Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

15 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Édito : Contre l’extrême droite, solidarité et lutte collective

Édito : Contre l'extrême droite, solidarité et lutte collective dans Antifascisme kkk1

Jean-Marc Ayrault a décidé d’engager une procédure en vue de la dissolution du groupuscule d’extrême droite Jeunesses nationalistes révolutionnaires (JNR) dont étaient issus les agresseurs de Clément Méric. Il prétend ainsi « tailler en pièces, de façon démocratique, sur la base du droit, ces mouvements d’inspiration fasciste et néonazie, qui font tort à la République et qui font tort à la France ». Comme s’il suffisait d’invoquer les valeurs républicaines pour éradiquer les menaces de l’extrême droite, et d’interdire un groupuscule fascisant pour lui barrer la route.

Le gouvernement voudrait ainsi se dédouaner de ses propres responsabilités. N’est-ce pas sa politique contre les classes populaires, au service du Medef, qui crée le terrain sur lequel prospère le populisme de droite et d’extrême droite ? Ne contribue-t-il pas lui-même à la propagation du nationalisme, du racisme et de la xénophobie par les expulsions des Roms, les rafles de sans-papiers, la dénonciation de l’immigration ? En menant la même politique que la droite, il nourrit lui-même la démagogie et les surenchères de l’UMP et du FN.

Soucieux eux aussi de se dédouaner de leurs propres responsabilités, Copé et Marine Le Pen ont aussitôt repris la même chanson de la dissolution… pour la retourner contre l’extrême gauche mise dans le même sac. Ils prétendent renvoyer dos-à-dos les « extrêmes » alors qu’ils ont tout fait, l’un et l’autre, pour créer un climat de haine et de violence tout au long de leur combat réactionnaire contre le mariage homo qui a propulsé les groupes fascisants. L’UMP compte dans ses rangs bon nombre d’anciens membres du GUD ou d’autres officines fascisantes. Le FN abrite les militants de ces mêmes officines dont il partage l’essentiel des références politiques. En bons démagogues réactionnaires, ils essayent de retourner la situation contre les victimes. Les combattre, barrer la route à l’extrême droite et à ses satellites, défendre la démocratie n’est pas une question de loi républicaine. C’est un combat quotidien, sur les lieux de travail et dans les quartiers, pour faire l’opinion, faire vivre la solidarité, agir collectivement, occuper à tous les niveaux le terrain politique. C’est l’affaire de toutes et tous.

Yvan Lemaitre Vendredi 14 juin 2013Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 199 (13/06/13)

15 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Grande distribution : « Les salariéEs ne sont pas tant mobiliséEs par des discours patronaux qu’immobiliséEs par leurs conditions de travail »

Grande distribution : « Les salariéEs ne sont pas tant mobiliséEs par des discours patronaux qu’immobiliséEs par leurs conditions de travail » dans Féminisme les-damnees-de-la-caisse

Entretien. Marlène Benquet, sociologue, publie un livre sur la grande distribution.

À travers une longue enquête de près de trois ans dans une des principales entreprises, l’auteure montre comment ce secteur a connu de profonds bouleversements au cours des dernières décennies. Du siège de la direction aux caissières des supermarchés, en passant par la principale organisation syndicale, ce regard d’ensemble permet de mieux comprendre le fonctionnement d’une telle entreprise.

Le groupe de grande distribution que tu as étudié, a profondément été transformé par l’apparition d’acteurs financiers. Comment vois-tu ce processus et ses conséquences ?
Depuis une vingtaine d’années en France, on voit se développer une financiarisation importante de l’actionnariat des entreprises. Des entreprises qui étaient jusqu’ici détenues par des actionnaires industriels ou familiaux passent entre les mains d’acteurs financiers, principalement des fonds d’inves-tissement. Les montants investis par les fonds en France ont été multipliés par sept entre 1999 et 2009. La spécificité des fonds, c’est qu’ils achètent les entreprises à crédit, avec deux types de capitaux : des emprunts bancaires remboursés chaque mois et des capitaux prêtés par des investisseurs institutionnels qu’il leur faut rendre au bout de quelques années en vendant l’entreprise. Leur objectif est donc d’abord de revendre l’entreprise rapidement en réalisant la plus-value la plus importante. De plus, ils ne peuvent supporter la moindre baisse de rentabilité de l’entreprise, qui les met en situation de ne plus pouvoir rembourser leurs emprunts. Les entreprises sont ainsi mises sous tension, et doivent générer le plus de cash possible dans un temps très court.

La grande distribution est l’un des plus gros employeur en France, pourtant la conflictualité semble assez faible dans ce secteur. Pourquoi ?
La grande distribution emploie environ 600 000 personnes en France. Carrefour est le premier employeur privé français, comme Walmart aux USA. Avec 2, 8 % de syndiqués, le secteur est l’un des plus faiblement syndicalisé. Il emploie très majoritairement des femmes, d’âge intermédiaire donc souvent en charge de jeunes enfants, avec des horaires de travail très flexibles, autant d’éléments qui rendent difficiles l’organisation d’actions collectives.  Cela dit, les choses changent. Depuis le milieu des années 2000, on a vu apparaître les premières journées interenseignes de grèves collectives, une journée d’action a été organisée le 8 avril 2011 au sein du groupe Carrefour, en juillet 2011 au sein du groupe Auchan et en avril 2013 chez Casino. Les organisations syn- dicales qui privilégiaient la négociation et la coopération avec le patronat, optent de plus en plus pour des stratégies contestataires et sont suivies par les salariéEs.

Tu décris une certaine « adhésion » des salariéEs à leur travail. Sur quoi cela repose-t-il ?
Je ne pense pas qu’il soit souhaitable de parler d’ « adhésion » des salariéEs aux objectifs de l’entreprise. Ils ne sont pas tant mobilisés par des discours patronaux qu’immobilisés par leurs conditions de travail. Le présupposé du consentement à la domination est très présent dans le champ des sciences sociales ainsi que dans l’extrême gauche, notamment via la notion d’aliénation. Il me semble plus utile de décrire les dispositifs pratiques mis en place dans les entreprises pour empêcher la contestation. Ce que le patronat cherche à obtenir, ce n’est pas tant l’adhésion des salariéEs que leur travail effectif.

Propos recueillis par Pierre Baton
Marlène Benquet Encaisser ! Enquête en immersion dans la grande distribution, La Découverte, 20 euros.

Vendredi 14 juin 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 199 (13/06/13)


15 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Le rapport Moreau : des attaques supplémentaires contre les salariéEs et les retraitéEs

Le rapport Moreau : des attaques supplémentaires contre les salariéEs et les retraitéEs dans Retraites 52880420

Les pistes proposées par le rapport Moreau pour une prétendue sauvegarde de notre système de retraites par répartition ne sont au final que des attaques supplémentaires contre les salariéEs et les retraitéEs .

Contrairement à ce que gouvernement et médias répandent il y a ni catastrophe ni urgence : les projections du très consensuel Conseil d’orientation des retraites montrent que le besoin de financement à l’horizon 2020 équivaut à 1% de la richesse nationale. A l’horizon 2060, c’est-à-dire lorsque les jeunes d’aujourd’hui prendront leur retraite, il serait d’un peu moins de 3% dans le pire scénario. En ce qui concerne les prétendus avantages des salariéE du public, toujours selon le COR, malgré des règles différentes de calcul des pensions, les taux de remplacement (du salaire ) médian des salaires du secteur privé et du secteur public sont proches (respectivement 74, 5% et 75, 2%). SalariéEs du Public et du privé partagent la même durée de cotisation 41, 5 ans. Les âges de départ sont aussi très proches : 61, 5% pour les fonctionnaires dits sédentaires, 62 ans dans le privé. Seule différence notable les agents du public des services actifs.

Les propositions mises sur la table des négociations sont toutes plus inacceptables les unes que les autres. Avec l’allongement de la durée d’activité de 41, 5 à 43 ou 44 ans, l’alignement du taux de CSG sur celui des actifs, la sous indexation des retraites, la suppression de l’abattement d’impôt de 10%, fiscalisation de la majoration de retraite pour 3 enfants, l’augmentation de cotisation-retraite de 0, 1%, le calcul sur 3 à 10 dernières années pour les fonctionnaires, les efforts dont le gouvernement prétend qu’ils ne seraient pas écrasants ne seraient supportés que par les salariéEs et les retraitéEs. D’une part, cela signifie par exemple qu’un jeune, ayant fait plusieurs années d’études et entrant dans la vie active à 25 ans, devrait cotiser jusqu’à l’âge de 69 ans s’il veut obtenir une retraite à taux plein.

D’autre part les retraitéEs subiraient immédiatement une baisse de plusieurs % de leurs pensions ou retraites. Evidemment les rapaces des retraites complémentaires privées se tiennent prêts à prendre la relève pour celles et ceux qui en auront les moyens. L’insuffisance de financement du système de retraite est du à la progression du chômage, aux cadeaux fait au patronat, à la baisse de la part des salaires dans les richesses. Pour assurer vraiment le financement des retraites et pensions et notamment supprimer les inégalité hommes-femmes, il faut augmenter les salaires, supprimer toutes les exonérations patronales et répartir le travail pour permettre à toutes et tous de travailler. Ce n’est pas par des concertations bidons, un nouveau Sommet social que nous ferons renoncer le gouvernement à ses projets. Le NPA appelle à la mobilisation, dès le 20 juin contre ce nouveau recul social. Montreuil, le 14 juin 2013 http://npa2009.org/node/37708

 

15 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Halte aux agressions racistes islamophobes !

Halte aux agressions racistes islamophobes ! dans Antiracisme voilee

Hier, jeudi 13 juin, une jeune femme musulmane voilée a été physiquement agressée à Argenteuil.

Cette agression intervient une vingtaine de jours après la plainte déposée par une jeune fille voilée pour une agression subie dans la même ville. Ces agressions sont de nouvelles manifestations du climat raciste et xénophobe entretenu par la droite, l’extrême droite et ses satellites fascisants. Une semaine à peine après le meurtre de Clément Méric, cette nouvelle agression démontre que leurs cibles sont les antifascistes, les homosexuelLEs, les immigréEs, les musulmanNEs… La politique du gouvernement qui multiplie les expulsions de sans papiers, expulse les roms, organise de véritables rafles à Barbès entretient cette montée du racisme. Ainsi, deux jours avant l’agression de jeudi, un contrôle d’identité d’une femme portant le voile intégral dans un autre quartier de la même ville avait provoqué des affrontements avec la police. Tout ceci créer un climat de haine et de peur pour diviser les classes populaires, tenter de dresser les victimes de la politique des classes dominantes les unes contre les autres. Ce ne sont pas les immigréEs ou les femmes qui portent le voile qui licencient ou imposent l’austérité, la régression sociale. Ce sont bien les patrons, le gouvernement et les forces réactionnaires qui veulent mettre la population au pas. Aux agressions et aux provocations racistes, hostiles aux musulmanNEs il faut opposer la solidarité et l’action collective des travailleurs-euses, des classes populaires quelles que soient leur origine, leur religion ou leur couleur de peau.

Montreuil, le 14 juin 2013 http://npa2009.org/node/37697

15 juin 2013 ~ 0 Commentaire

François Hollande affiche son mépris du peuple japonais (SDN)

François Hollande affiche son mépris du peuple japonais (SDN) dans Ecologie & climat hollande-nuke

En visite au Japon, François Hollande vient d’annoncer sans aucune honte le renforcement du partenariat franco-japonais dans le nucléaire.

Le Réseau « Sortir du nucléaire » dénonce l’irresponsabilité de la France à accompagner la relance du nucléaire dans un pays meurtri par un quadruple accident et s’associe aux protestations des militants japonais qui dénoncent la poursuite de cette industrie mortifère.

Areva, pompier pyromane

Le groupe nucléaire français Areva a conclu vendredi 7 juin deux accords au Japon à l’occasion de la visite du président François Hollande. Le premier, signé avec la Japan Nuclear Fuel Limited (JNFL) est une déclaration de coopération qui vise à préparer le démarrage de l’activité commerciale de l’usine de retraitement de combustibles nucléaires usés de Rokkasho-Mura, dans le Nord du Japon. La construction de cette usine a démarré en 1993 et, après de très nombreux reports et de nombreux problèmes techniques, celle-ci est censée ouvrir en octobre 2013. Cet accord acte également le fait qu’Areva apportera à JNFL son expertise pour la poursuite de la construction « de l’usine japonaise de fabrication de combustible MOX, dont la technologie s’inspire de l’usine Areva de Melox en France », alors même que quasiment aucun réacteur ne fonctionne aujourd’hui au Japon et que le pays subit encore chaque jour les terribles conséquences de la catastrophe de Fukushima.

Le deuxième accord signé à l’occasion de la visite présidentielle au Japon concerne les activités de démantèlement et d’assainissement des sites radioactifs. Il a été conclu avec le groupe Atox, spécialisé dans la maintenance et les services à la filière nucléaire japonaise. Après avoir contaminé le Japon avec son Mox qui a fondu dans le réacteur 3, puis avoir décroché le marché de la « dépollution des eaux radioactives » de Fukushima, Areva se fait pompier-pyromane en décrochant un contrat sur le démantèlement et l’assainissement des sites accidentés et contaminés.

Le Réseau « Sortir du nucléaire » soutient le peuple japonais

Le Réseau « Sortir du nucléaire » se joint aux protestations des citoyens japonais contre ce nouveau partenariat franco-japonais dans le domaine du nucléaire. Solidaire du peuple japonais meurtri par la catastrophe de Fukushima, nous avons honte que notre pays soit celui qui a vendu au Japon le combustible MOX qui a fondu dans le réacteur n°3. Et nous avons doublement honte qu’Areva ait récidivé par un nouvel envoi de combustible MOX, qui doit arriver au Japon fin juin. Nous estimons inacceptable que le gouvernement français apporte son soutien aux projets de relance du nucléaire du gouvernement japonais, au mépris du peuple japonais qui veut dire adieu à cette technologie de mort. France et Japon prétendent échanger des compétences sur la « sûreté » nucléaire. Il ne s’agit que de partenariats commerciaux, basés sur la recherche du profit et sans aucune considération pour la protection des populations. Comme l’a rappelé Naoto Kan, prédécesseur de M. Abe, la seule sécurité dans le nucléaire est de ne pas avoir de centrales du tout. Nous estimons tout aussi inacceptable que la France et le Japon s’allient pour exporter le risque nucléaire à l’étranger, comme ils viennent de le faire en décrochant un contrat pour la construction de réacteurs en Turquie. En France comme au Japon, la seule solution pour protéger les populations est d’en finir avec le nucléaire !

http://groupes.sortirdunucleaire.org/partenariat-francojaponais-nucleaire

15 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Unité contre le fascisme et l’extrême-droite ! Manifestation à Paris, dimanche 23 juin à 15h

Unité contre le fascisme et l’extrême-droite ! Manifestation à Paris, dimanche 23 juin à 15h dans Antifascisme clment-meric

Le 5 juin, des militants d’extrême-droite ont tué Clément Méric, syndicaliste étudiant et militant antifasciste. Ce meurtre nous indigne et nous révolte ; il s’inscrit dans la suite de très nombreuses agressions commises par des groupes d’extrême-droite ces derniers mois. La situation exige des actes forts, permettant de mettre un coup d’arrêt à la propagation de ces idées et pratiques nauséabondes.


Dans le respect de leurs différences, les organisations soussignées appellent à s’unir pour rendre hommage à Clément et pour éliminer la haine fasciste.


Confortés par des partis qui reprennent des propos et des pratiques de l’extrême droite, les groupes fascistes refont surface. Les dernières actions contre le mariage pour tous et toutes ont été l’occasion pour eux d’être mis sur le devant de la scène. Nous dénonçons la banalisation du FN et de ses idées xénophobes et racistes.

L’exclusion, le rejet de l’autre, la fermeture des frontières, la désignation de boucs émissaires, la dénonciation de l’immigration comme responsable de tous les maux sont des attitudes qui, l’histoire en témoigne, conduisent au pire. L’Etat entretient un climat délétère en organisant des expulsions massives qui participent à la stigmatisation des immigré-es et des Roms. Au contraire, il est nécessaire d’agir avec détermination contre les commandos fascistes.

Odieux et inacceptable en lui-même, le meurtre de Clément dépasse le drame individuel. Agressions contre les lesbiennes, bi-es, gays et les personnes trans, contre les immigré-es et les personnes issu-es de l’immigration, les musulman-es, actes antisémites, violences envers des militant-es antifascistes et des organisations progressistes, se sont multipliées dans toute la France comme à travers toute l’Europe. Le mensonge, la haine, la violence, la mort, voilà ce que porte l’extrême-droite, de tout temps et en tous lieux.

Ce n’est pas une question morale ; le fascisme se nourrit des peurs face à l’avenir : 5 millions de chômeurs et chômeuses, 8 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, 3,5 millions de mal logé-es, accroissement de la précarité, conditions de travail dégradées, licenciements, fermetures d’entreprises… Face à l’explosion des inégalités et aux politiques d’austérité, il faut reconstruire l’espoir collectif en une société plus juste. La question de la répartition des richesses que nous produisons est fondamentale. L’extrême-droite est à l’opposé de ces valeurs.

Utiliser la mort de Clément serait méprisable. A contrario, c’est honorer sa mémoire que de dire publiquement et ensemble ses engagements syndicaux et antifascistes, et de poursuivre encore plus nombreux-euses et déterminés-es ses combats pour la liberté et une autre société.

Des manifestations seront aussi organisées en commun dans d’autres villes. Nos organisations se réuniront de nouveau après la manifestation : éradiquer la menace fasciste nécessite un travail dans la durée et l’organisation de collectifs locaux. Nos organisations sont différentes, mais elles ont un point commun essentiel : le refus de l’intolérance, du nationalisme, de la haine, et de l’exclusion ; tout le contraire de ce que veut imposer l’extrême-droite !


Le fascisme et l’extrême-droite ne sont pas des courants politiques avec lesquels on dialogue ou on compose. Leur système est basé sur la violence physique, la haine, l’asservissement des peuples.


Premiers signataires (au 14 juin) :

AC !, Act Up Paris, Action antifasciste Paris Banlieue, AFASPA, Alternative Libertaire, APEIS, ATMF, ATTAC France, CADAC, CEDETIM/IPAM, CGT Educ’action Versailles, CGT Educ’action Créteil, CNDF, CNT-f, CNT-SO, Collectif Antifasciste Paris Banlieue, Collectif CIVG Tenon, CONEX (Coordination nationale contre l’extrême droite), Collectif de Saint Denis contre le FN et l’extrême droite, Collectif VAN, Confédération paysanne, Convergence et Alternative, CGA, DAL, DIDF, Droits devant !!, EELV, FA, FASE, FASTI (Fédération des associations de solidarité avec les travailleur-euse-s- immigré-e-s), Fédération Anarchiste, FIDL, FSU, Fondation Copernic, GARçES, Gauche Anticapitaliste, Gauche Unitaire, GISTI, Jeudi Noir, Justice et Libertés, L’appel et la pioche, La Horde, La LMDE, Les Alternatifs, Lesbian and Gay Pride Lyon, Les Debunkers, Les Effronté-e-s, Marche Mondiale des femmes, Marches européennes contre le chômage, MRAP, Mémorial 98, MJCF, MNCP, M’PEP, NPA, PCF, PCOF, PG, Pink Bloc Paris, Ras l’Front Marne-la- Vallée, Ras l’Front 38, RedSkins Limoges, République et Socialisme, Réseau pour un avenir sans fascisme, SGEN-CFDT Académie de Versailles, SLU (Sauvons l’université), SNESUP-FSU, SNPTES-UNSA, SNTRS-CGT, Solidaires Etudiant-Es, SOS Racisme, Sortir du colonialisme, Syndicat des avocats de France, Syndicat de la magistrature, UJFP, UNEF, Union syndicale Solidaires, UNL, UNSP, VISA (Vigilance et initiatives syndicales antifascistes)…

15 juin 2013 ~ 0 Commentaire

L’herbicide le plus vendu dans le monde présent dans le corps humain (AT)

L'herbicide le plus vendu dans le monde présent dans le corps humain (AT) dans Ecologie & climat monsanto-gmo

Les Amis de la Terre France ont fait faire des analyses qui ont décelé un herbicide, le glyphosate, dans le corps des personnes testées.

Les analyses ont révélé que, sur les 10 Français qui avaient accepté de faire analyser leurs urines, 3 étaient contaminés et présentaient des traces de glyphosate dans leurs urines. Ces résultats sont en concordance avec les tests menés dans 17 autres pays européens, qui montrent que 43,9 % de tous les échantillons contiennent des traces de ce produit chimique. Tous les volontaires qui ont donné des échantillons d’urines vivent en ville et aucun d’entre eux n’a utilisé, ni manipulé des produits à base de glyphosate dans la période précédent les tests. C’est la première fois qu’un tel test de contrôle est mené en Europe pour détecter la présence de ce désherbant dans le corps humain.

Le glyphosate est l’herbicide le plus utilisé dans le monde. Il est employé par les agriculteurs, les collectivités locales et les jardiniers. Certaines plantes modifiées génétiquement (OGM), importées en Europe pour nourrir les animaux d’élevage, sont généreusement traitées au glyphosate. Le premier fabricant mondial de glyphosate est Monsanto qui le vend sous la marque « Roundup ». Bien qu’il soit couramment utilisé, les autorités gouvernementales ne contrôlent que rarement sa présence dans les denrées alimentaires ou dans l’eau. Pour Christian Berdot des Amis de la Terre France, «  Après tous les scandales sanitaires récents, découvrir maintenant un herbicide dans le corps humain ne peut qu’inquiéter. Nous sommes exposés quotidiennement à ce produit, pourtant, on ne sait pas comment il pénètre dans nos corps et peu de choses sont connues sur sa dissémination dans l’environnement ou sur ces conséquences néfastes pour notre santé. Alors que c’est l’herbicide le plus utilisé en Europe, il est scandaleux que les pouvoirs publics ne contrôlent que rarement s’il y a du glyphosate dans nos aliments et dans l’eau potable. Pourtant, quand on fait ces recherches, comme les Amis de la Terre, il s’avère que la contamination humaine est répandue. »

En Europe, les agriculteurs emploient beaucoup le glyphosate pour désherber leurs champs avant les semences ou avant la levée ainsi que dans les vignobles. Ils l’épandent aussi souvent sur les céréales, le colza, le maïs et le tournesol juste avant la moisson, pour sécher la récolte. En France, c’était la substance “phytosanitaire” la plus utilisée entre 2008 et 2011. En 2011, l’AMPA – métabolite entre autres du glyphosate – était présent dans plus de 60 % des cours d’eau français testés et le glyphosate dans plus de 30 %. En 2010, l’Agence de l’Eau de Seine-Normandie reconnaissait même que « le glyphosate était présent dans l’eau potable à des concentrations supérieures à la norme ». Actuellement, 14 OGM sont en attente d’autorisation pour être cultivés en Europe. Selon certaines études, si le feu vert est donné à ces OGM, les volumes de glyphosate utilisés en Europe pourraient augmenter de 800 %.

Christian Berdot conclut : « Il est particulièrement choquant que des entreprises comme Monsanto aient déposé des demandes d’autorisation pour cultiver en Europe des OGM tolérants au glyphosate, ce qui ne peut qu’augmenter encore les volumes de cet agro-toxique déversés sur les champs. Les Amis de la Terre demandent que les pouvoirs publics français et européens mettent enfin en place des mesures de contrôle pour protéger les citoyens et l’environnement. »Montreuil/Bruxelles le 13 juin, 2013 –

http://www.soutienfaucheursbretagne.fr/article-l-herbicide-le-plus-vendu-dans-le-monde-present-dans-le-corps-humain-118483818.html

Contact presse :
Caroline Prak, les Amis de la Terre France : 06 86 41 53 43

Pour plus d’informations, lire en anglais les résultats de la concentration en glyphosate dans l’analyse des urines des 18 pays

15 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Vannes, clinique Océane. « Les salariés sont cassés » (LT)

Vannes, clinique Océane. « Les salariés sont cassés » (LT) dans Luttes sociales en Bretagne nonnes

À la suite du mouvement de grève à l’hôpital privé Océane, à Vannes, qui s’est achevé mercredi matin, la CFDT réagit.

Le secrétaire général CFDT Santé-sociaux du Morbihan, Didier Lestang, note que « dans les discussions avec la direction, les revendications étaient loin de paraître déraisonnables et un accord semblait possible, mais c’était sans compter les consignes du groupe Vitalia, adossé au fonds d’investissement Black-stone, qui soufflait le chaud et le froid à chaque fois que la direction locale allait aux ordres ». « Ils ont mis les salariés à genoux, s’engageant sur une réflexion sur les conditions de travail mais sans prises de décisions concrètes pour soulager les salariés débordés par la productivité demandée, et ne cédant que peu sur les salaires par rapport à leurs dernières propositions de NAO qui avaient mis le feu aux poudres. Pire, au bout de huit jours de conflit (…), ils en ont rajouté au moment de la reprise du travail en revenant même sur leurs propositions de début de conflit ». « Les salariés déjà cassés physiquement par les conditions de travail sont désormais cassés mentalement par un traitement digne des capitaines d’industries les plus durs et, pourtant, nous sommes dans une clinique qui dégage du bénéfice ».15 juin 2013

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/morbihan/clinique-oceane-les-salaries-sont-casses-15-06-2013-2137404.php

15 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Pesticides. L’Inserm appuie là où ça fait mal (LT)

Pesticides. L'Inserm appuie là où ça fait mal (LT) dans Ecologie & climat pesticides

Cancers du cerveau ou de la peau, maladie de Parkinson chez les adultes, mais aussi malformations congénitales chez les enfants : les pesticides sont bel et bien dangereux pour l’homme, selon une étude de l’Inserm publiée jeudi et rassemblant les données de nombreuses recherches entreprises depuis les années 80.empty dans Quimper et pays glazik

Le risque pour les agriculteurs et les personnes confrontées aux pesticides (ouvriers de production, chargés de l’épandage, etc.) était connu. Mais c’est l’importante prévalence de ces maladies dans des populations non agricoles mais vivant à proximité des zones d’utilisation de ces produits qui est cette fois mise en évidence par une étude collective de l’Inserm.

« Perturbations » chez des femmes enceintes
L’Inserm souligne en particulier les résultats d’une étude menée depuis 2004 sur un ensemble de 83 femmes bretonnes enceintes. Leur division en trois groupes en fonction de la proportion de cultures de céréales, grosses consommatrices de pesticides, dans leur commune de résidence, révèle des « pertur-bations métaboliques » (des anomalies) chez les plus confrontées à ces produits. Les atteintes physiques correspondant « restent à évaluer », soulignent les auteurs de l’étude, mais l’Inserm relève par ailleurs que « plusieurs études cas-témoins montrent une augmentation du risque de malformations congénitales chez les enfants de femmes vivant au voisinage d’une zone agricole ou liée aux usages domestiques de pesticides ».

« Présomption forte »
Le risque est logiquement encore plus important chez les agricultrices : « il y a une présomption forte d’un lien entre une exposition professionnelle de la femme enceinte à certains pesticides et un risque accru pour l’enfant de présenter un hypospadias (malformation génitale, NDLR) ou de développer plus tard, un cancer cérébral ou une leucémie », constate dans Le Monde la chercheuse rennaise Sylvaine Cordier. Et le risque est également présent quand c’est le père qui est exposé, selon des études internationales également citées par Le Monde et qui donnent une augmentation de 30 à plus de 50% du risque de tumeurs cérébrales chez l’enfant à naître. Autre chiffre qui fait peur, celui des tumeurs du système nerveux central : en Gironde, région viticole où l’emploi de pesticides est massif, leur incidence est trois fois supérieure à la moyenne nationale. Et elle a augmenté de 17% entre 2000 et 2007.

Le risque des mélanges
L’Inserm pointe enfin un nouveau risque, celui présenté par les mélanges de pesticides et d’autres substances contaminant l’environnement. « Ces mélanges, écrivent les chercheurs, pourraient donner lieu à des impacts sanitaires difficilement prévisibles actuellement ». Et de recommander des recherches plus approfondies, notamment sur « le lien entre pesticides et infertilité chez la femme » ou sur les substances actives dans les différentes catégories de pesticides. Ce dernier point suppose d’ailleurs d’en connaître précisément la composition, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui pour nombre de ceux mis sur le marché, couverts par le secret industriel.

« Décisions politiques »
« Ces études doivent mener à des décisions politiques, estime dans Le Monde François Veillerette, de l’association Générations futures: vente des pesticides interdite à des utilisateurs non professionnels ou interdiction pour les collectivités publiques d’y avoir recours. »  Même si pour nombre d’entre elles, ces substances dangereuses sont déjà dans l’environnement, alors même que les produits mis en cause sont interdits depuis des années, voire des décennies. Le gouvernement, dans un communiqué commun de Marisol Touraine (Santé), Delphine Batho (Ecologie) et Stéphane Le Foll (Agriculture), a indiqué avoir « pris connaissance » de l’étude l’Inserm, et saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) « afin qu’elle évalue l’impact de ces nouvelles données sur les autorisations nationales existantes ».

Quimper Pesticides. Les désherbages interdits (LT)

« Les désherbants à proximité des points d’eau, c’est interdit ! », a rappelé, hier, Eau et Rivières à l’issue d’une récente enquête de terrain dans le bassin versant du Steïr. L’association pointe des errements… et des progrès.

Voie romaine ou secteur de Menfouest à Quimper, Quéménéven, Cast… Les photos défilent sur l’écran d’un ordinateur d’Eau et Rivières de Bretagne. Un bénévole de l’association, André Perron, montre « des fossés grillés, des zones humides traitées, des ruisseaux menacés ». Les clichés d’une campagne de terrain effectuée au printemps. « Il y a des progrès, c’est incontestable, mais on trouve encore ce genre de désherbage aux pesticides, chez des professionnels, par les collectivités comme chez des particuliers, notamment des anciens, qui veulent un jardin propre, comme ils le disent », décrit le défenseur de l’environnement.

75.000 € d’amende
Or « un arrêté préfectoral de 2008 interdit l’utilisation de tout pesticide (désherbant, insecticide, fongicide, etc.) à moins de 5 m des cours d’eau, à moins d’un mètre de la berge des fossés même à sec ou sur les avaloirs, caniveaux ou bouches d’égout », rappelle Arnaud Clugery, animateur d’Eau et Rivières de Bretagne dans le Finistère. En cas d’infraction, les contrevenants encourent jusqu’à 75.000 € d’amende et deux ans de prison. « Surtout, ce qu’ils ne réa- lisent pas ? on l’a vu lors de deux trois affaires jugées au tribunal depuis octobre 2012 ?, ce sont les effets des pesticides sur l’eau : les molécules de désher- bants comme le glyphosate mettent de six mois à un an avant de disparaître une fois le produit déversé dans un fossé par exemple. Avec la pluie, elles fini- ssent par gagner le réseau hydrographique », met-il en perspective. Depuis 2006-2007, les militants d’Eau et Rivières sensibilisent les habitants et collec- tivités du bassin versant de l’Odet à des pratiques alternatives de désherbage respectueuses de l’environnement. Comme le désherbage mécanique, le recours à des plantes couvre sol ou à des produits naturels comme les purins…

Pleuven « 0 phyto »
L’association tente de convaincre par l’échange, des animations ou en glissant de l’information dans les boîtes aux lettres. Elle s’est aussi impliquée en faveur de la charte « Jardiner au naturel », « que de plus en plus de jardineries adoptent sur le territoire », souligne André Kerdranvat, un autre bénévole. « Des professionnels y sont formés pour apporter des conseils dans le sens d’un désherbage naturel », insiste Arnaud Clugery. « Le changement culturel prend du temps. Nous croyons beaucoup à l’effet d’entraînement des collectivités locales », poursuit l’animateur d’Eau et Rivières. Dans le bassin versant de l’Odet, seule Pleuven, sur 37 communes, est « classée Zéro phyto ». « Toutes les autres communes ont au moins mis en oeuvre un plan de désherbage de niveau 1, qui protège les zones à risque », indique Anne-Sophie Blanchard, la coordinatrice du Sivalodet. « Après, elles sont plus ou moins avancées dans la démarche. Nous prévoyons d’en faire un diagnostic, suivi d’actions, dans un futur proche », envisage-t-elle.

Bruno Salaün 14 juin 2013

http://quimper.letelegramme.fr/local/finistere-sud/quimper/ville/pesticides-les-desherbages-interdits-14-06-2013-2136765.php

14 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Retraites : une déclaration de guerre

Retraites : une déclaration de guerre  dans Hollandie lolo-parisot

Les choses sont claires : avec le rapport Moreau le gouvernement prépare une réforme qui, quelles qu’en soient les modalités tech- niques, se soldera par une baisse des retraites versées par les régimes des salariéEs du privé et du public.

Donc, une baisse du pouvoir d’achat des retraités… à l’exception de ceux qui pourront se tourner vers les formes privées de placement (et qui bénéficient pour cela d’exonérations fiscales). Cette réforme, les marchés financiers, la Commission européenne et le Medef l’exigent… et le gouvernement exécute. Comme le dit Jean-Marc Ayrault, « il n’y a pas de surprise, la France va respecter ses engagements ». La façon dont cette nouvelle contre-réforme est engagée constitue une leçon de choses. Après un inventaire commun au Conseil d’orientation des retraites (qui regroupe experts, administrations et pré- tendus « partenaires sociaux »), un rapport a été commandé à un collège d’experts en orientant par avance leur réponse… Comme le dit le quotidien financier les Échos du 5 juin : « Le rapport Moreau sur les retraites tape fort. Le gouvernement en a besoin. Il dramatise, prépare les esprits à l’effort de tous et distille ce qu’il faut de craintes pour donner un air de relative douceur au projet qui sera finalement arrêté. » Il s’agit de donner quelque crédibilité à la pseudo-concertation qui va s’engager à la conférence sociale des 20 et 21 juin.

Fuites organisées
Pour tester les réactions des uns et des autres, des fuites ont été organisés dans la presse avant la remise officielle du rapport le 14 juin. Elles permettent donc de connaître par avance les propositions du rapport : allongement de la durée pour une retraite à taux plein (soit par la hausse de l’âge légal, soit par l’augmentation de la durée de cotisations) ; refonte du mode de calcul de la retraite des fonctionnaires (période prise en compte pour le calcul de la pen- sion) ; augmentation des retraites inférieure à celle des prix ; hausse des impôts sur les retraites ; et pour donner du « grain à moudre » aux syndicats, il y aurait quelques miettes liées à la pénibilité et l’intégration de primes pour les fonctionnaires… Les réactions syndicales sont bien en-deçà de ce qui serait nécessaire. La CGT a certes déclaré que le rapport est « ouvert aux idées du Medef ». C’est le moins qu’on puisse dire ! Jean-Marc Canon, des fonctionnaires CGT, a fait une déclaration plus dure : « Si jamais l’hypothèse qui est évoquée de changer le calcul sur les six derniers mois est retenue, (…) pour la CGT, c’est clairement un casus belli irrémédiable (…) Toucher à ce mode de calcul serait une déclaration de guerre avec le gouvernement sur le sujet des retraites ». Bien, mais c’est l’ensemble du rapport qui constitue une déclaration de guerre ! Le pouvoir va essayer de diviser privé et public, il ne faut pas tomber dans ce piège, et surtout, il importe de préparer dès maintenant des mobilisations à la hauteur de l’enjeu.

Imposer nos choix
Quelques points devraient faire l’accord de tous ceux qui veulent préparer la riposte. D’abord que la retraite est un droit : des cotisations sur les salaires ont été versées lors des périodes de travail. Ceux qui ont connu chômage ou maladie, qui ont eu des enfants ne doivent pas être pénalisés et la société doit assu- rer un niveau de vie satisfaisant à toutes les personnes âgées. Ensuite qu’augmenter le nombre des trimestres ou l’âge de la retraite à taux plein, c’est péna- liser d’abord ceux qui font des travaux pénibles et les femmes. C’est ce qui s’est passé avec les réformes antérieures, depuis Balladur en 1993. Globalement, allonger la durée des cotisations, va multiplier les retraites incomplètes et donc faire baisser les pensions. Enfin que gouvernement et patronat distillent un discours qui vise à répandre la peur. Le système de retraite souffre d’une insuffisance de financement, mais n’est pas au bord de l’effondrement, même si la crise capitaliste, le blocage des embauches en accroissent le déficit. Le déficit 2011 est de 14 milliards d’euros (à comparer aux 20 milliards que le gouver- nement vient d’accorder aux entreprises avec le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi). D’après les prévisions officielles, il devrait passer à 20 milliards en 2020 et revenir à l’équilibre en 2040. Les rapports d’experts visent à faire croire que les choix sont techniques. En réalité, le choix de l’âge de la retraite à taux plein, du nombre de trimestres nécessaires pour avoir une retraite pleine et des modes de financement sont d’abord des choix politiques et sociaux. C’est une question de partage des richesses, et donc de rapport de forces. Il n’y a donc aucune raison de réviser en baisse les revendications de base : 37, 5 annuités, retraite à taux plein à 60 ans, hausse des cotisations patronales pour financer le déficit.

Henri Wilno Jeudi 13 juin 2013Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 199 (13/06/13)

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