Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

15 mars 2019 ~ 0 Commentaire

manif climat (le-huff-post fr3 cb)

huff

Lire aussi:

La marche des lycéens pour le climat à Paris a rassemblé au moins 29.000 personnes (Le Huff’)

« Demain, il sera trop tard » : des milliers de jeunes ont marché pour le climat (OF)

Marche pour le climat : forte mobilisation en Bretagne (FR3)

Grève pour le climat : les jeunes bretons répondent à l’appel  (FR3)

Plus de 4 000 jeunes mobilisés à Brest pour le climat (Côté Brest)

Douarnenez. Les jeunes mobilisés pour le climat (OF)

Quimper : les jeunes mobilisés pour le climat (Côté Quimper)

Marée jeune pour le climat à Quimper (OF)

450 lycéens marchent pour le climat à Lannion (Le Trégor)

Manifestation des jeunes pour le climat à Morlaix ce vendredi 15 mars: une belle mobilisation! (PCF)

« Il n’y a pas de planète B » : de Paris à Kampala, la jeunesse se mobilise pour le climat (Le Monde)

Grève pour le climat : un concours de slogans à Rennes ! (Le Peuple Breton)

Mouvement pour le climat : « Dans toutes les luttes, les femmes sont présentes » (Les Inrocks)

Ces trois « jeunesses » qui se mobilisent pour le climat (The conversation)

 

15 mars 2019 ~ 0 Commentaire

4 propositions pour le climat (psl)

sud

4 propositions pour le climat et pour un changement de système

1/ Des transports publics gratuits, de qualité et en suffisance

La gratuité et la qualité des transports publics est une revendication très populaire qui répond directement aux tentatives d’opposer action climatique et pouvoir d’achat.

Avec le processus de libéralisation et de privatisation du secteur, les transports publics sont devenus de plus en plus chers pour les usagers. Le transport international de passagers a été libéralisé, ce qui a entraîné une hausse des tarifs.

Nos parents et grands-parents prenaient encore régulièrement le train pour voyager à l’étranger, c’est aujourd’hui quasiment inabordable. Un trajet Anvers-Amsterdam coûte 70 euros ! Le transport ferroviaire de marchandises a été libéralisé, de sorte que la part du rail est passée de 10% à 7% entre 2000 et 2015. Résultat : davantage de camions sur les routes ! La politique actuelle aggrave les problèmes de mobilité et nuit à notre environnement. Au lieu des amendes individuelles aux resquilleurs, il nous faut des alternatives collectives : la gratuité et la qualité des transports publics représentent un élément essentiel. Luttons pour davantage de moyens publics et pour une planification rationnelle de la mobilité !

2/ L’énergie aux mains du public

Les 100 entreprises responsables de 71% des émissions mondiales depuis 1988 sont presque exclusivement des compagnies actives dans le secteur du gaz, du charbon et du pétrole ! Les scientifiques sont donc unanimes : un changement radical s’impose dans notre paysage énergétique. La façon dont nous produisons de l’énergie aujourd’hui, y compris en brûlant des combustibles fossiles, produit trop d’émissions de gaz à effet de serre.

Nous ne pourrons pas convaincre les géants de l’énergie avec de bons arguments. L’an dernier, toutes les sociétés pétrolières et gazières cotées en bourse n’ont fourni que 1,3% de leur budget total aux investissements dans l’énergie verte.

Des mesures provisoires telles qu’une réduction de la TVA ou un contrôle des prix peuvent faire baisser les prix. Mais pour compenser la perte de revenu pour le gouvernement, il faut aller chercher l’argent là où il se trouve.

Un impôt progressif sur le capital peut y contribuer. Les multinationales s’opposeront bec et ongles à ce genre de mesure. Il suffit de penser aux campagnes du lobby nucléaire ou à la résistance d’une entreprise comme Amazon lorsqu’une taxe limitée sur l’entreprise a été proposée à Seattle.

A Barcelone, l’appel d’offres public pour la fourniture d’électricité a reçu une clause sociale…. et aucune entreprise n’a fait d’offre ! Une procédure en justice a également été engagée dès que la ville a créé sa propre société d’énergie ! Quiconque touche aux sacro-saints profits est combattu de toutes les manières possibles.

3/ Augmentation du financement public pour une recherche scientifique démocratique et indépendante

L’argument favori des politiciens de droite et d’autres cyniques contre les jeunes activistes du climat est qu’ils devraient aller à l’école pour acquérir suffisamment de connaissances pour s’attaquer au problème climatique. Les connaissances techniques et scientifiques ne manquent pas. Mais qui contrôle la recherche ? Comment est-elle financée ?

La recherche ne se fait généralement qu’en fonction du profit. De plus, les découvertes qui peuvent apporter une contribution positive à la lutte contre le changement climatique sont souvent achetées par des entreprises qui veulent empêcher leur application.

Des brevets pour des batteries durables et un stockage efficace de l’énergie sont disponibles dans les coffres d’entreprises telles qu’Exxon Mobil. Il est dans leur intérêt que chaque goutte de pétrole soit forée avant que les alternatives ne soient mises sur le marché.

Pire encore, ces dernières années, les multinationales ont investi des milliards dans la ‘‘recherche’’ pour nier ou minimiser le changement climatique. Les compagnies pétrolières connaissent le lien entre combustibles fossiles et empoisonnement de notre atmosphère depuis la fin des années ‘70. L’information n’a pas été divulguée et, lorsqu’elle a été connue, les grands groupes pétroliers ont investi dans toutes sortes de groupes de réflexion qui l’ont contestée.

De plus, des investissements ont été faits dans le travail de lobbying pour préserver ou faciliter les pratiques polluantes. Sous le capitalisme, des milliards sont gaspillés pour la destruction de notre environnement, les marxistes veulent utiliser ces milliards pour le développement d’alternatives écologiques.

Pour l’instant, nous ne disposons pas d’un tableau complet des mesures nécessaires et possibles pour sauver notre cadre de vie. Souvent, ce n’est pas non plus une priorité pour la recherche. Même dans les universités, elle dépend de plus en plus de mécènes privés.

Bien sûr, les grandes entreprises sont particulièrement intéressées par les projets qui peuvent leur apporter des bénéfices supplémentaires. C’est pourquoi, à travers la privatisation de l’enseignement supérieur, elles s’efforcent de mieux contrôler les universités.

Bien sûr, des recherches intéressantes proviennent des universités et de leurs laboratoires, même si cela s’effectue souvent sans réelle coordination et que les découvertes sont achetées par les entreprises pour éviter qu’elles ne soient appliquées. Beaucoup de connaissances existent déjà. Mais pour avoir une vision plus complète de la situation, les leviers de notre économie et de notre savoir doivent être aux mains de la collectivité.

Il faut que la recherche scientifique soit débarrassée de toute ingérence de l’industrie et du secteurs privé. Nous exigeons que la recherche scientifique soit indépendante et non soumise à la recherche du profit. Une abolition des brevets et des investissements massifs dans la recherche sur les technologies durables est nécessaire pour mettre toutes les connaissances au service de l’homme et de la planète. Cela signifierait que toute la technologie et les connaissances disponibles pourraient être utilisées dans la lutte contre le réchauffement climatique !

4/ Pour une économie planifiée écologique et démocratique

Les grandes multinationales responsables de la plus grande partie des émissions sont aux mains d’un petit groupe d’ultra-riches. Les 26 personnes les plus riches possèdent autant que les 3,8 milliards les plus pauvres. Imposer des règles ne suffit pas : ces grandes entreprises trouvent des milliers d’échappatoires et ont suffisamment de lobbyistes et d’autres politiciens établis dans leurs poches pour tricher comme bon leur semble.

Nous ne pouvons pas contrôler ce que nous ne possédons pas. C’est ce qui pousse à la réaction, compréhensible, de se concentrer non pas sur la production, mais sur la consommation. Les médias font tout pour renforcer cela : presque chaque entretien avec un jeune activiste du climat commence par une question sur ses efforts personnels.

Parfois, cela va jusqu’à la défense de mesures antisociales comme les écotaxes. Ces taxes n’ont pas accru la production respectueuse de l’environnement, elles ont par contre affecté le pouvoir d’achat des travailleurs ordinaires et des jeunes en évitant de toucher à l’essentiel : la production. Il n’est donc pas surprenant qu’une entreprise comme ExxonMobil soit en faveur d’une taxe sur le CO2 !

L’absence de planification démocratique entraîne un énorme gaspillage. Un quart à un tiers de la production alimentaire est gaspillée : au moins 1,3 milliard de tonnes par an ! Sans parler du gaspillage résultant des investissements dans la publicité, du lobbying et de l’arrêt de la production de biens plus durables et à plus longue durée de vie.

Une réorientation majeure de la production est nécessaire. Pour y parvenir, il faut investir massivement dans les énergies renouvelables. Le GIEC estime qu’il faut y consacrer 2.400 milliards de dollars par an.

Ce budget est à notre portée : pourquoi ne pas utiliser les 1.700 milliards de dollars dépensés annuellement dans l’armement? Et si l’on y ajoute les sommes englouties par la fraude fiscale et la spéculation, on pourrait largement couvrir les besoins pour la transition écologique et en même temps améliorer significativement le bien-être de l’humanité.

Selon l’Organisation Internationale du Travail (OIT), 24 millions d’emplois devront être créés dans le monde afin d’adapter nos modes de production. Bref, relever le défi climatique ne signifie pas entrer dans une ère de privations et de régression, c’est même plutôt le contraire… sauf pour les capitalistes et leurs profits ! Mais si tous les secteurs stratégiques de l’économie ne sont pas sous propriété publique démocratique, nous ne pourrons pas maîtriser correctement le changement de cap radical qui s’impose.

C’est pourquoi nous défendons la nationalisation des secteurs clés de l’économie sous contrôle démocratique de la communauté. Cela doit poser les bases d’une planification rationnelle, en adaptant les ressources disponibles aux besoins et aux exigences de l’humanité et de la planète.

Le capitalisme exploite tout à la fois le travail humain et la nature, les deux sources de toute richesse. Une économie planifiée rationnellement et démocratiquement permet d’arrêter le gaspillage, d’utiliser les connaissances disponibles et de commencer une transition verte. C’est ce que nous appelons le socialisme. (Résumé)

15 mars 2019

https://fr.socialisme.be/

Commentaire: Commentaire: Et puis surtout, réunissez-vous, organisez-vous, coordonnez-vous, structurez-vous, en toute indépendance des organisations « adultes »!

15 mars 2019 ~ 0 Commentaire

islamophobie (npa)

AFFICHE-RACISME-POUTOU2017-BAT-1

Attentat islamophobe de Christchurch : deuil et colère

Vendredi 15 mars, peu avant 14h (heure locale), plusieurs hommes lourdement armés ont ouvert le feu sur des fidèles en prière dans deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande, tuant au moins 49 personnes et en blessant des dizaines.

D’après les première informations et revendications, les assassins seraient des terroristes d’extrême droite, animés par une haine mortelle des musulmanEs.

Une nouvelle et tragique démonstration du fait que les théories racistes, du « choc de civilisation » au « grand remplacement » en passant par « l’invasion migratoire » et « l’islamisation », mais également les politiques guerrières et discriminatoires, participent du développement d’une haine raciste, islamophobe, qui peut conduire jusqu’à de tels passages à l’acte.

Le NPA s’associe au deuil des familles et des proches des victimes, ainsi qu’à la légitime colère suscitée par cette tuerie, qui n’est pas malheureusement pas la première du genre et qui s’inscrit dans un contexte de progression de la haine islamophobe.

Nous continuerons d’être de tous les combats contre l’islamophobie et toutes les formes de racisme.

Solidarité internationaliste et antiraciste !

Montreuil, le 15 mars 2019.

https://npa2009.org/

15 mars 2019 ~ 0 Commentaire

intersindical (pùblico)

drets

Le procés catalan modifie la carte des syndicats catalans et entraîne l’Intersindical-CSC

En plus de gagner la semaine dernière dans la fonction publique de la Generalitat, ce syndicat a atteint la troisième position dans les élections dans l’éducation, avec 47 délégués.

Le CSC intersindical vit des jours d’euphorie, grâce aux résultats syndicaux remarquables qui se sont enchaînés ces dernières semaines. En quelques jours, il a réussi à faire la 3è place aux élections du personnel enseignant, devenant la troisième force avec 47 délégués – derrière USTEC-STE et CCOO ( Correspndant à la FSU et la CGT) , tandis que l’entité sœur SEGCat a été créée au Conseil de sécurité des Mossos (flics autonomes catalans paticulièrement violents), avec 1 des 12 délégués en jeu.

.

Cependant, le joyau de la couronne ce sont les 35 délégués syndicaux atteints la semaine dernière lors des élections à la fonction publique de la Generalitat, qui rejoint les autres syndicats depuis leur maigre position antérieure (ils n’avaient que 4 représentants). À tout cela, il faut ajouter l’attrait pour ses rangs d’une partie de la section syndicale des pompiers de Catalogne jusqu’à présent dans la COS (l’ancien syndicat nationaliste Le blog)Selon l’Intersindical-CSC, leur croissance « répond au besoin d’un syndicalisme attaché au projet de construction de la République catalane et devrait amener d’autres syndicats à opter pour cette construction collective du projet national et républicain ».

.
En faveur de la République et, accessoirement, message pour les autres syndicats. Ils ne cachent pas que, de toute évidence, leur positionnement explicite dans la situation politique les a aidés à croître. Si juste après le référendum du 1 er octobre, il comptait 1 800 membres, il en compte maintenant environ 3 600. Et sur les 300 délégués qu’il avait en novembre 2017, il y en a environ 400 actuellement. Malgré les bons résultats de ce cycle électoral dans le secteur public, ce n’est pas non plus un syndicat de fonctionnaires: 65% des délégués appartiennent au secteur privé. .Les mêmes sources ajoutent: « Ces résultats consolident le syndicat en tant qu’entité qui connaît la plus forte croissance dans ce cycle d’élections syndicales. » On pourrait ajouter un autre secteur puisque les 26 et 27 mars, l’Institut Català de la Salut (centres de soins primaires et hôpitaux). Cela clôturera un cycle dans lequel environ 200 000 travailleurs du secteur public catalan auront pu voter.
.
La face visible des grèves du procés
.
Son succès est notamment dû au leadership et à la visibilité obtenus dans l’appel à la grève du procés (notamment le 8 novembre 2017 et le 21 février dernier). Pour cette raison, l’Inter-union reçoit le soutien des secteurs indépendantistes les plus favorables à la voie de la souveraineté unilatérale. Des membres de la CUP (particulièrement liés à l’actuel Poble Lliure), en passant par certains CDR (comité de défence de la république) locaux, aux adeptes de Puigdemont.Les délégués que remporte l’Intersindical viennent en grande partie de l’UGT (CFDT) et de CCOO (CGT). Dans l’enseignement, le syndicalisme UGT-CCOO est passé de 34% à 22% des délégués.
.
Dans la fonction publique de la Generalitat, ils sont passés de 48% (en 2015) à 37% la semaine dernière. Une diminution qui s’ajoute à l’accumulation: en 2010, ils avaient obtenu 64% des délégués. C’est-à-dire que les principaux syndicats perdent du poids, pour céder la place à d’autres centrales syndicales: Intersindical et COS (indépendantistes), la CGT (proche de Solidaires) et la CNT (libertaires).
.
Vers un syndicalisme comme au Pays Basque et Nafarroa
.
Si l’Intersindical (comme COS, USTEC et CATAC-IAC) maintenait une trajectoire de croissance, nous nous approcherions peu à peu d’un scénario plus proche du syndicalisme galicien ou basque, qui possède des syndicats puissants implantés exclusivement sur leur territoire.
Au Pays Basque et en Navarre, les syndicats nationalistes ELA ( nationaliste de gauche) et LAB (proche des « abertzales ») constituent la « majorité syndicale », avec plus de la moitié des délégués.
.
En effet, la somme d’ELA et de LAB atteint 60% des délégués au Pays Basque et près de 40% en Navarre. Cette corrélation de forces est historique, puisque ELA et LAB sont des centrales syndicales consolidées depuis la transition (ELA provient du STV, créé au début du 20è siècle était lié à l’origine au PNV, tandis que LAB est une partie stricte de la gauche Abertzale et est né. en 1974).
.
Malgré le fait que le COS catalan soit le syndicat officiellement membre de Esquerra Independentista, certains militants de l’IE travaillent également dans l’Intersindical (notamment le secteur de Poble Lliure), ce qui générerait a priori une certaine synergie. Fomento del Trabajo, qui tentait déjà d’interdire les grèves de l’Intersindical, comme celle du 8 novembre 2017, affirmant qu’il s’agissait d’une protestation politique et non d’un travail a échoué, la Cour supérieure de justice de Catalogne a rejeté l’appel des employeurs.
.
15/03/2019 Ander Zurimendi
.
.
Commentaire:
.
Le texte est résumé. Au quatuor: CGT-CFDT – Solidaires- FSU  correspondent: CCOO-UGT-CGT- STEs. En Galice la syndicat majoritaire la CIG est lié à un courant genre « UDB » en Bretagne. A la majorité basque  LAB-ELA, il faut ajouter la « FSU »: STEE-Eilas, ( l’USTEC de Catalogne) et les paysans de la « Conf » basque.
Au niveau affiliation internationale, CIG,COS et CSC sont à la FSM (ex pays socialistes) tandis que les syndicats « ordinaires » comme les nôtres sont à la CIS sauf certaines fédés CGT

15 mars 2019 ~ 0 Commentaire

jeunes (pùblico)

 climat

Climat 15M

Sept jeunes qui donnent voix à la nouvelle lutte environnementale

Certains des étudiants qui descendront dans les rues ce vendredi à l’occasion de la grève internationale pour le climat expliquent à «Público» quelles sont les revendications de ce mouvement vert qui inonde l’Europe.

Le changement climatique est devenu la principale préoccupation du mouvement étudiant européen. Les jeunes, conscients que l’avenir de la planète est dans une sorte d’abîme, s’organisent. Ils le font en tenant compte de l’urgence du moment et avec l’autorité d’être la génération qui vivra les conséquences dévastatrices de la crise climatique.

Sur la scène centrale de cette marée verte se trouve Greta Thunberg, une adolescente suédoise âgée de 16 ans, qui, lors du sommet des Nations Unies à Katowice en 2018, a attiré l’attention des dirigeants du monde: « Vous dites que vous aimez vos enfants , mais vous leur volez leur avenir devant leurs yeux.  »

Le discours de Thunberg est devenu une colonne vertébrale qui a amené les jeunes du monde entier à se mobiliser tous les vendredis. Ce sont d’abord les Belges, puis les Suisses, les Néerlandais et les Allemands. Enfin, le mouvement – baptisé Fridays For Future (FFF) – est arrivé en Espagne. A tel point que ces dernières semaines, les concentrations se sont multipliées dans tout le pays: de Madrid à Tenerife, en passant par Valence, Logroño ou Badajoz. La clameur en faveur de la justice climatique est devenue forte et ce vendredi, les étudiants espagnols manifesteront dans plus de quarante villes de l’État.

Les porte-parole présents dans les médias soulignent rapidement les caractéristiques transversales de Fridays For Future.

Ils n’admettent pas qu’une organisation instrumentalise leur lutte, car cette cause a à voir avec l’avenir de la planète et non avec des intérêts superficiels. Bien que dans l’organisation il n’y ait pas de voix qui s’élèvent au-dessus des autres, des personnalités en vue commencent à émerger. Certains des jeunes qui descendront dans les rues ce vendredi expliquerent à Pùblico les fondements de la grève climatique.

« Les étudiants sont les moteurs de grands changements »

Marina García, 18 ans, est diplômée en anthropologie sociale et culturelle de l’Université de La Laguna de Tenerife. Elle a été l’une des plus actives dans la formation de vendredi pour l’avenir sur les îles Canaries.  Par esprit environnementaliste, elle a rejoint le mouvement pour le climat, principalement à cause de la « colère et du désespoir » qui la pousse à voir l’inaction des classes politiques.

« Tout au long de l’histoire, les étudiants ont été les moteurs de grands changements dans la société », explique-t-il, soulignant qu’à ce moment-là, c’est sa génération qui doit franchir le pas « de la prise de conscience à l’action ».

« Le capitalisme » durable « , comme j’aime l’appeler, a extrait sa propre interprétation du courant écologique et a utilisé le marketing pour en tirer le meilleur parti, interprétation qui n’est pas et ne peut jamais être durable avec l’environnement », ajoute le jeune activiste.

« La plus grande menace à laquelle nous sommes confrontés »

Paula Cristobal, 18 ans et étudiante en 2e année de lycée à Vitoria-Gasteiz, est l’un des précurseurs des manifestations étudiantes dans sa ville. Il a rejoint ce mouvement par « nécessité ». Parce que, comme il l’explique, « Nous sommes confrontés à la plus grande menace à laquelle l’homme ait jamais été confronté ».

En rêvant de pouvoir étudier un diplôme en génie agronomique, la jeune femme énumère certaines des causes pour lesquelles la société doit rejoindre ce mouvement: la disparition d’espèces, les étapes de plus en plus courantes de la sécheresse et, finalement,  » la crise climatique « .

« Pour que la grève étudiante du 15 mars soit approuvée, nous devions compter sur le vote positif de la majorité des étudiants et nous avons obtenu 98% des votes des 400 étudiants qui ont voté », a-t-il déclaré, montrant que dans leur environnement on prend de plus en plus conscience du sérieux que cache cette crise.

Une crise qui, à son avis, ne peut être inversée que si la mentalité capitaliste est changée. « La priorité est donnée à l’accumulation d’avantages économiques, sans prendre en compte les impacts environnementaux causés par les entreprises, ce qui doit finalement changer », a-t-il déclaré.

« Les jeunes doivent réagir à ce problème »

Claudia Gumiel Cárcamo (16 ans), élève en 1er année de baccalauréat. Les manifestations de Jeunesse pour le climat ont franchi les frontières des grandes villes. Logroño en est un bon exemple. Des centaines d’étudiants ont participé à la grève internationale pour un climat de 15 millions de personnes.

Claudia Gumiel, âgée de seulement 16 ans, comme Greta Thunberg, met l’accent sur le manque d’actions politiques vertes dans sa région. « Le gouvernement de La Rioja, comme tout le monde, devrait prendre le problème plus au sérieux et promouvoir l’utilisation des voitures électriques, la réduction du plastique et sensibiliser les jeunes à l’importance de garder la nature propre », a-t-il déclaré.

« L’excès de plastique provoque la mort de nombreux animaux marins, les pôles fondent, le niveau de la mer augmente et menace d’immerger certaines zones sous l’eau », prévient la jeune femme, qui pense que ce mouvement de jeunesse réussit à donner visibilité à un problème dont la société n’est guère consciente. « Les jeunes et les étudiants sont ceux qui doivent réagir à ce problème », dit-elle ».C’est notre avenir qui est en jeu »

Irene Rubiera (19 ans), étudiante en droit

« Les motifs de manifestation sont innombrables, mais nous en avons besoin en résumé. Nous avons besoin de la classe politique nous écoute, car c’est notre avenir qui est en jeu », explique Irene Rubiera, l’une des responsables de la promotion d’un mouvement étudiant vert à Madrid. Elle était l’une des voix qui, il y a plusieurs semaines, s’était concentrée devant le Congrès des députés pour exiger des actions énergiques qui inversent la situation d’urgence climatique.

En tout état de cause, Rubiera, une étudiante en droit de 19 ans, ne croit pas que le mouvement concerne exclusivement les étudiants. « L’important est de régler ce problème le plus rapidement possible ».

« Je pense que le rythme auquel nous menons la planète est insoutenable et que nous devrons procéder à une série de changements radicaux dans la manière de concevoir la croissance économique », dit-elle, ajoutant que « dans onze ans, ce qui ne fait que quelques degrés de plus aujourd’hui, sera une crise climatique de grande ampleur qui vous affectera très sérieusement, où que vous viviez.  »

« Le changement climatique est là et il ne va pas disparaître »

Lucas Barrero (22 ans), étudiant en biologie. Gérone est sans aucun doute le lieu où tout a commencé. Les premières manifestations étudiantes en Espagne ont eu lieu dans la ville catalane, avec de petites concentrations devant le siège de la Generalitat. « C’était une explosion », explique Lucas Barrero, un étudiant en biologie de 22 ans qui a décidé de se joindre à cet éveil écologique.

Barrero, qui a pu se rendre cette semaine à Strasbourg avec d’autres jeunes Européens, est peut-être l’une des voix les plus discutées au sein du journal espagnol Fridays For Future. Pour lui, les manifestations grandissantes sont un signe que les jeunes veulent un avenir digne.

« Cela peut être vu comme une lubie, mais le changement climatique est là et il ne va pas disparaître », a-t-il déclaré. Par conséquent, le militant voit dans le nouveau 15M une occasion unique d’élargir les fondements du mouvement environnemental européen. À tel point que les manifestations sont considérées comme des activités qui vont au-delà de la manifestation et permettent de sensibiliser et d’éduquer les participants aux conséquences sociales et économiques de cette crise climatique.

« Si nous n’agissons pas, nous serons la première génération sans avenir »

Alba Calonge (19 ans), étudiante en biochimie et sciences biomédicales. « Le changement climatique ne peut plus être évité, mais nous savons que plus nous agissons et prenons des mesures, plus nous avons de répercussions négatives pour cette génération et pour les générations à venir », déclare Alba Calonge, étudiante valencienne en biochimie et sciences biomédicales. en València, qui se manifeste depuis plusieurs semaines avec d’autres collègues.

Cette étudiante de 19 ans souligne l’urgence du moment: « Si les choses continuent comme elles sont, notre génération sera considérée comme la première génération sans avenir. » Un avenir qui, pour elle, est marqué par les actions des générations précédentes, mais aussi par les activités des grandes entreprises qui « gagnent des millions aux dépens de la contamination ». En vertu de cela, Calonge, l’une des voix principales valenciennes, estime qu’il est « essentiel de sensibiliser les plus jeunes enfants », raison pour laquelle elle demande que des cours d’éducation à l’environnement soient dispensés dans les écoles.

« Personne ne parle de réchauffement climatique, c’est un sujet tabou »

Marina García Abri (26 ans), qui se forme à Alicante comme professeur de physique et de chimie, met l’accent sur le manque de prise de conscience qui existe dans la société. Un manque de connaissances aggravé, comme il le fait remarquer, par le manque de couverture médiatique.

« En Espagne, personne ne parle de réchauffement climatique, c’est un sujet tabou ». Cependant, ses espoirs sont devenus grands après avoir constaté comment, ces derniers mois, des jeunes sont descendus dans la rue pour exiger des changements qui garantissent un meilleur avenir.

Cette militante de 26 ans, comme le reste de ses camarades de classe, met l’accent sur «l’héritage de la planète» qu’ils recevront. L’avenir, pour ces jeunes, se voit dans un horizon inquiétant. Par conséquent, explique-t-il, il est nécessaire de modifier le système capitaliste.

« Les conséquences économiques de cette situation peuvent être catastrophiques pour le capitalisme, mais nous tenons davantage à sauver la planète que le système »,  ajoute-t-elle.
García réclame non seulement des changements dans les politiques et pratiques commerciales « radicales », mais considère également qu’une transformation des coutumes quotidiennes est nécessaire. La question est de pouvoir « vivre selon nos principes de préservation de la terre ».

15/03/2019 ALEJANDRO TENA

https://www.publico.es/

Commentaire: Le thème de la « voiture électrique » apparaît. Rappelons que sa production n’est pas « écolo » (métaux rares) . Qu’elle fonctionne avec des bornes qui sont payées par le contribuable, alimentées à l’électricité nucléaire, donnent lieu à des cadeaux aux plus riches (primes) et que leur recyclage (batteries impossibles?) n’est jamais évoqué!

14 mars 2019 ~ 0 Commentaire

brest climat

brest

14 mars 2019 ~ 0 Commentaire

marée noire (fne)

Grande America : combien faut-il de naufrages à l’Etat pour agir ?

Le naufrage du Grande America au large des côtes de françaises est une sombre répétition du passé. Pour France Nature Environnement, ce tragique évènement sonne une nouvelle alerte pour l’État français.

Il est capital que la France ait plus d’audace environnementale dans ses ambitions de politique maritime. Elle rédige justement actuellement cette politique au travers de ses documents stratégiques de façades – et ceux-ci se montrent bien trop timorés. France Nature Environnement porte plainte pour faire la lumière sur les responsabilités

Un drame qui se répète, encore et encore. Il y a cinq mois seulement, les pollutions venaient de la collision de deux navires aux abords de la Corse. Mardi 12 mars, c’est le navire Italien Grande America a sombré à 333 km à l’ouest de la Rochelle. Une nappe de fioul lourd d’une dizaine de kilomètres pollue l’océan. Ce fioul devrait très bientôt venir souiller les côtes françaises, notamment en Charente-Maritime et en Gironde.

À cette pollution s’ajoute de fortes incertitudes sur les 365 conteneurs que transportaient le navire et notamment les 45 répertoriés comme contenant des matières dangereuses. Les 2 200 tonnes de fioul dans les soutes du navire se révèlent elles aussi particulièrement menaçantes pour l’écosystème marin.

Face à ce terrible évènement, France Nature Environnement et ses associations membres envisagent de porter plainte pour que la lumière soit faite sur les responsabilités mais surtout, nous réitérons notre appel à l’État : il doit se montrer plus audacieux dans sa politique environnementale.

Une politique maritime… en forme de naufrage.

Concernant sa politique maritime, la France rédige actuellement  « ses documents stratégiques de façade ». Ces documents exigés par l’Europe doivent permettre d’établir les objectifs de préservation des mers  de l’hexagone sur ses quatre façades maritimes. Comment la France protège-t-elle nos littoraux des échouages et catastrophes maritimes de navires et porte-conteneurs et de leurs pollutions  associées ? Telle est l’une des questions auxquelles doit répondre l’Etat dans ces documents qui seront opposables devant les tribunaux.

« 90 % des échanges mondiaux se font par la mer et les naufrages  souillent nos littoraux régulièrement. Pourtant, dans la politique maritime que la France rédige actuellement, l’État se montre bien peu ambitieux pour protéger nos littoraux de tels drames. Il se montre complaisant avec ce type de pollution puisqu’il promeut le développement du transport maritime tandis que les moyens de protection et de surveillance de son espace maritime sont continuellement à la baisse » souligne Elodie Martinie-Cousty, responsable des questions maritimes de France Environnement.

La France ne voit-elle pas les catastrophes écologiques qu’un tel manque d’ambition autorise ? Le naufrage du grande America comme celui du TK Bremen fin 2011 sont des signaux d’alarme. Nous devons mieux nous protéger de telles pollutions.

Les associations du mouvement France Nature Environnement sur le littoral sont sur le qui vive

Sur le terrain, les associations du mouvement France Nature Environnement : Bretagne Nature Environnement, France Nature Environnement Pays de la Loire ou encore Nature Environnement 17 deviennent malheureusement habituées à ces naufrages. Ensemble, nous étudions les possibilités de déposer plainte et de faire la lumière sur les responsabilités. Nous restons également en alerte sur les types de pollutions issues des 45 containers de produits dangereux et la capacité des services de l’action de l’ Etat en mer de les récupérer.

jeudi 14 mars 2019

https://www.fne.asso.fr/

Lire aussi:

Pollution probable du littoral après le naufrage du « Grande-America » (Le Monde)

Naufrage du Grande America. Une troisième nappe de pétrole repérée, deux conteneurs à la dérive (OF)

14 mars 2019 ~ 0 Commentaire

algérie (npa)

obs.jpg2

Algérie : une dynamique de crise pré-révolutionnaire

Le mouvement du 22 février prolongé par les manifestations du 1er et surtout du 8 mars constitue une rupture avec une période de désenchantement et de pessimisme qui a caractérisé les mouvements sociaux, le monde du travail, l’intelligentsia et surtout les forces vives de la société algérienne, comme la jeunesse et les femmes.

Un nouveau champ du possible est ouvert et la rupture avec un régime politique autoritaire, prédateur et clanique devient une perspective ouverte.

Un tournant

Depuis octobre 1988, nous avons accumulé les défaites politiques. Défaite face à l’islamisme qui a su, entre 1988 et 1993, capter la radicalité sociale en mouvement dans la société, celle des démunis et des travailleurs, en usant d’un populisme religieux prononcé et d’une insolence face au pouvoir admirée.

Le résultat a été un recul des forces démocratiques et de gauche laminées ensuite par la décennie noire où les islamistes vont jouer les va t’en guerre contre le pouvoir, mais aussi contre la militance politique anti-islamiste ciblant plus particulièrement intellectuels, syndicalistes et les femmes.

Défaite aussi face à un régime politique qui s’est fait une « crédibilité » d’un temps en jouant au pardon et à la réconciliation nationale, mais aussi en profitant du gonflement de la rente pétrolière pour construire deux millions de logements et le grands projet d’autoroute est-ouest en plus de méga-équipements dans le pays.

Ainsi, Bouteflika, venu sur les cendres d’une Algérie brulée, abimée, va jouer à l’homme providentiel et illusionner une partie de la population. Entre temps, son régime a multiplié les atteintes aux libertés démocratiques, verrouillé le champ politique et associatif, fait de la corruption un élément systémique et appliqué à l’aise les mesures en phase avec la mondialisation néolibérale.

Ces défaites n’ont pas brisé les luttes mais ont rendu les forces sociales et le monde du travail plutôt sur la défensive ! De ce point de vue, le mouvement populaire enclenché le 22 février représente un tournant, une rupture. Il fait bouger les rapports de forces et libère les luttes et l’action populaire contre le régime politique pro-néolibéral, corrompu et anti-démocratique.

Magie populaire

Ce mouvement a démarré sur une action presque morale dénonçant cet acte immoral du clan présidentiel de présenter un président vieillissant, malade, infirme et sans paroles depuis 2013. Rapidement, le mouvement a pris une dimension populaire, nationale et d’une mixité inimaginable.

La manifestation du 8 mars a été le summum de cette magie populaire où la fraternité, la présence massive des femmes, le civisme des jeunes et des slogans aussi politiques que faits d’humour ont marqué ce 8 mars. C’est surtout une manifestation grandiose par le nombre et par les couleurs, du jamais vu depuis l’indépendance !

La caractéristique de ce mouvement est l’implication de forces sociales comme les jeunes, les réseaux militants, les femmes et même les familles, les étudiants et de plus en plus les enseignants, les commerçants, qui ont bien répondu à l’appel à la grève générale et même des patrons qui ont des comptes à régler avec le clan Bouteflika et la façon sélective dont il a distribué la manne pétrolière durant son règne de 20 ans.

Le monde ouvrier, bien que présent dans les manifestations, n’a réagi qu’accessoirement au début du mouvement dans certaines villes et certaines entreprises. L’UGTA, trop collée à Bouteflika grâce à Sidi Saïd son secrétaire général, a tout fait pour éviter une réaction syndicale et ouvrière en s’appuyant sur une bureaucratie horizontale carriériste et corrompue. Les syndicats autonomes, encore peu présent dans les entreprises, n’ont pas encore la représentativité qui leur permet de changer le cours des choses.

Ceci dit, depuis le 1er mars, des entreprises commencent à se lancer dans le mouvement et entamer des grèves et des sit-in dans leurs entreprises, à l’exemple des travailleurs des ports, des filiales  de Sonelgaz (EDF algérien), et même de certaines administrations publiques comme la CNAS (caisse de la Sécurité sociale) ou les travailleurs de l’université.

Ceci reste encore parcellaire tant que les grandes entreprises industrielles concentrant le gros des effectifs ouvriers n’ont pas bougé comme El Hadjar à Annaba, la zone industrielle de Rouiba (Alger) ou les travailleurs de Sonatrach au Sud.

Cela représente des centaines de milliers de travailleurs et des secteurs stratégiques et sensibles dans la configuration de la classe ouvrière algérienne. La convergence des travailleurs avec ce mouvement de protestation populaire, à travers la grève générale plus précisément, pourra changer les rapports de forces très vite et favoriser la fin du régime, l’auto-organisation et la mise en œuvre d’une transition sous contrôle ouvrier et populaire.

Manœuvres machiavéliques du pouvoir

L’annonce lundi soir du retrait de Bouteflika du 5e mandat et du report des élections, accom-pagnés d’un changement de gouvernement et d’une conférence nationale devant travailler à assurer la transition à une « nouvelle république », a été perçue par les Algériens comme un parjure. Un scénario pervers qui donnera du temps au pouvoir de s’assurer un changement sans douleur pour le clan présidentiel et la bourgeoisie oligarque qui l’a portée.

Bien que le recul du clan dirigeant soit réel et que le mouvement populaire ait eu sa première victoire symbolique, qui traduit que c’est dans les luttes qu’on peut faire bouger les lignes d’un régime opaque, le piège d’un régime qui va perdurer en usant d’artifices pour apaiser la colère populaire est déjà perçu par ceux qui, à travers les réseaux sociaux, jouent le rôle d’acteurs et animateurs de ce mouvement. La classe politique et l’opposition, invalidée dés le début par ce mouvement, ont aussi rejeté ce scénario de Bouteflika.

De ce point de vue, la manifestation du vendredi 15 mars sera déterminante pour faire appa-raitre une plus grande détermination ou le début d’un reflux du mouvement populaire. Si les manœuvres machiavéliques du pouvoir sont réelles, l’inventivité du mouvement populaire et sa radicalité laissent augurer une dynamique de crise pré-révolutionnaire qui, certainement, prendra du temps, mais permettra d’entrevoir une nouvelle Algérie, celle qui tourne le dos aux diktats des prédateurs et des oligarques mafieux.

Adel Abderrezak (universitaire et ex porte-parole du syndicat des universitaires)                    Jeudi 14 mars 2019

https://npa2009.org/

14 mars 2019 ~ 0 Commentaire

france insoumise (le-monde lvsl)

europe

Elections européennes

Que veut exactement La France Insoumise ?

Depuis plusieurs semaines, les « insoumis » multiplient les analyses contradictoires quant à leur stratégie européenne. Jean-Luc Mélenchon a voulu marquer les esprits. Le leader de La France insoumise (LFI) a vertement répondu à la « Lettre aux Européens » d’Emmanuel Macron, par un texte intitulé « Sortez des traités européens, stupides ! ». (Publié dimanche 10 mars sur le site de Libération et le lendemain dans plusieurs titres du continent).

M. Mélenchon tente d’y résumer le programme de son mouvement, qu’il va développer jeudi soir lors d’un meeting à Caen, en compagnie de Manon Aubry, la tête de liste LFI pour les élections européennes du 26 mai. Une occasion, également, de relancer une campagne qui peine à décoller.

La pensée « insoumise » au sujet de l’Union européenne (UE) est articulée autour d’une stratégie mise en avant lors de la campagne présidentielle de 2017 :

Celle du plan A 

« Sortie concertée des traités européens » et « Négociation d’autres règles » 

et d’un plan B 

« Sortie des traités européens unilatérale par la France »  en cas d’échec de la première méthode. Le premier comporte la fin de l’indépendance de la Banque centrale européenne, la mise en place d’un « protectionnisme solidaire » ou encore une harmonisation fiscale et sociale. A l’époque de la campagne présidentielle, M. Mélenchon résumait cela en une formule choc : « L’Union européenne, on la change ou on la quitte. »

Dans son texte, le député des Bouches-du-Rhône le rappelle : pour « commencer un nouvel âge de la civilisation humaine », en finir avec « la concurrence libre et non faussée », une seule solution : « Sortir des traités qui organisent l’Union européenne. » « Toutes nos misères écologiques et sociales ont leur origine dans le contenu de ces traités. Ils ont figé toutes les politiques économiques dans le dogme absurde de l’ordolibéralisme et de l’atlantisme », développe-t-il.

« Sortir des traités européens, c’est le Frexit : la sortie de l’UE et de l’euro. Il n’y a pas d’autre alternative », selon Dominique Berlin, professeur émérite de droit européen.

Mais que signifie exactement « sortir des traités européens » ? Selon Mme Aubry, ce serait une sorte de situation intermédiaire entre les « Européens béats » et les « frexiters [partisans d’une sortie de la France de l’UE] ». Elle l’assure : « Nous n’avons pas un problème avec l’Union Européenne, mais avec les traités actuels.

On ne veut pas sortir de l’UE, mais on ne veut pas de statu quo non plus. » Seulement voilà, et la juriste le sait : il est impossible de sortir des traités sans sortir de l’UE. « Sortir des traités européens, c’est le Frexit : la sortie de l’UE et de l’euro. Il n’y a pas d’autre alternative », confirme Dominique Berlin, professeur émérite de droit européen à l’université Panthéon-Assas. « Sortir des traités, c’est les dénoncer. Donc c’est sortir de l’UE », abonde Yves Bertoncini, président du Mouvement européen en France.

Loin du scénario défendu en 2017

Mme Aubry jure pourtant que ce n’est pas l’objectif des « insoumis ». Et apporte une nouvelle interprétation du « Plan A/ Plan B ». « Le plan A, c’est renégocier tous ensemble pour tenir les promesses de l’Europe. Si ça ne marche pas, le plan B, c’est avancer à plusieurs avec les pays qui le souhaitent et désobéir aux dispositions qui posent problème, comme la règle des 3 % de déficit, le travail détaché, etc. » On est donc bien loin du scénario défendu en 2017 par le candidat Mélenchon mais plus proche d’une notion d’affranchissement de certaines règles des traités.

« Si un Etat veut sortir, c’est possible, c’est ce que fait le Royaume-Uni. C’est le seul moyen car il n’y a pas de clauses d’expulsion dans les traités, rappelle encore M. Bertoncini. Ne pas respecter les traités, c’est autre chose. Cela place le pays dans une situation de désobéissance. C’est un peu comme une assemblée de copropriétaires qui ne peut pas expulser un locataire refusant de payer son loyer. »

Cependant, complète M. Berlin, cela met le pays « en position de manquement » avec des conséquences importantes : « Il y aurait d’abord des recours devant la Cour de justice puis des sanctions sous forme d’amendes. » Un scénario prévu par les « insoumis » qui « refuseraient de payer » s’ils étaient confrontés à cette situation. Ce qui exposerait la France à d’autres sanctions, comme, par exemple, la privation du droit de vote au sein du Conseil européen.

En tout cas, en jouant sur les mots et les concepts, les « insoumis » entretiennent un flou qui les arrange. C’est, en effet, un sujet sensible avec ses partenaires européens (notamment les Espagnols de Podemos et les Portugais du Bloco) réunis dans le mouvement Maintenant le peuple ! Dans leur manifeste, aucune mention du « Plan B », ou de quitter l’Union européenne, mais simplement la volonté de « rompre avec les carcans des traités européens ».

Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon est aussi tiraillé, en interne, entre une vision souverainiste et une autre, plus eurocompatible. Depuis plusieurs mois, de nombreux tenants de la ligne « souverainiste » ont claqué la porte, se sont éloignés ou ont été écartés.

C’est le cas de l’économiste Liem Hoang Ngoc ; de l’ancien porte-parole Djordje Kuzmanovic ; de l’enseignant François Cocq ou encore de Charlotte Girard, coresponsable du programme, qui fut un temps pressentie comme tête de liste et qui a préféré prendre du champ.

A sa place, Manon Aubry, elle, a toujours défendu une ligne plus pro-européenne. A tel point que les exégètes de LFI en perdent parfois leur latin quand il s’agit de l’Europe. Ce trouble pourrait être le même chez les électeurs.

Abel Mestre 14 mars 2019
.
https://www.lemonde.fr/
.
Lire aussi:

.

La France Insoumise : du parti au mouvement (LVSL)

14 mars 2019 ~ 0 Commentaire

capitalisme (gauche révolutionnaire)

clim.jpgccc

Le capitalisme fait chauffer le climat!

Engager une transformation pour changer de système est urgent : le capitalisme basé sur l’accaparement des moyens de production et sur leur propriété privée implique une logique de court terme : le profit via l’exploitation des Hommes et des ressources naturelles !

Or, selon le discours politique actuel, nos problèmes seront résolus grâce au développement de nouvelles productions : énergies vertes, voitures électriques, objets recyclés…

– Les énergies vertes ?

Depuis 2001, la loi Y. Cochet oblige EDF à racheter 2 fois plus cher l’énergie verte pour financer de « pauvres » investisseurs privés, Ikea, Total, des fonds de pension… Ce cadeau ? Une ligne sur notre facture : la CSPE ! Depuis 2010, ce marché spéculatif est soutenu par la loi obligeant EDF à céder à prix coûtant ¼ des mégawatts nucléaires à ses concurrents !

– Les voitures électriques ?

Leur production énergivore nécessite eau et produits chimiques pour l’extraction et le raffinage de métaux particuliers ! La pollution est alors déplacée vers des pays pauvres. La pollution n’ayant pas de frontière, la solution n’est donc pas en des subventions publiques à l’électrique ni en des taxes sur le diesel. N’en déplaise à Macron qui défend les marchés et les profits des lobbies sous prétexte de nouveaux emplois et développement !

– Trier et recycler ?

Au contraire de la nature, l’Homme produit des déchets qui pour être recyclés nécessitent transports, eau, énergie: «beaucoup de sale pour faire du propre»! Veolia spécule sur ce marché dans plus de 30 pays, un marché juteux surtout si chacun trie et paie pour sa poubelle! Alors arrêtons de croire que l’on peut sauver le monde seulement par notre rôle de consomma-teurs, en triant ou en mangeant bio : c’est mieux, mais l’impact est limité car on ne pourra jamais faire de l’écologie avec des multinationales capitalistes!

Le capitalisme tue notre planète!

Rejoignons les luttes et les manifestations qui s’amplifient partout dans le monde. On ne peut changer les comportements si on reste dans le capitalisme où on ne décide de rien et où le seul et unique objectif est le profit !

Changer la production, la planifier, supprimer les produits nocifs… en nationalisant les multinationales et principaux moyens de production et en les passant sous contrôle démocratique des travailleurs et de la population.

Seules des prises de décisions collectives peuvent nous préserver d’intérêts et d’accapare-ments privés destructeurs ! Rejoignons et amplifions tous les mouvements de lutte pour le climat.

Partout dans le monde, le peuple se révolte uni déjà par une grève mondiale le 15 mars. Faisons en sorte que ce ne soit qu’un début !

Par Christine 14/03/2019

http://www.gaucherevolutionnaire.fr/

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin