Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

11 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Brest, la Poste. Un préavis de grève au centre de tri de Kergaradec (LT)

Brest, la Poste. Un préavis de grève au centre de tri de Kergaradec (LT) dans Brest et région poste-01

« À la demande des personnels et dans le cadre de la journée nationale interprofessionnelle d’actions, de grève et de manifestations du 15 octobre, un préavis de grève a été déposé au centre de tri courrier de Brest-Kergaradec », annonce la CGT dans un communiqué.

« Pour couvrir l’ensemble des services, le préavis débute la veille, à 22 h, et se termine le vendredi 18 octobre, à l’horaire de fin de travail de l’équipe de nuit. Par leur action, les agents revendiquent la création de 20 emplois pour faire face à la charge de travail. Le manque de personnel ne permet plus d’assurer le service public postal, pour lequel les usagers paient de plus en plus cher.

La Poste a annoncé une forte augmentation de ses tarifs d’ici 2018 et, dans le même temps, faute d’effectif suffisant, elle n’est plus en capacité de distribuer le courrier six jours sur sept en J+1 (lettre distribuée le lendemain du jour où elle a été postée) et les colis en J+2 (Colissimo) et donc de plus en plus de réclamations et de dédommagements », estime la CGT.

Selon le syndicat, les conditions de travail et de vie des personnels seraient dégradées. « Les postières et postiers du centre de tri participeront à la manifestation interprofessionnelle du 15 octobre, à 10 h 30, à Brest. Ils travaillent à un rassemblement devant leur établissement avant de se joindre à la manifestation. Les choix du gouvernement, en matière de retraites, sont inacceptables et injustes. Ils conduisent à un appauvrissement des salariés comme des retraités et à interdire l’accès à notre système de retraite aux jeunes ». 11 octobre 2013 à 08h40

http://brest.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/ville/la-poste-un-preavis-de-greve-au-centre-de-tri-de-brest-kergaradec-11-10-2013-2264305.php

10 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Gouvernement : des paroles et des actes 100 % réactionnaires

Gouvernement : des paroles et des actes 100 % réactionnaires dans Macronie

C’est sans conteste à Manuel Valls que revient la palme du discours le plus nauséabond avec sa sortie raciste contre les Roms « qui ont vocation à revenir en Bulgarie ou en Roumanie ». Il ne fait pas que parler, il agit, en multipliant les démantèlements des campements, en expulsant à tout va.
C’est lui qui donne le « la » de la politique sécuritaire et discriminatoire du gouvernement : abandon du droit de vote des étrangers ou des récépissés des contrôles d’identité, bienveillance avec le syndicat d’extrême droite Alliance à chaque bavure policière, violente remise en cause de la réforme pénale, enterrement de l’amnistie sociale, laïcité sélective masquant mal son islamophobie…
À elle seule, cette politique appelle une opposition sans concession. Mais rien ne serait plus faux que de penser que le cours réactionnaire du gouvernement se cantonne à ce seul terrain.
La loi de sécurisation (des profits et de flexibilisation) de l’emploi qui reprend les dispositions de l’ANI, permet de réduire les salaires, d’augmenter le temps de travail, d’imposer la mobilité, et autorise les patrons à licencier plus et plus vite. Cette loi s’est accompagnée de la reprise à leur compte par les socialistes de la vieille rengaine de droite sur le « coût du travail », sur le code du travail et les droits des salariéEs comme un frein à l’emploi. C’est le triomphe du Medef. Une orientation confirmée encore tout récemment avec la « compréhension » empressée du gouvernement à l’égard des délinquants qui enfreignent la loi… en ouvrant leurs magasins le dimanche.

Un anti-Robin des Bois… Le budget 2014 accentue le transfert des impôts des entreprises vers les salariéEs. La baisse des dépenses publiques pénalise les plus modestes en sacrifiant les services publics et les budgets sociaux, et pour couronner le tout, ce gouvernement va jusqu’à réintroduire la très sarkoziste « TVA sociale », c’est-à-dire le remplacement des cotisations sociales des employeurs pour la branche famille par la TVA. C’est dans ce contexte d’une véritable contre révolution fiscale, d’un anti-Robin des Bois qui prend aux pauvres pour donner au riches, que le gouvernement choisit d’entonner l’air du « ras-le-bol fiscal », avec un Moscovici qui déclare « Je suis très sensible à ce ras-le-bol fiscal que je ressens de la part de nos concitoyens, qu’ils soient des ménages, des consommateurs, ou qu’ils soient des entreprises, et ça nous l’écoutons ». Ce même Moscovici qui assure aux patrons que les 20 milliards d’euros du Crédit impôts compétitivité des entreprises (CICE) leurs sont offerts « sans contrepartie » et « sans contrôle fiscal ».
Le gouvernement a lui-même enclenché une campagne populiste contre les impôts, et utilise l’indignation populaire contre les hausses d’impôts qui frappent les plus pauvres pour justifier les cadeaux fiscaux aux riches et aux entreprises. Un comble ! Mais la manipulation est lourde de dangers : l’antifiscalisme, la détestation des impôts sont depuis plus d’un siècle la spécialité de la droite ultra-libérale et de l’extrême droite. Chercher à concurrencer sur leur propre terrain les réactionnaires tenants du « trop d’impôts », « trop de fonctionnaires », est un jeu dangereux qui ne peut que les renforcer.
Élu pour virer Sarkozy, non content d’augmenter les inégalités et de semer le désespoir, ce gouvernement n’a de cesse de reprendre à son compte les idées qui constituent le fonds de commerce de la droite et de l’extrême droite. Nous avons donc deux raisons de le combattre frontalement : parce qu’il est immédiatement dangereux par sa politique d’austérité et parce que à chaque nouvelle mesure, à chaque nouvelle déclaration, il ouvre un peu plus la porte au Front national.

Christine Poupin Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 212 (10/10/2013)

10 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Retraites : s’opposer jusqu’au bout

Retraites : s’opposer jusqu’au bout dans NPA affiche-retraites.preview-208x300

À partir de lundi 7 octobre, la démocratie à la sauce Ve République va prendre la main pour valider la contre-réforme des retraites. Pris entre son acceptation des injonctions de la finance, du Medef et de la troïka européenne et les baromètres électoraux, le gouvernement s’apprête à faire voter par le Parlement la première réforme de « gauche » entraînant des reculs en matière de retraite. Ce simulacre de démocratie vient après des mois passés à déverser des tonnes de contre-vérités, des semaines de pseudo-concertation avec des directions syndicales plus soucieuses de dialogue social que de d’affrontement avec le gouvernement.

Tergiversations La mobilisation du 10 septembre donnait pourtant des possibilités de construction d’une mobilisation pouvant imposer des reculs au gouvernement. Mais pendant que les directions syndicales (CFDT, CFTC, CFE-CGC) totalement impliquées dans le soutien au projet gouvernemental se félicitaient ouvertement de la mise en œuvre du projet, la CGT, la FSU et FO refusaient de tenter d’amplifier la mobilisation. L’annonce d’une bien floue semaine d’action de la CGT du 7 au 11 octobre, de la journée d’action du 15 octobre par FO, fournissait peu de possibilités aux équipes militantes pour tenter de relancer la mobilisation.
De nombreuses équipes CGT ont, dans le temps d’attente de la décision de FO, critiqué ouvertement la passivité de la direction confédérale. La permanence téléphonique confédérale, la commission exécutive confédérale, le conseil national de la fédération métaux et les instances de bien des fédérations ont vu remonter de nombreuses protestations de la « base » et de structures intermédiaires. De même, des critiques ont été émises dans de nombreuses commissions exécutives d’unions départementales ou de syndicats importants. Appuyées par d’autres unions locales et syndicats, cinq unions locales du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais ont appelé à un rassemblement devant l’assemblée nationale. Et bien d’autres initiatives locales ont été prises pour tenter de maintenir la pression. Confrontée à cette montée de protestations, la direction confédérale CGT a décidé d’entraîner la FSU, FO et Solidaires dans des initiatives en Ile-de-France. Jeudi 10 octobre, « un rassemblement interprofessionnel, avec conférence de presse devant le ministère du Travail, à partir de 12 h 30 » et mardi 15 octobre, « une journée de mobilisation… avec un rassemblement et une manifestation régionale à 12 h 30 au départ de Saint-Augustin qui rejoindrait le rassemblement unitaire » initié par FO « sur le pont de la Concorde, face à l’assemblée nationale ».

Ne pas renoncer Pas de quoi peser sur un débat parlementaire qui se concentre sur l’intégration ou pas des stages effectués après un master (bac+4), dans le calcul des annuités validées, dans la limite de deux trimestres qui pourraient être rachetés à tarifs bonifiés ! Quant aux 400 amendements, déposés pour l’essentiel par le Front de gauche, députés et sénateurs ne pourront même pas faire croire à l’existence d’un débat démocratique, le gouvernement ayant décidé d’engager une procédure accélérée. Il n’y aura donc qu’une seule lecture du texte par chambre. Sauf sursaut dans les mobilisations des deux prochaines semaines, le gouvernement PS-EELV, fortement appuyé par la CFDT réussirait ainsi le tour de forces d’imposer des reculs plus importants que ceux imposés par Sarkozy-Fillon-Woerth avec moins de mobilisations !
Pas étonnant que le désarroi, le découragement gagnent les militantEs, les équipes syndicales et se traduisent électoralement par la chute de la « gauche » et la progression de l’extrême droite. Il nous reste quelques jours pour convaincre que la défaite n’est pas inéluctable, qu’une autre stratégie de mobilisation donnerait des résultats plus probants. Les enjeux d’une telle bataille dépassent largement la question sociale pour s’inviter pleinement dans la situation politique. Les conséquences seraient d’abord une nouvelle détérioration brutale des conditions d’existence de millions de salariéEs, mais aussi un nouveau recul dans les espérances sociales et politiques. Pas question pour nous d’abandonner ces combats.

Jeudi 10 octobre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 212 (10/10/2013) Robert Pelletier

10 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Cesson-Sévigné (35): les salariés de Renesas manifestent leur dénuement (FR3)

Cesson-Sévigné (35): les salariés de Renesas manifestent leur dénuement (FR3) dans Luttes sociales en Bretagne y-en-a-marre

Les salariés de Renesas, société spécialisée dans les télécommunications, ont manifesté cet après-midi à Cesson-Sévigné en tenue légère. Une façon d’attirer l’attention sur leur situation. Leur site pourrait fermer fin octobre.

Cette filiale d’un groupe japonais travaille dans le domaine de la recherche et développement et emploie 176 salariés à Rennes. Un site spécialisé dans les télécommunications, comme celui d’Alcatel Lucent à Rennes, dont on a appris ce mardi qu’il allait fermer. Pour Renesas, la nouvelle de la fermeture, annoncée pour octobre, est arrivée au mois de juin dernier. Selon les salariés de Renesas, des repreneurs se seraient manifestés. Ils demandent du temps pour que les dossiers de reprise soient finalisés et en appellent à l’Etat. Par Krystell Veillard Publié le 09/10/2013 18:50

http://bretagne.france3.fr/2013/10/09/cesson-sevigne-35-les-salaries-de-renesas-manifestent-leur-denuement-335179.html

 

10 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Les ouvriers de l’Île Longue, victimes oubliées de la dissuasion nucléaire (Bastamag)

Les ouvriers de l’Île Longue, victimes oubliées de la dissuasion nucléaire (Bastamag) dans Châteaulin Crozon Daoulas Le Faou vive-la-fr

Pendant 25 ans, ouvriers mécaniciens et pyrotechniciens ont consciencieusement assemblé les ogives nucléaires destinées à assurer l’indépendance de la France en matière de dissuasion.

Des pièces contenant du plutonium ou du césium étaient manipulées sans précaution particulière sur la base de l’Île Longue, dans la rade de Brest. Aujourd’hui, plusieurs salariés frappés de cancers ou de leucémies tentent de faire reconnaître leurs maladies professionnelles. Le ministère de la Défense et l’ancienne Direction des chantiers navals déclinent toute responsabilité.

Ambiance concentrée ce 18 septembre dans la salle des pas perdus du tribunal de Rennes. Une quinzaine d’anciens salariés de la direction des chantiers navals (DCN) de l’Île Longue, dans la rade de Brest, se serrent autour de leur avocate, maître Cécile Labrunie. Elle va devoir prouver que le cancer de Louis Suignard, découvert en 2009, est d’origine professionnelle. Mécanicien, Louis a travaillé sur la base militaire de l’Île Longue de 1989 à 1997. C’est de cette presqu’île qu’appareillent les sous-marins nucléaires français qui filent ensuite patrouiller dans les profondeurs océaniques. « Je faisais partie de l’équipe chargée d’assembler les têtes nucléaires », détaille Louis Suignard. Six têtes nucléaires par missile balistique. Seize missiles par sous-marins, soit 96 ogives nucléaires à assembler pour chacun des dix sous-marins nucléaires sortis des chantiers de la DCN depuis 1971 [1] (lire aussi notre enquête, « Nucléaire : et si on s’intéressait aux installations militaires secrètes ? »). Sans oublier que les ogives usées doivent être rechargées lorsque les sous-marins rallient la base.

Fournis par le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), les éléments nécessaires au montage de ces armes de dissuasion arrivent sur la presqu’île en pièces détachées. Des pièces détachées pas vraiment comme les autres : plutonium, cesium, tritium, éléments pyrotechniques pour la mise à feu… Les salariés – mécaniciens, électriciens, artificiers, pyrotechniciens – assemblent tout dans « la nef », surnom de cet atelier très spécial. Les ogives parcourent ensuite par camion ultra-sécurisé les deux kilomètres qui séparent « la nef » de la cale où sont stationnés les sous-marins, prêts à être chargés.

Casser la croûte près d’une ogive nucléaire

Les salariés se demandent parfois s’ils ne risquent pas de recevoir quelques rayons radioactifs. La direction de la DCN les rassure. «  »Les ogives nucléaires ne rayonnent pas plus que le granit breton ! », nous répondaient-ils », se souvient Francis Talec, ancien délégué syndical CGT. Confiants, les ouvriers de la dissuasion ont donc poursuivi leurs tâches quotidiennes le cœur léger. Et ce, depuis le lancement du premier sous-marin nucléaire français Le Redoutable, sous Georges Pompidou. « Nous restions causer près des têtes nucléaires. Parfois, on cassait même la croûte à proximité », se remémore l’un d’entre eux. « Je me souviens avoir voyagé assis sur les containers livrés par le CEA, pour aller emmener les matériaux nucléaires vers les alvéoles sécurisées où ils étaient entreposés avant qu’on ne les monte », se rappelle Louis Suignard.

Cette inconsciente tranquillité dure près de 25 ans. En 1996, stupeur : les salariés apprennent que, finalement, les ogives nucléaires de 110 kilotonnes rayonnent un peu plus que le granit breton. L’histoire raconte qu’un salarié du CEA avait oublié sur place son dosimètre photographique, que la radioactivité aurait dégradé. Et aurait alerté la direction. Les anciens de la « nef » ne savent pas vraiment d’où viennent les révélations. Toujours est-il que l’inoffensif devient dangereux. « En novembre 1996, suite à la demande des élus CGT et CFDT, il y a eu un comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail lors duquel nous avons appris que les tête nucléaires TN 75 (en assemblage depuis 1993, ndlr) rayonnaient plus que les précédentes. Qui rayonnaient aussi, finalement ! Pendant des années, on nous a assuré du contraire ! », s’insurge Francis Talec. L’ancien délégué CGT est aujourd’hui président de l’antenne brestoise de l’association Henri Pézérat, spécialisée dans les questions de santé au travail.

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10 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

St-Brieuc : action des agents de Pôle Emploi (Jdd+FR3)

St-Brieuc : action des agents de Pôle Emploi (Jdd+FR3) dans Luttes sociales en Bretagne greve

Une centaine d’agents de Pôle emploi Bretagne ont manifesté jeudi et envahi le siège de la direction départementale de Pôle emploi à Saint-Brieuc, en soutien à un collègue mis à pied pour 5 jours parce qu’il avait ouvert des droits, à tort, à un demandeur d’emploi ayant fourni un document falsifié, a constaté un correspondant de l’AFP.

« Cela peut arriver à chacun d’entre nous, c’est une sanction complètement disproportionnée », a déclaré Guillaume Bourdic, de la CGT Pôle emploi Bretagne, porte-parole de l’intersyndicale. « Notre collègue est actuellement en arrêt maladie. La sanction n’a pas été mise en oeuvre. On demande qu’elle soit levée. On demande que s’arrête ce climat de terreur mis en place par la direction régionale de Pôle emploi Bretagne », a-t-il ajouté. Dans un communiqué, la direction de Pôle emploi Bretagne a assuré que la mesure disciplinaire « venait sanctionner une faute basée sur des faits avérés, après enquête ». « Pôle emploi Bretagne n’entend pas communiquer de façon plus détaillée sur une situation individuelle, confidentielle et ponctuelle. La direction veillera à ce que ce salarié effectue son retour dans les conditions les plus satisfaisantes », selon le communiqué. Société  |  10/10/2013 – 14:38

http://www.lejdd.fr/Societe/Depeches/St-Brieuc-action-des-agents-de-Pole-Emploi-633302

http://bretagne.france3.fr/2013/10/09/saint-brieuc-le-pole-emploi-en-greve-en-soutien-une-de-leurs-collegues-334947.html

 

10 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

L’élection partielle de Brignoles : l’escroquerie du « front républicain » (LO)

L'élection partielle de Brignoles : l'escroquerie du « front républicain » (LO) dans Antifascisme vampires
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Les résultats du premier tour de l’élection cantonale partielle du 6 octobre à Brignoles, dans le Var, ont donné le candidat du Front national largement en tête. Le candidat du PCF, soutenu également par le PS, est éliminé. Et le second tour verra s’affronter FN et UMP.

Ce résultat agite les états-majors des partis politiques : PS et PCF s’angoissent devant l’ampleur du recul de leur électorat, le FN salive à l’idée de ce que cela annonce comme futurs succès électoraux, tandis que l’UMP, si elle est ravie de voir les partis de gauche jouer les rabatteurs de voix à Brignoles, s’inquiète plus largement de la concurrence du Front national. Mais que ressort-il réellement de ce scrutin ? Le résultat du Front national (40,4 %) est important au regard du score des autres partis (20,8 % pour l’UMP, 14,6 % pour le PCF soutenu par le PS et 8,9 % pour le candidat écologiste), d’autant plus que, pour mesurer le résultat électoral de l’extrême droite, il faut lui ajouter celui d’un candidat dissident (9,1 %) qui s’était présenté sous l’étiquette Front national il y a un an à peine. Mais il n’y a pas pour autant une explosion de l’électorat d’extrême droite : l’abstention a été importante et, si l’extrême droite totalise 3 330 voix, elle avait déjà obtenu 2 654 voix aux cantonales de 2004. En réalité, c’est surtout l’électorat du PS et du PCF qui s’est effondré. Le candidat du PCF paye la politique gouvernementale anti-ouvrière que son parti a cautionnée implicitement depuis un an et demi, et il la paye d’autant plus qu’il était aussi le candidat du PS. Il le dit lui-même : « En campagne, nous parlions de politique locale, on nous répondait chômage et difficulté à seulement vivre. »

Suite au désaveu électoral, PS et PCF ressortent maintenant l’argument du « front républicain » et appellent à voter UMP. Il y aurait pour eux une « solidarité républicaine » que les travailleurs devraient avoir avec la droite, alors même que celle-ci reproche au gouvernement de ne pas en faire assez pour les patrons et de ne pas cogner assez sur les travailleurs ; et alors même que les dirigeants de l’UMP se battent pour savoir lequel ira le plus loin pour concurrencer le Front national dans sa démagogie anti-immigrés et anti-pauvres.

La politique du Front national représente une politique féroce contre les travailleurs, plus encore même que celle du PS ou de l’UMP, mais ce n’est pas en se rangeant derrière ceux qui en font le lit qu’on pourra s’y opposer. Face au chômage et aux difficultés grandissantes des classes populaires, face à la politique du gouvernement pleine de servilité vis-à-vis des intérêts patronaux, il serait vital d’affirmer clairement les intérêts des exploités, sans se confondre avec les partis qui se sont succédé au pouvoir et ont fait payer la crise aux plus pauvres. Ce que paient aujourd’hui PS et PCF, c’est d’être devenus des piliers du système capitaliste en crise et du régime politique qui le soutient. Leur appel à voter UMP revient d’ailleurs à le confirmer, en affirmant leurs valeurs communes avec ce parti de droite. Ce n’est pas de tels partis qu’ont besoin les travailleurs et les couches populaires. Pierre ROYAN

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2358&id=2

 

10 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Manifestation des victimes de l’amiante (NPA + LO)

Manifestation des victimes de l'amiante (NPA + LO) dans Santé amiante

Samedi 12 octobre, manifestation nationale à 14h à la Tour Montparnasse.

Amiante : travailleurs empoisonnés (NPA)

Un bilan humain effrayant. 35 000 travailleurs sont morts, en France, d’une maladie de l’amiante, entre 1965 et 1995, et de 50 000 à 100 000 décès sont encore attendus d’ici 2025.
Selon l’Organisation internationale du travail (19 janvier 2006), 100 000 personnes meurent chaque année, dans le monde, du fait de l’amiante…
Il y a tout juste 100 ans, le 6 juillet 1913, un décret instituait des précautions pour le nettoyage des poussières toxiques dans les ateliers. Le décret du 31 août 1950 créait un nouveau tableau des maladies professionnelles du Code de la Sécurité sociale, le n°30 (affections professionnelles consécutives à l’inhalation de poussières d’amiante). En première ligne y figure l’asbestose, une des principales maladies dues à l’amiante avec les cancers de la plèvre et les cancers broncho-pulmonaires. Le 24 décembre 1996 est édicté le principe d’interdiction générale… de toutes variétés de fibres d’amiante et de tout produit en contenant. Depuis 1906, date du bulletin de l’inspecteur du travail Auribault alertant sur les dangers de l’amiante, la toxicité de l’amiante est de notoriété publique… et depuis cent ans les mesures de protections des travailleurs ont été volontairement sacrifiées sur l’autel du profit capitaliste.

Prévenir les risques, punir les responsables
L’Andeva (Association nationale de défense des victimes de l’amiante) appelle à manifester le samedi 12 octobre 2013 pour « réclamer haut et fort que justice soit faite, afin que les empoisonneurs soit enfin jugés au pénal ! ». Elle reste souvent bien isolée et les soutiens syndicaux et politiques sortent rarement du registre du formel. Même à l’intérieur des entreprises, l’écologie a du mal à percer dans les organisations ouvrières : crainte de la perte de l’emploi, de la fermeture de l’atelier… Mais des travailleurs résistent et se battent, comme les anciens salariés de ZF-Masson, de Babcock Wanson, d’Ahlstrom ou il y a dix jours les 165 cheminots qui ont attaqué la SNCF et ses entreprises sous-traitantes aux prud’hommes. Les exemples sont nombreux et les victoires judiciaires importantes.
Nombreux sont les militantEs du NPA à avoir participé à ce combat qui devra demain s’appliquer à d’autres produits dangereux à effet létal différé auxquels sont encore aujourd’hui exposés deux millions de salariés (selon les dernières statistiques du ministère du travail). C’est pourquoi nous appelons à participer à cette « manif en noir et blanc ». Noir pour symboliser la justice et blanc pour symboliser la prévention. Jeudi 10 octobre 2013Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 212 (10/10/2013) Dominique Malvaud

L’Association nationale des victimes de l’amiante (Andeva) appelle à manifester à Paris le 12 octobre sur le mot d’ordre : « Amiante : prévenir les risques, punir les responsables ». (LO)

Pour l’Association des victimes de l’amiante, il ne peut y avoir de prévention des risques si des poursuites et des sanctions pénales ne sont pas engagées contre les responsables de sa propagation qui, en toute connaissance des risques encourus, ont mis en danger la vie de dizaines de milliers de personnes. Lutte Ouvrière appelle à se joindre à cette manifestation.

Samedi 12 octobre à 14h à Paris départ de la tour Montparnasse en direction de la place Saint-Michel

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2358&id=21

10 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Gad, Lampaul-Guimiliau: les salariés contre le plan de licenciements (LO)

Gad, Lampaul-Guimiliau: les salariés contre le plan de licenciements (LO) dans Luttes ouvrières 2121112_gadgroupe

Lundi 7 octobre, 300 salariés de l’abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau (Finistère) sont venus manifester à Rennes, devant l’hôtel Mercure où se réunissait le comité central d’entreprise sur le plan dit de « continuation », qui prévoit la fermeture du site de Lampaul-Guimiliau (Finistère, 850 emplois) et de deux autres où travaillent 64 et 54 salariés.

Pendant ce temps-là, l’usine de Lampaul-Guimiliau était bloquée. Celle-ci tourne pourtant à plein. Pour la fermer, la direction propose de reclasser 300 salariés à Josselin, à 160 km de là, et 400 un peu partout dans le groupe. Ces reclassements ne sont que paroles de patron, que personne n’a de raisons de croire. Depuis que la Cecab a racheté Gad en 2008, la direction n’a eu de cesse de mettre en concurrence les salariés de ces deux sites, expliquant que la vie d’un des deux était en jeu. Depuis un an, la fermeture du site de Lampaul semblait décidée. En décembre dernier, une équipe de direction, spécialisée dans la fermeture d’entreprises et grassement payée, a été mise en place.

Les manifestants sont venus réclamer de meilleures primes de licenciement. Beaucoup ne croient pas aux possibilités de reclassement. Et puis, en cas de mutation, comme disent certains, « que faire de la maison que l’on a achetée il y a des années et qui ne vaudra sûrement plus rien après la fermeture du site ? » Car Gad laissera derrière lui une région sinistrée. La direction ose proposer de payer un expert immobilier pour estimer les maisons, pensant sans doute que cela pourrait suffire à convaincre de venir travailler à Josselin !

Les salariés ont donc passé la journée à faire le siège de l’hôtel, faisant résonner les slogans pour réclamer de ne pas être jetés dehors avec juste le minimum légal. L’un des DRH s’était vanté de n’avoir jamais dépassé le minimum légal lors des précédents plans de licenciements. Le soir du 7 octobre, la direction acceptait pourtant de tripler l’indemnité légale avec une prime, ce qui n’est certes pas suffisant, mais qui montre au moins que l’on gagne toujours à se défendre. Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2358&id=33

 

10 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

PSA Rennes la Janais (LO)

PSA Rennes la Janais (LO) dans Luttes ouvrières lion-222x300

Jeudi 3 octobre, 600 travailleurs de l’usine PSA de Rennes ont débrayé au changement d’équipe et ont défilé dans les ateliers, bloquant la production.

Cette mobilisation, dans le cadre de la journée d’action qu’organisait la CGT PSA, était appelée cette fois-ci également par la CFDT et l’UNSA. Cinq fois plus de travailleurs ont exprimé leur mécontentement et leur inquiétude quant à l’avenir, par rapport à la précédente journée d’action, car plus grand monde ne croit aux promesses du PDG Varin. Il a annoncé, le 25 septembre, que l’usine de Rennes serait dotée d’un nouveau véhicule à fabriquer en 2017 mais qu’il y aurait d’autres plans de licenciements d’ici-là, alors qu’un plan est déjà en cours qui vise à supprimer un quart de l’effectif de l’usine. Cela a fini de convaincre plusieurs centaines de travailleurs qu’il ne faut plus se laisser faire sans rien dire. Et c’est avec fierté qu’ils ont participé au mouvement.

Tous les participants au débrayage savent qu’il en faudra plus pour faire reculer Varin. Mais l’anxiété qui règne dans l’usine commence à déboucher sur une réaction collective. Les syndicats comme le SIA, FO et la CGC essayaient jusqu’à présent de casser toute tentative de relever la tête. Mais, poussés par leur propre milieu, ils annoncent maintenant qu’ils appelleront à une journée d’action avec débrayage le 16 octobre avec la CGT, la CFDT et l’UNSA. Mais la seule revendication sera de demander l’attribution d’un nouveau véhicule en 2017 pour l’usine de Rennes. Cette revendication unique est un leurre car Varin a déjà annoncé qu’un véhicule est prévu à Rennes, du moins pour ce que vaut une promesse de patron…

Cependant l’appel unitaire ne pourra qu’encourager ceux qui hésitent, à débrayer et à affirmer qu’aucun licenciement, aucune baisse de rémunération ne sont tolérables. Le mouvement pourrait donc grandir et c’est ce que redoutent par-dessus tout les patrons de PSA. Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2358&id=25

 

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