Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

21 juin 2017 ~ 0 Commentaire

famine afrique (npa)

Francafrique

La famine comme politique contre les peuples

Une politique agricole désastreuse

(…) Traditionnellement, les spécialistes considèrent qu’il y a trois phases concernant les pénuries de nourriture et d’eau potable. La crise alimentaire, l’urgence alimentaire et la famine, qui elle-même correspond à des critères adoptés par la FAO (l’organisation des Nations-Unis pour l’alimentation et l’agriculture) :

« Un certain nombre de facteurs doivent être réunis : notamment, plus de 30 % des enfants doivent être atteints de malnutrition aiguë, deux décès doivent être recensés chaque jour pour 10 000 habitants, une maladie  pandémique doit s’être déclarée ; chaque jour, les habitants doivent avoir accès à moins de quatre litres d’eau et leur nourriture doit leur apporter moins de 2 100 calories ; des déplacements de population à grande échelle doivent également être observés, ainsi que des conflits civils, et la perte totale des biens des habitants et de leurs sources de revenus. »

Selon la FAO, vingt-huit pays africains nécessitent aujourd’hui une assistance alimentaire. Au-delà des conflits, cette situation reflète l’absence d’une réelle politique de soutien réelle à l’agriculture, la pêche et l’élevage qui emploient en moyenne près de 60 % de la population active.

Sous l’impulsion des institutions financières de Bretton-Woods, les gouvernements africains enchaînés par la dette ont dû obtempérer aux dictats  économiques.

En matière agricole, il s’agissait de se réorienter massivement vers une culture d’exportation, certes capable de ramener des devises fortes nécessaires au paiement des intérêts de la dette, mais incapable de nourrir les populations. Dans le même temps les caisses d’équilibrage des productions agricoles ont été supprimées. Si ces caisses ont souvent été un moyen d’en- richissement des élites, elles avaient le mérite d’apporter une certaine stabilité des prix, néces- saire pour les petits agriculteurs.

On ne compte donc plus aujourd’hui les faillites provoquées par la volatilité des prix sur les denrées alimentaires, liée aux spéculations financières qui se jouent notamment à la bourse de Chicago. Les programmes d’ajustement structurels ont anéanti tous les moyens de stockage que possédaient les pays africains, les laissant sans aucune défense devant les exigences des grands groupes de l’agroalimentaire. Même les petites unités de stockage nécessaires aux périodes de soudure pour les petits paysans ont été démantelées.

Or plus la situation agricole est précaire, plus le risque de famine est important. Comme en témoigne la situation en Ethiopie : « depuis plusieurs années les paysans du Tigray (est et centre), du Wollo, du Wag Hamara et du l’Harargué connaissent des déficits alimen-taires réguliers qui les contraignent progressivement à liquider leur maigre capital. Engagés dans une spirale de paupérisation, ils deviennent structurellement dépendants d’une assistance alimentaire extérieure. »

Aujourd’hui en Afrique, ce sont avant tout les petits paysans qui sont les plus pauvres, et les aides des gouvernements locaux en soutien à leur paysannerie est déses- pérément faible en dépit des Accords de Maputo de 2003, qui prévoyaient de consacrer au moins 10 % des dépenses publiques en faveur du secteur primaire. Cette agriculture familiale a besoin d’aide, non seulement sur un plan financier mais aussi au niveau des infrastructures, des unités de stockage et de transformation des produits agricoles. Elle a aussi besoin de routes et de chemins de fer pour la distribution des denrées sur le territoire national ou au niveau régional. Il est « essentiel que les donateurs apportent un soutien accru aux program- mes de gestion des risques de catastrophes comme les systèmes d’alerte précoce, à la constitution de stocks de denrées alimentaires, de médicaments et autres réserves positionnées de manière stratégique, et aux programmes d’irrigation. »2 Actuellement, la résilience après une crise alimentaire est quasiment nulle, et l’exode des paysans de leurs terres en Afrique est souvent définitif.

La plupart des gouvernements africains tournent le dos à une politique d’aide à l’agriculture familiale, préférant, sous les conseils des structures financières internationales, vendre les terres à de grands groupes industriels de l’agroalimentaire pour promouvoir une agriculture d’exportation. Ainsi ce sont des milliers de paysans qui se trouvent du jour au lendemain expulsés de leurs terres et victimes d’une insécurité foncière qui est volontaire de la part des autorités locales. Comme l’indique le rapport de l’association Oakland Institute, qui a travaillé au Mali sur quatre investissements de terres arables : « la Banque Mondiale a orga- nisé l’environnement économique, fiscal, et juridique du Mali de manière à favoriser l’acquisition de vastes étendues de terres fertiles par une poignée d’intérêts privés au lieu d’apporter des solutions à la pauvreté et à la faim généralisées dans le pays ».3

Certes, après chaque grande famine on entend, de la part des dirigeants des pays riches, le rituel « plus jamais ça » accompagné de déclarations de soutien à l’agri- culture. C’est ainsi qu’un an après la famine de 2011 en Somalie, les pays du G8 se sont réunis à Camp David aux Etats-Unis pour lancer la « politique d’une nouvelle initiative de sécurité alimentaire et de la nutrition ». Au-delà des  mots, cette politique a permis d’ouvrir en grand les portes des marchés africains aux trusts de l’agroalimentaire, comme le souligne un rapport conjoint d’OXFAM, Action contre la faim et du CCFD-Terre Solidaire:

« Notre étude de la Nouvelle Alliance nous a montré que  le véritable objectif du G8 n’était pas de mettre fin à la pauvreté et à l’insécurité alimentaire en Afrique, mais de faire profiter leurs entreprises de perspectives de croissance et de profit.

Nous avons par exemple constaté que de nombreux pays africains parmi les plus gravement affectés par l’insécurité alimentaire et nutritionnelle sont laissés en dehors de cette initiative. Ce sont plutôt les pays qui offrent le plus de perspectives de croissance et de profits pour les multinationales et les gros investisseurs qui ont été ciblés en priorité. » Nous commençons à entendre le même discours, en parallèle de l’appel à la mobilisation contre la famine actuelle, de la part des groupes industriels de l’agroalimentaire, qui s’efforcent de dénigrer l’agriculture familiale parce qu’elle représente pour eux une jachère financière.

Il est indéniable que les conséquences du réchauffement climatique en Afrique fragilisent l’agriculture et l’élevage, notamment dans les zones sahéliennes, et concourent à produire des conflits notamment sur la question du foncier et de l’accès au point d’eau. La lutte contre le changement climatique doit impliquer la solidarité avec la paysannerie africaine, une des premières touchées. Ce travail de solidarité est d’autant plus possible que depuis deux décennies des organisations émergent et se sont coordonnées. Leur lutte pour la défen- se des terres et de l’agriculture familiale respectueuse de l’environnement a parfois rencontré des succès. Elle représente la solution contre l’insécurité alimentaire, qui passe aussi par la lutte contre les dictatures en Afrique.

Jeudi 29 juin 2017 Paul Martial

https://npa2009.org/

 

 

21 juin 2017 ~ 0 Commentaire

ter-tgv (sud rail bretagne)

cheminot

Le Train du quotidien devrait être la priorité !

Pour SUD-Rail / SOLIDAIRES, la priorité n’est pas de gagner une demi-heure pour aller à Paris.

Les investissements pour le TER et le transport de marchandises sont insuffisants. Des lignes secondaires sont fermées parce qu’elles n’ont pas été rénovées à temps. Il faudrait développer encore plus l’offre TER pour permettre à la population de se passer de la voiture et éviter la pollution et les risques routiers. Cela veut dire d’investir encore plus dans les matériels, les infrastructures et les personnels.

Le 2 juillet prochain, la nouvelle ligne TGV fera gagner une demi-heure entre Rennes et Paris. C’est 3,4 MILLIARDS d’argent public qui sont dépensés pour ce projet.

L’arrivée de la LGV et la mise en place du cadencement entraîne de gros changement dans les horaires, les TER sont mis en lien avec le TGV sans tenir compte des besoins des travailleurs utilisant ces trains du quotidien.

De nombreux usagers font remonter des problèmes :

Des arrêts auparavant desservis ou des trains d’extrême matinée ou de milieu de journée sont supprimés. Ces nouveaux horaires ne permettent plus d’arriver à l’heure au travail et poussent des usagers à reprendre leur voiture. Des temps de parcours sont allongés, Il sera aussi rapide d’aller de Rennes à Paris qu’à Châteaubriand ou St-Brieuc en Bretagne.

La LGV ne répond pas aux besoins de la population mais à ceux d’une minorité.

Nous appelons les usagers et cheminots à venir exposer tous les problèmes rencontrés et à participer à un rassemblement le 1er juillet 2017 près de la gare de Rennes (jour de l’inau- guration) pour exiger que les intérêts de la population passe avant la LGV et son monde.

Rassemblement  1er juillet 

6 bis rue Pierre Martin (Rennes)

17h00

Un préavis permet aux cheminots du GPF de se mettre en grève du mercredi 28 juin à 20h00 au lundi 3 juillet 2017 à 8h00

Syndicat SUD-Rail Bretagne 6 bis rue Pierre Martin – 35000 Rennes
courriel : sudrail.bretagne@gmail.com Tel : 09 50 92 76 57

http://www.rennes-info.org/

21 juin 2017 ~ 0 Commentaire

concarneau hôpitaux (le télégramme)

manifestants-hopital-SUD

28 comités de défense réunis au Cac de Concarneau

Les rencontres de la coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité vont se dérouler au Cac les 23, 24 et 25 juin. Vingt-huit comités sont attendus. Le point avec les membres du comité local qui organisent le rassemblement.

Pourquoi la ville de Concarneau accueille-t-elle ce rassemblement ?

Hélène Derrien, du comité local et présidente de la Coordination nationale: «Ces rencontres se déroulent, depuis 2004, deux fois par an. À chaque fois, l’hôte est différent. Nous étions à Montreuil à l’automne. Pour cette 27e édition, c’est au tour de Concarneau d’accueillir les délégations. Nous en sommes ravis. C’est une première ici».

Qui attendez-vous ?

H.D : «Vingt-huit comités, soit plus de 80 personnes, seront présents. Ce qui place la participation à un bon niveau. Le réseau à l’échelle nationale fédère une centaine de comités pour environ 4.000 contacts ».

Quels sujets vont être évoqués ?

H.D : « La matinée du samedi sera consacrée à une réflexion sur l’accès aux soins des personnes en perte d’autonomie. L’après-midi sera dédié aux échanges entre les comités. Un débat public aura lieu le samedi soir sur les difficultés d’accès aux soins et les propositions pour y faire face. On espère que la population va se mobiliser. Le dimanche matin sera consacré à notre assemblée générale, avec la révision de nos statuts. Nous allons élargir notre mission : de la défense des structures à la défense de l’accès aux soins. Pendant les trois jours, plusieurs intervenants seront présents, directeurs d’hôpitaux, éducatrice spécialisée, gériatre, médecin généraliste. Ils viennent de Nantes, Roscoff, Lorient, Decazeville ou Bergerac ».

Quelle est la situation, localement ?

Marianne Jan, trésorière du comité local : « Nous sommes, pour le moment, au point mort. Nous nous battons depuis 2008 pour la réouverture des Urgences de nuit. Mais notre crainte, c’est qu’elles disparaissent totalement. Comment cela est-il imaginable sur un territoire qui accueille 100.000 habitants en saison ?

Aujourd’hui, les économies sont réalisées au niveau du personnel. Cela impact forcement la qualité de soins. Nous souhaitons aussi que l’hôpital de Concarneau soit doté d’un scanner. Nous avons lancé en avril une campagne de sensibilisation avec une pétition sous forme de carte. Nous allons continuer cet été à rencontrer la population sur les marchés. Quand un nombre suffisant de signatures sera obtenu, nous expédierons les cartes directement au président de la République ».

À l’échelle nationale, quel est le constat depuis la création de la coordination nationale en 2004 ?

H.D : « C’est un véritable désastre. Un tiers des maternités ont fermé ces douze dernières années. Ça serait peut-être pire sans la mobilisation des comités locaux comme à Carhaix. Le dialogue est catastrophique avec les instances hospitalières où nous n’avons pas ou très de représentants. Tout est verrouillé. Nous n’avons pas d’information. Pourtant, le 1e r juillet, les hôpitaux doivent remettre à l’Agence régionale de santé (ARS) leur projet médical partagé. Celui-ci aura des conséquences sur le territoire. Nous avons alerté les élus. Ce que nous craignons, c’est un regroupement des activités autour de Brest comme le prévoit le projet Macron. Rien de très réjouissant en somme ».

Le Télégramme / 20 juin 2017 / Steven Le Cornu

http://www.letelegramme.fr/

21 juin 2017 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (npa)

 Lire aussi:

Contre le gouvernement Macron, l’extrême droite et tous les réactionnaires, reprenons la rue ! (NPA)

Droit du travail : Construire la mobilisation (NPA)

21 juin 2017 ~ 0 Commentaire

santé (anti-k)

dentit breiz

On va faire le grand bond en arrière!

Syndicat de la Médecine Générale : Duo Macron-Buzyn, un danger pour la santé

Le Syndicat de la Médecine Générale s’inquiète du programme santé d’Emmanuel Macron. Austérité, démantèlement de la solidarité au profit des assurances privées et soutien à l’indus- trie pharmaceutique, risquent de mettre en péril la santé de tous et toutes.

Emmanuel Macron prévoit de réduire les dépenses de l’État de 25 milliards, de l’assurance-chômage de 10 milliards, de l’Assurance maladie de 15 milliards et des collectivités territoriales de 10 milliards d’euros (1). On ne peut que se préoccuper de cette baisse des dépenses publiques qui servent à financer la solidarité et les services publics. Le recours à la numéri- sation forcée et à la télémédecine n’y changeront rien. On ne peut pas faire mieux avec toujours moins.

En remplaçant la cotisation salariale, gérée en partie par les représentants des travailleurs et dédiée au financement de la protection sociale, par un impôt, la CSG (Cotisation Sociale Généralisée), Emmanuel Macron prévoit une reprise en main autoritaire de la solidarité par l’État. A l’instar d’autres pays européens, l’État français aura alors tout loisir de réduire les allocations-chômages ou les dépenses de santé sans concertation avec les partenaires sociaux (2) en fonction des conjonctures ou des priorités. En Grande-Bretagne, l’allocation chômage (qui ressemble plus à une aumône) est ainsi tombée pour tous à 65,45 livres par semaine, (75,92 euros) quel que soit l’emploi ou le temps travaillé. Au Danemark, le niveau des pensions de retraite varie d’un mois sur l’autre en fonction de l’inflation.

Enfin, l’annonce de l’accélération des procédures des AMM (autorisations de mise sur le marché) des médicaments (3) et la nomination d’Agnès Buzyn comme ministre de la Santé, qui clame sa connivence avec l’industrie pharmaceutique (4), mettent en danger les patients. On peut dès lors prédire de nouvelles catastrophes sanitaires comme le Mediator® avec la commercialisation de médicaments mal évalués par des experts ayant des conflits d’intérêts avec l’industrie. La nomination de Gilles de Margerie, ex directeur général adjoint de Humanis, 3e groupe assureur complémentaire santé comme directeur de cabinet de la ministre de la Santé, montre à quel point le projet de Macron s’oriente vers une privatisation rampante de notre Sécurité sociale. Les médias réactionnaires s’en félicitent déjà (5).

La santé d’une population dépend très largement de paramètres non médicaux : logement, revenus, niveau d’inégalités, services publics, comme l’a montré par exemple Richard Wilkinson (6). En engageant une politique austéritaire et étatique, Emmanuel Macron et son gouvernement risquent de précariser encore plus la société française, d’augmenter le niveau d’inégalités et de dégrader l’état de santé de la population.

SMG  29/05/2017

http://www.anti-k.org/

21 juin 2017 ~ 0 Commentaire

chaleur (anti-k)

canicule

En 2100, les trois quarts de l’humanité risquent de mourir de chaud

Un tiers de l’humanité est actuellement exposé à des vagues de chaleur potentiellement mortelles, révèle une étude. Et si rien ne change, d’ici la fin du siècle, la situation sera bien pire…

C’est une étude qui a de quoi faire effrayer, après la décision de Donald Trump, début juin 2017, de quitter l’accord de Paris : si les émissions de carbone continuent d’augmenter au rythme actuel, 74 % de la population mondiale sera exposée à des vagues de chaleur poten-tiellement mortelles d’ici 2100 ! Un véritable « coup de massue » annoncé par des chercheurs de l’Université d’Hawaii, à Manoa, dans la revue Nature Climate Change. « Et même si les émissions de gaz à effet de serre se réduisaient de manière drastique d’ici la fin du siècle, 48 % la population humaine mondiale serait tout de même touchée », ajoutent les chercheurs dans un communiqué. Actuellement, c’est déjà un individu sur trois qui risque de « mourir de chaud »…

Une chaleur potentiellement mortelle pendant 20 jours

Pour parvenir à ce constat terrible, l’équipe de chercheurs a examiné la littérature scientifique pour repérer les cas de mortalité supplémentaire associés à 783 épisodes de chaleur, entre 1980 et 2014 : par exemple, la canicule de 2003, qui a provoqué une surmortalité de 70.000 personnes en Europe (15.000 rien qu’en France), celle de Moscou en 2010 (touchant 10.000 personnes), celle de Chicago en 1995 (700 personnes)… Au total, les vagues de chaleur recensées dans l’étude incluent 164 villes localisées dans 36 pays.

Les chercheurs ont croisé ces données avec les différents paramètres météorologiques enregistrées lors de ces épisodes de canicule : la température de l’air, le taux d’humidité, la vitesse du vent… Ils en ont déduit que le couple température-humidité était le facteur déterminant à rendre une vague de chaleur « potentiellement mortelle ». Au-delà d’un certain seuil, la capacité de thermorégulation de l’organisme (maintenant une température autour de 37°C) est altérée, au risque de provoquer chez l’individu un état d’hyperthermie. En 2000, le seuil fatidique de température et d’humidité a été franchi pendant au moins vingt jours sur 13 % environ de la surface du globe, où vit 30 % de la population mondiale.

Et dans le futur ? Tout dépendra de l’évolution des émissions de gaz à effet de serre. Dans le scénario le plus optimiste du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), ces rejets carbonés auront été réduits de manière drastique au point de limiter le réchauffement à 1°C à la fin du siècle. Dans ces conditions, la zone à risque s’étendrait sur 27 % du globe et concernerait 48 % des 11 milliards de Terriens. Si, au contraire, l’on se base sur le scénario le plus pessimiste, dans lequel les gaz à effets de serre continuent d’augmenter au rythme actuel, le réchauffement moyen monte à 3,7 °C en 2100, 47 % du territoire sera touché, soit 74 % des individus.

« Il ne nous reste plus qu’à choisir entre le mauvais et le terrible »

Toutes les régions du monde ne sont pas concernées de manière égale. Bien que les modèles des climatologues prévoient des hausses de température plus marquées dans les hautes latitudes, « les régions tropicales sont exposées toute l’année à des températures et une humidité élevées, alors que pour les latitudes plus au nord, le risque d’un épisode de chaleur potentiellement mortel se limite à l’été », précisent les chercheurs.

En revanche, partout dans le monde, le vieillissement de la population aggrave la menace, de plus que la concentration croissante des individus dans les zones urbaines, sujettes aux phénomènes d’îlots de chaleur (concentrations de chaleur liées à l’absence de nature). Les chercheurs ont rendu leurs données disponibles sur un site web qui permet de connaître, ville par ville, le nombre de jours dans une année où le couple température-humidité est au-delà  seuil critique. Dans le pire scénario du GIEC, ce pallier sera dépassé pendant six jours en France métropolitaine, 53 jours à New York, et… tous les jours à Cayenne !

Bien entendu, beaucoup d’incertitudes demeurent quand à l’évolution démographique et urbanistique du monde jusqu’en 2100, ainsi que sur l’adoption de politiques de lutte contre le réchauffement climatique. Mais les chercheurs espèrent que leurs travaux permettent de voir émerger une prise de conscience sur l’urgence pour les régions tropicales, alors qu’actuelle- ment, « c’est le réchauffement des pôles qui demeure le changement climatique le plus emblé-matique », note Iain Caldwell, co-auteur de ces travaux. « En ce qui concerne les vagues de chaleur, nous sommes à court d’options pour l’avenir, il ne nous reste plus qu’à choisir entre le mauvais et le terrible, alerte Camilo Mora, autre co-auteur de l’étude. Beaucoup de personnes paient déjà le « prix ultime », et la situation pourrait être bien pire si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas considérablement réduites. »

Sciences et Avenir 20/06/2017 Lise Loumé

http://www.anti-k.org/

20 juin 2017 ~ 0 Commentaire

la gauche (npa)

la gauche

Un champ politique bouleversé et instable, des affrontements qui s’annoncent

cranes ps

Parti socialiste : « pasokisation » ou simple éclatement ?

D’abord souligner que le premier tour des législatives a confirmé la bérézina en cours. Alors que les projections pour le second tour ne créditent pas le PS de plus d’une trentaine de dépu- tés, l’élimination dès le premier tour de l’ancien candidat à la présidence, Benoit Hamon, et l’écrasement (9 % des voix !) du premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, dans la circonscription très à gauche de la capitale qu’il avait représentée à l’Assemblée nationale pendant 25 ans, sont hautement symboliques.

Du point de vue de l’appareil, les conséquences sont évidemment catastrophiques. Ce ne sont pas seulement près de 300 députés qui vont « perdre leur travail » mais, avec le plan de super-austérité qui va devoir être appliqué, des centaines voire milliers d’attachés parlementaires et de permanents. Le siège de Solférino serait d’ailleurs bientôt mis en vente. Or, s’il n’y a plus d’appareil, qu’est-ce qui pourrait pousser des socialistes aux positions sou- vent diamétralement opposées à demeurer ensemble ?

Et comment continuer avec un parti d’élus qui n’aurait plus d’élus ?

Dans cette situation, la question est de savoir si, comme dans le cas du PASOK en Grèce, il restera après l’effondrement un tronc commun plus ou moins large ou si le PS va simplement disparaître après avoir explosé en plusieurs morceaux. Les macronistes ou Macron-compa- tibles qui ne sont pas encore partis (il en reste un bon nombre) hésitent entre s’en aller rejoin- dre REM ou constituer une force d’appoint post-socialiste à la majorité présidentielle. « Les résultats des socialistes doivent être regardés avec lucidité et il faudra en tirer toutes les conclusions au lendemain du second tour, pour rebâtir la gauche de gouvernement sur des bases saines et rénovées », a déclaré l’un d’entre eux, l’ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve.

De leur côté, les hamonistes affirment vouloir maintenir et refonder un PS recentré sur ses « valeurs », donc débarrassé de ceux qui soutiennent ou soutiendront le gouvernement Macron-Philippe. Dans leur idée, une telle formation irait d’eux-mêmes jusqu’à Cambadélis en passant par Martine Aubry, Anne Hidalgo, Najat Vallaud-Belkacem… Resterait alors à entre- prendre une cure d’opposition, tout en espérant un essoufflement ou une crise du mouvement de Mélenchon, qui par définition, n’entend ni ne peut s’allier à quiconque au sein d’une même formation politique. La suite bientôt… avec dans tous les cas des jours agités.

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Les problèmes de Mélenchon

Au delà du projet et à la « philosophie politique » de Mélenchon et de sa France Insoumise, ce que l’ on peut ajouter sur la base des premiers enseignements des législatives, c’est peut-être une réflexion sur les contradictions qui les travaillent.

Jean-Luc Mélenchon a eu un premier gros problème au soir du 23 avril. Il s’y voyait déjà, s’y voyait tellement (après avoir poussé à l’extrême l’idée de « la gagne », inaugurée par les antilibéraux de l’avant-présidentielle de 2007 et reprise par le Front de Gauche en 2012) que son élimination, pourtant logique dans les conditions de rapports de forces électoraux qui prévalaient, a semblé le tétaniser en le rendant plus amer et agressif que jamais, là aussi, en sapant des efforts sinon de « dédiabolisation », du moins destinés à le faire apparaître sous un jour plus avenant.

Mélenchon et son équipe se sont cependant repris avant les législatives, mais ils se sont alors trouvés confrontés à un deuxième problème : la campagne présidentielle avait été si personnalisée (et personnaliste) que les candidats FI aux législatives, dans leur grande majo- rité, s’avéraient incapables de se hisser à la hauteur électorale du Chef. Résultat, la FI a beau- coup perdu par rapport à la présidentielle, près de huit points, tout comme le Front National. La France Insoumise aura des élus (dont probablement Mélenchon), peut-être même un groupe parlementaire avec le renfort de quelques députés PCF, mais beaucoup moins que ce qu’elle espérait au départ.

C’est toutefois maintenant, à l’issue de la séquence électorale et de l’enthousiasme qu’elle a suscitée dans une formation fondamentalement électoraliste, que la principale difficulté va se présenter.

La France Insoumise a été mise en place d’en haut comme un « mouvement » non ou anti- parti, tout dévoué à la vocation présidentielle du Chef, sans aucune structure d’élaboration et de débat démocratiques. Mais si elle veut se pérenniser, elle sera obligée de mettre en place un type d’organisation collective laissant aux militants des possibilités de s’exprimer.

Aucune formation, pas même le FN, ne peut fonctionner en suivant la seule parole du Chef. Même les partis staliniens organisaient des congrès, certes absolument contrôlés, totalement antidémocratiques, mais qui dans leur cas permettaient de mesurer à un moment donné des rapports de forces intra-bureaucratiques. En Espagne, Podemos a comme la FI une base idéologique populiste et des conceptions organisationnelles verticalistes, mais des opinions différentes peuvent s’y exprimer et son deuxième congrès a même donné lieu à la formation de trois tendances.

Rien de tel dans la France Insoumise. Ni congrès, ni orientation discutée et votée collectivement, ni même direction élue, le Chef nommant de sa propre autorité son équipe rapprochée. Or une forme politique pérenne ne peut être qu’une structure collective autorisant des débats, ayant des congrès avec des délégués et des dirigeants élus. Ce qui implique nécessairement d’accepter que puissent s’exprimer des opinions différentes voire dissidentes (même si au Parti de Gauche, prédécesseur de la FI et qui, lui, tenait des congrès, la direction avait l’habitude de couper toutes les têtes qui dépassaient). Cette question de la pérennité et donc de la structuration, démocratique ou non, est la grande question posée aujourd’hui à Mélenchon et à son équipe. S’ils ne parviennent pas à lui trouver une réponse un peu cohérente, leur « mouvement » risquera assez vite de s’évaporer.

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PCF, la descente aux enfers continue

Avant de conclure, quelques mots sur la situation du Parti Communiste Français. La tactique mélenchoniste du « casse-noix » a fonctionné avec le PS, qui s’est effectivement retrouvé broyé entre les deux mâchoires Mélenchon et Macron de la tenaille. Mais elle a également donné des résultats avec le PCF, incapable de définir une politique claire par rapport à la présidentielle, un vote serré de ses militants ayant décidé de soutenir le candidat de la FI, en désavouant la position majoritaire de la direction.

Les comparaisons avec 2012 sont difficiles (puisque les candidats PCF se présentaient alors sous l’étiquette Front de gauche), mais une certitude est que la dégringolade électorale de ce parti se poursuit. 6,91 % au premier tour de 2012 pour le Front de Gauche (avec une grande majorité de candidats communistes), et dix députés élus dont neuf membres du PCF, mais seulement 2,72 % pour les candidats du PCF en 2017 ; la future représentation parle- mentaire de ce parti, si importante à ses yeux, risquant d’être réduite de moitié, si ce n’est plus.

Contradictoirement, ce parti reste celui qui conserve le plus de militants dans les grandes entreprises ainsi que dans certains quartiers populaires, mais de plus en plus divisés et de moins en moins influents dans les organisations syndicales. Le déclin se poursuit irréversiblement et la question de la survie est, là aussi, posée.

Construire enfin un parti des travailleurs ?

L’extrême gauche (Lutte ouvrière au niveau national, ainsi que le POID dans 64 circons-criptions et le NPA dans 27) a fait nationalement aux législatives un score faible (0,77 %, contre 1,73 % à la présidentielle pour Philippe Poutou et Nathalie Artaud), mais qui traduit la persistance d’un courant de lutte de classe et révolutionnaire.

Alors que la vieille « gauche » est en train de s’étioler ou d’imploser, ou comme la France Insoumise de préparer les conditions d’une explosion future, alors que dans le même temps la mobilisation et la  radicalisation sociales s’accentuent et s’étendent, les révo- lutionnaires ont plus que jamais la responsabilité de proposer une alternative : un grand parti des exploités et des opprimés, indépendant et opposé à toutes les solutions de collaboration de classes, qui serve à la fois pour faire avancer nos luttes quotidiennes et pour développer une perspective de société alternative, fondée sur la socialisation, l’appropriation collective de l’économie et de la vie publique.

« Vaste programme », certes. Mais il n’y en a pas d’autre viable et c’est maintenant qu’il faut se mettre à la tâche.

Jean-Philippe Divès

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20 juin 2017 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

NPA

npa 29 vertic

Contre cette majorité macroniste mal élue, résister et construire une opposition de rue

Avec son calendrier qui transforme les législatives en troisième et quatrième tour de la pré
sidentielle, le système électoral à fait son œuvre. Boosté par l’élection de Macron, La Répu- blique en Marche (LREM) et ses 309 éluEs n’a même pas besoin des 42 du Modem pour avoir la majorité absolue à l’Assemblée nationale…

Le néolibéralisme a, au moins formellement et temporairement, trouvé son personnel politique, son « parti-entreprise », avec son chef tellement médiatique, sa communication et ses éléments de langage, son service RH et son casting du « renouvellement ».

Très majoritaire certes, mais plus encore illégitime

Mais ce n’est rien de dire que Macron, s’il a une nette majorité parlementaire, est loin d’avoir la légitimité pour mettre en œuvre sa contre-révolution libérale et autoritaire. Avec 56,6 %, l’abstention bat tous les records historiques. Près de six inscritEs sur dix qui ne sont pas allé voter. Le gouffre entre la représentation politique et la population n’a jamais été aussi profond.

La crise démocratique est loin d’avoir été réglée par cet épisode électoral. Celui-ci n’en constitue qu’un nouvel épisode, mais un épisode ravageur pour les deux partis piliers du système institutionnel qui se sont succédés au gouvernement pour mener des politiques antisociales, productivistes et antidémocratiques.

« La fin d’une époque » Avec 126 sièges, le groupe LR-UDI peut sembler sauver les meubles, mais ce serait oublier que la droite espérait, en toute logique d’alternance, sortir triomphante de la présidentielle, puis des législatives. Mais ça, c’était avant… Et la crise est loin d’être achevée : la droite pourrait se scinder en deux groupes, l’un d’opposition à la majorité macroniste, l’autre « constructif » et prêt à voter la confiance au gouvernement.

C’est Valérie Pécresse qui résume le mieux la situation de la droite : « Ce n’est pas une défaite, c’est la fin d’une époque. (…) Il faut tout refaire du sol au plafond »… Ce constat sans appel s’applique aussi, et plus encore, au Parti socialiste, qui n’aura plus que 29 députéEs, le pire résultat de son histoire. Il est purement et simplement rayé de la carte électorale dans d’an- ciens bastions comme le Nord, le Pas-de-Calais ou la Seine-Saint-Denis.

En plus d’être laminé, il est lui aussi fracturé entre les « Macron-compatibles », parfois ex-ministres comme Stéphane Le Foll ou George Pau-Langevin, toujours bénéficiaires de l’absence de candidatE LREM face à eux, d’une part. Et d’autre part, celles et ceux qui se réuniront le 1er juillet dans la perspective de créer un nouveau mouvement avec Benoît Hamon.

C’est précisément dans le Nord-Pas-de-Calais, que le Front National réalise sa plus specta- culaire percée avec cinq députés, dont sa cheffe. Globalement, l’entrée de huit députéEs FN à l’Assemblée, même si c’est insuffisant pour constituer un groupe, est un avertissement comme l’étaient les près de 11 millions de voix pour Marine Le Pen à la présidentielle. N’en doutons pas, l’extrême droite cherchera à mettre à profit cette tribune pour se présenter comme l’opposition au gouvernement.

Quelle opposition ? C’est bien cette question qui reste la plus brûlante. Pour ce second tour, nous avions appelé à voter pour les candidatEs de la France Insoumise ou du PCF, et nous saluons donc l’élection de 27 d’entre-eux et elles. Mais au-delà des problèmes politiques qui subsistent, de la division et des volontés d’hégémonie, il est évident que ce n’est pas à l’Assemblée nationale que ces prochains jours, ces prochaines semaines, ces prochains mois, va s’organiser l’opposition au macronisme.

C’est bien dans les luttes locales, dans les mobilisations nationales, dans la rue, que nous allons devoir résister à l’offensive programmée sur tous les terrains, contre la destruction du droit du travail et de la protection sociale, pour les libertés démocratiques contre l’état d’urgence à perpétuité, contre les projets productivistes destructeurs…

Ensemble, syndicalistes, militantEs politiques, défenseurEs des droits démocrati- ques, militantEs du climat, antiracistes et féministes... nous devons débattre des moyens de reprendre l’offensive, en construisant et coordonnant nos mobilisations, mais aussi en proposant, à partir de nos luttes le projet d’une société débarrassée du capitalisme, du produc- tivisme, de l’exploitation et de toutes les oppressions. C’est ce que nous proposons de débattre ensemble au plus vite, notamment par des rencontres et réunions unitaires.

Christine Poupin Mardi 20 juin 2017

https://npa2009.org/

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