Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

21 juin 2018 ~ 0 Commentaire

bure stop! (basta! + npa)

serge

Le NPA à la manif de Bar-le-Duc

Une nouvelle vague d’arrestations vise les militants anti-nucléaires

Samedi 16 juin, quelque 3000 personnes se sont rassemblées à Bure contre le projet de site d’enfouissement de détectes nucléaires, Cigéo.

Quatre jours plus tard, le 20 juin, les activistes antinucléaires de Bure ont subi une nouvelle va-gue de perquisitions et d’arrestations. Dès 7 h du matin, une dizaine de lieux ont été perquisi-tionnés, à Verdun, Bure, Commercy, et même Paris. Huit personnes ont été placées en garde à vue.

Même l’avocat des militants de Bure a été arrêté à son cabinet parisien et placé, lui aussi, en garde à vue.

« Un tel procédé porte non seulement atteinte au droit à une défense effective mais constitue également une gravissime remise en cause du plein exercice de la profession d’avocat, pour-tant garanti par la loi et la convention européenne de sauvegarde des droits humains », ont réagi cinquante avocats dans une tribune dans la journée de mercredi.

Parmi les personnes placées en garde à vue se trouvent aussi des activistes installés à Bure qui y ont développé des projets de vie, d’agriculture ou de théâtre.

Selon le parquet, cité par l’AFP, ces perquisitions et arrestations sont en lien avec des affaires de dégradations commises en 2017. Pour ceux des activistes de Bure qui n’ont pas été arrê- tés, il s’agit d’une réponse politique au rassemblement du 16 juin.

Le collectif des militants antinucléaires de Bure signale aussi que 19 interpellations ont eu lieu pendant le week-end du 16 et 17 juin.

Deux personnes ont été condamnées à de la prison ferme le 18 juin, pour outrage et violences envers les forces de l’ordre. Fin février, les gendarmes avaient évacué les activistes antinuclé-aires qui occupaient le Bois Lejuc pour protester contre le projet d’enfouissement. 25 person-nes avaient alors été placées en garde à vue dans les semaines qui ont suivies. Plusieurs d’entre-elles ont écopé de peines de prison ferme ou avec sursis. Des militants de Bure font aussi l’objet d’une enquête pour association de malfaiteurs. La peine encourue pour participa-tion à une « association de malfaiteurs » va jusqu’à dix ans d’emprisonnement.

Rachel Knaebel 21 juin 2018

https://www.bastamag.net/

etat poloicier

Bure: 50 avocats défendent leur collègue placé en garde à vue

Nouvelle étape dans la répression des opposants à l’enfouissement des déchets nucléaires à Bure : un avocat perquisitionné et placé en garde à vue. Pour sa défense, 50 de ses collè-gues, de tous les barreaux de France, dénoncent les méthodes répressives et rappellent « le droit de se défendre et le droit de défendre ».

Plusieurs perquisitions et interpellations sont menées depuis ce mardi matin dans au moins cinq lieux de vie de militants opposés au projet Cigéo d’enfouissement de déchets nucléaires, dont l’emblématique « Maison de la Résistance » située sur la commune de Bure. Sept d’entre eux seraient gardés à vue à l’heure actuelle, pour des faits remontant à plusieurs mois et faisant l’objet d’une instruction judiciaire.

Plus préoccupant encore, l’avocat de nombreux militants a été lui-même interpellé ce matin lors d’une perquisition à son cabinet parisien et placé en garde à vue.

Un tel procédé porte non seulement atteinte au droit à une défense effective mais constitue également une gravissime remise en cause du plein exercice de la profession d’avocat, pour-tant garanti par la loi et la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme.

Alors que les perquisitions, les interpellations et les condamnations se multiplient dans la Meu-se depuis l’hiver dernier, l’ampleur et la gravité de l’action policière de ce jour marquent une nouvelle étape dans la répression des mouvements d’opposition au projet Cigéo. Nous dénon-çons avec force ces méthodes disproportionnées et choquantes qui foulent aux pieds les liber-tés fondamentales les plus essentielles : le droit de se défendre et le droit de défendre.

Nous, avocates et avocats, nous associons pleinement à l’appel au rassemblement initié par les associations antinucléaires à 18h, ce  20 juin, devant toutes les préfectures et à Paris, place Saint Michel.

20 juin 2018

 Lire aussi :

Gardes à vue par centaines, blessures graves et prison ferme : le mouvement social de plus en plus réprimé (Bastamag)

Déchets nucléaires : Bure à Bar, jusqu’à la victoire ! (NPA)

Sortir du nucléaire en moins de 10 ans (NPA)

21 juin 2018 ~ 0 Commentaire

fonds publics

gerard collomb

Campagne d’Emmanuel Macron : une plainte déposée pour « détournement de fonds publics » à Lyon

Une plainte contre X a été déposée mardi pour « détournement de fonds publics » par des élus de l’opposition de droite à Lyon. Ces derniers veulent savoir si le candidat Macron a vu sa campagne en partie financée par la mairie de Lyon de Gérard Collomb.

Gérard Collomb a soutenu Emmanuel Macron avant même qu’il ne soit officiellement candidat à l’élection présidentielle.

Mais jusqu’à quel point le maire de Lyon a-t-il aidé celui qui était encore ministre de l’Economie de François Hollande? C’est la question que se posent les élus du groupe Les Républicains (LR) du conseil municipal de Lyon. Ces derniers ont déposé mardi une plainte contre X pour « détournement de fonds publics », comme l’ont révélé l’agence Reuters et Le Parisien. Ils saisissent ainsi le procureur de la République sur des soupçons de financement sur fonds publics municipaux du fondateur d’En Marche.

La plainte, déposée le 11 juin dernier, ne vise pas directement Gérard Collomb, qui a délaissé la mairie de Lyon le 17 juillet 2017 pour se concentrer sur son mandat de ministre de l’Intérieur. Mais le texte de la plainte évoque des soupçons d’avantages accordés pendant la campagne d’Emmanuel Macron par Gérard Collomb, qui était également président de la Métropole lyon-naise. Des accusations qui surviennent dans un contexte particulier : la validation des comptes de campagne du candidat Macron sont contestées par l’opposition après des révélations sur des ristournes qui lui auraient été accordées.

Un soupçon d’emploi fictif

Les élus LR  cherchent à avoir des précisions sur deux événements organisés à Lyon. Le 2 juin 2016 d’abord, une réception a d’abord été organisée pour Emmanuel Macron dans l’Hôtel de ville de Lyon. Près de 600 personnalités étaient conviées à cette soirée consacrée à l’asso-ciation politique En Marche et son fondateur Emmanuel Macron, alors toujours ministre de l’Economie. La droite lyonnaise s’interroge également à une autre réunion d’En marche sur une péniche amarrée sur le Rhône le 7 septembre 2016. Emmanuel Macron avait démissionné de son poste à Bercy quelques jours plus tôt.

Dans le texte de leur plainte, les élus LR dénoncent « l’utilisation d’emplois publics au bénéfice d’activités partisanes des élus qui sont les exécutifs des collectivités employeurs et donc le soupçon d’emploi fictif ». Ils citent en exemple le cas de l’ancien chef de cabinet de Gérard Col-lomb à la Métropole, Jean-Marie Girier : « Depuis le milieu de l’année 2016, il apparaîtrait que celui-ci n’y exerçait plus aucune fonction réelle étant en charge de la campagne d’Emmanuel Macron à temps plein. »

Aujourd’hui, Gérard Collomb est l’un des ministres les plus proches d’Emmanuel Macron. Dans le JDD, il est ainsi revenu sur sa relation privilégiée avec le chef de l’Etat : « Je crois avoir un peu contribué à ce qu’il soit président. »

Commentaire: çà vient des républicains! On peut faire confiance!
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21 juin 2018 ~ 0 Commentaire

jj urvoas (jdd + fr3)

 urvoas

L’ex-ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas mis en examen pour « violation du secret professionnel »

L’ancien ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas a été mis en examen par la Cour de justice de la République pour « violation du secret professionnel ».

Jean-Jacques Urvoas a été mis en examen mardi par la commission d’instruction de la Cour de justice de la République (CJR) pour « violation du secret professionnel ». L’ancien Garde des Sceaux socialiste a réagi dans un communiqué envoyé à l’AFP : « Je conteste avec détermina-tion une quelconque violation, dans l’exercice de mes fonctions ministérielles, d’un secret pro-tégé. » « Ce reproche est une blessure alors que j’ai agi, comme je l’ai toujours fait en ma qualité de Garde des Sceaux, pour la défense de l’autorité judiciaire et son indépendance », a-t-il ajouté.

L’affaire avait été révélée en décembre par Le Canard enchaîné.

Selon l’hebdomadaire satirique, Jean-Jacques Urvoas avait envoyé à Thierry Solère (ex-Les Républicains qui a rejoint La République en Marche) une note de la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG) sur une enquête le concernant, entre les deux tours de l’élection présidentielle de 2017. Cette synthèse aurait été demandée à ses services par le Garde des Sceaux, comme le lui permettait son statut, puis transmise par messagerie chiffrée au député, d’après le journal.

La commission des requêtes de la CJR, seule instance habilitée à juger des ministres pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions, avait émis en janvier « un avis favorable » à l’ouverture d’une enquête dans cette affaire.

Thierry Solère visé par une enquête préliminaire

Depuis le 6 septembre 2016, Thierry Solère est visé par une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Nanterre pour « fraude fiscale, blanchiment, corruption, trafic d’influence et recel d’abus de biens sociaux ». Dans le cadre de cette procédure, une perquisition au domicile du député, qui a dû renoncer fin 2017 à son poste de questeur de l’Assemblée nationale, avait été menée par les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions finan-cières et fiscales (OCLCIFF), qui avaient alors trouvé le message de Jean-Jacques Urvoas.

La procureure de Nanterre avait confirmé que des éléments « susceptibles d’engager la respon-sabilité pénale de Jean-Jacques Urvoas » avaient été saisis lors d’une perquisition, puis trans-mis le 5 décembre au procureur général près la Cour de cassation.

20 juin 2018

https://www.lejdd.fr/

Lire aussi:

Que risque l’ex-ministre de la Justice, Urvoas, soupçonné d’avoir transmis une note confidentielle?

Jean-Jacques Urvoas mis en examen par la Cour de Justice (FR3)

L’ex-garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas mis en examen par la Cour de justice (Côté Quimper)

Commentaire: Urvoas est aussi prof de droit,  secrétaire du PS29  et député PS. Seul « Côté Quimper » mentionne le léger problème de la vente de « sa » permanence…

21 juin 2018 ~ 0 Commentaire

28 juin (lutte ouvrière)

28

Le 28 juin : c‘est tous ensemble qu’il faut lutter

Les syndicats CGT, Force ouvrière et l’Union syndicale solidaire appellent le 28 juin à une journée interprofessionnelle avec les syndicats étudiants et lycéens Unef, UNL et FIDL, en soutien « aux étudiants et aux travailleurs, actifs, chômeurs ou retraités, des secteurs public comme privé, mobilisés pour la défense de leurs droits et l’aboutissement de leurs revendica- tions ». Les cheminots sont appelés à faire grève ce même jour, dans le cadre de la lutte qu’ils mènent maintenant depuis trois mois.

Macron l’annonce clairement de manière cynique et provocante 

C’est à tous les travailleurs qu’il veut s’attaquer. Dans la fonction publique, il est question de supprimer 120 000 postes, d’avoir recours massivement aux contractuels. Le gouvernement vient de refuser toute augmentation des salaires des fonctionnaires. Pour faire aussi les po-ches des travailleurs les plus pauvres, le gouvernement envisage de revoir à la baisse plu-sieurs allocations, voire d’en supprimer, comme l’ASS qui bénéfice aux chômeurs en fin de droits, sans parler des attaques contre le pouvoir d’achat des retraités et des projets de remise en cause des retraites.

Bien servis par Macron et son gouvernement, les actionnaires de grandes entreprises et tout ce que le pays compte de très riches, mènent ainsi la guerre contre l’ensemble du monde du travail. Alors, c’est ensemble qu’il faut se préparer à rendre les coups. Le 28 juin est l’occasion d’affirmer cette nécessité de se battre tous ensemble. Il faut faire de cette journée de protestation contre la politique anti-ouvrière du gouvernement une réussite !

Aline Rétesse 20 Juin 2018
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Lire aussi:
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20 juin 2018 ~ 0 Commentaire

capitalisme (anti-k)

cap

«Le capitalisme expliqué à ma petite-fille»

3 questions à Jean Ziegler

Pourquoi, alors que vous critiquez le capitalisme, reconnaissez-vous son efficacité pour le développement économique ?

Il y a un paradoxe. Le mode de production capitaliste est certainement le mode de production le plus dynamique, le plus créatif, le plus inventif que l’humanité ait connu. Une formidable succession de révolutions – industrielles, scientifiques, technologiques –, notamment la toute dernière, celle de l’électronique, a potentialisé les forces productives de l’humanité d’une façon décisive.

Il n’y a plus, au début de notre troisième millénaire, de manque objectif sur la planète.

Mais en même temps, les extraordinaires richesses créées ont été monopolisées par une mince oligarchie. Exemple : les 500 plus puissantes sociétés transcontinentales privées ont contrôlé en 2017 52,8% du produit mondial brut, c’est-à-dire de toutes les richesses produites en une année sur la planète. Ces sociétés ont un pouvoir comme jamais un empereur, un roi ou un pape n’a bénéficié sur la Terre.

Elles échappent à tout contrôle étatique, parlementaire, syndical ou interétatique.

Elles fonctionnent selon un seul principe : la maximalisation du profit dans le temps le plus court possible et à n’importe quel prix humain. Les oligarchies du capital financier globalisé ont érigé un ordre cannibale du monde : toutes les 5 secondes, un enfant de moins de dix ans meurt de faim ou de ses suites immédiates. Alors que la FAO (Food and Agriculture Organiza-tion) nous indique que l’agriculture mondiale pourrait nourrir sans aucun problème 12 milliards d’êtres humains ! Nous sommes actuellement 7,3 milliards d’hommes sur la terre.

Il n’y a donc aucune fatalité ; un enfant qui meurt de faim est assassiné.

2 milliards d’êtres humains n’ont aucun accès régulier à une eau potable non nocive. Toutes les quatre minutes, une personne perd la vue par manque de vitamines A. Et les épidémies, depuis longtemps vaincues par la médecine, font annuellement des dizaines de millions de victimes dans les pays de l’hémisphère sud. La dictature des oligarchies du capital financier globalisé, quelles que soient les performances économiques actuelles créatrices de bien-être pour une minorité, détruit la planète et les hommes. Il faut la détruire avant qu’elle ne nous anéantisse.

Si, comme vous l’écrivez, le capitalisme doit être détruit à défaut de pouvoir être réformé, par quoi faut-il le remplacer ?

Il serait absurde de penser qu’on peut « réformer », « améliorer » ou « adoucir » le capitalis-me. On n’a pas pu, par le passé, « améliorer » l’esclavage, « réformer » le colonialisme ou « corriger » les défauts du système de discrimination entre les hommes et les femmes. Les révolutionnaires de 1789 ont détruit la féodalité, la monarchie absolue et le servage. Impossible d’« améliorer » la féodalité !

Chacun de nous porte en lui l’utopie d’un monde plus heureux, plus juste.

L’insurrection des consciences est proche. À quel moment et de quelle façon se produira-t-elle ? Personne ne le sait. L’incarnation est un grand mystère : comment, dans quelles circonstances historiques, une idée devient-elle force sociale ? Personne non plus ne connaît d’avance l’organisation, les institutions inédites et le nouveau contrat social qui naîtront des ruines de l’ordre capitaliste. « Caminante, no hay camino, el camino se hace al andar », écrit le poète Antonio Machado (Homme qui marche, il n’y a pas de chemin, le chemin se fait en marchant »). Le Nouveau Monde plus heureux, plus juste, relève de la liberté libérée dans l’homme, dans les hommes.

La « société civile planétaire », dans laquelle vous semblez placer vos espoirs, est-elle suffisante pour mettre fin au capitalisme ?

Che Guevara a dit : « Les murs les plus puissants tombent par leurs fissures ». Partout, dans les murs de l’oppression, les fissures se multiplient. Des mouvements sociaux – planétaires, ou plus réduits – luttent sur les fronts les plus divers contre l’ordre cannibale du monde.

Via Campesina, qui réunit  22 millions de petits paysans, de journaliers agricoles, du Honduras aux Philippines, mais aussi Greenpeace, ATTAC, Amnesty International, les mouvements contre la discrimination des femmes, les mouvements antinucléaires, etc. Des dizaines de millions d’hom- mes et de femmes sont désormais réveillés et se battent contre la tyrannie des oligarchies capitalistes, avec comme unique moteur la conscience de l’identité et la solidarité. Je suis l’autre, l’autre est moi. Emmanuel Kant a écrit : « L’inhumanité infligée à un autre détruit l’humanité en moi ».

Non, quoiqu’aient voulu nous faire croire les chantres du capitalisme néolibéral, la main invisible du marché n’est pas le sujet de l’Histoire. La nouvelle société civile planétaire, cette mystérieuse fraternité de la nuit, est le nouveau sujet de l’Histoire. Elle se renforce chaque jour. Elle est l’espérance des peuples.

Rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation (2000-2008), Jean Ziegler est actuellement vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Il répond à mes questions à l’occasion de la parution de son ouvrage : « Le capitalisme expliqué à ma petite-fille (en espérant qu’elle en verra la fin) », aux éditions du Seuil.

18 juin 2018 Pascal Boniface

https://www.anti-k.org/

20 juin 2018 ~ 0 Commentaire

braderie (npa)

disparaitre

Privatisations : bradage tous azimuts

Aéroports de Paris, Engie, Française des jeux… tout ça est à vendre selon les termes du projet de loi « Pacte » qui va être présenté par le gouvernement. Il faut y ajouter les barrages hydro-électriques.  

La loi « Pacte » va lever les contraintes légales qui obligent l’État à détenir la majorité des parts d’Aéroports de Paris (ADP), le tiers du capital ou des droits de vote d’Engie, et qui stipule le caractère public de la Française des jeux (FDJ).

Le but affirmé par le gouvernement est de dégager des sommes pour financer la recherche et l’innovation, en particulier dans l’industrie. Le ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, déclare aux Échos que « l’État n’a pas vocation à diriger des entreprises concurrentielles à la place d’actionnaires qui ont la compétence et les savoir-faire pour le faire mieux que lui ».

Pour rassurer celles et ceux qui auraient quelque doute sur cette capacité des actionnaires à être autre chose que des rapaces, il ajoute : « Nous ne reproduirons pas l’erreur qui a été faite sur les autoroutes ». On se souvient en effet de cette braderie sans contrôle au privé des réseaux d’autoroutes (initiée, en 2002, par la gauche sous Jospin, bouclée en 2005-2006 par la droite avec Villepin). Le réseau, construit aux frais du contribuable, rentable, s’est transformé en vache à lait pour les actionnaires de Vinci et autres.

« GDF ne sera jamais privatisé ! »

Le but affirmé de ces nouvelles privatisations est de dégager des moyens pour financer la recherche et l’innovation. C’est toujours la même chanson pour baisser les impôts des entreprises et leur accorder des subventions diverses. Le seul vrai motif de ces privatisations (outre une réduction minime de la dette), c’est de livrer au capital privé des secteurs rentables.

Pour Engie (ex-Gaz de France), c’est au mépris de tous les engagements de l’État. Lors du débat sur la transformation de GDF en société anonyme, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Économie, déclarait devant l’Assemblée nationale : « EDF-GDF ne sera pas privatisée, ni aujourd’hui ni demain. » La loi du 9 août 2004 prévoit que L’État doit détenir 70 % du capital. Peu à peu, après la fusion de GDF avec la société privée Suez, la part de l’État est réduite à environ un tiers. Il s’agit maintenant de procéder à une privatisation totale (avec celles d’Aéroports de Paris et de la Française des jeux).

La privatisation de la Française des jeux est, c’est une évidence, lourde de dangers.

Tout le monde sait en effet qu’il existe un risque d’addiction aux jeux d’argent et que le jeu est un des moyens du blanchiment de l’argent sale. En 2010, Sarkozy avait libéralisé les jeux en ligne au profit de ses copains (en 2003, alors ministre, il avait trouvé le temps de favoriser les machines à sous). Macron continue et amplifie !

Quant à l’efficacité économique du privé… une enquête récente faite pour l’Association interna-tionale des compagnies d’aviation montre que les aéroports privatisés sont plus chers pour les compagnies que les aéroports publics et pas plus efficaces. La grande différence, c’est que les profits des aéroports privés sont deux fois plus élevés !

Les barrages livrés aux turpitudes du capital

Autre exemple de cette furie prédatrice, le 7 février dernier, le gouvernement Philippe a acté la privatisation du secteur hydroélectrique français : d’ici 2022, 150 des plus grands barrages (plus de 20 mètres de haut) devraient être vendus. Le gouvernement français dit qu’il est obligé de se plier à une injonction de la Commission européenne, mais d’autres États-membres y ont résisté par des biais juridiques divers.

Le secteur hydroélectrique représente 12,5 % de la production d’électricité française, 70 % des énergies renouvelables. C’est l’électricité la moins onéreuse : de 20 à 30 euros le MWh. Les barrages, par leurs réserves d’eau, compensent l’intermittence des autres énergies renouvelables et jouent un rôle majeur dans la bonne gestion des fleuves et rivières. On voit ce qui pourrait résulter de la soumission de leur gestion à un actionnariat soucieux de profits rapides…

Se battre contre les privatisations, c’est refuser une soumission encore plus grande d’activités essentielles à l’appétit des actionnaires privés. Sans bien sûr se bercer d’illusions sur la gestion par un État technocratique et soumis au capital.

Henri Wilno  Mercredi 20 juin 2018

https://npa2009.org/

20 juin 2018 ~ 0 Commentaire

landivisiau mercredi 20 juin 11h

lan

20 juin 2018 ~ 0 Commentaire

koltchenko et semstov (alternative libertaire + anti-k)

koltchenko et semstov (alternative libertaire + anti-k) dans Antifascisme

Koltchenko et Semstov agonisent en prison : liberté pour les antifascistes !

Pour attirer l’attention de la communauté internationale aux persécutions politiques perpétrées par le régime du Kremlin, le réalisateur Oleg Sentsov, lui-même emprisonné dans la colonie pénitentiaire au-dessus du cercle polaire, a entamé une grève de la faim illimitée le 14 mai. Selon ses calculs sa mort devrait survenir pendant la Coupe du monde.

Adresse aux dirigeants russes et aux leaders des pays du monde entier

Nous demandons la libération immédiate des deux prisonniers politiques Alexandre Koltchenko et Oleg Sentsov qui se trouvent en danger de mort.

Alors que la Coupe du Monde de football va débuter en Russie, près de 70 prisonniers politiques ukrainiens restent incarcérés dans ce pays ainsi que dans la Crimée occupée.

Pour attirer l’attention de la communauté internationale aux persécutions politiques perpétrées par le régime du Kremlin, le réalisateur Oleg Sentsov, lui-même emprisonné dans la colonie pénitentiaire au-dessus du cercle polaire, a entamé une grève de la faim illimitée le 14 mai. Selon ses calculs sa mort devrait survenir pendant la Coupe du monde.

En signe de solidarité, trois autres prisonniers politiques ukrainiens détenus en Russie et en Crimée l’ont suivi. Parmi eux, le militant anarchiste Alexandre Koltchenko, souffrant d’un déficit de poids (54 kilos pour ses 190 cm de taille !), dont les jours sont aussi en danger.

Ils exigent la liberté non pas pour eux-mêmes, mais pour tous et toutes les prisonnier-e-s politiques ukrainien-ne-s détenu-e-s en Russie et en Crimée.

Nous appelons les dirigeants russes et les leaders des pays du monde entier à :

  • Engager les procédures nécessaires à la libération rapide de tous et toutes les prisonnier-e-s ukrainien-ne-s poursuivi-e-s pour des raisons politiques en Russie et en Crimée ;
  • Prendre des mesures urgentes pour assurer l’échange de prisonnier-e-s entre la Fédération de Russie et l’Ukraine ;
  • Libérer immédiatement et sans condition Oleg Sentsov et Alexandre Koltchenko.

12 juin 2018

http://alternativelibertaire.org/

COLLECTIF KOLTCHENKO : Ligue des Droits de l’Homme, Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme, Groupe de résistance aux répressions en Russie, Ukraine Action, Russie-Libertés, CEDETIM – Initiatives Pour un Autre Monde, Assemblée Européenne des Citoyens, Action antifasciste Paris-Banlieue, Collectif Antifasciste Paris Banlieue, Mémorial 98, Union syndicale Solidaires, CNT-f, CNT-SO, Emancipation, FSU, FSU 03, CGT Correcteurs, SUD éducation, SUD-PTT, Alternative Libertaire, Ensemble ! (membre du Front de gauche), L’Insurgé, NPA, Fédération Anarchiste, Critique sociale.

Lire aussi:

Lettre ouverte à Patrick Le Hyaric, Younous Omarjee, Marie-Christine Vergiat et Marie-Pierre Vieu (Anti-k)

20 juin 2018 ~ 0 Commentaire

retraites (npa + lutte ouvrière)

retraite

Les retraites à leur tour dans le viseur

Le haut commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, a révélé le 30 mai 2018, dans une interview au Parisien, son projet de réforme des retraites : un bouleversement du régime en vigueur, en créant les retraites à points et en introduisant la capitalisation.

Le système actuel est un régime par répartition : les cotisations des actifs sont immédiatement utilisées pour payer les pensions des retraitéEs. La contre-réforme détruit cet acquis. Dans le nouveau régime, les cotisations donneront droit à des points, et au moment du départ à la retraite le nombre de points acquis servira à calculer le montant de la pension. La valeur du point pourra varier à la hausse ou à la baisse. Le principe de la répartition sera formellement maintenu mais sera dénaturé car l’on passera d’un régime de retraites à cotisations et prestations définies (on sait ce que l’on cotise et reçoit) à un régime à cotisations définies et à prestations indéfinies car il ne sera plus possible de connaître le montant de sa pension avant et durant la retraite. C’est le système appliqué par les régimes de retraites complémentaires.

Pour justifier sa réforme, Macron avait évoqué la justice sociale en affirmant que dans ce « système universel », « un euro cotisé donnera les mêmes droits pour tous », mais Delevoye revient sur cet engagement : « mon rôle sera de dire comment on justifie une différence visant à donner des points supplémentaires à certains et pas à d’autres et comment on accélère les convergences quand c’est possible ».

Les souhaits du MEDEF sont satisfaits 

« il n’y aura pas de dérapage budgétaire, la réforme se fera à enveloppe constante » et la capitalisation sera introduite pour les revenus au-dessus de 120 000 euros ou 160 000 euros en créant un régime complémentaire obligatoire. Le seuil minimum pour l’âge légal de départ à la retraite restera fixé à 62 ans. Et par un vote de son congrès la CFDT a approuvé !

Des pensions réduites ou la retraite plus tardive

La durée d’activité nécessaire pour bénéficier d’une retraite à taux plein disparaît. Pour Delevoye, c’est un « arbitrage personnel, ma retraite me paraît suffisante, donc je pars, à l’inverse je n’ai pas assez de points je reste. Cela permet de respecter la liberté de choix ». Les bas salaires, les personnes victimes d’une ou plusieurs périodes de chômage, de la précarité, celles qui sont usées par un travail pénible, seront obligées de repousser le moment de partir à la retraite afin de toucher une pension un peu moins misérable. Mais sans bénéficier de véritable garantie de la valeur du point qui peut évoluer à la hausse ou à la baisse. Il n’est pas question d’augmenter la part des richesses consacrée aux retraites, mais le régime ne doit pas être déficitaire. Les raisons pour ajuster à la baisse le montant des pensions peuvent donc varier sous divers prétextes : manque de recettes en raison de la crise, du chômage, de l’augmentation de l’espérance de vie….

Actuellement, les 25 meilleures années sont retenues pour le calcul des retraites du privé et les 6 derniers mois pour les fonctionnaires. Dans le cadre de la contre-réforme toute la carrière professionnelle sera prise en compte pour déterminer le nombre de points acquis. Ce qui aura pour conséquence un alignement vers le bas du montant des pensions.

Interrogé sur la compensation des périodes de chômage et du -handicap (actuellement retenues dans le décompte des trimestres pour le calcul des retraites), sur la possibilité d’accorder des points supplémentaires aux parents qui ont élevé des enfants (ils bénéficient de trimestres supplémentaires actuellement) et sur le minimum retraite, Delevoye répond qu’il n’y aura pas de points gratuits ! Les femmes seront les plus durement impactées par cette décision.Les règles de calcul et de revalorisation ou diminution de la valeur du point ne sont pas davantage connues. Et il annonce discrètement un grand chambardement : il veut « clarifier et déterminer la nature du financement » sans plus de précision mais l’on connaît l’objectif du gouvernement : fiscaliser le financement de la Sécu au détriment du salaire socialisé.

Que peut apporter la capitalisation ?

Supposée « sauver le système par répartition », la capitalisation peut enrichir un jour les retraités/rentiers mais aussi leur exploser à la figure le lendemain et leur faire tout perdre. Pour les assureurs et banquiers ce sera le jackpot, tandis que les retraitéEs seront soumis au grand casino de la bourse.

Ainsi, aux États-Unis, la majorité des régimes de retraite sont des fonds de pension. C’est le choix fait par des municipalités de grandes villes pour financer les retraites de leurs fonctionnaires. Et en raison de taux d’intérêtplus bas que prévu, en 2017, il manquait près de 4 milliards de dollars aux organismes détenteurs des fonds de pension. En conséquence ces anciens fonctionnaires ne perçoivent plus le moindre dollar !

S. Bernard

Lire aussi:

Retraites : les attaques ne doivent pas passer ! (Lutte Ouvrière)

20 juin 2018 ~ 0 Commentaire

pétition (cimade)

Sans titre 1

Ce sont de jeunes enfants – parfois des nourrissons – ou des adolescents. Ils sont privés de liberté, surveillés par des policiers, enfermés derrière un grillage…

Dans des prisons qui ne disent pas leur nom : les centres de rétention administrative. Leur crime ? Avoir des parents étrangers dont les papiers ne sont pas à jour. En 2017, 305 enfants ont vécu cette injustice, soit 7,6 fois plus qu’en 2013 ! Et 4 285 mineurs ont subi le même sort à Mayotte, département français.

Avec La Cimade et ses partenaires Réseau Education sans frontières (RESF), Ligue des droits de l’Homme (LDH), Anafé, MRAP, Syndicat des avocats de France (SAF), France terre d’asile et ASSFAM, exigez la fin de l’enferment des mineurs dans des centres de rétention.

Signez notre pétition. Plus nous serons nombreux, plus nous aurons de poids pour pousser le président Emmanuel Macron à mettre un terme à cette pratique indigne dont aucun enfant ne peut sortir indemne

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