Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

23 février 2017 ~ 0 Commentaire

brest maïs (fr3 + bastamag)

pesticideis

Maïs traité à la phosphine à Brest : “Triskalia ne peut pas être à la fois juge et partie”

Alors que Triskalia a annoncé que la moitié du maïs traité à phosphine entreposé à Brest était conforme à la réglementation, l’Union Régionale Solidaires de Bretagne et le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’ouest veulent des analyses de la part de l’Etat.

« C’est quand même un comble ! C’est l’entreprise prise en défaut d’utilisation de céréales non conformes, qui annonce elle-même que ces céréales sont à nouveau conformes ! alors que l’enjeu de cette affaire est un problème de Santé Publique. Triskalia ne peut pas être à la fois, juge et partie ! »

Voilà la réponse de l’Union Régionale Solidaires de Bretagne et le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’ouest suite à l’annonce de Triskalia qui a indiqué que la moitié de la cargaison de maïs arrivé mi-décembre à Brest et traité à la phosphine a été analysée et s’est révélée « conforme à la réglementation ».

« L’Etat se tait »

L’Union Régionale Solidaires souhaite que l’Etat intervienne sur les stocks de maïs. « Mais l’Etat se tait : les résultats de ces analyses sont gardés secrets ; aucune information n’est donnée sur la situation des stocks à Plouisy et à Plouagat. Le ministre de la Santé, M. TOURAINE et celui de l’Agriculture, S. LE FOLL, que nous avons interpellés, restent silencieux face à ce scandale de Santé Publique » déplore-t-elle. 

« C’est à l’ANSES de dire si ce maïs est consommable »

L’Union syndical pointe également du doigt les antécédents judiciaires de Triskalia, « coupable d’avoir empoisonné aux pesticides plusieurs de ses ex-employés, son comportement non transparent dans cette affaire de maïs à la phosphine, nous poussent à douter de sa bon- ne foi. Le communiqué de Triskalia ne suffit donc pas à garantir que ce maïs ne présente aucun risque, ni pour la santé des travailleurs portuaires et agricoles, ni pour celles des animaux qui sont destinés à s’en nourrir, ni pour les humains qui les mangeront. C’est à l’ANSES de dire si ce maïs est consommable« .

En l’absence de garanties données par la Préfecture elle-même, l’Union Régionale Solidaires de Bretagne et le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’ouest continuent « à demander la destruction des 25 500 tonnes de maïs« .

Lucas Hobé Publié le 23/02/2017

http://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Elevage : des salariés lancent l’alerte sur du maïs contaminé par un pesticide très toxique (Bastamag)

23 février 2017 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (le huff’)

En pleine campagne, le candidat-ouvrier Philippe Poutou fait grève avec ses collègues de Ford

Une quarantaine d’employés de l’usine de Blanquefort se sont rassemblés devant le ministère de l’Économie pour défendre leurs emplois.

Une quarantaine d’employés de l’usine Ford de Blanquefort, près de Bordeaux, ont manifesté ce mercredi 22 février, devant le ministère de l’Économie à Paris. À l’intérieur du gigantesque siège de Bercy, une réunion sur l’avenir de leurs emplois avait lieu entre les dirigeants de l’entreprise américaine et des responsables du gouvernement.

Le candidat à l’élection présidentielle Philippe Poutou, lui-même ouvrier à l’usine de Blanque- fort, était présent parmi les manifestants. Comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article, le porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) mène une double vie durant cette campagne présidentielle, conjuguant réunions publiques et plateaux de télévision avec la mobilisation syndicale pour la sauvegarde de son usine.

Depuis plusieurs mois, les salariés du géant de l’automobile craignent la fermeture de leur lieu de production et le licenciement des 930 personnes en CDI qui y travaillent actuellement. En 2013, Ford s’était engagé au maintien des emplois sur le site pendant cinq ans, engagement conditionnant le versement d’aides publiques.

L’intérêt d’avoir un candidat à la présidentielle pour tenir le piquet de grève? « Il apporte la parole d’un ouvrier, d’un non-politicien professionnel, de quelqu’un qui vit vraiment au quotidien ce que vivent tous les Français », vante Vincent, employé chez Ford depuis 17 ans. « Lui, quand il parle de travail, de salaire, il sait de quoi il parle. C’est pas ces gens derrière leur bureau et avec leur cravate. Lui est vraiment plus crédible pour répondre à nos besoins », soutient quant à lui Gilles, un autre collègue de Philippe Poutou. Les gens qui ne sont pas ouvriers et qui parlent des ouvriers, ça me laisse rêveur.Franck, employé chez Ford depuis 31 ans

Le candidat aurait réussi à obtenir jusqu’ici 300 parrainages sur les 500 qui doivent être déposés d’ici le 17 mars. S’il accomplit cette mission, le Girondin délaissera ses activités professionelles pendant quelques semaines pour se consacrer à temps plein à la prési dentielle.

Huffington Post – 22/02/2017- Pierre Trembley

http://www.anti-k.org/

23 février 2017 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (médiapart + jdd)

23 février 2017 ~ 0 Commentaire

amnesty (francetv)

flic

« Injustifiable », « inefficace » et « détourné de son objectif » : l’état d’urgence en France dans le viseur d’Amnesty International

« Le risque est que la France s’habitue à ce que des droits, considérés comme acquis, soient remis en cause », s’alarme l’ONG alors que son rapport annuel est publié, mercredi.

L’état d’urgence en France est dans le collimateur d’Amnesty International. Dans son rapport annuel, publié mercredi 22 février, l’ONG estime que les autorités françaises ont mis à mal « certains droits fondamentaux » avec les multiples prolongations de ce régime d’exception. Selon l’organisation, « le risque est que la France s’habitue à ce que des droits, considérés comme acquis, soient remis en cause ». Après avoir déjà épinglé l’état d’urgence en France, à la mi-janvier, dénonçant des mesures « discriminatoires », Amnesty international en remet une couche. France Info revient sur les trois principales critiques.

Des prolongements « injustifiables » 

« Pour qu’un état d’urgence soit déclaré ou prolongé, il faut que les autorités en démontrent, à chaque fois, la nécessité », explique à franceinfo le responsable du programme « Libertés » à Amnesty International, Nicolas Krameyer. Or, notre lecture, c’est qu’il n’y a plus de nécessité de l’état d’urgence, ou que cette nécessité n’est plus du tout démontrée par les autorités, ni même par les faits avancés. »

Des experts du terrorisme, auditionnés par l’Assemblée nationale, ont indiqué que « les bénéfices de l’état d’urgence ont essentiellement été durables pendant quelques semaines, après son déclenchement en novembre 2015″, rapporte également Nicolas Krameyer.

« Nous n’avons pas à prolonger l’état d’urgence au-delà de ce qui est strictement nécessaire, mais le gouvernement considère qu’à partir du moment où il y a toujours un danger terroriste, on sera toujours sous l’état d’urgence. Donc, on peut faire comme les Egyptiens, et y être pendant cinquante ans », estime auprès de franceinfo Michel Tubiana, président d’honneur de Ligue des droits de l’Homme. Pour l’avocat de l’ONG, Patrice Spinosi, le renouvellement de l’état d’urgence est une mesure « essentiellement politique ».

A partir du moment où on a vendu aux Français que l’état d’urgence était une nécessité pour combattre le terrorisme, aucun gouvernement ne peut se permettre d’y mettre fin car ce serait prendre un risque politique considérable. Patrice Spinosi, avocat de la Ligue des droits de l’Homme à franceinfo

Un dispositif inefficace

« Le gouvernement exploite la peur et ment ostensiblement quand il soutient que l’état d’urgen- ce a une quelconque efficacité dans la lutte contre le terrorisme », lance Michel Tubiana. Les  chiffres avancés par Amnesty International sont accablants. L’ONG souligne que « de la fin 2015 à la fin 2016, seules 0,3% des mesures liées à l’état d’urgence ont débouché sur une enquête judiciaire pour faits de terrorisme ».

Dans le détail, quelque 6 500 mesures (perquisitions administratives, assignations à résidence, etc.) ont été prises dans le cadre de l’état d’urgence. Mais cela n’a débouché que sur le lancement de 20 enquêtes judiciaires et sur l’ouverture de 196 enquêtes par le parquet antiterroriste.

Derrière ces chiffres, il y a des personnes et des vies parfois en miettes. Comme celle de Julien, 31 ans, que franceinfo a rencontré au début du mois de février. Il est assigné à résidence depuis quatorze mois. Il n’a plus le droit de quitter sa commune de Lagny-sur-Marne (Seine-et-Marne) sauf pour aller pointer au commissariat de Noisiel, trois fois par jour, dimanche et jours fériés compris.

Converti à l’islam, il lui est reproché d’avoir suivi les cours d’un « militant pro jihad » et d’être en relations avec des « personnes radicalisées ». Julien fréquentait la mosquée de Lagny, présen- tée par le gouvernement comme un « foyer d’idéologie radicale« , et fermée le 1er décembre 2015. Une assignation à résidence injustifiée pour son avocat : « Si les enquêteurs n’ont pas réussi à rassembler assez d’éléments en plus d’un an, c’est qu’il y a un problème. » Sauf qu’entre-temps, Julien a perdu son travail et que sa vie sociale est désormais quasi-inexistante.

Un texte détourné du cadre anti-terroriste

« Si c’est la lutte antiterroriste qui a été invoquée pour déclencher l’état d’urgence, ce qui était tout à fait justifié, selon Amnesty International, en novembre 2015, il faut bien voir que la rédaction même de la loi pose problème », déclare Nicolas Krameyer. Dans le texte, on ne parle pas de mettre en place des mesures contre des personnes suspectées d’actes terroristes ou d’intentions terroristes, mais des personnes dont le comportement est susceptible de constituer une menace pour l’ordre public. Nicolas Krameyer esponsable du programme Libertés chez Amnesty International

En clair, avec ce texte, il est possible de viser d’autres personnes que celles soupçonnées de préparer des attentats. Ce qui a permis au gouvernement d’interdire des manifestations de militants écologistes pendant la COP21, à la fin 2015, et pendant les débats sur la loi Travail. Ainsi, 141 manifestations ont été interdites en France à cause de l’état d’urgence pour la seule année 2016. « C’est beaucoup plus que les années précédentes, mais nous attendons encore les chiffres détaillés des autorités », précise Nicolas Krameyer.

Pour Michel Tubiana, « la situation est plus grave que ce que dit Amnesty. « Aujourd’hui, nous retrouvons dans la loi un certain nombre de mesures qui ont été prises sous couvert de l’état d’urgence et qui sont passées dans le droit commun : on a fait de l’exception la règle », s’inquiète-t-il.

Louis San 22/02/2017

23 février 2017 ~ 0 Commentaire

ploërmel (le ploermelais)

CGT-Bretagne

La plateforme Serval d’EDF bloquée une journée

A l’appel de la CGT, une vingtaine de personnes bloquent actuellement la plateforme Serval, structure logistique alimentant en matériel les entreprises EDF du Grand-Ouest, située sur le parc d’activités de Camagnon.

Depuis le 7 février dernier, la CGT section mines-énergie initie, chaque mardi, un mouvement de grève destiné à dénoncer leurs conditions salariales et le démantèlement progressif du service public. Une mobilisation intitulée « Les Mardis de la colère » qui s’invite actuellement sur le parc d’activités de Camagnon à Ploërmel, et plus précisément à la plateforme Serval, propriété d’EDF.

Un lieu hautement stratégique

Si la CGT a choisi de bloquer la plateforme Serval, c’est tout simplement parce que c’est un lieu hautement stratégique. En effet, cette plateforme logistique alimente en matériel les entreprises GRDF et ERFD, récemment devenue Enedis, des régions Bretagne, Pays de la Loire et Poitou-Charente, soit un total de 13 départements. Un mouvement enclenché par le syndicat au niveau national. « Car, aujourd’hui, sept plateformes de ce type, au nombre de 11 en France, sont bloquées », souligne Stéphane Le Roux, secrétaire général du syndicat des mines et de l’énergie du Morbihan.

Blocage total

Les syndicalistes présents n’ont pas empêché les salariés qui le souhaitaient à rejoindre leur poste de travail à l’intérieur de la plateforme. Toutefois, ils n’ont pas hésité à bloquer l’entrée et la sortie des livraisons. Résultat : aucun camion n’a pu venir chercher du matériel ou en déposer jusqu’à la fin de la journée. « L’objectif : faire pression sur nos patrons afin qu’ils revoient leur copie. » Un mouvement qu’ils reconduiront jusqu’au mardi 7 mars compris, sur de multiples sites, tenus secret, du groupe EDF.

Revendications

Quelles sont leurs revendications ? « Elles concernent pour l’essentiel les mesures salariales, explique Stéphane Roux. Nos salaires sont bloqués pour l’année 2017, avec 0 % d’augmen- tation. C’est du jamais vu depuis 70 ans ! » De plus, il dénonce la suppression de 7000 emplois annoncée par EDF, « dont 2000 concerne la seule filiale Enedis. Et pourtant, Enedis vient d’acter, pour 2020, une enveloppe de 742 millions à destination de ses actionnaires. »

Cette perte d’emploi, associée à la dégradation des conditions de travail, la CGT mines-énergie de la digère pas. « EDF nous asphyxie pour financer ses projets, tel celui du « grand carénage », qui consiste à sécuriser ses sites nucléaires afin de prolonger leur durée de vie. Coût : 55 milliards d’ici 2025. Tout cela, comme le financement des EPR anglais, Areva et la mise en place des compteurs Linky, n’est, selon nous, qu’une grosse fumisterie », analyse Christophe Guillet, secrétaire général de la section mines-énergie d’Ille-et-Vilaine.

« EDF est en train de tout casser »

Ce qu’il regrette également, avec son homologue morbihannais, c’est le démantèlement progressif du service public d’EDF. « On ferme des boutiques, on retire le minimum de contact et invite les usagers à se rendre sur Internet ! Pourtant, les usagers, eux, payent toujours plus cher. Comment comprendre que la facture s’alourdit alors que l’on se voit proposer de moins en moins de services ? », s’interrogent-ils. EDF malheureusement est en train de tout casser. »

Maëva Dano 21/02/2017 56800 Ploërmel

http://www.leploermelais.fr/

22 février 2017 ~ 0 Commentaire

maintien de l’ordre (npa)

ordre

Combattons le maintien de l’ordre… capitaliste

« Nous devons défendre le pacte républicain qui nous unit tous », claironne le ministre de l’Intérieur… Mais s’il y a pacte, c’est bien celui qui unit la poignée de possédants avec les différents rouages de l’État. Contre nous touTEs, habitantEs des quartiers populaires, migrantEs, chômeurEs, salariéEs, militantEs…

Le viol de Théo, parce qu’il a provoqué une vive émotion bien au-delà d’Aulnay-sous-Bois, révèle aux yeux de touTEs l’extrême violence de certains policiers de la police du maintien de l’ordre. Elle suscite la colère et la résistance.

Les forces de quel ordre ?

La conception politique de la police de l’État français est l’enfermement des classes dites dangereuses : « une plèbe jugée méprisable qu’il faut mater et maintenir à sa place, c’est-à-dire au plus bas », écrit l’historien engagé Olivier le Cour Grandmaison. L’état d’urgence permanent imposé par ce gouvernement socialiste s’inscrit dans cette logique : aggravation de toutes les peines concernant les actes, voire les intentions, de la petite délinquance, qui conduit toujours les plus pauvres à la case prison et aux violences qui y règnent.

Des méthodes similaires sont utilisées sur les quartiers populaires : contrôles d’identité ciblés, injures racistes, coups, humiliations à connotation sexuelle, notamment par des policiers des BST (brigades spécialisées du territoire, créées par Hortefeux, ministre de l’Intérieur en 2010) pour « intervenir et réprimer les crimes et délits spécifiquement dans les zones difficiles ». Au fond, c’est toujours la reconquête et la pacification !

Il n’y a pas de limite à la volonté de se moquer et d’humilier : révélé il y a quelques jours dans la presse, le déguisement de policiers en musulmans dans le quartier de la Briscane à Marseille marque un nouveau pas dans l’abject. Et il n’y a pas de limite à la violence : le viol de Théo en témoigne, ainsi que la mort liée à des actions de police d’une douzaine de personnes chaque année. Il s’agit bien de contenir, si nécessaire par la terreur, des jeunes en grande partie issus des anciens pays colonisés, pour 40 % d’entre eux au chômage et jugés inutiles par le système.

De la guerre sociale

Maintenir l’ordre et aussi mater. Mater toutes les résistances : celles des militantEs contre la COP21 ou à Notre-Dame-des-Landes ; celles pour l’emploi à Goodyear, Air France ou ailleurs ; celles contre la loi travail ; celles qui réclament justice pour Théo, Adama et tous les autres… Pour touTEs, coups, gazages, nassages, risques de séquelles physiques à chaque manifestation, voire la mort comme pour Rémi Fraisse, les procès… Et aucun soutien à espérer en général du côté de la justice : celle-ci est au service de cette politique policière. Ainsi, à Aulnay-sous-Bois, alors que plusieurs jeunes sont en prison pour « embuscade », un policier violeur et ses complices sont toujours en liberté…

L’état d’urgence permanent est une méthode de gouvernement qui légalise tous les abus : perquisitions violentes de nuit, multiplication des assignations à résidence, jugements pour délits de solidarité. Pire, l’État français se moque des décisions de justice. Ainsi, il a été condamné à plusieurs reprises par la Cour européenne des droits de l’homme en raison de la surpopulation carcérale et pour des assignations à résidence abusives et contraires à la libre circulation, mais aussi par la Cour de cassation pour faute lourde concernant des discriminations lors des contrôles… Sans aucun effet à ce jour !

Mais par contre, la nouvelle loi votée le 16 février dernier sera elle sans nul doute appliquée… car elle permet aux adeptes de fraude financière de s’extraire de toute poursuite judiciaire pour les infractions occultes, très difficiles à prouver, au-delà de 12 ans après que l’infraction a pu être découverte. Les Fillon ou Cahuzac, de droite comme de « gauche », ont encore de beaux jours !

Organisons-nous !

Les institutions police et justice, chargées d’imposer un ordre économique injuste et inégalitaire contre l’intérêt du plus grand nombre, perdureront tant que cet ordre existera, tant que le système capitaliste durera. Et pour l’arrêter, nous ne pouvons que compter sur nos forces.

Nous avons toujours des raisons fortes de nous révolter contre ce système, aujourd’hui plus que jamais, car ce sont des jeunes de notre camp social qu’ils maltraitent, violent ou assassinent. Nous ne pouvons nous taire. C’est pour cela qu’en particulier le dimanche 19 mars, nous serons avec les familles des victimes, avec de nombreuses associations, partis et syndicats pour exiger justice pour Théo, Adama et tous les autres !

Mardi 21 février 2017, Roseline Vachetta

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Le tout-sécuritaire ouvre la porte à l’Etat policier (NPA)

Violences policières et racisme : Accidentels ou institutionnels ? (NPA)

Sous les matraques et les lacrymos, une crise d’hégémonie (NPA)

Quimper: Violences policières contre les antifascistes (NPA)

« Obtenir la justice pour Adama, contre l’impunité des meurtres commis par la police »

22 février 2017 ~ 0 Commentaire

mélenchon (npa)

mélenchon (npa) dans A gauche du PS tumblr_oklepzwhiE1uk1zgxo1_500

Un hologramme? Comment çà marche? (Source: Bretzel liquide)

Un hologramme hante l’Europe ?

Rien n’arrête Mélenchon, même pas Hamon ? Mais pour aller où ? Depuis les débuts de sa campagne, Mélenchon et sa France insoumise ont décidé de rompre avec la campagne menée avec le PCF en 2012 autour de « l’Humain d’abord », tant sur la forme que sur le fond.

Sur la forme, passons sur le fait qu’il s’était autoproclamé au 20 heures de TF1 comme le candidat « du peuple français », au-dessus des partis mais avec des allures « bonapartistes ». Et ne nous attardons pas plus sur l’abandon des symboles du mouvement ouvrier, comme celui de la couleur rouge dans ses meetings ou son matériel de campagne ou plus substantiellement de l’Internationale à la fin de ses meetings…

Ce qui marquera sans aucun doute, c’est sa campagne 2.0 qui rencontre un certain succès.

Ainsi, il a créé sa propre chaîne Youtube qui fait un tabac avec des centaines de milliers d’a- bonnés. Toutes les semaines, il y fait de longues interventions pour commenter l’actualité et défendre son programme « l’avenir en commun ». Cela lui permet habilement de toucher plus de monde qu’une campagne « traditionnelle »… mais aussi de ne plus s’embarrasser de jour- nalistes et de contradicteurs, qu’il n’hésite pas à insulter quand ils ne vont pas dans son sens.

Cela sans oublier non plus ses coups de com’, tel son meeting en « hologramme » et plus récemment une émission TV de plus de cinq heures diffusée sur Internet pour présenter le chiffrage de son programme. Mais cette vaste opération de communication politique ne doit pas faire masquer le fond de son programme. Là où le bât blesse…

De quoi l’insoumission est-elle le nom ?

Il est vrai que Mélenchon rend compte de la destruction du lien social par le néolibéralisme appliqué par les gouvernements successifs et arrive à exprimer la défiance de plus en plus grande de ceux d’en bas vis-à-vis des institutions. Et face à ce constat, il affirme vouloir « mettre au pas la finance », proposant donc de séparer les banques d’affaires et de détail, de contrôler les mouvements de capitaux, d’instaurer une taxe « réelle » sur les transactions financières, de moduler l’impôt sur les sociétés qui investissent en France.

Il met aussi en avant certaines propositions, dont nous débattons également, comme le partage des richesses, les moyens accordés à l’éducation, le sport, la santé, la sortie du tout-marchand, la planification écologique incluant la création d’emplois et des réorientations de la production… Mais tout cela sans jamais aucune incursion dans la propriété privée !

Et logiquement, en bon défenseur d’une République qui fusionne État et nation, il ne propose pas une rupture profonde avec ce système, se réfugiant derrière la perspective d’une constituante sans avancer de mesure répondant par exemple à la crise politique actuelle illustrée par l’affaire Fillon.

Mais peut-être que l’essentiel reste que Mélenchon ne fait plus référence à la lutte des classes, pensant ainsi s’adresser à l’ensemble du « peuple français ». Dans une imitation de Podemos, il stigmatise « la caste oligarchique et son personnel politique »… oubliant ainsi que lui-même occupe depuis des dizaines d’années des mandats politiques sans discontinuer.

Tout cela sans oublier les désaccords les plus saillants que nous pouvons avoir avec ses conceptions protectionnistes (même qualifiées de « solidaire ») et son esprit national, avec la pincée de chauvinisme qui l’amène à des glissements successifs, par exemple sur la question de l’accueil des migrantEs…

Alors certes, Mélenchon n’est pas notre adversaire, mais il développe une campagne éloignée de la nôtre, pour nous celle d’une gauche anticapitaliste et internationaliste.

Mardi 21 février 2017, Sandra Demarcq

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Considérations sur le populisme de gauche « Un pôle populaire et non populiste » (Ensemble)

Mélenchon : défendre l’économie ou les travailleurs ? (Lutte Ouvrière)

Programme de Mélenchon : un catalogue de mesures qui ne permet pas de faire face à la crise écologique (Tendance Claire)

Campagne Mélenchon : un projet de réorientation populiste de la gauche française ? (NPA)

Mélenchon « L’Avenir en commun », le décalage à droite…

 

22 février 2017 ~ 0 Commentaire

dossier système de santé 1 (npa)

zombie

Un système de soins à la croisée des chemins

Passer de l’hôpital public à un service public de santé global

Compromis de 1945, la création de la Sécurité sociale a posé le principe du remboursement à touTEs de l’ensemble des soins. Cela a permis de passer de « l’assistance publique » assurant des soins rudimentaires aux plus pauvres à un hôpital public qui garantit à tous, gratuitement, des soins de qualité.

Un service public limité à l’hôpital

Ainsi, a pu se développer un vaste réseau d’établissements publics, allant du petit hôpital local au CHU avec un plateau technique de pointe, en passant par les centres hospitaliers de proximité ou « généraux », les établissements spécialisés en psychiatrie ou pour personnes âgées (voir encart sur les établissements de santé).

Par leurs urgences, toujours plus sollicitées, les établissements hospitaliers garantissent également l’accès sans délais à des soins gratuits, de proximité et de qualité.

Mais, sous la pression d’un puissant lobby médical, les soins hors hôpital, « en ville », sont restés très largement dominés par les médecins et professionnels libéraux. Et les éléments de service public existant hors des établissements hospitaliers sont limités : dispensaires ou centres de santé dans certaines communes, PMI pour la petite enfance…

Seule la psychiatrie publique fait exception.

À partir de 1960, sous le nom de « psychiatrie de secteur », une réponse publique globale s’y est organisée. Elle met à la disposition d’un « secteur » de la population (60 000 habitantEs) une seule et même équipe de soins travaillant à la fois dans et hors l’hôpital (centres médico-psychologiques, hôpitaux de jour, visites à domicile…). Mais ce modèle est en cours de démantèlement.

Médecine libérale et financement socialisé

La coexistence d’une médecine libérale très majoritaire et d’un financement socialisé n’a cessé d’être conflictuel. C’est avec beaucoup de réticences que les médecins libéraux ont fini par accepter (en 1960 !) le « conventionnement » avec la Sécurité sociale, pour eux synonyme de tutelle « étatique ».

Ils ont continué à défendre avec acharnement la « liberté d’installation », pourtant synonyme de répartition inégalitaire des médecins sur le territoire, de « déserts médicaux », et la liberté tarifaire. Les dépassements d’honoraires sont pourtant une cause essentielle de renoncement aux soins, en particulier chez les spécialistes.

Enfin ils ont tout fait pour bloquer l’application du tiers-payant timidement instauré par Touraine.

Les chemins de la privatisation

L’offensive de privatisation, menée avec constance par les différents gouvernements, notam- ment les lois Bachelot (2009) et Touraine (2015), poursuit un double objectif.

D’un côté, elle diminue la place du financement public et socialisé (la Sécurité sociale) pour les soins de ville. Ainsi, l’assurance maladie n’en rembourse plus aujourd’hui que 54 %…

De l’autre, les missions et les moyens de l’hôpital public sont eux aussi en constante réduction : restructurations et regroupements au sein de Groupements hospitaliers de territoires, fermeture d’établissements de proximité, en particulier des services d’urgence. Sous la houlette des assurances privées et des mutuelles, se prépare la mise en place de réseaux de soins concurrentiels pour les soins hors hôpital.

À l’inverse, la perspective que nous défendons est le renforcement et l’extension du service public, en confortant la place et les financements de l’hôpital public, et en dévelop- pant un service public de santé hors de l’hôpital, financés à 100 % par la Sécurité sociale.

J.C. Delavigne  L’anticapitaliste Hebdo – 15 Février 2017

http://www.anti-k.org/

22 février 2017 ~ 0 Commentaire

dossier système de santé 2 (npa)

surmené

Publics et privés : les établissements de santé

En France, il existe trois catégories d’établissements de santé.

Les hôpitaux publics restent le pivot du système de soins.

Ils totalisent 62 % des lits d’hospitalisation à temps plein et 57 % des places d’hospitalisation à temps partiel. Ils forment un réseau très large, allant des hôpitaux locaux et des centres hospitaliers de proximité aux CHU, en passant par les établissements de psychiatrie publique, les établissements pour personnes âgées dépendantes (EPHAD) publiques. Leur personnel médical et non médical a un statut public (mais la précarité – les contractuels – s’y est beaucoup développée). Si les missions et l’activité de l’hôpital public ne cessent d’augmenter, ses moyens régressent : leur part dans les dépenses de santé, qui était de 43 % en 1983, n’était plus en 2010 que de 36 %…

Les établissements privés à but « non lucratif », auxquels appartiennent notamment les centre de lutte contre le cancer, détiennent 14 % des lits d’hospitalisation à temps plein et 18 % des places à temps partiel. Leur statut est associatif ou mutualiste. Ces établissements n’ont pas d’actionnaires. Leur personnel relève de conventions collectives.

Les établissements privés « à but lucratif » (23 % des lits d’hospitalisation, 24 % des places) sont des établissements commerciaux. Ainsi les cliniques privées, qui versent des dividendes à leurs actionnaires. Leur personnel est libéral ou relève de conventions collec- tives. Autrefois propriétés des médecins et chirurgiens qui y intervenaient, les établissements commerciaux appartiennent à de grands groupes. Ils concentrent leur activité sur les actes les plus rentables (actes chirurgicaux bénins), laissant les actes les plus lourds et non rentables aux hôpitaux publics.

Quel service public de santé de proximité ?

La santé, ce n’est pas seulement la possibilité de se soigner. En France, théoriquement, les soins sont les mêmes pour tous, notamment pour les pathologies graves…

Pourtant, un ouvrier a une espérance de vie de 7 ans inférieure à celle d’un cadre.

Le travail, l’alimentation, le stress, la consommation d’alcool et de tabac, la sédentarité, le niveau d’information, le pouvoir sur sa vie… autant de facteurs qui expliquent ces différences. La médecine générale, qui est au plus près des patients, de leur vie quotidienne, de leurs difficultés, devrait être au cœur de cette médecine globale, mêlant médecine de soins, de prévention, sociale et environnementale, avec les habitants comme acteurs de leur santé.

Le choix du paiement à l’acte, de la médecine libérale, tourne le dos à cette obligation pour la santé de tous, renforcée par la montée des pathologies chroniques et sociétales, et le vieillissement de la population. La médecine libérale est en crise. Moins de 10 % des jeunes médecins s’installent en médecine générale. 56 heures par semaine ; une pratique qui fait toucher du doigt les difficultés quotidiennes des patients, mais sans moyens réels d’y porter remède ; des relations difficiles avec la médecine hospitalière ; une pression incessante des caisses pour réduire les dépenses… Et des déserts médicaux ; des difficultés d’accès pour les plus pauvres, à cause du paiement à l’acte, des franchises, des dépassements d’honoraires, des refus de CMU et AME… Bref, ce modèle est à bout de souffle.

Une maîtrise toujours plus comptable…

L’avenir de la médecine générale n’est pas dans le paiement à l’acte et la liberté d’installation. Car demain, avec la retraite des médecins du baby boom, il n’y aura plus de médecin à la campagne ni au pied des tours. Elle n’est pas non plus dans l’ajout au paiement à l’acte d’un étage de « rémunération sur objectif de santé publique », la ROSP, dont les critères ont plus à voir avec la maîtrise comptable des dépenses de santé qu’avec une vraie politique de santé publique. Une ROSP, qui représente entre 12 000 à 15 000 euros par an et par médecin cette année, mais qui de plus en plus demain exigera réduction des arrêts maladie et limitation des prescriptions.

Sans parler des mutuelles et assurances, qui, dans l’optique de l’abandon à la mode Fillon de la couverture par la Sécu du « petit risque », rêvent de conventionner directement les médecins à leurs réseaux de soins, pour rentabiliser leur « investissement santé », même si cela sera synonyme d’exclusion des soins, et de médecine à autant de vitesses que de contrats d’assurance.

Pour des centres de santé publics

Ni paiement à l’acte ni maîtrise comptable, pour le droit à la santé pour touTEs, il faut un service public de santé de proximité. Avec des centres pluridisciplinaires qui rassemblent tous les acteurs de la santé (généralistes, spécialistes, dentistes, labo et radiologie, nutritionnistes, infirmières, kinés, accueil psy… mais aussi usagerEs) pour donner des soins gratuits, réaliser des actions d’information et de prévention, assurer au plus près la permanence des soins pour désengorger les urgences. Des centres intégralement financés par l’assurance maladie, et non laissés au bon vouloir de financements locaux.

Tiers-payant généralisé, interdiction des dépassements, centres de santé publics de proximité assurant soins et prévention, démocratie sanitaire, formation et information médicale indépendante des trusts pharmaceutiques… Un espoir pour l’avenir de la médecine de ville et surtout la santé de touTEs.

Frank Cantaloup

http://www.anti-k.org/

22 février 2017 ~ 0 Commentaire

dossier système de santé 3 (npa)

santé

Les centres de santé, chaque jour plus loin du service public

Le concept de centre de santé, coordonnant différents services d’hygiène, de prévention, de soins et de service social, est apparu au début des années 1900, souvent à l’initiative de municipalités…

L’objectif était de répondre à des besoins de santé publique, de prendre en charge la prévention, les soins pour des populations souvent en difficulté économique et sociale. Ces structures se sont toujours heurtées au monde de la médecine libérale, qui dans sa majorité leur est hostile, y voyant des concurrents subventionnés employant des professionnels de santé salariés.

À côté de ce type de centre de santé sont apparues des structures avec des gestionnaires divers : mutuelles, associations, comités d’entreprise.

Les difficultés d’accès aux soins, qu’elles soient d’ordre financier en raison de dépassements d’honoraires, ou géographiques avec l’extension des déserts médicaux, ont fait ressurgir la nécessité de formes d’exercice regroupé des professionnels de santé, certes en recréant des centres de santé dans certaines régions, mais également en favorisant par des mesures incitatives le regroupement de libéraux dans des Maisons de santé pluri-professionnelles.

Au fil du temps, le concept de centre de santé a changé de nature. Des cabinets de consultants ont mis au point un modèle économique de centre de santé qui permet un équilibre financier à condition de combiner certaines spécialités médicales très productrices d’actes techniques rémunérateurs plutôt que de consultations.

Le marché a pris le dessus…

Ce modèle, plus orienté dans la recherche de l’équilibre économique que dans la réponse aux besoins de santé d’une population, a été mis en application dans certains centres de santé gérés par des mutuelles, des associations, allant même jusqu’à la création de centres dits « low cost », notamment dans le domaine dentaire où les techniques de gestion, de management et de soin, ont abouti à des pratiques douteuses.

Les dérives marchandes de certains, aidées par un système de distribution de soin qui rémunère les structures et les professionnels de santé au nombre d’actes effectués, ont éloigné les centres de santé de leurs objectifs de santé publique et d’une prise en charge globale des individus dans leur environnement géographique, biologique, ­économique et social.

Fort de la montée en puissance des assurances complémentaires encouragées par le gouvernement socialiste et sa loi sur les réseaux de soins, le marché a pris le dessus. Il s’est emparé de ces structures, devenues des entreprises de production d’actes de soin, éloignant un peu plus cette possibilité d’un service public de santé libéré du poids des objectifs de rentabilité et consacré au bien-être et au bien-vivre des populations. Pourtant les centres de santé pourraient être des postes avancés de ce service public, proches des populations, adossés à des structures hospitalières et complémentaires des cabinets de ville.

Fred Albi

http://www.anti-k.org/

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin