Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

20 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Santé, 250 sages femmes bretonnes battent le pavé rennais (of)

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Depuis ce matin mardi 10 h, environ 250 sages femmes venues de toute la Bretagne manifestent à Rennes.

Elles réclament toujours une reconnaissance de leur statut médical. Elles sont venues de Lannion, de Lorient, de Brest, de Vitré et d’autres villes de Bretagne. 250 sages femmes qui ont, ce mardi matin à Rennes, décidé de manifester une nouvelle fois pour réclamer d’être reconnues comme profession médicale. Un statut que leur refuse toujours Marisol Touraine, la ministre de la santé qui doit, aujourd’hui, rencontrer une délégation. Rennes -19 Novembre

http://www.ouest-france.fr/sante-250-sages-femmes-bretonnes-battent-le-pave-rennais-1723221

20 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Diffamation, prison ferme requise contre Boris Le Lay (lt+of+fr3)

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Condamné à Quimper pour diffamation, provocations à la discrimination raciale et menaces de violence, le militant nationaliste breton Boris Le Lay avait fait appel de la décision.

La cour évoquait cette affaire, hier, à Rennes.

En 2011, le site internet intitulé Breiz Atao faisait état d’une fausse rumeur de pédophilie concernant Bernard Poignant, maire de Quimper. Le même site devait également s’en prendre à un sonneur noir, Yannick Martin, virtuose de la bombarde, dont il estimait qu’il n’est pas «breton-nisable» parce qu’« on n’a jamais vu de celte noir et on n’en verra jamais ». Mona Bras, porte-parole de l’UDB (conseillère régionale et adjointe au maire de Quimper), avait alors publié une réaction stigmatisant la « bêtise inacceptable » de ces attaques. Ce qui lui avait valu, à son tour, d’être la cible du site sur lequel apparaissait la menace de « cogner dur sur ces bobines en peau de vinaigre à la langue trop pendue ».

Trahi par son ordinateur  Enfin, sur le site Projet juif, on pouvait lire l’annonce de la création d’un réseau d’échanges d’informations pour lutter contre l’« État jacobin juif ». Mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, Boris Le Lay avait nié être à l’origine de ces faits. Mais une perquisition à son domicile du pays concarnois avait permis aux enquêteurs de saisir son ordinateur, dont l’analyse a établi qu’il était l’administrateur des domaines Breiz Atao et Projet juif. Le tribunal correctionnel de Quimper devait le condamner à 18 mois de prison avec sursis, et à 17.000 € de dommages et intérêts aux parties civiles (Yannick Martin, Mona Bras, Bernard Poignant, l’association de sonneurs Bodadeg ar Sonerion, le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme, la Ligue des droits de l’Homme et la Licra).

Relaxe plaidée Pas plus qu’en première instance à Quimper, le prévenu n’était présent hier, devant la cour, à Rennes. « Une lâcheté », ont estimé les avocats des parties civiles. L’avocat général, lui, a a requis la confirmation de la décision sur la culpabilité et une aggravation de la sanction. Pour lui, il convient de prononcer une peine de prison ferme (un an dont quatre mois avec sursis) et 5.000 € d’amende. De son côté, la défense a plaidé la relaxe. Sur l’absence de son client, l’avocat a expliqué qu’il était retourné au Japon, où il travaillait comme crêpier et où vit son épouse. Quant aux propos tenus, ils sont, certes, « peu intelligents » et « blessants » mais il estime que les infractions n’ont pas été qualifiées comme elles devaient l’être. Le délibéré sera rendu le 17 décembre. Alain Le Bloas 20 novembre 2013

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/diffamation-prison-ferme-requise-contre-boris-le-lay-20-11-2013-2308788.php

http://www.ouest-france.fr/justice-huit-mois-requis-contre-le-fondateur-de-breizh-atao-1723299

http://bretagne.france3.fr/2013/11/20/propos-racistes-prison-ferme-requise-contre-un-blogueur-breton-361163.html

20 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Internet mobile, l’UFC accuse les opérateurs de dégrader volontairement la 3G (lt)

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Ce mardi, l’UFC-Que Choisir a annoncé avoir saisi l’Arcep, le gendarme des télécoms, pour dénoncer la dégradation du réseau 3G, orchestrée, selon elle, par les opérateurs pour provoquer une migration forcée des utilisateurs vers la 4G.

Internet mobile, l'UFC accuse les opérateurs de dégrader volontairement la 3G (lt) dans Internet empty

« Les opérateurs ont fait de la 4G un enjeu stratégique majeur (…). Et il n’y a pas de meilleure façon de valoriser la 4G qu’en dégradant la 3G ». Alain Bazot, le président de l’UFC-Que Choisir, n’y va pas par quatre chemins… « Il y a une diminution de la qualité de l’offre (3G), ce qui conduit à une valorisation tout à fait artificielle et provoquée de la 4G ».


Une dégradation toujours plus prononcée
Après une première étude dénonçant une mauvaise qualité du réseau 3G en janvier, l’UFC a publié les résultats d’une seconde analyse réalisée selon la même méthodologie en Ile-de-France, ainsi qu’à Lille, Toulouse et Grenoble. Ses mesures sur les services vidéo, audio et de téléchargements d’applications montrent une dégradation toujours plus prononcée de la couverture.


Free est qualifié de « lanterne rouge« … Trois opérateurs sur quatre offrent une qualité de réseau dégradée par rapport à janvier. Seul Bouygues Télécom améliore légèrement ses services. « Free se singularise comme étant lanterne rouge des opérateurs », a indiqué Alain Bazot. La filiale d’Iliad, le groupe de Xavier Niel, affiche, en effet, les plus mauvaises performances sur son réseau propre, même si le débit s’améliore quand il passe par le réseau d’Orange (en itinérance). Une perspective « inquiétante » pour l’UFC, alors que Free s’est engagé à couvrir 75 % de la population avec son propre réseau en 2015.


… et va saisir la justice
Ce mardi, le quatrième opérateur a vertement réagi à toutes ces accusations, menaçant de traîner l’association devant les tribunaux. « L’UFC paraît regretter le temps paisible de l’oligopole. Free va saisir la justice contre l’UFC, qui, s’appuyant, une nouvelle fois, sur une étude partielle et partiale avec une méthodologie très contestable qui ignore la réalité de l’usage, tente d’accroître sa notoriété au détriment de Free », a déclaré un porte-parole.


Encore 35 millions de Français concernés
De son côté, l’association n’a pas hésité à qualifier la dégradation de la 3G d’ »illogique ». Le départ d’un million de consommateurs vers la 4G aurait, en effet, dû « désengorger le réseau 3G », encore utilisé par 35 millions de Français. En conséquence, elle a saisi l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) pour endiguer ce démantèlement organisé. AFP 19 novembre 2013 à 13h40

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/france-monde/france/internet-mobile-l-ufc-accuse-les-operateurs-de-degrader-volontairement-la-3g-19-11-2013-2308512.php

20 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Alcatel, manifestation à Orléans (lt+fr3)

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Ce mercredi, l’intersyndicale d’Alcatel organise une manifestation à Orléans contre le « plan Shift » de la direction qui prévoit la suppression de 900 emplois en France et la fermeture de deux sites, Rennes et Toulouse. De précédents rassemblements de salariés se sont déroulés à Nantes et à Paris, depuis la mi-octobre. 20 novembre 2013 à 07h33

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/economie/alcatel-manifestation-a-orleans-aujourd-hui-20-11-2013-2308727.php

http://centre.france3.fr/2013/11/19/orleans-mobilisation-des-salaries-d-alcatel-lucent-360657.html

20 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Stupeur : ils vont aussi tuer aussi les élections prud’homales (gf+regards)

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La décision serait prise : les élections prud’homales, la seule élection sociale démocratique transparente, vont être supprimées.

Immense recul de la démocratie.

On devait voter en 2014, Sarkozy avait repoussé en 2015…

Rachida Dati avait supprimé 30 % des  tribunaux prud’hommes. La gauche va donner le coup de grâce. Il paraît que ça coûte trop cher et qu’il n’y a pas assez de votants. Trop facile d’accuser son chien d’avoir la rage… Il suffisait d’y ré introduire des moyens, une plus grande volonté d‘infor- mation et de débats pour redynamiser aussitôt l’élection.

Y a t il « trop » de droits et de vie syndicale dans ce pays ?

Le scrutin coûtait 91 millions d’euros, 4,77 euros par électeur inscrit. Une goutte d’eau. Ce n’est rien comparé à tant d’autres élections professionnelles moins importantes. C’est quatre fois moins cher que ce que l’état s’apprêtait à donner (440 millions) à « ecomouv’ » l’organisme privé qui devait récolter « l’écotaxe ».

Il y aurait trop d’abstentions: certes elle est passée de 37 % en 1979 à 74,5 % en 2008. Oui, mais on est passé à 5 millions de chômeurs, les grands médias boycottent tous débats sur ce sujet, les listes sont erronées et incomplètes, le patronat a largement saboté, la chasse au sorcières antisyndicale s’est démultipliée.

Tiens : les salariés des petites entreprises (97 % ont moins de 50 soit 8 millions de salariés) ont le « droit » de quitter leur travail pour aller voter sans perdre de salaire… mais les patrons écrasent ce droit ! Décidons que, une fois tous les 5 ans, le jour du vote sera férié et le taux de participation augmentera ! Améliorez l’information et les salariés immigrés – qui ont le droit de voter dans ce scrutin national pour élire les juges de la République – y participeront fièrement…

Aux prudhommes, 4,5 millions de salariés, c’est énorme, venaient voter pour leurs syndicats et donnaient une majorité (comme les élections des TPE) pour la CGT et FO, avec 33,56 % des voix pour la CGT et 15,68  % pour FO, la CFDT obtenant 21,67 %.

A l’avenir, les juges prud’homaux salariés ne seraient plus élus mais « désignés » – loin des salariés – en fonction du « poids » de chaque syndicat. Depuis mars 2013, ce « poids » des syndicats est établi en agglomérant les résultats des élections d’entreprises CE et DP au niveau des branches. Mais ces votes sont douteux, étalés sur 4 ans, transmis par les DRH avec plein d’erreurs et collationnés par les technocrates du ministre du travail ! Une opacité de plus.

Avec ce nouveau mode de scrutin par entreprise, la CGT ne nommera plus que 26,77 % des juges prud’homaux, la CFDT 26 %, FO 15,94 % ! La CFTC monterait à 9,30 %, la CFE-CGC à 9,43 % ! L’UNSA 4,56 % et Solidaires (SUD) 3,47 % sont éliminés. Soit un renversement de la « majorité » pour CFDT-CGC-CFTC.

Coté patronal, le Medef est un groupuscule électoral : il refuse donc toute élection de représentativité car l’Union professionnelle artisanale (UPA) forte de ses 1,3 million d’entreprises adhérentes, deviendrait la première organisation, devant la CGPME et…le Medef.

Apres avoir supprimé les élections, seul lien direct avec les salariés, il sera plus facile de supprimer les prud’hommes – comme le réclame, in fine, le Medef.

Cet article a été écrit par Gérard Filoche, publié le 19 novembre 2013 à 21:50

http://www.filoche.net/2013/11/19/stupeur-ils-vont-aussi-tuer-aussi-les-elections-prud%E2%80%99homales/#.UovBRdBu7LU.facebook

Le ministre du travail supprime les élections prud’homales (Regards)

Par une lettre aux différents partenaires sociaux, le ministre du Travail Michel Sapin vient de signifier sa décision de supprimer purement et simplement les élections prud’homales prévues en 2015. Au-delà de la méthode, sans concertation, sans débat préalable, l’argumentation vaut son pesant de cacahuètes.

Le faible taux de participation, 25% lors des dernières élections de 2008, se veut un premier argument fort. Pourtant, plutôt que de pointer un éventuel désintérêt des salariés pour les prud’hommes, il ne serait pas inutile de s’interroger sur les modalités d’organisation du scrutin. Lors des dernières élections, seules celles et ceux qui travaillaient à Paris avaient pu voter par Internet, les autres se voyant offrir soit le vote par correspondance, soit la solution traditionnelle du bureau de vote. Mais quelle est la fonctionnalité d’un bureau de vote s’il est éloigné du lieu de travail et qu’il n’existe pas de temps de travail dégagé pour s’y rendre ?

Les « démocrates » du gouvernement sont plus expéditifs : ils constatent l’abstention et décident de supprimer les élections. Désormais, les conseillers prud’homaux ne seront plus élus mais désignés en fonction de l’audience nationale des différentes organisations patronales et syndicales. Cette évolution de la démocratie sociale pourrait trouver des applications merveilleuses pour d’autres élections. Trop d’abstention aux européennes ? Hop, on supprime le scrutin et on désigne les députés européens au pro rata du résultat des élections législatives. Dans cette optique, il va de soi que les élections partielles pourraient aussi être interdites faute de combattants suffisants.

Le seul taux de participation ne saurait contenter l’imagination fertile de Michel Sapin qui met en avant une deuxième raison majeure : le coût des élections, près de 100 millions d’euros en 2008. On pourrait faire remarquer que cette élection n’a lieu que tous les sept ans mais reconnaissons cette réalité imparable, la démocratie a un prix et désigner sera bien plus économe. La force de cette argumentation ouvre d’ailleurs des perspectives insoupçonnables. Par exemple, remplaçons les prochaines élections territoriales par un simple sondage qui sera bien plus soucieux des deniers publics. Michel Sapin en éminent représentant de la promotion Voltaire sait bien qu’il faut aussi offrir quelques friandises aux organisations syndicales et patronales. On apprend donc que le ministre du travail « réfléchit » à affecter les fonds économisés aux différents partenaires sociaux représentatifs.

En somme, une attaque contre la démocratie sociale compensée par un peu de corruption. Ce gouvernement est vraiment fantastique.

Par Guillaume Liégard| 21 novembre 2013

http://www.regards.fr/web/Le-ministre-du-travail-supprime,7233

19 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Logement: Y en a marre! (1)

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On n’a jamais cru au « changement », mais quand même…
Tapez Duflot sur internet, vous trouverez : « payez 0 euro d’impôt ». L’ANRU continue sans bilan critique. Le campement du Droit au logement (DAL) place de la République à Paris est violemment frappé. Les réquisitions de logement sont au point mort. Les cadeaux fiscaux aux plus riches continuent. Et la « politique du thermomètre » va continuer pour les sans-abri. Oui, vraiment, en matière de logement aussi, y en a marre !

Pas très fière Alur Appelée aussi « loi Duflot », la loi Alur (Accès au logement et à un urbanisme rénové) ne voulait pas trop fâcher propriétaires, promoteurs et agences immobilières . Elle pro- voque évidemment leur colère, car le petit peu en « défense du consommateur », c’est toujours trop pour eux. Pourtant, elle déçoit les associations et tous ceux qui attendent depuis des années le minimum.

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Ce minimum pour vivre, ça devrait être un logement de qualité, écologique et économe en énergie, à loyer décent, et proche d’un emploi… Peu de décisions marquantes dans la loi, seulement des encadrements : le tableau reste donc toujours le même, d’autant qu’il n’y a pas abrogation de la loi Boutin.

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Présentation des principales mesures de cette nouvelle loi.

Prix du loyer Dans les zones dites « tendues », les préfets fixeront chaque année par décret un loyer médian de référence majoré de 20 %, au-delà duquel le propriétaire ne pourra pas aller. Il existera également un loyer plancher, inférieur de 30 % au loyer médian, en-deçà duquel le propriétaire pourra demander une hausse.

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Gul La Garantie universelle des loyers (Gul) protégera… les propriétaires des impayés et se substituera à la caution, d’ici au 1er janvier 2016. Le financement s’appuierait sur une cotisation, payée à parité par propriétaires et locataires, de 1 à 2 % du loyer.

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Location Le dépôt de garantie sera rendu aux locataires dans un délai d’un mois, au lieu de deux actuellement, s’il n’y a pas de réserves dans l’état des lieux. Le délai de préavis pour quitter son logement sera ramené à un mois dans les zones tendues. Des modèles type d’état des lieux et de bail devront indiquer le loyer médian de référence et le loyer appliqué au locataire précédent. Le Sénat a supprimé les pénalités pour retard de paiement de loyer, mais la loi qui permet à un juge de fixer des pénalités existe toujours…

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Les ventes à la découpe seraient « davantage » encadrées, avec notamment une protection des locataires âgés, ainsi que les locations de meublés de tourisme.

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Marchands de sommeil S’ils ont déjà été condamnés pour habitats indignes, ces propriétaires seront interdits d’achat de biens immobiliers destinés à la location pendant 5 ans. Le propriétaire d’un logement indécent qui refusera d’engager des travaux devra payer une astreinte de 1 000 euros par jour de retard. En cas d’évacuation d’un immeuble insalubre sur décision du maire, le pro- priétaire devra assurer à ses frais l’hébergement des occupants. Isabelle Guichard Lundi 18 novembre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 217 (14/11/2013)

19 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

 Payez 0 euro d’impôt ? (2)

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LecteurEs de l’Anticapitaliste, vous n’êtes sans doute pas concernés…

Car si vous payez 0 euros d’impôt, c’est que vos revenus sont au plus bas. Et si vous en payez, vous pouvez faire baisser la somme en participant à la campagne financière du NPA, mais pas en investissant dans l’immobilier ! Mais malheureusement, vous êtes concernés, et pas seulement parce que cet impôt non perçu, ce sont des équipements publics en moins.

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Cela fait des années que des dispositifs de défiscalisation font construire là où c’est moins cher, plus rentable donc, mais où la demande de logements est la moins forte, voir ci-dessous. Au risque d’ailleurs pour le petit investisseur d’y perdre ses économies, puisque l’avantage fiscal est lié à la location du bien. Mais les promoteurs eux s’y retrouveront toujours.

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Les chiffres de la construction augmentent, mais le nombre de demandes insatisfaites aussi. Le dispositif Duflot n’a pas encore beaucoup de succès parce qu’il pose plus de conditions que les précédents systèmes. Ce que regrette par exemple le président de Bouygues Immobilier qui considère que « c’est pourtant le moteur de la production de logements en France ». C’est bien là le problème : continuer à soumettre la construction à la loi du marché. I.G.

http://npa2009.org/node/39611

19 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Habitat social : «putain ce qu’il est blême mon HLM!» (3)

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Alors que le mal logement ne connaît pas la crise avec plus de 10 millions de mal-logés et qu’il manque plus d’un million de logements, l’offre de logement social reste constante…

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Il y a sur le territoire français 4, 6 millions de logements sociaux soit 18, 4 % du parc locatif en 2011 (1). Cette situation de pénurie de logement ne résulte pas d’une simple confrontation de l’offre et de la demande mais bien de choix politiques dans un secteur où les pouvoirs publics jouent un rôle déterminant, notamment au travers du logement social. Il s’agit pourtant d’un secteur en crise, et en proie aux appétits capitalistes.

Tour d’horizon du logement social.

Vous avez dit « social » ? Le désengagement de l’État en matière de logement s’est amorcé de manière significative vers le milieu des années 1970. Loin d’être une rupture et contrairement à l’affichage politique qui veut être donné, la loi de finances 2013 marque un nouveau recul de 400 millions d’euros pour le volet logement et ne permet pas de répondre à l’engagement d’Hollande pour la construction de 150 000 logements sociaux par an pendant toute la durée de son mandat.
1OO 000 logements sociaux devraient être produits d’ici la fin de l’année, mais selon un rapport de la Cour des comptes en 2011, seules 25 % de ces constructions ont été faites dans les zones de tensions, 75 % dans des zones « où n’existaient pas de besoins manifestes » (2).

Par ailleurs, pas de rupture non plus avec l’ANRU et les politiques de destruction de logements sociaux pour « aménager le territoire urbain », comprendre casser les poches de pauvreté et les repousser vers des périphéries toujours plus éloignées.

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Pas de rupture non plus, en ce qui concerne les mesures coercitives pour obliger les maires à respecter la proportion de logements sociaux imposée par la loi Solidarité et renou-vellement urbain (SRU). Ainsi le « tableau de déshonneur »(3) publié par la Fondation Abbé Pierre affiche les 3, 6 % de logements sociaux de Neuilly-sur-Seine (92), les 6, 5 % de Saint-Maur-des-Fossés (94) ou les 4, 9 % de Pornichet (44), et les maires de ces communes peuvent continuer à ne pas respecter la loi en payant des indemnités aléatoires et peu incitatives. Dernier élément, la hausse des loyers de 2000 à 2011 est proche de celle du secteur privé avec 30 % d’augmentation (4).

En contradiction avec le marché Le logement social est à la fois l’épouvantail effrayant des villes riches, et la cible des appétits capitalistes par le volume de richesse qu’il représente, environ 200 milliards d’euros. Les évolutions de ces 10 dernières années, les types de logements sociaux construits — destinés très majoritairement aux populations des classes moyennes (5) —, et l’augmentation des loyers, sont autant de signes visibles de l’évolution des modes de gestion du secteur social.

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L’ouverture aux capitaux privés avec le développement des Sociétés d’économie mixte (SEM) représente aujourd’hui 8 % du parc social. Ainsi, André Yché, président pourtant d’une grande entreprise sociale pour l’habitat (ESH), la SNI, déclarait en 2011 : « À terme, tous les groupes d’ESH devront devenir des opérateurs immobiliers globaux d’intérêt général qui obéissent à une logique d’entreprise ». Derrière ces propos se dessine la tendance lourde de l’évolution du parc social, celle d’une logique de rentabilité qui pénètre un secteur de moins en moins soutenu par l’État.
Max Bess

1. INSEE « Habiter en HLM, quels avantages, quelles différences ? ».
2- « Logement social : les priorités géographiques » février 2012.
3- Fondation Abbé Pierre « Loi SRU : palmarès 2011 des communes »
4- Cf. note 1.
5- 53 % des logements sociaux sont des PLUS plafonnés à 19 000 euros de ressource par an pour une personne seule contre 10 000 euros pour un PLAI (cf. note 3).

http://npa2009.org/node/39611

19 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

L’ANRU « nouveau » est arrivé (4)

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À son arrivée, Duflot avait promis de faire un état des lieux de l’Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine) avant de décider ou non la poursuite des démolitions.

Avec la présentation de la nouvelle loi sur la politique de la ville, on ne peut que penser que cet état des lieux a été fait avec les pieds. On change le nom, mais pas le sigle, le « renouvellement urbain » remplaçant la « rénovation urbaine ».

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Le bilan officiel de l’Anru en 10 ans, c’est « 140 0000 logements démolis et autant de reconstruits, 325 000 réhabilités, plus de 90 000 ménages relogés ». Outre le mensonge sur le nombre de reconstructions, comment un bilan « de gauche » peut-il ignorer des drames comme ceux décrits à Montbéliard, ignorer que l’immense majorité des immeubles démolis étaient en bon état et souvent de meilleure qualité que ceux reconstruits ?

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Malgré les discours, on reste dans la même idéologie, prônant la « mixité sociale » pour lutter contre les quartiers qualifiés de ghettos. Cette doctrine consiste à faire croire que faire venir des habitants plus aisés dans un quartier populaire améliorera ledit quartier. Le bon sens voit tout de suite que le problème, c’est tout d’abord le chômage et que l’arrivée de nouveaux voisins ne changera rien pour ceux qui le subissent. Eh bien oui ça change quelque chose puisque leurs logements à petits loyers sont démolis et qu’on les envoie en général loin du centre ville et des transports, où se créera donc le nouveau « ghetto », mais moins visible.

La fuite en avant continue En région parisienne, l’objectif de l’Anru est bien visible : des logements laissés vides pour la spéculation, des prix exorbitants inabordables pour des revenus moyens qui doivent donc partir à la conquête de la proche banlieue et prendre la place des anciens habitants paupérisés par la crise. Ou même dans l’incapacité d’en partir parce que les discriminations racistes le leur interdisent.

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Cela a été maintes fois analysés par beaucoup d’experts moins révolutionnaires que nous, mais que cette fuite en avant inquiète, et d’autant plus que c’est le même genre d’idéologie qui a produit les « grands ensembles » des années 70. Les « ghettos » d’aujourd’hui…

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Deux innovations dans ce nouveau Programme national pour la rénovation urbaine sauce PS-Duflot. Moins de quartiers concernés… pour dépenser moins (et ça commence à se voir que l’argent du 1 % a été volé par l’Anru), des quartiers qui seront désignés… après les municipales !

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Et pour trouver de nouveaux financements, on prend la recette qui fait des dégâts graves depuis quelques années : le partenariat public-privé. L’Anru serait autorisée à créer, acquérir et céder des filiales ou des participations dans des sociétés. Le motif serait d’accélérer l’arrivée d’investisseurs privés. Comme si Nexity et compagnie ne régnaient pas déjà dans les quartiers ! Isabelle Guichard

http://npa2009.org/node/39611

19 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Un exemple de rénovation: Saint-Denis (5)

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La hausse du coût des terrains, des loyers, le mécanisme de la hausse de la rente foncière qui sont à l’œuvre sur toute la région parisienne, affecte la proche banlieue, inexorablement.

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Saint-Denis (93) subit cette pression et il est intéressant de mettre en évidence les étapes de cette mutation à l’œuvre, visible jusque dans les paysages urbains.
Saint-Denis fait partie de l’ancienne ceinture rouge, du temps où le PCF était majo- ritaire dans la banlieue proche de Paris. Banlieue ouvrière, banlieue populaire. Aujourd’hui, la dernière ville de plus de cent mille habitants avec un maire PCF, est concernée par le projet d’intégration dans le Grand Paris. Elle appartient à la communauté d’agglomération « Plaine Commune » dont elle est la principale ville. Elle est constituée de trois ensembles très distincts : la Plaine Saint-Denis, le centre ville et la couronne des grandes cités autour du centre ville.
Au commencement, les sociétés La transformation de la ville a commencé par La Plaine-Saint-Denis à la fin des années 1980. Cet espace était le lieu de concentration des usines au sud de la ville. L’effondrement de ces industries a été la première étape de la mutation, . Cela a donné une zone de grandes friches industrielles, beaucoup de terrains libres proches de Paris qui ne demandaient qu’à être exploités par les promoteurs immobiliers.

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Le déclic est venu de la création du grand « Stade de France » à la Porte de Paris en 1998, qui a entraîné la couverture de l’autoroute A1 qui avait défiguré le quartier ouvrier de l’avenue Wilson, l’aménagement des moyens de transport, deux nouvelles gares du RER, permettant ainsi le déplacement d’une grande quantité de salariéEs. La Plaine est d’un seul coup devenu alors le premier chantier européen avec un investissement massif des fonds de pensions. Les grandes sociétés y ont installé leur siège : SFR, Randstad, Panasonic… où l’essentiel des salariéEs arrivent à Saint-Denis le matin et la quittent le soir.

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Le centre ville suit La deuxième étape est en cours aujourd’hui : la rénovation du centre ville. La percée dans cette ville populaire d’un quartier d’affaires rendait logique que cela se poursuive par le centre ville : un quartier ancien, avec des immeubles souvent insalubres, mais au potentiel immobilier réel. Aujourd’hui 37 % du parc privé est insalubre. Une première tranche a été faite dans les années 80 mais l’essentiel de cette rénovation a vraiment débuté au cours des années 2000, avec la piétonisation du centre ville.

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Des opérateurs immobiliers ont investi, sentant l’intérêt du lieu. La municipalité s’est engagée dans ce processus, par la création de ZAC, par la multiplication d’opérations ANRU, seules sources de financements pour des projets immobiliers de rénovation.

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Cette rénovation a pour conséquence l’arrivée de nouvelles populations dans la ville. Salariés des sièges sociaux des grands groupes installés à La Plaine, et couches moyennes désirant acheter mais ne pouvant plus le faire dans Paris… Des revendications nouvelles pour la ville sont apparues, portées par des associations soucieuses de propreté, de sécurité, d’environnement. C’est aussi le moment où se sont implantés de grands squats dans des immeubles vides promis à réno- vation, occupés par des populations de travailleurs immigrés et leurs familles, souvent avec des situations précaires sur le plan du séjour comme du travail. Depuis une décennie, la rénovation remet en cause ces squats, génère des expulsions massives et donc des mobilisation qui articulent les droits au séjour et au logement.

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Les cités font de la résistance Troisième étape, les cités sont très concentrées, en couronnes autour du centre ville, et essentiellement constituées de logements sociaux locatifs. Des modi- fications sont en cours mais ces cités sont de fait des lieux de résistance, par leur concentration, à la transformation de la ville. Il y a eu des tentatives de résidentialisation de certaines cités, avec grilles, petits jardins, sortie du parc social et hausse des loyers, voire accession à la propriété.

Filiale de la Caisse des dépôts, ICADE a tenté de le faire dans la cité Floréal, mais au bout du compte cet organisme s’est retiré et a vendu son patrimoine. Des opérations ANRU sont en cours (cité Saint-Rémy par France Habitation). Des ensembles d’immeubles sont en cours de démolition (4 000, Saint-Rémy…). Il reste que le marché immobilier a du mal à y prendre pied.

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Il faudrait des changements politiques profonds, une remise en cause du logement social, une privatisation massive des logements pour que la rente foncière se libère et que les capitalistes de l’immobilier investissent dans ces espaces. Sous la pression de la hausse du prix des terrains et des loyers, les mutations que connaît la ville génèrent des contradictions, des luttes de résistance, même si le tissu associatif lié au logement est très affaibli. Saint-Denis est encore pour longtemps une ville populaire ! JMB

http://npa2009.org/node/39611

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