Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

18 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Europe 1 et RTL s’offrent des patrons (Acrimed)

Europe 1 et RTL s’offrent des patrons (Acrimed) dans Médias, culture europe-1-rtl

En cette rentrée médiatique, les deux grandes radios privées font la démonstration de leur amour inconditionnel pour les patrons.

Pierre Bergé, co-propriétaire du Monde avec Xavier Niel et Matthieu Pigasse, Mourad Boudjellal, PDG des éditions du Soleil, spécialisé dans la BD tout en étant aussi le propriétaire-président du Racing Club Toulonnais, et Laurence Parisot, ancienne présidente du Medef intègrent ainsi l’équipe de « polémistes » de l’émission: « On refait le monde » sur RTL ; la troisième réussissant le tour de force de se faire aussi embaucher par Europe 1, pour une chronique hebdomadaire le samedi à 12h50 dans la tranche 12h30-13h pilotée par Patrick Roger.

Déjà omniprésents sur les ondes comme nous le relevions dans notre article « En direct des ondes patronales », ces nouvelles tribunes devraient permettre à leurs bénéficiaires de développer la doxa patronale en toute tranquillité.

D’autant plus que leurs hôtes savent leur présenter les « honneurs » qu’ils « méritent », comme le montre l’accueil particu- lièrement chaleureux réservé aussi bien par Jean-Pierre Elkabbach (le 10 janvier sur Europe 1) que Laurent Bazin (le 21 février sur RTL) à l’ancienne présidente du Medef, ou la grande cordialité de Jean-Jacques Bourdin devant le PDG de Total, Christophe de Margerie (le 15 février sur RMC) [1].

Des journalistes justifiant ainsi pleinement d’être désignés comme des « chiens de garde » de l’ordre établi. De son côté, Laurence Parisot se défend bien entendu de vouloir faire valoir unilatéralement ses positions ou celles du Medef en déclarant le 29 août 2013 sur la station de Lagardère que « l’objectif de cette émission avec Patrick [Roger], c’est de créer les conditions d’un débat mais sans a priori, sans tabou, en essayant de dépasser les clivages » [2].

Pourtant, dès la première émission, l’entrevue avec l’élu d’Europe-Écologie-Les Verts, Denis Baupin, sur la fiscalité écologique vient apporter un démenti cinglant à cette prétention : elle utilisera bien cette tribune pour défendre les intérêts de sa corporation [3] avec un discours de combat, en l’occurrence contre toute fiscalité « verte » imposée aux entreprises déjà forcément « asphyxiées » par les « charges » [4].

Inutile de chercher dans les médias dominants la moindre critique sur ces « liaisons dangereuses », potentiellement porteuses de conflits d’intérêts, entre médias et milieux d’affaires (qui les possèdent). Pour lire quelque chose sur le sujet, il faut se reporter à un communiqué du SNJ-CGT du 3 septembre 2013 qui précise notamment : « On remarquera que les patrons des deux radios se sont facilement accommodés de la convention collective en ce qui concerne les collaborations multiples de Mme Parisot, quand ils les interdisent aux journalistes. » [5]

On peut supposer que ces « pigistes de luxe » seront grassement rémunérés, alors même qu’ils perçoivent déjà des revenus plantureux de diverses sources. Mme Parisot, toujours dirigeante de l’Ifop, siège aussi au conseil d’administration de la BNP et de la Coface, ainsi qu’au conseil de surveillance de Michelin. Quant à la nouvelle avocate Jeannette Bougrab, elle siège encore au Conseil de réflexion de l’assurance (Cora), le lobby des assureurs. Comme l’écrit le SNJ-CGT dans son communiqué : « Au moment où les patrons de la presse écrite et audiovisuelle « dégraissent » les rédactions, ces embauches […] sont une insulte à la profession de journaliste  ».

Denis Perais

Nota bene  : si les radios privées ont donné le beau rôle aux patrons en cette fin d’été, signalons aussi que France Culture s’est installée à Jouy-en-Josas au cœur de l’université d’été du Medef le 28 août 2013, profitant de l’occasion pour interviewer Pierre Gattaz, président du Medef. Le journaliste Benoît Bouscarel a déroulé le tapis rouge pour Pierre Gattaz… et pour ses idées.

18 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

A la fête de « L’Humanité »: les municipales, le PCF et Mélenchon (LM)

A la fête de « L’Humanité »: les municipales, le PCF et Mélenchon (LM) dans A gauche du PS melenchon_and_laurent-saturne

C’est le temps de l’amour. Le temps des copains et de l’aventure. (Françoise Hardy)

A la Fête de « L’Humanité », les militants communistes prêts à s’allier au PS

Il leur fait confiance pour voter du « bon côté ». Au premier jour de la fête de L’Humanité, qui s’est ouverte vendredi 13 septembre à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), Jean-Luc Mélenchon veut s’en convaincre : les militants communistes choisiront l’autonomie vis-à-vis du Parti socialiste (PS) au premier tour des élections municipales en 2014. « C’est maintenant eux qui ont la question entre leurs mains, a-t-il déclaré lors de l’inauguration du stand Front de gauche. A chaque fois, ils tranchent du bon côté, donc je me dis que cette fois aussi. »

A entendre les militants du PCF, le chemin risque cependant d’être encore long et le coprésident du Parti de gauche devra redoubler d’efforts pour les convaincre. Ces derniers doivent décider de leurs stratégies en octobre. Elles devraient différer d’une ville à l’autre. Ici, entre les allées Karl Marx et Henri Krasucki, la tonalité est majoritairement celle donnée par la direction communiste, plutôt favorable à l’union avec le PS. « Si nous pouvons obtenir le rassemblement au premier tour, allons-y », explique ainsi Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.

« NE PAS CONFONDRE LES ENJEUX LOCAUX ET NATIONAUX » Des mots qui ont été entendus côté militants. « Ce qui importe, c’est le programme, assure Véronique Sanchez, 42 ans, venue d’Auch (Gers). Nous sommes dans une stratégie de rassemblement, pas de clivage : il ne faut pas confondre les enjeux locaux et nationaux. » A ses côtés, autour d’un café, Nadine, communiste de Castelnau-d’Estrétefonds (Haute-Garonne), approuve. Pour elle, la stratégie de Mélenchon n’est pas viable. « Il est davantage dans l’isolement qu’autre chose », juge ce médecin du travail.

Véronique Sanchez juge même l’autonomie risquée : « Comment peut-on peser dans les communes si on n’a pas d’élus ? C’est anti- nomique. » « Nous, on ne se bat pas pour des places, la place, il faut qu’elle serve à quelque chose », renchérit Nadine qui finit par lâcher : « Au-delà des militants, un certain nombre de personnes se sentent agacées par les positions trop caricaturales de Mélenchon. » Elle n’est pas la seule à s’agacer de l’attitude de l’ancien candidat du Front de gauche à la présidentielle de 2012. « C’est lui le chef, le recours, la vedette, déplore Gisèle Cailloux, militante à Suresnes (Hauts-de-Seine). Il est pour la VIe République mais personne ne se met en avant comme lui. » Pour cette retraitée de l’aéronautique, le langage de M. Mélenchon est « excluant ». « On ne peut pas se contenter de dénoncer, il faut faire des propositions », juge-t-elle.

« LA COHÉRENCE, C’EST LE PROGRAMME » Les propositions, les communistes entendent bien les défendre dans leurs négociations. « Si le PS propose un programme trop éloigné de nous, ce n’est pas possible », prévient Yan, militant à Gardanne (Bouches-du-Rhône). Pour cet étudiant en droit de 24 ans, manifester contre la réforme des retraites un jour et faire listes communes avec les socialistes le lendemain, ne pose pas de problème. « Ce n’est pas parce qu’on travaille ensemble localement qu’on est d’accord sur tout au niveau national », explique- t-il. « La cohérence, c’est le programme, ajoute Nadine de la Haute-Garonne. Chez moi, si on n’arrive pas à faire une liste avec les socialistes, c’est la droite qui repasse. »

Sarah, jeune militante des Hauts-de-Seine, n’est pas convaincue. « Dans l’absolu, ce serait mieux de ne pas faire de liste avec le PS, car ils sont dans la continuité de ce qu’a fait le précédent gouvernement », estime-t-elle. Le risque ? Que le PCF « donne l’impression de cau- tionner » la politique du gouvernement. « Ce serait hypocrite de dénoncer puis de s’allier, mais après il faut voir au cas par cas », résume la jeune femme. Un pragmatisme qui pourrait cependant ne pas être du goût de tous les électeurs.

* LE MONDE | 14.09.2013 à 09h52 • Mis à jour le 14.09.2013 à 17h08. BESSE DESMOULIERE Raphaëlle

Le cœur des communistes parisiens balance avant les municipales (Le Monde)

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Ian Brossat, chef de file des communistes parisiens et élu du 18e arrondissement, était bien entouré, lors du débat portant sur les municipales organisé à la fête de l’Humanité samedi 14 septembre. A sa droite, Danielle Simonnet, candidate du Parti de Gauche. Et à sa gauche, à côté du modérateur du débat, Anne Hidalgo, candidate PS, et Christophe Najdovski, candidat EELV. A six mois des municipales, la question des alliances, avec le PS, comme en 2001 et en 2008, ou avec le PG, n’est pas tranchée pour le PC.
Ce sont les militants communistes qui décideront par un vote les 17, 18 et 19 octobre prochains. Mais où va la préférence de Ian Brossat ? Entre une Danielle Simonnet, très frondeuse envers le PS, et Anne Hidalgo, qui a pris quelques engagements face à un auditoire bien rempli et attentif, les options restent ouvertes.

« Cohérence », a répété plusieurs fois Danielle Simonnet, comme une injonction au PC. La candidate du PG n’a pas hésité à tacler la politique de la majorité, « qui ne va pas dans le sens du progrès social », et à rappeler au bon souvenir des communistes la « belle aventure déjà faite ensemble ». Ian Brossat n’a pas fermé la porte à une éventuelle alliance avec le PG, en soulignant qu’il « serait absurde de penser que ces politiques nationales n’ont aucune conséquence sur la réalité que nous vivons, et sur les arbitrages que nous sommes amenés à faire, nous, comme élus d’une majorité municipale de gauche ». Pour ne pas rester en retrait, Anne Hidalgo n’a pas hésité à donner des gages au PC. Notamment sur la question très sensible du logement, dont tous les candidats ont promis de faire une priorité. « J’ai entendu, dans les propositions faites par le PC à Paris, la proposition de 30 % de logements sociaux supplémentaires à l’horizon 2030. Moi, je suis prête à m’engager là-dessus si on est dans un engagement ensemble », a-t-elle ainsi affirmé à Ian Brossat.

BARRER LA ROUTE À LA DROITE « SARKOZYSTE » Profitant de cette ouverture, l’intéressé n’a pas hésité à évoquer certains points qui lui paraissaient eux aussi importants dans l’optique d’une liste commune avec le PS. En estimant par exemple qu’il fallait « dès 2014, 7 500 nouveaux logements sociaux chaque année » pour respecter l’objectif des 30 % d’ici 2030. Mais aussi en affirmant qu’il fallait mener une action sur le parc privé, contre la spéculation immobilière, taxer les résidences secondaires à Paris, et, autre point sensible, qu’il fallait en finir avec le gel des effectifs de fonctionnaires à la ville de Paris. « On ne peut pas être ensemble dans les luttes le mardi contre la réforme des retraites, et trois jours plus tard négocier avec le gouvernement », a réagi de son côté Danielle Simonnet, dans la séance de questions-réponses avec l’audience.

Un objectif affiché par tous les candidats, néanmoins : « faire en sorte que la droite, notamment sarkozyste, ne revienne pas au pouvoir à Paris » a résumé Christophe Najdovski, en référence à la candidate de l’UMP Nathalie Kosciusko-Morizet, ancienne porte-parole de Nicolas Sarkozy. Du côté du public, Henri, 73 ans, sympathisant du PC depuis une dizaine d’années a suivi le débat et même si, à titre personnel, il préférerait une liste Front de gauche, il pense que ce ne sera pas possible à cause de la tactique du PG, qui est « trop anti-PS sur le plan national », estime-t-il. Il attend de voir les programmes de chaque liste pour voir quels recoupements peuvent être obtenus avec chacun.

Manuel, militant communiste de 27 ans, est, lui, « content qu’Anne Hidalgo ait acté un certain nombre d’engagements. Mais déçu qu’elle ait esquivé certains sujets. Que devient l’Hôtel-Dieu » ? s’interroge-t-il, alors que le sujet délicat de cet hôpital a été évoqué avec force par tous les candidats. Alexandre, 20 ans, militant au Parti de gauche depuis un an et demi, salue de son côté la posture de Ian Brossat, avant le vote d’octobre : « il faut savoir ménager ses troupes, et ne pas cliver. Ian sait fédérer », estime-t-il. Et de conclure : « Il saura faire le bon choix en octobre quand il faudra mettre un bulletin dans les urnes du PC. »

* Le Monde.fr | 14.09.2013 à 22h21 • Mis à jour le 15.09.2013 à 17h27. FERNANDEZ RODRIGUEZ Laura

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article29762

18 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Services publics : TiSA, le nouvel AMI ? (Anticapitaliste.ch)

Services publics : TiSA, le nouvel AMI ? (Anticapitaliste.ch) dans Services publics tumblr_msd8mbpbnH1sayyhho1_500

A la fin des années 1990, il y avait eu l’AMI, l’accord multilatéral sur les investissements. Négocié en secret par 29 pays, il avait été abandonné dès que son existence fut portée à connaissance des populations. Car, comme l’avait dit alors Suzan George, « l’AMI est comme Dracula : il meurt à être exposé en plein jour ». En ira-t-il de même pour TiSA ?

Connu sous son acronyme anglais TiSA, l’accord sur le commerce des services est actuellement négocié en secret par 27 Etats, dont la Suisse, dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce, l’OMC. La négociation a commencé en 2012 lorsque, ainsi que l’écrit le gouvernement canadien, « certains membres de l’OMC partageant un intérêt marqué à l’égard des services ont entamé des discussions sur de nouvelles approches visant à faire progresser la libéralisation du commerce des services ».

Méfie-toi de tes amis, surtout des bons… Autoproclamés VBA, pour « vrais bons amis » [des services], ce sont 27 pays, dont les Etats- Unis, la Suisse, l’Australie, le Canada et l’Union européenne qui, depuis, planchent sur un accord qui ne serait pas, toujours selon le gouvernement canadien « un simple accord entre Etats contractants, mais une partie intégrante du système OMC ».

Or, actuellement, l’ouverture des services à la concurrence, donc au marché, est réglée par l’accord général sur le commerce des services, l’AGCS, adopté en marge de la fondation de l’Organisation mondiale du commerce, l’OMC, en 1994. Il prévoit que certains services comme l’éducation, la santé et la couverture sociale de base ne soient pas soumis aux règles de libéralisation qui s’appliquent, par exemple, au trafic maritime ou aérien.

C’est ce qui n’a pas l’air de plaire aux VBA pour qui « il faut promouvoir le libre échange des services » c’est-à-dire les ouvrir au marché. Ainsi, d’après ce que dénonce l’Internationale des services publics qui a révélé l’existence de ces négociations, ce sont les règles d’ouverture au marché que le nouvel accord modifierait. Ainsi, il propose d’une part une nouvelle norme. Alors que, d’après l’AGCS, étaient exclus de la libéralisation les « services fournis dans l’exercice de l’autorité gouvernementale », TiSA se veut un accord qui « n’exclut d’emblée aucun secteur des services ». Dans ce but, il établit que peuvent être ouverts à la concurrence les services dans lesquels existent déjà, en marge du secteur public « des prestations gratuites et des services privés ». Ce qui signifie tout simplement que aussi bien le secteur de la santé que celui de l’éducation échapperaient aux exceptions actuellement garanties par l’AGCS dans la mesure où, dans un secteur comme dans l’autre, existent déjà des prestations gratuites et des structures -écoles, cliniques- privées.

Changer les règles du jeu Dès lors, les Etats seraient tenus d’observer une « neutralité concurrentielle », ce qui signifie que les pouvoirs publics, les gouvernements, ne pourraient en aucun cas privilégier les services publics. Ce qui imposerait, par exemple, un financement des écoles et cliniques privées à la hauteur de celui du secteur public… Il en irait de même pour ce que les VBA appellent les « mouvements temporaires de personnes naturelles », à savoir les mouvements migratoires de travailleurs actuellement encadrés par les règles de l’OIT, l’organisation internationale du travail et qui seraient confiées à l’OMC.

Véritable programme de main basse sur les services publics -et donc sur les besoins de la population- TiSA est négociée en toute discrétion, à l’abri du regard des Parlements et, à fortiori, des populations. C’est ce que la sénatrice démocrate étasunienne Elizabeth Warren dénonce comme une tentative « d’effectuer discrètement, par l’intermédiaire d’accords commerciaux, ce qui ne peut être accompli publiquement, au vu et au su de tous » (bloomberg news, 23.05.2013).

C’est pour cela que les autorités, y compris les gouvernements doivent être interpellées publiquement sur leur implication dans ce plan de bataille contre le bien commun. A travers, par exemple, la mobilisation lors du sommet de l’OMC prévue Bali du 3 au 6 décembre prochain. L’occasion de voir syndicats et mouvements devant le bâtiment de cette institution à Genève début décem- bre pour que, à l’instar de l’AMI, TiSA s’éteigne aussi à la lumière du soleil ? En attendant, il faut exiger du Conseil fédéral, et en particulier de la part des deux ministres PLR en charge du dossier, Burkhalter et Schneider-Amman, le retrait de la Suisse de ce si mal nommé groupe des « vrais bons amis ». GILARDI Paolo * A paraître dans l’Anticapitaliste (Suisse) n°96 du 19 septembre 2013.

18 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Hôpitaux  : «  la concentration des services dans des usines à malades que sont les énormes hôpitaux ne permet plus une prise en charge humaine  »

Hôpitaux  : «  la concentration des services dans des usines à malades que sont les énormes hôpitaux ne permet plus une prise en charge humaine  » dans Santé manifestants-hopital-sud

Gérald Kierzek est médecin urgentiste au Service mobile d’urgence et de réanimation (SMUR) de l’Hôtel-Dieu. Il a été «  limogé  » de ses fonctions de responsable du SMUR pour avoir lancé l’alerte sur les conséquences sanitaires de la transformation de cet établissement en «  hôpital sans lit  ». Il est de fait le porte-parole du comité de soutien qui occupe actuellement cet hôpital du centre de Paris très emblématique.

S. Bernard – Comment est née la mobilisation à l’Hôtel-Dieu et quelle est la situation actuelle  ? Gérald Kierzek Le 4 mars 2011, Mireille Faugère, Directrice générale de l’AP-HP a annoncé la fermeture progressive de l’Hôtel-Dieu pour y installer les bureaux administratifs de son siège et un fumeux «  hôpital universitaire de santé publique (HUSP)  » ou «  hôpital debout  » qui nous a semblé d’emblée être un concept de communication, et non un projet de soins.

L’hôpital sans lits est un non-sens médical et financier: les services des urgences, d’ophtalmologie, de médecine interne et de psy- chiatrie ont été refaits à neuf,  il y a moins de cinq ans,  pour un coût de plusieurs dizaines de millions d’euros. L’Hôtel-Dieu est le seul hôpital des neuf premiers arrondissements de Paris, et surtout,  partout ailleurs les urgences sont saturées, violentes et manquent de lits  ! Par son accessibilité géographique et son histoire, l’Hôtel-Dieu a donc le devoir d’être le modèle de cet hôpital généraliste moderne, assurant soins et hospitalisations de proximité pour tous. C’est autour de la défense de cet hôpital que s’est créé un comité de soutien très large (élus, associa- tions, syndicats, professionnels, usagers…) qui propose de valoriser les investissements faits et évoluer vers des activités pour répondre à l’amélioration de l’offre de soins. Nous avons baptisé ce projet  le projet alternatif pour l’Hôtel-Dieu  !

La mobilisation s’est précipitée cet été, suite à mon «limogeage », et notamment depuis l’annonce de la ministre de repousser la date de fermeture des urgences qui était prévue au 4 novembre. Malheureusement la direction continue de vider l’Hôtel-Dieu de sa substance en laissant le personnel quitter l’hôpital à la date du 4 novembre (date initialement prévue pour la fermeture des urgences), en déménageant en catimini début août le service de médecine interne, et en ne rouvrant pas un des services à la fin de la saison estivale.

Quelle étaient tes responsabilités et pourquoi en as-tu été démis  ?

J’étais responsable du Service mobile d’urgence et de réanimation de l’Hôtel-Dieu en plus de mes fonctions de médecin urgentiste. Alors que le projet de fermeture des urgences et de l’hôpital Hôtel-Dieu de Paris est de plus en plus fortement contesté, je suis devenu de fait le porte-paro- le de cette contestation. J’ai lancé l’alerte sanitaire pour les raisons que nous venons d’évoquer. Je ne fais que mon devoir de médecin en disant que les conditions d’accueil des patients aux urgences sont indignes à Paris et qu’il faut revoir d’urgence la carte sanitaire en recon- sidérant la fermeture de l’Hôtel-Dieu et ses urgences. La seule réponse a été de me démettre de mes responsabilités médicales. Les motifs invoqués ne laissent aucun doute sur les motivations qui sous-tendent cette décision  : non-respect «  des obligations de réserve, de loyauté et de discrétion professionnelle  », «  manque de loyauté au regard du projet de soins et d’organisation du service », « dénigrement et mise en cause du chef de service  »

Peux-tu faire le point sur la mobilisation des personnels et du comité de soutien  ?

Nous avons appris très récemment que l’AP-HP avait demandé aux Pompiers de Paris de ne plus transporter de patient sur les urgences de l’hôpital à compter du 3 septembre, processus ayant pour conséquence l’asphyxie des urgences. Le but est simple  : réduire l’Hôtel-Dieu à une coquille vide pour plaider ensuite l’insuffisance d’activité et de moyens et qu’une fermeture totale s’impose d’elle-même. Cette dernière infor-mation a été la goutte qui a fait déborder le vase et le personnel a décidé de prendre les lieux. Qui est à la manœuvre  : la directrice générale de l’AP-HP jouant contre la ministre, ou alors la ministre elle-même tenant un discours lénifiant face aux caméras et laissant opérer la fermeture de l’Hôtel-Dieu  ? Notre occupation n’a donc qu’un seul but  : clarifier sa position. Oui ou non est-elle pour la fermeture du seul service d’ur- gences des 9 premiers arrondissements de Paris, couvrant 400 000 habitants et 13 millions de touristes (la zone est la plus visitée de la capitale).

Les perspectives pour la suite du mouvement. Un élargissement avec d’autres mobilisations comme celle autour de la maternité des Lilas est-elle envisagée  ?

À l’heure actuelle, toutes les conditions pour exercer sont réunies  : plateau technique, lits de médecine, psychiatrie, ophtalmologie, diabé- tologie, consultations. Mais si les services sont déménagés un à un, cela va créer des difficultés importantes, ce qui est probablement le but  ! Restructurer les urgences revient à fermer les urgences, une funeste « première »:  fermer un service d’urgence de plus de 100 passages par jour, dans un lieu aussi symbolique que le centre de Paris  !

Nous disons que la concentration des services dans des usines à malades que sont les énormes hôpitaux ne permet plus une prise en charge humaine. De plus, augmenter l’attente aux urgences augmente la mortalité, comme toutes les études le prouvent. Pour le personnel soignant, c’est l’épuisement permanent et la fuite. Ce message est entendu et ressenti par la France entière.

La maternité des Lilas est également emblématique de la casse de structures plébiscitées par les patients. Les Lilas avait bénéficié d’engagements pendant la campagne présidentielle. La ministre actuelle de la santé, Marisol Touraine, s’était même rendue sur place et avait assuré que le changement allait avoir lieu  !

Nous franchissons donc un cap puisque le mensonge politique est patent. Nous n’accepterons donc ni aux Lilas ni à l’Hôtel-Dieu de nous faire anesthésier en attendant que les municipales passent. Anne Hidalgo, candidate socialiste à l’élection municipale, doit aussi claire- ment dire aux Parisiens ce qu’elle souhaite  : un vrai hôpital de proximité ou bien un dispensaire que tout le monde reconnaît être un cache-misère aussi coûteux qu’inutile  ? Nous lançons ce jeudi 12 septembre 2013 le «  Pacte hospitalier pour l’Hôtel-Dieu  », campagne d’inter-pellation des décideurs politiques et des citoyens, visant à placer l’hôpital et particulièrement l’Hôtel-Dieu au cœur de l’action publique et des engagements lors des prochaines échéances électorales. Le comité de défense et de soutien de l’Hôtel-Dieu a donc maintenant pour vocation à fédérer tous les acteurs de la société afin de donner l’ampleur nécessaire à ce Pacte. À l’heure du vote, les citoyens auront les engagements des candidats et pourront se décider en connaissance de cause…

Propos recueillis par S. Bernard

18 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Gad, 300 salariés de Gad devant le tribunal, à Rennes (OF)

Gad, 300 salariés de Gad devant le tribunal, à Rennes (OF) dans Luttes ouvrières y-en-a-marre

La direction du groupe charcutier Gad présente son plan de continuation ce mercredi matin devant le tribunal de commerce de Rennes. 200 salariés de l’abattoir de Lampaul Guimiliau, dans le Nord Finistère, ont fait de déplacement, accompagné par une délégation d’élus. Il y a aussi 57 salariés du site de Saint-Nazaire Les abattoirs de Lampaul Guimiliau et l’unité de Saint-Nazaire doivent être fermés dans le cadre du plan de continuation. Une cinquantaine de salariés de Josselin est également venue. Ils ont été sifflés par les salariés des autres sites, parce qu’il est prévu que le seul site conservé soit l’abattoir de Josselin.Économie mercredi 18 septembre 2013

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Gad.-300-salaries-de-Gad-devant-le-tribunal-a-Rennes_6346-2229833-fils-tous_filDMA.Htm

Lampaul-Guimiliau. Pour les salariés de Gad, la mobilisation de la dernière chance (OF)

C’est ce matin que le tribunal de commerce de Rennes doit recevoir les plans de continuation ou de reprise de Gad. Concernant le sort de l’entreprise, il rendra sa décision le 16 octobre. Le plan de la Cecab, actionnaire majoritaire, prévoit la fermeture du site de Lampaul-Guimi- liau. 850 emplois sont menacés. En attendant, les salariés restent mobilisés. Dès 5 h, ils étaient là. « Ce que nous voulons surtout, c’est des réponses claires. Et positives aussi. » Même si la plupart n’y croit plus. « Les carottes sont cuites. Mais on veut quand même montrer qu’on est là. » À 7 h, quatre cars, soit 200 personnes, ont pris la direction de Rennes pour se rendre au tribunal de commerce. Social mercredi 18 septembre 2013

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Lampaul-Guimiliau.-Pour-les-salaries-de-Gad-la-mobilisation-de-la-derniere-chance_40814-2229817_actu.Htm

18 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Brest, 5 Caméras Brisées le 3 octobre (Afps)

Brest, 5 Caméras Brisées le 3 octobre (Afps) dans Anticolonialisme 5-cameras1

18 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Contre Monsanto, 12 octobre Brest

Contre Monsanto, 12 octobre Brest dans Brest et région brest-f

17 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Sécurité Sociale : La Cour des comptes ferait mieux de se taire!

Sécurité Sociale : La Cour des comptes ferait mieux de se taire! dans NPA tumblr_mhwke94mdE1risa1ro1_500

La Cour des Comptes a encore frappé !

Sortant totalement des missions qu’elle est censée remplir, elle se transforme une nouvelle fois en poisson pilote des politiques d’austérité gouvernementale, ses avis servant à légitimer de nouvelles attaques contre la protection sociale et les services publics.

Sa cible est cette fois la Sécurité Sociale et plus précisément sa branche maladie.

Faisant l’impasse sur le fait que les prétendus déficits sont la conséquence d’un manque de recettes (dues à l’insuffisance des cotisations sociales patronales, et aux exonérations), elle entonne la rengaine des « économies » nécessaires.

Avec un cynisme révoltant, constatant que l’Assurance Maladie ne rembourse qu’une part dérisoire des dépenses d’op- tique… elle préconise leur déremboursement total par la Sécurité Sociale … afin de mieux faire jouer la concurrence sur le marché « trop opaque » de l’optique ! Si le ridicule devait tuer, ce serait l’hécatombe à la cour des comptes… cette mesure étant censée rapporter 200 millions sur un « déficit » de 8 milliards.

La « chasse au Gaspi » se poursuit avec l’exigence d’extension pour des raisons économiques de la chirurgie dite « ambu- latoire » (c’est-à-dire sans hospitalisation, avec retour du malade le jour même au domicile). Le risque est ainsi d’accroître un retour prématuré au domicile, sans surveillance médicale pourtant parfois indispensable.

Enfin la Cour des Comptes exige là encore pour des raisons de pure économie la rentabilisation de la biologie médicale par accélération des concentrations des laboratoires aux mains de quelques grands groupes financiers, comme c’est déjà le cas pour l’hospi- talisation privée.

En un mot l’avenir de la santé se trouverait selon la Cour des Comptes censée défendre « l’intérêt public » dans la rentabilisation, la privatisation accélérée de la Sécurité Sociale et du système de soin. La Cour des Comptes va ainsi à l’encontre de l’intérêt général : l’accès de tous à des soins gratuits de qualité.

La Cour des Comptes proposera-t-elle bientôt sa propre privatisation pour améliorer son « efficience » ?

Montreuil, le 17 septembre 2013

17 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Portugal, vers une école à deux vitesses (CI)

Medef : Gattaz et la lutte de classes dans NPA lutte-des-classes

Une nouvelle loi sur le financement de l’école privée par l’Etat risque de mettre en péril l’aspect égalitaire de l’éducation au Portugal, selon le journaliste Daniel Oliveira. Ce dernier prend nettement position contre cette mesure qu’il qualifie d’ »apartheid scolaire ».
Le jeudi 5 septembre, le gouvernement portugais a approuvé, sans guère de débat national, la possibilité de financer directement la scolarité des élèves de l’enseignement privé. En vertu de cette ordonnance, cette aide n’a pas besoin d’être justifiée par une quelconque carence de l’école publique. Nulle référence, non plus, à d’éventuelles difficultés économiques dont souffriraient ceux qui bénéficieront de ces subsides. Dans les faits, comme dans le cadre des « contrats simples d’aide à la famille », que ne régit aujourd’hui aucun règlement d’attribution, l’Etat traite désormais l’enseignement privé de la même façon que les écoles publiques (le ministre de l’Education, Nuno Crato, l’a d’ailleurs reconnu), contribuant aux frais de scolarité à la même hauteur dans le privé et dans public.

Les établissements privés ont un nombre de places limitées. Ainsi, dès lors qu’il y a plus de candidats que de places, il faut procéder à une sélection, sélection qui a toujours les mêmes objectifs : il s’agit d’une part de capter les meilleurs élèves, pour pouvoir grimper dans les classements et faire face à la concurrence, et d’autre part d’éviter les élèves à problèmes, qu’ils soient sociaux ou disciplinaires. Personne ne peut raisonnablement imaginer qu’une école privée renonce, officiellement ou officieusement, à cette prérogative de sélection.

En réalité, peu d’écoles ont une offre pédagogique vraiment distincte de celle du public. La majorité des établissements vit précisément de cette sélection, qui leur permet de garantir de meilleurs résultats. Et pour cause : quand on ne perd pas de temps avec des élèves ayant des besoins éducatifs particuliers, des problèmes de discipline ou des problèmes sociaux, c’est déjà la moitié du chemin parcourue pour offrir un environnement scolaire plus favorable et de meilleurs résultats. Il est naturel que les parents préfèrent que leurs enfants étudient dans cette ambiance protégée et triée sur le volet.

L’école publique ne garde que les enfants à problèmes D’une façon ou d’une autre, les écoles privées continueront à vouloir garder les meilleurs élèves et ceux ne présentant pas de difficulté disciplinaire ni sociale : des enfants sans problèmes, issus de familles riches ou de la classe moyenne, ou encore, grâce à cette subvention, les enfants les plus brillants des familles défavorisées. Tout cela avec des financements publics – et non, comme le voudrait la logique et comme c’est le cas dans certaines écoles, grâce au mécénat ou à des bourses versées par l’école elle-même. En d’autres termes, les écoles publiques récupéreront ce qui reste : les problèmes sociaux, les problèmes de discipline et les besoins particuliers.

Quel parent enverrait son enfant dans une école ghetto ? Celui qui n’a pas le choix. L’Etat va ainsi financer, aux frais des contri-buables, un système éducatif à deux vitesses, avec des écoles accessibles aux seuls élèves riches et doués, et d’autres pour les pauvres et les médiocres. Cet « apartheid scolaire » qui nous est sympathiquement vendu comme une marque de liberté scolaire ne va faire qu’annihiler la fonction première de l’école publique : garantir l’égalité des chances sans laquelle la liberté n’est qu’illusion.

Au Portugal, rien n’oblige à scolariser ses enfants dans le public. Les Portugais peuvent choisir librement entre écoles publiques et privées, laïques ou confessionnelles, portugaises ou étrangères. Ce qui est en cause, ce n’est pas cette liberté de choix, qui est garantie et légitime. Il s’agit de savoir si l’obligation de l’Etat porte sur la fourniture d’un service public universel et gratuit, ou si cette obligation s’étend au subventionnement d’entreprises privées du secteur éducatif.

Avec cette ordonnance, l’Etat garantit le financement à hauteur du coût d’un élève dans le système public. Cela signifie que, pour les plus défavorisés, la liberté scolaire se limite aux écoles qui coûtent moins cher que ce coût moyen. De plus, des familles riches qui aujourd’hui paient la scolarité de leurs enfants sans aide publique vont bénéficier de subventions pour les placer dans les établissements les plus chers du pays, et elles seules auront les moyens de payer le dépassement que ne couvre pas l’aide publique. Car la liberté scolaire a toujours des limites. Et le moyen le plus juste de la garantir consiste à créer les conditions nécessaires pour que les écoles publiques soient attrayantes pour tous, transcendant les classes sociales et offrant un enseignement de qualité : or cela nécessite des moyens financiers que la stratégie actuelle détourne au profit d’écoles à but lucratif.

Les classes moyennes ont déserté le privé Mieux vaut, certes, ne pas s’en tenir aux principes. Nous savons bien dans quel pays nous vivons. Nous savons que l’Etat fait affaire avec le privé. Nous avons même une certaine expérience du financement public d’établissements privés, par le biais des contrats d’association. L’un des cas a été présenté par la chaîne de télévision TVI, et je m’en suis fait l’écho dans un de mes articles : grâce à son entregent au ministère et alors qu’il offrait de moins bonnes conditions que les établissements publics voisins, GPS, un groupe de 24 écoles privées, avait pu détourner des élèves que le public était en mesure d’accueillir.

Il n’est pas impossible qu’on ne doive cette ordonnance qu’au fanatisme idéologique de Nuno Crato. Il n’en est pas moins curieux que cela se produise au moment même où des milliers de familles de la classe moyenne, faute de moyens financiers, ont retiré leurs enfants du privé. Cela crée de lourds problèmes pour de nombreux établissements privés, mais c’était aussi une excellente nouvelle pour les écoles publiques, qui voyaient ainsi revenir les classes moyennes, et qui allaient pouvoir renouer avec un enseignement plus égalitaire tel qu’il existait dans les années 1980. Or tout cela n’est pas pour enthousiasmer notre ministre. Alors que les coupes dans le budget de l’éducation se poursuivent et que l’année scolaire commence dans le chaos pour les écoles publiques, Nuno Crato semble surtout soucieux de consacrer son énergie, et nos impôts, au sauvetage des écoles privées en difficulté. Expresso Daniel Oliveira 16 Septembre 2013

Commentaire:  » Surtout ne pas ranimer la guerre scolaire »! Non ! Faire çà en douceur!

17 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Ouzbékistan: des observateurs étrangers dans les champs de coton (CI)

Ouzbékistan: des observateurs étrangers dans les champs de coton (CI) dans Altermondialisme cotton_crimes_header_v2

Comme chaque automne, de nombreux Ouzbeks vont être contraints de participer à la récolte du coton.
Mais, cette année, le pouvoir va autoriser la présence d’observateurs étrangers dans les champs. Une première dans le pays. Pour la première fois, cette année, sous la pression de la communauté internationale et des marques de textile qui boycottent le coton ouzbek dont la récolte mobilise le travail des enfants, Tachkent [capitale du pays] a autorisé l’accès aux champs aux représentants de l’Organisation mondiale du travail, rapporte le site d’information sur l’Asie centrale Fergananews.

Comme tous les ans à cette saison, « marchands, banquiers, médecins, infirmiers, artisans, boulangers, fonctionnaires, professeurs, étudiants, écoliers”, les Ouzbeks sont tous mobilisés pour la campagne nationale de récolte du coton. L’Ouz- békistan est l’un des grands producteurs de cette fibre précieuse. Ceux qui refusent cet enrôlement encourent le licenciement ou l’exclusion de l’université. Cependant, il est possible de s’offrir les services d’un mardikor (journalier). Les 7 000 marchands du plus gros marché alimentaire de Tachkent devront débourser 550 dollars [415 euros] chacun « pour financer leur absence sur les champs de coton ».

Les travailleurs forcés ont interdiction de communiquer avec les journalistes, les défenseurs des droits de l’homme et les étrangers. En cas d’interview « inévitable », il leur est suggéré d’affirmer qu’ils travaillent « bénévolement pour aider leur patrie à renforcer son économie ». Au total, deux millions et demi de personnes (sur une population totale de 30 millions) vont participer à la récolte pour réaliser le plan fixé à 3,5 millions de tonnes de coton, en soixante jours. Courrier international 17 Septembre 2013

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