Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

23 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

glyphosate (france info)


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 » Il faut retirer le glyphosate du marché »

François Veillerette, directeur de Générations Futures, est revenu sur la polémique autour de l’herbicide présent dans certains produits de consommation.

« Le rapport de l’agence sanitaire allemande chargée de faire le rapport d’évaluation sur cet herbicide contenait des copiés-collés énormes du dossier de l’industrie. C’est-à-dire que l’évaluation des études scientifiques de l’industrie s’est retrouvée dans le dossier fourni par l’agence d’évaluation allemande » déclare François Veillerette, mardi 19 septembre, sur le canapé gris de « :L’éco ».

« On a acheté une trentaine de produits de consommation courante. On les a fait analyser et on a retrouvé des résidus de glyphosate dans plus de la moitié de tous ces échantillons. Ça peut aller jusqu’à 2 mg par kilos, c’est quand même déjà très important » explique-t-il.

« Un lobbying considérable »

Vous vous battez contre le glyphosate depuis des années et il n’est toujours pas interdit interdit en Europe ni en France. Faites-vous vraiment le poids face à Monsanto ? Il répond à la Question qui fâche : « Les associations sont unies aux niveaux Européen et mondial sur ces questions et font reculer ces multinationales sur ces produits. Il faut rappeler qu’en France, par exemple, on a plus le droit d’utiliser dans les communes des herbicides du type Roundup. On progresse, mais il y a un lobbying absolument considérable de ces firmes au niveau mondial ».

Clément Coti 19/09/2017

http://www.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Glyphosate: l’industrie chimique américaine presse la France de revoir sa position (L’Express)

23 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

triskalia (le télégramme)

le tel

23 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

nappes (national geographic)

pliue

France : Les nappes phréatiques pourraient être à sec d’ici 2050

D’ici 2050, le changement climatique entraînera une diminution importante des eaux souterraines en France. Plusieurs scénarios sont envisagés pour y remédier.

La France va-t-elle devenir aussi aride que la Californie ? Le Bureau de recherches géolo-giques et minières (BRGM) prévoit une baisse de 10 à 25 % de l’alimentation des nappes phréatiques à l’horizon 2045-2065. Dans certaines zones, notamment sur le littoral, le niveau des eaux souterraines pourrait même diminuer de moitié. À cela s’ajouteront des épisodes de sécheresse qui frapperont plusieurs régions du Sud.

L’augmentation globale des températures va entraîner une hausse de la demande en eau potable et en eau d’irrigation. Pour assurer un équilibre entre l’offre et la demande, les hydrogéologues prévoient de réalimenter les nappes phréatiques. Car la situation est plus que préoccupante. En raison d’une bétonisation croissante, les cours d’eau et les eaux de pluie peinent déjà à s’infiltrer dans la terre.

Les scientifiques du BRGM évaluent donc des moyens de recharge artificiels des nappes phréatiques. « Pour ralentir le phénomène d’évaporation, il faut favoriser une infiltration des cours d’eau et des précipitations dans les nappes, indique Nathalie Dörfliger, responsable de la direction Eau, environnement et écotechnologies du BRGM. D’autres solutions sont en cours de développement : construire des puits d’accès pour acheminer l’eau de pluie directement dans les sous-sols et privilégier l’utilisation de sable pour recouvrir les terrains (les grains favorisant l’infiltration de l’eau).

Des méthodes moins naturelles sont également envisagées. Le projet européen FRAME, initié en mars 2015 pour une durée de trois ans, vise à produire de l’eau de haute qualité à partir d’eaux traitées. À condition d’identifier et de neutraliser les différents contami- nants (résidus de cosmétiques, lessives et pesticides) présents dans les stations d’épuration.

Si tout cela ne suffit pas, une augmentation du prix de l’eau et la mise en place de quotas seront peut-être nécessaires.

En 2017, plus des deux tiers des nappes phréatiques françaises affichent un niveau modéré- ment bas à très bas, faute de recharge hivernale suffisante. La nappe de la craie champe- noise, toutes les nappes du bassin Adour-Garonne, les aquifères de la vallée du Rhône (amont et aval), la nappe des calcaires jurassiques de Lorraine, affichent les niveaux les plus bas du territoire français.

Pierre Gautrand

http://www.nationalgeographic.fr/

Commentaire: On ne discute même pas de la conversion des cultures! On va donc continuer d’arroser des plantes tropicales comme le maïs? En bord de mer l’eau des nappes est remplacée par l’eau de mer… salée! Et on continuer de bétonner des sols agricoles. Il faudra s’attendre à de nouvelles inondations.

23 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

coup de force (politis)

ordonaznces

Macron met en scène son coup de force

La signature des ordonnances par le chef de l’État et leur promulgation n’est pas la fin du processus législatif. Le débat n’est pas clos et la mobilisation n’a pas de raison de cesser.

Emmanuel Macron aime décidément se mettre en scène.

La semaine dernière, le chef de l’État avait convoqué la presse dans son bureau à l’Elysée pour qu’elle assiste à la signature et à la promulgation des deux lois sur la confiance dans la vie politique. Une mise en scène à l’américaine, inhabituelle dans notre pays, assortie d’une courte allocution qu’il a renouvelée aujourd’hui. Il s’agissait, cette fois, de signer en direct à la télévision les ordonnances réformant le Code du travail contre lesquelles des dizaines de milliers de salariés ont encore manifesté hier.

Très calculé, ce show qui se voulait solennel avait deux objectifs.

D’abord assurer le service après-vente de cette réécriture contestée de notre droit du travail. Entouré de la ministre du Travail Muriel Pénicaud et du porte-parole du gouvernement Christo- phe Castaner, le chef de l’Etat a ainsi salué une réforme d’une « ampleur » sans précédent « depuis le début de la 5è République ». Ce faisant Emmanuel Macron l’a décrite comme « une transformation inédite de notre modèle social » quand, lors de la campagne des élections législatives, Edouard Philippe, son Premier ministre, et Muriel Pénicaud, promettaient plus modestement de le « rénover » ce qui, on en conviendra, n’est pas tout à fait la même chose.

Ensuite, et surtout, cette mise en scène élyséenne voulait faire croire, à la veille de la « marche contre le coup d’État social » organisée par la France insoumise, et des mobilisations syndi- cales d’ores et déjà prévues la semaine prochaine, que le processus d’adoption de cette réfor- me était achevé. Elle « rentrera en vigueur à compter de sa publication [qui pourrait intervenir dès ce week-end, NDLR]. Il y a une petite vingtaine de décrets qui sont prévus. Tous seront pris avant la fin de l’année. Ce qui veut dire que des premières réformes seront applicables dès les tout prochains jours », a assuré le chef de l’État.

La réalité institutionnelle est néanmoins un brin différente. Et plus subtile que la plupart des commentaires médiatiques qui ont suivi ce show télévisuel. Si les ordonnances sont, dans notre législation, applicables dès leur publication au Journal officiel, elles n’acquièrent force de loi qu’après leur ratification par l’Assemblée nationale et le Sénat. C’est ce que rappellent, à juste raison, les députés communistes Sébastien Jumel et Pierre Dharréville dans un communiqué : « Signer n’est pas ratifier. »

Jusqu’à l’adoption par les élus des deux chambres d’un projet de loi de ratification, le débat continue. Dans ces assemblées bien sûr. Mais aussi dans la rue, n’en déplaise à Emmanuel Macron dont la signature scénarisée constitue une nouvelle provocation adressée à tous ceux qui contestent sa réforme.

23 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

perpinyà (cup npa)

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Avec la participation de:

Joan Giner
Diputat de Podem al Parlement Català i militant d’anticapitalites
Député de Podem/Podemos au parlement Catalan militant d’Anticapitalistes)

Quim Arrufat
Exdiputat i membre dels Secretariat Nacional de la CUP
Ex-député et membre du Bureau National de la CUP

Facebook

22 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

avortement (npa)

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22 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

patrimoine (l’obs)

bern deutsh

Stéphane Bern en charge du patrimoine : « Sa vision de l’histoire est étriquée et orientée » Pour l’historien Nicolas Offenstadt, la nomination de Bern marque le triomphe de l’ « histotainment ».

Les Journées européennes du patrimoine n’ont pas échappé à la communication politique, ce week-end. Venu visiter samedi le château de Monte-Cristo, à Port-Marly (Yvelines), Emmanuel Macron a profité des micros et des caméras pour annoncer qu’il confiait à l’animateur Stépha- ne Bern une mission bénévole pour identifier des monuments du patrimoine local en péril, et réfléchir à des moyens innovants pour en financer les restaurations.

Macron confie à Stéphane Bern une mission pour sauver le patrimoine local

Une nomination qui ne fait pas l’unanimité du côté des historiens. «Quel sens de l’expertise au gouvernement! Stéphane Bern en mission pour le Patrimoine. Tu ris ou tu pleures?», a ainsi réagi sur son compte Twitter Nicolas Offenstadt, maître de conférences à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne.

Entretien.

Question: Vous avez rapidement réagi sur les réseaux sociaux à la nomination de Stéphane Bern pour cette mission sur le patrimoine. En quoi vous semble-t-elle inappropriée ?

Ce choix est un très mauvais symbole, notamment pour le monde de la culture et de l’histoire. Alors que la France compte de nombreux professionnels qui travaillent depuis des années sur le patrimoine, qui mènent des recherches exigeantes et sérieuses, qui réfléchissent en profon- deur sur ce sujet, Emmanuel Macron choisit de confier un dossier aussi capital à quelqu’un qui n’a strictement aucune compétence en la matière. C’est désastreux. C’est une vraie gifle adressée aux professionnels qui travaillent dans l’ombre sur ces thématiques.

Mais au-delà du symbole, et du manque de compétences de Stéphane Bern, ce choix est également assez inquiétant.

D’abord parce que les questions de patrimoine sont loin d’être anodines. Les enjeux sont très importants : il s’agit tout simplement de faire le tri, de choisir ce que notre société doit valoriser de son passé, et donc ce qui ne le sera pas ou le sera moins. Il s’agit donc aussi, par ce choix, de mettre l’accent sur certaines valeurs plutôt que d’autres. Or Stéphane Bern n’a pas de réflexion distanciée sur ces sujets. Et il est tout sauf neutre idéologiquement dans sa manière d’appréhender le passé, l’histoire de France et même le présent.

Q: Quelle vision du patrimoine et de l’histoire de France craignez-vous qu’il défende?

Stéphane Bern ne s’est jamais caché. Il a toujours indiqué qu’il aimait «l’ordre et la monar- chie», et qu’il était partisan du «roman national», qui n’est rien d’autre qu’une fiction identitaire faite de héros et d’épisodes forts mais idéalisés. Sa vision de l’histoire et du patrimoine est donc une vision étriquée et orientée. Stéphane Bern est l’un des symboles des « historiens de garde », ces histrions, pour la plupart des essayistes, qui font de l’histoire un terrain d’amu- sement et qui se servent de leur visibilité médiatique pour mettre en avant un discours politique orienté clairement réactionnaire, défendant une vision apeurée de la France et de son histoire.

Depuis quand Charles Martel est-il un héros de l’histoire de France ?

Q: Confier cette mission à une personnalité connue du grand public, n’est-ce pas une idée intéressante pour médiatiser les questions de sauvegarde du patrimoine ?

Non, je ne le crois pas. Confier une mission, qui va avoir prétention à gouverner les réflexions des autorités sur notre passé, a quelqu’un de très marqué idéologiquement, qui ne se soumet pas au travail distancié du chercheur, est très problématique. Dans son émission, « Secrets d’histoire », Stéphane Bern privilégie l’histoire en surface. Dans ce programme, on s’attarde presque exclusivement sur l’histoire des grands hommes et des grands faits. Ce n’est pas une histoire qui explique, qui aide à la compréhension, c’est une histoire qui n’est qu’un prétexte à la distraction. Un « histotainment » en quelque sorte. Quant au patrimoine, il est presque réduit aux châteaux et aux églises. Or l’histoire et le patrimoine, ce n’est pas que ça. Stéphane Bern sera-t-il attentif au patrimoine ouvrier et militant par exemple ? On peut en douter. C’est pourtant aussi l’une des richesses et l’une des dimensions de notre passé.

Gaulois, Clovis, Jeanne d’Arc : la France doit s’inventer une histoire qui lui ressemble

Qu’est-ce que cette nomination dit de la conception de l’histoire d’Emmanuel Macron?

Pour l’heure, le rapport à l’histoire du chef de l’Etat apparaît relativement inconsistant. Emma- nuel Macron alterne entre des signes d’ouverture (sur la colonisation…) et des marqueurs plus identitaires et réactionnaires, comme cette nomination de Stéphane Bern. Il ne dit rien, ou, plus exactement, il dit tout, comme pour contenter tout le monde, et ainsi ratisser très large. J’ai pour l’instant le sentiment que la communication prend le dessus sur la réflexion.

L’impeccable leçon de Macron sur la colonisation

Le choix de Stéphane Bern est tout sauf neutre politiquement. C’est un signal clair envoyé à une certaine droite identitaire, habillée sous un aspect sympathique puisque Stéphane Bern a une bonne image auprès du plus grand nombre. Nicolas Sarkozy avait fait du passé un terrain de communication privilégié, faisant fi de l’histoire au profit des mots qui brillent. Espérons que l’on ne retourne pas sur ce terrain.

L’Obs Sébastien Billard 18 septembre 2017

http://www.anti-k.org/

22 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

dossier catalogne (inprecor)

cattaalogne

Défendons le droit à l’autodétermination de la Catalogne

Le 20 septembre, la Garde civile et la police nationale espagnole ont arrêté 14 hauts fonctionnaires de la Generalitat (gouvernement catalan) et ont procédé à la perquisition de 40 bâtiments publics et domiciles privés.

La police  a saisi la propagande des CUP (Candidatures d’unité populaire, principal parti de la gauche indépendantiste) et a assiégé sans mandat judiciaire ses locaux durant toute la journée sans autre but que celui de faire une provocation. Après avoir mis en accu- sation plus de 700 maires de Catalogne, qui soutiennent le référendum du 1er octobre, et après les agressions successives contre le Bureau du Parlement catalan, les actions du 20 septembre constituent un saut qualitatif dans l’escalade de la répression des institutions de l’état espagnol contre le référendum d’autodétermination.

Escalade de la répression et mise sous tutelle des dépenses de Generalitat

A cela s’ajoute la mise sous tutelle des dépenses de la Generalitat par le Ministère des Finan- ces espagnol, ce qui est une annulation de fait de l’autonomie, après de longues années de contrôle de ses finances publiques, sous prétexte d’assurer la mise en œuvre des politiques d’austérité, alors que le gouvernement de Madrid visait en pratique à noyer progressivement l’autonomie. En outre, la mesure prise par le ministre Montoro met en danger de nombreuses lignes budgétaires (en commençant par le revenu basique d’insertion récemment approuvé par le Parlement pour atténuer l’extrême pauvreté et l’exclusion sociale) et génère l’incertitude des fonctionnaires et des employés du publics quant au paiement de leurs prochains salaires.

Choc des légitimités en Catalogne

Depuis les 6 et 7 septembre – approbation de la loi sur le référendum et vote de la loi « de désengagement » par le Parlement catalan – il y a une situation de dualité de légitimités : deux systèmes juridiques qui ne se reconnaissent pas mutuellement coexistent. La première de ces lois vise à convoquer la consultation et la seconde est une sorte de « constitution provisoire » pour la période entre l’hypothétique victoire du « oui » à l’indépendance et une Assemblée constituante.

Les deux lois ont été annulées par le Tribunal constitutionnel espagnol, mais elles restent en vigueur du point de vue du gouvernement de la Generalitat et d’une majorité de la population catalane, qui considèrent que le Tribunal constitutionnel n’est pas légitime pour les annuler. C’est une situation qui contient des germes d’une révolution politique dans une partie de l’État espagnol ainsi que ceux d’une crise sans précédent du postfranquisme : de la monarchie et de la Constitution de 1978. Les prochains jours seront décisifs.

Soutien au référendum d’autodétermination du 1er octobre et des mobilisations contre la répression et pour les droits civiques

La situation est très tendue et les événements du 20 septembre annoncent une escalade d’actions-réactions qui ouvrent la voie d’un débordement. Pour le moment, l’appareil répressif n’a pas été fragmenté (Mossos d’Esquadra – la police catalane – n’a pas osé désobéir aux ordres des tribunaux espagnols, mais essaye d’adopter un profil bas pour éviter que ses membres ne soient jugés pour désobéissance), mais ce qui pourrait se passer s’il y a une répression ouverte et massive contre la population qui se mobilise pacifiquement reste imprévisible.

Pour le moment, le gouvernement catalan maintien la convocation du 1er octobre, mais la Garde civile a également confisqué au cours des semaines précédentes la propagande électorale, les bulletins de vote et les lettres de recensement dans les imprimeries et les journaux de toute la Catalogne.

L’escalade répressive de l’État espagnol, précédée par l’adoption de la soit disant «loi bâillon» (qui réduit sévèrement les droits démocratiques pour empêcher les luttes des indignéEs et les mobilisations sociales appelées « les marées »), a imposé un état d’exception de fait, qui a déjà gravement réduit les droits fondamentaux et qui non seulement met en danger l’avenir des institutions catalanes, mais constitue également la menace d’une involution politique la plus grave depuis la tentative du coup d’État du 23 février 1981.

La réaction du peuple catalan, y compris d’importants secteurs du mouvement ouvrier organisé, a été une importante mobilisation à Barcelone et dans toutes la Catalogne, qui a pu compter sur la solidarité des manifestations contre la répression et pour le droit de décider dans les principales villes de tout l’État espagnol. L’appel à la grève générale est en discussion et les éboueurs de Barcelone ont décidé de saboter les bateaux de croisières ancrés dans le port de Barcelone pour loger une partie des près de 5 000 policiers et gardes civils que le Ministère de l’Intérieur a transporté en Catalogne pour réprimer le référendum.

Dans les prochains jours il y aura un bras de fer entre les forces populaires et souverainistes catalanes, soutenues par les secteurs démocratiques de la population espagnole, s’opposant à l’immobilisme, et les tentations autoritaires de l’État espagnol héritées de quarante années de dictature franquiste.

En outre, il semblerait que pour la première fois des conditions existent pour une convergence objective des deux grands mouvements de masse résultant de la crise internationale et de la crise du régime dans l’État espagnol, qui jusqu’à maintenant se sont tenus à distance : le mouvement des indignés qui s’est imposé le 15 mai 2011 et le processus indépendantiste catalan qui avait éclos un an plus tôt.

Cette convergence a un énorme potentiel stratégique de rupture dont les forces anticapita- listes et révolutionnaires, catalanes et espagnoles, doivent tirer partie pour le développer. La pression des événements pousse à leur convergence objective : face à la répression les secteurs ouvriers et populaires prennent conscience de l’enjeu et, à leur tour, les courants nationalistes recherchent la solidarité entre les forces progressistes et démocratiques de l’ensemble de l’État espagnol.

Solidarité internationale urgente

Dans ce contexte la mobilisation internationale joue un rôle fondamental dans le conflit. Une victoire en Catalogne serait une victoire pour toutes les forces populaires, révolutionnaires et démocratiques en Europe et dans le monde. Une défaite conduirait à un sérieux revers de la démocratie et de la lutte des classes en Catalogne, dans l’Etat espagnol et dans l’Union européenne.

La IVe Internationale appelle ses sections et ses organisations sympathisantes à organiser la solidarité dans tous les pays et à convoquer des rassemblements devant les ambassades et les consulats espagnols en faveur du droit à l’autodétermination et contre la répression pour empêcher toute nouvelle action répressive de l’État espagnole.

Vive le droit à l’autodétermination de la Catalogne !

Soutien total au référendum d’autodétermination du 1er octobre !

A bas la répression, les atteintes aux libertés et la réaction politique !

Le 21 septembre 2017

Bureau exécutif de la IVe Internationale

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Lire aussi:

Etat Espagnol

Référendum du 1er octobre en Catalogne : les Communs et leur dilemme (Josep Maria Antentas)

Etat espagnol-Catalogne. L’Etat pénal face au référendum du 1er octobre. Une mobilisation pour les libertés et la démocratie (Jaime Pastor)

Le spectre du franquisme plane sur la Catalogne (Solidaires)

La question catalane et le problème espagnol : l’échec historique du nationalisme espagnol (Inprecor)

Mobilisations en défense du droit à l’autodétermination des Catalans (Inprecor)

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Le débat à gauche sur le référendum:

Un peu de réalité concrète (lettre à Alberto Garzón)

L’indépendance abstraite de la Catalogne (en réponse à Pau Llonch)

1er octobre : À propos du débat Llonch-Garzón 

22 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

clivage (jdd)

de gauche

Pourquoi le clivage droite-gauche n’est pas mort

Depuis déjà près de 30 ans, on entend des observateurs de la vie politique affirmer que les valeurs de gauche et de droite seraient en train de disparaître et que les citoyens ne feraient plus la différence. Cette idée se retrouve aussi dans les réponses à des questions de sonda- ges.

 Comme je l’ai écrit dans The Conversation France, un nombre croissant de person- nes affirment, dès les années 1980, que gauche et droite n’ont plus de sens.

Et pourtant, les mêmes personnes, dans les mêmes sondages, acceptent de se situer sur une échelle allant de la gauche à la droite, revendiquant une certaine identité politique en terme de droite et de gauche. Et, selon leur position sur cette échelle, les individus répondent aussi différemment à de nombreuses questions politiques.

Ce paradoxe de l’opinion s’explique assez facilement. Beaucoup se sentent plutôt de droite ou plutôt de gauche en fonction de ce qu’ils pensent, tout en estimant que les gouver- nants mettent en œuvre des politiques similaires lorsqu’ils sont au pouvoir.

Au cours de la campagne électorale de 2017, ce discours niant l’existence de la gauche et de la droite a beaucoup été repris par les partisans d’Emmanuel Macron puisque le candidat En marche se voulait « ni de droite, ni de gauche », ou parfois « et de gauche, et de droite ». Ce positionnement se voulait critique de ces deux références antithétiques classiques au nom d’un ailleurs ou d’un centre, selon un positionnement idéologique très proche de celui qu’avait adopté François Bayrou en 2007. Au soir du 23 avril, le futur président Macron affirmait qu’une nouvelle ère politique allait s’ouvrir, puisqu’il allait gouverner sans référence à ce clivage.

Nous voudrions montrer ici que l’idée de disparition du clivage gauche-droite est illusoire en considérant des résultats d’une enquête post-électorale (enquête French Election Study, FES 2017), administrée par l’institut Kantar. Ils soulignent en effet que les opinions publiques restent très fortement structurées par ces représentations. Si le pays a porté Emmanuel Macron à la présidence de la République, il n’a pas abandonné son logiciel politique.

Stabilité du positionnement sur l’axe gauche-droite

Premier élément de démonstration : sur une échelle en 11 positions, allant de 0 (« très à gauche ») à 10 (« très à droite »), seuls 8,8% ne se positionnent pas, ce qui veut dire que beau- coup de citoyens, bien que critiques à l’égard des politiques de gauche et de droite, acceptent de se situer et revendiquent un positionnement et une orientation dans l’espace politique.

Les répondants se répartissent de manière assez équilibrée sur l’ensemble de l’échelle, très semblable à ceux qu’on a pu construire dans les nombreuses enquêtes menées depuis plusieurs décennies. L’attirance pour la gauche et la droite sont stables, même si le contenu des idées revendiquées à droite et à gauche ont changé. L’attirance pour le centre de l’échelle est toujours forte, alors que les extrêmes ne mobilisent pas beaucoup. Le centre de l’échelle comporte beaucoup d’individus aux idées modérées, mais aussi des personnes ayant un faible intérêt et une faible compétence politique : 64% des centristes ont peu ou pas du tout d’intérêt pour la politique contre 53% chez l’ensemble des enquêtés.

L’axe gauche-droite permet toujours de situer leaders et partis

Deuxième élément de démonstration de la cohérence des univers politiques appréhendés avec la logique gauche-droite : la plupart des Français sont capables de positionner sur la même échelle les candidats à l’élection présidentielle. Évidemment, chacun ne situe pas exactement de la même manière les candidats sur l’axe, mais les perceptions moyennes de chaque can- didat sont très conformes à leur image, telle qu’elle ressort de leur passé, mais aussi des débats de la campagne. Les principaux candidats sont très répartis sur tout l’axe et non pas concentrés au centre, ce qui indique que l’opinion a bien conscience qu’il existe des différen- ces entre les programmes des principaux candidats. Si le répondant est, en moyenne, au centre (5 sur l’échelle), les principaux candidats sont situés entre 2,1 et 8,8.

Emmanuel Macron se situe à 5,3, donc très proche du positionnement moyen cen- triste des individus. Au total, il paraît bien correspondre à ce qu’on appelle traditionnelle- ment « l’électeur médian », celui qui est à la confluence des attentes des citoyens. C’est certaine- ment un élément important de son succès : il correspondait aux attentes des électeurs modé- rés déçus de la gauche et de la droite, prêts à tenter une hypothèse centriste. Dans un contex- te de désaveu des partis de gouvernement, il a pu siphonner les électorats de droite et surtout de gauche modérée au premier tour.

Entre les candidats des partis de gouvernement et ceux de la gauche et de la droite radicale, l’opinion établit une distinction assez nette : 1,1 point d’écart sépare Mélen- chon et Hamon, 1,3 point Le Pen de Fillon. Par ailleurs, Hamon est considéré comme plus à gauche que le PS et Fillon plus à droite que Les Républicains (LR). Au fond, situer les respon- sables politiques et les partis selon la métrique de l’axe gauche-droite permet de résumer, de façon simple, la perception que l’on a de chacun d’eux. C’est un langage particulièrement utile parce que simplificateur par rapport à la complexité des idées que chacun peut soutenir dans des domaines très variés.

Des identités de gauche et de droite profondément ancrées dans le vécu familial

Troisième élément de démonstration : quand on observe quelles sont les relations entre l’orien- tation politique et les variables objectives de statut des individus, on découvre que le fait de se dire de droite ou de gauche est très lié aux origines familiales. L’effet de la socialisation familiale apparaît très fort.

Si on a baigné dans une famille clairement orientée politiquement, il y a de bonnes chances que l’on adopte le même positionnement politique ou un positionnement voisin. Et pour ceux qui vivent en couple, l’homogamie des orientations politiques est encore plus nette. Tout ceci montre que se dire de gauche ou de droite correspond à une identité profondément ancrée, qui ne saurait se dissoudre dans le court terme d’une élection.

Les évolutions de ces identités existent mais elles sont assez lentes. On sait, par exemple, que les liens avec les groupes sociaux, très forts il y a une cinquantaine d’années, sont aujourd’hui plus faibles. Même si les professions indépendantes restent nettement orien- tées à droite et les professions intellectuelles ou artistiques à gauche. Si l’insertion familiale est très structurante pour nos identités politiques, ce n’est pas le cas de la psychologie individu- elle. En effet, on n’observe aucun lien significatif entre l’orientation politique et le profil psy- chologique que les individus tracent d’eux-mêmes. Que l’on se dise extraverti, critique, disci- pliné, anxieux, ouvert, réservé, sympathique, désorganisé, calme ou conventionnel, on n’est pas davantage orienté à gauche ou à droite.

Dans les principaux domaines de valeurs, un fort clivage entre gauche et droite

Dernier élément de la démonstration : une forte cohérence existe entre le positionnement à gauche ou à droite et toutes les questions d’opinion. Tout d’abord, le vote exprimé est évidem- ment fortement lié aux identités de gauche et de droite. Les personnes de gauche qui votent pour des candidats clairement de droite sont très minoritaires. Et l’inverse est vrai. Ce tableau montre aussi que l’électorat d’Emmanuel Macron est le plus composite : il a réussi à attirer de nombreux électeurs de gauche et de droite. Celui de Marine Le Pen, du fait de son orientation populiste et protestataire, comporte aussi une certaine diversité d’identités politiques.(…)

Sur les questions de politiques économiques, les personnes de droite se montrent beaucoup plus libérales que celles de gauche, qui veulent davantage de justice sociale et de redistribu- tion. Elles sont aussi plus favorables au nucléaire alors que les opinions de gauche se montrent plutôt sensibles à la décroissance.

Les conceptions sur l’immigration et la sécurité sont, bien sûr, aussi nettement clivées politi- quement. L’ordre est toujours une valeur de droite. Ce que devrait viser l’école est donc très différent selon son positionnement politique : pour la droite, l’école doit inculquer la discipline et l’effort, alors que, pour la gauche, elle doit former des esprits éveillés et critiques. Enfin le libéralisme des mœurs est clairement revendiqué par la gauche.

Tous ces résultats d’enquête montrent que le positionnement sur un axe entre la gauche et la droite n’a rien d’un artifice. Il exprime, de manière synthétique, la manière dont les individus se situent. À l’aide de cet outil et de ce vocabulaire, souvent contesté mais jamais abandonné, les individus se disent et se repèrent dans l’univers politique, ils se distinguent aussi des autres camps politiques.

Le clivage gauche-droite peut certes changer de forme et d’intensité, mais pour l’instant, son existence, attestée depuis la Révolution française, n’est en rien menacée par le nouveau quinquennat. Les réformes annoncées sont, d’ailleurs, régulièrement jugées selon la métaphore spatiale de l’axe politique : le Président fait-il une réforme de gauche ou de droite? Autrement dit, la gauche, le centre et la droite ont encore un bel avenir devant eux.

Pierre Bréchon, professeur émérite de science politique, Sciences Po Grenoble

Durant la campagne présidentielle, le camp Macron a beaucoup misé sur le dépassement du clivage droite-gauche. Un clivage qui demeure, juge aujourd’hui Pierre Bréchon, professeur à Sciences Po Grenoble.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

22 septembre 2017

http://www.lejdd.fr/

22 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

fête de l’huma (lutte ouvrière)

pcf fi

Fête de l’Humanité : l’ombre de Mélenchon

La fête de l’Humanité, les 15, 16 et 17 septembre, a rassemblé 550 000 personnes, selon le PCF. Cette affluence suffit à montrer que, même affaibli, il conserve de nombreux militants prêts à s’investir dans la préparation de cet événement, comme ils le font tout au long de l’année dans les entreprises ou les quartiers au cours des luttes quotidiennes.

Mais cela n’en rend que plus dommageable le fait que cette énergie militante soit orientée par les dirigeants du PCF dans la voie sans issue d’une « vraie politique de gauche » destinée à gérer le gouvernement de la bourgeoisie.

Cette année, Pierre Laurent, le secrétaire général du PCF, s’en est clairement pris à Jean-Luc Mélenchon.

Des phrases comme: «Il n’est pas là, mais le peuple est là», ou encore «Personne ne peut prétendre détenir la vérité à lui tout seul», émaillaient son discours. Elles ont pu satisfaire des militants du PCF écœurés par le mépris dont le leader de la France insoumise faisait preuve à leur égard en boudant ostensiblement leur fête. Cette absence savamment mise en scène n’est qu’un épisode de plus d’une longue série de rebuffades, comme la décision de Mélen- chon de présenter ses candidats face à ceux du PCF dans pratiquement toutes les circonscrip- tions aux élections législatives, alors que celui-ci avait fait campagne pour lui aux présidentielles.

Mélenchon, se servant de l’écho qu’il rencontre dans les médias, ne rate pas une occasion de montrer qu’il peut se passer du PCF, et de tous les autres courants de gauche d’ailleurs. Il veut apparaître comme le seul opposant crédible à la politique de Macron, et comme la seule alternative possible lorsque celui-ci se sera déconsidéré. C’est dans ce cadre que se situe son appel à manifester le 23 septembre.

Lorsque l’échéance se profilera, que ce soit aux prochaines élections présidentielles ou avant, en cas de crise politique, Mélenchon saura faire les alliances qu’il faut avec des mor- ceaux de la gauche moribonde, dont le PCF éventuellement, ou même au-delà pour accéder au pouvoir. Mais, si même il y parvient, ce sera pour renouveler la désastreuse expérience de la gauche au pouvoir, comme on l’a vu avec Hollande ; suscitant haine et dégoût parmi les travailleurs et désillusion parmi ceux qui auront milité pour lui.

Face à cela, la perspective qu’offrent les dirigeants du PCF n’est au fond guère différente.

Leur maître mot, à la fête de l’Humanité comme depuis des mois, est celui d’unité. En fait, ils proposent à leurs militants de faire le pont entre les bouts de l’ancienne gauche socialiste en perdition et le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, en espérant tirer profit de cette position de marieur. Ce serait juste la réédition des épisodes de l’Union de la gauche ou de la Gauche Plurielle qui ont vu les militants du PCF servir de marchepied à Mitterrand, à Jospin, à Hollan- de, leur permettant de mener une politique antiouvrière et aboutissant parallèlement à l’affaiblissement continu du Parti Communiste.

Les militants du Parti communiste qui veulent vraiment servir leur classe ont intérêt à se placer dans une tout autre perspective. Il faut renouer avec la lutte de classe, avec une politique qui vise à renforcer la classe ouvrière en lui apprenant à se défier de ses faux amis de gauche et à mettre toute sa confiance dans ses propres forces, non dans les élections mais dans la lutte et dans la rue.

Daniel MESCLA 20 Septembre 2017

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