Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

16 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

carburants (les inrocks)

dieisel

Pourquoi l’Afrique utilise des carburants nocif

Les négociants suisses en matières premières vendent aux Africains de l’essence hautement nocive et contribuent ainsi à la détérioration de la qualité de l’air, tout en nuisant fortement à la santé de la population africaine. Des carburants de basse qualité mélangés à des produits chimiques, un dosage de soufre trop élevé et des substances hautement cancérigènes…
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Voici comment l’Europe intoxique l’Afrique de l’Ouest avec ses produits pétroliers depuis de nombreuses années.
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Un rapport alarmant a été publié lundi 9 juillet par la Human Environment and Transport Inspectorate, police environnementale des Pays-Bas, faisant écho à une étude menée deux ans plus tôt par l’Organisation non gouvernementale suisse Public Eye. On y apprend que « les carburants destinés à l’Afrique de l’Ouest sont mélangés autant que possible« . Les normes appliquées en Afrique étant moins strictes qu’au sein de l’Union Européenne, l’essence et le diesel peuvent contenir davantage de substances toxiques et carcinogènes. Une fois le mélan-ge réalisé dans les terminaux de stockage des ports hollandais, il est envoyé vers les pays africains. Le rapport d’enquête dénonce le manque de transparence des producteurs, et surtout la nocivité des produits utilisés et vendus.

« Un scandale environnemental et de santé publique »

Ce sont les cargaisons de 44 tankers en chemin pour l’Afrique de l’Ouest qui ont été exami-nées par la police néerlandaise pour tirer de telles conclusions. Elle a ainsi pu confirmer la présence « à grande échelle » de substances comme l’isoprène, le manganèse ou encore le benzène dans l’essence. Celles-ci sont interdites dans la plupart des pays du monde. D’après Le Monde, la teneur en soufre est 200 à 1000 fois supérieure à celle que les normes europé-ennes autorisent. Cet élément chimique est le principal responsable de la pollution de l’air aux particules fines dont l’Afrique pourrait se passer.

Comme le rapporte 20 Minutes, Erik Solheim, à la tête du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), s’est insurgé : « La livraison de carburants toxiques à l’Afrique de l’Ouest n’est rien de moins qu’un scandale environnemental et de santé publique. L’idée que certaines parties du monde ne méritent pas la même protection sanitaire que les autres est tout simplement choquante. » De plus, il ordonne que « la vente de ce cocktail toxique (cesse) immédiatement. »

Les Pays-Bas assument leur responsabilité

Le rapport rejette la faute sur les géants du pétrole que sont Vitol, Gunvor, Glencore ou Trafigura, mais aussi sur d’importantes compagnies pétrolières telles que Total, Shell, PB ou ExxonMobil. Il insiste sur le rôle déterminant des négociants qui réalisent « un usage maximum » et tirent profit de la faiblesse des standards en vigueur dans les villes d’Afrique.

Public Eye a publié un communiqué, reprochant à la Suisse sa passivité 

« En publiant cette enquête fouillée, les Pays-Bas assument leur responsabilité en tant que centre de production et d’exportation de carburants nocifs. En parallèle, le Point de contact national examine, sur instruction ministérielle, si les firmes impliquées violent les lignes direc-trices de l’OCDE en matière de respect des droits humains et de l’environnement. (…) En Suisse, où les principaux négociants ont leur siège, les autorités n’ont pas jugé opportun de réagir officiellement à ce scandale. Cette passivité face à une violation manifeste du droit à la santé des habitants des villes africaines illustre la pertinence et la nécessité de mettre en œuvre l’initiative pour des multinationales responsables. »

Chaque année, 7 millions d’Africains décèdent à cause de la pollution aux particules fines, d’après l’OMS.

Le « dirty diesel » serait vendu dans huit pays africains tels que le Mali, le Sénégal, le Bénin ou la Côte d’Ivoire. Les villes du continent comptent parmi les plus polluées de la Terre. Avec cette affaire aux conséquences dévastatrices sur la santé et l’environnement, on risque de voir exploser la population atteinte de maladies cardiovasculaires et de cancers.

13/07/18 Clara Vaccarella
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16 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

grève (gauche hebdo.ch)

suisse

«Faire grève, ça change une vie»

Après la révolution d’octobre en Russie, une vague révolutionnaire se propa-ge au niveau mondial, notamment en Allemagne, Hongrie, mais aussi au Mexique et en Chine. En Suisse, une grève générale a lieu du 12 au 14 novem-bre 1918. Qu’a-t-elle représenté pour le mouvement ouvrier suisse?

Alessandro Pelizzari A mon sens, il y a trois leçons à tirer. Premièrement, il faut souligner qu’avant même la Grève générale, le mouvement ouvrier suisse avait pendant très longtemps les mêmes «gènes» et un taux de grèves comparable à celui des autres pays d’Europe. Les revendications principales des travailleurs participaient du programme du mouvement ouvrier européen. Grâce à la Grève générale, celles-ci se sont concrétisées peu à peu, mais avec beaucoup de retard.

Le deuxième élément, c’est la réponse très brutale de la bourgeoisie et du patronat suisses. L’armée est intervenue, il y a eu des morts, et il est clair que ces événements préfigurent la réaction très forte qui a émergé plus tard en Europe, notamment avec le fascisme. La Suisse n’a donc pas fait exception non plus dans ce domaine.

Enfin, le troisième élément pourrait être défini comme une «spécificité» suisse. L’écrasement de la Grève générale s’est accompagné d’une forte intégration du mouvement ouvrier dans les institutions bourgeoises. D’abord avec les syndicats des employés de banque, une des forces principales de la Grève générale, puis avec la conclusion dès 1937 de conventions collectives prévoyant la paix absolue du travail. A partir de là, les syndicats ont posé les armes durant presque un siècle.

Quelle est la différence entre une grève générale et une grève classique?

Une grève générale est une grève politique lors de laquelle le mouvement ouvrier arrête le pays et montre sa force pour faire passer des revendications sociales ou politiques. La bour-geoisie suisse a tout fait pour empêcher que 1918 ne se reproduise. Premièrement, l’inscrip-tion du droit de grève dans la Constitution fédérale date de 2000, ce qui est très tardif en comparaison internationale. Ensuite, sa définition est très restrictive. C’est-à-dire que même les grèves «classiques», en lien avec un conflit du travail, ne sont considérées légales qu’à des conditions très particulières. Ce qui donne au patronat une arme non négligeable puisqu’il peut licencier des grévistes avec effet immédiat. C’est ce qui s’est passé par exemple à Neuchâtel, lors du conflit à l’hôpital de la Providence.

Pourquoi n’y a-t-il plus eu de grève générale en Suisse depuis un siècle?

A mon sens, il faut plutôt se demander pourquoi il y a aussi peu de grèves en Suisse. Je pense que cela est essentiellement dû à trois facteurs. Le premier, je l’ai déjà évoqué. Il s’agit du cadre conventionnel et légal que les syndicats ont accepté à partir des années 1930, qui comprend la paix du travail, et qui génère une peur chez les travailleurs de se retrouver dans l’illégalité.

Le deuxième élément, conséquence directe du premier, c’est qu’en acceptant le principe de la paix du travail, le syndicalisme suisse a substitué la négociation au sein des institutions de l’Etat bourgeois à la construction d’un rapport de force. Ce syndicalisme de «beau temps», qui a fonctionné jusqu’à la crise des années 1970, a pourtant très vite montré ses limites. Durant des décennies, les syndicats sont demeurés complètement incapables de répondre aux défis et aux attaques patronales, notamment par des grèves.

Et le troisième élément est un peu plus subjectif. La grève c’est aussi l’expression d’un imagi-naire collectif qui conçoit que la lutte collective sert à quelque chose. Moins on organise de grèves, moins les gens participent à des grèves, et moins ils savent de quoi on parle. Inverse-ment, plus il y a des grèves, plus les travailleurs commencent à la percevoir comme un instru-ment légitime de défense. Faire grève, ça change une vie. C’est une expérience très forte.
A Genève, nous avons eu l’occasion d’accompagner plusieurs grèves ces derniers mois, chez Uber, dans des EMS ou chez ABB par exemple. Certaines ont eu un écho médiatique important et nous avons perçu que dans ce contexte, il était plus facile pour de nombreux travailleurs de nous solliciter pour les aider à s’organiser.

Fin 2017, Unia a publié «Grèves au 21e siècle» Cet ouvrage montre pourtant que le nombre de grèves est en augmentation depuis le début des années 2000…

C’est le cas, car c’était effectivement le calme plat jusque dans les années 1990. La création d’Unia était aussi un projet de création d’un syndicat combatif. Par exemple, il est clair que la grève de cinq jours suivie par 800 travailleurs chez Merck Serono en 2012, ou les 200 person-nes qui ont fait grève dans les ateliers CFF de Bellinzone en 2008 durant un mois, on fait aug-menter les statistiques. Mais si on compare la Suisse avec les autres pays européens, la conflictualité sociale reste extrêmement faible. Ceci dit, il ne faut pas sous-estimer que dans un contexte aussi difficile que celui qu’on connaît en Suisse, il y a des travailleurs qui ont le coura-ge de faire grève. Le livre d’Unia est important pour promouvoir ces expériences.

Nous avons évoqué des grèves organisées chez Uber ou encore dans des EMS. Quelle est l’influence de phénomènes tels que la numérisation ou la tertiarisation sur leurs caractéristiques?

Je pense qu’il y a une tendance que l’on retrouve partout, qui est celle de l’éclatement des conditions de travail. Et c’est extrêmement brutal dans des sociétés comme Uber, où les chauf-feurs sont seuls face à leur application, totalement atomisés. Avant qu’ils s’adressent au syn-dicat, les chauffeurs d’Uber se connaissaient à peine. Mais la grève a montré que même dans une telle réalité, les travailleurs arrivent à s’organiser et à créer une dynamique collective.

Depuis le début de l’année, il y a eu de nombreuses annonces de licenciement collectif. Doit-on s’attendre à une augmentation de la conflictualité?

Il est difficile d’émettre des avis très généraux là-dessus. Je dirais qu’une augmentation de la conflictualité dépend aussi, en grande partie, de la manière dont le syndicat intervient pour canaliser l’expression collective qui peut émerger dans une entreprise. Les statistiques des grèves montrent d’ailleurs que la plupart des grèves en Suisse ont lieu en quelques régions: Genève, Tessin, Vaud. Donc je pense que c’est le fruit de choix politiques et d’orientations syndicales. Les travailleuses et les travailleurs ont partout les mêmes problèmes et les mêmes peurs, la même envie de se battre. Aux syndicats de leur donner confiance ainsi que les instruments pour s’organiser.

Est-ce un outil que les syndicats suisses devraient remettre au centre de leur action ?

A mon avis, les syndicats ont tout à gagner d’en faire un axe prioritaire. Si nous cumulons des expériences de mobilisations collectives et que nous obtenons des succès, les travailleurs nous feront confiance. Et cette confiance est décisive, pour qu’ils puissent dépasser la peur, qui est omniprésente sur les lieux de travail. Parce que la grève est le seul outil qui nous permette une certaine autonomie. Si on n’est pas capables de faire grève, on sera toujours dépendants du bon vouloir du patronat.

Suisse: les syndicats et partis gauche célèbrent en novembre le centième anniversaire de la Grève Générale de 1918, la seule dans l’histoire suisse. Alessandro Pelizzari, secrétaire régional d’Unia Genève et président de la Communauté genevoise d’action syndicale (CGAS), nous explique l’importance de cet événement pour les luttes actuelles.

28 juin 2018  Talissa Rodriguez

https://www.gauchebdo.ch/

Lire aussi:

Grève générale de 1918 en Suisse (Wikipédia)

16 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

sécu finances (npa)

les-deserts-medicaux

Macronisme : la dévastation de la Sécu est en cours

Lors de sa campagne électorale, Macron avait annoncé son intention de « refonder la Sécurité sociale » : elle ne serait plus assise sur le travail. L’État, plus que « les partenaires sociaux », deviendrait le garant de cette protection, et le financement ne s’effectuerait pas exclusivement par les revenus du travail. Par diverses mesures, le gouvernement met en œuvre ce program-me afin d’achever le chantier de démolition de la Sécurité sociale, entamé depuis plus de 60 ans, mais qui n’a pas pu aboutir à son objectif final en raison de mobilisations sociales auxquelles se sont souvent heurtés les différents pouvoirs de gauche et de droite.

Les députés LREM ont voté en commission des Lois, avant d’annoncer qu’ils feraient volte-face, un amendement supprimant toute référence à la Sécurité sociale dans le projet de révision constitutionnelle.

Les termes « Sécurité sociale » étaient remplacés par « protection sociale » dans les différents articles de la Constitution… Or ces deux entités sont différentes. La Sécu est un acquis social, qui n’est certes pas indépendant de l’État, mais qui conserve une relative autonomie par son financement propre et est régie par des principes, notamment « chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins » et « la redistribution solidaire entre bien portant et mala-des, retraités et actifs, privés d’emploi et salariés ». En revanche, la protection sociale est un concept beaucoup plus large, sans définition juridique précise, pouvant englober des organis-mes privés, telles les assurances qui occupent une place en progression dans le « marché » de la complémentaire santé.

Hold-up d’État

CGT, FO, et même la CFDT ont réagi au projet de modification constitutionnelle par des com-muniqués s’alarmant des conséquences, pour la Sécurité sociale, de ce changement séman-tique, et le journal l’Humanité a lancé une pétition pour sa défense. Le Premier ministre Édouard Philippe a répondu en moins de 48 heures, prétendant qu’« il ne s’agit en aucune façon de mettre en cause la Sécurité sociale », mais il fallait être bien naïf pour croire à un recul dans ces conditions : un nouvel amendement a été déposé peu de temps après par le groupe LREM, remplaçant dans le projet constitutionnel « loi de financement de la Sécurité sociale » par « loi de financement de la protection sociale ».

Le projet de Macron reste intact et sa mise en œuvre se prépare par la loi de programmation des finances publiques adoptée en décembre, avec un budget 2018 qui prévoit que les excé-dents de la Sécu serviront à «la réduction du déficit de l’État sous forme de transfert dès 2019». Ces excédents pourraient atteindre 24 milliards d’euros en 2022, selon la Cour des comptes.

Le déficit, construit notamment par l’exonération de la part patronale des cotisations sociales (environ 30 milliards par an, cette dernière décennie), a servi de prétexte aux mesures d’austé-rité qui ont frappé la Sécu et réduit ses prestations. Les excédents programmés par les lois de finances de la Sécu, qui continuent à amputer son budget en réduisant les dépenses de la branche maladie (1,94 milliard en 2018 et 2,01 milliards en 2019), sont désormais utilisés à de fins de démolition de l’institution.

13 juillet 2018 BERNARD Stéphane

http://www.europe-solidaire.org

Lire aussi:

Finances publiques : premières de cordée ! (NPA)

15 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

kanaky (libération)

kanak

Nouvelle-Calédonie: le Parti travailliste dit non au référendum

Le PT incarne la frange dure du mouvement indépendantiste Kanak, dissi-dente du FLNKS. Réuni en congrès, il appelle ses militants et sympathisants à la «non-participation» au référendum d’autodétermination du 4 novembre prochain, et accuse le FLNKS de faire le jeu de «l’Etat colonial».

«Ça va être un coup de tonnerre dans le pays», promet Louis Kotra Uregei, figure de proue du Parti travailliste (PT) de Nouvelle-Calédonie. En ce 14 juillet maussade, tandis que les Forces armées de Nouvelle-Calédonie défilent non loin sous le crachin, quelque 300 militantes et militants réunis à la Maison des Syndicats de Nouméa viennent d’entériner comme un seul homme l’appel du PT «à ne pas participer» à la consultation du 4 novembre sur l’avenir institutionnel du territoire,considérée comme «perdue d’avance».

«A aucun moment vous n’avez entendu parler ici de boycott», souligne l’homme fort à la tribune, orateur impeccable et, de l’avis général, l’un des politiques les plus madrés du Caillou. «On ne veut pas employer ce terme, souffle une militante, ça fait trop penser à Machoro», allusion au meneur indépendantiste qui défonça une urne à coups de hache à Canala en 1984, donnant le signal des événements qui embrasèrent pendant quatre ans la collectivité d’Outremer.

Créé en 2007, le Parti travailliste et son bras armé, le redouté syndicat USTKE, qui revendique fièrement «le plus grand nombre de jours de grève du territoire», sont les locomotives d’un mouvement plus large, le Rassemblement des indépendantistes et nationalistes (RIN). Né en 2014 d’un schisme au sein du FLNKS – l’union historique des formations indépendantistes, elle-même forgée en 1984 -, le RIN n’a eu de cesse depuis de dénoncer les «compromis» des grands partis, le Palika et l’Union calédonienne, face à la droite loyaliste et à l’Etat français. Notamment, le pacte sur la composition des listes électorales conclu lors du 16e comité des signataires de l’Accord de Nouméa, à Matignon en novembre dernier, ne passe toujours pas.

 «Message positif»

«Ce référendum doit être celui de l’autodétermination du peuple colonisé, c’est-à-dire des Ka-naks, or les conditions d’inscription des Kanaks de droit commun sur la liste référendaire  (les Kanaks de statut coutumier sont inscrits d’office ndr) leur compliquent la démarche», proteste Sylvain Pabouty, secrétaire général de la Dynamik Unitaire Sud, petit parti membre du RIN.

Autre conséquence de la faiblesse supposée du FLNKS, «l’immigration massive et continue de métropolitains», qui serait préjudiciable à l’emploi des Kanaks malgré la loi du pays qui, depuis 2012, impose aux entreprises de privilégier les candidats locaux. L’une des antiennes favorites de Louis Kotra Uregei, reprise à plusieurs voix lors du congrès d’hier. «Comment ça se fait que sur les trente ans passés, seuls 1 500 de nos jeunes ont bénéficié de programmes de forma-tion des cadres, alors que des milliers de « métro » occupent les postes importants ici ? On en a marre !», s’exaspère un militant de la base, invité à s’exprimer au micro.

En cette période préélectorale très sensible, sur une terre traumatisée par les violences des années 80, le PT s’est gardé de trop appuyer, samedi, sur un thème qui lui vaut une persis-tante réputation de xénophobie. Plus ciblée, la «franc-maçonnerie» a fait l’objet de diatribes à la tribune, sans que le rôle des «frères» dans «la disparition programmée du peuple kanak»  soit précisé. Mais avant la pause sandwich, devant l’assemblée debout, têtes baissées, le pas-teur Wakira Wakaïne a rappelé, en détachant bien les mots, que «Dieu a donné le pays» aux Kanaks «à partager avec les autres». Dans ce parti au fond religieux très présent, Louis Kotra Uregei fait référence à la «Terre promise de Kanaky» dans un récent éditorial du journal du PT, tous se plient visiblement à la consigne : le rejet du référendum doit rester un «message positif»«On ne veut pas créer d’agitation. Le jour du vote, on ira simplement à la pêche», prévoit un militant.

«Simulacre»

A l’heure de son «rendez-vous avec l’histoire», le Parti Travailliste joue gros. Louis Kotra Uregei espère surfer sur la vague de frustration qui ne cesse de monter au sein du monde kanak, en proie au chômage et à la pauvreté et dont une partie de la jeunesse erre, déboussolée, dans les rues de Nouméa. Si, en dépit de son appel, le «peuple kanak» restait fidèle à la ligne du FNLKS en se rendant aux urnes, le PT, déjà minoritaire, se retrouvera marginalisé. En atten-dant, le leader de 67 ans n’entend pas faillir à sa réputation de coriacité. «On va aller dans tout le pays, dans chaque tribu, pour expliquer notre position et dénoncer ce simulacre de référendum», martèle Louis Kotra Uregei.

Pour l’heure, le FLNKS n’a pas réagi à la déclaration du PT. Mais en avril dernier, en comité directeur de l’UC, le porte-parole du FLNKS, Daniel Goa, n’avait pas caché son peu d’estime pour les «positions pseudo révolutionnaires» du RIN. Il avait appelé les militants qui seraient à la fois au FLNKS et au RIN à «choisir».

http://www.liberation.fr/

Commentaire: L’USTKE est un syndicat combatif que la LCR soutenait déjà avant même l’existence du PT. Celui-ci en bonne logique « travailliste » n’est qu’une émanation du syndicat pour le représenter aux élections et non l’inverse!

Deux logiques s’affrontent comme dans plusieurs luttes récentes: ceux qui ont déjà perdu et qui accompagnent les vainqueurs en espérant des miettes en échange de leur attitude responsable. Et ceux qui veulent encore renverser la table, malgré le consensus pro colonialisme de droite comme de gauche.

C’est un comble de traiter le PT de raciste! On savait déjà que dans les déplacements internationaux, les occidentaux étaient des « expats » sympas et les pauvres des « réfugiés » invasifs et dangereux. On découvre que refuser de se faire déposséder de son pays est du « racisme ». Les palestiniens et les thibétains vont-ils être aussi accusés de racisme?

15 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

londres (le huff’ + swp)

15 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

arrêter le nucléaire (npa)

sem11mie-Z3-tepco-nucleaire-japon

Une raison de plus d’arrêter le nucléaire et de ne pas démanteler.

La France a déjà un stock de 1,5 million de mètres cubes de déchets radioactifs

L’inventaire de l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs montre que, dans tous les scénarios sur l’avenir du nucléaire, de nouveaux sites de stockage seront nécessaires Chaque année, un Français produit, en volume de déchets radioactifs, l’équivalent d’une demi-brique de lait. Sur cette quantité, une cuillerée à café est composée de produits de haute activité ou à vie longue. C’est la métaphore alimentaire qu’a filée l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) en présentant, jeudi 12 juillet, son nouvel inventaire hexagonal, établi tous les trois ans. Une façon, peut-être, d’édulcorer la réalité.

Car les chiffres bruts ont peu à voir avec la préparation d’un café au lait.

Fin 2016, la France était à la tête d’un stock de 1,54 million de mètres cubes de déchets radio-actifs, soit 85 000 m3 de plus que fin 2015. Ils proviennent en majorité (près de 60 %) du parc nucléaire, mais aussi des activités de recherche (27 %) et de la défense nationale (9 %), le reste étant issu d’autres industries (comme l’électronique utilisatrice de terres rares), ainsi que du secteur médical.

Ces déchets n’ont toutefois pas tous le même niveau de dangerosité.

A 90 %, il s’agit de produits de faible ou moyenne activité à vie courte, voire de très faible activité. Seuls 3 % sont de haute activité ou à vie longue (des dizaines ou des centaines de milliers d’années), cette fraction concentrant 99,8 % de la radioactivité totale.

L’Andra ne s’est pas contentée de dresser un état des lieux. Elle a aussi envisagé, pour l’avenir, plusieurs scénarios. Dans l’un d’entre eux, les 58 réacteurs actuellement en exploita-tion sont arrêtés au bout de quarante ans de fonctionnement (et l’EPR de Flamanville, dans la Manche, qui doit entrer en service en 2019, au bout de soixante), sans renouvellement du parc nucléaire. Dans les autres scénarios, les réacteurs sont poussés jusqu’à cinquante ou soixante ans, comme le souhaite EDF, puis remplacés par des EPR ou des réacteurs à neutrons rapides, une filière pour l’instant à l’étude.

Dans tous les cas, le volume des déchets radioactifs va continuer de croître très fortement.

Au terme du fonctionnement et du démantèlement du parc actuel, il aura été multiplié par trois ou par quatre, selon les scénarios, par rapport au stock déjà accumulé. Cela, sans même prendre en compte les « rebuts » des activités de recherche et de défense. Cette augmen-tation s’explique notamment par l’afflux attendu des déchets de très faible activité qui seront générés par la déconstruction des centrales : béton, gravats, ferraille…

Mais un autre facteur intervient.

Fermer les réacteurs après quarante ans d’activité, et non cinquante ou soixante, mettrait fin plus rapidement à la réutilisation, qui est aujourd’hui pratiquée dans une partie du parc, de combustibles usés transformés, après retraitement, en combustibles MOx (mélange d’oxydes d’uranium et de plutonium). Ce sont ainsi 57 000 assemblages de combustibles usés qui, non recyclés, s’ajouteraient aux autres déchets.

Saturation

En toute hypothèse, de nouveaux sites de stockage seront nécessaires à court ou moyen terme. Les déchets de haute activité et à vie longue (résidus du retraitement, coques des assemblages de combustibles, effluents…) sont destinés au futur Centre industriel de stockage géologique (Cigéo) qui doit être creusé dans le sous-sol de la commune de Bure, dans la Meuse. Une installation dont l’Andra prévoit de demander l’autorisation de création en 2019, pour une mise en service vers 2026, mais qui fait l’objet d’une vive contestation.

Les produits de faible ou moyenne activité à vie courte (vêtements, outils, filtres…), eux, rejoignent le site de Soulaines-Dhuys (Aube). D’une capacité de 1 million de mètres cubes, il a pris, depuis 1992, le relais du centre de la Manche, où ont été déposés par le passé un peu plus de 500 000 m3 de déchets, et qui est en cours de fermeture.

Les matières de très faible activité, pour leur part, sont centralisées depuis 2003 à Morvilliers (Aube). D’une capacité de 650 000 m3, cette installation sera saturée d’ici à 2025 ou à 2030, et, après une possible extension, l’Andra devra trouver un second site d’entreposage.

Restent les déchets de faible activité, mais à vie longue (plus de trois cents ans), qui seront notamment générés par le démantèlement des six anciens réacteurs à graphite-gaz de la première génération du parc français (Bugey 1, dans l’Ain, Chinon A1, A2 et A3, dans l’Indre-et-Loire, Saint-Laurent A1 et A2, dans le Loir-et-Cher). Il n’existe pas encore de stockage pour ces résidus, que l’Andra prévoit de regrouper un jour à Soulaines-Dhuys.

Ce nouvel inventaire va nourrir le débat public qui sera organisé, de septembre à décembre, sur le Plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs. Il pourrait également contribuer à éclairer les discussions en cours sur la programmation pluriannuelle de l’énergie. En rappelant, par exemple, que relancer un parc atomique en France serait aussi relancer la production de déchets nucléaires.

Pierre Le Hir

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14 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

juan carlos (antonio liz)

monark

Juan Carlos 1er, l’impunité ou la République?

Les enregistrements que la princesse Corinna a organisés en 2015 avec l’ancien commissaire Villarejo et l’ancien président de Telefónica Villalonga ont fait l’effet une bombe dans la presse. Cependant, il est de notoriété publique depuis de nombreuses années que Juan Carlos I est pourri d’argent grâce aux sommes puisées dans le budget de l’Etat, alors opaque, et grâce à son rôle d’intermédiaire dans les contrats d’état à l’occasion desquels il demandait des commissions.

Que pendant ces quarante ans, Juan Carlos I a eu plusieurs maîtresses payées par les contribuables, aujourd’hui même les enfants nourris au sein savent que le prix du lait a augmenté pour payer pour ses bijoux et ses demeures.

On sait aussi depuis des années que les services secrets, CESID et le CNI depuis 2002, « avertissent » ses maîtresses de la fermer.  (…)  » Par conséquent, les menaces présumées à Corinna par le directeur de la CNI sont plus que crédibles. N’oublions pas que le CNI, en plus des analystes, des collaborateurs permanents et des informateurs occasionnels, a des agents opérationnels, c’est-à-dire des messieurs qui peuvent décerner un passeport pour l’autre monde.

Les enregistrements compromettants ne sont pas un exercice démocratique, une information désintéressée pour le grand public. Bien sûr que non. C’est clairement du chantage. Villarejo est en prison et ne veut pas continuer et Corinna se sent menacée: c’est la meilleure façon de se protéger pour que demain elle n’ait pas un « accident ». Mais le fait qu’ils puissent exercer un tel chantage sur l’ex roi est déjà une information en soi!  Qu’est-ce qu’ils ont d’autre! Il n’est pas difficile d’imaginer que par exemple, des infos concrètes sur les comptes de Juan Carlos  dans des paradis fiscaux, entraîneraient une tempête sociale difficile à supporter pour la monarchie! (…)

Pour vraiment juger Juan Carlos Ier et récupérer pour les fonds qu’il a empochés en tant que chef d’Etat, le régime politico-juridique actuel devrait être changé. Il n’est pas très risqué de pronostiquer que si un référendum avait lieu sur la monarchie ou la république, le régime actuel de 78 n’aurait pas beaucoup de chances de survivre.

Exiger un référendum organisant des mobilisations sociales et une collecte de milliers et de milliers de signatures est aujourd’hui le seul moyen de forcer le PSOE et Podemos à prendre parti.

Ce n’est que s’ils voient leur statut de partis réformistes en danger qu’ils seront forcés de se manifester. Sans mouvements sociaux, sans signatures, sans mobilisations le PSOE regardera ailleurs. (…)

Pour la gauche révolutionnaire il faut contraindre la gauche réformiste à appeler à un référen-dum, monarchie ou République. Ce sera l’occasion de se présenter aux yeux de la majorité sociale avec un programme de société alternative et de croître en force sociale. En outre, un référendum, non seulement en finirait avec la monarchie, mais ouvrirait un riche débat social sur le genre de république que nous voulons. Une « démocratie pour les riches » ou une république des ouvriers et employés .

Madrid, le 13 juillet 2018

https://antonioliz.wordpress.com/

14 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

pesticides (reporterre)

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Ce soir à la télé: lever le tabou des pesticides dans les campagnes

Aude Rouaux, dans « Pesticides, le poison de la terre », enquête sur les conséquences sanitaires de l’usage des pesticides dans les campagnes françaises en donnant la parole aux victimes.

Diffusion ce samedi 14 juillet, 23 h 30,  Public Sénat.

En Gironde ou en Charente, à proximité des vignes ou travaillant dans le milieu agricole, des ruraux auraient été touchés par l’usage des pesticides dans leur environnement immédiat. Pourquoi les riverains de Birac, petite commune charentaise, développent-ils un nombre surprenant de cancers des ganglions ? Comment expliquer que les enfants du village de Preignac, en Gironde, sont-ils plus touchés par les leucémies ? Les produits phytosanitaires sont pointés du doigt.

Aujourd’hui, les familles dénoncent le silence des autorités.

La réalisatrice Aude Rouaux leur donne la parole afin de mener l’enquête sur un sujet qui demeure encore comme un tabou, dans le monde agricole.

14 juillet 2018  Aude Rouaux

https://reporterre.net/

Lire aussi:

http://www.ecolomag.fr/

Pesticides, le poison de la terre, réalisé par Aude Rouaux, GAD Production, 55’, 2016. Samedi 14 juillet 2018 à 23 h 30 sur Public Sénat

14 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

brennilis (ouest france)

brennilis

Brennilis 2016

Brennilis. Des associations dénoncent le manque de transparence autour du démantèlement.

Plusieurs associations ont tenu à réagir après l’approbation du bilan 2017 de commission locale d’information (CLI) des Monts d’Arrée en raison du refus d’EDF de communiquer sur les coûts financiers du démantèlement de la centrale nucléaire de Brennilis.

Les représentants de  » Bretagne Vivante « ,  » AE2D « ,  » CLCV 29 « ,  » Vivre dans les Monts d’Arrée « ,  » Groupe Mammalogique Breton « , et   » Eau et Rivières de Bretagne  » ont par ailleurs  » demandé que la CLI étudie la possibilité que soit engagé un recours auprès du Conseil d’Etat contre la décision d’autorisation de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN).  » Cette décision du 25 avril 2018 autorise EDF à procéder aux opérations d’assainissement partiel du sous-sols sur 50 centimètres en dessous de la Station de Traitement des Effluents (STE) de la centrale nucléaire.

Faiblesse et irresponsabilité ?

Dans leur communiqué, les association s’étonnent que l’ASN ne demande pas une déconta-mination « plus poussée «  et pointent une  » faiblesse  » et une  » irresponsabilité  » de leur part. Les représentants ont notamment insisté sur les faits que  » la centrale nucléaire est située sur une tête de bassin versant majeure, dont le réseau hydrologique est indispensable à l’alimen-tation en eau potable de la ville de Quimper et du sud Finistère  » et qu’il est «  reconnu que la diffusion de la radioactivité résiduelle du sous-sol de la STE migrera vers l’Elez, puis  l’Aulne « .

13/07/2018

https://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

Communiqué:

Les représentants.es des associations se sont exprimés.es contre l’approbation du bilan 2017 de la CLI des Monts d’Arrée en raison du refus de l’exploitant (EDF) de communiquer sur les coûts financiers du démantèlement de la centrale nucléaire EL4 dites de Brennilis et cela malgré les demandes constantes d’élus, des associations relayées par la présidente et même exprimée par le sous-préfet de Châteaulin,

Par ailleurs les association ont demandé que la CLI étudie la possibilité que soit engagé un recours auprès du Conseil d’Etat contre la décision d’autorisation de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN). Cette décision du 25 avril 2018 autorise EDF à procéder aux opérations d’assainissement partiel du sou- sols sur 50 centimètres en dessous de la Station de Traitement des Effluents (STE) de la centrale nucléaire. La STE a une emprise au sol de 750m2, le texte prévoit la possibilité pour les tiers d’un recours dans un délai de quatre ans.

L’autorisation de l’ASN de ne pas réclamer une décontamination plus poussée apparaît entachée de faiblesses et irresponsable pour les raison suivantes :

1) Ce chantier est un précédent qui risque de déterminer les niveaux de décontamination partielle lors du démantèlement du bâtiment réacteur et au moment de l’abandon du site par EDF. En effet les fondations du bâtiment réacteur descendent à plus de 12m de profondeur.

2) La centrale nucléaire est situé sur une tête de bassin versant majeure, dont le réseau hydrologique est indispensable à l’alimentation en eau potable de la ville de Quimper et du sud Finistère.

3) Il est reconnu que la diffusion de la radioactivité résiduelle du sous-sol de la STE migrera vers l’Elez, puis l’Aulne (des spots diffus de radioéléments sont attestés par EDF).

4) L’exploitant a refusé des analyses en situation réelle après enlèvement du béton du radier, les analyses présentées datant de 2008. Nous avons appris en cours de réunion que c’est l’ASN qui sera chargée des analyses bilan après les travaux,

5) l’ASN admet l’argument d’EDF suivant lequel « l’assainissement complet n’est pas raisonnablement possible » sans que l’exploitant n’apporte d’éléments probants notamment économiques et financiers.

6) L’ASN affirme que l’arrêt du rabattement de la nappe phréatique aurait des « conséquences acceptables » alors que la demande d’arrêt du pompage (rabattement) de la nappe phréatique ne sera examinée qu’ultérieurement. L’ASN a reconnu publiquement que les demandes de décontamination du sous-sol et du rabattement auraient dues être examinées en même temps.

Communiqué des associations représentées à la CLI des Monts d’Arrée après la réunion du 5 juillet 2018:  Bretagne Vivante – AE2D – CLCV 29 – Vivre dans les Monts d’Arrée – Groupe Mammalogique Breton – Eau et Rivières de Bretagne,

Bretagne Vivante

AE2D

CLCV

Vivre dans les Monts d’Arrée

Groupe Mammalogique Breton 

Eau et Rivières de Bretagne

14 juillet 2018 ~ 0 Commentaire

réfugiés quimper (ouest france + le télégramme)

refug

Quimper. Cette famille est menacée de se retrouver sans toit

Un collectif d’associations et de partis politiques se bat pour qu’une famille tchétchène ne soit pas expulsée de la maison où elle est hébergée au Braden.

Ramzan, Makka et leurs quatre enfants ont bâti ici une vie provisoire.

La famille a fui la Tchétchénie, où elle était persécutée, pour des cieux meilleurs et, après un passage au centre d’accueil des demandeurs d’asile (Cada) de Rennes, s’est retrouvée à la rue. « Lorsque nous les avons rencontrés, ils dormaient dans leur voiture », se souvient Noëlle Chaplain, de l’association Un toit pour tous à Quimper (Finistère). C’était il y a deux ans.

Quelque temps plus tard, une place se libérait au 41, rue de l’Île-aux-Moutons. Une maison inhabitée, propriété de la commune, utilisée depuis 2012 par les associations pour accueillir des personnes en situation irrégulière, avec l’accord tacite de la municipalité.

« On les met dehors »

À l’ombre, des vélos, grands et petits posés contre le mur. Quelques plantes repiquées sur la terrasse. « La famille a trouvé ici un équilibre, une stabilité, une sécurité. » Une sécurité remise en cause par une assignation de la famille devant le tribunal de grande instance de Quimper, en vue de son expulsion, sans délai, pour occupation illégale.

Un coup de massue pour les bénévoles engagés à leurs côtés. « C’est mettre une famille dehors », constate amèrement Gérard Mas, d’Un toit pour tous et du NPA.

L’audience a eu lieu le 5 juillet, le verdict sera rendu le 27. Le collectif de dix associations et partis politiques (1) adresse une lettre ouverte au maire de Quimper, dans laquelle il rappelle la notion de fraternité, « principe à valeur constitutionnelle » qui conduit à respecter « la liberté d’aider autrui, dans un but humanitaire, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national ».

Promesse d’embauche

Aujourd’hui, la famille de Ramzan et Makka est en procédure de réexamen du droit d’asile. Une situation qui les empêche de trouver du travail, alors que Ramzan a une promesse d’embauche comme mécanicien dans un garage.

« Monsieur le maire de Kemper, nous vous demandons, au nom de la fraternité, d’autoriser les occupants de la maison du Braden à y rester le temps de régulariser leur situation et de trou-ver un logement et donc de renoncer à leur expulsion », écrivent les militants dans la lettre. «On souhaite un délai et des solutions pour ces personnes, résume Gérard Mas. Ou alors que le maire assume de mettre quatre enfants à la rue ! »

À la mairie, on se contente de rappeler que « c’est une situation d’occupation illégale ».

Un projet d’urbanisme vise le quartier. « Nous savons que cette question de relogement sera à traiter », assure-t-on, au cabinet du maire, sans plus de précisions.

(1) Signataires de la lettre :

Droit d’asile Quimper-Cornouaille, Un toit pour tous, le Nouveau Parti Anticapitaliste, Europe Écologie-Les Verts, le Parti Communiste, la Confédération Nationale du Travail, Fraternité Quimper et Douarnenez, la Cimade, Le Temps partagé, la Ligue des droits de l’Homme, l’association Services publics. Elles se réuniront à l’espace associatif le 23 juillet, à 18 h pour faire le point sur la situation.

Flora CHAUVEAU 12/07/2018

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