Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

15 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

apiculture (la conf’)

ruches

Aide apicole 

Le ministère de l’Agriculture à côté de la plaque

Après une forte mobilisation des apicultrices et apiculteurs sinistrés dès le début du printemps, après plusieurs manifestations organisées par la Confédération paysanne, l’UNAF et la FFAP, le Ministre de l’Agriculture avait enfin daigné se pencher sur le problème des mortalités hivernales apicoles massives et débloquer une enveloppe de 3 millions d’euros. Restait à définir les modalités de cette aide.

Celle annoncée est une aide à l’achat d’essaims, qui nécessite un investissement pour les apicultrices et apiculteurs pour le reste à payer. Une absurdité pour les plus touchés car leur trésorerie est au plus bas, voire négative. Les apicultrices et apiculteurs sinistrés n’ont pas attendu pour réagir : leur premier réflexe a souvent été de développer l’auto-renouvellement, coûteux en temps de travail mais plus économe.

Or, nous avions demandé que l’aide de crise soutienne l’auto-renouvellement des apicultrices et apiculteurs ayant eu des mortalités massives. Le Ministre de l’Agriculture a fait la sourde oreille, arguant du fait que les pièces justificatives pour l’auto-renouvellement ne pourraient être assez robustes.

Résultat : cette enveloppe de crise ne servira pas aux plus démunis.

Le comble c’est qu’elle risque de ne pas être entièrement consommée. Pire, les apicultrices et apiculteurs bretons, les plus mobilisés depuis la sortie de l’hivernage, n’auraient pas le droit de voir compléter leur dispositif régional par l’enveloppe nationale.

Doit-on comprendre qu’il n’y a pas de volonté politique à reconnaître la capacité des apicul-trices et apiculteurs à élever leurs propres reines, à développer leurs propres essaims, à faire leur propre sélection et donc à tenter de construire des systèmes résilients ? Les préfère-t-on dépendants des marchands d’essaims, de l’environnement agricole, des négociants ?

Alors que ces mortalités hivernales ont montré les limites des dispositifs de suivi et d’objec-tivation des causes de mortalité des abeilles, nous attendions également un geste fort pour que l’ensemble des causes soient recherchées. La prise en charge des analyses par l’État soutiendrait en effet les apicultrices et apiculteurs dans leur activité.

La construction de cette pseudo-aide d’urgence illustre le manque persistant de considération portée aux problématiques apicoles.

Même avec l’interdiction des néonicotinoïdes, la volonté politique est encore insuffisante pour trouver des solutions durables à la sous-production chronique de produits apicoles. Sans cela, il n’existe aucune garantie que ces pertes ne se reproduisent pas les hivers prochains.

15.10.2018

http://www.confederationpaysanne.fr/

15 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

les illettrés gad (grand bleu)

Sortie du film LES ILLETTRÉES à Carhaix
SÉANCE LE 17Octobre à 20h30 en présence du réalisateur Philippe Guilloux

Ce documentaire revient sur le parcours des ex-salarié.es de l’usine GAD à Lampaul-Guimiliau, son titre se réfèrant à la déclaration d’Emmanuel Macron qui avait fait polémique en 2014.

Lampaul-Guimiliau, octobre 2013 

Après 8 mois de lutte, les abattoirs GAD ferment. 889 employés sont licenciés. 5 ans plus tard, quelques uns acceptent de nous raconter « l’après » : les petits boulots, les formations, les réussites, les échecs, la confiance en soi. Aux détours de ce parcours malheureusement classique du demandeur d’emploi, ces femmes et ces hommes nous dévoilent les blessures engendrées par la perte de ce travail souvent dévalorisé et dont ils étaient pourtant si fiers.

illlet

Un film de Philippe Guilloux
Production et distribution : Carrément à l’Ouest

Cinéma Le Grand Bleu

Rue Jean Monnet, 29270 Carhaix-Plouguer
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Et aussi:
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Brest (Les Studios)
Le 18 octobre à 20h
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Etel (La Rivière)
Le 19 octobre à 20h30
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Redon (le Ciné Manivel)
Le 22 octobre à 20h30
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Morlaix (La Salamandre)
Le 23/10 en attente de confirmation
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Gourin (Le Ciné Jeanne d’Arc)
Le 24/10 à 20h30
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Plougastel (L’Image)
Le 25 octobre à 20h30
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Callac (L’Argoat)
Le 28 octobre à 17h30
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Guingamp (Les Korrigans)
Le 8 novembre à 20h30
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Châteaulin (L’Agora)
Le 12 novembre à 17h
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Huelgoat (L’Arthus Ciné)
Le 25 novembre à 17h

Facebook

Lire aussi:

Macron et les « illettrées » de Gad : hypocrite, le politiquement correct ? Plutôt humaniste (L’Obs)

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15 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

fukushima (ouest france)

ffukushima

Économie de la mer. Où ira l’eau contaminée de Fukushima ?

L’exploitant de la centrale nucléaire japonaise pourrait rejeter 900 000 m3 d’eau radioactive dans l’océan Pacifique.

La société Tokyo Electric Power (Tepco), propriétaire de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon, a reconnu publiquement, hier, que l’eau stockée sur le site contenait toujours certains éléments radioactifs. Ce qu’elle niait jusque-là.

À moins de deux ans des JO de Tokyo, cette nouvelle embarrasse le ministère de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie chargé de se débarrasser de cette eau qui s’accumule depuis l’arrêt de la centrale après le tremblement de terre et le tsunami de 2011 : près de 900 000 m3, soit 500 piscines olympiques.

Opposition des pêcheurs

Selon l’exploitant, 84 % de ces volumes auraient une concentration en éléments radioactifs supérieure aux seuils limites et, pour 65 000 m3, la radioactivité dépasserait 100 fois les niveaux définis comme tolérables par l’État japonais.

« Nous allons filtrer une fois de plus l’eau des réservoirs, afin de ramener sous les seuils limites les éléments en question, avant de la déverser dans l’océan, si une décision est prise dans ce sens », a déclaré le porte-parole de Tepco. Une solution à laquelle s’opposent les pêcheurs et les habitants du littoral, qui craignent que cela ne dissuade les consommateurs d’acheter des produits de leur région.

L’eau s’accumule notamment parce que Tepco a besoin d’en injecter dans les trois réacteurs de la centrale pour conserver le combustible d’uranium fondu à une température qui ne pose pas de danger. De plus, des nappes souterraines provenant des collines voisines pénètrent dans le sous-sol du réacteur où elles se mêlent à des débris hautement radioactifs.

12/10/2018

https://www.ouest-france.fr/

15 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot 1 (bfm)

15 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

olivier besancenot 2 (bfm)

15 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

cpn (npa)

lo npa

Conseil politique national du NPA

Contre-offensive face à Macron et liste aux européennes avec Lutte Ouvrière au cœur des débats

Les travaux ont débuté comme toujours par une discussion sur la situation sociale et politique. Malgré l’absence de résolution d’orientation votée majoritairement, la discussion a mis en évidence la nécessité de faire émerger les conditions d’un vaste mouvement d’ensemble contre la politique du patronat et du gouvernement Macron.

Un gouvernement, certes affaibli par la succession d’affaires, de scandales et de démissions, mais néanmoins plus que jamais à l’offensive.

Une fois constaté collectivement l’inadéquation des réponses apportées par l’ensemble des directions syndicales à un tel enjeu et les difficultés à faire du 9 octobre autre chose qu’une énième journée de mobilisation sans lendemain, des nuances et des divergences se sont exprimées, et sur l’analyse du rapport de forces, et sur la capacité des militantEs révolution-naires à faire bouger un tant soit peu les coordonnées de la situation.

La Rencontre nationale des salariéEs du public et du privé organisée le week-end des 8 et 9 décembre à la Bourse du travail de Saint-Denis à l’initiative du NPA sera une échéance majeure pour approfondir l’ensemble de ces questions.

Un matériel public d’appel à cette rencontre sera édité très prochainement. Une motion de soutien à la grève des postiers et postières du 92, qui dure depuis plus de six mois a égale-ment été votée très largement.

Elle encourage notamment tous les militantEs à se rendre au rassemblement de soutien à Gaël Quirante lors de son prochain procès au tribunal de Versailles le 31 octobre, où se jugera sur le fond le maintien ou non de son mandat de représentant syndical, ainsi que les modalités de sa liberté de circulation dans les bureaux de poste.

Développer la démarche unitaire auprès de Lutte Ouvrière 

Le CPN de juin dernier avait acté de proposer une campagne commune avec Lutte Ouvrière pour les élections européennes de 2019. Les différentes rencontres qui ont eu lieu entre les deux organisations ont montré des difficultés, mais aussi une volonté, des deux côtés, de poursuivre et d’approfondir la discussion.

À la suite d’un débat animé, le CPN a adopté une motion qui développe et approfondit la volonté de faire une campagne commune avec LO. Cette motion rappelle que les élections européennes constitueront le premier test électoral national pour le gouvernement Macron, et qu’il est nécessaire d’y faire entendre une voix anticapitaliste et révolutionnaire, en toute indépendance de classe.

Contre les tentations racistes, xénophobes, et protectionnistes véhiculées par tous les politiciens jusque dans les rangs de La France Insoumise, il faut faire vivre l’internationalisme de classe. Il faut mettre en avant la nécessité du tous ensemble, du regroupement des luttes comme perspective pour faire reculer le patronat et le gouvernement à son service.

Dans cette perspective, une campagne commune de LO et du NPA offrirait un pôle d’extrême gauche incarnant une voix internationaliste, anticapitaliste et révolutionnaire.

Armelle Pertus Jeudi 11 octobre 2018

https://npa2009.org/

15 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

yémen (global voices)

yemen

Au Yémen, la guerre, le changement climatique et la mauvaise gestion, tous responsables de la crise de l’eau

Le Yémen, pays où se déroule l’une des pires crises humanitaires dans le monde, fait face à une importante pénurie d’eau : d’après l’UNICEF, 16 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable dans le pays.

“Qu’est ce qui est pire que d’être privé du plus basique des droits de l’homme, l’eau ?” se demande Shoushou, une jeune activiste de la capitale Sanaa, lors d’un entretien avec Global Voices. Sanaa fait partie des dix villes les plus pauvres en eau du monde et elle court le risque de voir cette ressource se tarir d’ici quelques années. Un Yéménite utilise 95% d’eau en moins qu’un Américain moyen.

Trois années de guerre ont incontestablement affecté les sources d’eau, les réservoirs et les conduites ayant été régulièrement visés. En février 2016, des avions saoudiens auraient bom-bardé et détruit un bassin qui approvisionnait 30.000 Yéménites en eau potable. C’était peu après le bombardement d’une importante usine de désalinisation dans la ville de Mocha, un raid apparemment mené lui aussi par la coalition sous commandement saoudien.

Néanmoins, une mauvaise gestion explique également la détérioration de la situation.

Forer pour atteindre des nappes phréatiques limitées est depuis longtemps la norme pour le gouvernement yéménite et il est assez improbable de voir les autorités mettre en place des stratégies plus responsables alors que la guerre fait rage. “Je tiens le gouvernement respon-sable de ne pas avoir géré et supervisé la crise de l’eau. Personne ne se préoccupe du peuple,” déclare Shoushou à Global Voices.

Alors que les nappes phréatiques se sont considérablement appauvries, le climat au Yémen semble être de plus en plus aride. En 2009, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimen-tation et l’agriculture prévoyait que le Yémen pourrait devenir le premier pays au monde à épuiser l’intégralité de ses ressources en eaux souterraines. L’eau est déjà très chère dans le pays, où les citoyens ordinaires dédient plus de 30 % de leurs revenus à l’approvisionnement en eau de leurs maisons. C’est le taux le plus élevé du monde.

Alors que la crise s’intensifie, les combattants utilisent l’eau comme une arme.

Qu’elles soient houthistes ou soutenues par l’Arabie Saoudite, les forces en présence ont à de nombreuses reprises bloqué des livraisons d’aide humanitaire constituées d’eau et de nourri-ture, ne laissant d’autres choix aux Yéménites que de stocker autant d’eau que possible, la plupart du temps dans des conditions insalubres.

Au Yémen, se procurer de l’eau est également un défi. Lorsque les sources sont situées loin des villes ou villages, la responsabilité d’aller chercher de l’eau tend à peser sur les femmes et les filles. Le long trajet les rend vulnérables au harcèlement sexuel, elles risquent de se noyer dans les réservoirs à ciel ouvert ou de faire des fausses-couches à cause du poids des bidons qu’elles doivent porter. Les jeunes filles qui ne sont pas capables de porter de lourdes charges doivent souvent faire plusieurs voyages. Cette mission peut prendre toute une journée, les empêchant ainsi d’aller à l’école.

Épidémies de choléra

Le stockage inapproprié de l’eau a causé une épidémie de choléra au Yémen, la plus vaste et la plus rapide jamais répertoriée. Plus de 1,1 million de cas suspects ont été répertoriés depuis avril 2017, et 2.300 décès liés à cette maladie. Un Yéménite sur 62 est touché par le choléra, dont une grande partie des enfants de moins de sept ans. Les hôpitaux déclarent recevoir chaque jour entre 60 et 70 cas suspects.

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) met en garde contre une possible troisième vague de choléra après deux importantes flambées ces dernières années. Heureusement, traiter le choléra est relativement facile, une combinaison d’antibiotiques et de liquides intraveineux étant généralement suffisante pour remédier aux cas les plus graves. Le traitement doit cependant débuter rapidement après l’apparition des symptômes, car sinon l’infection peut être fatale.

Le manque d’accès aux soins pose un problème pour les traitements : en 2017, quasiment 17 millions d’habitants n’avaient pas accès aux services de santé de base et seulement 45% des établissements de santé du pays sont actuellement opérationnels. Malgré les efforts de programmes internationaux pour les droits de l’homme, tels que l’UNICEF ou l’OMS, cette pénurie laisse de nombreux Yéménites sans traitements. Les bombardements aériens d’août 2018 n’ont pas seulement tué une douzaine de personnes, ils ont également endommagé l’hôpital Al Thawra à Al-Hodeïda.

En moyenne 50.000 consultations sont réalisées chaque mois à l’hôpital Al-Thawra, qui est également un centre majeur de traitement du choléra. Après l’attaque, les cas de choléra à Al-Hodeïda ont augmenté de près d’un tiers.

Projet communautaire

Le projet #سقيا_1000‬⁩ vise à fournir de l’eau gratuitement à ceux qui en ont besoin. Lancé en novembre 2017, le projet a pour objectif de remplir 1.000 réservoirs d’eau dans la capitale Sanaa et ses environs. Il a atteint son but en février 2018 : le programme bénéficie aujourd’hui à 6.194 familles, soit 39.789 personnes.

Les activistes installent également de nouvelles cuves et procèdent périodiquement au nettoyage et à la maintenance des réservoirs nouveaux et existants. Jusqu’ici, ils ont mis en place 14 nouvelles cuves, en ont rempli 74 et ont aidé à en entretenir 21 existantes. L’ensem-ble du projet est basé sur des dons de personnes au Yémen ou de l’étranger. C’est leur unique source de financement.

Omar Mohamad, un militant yéménite impliqué dans le projet, a ainsi expliqué à Global Voices : Le projet a débuté sur les réseaux sociaux. Nous avons reçu le soutien de personnes au Yémen et à l’étranger. Ce soutien a été la raison principale de notre réussite. Nous n’avons reçu aucune aide d’aucun parti politique.

Grâce à Dieu, nous avons atteint notre objectif en février 2018. Après cela, le mouvement s’est transformé en un projet qui s’assure régulièrement que les réservoirs sont remplis. Durant la première partie de l’année, la mission s’est déroulée parfaitement et comme prévu. Cependant, depuis peu il y a un manque de soutien et la pénurie s’intensifie de jour en jour. Nous recherchons par conséquent des ressources alternatives auprès de commerçants ou de donateurs pour soutenir ce projet.

Nous présentons nos condoléances au peuple du Yémen à la suite de l’attaque de l’hôpital Al-Thawra à Al-Hodeïda. Selon les premières estimations, 14 personnes seraient mortes et 30 autres blessées (ces chiffres devraient augmenter à mesure que la situation évolue).

Romy Haber Traduit par Yann Leymarie   9 Octobre 2018

15 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

rennes effrontées (bzh femmes)

Comment et pourquoi devient-on féministes aujourd’hui quand on est une jeune femme de moins de trente ans ?

Marianne – Je n’avais pas du tout conscience de la portée collective et politique du féminisme. Mais en faisant des études dans le travail social, j’ai dû faire un dossier sur les dispositifs publics mis en place contre les violences faites aux femmes. Pendant mes recherches, j’ai été interpellée par la manière dont c’était toujours systémique, avec les mêmes procédés, la même manière de faire.

Puis c’est en militant politiquement que j’ai commencé à avoir des échanges et des formations sur le féminisme et que je me suis rendu compte que c’était un vrai sujet politique. Pourtant, ce n’est pas si consensuel qu’on le pense même dans les milieux militants ; c’est ça qui m’a donné envie de m’engager !

Elsa - Quand j’étais au collège j’ai eu une très mauvaise image du féminisme. J’avais une prof qui se revendiquait féministe qui nous avait interpellées en cours en nous demandant si nous voulions avoir des enfants plus tard. Les filles des deux premiers rangs, qui étaient toutes de bonnes élèves, avaient levé la main pour dire qu’elles voulaient des enfants et même en avoir trois, quatre, cinq ! Et moi, notamment, je voulais avoir trois ou quatre enfants !

Et la prof nous avait grondées, nous disant que ce n’était pas normal, qu’on étaient des jeunes femmes du 21ème siècle et qu’il fallait penser à nous d’abord pas à avoir des enfants. Rétros-pectivement, je me rends compte que son propos était contre productif parce qu’elle parlait à des enfants qui se disaient que c’est chouette d’avoir une famille mais j’avais gardé cette image très négative.

Et c’est au moment des débats autour de la loi pour le mariage pour tous, que j’ai commencé à me poser des questions sur la sexualité, le genre, etc. J’avais 18/19 ans à ce moment-là et je suis allée voir des ami-e-s militant-e-s et au fur et à mesure de mes échanges avec ces gens-là je me suis rendu compte que j’avais une approche un peu essentialiste des différences hommes femmes, j’ai commencé à déconstruire tout ça et à voir comment ça impactait ma vie, ma vie de couple, mes rapports aux institutions, mes rapports avec mes profs, le monde du travail, etc. et c’est comme ça que je suis devenue féministe !

Pourquoi militez-vous au sein des Effronté-es ?

Marianne - Il n’existe que deux antennes locales des Effronté-es en France : Rennes et Strasbourg. J’ai lancé la dynamique à Rennes il y a à peu près un an et demi et j’ai été vite rejointe par d’autres filles.

J’étais en accord évidemment avec le fond ; il me semblait intéressant de porter une vision politique du féminisme qui soit intersectionnelle c’est-à-dire qu’on considère qu’il y a plusieurs oppressions qui agissent en même temps et donc qu’il faut agir de front pour lutter contre toutes ces oppressions sans faire de hiérarchie dans les luttes que sont le racisme, l’homo-phobie, l’handiphobie sans oublier les oppressions économiques ; les politiques libérales d’austérité nuisent énormément aux droits des femmes.

Quand il y a eu les manifestations contre la loi travail on y a pris part parce que la plupart des précaires sont des femmes.

Il y avait plusieurs lieux de féminisme à Rennes, par exemple à Rennes 2 ou à Sciences Po avec l’association George Sand, ou dans des sections syndicales, etc. mais il n’y avait pas d’association de la gauche féministe ouverte à tout le monde qu’on travaille ou qu’on soit étudiant-e et on trouvait que ça manquait ! Après, c’est bien aussi qu’il y ait cette « offre diversifiée » pour que chacun-e trouve sa propre clef d’entrée dans le féminisme.

Sur des choses concrètes comme le rassemblement de défense de l’IVG le 28 septembre ou des événements en lien avec le 25 novembre ou le 8 mars, on est capables de s’organiser collectivement avec les autres comme le Planning Familial, Osez le Féminisme, les associations trans ou LGBT, les collectifs de défense des sans-papiers, etc. Il y a une complémentarité dans nos associations qui est intéressante. L’idée c’est vraiment de ne pas se laisser diviser par nos divergences, et en même temps de les assumer, de pouvoir les exprimer.

Elsa – Je suis arrivée à Rennes l’an dernier. J’étais déjà militante des Effronté-es à Stras-bourg d’où je viens. Donc, c’est tout naturellement que j’ai rejoint le groupe. Bien qu’on soit peu nombreux-ses ici on arrive à faire plein de choses ; pour nous l’inter-oganisation est à la fois une force et une solution. C’est une force politique dans le sens où on a des façons diffé-rentes de militer, des compétences différentes, et pour les grandes causes on rejoint les autres comme par exemple le collectif breton pour la PMA dont nous faisons partie. C’est une asso-ciation mixte ; les hommes y sont les bienvenus ; ils viennent principalement avec leurs questions et ça nous fait un travail de pédagogie…

Marianne – Le féminisme, c’est vraiment une question de société qui ne concerne pas que les femmes. L’émancipation féministe n’est pas due à des comportements individuels et l’éman-cipation des femmes ne peut pas passer que par une émancipation individuelle ; ça doit être une émancipation collective donc il faut déconstruire un système de société : le patriarcat ! Je pense qu’il y a deux choses importantes : à la fois conquérir des droits, conquérir notre éman-cipation, ce qui suppose d’être dans une attitude de lutte ; et en même temps pour nourrir cette dimension, il faut aussi construire une solidarité féministe qui va nous donner notre force pour agir ; c’est ce qu’on vit dans nos temps d’échanges, dans notre soutien aussi les unes aux autres.

Quelles sont les actions des Effronté-es ?

Marianne et Elsa – Nous proposons régulièrement des temps de formation et de débat un peu informels autour d’un sujet, ouverts aux adhérent-e-s mais aussi à celles et ceux que ça intéresse. L’an dernier une de nos membres avait fait un exposé sur les femmes en milieu carcéral, une autre sur le féminisme en Allemagne. Nous avions aussi reçu le collectif l’Utéruse.

Cette année, nous aimerions faire une soirée par mois ; quelques idées ont déjà été lancées notamment la prostitution, les femmes kurdes, les personnes intersexes… Pour le 25 novem-bre, journée pour l’élimination des violences faites aux femmes, nous envisageons de faire quelque chose sur les violences gynécologiques et obstétricales.

Et comme c’est parfois pesant de militer sur ces questions et de se rendre compte que notre condition n’est vraiment pas cool, nous aimerions parler de sujets plus positifs comme le matrimoine ou encore le plaisir féminin. Sans doute à l’occasion de la journée de l’orgasme [le 21 décembre - ndlr] ; ça donnerait une image plus attrayante du féminisme !

L’association les Effronté-es est née à Paris en 2012 d’une volonté d’ancrage à gauche. Ses fondatrices estimaient que les associations existantes et notamment Osez le Féminisme étaient trop proches du pouvoir et pas assez critiques de la politique de François Hollande. Pour Marianne et Elsa, membres de l’antenne des Effronté-es créée l’an dernier à Rennes, c’est bien ce positionnement à gauche toute qui a été déterminant au moment de choisir leur lieu de militance. Plus qu’une association féministe parmi tant d’autres, les Effronté-es veulent être présentes dans toutes les luttes sociales en particulier celles concernant les politiques libérales qui impactent principalement les femmes. Au moment d’entrer en action, elles rejoignent le monde associatif mais aussi les syndicats ou autres organisations politiques.

Propos recueillis par Geneviève ROY   6 octobre 2018

http://www.breizhfemmes.fr/

15 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

aide afrique (alternative libertaire)

tintin--train-moifatigu--

L’aide publique au développement… des intérêts français

L’aide publique au développement (APD) est en général présentée comme un instrument politique nécessairement généreux et utile

Nombre d’ONG militent pour une augmentation de celle-ci. Or, loin d’être un « moindre mal », l’APD est un rouage essentiel de la politique (néo)coloniale, et donc une partie du problème. Passons rapidement sur le coté fourre-tout de ce que l’État comptabilise en APD pour atteindre 8,6 milliards d’euros en 2016:

Des annulations et rééchelonnements de dettes pour les rendre « soutenables », parfois liés à des mécanismes de ré-endettement ; l’assistance technique dont les impressionnants salaires des coopérant.es, les frais d’écolage c’est-à-dire liés aux études en France d’étudiants origi-naires de pays en développement, les frais liés aux réfugiés, mais aussi le financement d’éta-blissements scolaires français à l’étranger, de la recherche française sur le développement…

Au-delà des chiffres, les effets de l’aide sur le terrain peuvent se révéler néfastes aux pays « bénéficiaires ».

Dans le domaine économique, les finalités de l’APD sont plus souvent d’ouvrir les économies locales aux marchés internationaux que de développer leurs capacités à répondre aux besoins des populations.

Sans compter les effets culturels et sociaux pervers de l’APD désormais largement documen-tés : alimentation de la corruption, orientation du développement selon les normes et les critè-res des donateurs, focalisation des administrations et de la société civile sur les financements extérieurs, encadrement des populations par une armée d’experts internationaux, et au final, création et entretien d’effets de dépendance.

Malgré l’implication d’acteurs convaincus du bien fondé de leur action sur le terrain, cette politique, régulièrement l’objet de réformes techniques mais sans remise en cause de ses fondements, apparaît donc inefficace voire contre-productive vis-à-vis de ses objectifs officiels de lutte contre la pauvreté. D’autant que face aux nuisances et pillage des ressources dont souffrent les pays dits « en développement », l’APD ne représente qu’une goutte d’eau.

La bienveillance de l’aide au développement montre des limites.

De plus, l’APD se révèle également être un des outils de la captation des ressources de l’Afrique au profit de nos entreprises : « rechercher [...] les moyens de conjuguer le soutien à des projets de développement et la création d’un écosystème favorable aux intérêts français » écrivait le ministère des Affaires étrangères en 2014… L’APD est également un levier favori-sant le rayonnement de la France à travers le monde par la promotion de sa langue et de sa culture.

En février 2014, Pascal Canfin (alors ministre de la Coopération) avait déclaré devant l’Assemblée nationale que « l’objectif de l’aide, c’est de permettre aux pays bénéficiaires de pouvoir un jour s’en passer », plagiant le Burkinabè Thomas Sankara qui, lui, avait joint les actes à la parole. Mais la France est­-elle capable de s’en passer ?

Pauline Tetillon (association Survie) et Noël Surgé (AL Carcassonne) 11 octobre 2018

http://alternativelibertaire.org/

15 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

élections andalousie (pùblico)

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Source:

El PP se hunde en Andalucía, Ciudadanos se dispara y Díaz podrá gobernar con UP o Cs (Pùblico)

Commentaire:

Le Parti Populaire perd des voix au profit de Ciudadanos (« Macroniste », le nouveau parti de Manuel Valls). Le PSOE, parti du nouveau chef du gouvernement gagnerait 120 000 voix.

Podemos, allié à la « Gauche Unie » (Izquierda Unida /ex PCE) perdrait 2 sièges et 170 000 voix. Le journal prétend que c’est à cause du changement de nom de la coalition.

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