Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

20 août 2017 ~ 0 Commentaire

barcelona (npa)

les-seves-guerres-300x300

Etat espagnol. A propos des attentats

Nous, Anticapitalistas [courant au sein de Podemos],  voulons manifester notre solidarité avec les familles et les proches des personnes tuées et blessées lors de l’attentat sauvage d’aujour- d’hui à Barcelone.

Un attentat horrible et injustifiable, dont le seul but est d’infliger une souffrance gratuite dans l’une des villes les plus ouvertes et solidaires d’Europe, qui accueille des réfugié·e·s et qui est fière de sa diversité.

Face à cet attentat qui ne mérite que notre condamnation et notre rejet, nous faisons confiance à la solidarité exprimée par les «gens d’en bas» qui font font face à ceux qui agissent avec violence contre des personnes innocentes.

C’est seulement de cette façon que nous éviterons que la violence terroriste atteigne ses objectifs et serve d’excuse aux sans-cœur, les voyous de toujours pour chercher à instrumen- taliser la douleur et la rage que nous ressentons, alimentant la haine et l’utilisant pour attaquer divers secteurs sociaux ainsi que pour limiter nos droits et nos libertés.

Aujourd’hui est un jour des plus douloureux. Toute notre sympathie, notre respect et solidarité avec les personnes frappées injustement par la barbarie.

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(17 août 2017, traduction A l’Encontre) Communiqué d’Anticapitalistas

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Lire aussi:
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20 août 2017 ~ 0 Commentaire

paimbœuf (lutte ouvrière)

manifestants-hopital-SUD

Grève à la maison de retraite

Le 1er août, une partie des soixante agents de la maison de retraite de Paimbœuf en Loire-Atlantique ont fait grève, à l’appel de la CGT, soutenus par quelques résidents.

Pour les salariés, il s’agissait de défendre leurs conditions de travail et les conditions de vie de leurs patients, qui se dégradent d’année en année. À cinq pour s’occuper de la toilette de 58 personnes le matin, c’est la chaîne ! C’est ce dont se plaint le personnel, qui est de plus en plus sous pression pour soigner correctement ces résidents.

Le directeur a embauché trois jeunes qui effectuent leur service civique pour faire l’animation et permettre aux salariés de prendre leurs congés. Payés au lance-pierres quelques mois, ils ne suffiront pas. Il serait grand temps d’embaucher pour de bon !

Correspondant LO 16 Août 2017

20 août 2017 ~ 0 Commentaire

sondages (lutte ouvrière)

revue

Macron populaire… chez les patrons

Les sondages de popularité indiquent que celles de Macron et de son Premier ministre sont en chute libre. Cette dégringolade nous a valu des monceaux de commentaires dans les médias, sur la fin d’un état de grâce dont seraient victimes notre sémillant président et son équipe.

Comme si c’était une surprise !

Qu’on se rappelle, ce n’est pourtant pas vieux : si Macron et En marche sont sortis vainqueurs de la compétition de mai-juin dernier, ce ne fut pas à l’issue d’un raz-de-marée électoral. Bien au contraire. Au premier tour de la présidentielle Macron n’avait recueilli que 18,19 % des voix des électeurs inscrits. Quant à sa majorité parlementaire, elle a été obtenue à l’issue d’un scrutin marqué par une abstention dépassant 57 %, auxquels il faut ajouter plus de 4 % de votes nuls et blancs.

Ce sondage à grande échelle que sont les élections montre donc que, dès le départ, l’ex-ministre du gouvernement Hollande-Valls n’a connu ni popularité ni état de grâce. S’il a accédé à l’Élysée, ce fut plus par défaut que par enthousiasme ou par adhésion. Et c’est encore plus vrai dans les milieux populaires, qui ont vu en lui, à juste titre, l’homme des banquiers et de la finance.

À dire vrai, des hommes politiques comme Macron, formatés pour servir le grand patronat, n’ont pas leur popularité pour premier souci. Ils tiennent leur légitimité bien plus des milieux d’affaires que des suffrages des électeurs. Macron le dit, et soyons sûrs qu’il essayera de le faire : il remplira la mission que lui a confiée la bourgeoisie, tout comme ses prédécesseurs Sarkozy ou Hollande.

Sauf si le monde du travail relève le défi. Face à l’offensive tous azimuts préparée par le patronat, et mise en œuvre par Macron, il est nécessaire et vital de se préparer à la riposte. Avec la même détermination que Macron et ses soutiens.

Jean-Pierre VIAL 16 Août 2017

20 août 2017 ~ 0 Commentaire

sonneurs (fr3)

20 août 2017 ~ 0 Commentaire

roullier timac (eaux et rivières)

lannion

                
PERMIS D’EXTRACTION DU SABLE EN BAIE DE LANNION.
Sable coquillier et personnel
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La Compagnie Armoricaine de Navigation, filiale du grand groupe malouin Roullier, attributaire de la concession de sable coquillier en Baie de Lannion, s’apprêterait-il à licencier ou muter (encore) du personnel ?
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Depuis l’été 2016 cet armateur a vendu l’un de ses deux sabliers, le Côte d’Armor, à la Crimée. Sous le nom d’Amur, il désormais basé à Sébastopol. C’est pour la CAN, contrairement à son deuxième sablier, le Côtes de Bretagne, le plus petit qui a donc été vendu l’an dernier.
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Or, si le Côte d’Armor pouvait passer l’écluse de Pontrieux pour approvisionner directement la TIMAC en sable coquillier (Cf. aliments pour le bétail intégrant du calcaire venant de ce sable), le Côtes de Bretagne est lui trop grand et ne peut être déchargé qu’à Tréguier, ou sur le Légué-St Brieuc (outre Roscoff, St Malo, Quimper  …).
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L’usine de fabrication ne peut plus être alimentée de la sorte, MAIS uniquement par la route désormais. Où sont passés là les beaux arguments du bilan carbone vantant les mérites du transport maritime ? Ceci, sachant que Pontrieux est, outre le siège de la CAN, une grosse usine de fabrication et un lieu de stockage important ?
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Un bateau en moins permet des équipages de plus pour optimiser l’usage à la mer du sablier restant : bravo ! Mais, puisque nous suivons depuis plusieurs années les mouvements et temps d’extraction sur les diverses concessions de la CAN, nous mesurons bien qu’il n’en est rien ! Moins de sable coquillier notamment en ce 1er semestre 2017 et une inversion des matières extraites : 40% de sable coquillier et 60% désormais de granulats (dont une grosse partie de ce dernier fret vient des Chassirons (Nord de l’Ile d’Oléron) en Charente Maritime, pour très certainement le BTP.
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Et si aujourd’hui, le personnel administratif de la CAN avait reçu sa lettre l’avertissant qu’il faudrait choisir entre rallier St Malo, ou alors être licencié ? Il est à prévoir que l’on ferait alors porter le chapeau à l’opposition à l’extraction en baie de Lannion !
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En fait, l’agriculture et notamment l’élevage autonome (dont bovin) et les systèmes herbagers actuels (bonnes pratiques agricoles) limitent les cultures céréalières (ex : maïs), impliquent moins d’amendement et chaulage des sols. De ce fait la demande et les besoins en sable coquillier se réduisent. En outre, les stocks et concessions actuelles de sable coquillier de la CAN déjà renouvelées et confirmées (Duons, Cormorandière, Horaine) n’épuisent pas leurs quota vu la baisse avérée des besoins. On pourrait imaginer à terme la suppression du site de Pontrieux pour cause de difficulté à s’y rendre et aussi de rentabilité en regard d’une demande en baisse.
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Donc si tel était le cas, apprêtons nous à ne pas tout mélanger dans ces conjonctures et pressions sur le gouvernement, par d’éventuels chantages à l’emploi ou fermeture program- mée. Le Groupe Roullier est un grand employeur à l’échelle internationale, qui pèse dans notre économie. Mais sachons aussi nous souvenir qu’il a notamment été condamné par l’Europe à 60 millions d’Euros d’amende pour une entente déloyale et concurrence illégale avec d’autres industriels de l’agro-business.
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Les besoins en sable coquillier de nos agriculteurs bretons sont structurellement en baisse et les stocks (y compris en maërl) ainsi que les autres concessions, les couvrent largement. Donc ne nous laissons pas leurrer par d’éventuels effets d’annonce à venir.
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EAUX ET RIVIERES de Bretagne
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Commentaire: Le Groupe ROULLIER brandit des menaces sur l’emploi sur son site de Pontrieux pour faire pression contre les opposants au permis d’extraction, qui rappelons le a été signé par un ministre de l’économie du nom….. d’Emmanuel MACRON…..

Le comité NPA (Bégard Lannion Guingamp) évidemment s’associe aux associations qui luttes contre ce projet inutile et désastreux pour l’environnement. Mais nous nous associerons aussi à toutes les mobilisations pour conserver l’emploi des salariés de la TIMAC à Pontrieux. Forçons ROULLIER à remettre en service l’approvisionnement de l’usine par voie de cabotage maritime et non par voie routière.

16 août 2017 ~ 0 Commentaire

étudiant(e)s (solidaires)

jeunes

Diminution des aides au logement : se loger ou manger, nous n’avons pas à choisir !

Le gouvernement vient d’annoncer une baisse des allocations logement (APL, ALF, ALS) de 5€ par mois à partir d’octobre 2017, soit 60€ par an et par personne. C’est absolument scandaleux ! Tous les ans, les gouvernements successifs réduisent le montant et le périmètre des aides au logement. Cette année, ce sont donc 6,5 millions de foyers, soit 12.500.000 de personnes qui vont perdre 5€ par mois !

La réaction des étudiant·e·s, nombreux·ses à être concerné·e·s par les Aides Personna- lisées au Logement (800.000 étudiant·e·s sur les 2.500.000 que comptait le pays en 2015 en bénéficient), ne se fait pas attendre : nous ne comptons plus les témoignages d’étudiant·e·s dont la perte annoncée de ces 5€ par mois signifie manger moins souvent, faire l’impasse sur des soins, ou abandonner leurs études, faute de pouvoir survivre.

Non content de réduire le budget de l’Enseignement Supérieur et la Recherche, Macron s’attaque au budget des étudiant·e·s, dont plus de la moitié est consacré au logement. La loi travail 2 qui s’annonce va aggraver la situation : plus de 90% des étudiant·e·s occupent un emploi chaque année, dont la moitié toute l’année.

Macron massacre à coup de rabot, tranche par tranche, euro par euro les droits des étudiant·e·s. Il va aggraver notre précarité, nous obligeant à voler notre nourriture faute de pouvoir l’acheter, dormir dans le froid faute de pouvoir se chauffer ou se loger, renoncer à des soins médicaux et pour finir renoncer à nos études pour tenter de survivre. Nous ne nous laisserons pas faire !

Les étudiant·e·s ne sont pas les seul·e·s à avoir recours aux aides logement, loin s’en faut. C’est aux 30% les plus pauvres de la population que Macron veut faire payer les cadeaux aux plus riches et au patronat, tels que la réforme annoncée de l’ISF !

Des aides vitales, faute de mieux

Notre fédération défend la possibilité pour chaque étudiant·e d’être indépendant·e. Cette indépendance est particulièrement importante en cas de rupture familiale, et/ou quand il s’agit de personnes qui subissent une oppression spécifique. Par exemple, pour un·e étudiant·e trans ou homosexuel·le, le foyer familial peut·être un lieu de discriminations permanentes : le quitter est alors non seulement une condition pour la réussite de ses études mais aussi souvent une question de survie.

Ce qui rend ces aides si précieuses, c’est qu’elles sont universelles et qu’elles tombent à jour fixe : on peut “compter dessus”. C’est un élément important quand on sait que les dates de versement des bourses sont aléatoires, et que celles-ci sont nettement insuffisantes. En Île-de-France, bien souvent, même une bourse à échelon maximum ne suffit pas à couvrir l’ensemble du loyer ! Diminuer les aides au logement, c’est aggraver la précarité étudiante.

Elles nous sont donc vitales. Elles sont le peu que nous avons pour pouvoir étudier dans des conditions tolérables. Elles restent des solutions faute de mieux, des solutions de survie. Même cumulées avec les bourses, elles ne suffisent pas à l’émancipation totale des étu- diant·e·s. De plus, il s’agit bien d’argent public qui finance des propriétaires privés. On l’oublie trop souvent : ce sont eux qui s’enrichissent non seulement sur le dos de notre précarité, mais aussi sur le budget de l’État… donc de toute la société.

C’est pourquoi, faute de mieux, nous défendons ces aides pour l’instant et nous opposons catégoriquement à leur baisse. Nous revendiquons un véritable engagement de l’État dans le logement social et particulièrement le logement étudiant.

La fédération Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes, revendique des mesures à effet immédiat :

  • L’instauration d’un véritable statut de locataire (avec un vrai droit au logement) pour les occupant·e·s de chambres CROUS ;
  • La fin des avantages et privilèges, notamment fiscaux, accordés aux investisseurs privés qui profitent de la misère étudiante ;
  • Le plafonnement des loyers dans le parc privé ;
  • Le gel puis la baisse des loyers dans les CROUS ;
  • La réquisition des logements vides ;
  • La pénalisation de la demande de caution parentale pour la location de tout logement ;
  • La fin des critères discriminatoires lors de l’attribution de chambres CROUS (couples homosexuels notamment) ;
  • La nationalisation des résidences “sous contrat” avec le CROUS.

Pour que ces mesures soient viables sur le long terme nous revendiquons en outre :

  • La réhabilitation de tous les logements insalubres sans augmentation de loyer, en partie financée sur la suppression des avantages fiscaux sus-mentionnés ;
  • La construction massive de logements dignes, de qualité et respectueux de l’environnement.

24 juillet 2017

http://www.solidaires-etudiant.org/

16 août 2017 ~ 0 Commentaire

rivières (sciences et avenir)

noahs-ark-climate-change

Le changement climatique modifie les crues des rivières en Europe

Le réchauffement climatique altère les crues des fleuves et des rivières à travers l’Europe, menaçant les activités agricoles et les infrastructures sur l’ensemble du continent.

PRÉCOCES. C’est une étude de grande ampleur qui a été publiée jeudi 10 août 2017 dans le magazine Science. Cette étude qui porte sur une cinquantaine d’années, montre que les crues se produisent désormais avec plusieurs semaines d’avance dans l’ouest et le nord-est du Vieux continent. En Suède, en Finlande et dans les pays Baltes, les crues interviennent souvent, un mois plus tôt que dans les années 1960 et 1970. Ceci s’explique par la fonte plus précoce des neiges en raison du réchauffement climatique.

L’équipe menée par Günter Blöschl, directeur de l’Institut d’ingénierie hydraulique et de gestion des ressources en eau de l’Université de Technologie de Vienne, en Autriche, a analysé les données recueillies dans plus de 4.200 stations hydrométriques dans 38 pays européens entre 1960 et 2010. Ils ont aussi comparé les précipitations, l’humidité des sols et les relevés de températures pour détecter les déclencheurs potentiels de ces changements dans les périodes de crues.

« Nous n’avons pas examiné l’amplitude des inondations pendant ces cinquante ans mais la période durant laquelle elles se produisent généralement dans l’année (…) et dans quelle mesure cela a changé entre 1960 et 2010« , a précisé le professeur Blöshl lors d’une conférence de presse téléphonique.  »Nos résultats mettent en évidence l’existence d’une signature claire du changement climatique dans les observations des crues à l’échelle européenne (…) Mais l’impact diffère selon les parties du continent« , a-t-il conclu. (…)

Les changements les plus importants se sont produits en Europe de l’ouest, le long de la côte atlantique entre le Portugal et l’Angleterre, où la moitié des stations hydro-métriques ont enregistré des crues avec au moins quinze jours d’avance. Cela s’expliquerait par une plus grande humidité du sol, alors que dans le nord-est de l’Europe, c’est la fonte des neiges qui se produit désormais au tout début du printemps.

  »Cette nouvelle étude suggère que la crue des rivières est sensible au climat à une large échelle dans le nord-ouest de l’Europe et procure de nouvelles informations sur ce changement dans la dynamique des inondations« , a pointé Jamie Hannaford, un scientifique du Centre for Ecology and Hydrology en Grande Bretagne, un des principaux co-auteurs de l’étude.  »Nous devons continuer à surveiller les périodes des crues et les pics ainsi que leur fréquence« , a-t-il poursuivi.

De tels changements dans la saisonnalité des crues peuvent profondément affecter les rendements agricoles, la sécurité des infrastructures et la production hydroélectrique ainsi que l’alimentation en eau, soulignent Louise Slater et Robert Wilby, respectivement géographe et professeur d’hydroclimatique à l’Université de Loughborough au Royaume-Uni, dans un éditorial dans Science.

 Les inondations de rivières en crue affectent un nombre plus important de person- nes dans le monde que tout autre désastre naturel, avec des pertes annuelles moyennes estimées à 104 milliards de dollars. Les coûts devraient continuer à augmenter à mesure que le changement climatique intensifie le cycle hydrologique et que la population augmente dans les plaines inondables. Le risque de crues dévastatrices pourrait être multiplié par vingt d’ici la fin du 21e siècle, rendant indispensable « une amélioration des données et des estimations du changement saisonnier des inondations« , préviennent ces deux scientifiques.

Sciences et Avenir  14.08.2017

https://www.sciencesetavenir.fr/

16 août 2017 ~ 0 Commentaire

algues vertes (st)

nitrates

Les algues ont besoin de 5 milligrammes…

Yves-Marie Le Lay (Sauvegarde du Trégor) : « Il faut changer radicalement de modèle agricole »

La Bretagne subit cette année d’importantes proliférations d’algues vertes sur ses côtes. Yves- Marie Le Lay, fondateur et président de l’association Sauvegarde du Trégor nous explique les causes de cet épisode et les solutions qu’il défend pour lutter contre ce phénomène. A 67 ans, cet ancien professeur de philosophie fait des marées vertes sa lutte quotidienne aux côtés des partisans de son association Haltes aux marées vertes.

Tout d’abord, rappelez nous, comment se forment les algues vertes ?

Pour qu’il y ait des marées vertes, il faut deux facteurs conjoints : de la lumière et du nitrate. Mais ce nitrate ne tombe pas du ciel. Il vient directement des excédents d’azote de l’agriculture intensive et des élevages de notre territoire. Dans les eaux calmes, protégées par les contours rocheux du littoral, le nitrate est répandu dans les baies sans être dispersé dans les eaux profondes. Une fois que l’on a compris ce système quasi mécanique, il suffit de reporter ces deux éléments clés au contexte météorologique de l’année. On part toujours d’un stock hivernal d’algues qui s’accumulent à côté du rivage, dans une cuvette. Dès que la lumière du printemps apparaît, les algues se développent.

Pourquoi y en a-t-il autant cette année ?

Si la mer est agitée en hiver, comme ce fut le cas en 2014, il n’y a pas d’algues au printemps. Et ce, même s’il y a du nitrate et de la lumière. Les algues, dispersées par les mouvements de la mer, vont donc mettre beaucoup de temps pour reconstituer leur stock. Or, cette année, on est parti d’un stock automnal de 2016 important qui n’a pas été perturbé par les tempêtes et a connu une abondance de lumière. Cela explique l’explosion que l’on voit aujourd’hui. Et le réchauffement climatique ne fait qu’accélérer le phénomène. Si on continue comme ça, il y en aura de plus en plus. Le discours officiel accuse la météo. Dans ce cas, je conseille vivement de faire des danses de la pluie ou d’aller brûler des cierges pour que la météo soit plus clémente ! On ne peut pas intervenir sur la construction naturelle des côtes ni sur la météo. Agissons donc sur ce robinet à nitrate issu de l’agriculture productiviste.

Pourtant, des « plans algues vertes » sont engagés par l’État … Cela n’est pas suffisant selon vous ?

J’éclate de rire quand j’entends ça. C’est aberrant parce que les faits sont là. Il y a eu cinq ans de « plans algues vertes » et rien n’a changé. Il n’y en a même jamais eu autant ! Cela prouve bien que ce qui a été engagé ne fonctionne pas. Et cela veut dire qu’il y a encore trop de nitrate sur notre territoire. Ces 70 millions d’euros d’investissement pour leurs plans « algues vertes », c’est 70 millions d’euros jetés à l’eau pour rien du tout. On pourrait quand même faire autre chose avec une telle somme. Ces « plans algues vertes » ne sont pas efficaces du tout. Cela ne sert à rien de continuer sur le même modèle, ça ne marchera pas plus.

Dans ce cas, que conseillez-vous d’instaurer pour remédier au problème ?

Vous avez raison de poser cette question car l’art de la critique ne vaut rien sans propositions. Il faut savoir que, selon la commission européenne, le seuil de potabilité de l’eau ne doit pas dépasser 49 milligrammes de nitrate. En revanche, les algues se développent dès 5 milligram- mes. Tant qu’on aura des terrains d’exploitation ou d’élevages bovins à échelle industrielle, on aura des marées vertes. Il faut changer radicalement de culture ! Cette surface agricole « fabriquant des marées vertes » représente 7% de la totalité de la surface agricole en Bretagne. Est-ce si difficile de modifier ces 7% ? Il faudrait leur imposer le passage à une agriculture biologique pour que les bons élèves ne voient pas leur travail gâché par les mauvais. En produisant moins mais mieux, personne ne serait lésé puisque cela apporte une haute valeur ajoutée aux productions agricoles.

17/07/2017 Laurie Abadie

Plus d’infos :

http://www.alguesvertes.fr/

MARÉES VERTES, NON ! LA BRETAGNE NE SE SOIGNE PAS…

16 août 2017 ~ 0 Commentaire

climat (jdd)

allegre

Réchauffement climatique : l’agriculture en alerte rouge

Les cultivateurs et éleveurs comptent toujours sur les bonnes années pour compenser les mauvaises. Ce modèle ne résistera pas au changement climatique à l’horizon 2050. L’intro-duction du sarrasin, le développement de la biomasse et la culture de soja peuvent offrir des solutions aux exploitants.

L’espace de quelques semaines, ­oublier la campagne catastrophique de 2016 avait semblé possible. La saison avait débuté dès la mi-mai, avec des abricots de Provence en avance sur le calendrier. Mais l’abricot espagnol est, lui, arrivé en retard et les deux produc- tions se sont télescopées. L’été se terminera par une nouvelle année noire pour une grande partie des vergers français. La suite s’annonce sombre. L’augmentation programmée des températures, des précipitations plus importantes en hiver (pas vue pour le moment NDB!) et la raréfaction de l’eau en été font redouter de prochaines récoltes difficiles.

Pour Christian Huyghe, directeur scientifique à l’Inra, les 450.000 agriculteurs ne peuvent plus continuer à subir le dérèglement climatique. Sans un changement de cap, la production française, déjà fragile, file vers la catastrophe. « Il faut changer de modèle et de politique publique, tranche-t-il. La Commission européenne fonctionne sur un schéma annuel. Ce n’est déjà plus le cas de l’administration américaine, qui prend en compte des cycles de production sur plusieurs années dans sa politique d’aides. » Dans toutes les filières, la mutation doit désormais s’organiser.

Les arbres fruitiers : quantité ou qualité

Face aux changements climatiques, les producteurs de fruits à noyau se veulent optimistes. L’arbre fruitier est une plante pérenne, capable de s’adapter. Elle respire et produit même de la vapeur d’eau par grosses chaleurs. « Ses feuilles peuvent rejeter l’équivalent de 10 à 30 mm d’eau par jour », se réjouit le porte-­parole de la Fédération nationale des producteurs de fruits.

Les dernières récoltes ont malgré tout soulevé quelques problèmes. La quantité et la qualité sont de moins en moins souvent au rendez-vous la même année, comme le rappelle la collecte de mirabelles qui vient de débuter en Lorraine. Les épisodes de forte pluie et le manque d’eau qui se généralisent exposent aussi les vergers à une multiplication des maladies et des parasites que les agriculteurs auront du mal à traiter si, dans le même temps, l’utilisation des pesticides est limitée, voire prohibée.

Comme pour l’ensemble des cultures, l’offre de pêches, de cerises ou d’abricots devrait se resserrer sur quelques variétés particulièrement résistantes. Les agri- culteurs doivent également se convertir à des techniques d’arrosage de haute technologie. Israël a ouvert la voie. Piloter un système de goutte à goutte à partir des ­besoins exacts de la plante est déjà possible. Des capteurs peuvent le définir en mesurant les ­microvariations de la taille des tiges. La plante va pouvoir déclencher elle-même son arrosage. La révolution technologique est en marche.

Les céréales : diversification en vue

Les producteurs de céréales ont déjà l’habitude d’être montrés du doigt quand l’eau se fait rare. La surface agricole qui a [[aujourd'hui]] besoin d’irrigation n’a pourtant rien de compa- rable avec celle qui nous est promise à l’horizon 2050. Plus de 2 millions d’hectares auront alors besoin d’un apport en eau. Une situation qui va accentuer les disparités régionales. Cette semaine, des agriculteurs de Côte-d’Or ont fait entendre leur voix. Ils se trouvent sur l’arc « maudit » de l’agriculture française, qui va des Deux-Sèvres à la Lorraine.

La culture de céréales y est compliquée, peu rentable, même si c’est dans le Sud qu’elle a baissé le plus fortement. « La récolte de blé sera bonne au niveau national, même si la remon- tée de l’euro tombe mal pour nous et a fait baisser les cours. Mais toutes les régions ne sont pas logées à la même enseigne », regrette Eric Thirouin, vice-­président de la FNSEA. Le responsable des questions environnementales au sein du puissant syndicat sait que pour les céréales aussi le choix des variétés résistantes aux aléas va être déterminant. Mais cela ne suffira pas à remplir les greniers.

Pour Christian Huyghe, de l’Inra, un nouveau modèle de production est possible. « La culture de blé occupe la terre huit mois par an. Si vous commencez à réfléchir sur une période de deux ans et non plus sur douze mois, vous voyez que vous pouvez positionner plusieurs cultures les unes après les autres », commence le chercheur en agronomie. Selon ses calculs, moissonner avec un mois d’avance permettrait de réaliser une deuxième culture, de sarrasin par exemple, après le blé. Une autre piste doit aussi être explorée par les céréaliers : la demande de biomasse est amenée à exploser. Cette matière organique d’origine végétale remplacera les ressources fossiles dans certaines industries comme la pétrochimie et le plastique. Le roseau de Chine ou la betterave sucrière pourraient receler un potentiel encore inexploité…

L’élevage : première victime de la chaleur

Les animaux n’aiment pas quand les températures grimpent. Pour les éleveurs, la perspective d’un réchauffement global est donc un scénario catastrophe. Les vaches laitières sont moins productives, les cochons en perte de poids, la chaleur diminue l’appétit d’une grande partie du cheptel, au point d’en ralentir la croissance. A ce manque à gagner s’additionnent des coûts supplémentaires en achat d’aliments ou en stockage de fourrage. Là encore, la recherche génétique tente de déterminer les races plus résistantes.

Des chercheurs ont déjà modélisé l’effet d’une augmentation de la température moyenne et de la fréquence des vagues de chaleur sur les performances du cheptel français. Leur préconisation est simple : il faudra refroidir les bâtiments qui abritent les élevages. Les Espagnols, champions du cochon, le font déjà. Les Tunisiens aussi pour leurs poulets. « Il faut aussi penser à augmenter la surface laissée aux animaux », rappelle Arnold Puech d’Alissac. Cet éleveur normand se félicite du développement des surfaces consacrées en France au soja, un aliment riche pour les bêtes en période de manque d’eau. « L’agriculture française a su se développer pour assurer l’autosuffisance alimentaire à notre pays. Mais rien n’est acquis, nous devons continuer à progresser », assure-t-il.

15 août 2017

Commentaire:

Pour l’étendue du problème OK, pour les solutions on verra quand on y sera….

Lire aussi:

16 août 2017 ~ 0 Commentaire

pollution (jdd)

ozone

La pollution cause 50.000 morts chaque année en France

En France, la pollution à l’ozone et aux particules fines cause chaque année 50.000 morts. Ce bilan risque d’être alourdit à l’avenir par le réchauffement climatique.

À chaque coup de chaud, la France tousse. Au début du mois, la procédure d’alerte a été activée sur le bassin grenoblois, où les habitants devaient limiter les activités intenses et les sorties. En cause : la pollution à l’ozone liée aux conditions météo. À l’horizon 2050, l’Hexagone pourrait subir des épisodes plus graves et plus nombreux. Des concentrations en ozone ­noci- ves pour la santé (supérieures à 100 microgrammes par mètre cube d’air) pourraient survenir entre cinquante et cent jours par an en Europe, quand l’Organisation mondiale de la santé (OMS) préconise de ne pas s’exposer plus de vingt-cinq jours par an à de telles valeurs.

« Si la qualité de l’air s’améliore actuellement en Europe, ailleurs les émissions continuent d’augmenter »

Ces projections sont le fruit de travaux publiés en juillet dans Nature ­Communications par une équipe internationale, dont des chercheurs français du CNRS, du CEA et de l’université Paris- Est Créteil. Ils se sont penchés sur la qualité de l’air en 2050, dans le cadre d’un scénario de réchauffement global de 3 °C par rapport à l’ère préindustrielle. Soit l’hypothèse vers laquelle nous allons si les engagements de baisse d’émissions de gaz à effet de serre de l’accord de Paris sont respectés.

L’ozone est un gaz produit sous l’effet du rayonnement solaire à partir des activités humaines (industrie, trafic automobile, peintures…). « Ce n’est pas la seule hausse glo- bale de 3 °C qui influence la qualité de l’air, mais ses causes et ses conséquences : l’augmen- tation des émissions de polluants accompagnant celles de gaz à effet de serre qui vont créer de l’ozone, notamment les oxydes d’azote et le méthane », explique Robert ­ Vautard, directeur de recherche CNRS à l’Institut Pierre-Simon-Laplace, l’un des coauteurs de cette étude. « Or si la qualité de l’air s’améliore actuellement en Europe, ailleurs les émissions continuent d’augmenter. »

Des millions de morts en 2100 avec la chaleur

combinée à l’absence de vent et aux activités ­humaines, l’ozone se retrouve piégé au sol. Lorsqu’il est présent en trop grande quantité, ce gaz est toxique et irritant. Les plus vulnérables sont les personnes âgées, les enfants et les patients souffrant de maladies respiratoires et cardiovasculaires. En France, la pollution à l’ozone et aux particules fines cause déjà chaque année 50.000 morts.

Le réchauffement climatique accroîtra cette mortalité, avertit l’OMS. « Dans les années 2000, on estime que la pollution à l’ozone a entraîné 400.000 décès par an sur la planète. Selon les projections, avec le réchauffement climatique, ce seront plusieurs millions de morts en 2100″, résument Béatrice Josse et ­Virginie Marécal, chercheuses à Météo France et au CNRS. Si le réchauffement se limite à + 2 °C en 2050, la législation européenne permettra encore de contrer la hausse de concentration en ozone, estime Robert Vautard. « Mais à + 3 °C, ce ne sera plus possible. Du fait des émissions hors du continent, la concentration en méthane doublera et fera bondir la teneur en ozone. Les mesures européennes seront alors très insuffisantes. »

15 août 2017

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