Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

24 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Le message de la jeunesse brésilienne (Al’e)

Le message de la jeunesse brésilienne (Al'e) dans International americanlife

Au moment où les mobilisations au Brésil, dans leur dynamique, faisaient s’écrouler le mythe d’un  Brésil nouveau paradis des «classes moyennes» et qui connaissait une «croissance qui en fera la cinquième économie du monde», l’ex-président Lula s’est tu.

Pourtant la police exerçait une répression brutale, en particulier le 13 juin 2013 à São Paulo. Depuis cette date des couches de jeunes d’origine plébéienne se sont «ajoutées» aux manifestations. Le 3 juillet 2013, la grève des camionneurs a fortement paralysé ce pays-continent. Ces mobilisations ont mis en lumière la crise de crédibilité du système et du régime politique brésilien. Aujourd’hui, l’avenir de Dilma Rousseff lors des prochaines élections présidentielles n’est pas assuré.

C’est le moment pour Lula, comme une sorte de patron-sauveur du Brésil, d’intervenir… dans le New York Times! Et de répondre aux vœux du Capital des castes politiciennes et syndicales qui se résument en un cri: «que Lula revienne !» Lula et le pape Francesco –  pour présider les Journées mondiales de la Jeunesse – se donnent la main. Le but: canaliser la colère de la jeunesse et des couches populaires à qui il faut apprendre un «mode de vie austère»! Le goupillon franciscain et le Lula pétiste (Parti des travailleurs) se doivent de regagner du terrain sur le «rugissement de la rue»; et pour le Vatican marquer quelques buts contre les Eglises évangéliques. Publié par Alencontre1 le 22 – juillet – 2013

http://alencontre.org/ameriques/amelat/bresil/le-message-de-la-jeunesse-bresilienne.html

24 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Brest, les agents de la collecte des déchets en grève (Of)

Brest, les agents de la collecte des déchets en grève (Of) dans Brest et région y-en-a-marre-300x182

Ce mardi 23 juillet, une bonne part des agents de la collecte des déchets ménagers a débrayé de 8 h 30 à 9 h 20 au Spernot.

La grève, initiée par le syndicat Force ouvrière (FO), sera reconduite aux mêmes heures tant que les discussions avec Brest métropole océane (BMO) ne déboucheront pas sur une solution. Cumulés, les débrayages successifs pourraient entraîner des retards dans la collecte des déchets.  Social mercredi 24 juillet 2013

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Brest.-Les-agents-de-la-collecte-des-dechets-en-greve_40771-2214768-pere-bre_filDMA.Htm

 

24 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Les semences de variétés traditionnelles ne peuvent plus être commercialisées (Rtbf)

La Cour de Justice de l’Union Européenne a confirmé le 12 juillet dernier l’interdiction de commercialiser les semences de variétés tradi-tionnelles et diversifiées qui ne sont pas inscrites au catalogue officiel européen. Ecolo propose une réforme de la réglementation, qualifiée d’ »absurde ». Des associations comme Kokopelli ou Semailles se retrouvent dans l’illégalité: elles préservent et distribuent ces semences.

Pourtant, il suffirait d’inclure ces variétés anciennes au catalogue officiel pour les commercialiser en toute légalité. Seulement voilà, elles se trouvent dans le domaine public et après 20 ans, si personne ne les a réinscrit au catalogue, elles en sortent. Il faut pour cela payer assez cher, explique Catherine Andrianne de Semailles. « A cause de cette réglementation, il y a plus de 80% de la biodiversité qui a disparu« , dit-elle. Il ne suffit pas de payer pour inscrire une semence au catalogue officiel, il faut aussi que l’espèce réponde aux critères de Distinction, Homogénéité, Stabilité (DHS). Ces critères sont discriminants, selon Kokopelli, « puisqu’ils impliquent que les semences soient… très peu variées. Seules des variétés hybrides F1 ou des variétés lignées, quasi cloniques, répondent à ces critères, qui ont été établis dans le seul but d’augmenter la productivité selon des pratiques industrielles« .

Malgré un assouplissement de ces critères pour les variétés dites de conservation, ceux-ci restent inadaptés pour les variété traditionnelles. Pour Nature & Progrès et les défenseurs des semences paysannes, « cette décision est un contresens historique grave qui s’apparente à un déni de la sélection végétale réalisée par l’être humain depuis 10 000 ans ». Certains producteurs alternatifs com- me Semailles ne comptent pas arrêter la commercialisation de leurs semences, qu’ils considèrent comme un produit vivant et non un produit d’usine.

L’industrie, elle défend les variétés nouvelles: la réglementation permet de garantir le financement de la recherche. Pour le Prof. Ber- nard Bodson de Gembloux Agro Bio Tech ULg, les variétés issues de la recherche sont plus résistantes et plus productives. De là à parler de concurrence déloyale, il y a peut-être un pas à ne pas franchir… On pourrait pourquoi pas classer les anciennes variétés au patrimoine naturel sans que cela ne gêne la création de nouvelles variétés plus standardisées pour les agriculteurs.

Ecolo réagit « Ecolo, comme de nombreuses organisations agricoles et environnementales, juge pour l’heure cette réglementation parfai-tement contraire à la sauvegarde de notre biodiversité et aux intérêts des cultivateurs. L’absurde rigidité du catalogue officiel des semences commercialisables menace en effet de nombreuses semences anciennes et semble tout simplement taillée sur mesure pour les quelques gran- des multinationales du secteur« , selon un communiqué. Le parti écologiste entend « marquer son soutien plein et entier aux nombreuses asso- ciations qui, à l’instar de Kokopelli, luttent pour la sauvegarde de variétés anciennes ou locales, et permettent de nous offrir ainsi une ali- mentation variée et de qualité au quotidien« . Ecolo compte peser au niveau européen et au niveau national pour faire modifier la législation.

JFH avec Pascale Bollekens SOCIETE | Mis à jour le lundi 23 juillet 2012 à 15h56

 

23 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Mobilisation contre le F Haine, c’est parti !

Mobilisation contre le F Haine, c’est parti ! dans Antifascisme evolution-faf

Trente organisations, partis et syndicats ont pris l’initiative d’organiser le samedi 14 septembre une grande manifestation de riposte à la tenue de l’université d’été du FN qui se tiendra cette année à Marseille.

Celle-ci partira du Vieux Port en direction de Castellane, non loin de la salle où doivent se réunir Le Pen et ses fachos, et sera suivie de prises de paroles. À partir de 17 heures, place Paul-Cézanne : grande soirée avec des débats, suivis d’un concert. Cette journée de mobilisation constituera le point d’orgue d’une Semaine antifasciste  pendant laquelle les militantEs marseillaisES veulent sensibiliser la population par de multiples activités culturelles et politiques (expos, présentations de livres, projections de films, concerts etc.).

Organiser la contre-offensive Lutter contre le FN est un enjeu central pour les antifascistes et les anticapitalistes marseillais. Les derniers sondages montrent une progression importante des intentions de vote en faveur de celui-ci, qui placeraient avec plus de 25 % des suffrages le parti de la haine en deuxième position, devant le PS, aux élections municipales de mars 2014.

Il faut rappeler les expériences régionales de gestion frontiste, affairiste, anticulturelle et liberticide, à Vitrolles, Orange ou Toulon. Conçue comme une véritable rampe de lancement pour les prochaines échéances électorales, la tenue de l’université d’été du F Haine dépasse largement le cadre régional marseillais, et nous donne une responsabilité collective pour assurer le succès de la riposte. Nous devons répondre à l’appel afin d’en faire un des principaux enjeux de la rentrée sociale.
Ce choix implique de mettre en place dès aujourd’hui des cadres d’organisation pour le transport des manifestantEs (du co-voiturage à la réservation de cars, voire de train spécial pour les plus grandes villes). C’est l’option qu’a pris pour la région parisienne le CAPAB (Collectif antifasciste Paris banlieue) qui propose des départs en car au tarif de 60 euros. L’engagement pris par le NPA de faire de cette mobilisation un temps central de la rentrée doit être décliné partout où cela est possible. L’heure de la contre-offensive a sonné !

Alain Pojolat Lundi 22 juillet 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 204 (18/07/13)

23 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Roms : « À travers les misères qui leur sont infligées, c’est à toute la population française qu’un message est délivré et qu’un piège est tendu »

Roms : « À travers les misères qui leur sont infligées, c’est à toute la population française qu’un message est délivré et qu’un piège est tendu » dans Antiracisme tintin_1

Entretien. Farid Bennaï est un des animateur de l’ASEFRR, l’association de solidarité Essonne avec les familles Roms et Roumaines. Militant antiraciste et pour l’égalité des droits, il revient avec nous sur la situation des Roms, au moment où plusieurs politiques multiplient les déclarations scandaleuses à leur encontre.

Peux-tu nous faire un rapide tableau de la situation des Roms dans l’Essonne ? La situation pourrait se résumer à ces mots : intimidation suivie d’expulsions partout et tout le temps. Cela signifie destructions des maigres biens, déscolarisation, non-respect des droits des enfants ou des droits humain tout court, c’est inadmissible ! Et c’est bien une volonté politique nationale qui doit être mise en cause, car rejeter, expulser, c’est une politique abjecte de refus d’une population, lui niant jusqu’au droit d’existence sur notre sol. Chaque expulsion, chaque destruction de leur habitat précaire sans solution alternative, laisserait penser que le problème ce serait eux. La stigmatisation de cette population a pour conséquence une légitimation des propos racistes, de laisser faire des élus locaux qui refuse la loi, et quand bien même ils seraient en conformité en terme d’aire d’accueil des « voyageurEs », cela leur donne-t-il le droit de bafouer les droits humains ? Les familles Rroms sont trop souvent en but à un harcèlement policier sans respect pour les droits fondamentaux.

Comment d’après toi leur situation a-t-elle globalement évolué depuis le changement de gouvernement et l’arrivée de Hollande ? Après la présidence de Sarkozy, nous constatons que celle de Hollande persiste à traiter les Roms comme si c’était eux le problème, et cela alors que la France a déjà été condamnée à 6 reprises par le Comité européen des droits sociaux dépendant du Conseil de l’Europe pour sa politique discriminatoire à l’égard des Roms. C’est bien en France, chez nous, qu’au petit matin, des êtres humains – hommes, femmes, enfants – sont chassés des abris qu’ils ont réussi à se construire, tels des nuisibles. Malgré l’engagement de François Hollande, alors qu’il était candidat, et la publication d’une circulaire allant en ce sens au mois d’août 2012, la situation des Roms en France ne s’est pas améliorée, loin s’en faut. C’est pire aujourd’hui. Les destructions de lieux de vie sans relogement autre que quelques nuits d’hôtel ont été, en 2012, plus nombreuses à partir du mois de juin… Les expulsions continuent. Des cars de CRS accompagnés de bulldozers jettent dehors les habitants des terrains de fortune et des squats, rasent les maisons construites par leurs habitants devant les yeux d’enfants terrorisés, et détruisent les formes de vie, certes précaires, qui s’y étaient organisées. Des OQTF (obligation de quitter le territoire français) sont toujours distribuées de façon massive. Des mesures transitoires font toujours obstacle à l’accès au travail des citoyens roumains et bulgares, pourtant citoyens européens.

Quelles seraient les mesures urgentes pour changer sensiblement la situation des Roms ? À qui fera-t-on croire qu’il n’est pas possible de trouver un peu partout en France des terrains où l’on puisse installer un habitat léger et provisoire, avec le minimum pour l’hygiène et la sécurité, le temps nécessaire pour que l’insertion par le travail pour les adultes et par l’école pour les enfants, fasse son œuvre ? Qu’est ce que ce « problème » qui concerne de 15 à 20 000 personnes, comparé à la population de la France de plus de 65 millions ? Une goutte d’eau si on veut vraiment prendre le problème à bras le corps. Nous réclamons depuis des années que le gouvernement donne l’ordre à ses préfets d’organiser avec tous les maires et les présidents des conseils généraux, l’accueil des familles Roms. Ce que nous réclamons ne concerne d’ailleurs pas que les familles Roms, car la France compte au moins 130 000 sans abris.

Dans ce contexte, comment analyses-tu les récentes déclarations scandaleuses de Le Pen puis d’Estrosi ? Il faut les replacer dans un contexte historique : esclavagisme, colonialisme, capitalisme… Cela n’a donc rien d’inhabituel, c’est un classique des « valeurs civilisatrices » de l’État français. Les violences dont sont victimes les Roms par les autorités françaises, n’ont qu’un seul but. À travers les misères qui leur sont infligées, c’est à toute la population française qu’un message est délivré et qu’un piège est tendu : le message de la résignation et le piège de la division. La stigmatisation de ces populations a pour conséquence une légitimation des propos racistes. Le décor est planté, et les Le Pen , Estrosi, Valls n’ont plus qu’à s’agiter pour faire de la surenchère électoraliste sur le dos des Roms, des « musulmans », des sans papiers, des immigréEs, etc.

Propos recueillis par Manu Bichindaritz Vendredi 19 juillet 2013Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 204 (18/07/13)

23 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Les propos intolérables de G. Bourdouleix (Npa 49)

Bourdouleix, le Procureur saisi pour apologie de crime contre l’Humanité (OF) dans Antifascisme capture-decran-2012-03-11-a-15.06.30-300x278

Une fois encore les dérapages verbaux du maire de Cholet et président du CNIP (vieux parti de droite extrême aujourd’hui affilié à l’UDI) défraient la chronique.
Une fois encore, sa cible est les gens du voyage. Début octobre déjà, il avait démagogiquement mis en avant sa personne pour essayer d’empêcher l’installation d’une mission évangélique sur l’aire de grand passage du Puy-Saint-Bonnet. Hier soir, l’élu a rejoué le même numéro de cirque populiste en bordure de Cholet, alors que l’aire de grand passage est fermée pour travaux autoroutiers et que le schéma dépar-temental d’accueil des gens du voyage n’est plus respecté. Pire, à l’issue d’un altercation avec des gens du voyage, il aurait – selon le journal Le Courrier de l’Ouest – proféré la phrase « Comme quoi, Hitler n’en a peut-être pas tué assez ».
Ce matin, le maire de Cholet a choisi de nier et d’attaquer en justice le journal angevin pour « diffamation, atteinte à l’honneur et atteinte à l’image ». A la suite de quoi, Le Courrier de l’Ouest a mis en ligne l’enregistrement des propos supposés du maire. Pour le NPA 49, l’action de G. Bourdouleix participe depuis longtemps d’un climat détestable marqué par l’intolérance, le racisme et la mise en avant de boucs émissaires. C’est néanmoins un nouveau seuil des plus significatif et des plus honteux dans la longue liste de provocations réactionnaires du maire de Cholet qui viendrait d’être franchi. Car la phrase abjecte incriminée ne peut en rien être excusée par un coup de colère, surtout de la part d’un responsable politique. A sa manière, elle banalise les effroyables meurtres de masse commis par les bourreaux nazis et les justifie.

Le NPA 49 exige en conséquence la démission immédiate du maire de Cholet.

Communiqué du NPA 49 Mardi 23 juillet 2013

Bourdouleix, le Procureur saisi pour apologie de crime contre l’Humanité (OF)

Le préfet du Maine-et-Loire, à la demande du ministre de l’Intérieur, va saisir le procureur de la République pour apologie de crime contre l’Humanité après les propos polémiques du député-maire (UDI) de Cholet, Gilles Bourdouleix, sur les gens du voyage, a annoncé la préfecture lundi soir dans un communiqué.

« La Justice appréciera les suites pénales à réserver à ces propos », ajoute le communiqué. M. Bourdouleix a provoqué de vives réactions lundi après la publication par Le Courrier de l’Ouest de ses propos sur les tziganes, l’élu disant qu’« Hitler n’en a peut-être pas tué assez ». «Rien ne peut justifier, ni excuser qu’un élu de la République ose une telle référence à la pire barbarie du XXe siècle», affirme la préfecture dans son communiqué. En diffusant lundi à la mi-journée un enregistrement sur son site Internet, le journal a confirmé que M. Bourdouleix a bien tenu ces propos, alors qu’il se trouvait dans le campement. On y entend le député-maire lancer dans un brouhaha « la loi, elle s’applique ». Puis, un peu moins fort, alors que, selon le journal, les gens du voyage à qui il s’adressait avaient tourné les talons, il ajoute: « Comme quoi Hitler n’en a peut-être pas tué assez. »

Politique mardi 23 juillet 2013 http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Bourdouleix.-Le-Procureur-saisi-pour-apologie-de-crime-contre-l-Humanite_55257-2214435_actu.Htm

Commentaire: Le problème de l’extrême droite, ce n’est pas sa violence verbale qui se répand aussi dans les partis « propres sur eux », c’est la violence physique, qui s’exerce contre les femmes, les étrangers, les homosexuels, les militants, jusqu’au meurtre, et avec la participation d’une police, bien gangrenée. Voir les tweet et  facebook de policiers, à visage écouvert, sans complexes! Et sans risque de punitions!

23 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Trappes, les musulmans et le racisme d’Etat (Noël Mamère)

Trappes, les musulmans et le racisme d’Etat (Noël Mamère) dans Antiracisme

Trappes, la ville de Jamel Debbouze et d’Omar Sy, ne rigole plus avec ses humoristes. Des centaines d’habitants ont attaqué le commissariat, à coups de pierres, symbole pour ces jeunes Français, issus de la colonisation, de l’atteinte à leur dignité. Le motif de cette poussée de violence ? L’exigence de libérer un homme qui avait osé protester contre l’interpellation de sa femme par des policiers ; elle portait le voile intégral, les policiers voulaient contrôler son identité.

Ces faits posent d’emblée trois questions :

  • Où est passée la police de proximité promise par la gauche qui devait remplacer les BAC et autres compagnies de CRS dans les quartiers dits sensibles ?
  • Pourquoi interpeller en plein ramadan une jeune femme voilée, sachant que durant cette période, un tel geste peut être interprété comme une provocation à l’égard des populations musulmanes ?
  • Enfin, la loi sur le voile intégral est-elle pertinente ?

Des lois productrices de discriminations

J’ai fait partie des rares députés qui ont toujours considéré les différentes lois sur le voile comme productrices de discriminations et de vio- lences potentielles. Nous y sommes. Si l’on ajoute à cela le refus de Manuel Valls d’appliquer la promesse de François Hollande d’en finir avec le contrôle au faciès, une telle conjonction ne pouvait que produire le type d’émeute à laquelle nous venons d’assister. Les déclarations mar- tiales du ministre de l’Intérieur, les vociférations de Christian Estrosi, Hortefeux et Le Pen n’y changeront rien. La révolte de Trappes nous oblige aussi à réfléchir sur la vague d’islamophobie qui s’est emparée de notre pays. Le ministre de l’Intérieur, cette dernière semaine, dénon- çait la multiplication des faits anti-musulmans dans plusieurs villes de la périphérie parisienne, à Chanteloup-les-Vignes et à Argenteuil. A Marseille, la question du voile revient au centre de l’actualité et avec elle, celle de la place des musulmans dans la société.

Le boomerang du racisme d’Etat

Au nom de l’universalisme, on a trop longtemps eu tendance à nier le rôle de la religion dans la société française. L’Etat a fait de l’Islam – deuxième religion de France – un culte discriminé sans que le législateur tente de résoudre les problèmes vécus au quotidien par les fidèles (comme les carrés musulmans au sein des cimetières, la régulation du marché de la viande hallal ou la construction des mosquées). Sous prétexte de combattre les signes religieux ostentatoires, on a privilégié la seule lutte contre le voile et inventé de nouvelles discriminations pour des femmes qui se voient doublement mises à l’index : en tant qu’arabe et musulmane, ne pouvant plus travailler dans certains établis- sements, et stigmatisées dans tous leurs actes quotidiens. De fait, un racisme d’Etat, utilisant l’amalgame entre musulmans, islamistes, terro-ristes et immigrés, s’est lentement insinué dans la société française, préparant le terrain à des conflits de civilisations à l’échelle des territoires. Le moment est venu pour la France de prendre cette question à bras-le-corps. Si on ne lui donne pas de réponse autre que répressive, elle va nous revenir au visage comme un boomerang.

Trente ans après la marche pour l’égalité

Le problème que nous rencontrons se joue dans le cadre franco-français, dans un pays qui a érigé la laïcité en dogme. Mais – et c’est là toute la difficulté – il est marqué par un contexte international où l’islam politique a pris le pouvoir dans plusieurs sociétés musulmanes, à la faveur des printemps arabes. Dans ces sociétés, comme la Tunisie ou l’Egypte, les classes moyennes refusent à juste titre ce qu’elles considèrent comme un dévoiement théocratique de leur révolution. Elles ont raison et nous les soutenons. Mais cette solidarité ne doit pas nous faire oublier qu’en France, ce sont des populations discriminées qui se revendiquent de l’Islam. Il faut donc refuser tout amalgame entre les deux situations et tracer les chemins d’un dialogue pour parvenir à apaiser les tensions. Malheureusement, en temps de crise morale, économique et sociale, il est tellement plus facile pour de nombreux responsables politiques d’utiliser les musulmans comme des boucs émissaires, que de trouver les mots d’apaisement et de prendre le temps de comprendre pourquoi on en est arrivés là. Mais Trappes, trente ans après la marche pour l’égalité et contre le racisme, nous oblige aussi à reconsidérer la politique de la ville menée par les gouvernements de droite et de gauche. Depuis novembre 2005 et les révoltes urbaines généralisées, rien n’a été fait pour répondre aux préoccupations des habitants des quartiers populaires.

L’américanisation des banlieues françaises

L’Etat a démontré son incapacité à apporter des réponses à la lutte contre le chômage des jeunes, aux questions d’éducation et de formation, à l’enclavement des quartiers et à la relégation des habitants. Cette inertie a favorisé la fuite d’une partie de ses habitants a créé, malgré le dis- cours ambiant sur la mixité sociale, des ghettos où sont concentrées des populations en fonction de leur appartenance ethnique et reli- gieuse. Or, de nouveaux conflits urbains dessinent le portrait d’une France séparée. Cette américanisation des banlieues françaises est en contra-diction absolue avec le rappel intangible des principes républicains, rabâchés par ceux qui croient encore vivre sous la Troisième République.

La vulgate anticommunautariste n’est qu’un prêt-à-penser inutile pour comprendre notre société multiculturelle. Il faudra un jour dépasser cette contradiction :

  • ou accepter une certaine logique communautaire, en s’appuyant sur les forces vives de « l’empowerment », c’est à dire la capacité des populations à faire surgir en leur sein de nouvelles élites urbaines, comme aux Etats-Unis ou en Afrique du Sud ;
  • ou appliquer l’égalité réelle des droits, ce qui suppose un investissement sans commune mesure avec nos capacités actuelles. Mener les deux de front, c’est possible et cela porte un nom : la société du bien vivre ensemble.
Noël Mamère Député de Gironde Publié le 22/07/2013 à 18h09

23 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Un guide pour ceux qui se posent des ques­tions sur les nou­velles lignes direc­trices de l’Union euro­pénne sur les colonies (Afps)

Un guide pour ceux qui se posent des ques­tions sur les nou­velles lignes direc­trices de l’Union euro­pénne sur les colonies (Afps) dans Anticolonialisme humour-israel

Le texte que nous vous pro­posons ici, publié par Haaretz, s’adresse aux Israé­liens qui com­mencent à se poser des ques­tions après la publi­cation des nou­velles « lignes direc­trices » de l’Union Euro­péenne. C’est aussi un bon argu­men­taire en réponse à nos adver­saires qui jus­ti­fient la poli­tique israé­lienne d’occupation et de colo­ni­sation des ter­ri­toires pales­ti­niens et même, à l’occasion, pour nos élus qui sont pro­ba­blement régu­liè­rement abreuvés de leurs argumentaires

Vous trou­verez ici toutes les réponses à vos ques­tions sur les nou­velles lignes direc­trices de l’Union euro­péenne sur les colonies. Pourquoi l’Union euro­péenne refuse que ses sub­ven­tions soient uti­lisées pour des projets situés au-​​delà la Ligne verte ? L’Union euro­péenne, comme la plupart des Etats dans le monde, ne reconnaît pas la sou­ve­raineté israé­lienne sur les ter­ri­toires au-​​delà de la Ligne verte et ne les considère pas comme faisant partie de l’Etat d’Israël. L’UE, comme la plupart des Etats dans le monde, ne considère pas les acti­vités des citoyens israé­liens au-​​delà la Ligne verte comme légales, car en vertu du droit inter­na­tional, un pays ne peut pas ins­taller ses citoyens dans un ter­ri­toire occupé, il peut seulement gérer tem­po­rai­rement ce ter­ri­toire au nom de la popu­lation locale.

Pourquoi cette décision de l’UE s’applique aussi à Jéru­salem Est et au Plateau du Golan, alors que dans ces zones c’est la loi israé­lienne qui s’applique ? Bien qu’Israël ait mis en place son droit civil, ses tri­bunaux et son admi­nis­tration à Jérusalem-​​Est et sur le plateau du Golan, les annexant ainsi de fait à son ter­ri­toire, la com­mu­nauté inter­na­tionale ne considère pas que ces actes ont changé le statut de ces ter­ri­toires. L’annexion uni­la­térale d’un ter­ri­toire par un pays pendant ou après une guerre n’est pas considéré comme légal au regard du droit inter­na­tional. Aujourd’hui, le droit inter­na­tional interdit l’acquisition de ter­ri­toire par la force. Du point de vue de la com­mu­nauté inter­na­tionale, ce sont des ter­ri­toires occupés, tout autant que la Cis­jor­danie (et que Gaza aussi, qu’une partie impor­tante du monde considère tou­jours comme étant occupé par Israël).

Quelle est la position d’Israël sur le statut de ces territoires ? Israël n’a pas appliqué la loi civile israé­lienne dans les ter­ri­toires con- quis en 1967, à l’exception de Jérusalem-​​Est et du plateau du Golan. Ainsi, même du point de vue de la loi israé­lienne, le reste de ces ter­ri­toires est considéré comme hors des fron­tières sou­ve­raines d’Israël. La reven­di­cation d’Israël à l’égard de la Cis­jor­danie, c’est qu’elle a été conquise sur la Jor­danie, un pays dont la sou­ve­raineté n’était pas non plus reconnue sur la Cis­jor­danie ; la Convention de Genève, s’appliquant aux ter­ri­toires conquis par un État sur un autre État, ne s’appliquerait donc pas à la Cis­jor­danie. Une reven­di­cation simi­laire est for­mulée à l’égard de la bande de Gaza, qui était pré­cé­demment contrôlée par l’Egypte. C’est pour cette raison que l’on entend parfois des per­son­na­lités israé­liennes désigner ces ter­ri­toires comme « contestés », et non comme occupée. En ce qui concerne ses colonies, Israël prétend que la Convention de Genève interdit aux États de trans­férer de force ses citoyens dans un ter­ri­toire occupé, mais que des citoyens peuvent aller s’installer de manière volon­taire dans un ter­ri­toire occupé.

Alors quel est le pro­blème avec la reven­di­cation d’Israël sur ce qu’il appelle la Judée et la Samarie, et que la plupart des pays du monde appellent la Cisjordanie ? Presque per­sonne n’accepte les pré­ten­tions d’Israël selon les­quelles la Convention de Genève ne s’appliquerait pas aux ter­ri­toires conquis en 1967 parce qu’ils n’appartenaient pas aupa­ravant à un pays, ou parce que ses citoyens au- raient choisi volon­tai­rement d’aller s’installer dans le ter­ri­toire occupé. La Cour inter­na­tionale de Justice de La Haye a également rejeté ces allé­ga­tions lorsqu’en 2004 elle a statué sur la bar­rière de sépa­ration entre Israël et la Cis­jor­danie. Il est clair que, du fait que les colonies ont été établies par décret gou­ver­ne­mental et avec un montant élevé de fonds alloués par le budget de l’Etat, leur mise en place relève de la défi­nition d’un transfert de popu­lation en vio­lation de la Convention de Genève. Israël essaie d’avoir le beurre et l’argent du beurre. D’une part, il n’a pas annexé la Cis­jor­danie à l’intérieur de ses fron­tières sou­ve­raines, ni appliqué le droit civil israélien ou son admi­nis­tration dans ce ter­ri­toire. Les rési­dents pales­ti­niens de la Cis­jor­danie n’ont pas obtenu la citoyenneté israé­lienne.

Israël a pro­mulgué un régime mili­taire en Cis­jor­danie et c’est sous cette autorité qu’il opère. Lorsque, par exemple, Israël confisque des terres pour des raisons de sécurité, il le fait en vertu des lois inter­na­tio­nales d’occupation (qui se trouvent dans les Conven­tions de La Haye) qui confèrent des pou­voirs spé­ci­fiques aux com­man­dants mili­taires dans les ter­ri­toires occupés. D’autre part, Israël prétend que la Convention de Genève ne s’applique pas à la Cis­jor­danie, de sorte que les res­tric­tions contenues dans la Convention de Genève ne s’appli- quent pas. Le résultat est qu’Israël agit parfois dans les ter­ri­toires comme s’ils fai­saient partie de son ter­ri­toire sou­verain : il établit des villes israé­liennes, des com­mu­nautés et des usines, et applique la loi israé­lienne aux citoyens israé­liens vivant dans ce ter­ri­toire. Tou­tefois, Israël traite simul­ta­nément la Cis­jor­danie comme un ter­ri­toire occupé, en plaçant sous admi­nis­tration mili­taire les habi­tants ori­ginaux du ter­ri­toire occupé, les Pales­ti­niens, à qui il ne donne pas le même statut qu’aux citoyens israé­liens. Et dans le même temps habi­tants pales­ti­niens ne béné­fi­cient pas plei­nement de leurs droits de rési­dents d’un ter­ri­toire occupé, qui com­prennent la dis­po­sition empê­chant la puis­sance occu­pante de les expulser en faveur de ses propres citoyens. Les Euro­péens ne sont pas prêts à laisser les sub­ven­tions qu’ils accordent à Israël financer cette politique.

Pourquoi consi­dérer ces ter­ri­toires comme occupés, alors qu’ils n’ont pas été réel­lement pris à un Etat auquel ils auraient appartenu ? Les civils vivant en Cis­jor­danie peuvent être consi­dérés comme occupés, parce qu’ils vivent sous un régime mili­taire imposé par un Etat dont ils ne sont pas citoyens, et le fait que la Cis­jor­danie n’était pas un Etat pales­tinien avant son statut actuel ne change rien. Il ne fait aucun doute que la Cis­jor­danie se situe au-​​delà des fron­tières reconnues d’Israël, et est sous un régime mili­taire, et en raison de ces faits, la popu­lation civile qui y vit peut être consi­dérée comme occupée. Dans de nom­breux cas à travers le monde, des ter­ri­toires ont été conquis sur des États qui n’étaient pas légi­times pour les gou­verner : le Maroc a conquis le Sahara occi­dental sur l’Espagne, l’Indonésie a  conquis Timor oriental sur le Por­tugal. Cela ne rend pas ces ter­ri­toires moins « occupés ». De plus, ces deux pays ont également annexé uni­la­té­ra­lement les ter­ri­toires en question, et cela aussi ne les rend pas moins occupés. Le Timor oriental s’est fina­lement fait accorder l’indé-pendance, et le Sahara occi­dental est considéré comme occupé jusqu’à ce jour. Le fait qu’Israël ait conquis la Cis­jor­danie sur la Jor­danie et Gaza sur l’Egypte, pays aux­quels elles n’appartenaient pas, n’a pas d’importance. Ce qui importe, c’est qu’il y a une popu­lation vivant au-​​delà des fron­tières d’un Etat, popu­lation qui vit sous un régime mili­taire et se voit refuser le droit fon­da­mental à l’autonomie et à l’auto-détermination.

Est-​​ce qu’il y a d’autres territoires dans une situation similaire ? Les ter­ri­toires consi­dérés comme occupés le sont presque tou­jours dans un envi­ron­nement de contro­verses, et les Etats occu­pants nient souvent que les ter­ri­toires soient en effet occupés. La Cour inter­na­tio- nale de La Haye a récemment discuté de l’occupation par l’Ouganda de cer­taines parties du Congo. L’occupation la plus contro­versée de l’histoire récente a été l’incursion des Etats-​​Unis et de la Grande-​​Bretagne en Irak, mais cette affaire diffère de l’occupation israé­lienne de la Cis­jor­danie, du fait que l’occupation menée par Israël est à long terme, et com­prend des colonies et une popu­lation civile de l’Etat conquérant. Deux situa­tions simi­laires qui se démarquent sont Chypre du Nord, qui a déclaré son indé­pen­dance, mais que la plupart du monde consi­dèrent tou­jours comme un ter­ri­toire sous occu­pation turque, plutôt que comme un Etat indé­pendant. La Cour euro­péenne des droits de l’homme a souvent qua­lifié Chypre du Nord comme occupé et condamné la Turquie pour les vio­la­tions des droits humains envers les Chy­priotes et les Grecs, du fait qu’elle ne leur per­mettait pas d’accéder à leurs terres. Le Sahara occi­dental est tou­jours considéré comme un ter­ri­toire occupé par le Maroc. Dès 1975, la Cour inter­na­tionale de La Haye a décidé qu’il convien­drait d’accorder à la popu­lation de ce ter­ri­toire, les Saharaouis,  le droit de décider de manière indé­pen­dante leur propre avenir, ce qui leur per­met­trait de réa­liser leur droit à l’autodétermina- tion. Un réfé­rendum devait avoir lieu au Sahara occi­dental, mais à ce jour il n’a pas eu lieu. Le Timor oriental est un autre cas simi­laire, mais il a obtenu son indé­pen­dance en 2002 à la suite d’un référendum.

Pourquoi le droit inter­na­tional interdit aux nations de s’installer dans les ter­ri­toires occupés ? Il est assez clair que si un Etat conquérant com­mence à ins­taller sa popu­lation dans le ter­ri­toire occupé, une situation sera créée dans laquelle l’État aura un rapport dif­férent à la popu­lation du ter­ri­toire occupé et à ses propres citoyens, ce qui conduira pro­ba­blement à une dis­cri­mi­nation contre la popu­lation occupée. Cette situation est simi­laire à la colo­ni­sation, ou l’apartheid, ce que le droit inter­na­tional moderne cherche à empêcher. La poli­tique de colo­ni­sation d’Israël a pré­ci­sément eu pour résultat la situation que le droit inter­na­tional cherche à prévenir.

Alors, la com­mu­nauté inter­na­tionale ne fait pas de dis­tinction entre les colonies et les « avant-​​postes » ? Non, effec­ti­vement. La plupart des pays du monde voient la Cis­jor­danie comme un ter­ri­toire occupé, à laquelle la Convention de Genève est appli­cable, ce qui interdit à une nation occu­pante d’y ins­taller sa popu­lation civile.

Que dire des « blocs de colonies » ? Selon le droit inter­na­tional, il n’y a pas de dif­fé­rence. Il semble qu’un futur accord entre Israël et les Pales­ti­niens laissera des blocs de colonies dans les mains israé­liennes, mais pour l’instant, il n’y a aucune dif­fé­rence. De toute évidence, ce n’était pas de la com­pé­tence du pré­sident de l’époque George W. Bush de changer cette réalité, comme il l’a fait dans sa fameuse lettre au Premier ministre Ariel Sharon, dans laquelle il écrivait qu’il était irréa­liste de s’attendre à ce qu’Israël retourne au fron­tières de 1949, sur la base des faits sur le terrain.

Mais dans le passé, des Etats ont conquis des ter­ri­toires et se les sont appropriés  Le droit inter­na­tional moderne com­prend de nom­breuses règles qui inter­disent l’utilisation de la force, et l’acquisition de ter­ri­toires par la force, ainsi que des règles qui sou­tiennent l’autodétermination. Le droit inter­na­tional cherche à faire dis­pa­raître l’ancien colo­nia­lisme. Aujourd’hui, un État ne peut pas prendre pos­session d’un ter­ri­toire sim­plement parce qu’il l’a conquis par la force. En outre, les États qui prennent pos­session de ter­ri­toires par la force annexent en général ces ter­ri­toires, et accordent la citoyenneté à leurs habi­tants (ne parlons pas des périodes plus sombres du passé, où géné­ra­lement la plupart de ces popu­la­tions civiles étaient détruites). Même si l’annexion uni­la­térale est interdite par le droit inter­na­tional moderne, l’annexion doit théo­ri­quement conduire à l’égalité des citoyens et à la sta­bilité. La pré­sence d’Israël en Cis­jor­danie est loin de cela, car il s’agit d’une occu­pation pro­longée illé­gitime d’une popu­lation conquise à laquelle n’a pas été accordée la citoyenneté.

Mais Israël a promis de res­tituer des terres aux Pales­ti­niens et « il n’y a per­sonne avec qui négocier » ? Cette affir­mation est com­plè­tement hors de propos. Peu importe qui doit être tenu pour res­pon­sable du fait qu’il n’y a tou­jours pas d’accord, ou du fait que les négo­cia­tions sont au point mort, la situation juri­dique des colonies reste inchangée. Israël ne remplit pas ses obli­ga­tions en Cis­jor­danie en tant qu’Etat occupant et c’est une question dis­tincte de celle du pro­cessus de paix et des négo­cia­tions. Tant qu’Israël occupe la Cis­jor­danie, il est supposé agir selon les lois qui régissent les ter­ri­toires occupés, lois qui inter­disent la colo­ni­sation, et qui sti­pulent que la nation occu­pante ne doit gou­verner le ter­ri­toire occupé que tem­po­rai­rement, et pour le bénéfice de la popu­lation occupée. L’armée occu­pante doit garantir la sécurité dans le ter­ri­toire occupé, mais ne doit pas être uti­lisée pour établir des popu­la­tions. Il est important de sou­ligner que les accords d’Oslo, tout en accordant cer­tains pou­voirs aux Pales­ti­niens, n’ont pas modifié le fait que la Cis­jor­danie est sous occu­pation israé­lienne, ni la situation juri­dique des colonies.

Aeyal Gross - Haaretz, dimanche 21 juillet 2013

Com­mu­niqué de la CECP sur les lignes direc­trices de l’Union euro­péenne excluant les colonies des projets qu’elle finance

Pour la Com­mission euro­péenne, les ter­ri­toires occupés, ce n’est pas Israël – Com­mu­niqué de l’AFPS

Lignes direc­trices rela­tives à l’éligibilité des entités israé­liennes établies dans les ter­ri­toires occupés par Israël

http://www.france-palestine.org/Un-guide-pour-ceux-qui-se-posent

23 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Cher bébé royal, welcome…(CI)

Cher bébé royal, welcome...(CI) dans Europe princes

L’un des chroniqueurs britanniques les plus acerbes a écrit une lettre de bienvenue au nouveau-né de la famille royale. Il lui adresse ses félicitations mais aussi de nombreuses mises en garde.
Félicitations, bébé Windsor.Vous êtes un tout nouveau sujet de sa Majesté britannique (comme il était indiqué autrefois sur les passeports) et vous avez donc gagné le gros lot à la loterie de la vie. En fait, étant donné l’état du pays et de son économie, il vaudrait peut-être mieux parler de « vieille carte à gratter ». Et pourtant, vous vous en êtes admirablement sorti. Par le plus grand et le plus étrange des hasards, grâce au simple fait d’avoir été conçu par le bon couple, vous vous êtes hissé à la place enviable de troisième sur la liste des héritiers du trône britannique.Voilà pour la bonne nouvelle. La mauvaise, c’est que tout cela s’accompagne d’un certain nombre de servitudes. Problème n° 1 : vous êtes un monarque constitutionnel. Autrement dit, quand votre papa va casser sa pipe, vous ne pourrez pas faire tous les trucs sympas que vous auriez pu faire si vous étiez né cinq cents ans plus tôt. Vous ne pourrez pas faire trancher la tête des gens sur un caprice, ni agrandir votre territoire par la force, ni même augmenter les impôts dès que vous vous sentirez un peu raide.

Désormais, toutes ces grandes décisions sont prises par le gouvernement. (Enfin, par l’Union européenne dans les faits, mais ne vous embarrassez pas de ce genre de détails : cette entité aura cessé d’exister longtemps avant que vous n’ayez hérité du trône.) Et même si ceci ne rime à pas grand-chose, vous devrez lire machinalement les orientations politiques bidon dudit gouvernement au début de chaque session parlementaire en faisant comme si vous trouviez ces décisions tellement formidables que vous auriez pris exactement les mêmes si vous aviez été au pouvoir. (Ce qui n’est hélas pas le cas, désolé d’insister.)

Deuxièmement, il y a la question de l’argent et des biens immobiliers. Au début, vous serez peut-être impressionné : la grande maison à Londres (un peu sinistre à l’intérieur, mais située à deux pas du restaurant The Wolseley), les résidences de vacances à Norfolk, et bien sûr toute la thune et les actifs accumulés par vos ancêtres. Le problème est que rien ne vous appartient à proprement parler. En vertu d’un arrangement sordide ourdi par des gauchistes longtemps avant votre naissance, le gouvernement peut éplucher vos factures de blanchisserie et décider de quoi vous avez raisonnablement besoin pour vivre. Et cela ne va pas s’arranger : même si le pays que vous servez sort toujours largement gagnant de cette transaction, vous et les vôtres serez perpétuellement qualifiés de parasites par une bande d’ignorants aigris. Imaginez : des démonstrations de danse à n’en plus finir ; des sourires figés et des couvre-chefs ridicules dans des pâtisseries et des usines, sur des chantiers ; votre calvaire hebdomadaire avec un abruti de Premier ministre ; des banquets officiels fastidieux et interminables où vous ne pourrez jamais prendre de cuite, vous curer le nez ou lâcher un bon pet. Et vous serez tout de même censé être reconnaissant de votre privilège…

Surtout, faites de la reine votre modèle Cela dit, il y aura toujours la Famille. Pour le meilleur et pour le pire, seuls les membres de la Firme (comme vous vous appelez vous-mêmes) comprennent ce que vous vivez. Alors faites-vous conseiller tant que vous pouvez. Nous sommes nombreux à prier pour que vos arrière-grands-parents dépassent largement les cent ans. De quoi vous donner le temps d’apprendre le tact et la diplomatie auprès de votre arrière-papy Phil et de tout savoir sur Cheltenham et Aintree [champs de courses] grâce votre arrière- mamie Liz. Surtout, faites de la reine votre modèle. Elle est sans doute le meilleur monarque que nous ayons jamais eu : sage, avisée, impénétrable. Ce qui n’est pas le cas de votre grand-père Charles. Malheureusement, nous ne savons que trop ce qu’il pense (sur le réchauf-fement, sur les produits bio, l’architecture, sa volonté de devenir un « défenseur de la foi »…), mais il offre l’avantage de pouvoir servir d’anti- reine : s’il affirme que quelque-chose est vrai, faites exactement le contraire. Ce sera toujours un plaisir de le chambrer. Dès l’âge de 7 ans, vous pourrez l’agacer tous les jours en lui posant cette question : « Papy, tu te rappelles qu’à Rio tu as dit qu’on n’avait plus que 100 mois pour sauver le monde ? »

Pour ce qui est de vos autres proches, on choisit ses amis, mais pas sa famille – et, au moins, vous ne risquez pas de vous ennuyer avec eux. Lors des cérémonies officielles, on vous verra sur les photos vous agiter avec ce sacré comédien d’oncle Edward, avec cette crapule de grand-oncle Andrew et aussi avec la grand-tante Anne, féroce mais solide comme un roc. Et puis il y a ce garnement d’oncle Harry, qui va vous apprendre à allumer des pets et à choisir le bon déguisement pour un bal masqué (*), bref qui va vous gâter. Sans oublier vos divers cousins germains, qui vous apprendront à être tout à fait normal et seront peut-être les seules personnes avec qui vous pourrez sortir sans risquer de retrouver tous vos secrets étalés sur Internet. Ah ! là, là ! J’espère ne pas vous avoir donné l’impression que vous veniez de recevoir un cadeau empoisonné alors même que vous êtes parfaitement innocent. Bon, allez, ne vous laissez pas abattre, ça pourrait être pire. Au moins, contrai-rement aux monarques d’Espagne ou de Grèce, vous avez encore un trône dont vous allez hériter ; et au moins, contrairement à ce qui se passe en Suède, nous ne sommes pas encore assez gangrenés par les idéaux d’égalité pour que vous deviez faire croire que vous travaillez chez Ikea…

23 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Universités, l’Unef pointe des « frais illégaux » à Rennes, Nantes et Brest (LT)

Universités, l'Unef pointe des

Vingt-quatre établissements du supérieur, dont Rennes 1, l’UBO et Centrale Nantes, imposeraient des frais d’inscription « illégaux » à leur étudiants, selon l’Unef. Le syndicat dénonce par ailleurs des « sélections illégales » des étudiants dans 27 universités, mais aucune en Bretagne. 

La cuvée 2013 du dossier Unef sur le non-respect par les universités et les établissements publics de l’enseignement supérieur de leurs obligations en matière d’accueil des étudiants vient de sortir. Comme chaque année, le syndicat pointe notamment les « frais d’inscription illégaux » ayant cours dans plusieurs d’entre eux.

« Frais de dossier » ou de « sport » Cette année, l’AgroCampus Ouest et l’Université de Rennes 1 sont notamment pointés du doigt pour des « frais pédagogiques » à hauteur de 750 euros demandés aux étudiants en Master 1 et 2 co-habilités dans les deux établissements, frais « dont les prestations ne sont pas définies », dénonce le syndicat. L’AgroCampus Ouest, présent à Rennes et Angers, est également accusé de demander 50 euros de « frais de dossier » à l’inscription. L’Ecole Centrale de Nantes est pointée du doigt pour ses 92 euros de frais de dossier à l’inscription au concours. L’Université de Bretagne occidentale (rebaptisée Bretagne Ouest dans le document de l’Unef), enfin, apparaît au titre des 25 euros qu’elle demande pour « frais de sport ». C’est d’ailleurs sous cette dénomination, correspondant à des sommes de 10 à 50 euros, que sont pointés le plus grand nombre d’établissements. Le « record » de l’année reviendrait à l’Institut national polytechnique de Toulouse (INPT), où l’inscrip- tion au diplôme d’ingénieur s’élève à 9.000 euros contre un tarif réglementé de 606 euros. Le montant de 9.000 euros « concerne seulement une cinquantaine d’étudiants de masters internationaux, majoritairement dispensés en anglais », a précisé l’établissement.

« Prestations clairement identifiées » La tendance est plutôt à l’amélioration avec 24 établissements épinglés, contre 30 l’an dernier et plus 50 en 2005, souligne toutefois le syndicat.  Une baisse que souligne également dans un communiqué la ministre de l’Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, ce qui « témoigne de l’engagement des établissements à y mettre fin ». La ministre « a demandé que soit procédé à l’examen rigoureux des informations » rendues publiques par l’Unef.  « Les recteurs seront saisis pour rappeler à l’ordre les universités qui sor- tiraient de la légalité » et « le cas échéant, l’Etat prendra ses responsabilités pour y mettre fin », assure Geneviève Fioraso. »Si les universités dis- posent de la possibilité de réclamer des droits d’inscription complémentaires, ceux-ci doivent être facultatifs dès l’inscription, correspondre à des prestations clairement identifiées et qui ne relèvent pas du coeur des missions de service public des universités », rappelle la ministre.

Une « tendance » à la sélection Vingt-sept universités pratiquent une sélection illégale des étudiants après le bac, dénonce par ailleurs l’Unef. « De plus en plus d’établissements choisissent de limiter le nombre de places disponibles dans leurs licences par un processus de sélec- tion », déplore le premier syndicat étudiant dans son rapport annuel sur les dérives des universités.  « Cette nouvelle tendance » est « en totale contradiction avec la loi, qui stipule que la sélection d’un bachelier pour l’accès aux premiers cycles universitaires est prohibée », ajoute le syndicat.  Parmi les mises en cause figurent les universités de Savoie (pour ses licences de physique-chimie), Bordeaux 1 (mathématiques), Paris I et Paris X (droit franco-allemand), Bourgogne (Administration économique et sociale), Rouen, Marne-la-Vallée, etc.

« Pré-requis » ou non ? Certaines universités s’abritent, selon l’Unef, derrière le fait que des formations spécialisées nécessitent des « pré- requis », par exemple en musique. Le syndicat rejette cet argument au motif qu’une formation de licence « est censée être adaptée au niveau baccalauréat ».  Cette pratique résulte du « manque de moyens » des établissements, dont 16 prévoient d’être en déficit à la fin de l’année, selon le syndicat. Dans ce contexte, certaines « préfèrent réduire le nombre d’étudiants plutôt que d’affecter leurs moyens à l’embauche d’enseignants et au maintien de leurs capacités d’accueil », ajoute l’Unef. Elle a pour conséquence de pousser les étudiants « dans les bras du privé », estime le syndicat. Selon son rapport, seuls 32,2% des bacheliers suivent des cours en faculté aujourd’hui contre 39,1% en 2005, alors que la progression des étudiants dans le privé a augmenté de 32% au cours de cette période.

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