Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

19 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Roumanie : une mine d’orde Rosia Montana, le gouvernement contraint de reculer face à la mobilisation (LO)

Roumanie : une mine d'orde Rosia Montana, le gouvernement contraint de reculer face à la mobilisation (LO) dans Ecologie & climat rosia

Au lendemain d’une journée de manifestation, dimanche 8 septembre, au cours de laquelle quelque 15 000 personnes ont défilé dans les principales villes du pays, le Premier ministre roumain Victor Ponta a annoncé qu’il retirait son soutien à un projet de loi, adopté par son gouvernement deux semaines plus tôt, visant à démarrer l’exploitation d’une mine d’or à Rosia Montana, un village de Transylvanie au cœur des Carpates.

Ce n’était que le point d’orgue d’une mobilisation qui durait depuis une semaine, avec des manifestations quotidiennes à Bucarest, la capitale, et des milliers de personnes se retrouvant jour et nuit sur l’une des places centrales de la ville, la place de l’Université. À l’origine de ce projet, une société canadienne, Gabriel Resources, ambitionne de mettre en œuvre l’exploitation de la plus grande mine d’or à ciel ouvert d’Europe, à travers une filiale, Rosia Montana Gold Corporation, qu’elle contrôlerait à 80 %, l’État roumain détenant les 20 % restants. Elle espère pouvoir extraire au total plus de 300 tonnes d’or et 1 480 tonnes d’argent, ce qui dépasserait la production de tous les pays de l’Union européenne. Les enjeux financiers sont donc considérables. Mais depuis plus de dix ans la mine d’or n’est toujours pas ouverte, tant elle suscite une hostilité importante dans une partie de la population.

Son exploitation nécessiterait en effet le déplacement de centaines de familles et la destruction partielle de quatre montagnes. Selon l’étude d’impact remise au ministère de l’Environnement, une telle exploitation nécessiterait l’utilisation, pour isoler l’or, d’environ 12 000 tonnes de cyanure par an, douze fois plus que les 1 000 tonnes annuelles utilisées dans les mines d’or d’Europe. Des chiffres qui ont de quoi inquiéter tous ceux qui se souviennent de la pollution au cyanure du Danube et de ses affluents engendrée, en 2000, par une fuite dans un bassin de décantation d’une mine d’or de Baia Mare, dans le nord de la Roumanie.

La société minière n’a pas ménagé ses efforts financiers pour mener des campagnes de communication et parvenir à isoler les opposants à son projet. Elle a déjà racheté environ 80 % des maisons de Rosia Montana. Depuis le début, le projet a bénéficié du soutien des dirigeants roumains successifs. Mais le pouvoir a dû tenir compte jusqu’à maintenant de l’écho important trouvé dans la population par les opposants. Le Premier ministre actuel, avant d’être élu, avait promis pendant sa campagne électorale de stopper le projet. Mais fin août son gouvernement avait transmis au Parlement un projet de loi facilitant les expropriations et l’expulsion du dernier carré d’irréductibles de Rosa Montana, ainsi que l’obtention des permis nécessaires pour la mine. Mal lui en prit, car c’est la menace de voir ce projet de loi adopté qui a relancé la mobilisation, lui donnant une nouvelle ampleur et obligeant le gouvernement à reculer. Marc RÉMY

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2355&id=45

19 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Après la journée du 10 septembre, que propose la CGT ? (LO)

Après la journée du 10 septembre, que propose la CGT ? (LO) dans A gauche du PS patrons-251x300

Les manifestations organisées le 10 septembre ont montré que dans tout le pays des milliers de militants et de travailleurs ne sont pas prêts à accepter les attaques du patronat et du gouvernement sans rien dire.

De ce point de vue cette mobilisation n’était donc pas cet échec que les médias aux ordres avaient annoncé. Mais nombre de travailleurs qui ont manifesté se posent naturellement la question de quoi faire après cette journée du 10 septembre. Et ce n’est pas la politique des directions syndicales, pas plus celle de la CGT que celles des autres syndicats, qui peut leur apporter une réponse.

Le secrétaire de la CGT, Thierry Le Paon, a annoncé l’organisation d’une autre journée de mobilisation, sans toutefois avancer de date. Mais quelle perspective la CGT propose-t-elle ? Début septembre, dans les meetings de rentrée qu’il a tenus, le ton du secrétaire de la CGT se voulait certes combatif. Mais sur le fond, qu’a-t-il défendu ? Il s’est félicité de la participation de la CGT aux conférences sociales, ces réunions entre représentants du patronat, du gouvernement et des confédérations syndicales qui n’ont servi qu’à écouter, et finalement, de fait, à approuver les diktats patronaux. Il a expliqué que ce gouvernement « écoute » trop le patronat, et « pas assez » la CGT, mais que, suite aux meetings de la CGT, « l’audition commencerait à revenir ». Et le secrétaire de la CGT de conclure : « Nous sommes donc sur la bonne voie ! », et ce, alors que ce gouvernement poursuit ses mesures antiouvrières !

Dans son entretien à L’Humanité Dimanche du 5 septembre, Thierry Le Paon est encore plus clair. « Avec ce gouvernement, tel qu’il est, dit-il, les choses peuvent avancer », ajoutant plus loin qu’« il y a une différence entre la gauche et la droite. Considérer que c’est la même chose c’est permettre au Front national d’empocher la mise. Jamais la CGT ne fera ce jeu. » Dénoncer le gouvernement pour ce qu’il est, un gouvernement entièrement au service des patrons, serait donc faire le jeu de l’extrême droite. Tout le monde l’aura compris, il ne reste donc qu’à le « soutenir ».

Alors proposer des journées d’action sans véritable plan, et surtout sans objectifs clairs, ne peut pas aider les travailleurs qui cherchent quoi faire. Il faut dire la vérité. On ne pourra s’opposer aux attaques des patrons sur les salaires, sur l’emploi, sur les retraites que si les travailleurs sont capables, par une mobilisation ample, déterminée, par leur organisation, de renverser le rapport de force avec le patronat. Aujourd’hui, le moral n’y est pas, et les travailleurs ne sont pas prêts à cela. Mais on peut s’y préparer en défendant dès maintenant des objectifs qui devront être ceux des luttes de demain, tels que l’interdiction des licenciements, la répartition du travail entre tous avec maintien du salaire, et encore l’échelle mobile des salaires et des retraites. Il faut être convaincu qu’il s’agit d’une guerre avec le patronat et que ce gouvernement est entièrement à son service. Mais une telle politique, on ne peut visiblement pas l’attendre de la direction de la CGT. Aline RETESSE

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2355&id=3

19 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Vive la lutte des femmes de chambre (LO)

Vive la lutte des femmes de chambre (LO) dans Luttes ouvrières novo-03-300x214

Les femmes de chambre de l’hôtel de luxe Park Hyatt de la place Vendôme à Paris sont en grève.

Sur les 300 salariées de l’hôtel, 65 sont embauchées en sous-traitance, payées à la tâche, chacune devant faire trois chambres par heure. Elles réclament leur embauche immédiate dans le groupe, le paiement d’un 13ème mois et de toutes les heures supplémentaires. Les patrons des grandes chaînes de l’hôtellerie, avec la complicité des sociétés prestataires de service, imposent des conditions de travail de pire en pire. Mais ils se heurtent aujourd’hui à la résistance des femmes de chambre : celles du Park Hyatt ont été encouragées par la victoire des salariées de deux hôtels parisiens du groupe Louvre-hôtels, qui ont imposé la fin de la sous-traitance et des augmentations de salaires. Vive leur lutte ! 18 septembre 2013

http://www.lutte-ouvriere.org/notre-actualite/breves/#2


18 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Jôlie Môme : travailleurs du théâtre

Jôlie Môme : travailleurs du théâtre dans Médias, culture couverture-cd-41

À Aurillac 2013, l’un des plus grands festivals de théâtre de rue d’Europe, la compagnie Jolie Môme était présente. Ni dans le In ni dans le Off. Simplement dans la rue, chantant des chansons révolutionnaires et anticapitalistes devant une foule toujours plus nombreuse. Alors que les débats sur les renégociations Unedic s’annoncent houleux, nous nous sommes entretenus avec Michel, directeur de la compagnie, Clément et Marie, sur les enjeux des prochaines luttes.


*Vous éditez un petit bulletin, le Môme, où dans le dernier numéro vous parlez notamment de la social-démocratie, du PS et de sa soumission au capital. PS et UMP, même combat ?

Oui, l’année dernière pour Aurillac 2012, on a fait un édito dans le Môme, « À quelle soc’ allons-nous être mangés ? » On attendait de voir ce qui allait se passer après l’élection mais sans illusion. Cette année, on vient de faire une semaine de travail sur la guerre de 14-18 et la trahison de la social-démocratie en 1914. On sait ce qu’est la social-démocratie, on sait à quoi elle aboutit : la trahison toujours, la guerre souvent.
Concernant les réformes Unedic de la rentrée, est-ce que les artistes sont en danger ?
On est en danger tout le temps. Dès qu’ils peuvent s’en prendre à nous, ils n’hésitent pas, comme pour les chômeurs en fait. On a déjà eu une lutte en 92 contre le PS mais c’est dur de se battre contre lui. Le gouvernement va dire qu’il est avec nous jusqu’au dernier moment mais que ce n’est pas de leur faute, car ce sont les négociations paritaires, mais que vraiment la démocratie, c’est le paritarisme… ce qui n’est évidemment pas vrai ! Quand la CFDT et le patronat décident tous les deux de réduire nos droits, ce n’est pas démocratique.  La CGT spectacle est ultra majoritaire dans notre métier (autour de 80 % des syndiqués), et ses revendications ne sont jamais prises en compte…
En tant que compagnie et plus largement en tant qu’artiste intermittent, que faut-il faire ?
En tant que Jolie Môme, nous ne décidons de rien, sauf de notre participation aux mobilisations impulsées par le syndicat ou la coordination (Coordination des intermittents et précaires – NDLR). Plusieurs membres de Jolie Môme sont syndiqués, par nécessité de s’organiser, pour l’ouverture interprofessionnelle, pour pouvoir s’adresser à tous les syndiqués, ce qui est beaucoup plus difficile si on ne l’est pas soi-même.
Une fois dans le mouvement, ce qui est important, ce sont les comités de lutte, comités d’occupation. Mais en ce moment, la coordination, les syndicats, et surtout le comité de suivi organisent notre réponse aux menaces et même travaillent à améliorer notre indemnisation au lieu de l’habituelle position défensive.
La prochaine réforme de l’Unedic risque de ne pas toucher que les intermittents mais tous les chômeurs. Il faudra donc qu’on les soutienne dès le début, avant même que soit attaquée l’annexe 8 (celle des techniciens, plus immédiatement en danger que celle des artistes). C’est toute l’importance de la solidarité interprofessionnelle et de la convergence des luttes.
Même dans les autres domaines, pourquoi l’ouvrier de PSA ne soutient pas les intermittents ? C’est parce que lui, quand il se fait virer, les autres ne sont pas là. C’est pour ça peut-être qu’on ne se définit pas en tant qu’artiste mais en tant que travailleur avant tout, ce qui nous permet d’arriver à soutenir tous les travailleurs. C’est là où aussi tu vois le problème des bureaucraties syndicales où les grosses confédérations éparpillent les manifs en fonction du corps de métier. Il faut une seule grosse manif’ avec tout le monde.
En tout cas, notre système pour les artistes est le meilleur au monde. Ça permet aux travailleurs du spectacle d’autres pays de regarder ce qu’on a pour s’en inspirer… Raison de plus pour qu’on le défende, comme pour les retraites, la santé, etc. qui ne sont pas encore complètement détruits.
Propos recueillis par Laszlo Merville Interview complète sur npa45.org
Dimanche 15 septembre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 208 (12/09/2013)

18 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Grèce : stupeur après l’assassinat du rappeur antifa Killah P (Rue 89)

Grèce : stupeur après l’assassinat du rappeur antifa Killah P (Rue 89) dans Antifascisme killahp_bandeau_0

Le rappeur grec Pavlos Fyssas, connu sous le nom de scène Killah P, a été assassiné dans la nuit de mardi à mercredi à Athènes, devant un café à Amfiali, un quartier populaire du Pirée.

L’artiste, connu pour son engagement dans le mouvement antifasciste, est décédé dans la nuit à l’hôpital de Tzanio, des suites de ses blessures à l’arme blanche. Le site indépendant EnetEnglish rapporte qu’« un groupe de quinze à vingt fascistes, portant des T-shirts noirs, des bottes et pantalons militaires, déployés » dans la rue, auraient hélé le rappeur de 34 ans, qui se promenait alors avec sa petite amie et un autre couple.

L’agresseur présumé a été appréhendé peu après par la police, selon un rapport d’agence. L’homme de 45 ans aurait reconnu appartenir au parti néonazi de l’Aube dorée et avoir agi avec un motif politique. Le parti fasciste dément toute implication. Dans un climat extrêmement tendu, Petros Constantinou, leader du parti anticapitaliste Antarsya dénonce ce mercredi sur la radio Skai la passivité des agents de police présents non loin des lieux de l’altercation.

Alors que des manifestations antifascistes s’organisent à Athènes ce mercredi, l’annonce suscite la stupeur sur les réseaux sociaux et la blogosphère grecs les rassemblements s’initient et où l’on apostrophe le premier ministre conservateur Antonis Samaras pour l’inciter à condamner officiellement l’assassinat. Aurélie Champagne | Journaliste

http://www.rue89.com/rue89-culture/2013/09/18/grece-stupeur-apres-lassassinat-rappeur-antifa-killah-p-245819

18 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Europe 1 et RTL s’offrent des patrons (Acrimed)

Europe 1 et RTL s’offrent des patrons (Acrimed) dans Médias, culture europe-1-rtl

En cette rentrée médiatique, les deux grandes radios privées font la démonstration de leur amour inconditionnel pour les patrons.

Pierre Bergé, co-propriétaire du Monde avec Xavier Niel et Matthieu Pigasse, Mourad Boudjellal, PDG des éditions du Soleil, spécialisé dans la BD tout en étant aussi le propriétaire-président du Racing Club Toulonnais, et Laurence Parisot, ancienne présidente du Medef intègrent ainsi l’équipe de « polémistes » de l’émission: « On refait le monde » sur RTL ; la troisième réussissant le tour de force de se faire aussi embaucher par Europe 1, pour une chronique hebdomadaire le samedi à 12h50 dans la tranche 12h30-13h pilotée par Patrick Roger.

Déjà omniprésents sur les ondes comme nous le relevions dans notre article « En direct des ondes patronales », ces nouvelles tribunes devraient permettre à leurs bénéficiaires de développer la doxa patronale en toute tranquillité.

D’autant plus que leurs hôtes savent leur présenter les « honneurs » qu’ils « méritent », comme le montre l’accueil particu- lièrement chaleureux réservé aussi bien par Jean-Pierre Elkabbach (le 10 janvier sur Europe 1) que Laurent Bazin (le 21 février sur RTL) à l’ancienne présidente du Medef, ou la grande cordialité de Jean-Jacques Bourdin devant le PDG de Total, Christophe de Margerie (le 15 février sur RMC) [1].

Des journalistes justifiant ainsi pleinement d’être désignés comme des « chiens de garde » de l’ordre établi. De son côté, Laurence Parisot se défend bien entendu de vouloir faire valoir unilatéralement ses positions ou celles du Medef en déclarant le 29 août 2013 sur la station de Lagardère que « l’objectif de cette émission avec Patrick [Roger], c’est de créer les conditions d’un débat mais sans a priori, sans tabou, en essayant de dépasser les clivages » [2].

Pourtant, dès la première émission, l’entrevue avec l’élu d’Europe-Écologie-Les Verts, Denis Baupin, sur la fiscalité écologique vient apporter un démenti cinglant à cette prétention : elle utilisera bien cette tribune pour défendre les intérêts de sa corporation [3] avec un discours de combat, en l’occurrence contre toute fiscalité « verte » imposée aux entreprises déjà forcément « asphyxiées » par les « charges » [4].

Inutile de chercher dans les médias dominants la moindre critique sur ces « liaisons dangereuses », potentiellement porteuses de conflits d’intérêts, entre médias et milieux d’affaires (qui les possèdent). Pour lire quelque chose sur le sujet, il faut se reporter à un communiqué du SNJ-CGT du 3 septembre 2013 qui précise notamment : « On remarquera que les patrons des deux radios se sont facilement accommodés de la convention collective en ce qui concerne les collaborations multiples de Mme Parisot, quand ils les interdisent aux journalistes. » [5]

On peut supposer que ces « pigistes de luxe » seront grassement rémunérés, alors même qu’ils perçoivent déjà des revenus plantureux de diverses sources. Mme Parisot, toujours dirigeante de l’Ifop, siège aussi au conseil d’administration de la BNP et de la Coface, ainsi qu’au conseil de surveillance de Michelin. Quant à la nouvelle avocate Jeannette Bougrab, elle siège encore au Conseil de réflexion de l’assurance (Cora), le lobby des assureurs. Comme l’écrit le SNJ-CGT dans son communiqué : « Au moment où les patrons de la presse écrite et audiovisuelle « dégraissent » les rédactions, ces embauches […] sont une insulte à la profession de journaliste  ».

Denis Perais

Nota bene  : si les radios privées ont donné le beau rôle aux patrons en cette fin d’été, signalons aussi que France Culture s’est installée à Jouy-en-Josas au cœur de l’université d’été du Medef le 28 août 2013, profitant de l’occasion pour interviewer Pierre Gattaz, président du Medef. Le journaliste Benoît Bouscarel a déroulé le tapis rouge pour Pierre Gattaz… et pour ses idées.

18 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

A la fête de « L’Humanité »: les municipales, le PCF et Mélenchon (LM)

A la fête de « L’Humanité »: les municipales, le PCF et Mélenchon (LM) dans A gauche du PS melenchon_and_laurent-saturne

C’est le temps de l’amour. Le temps des copains et de l’aventure. (Françoise Hardy)

A la Fête de « L’Humanité », les militants communistes prêts à s’allier au PS

Il leur fait confiance pour voter du « bon côté ». Au premier jour de la fête de L’Humanité, qui s’est ouverte vendredi 13 septembre à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), Jean-Luc Mélenchon veut s’en convaincre : les militants communistes choisiront l’autonomie vis-à-vis du Parti socialiste (PS) au premier tour des élections municipales en 2014. « C’est maintenant eux qui ont la question entre leurs mains, a-t-il déclaré lors de l’inauguration du stand Front de gauche. A chaque fois, ils tranchent du bon côté, donc je me dis que cette fois aussi. »

A entendre les militants du PCF, le chemin risque cependant d’être encore long et le coprésident du Parti de gauche devra redoubler d’efforts pour les convaincre. Ces derniers doivent décider de leurs stratégies en octobre. Elles devraient différer d’une ville à l’autre. Ici, entre les allées Karl Marx et Henri Krasucki, la tonalité est majoritairement celle donnée par la direction communiste, plutôt favorable à l’union avec le PS. « Si nous pouvons obtenir le rassemblement au premier tour, allons-y », explique ainsi Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.

« NE PAS CONFONDRE LES ENJEUX LOCAUX ET NATIONAUX » Des mots qui ont été entendus côté militants. « Ce qui importe, c’est le programme, assure Véronique Sanchez, 42 ans, venue d’Auch (Gers). Nous sommes dans une stratégie de rassemblement, pas de clivage : il ne faut pas confondre les enjeux locaux et nationaux. » A ses côtés, autour d’un café, Nadine, communiste de Castelnau-d’Estrétefonds (Haute-Garonne), approuve. Pour elle, la stratégie de Mélenchon n’est pas viable. « Il est davantage dans l’isolement qu’autre chose », juge ce médecin du travail.

Véronique Sanchez juge même l’autonomie risquée : « Comment peut-on peser dans les communes si on n’a pas d’élus ? C’est anti- nomique. » « Nous, on ne se bat pas pour des places, la place, il faut qu’elle serve à quelque chose », renchérit Nadine qui finit par lâcher : « Au-delà des militants, un certain nombre de personnes se sentent agacées par les positions trop caricaturales de Mélenchon. » Elle n’est pas la seule à s’agacer de l’attitude de l’ancien candidat du Front de gauche à la présidentielle de 2012. « C’est lui le chef, le recours, la vedette, déplore Gisèle Cailloux, militante à Suresnes (Hauts-de-Seine). Il est pour la VIe République mais personne ne se met en avant comme lui. » Pour cette retraitée de l’aéronautique, le langage de M. Mélenchon est « excluant ». « On ne peut pas se contenter de dénoncer, il faut faire des propositions », juge-t-elle.

« LA COHÉRENCE, C’EST LE PROGRAMME » Les propositions, les communistes entendent bien les défendre dans leurs négociations. « Si le PS propose un programme trop éloigné de nous, ce n’est pas possible », prévient Yan, militant à Gardanne (Bouches-du-Rhône). Pour cet étudiant en droit de 24 ans, manifester contre la réforme des retraites un jour et faire listes communes avec les socialistes le lendemain, ne pose pas de problème. « Ce n’est pas parce qu’on travaille ensemble localement qu’on est d’accord sur tout au niveau national », explique- t-il. « La cohérence, c’est le programme, ajoute Nadine de la Haute-Garonne. Chez moi, si on n’arrive pas à faire une liste avec les socialistes, c’est la droite qui repasse. »

Sarah, jeune militante des Hauts-de-Seine, n’est pas convaincue. « Dans l’absolu, ce serait mieux de ne pas faire de liste avec le PS, car ils sont dans la continuité de ce qu’a fait le précédent gouvernement », estime-t-elle. Le risque ? Que le PCF « donne l’impression de cau- tionner » la politique du gouvernement. « Ce serait hypocrite de dénoncer puis de s’allier, mais après il faut voir au cas par cas », résume la jeune femme. Un pragmatisme qui pourrait cependant ne pas être du goût de tous les électeurs.

* LE MONDE | 14.09.2013 à 09h52 • Mis à jour le 14.09.2013 à 17h08. BESSE DESMOULIERE Raphaëlle

Le cœur des communistes parisiens balance avant les municipales (Le Monde)

*

Ian Brossat, chef de file des communistes parisiens et élu du 18e arrondissement, était bien entouré, lors du débat portant sur les municipales organisé à la fête de l’Humanité samedi 14 septembre. A sa droite, Danielle Simonnet, candidate du Parti de Gauche. Et à sa gauche, à côté du modérateur du débat, Anne Hidalgo, candidate PS, et Christophe Najdovski, candidat EELV. A six mois des municipales, la question des alliances, avec le PS, comme en 2001 et en 2008, ou avec le PG, n’est pas tranchée pour le PC.
Ce sont les militants communistes qui décideront par un vote les 17, 18 et 19 octobre prochains. Mais où va la préférence de Ian Brossat ? Entre une Danielle Simonnet, très frondeuse envers le PS, et Anne Hidalgo, qui a pris quelques engagements face à un auditoire bien rempli et attentif, les options restent ouvertes.

« Cohérence », a répété plusieurs fois Danielle Simonnet, comme une injonction au PC. La candidate du PG n’a pas hésité à tacler la politique de la majorité, « qui ne va pas dans le sens du progrès social », et à rappeler au bon souvenir des communistes la « belle aventure déjà faite ensemble ». Ian Brossat n’a pas fermé la porte à une éventuelle alliance avec le PG, en soulignant qu’il « serait absurde de penser que ces politiques nationales n’ont aucune conséquence sur la réalité que nous vivons, et sur les arbitrages que nous sommes amenés à faire, nous, comme élus d’une majorité municipale de gauche ». Pour ne pas rester en retrait, Anne Hidalgo n’a pas hésité à donner des gages au PC. Notamment sur la question très sensible du logement, dont tous les candidats ont promis de faire une priorité. « J’ai entendu, dans les propositions faites par le PC à Paris, la proposition de 30 % de logements sociaux supplémentaires à l’horizon 2030. Moi, je suis prête à m’engager là-dessus si on est dans un engagement ensemble », a-t-elle ainsi affirmé à Ian Brossat.

BARRER LA ROUTE À LA DROITE « SARKOZYSTE » Profitant de cette ouverture, l’intéressé n’a pas hésité à évoquer certains points qui lui paraissaient eux aussi importants dans l’optique d’une liste commune avec le PS. En estimant par exemple qu’il fallait « dès 2014, 7 500 nouveaux logements sociaux chaque année » pour respecter l’objectif des 30 % d’ici 2030. Mais aussi en affirmant qu’il fallait mener une action sur le parc privé, contre la spéculation immobilière, taxer les résidences secondaires à Paris, et, autre point sensible, qu’il fallait en finir avec le gel des effectifs de fonctionnaires à la ville de Paris. « On ne peut pas être ensemble dans les luttes le mardi contre la réforme des retraites, et trois jours plus tard négocier avec le gouvernement », a réagi de son côté Danielle Simonnet, dans la séance de questions-réponses avec l’audience.

Un objectif affiché par tous les candidats, néanmoins : « faire en sorte que la droite, notamment sarkozyste, ne revienne pas au pouvoir à Paris » a résumé Christophe Najdovski, en référence à la candidate de l’UMP Nathalie Kosciusko-Morizet, ancienne porte-parole de Nicolas Sarkozy. Du côté du public, Henri, 73 ans, sympathisant du PC depuis une dizaine d’années a suivi le débat et même si, à titre personnel, il préférerait une liste Front de gauche, il pense que ce ne sera pas possible à cause de la tactique du PG, qui est « trop anti-PS sur le plan national », estime-t-il. Il attend de voir les programmes de chaque liste pour voir quels recoupements peuvent être obtenus avec chacun.

Manuel, militant communiste de 27 ans, est, lui, « content qu’Anne Hidalgo ait acté un certain nombre d’engagements. Mais déçu qu’elle ait esquivé certains sujets. Que devient l’Hôtel-Dieu » ? s’interroge-t-il, alors que le sujet délicat de cet hôpital a été évoqué avec force par tous les candidats. Alexandre, 20 ans, militant au Parti de gauche depuis un an et demi, salue de son côté la posture de Ian Brossat, avant le vote d’octobre : « il faut savoir ménager ses troupes, et ne pas cliver. Ian sait fédérer », estime-t-il. Et de conclure : « Il saura faire le bon choix en octobre quand il faudra mettre un bulletin dans les urnes du PC. »

* Le Monde.fr | 14.09.2013 à 22h21 • Mis à jour le 15.09.2013 à 17h27. FERNANDEZ RODRIGUEZ Laura

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article29762

18 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Services publics : TiSA, le nouvel AMI ? (Anticapitaliste.ch)

Services publics : TiSA, le nouvel AMI ? (Anticapitaliste.ch) dans Services publics tumblr_msd8mbpbnH1sayyhho1_500

A la fin des années 1990, il y avait eu l’AMI, l’accord multilatéral sur les investissements. Négocié en secret par 29 pays, il avait été abandonné dès que son existence fut portée à connaissance des populations. Car, comme l’avait dit alors Suzan George, « l’AMI est comme Dracula : il meurt à être exposé en plein jour ». En ira-t-il de même pour TiSA ?

Connu sous son acronyme anglais TiSA, l’accord sur le commerce des services est actuellement négocié en secret par 27 Etats, dont la Suisse, dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce, l’OMC. La négociation a commencé en 2012 lorsque, ainsi que l’écrit le gouvernement canadien, « certains membres de l’OMC partageant un intérêt marqué à l’égard des services ont entamé des discussions sur de nouvelles approches visant à faire progresser la libéralisation du commerce des services ».

Méfie-toi de tes amis, surtout des bons… Autoproclamés VBA, pour « vrais bons amis » [des services], ce sont 27 pays, dont les Etats- Unis, la Suisse, l’Australie, le Canada et l’Union européenne qui, depuis, planchent sur un accord qui ne serait pas, toujours selon le gouvernement canadien « un simple accord entre Etats contractants, mais une partie intégrante du système OMC ».

Or, actuellement, l’ouverture des services à la concurrence, donc au marché, est réglée par l’accord général sur le commerce des services, l’AGCS, adopté en marge de la fondation de l’Organisation mondiale du commerce, l’OMC, en 1994. Il prévoit que certains services comme l’éducation, la santé et la couverture sociale de base ne soient pas soumis aux règles de libéralisation qui s’appliquent, par exemple, au trafic maritime ou aérien.

C’est ce qui n’a pas l’air de plaire aux VBA pour qui « il faut promouvoir le libre échange des services » c’est-à-dire les ouvrir au marché. Ainsi, d’après ce que dénonce l’Internationale des services publics qui a révélé l’existence de ces négociations, ce sont les règles d’ouverture au marché que le nouvel accord modifierait. Ainsi, il propose d’une part une nouvelle norme. Alors que, d’après l’AGCS, étaient exclus de la libéralisation les « services fournis dans l’exercice de l’autorité gouvernementale », TiSA se veut un accord qui « n’exclut d’emblée aucun secteur des services ». Dans ce but, il établit que peuvent être ouverts à la concurrence les services dans lesquels existent déjà, en marge du secteur public « des prestations gratuites et des services privés ». Ce qui signifie tout simplement que aussi bien le secteur de la santé que celui de l’éducation échapperaient aux exceptions actuellement garanties par l’AGCS dans la mesure où, dans un secteur comme dans l’autre, existent déjà des prestations gratuites et des structures -écoles, cliniques- privées.

Changer les règles du jeu Dès lors, les Etats seraient tenus d’observer une « neutralité concurrentielle », ce qui signifie que les pouvoirs publics, les gouvernements, ne pourraient en aucun cas privilégier les services publics. Ce qui imposerait, par exemple, un financement des écoles et cliniques privées à la hauteur de celui du secteur public… Il en irait de même pour ce que les VBA appellent les « mouvements temporaires de personnes naturelles », à savoir les mouvements migratoires de travailleurs actuellement encadrés par les règles de l’OIT, l’organisation internationale du travail et qui seraient confiées à l’OMC.

Véritable programme de main basse sur les services publics -et donc sur les besoins de la population- TiSA est négociée en toute discrétion, à l’abri du regard des Parlements et, à fortiori, des populations. C’est ce que la sénatrice démocrate étasunienne Elizabeth Warren dénonce comme une tentative « d’effectuer discrètement, par l’intermédiaire d’accords commerciaux, ce qui ne peut être accompli publiquement, au vu et au su de tous » (bloomberg news, 23.05.2013).

C’est pour cela que les autorités, y compris les gouvernements doivent être interpellées publiquement sur leur implication dans ce plan de bataille contre le bien commun. A travers, par exemple, la mobilisation lors du sommet de l’OMC prévue Bali du 3 au 6 décembre prochain. L’occasion de voir syndicats et mouvements devant le bâtiment de cette institution à Genève début décem- bre pour que, à l’instar de l’AMI, TiSA s’éteigne aussi à la lumière du soleil ? En attendant, il faut exiger du Conseil fédéral, et en particulier de la part des deux ministres PLR en charge du dossier, Burkhalter et Schneider-Amman, le retrait de la Suisse de ce si mal nommé groupe des « vrais bons amis ». GILARDI Paolo * A paraître dans l’Anticapitaliste (Suisse) n°96 du 19 septembre 2013.

18 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Hôpitaux  : «  la concentration des services dans des usines à malades que sont les énormes hôpitaux ne permet plus une prise en charge humaine  »

Hôpitaux  : «  la concentration des services dans des usines à malades que sont les énormes hôpitaux ne permet plus une prise en charge humaine  » dans Santé manifestants-hopital-sud

Gérald Kierzek est médecin urgentiste au Service mobile d’urgence et de réanimation (SMUR) de l’Hôtel-Dieu. Il a été «  limogé  » de ses fonctions de responsable du SMUR pour avoir lancé l’alerte sur les conséquences sanitaires de la transformation de cet établissement en «  hôpital sans lit  ». Il est de fait le porte-parole du comité de soutien qui occupe actuellement cet hôpital du centre de Paris très emblématique.

S. Bernard – Comment est née la mobilisation à l’Hôtel-Dieu et quelle est la situation actuelle  ? Gérald Kierzek Le 4 mars 2011, Mireille Faugère, Directrice générale de l’AP-HP a annoncé la fermeture progressive de l’Hôtel-Dieu pour y installer les bureaux administratifs de son siège et un fumeux «  hôpital universitaire de santé publique (HUSP)  » ou «  hôpital debout  » qui nous a semblé d’emblée être un concept de communication, et non un projet de soins.

L’hôpital sans lits est un non-sens médical et financier: les services des urgences, d’ophtalmologie, de médecine interne et de psy- chiatrie ont été refaits à neuf,  il y a moins de cinq ans,  pour un coût de plusieurs dizaines de millions d’euros. L’Hôtel-Dieu est le seul hôpital des neuf premiers arrondissements de Paris, et surtout,  partout ailleurs les urgences sont saturées, violentes et manquent de lits  ! Par son accessibilité géographique et son histoire, l’Hôtel-Dieu a donc le devoir d’être le modèle de cet hôpital généraliste moderne, assurant soins et hospitalisations de proximité pour tous. C’est autour de la défense de cet hôpital que s’est créé un comité de soutien très large (élus, associa- tions, syndicats, professionnels, usagers…) qui propose de valoriser les investissements faits et évoluer vers des activités pour répondre à l’amélioration de l’offre de soins. Nous avons baptisé ce projet  le projet alternatif pour l’Hôtel-Dieu  !

La mobilisation s’est précipitée cet été, suite à mon «limogeage », et notamment depuis l’annonce de la ministre de repousser la date de fermeture des urgences qui était prévue au 4 novembre. Malheureusement la direction continue de vider l’Hôtel-Dieu de sa substance en laissant le personnel quitter l’hôpital à la date du 4 novembre (date initialement prévue pour la fermeture des urgences), en déménageant en catimini début août le service de médecine interne, et en ne rouvrant pas un des services à la fin de la saison estivale.

Quelle étaient tes responsabilités et pourquoi en as-tu été démis  ?

J’étais responsable du Service mobile d’urgence et de réanimation de l’Hôtel-Dieu en plus de mes fonctions de médecin urgentiste. Alors que le projet de fermeture des urgences et de l’hôpital Hôtel-Dieu de Paris est de plus en plus fortement contesté, je suis devenu de fait le porte-paro- le de cette contestation. J’ai lancé l’alerte sanitaire pour les raisons que nous venons d’évoquer. Je ne fais que mon devoir de médecin en disant que les conditions d’accueil des patients aux urgences sont indignes à Paris et qu’il faut revoir d’urgence la carte sanitaire en recon- sidérant la fermeture de l’Hôtel-Dieu et ses urgences. La seule réponse a été de me démettre de mes responsabilités médicales. Les motifs invoqués ne laissent aucun doute sur les motivations qui sous-tendent cette décision  : non-respect «  des obligations de réserve, de loyauté et de discrétion professionnelle  », «  manque de loyauté au regard du projet de soins et d’organisation du service », « dénigrement et mise en cause du chef de service  »

Peux-tu faire le point sur la mobilisation des personnels et du comité de soutien  ?

Nous avons appris très récemment que l’AP-HP avait demandé aux Pompiers de Paris de ne plus transporter de patient sur les urgences de l’hôpital à compter du 3 septembre, processus ayant pour conséquence l’asphyxie des urgences. Le but est simple  : réduire l’Hôtel-Dieu à une coquille vide pour plaider ensuite l’insuffisance d’activité et de moyens et qu’une fermeture totale s’impose d’elle-même. Cette dernière infor-mation a été la goutte qui a fait déborder le vase et le personnel a décidé de prendre les lieux. Qui est à la manœuvre  : la directrice générale de l’AP-HP jouant contre la ministre, ou alors la ministre elle-même tenant un discours lénifiant face aux caméras et laissant opérer la fermeture de l’Hôtel-Dieu  ? Notre occupation n’a donc qu’un seul but  : clarifier sa position. Oui ou non est-elle pour la fermeture du seul service d’ur- gences des 9 premiers arrondissements de Paris, couvrant 400 000 habitants et 13 millions de touristes (la zone est la plus visitée de la capitale).

Les perspectives pour la suite du mouvement. Un élargissement avec d’autres mobilisations comme celle autour de la maternité des Lilas est-elle envisagée  ?

À l’heure actuelle, toutes les conditions pour exercer sont réunies  : plateau technique, lits de médecine, psychiatrie, ophtalmologie, diabé- tologie, consultations. Mais si les services sont déménagés un à un, cela va créer des difficultés importantes, ce qui est probablement le but  ! Restructurer les urgences revient à fermer les urgences, une funeste « première »:  fermer un service d’urgence de plus de 100 passages par jour, dans un lieu aussi symbolique que le centre de Paris  !

Nous disons que la concentration des services dans des usines à malades que sont les énormes hôpitaux ne permet plus une prise en charge humaine. De plus, augmenter l’attente aux urgences augmente la mortalité, comme toutes les études le prouvent. Pour le personnel soignant, c’est l’épuisement permanent et la fuite. Ce message est entendu et ressenti par la France entière.

La maternité des Lilas est également emblématique de la casse de structures plébiscitées par les patients. Les Lilas avait bénéficié d’engagements pendant la campagne présidentielle. La ministre actuelle de la santé, Marisol Touraine, s’était même rendue sur place et avait assuré que le changement allait avoir lieu  !

Nous franchissons donc un cap puisque le mensonge politique est patent. Nous n’accepterons donc ni aux Lilas ni à l’Hôtel-Dieu de nous faire anesthésier en attendant que les municipales passent. Anne Hidalgo, candidate socialiste à l’élection municipale, doit aussi claire- ment dire aux Parisiens ce qu’elle souhaite  : un vrai hôpital de proximité ou bien un dispensaire que tout le monde reconnaît être un cache-misère aussi coûteux qu’inutile  ? Nous lançons ce jeudi 12 septembre 2013 le «  Pacte hospitalier pour l’Hôtel-Dieu  », campagne d’inter-pellation des décideurs politiques et des citoyens, visant à placer l’hôpital et particulièrement l’Hôtel-Dieu au cœur de l’action publique et des engagements lors des prochaines échéances électorales. Le comité de défense et de soutien de l’Hôtel-Dieu a donc maintenant pour vocation à fédérer tous les acteurs de la société afin de donner l’ampleur nécessaire à ce Pacte. À l’heure du vote, les citoyens auront les engagements des candidats et pourront se décider en connaissance de cause…

Propos recueillis par S. Bernard

18 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Gad, 300 salariés de Gad devant le tribunal, à Rennes (OF)

Gad, 300 salariés de Gad devant le tribunal, à Rennes (OF) dans Luttes ouvrières y-en-a-marre

La direction du groupe charcutier Gad présente son plan de continuation ce mercredi matin devant le tribunal de commerce de Rennes. 200 salariés de l’abattoir de Lampaul Guimiliau, dans le Nord Finistère, ont fait de déplacement, accompagné par une délégation d’élus. Il y a aussi 57 salariés du site de Saint-Nazaire Les abattoirs de Lampaul Guimiliau et l’unité de Saint-Nazaire doivent être fermés dans le cadre du plan de continuation. Une cinquantaine de salariés de Josselin est également venue. Ils ont été sifflés par les salariés des autres sites, parce qu’il est prévu que le seul site conservé soit l’abattoir de Josselin.Économie mercredi 18 septembre 2013

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Gad.-300-salaries-de-Gad-devant-le-tribunal-a-Rennes_6346-2229833-fils-tous_filDMA.Htm

Lampaul-Guimiliau. Pour les salariés de Gad, la mobilisation de la dernière chance (OF)

C’est ce matin que le tribunal de commerce de Rennes doit recevoir les plans de continuation ou de reprise de Gad. Concernant le sort de l’entreprise, il rendra sa décision le 16 octobre. Le plan de la Cecab, actionnaire majoritaire, prévoit la fermeture du site de Lampaul-Guimi- liau. 850 emplois sont menacés. En attendant, les salariés restent mobilisés. Dès 5 h, ils étaient là. « Ce que nous voulons surtout, c’est des réponses claires. Et positives aussi. » Même si la plupart n’y croit plus. « Les carottes sont cuites. Mais on veut quand même montrer qu’on est là. » À 7 h, quatre cars, soit 200 personnes, ont pris la direction de Rennes pour se rendre au tribunal de commerce. Social mercredi 18 septembre 2013

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Lampaul-Guimiliau.-Pour-les-salaries-de-Gad-la-mobilisation-de-la-derniere-chance_40814-2229817_actu.Htm

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