Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

01 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Lannion, Alcatel-Lucent, le plan social se précise : 881 emplois menacés (of)

Lannion, Alcatel-Lucent, le plan social se précise : 881 emplois menacés (of) dans Luttes sociales en Bretagne alcael-lannion-300x157

La direction d’Alcatel-Lucent France vient de présenter le sens de son plan social Shift aux syndicats. 881 postes seraient supprimés.

Des chiffes sur ses intentions ont été donnés à cette occasion. Sur les 5 580 salariés de cette filiale, ce ne sont pas 900 mais 881 postes qui seraient supprimés. Le site d’Orvault perdrait 128 postes en 2014 et 221 en 2015 sur un total de 500, Lannion 56 postes ; le site de Rennes est supprimé.

513 postes déplacés à Lannion et Villarceaux Le plan prévoit aussi 459 emplois externalisés ou 513 autres postes déplacés vers les sites de Lannion et Villarceaux. Le sort de 199 autres postes sur des activités non stratégiques n’est pas arrêté. La conduite de ce plan, un des 1ers de la loi sur la sécurisation de l’emploi, est regardée de près par le gouvernement. Social jeudi 31 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Alcatel-Lucent.-Le-plan-social-se-precise-881-emplois-menaces_55257-2244833_actu.Htm

01 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Un quart de l’agriculture sous la menace de la sécheresse (of)

Un quart de l'agriculture sous la menace de la sécheresse (of) dans Ecologie & climat

Un quart de la production agricole mondiale est issu de régions subissant un fort stress hydrique et 40% de l’alimentation disponible provient déjà de cultures irriguées, selon l’étude d’un institut américain.

Pour le World Ressource Initiative (WRI), «cette étude illustre les tensions entre la disponibilité en eau et la production agricole» et la nécessité de «trouver un équilibre entre ces deux ressources essentielles alors que la population mondiale ne cesse d’augmenter». L’agriculture compte déjà pour 70% des usages de l’eau sur la planète. Bien sûr, notent les auteurs, toutes les cultures ne sont exposées de la même manière.

40% du blé cultivé dans des zones exposées Plus de 40% du blé est cultivé dans des régions exposées à des stress hydriques «élevés ou extrêmement élevés» (centre des Etats-Unis, Sud de l’Europe, Inde du Nord, Chine), mais une plante textile comme le coton est déjà concernée pour moitié de sa production (sud des USA, Asie orientale…).

De même, toutes les cultures n’ont pas la même consommation: les racines et tubercules comme les carottes, betteraves ou pommes de terre requièrent moins d’un demi-litre d’eau pour pro- duire une calorie. Quand les lentilles ou les haricots en nécessitent 1,2 litre/calorie, selon les travaux de l’Université de Twente aux Pays-Bas et le Water Footprint Network. Et si l’irrigation permet d’augmenter la production de façon spectaculaire, la crainte à terme «est de voir toutes les rivières et toutes les nappes aquifères sous tension croissante».

Conflits d’usage «Le véritable problème est de voir les conflits d’usage s’intensifier», estime le WRI: dans des conditions inchangées, «la demande en eau va croître de 50% d’ici 2030 mais la disponibilité ne peut pas augmenter dans la même proportion», prévient-il. L’agriculture représentera la moitié de cette demande supplémentaire à elle seule puisqu’il faut selon les prévisions augmenter la production de calories de 69% d’ici 2050 pour nourrir les 9,6 milliards d’humains projetés par l’ONU. Une carte interactive permet de constater, par culture (du cacao au riz, du caoutchouc au soja) et par région, où se situent les points les plus brûlants. Agriculture jeudi 31 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/AgricultureDet_-Un-quart-de-l-agriculture-sous-la-menace-de-la-secheresse_3640-2244860_actu.Htm

Commentaire: A force de pomper sans arrêt, l’eau douce de la nappe phréatique du Sud Finistère, celle-ci est peu à peu remplacée par de l’eau de mer…

01 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

USA, le droit à l’avortement remis en cause au Texas (of)

USA, le droit à l'avortement remis en cause au Texas (of) dans Féminisme les-cheval1-220x300

Une cour fédérale d’appel a rétabli au Texas certaines restrictions au droit d’interruption volontaire de grossesse qui avaient été bloquées par un juge de première instance cette semaine.

Ce jugement signifie qu’un texte de loi adopté en juillet dans cet Etat et remettant largement en cause le droit à l’avortement va pouvoir entrer en vigueur.

Privilège d’admission L’arrêt rendu par la cour d’appel signifie que les médecins qui pratiqueront des IVG devront disposer d’un «privilège d’admission» auprès des hôpitaux locaux. Le privilège d’ad- mission est le droit d’un médecin, en vertu de son statut de membre soignant d’un hôpital, d’admettre un patient dans un hôpital ou un centre médical afin d’y délivrer un diagnostic ou un traitement. Les défenseurs de l’IVG font valoir que le contenu de la loi risque de se traduire par une fermeture immé- diate d’un tiers des cliniques de l’Etat car ces cliniques n’ont pas réussi à obtenir ce «privilège d’ad- mission» pour leurs praticiens.

Bataille juridique Au total, ce serait près de 22 000 femmes qui seraient privées d’un accès à ces établissements. Lundi, un juge de premier instance avait estimé à la veille de l’entrée en vigueur de la loi que les dispositions traitant du privilège d’admission étaient anticonstitutionnelles. Mais l’Attorney General du Texas, le républicain Greg Abbott, qui brigue le poste de gouverneur, a demandé à la cour d’appel d’annuler le jugement de première instance qui bloquait l’application de la loi. Une audience plénière sur cette question est prévue pour le mois de janvier. Faits de société vendredi 01 novembre 2013

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-USA.-Le-droit-a-l-avortement-remis-en-cause-au-Texas-_6346-2244935-fils-tous_filDMA.Htm

Commentaire: L’avortement est un droit acquis mais fragile, les religieux ne lâchent rien!

01 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

La colere gronde chez les salariés de Tilly Sabco (lt+of+fr3)

La colere gronde chez les salariés de Tilly Sabco (lt+of+fr3) dans Luttes sociales en Finistère tilly

La colère gronde chez les salariés de Tilly-Sabco (fr3)

Hier soir, les salariés de Tilly-Sabco se sont rassemblés dans leurs ateliers après avoir appris la sus- pension de leur production l’an prochain. Colère, amertume… la plupart d’entre eux gonfleront les rangs de la manifestation pour l’emploi, le samedi 2 novembre, à Quimper.

Les salariés de Tilly-Sabco se sont rassemblés hier soir dans leurs ateliers après avoir appris la suspension de l’essentiel de leur production l’an prochain. Ils ont appris la nouvelle par les médias : le 1er janvier 2014, Tilly-Sabco va suspendre sa production de poulets à l’export. Cela représente 90% de l’activité : 300 emplois sur les 340 de l’entreprise.

Spontanément, ils se sont rassemblés dans les ateliers pour laisser éclater leur colère et leur amertume. C’est l’incompréhension qui domine et la rancoeur envers la Commission Européenne qui a décidé de stopper des aides à l’exportation qui devaient courir jusqu’en 2015, condamnant ainsi finan- cièrement leur entreprise. Ces aides appelées communément ‘restitutions’ s’élevaient à 20 millions d’euros par an pour Tilly-Sabco. La plupart des salariés rencontrés hier soir seront présents demain lors de la manifestation pour l’emploi, à Quimper (29). Par Antonin Billet Publié le 01/11/2013 | 13:19

http://bretagne.france3.fr/2013/11/01/la-colere-gronde-chez-les-salaries-de-tilly-sabco-349793.html

« Un millier d’emplois sont en péril à très court terme », explique le groupe dans un communiqué.

C’est un nouveau coup dur pour la Bretagne : le volailler Tilly-Sabco, deuxième exportateur de poulet français, annonce son intention de suspendre sa production destinée à l’exportation à compter du 4 janvier, en raison de la « détérioration des conditions de marché ». Tilly-Sabco, abattoir et exportateur de poulets basé à Guerlesquin (29), et ses partenaires en amont se sont rencontrés ce jeudi, indique la société dans un communiqué, « afin de prendre acte de la détérioration des conditions de marché de la filière poulet Grand Export. En l’absence de soutiens financiers des pouvoirs publics », préviennent les signataires (*), « la filière ne peut supporter à elle seule, malgré les efforts de productivité réalisés et qu’elle entend poursuivre, la mise à zéro des restitutions, l’effondrement des prix à l’export et le niveau très élevé de l’euro ».

« Par conséquent et d’un commun accord, il a été décidé de suspendre la production de poulets export à compter du 4 janvier 2014. Les partenaires ont pleinement conscience des lourdes conséquences financières et sociales de cette décision. Elle impactera gravement le niveau d’activité des couvoirs, des fournisseurs d’aliments, des éleveurs, de l’abattoir et des partenaires logistiques et de transport, et met en péril à très court terme plus d’un millier d’emplois bretons dans ces entreprises. »31 octobre 2013 à 15h49

(*) Les signataires : Tilly-­Sabco, Aliments Huttepain, Le Gouessant, Le Men, Michel Volailles Ouest, Nutréa, Sanders Bretagne, UKL-­Arrée

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/guerlesquin-29-le-volailler-tilly-sabco-annonce-une-suspension-de-sa-production-en-janvier-2014-31-10-2013-2288110.php

Guerlesquin, volailles, Tilly-Sabco va suspendre sa production (OF)

Privé d’aides européennes à l’exportation depuis juillet, l’industriel de Guerlesquin (29) Tilly-Sabco a décidé d’arrêter toute production à partir du 1er janvier 2014. Un millier d’emplois sont menacés.

Fin des aides et effondrement des prix Tilly-Sabco et ses partenaires amonts se sont rencontrés, ce jeudi afin de prendre acte de la détérioration des conditions de la filière poulet grand export, expli- que la direction de l’entreprise de Guerlesquin. En l’absence de soutiens financiers des pouvoirs publics, la filière ne peut supporter à elle seule, malgré les efforts de productivité réalisés et qu’elle entend poursuivre, la mise à zéro des restitutions (les aides européennes à l’exportation), « l’effondrement des prix à l’export et le niveau très élevé de l’euro ».

Un millier d’emplois menacés L’industriel, qui produit des saucisses et poulets congelés destinés à l’export suspendra toute activité à partir du 4 janvier 2014. « Les partenaires ont pleinement cons- cience des lourdes conséquences financières et sociales de cette décision, indique Tilly-Sabco. Elle impactera gravement le niveau d’activité des couvoirs, des fournisseurs d’aliments, des éleveurs, de l’abattoir et des partenaires logistiques et de transport et met en péril à très court terme plus d’un millier d’emplois bretons dans ces entreprises ». L’abattoir de Guerlesquin emploie 335 salariés à contrat à durée indéterminée et travaille avec 250 éleveurs via des groupements de producteurs.  Agriculture jeudi 31 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Volailles.-Tilly-Sabco-va-suspendre-sa-production_8619-2244722_actu.Htm

31 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Les braises bretonnes

NPA

Les braises bretonnes dans NPA joint-fr

Depuis plusieurs mois, la situation sociale est très tendue en Bretagne.
La crise de l’agroalimentaire et les milliers de licenciements ordonnés par de grands groupes aux profits insolents s’ajoutent aux pressions qui pèsent sur les petits paysans et artisans pêcheurs. Plusieurs manifestations ont eu lieu.

En plus des licenciements, l’écotaxe, décidée par la droite lors du Grenelle de l’environnement et que le gouvernement Hollande-Ayrault avait décidé d’appliquer, cristallise le mécontentement d’une partie de la population contre l’augmentation des impôts et des taxes qui touchent en premier lieu les plus défavorisés.

En organisant des manifestations contre cette taxe inefficace, le patronat défend ses bénéfices mais cherche surtout à détourner l’attention de ses responsabilités dans la casse de l’emploi. Droite et extrême droite ne sont pas en reste. Mais la révolte qui secoue la Bretagne exprime une exaspération plus profonde contre l’injustice sociale. Elle prend aussi ses racines dans le sentiment qu’une région entière, excentrée et délaissée, subit les politiques menées à Paris ou à Bruxelles, méprisant l’avis des populations concernées.

En annonçant ce mardi, la suspension sine die de cette taxe dans tout le pays, le gouver- nement ne règle pas la crise qui le ronge mais amplifie sa déroute. Mesure après mesure, il cède aux injonctions des nantis sans répondre aux aspirations et revendications populaires. Le discours réac- tionnaire contre les immigrés et les Roms, leurs expulsions, n’empêchent pas l’électorat de gauche de l’abandonner, et favorise la progression du Front national.

Le gouvernement a reculé devant une mobilisation qui apparaît comme celle de toute une région en colère. Pour ne pas laisser le terrain aux forces qui veulent instrumentaliser cette révolte au profit du patronat, de la droite et de l’extrême droite, il appartient au mouvement ouvrier, tout en étant solidaire de la colère bretonne, d’organiser la lutte contre la politique antisociale, pour l’interdiction des licenciements et la hausse des salaires, contre les expulsions, c’est-à-dire pour construire une alternative sociale et imposer une autre politique qui s’en prenne aux intérêts des classes dominantes.

Côme Pierron Mercredi 30 octobre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 215 (31/10/2013)

31 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Interdire les licenciements, maintenant!

NPA
Interdire les licenciements, maintenant!  dans NPA viewer4-200x300

Michel Sapin, ministre du Travail est content : il n’y aurait que 5 000 demandeurs d’emplois vraiment nouveaux en septembre. Ce qui fait quand même une hausse de plus de 8 % en un an. Soit, au total, plus de 5 millions de personnes sans travail à ce jour. Après la baisse inattendue de juillet, dûe au bug de SFR chargé de relancer les chômeurs pour l’actualisation de leur situation, les promesses de Hollande d’inverser la courbe du chômage avant la fin de l’année ont de plus en plus de plomb dans l’aile.

Des aides… pour le patronat ! Pourtant on ne peut pas reprocher au gouvernement de ne pas se démener. En tout cas du côté des aides aux patrons. Les subventions aux entreprises pour une année se montent à plus de 200 milliards, leurs exonérations d’impôts à 60 milliards. Le crédit d’impôt « compétitivité-emploi » leur apportera 10 milliards en 2014.

Et, pour ne pas être en reste, la Banque centrale européenne prépare un nouveau prêt aux banques à un taux ridiculement bas, s’ajoutant aux 1000 milliards qu’elle leur a déjà donnés. D’autre part, l’évasion fiscale, côté entreprises, est estimée entre 60 ou 80 milliards. La célèbre maxime « les profits d’aujourd’hui feront les investissements de demain et les emplois d’après-demain » (doctrine datant des années 80 du « social-démocrate » allemand Schmidt) devient ainsi « les aides d’aujourd’hui font les bénéfices d’aujourd’hui… et les chômeurs de maintenant ».

Le gouvernement moins actif contre les licencieurs Depuis leur arrivée au gouvernement, Montebourg et ses acolytes se sont déjà aplatis devant les PDG de PSA, d’Arcelor ou Sanofi. Les salariéEs et syndicalistes de Continental, Sodimédical ou Fralib, dont les patrons ont été condamnés en justice, attendent encore que le gouvernement fasse appliquer les décisions de justice contre ces délinquants.
Aujourd’hui, Montebourg ose défendre le projet de Taylor, patron de Titan, de ne supprimer « que » 900 emplois chez Goodyear. Il y a quelques mois, ce personnage traitait ces mêmes salariéEs de fainéants travaillant 3 heures par jour. Aujourd’hui, il déclare que « le problème, ce sont ces dirigeants de la CGT. Il doit bien y en avoir qui ont un cerveau » et que ce « sont des timbrés », conseillant au ministre de « les envoyer à la légion étrangère »… C’est ce que Moscovici, ministre de l’Économie et des finances, appelle « la main tendue… qu’il faut accepter ».
Cette politique est la même dans le secteur public, avec les milliers de postes supprimés dans la santé, l’éducation, à Pôle emploi, etc.

Construire les résistances Affrontements entre salariéEs, suicides, grèves de la faim, ne sont que les signes visibles de la souffrance, de l’angoisse de millions de salariéEs, chômeurs, jeunes. L’abstention électorale, le vote Front national en sont une autre expression, le tout sur fond d’instrumentalisation de ces inquiétudes par un gouvernement stigmatisant, réprimant, expulsant les immigrés et les Roms.
Dans cette situation ce ne sont pas des débats et amendements au Parlement, le dialogue social, qui permettront de transformer la résignation en colère, la colère en mobilisations.

 

Ce qui est à l’ordre du jour, c’est l’interdiction de tous les licenciements, la suppression et remboursement de toutes les aides, allègements fiscaux accordés aux patrons, la réduction massive du temps de travail avec partage entre toutes les mains et sans diminution du salaire, l’interdiction du travail posté, de nuit, de week-end…
Toutes celles et ceux qui combattent les patrons et la politique du gouvernement doivent se retrouver dans la grève, dans les luttes, dans les rues, pour imposer des mesures radicales. C’est bien la voie qu’ont ouvert les jeunes mobilisés contre l’expulsion de leurs camarades. Alors, dès le 5 novembre, nouvelle journée de mobilisation dans la jeunesse, dans la rue, mettons nos résistances en commun !

Robert Pelletier Mercredi 30 octobre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 215 (31/10/2013)

31 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Ecotaxe, le portique qui cache la forêt (la conf’)

Ecotaxe, le portique qui cache la forêt (la conf') dans Luttes paysannes et alimentation revoltes

Nouveau renoncement du gouvernement, la suspension de l’écotaxe n’aura aucun autre effet que de calmer la mobilisation des transporteurs et des agri-managers.

En fond, la crise de l’agroalimentaire breton est toujours là, et ce n’est pas cette décision populiste qui y changera grand chose. La situation actuelle de l’agroalimentaire est la conséquence de mauvais choix économiques de dirigeants d’entreprises, y compris coopératives, pariant incessamment sur la croissance des volumes, plus que sur la valeur ajoutée des productions bretonnes.

Tout le monde n’est pas en difficulté: regardons d’abord quelle entreprise l’est et son posi- tionnement en termes de produits et de marchés ou encore sa stratégie de rémunération et de forma- tion des salariés. Les travailleurs, qu’ils soient salariés ou paysans sont, ensemble, victimes des dérives de l’industrie agro-alimentaire. Repenser le « modèle » breton en termes de valeur ajoutée et de relo- calisation serait un projet véritablement porteur d’avenir.

Quant à l’écotaxe, dommage collatéral d’une politique à la dérive, elle poursuivait un objectif certes louable, mais ce n’était encore une fois qu’un pansement. Une mesure sensée réduire les émissions pol- luantes, en finançant la construction de routes, ne peut que laisser songeur… Surtout sur fond de voca- tion exportatrice de la France et de recherche de compétitivité qui auraient du mal à s’accommoder du très lent transport fluvial.

Il y a un véritable travail à faire, une ambition à avoir et à assumer, pour que paysans et salariés de l’agroalimentaire ne soient plus tributaires d’un marché dans lequel ils ne sont que des pions. Et cette réflexion doit aussi prendre en compte les questions climatiques, au-delà de l’affichage habituel de bonnes intentions. Les virevoltes systématiques du gouvernement laissent cependant craindre qu’une vision à long terme ne soit pas à l’ordre du jour. 31.10.2013

http://www.confederationpaysanne.fr/actu.php?id=2006&PHPSESSID=ga4iujgrnthdkntn1pn4qikmq6

31 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

«La triste droitisation du PS» (Al’e)

«La triste droitisation du PS» (Al'e) dans Macronie mitterrand.le_retour_de_la_momie-259x300

Pour la gauche gouvernementale, le «réalisme» s’avère irréaliste: le ralliement au sens commun de droite attise «l’insécurité culturelle» sans apaiser l’insécurité économique. La cote de François Hollande dans les sondages baisse à mesure que progresse celle de Manuel Valls [ministre de l’Inérieur]. De même, la «démagogie» sarkozyenne s’était révélée impopulaire: les «grands débats» sur l’identité nationale ou l’islam n’ont pas évité la défaite de 2012. Bref, «réalisme» de gauche et «démagogie» de droite ne paient pas.

Pour autant, la désaffection pour la gauche «réaliste» ne bénéficie guère à la gauche de gauche. En revanche, l’extrême droite prospère à la faveur de la dérive idéologique de la droite. C’est une raison supplémentaire pour ne pas reprendre à son compte la fausse symétrie entre les «extrêmes». De fait, si la droitisation du paysage politique, depuis les années 1980, justifie plus que jamais de qua- lifier le Front national de parti d’extrême droite, être à la gauche du Parti socialiste n’est plus synonyme de radicalité!

Pourquoi l’échec de la première ne fait-il pas le succès de la seconde? On aurait tort d’invo- quer quelque logique mécanique, la crise économique déterminant la droitisation de la société fran- çaise. D’une part, l’expérience historique nous rappelle que, en même temps que les fascismes euro- péens, les années de la Grande Dépression ont vu fleurir le New Deal aux Etats-Unis et le Front populaire en France.

D’autre part, l’analyse des évolutions de l’opinion dément l’hypothèse d’une droitisation de la société – culturelle mais aussi économique. Quant au racisme, il ne date pas d’aujourd’hui; il a surtout changé d’habits, puisqu’il s’autorise le plus souvent de rhétorique républicaine. Bref, la droitisation de la politique n’est pas l’effet d’une droitisation de la société française. Il faut expliquer la politique par la politique – et non par la société qu’elle prétend pourtant refléter.

Sur le terrain du FN pour le contrer Cette droitisation résulte donc d’un choix politique – celui qui prévaut depuis trente ans. En 1984, comment comprendre la percée du Front national? Au lieu d’in- terroger le tournant de la rigueur de 1983, droite puis gauche vont s’employer à contrer le parti de Jean-Marie Le Pen en allant sur son terrain – insécurité, immigration. C’était faire comme si l’extrême droite posait les bonnes questions.

On mesure toutefois le chemin parcouru: aujourd’hui, les mêmes diraient que le Front national apporte les bonnes réponses. Certes, la gauche socialiste continue de revendiquer un «juste milieu» entre les «extrêmes»; mais à mesure que le paysage se déporte, ce «milieu» est moins juste. Il suffit, pour s’en convaincre, de le comparer à celui de 1974.

Reste le paradoxe actuel: le Front national accuse droite et gauche de mener la même politique. Il est vrai qu’il est le seul ou presque à vouloir rompre avec l’Europe. Mais en matière d’immigration, si la gauche finit par rejoindre la droite, depuis longtemps, celle-ci chasse sur les terres de l’extrême droite. S’il faut faire l’amalgame, en matière «identitaire», c’est donc d’UMPSFN que devrait parler Marine Le Pen. Or, comme le disait son père, les électeurs préfèrent l’original à la copie. Les partis majoritaires semblent ainsi pasticher Sacha Guitry: contre le FN, tout contre…

Loin de rompre avec cette stratégie, François Hollande la reconduit. C’est ainsi qu’il choisit de mettre en avant le candidat le plus marginal, car le plus droitier, des primaires socialistes. C’est valider l’opposition chère à la droite entre angélisme et réalisme – qui débouche toujours sur le renoncement aux principes. On en voit les effets: comme Nicolas Sarkozy hier, comme Jean-Marie Le Pen avant-hier, Manuel Valls prend régulièrement le parti de choquer par des propos sulfureux (sur le regroupement familial, ou l’incapacité culturelle des Roms à s’intégrer).

Et à chaque fois, un sondage vient valider son pari «auto-réalisateur» de droitisation. C’est que, comme toujours, «l’opinion» répond aux questions qu’on lui pose. Lui en soumettrait-on d’autres (si d’aventure la gauche parlait redistribution, et plus largement lutte contre les inégalités) qu’elle donnerait d’autres réponses.

C’est dans ce contexte que la «gauche de gauche», qui se veut populaire, se trouve margi-nalisée. Le consensus politique, que redouble le sens commun médiatique, repose en effet sur un préjugé: le «peuple» serait forcément «populiste», xénophobe et raciste. Mais c’est surtout qu’il devient impossible de parler d’autre chose. Jusqu’aux années 2000, il fallait 200 000 à 300 000 sans-papiers pour occuper le terrain médiatico-politique; aujourd’hui, dans un pays de 65 millions d’habitants, il suffit de 20 000 Roms.

Mieux: François Hollande préfère s’exprimer sur le cas Leonarda, au risque de l’absurdité d’un jugement de Salomon, plutôt que de devoir justifier son choix d’une politique conforme aux attentes des marchés. Sans doute aura-t-il réussi, tel Mitterrand, à affaiblir sa gauche; mais en se livrant aux seules pressions de la droite, il paiera son habile victoire au prix fort. Pour l’Histoire, il pourrait bien rester le président «de gauche», entre guillemets, qui a permis en France l’avènement de l’extrême droite – sans guillemets. Publié par Alencontre le 31 – octobre – 2013 Par Eric Fassin

Eric Fassin est sociologue, Université Paris-VIII. . Article paru dans le quotidien Le Monde, 25 octobre 2013.

http://alencontre.org/europe/france/france-la-triste-droitisation-du-ps.html

31 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Lannion, les sages-femmes en grève à Paris le 7 novembre (of)

 Lannion, les sages-femmes en grève à Paris le 7 novembre (of) dans Luttes sociales en Bretagne cigognes-300x199

80 % des 22 sages-femmes de Lannion répondent au mot d’ordre national.

Elles veulent obtenir le statut de praticien. Malgré ce mouvement de grève qui dure depuis quinze jours, les fonctions minimums d’urgences (accouchements…), le suivi des grossesses à problèmes et les suivis postnatals continuent d’être assurés. Les sages-femmes lannionnaises ont le soutien de leur direction, des médecins et surtout de leurs patientes.

À Paris pour manifester Une manifestation nationale est prévue à Paris, le samedi 7 novembre. Les sages-femmes de Lannion, Saint-Brieuc, Guingamp et Quimper veulent sensibiliser les citoyens sur leur revendication. Un car devrait faire le voyage. Le rendez-vous est fixé à 11 h, place de la République. Des tracts seront distribués localement par toutes celles qui ne seront pas du déplacement. Le mouvement ne devrait pas se durcir pour le moment. Social jeudi 31 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Lannion.-Les-sages-femmes-en-greve-a-Paris-le-7-novembre_40805-2244555——22113-aud_actu.Htm

31 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Manifestation de Quimper, les Alternatifs, le NPA et Attac appellent à la mobilisation (lt+of)

Manifestation de Quimper, les Alternatifs, le NPA et Attac appellent à la mobilisation (lt+of) dans A gauche du PS becassine

Lors d’une conférence de presse ce jeudi matin, les représentants cornouaillais des Alternatifs, du NPA et d’Attac ont appelé à la manifestation de Quimper, tout en dénonçant le détournement du mot d’ordre initial (« Contre les licenciements », NDB)  par « le Medef, les promoteurs de l’agro-business et des patrons de la grande distribution ».

Ils expliquent avoir choisi Quimper plutôt que le rassemblement de Carhaix à l’appel de la CGT « pour des raisons d’efficacité, pour ne pas laisser le champ libre à la droite et revenir aux mots d’ordre pour l’emploi, contre les licenciements et pour un autre modèle agricole ». 31 octobre 2013 à 12h03

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/manifestation-de-quimper-les-alternatifs-le-npa-et-attac-appellent-a-la-mobilisation-31-10-2013-2288046.php

Quimper, un point de rendez-vous pour les manifestants à l’office de tourisme (of)

Social jeudi 31 octobre 2013

Samedi, le NPA, les Alternatifs et Attac, seront présents à la manifestation qui aura lieu à Quimper (Finistère), sur la place de la Résistance.

Au sein de ces mouvements, Gérard Mas, Richard Kernaléguen, Jean-Louis Griveau, Martine Petit et Noëlle Péoc, appellent les salariés à se rassembler près de l’office de tourisme pour se dissocier du patronat et «sortir de l’union sacrée».«Les ouvriers et les licenciés descendront dans la rue pour manifester contre la politique capitaliste et productiviste, pour exiger une autre politique du gouvernement. Nous serons présents pour que cet appel ne soit pas dévoyé», affirme Jean-Louis Griveau. Pour Noëlle Péoc, il ne s’agit pas de dénoncer une «contre-manifestation de salariés» par rapport à celle organisée par la CGT à Carhaix, «mais on pense qu’il sera plus efficace de manifester à Quimper avec les salariés.»

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Quimper.-Un-point-de-rendez-vous-pour-les-manifestants-a-l-office-de-tourisme_40820-2244659_actu.Htm

Manifestation de Quimper. Rassemblement de FO à Penvillers à 13 h (lt)

La manifestation de Quimper pour l’emploi et contre l’écotaxe aura lieu à Quimper samedi, à partir de 15 h. Force Ouvrière organise un point de ralliement au parc des expositions de Penvillers dès 13 h. Le syndicat appelle « tous les salariés, de toutes les organisations, qui se sentent concernés par l’emploi, qu’ils soient syndiqués ou non, à participer à la manifestation (…) et à défiler dans le cortège des syndicats et sous ses banderoles ». 31 octobre 2013 à 11h20

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/manifestation-de-quimper-rassemblement-de-fo-a-penvillers-a-13-h-31-10-2013-2288040.php

Quimper. FO donne rendez-vous aux manifestants à Penvillers (of)

Social jeudi 31 octobre 2013

Avant le début de la manifestation pour le maintien de l’emploi en Bretagne, prévue à Quimper (Finistère), ce samedi, l’union départementale du syndicat Force Ouvrière dans le Finistère prévoit un premier rassemblement à 13 h, sur le parking du parc des expositions de Penvillers. Après une réunion de la commission exécutive de son union départementale, ce lundi, FO-29 a lancé un appel, ce jeudi, pour se rassembler sur le parking du pavillon de Penvillers, à Quimper, avant de rejoindre le cortège des manifestants place de la Résistance.

« Pas de licenciements ! » « Nous réaffirmons plus que jamais la solidarité de ses syndicats et de ses adhérents avec les revendications des salariés de l’agroalimentaire en général, avec les salariés de chez Gad en particulier : Pas de licenciements ! Pas de fermeture des sites ni des abattoirs, ni chez GAD, ni chez Doux, ni chez Tilly-Sabco ni chez Marine-Harvest, ni ailleurs ! Et, s’il le faut, nationalisation de ce secteur industriel pour préserver tous les emplois ! (…)

Force Ouvrière appelle tous les salariés, de toutes les organisations, qui se sentent concernés par l’emploi, qu’ils soient syndiqués ou non, à participer à la manifestation départementale à Quimper et à défiler dans le cortège des syndicats et sous ses banderoles. », a indiqué l’union départementale dans un communiqué.

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Quimper.-FO-donne-rendez-vous-aux-manifestants-a-Penvillers_40820-2244651_actu.Htm

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