Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

09 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

édito (npa al)

quimper

Nos camarades du collectif « S’unir pour ne pas subir » à Quimper

La répression intense n’a pas empêché la mobilisation.

Macron doit céder !

Ces derniers jours, le pouvoir avait cherché à faire monter chez touTEs un sentiment de panique, parlant de « volonté de tuer », par crainte d’avoir à affronter aujourd’hui une nouvelle journée de forte mobilisation. Il avait même interdit certaines manifestations, comme la marche pour la justice climatique de Rouen. Peine perdue, malgré une répression que l’on a jamais connue, le mouvement des gilets jaunes a pour cette quatrième journée traversé une nouvelle fois tout le pays.

125 000 personnes, chiffres officiels donc certainement bien plus, ont bloqué les routes et manifesté dans tous le pays, quelquefois en convergence avec les marches pour la justice climatique. Celles-ci ont aussi réunis des dizaines de milliers de manifestantEs, comme à Paris où la marche a réuni 25 000 personnes. Le mouvement est massif, puissant, signe que les premières annonces du gouvernement en début de semaine ne suffisent pas à éteindre la colère.

Des affrontements avec les forces de répression ont eu lieu :

à Paris, mais aussi à Bordeaux, Toulouse ou Marseille. De cette situation marquée par de fortes violences (à cette heure, une soixantaine de manifestantEs blessés pris en charge par les hôpitaux parisiens), le gouvernement porte la seule responsabilité, lui qui n’a comme seule réponse depuis le début du mouvement que la fuite en avant répressive : aujourd’hui, près de 1400 interpellations, dont un millier de gardes à vue, essentiellement à Paris.

Après cet « Acte IV », bien des manifestantEs se sont déjà souhaités « à la semaine prochaine ! ». Le mouvement des gilets jaunes n’est pas près de s’arrêter, pas plus que celui de la jeunesse fortement présente dans les manifestations de ce week-end, après une semaine de mobilisation et de répression.

Ces prochains jours, pour répondre à l’urgence sociale, démocratique et écologique, tous les mécontentements doivent converger.

L’heure est à la mobilisation générale avec les gilets jaunes : mouvement syndical, jeunesse en lutte contre la sélection, quartiers populaires… C’est tout le blocage du pays, notamment par la grève, qui est plus que jamais nécessaire contre un gouvernement qui ne répond que par la violence et l’humiliation.

Face à ce mouvement profond contre la vie chère, Macron doit céder : mettre fin aux taxes injustes, faire payer les riches, augmenter les salaires et les revenus. Au soir de cette nouvelle journée de mobilisation qui consacre le fait que Macron et sa politique sont illégitimes, nous pouvons le faire reculer.

Montreuil le samedi 8 décembre

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08 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

révolution? (marxiste.org)

Petite-Histoire-de-la-révolution-française_couv

Au seuil d’une crise révolutionnaire

La situation sociale et politique, en France, évolue à une vitesse vertigineuse.

En moins d’un mois, le développement du mouvement des gilets jaunes a placé le pays au seuil d’une crise révolutionnaire. Dans les jours qui viennent, ce seuil peut être franchi. Qu’est-ce qui en décidera ?

Dans La faillite de la IIe Internationale, Lénine énumérait ainsi les prémisses « objectives » d’une révolution :

« 1) Impossibilité pour les classes dominantes de maintenir leur domination sous une forme inchangée ; crise du “sommet”, crise de la politique de la classe dominante, qui crée une fissure par laquelle le mécontentement et l’indignation des classes opprimées se fraient un chemin. Pour que la révolution éclate, il ne suffit pas, habituellement, que “la base ne veuille plus” vivre comme auparavant, mais il importe encore que “le sommet ne le puisse plus”.

2) Aggravation, plus qu’à l’ordinaire, de la misère et de la détresse des classes opprimées.

3) Accentuation marquée (…) de l’activité des masses, qui se laissent tranquillement piller dans les périodes “pacifiques”, mais qui, en période orageuse, sont poussées, tant par la crise dans son ensemble que par le “sommet” lui-même, vers une action historique indépendante. »

C’est exactement ce qui se passe en France.

« La misère et la détresse des masses » n’a cessé de s’aggraver, ces dernières années. Mais c’est la « taxe carbone » qui a mis le feu aux poudres. Mercredi, sur une chaîne de télévision, une femme en gilet jaune résumait la situation : « Jusqu’alors, on était sur le fil du rasoir, financièrement. Maintenant, on sombre ».

En conséquence, les masses se sont lancées dans une « action historique indépendante », sous la forme du mouvement des gilets jaunes, qui crée les conditions d’une puissante mobilisation de la jeunesse lycéenne et étudiante.

Enfin, la « crise du sommet » n’est pas un fait nouveau.

La victoire électorale de Macron, au détriment des deux grands partis « de gouvernement » (PS et Républicains), était elle-même une expression de la crise de régime du capitalisme français. Depuis avril 2017, cette crise de régime s’est manifestée de plusieurs manières : abstention massive aux élections législatives, affaire Benalla, démission de Hulot, démission de Collomb, etc.

L’arrogance de Macron, ses prétentions jupitériennes, ses multiples insultes à l’égard du peuple, ont parachevé le tableau, nourrissant la colère et la haine des masses à l’égard du pouvoir. Tout ceci a élargi la « fissure » au sommet de l’Etat, « par laquelle le mécontentement et l’indignation des classes opprimées se fraient un chemin », comme l’écrivait Lénine.

Depuis trois semaines, la crise gouvernementale s’est aggravée.

En l’espace de quelques heures, le « moratoire » annoncé par le Premier ministre s’est transformé, sur ordre de Macron, en une annulation pure et simple des hausses de taxes prévues en janvier 2019. Macron a aussi recadré la ministre Marlène Schiappa, qui avait publiquement suggéré de rétablir l’ISF.

Les médias parlent de « cacophonie », mais c’est plus que cela :

Le gouvernement se divise parce qu’il ne sait plus comment gérer la crise sociale. Il panique. Et cette panique se lit aussi sur les mines blafardes des journalistes qui, depuis 18 mois, font le service après-vente de la politique gouvernementale, sur les plateaux de télévision.

Ainsi, les prémisses objectives d’une crise révolutionnaire sont réunies.

On peut même en ajouter une à la liste de Lénine : le gros des classes moyennes soutient le mouvement des gilets jaunes, comme le soulignent tous les sondages. Ceci dit, dans le même texte, Lénine explique que ces prémisses objectives, en elles-mêmes, ne suffisent pas à déclencher une révolution :

« La révolution ne surgit pas de toute situation révolutionnaire, mais seulement dans le cas où, à tous les changements objectifs ci-dessus énumérés, vient s’ajouter un changement subjectif, à savoir : la capacité, en ce qui concerne la classe révolutionnaire, de mener des actions révo-lutionnaires de masse assez vigoureuses pour briser complètement (ou partiellement) l’ancien gouvernement, qui ne “tombera” jamais, même à l’époque des crises, si on ne le “fait choir”. »

La « classe révolutionnaire », c’est la classe ouvrière (le salariat).

Elle est révolutionnaire parce qu’elle est la classe sans propriété et parce que sa position dans l’appareil productif la destine à prendre les rênes du pays, à renverser le capitalisme et à reconstruire la société sur de nouvelles bases, des bases socialistes.

Aujourd’hui comme à l’époque de Lénine, la mobilisation du salariat est le facteur décisif de toute révolution.

Pour que la situation actuelle se transforme en révolution, il faut donc une mobilisation suffi-samment « vigoureuse », comme l’écrit Lénine, de la classe ouvrière. Sous quelle forme ? Sous la forme vigoureuse par excellence, parce qu’elle paralyse la production : un vaste mouvement de grèves illimitées.

Dès le 17 novembre, au vu du succès de la mobilisation des gilets jaunes, les directions syndicales – si elles étaient dignes de leur fonction – auraient dû jeter toutes leurs forces dans la préparation d’un grand mouvement de grèves illimitées. Elles n’ont rien fait de tel. Trois semaines plus tard, elles ne le font toujours pas.

Pire : les directions syndicales (sauf SUD) viennent de signer un communiqué commun qui est un appel, pratiquement, à cesser le mouvement, à ne pas manifester, et à les laisser, elles, directions syndicales, « négocier » avec le gouvernement. Négocier quoi, au juste, dès lors que le mouvement – et donc la pression sur le gouvernement – aurait cessé ? Ce communiqué est une honte qui provoque l’indignation des bases syndicales, à juste titre. De nombreux militants syndicaux se mobilisent auprès des gilets jaunes et, désormais, de la jeunesse, qui subit une répression brutale.

Ceci dit, même sans le concours des directions confédérales des syndicats, un puissant mouvement de grèves peut se développer dans les jours qui viennent, sous l’impulsion de la base, comme en Juin 36 et en Mai 68.

Dans les entreprises, des dizaines de milliers de travailleurs et de militants syndicaux le comprennent. Ils poussent dans ce sens. S’ils parviennent à leur fin, Macron sera à genou. Il sera forcé, au minimum, de dissoudre l’Assemblée nationale.

Cependant, la question du pouvoir restera posée, car une révolution pose toujours cette question. Même si Macron dissout l’Assemblé nationale, il n’est pas certain que la bourgeoisie reprenne facilement et rapidement le contrôle de la situation. Pour le comprendre, il suffit d’écouter la ferveur avec laquelle de nombreux gilets jaunes – méprisés, hier, comme des « riens » – exigent le « pouvoir au peuple ».

Dès à présent, le mouvement doit se doter d’organes démocratiques.

Des AG ouvertes à tous les secteurs en lutte doivent élire des délégués au niveau local, puis national, de façon à organiser la grève et son extension à un maximum d’entreprises. L’objectif immédiat est la paralysie de l’économie et le renversement du gouvernement. Dans le même temps, ces organes démocratiques du peuple en lutte jetteront les bases d’un gouvernement des travailleurs, car si le gouvernement Macron est renversé, cette question sera immédiatement posée.

Pour un mouvement de grèves illimitées !
Tout le pouvoir au peuple travailleur !
Vive la révolution française !

7 décembre 2018
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https://www.marxiste.org/

Commentaire: Nous publions cette prise de position d’un groupe qui n’est pas au NPA, mais à la France Insoumise. Vous ne seriez pas mieux au NPA?

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08 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

turin tav ( courrier international)

tav

Des dizaines de milliers de manifestants à Turin

Contre la liaison avec Lyon

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi à Turin contre le projet de liaison ferroviaire avec Lyon, qui représente selon eux un « gaspillage d’argent public » alors que l’Italie a besoin d’argent pour les écoles ou le système de santé.

Les organisateurs ont fait état d’une « marée » de 70.000 personnes, « le plus grand rassemble-ment » de l’histoire du mouvement. Il n’a pas été possible d’obtenir une estimation des forces de l’ordre, qui n’en fournissent jamais en Italie.

Le cortège a défilé dans une ambiance bon enfant, mêlant retraités, jeunes et familles avec enfants et de grands drapeaux « No Tav » (« Non à la LGV – ligne à grande vitesse), avec un train barré d’une croix rouge, volaient au vent.

« Contre le gaspillage », « Oui à de petites infrastructures utiles, non à de grandes infrastructures inutiles », « Tav sponsorisé par l’Union industrielle – Mafia du ciment », « Non au Tav. Oui à la sauvegarde du territoire et de l’environnement. 30 ans de résistance » proclamaient les pancartes.

Le projet Lyon-Turin, dont l’élément central est un tunnel de 57,5 km devant être construit dans les Alpes italiennes et françaises, est contesté depuis ses débuts, en particulier par des asso-ciations de défense de l’environnement. Mais le message essentiel porté par les manifestants samedi était la dénonciation du « gaspillage d’argent public » et la revendication d’une autre société. Le coût du seul tunnel est estimé au bas mot à 8,6 milliards d’euros.

« Il y a des choses plus importantes sur lesquels investir comme les hôpitaux, les écoles, les routes », a déclaré à l’AFP Maurizio Alfero, 60 ans, en expliquant en expliquant avoir récemment obtenu un rendez-vous médical pour septembre 2019 dans l’hôpital de sa ville, faute de place avant. « Il suffirait déjà d’utiliser la ligne (ferroviaire) existante, qui est sous-exploitée », a-t-il ajouté.

Domenico Larobina, un Turinois de 31 ans, préfèrerait lui qu’on « investisse dans des infrastruc-tures pour un développement humain, afin d’améliorer la qualité de vie des gens, et non les profits ». « Ils ne pensent qu’à remplir leurs poches, nous voulons un avenir différent qui garan-tisse un vrai système sanitaire et la création de vrais postes de travail », a souligné pour sa part Dana Lauriola, une des leaders du Mouvement No Tav.

Le 10 novembre, entre 30.000 et 40.000 partisans du projet avaient donné de la voix dans cette même ville de Turin, la première manifestation d’ampleur des pro-LGV. Le monde entrepreneurial était présent en masse, estimant cette infrastructure vitale, pour l’Italie, deuxième pays manufacturier d’Europe.

Gouvernement divisé

Le gouvernement italien est lui-même divisé sur la question: la Ligue (extrême droite) de Matteo Salvini soutient le projet, tandis que le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) y est hostile. La maire de Turin, Chiara Appendino (M5S), n’a pas participé au rassemblement mais a réaffirmé samedi soir son opposition à ce projet qui représente selon elle « un modèle de développement du passé ». Rome a commandé une analyse coûts-bénéfices dont le gouverne-ment attend les résultats avant de se prononcer.

La ministre française des Transports, Elisabeth Borne, a réaffirmé fin novembre le soutien de la France au Lyon-Turin qui doit permettre « un transport de marchandises plus efficace et plus respectueux de l’environnement ». L’objectif est d’accélérer les liaisons passagers en mettant Turin à 2h de Lyon, contre plus de 4h actuellement, et de transférer le fret vers le rail, alors que les routes sont engorgées de camions. « Il faut qu’on soit conscient que (…) si on n’a pas de décision au début de l’année 2019, les travaux seront arrêtés », a déclaré Mme Borne.

Le chantier, sur lequel travaillent au total quelque 800 personnes, est déjà bien entamé. Si le tunnel doit faire 57,5 km, l’ensemble des galeries le composant doivent s’étendre sur 162 km: « Pour le moment, nous avons creusé 25 km, soit 15% », a expliqué à l’AFP Piergiuseppe Gilli, directeur de la construction à la société franco-italienne Telt.

Pour défendre ce projet « important pour l’Europe dans son ensemble », la Commission europé-enne tente de manier en même temps la carotte et la bâton. Bruxelles a ainsi décidé de porter sa participation aux grandes infrastructures européennes de 40% à 50% dans le prochain budget 2021-2027.

Mais dans le même temps, elle n’exclut pas de demander à Rome de rembourser sa contribution de cette année si « l’argent attribué n’est pas raisonnablement dépensé dans le cadre de l’accord de subvention ».

08.12.2018 

https://www.courrierinternational.com/

08 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

gilets brest quimper (actu)

tonnerre de brest 1

Une marée de gilets jaunes pour la deuxième marche citoyenne à Brest samedi 8 décembre

Ils étaient plus nombreux que le samedi précédent : ce 8 décembre 2018, de 2500 à plus de 3500 gilets jaunes selon les sources, ont défilé dans le calme et en musique à Brest.

2500 gilets jaunes selon la police, plus de 3500 selon les organisateurs, ont défilé dans les rues de Brest (ici Siam) samedi 8 décembre 2018 lors de la deuxième marche citoyenne 22e jour de mobilisation pour les gilets jaunes à Brest. Avec, en ce samedi 8 décembre 2018, un appel à prendre part à la deuxième marche citoyenne, après celle qui avait rassemblé quelque 2000 personnes samedi 1er.

2500 à plus de 3500 participants

Cette fois-ci, ils étaient 2500 selon la police, plus de 3500 selon les organisateurs.  Partis à 14h de la place de Strasbourg où le rendez-vous était donné à 13h30, le cortège a emprunté la rue Jean-Jaurès. Dans le calme, au rythme des «Macron démission», des diverses revendi-cations pour augmenter le pouvoir d’achat, des Marseillaise entonnées le long du parcours. Et en musique ! Une ambiance festive et bon enfant. Sous la pluie qui n’a, en rien, découragé les gilets jaunes, visiblement plus motivés que jamais. «Vous pouvez l’écrire, nous ne lâcherons rien !», martelaient les gilets jaunes dès le départ.

Les deux cortèges de gilets jaunes s’évitent

Vers 15h, en apercevant le deuxième rassemblement organisé à Brest par d’autres gilets jaunes en haut de la place de la Liberté, qui manifestaient en compagnie des syndicats, les gilets jaunes mobilisés depuis le 17 novembre au rond-point de Pen-ar-C’hleuz (barrage filtrant à l’entrée/sortie de la RN12 Brest-Rennes), ont décidé de faire bifurquer leur cortège à droite pour ne pas se mélanger.  Ils ont donc emprunté la rue Dupleix puis celle de Kérabécam pour revenir sur le boulevard Clemenceau et descendre la rue de Siam.

Une minute de silence sur le pont de Recouvrance

Pour passer le pont de Recouvrance où les ont rejoints des motards. Juste avant d’arriver rive droite, vers 15h50, le cortège a stoppé sur le pont pour respecter une minute de silence en hommage aux gilets jaunes décédés et aux blessés, mais également à ceux qui se sont donnés la mort dans l’exercice de leur profession.

La marche pour le climat applaudie

Les gilets jaunes ont ensuite fait demi-tour autour de la station de tram de Recouvrance, puis ont remonté la rue de Siam. En discutant avec les Brestoises et les Brestois qui faisaient leurs courses.  En haut, ils ont croisé le cortège de la marche pour le climat, Climate alarm, organisée à Brest et qui s’était rassemblée square Mathon. Les deux cortèges se sont applaudis.

Pas de tram

Puis les gilets jaunes ont remonté la rue Jean-Jaurès pour revenir place de Strasbourg où, après un petit discours des organisateurs, tout le monde s’est dispersé. Toujours dans le calme, peu après 17h.  Bien entendu, la circulation du tram a été suspendue l’après-midi. Bibus avait mis en place des bus de remplacement.

8 Décembre 2018

https://actu.fr/bretagne/brest

Lire aussi:

Finistère. Gilets jaunes : ce qu’il faut retenir de la manifestation du 8 décembre à Quimper (Actu)

Édouard Louis en tête d’un cortège de gilets jaunes à Saint-Lazare. La députée de la France insoumise Clémentine Autain était également présente. ( Le Huff’)

07 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (le huff’)

NPA

philippe poutou

La violence ne vient pas des gilets jaunes

Mais de ce gouvernement antisocial

Le gouvernement a peur. Mais le chaos, ce ne sont pas les revendications des gilets jaunes pour mieux vivre. Agriculteurs, étudiants, salariés, soyons des millions le 8 décembre. Le gouvernement a peur.

Les chroniqueurs, les présentateurs télé, tous ceux qui nous expliquent à longueur d’année ce qu’il faut penser, ils ont peur aussi. Mais peur pour eux, pour leur pouvoir, pour leurs positions, pour leurs privilèges. Leur mépris de classe glisse clairement vers de la haine de classe. La haine du pauvre, du petit, du populaire quand celui-ci se rebiffe, quand il relève la tête.

Le gouvernement, bien relayé par les médias dominants, découvre le chaos et la violence. Alors qu’ils existent au quotidien depuis longtemps, qu’ils sont même insupportables depuis longtemps. Ces gens-là nous mentent, ils veulent nous faire peur, comme si le danger c’était la révolte des gilets jaunes, celle des milieux populaires. Comme si le chaos, c’était les manifestations, les blocages, les revendications pour mieux vivre.

Le mouvement des gilets jaunes est une très bonne chose. Après des années d’échec du mouvement social, voilà enfin comme un sursaut, un réveil. Ils pensent quasiment à haute voix « salauds de pauvres ». Ils veulent nous faire taire, nous écraser, nous broyer. Mais les salauds ce sont eux. Les violents ce sont eux.

Il y en a ras-le-bol de se faire humilier, de subir les reculs sociaux pendant que le camp des possédants s’enrichit et se gave de tout.

Ras-le-bol du chômage, de la précarité, des licenciements, des revenus indécents, des logements insalubres, des maternités ou des hôpitaux qui ferment, de l’impossibilité de se soigner ou de s’instruire correctement, des prix qui augmentent partout.

Ras-le-bol de leur monde pourri, de la concurrence, du racisme, de l’homophobie, du sexisme. De toute ces violences qui reposent sur les inégalités sociales, sur les oppressions et sur l’exploitation. Il y en a ras-le-bol de se faire humilier, de subir les reculs sociaux.

La violence du mouvement social actuel est normale, complètement légitime.

Certes quand la colère finit par s’exprimer, ça explose un peu dans tous les sens, ce n’est pas toujours propre, ni comme on voudrait. Mais ce qui est grave aujourd’hui ce ne sont pas les vitrines qui brûlent ni les barricades, non, ce qui est grave ou ce qui fait peur, ce qui est dégueulasse même, ce sont les brutalités de la répression, ce sont les grenades qui défigurent et qui mutilent les manifestant.e.s, notamment les lycéens.

Ce qui est grave et anti-démocratique, c’est la tentative violente de faire taire la contestation sociale.

Donc, espérons que le mouvement va se renforcer, qu’il va être rejoint par les agriculteurs, les routiers, les étudiants, les salariés, les syndicats, les associations…

Soyons des millions dans la rue, en manif ce samedi 8 décembre et en grève pour bloquer le pays.

C’est ainsi qu’on fera reculer le gouvernement, qu’on stoppera les politiques antisociales et que nous défendrons nos vies.

06/12/2018 Philippe Poutou

https://www.huffingtonpost.fr/

07 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

christophe aguiton (regards)

07 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

mantes la jolie (les inrocks)

casimir
Rien ne peut les arrêter!
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“La vidéo de Mantes-la-Jolie a été un électrochoc”
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Reportage à la manif des lycéens à Paris

A l’appel de l’Union nationale des lycéens (UNL), une manifestation lycéenne a eu lieu entre Stalingrad et République vendredi 7 décembre, à Paris. Au lendemain de la diffusion des images des lycéens de Mantes-la-Jolie agenouillés et mains sur la tête, l’indignation était partagée par les manifestants.

Les images de leur interpellation ne cessent de susciter l’indignation depuis leur diffusion sur les réseaux sociaux 

Jeudi 6 décembre, devant un lycée de Mantes-La-Jolie (Yvelines), 153 lycéens se sont retrou-vés à genoux, mains sur la tête ou derrière le dos, le tout sous la surveillance de policiers armés de matraques et de boucliers. Ces adolescents avaient été interpellés à la suite de violences commises en marge de blocages de deux établissements environnants – ce jour-là, c’est en tout 700 lycéens dans toute la France qui ont été concernés par des interpellations.

Aussi, lors de la manifestation à l’initiative de l’Union nationale des lycéens (UNL) ce vendredi 7 décembre – l’appel à se mobiliser contre la réforme du bac ou encore de l’accès à l’université, dans le sillage du mouvement des gilets jaunes, avait été lancé dès lundi 3 décembre – nombre de lycéens évoquent cette vidéo et les violences policières.

“Tout le monde déteste la police”, crient en choeur plusieurs d’entre eux, réunis sur la place de la Rotonde, à Stalingrad (Paris 19è), lieu de départ de la manif, prévue pour aller jusqu’à République. Alors que 200 lycées sont perturbés depuis le matin, plusieurs centaines d’adoles-cents ont fait le déplacement. Aux cris de “Macron démission”, “Macron t’es foutu, les lycéens sont dans la rue” ou encore “Macron tu fais la guerre, et ta police aussi, mais on reste déter pour bloquer le pays”, le cortège s’est mis en branle dans le calme vers 11h30.

“Nous n’avons pas à nous taire”

Parmi les manifestants, Camille, 16 ans, lycéenne à Paris en 1ère S. La jeune fille a plusieurs griefs à faire savoir : “Parcoursup, la hausse des frais de scolarité pour les étudiants étran-gers… On s’était déjà mobilisés l’année dernière, mais on n’est jamais entendus. Mais nous n’avons pas à nous taire.

Concernant la réforme du lycée, qui prévoit dès la rentrée 2019 la suppression des séries de la voie générale, remplacées par des enseignements de spécialités, elle est également plus que sceptique. “Il n’y aura pas les mêmes spécialités dans tous les établissements [voir cet article à ce propos], ce qui n’est pas juste. Et, par ailleurs, choisir sa spécialité dès la seconde, celle qui déterminera les études après le bac, c’est trop tôt.” Un avis partagé par un lycéen, en classe de seconde justement, qui nous interpelle alors que l’on discute avec son copain : “C’est trop difficile de faire le choix si jeune.”

On croise ensuite un jeune homme avec un mégaphone, qui nous indique avec malice “ne pas trop être au courant de la réforme”, et nous renvoie vers un ami à lui, bien mieux informé. C’est le cas : Ulysse, 17 ans, en terminale L au lycée Voltaire, à Paris, est prolixe.

“Je suis ici pour soutenir le mouvement lycéen, mais aussi pour soutenir les profs, dont 2000 postes vont être supprimés en 2019. Et puis, cette histoire de spécialités, cela va faire que l’on va avoir un bac par lycées, pas un bac national. On va vers une forme d’élitisme, à la fois tradi-tionnelle et insupportable : par exemple, les élèves méritants de banlieue seront défavorisés par rapport aux élèves méritants du coeur de Paris. [rapport à l’inégale répartition des spécialités dans les lycées ndlr].” Concernant les images de Mantes-la-Jolie, l’adolescent évoque “une escalade de violences qui fait très peur”.

“C’est une provocation à l’égard des élèves, du mépris à l’encontre des profs”

Il n’y a pas que les lycéens pour penser ainsi : dans le cortège, des étudiants – l’une d’elle, très critique par ailleurs de la réforme de l’université, assure avoir “pleuré toute la nuit” à leur visionnage, dénonçant une “dérive hyper-fascisante du gouvernement” – des profs ou encore des membres de syndicats et des responsables politiques dénoncent ce qu’ils ont vu sur cette vidéo.

Comme par exemple l’ex-Secrétaire national du Parti communiste Pierre Laurent, qui affirme être “totalement scandalisé par la réaction de Jean-Michel Blanquer” à propos de cette affaire [ce matin sur France inter, le Ministre de l’Education nationale a reconnu “des images choquantes” mais a également mis en avant le “climat de violence exceptionnelle” à l’oeuvre en ce moment, appelant à remettre cette vidéo dans son contexte, ndlr]. Le Sénateur de Paris est ainsi venu aujourd’hui “en soutien des revendications des lycéens, mais aussi, si possible, pour servir de protection pour eux, vu les interventions incroyables de la police des derniers jours”.

Adeline, professeure dans le collège Gustave Courbet de Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis), accompagnée de plusieurs collègues, dit la même chose : “C’est notamment à cause de la crainte que la police se laisse aller à des excès s’il n’y avait pas d’adultes à la manif que nous sommes venus.” La vidéo de Mantes-La-Jolie a été pour elle “un electrochoc” : “C’est une provocation à l’égard des élèves, du mépris à l’encontre des profs : quand on entend dans la vidéo “Voilà une classe calme”, cela sous entend qu’il faudrait nécessairement des flics pour tenir une classe !”

Celle qui arbore une pancarte « Moins de répression, plus d’éducation » se sent d’autant plus sensibilisée à la question que c’est non loin de son collège, au lycée Utrillo, à Stains, qu’un ancien gendarme a récemment été nommé proviseur adjoint à la sécurité de l’établissement, ce qui a provoqué un tollé.

A l’évocation du mouvement des gilets jaunes, l’enseignante venue en soutien des lycéens se dit par ailleurs “solidaire de tous les gens se considérant malmenés par ce gouvernement”. Rue du Faubourg du Temple, un vieux monsieur applaudit au passage du cortège, tout en criant “bravo!”, tandis qu’un homme agite par sa fenêtre un gilet jaune… et est alors acclamé par les adolescents.

A l’arrivée à République, plusieurs d’entre eux se mettent à genoux, mains sur la tête, pour tristement rappeler ce qui s’est passé la veille à Mantes-la-Jolie. Le défenseur des droits a, quant à lui, annoncé l’ouverture d’une enquête.

07 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

chat npa

Le samedi 8 décembre, et après

Mobilisation générale contre Macron et son monde !

Face à la mobilisation des Gilets Jaunes, le pouvoir a commencé à reculer, en annonçant la suppression, pour l’année 2019, de la hausse des taxes sur les carburants. Le gouvernement, qui affichait son « inflexibilité » il y a quelques jours encore, panique et essaie d’éteindre l’incendie qu’il a lui-même allumé.

Mais c’est trop peu, et c’est trop tard.

Car si le prix des carburants a joué un rôle d’étincelle, la colère est beaucoup plus profonde : la mobilisation est appelée à se poursuivre, et à s’élargir. C’est en effet une politique globale, au service des riches, qui est remise en cause, faite d’injustice fiscale, d’austérité, de destruc-tion des services publics, imposée par un pouvoir dont l’arrogance n’a d’égal que la brutalité.

D’autres secteurs se mettent en mouvement, notamment dans la jeunesse, qui fait face à une répression scandaleuse, et la journée du 8 décembre s’annonce comme une étape essentielle dans l’extension et l’élargissement de la mobilisation : Gilets jaunes, forces associatives, syndicales et politiques, écologistes convaincus de l’indispensable articulation entre revendications sociales et écologiques, doivent s’y retrouver.

Le NPA sera partie prenante des mobilisations de samedi et, à Paris, se joindra au rendez-vous donné par les cheminotEs de l’Intergare, le comité Vérité pour Adama, les postierEs en lutte, l’Action antifasciste Paris-Banlieue, et bien d’autres, à 10h à Saint-Lazare, pour ensuite converger avec les Gilets jaunes.

Olivier Besancenot sera présent à ce rendez-vous parisien, tandis que Philippe Poutou manifestera à Bordeaux, le matin en défense de l’usine Ford Blanquefort menacée de fermeture et l’après-midi au côté des Gilets jaunes.

Notre porte-parole Christine Poupin participera quant à elle à la Marche pour le Climat à Rouen:  nous sommes en effet de celles et ceux qui n’opposent pas justice sociale et justice climatique, qui sont au contraire indissociables.

Ils commencent à reculer ! C’est le moment d’y aller, de manifester, de bloquer l’économie, notamment par la grève, touTEs ensemble !

Montreuil,  Vendredi 7 décembre 2018

https://npa2009.org/

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NPA

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