Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

13 août 2018 ~ 0 Commentaire

immigration (regards)

gauche

Sur l’immigration, la gauche n’a plus les mots

Luttant mollement contre la désignation des migrants comme boucs émis-saires et la définition de l’immigration comme « problème », les partis de gauche semblent avoir renoncé à imposer un autre discours sur la question.

Lors de la manifestation du 21 février 2018, la première unitaire depuis 2015 sur le sujet, seuls les associations et collectifs appelaient à se rassembler pour dénoncer le projet de loi « Asile et immigration ». Parmi les participants, plusieurs centaines de personnes, avocats, agents de l’État du secteur de l’asile et associations d’aide aux migrants. Quelques élus, élus locaux ou députés communistes et insoumis, y ont participé mais leur présence est restée marginale. Parce que dans les faits, à part sur quelques plateaux de télés et de radios pour dénoncer mécaniquement « la politique du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb », il n’y a pas grand monde pour promouvoir une politique d’accueil ambitieuse et volontariste.

La bataille culturelle abandonnée

Aujourd’hui, c’est la France insoumise qui donne le la, à gauche. Et lorsqu’on observe les grandes campagnes nationales retenues par ses militants pour l’année 2018, aucune parmi les trois choisies ne concerne les droits des étrangers.

Et pourtant, alors que la « crise migratoire » s’intensifie en Europe et que l’année 2018, notam-ment par l’agenda politique engagé par Emmanuel Macron et cette loi « Asile et immigration » va sans doute marquer un tournant sans précédent de la politique d’accueil en France, une mobi-lisation politique, intellectuelle, syndicale, de l’ensemble de la gauche aurait été nécessaire.

Comme si la gauche avait abandonné la bataille culturelle.

La bataille des idées. Celle des convictions. De la pédagogie, à travers de larges campagnes. Ne serait-ce que pour contrer à l’échelle nationale le discours ambiant qui, de l’actuelle majori-té en passant par la droite de Laurent Wauquiez et l’extrême droite de Marine Le Pen, ne cesse de répandre des préjugés les plus nauséabonds. Ainsi, comme le relevait Héloïse Mary, présidente du BAAM (Bureau d’accueil et d’accompagnement des migrants) dans La Midinale du 21 février dernier : « La gauche a perdu une grande partie de son influence sur les ques-tions migratoires par peur du Front national et de sa faiblesse idéologique […]. Elle est prise au piège de l’opinion publique. »

L’opinion publique. Sans doute a-t-elle été un élément déterminant dans l’évolution de la réflexion, à gauche.

À commencer par celle de Jean-Luc Mélenchon, dont le discours a évolué au cours de ces quelques dernières années. Ou plutôt depuis la campagne électorale de 2012. Lors de son discours très remarqué à Marseille, devant près de 100 000 personnes sur la plage du Prado, le héros de la gauche avait alors tenu un discours qui faisait honneur à la tradition humaniste, celles des droits et de l’accueil, en France. Ainsi avait-on vanté son « ode à la Méditerranée et au métissage»: «Marseille est la plus française des villes de notre République. Ici, il y a 2 600 ans, une femme a fait le choix de prendre pour époux l’immigré qui descendait d’un bateau, c’était un Grec et de ce couple est née Marseille […]. Les peuples du Maghreb sont nos frères et nos sœurs. Il n’y a pas d’avenir pour la France sans les Arabes et les Berbères du Magh-reb.» Or, quelques jours après avoir tenu ce discours, les sondages pointaient un recul net de deux à trois points du candidat de feu le Front de gauche.

Rien ne dit que la coïncidence du discours et de l’évolution sondagière recelait un lien de cause à effet.

Mais c’est ainsi qu’elle a été, bien imprudemment, interprétée. Et si, depuis, le quatrième hom-me de la présidentielle de 2018 n’a pas véritablement changé de discours sur le fond, les propositions politiques sont sensiblement les mêmes entre la présidentielle de 2012 et celle de 2018, sur la forme, la démonstration qu’en fait désormais Jean-Luc Mélenchon, a largement évolué. En 2012, alors que dans le programme du Front de gauche « l’immigration n’est pas un problème », il convient aujourd’hui, selon celui de L’Avenir en commun, de « lutter contre les causes des migrations ».

Changement de discours

Une évolution sémantique qui n’est pas insignifiante, si l’on en croit l’historien Benoît Bréville qui, dans un article de 2017 paru dans Le Monde diplomatique, relevait cet embarras de la gauche sur l’immigration :

« Lors de la précédente élection présidentielle, sans aller jusqu’à défendre explicitement la liberté d’installation, Mélenchon s’était présenté avec une liste de mesures d’ouverture : rétablissement de la carte unique de dix ans, abrogation de toutes les lois votées par la droite depuis 2002, régularisation des sans-papiers, fermeture des centres de rétention, décrimina-lisation du séjour irrégulier […]. En 2017, la ligne a changé. Il ne prône plus l’accueil des étrangers. » Benoît Bréville relève alors plusieurs des propos tenus par le candidat de la France insoumise au cours de la dernière campagne. « Émigrer est toujours une souffrance pour celui qui part, explique le 59e point de sa nouvelle plate-forme. […] La première tâche est de permettre à chacun de vivre chez soi. » Et l’historien de conclure :

« Ce changement de pied a divisé le camp progressiste, dont une frange dé-fend l’ouverture des frontières, à laquelle M. Mélenchon s’oppose désormais.

Figure du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), M. Olivier Besancenot dénonce cette « partie de la gauche radicale [qui] aime se conforter dans les idées du souverainisme, de la frontière, de la nation », tandis que M. Julien Bayou, porte-parole d’Europe Écologie-Les Verts, qui [a soute-nu] le candidat socialiste Benoît Hamon, accuse le candidat de La France insoumise de « faire la course à l’échalote avec le Front national ». »

Le discours du parti communiste français a lui aussi connu bien des évolutions par le passé.

Il s’était déjà montré fort peu enthousiaste sur l’accueil des étrangers. Et c’est peu dire. En 1981, Georges Marchais, secrétaire général du PCF, lançait : « Il faut stopper l’immigration officielle et clandestine. Il est inadmissible de laisser entrer de nouveaux travailleurs immigrés en France alors que notre pays compte près de deux millions de chômeurs, français et immi-grés. » L’extrême droite de l’époque n’avait pas fait la percée qu’elle connaît dans les années 1980, mais la tonalité générale du propos était dès lors si dangereuse qu’elle fut fort heureu-sement abandonnée par la suite.

Près de trente ans plus tard, le discours du PCF a retrouvé des airs plus solidaires, assez proches de la position du NPA.

Pierre Laurent, à la suite de sa visite du centre d’accueil d’urgence de La Chapelle à Paris, déclarait ainsi dans L’Humanité du 23 janvier : « Quand les migrants s’installent, ils deviennent des travailleurs et producteurs de richesses. Ce ne sont pas les migrants qui s’accaparent les richesses, mais les prédateurs de la finance, ceux des paradis fiscaux ou des multinationales, dont les profits explosent. Les mêmes profiteurs du système organisent le dumping social. C’est à cela qu’il faut mettre un terme pour permettre à tous, Français et migrants, un accès aux droits sociaux et à une vie digne. » Mais si le propos apparaît généreux, il n’en reste pas moins consensuel à gauche et peu contraignant. Loin par exemple des revendications d’un NPA qui propose à la fois de régulariser tous les sans-papiers, le droit de vote des immigrés à toutes les élections et l’application du droit du sol intégral pour la citoyenneté.

Repenser la politique migratoire

Ainsi, du PCF à la France insoumise, en passant par les écologistes et même le dernier né Génération.s de Benoît Hamon, il est difficile d’y voir clair. Les bons sentiments empreints d’em-pathie sont, individuellement, souvent de sortie, mais l’on peine à trouver dans les discours et programmes de gauche ceux qui s’engagent, sans détour par la situation des pays de ceux qui les fuient, à tout mettre en œuvre, en urgence, pour accueillir les réfugiés et migrants qui se retrouvent sur notre territoire aujourd’hui, tout en anticipant les besoins de demain en matière d’accueil et d’intégration.

Par son absence de clarté et de projet alternatif sans doute,

un véritable discours de gauche peine donc à s’imposer dans l’espace public. Parce que la gauche a cessé de mener campagne sur le terrain des idées. Pourquoi le Parti socialiste, alors qu’il s’y était engagé dans la campagne de François Hollande en 2012, n’a-t-il pas mené une grande campagne de fond, partout en France, pour (r)éveiller les consciences sur le droit de vote des étrangers ? Pourquoi aujourd’hui, personne à gauche ne prend-il à bras-le-corps ce qui ressemble fort à un impératif moral, dans le débat public, sur l’accueil des personnes étran-gères qu’elle soit ou non en situation régulière sur notre territoire ?

Comment pourrait-on honnêtement justifier que la France et l’Europe n’en ont pas les moyens ?

Enfin, pourquoi le discours d’une grande partie de la gauche a-t-il glissé au point de reprendre, parfois, les termes de la droite et de l’extrême droite : l’immigration comme problème ? Procé-der ainsi revient à démobiliser la gauche, à l’engluer dans le piège de la droitisation, voire de l’extrême droitisation du débat public. Sans doute n’a-t-on pas toujours pris la mesure, à gauche, que c’est par la défense d’un accueil digne des réfugiés, qu’ils soient climatiques, économiques ou fuyant les conflits, que le combat contre l’extrême droite sera le plus efficace.

Pas en flirtant avec ses solutions.

Expériences à l’appui dans plusieurs centaines de territoires en France, toute la gauche pourrait trouver les mots pour le dire. Dire que l’immigration est une chance. Dans bien des domaines. Y compris, osons-le, économique.

À hésiter sur le sens de ce combat, la gauche se perd, court à la faillite et peut aller jusqu’au déshonneur. Mais il n’est jamais trop tard. Le dossier de ce numéro de Regards se veut une pierre à l’édifice de reconstruction d’une pensée de la politique migratoire et du sort fait à ces quelques milliers de réfugiés qui meurent de faim et de froid dans nos villes.

D’abord en rétablissant quelques vérités, sur cette « crise » qui n’en est pas une, mais aussi sur la base d’un parti pris Ll’immigration comme une chance. Parce qu’en matière d’accueil des réfugiés, assumons-le : nous le pouvons, nous le devons, nous le ferons, parce que c’est inéluctable et que c’est une chance, oui.

Pierre Jacquemain  13 août 2018

http://www.regards.fr/

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13 août 2018 ~ 0 Commentaire

ruches (france info)

On ne se lasse pas de les regarder.

Il y a des ondes qui passent quand on est fasciné par les abeilles, par leur organisation. C’est vraiment un spectacle magique. C’est la vie, quoi. C’est vraiment de toute beauté, s’extasie encore l’apiculteur Frank Alétru devant le spectacle d’une ruche en plein travail. Si c’était à refaire, même avec tous les déboires qu’on a pu avoir avec ces problèmes d’insecticides, je recommencerais. » Et les problèmes rencontrés par les apiculteurs durent depuis vingt ans…

A la fin des années 1990, ils sont des milliers à constater la mort brutale de leurs colonies dans toute la France. A l’époque, Frank fait partie des premiers lanceurs d’alerte. Pour lui, aucun doute, cette hécatombe est due aux nouveaux insecticides mis sur le marché, les néonico-tinoïdes. « Des ruches sorties des forêts de châtaigniers parfaitement saines, qui ont produit tout a fait normalement, vont perdre à peu près le tiers de leur population, toutes leurs butineuses, au bout de quatre à cinq jours de butinage sur les tournesols traités », expliquait-il déjà à la télévision.

20 kilos par ruche contre 80 avant l’arrivée des néonicotinoïdes

Frank prend alors la tête de la contestation contre l’emploi de ces substances chimiques commercialisées sous le nom de Gaucho, Cruiser, Regent… Après plusieurs années de lutte, les apiculteurs obtiennent l’interdiction de l’emploi des néonicotinoïdes sur les cultures à fleurs… mais ils restent autorisés sur les autres. Comme tous ses confrères, il a vu sa production chuter de façon drastique. En France, le rendement moyen annuel est aujourd’hui de 20 kilos par ruche contre 80 avant l’arrivée des néonicotinoïdes.

« Soit je fermais l’entreprise, soit on essayait de dénoncer le coupable.

Je n’avais pas d’autre choix que de m’engager, explique le président du Syndicat national d’apiculturePour la sauvegarde de l’humanité : un tiers de notre alimentation dépend directement de la pollinisation des abeilles et 82% de la flore dépend de celle des insectes.

Quand l’abeille va mal, l’homme va mal, inévitablement.

Il fallait le dire pour sauver nos entreprises et nourrir nos familles, mais dire surtout qu’on va droit dans le mur. On continuait de distribuer ces produits en sachant qu’on semait la mort dans les champs. La mort des insectes et celle inévitable, à un moment donné, de l’homme. Et ça, il fallait absolument qu’on le dénonce. »

https://www.francetvinfo.fr/

13 août 2018 ~ 0 Commentaire

monsanto 5 (courrier international + sciences et avenir + fi )

monsanto tomato

Agrochimie, l’avenir s’assombrit pour Monsanto

La spectaculaire condamnation de Monsanto par la justice californienne, ce week-end, pourrait n’être que le prélude à des centaines de procès susceptibles de coûter des milliards de dollars au géant de l’agrochimie, tout juste racheté par l’allemand Bayer.

Le verdict est tombé “comme une bombe”, raconte Le Temps (Suisse). Vendredi soir, après huit semaines de procès et trois jours de délibérations, un jury californien a condamné Monsanto, “Monsatan”, pour ses nombreux détracteurs, à payer “289 millions de dollars à Dewayne Johnson, un jardinier américain de 46 ans”.

“Atteint d’un lymphome non hodgkinien en phase terminale, ce dernier avait attaqué Monsanto en 2016, estimant que les herbicides de l’entreprise à base de glyphosate, qu’il avait vaporisés régulièrement, étaient responsables de son cancer”, poursuit le quotidien suisse. La cour lui a donné raison, affirmant qu’il y avait un lien de causalité “considérable” entre le glyphosate et son cancer, et que Monsanto avait agi avec “malveillance” vis-à-vis de ses clients.

Un “coup dur” pour l’entreprise, qui perd “son premier procès sur le glyphosate aux États-Unis”, observe El País (Espagne), rappelant au passage que “le plus grand producteur de semen-ces transgéniques” est aussi “l’une des entreprises les plus controversées” du monde.

Monsanto, également fabricant du tristement célèbre agent orange, le défoliant utilisé par l’armée américaine pendant la guerre du Vietnam, a immédiatement annoncé son intention de faire appel, dans un communiqué cité par le Los Angeles Times : “Toute notre sympathie va à M. Johnson et sa famille”, mais la décision de justice “ne change rien au fait que plus de 800 études scientifiques et revues […] affirment que le glyphosate n’est pas cancérigène”.

Jurisprudence

De fait, les plusieurs organismes officiels soutiennent Monsanto, résultat de son intense travail de lobbying, assurent ses adversaires. L’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA), notamment, répète à l’envi que le glyphosate est inoffensif quand il est utilisé avec précaution. Mais la Californie l’a mis sur la liste des produits cancérigènes, et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a conclu qu’il était “probablement cancérigène pour les humains”.

Le verdict californien, qui va faire jurisprudence, fait passer ce débat scientifique au second plan, selon Le Soir (Belgique). “Monsanto entre dans une phase de turbulences” et “l’ardoise pourrait s’élever à plusieurs milliards de dollars”, assure ainsi le quotidien belge. Car derrière M. Johnson, “ils sont plusieurs milliers de plaignants sur le territoire américain à fourbir leurs armes et à réclamer des indemnités”.

La BBC (Royaume Uni) estime elle aussi que “les implications du verdict se feront ressentir bien au-delà du siège de Monsanto” à Creve Cœur, dans le Missouri. L’un des avocats de M. Johnson, Brent Wisner, cité par le média britannique, a déclaré que cette décision n’était que “le fer de lance” de futurs procès.

Selon un décompte de CNN (USA), “plus de 800 patients ont traîné Monsanto en justice en 2017, affirmant souffrir d’un cancer provoqué par le Roundup. Depuis, des centaines d’autres plaignants : des malades atteints de cancer, leur conjoint ou leurs héritiers, ont également poursuivi Monsanto pour des raisons similaires.” La chaîne américaine cite un autre avocat de M. Jonhson, Timothy Litzenburg, pour qui “4 000 cas similaires sont en attente de procès dans les tribunaux de plusieurs États. C’est une grande victoire pour la santé humaine dans le monde”, dit-il.

13/08/2018

https://www.courrierinternational.com/

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Monsanto 2

Monsanto 3

Monsanto 4

13 août 2018 ~ 0 Commentaire

argol (crozon)

reseau

Cette année les Estivales de Réseau Salariat se dérouleront du samedi 11 août 18h au mercredi 15 août 14h Vous êtes toutes et tous les bienvenuEs au bout du monde, à la Maison du Cidre d’Argol en presqu’île de Crozon , pour partager ces quelques journées de réflexions.

Le groupe Finistère de Réseau Salariat

http://www.reseau-salariat.info/

13 août 2018 ~ 0 Commentaire

palestine (ujfp)

strike palestine

Soutien à l’appel pour une grève nationale des Palestiniens dans le monde entier

La Loi sur l’État-nation que le parlement israélien vient de voter marque un tournant qualitatif en affirmant que l’État d’Israël est l’État des seuls Juifs.

Non seulement cela contredit la Déclaration d’Indépendance qui était jusqu’à maintenant la constitution de facto de l’État d’Israël et les engagements pris par les fondateurs de l’État auprès des Nations unies afin d’y être accepté comme État membre, mais cela transforme officiellement, constitutionnellement, 20 % de ses citoyens en citoyens de seconde zone.

Le fait même que Netanyahou et la Knesset ont mis le concept de “Nation” au cœur de ce tournant constitutionnel met les Palestiniens devant une nouvelle responsabilité, où qu’ils se trouvent.

Comme le dit le député Jamal Zahalka : au concept de nation juive, les Palestiniens doivent réagir en tant que nation palestinienne, pas simplement en tant que citoyens de l’État d’Israël qui sont agressés.

Le défi aujourd’hui est une réponse de la nation palestinienne, où que soient les Palestiniens, parce que la nation palestinienne est une fois de plus dépossédée de sa terre par une simple déclaration du parlement juif.

C’est l’ensemble de la nation palestinienne qui a été agressée et provoquée, de Nazareth à Gaza, de Hébron à Beyrouth, de Jaffa à Detroit, musulmans, chrétiens, Druzes, Arméniens, Caucasiens.

Chaque Palestinien.ne est concerné.e par la loi sur la Nation, où qu’il/elle vive, quelle que soit sa communauté.

Le député Zahalka appelle à une grève générale coordonnée de la nation palestinienne dans le monde entier, ce qui doit être la réponse palestinienne à la fausse revendication par la Knesset que cette terre est la patrie des Juifs et seulement eux.

Il est temps d’unir toutes les énergies de la nation palestinienne pour transformer cet appel en une action puissante,

Les amis de la nation palestinienne dans le monde entier, y compris dans la société israélienne, doivent exprimer leur solidarité inconditionnelle avec cet appel et cette action.

lundi 13 août 2018 Michel Warschawski

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13 août 2018 ~ 0 Commentaire

campisme (essf)

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De Jeannne d’Arc à Poutine!

Le « campisme » : une vision binaire et idéologique des questions internationales

A l’époque de la guerre froide, nombre de mouvements de gauche, et pas seulement les partis communistes orthodoxes, professaient la défense abso-lue du « camp socialiste », nouvelle forme supposée « internationaliste » du right or wrong my country [1].

Un nouveau « campisme » consiste à soutenir certains mouvements ou certaines politiques d’Etats considérés comme « anti-impérialistes » au nom de leur résistance supposée à l’impé-rialisme hégémonique états-unien et occidental, ce dernier étant accusé d’être à l’origine de toute contestation populaire qui s’opposerait à ces Etats ou mouvements… Un « campisme » sans camp et sans alternative anti-impérialiste réelle …, consistant à soutenir certains Etats, certains régimes au nom de présupposés géopolitico-idéologiques.

Le « campisme » d’aujourd’hui est partagé par de nombreux mouvements de gauche dans le monde arabe et les Amériques et aussi en Europe. Mais on a commencé à parler de campisme il y a cinquante ans….

Un discours « campiste » en aout 1968

Le 23 aout 1968, « année du Guérilléro héroïque », Fidel Castro prononce un de ces (longs) discours dont il a le secret ; à propos des événements de Tchécoslovaquie » [2]. Quelques jours plus tôt, dans la nuit du 20 au 21 aout les troupes de l’Union soviétique et de quatre de ses alliés du pacte de Varsovie, sont entrées sur le territoire tchécoslovaque pour fournir l’aide au Parti communiste et au peuple tchécoslovaque par l’emploi de forces militaires [3]. Le dit Parti communiste tchécoslovaque, a réuni dans les heures qui ont suivi, son 14e congrès, clandestinement et sous protection ouvrière, et a dénoncé cette intervention tandis que le peuple conspuait les envahisseurs. Il s’agissait bien sûr pour la direction soviétique de mettre fin au « Printemps de Prague ».

Que dit donc Fidel, quelques jours après ces événements ?

Il reconnait qu’il y avait en Tchécoslovaquie un bon courant qui proposait des méthodes correc-tes face aux « méthodes incorrectes de gouvernement, à la politique bureaucratique, au divor-ce d’avec les masses » et autres erreurs de l’ancienne direction du Parti communiste tchéco-slovaque, (dont l’un des péchés notait-il, était d’avoir vendu aux cubains au prix fort des armes « qui appartenaient aux troupes hitlériennes qui occupaient la Tchécoslovaquie » et que Cuba continuait de payer). Et puis il y avait un mauvais faisant la danse du ventre devant la société de consommation, prônant la matérialisation vulgaire de la conscience des hommes, et mar-chant inexorablement vers l’impérialisme. Et dans ces conditions, il était juste que les troupes du pacte de Varsovie interviennent pour éviter l’affaiblissement du camp socialiste.

 Le « camp du socialisme »

Revenons un peu en arrière. Après la révolution de 1917 et l’échec des révolutions euro-péennes (1917-1923), l’URSS s’est trouvée isolée. Mais dès le 5e congrès de l’Internationale communiste ( internationale), en 1924, la direction soviétique contrôle l’ensemble des partis communistes. Ceux-ci seront astreint de suivre inconditionnellement les fluctuations de la politi-que stalinienne, sectarisme des années 28-35, front populaire et alliances antifascistes des années 35-39, pacte germano-soviétique de 1939-41, résistance et nouvelles alliances antifas-cistes des années 1941-47, guerre froide ensuite… et ce toujours au nom de la priorité absolue de la défense de l’URSS, Patrie du Socialisme.

Après la mise en place des démocraties populaires contrôlées par les communistes dans les pays libérés (et conquis) par l’Armée rouge en Europe centrale et en Mongolie, mais aussi par les luttes autonomes des communistes en Yougoslavie, en Albanie et surtout en Chine, ainsi qu’au Viêt-Nam et en Corée, le « camp socialiste » est beaucoup plus large que la seule URSS.

A partir de 1947, c’est l’affrontement bloc contre bloc, du « monde libre » dirigé par les Etats Unis et du « camp socialiste » dirigé par l’Union soviétique. La guerre frontale est évitée (la guerre reste froide, sauf en Corée et en Indochine) mais cette tension Est-Ouest est censée polariser tous les conflits locaux, sur la planète, luttes sociales massives ou luttes de libération nationale (et ses guerres « chaudes »).

Les anti-impérialismes et le camp socialiste

Dans ce contexte le « mouvement des non-alignés » initié par Nehru, Nasser, Tito, Soekarno… est à la fois une demande de respect mutuel et d’égalité entre les nations, de lutte contre l’impérialisme et le colonialisme (tension Nord-Sud). Il est aussi celui de la défense de la paix mondiale rejetant l’engrenage de l’affrontement des blocs. Nombre d’ Etats nouvellement indé-pendants vont rejoindre ce Mouvement des non-alignés, mais avec des positions variables et diverses concernant la «lutte anti-impérialiste» ou l’alliance avec le fameux «camp socialiste».

Toutefois l’anti-impérialisme rapprochait les Suds en dépit de leur diversité tandis qu’en Hongrie ou en Pologne, en Yougoslavie ou en Tchécoslovaquie, ce sont les tanks soviétiques et non pas l’OTAN et les Etats-Unis (comme à Cuba ou au Chili) qui étaient directement menaçants [4].

La révolution cubaine, qui s’est développée en dehors du giron de Moscou, propose après 1959-62 une relecture de l’anti-impérialisme esquissé lors du congrès des peuples d’Orient à Bakou en 1920 qui envisageait la révolution mondiale comme la combinaison de la « révolution coloniale » des peuples colonisés et dominés (le djihad contre l’impérialisme disait alors Zino-viev) et la révolution prolétarienne des pays industrialisés. Une version radicale qui a cherché à s’incarner dans la Tricontinentale, et dont se réclament nombre de nouveaux mouvements révolutionnaires qui se développaient un peu partout dans les années 1960-70 en dehors du mouvement communiste, en Amérique latine, en Afrique, dans le Monde arabe, et dans les pays occidentaux. 

Crise et chute du « camp »

La direction soviétique face à la violente critique « gauchiste » chinoise (publique à partir du début des années 1960-62), puis à l’émergence de ces nouveaux mouvements plus ou moins « incontrôlés » va réaffirmer l’existence de son camp , proclamé celui du socialisme réellement existant. Après le rapprochement sino-américain (Nixon est en Chine en 1972), les Chinois ne sont plus traités « d’aventuristes gauchistes », mais de « traitres au camp socialiste ».

En réalité ce « camp » supposé des pays à direction communiste et de leurs alliées supposés socialistes du Sud est en crise dès la fin des années 60.

La période 1973-1979 est un tournant. A l’Est, la stagnation économique et culturelle se déve-loppe, au Sud, dans les pays « progressistes » arabes ou africains se développent des pouvoirs kleptocratiques et dictatoriaux. Une fois écrasés les mouvements d’Amérique latine (plan Condor) et digéré la défaite au Vietnam, les Etats Unis se remettent en mouvement,

En 1979 et 1980 plusieurs évènements considérables affectent l’équilibre du système de de la guerre froide.

Le conflit Est-Ouest était devenu mélange de coexistence pacifique au Nord (accord d’Helsinki de 1975) et de concurrence au Sud. Plusieurs évènements ont rompu cet équilibre. La révolu-tion islamique en Iran (chute du Chah en janvier 1979), suivi de l’agression contre celle-ci par l’Irak de Saddam Hussein (septembre 1980) : un Iran « doublement non-aligné » (ni Washing-ton, ni Moscou) est attaqué par un Irak « doublement aligné » [5].

En décembre 1979 l’Armée rouge envahi l’Afghanistan (c’est en partie aussi une conséquence de la révolution iranienne). Au même moment la « double décision » de l’OTAN de déployer en Europe des missiles Pershing et de croisière contre les SS20 soviétiques pointés sur l’Europe ouvre la crise des euromissiles. Entretemps les soviétiques ont perdu (ou vont perdre) les uns après les autres leurs alliés du Sud, à commencer par l’Egypte (alliance prenant forme en 1955-56 rompue progressivement à partir de 1972-74).

La « stagnation » économique, la poursuite d’une course aux armements ruineuse, l’implication des soviétiques dans une expédition militaire massive d’occupation et de contre-guérilla en Afghanistan, donc au Sud, vont considérablement peser, économiquement mais aussi politi-quement sur l’URSS et ses alliés jusqu’à l’effondrement de 1989-92, et la disparition du «camp»  dont ne se réclame plus que… Cuba.

Un Empire cohérent ?

Le « camp », socialiste ou supposé tel, a disparu, pas le « campisme ». Après la fin de l’Union soviétique, il y a eu un « moment américain » [6]. Leader incontesté du camp occidental, seule hyperpuissance militaire, les Etats Unis semblaient maitre du monde, du nouvel « empire glo-bal » et du capitalisme sur toute la planète. Une hégémonie impériale, avec tentative de mise en place d’un « système caractérisé par l’extrême centralisation du pouvoir dans toutes ses dimensions, locales et internationales, économiques, politiques et militaires, sociales et cultu-relles », pour reprendre la description de Samir Amin [7]. Et qui pourrait justifier a contrario le soutien aux mouvements et aux Etats, qui quelque soient leurs idéologies, ou leurs politiques internes et externes, contestent cette hégémonie.

Ce « moment » n’a duré que le temps de deux guerres dans la région du Golfe arabo-persique (1990-2003).

Les américains et leurs alliés occidentaux et arabes (dont la Syrie de Hafez El Assad) sont intervenus après l’invasion du Koweït par Saddam Hussein en 1990, pour montrer qu’ils étaient non seulement les maitres économiques, mais aussi gendarmes militaires du « nouvel ordre mondial » prôné par George Bush Senior. Puis après les attentats djihadistes de 2001 aux Etats Unis et sous la présidence de Bush-junior, l’OTAN est intervenue en 2001 en Afgha-nistan, et une coalition sous-direction américaine a envahi l’Irak en 2003.

Ces expéditions « impériales » vont globalement échouer, marquant les limites de l’hégémonie américaine.

L’emprise du néolibéralisme capitalise sur le monde ne s’est pas traduite sur le terrain par un empire américain cohérent. Pourtant, le nouveau « campisme » va considérer que les améri-cains, et secondairement leurs alliés sont les deus ex machina du monde, initiateurs des con-flits, et que toute puissance ou mouvement qui s’opposerait à eux (ou serait supposé le faire) est à soutenir.

Un camp fantôme

On va observer l’existence de ce nouveau « campisme » face au développement des guerres yougoslaves. L’éclatement de la Fédération socialiste yougoslave à des causes historiques et économiques diverses. Notons, en ce qui concerne ces dernières, que la Yougoslavie était largement intégrée en cette fin de 20è siècle au système économique dominant, ce qui n’a pas été sans effets sur la crise sociale qui a frappé le pays pendant les années 1980 (crise de la dette notamment) [8].

Mais les guerres yougoslaves n’ont pas été déclenchées par un complot américain.

C’est pourtant ce que vont expliquer certains intellectuels de gauche occidentaux, en contra-diction totale avec les faits, relayant le discours du pouvoir serbe [9], cautionnant les crimes contre l’humanité perpétrés par celui-ci (même s’il n’était pas le seul à en commettre), l’insti-tuant, au mépris de la réalité, en défenseur de « l’autogestion et du socialisme ». L’ anti-impérialiste des « irréductibles », un nouveau campisme pour défendre un camp fantôme [10].

Car de « camp », il n’y a point.

Sont considéré comme « anti-impérialiste », en fonction de leur opposition supposée à l’impé-rialisme américain (sinon occidental) : la république islamique d’Iran (en confrontation avec l’alliance américano-saoudo-israélienne, mais par ailleurs favorable au capitalisme néolibéral), et les partis islamistes chiites au Liban ou en Irak, la République populaire de Chine, « stalino-thatchérienne » dont les économies sont placées en bon du trésor américain, voire l’Inde national-hindouiste de Modi, certains régimes, ex-progressistes latino-américains devenus, ou tendant à devenir, des pouvoirs kleptocratiques maffieux ; dont bien sur le Nicaraguayen libéral-conservateur de Daniell Ortega et Rosario Murillo mais aussi le Venezuela de Maduro, ou qui n’ont jamais été progressistes, ou plus depuis longtemps, africains comme le Zimbabwe de Mugabe ou arabes comme la Syrie du clan Assad-Makhlouf, la Biélorussie de Loukachenko et bien sûr et avant tout la Russie de Poutine…

A l’axe du mal repris par Bush-junior [11], faut-il opposer celui du bien comme l’a fait Hugo Chavez ?

Quand le leader vénézuélien s’est rendu en visite en 2007-2008 à Moscou, Minsk, Téhéran, au Viêt-Nam et au Bénin c’est d’abord, dit-il lui-même, pour contribuer briser un isolement diploma-tique et économique que cherchait à lui imposer Washington. Mais dans le choix des capitales visitées on entend la nostalgie de ce camp socialiste d’antan. Les affrontements et tensions inter-impérialistes d’aujourd’hui, ne sont pas la guerre froide des blocs antagoniques d’hier, même si certains s’interrogent sur cette « nouvelle guerre froide », Mais pour beaucoup de « campistes » on va remplacer toute compréhension du réel par la mythologie de l’affrontement du camp du Bien et du camp du Mal [12]. Si les Etats-Unis sont le mal, les ennemis des Etats-Unis sont le bien… 

Le campisme contre l’internationalisme

Pour une bonne partie de la vieille gauche arabe, latino-américaine ou italienne, les soulève-ments populaires contre Ben Ali en Tunisie, Moubarak en Egypte, les Khalifa à Bahreïn étaient légitimes, celui, pourtant en tout point semblable des syriens contre Assad ne l’étaient pas du fait de la qualité supposé anti-impérialiste du régime de Bachar (celui qui paradait au côté de Sarkozy le 14 juillet 2008).

Ainsi par exemple, pour Jean Luc Mélenchon, en Syrie, le régime des al-Assad (pourtant plusieurs fois alliés des Etats Unis) est le bien, ou le moindre mal, ses adversaires sont forcément le mal, ou le moindre bien. Les islamistes sunnites syriens sont le mal, quand bien même seraient ils combattus par les djihadistes et le régime (un temps de facto alliés), mais les islamistes chiites sont le bien.

Les bombardements de la coalition américaine (sur les villes tenues par les djihadistes) font beaucoup de victimes civiles, ceux des russes (sur les villes tenues par l’opposition), on ne sait pas (il les compare aux bombarde-ments alliés sur la France lors de la seconde guerre mondiale) [13], quant aux barils d’explo-sifs, ou aux armes chimiques de Bachar…mieux vaut ne pas en parler [14]. Logiquement les bombardements systématiques des hôpitaux par les forces saoudo-émiraties au Yémen sont condamnables, ceux, identiques, des bacharistes en Syrie sont oubliables.

Une sorte de retour de la polarisation du temps de la guerre froide, comme explication de tous les conflits du monde.

S’il y a des « camps », serait-ce celui de Fox News (la chaine d’info d’extrême droite nationa-liste américaine) contre celui de Russia Today (la chaine d’information d’extrême droite natio-naliste russe) ?

Dans ce jeu symbolique, la Russie occupe une place particulière

Réduite à être une puissance secondaire par la chute de l’URSS, elle cherche à s’imposer, au moins régionalement dans sa périphérie et au Proche Orient grâce à ses capacités militaires et propagandistes. Et de ce fait à « tenir son rang ». L’Occident, et en particuliers les Etats Unis, utilise la menace russe réelle, potentielle ou supposée, pour justifier la relance de la course aux armements (et la vente de matériel militaire américain aux européens), et développer une rhétorique de « guerre froide », reprise également de leur côté par les russes [15], ce qui ne signifie cependant pas un retour à un affrontement bloc à bloc comme lors de la vraie guerre froide [16].

Le campisme d’aujourd’hui est une vision binaire et idéologique

Ce n’est que le négatif de la rhétorique occidentale qui « oppose le camp du Bien (les États-Unis, les démocraties occidentales et leurs alliés du moment) et le camp du Mal ». Tous les autres auxquels il faudrait apporter les bienfaits du capitalisme néolibéral- capitalisme dont ces « autres » sont pourtant aussi partie prenante au sein du système monde. Une attitude qui n’est pas seulement le fait de certaines gauches campistes du Nord ou du Sud mais aussi de courants importants des droites nationalistes, européennes notamment, de Marine Le Pen à Matteo Salvini, de Victor Orban à Thierry Mariani. D’ailleurs une certaine rhétorique nationa-iste et identitaire est partagée par les uns et les autres…

La vision campiste est le contraire de l’internationalisme, le contraire de la solidarité avec des luttes des peuples, la réalité d’un aveuglement.

Contribution présentée lors de la séance de clôture du cycle Mai 68 vu des Suds, le 14 avril 2018 au CICP.

Bernard Dreano Samedi 14 Avril 2018

http://www.europe-solidaire.org/

bolivar

Carte du Parisien: les pays bolivariens et leurs amis. L’internationalisme a bien changé depuis « Che » Guevara!

Lire aussi:

Un appel (2013) : Altermondialistes, soutenons la lutte du peuple syrien (ESSF)

Le billet de Regards.fr : « Syrie : pourquoi Jean-Luc Mélenchon se trompe » (Médiapart)

12 août 2018 ~ 0 Commentaire

hollande (le huffington post + npa)

hollande 2022

« Hollande 2022″, un tract pour tester la popularité de l’ex-président car « l’histoire n’est pas terminée »

L’initiative ne vient pas de l’intéressé lui-même, mais d’un groupe de jeunes « progressistes » baptisé Inventons Demain.

« L’histoire n’est pas terminée ». Vous avez peut-être déjà vu passer ce tract ces derniers mois, intitulé « Hollande 2022″ et laissant présager le retour de l’ancien président de gauche. Ce 12 août, le Journal du Dimanche nous éclaire sur l’origine de ce papier: créé par de jeunes élus locaux, il a pour but de prendre la température concernant la popularité de François Hollande.

L’initiative ne vient donc pas de l’intéressé lui-même (On doit d’y croire? Note du Blog)…

mais d’un groupe de jeunes « progressistes » baptisé Inventons Demain dans l’idée d’analyser l’image qu’a laissé l’ex-premier secrétaire du Parti socialiste. « Quelle empreinte a-t-il laissée chez les Français? Que gardent-ils en mémoire un an après? », s’interroge l’un des membres de ce réseau auprès du JDD.

Au recto, une photo de campagne de François Hollande et le slogan « Hollande 2022″. Au verso, trois questions rhétoriques: « Qui a tenu face aux attentats? Qui a rétabli les comptes publics? Qui a inversé la courbe du chômage? ». Avant une dernière phrase qui sonne telle une promesse pour certains, ou une menace pour d’autres : « L’histoire n’est pas terminée. »

Ce tract n’a été distribué que dans un nombre limité d’endroits pour le moment, tels que Marseille, Montreuil et le Puy-de-Dôme. L’effet de surprise est d’ailleurs recherché, le but étant de tester à chaud la réaction des Français. Engouement? Pessimisme? Joie? Rejet?

Pour Inventons Demain, dont certains membres disent avoir été séduits par Macron, puis déçus, les résultats seraient davantage favorables après cette année écoulée et les sondés « beaucoup moins hostiles que lors des législatives ».

L’entourage de François Hollande a assuré au JDD n’avoir rien demandé ni commandé à ce collectif, même si les membres de ce derniers affirment avoir quelques contacts indirects avec lui. D’ailleurs, les résultats de l’enquête lui seront remis à la fin du mois d’octobre.

Claire Tervé 12/08/2018

https://www.huffingtonpost.fr/

Lire aussi:

Giscard, Sarkozy, Hollande… l’impossible retour des ex-Présidents? (JDD)

En France, un état encore plus fort (NPA)

La déchéance du Parti socialiste (NPA)

Le congrès d’Épinay, une mutation en jeu de dupe (NPA)

De l’Élysée aux poubelles de l’Histoire? (NPA)

Parti de gouvernement, parti de gestion du capitalisme (NPA)

1905 : la naissance de la SFIO (NPA)

12 août 2018 ~ 0 Commentaire

monsanto 4 (fr3 + huff + of + rp)

Les réactions bretonnes à la condamnation de Monsanto aux États-Unis

Décision historique : le géant de l’agrochimie Monsanto est condamné à payer 289 millions de dollars de dommages à un jardinier américain atteint d’un cancer.

Selon les jurés, le Round Up a considérablement contribué à la maladie du plaignant. Les associations environnementales saluent la décision.

La décision d’un jury populaire américain est historique

La condamnation aux États-Unis du géant de l’agrochimie Monsanto à payer 289 millions de dollars de dommages à un jardinier américain atteint d’un cancer incurable. Les jurés ont estimé que l’utilisation de l’herbicide Round Up avait considérablement contribué à la maladie du plaignant, âgé de 46 ans. Une décision saluée par les associations environnementales bretonnes et les victimes de ces produits.

De nombreux agriculteurs concernés

Christian Jouault, est à la retraite aujourd’hui, pas très loin de Rennes. Il a passé toute sa vie dans les champs et avec ses animaux. Cet éleveur laitier et sa femme ont terminé leur carrière dans l‘agriculture bio, mais pendant plus de 20 ans ils ont manipulé de très nombreux pestici-des sans protection. C’est à ces produits que Christian attribue le décès de son épouse, morte d’un lymphome mais aussi le cancer de la prostate, que les médecins lui ont diagnostiqué il y a 4 ans. La décision du tribunal californien est une avancée pour l’agriculteur breton, même si cela reste insuffisant. « Ça veut dire qu’on va dans le bon sens, estime t-il, tôt ou tard ce sont des produits, qui seront interdits, mais ça n’est pas tout, ça continue d’être épandu et il y a encore des gens qui vont souffrir de l’utilisation de ces produits. »

« Un signal très fort envoyé aux politiques »

Pour Henri Busnel, du Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest, qui voit chaque mois la liste de victimes des pesticides s’allonger, la condamnation de Monsanto est une bonne nouvelle. Il attend désormais que les politiques agissent. « On espère que ça va donner un signal très fort aux politiques, qui continuent de faire comme si les choses pouvaient attendre encore 2 ans, 3 ans… Bien-sûr, c’est moins que ce que l’Europe voudrait accorder comme délai, mais c’est énorme pour les personnes, qui sont gravement malades ». Côté juridique, les avocats de victimes de produits phytosanitaires estiment que la décision du tribunal américain ouvre des perspectives intéressantes pour les professionnels intoxiqués.

Après les collectivités locales, les particuliers auront l’interdiction d’utiliser du glyphosate à partir de janvier 2019. Les professionnels eux peuvent continuer jusqu’en 2021.

Maylen Villaverde Thierry Bréhier Krystell Veillard  11/08/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Le glyphosate, une substance sur le banc des accusés à travers le monde (Le Huff’)

Procès Monsanto. « Beaucoup d’espoir » pour les victimes, selon l’agriculteur Paul François (Ouest France)

 Condamnation de Monsanto. « Il faut sortir des pesticides », réclame la Confédération paysanne (OF)

Monsanto, nom controversé et multinationale florissante (OF)

Monsanto mis à mal, un premier procès contre le round-up gagné aux États-Unis (RP)

 

12 août 2018 ~ 0 Commentaire

inflation (anti-k)

macron cuistot

Pour le première fois depuis 6 ans, la hausse des salaires ne compense plus l’inflation

La hausse du salaire mensuel de base a atteint 1,5%, contre une hausse de 1,7% de l’inflation hors tabac au deuxième trimestre.

Voilà qui est de bien mauvais augure pour le pouvoir d’achat des salariés… la hausse moyen-ne des salaires est désormais inférieure à l’inflation, selon les données provisoires du ministère du Travail publiées vendredi. Une première depuis 6 ans et demi.

Dans le détail, l’indice du salaire mensuel de base (SMB) a progressé de 1,5% sur un an au deuxième trimestre, tandis que l’indice du salaire horaire de base des ouvriers et des employés a avancé de 1,4%. Les prix à la consommation ont eux grimpé de 1,7% sur la même période, sans prendre en compte l’augmentation des prix du tabac.

Cela marque une sévère inversion de tendance.

Certes, la hausse des salaires a ralenti ces dernières années. Mais l’inflation est, elle, restée longtemps proche de zéro, entraînant un différentiel très favorable aux salariés. Par exemple, au premier trimestre 2015, la hausse annuelle du SMB s’affichait à 1,3%, tandis que l’inflation était de -0,1%. L’indice du SMB représente l’évolution des salaires bruts avant déduction des cotisations sociales et avant versement des prestations sociales, à l’exclusion des primes et heures supplémentaires, dans les entreprises du privé de 10 salariés ou plus, hors agriculture.

L’inflation a bien d’autres effets négatifs, en particulier pour les épargnants.

Les taux des fonds en euros de l’assurance vie risquent en effet d’être inférieurs à l’inflation cette année, pour la première fois en près de 30 ans, faisant donc perdre du pouvoir d’achat sur les sommes placées sur ces supports. Le Livret A affiche lui aussi un rendement réel (c’est-à-dire après inflation) négatif. Autres victimes, les locataires, qui risquent de subir de fortes revalorisations de leurs loyers. Mais tout n’est pas noir : on peut aussi espérer de plus fortes augmentations des prestations sociales (dans tes rêves note du blog!), du Smic ou encore des pensions de retraite.

THOMAS LE BARS  10/08/2018

https://www.anti-k.org/

Source

12 août 2018 ~ 0 Commentaire

cancer (pùblico.es)

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Le blocus israélien interdit les traitements contre le cancer dans un hôpital de Gaza

Un nouvelle conséquence du blocus de Gaza par Israël

Un hôpital de la bande de Gaza a dû annuler le traitement des patients cancéreux en raison du manque de médicaments. L’hôpital Rantisi de la bande de Gaza, a été contraint de suspendre les traitements du cancer en raison du manque de médicaments pour chimiothérapie, conséquence directe du blocus par Israël, selon le ministère de la Santé de l’enclave.

« La mise en œuvre de la chimiothérapie pour les patients atteints de cancer à l’hôpital spécialisé de Rantisi sera suspendue dimanche matin », a indiqué un communiqué ministériel. La note assure qu’ils ont épuisé les réserves de médicaments pour chimiothérapie ainsi que du « Nubogen », utilisé pour augmenter l’immunité des patients.

Le ministère palestinien prévient que la vie de centaines de personnes atteintes de cancer est en danger. Le système de santé publique de Gaza, territoire palestinien isolé par onze années de blocus israélien, aggravé par le peu de passages vers l’Egypte ces dernières années, souffre d’une limitation des approvisionnements et donc de médicaments.

Il dépend également du ministère de la Santé de l’Autorité nationale palestinienne (ANP) de Cisjordanie, qui paye une partie du budget. Pour sa part, la Coordination santé du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a récemment déclaré que le nombre élevé de victimes des manifestations depuis Mars (17 000, plus de la moitié par balles), augmente encore les besoins.

08/12/2018

https://www.publico.es/

Lire aussi:

“Collective punishment” of Gaza cancer patients denounced by human rightsorganisations (MAP)

Gaza. Les craintes d’une nouvelle guerre réveillent d’anciens traumatismes (Al’Encontre.ch)

Gaza. «Nous avons peur, mais nous n’avons pas peur en même temps», dit un Gazaoui (Al’Encontre.ch)

‘L’art est une forme de résistance’ : Des frappes aériennes israéliennes détruisent le centre culturel de Gaza (AMP)

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