 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

climat (eaux et rivières)

clim2.jpg 4

Eau & Rivières marche

Pour le climat et avec les coquelicots !

Deux manifestations mais une seule urgence : sauver l’environnement. Vendredi soir, à 18h30, a lieu un nouvel appel des coquelicots, pour une interdiction de tous les pesticides de synthè-se. Des rassemblements sont organisés dans toute la France. Une pétition est également en ligne.  Certains événements sont susceptibles d’être annulés. Consultez la carte et les réseaux sociaux avant de vous déplacer.

Sonner l’alarme climatique

Faire un maximum de bruit, à 16h, samedi 8 décembre, pour sonner l’alarme climatique. C’est l’objectif de la Marche mondiale pour le climat. Le message à faire passer est clair : il est encore temps. Le but est de se faire entendre jusqu’en Pologne, où se tient actuellement la Cop 24. Parce que l’urgence climatique n’attend pas, joignez-vous aux rassemblements avec vos tambours, vuvuzela, trompettes, casseroles et biniou !

clim

Retrouvez la liste de toutes les manifestations sur cette carte, réalisée par Eau & Rivières de Bretagne (source : événements Facebook et réseau « Sortir du Nucléaire »)

Certains rassemblements sont susceptibles d’être annulés ou leur organisation modifiée. Eau & Rivières de Bretagne rappelle qu’ils sont pacifistes et que la sécurité des manifestants ne doit pas être engagée.

Changement climatique : limiter et s’adapter

Le 8 octobre dernier, les expert·e·s du GIEC ont rappelé la gravité de la situation climatique, tout en soulignant qu’il est encore temps de limiter le réchauffement à 1,5°C. Selon eux, cet objectif n’est pas impossible mais demande des changements sans précédent et des réductions d’émissions drastiques dans tous les secteurs.

Eau & Rivières de Bretagne prône depuis longtemps des mesures pour faire face au change-ment climatique : partage de la ressource, économies durables d’eau, recherche de ressour-ces souterraines, nouvelle manière de penser l’aménagement du territoire… Il devient mainte-nant urgent d’agir !

sbb

Pour aller plus loin, l’association recommande de :

  • Réduire les rejets polluants dans le milieu aquatique dès lors que la hausse des tempé-ratures favorise les phénomènes d’eutrophisation et que la baisse des débits réduit l’effet de dilution.
  • Préserver les débits minimum d’étiage des cours d’eau, sans dérogation, pour maintenir la biodiversité en eau douce et l’apport au littoral nécessaire aux écosystèmes marins.
  • Réserver et restaurer les infrastructures naturelles que constituent le bocage et les zones humides afin, en autres choses, de tamponner les événements climatiques extrêmes.
  • Réduire l’imperméabilisation et l’artificialisation des sols pour limiter l’ampleur des inondations et permettre l’infiltration de l’eau dans les sols et sous-sols.
  • Privilégier les approvisionnements locaux en eau potable en recherchant les ressources du territoire, en réouvrant des captages abandonnés, et en mettant en place des périmètres de protection efficaces.
  • Développer une culture de la pénurie et mettre en œuvre des politiques ambitieuses d’économies d’eau afin de réduire nos prélèvements dans les eaux superficielles et souterraines.
  • Faire évoluer les systèmes agricoles et les habitudes alimentaires des consommateurs pour réduire leurs effets directs ou indirects sur le changement climatique et pour s’adapter au déficit prévisible en eau.
  • Limiter l’urbanisation du littoral et engager dès à présent le repli stratégique dans la perspective de submersions marines potentielles et de recul du trait de côte.

Communiqué de presse coquelicot et marche climat.pdf

06 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

fo 29 (aplutsoc)

reformes

Déclaration UD FO du Finistère du 05-12-2018

Communiqué de l’Union Départementale CGT-Force Ouvrière du Finistère du 5 décembre 2018

Cela fait trois semaines que les gilets jaunes ont fait irruption sur les ronds-points et dans les rues des villes de tout le pays.

C’est la première fois qu’un mouvement d’une telle ampleur adopte les méthodes d’action que nous défendons depuis plusieurs années : blocage de l’économie, action directe, auto-organisation à la base, refus d’être « raisonnable » et de se limiter sur les revendications.

Nous ne pouvons que nous en réjouir. Comme nous l’espérions depuis longtemps, les travailleurs et les travailleuses, qu’ils et elles soient salariés, précaires, intérimaires, chômeurs, chômeuses ou retraités, ont décidé de prendre leur destin en main et de s’organiser pour faire aboutir des revendications qui sont aussi les nôtres : augmentation des salaires, défense de la Sécurité sociale et des retraites, refus de payer pour les riches, etc.

Nombreux sont les militants syndicalistes qui se sont engagés dans le mouvement. Nous, Union Départementale CGT-FO du Finistère, affirmons que nous n’avons aucunement l’intention de «récupérer» le mouvement comme certains le craignent. C’est aux personnes mobilisées de décider.

Il faut désormais se donner les moyens de gagner : pour cela, le mouvement doit s’étendre à l’intérieur des entreprises. Les salariés du transport routier sont appelés par leurs fédérations FO et CGT à la grève dès dimanche soir.

Nous appelons l’ensemble des travailleurs, salariés, chômeurs, retraités, à rejoindre les mouvements et notamment la manifestation appelée par les gilets jaunes brestois :

Samedi 8 décembre à 14h

Place de la Liberté à Brest

Nous appelons nos militants, adhérents et sympathisants à organiser dès aujourd’hui des Assemblées Générales dans leurs entreprises et à lutter par tous les moyens qu’ils jugeront nécessaires, notamment la grève, pour bloquer le pays. Nous respecterons ainsi la résolution générale du Congrès de Lille :

« Compte tenu de l’extrême gravité de la situation […] le congrès considère que la perspective d’une mobilisation interprofessionnelle est aujourd’hui nécessaire, y compris par la grève. […] Il appelle toutes les structures FO, tous les militants, à rester réactifs et mobilisés. Résister, revendiquer, reconquérir. »

 5 décembre 2018

https://aplutsoc.org/

Lire aussi:

Entre gilets jaunes et syndicats, une convergence possible, « mais pas sur n’importe quoi » (Bastamag)

Tentative de récupération: « Pacte de Marrakech » : l’extrême droite à la manœuvre pour torpiller le mouvement des Gilets Jaunes (RP)

06 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

sénat gilets jaunes (le huffington post)

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin