Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

20 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

valls (l’humanité)

le_dictateur_valls

Valls veut faire taire toute critique d’Israël

Ils n’ont pas honte !.  L’ancien Premier ministre demande au gouvernement de couper le financement de l’IRIS, institut dirigé par Pascal Boniface, dont les écrits sur lui déplaisent.

Il fut un temps, pas si lointain, où Manuel Valls, alors député-maire d’Evry, dénonçait, je cite, « l’édification d’un mur honteux » par Israël, « la poursuite des colonisations, le sort des prisonniers, l’absence de dialogue, l’humiliation, bref des événements qui ne vont pas dans le sens de la paix ». Il avait même une pensée émue pour « les habitants de Gaza, enfermés, qui vivent dans une situation infernale ».

C’était le temps où il était antisioniste et donc antisémite, si l’on en croit les déclara-tions, récentes celles-là, d’un certain Valls Manuel, passé entre-temps par la case Matignon et aujourd’hui en déshérence sur les bancs de l’Assemblée Nationale. L’antisionisme est « synonyme de l’antisémitisme et de la haine d’Israël », assénait-il en mars 2016. Vous critiquez Israël ? Vous êtes antisémite ! L’équation est simple.

Mais Valls va maintenant plus loin. En ligne de mire, Pascal Boniface, le directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), dont il ne partage pas les opinions. Ce qui est son droit le plus strict. Mais voilà qu’on apprend, dans une interview publiée la semaine dernière dans Marianne, qu’il a « saisi les ministres des Affaires étrangères et des Armées qui financent l’Iris », parce que « ce qu’écrit l’universitaire Pascal Boniface depuis des années pose problème ».

Manuel Valls cherche à fermer un institut parce que son directeur ne lui plait pas. Belle conception de la liberté d’expression et de la démocratie. L’ensemble des salariés de l’Iris fait bloc derrière Boniface. Valls devrait relire la lettre de l’historien israélien Shlomo Sand, envoyée à Macron, dans laquelle il se demandait si les propos du président français « l’antisio- nisme est la forme réinventée de l’antisémitisme » avaient pour but de « complaire » au chef du gouvernement israélien, ou si ceux-ci révélaient « purement et simplement une marque d’inculture politique ». Pour Valls, c’est sûr, il s’agit des deux.

Pierre B Mercredi, 15 Novembre, 2017

https://www.humanite.fr

20 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

brest pl guérin (front social)

guerin

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20 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

brest ceta (le peuple breton)

ceta

Mobilisation contre le CETA à Brest

Le collectif Stop CETA Brest, organisait hier une journée de mobilisation contre la ratification du traité de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada dit « CETA ».

Le matin, le juriste membre d’ATTAC, Fréderic Viale, est intervenu pour dénoncer les menaces sur la démocratie que représente ce type de traité en raison de la mise en place d’une « cour d’arbitrage » (I.C.S.) et du mécanisme de la « coopération réglementaire ».

Environ 40 personnes ont assistés à son intervention. L’après-midi un rassemblement était organisé place de la liberté à Brest, rassemblement auquel ont participé 70 personnes dont plusieurs militants de l’UDB (et du PCF, du NPA, de la FI, de Solidaires etc…)

La Rédaction 19 novembre 2017

http://lepeuplebreton.bzh/

19 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

ros glas (pontivy journal)

uranuium

Anciennes mines d’uranium en Bretagne : l’association Roz Glas conteste la dépollution made in Areva

Areva vient de débuter la dépollution de dix sites radioactifs à l’ouest de Pontivy. L’association Roz Glas émet de sérieux doutes sur le premier chantier de décontamination…

Patrick Boulé, président de Roz Glas : « Ici, à Ty-Gallen, on arrive à 2,5 fois le bruit de fond. »

Des cailloux en veux-tu en voilà. Pendant des décennies, du remblai provenant des mines d’uranium situées à l’ouest de Pontivy (Morbihan) a été distribué à qui voulait. Idéal pour reprofiler une cour de ferme ou pour remblayer un chemin de terre. Seulement, ces stériles miniers présentent une dose de radioactivité à faire pâlir de jalousie un ver luisant la nuit… Patrick Boulé, président de l’association Roz Glas :

Par endroits, on arrive à plus de 4500 chocs par seconde alors que le niveau normal est se situe entre 100 et 200 chocs par seconde.

Depuis sa création en 2010, cette association recense, informe et alerte la population et les pouvoirs publics sur les dangers que représentent les anciennes mines d’uranium et les stériles miniers radioactifs disséminés ici et là.

« Ils ont fait la moitié du boulot ! »

Poussé par les associations et l’État, Areva, qui a en charge la gestion des anciennes mines d’uranium, s’est vu contraint de décontaminer les sites les plus contaminés. En 2010, Areva a effectué des survols en hélicoptères pour recenser les zones contaminées. Entre 2011 et  2013, c’est au sol que des mesures ont été effectuées. « Si on est au-dessus de 0,6 milli sievert (mSv) par an, ils décontaminent d’office » (à titre d’exemple, une radiographie pulmonaire est d’environ 0,1 mSv).

Les sols sont alors décapés sur environ un mètre de profondeur.

L’objectif étant d’atteindre le seuil du bruit de fond, autrement dit le niveau normal. Dix sites à l’ouest de Pontivy, répartis sur quatre communes, sont concernés. Les sols contaminés seront ensuite envoyés à Persquen (Morbihan), dans l’ancienne mine de Prat-Mérien, où ils seront stockés. Le site de Prat-Mérien devrait ainsi accueillir 10 000 m3 de stériles contaminés, selon les estimations d’Areva. Areva a débuté ses chantiers de décontamination fin octobre 2017. Début décembre, tout devrait être terminé.

« On ne peut pas appeler ça une décontamination »

Premier site décontaminé : le chemin d’accès à l’ancienne mine de Ty-Gallen, sur la commune de Bubry. Sur une vingtaine de mètres, au plus près de l’ancienne mine, le chemin a été dé- caissé et remis en état. « Ici, on avait mesuré jusqu’à 1 000 chocs par seconde », raconte Patrick Boulé, qui allume son scintillomètre DG5, histoire de vérifier si la décontamination a été faite correctement.

Le bruit de fond, mesuré dans le champ à proximité, s’élève à 100-120 chocs/seconde. Au fur et à mesure que l’on progresse sur le chemin, sur une partie non décontaminée, le scintillo- mètre émet des bips de plus en plus rapprochés. Sur l’écran : 250, 320, 380, 420… 520 chocs/seconde.

« On est à 2,5 fois le bruit de fond. » Sur la partie décontaminée, les mesures reviennent à des niveaux normaux. Mais, sur les bas-côtés du chemin, le scintillomètre s’affole à nouveau : 600, 680 chocs/seconde. Patrick Boulé s’insurge :  On ne peut pas appeler ça une décontami- nation. La moitié du boulot a été fait. Areva a sous évalué la radioactivité des sites contaminés pour en réduire le nombre à nettoyer.

L’association Roz Glas conteste aussi le mode de calcul : « Areva mesure à un mètre du sol et ne mesure pas tout : les rayons alpha et bêta ne sont pas pris en compte. Areva ne prend en compte que des moyennes alors qu’il peut y avoir un point chaud, un endroit très radioactif, sur la zone. Nous, on voudrait qu’on décontamine les zones jusqu’à 0,3 mSv. Ce que préconise d’ailleurs l’Autorité de sûreté nucléaire… »

17 Nov 17

https://actu.fr/

Lire aussi

Roz Glas lance une souscription pour un détecteur gamma DG5

Contact:

Roz Glas, 2 rue de la Gare, à Kernascléden.

Tél. 02 98 71 74 94. Courriel : rozglas@laposte.net.

19 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

catalogne1 (élections du 21d)

catalunya-l

Des partis indépendantistes emportés dans la dynamique électorale du 21 décembre…

Nous nous appuierons sur les tendances dégagées des sondages en cours. Nous savons leur fiabilité discutable et nos lecteurs/-trices doivent s’en considérer averti(e)s.

Les républicains indépendantistes de gauche d’ERC ne reconduisent pas leur alliance de 2015 (portée par Junts pel Sí, JxSí, Ensemble pour le oui, qui dit le caractère plébiscitaire qui était donné à cette législative) avec la droite catalaniste du PDeCAT de Carles Puigdemont (alors appelé CDC, Convergencia Democrática de Cataluña).

Aujourd’hui, ERC apparaît devoir être, selon tous les sondages, la gagnante de cette consultation 

Avec 28 à 30% des voix, elle obtiendrait entre 41 et 45 sièges. Avec les 39,59% obtenus par JxSí, elle avait décroché, dans la précédente législature, 20 sièges. Cette poussée annon- cée explique, entre autres facteurs, les raisons du cavalier seul décidé, à cette  occasion, par ce parti.

Cette liste sera emmenée par celui qui était le vice-président de la Généralité, Oriol Junqueras, et est aujourd’hui emprisonné. La numéro 2 sera Marta Rivera, dont nous avons parlé hier , à propos du risque d’intervention militaire espagnole pendant les derniers événements. La numéro 4, Carme Forcadell, présidente du Parlament dissous, avait concouru à la précédente élection dans le cadre de JxSí en tant que membre de l’ANC.

La campagne d’ERC devrait être centrée sur la défense de l’idée de l’indépendance républicaine, bien que nuancée par les déclarations autocritiques récentes de certain-es de ses dirigeant-es sur les erreurs commises dans le processus. La cible sera évidemment le gouvernement pour son putsch politico-policier contre la Généralité et son Govern.

La liste de Catalunya en Comú de Ada Colau (Maire de Barcelone) , qui y figurera en dernière position, devrait être ménagée par ERC, malgré les dures critiques que la maire de Barcelone a récemment lancées contre « les irresponsables responsables indépendantistes ». Les Comunes pourraient en effet, selon les résultats obtenus, devenir incontournables pour constituer un gouvernement de gauche défendant le droit d’autodétermination et la nécessité de mettre en route un processus constituant, le rejet du 155 et la libération des prisonniers politiques.

Le hic devrait a priori être que, sur les deux premiers points, l’autodétermination et la constitu- ante, Catalunya en Comú ne devrait pas céder sur la nécessité qu’ils soient inscrits dans une négociation avec le gouvernement de Madrid, au vu de l’intransigeant refus de principe de Madrid sur le sujet, à  des calendes grecques.

Tout ceci pourrait en fait indiquer qu’ERC infléchit son orientation en reléguant son indépen- dantisme de toujours à une rhétorique identitaire assumant implicitement son inactualité. Et cela, par calcul électoraliste, au profit de la reconstitution d’une alliance de gauche rappelant sa participation passée dans le Tripartite de gauche*, cette alliance gestionnaire capitaliste de la Généralité entre 2003 et 2010. Avec la différence essentielle que le PSC en serait absent et que les Comunes, qui n’existaient pas alors, seraient appelés à faire l’appoint pour faire majorité.

Ciudadanos devrait obtenir un score en progression par rapport à 2015, le maintenant en seconde position, en capitalisant son intransigeance anti-catalaniste qui peut prétendre à la relève du PP à Madrid en le réduisant à son partenaire subalterne.

Pour l’aire catalane, son électorat cible est le secteur ouvertement opposé à l’indépendance et farouchement accroché à l’idée d’unité de l’Espagne, qui s’est cristallisé dans les récentes  manifestations unionistes. L’équation personnelle de sa tête de liste, Inés Arrimadas, qui a percé, pour sa combativité à la rhétorique efficace au Parlament, dans les récents événements, n’est pas une donnée à négliger.

Il devrait approcher les 20% (17,90% en 2015) et obtenir entre 24 et 28 député-es (25 en 2015) à partir desquels il espère parvenir à un gouvernement de « concentration constitution- naliste » avec le PP et le PSC, ses deux partenaires (et en proximité avec l’extrême droite dans les manifestations unionistes organisées pendant la crise actuelle).

Une pression particulière de sa part, devrait s’exercer sur les Comunes sur le thème ‘ »on est pour ou contre l’indépendance », il n’y a pas de troisième voie possible, qui plus est, s’il y a accord avec des indépendantistes comme ERC ! L’effet escompté de ce ciblage local vise en fait beaucoup plus large : mettre en difficulté, pour les législatives centrales à venir, un Unidos Podemos, qui, à travers un Podem épuré depuis Madrid, participe à Catalunya en Comú et qui, selon le calcul de Ciudadanos, aura plus de mal que celui-ci, à se dépêtrer, devant l’électorat de l’ensemble de l’Etat espagnol, de l’image d’allié plus ou moins honteux des  »sécessionnistes » catalans.

En voix 
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Les socialistes du PSC ne parviendront probablement pas à refaire le chemin perdu depuis le temps de leur splendeur où ils incarnaient une sensibilité catalane, claire- ment assumée sur un registre autonomiste fort, vis-à-vis du parti frère le PSOE.

L’extrême polarisation que connaît la Catalogne finit de le faire basculer dans un unionisme côtoyant de très près, avec sa défense inconditionnelle de la Constitution et son appui au 155, celui du PP et de Ciudadanos. Les tensions en son sein s’en trouvent aggravées, qui se sont traduites par de nombreuses défections de militant-es, de démissions de maires, de pertes de mairies qu’il dirigeait en coalition ou d’exclusion d’équipes municipales auxquelles il partici- pait sans diriger la mairie. L’accentuation du virage à droite de ce parti s’est concrétisée pour ces élections de décembre par l’inclusion dans ses candidatures d’un politicien issu de la scission anti-indépendantiste de feu CiU, aujourd’hui PDeCAT.

C’est avec une très faible crédibilité que le PSC tentera de brandir le thème d’un fédéralisme induisant de modifier la Constitution, plombé en fait par les avatars de la Commission pour la Réforme Constitutionnelle créée à Madrid par le PSOE et un PP affir- mant qu’elle est sans objet, hormis celui d’avoir servi de contrefeu opportuniste, le temps de le neutraliser, à l’indépendantisme catalan.

Sa tentative de renouer avec son électorat de la « ceinture rouge de Barcelone », peu porté sur l’indépendance (mais des choses ont bougé lors du référendum du 1er octobre), entre en concurrence avec les initiatives qu’y mèneront Ciudadanos et Catalunya en Comú.  Dernièrement exclus par ceux-ci de la majorité de gestion de la ville de Barcelone, les socia- listes catalans ne devraient pas se priver de faire de cette exclusion (motivée par leur appui du 155) la preuve que les ami-es de Ada Colau sont de mèche avec les indépendantistes. La deuxième preuve par les approches d’ERC en leur direction !

Ils obtiendraient 13% des voix et 15 à 20 député-es (12,72% et 16 sièges en 2015)

Le PDeCAT, qui souhaitait reconduire l’alliance de 2015, Junts pel Sí, aujourd’hui refusée par ERC, se rabat sur une liste ouverte aux personnalités, labellisée… Junts pel Catalunya. Il s’agit, pour ses dirigeant-es, d’éviter de trop apparaître lié-es à l’historique CiU dont l’image de corruption avérée continue à peser sur ses successeurs. Cette liste sera conduite, depuis l’exil, par l’ancien President et candidat à retrouver son mandat, Carles Puigdemont. Comme ERC, Junts pel Catalunya se placera sous l’égide d’une indépendance associée cependant à des formes d’autocritique sur la conduite du processus.

Portant une critique sans concession envers les listes espagnolistes du PP, de Ciudadanos et du PSC, Junts pel Catalunya cherchera à reconstituer une union postélectorale avec ERC,  appuyée, espère-t-il, à nouveau, par la CUP, tout en se gagnant aussi l’appui de Cataluña en Comú. Avec les mêmes réorientations que, comme pour ERC, cela devrait impliquer sur l’agenda et les modalités d’accès à l’indépendance. Comptant, parmi ses candidats, Jordi Sánchez, le dirigeant de l’ANC emprisonné, cette liste est créditée de 11% des voix et d’un total de député-es, en net recul, oscillant entre 14 et 18 (29 en 2015).

Catalunya en Comú, campera, sur le ni-ni : « Ni 155, ni indépendance ». N’ayant pas encore d’existence lors de l’élection de 2015, elle reconduit, à l’échelle de la Catalogne, l’alliance de Barcelona en Comú qui a permis de conquérir la mairie de la capitale. Podem, refusant de s’y intégrer, par volonté de se rapprocher des indépendantistes, a fini par y être contraint par Iglesias, via la destitution de sa direction. Ce qui pourrait affaiblir, mais jusqu’à quel point, cette alliance.

Elle donnera à son ninisme sur la question nationale, le volet social qu’elle juge, non sans raison, être passé sous la table dans le conflit actuel.

Mais le fera avec une forte limitation institutionnaliste qui, comme pour Unidos Podemos, à l’échelle de l’Etat espagnol, subordonne le social à une démarche politique cherchant à ruser avec ce que le système autorise et qu’elle ne remet pas radicalement en question. Nous au- rons l’occasion d’en reparler à propos de la façon dont l’autre ville, avec Barcelone, emblé- matique de la volonté de changement portée par ce courant, Madrid, cherche à répondre au blocage de ses dépenses publiques que vient de décider le gouvernement de Rajoy.

Menant campagne contre tout le monde, tout en dosant différemment cette opposition, pour laisser ouverte des possibilités de coalition post-électorale avec ERC, voire Junts pel Catalunya, Catalunya en Comú devrait pouvoir compter sur 10% des voix pour 10 à 15 député-es. En progression d’un point environ et de 1 à 4 députées par rapport à ce qu’avait obtenu en 2015 la liste soutenue par Podemos, Catalunya Sí Que es Pot .

En sièges
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Le PP n’a pas grand espoir de sortir de son historique faible représentation en Catalogne. Mené par son très extrême droitisé leader local, il vise surtout à faire profiter son parti, à l’échelle de tout l’Etat, de sa radicale opposition au nationalisme catalaniste et, dans la foulée, à affaiblir Unidos Podemos. Secondairement, car conformément à la marginalité que lui ajoute l’avancée de Ciudadanos en Catalogne, il cherche à obtenir que se constitue une majorité d’alternative unioniste à l’indépendantisme avec celui-ci et le PSC.

S’il obtenait, comme l’indiquent les sondages, environ 9% des voix, soit entre 9 et 14 député-es (8,49% et 11 député-es en 2015), cette convergence unioniste ne devrait pas parvenir à la majorité absolue. L’idée, caressée par le PP, de faire pression sur Catalunya en Comú pour qu’elle contribue à y parvenir est tout simplement incongrue !

Soucieuse de ne pas aggraver la situation des emprisonné-es et des exilé-es, la CUP devrait, lit-on, mettre en sourdine les critiques qu’elle fait à ses partenaires en indépendan- tisme. Sauf sur leur incapacité avérée à asseoir la proclamation de la République sur les structures étatiques prévues et avec un minimum de garanties que l’indépendance devienne effective.

La CUP ne devrait pas ménager Catalunya en Comú, un concurrent direct pour se ga- gner un vote de gauche divisé sur l’indépendance. Mais l’idée que face à l’Etat répressif, il y ait possibilité et nécessité de faire cause commune …avec les Communs serait dans les têtes.. Avec 6% des voix et 5 à 10 député-es, la CUP verrait s’éroder les positions acquises en 2015 (8,21% et 10 député-es). Ce qui, étant donné le rôle joué par cette organisation pour avancer dans le sens d’une indépendance d’alternative au régime, ajouterait à l’impression de défaite du procés, y compris dans le cas d’une majorité indépendantiste dont nous venons de voir qu’aiguillonnée par l’idée de devoir faire avec Catalunya en Comú, elle mettrait beaucoup d’eau dans son vin catalaniste…

19 novembre 2017

Les tableaux sont tirés de Así marchan las encuestas en Cataluña

http://npaherault.blogspot.fr

https://tendanceclaire.org/

Note*: Le tripartit:  Partit dels Socialistes de CatalunyaCiutadans pel Canvi, Esquerra Republicana de Catalunya e Iniciativa per Catalunya VerdsEsquerra Unida i Alternativa.

Les deux dernier issus de l’imposant « PSUC » le PC catalan

19 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

catalogne 2 (national scot)

Aragon

Le Royaune d’Aragon, avant la victoire de la Castille. L’Aragon avait sa propre langue d’état, réduite à un « patois », la « fabla ».

Aspects linguistiques

Le catalan est parlé en Sicile (Dans une seule ville Algherro) , il est langue officielle à Andorre (mais pas au val d ‘Aran qui parle occitan), à Valence et aux Baleares et localement sur la frontière avec l’Aragon. Les Baleares et une partie de Valence se sentent catalans.

Nota: L’article décrit la situation avant que le PP ne perde l’Aragon et Valence

« La langue catalane est au cœur même de l’identité catalane, et la politique linguis- tique joue un rôle dans le débat catalan qu’ils ne jouent pas dans le débat écossais, où les problèmes linguistiques sont au mieux marginaux. »

Les politiciens du parti populaire utilisent la loi pour nier que le catalan parlé à l’extérieur de la Catalogne est en fait catalan.La région autonome voisine de Valence est l’une des plus grandes régions de langue catalane en dehors de la Catalogne et, jusqu’au milieu du 20è siècle, la grande majorité de la population valencienne était Catalanophone, bien qu’il y ait quelques districts dans l’extrême sud autour d’Orihuela et de Torrevieja qui sont passés du catalan à l’espagnol au 18ème siècle, et quelques régions intérieures montagneuses qui ont été hispanophones pendant des siècles.

Lorsque l’Espagne est passée à la démocratie et que l’autonomie a été accordée à la Communauté Valencienne, les politiciens du Partido Popular qui contrôlaient la région ont insisté sur le fait que la langue parlée n’était pas catalane, mais une langue différente, le valencien. Ceci est maintenant enchâssé dans la loi espagnole, en dépit du fait qu’aucun linguiste ou universitaire spécialisé dans la langue considère le « valencien » comme étant autre chose qu’une extension méridionale du catalan. Pourtant, le système juridique espagnol insiste encore sur le fait que le catalan n’est pas parlé à Valence.

Les politiciens populaires de la ville de Valence ont même retardé l’ouverture officielle du métro modernisé et prolongé de la ville parce qu’ils s’opposaient à ce que l’affichage publique de la « langue valencienne » soit orthographié selon l’orthographe catalane. Ils ont insisté sur le fait que ce qui est vraiment la variété locale du catalan devrait être épelé selon les règles d’orthographe espagnoles.

La politique linguistique en vigueur à Valence n’a pas réussi à empêcher le passage du catalan à l’espagnol. Vous entendrez rarement parler le catalan dans les rues de Valence ou Alicante ces jours-ci. C’est le genre de politique linguistique que le Partido Popular cherche à imposer à la Catalogne elle-même, et l’une des raisons pour lesquelles de nombreux partisans de l’indépendance catalane craignent de rester dans l’Espagne est l’extinction de la langue.

Le catalan est également parlé en Aragon dans une bande de territoire appelée La Franja le long de la frontière avec la Catalogne, mais selon la loi espagnole, le catalan d’Ara- gon n’est pas du tout catalan. Les politiciens « populaires » en Aragon ont introduit une nouvelle loi sur la langue régionale en 2013. Elle établit que le catalan d’Aragon est le « LAPAO » (Len- gua Aragonesa Propia de la région orientale) – la langue aragonaise propre à la zone orientale. Les objectifs de cette loi comprennent la prévention de l’utilisation des manuels catalans dans les cours de langue catalane dans les écoles aragonaises et la prévention de toute tentative des catalans locaux qui pourraient chercher l’unification de La Franja avec la Catalogne.  »

http://www.thenational.scot/

Commentaire: Depuis, le PP a perdu l’Aragon et Valence et la situation s’est améliorée, mais la guérilla administrative continue.

18 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

brest « derrière les fronts » (afps)

brest 2d

afpsbrest.wordpress.com

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www.facebook.com/afps.brest

cine

18 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

sauver les haies (france info)

Nature : il faut sauver les haies !

La France compte trois fois moins de haies qu’il y a un siècle. Arrachées par certains agriculteurs, elles sont pourtant essentielles pour notre écosystème.

Des champs entourés de haies, une mosaïque à perte de vue. Le bocage, élément clé de notre paysage, est essentiel à notre écosystème. Mais depuis des années, arbres et bosquets sont souvent arrachés, le patrimoine est menacé. En France, les haies sont pourtant proté- gées par de multiples textes.

Mais pour optimiser la surface agricole et gagner du temps, certains n’hésitent pas à arracher celles qui bordent leur parcelle.Dans les années 60, les très petites parcelles sont regroupées pour accroître le rendement : c’est le début de l’agriculture intensive, 750 000 kilomètres de haies sont supprimés. (On dit parfois la distance terre lune! Note du blog)

Un soutien financier

Les haies sont essentielles pour l’environnement, elles stabilisent et dépolluent les sols et servent d’abri aux animaux. Ces atouts justifient le soutien financier du département : une enveloppe de 5 000 euros, un pari sur l’avenir. Aujourd’hui, la France compte près de 700 000 kilomètres de haies, c’est trois fois moins qu’il y a un siècle.

16/11/2017

http://www.francetvinfo.fr/

18 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

compte pénibilité (le monde)

macron dictyuer

Des substances cancérigènes exclues du nouveau compte pénibilité

Dans la version allégée du compte pénibilité mise en place par les ordonnances Macron, les agents chimiques dangereux ne sont plus considérés comme des facteurs à risques.  «L’ordon- nance Macron relative à la pénibilité au travail réduit le nombre de facteurs consi- dérés comme “à risque”, dans le nouveau compte professionnel de prévention (C3P), qui succède au compte pénibilité.  »

Alors que le cancer est la première cause de mortalité en France et que les polémi- ques autour des substances nocives s’enchaînent, la mesure a de quoi étonner.

L’ordonnance Macron relative à la pénibilité au travail réduit le nombre de facteurs considérés comme « à risque », dans le nouveau compte professionnel de prévention (C3P), qui succède au compte pénibilité.

Le gouvernement a décidé de retirer certains critères sous la pression du patronatDisparaît ainsi l’exposition à des agents chimiques dangereux, aux poussières et aux fumées. Mais aussi le port de charges lourdes, les postures pénibles, les vibrations mécaniques émis par les machines. Le gouvernement a décidé de retirer ces critères sous la pression du patro- nat, mobilisé contre l’ancienne version du compte pénibilité : l’exposition au risque concernant ces quatre facteurs serait trop difficile à évaluer. Restent seulement les activités exercées dans des milieux extrêmes (bruyants, sous très haute pression ou haute température), ainsi que les cadences à la chaîne ou en 3/8 et le travail de nuit.

Les salariés exclus du nouveau C3P ne pourront donc plus bénéficier des dispositifs préventifs mis en place par l’ancien compte pénibilité : une réduction du temps de travail sans perte de salaire, un départ en retraite anticipé ou une formation pour exercer un autre métier. Le nouveau C3P restreint ce dispositif aux seuls salariés concernés par les six facteurs recensés.

Mic-macL’impact pourrait être limité, puisque en sept ans seules quelques centaines de salariés ont bénéficié d’un départ à la retraite anticipé au titre de l’ancien compte pénibilité. Pour l’emplo- yeur, la procédure d’évaluation des risques a été simplifiée : la mesure de l’exposition et le suivi individuel des salariés exposés à des substances dangereuses, à des postures pénibles, etc., n’est plus une obligation pour l’entreprise. Néanmoins, « les ordonnances Macron introduisent un risque judiciaire… (Suite payante)

LE MONDE ECONOMIE 16.11.2017Catherine Quignon

18 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

méthane (à l’encontre.ch)

methane

Le méthane oublié du réchauffement

Alors que la COP23 [1] qui se tenait à Bonn depuis le 6 novembre s’achève aujourd’hui, 17 novembre, on oublie souvent que le CO2 n’est pas le seul gaz à effet de serre possédant un fort impact sur le climat. Si ses émissions sont responsables pour plus de la moitié du réchauffement observé depuis la seconde moitié du XVIIIe siècle, un tiers du phénomène est imputable au méthane (CH4).

Au plan mondial, ses émissions proviennent à 40% de l’agriculture et de l’élevage, et à 60% du système énergétique (grisou des mines de charbon, fuites des puits de gaz et de pétrole…), des déchets ménagers et agricoles et des feux de forêt. Et celles-ci croissent à un rythme inquiétant.

Une dangerosité sous-estimée

Jusqu’ici, les politiques de lutte contre le réchauffement climatique se sont cependant focalisées sur la seule réduction des émissions de CO2. Parce que la durée de vie du méthane en tant que tel est moindre que celle du CO2 (il se dégrade au bout d’une douzaine d’années en d’autres gaz à effet de serre) et que sa dangerosité a été longtemps sous-estimée: selon une nouvelle méthode de calcul employée par des chercheurs de l’université de Reading, sa contribution au réchauffement climatique serait ainsi supérieure de 25% à ce qu’estimait le Giec, le groupe international d’experts du climat, dans son rapport de 2013.

Conclusion: l’impact des efforts de réduction des émissions de CO2 pourrait être totalement annulé en l’absence d’un effort similaire entrepris sur celles de méthane, s’alarment Benjamin Dessus, Bernard Laponche et Hervé Le Treut, dans un récent article, résumé sur le site du magazine La Recherche.

Mesurer cet impact était cependant compliqué jusqu’ici: cela demandait de faire tourner des modèles coûteux durant plusieurs mois. C’est pourquoi les trois chercheurs ont mis au point un algorithme simple permettant de prendre en compte l’effet des émissions de tous les gaz à effet de serre, et pas seulement du CO2, sur le climat.

Résultat, il apparaît que dans le cas du scénario le plus optimiste envisagé par le Giec, dans lequel la concentration de CO2 dans l’atmosphère serait maintenant sous la barre des 450 ppm à l’horizon 2100, le méthane serait responsable pour 49% de l’augmentation de la température observée: l’enjeu d’une réduction des émissions de méthane apparaît ainsi clairement. L’objectif de Benjamin Dessus et de ses coauteurs est que les responsables politiques s’intéressent enfin à cet enjeu et se saisissent de leur algorithme pour modéliser l’impact de leurs décisions de politiques de lutte contre le réchauffement climatique. (Publié dans Alternatives économiques, en date du 17 novembre 2017)

[1] COP 23e conférence des parties à la Convention des Nations unies sur le climat.

18 novembre 2017 Marc Chevallier
Commentaire: Une source incontrôlée de méthane, c’est le permafrost ou pergélisol qui est en train de fondre en Sibérie

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