Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

17 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

oxygène (ouest france)

treguer

Paul Tréguer est un ancien militant écologiste et un chercheur bien connu en Bretagne

17 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

irrationalité (libération)

envahisseurs

Politique migratoire: l’irrationalité au pouvoir ?

Comme celle de ses prédécesseurs, la politique migratoire d’Emmanuel Ma- cron, en visite ce mardi à Calais, refuse d’entendre ce que disent les cher- cheurs depuis des années: les dispositifs répressifs créent le «problème migratoire» qu’ils prétendent pourtant résoudre.

Très loin du renouveau proclamé depuis l’élection du président Macron, la politique migratoire du gouvernement Philippe se place dans une triste continuité avec celles qui l’ont précédée tout en franchissant de nouvelles lignes rouges qui auraient relevé de l’inimaginable il y a encore quelques années. Si, en 1996, la France s’émouvait de l’irruption de policiers dans une église pour déloger les grévistes migrant·e·s, que de pas franchis depuis: accès à l’eau et distributions de nourriture empêchées, tentes tailladées et couvertures jetées, familles traquées jusque dans les centres d’hébergement d’urgence en violation du principe fondamental de l’inconditionnalité du secours.

La loi sur l’immigration que le gouvernement prépare marque l’emballement de ce processus répressif en proposant d’allonger les délais de rétention administrative, de généraliser les assignations à résidence, d’augmenter les expulsions et de durcir l’application du règlement de Dublin, de restreindre les conditions d’accès à certains titres de séjour, ou de supprimer la garantie d’un recours suspensif pour certain.e.s demandeur·e·s d’asile. Au-delà de leur apparente diversité, ces mesures reposent sur une seule et même idée, jamais démontrée et toujours assénée, de la migration comme «problème».

Des idées reçues bien tenaces

Cela fait pourtant plusieurs décennies que les chercheurs spécialisés sur les migrations, toutes disciplines scientifiques confondues, montrent que cette vision est largement erronée.

Contrairement aux idées reçues, il n’y a pas eu d’augmentation drastique des migrations durant les dernières décennies. Les flux en valeur absolue ont certes augmenté mais le nombre relatif de migrant·e·s par rapport à la population mondiale stagne à 3% et est le même qu’au début du 20è siècle. Dans l’Union Européenne, après le pic de 2015, qui n’a par ailleurs pas concerné la France, le nombre des arrivées à déjà chuté. Sans compter les «sorties» jamais intégrées aux analyses statistiques et pourtant loin d’être négligeables. Et si la demande d’asile a connu, en France, une augmentation récente, elle est loin d’être démesurée au regard d’autres périodes historiques.

Au final, la mal nommée «crise migratoire» européenne est bien davantage une crise institu- tionnelle, une crise de la solidarité et de l’hospitalité, qu’une crise des flux. Car ce qui est inédit dans la période actuelle c’est bien davantage l’accentuation des dispositifs répressifs que l’augmentation de la proportion des arrivées.

La menace que représenteraient les migrant·e·s pour le marché du travail est tout autant exagérée.

Une abondance de travaux montre depuis longtemps que la migration constitue un apport à la fois économique et démographique dans le contexte des sociétés européennes vieillissantes, où de nombreux emplois sont délaissés par les nationaux. Les économistes répètent inlas- sablement qu’il n’y a pas de corrélation avérée entre immigration et chômage car le marché du travail n’est pas un gâteau à taille fixe et indépendante du nombre de convives. Ils s’échinent à faire entendre qu’en Europe, les migrant·e·s ne coûtent pas plus qu’ils/elles ne contribuent aux finances publiques, auxquelles ils/elles participent davantage que les nationaux, du fait de la structure par âge de leur population.

Imaginons un instant une France sans migrant·e·s. L’image est vertigineuse tant leur place est importante dans nos existences et les secteurs vitaux de nos économies: auprès de nos familles, dans les domaines de la santé, de la recherche, de l’industrie, de la construction, des services aux personnes, etc. Et parce qu’en fait, les migrant·e·s, c’est nous : un·e Français.e sur quatre a au moins un·e parent·e ou un grand-parent immigré·e.

Les migrants ne sont pas des fardeaux !

En tant que chercheur·e·s, nous sommes stupéfait·e·s de voir les responsables politiques successifs asséner des contre-vérités puis jeter de l’huile sur le feu. Car loin de résoudre des problèmes fantasmés, les mesures que se sont empressées de prendre chaque nouvelle majorité, n’ont cessé d’en fabriquer de plus aigus.

Les situations d’irrégularité et de précarité qui feraient des migrant·e·s des «fardeaux» sont précisément produites par nos politiques migratoires:

la quasi absence de canaux légaux de migration (pourtant préconisés par les organismes internationaux les plus consensuels) oblige les migrant·e·s à dépenser des sommes consi- dérables pour emprunter des voies illégales. Elle les dépossède des ressources financières nécessaires pour prendre place dans les sociétés d’arrivée.

La vulnérabilité financière mais aussi physique et psychique produite par notre choix de verrouiller les frontières (et non par leur choix de migrer) est ensuite redoublée par d’autres pièces de nos réglementations: en obligeant les migrant·e·s à demeurer dans le premier pays d’entrée de l’UE, le règlement de Dublin les prive de leurs réseaux familiaux et communau- taires, souvent situés dans d’autres pays européens et si précieux à leur insertion.

A l’arrivée, nos lois sur l’accès au séjour et au travail les maintiennent, ou les font basculer, dans des situations de clandestinité et de dépendance.

Enfin ces lois contribuent paradoxalement à rendre les migrations irréversibles: la précarité administrative des migrant·e·s les pousse souvent à renoncer à leurs projets de retour au pays par peur qu’ils ne soient définitifs. Les enquêtes montrent clairement que c’est l’absence de «papiers» qui empêche ces retours. Nos politiques migratoires fabriquent bien ce contre quoi elles prétendent lutter.

Contrairement à une idée largement répandue, les migrant·e·s ne sont pas «la misère du monde». Ce sont précisément nos choix politiques qui font basculer une partie d’entre eux/elles dans la misère. Comme ses prédécesseurs, le gouvernement signe donc aujourd’hui les conditions d’un échec programmé, autant en termes de pertes sociales, économiques et humaines, que d’inefficacité au regard de ses propres objectifs.

Imaginons une autre politique migratoire.

Une politique migratoire enfin réaliste. Elle est possible, même sans les millions utilisés pour la rétention et l’expulsion des migrant·e·s (qui ne les empêchent par ailleurs pas de revenir), le verrouillage hautement technologique des frontières (qui ne les empêchent pas de passer), le financement de patrouilles de police et de CRS (qui ne les empêche pas de résister), les sommes versées aux régimes autoritaires de tous bords pour qu’ils retiennent, reprennent ou enferment leurs migrant·e·s.

Une politique d’accueil digne de ce nom, basée sur l’enrichissement mutuel et le respect de la dignité de l’autre coûterait certainement moins cher que la politique restrictive et destructrice que le gouvernement a choisi de renforcer encore un peu plus aujourd’hui. Quelle est donc sa rationalité: ignorance ou électoralisme?

16 janvier 2018

http://www.liberation.fr/

Karen Akoka Maîtresse de conférence à l’Université Paris Nanterre et chercheuse à l’Institut des Sciences sociales du politique (ISP).

Camille Schmoll Maîtresse de conférence à l’Université Paris Diderot, membre de l’Institut universitaire de France et chercheuse à l’umr Géographie-cités.
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Lire aussi:
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16 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

fake news (npa)

NPA

pandas

Pouvoir d’achat : stop aux « fake news » du gouvernement !

En une phrase glissée dans sa note de conjoncture de décembre, l’Insee a démoli la propa- gande gouvernementale : « Au total sur l’année 2018, la combinaison de ces hausses et de ces baisses [de fiscalité] augmenterait les prélèvements obligatoires sur les ménages d’environ 4,5 milliards d’euros, ce qui ôterait 0,3 point à l’évolution du pouvoir d’achat. » La hausse annoncée du pouvoir d’achat de 5 milliards était donc une « fake news ». Le gouvernement, ulcéré, a aussitôt démenti et sommé l’Insee de se dédire, mais celle-ci a maintenu ses calculs. 

Hypothèses farfelues

Les hausses d’impôts (+20,4 milliards pour la CSG, +3 milliards pour les taxes sur l’essence, +4,5 milliards pour les taxes sur le tabac) sont intervenues dès le 1er janvier… alors que les baisses d’impôts interviendront « bizarrement » plus tard dans l’année, comme la baisse de la taxe d’habitation qui ne sera effective qu’en novembre.

Autre explication de l’écart : le gouvernement avait minimisé l’impact des recettes fiscales sur le tabac et l’essence, en faisant des hypothèses farfelues sur la baisse de la consommation. L’Insee a répondu que les principes de la comptabilité nationale ne l’autorisaient pas à faire ce genre de manipulations. Pour les amateurs de fake news, le gouvernement a lancé dans la foulée un « simulateur de pouvoir d’achat » : avis aux amateurEs qui ont envie de gober les bobards du gouvernement !

Deux poids, deux mesures

Les mesures fiscales vont donc faire baisser le pouvoir d’achat moyen. Mais tout le monde ne sera pas logé à la même enseigne : le budget 2018 est un « choc fiscal » en faveur des ména- ges les plus riches et des patrons.

En effet, la taxation sur les revenus du capital est massivement baissée pour les grosses fortunes, avec la mise en place du prélèvement forfaitaire unique (« flat tax » de 30%) et la sortie des actifs financiers de l’assiette de l’ISF. Ces deux mesures représentent un gain d’environ 5 milliards concentré sur le 1% le plus riche. En revanche, la hausse des impôts indirects (tabac et essence) est régressive et anti-redistributive : elle va frapper davantage les plus pauvres en proportion de leur revenu. 

Officiellement, il s’agit de défendre l’écologie et de préserver la santé, mais bizarrement le gouvernement n’a pas pensé à d’autres mesures comme la taxation des grands groupes industriels pollueurs.

Les patrons peuvent aussi se frotter les mains : le Conseil constitutionnel a ordonné à l’État de rembourser les grandes entreprises de la taxe sur les dividendes qu’elles avaient payée. Le gouvernement compensera par une surtaxe temporaire de l’impôt sur les sociétés (IS), mais le gain net sera de 5 milliards pour les grands groupes ! Le taux de l’IS diminuera en outre à 25% en 2022 (contre 33% aujourd’hui), et, dès cette année, il est ramené à 28% pour les bénéfices inférieurs à 500 000 euros. 

Macron, c’est Hollande en pire.

Après une loi Travail XXL, il a fait un budget en faveur des riches XXL. Seule une mobilisation déterminée de notre camp social pourra stopper cette surenchère de cynisme, d’arrogance, et de brutalité sociale inédites.

Vendredi 12 janvier 2018 Gaston Lefranc

https://npa2009.org/

16 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

nddl (ouest france)

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Notre-Dame-des-Landes. Forces de l’ordre : les grandes manœuvres débutent

Pour faire face à la décision sur la construction ou non de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, la mobilisation des forces de police a commencé autour de Nantes et Rennes.

Selon une source policière parisienne, cinq compagnies de CRS au minimum (400 hommes environ) convergent ce mardi 16 janvier vers Nantes pour « une sécurisation urbaine » de la ville. Dans le même temps, d’autres policiers doivent aussi être déployés à Rennes pour protéger la ville en cas de manifestations. Des mouvements ont déjà commencé.

Selon une autre source, une vingtaine de compagnies de CRS seraient déjà mobilisées, prêtes à intervenir au moment où tombera la décision.

A Nantes et dans l’agglomération nantaise, des hôtels ont d’ores et déjà été réservés pour héberger les forces de police, entre la semaine prochaine et le 15 février. Au Brit Hôtel de Vigneux, on affiche complet, dès ce week-end et toute la semaine prochaine. « Désolé, j’affiche complet » rigole-t-on au standard. Quel succès ces 86 chambres, qui ne sont pas situées dans la ville la plus touristique du département…

16/01/2018

https://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

Stratégie de la tension: NDDL « sera évacuée des éléments les plus radicaux », affirme Gérard Collomb (Révolution Permanente)

16 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

mines (fr3)

mines

Comité d’accueil anti-mines pour Le Drian

Le Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères et la secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique sont à Guerlédan ce lundi matin pour inaugurer le filet électrique  breton. Les opposants aux projets miniers se sont aussi invités dans le centre Bretagne pour l’occasion.

Environ deux cents personnes opposées aux projets miniers mais aussi au projet de centrale à gaz de Landivisiau se sont retrouvées ce lundi matin à Guerlédan.
C’est en effet ce jour que la plus longue ligne électrique souterraine est inaugurée par le Ministre de l’Europe et des Affaires Etrangères, Jean Yves Le Drian ainsi que par la Secrétaire d’état auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson.

Les opposants réunis dans les collectifs Vigil’Oust et Douar Didoull ne désarment pas. Ce lundi matin ils se sont encore mobilisés à Guerlédan pour dire leur opposition aux projets miniers de l’entreprise Variscan en Centre Bretagne. Sur leurs pancartes ils rappellent que les projets d’extraction ont été refusés par le conseil départemental ainsi que par la Région. Ils demandent donc purement et simplement l’annulation des titres miniers.

Depuis le 21 juin dernier date à laquelle ils ont été reçus par Emmanuel Macron les collectifs d’opposants attendent la réunion interministérielle alors promise.

Maylen Villaverde  15/01/2018

16 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

rennes la poste (fr3 + of + lo)

la poste

Rennes: 5ème jour de grève pour les postiers

Une cinquantaine d’agents de la Poste s’est rassemblée ce mardi matin devant l’agence avenue Fréville de Rennes. Ils dénoncent les projets de réorganisation de la direction qui supprimeraient des emplois. C’est le cinquième jour de mobilisation

Les postiers restent mobilisés. Ce mardi matin une cinquantaine d’agents et de facteurs de Rennes Crimée, du Gast et du Colombier s’est rassemblée devant la Poste Rennes Crimée pour dénoncer la réorganisation en cours dans leur entreprise. Voilà 5 jours que les salariés protestent contre la réorganisation des tournées des facteurs et l’augmentation des tâches. Des mesures qui auront, selon les représentants syndicaux, pour conséquence de supprimer des emplois et de chambouler la distribution du courrier.

Des conséquences sur la distribution du courrier

Dans son communiqué de presse la CGT explique que si cette réorganisation passe alors le courrier ne sera pas toujours distribué le matin mais dans le courant de la journée. Aussi le courrier ne serait pas livré chaque jour mais seulement en fonction de la limite de date des plis à distribuer.

Des conséquences sur l’emploi

Sur Rennes Crimée la réforme prévoit de supprimer 6 tournées et « va considérablement augmenter la charge de travail des facteurs » fustige le même syndicat. D’après un représentant du syndicat SUD sur l’ensemble des plateformes de la métropole rennaise ce sont au moins une quinzaine de postes qui sont menacés.

Maylen Villaverde  16/01/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr

greve-poste-privatisation

La Poste Rennes : la mobilisation des facteurs s’élargit

En grève depuis le 9 janvier, les facteurs des principaux centres de distribution de Rennes décident au jour le jour de reconduire leur grève face à une direction qui essaie de temporiser en espérant que le mouvement s’essouffle.

Pour le moment, plutôt que de s’affaiblir, il se renforce.

En rendant visite aux facteurs des autres bureaux, les grévistes ont réussi à en entraîner plusieurs dizaines dans la lutte. Samedi 14 janvier, ils sont allés au contact de la population pour expliquer les raisons de leur mobilisation. Plusieurs équipes de facteurs en lutte se sont réparties sur les centres commerciaux et les marchés populaires. Ils y ont rencontré un accueil chaleureux qui a conforté leur détermination à résister aux projets de la direction.

Les postiers refusent la diminution des effectifs et l’allongement des tournées.

Ils dénoncent les choix de la direction qui veut organiser la distribution en deux temps, certains quartiers auraient le courrier le matin et d’autres l’après-midi. L’objectif était de renforcer le mouvement en installant la grève plus largement dans les centres de distribution de la ville, en vue de réussir la manifestation du mardi 16 janvier. Celle-ci a confirmé que la mobilisation continue.

Correspondant LO

Lire aussi:

Rennes. Les facteurs entament leur deuxième semaine de grève (OF)

 

16 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

ofce (jdd)

macron

Le Budget 2018 va surtout profiter aux plus riches, selon l’OFCE

Selon une étude de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), publiée lundi, les principaux bénéficiaires des mesures du Budget 2018 seront les ménages les plus aisés. Bercy assure au contraire que la création de richesses à venir va pouvoir être redistribuée.

C’est une étude choc qui est parue lundi. Selon l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), le premier Budget du quinquennat Macron profitera surtout aux plus aisés, en 2018 et en 2019. Concrètement, les mesures votées dans le cadre de la loi de finan- ces pour 2018 ne feront augmenter le pouvoir d’achat des ménages que de 200 millions d’eu- ros cette année. En revanche, « la montée en charge des mesures fiscales et les nouvelles revalorisations de prestations » devraient permettre « d’accroître le pouvoir d’achat de plus de 6 milliards d’euros » en 2019, estime ce think tank, plutôt classé à gauche.

L’OFCE ajoute que, en 2018 comme en 2019, les principaux bénéficiaires de ces mesures seront les ménages les plus aisés, qui devraient profiter pleinement des réformes sur la fiscalité du capital mobilier (transformation de l’impôt sur la fortune en impôt sur la fortune immobilière, mise en place d’un prélèvement forfaitaire unique de 30%). En 2019, « les 5% de ménages les plus aisés et, au sein d’eux, (..) les 2% les plus riches capteraient 42% des gains à attendre de la mise en place des mesures », indique ainsi le document. En 2018, les mesures auront un impact nul sur le pouvoir d’achat des classes moyennes.

Bercy assure qu’avec plus de croissance, les inégalités se réduiront 

En revanche, les ménages les plus pauvres et la tranche de ceux qui se situent juste en dessous des 5% les plus aisés verront leur niveau de vie se réduire : pour les ménages les plus pauvres, par exemple, les revalorisations des minima sociaux prévues fin 2018 « ne com- pensent pas les hausses de la fiscalité indirecte » sur le tabac et l’énergie cette année.  »Pour ceux qui se situent entre les 75% et les 95% les plus aisés, l’impact plus faible de l’abattement de la taxe d’habitation et l’impact nul des autres mesures de pouvoir d’achat ne sauraient compenser l’augmentation de la fiscalité indirecte et de la contribution sociale généralisée (CSG) », explique l’OFCE.

L’exécutif, régulièrement accusé par ses opposants d’avoir construit un budget « pour les riches », défend de son côté des mesures qui doivent selon lui améliorer le pouvoir d’achat des Français. Lundi, le ministère de l’Economie a estimé que l’OFCE fonctionnait « par photo- graphie ».  »La clé pour notre pays, c’est de créer plus de richesses », a déclaré une source de Bercy à l’AFP. « A terme, parce que nous aurons créé plus de richesses nous pourrons redis-tribuer et continuer à maintenir des niveaux d’inégalité qui soient acceptables ».  »Si notre politique crée plus de croissance, si elle crée plus d’emplois, nous aurons réduit les inégalités au bout du compte, mais différemment, pas en partant de la redistribution mais en partant de la création de richesses », a-t-elle encore ajouté.(…)

15 janvier 2018

http://www.lejdd.fr/

16 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

lactalis (jdd + conf’)

chat lait

Affaire Lactalis : le lait infantile, un marché stratégique

Avec un milliard d’euros par an, la nourriture pour bébés alimente la bataille des industriels de l’agroalimentaire. Bien qu’en recul, la vente de lait infantile reste très rentable pour Lactalis.

La crise Lactalis arrive au plus mauvais moment pour des industriels de l’agroali- mentaire et des distributeurs attentifs à leurs volumes et à leurs marges.

Avec le lait infantile, ils tiennent un produit quasiment imbattable en termes de rentabilité. Cette vedette des rayons pèse 600 millions d’euros par an, dans un marché de la nourriture pour enfant proche du milliard. Mais les ventes de lait infantile n’en finissent pas de reculer. L’indus- trie perd chaque année de 3 à 4%. Le développement de l’allaitement maternel, fortement encouragé par les politiques de santé publique, explique en partie cette baisse. Les consom-mateurs plébiscitent aussi de plus en plus les laits en format « liquide », même pour les nourris- sons. Enfin, le marché ne résiste pas à la tendance démographique, qui a vu le nombre de naissances passer en France de 832.000 en 2010 à 785.000 en 2016.

L’émergence de la « digital mum »

Pour la grande distribution, la bataille du lait infantile est pourtant stratégique. La catégorie est jugée primordiale par toutes les enseignes. Séduire la ménagère de moins de 30 ans est un enjeu majeur pour générer du trafic dans le magasin, bien au-delà du rayon lait en poudre, notamment du côté du textile ou de l’équipement de la maison. Cette cliente restera fidèle au point de vente où elle s’est procuré la nourriture de son bébé. « On estime que tout va se jouer dans une fenêtre de 1.000 jours après la naissance », décrypte Jean-Marc Liduena, associé responsable du département biens de consommation et distribution au sein du cabinet Deloitte.

Pour les industriels et les distributeurs, cette jeune maman est également un formidable spécimen de la génération des « millennials » dont les comportements bousculent les codes.

L’alimentation bébé est en première ligne face aux modes du bio, du naturel, du fait-maison, comme l’a bien compris le fabricant Hipp, spécialiste du bio qui a accéléré la conversion des deux poids lourds du ­secteur, Nestlé et Danone. Les consommatrices sont sans concession quant à l’élaboration des produits, au packaging, aux ­engagements des fabricants en termes de qualité, de traçabilité. Mais surtout, ce rayon est l’un des tout premiers à connaître l’émer- gence de la « digital mum ». Le biberon qu’elle donne à son enfant n’est pas encore connecté, mais elle est omniprésente sur les réseaux sociaux. Elle va y chercher conseils de spécialistes et astuces d’autres jeunes mères, et partager sa propre expérience. « Pour choisir sa marque de lait, ces réseaux sociaux sont déterminants. C’est là qu’elle va se forger son opinion », insiste ­Jean-Marc Liduena, qui mène depuis des années des études sur ce secteur.

Besoins en recherche et en innovation

Cette exigence sur l’offre et le prix s’est traduite depuis quelques années par une explosion « stupéfiante » des ventes sur Internet. En France, un acteur est aussi en train de prendre des parts de marché à vitesse grand V : Amazon. En Asie, qui représente 50% d’un marché mon- dial estimé à 30 milliards de dollars, l’e-commerce et la digital mum ont pris le contrôle du secteur. Les ventes sur Internet s’y développent d’autant plus facilement qu’une partie de la production européenne, rachetée par des traders spécialisés, s’y déverse sans contrôle.

Pour Danone, Nestlé ou Lactalis, rester dans la course passe par de gros ­efforts de recherche, de développement et ­d’innovation, qu’il faut déployer sur les produits mais aussi sur tous les canaux, pharmacies, parapharmacies, grande distribution et ­e-commerce.

Les consommateurs poussent dans toutes les directions pour des poudres aux meilleures propriétés organoleptiques, des emballages plus transparents, plus faciles à réchauffer à l’extérieur du domicile. Selon Deloitte, le secteur consacre chaque année plusieurs centaines de millions d’euros à ­l’innovation. Des investissements qui ne vont pas se tarir avec la crise Lactalis.

16 janvier 2018

http://www.lejdd.fr/

Lire aussi:

Affaire Lactalis : « L’alimentation industrielle est tout sauf saine »

Laits contaminés : Reprenons en main la chaîne alimentaire (La Conf’)

15 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

social démocratie (regards)

ps cons

Où va la social-démocratie européenne ?

Chaque jour, un membre de la rédaction de Regards prend la plume pour livrer son humeur. Lundi, c’est Catherine Tricot qui s’y colle… pour sonner le glas de la social-démocratie européenne.

Jusqu’où ira la crise de la social-démocratie ?

Cette semaine, une photo publiée par le Monde d’un des prétendants au poste de premier secrétaire du parti socialiste, Olivier Faure, m’a donné le vertige. On le voit cheveux lissés, costard ajusté posant sur un fond mordoré. En légende, il était dit qu’il avait « envie de condui- re la renaissance des socialistes ». Comment ne voit-il pas que tout dans cette photo dit qu’il ne le peut pas ?

Si l’on en croit les nouvelles qui viennent du grand parti social-démocrate allemand, le bout du tunnel n’est pas en vue. Alors même qu’un mouvement social se développe outre-Rhin, appuyé par le syndicat IG Metall, pour la revalorisation des salaires de 6% et le passage à la semaine de 28 heures, Martin Schulz et Angela Merkel sont sur le point de sceller une nouvelle alliance sous domination de la CDU-CSU (Union chrétienne démocrate d’Alle- magne – Union chrétienne sociale en Bavière).

Bien que sorti étrillé de la dernière grande coalition (en recul de 5% sur le déjà calamiteux, score de 2013), l’argument qui conduit le SPD (Parti social démocrate d’Allema- gne) à accepter aujourd’hui ce qu’il récusait hier, vaut en lui-même son pesant d’or : il va à Canossa pour éviter un retour aux urnes ! On ne saurait mieux dire que les deux termes, social et démocrate, sont aujourd’hui à terre dans le projet du SPD.

Martin Schulz et la direction du SPD ne sont pas certains de faire avaler cette pilule aux adhérents. Un réflexe de préservation du parti pourrait conduire une grande partie d’entre eux à récuser cette perspective. Cela sera-t-il suffisant pour assurer la suite de l’histoire ? Le SPD reste accolé aux réformes libérales et brutales du dernier chancelier issu de son rang, Gerard Schröder.

Les Allemands lui attribuent les lois Hartz IV qui ont introduit les merveilleux « emplois à un euro » et remis en question les allocations chômage.

C’est l’opposition à cette politique qui provoqua le départ de l’ancien ministre de l’économie, Oscar Lafontaine. Mais ce départ resta circonscrit et après le Labour anglais et avant le PS (Parti socialiste) français et le PD (Parti démocrate) italien, le SPD assume sa mue libérale. Mieux, il n’a pas d’autre idée.

La préservation de positions acquises et du système en place parait être sa seule perspective.

C’est en fait l’ensemble des partis sociaux-démocrates européens qui sont dans une panne telle qu’elle pourrait entrainer leur effondrement. On l’a vu en France, en Grèce et dans une moindre mesure, en Espagne. Le cas français ne manque pas d’étonner. Nos socialistes vont élire leur nouveau premier secrétaire et définir leur projet sans faire retour sur ce qui les a totalement déconsidérés : cinq ans d’un président à ce point peu socialiste qu’il fut incapable de se représenter et son secrétaire général qui, élu président, révèle au grand jour le fond des projets qui se chuchotaient au palais… On ne voit pas comment le PS peut se redresser sans une grande lucidité à l’égard d’une politique qui l’a conduit dans une telle ornière.

Est-ce à dire qu’entre les libéraux et ceux qui veulent rompre avec ce système, il n’y a rien ? Jeremy Corbyn en Angleterre et Benoît Hamon en France font le pari qu’il reste un espace pour un aménagement social et démocrate.

Chacun identifie des terrains de recul possible de l’emprise libérale. Les options qu’ils mettent en avant sont cohérentes et crédibles : nouvelles protections sociales, nouveaux droits pour la jeunesse, progrès démocratiques, révolution environnementale. Mais la mue ne saurait être seulement programmatique. Elle se doit d’être globale, c’est-à-dire construire une culture politique qui passe par des pratiques plus populaires, des luttes, des rapports de force à toutes les échelles… Même pour ces audacieux, la route reste longue.

Catherine Tricot 15 janvier 2018

http://www.regards.fr/

Commentaire: La social-démocratie dans l’histoire, c’est un système, une contre société organisant la « lutte des classes » au profit des pauvres.  C’est la représentation en politique d’un mouvement social radical, souvent encore anarchiste: les syndicats, les mutuelles, les coopératives, le sport, la culture. Dès le début les « camarades » députés avaient tendance à rentrer dans le système. La « Charte d’Amiens » est une motion de défiance! Puis les ministres socialistes défendrons la guerre de 1914.

Tout les efforts des dernières décennies visaient à séparer le parti néo-libéral des classes moyennes, du mouvement ouvrier « archaïque »! Hollande a « mieux » réussi que Tony Blair cette rupture! Et elle n’a profité qu’à Macron! Mais ne nous y trompons pas, parmi ceux qui restent au PS, on va s’échiner à défendre ce gouvernement!

15 janvier 2018 ~ 0 Commentaire

douarnenez algues vertes (le télégramme)

submersion-ys

Algues vertes. L’Epab veut aller voir sous terre

Les puits, les lavoirs et les fontaines, comme à Sterch’laon, sont des portes d’entrée sur les nappes phréatiques, même profondes.
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L’Epab (Établissement public de gestion et d’aménagement de la baie de Douarnenez) lance un appel aux propriétaires de captages d’eau, puits ou forages, qui accepteraient de bénéficier d’analyses gratuites de leur eau, afin de participer aux travaux de lutte contre la prolifération des algues vertes. Explications.

Depuis une vingtaine d’années, le suivi de la qualité des eaux de surface de la baie de Douar- nenez s’est progressivement mis en place, notamment pour suivre l’évolution des teneurs et des flux en nitrates arrivant vers la baie. Un suivi indispensable, si l’on veut pouvoir mesurer l’impact des actions mises en oeuvre pour lutter contre la prolifération des algues vertes.

Le suivi se fait sur 21 cours d’eau des bassins versants de la baie.

Huit d’entre-eux, considérés comme les principaux contributeurs au flux d’azote, bénéficient d’un suivi resserré depuis 2009. L’objectif fixé pour l’instant dans le Schéma d’aménagement et de gestion des eaux de la baie (Sage) est, rappelons-le, d’atteindre une concentration maxi- male de 15 mg/litre et par cours d’eau, dans le but de réduire de moitié le phénomène des marées vertes.

Un seul cours d’eau sous la barre des 15 mg/l

Dans le dernier bilan (2015-2016), on note une baisse moyenne de la concentration en nitra- tes de 16 % sur les 21 cours d’eau suivis, depuis les treize dernières années. Mais on est encore loin du compte.

Le Stalas est encore à 36 mg/l, le Lapic à 30, le Kergaoulédan à 29, le Ris à 28, le Kerharo et le Lestrevet à 22 et l’Aber à 16. Seul le Pénity est descendu à 14 mg/l, mais c’est le cours d’eau qui était le moins chargé de tous depuis le début du suivi.

Le suivi de la qualité de l’eau s’effectue également dans les eaux souterraines. Deux fois par an, des prélèvements sont faits en trente points du territoire, dans des nappes peu profondes (captages, sources…). « Nous avons besoin de savoir comment réagissent les nitrates dans tous les milieux, comment ils évoluent dans le territoire. Plus on a d’informations, mieux on peut travailler, explique Fiona Mc Laughlin, en charge de la qualité de l’eau au sein de l’Epab. Pour avoir une connaissance plus fine encore, avoir davantage de données, nous avons besoin d’accéder à des endroits qui nous sont normalement inaccessibles, s’agissant de terrains privés. Notre objectif cette année est d’accéder à des nappes phréatiques plus profondes ».

Faire parler les nappes phréatiques

Pour ce faire, l’Epab a lancé une campagne d’information en direction des propriétaires de captages d’eau, de puits ou de forages, à l’échelle de tout le pourtour de la baie, afin qu’ils acceptent que des prélèvements et des analyses y soient faits. « Nous allons commencer cette campagne au moment des hautes eaux, début avril. Le mieux, c’est d’intervenir après quelques jours sans pluie. J’ai déjà eu des appels, se réjouit Fiona Mc Laughlin.

Des particuliers pour l’instant, qui voient un intérêt dans la démarche, celle de connaître la qualité de l’eau de leurs puits. Outre l’analyse des nitrates, nous calculons le pH, la conductivité, c’est-à-dire la quantité de sels minéraux dans l’eau, son taux d’oxygène et sa température. C’est gratuit et ce sera un suivi régulier. Ces informations seront rendues publiques mais resteront anonymes ».

11 janvier 2018 Marie-Line Quéau

Contacts:

Mél: qualite.eau@epab.fr

tél: 02.29.40.41.27 ou 07.87.21.19.41.

http://www.letelegramme.fr

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