Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

07 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Féminisme : toujours en marche

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Le 9 juin à Paris, la cause des femmes se fera entendre dans la rue.

Le mot d’ordre de la manifestation : « contre l’austérité », mais aussi « imposer une autre politique ». L’appel vient de plus de 150 femmes militantes, associatives, politiques, ou syndicales. Les femmes sont les premières touchées par l’austérité : temps partiels imposés, bas salaires, retraites misérables ou tout simplement pauvreté. Parmi les salariéEs à bas salaire, 75 % sont des femmes, avec sur­représentation des mères seules avec enfants. Elles sont deux fois plus au Smic que les hommes, son augmentation devient donc une revendication féministe pour réduire les inégalités de salaires entre les sexes.
Le temps partiel, féminin à 80 %, est souvent imposé. Il faut permettre de passer à temps plein à demande. D’autant plus que, dans 40 % des cas, le temps partiel est pris pour s’occuper des enfants ou d’un proche. Mais le gouvernement va dans un tout autre sens, avec l’ANI, qui va faciliter les variations d’amplitude d’horaire et autoriser des dérogations sur la durée minimale pour le temps partiel. Les baisses d’effectifs et des rémunérations dans le secteur public, où les femmes sont majoritaires, va creuser aussi davantage le fossé des inégalités.

Social et santé : des acquis à défendre
Diminution des aides aux familles, mais aussi insuffisance des places de crèche, les coupes budgétaires dans la protection sociale sont subies de plein fouet par les femmes. Même problématique dans le domaine de la santé, où le droit à l’avortement est remis en question par la fermeture de centres d’IVG. La fusion des établissements hospitaliers et les déserts médicaux mettent en danger les acquis du féminisme. La mise en liquidation programmée de la clinique des Bluets, connue comme pionnière de l’accouchement sans douleur, est un exemple de plus de la situation alarmante que nous vivons.
Aujourd’hui le mouvement féministe a toutes les raisons de continuer à exister, de se battre pour une autre politique, économique et sociale. Une politique réellement féministe ne peut exister qu’en faisant d’autres choix de société, qu’en remettant en cause la répartition actuelle des richesses.

Delphine Grenoble Jeudi 6 juin 2013Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 198 (06/06/13) 

07 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Rennes: Agression fasciste à Paris : mobilisation vendredi 7 juin (Rennes Infos)

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NPA 35
Clément, un jeune militant antifasciste, syndicaliste étudiant, a été frappé à mort, hier à Paris, par un groupe de l’extrême droite radicale, les jeunesses nationalistes révolutionnaires.

Nous exprimons notre indignation, notre colère, notre solidarité à sa famille et à ses camarades après une telle agression. Ce type de groupuscules se sent encouragé dans leurs actions violentes depuis les mobilisations anti-mariage gays, dans la foulée du Printemps Français, de la progression de l’audience du Front National, de toute la droite extrême. Des agressions du même ordre se sont déroulées à Lyon, à Toulouse, à Poitiers. Ces groupes ont des cibles : les militants progressistes, les syndicalistes, leurs organisations et plus largement tous ceux qui veulent une alternative politique à cette société d’ex- ploitation.

Le mouvement démocratique et progressiste doit prendre conscience de la nécessité de se mobiliser, de faire front le plus largement possible, pour les empêcher de nuire, pour faire reculer leur idéologie. Rennes n’est pas épargnée par la violence de l’extrême droite, ces derniers temps tags, apparitions dans les rues plus ou moins réussies, agressions, intimidations et casses perpétrés par différents groupes d’extreme droite se multiplient. Le NPA appelle à participer au rassemblement de vendredi 7 juin 18H30 place du parlement à Rennes

Rennes, le jeudi 6 juin 2013 NPA 35 http://www.anticapitaliste-35.org/

Collectif Antifasciste Rennais

L’extrême droite française a illustré ce mercredi 05 juin 2013 au soir sa seule véritable nature, lorsque cinq skinheads ont assassiné lâchement Clément, camarade antifasciste brestois qui poursuivait ses études à Paris. Nos pensées vont à la famille de Clément, ainsi qu’à tous les camarades de Brest et de Paris qui ont partagé son combat, particulièrement les antifascistes brestois et les antifascistes de l’AFA Paris-Banlieue. Au cœur de toutes les gesticulations à relents pétainistes de ces dernières semaines, cette lie fasciste s’est crue en bonne posture pour occuper la rue et y pratiquer la boucherie haineuse dont elle fait son « projet de société ». À Rennes aussi cette extrême droite existe, nous alertons depuis des mois sur les agressions lâches qui se multiplient, sur ces tags de croix gammées et autres « SS », sur des dégradations de lieux visés parce que rendez-vous de militants de gauche.

Le Collectif Antifasciste Rennais appelle à un rassemblement le vendredi 7 juin à 18h30, place du Parlement à Rennes, en mémoire de Clément.

St  Malo  18H Porte St Vincent

 

07 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Quimper, « Urgence! Un toit pour tous! » Pique-nique samedi 8 juin (CQ)

Quimper,
« Il y a un an, le 6 juin 2012, nous avons réquisitionné une maison vide, propriété de la Ville de Quimper au Braden.Actuellement, nous y logeons sept personnes qui seraient à la rue sans cette action », rappelle le collectif Urgence ! Un toit pour tous ! dans un communiqué. Le collectif continue à demander « l’application par l’État des lois Dalo et Daho qui l’obligent à assurer un logement ou un hébergement d’urgence à toute personne en difficulté » et « l’application par l’État de son obligation d’assurer aux demandeurs d’asile le logement et la nourriture. » Urgence ! Un toit pour tous ! organise samedi 8 juin à 12 h un pique-nique de solidarité. Le rendez-vous a lieu au 41 rue de l’Ile aux moutons au Braden. Publication : 07/06/2013 à 10:00

http://www.cotequimper.fr/breves/7057-urgence-un-toit-pour-tous-pique-nique-samedi-8-juin

07 juin 2013 ~ 0 Commentaire

L’antifascisme n’est pas un extrémisme (Mediapart)

 L'antifascisme n'est pas un extrémisme (Mediapart) dans Antifascisme arton13433-85763 A force de  « droite décomplexée »…

L’assassinat en plein jour à Paris d’un jeune militant antifasciste par un groupe de nazillons skin-heads est présenté depuis ce matin d’une façon absolument insupportable: il s’agirait à entendre les commentateurs de la télé (BFMTV et France2 notamment) d’un « militant d’extrême-gauche battu à mort par un groupe de militants d’extrême-droite »!

Ainsi est placé un signe d’égalité infâmant entre un militant antifasciste et ses assassins: l’extrême-gauche renvoyant à l’extrême droite dans un shéma tout à la fois simpliste et complice. Qu’on nous permette donc ce bref rappel: l’antifascisme n’est pas un extrémisme.

L’antifascisme est un combat dont la nécessité est vitale pour notre société. Depuis plusieurs années on assiste en France à une remontée des pires remugles des égoûts d’une droite désormais incapable de garder ses distances avec ce danger de plus en plus présent, de plus en plus actuel, et de plus en plus menaçant – dont elle favorise la résurgence. A force de parler d’une droite « décomplexée » et de draguer les thèmes racistes, xénophobes, homophobes et fascistes, tels qu’ils se sont manifestés récemment au sein même des manifestants contre l’égalité des droits au mariage, les responsables de la droite prétendûment républicaine portent une responsabilité politique directe dans toutes les violences qu’ils ne craignent pas de déchaîner dans leurs dérives électoralistes complètement irresponsables.

Les actes très violents qui se sont produits ces derniers temps sont inspirés directement par ces apprentis-sorciers, il en sont le résultat direct. Le crime abominable commis hier soir contre notre camarade Clément Méric n’est en rien dû au hasard: ceux qui vont chercher les tueurs pour assurer leur service d’ordre ont, tout autant que le groupuscule nazi auteur de cet assassinat, une responsabilité directe! Les extrémistes, ce sont ceux qui attisent les passions anti-républicaines, anti-égalitaires, le refus de l’autre, de la diversité, de la démocratie, de la république qui sont les références d’un fascisme hideux, chargé de crimes innombrables.

Nul ne peut ignorer que ceux qui banalisent la haine siègent aussi sur les bancs de la droite nationaliste.

Plus que jamais: no pasaran !

06 juin 2013 Par Silvagni http://blogs.mediapart.fr/blog/silvagni/060613/lantifascisme-nest-pas-un-extremisme

07 juin 2013 ~ 0 Commentaire

800 personnes à Brest, 200 à Quimper, en hommage à Clément Méric (OF + CQ)

800 personnes à Brest, 200 à Quimper, en hommage à Clément Méric (OF + CQ) dans Antifascisme clement-300x248

Environ 800 personnes se sont rassemblées à 18 h 30 place de la Liberté à Brest, en hommage à Clément Méric.

A Brest, 800 personnes ont rendu hommage à Clément Méric, 18 ans, mort à la suite de coups reçus mercredi soir par des skinheads, militants d’extrême droite, à Paris. Le rassemblement était à l’initiative de la Ligue des droits de l’homme et d’un collectif de syndicats et partis politiques. Tension François Cuillandre, maire PS de Brest, a été sévèrement pris à partie par des militants de la CNT, mouvement anarcho-syndicaliste auquel appartenait Clément Méric. Il a même été bousculé par l’un d’eux. Il était reproché aux formations présentes une sorte de récupération politique du drame. Les nombreuses personnes anonymes, proches de la victime ou Brestois solidaires, n’ont pas vraiment apprécié une telle tension dans ce moment plutôt dédié au recueillement. Un nouveau rassemblement est prévu à 20h30 place Guérin à Brest. Faits divers jeudi 06 juin 2013

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-800-personnes-a-Brest-en-hommage-a-Clement-Meric_40779-2200038_actu.Htm

Quimper. 200 personnes rassemblées en hommage à Clément Méric

Près de 200 personnes se sont rassemblées, ce jeudi soir à partir de 18 h 30, place Saint-Corentin, à Quimper (Finistère), en hommage au Brestois Clément Méric, décédé ce jour des suites d’une violente agression par des militants d’extrême droite.

De nombreuses organisations associatives (Ligue des droits de l’homme, Attac), syndicales (Solidaires) et politiques (PCF, PS, Front de gauche, NPA) avaient lancé un appel au rassemblement en fin de matinée. Toutes condamnent ce « crime politique ». « Clément a été tué en raison de ses opinions », souligne Stéphane Lenoël, président de la LDH de Quimper. « C’est révélateur d’un climat, d’une situation politique qui nous inquiète », ajoute Jean-Paul Sénéchal, représentant de Solidaires.

Solidarité jeudi 06 juin 2013

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Quimper.-200-personnes-rassemblees-en-hommage-a-Clement-Meric_40820-2200008_actu.Htm

http://www.cotequimper.fr/2013/06/06/mort-de-clement-meric-des-dizaines-de-personnes-rassemblees/

07 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Carhaix Marine Harvest. Les salariés débrayent, commerces et mairie fermés (LT+OF)

Carhaix Marine Harvest. Les salariés débrayent, commerces et mairie fermés (LT+OF) dans Carhaix Kreiz Breiz 947102_543468249044547_1494258699_n-292x300

Trois jours après l’annonce de la fermeture de l’usine Marine Harvest de Poullaouen(29), une action symbolique aura lieu ce vendredi. Ce sont les commerçants de Carhaix qui ont impulsé le mouvement en décidant de baisser rideau de 14 h à 15 h. La mairie et Poher communauté ont décidé d’en faire autant en fermant leurs portes à la même heure. Enfin, les salariés de l’usine ont annoncé qu’ils comptaient débrayer : l’équipe du matin le fera en fin de matinée, celle de l’après-midi entre 14 h et 15 h. 7 juin 2013 à 09h12

http://www.letelegramme.com/local/finistere-sud/chateaulin-carhaix/carhaix/marine-harvest-les-salaries-debrayent-commerces-et-mairie-fermes-07-06-2013-2129055.php

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Poullaouen.-Debrayages-ce-vendredi-chez-Marine-Harvest_40781-2199997_actu.Htm

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07 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Vannes. Hôpital privé Océane : 200 grévistes dans les rues (LT)

Vannes. Hôpital privé Océane : 200 grévistes dans les rues (LT) dans Luttes sociales en Bretagne manifestants-hopital-sud-copie-11

Le mouvement de grève lancé mardi par un débrayage à l’hôpital privé Océane (ex-clinique Océane) se poursuit et se durcit. Ce vendredi matin, à l’appel de la CFDT, environ 200 salariés se sont ainsi retrouvés sur l’esplanade du port pour dénoncer leurs conditions de travail et réclamer des augmentations de salaires. Ils ont ensuite défilé en ville jusqu’à la préfecture, où une délégation de quatre personnes a été reçue par le chef de cabinet du préfet et un représentant de l’Agence régionale de santé (ARS). 7 juin 2013 à 12h14 -

http://vannes.letelegramme.fr/local/morbihan/vannes-auray/vannes/vannes-hopital-prive-oceane-200-grevistes-dans-les-rues-07-06-2013-2129104.php

07 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Pourquoi les grands patrons français sont obnubilés par les gaz de schiste (Bastamag)

Pourquoi les grands patrons français sont obnubilés par les gaz de schiste (Bastamag) dans Ecologie & climat le-rapport-risque-de-ranimer-les-mouvements-anti-gaz-de_598501_510x255

Lobbying intense à Bruxelles, recommandations à répétition auprès de l’Elysée, opérations séduction vers les médias : plusieurs groupes français déploient des efforts considérables pour plaider la cause des gaz de schiste. Pourquoi une telle insistance ? Qui sont les acteurs de cette guerre d’influence ? On y retrouve Total bien évidemment, mais pas seulement. Les gaz de schiste cachent de puissants intérêts, qui refusent toute transition énergétique. Enquête.

C’est un véritable rouleau compresseur qui s’est mis en branle en faveur de l’exploitation des gaz de schiste. Le groupe de travail patronal franco-allemand sur la « compétitivité » et la « croissance » en Europe, mis en place sous l’égide du Medef et de la Fédération allemande des industries (BDI) [1], en a fait une de ses propositions phares. « L’Europe doit oeuvrer en faveur du développement des compétences industrielles et d’un cadre d’action pour le secteur des gaz non conventionnels (dont les gaz de schiste, ndlr)  », suggère-t-il, dans leur liste de 32 revendications patronales remises à François Hollande et Angela Merkel le 30 mai. A l’automne dernier, un plaidoyer « pour que la recherche sur les techniques d’exploitation des gaz de schiste soit poursuivie », figurait déjà parmi les 22 propositions du rapport Gallois sur la compétitivité française. La proposition faisait déjà écho à « l’appel des 98 PDG », publié fin octobre par Le Journal du Dimanche (groupe Lagardère) qui, eux aussi, insistent pour « se donner les moyens d’explorer et d’exploiter nos ressources nationales comme les gaz de schiste ». Sans oublier la succession de déclarations gouvernementales ambiguës et la salve d’éditoriaux ou d’articles (Le Monde, Le Point, Challenges…) qui, entre juillet et septembre 2012, appelaient à rouvrir le débat. « Profitons de la richesse du sol français en gaz de schiste ! », lançait Claude Perdriel, patron du groupe Nouvel Observateur, dans une tribune publiée par Challenges du 12 juillet. « Le débat n’est pas tranché », expliquait le Premier ministre Jean-Marc Ayrault un mois plus tard (lire notre article). Exploiter les gaz de schiste permettrait de faire baisser le prix de l’énergie, créerait des emplois, rendrait la France moins dépendante des coûteuses importations d’hydrocarbures, contribuerait à la croissance et renforcerait notre « compétitivité » au même titre que « la baisse du coût du travail ». A croire que les énergies renouvelables, elles, ne contribueraient à rien de bien intéressant.

Bruxelles assiégée par les lobbyistes pétroliers

Le « débat » sur les gaz de schiste agite également Bruxelles. La Commission et le Parlement sont « assiégés par les grands acteurs des secteurs pétroliers et gaziers », estime l’organisation Corporate Europe Observatory (CEO), qui étudie les actions de lobbying des grandes entreprises au niveau européen. « Entre janvier et août 2012, treize réunions formelles avec pour thème les gaz de schiste ont eu lieu entre la Commission et des représentants d’Exxon Mobil, Talisman Energy, Shell, Statoil, Halliburton, Chevron et GDF Suez », décrit le CEO, dans un rapport publié en novembre [2]. Total fait aussi partie de ces firmes déployant un lobbying intensif pour tenter de « minimiser les dégâts écologiques et sociaux de la production de gaz de schiste » et « faire passer le gaz pour une option énergétique favorable aux climats dans un avenir moins carboné. » Exemple : ce voyage de presse financé par le pétrolier, qui avait donné lieu à une série d’articles et d’éditoriaux défendant la cause des gaz de schiste dans Le Monde [3]. En France, cette offensive industrielle et médiatique se heurte pour l’instant à un obstacle de taille : la fracturation hydraulique, seule technique en vigueur aujourd’hui pour accéder aux gaz de schiste enfermés dans la roche, dont l’utilisation est interdite par la loi du 13 juillet 2011. La fracturation hydraulique est excessivement gourmande en eau, recourt à des produits chimiques, et peut provoquer des remontées non maîtrisées de gaz à la surface, le tout risquant de contaminer nappes phréatiques, cours d’eau et sols. C’est cet obstacle que s’évertuent à lever le sénateur UMP de l’Orne Jean-Claude Lenoir et le député PS du Nord Christian Bataille. Les deux élus préparent un rapport parlementaire sur les « techniques alternatives à la fracturation hydraulique pour l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste ».

Le CAC 40 plébiscite les gaz de schiste

Ils considèrent que la fracturation hydraulique est « une technique ancienne qui évolue aujourd’hui rapidement sous l’effet de considérations envi- ronnementales de plus en plus partagées ». Et proposent d’étudier d’autres voies : « Une technique alternative opérationnelle existe : il s’agit de la fracturation au propane, qui mériterait un plus ample examen. D’autres technologies sont envisagées en recherche et susceptibles d’aboutir à des applications d’ici une dizaine d’années. » Un rapport d’étape sur leurs premières investigations vient d’être présenté ce 5 juin. Le jour où la fracturation hydraulique n’apparaîtra plus comme la seule technique possible, l’interdiction pourra être contournée. Cette interdiction commence sérieusement à gêner des intérêts économiques considérables. Car l’extraction des gaz de schiste n’est pas seulement l’affaire d’aventuriers texans et de « majors » pétrolières et gazières, comme Total ou GDF Suez, qui voudraient fracturer le sous-sol français comme ils le font aux États-Unis ou en Pologne. Fait peu connu, pas moins de dix groupes français cotés au CAC 40, d’Air Liquide à Veolia, ainsi que plusieurs autres grandes entreprises nationales, sont impliqués dans l’extraction des gaz de schiste, depuis la fourniture d’équipements et de produits chimiques jusqu’au traitement des eaux usées. Et ce, partout dans le monde.

Total amasse les concessions

Total, GDF-Suez et la compagnie pétrolière franco-britannique Perenco exploitent de nombreux gisements de gaz de schiste hors de France. Le géant français amasse les concessions à l’étranger. Aux États-Unis, Total a acquis 25 % des concessions de Chesapeake Energy, premier producteur mondial de gaz de schiste, et premier foreur nord-américain avec 11 000 puits creusés en 20 ans. Et y a investi plus de 2,2 milliards de dollars ! En Pologne, Total a récupéré une partie des concessions d’exploration d’ExxonMobil. Il en détient au Danemark, au Canada, en Chine, en Algérie, en Argentine, et même en Libye… GDF-Suez, l’autre grand acteur français du gaz, était sur les rangs pour exploiter le fameux « permis de Nant » en Aveyron. Suite au moratoire, Gérard Mestrallet, PDG de GDF-Suez, a annoncé publiquement que sa firme attendrait la mise au point des technologies plus sécurisées avant de relancer ses opérations. L’entreprise garde sous la main des licences d’exploitation en Allemagne. En attendant, elle accroît ses achats de gaz américain à bas prix, partiellement issu de la fracturation hydraulique, en encaissant au passage la différence entre son coût réel d’achat et le coût théorique sur lequel est basé le tarif réglementaire du gaz en France. Une pratique qui pénalise les consommateurs et dénoncée par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) (Lire notre article). De son côté, Perenco procède à des forages par fracturation hydraulique en Tunisie.

Schlumberger et la « fracturation intelligente »

N’en déplaisent aux deux élus en quête de « techniques alternatives à la fracturation hydraulique », ni Total, ni GDF Suez ne semblent encore en mesure d’en proposer. « L’activité de la R&D s’intensifie dans le domaine des gaz et huile de schiste, avec une attention toute particulière sur la gestion de l’eau dans l’ensemble du cycle de production et sur la recherche d’alternatives à la fracturation hydraulique », avance Total dans son rapport annuel. GDF Suez n’en fait aucune mention. Derrière les deux « majors » arrivent les firmes spécialisées dans les services à l’industrie pétrolière et gazière : Vallourec, Technip et Schlumberger. Ces firmes ne possèdent pas directement de gisements, mais assistent les compagnies pétrolières dans leur exploitation. Elles leur vendent des services et des solutions technologiques pour extraire l’hydrocarbure. Schlumberger, qui possède un double siège à Paris et Houston, est l’un des principaux fournisseurs de matériaux de pompages et de produits chimiques liquides utilisés pour la fracturation hydraulique. Ces mêmes produits qui suscitent les craintes des populations riveraines et dont les firmes concernées se refusent obstinément à révéler la composition, sous prétexte de secret commercial. Schlumberger essaie désormais de se positionner sur la fracturation « haut de gamme », qui, selon son directeur général, Paal Kibsgaard, serait un peu moins gourmande en eau et en produits chimiques : bienvenue au « smart fracking », ou « fracturation intelligente »…

Vallourec : des forages « sans nuisance aucune »

Vallourec a aussi massivement investi aux États-Unis. L’entreprise est aujourd’hui l’un des principaux fournisseurs de tubes de forage profond pour l’ex- traction des gaz de schiste. Son PDG, Philippe Crouzet, espère des « productions massives de gaz de schiste » en Europe d’ici 2017.« Il faudra d’abord rendre acceptable, par l’opinion publique, l’exploitation des gaz de schiste d’un point de vue environnemental », prévient-il. A l’écouter, il n’existe pas de source d’énergie plus sûre : « Il n’y a pas eu un seul accident dû au forage horizontal au cours des dernières décennies aux États-Unis (…). Tous les forages traversent, sans nuisance aucune, des nappes phréatiques pour aller chercher le gaz ou le pétrole beaucoup plus loin en dessous. Mais l’idée qu’il puisse y avoir des fuites dans les tubes est une aberration », expliquait-il en août 2012 [4]. L’arrivée des gaz de schiste en Europe est, selon lui, synonyme de « retombées économiques significatives ». Pas sûr que ces retombées profitent à tout le monde : Vallourec est la société du CAC 40 qui, entre 2003 et 2009, a le plus largement favorisé ses actionnaires par rapport à ses employés. Les dividendes versés par action ont progressé de 1 007 % ! [5]. Le secteur du BTP est également concerné : Lafarge, leader mondial des matériaux de construction, fabrique des ciments spéciaux pour les puits de forage nord-américains, à la fois pour les gisements conventionnels et pour la fracturation hydraulique. Saint-Gobain fournit des matériaux de fracturation, notamment des billes en céramique de la taille d’un grain de sable qui, injectées dans les failles rocheuses, font office de soutènement pour améliorer le taux de récupération des hydrocarbures. Technip, spécialiste des infrastructures pétrolières et gazières, mais aussi du raffinage et de la pétrochimie, a également redirigé une grande partie de ses investissements stratégiques – 225 millions d’euros – vers les États-Unis pour profiter des retombées du gaz de schiste. Sans oublier l’industrie chimique, comme Solvay, et sa filiale française Rhodia, qui dépendent de l’achat d’hydrocarbures pour une partie de leur production. Ils figurent parmi les principaux défenseurs du gaz de schiste, dans lequel ils voient une promesse de réduction de leurs coûts.

La fracturation hydraulique, source de profits pour Veolia et Suez

Pas de fracturation de la roche sans de l’eau en abondance. Veolia et Suez environnement ont trouvé là le moyen de compenser leurs pertes de marché dans l’approvisionnement en eau potable, dont la gestion privée est de plus en plus contestée. Les deux géants de l’eau considèrent la fracturation hydraulique comme une source de profit prometteuse. Elles ont réalisé des investissements importants dans les zones d’exploitation des gaz de schiste aux États-Unis (Pennsylvanie, Texas et Ohio), et financé les lobbies du secteur [6]. Grâce aux gaz de schiste, elles gagnent sur deux tableaux : la vente d’eau en gros aux entreprises réalisant les forages – 15 000 m3 d’eau sont nécessaires, en moyenne, pour une opération de fracturation – et le traitement des eaux contaminées issues de la fracturation. Cette utilisation massive des ressources en eau provoque tensions et conflits avec les agriculteurs, notamment aux Etats-Unis ? Qu’importe. Jean-Michel Herrewyn, directeur général de Veolia Eau, évoque les « très beaux projets » de son entreprise dans « les mines, le pétrole ou les exploitations de schistes bitumineux, tous énormes consommateurs d’eau ». La plupart de ces groupes français, ou de leurs filiales, sont membre des puissants groupes de pression états-uniens, très actifs pour promouvoir les gaz de schiste et limiter au maximum toute régulation contraignante : de l’ « American Petroleum Institute » à l’ « American Gas Association », en passant par la « Marcellus Shale Coalition », qui regroupe les firmes ayant des intérêts dans les gisements de gaz de schiste de Pennsylvanie. Cette coalition, dont Veolia, Vallourec, Lafarge et Schlumberger sont membres, milite pour étouffer toute critique et combattre toute velléité de régulations de l’impact environnemental de l’exploitation des gaz de schiste dans la région, ainsi que pour réduire leur contribution fiscale aux administrations des territoires où ils opèrent [7].

Une coalition anti-transition énergétique ?

Ce modèle d’influence se retrouve dans tous les pays dont les sous-sols recèlent des gisements potentiels de gaz de schiste, de la Pologne à l’Argentine. Et semble désormais se propager dans toute l’Europe, et gagner la France. Cet engouement et ces investissements font-il sens, alors que les gaz de schiste pourraient connaître leur pic de production – le moment où la production commence à décroître, faute de ressources – aux alentours de 2017 ? Les gaz de schiste permettront de maintenir artificiellement des systèmes industriels périmés, car basés sur l’usage intensif d’énergies fossiles à un coût relativement bas. Et ensuite ?  Face à cette offensive d’ampleur, « une petite poignée d’organisations de la société civile exprime ses inquiétudes, fait pression pour une interdiction de la fracturation ou, au minimum, pour un cadre réglementaire strict », décrit le CEO. Les partisans d’une transition énergétique vers moins d’énergies fossiles feront-ils le poids face à cette impressionnant cartel de multinationales ? La bataille s’annonce rude.

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Par Ivan du Roy, Olivier Petitjean (6 juin 2013)

http://www.bastamag.net/article3110.html

07 juin 2013 ~ 0 Commentaire

La mouvance skinhead néo-nazie « connaît un regain d’activité » (Bastamag)

La mouvance skinhead néo-nazie « connaît un regain d’activité » (Bastamag) dans Antifascisme whattheydeserve-300x268

« Trois skinheads néo-nazis arborant des t-shirts white power et blood and honor (…) se sont dirigés vers nous. Ils nous ont encerclés, sortis des coups de poings américains et se sont jetés sur nous.

Nous ne nous attendions pas à un tel affrontement, mais nous ne pouvions pas fuir, littéralement dos au mur. Clément a été touché au visage par un coup de poing américain. Nous avons finalement réussi à les faire fuir, mais trop tard ; Clément est mort sur le coup », témoignent des militants antifascistes, membres d’Alternative libertaire, présents à la Gare Saint-Lazare cette soirée du 5 juin, lors de la mortelle agression qui a coûté la vie à Clément Méric, âgé de 18 ans. Les témoins ont été entendus par la brigade criminelle qui poursuit son enquête pour homicide volontaire. Ce tragique événement marque le retour de la mouvance skinhead d’extrême droite, qui « connaît un regain d’activité », selon la revue Reflexes, qui suit les activités de l’extrême droite, du FN à la mouvance néo-nazie en passant par les intégristes catholiques, depuis trois décennies. « S’il n’existe pas à proprement parler d’organisation skinhead fédérant tous les groupes au niveau national, on retrouve plusieurs groupes qui se font remarquer par leur activisme politique. Ils participent tous à la manifestation nationaliste du mois de mai organisée par Batskin », rappelle Réflexes. « Batskin », ou plutôt Serge Ayoub, figure de l’extrême droite radicale depuis les années 80, et animateur du mouvement Troisième Voie, relancée en 2010 et qui rassemblerait une centaine de membres. Celui- ci, contacté par l’AFP, a démenti toute implication de son groupuscule dans l’agression.

S’il n’existe pas de lien formel entre Troisième Voie et les skinheads, ceux-ci gravitent bien autour de cette mouvance, leur servant à l’occasion de gros bras. Une nébuleuse composée d’une demi-douzaine de groupuscules qui, dans le sillage du FN, cherchent à récupérer les déçus de la stratégie choisie par Marine Le Pen. Comme les Jeunesses nationalistes, branche jeune de l’Oeuvre française, l’un des plus vieux mouvements nationalistes avec les royalistes de l’Action française. « Franchement hostiles au FN de Marine Le Pen (lui préférant Bruno Gollnisch) les JN, dont la plupart des responsables ont été exclus du FN, sont en revanche très proches des « durs » de l’extrême droite : des nostalgiques du pétainisme aux antisémites en passant par les catholiques intégristes », détaille Réflexes. Comme le Groupe union défense (GUD), actif sur plusieurs campus de Lyon ou Paris, qui opère un rapprochement avec les Jeunesses nationalistes. Ou le Réseau identités (RI), une scission du bloc identitaire : « Proche de Riposte Laïque, le Réseau identités participa à leur manif contre le « fascisme islamiste ». RI tente également un rapprochement avec Troisième Voie. » L’agression du 5 juin marque-t-elle la renaissance d’un activisme violent de l’extrême droite à l’encontre de la gauche et des mouvements antiracistes, comme il y a vingt ans ?

Par Ivan du Roy (6 juin 2013) http://www.bastamag.net/article3112.html

07 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Clément Méric tué : fascistes assassins, Etat complice ! (Rebellyon)

Clément Méric tué : fascistes assassins, Etat complice ! (Rebellyon) dans A gauche du PS clement-300x248

Avant–hier dans la soirée un camarade anti-fasciste, militant de Solidaires, a été battu à mort par un groupe de fascistes à Paris.

La classe poli­ti­que, de la gauche jusqu’a l’extrême droite, fait mine de s’étonner et de s’indi­gner de cette vio­lence. La seule pers­pec­tive des orga­ni­sa­tions de la gauche par­le­men­taire est la dis­so­lu­tion des grou­pes fas­cis­tes, ce qui ne chan­gera rien à la vio­lence qu’ils pra­ti­quent.  Manuel Valls a ainsi exprimé sa « totale déter­mi­na­tion à éradiquer cette vio­lence qui porte la marque de l’extrême droite ». Nous n’avons rien à atten­dre de l’Etat bour­geois, qui pré­tend aujourd’hui, par la voix de son minis­tre de l’Intérieur, com­bat­tre les vio­len­ces de l’extrême droite. C’est la police de ce même Etat qui depuis des mois laisse pros­pé­rer les grou­pus­cu­les fas­cis­tes, réprime le mou­ve­ment anti­fas­ciste et anti­ca­pi­ta­liste, avec notam­ment la récente arres­ta­tion pré­ven­tive à Lyon de 25 anti­fas­cis­tes venus com­bat­tre les néo­na­zis, qui eux étaient pro­té­gés par la police « répu­bli­caine ».  Nous devons, malgré la tris­tesse et la colère, dire de quoi ce fas­cisme est le nom.

En effet, la montée des vio­len­ces d’extrême-droite a tout à voir avec l’aggra­va­tion de la crise du capi­ta­lisme.

Alors que le nombre de chô­meurs explose et que la pré­ca­rité est chaque jour plus criante, les ten­dan­ces diri­gean­tes des partis de gauche n’oppo­sent aucune résis­tance sérieuse à l’offen­sive en cours, quand elles n’y contri­buent pas elles-mêmes. La montée de l’extrême-droite répond à une carence des grou­pes socia­lis­tes dans leur inca­pa­cité à com­bat­tre la logi­que du capi­tal. Le fas­cisme est la créa­ture mons­trueuse du mode de pro­duc­tion capi­ta­liste, et nous devons affir­mer que la révo­lu­tion sociale cons­ti­tue la seule pers­pec­tive consé­quente posée aux grou­pes anti­fas­cis­tes. Vouloir com­bat­tre le fas­cisme en deman­dant la « dis­so­lu­tion des grou­pes vio­lents » et en appe­lant au res­pect des lois démo­cra­ti­ques et de ses ins­ti­tu­tions est aussi vain que désar­mant pour notre camp. En effet, la dis­so­lu­tion ne peut qu’être une réponse cos­mé­ti­que et super­fi­cielle, lais­sant en l’état les causes sous-jacen­tes, réponse qui en outre s’est tou­jours his­to­ri­que­ment retour­née contre les grou­pes anti­ca­pi­ta­lis­tes et anti­fas­cis­tes. Nous tenons pour res­pon­sa­bles de ce crime, par­tout où ils se trou­vent, l’ensem­ble des mem­bres des grou­pes fas­cis­tes et leurs com­pli­ces objec­tifs. Nous ne pou­vons comp­ter sur la police, au ser­vice de la classe domi­nante, pour nous pro­té­ger. Nous devons orga­ni­ser à la base notre auto­dé­fense en créant par­tout où c’est pos­si­ble des grou­pes de vigi­lance et de défense et en nous appuyant sur nos orga­ni­sa­tions pour les animer.

NI OUBLI, NI PARDON : ces atta­ques ne res­te­ront pas sans répon­ses ! Ne lais­sons pas la rue à la ter­reur, aux fas­cis­tes !

FSE Lyon http://rebellyon.info/Clement-Meric-tue-fascistes.html

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