Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

17 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Rencontres internationales de jeunes : une campagne de solidarité financière

NPA

Rencontres internationales de jeunes : une campagne de solidarité financière dans NPA kids-money

Depuis plusieurs années, plus d’une centaine de jeunes militantEs et proches du NPA participent aux Rencontres internationales de jeunes (RIJ).

C’est une semaine de rencontre entre militantEs, sympathisantEs et curieux de toute l’Europe et au-delà (Palestine, Mali, Venezuela, Mexique, Etats-Unis, Philippines…). Des débats, des commissions, des meetings, des formations, des fêtes ont lieu tous les jours. Cette année, les discussions porteront sur les résistances aux politiques d’austérité, la construction d’un mouvement antifasciste large avec une journée spécifique sur cette question et la stratégie pour changer le monde, en finir avec le capitalisme.
Nos luttes n’ont pas de frontières Née à partir d’une idée de Daniel Bensaïd, les RIJ sont une expérience unique permettant de faire se rencontrer des centaines de jeunes révolutionnaires. C’est une initiative utile à tous ceux qui refusent cette société d’injustice et de misère, qui veulent lutter pour construire un autre monde débarrassé de l’exploitation et des oppressions. Les 30e Rencontres internationales de jeunes se tiendront cette année en Grèce. Laboratoire des politiques capitalistes pour faire payer la crise aux jeunes et aux travailleurs, c’est aussi l’endroit de celles et ceux qui depuis plusieurs années s’organisent et résistent contre l’austérité. La tenue des RIJ dans ce pays est donc aussi le moyen de montrer que la population grecque n’est pas isolée dans son combat, qu’au contraire nos luttes n’ont pas de frontières.
Une souscription internationale. Coût des transports en hausse, pouvoir d’achat en baisse… À l’heure de l’austérité généralisée, les obstacles financiers pour organiser ce type d’échéance sont de plus en plus nombreux. C’est pourquoi nous faisons appel à la solidarité financière internationale de toutes et tous pour pouvoir organiser ces rencontres. Lancée dans plusieurs pays d’Europe, une souscription lancée dans plusieurs pays d’Europe doit permettre l’organisation des RIJ. Une campagne internationaliste concrète, pour montrer que ce ne sont pas les difficultés liées aux politiques de rigueur qui nous empêcheront de nous réunir par-delà les frontières pour renverser ce système ! Avec cet argent, c’est donc un pas vers la solidarité internationale de ceux d’en bas qui se construira. Nous avons besoin de vous tous.
Danny Dhan


Pour souscrire, chèque à l’ordre de « NPA souscription » à envoyer à NPA-jeunes, 2 rue Richard Lenoir, 93100 Montreuil ou en ligne :www.npa2009.org/souscription Les dons ouvrent droit à une réduction d’impôt égale à 66 % de leur montant dans la limite de 20% du revenu imposable.
Dimanche 16 juin 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 199 (13/06/13)

17 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Bure (55) : la mascarade doit cesser

Bure (55) : la mascarade doit cesser dans Ecologie & climat bure-stop

Le jeudi 23 mai à Bure devait se tenir la première des 14 réunions censées inaugurer un débat public relatif au projet d’enfouissement des déchets radioactifs en Meuse.

La salle était comble mais le débat n’a pas eu lieu…Nous étions présents dès 18 heures, aussi bien en dehors de la salle que dedans, bien déterminés, cha- cun à sa manière, à faire capoter cette mascarade de consultation. Le président de la Commission nationale du débat public (CNDP) n’a pas eu le temps de mentir plus de 5 minutes : des opposantEs virulentEs se sont levéEs pour manifester leur colère contre ces ­manipulateurs venus nous faire des leçons de démocratie en cherchant à nous faire oublier que 40 000 Meusiens et Haut-Marnais ont déjà dit non à ce « crime contre l’humanité ». La parole est libérée et les interventions révoltées se succèdent avant la reprise enthousiaste de slogans contre ce faux débat.

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Débat de dupes
En 2005, ils nous avaient déjà fait le coup du débat public : les opposantEs à l’enfouissement des déchets y avaient participé loyalement ; le débat avait conclu à la nécessité de leur maintien en surface. Pourtant, en 2006, le gouvernement a retenu l’enfouissement à Bure comme solution. Voilà pourquoi aujourd’hui plus de quarante associations et bien sûr le NPA – bien déterminéEs à ne pas se laisser duper à nouveau – appellent au boycott actif de l’en- semble des réunions publiques. La réunion a été d’abord suspendue puis définitivement annulée. Les hiérarques encravatés, qui ne s’attendaient mani- festement pas à ça, croyant sans doute que les 60 millions d’euros qu’ils versent chaque année pour acheter les consciences auraient anesthésié les gens, sont partis par une petite porte dérobée… Autant dire que nous avons fêté bruyamment leur départ, et gaiement nous avons pris le pouvoir sym- boliquement à la tribune en déclarant le vrai débat ouvert ! La CNDP a reporté les deux réunions suivantes, puis a tenté de désamorcer la mobilisation en invitant les associations à une table ronde. Ils annoncent même vouloir employer la force lors des prochaines réunions. Mais ils ne parviendront pas à éteindre une telle dynamique !

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Sylvie et Julia (NPA Meuse) Dimanche 16 juin 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 199 (13/06/13)

17 juin 2013 ~ 0 Commentaire

USA : « Bradley Manning, un héros »

USA : « Bradley Manning, un héros » dans International 1-8604

« Libérez Bradley », « Bradley Manning, un héros » clamaient les pancartes des quelques dizaines de manifestantEs qui avaient pu se rassembler sous la pluie devant la base militaire de Fort Meade, près de Washington où s’est ouvert, la semaine dernière, le procès du soldat américain.

Bradley Manning, âgé de 25 ans, est accusé devant une cour martiale de l’une des fuites les plus importantes de l’histoire de l’armée américaine.L’ancien soldat de première classe est accusé d’avoir téléchargé, puis livré à WikiLeaks 700 000 documents militaires et diplomatiques classés secret-défense, alors qu’il travaillait comme informaticien dans l’armée américaine à Bagdad de novembre 2009 jusqu’à son arrestation en mai 2010. Il est jugé en partie dans le cadre de la loi sur l’espionnage, un texte qui remonte à la Première Guerre mondiale. Sous le coup de 22 chefs d’inculpation, il plaide coupable pour dix d’entre eux. Il est surtout accusé de « collusion avec l’ennemi » ou de « publication sur internet de renseignements militaires en sachant qu’ils seront acces-sibles à l’ennemi », en l’occurrence Al-Qaïda. Il encourt pour cela la prison à perpétuité.
Le procès du mensonge des États
Il nie avoir voulu « nuire » aux États-Unis, disant vouloir « provoquer un débat public » sur les guerres en Irak et en Afghanistan. L’armée cherche à le disqualifier en invoquant son homosexualité assumée, le traitant de déséquilibré, antiaméricain, un fou utopiste dangereux. Manning a clairement répondu en expliquant, dès le début du procès, ses buts expressément politiques : « Je veux que les gens voient la vérité… peu importe qui ils sont… parce que sans information, le public ne peut pas prendre de décisions éclairées. » L’armée américaine n’accepte pas ce débat public. Elle a refusé de rendre publiques les retranscriptions du procès et de donner les accréditations presse à 170 des 350 organismes médiatiques qui en avaient demandé. Prévu pour durer jus- qu’au 23 août, le procès se tiendra en grande partie à huis clos. D’après Juan Méndez, le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, Manning a été soumis, depuis son arrestation jusqu’au procès, à un traitement cruel, inhumain et dégradant. Pendant des mois, il a été tenu au secret. Dévêtu, privé d’intimité, il a été contraint de dormir sans obscurité. Le Pentagone veut sa vengeance.  Bradley Manning doit être libéré. Son procès est celui des mensonges et des secrets d’État au service de la domination des grandes puissances contre les peuples.
Yvan Lemaitre  Dimanche 16 juin 2013  Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 199 (13/06/13)

17 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Occupons Pôle Emploi ! Action mercredi 19 juin (Rennes infos)

Occupons Pôle Emploi ! Action mercredi 19 juin (Rennes infos) dans Chômage & précarité

 Après une année sous le régime Hollande, le chômage et la précarité de masse semblent devenus tellement banals qu’ils passeraient pour des situations privilégiées au yeux de nos dirigeants nationaux et européens.

Pourtant, l’immolation de Djamal Chaab à Nantes le 13 février, les suicides de conseillers Pôle Emploi ou la crise cardiaque d’une chômeuse de 51 ans lors d’un passage d’huissier et de flics venus récupérer des indus de 1700€ de Pôle Emploi (le 30 mai dernier), nous rappellent plus que jamais la brutalité de notre condition : celle de coupables en attente d’être exploités, poussés à se battre pour les miettes. Mais jamais rassasiés, le MEDEF et ses troupes de choc d’actionnaires et d’évadés fiscaux trouvent encore insupportable que les chômeurs soient aussi bien lotis, et réclament à grands cris une renégociation, à la baisse, de l’Assurance Chômage.

Et comme ils semblent pouvoir fixer le calendrier de nos élus socialistes, celle-ci est prévue l’automne prochain, juste après la réforme des retraites, sous l’égide bienveillante du gouvernement.  Il devient clair que si nous ne réagissons pas dans ce contexte de crise où l’état d’urgence éco- nomique est devenu la norme, nous risquons de prendre un véritable attentat social en pleine figure. Ayant de plus en plus de mal à faire croire qu’il serait de gauche, le gouvernement organise du coup une conférence sociale le 20 et 21 juin sous le vernis du « dialogue social ». Cette opération marketing a pour but de dévoiler les prochaines mesures d’austérité (retraite, chômage, privatisations…) pour tester la réaction des syndicats.  Et fidèle à son habitude d’envoyer les CRS lorsque les collectifs de chômeurs-euses demandent à être reçus par le premier ministre, ceux-ci ne sont bien sûr pas invité-es à participer à cette conférence !

Alors que des marches de chômeurs-euses sont organisées à travers plusieurs villes de France en partant de l’île de la Réunion pour arriver à Paris le 6 juillet prochain, le Mouvement des Chômeurs et Précaires en Luttes de Rennes appelle, en solidarité avec la marche et contre toutes les offensives libérales actuelles, à une journée d’action et d’occupation ce mercredi 19 juin.

Nous exigeons :
- L’arrêt immédiat de toutes les radiations des chômeurs-euses par Pôle Emploi
- L’annulation des dettes pour indus à Pôle Emploi
- L’arrêt des dispositifs de travail gratuit comme les Évaluations en Milieu Professionnel (EMT) et autre Actions de Formation Préalable au Recrutement (AFPR). Si le-la chômeur-se travaille, il-elle doit être payé-ée en conséquence.
- La suppression de tout dispositif coercitif et de contrôle dans le système de gestion informatisé des chômeurs-euses par Pôle emploi (appelé Système GOA).

MCPL – Mouvement des Chômeurs et Précaires en Lutte RDV mercredi 19 juin à 12h00 métro république. Rennes

http://www.rennes-info.org/Occupons-Pole-Emploi-Action

 

 

17 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Le coup fatal est toujours porté antérieurement au crime (Bellaciao)

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Sur cette photographie ces deux hommes ne sont pas en train d’assister à un match de Base-ball, ils ne regardent pas un show de Lenny Bruce.

La scène se déroule en 1964, au cours d’un procès pour le meurtre de trois militants des droits civiques : deux jeunes juifs Michael Schwerner, Andrew Goodman et un jeune homme noir James Chaney. Les deux hommes sur la photo Cecil Ray Price et Lawrence Rainey sont sheriffs à Nebosha County (Mississippi), l’endroit où les crimes ont été commis. Ces deux hommes hilares sont accusés de meurtre. Cette jovialité, cette arrogance, ce cynisme, cette hilarité provoquante sont la marque de la haine, une haine raciste et politique qu’ils conçoivent à l’égard des juifs, des noirs, des homosexuels, des communistes, des anarchistes. Une haine sans limites qui va jusqu’au meurtre. Cette assurance ils l’affichent parce qu’une grande partie de l’Amérique leur ressemble et cette Amérique là se gausse de la mort de trois jeunes gens dont les motivations politiques sont incontestablement humaines (rompre avec la discrimination raciale). Ils n’étaient que d’humbles militants avec des motifs purs et universels, ils n’avaient certainement pas une pleine et entière conscience de l’instrumentalisation de la lutte pour les droits civiques en haut lieu.

Pour le seul mois de janvier de l’année 2007 :

Le 8 janvier : Marine LE PEN sera l’invitée sur France 2 de l’émission « Mots Croisés » le lundi 8 janvier 2007 à 22h40.
Le 9 janvier : Jean-Marie LE PEN sera l’invité de France Info.
Le 10 janvier : Jean-Marie LE PEN est l’invité de France Bleu.
Le 12 janvier : Marine Le Pen sera l’invitée de l’émission « Sur un air de campagne ».
Le 13 janvier : L’émission « chez F.O.G. » prévue sur France 5 et TV5 Monde avec pour invité Jean-Marie LE PEN est reportée à une date ultérieure
Le 15 janvier : Jean-Marie LE PEN est l’invité de Radio Courtoisie.
Le 18 janvier : Jean- Marie LE PEN est l’invité de France Culture.
Le 20 janvier : Jean-Marie LE PEN est l’invité de l’émission « La voix est libre » – France 3 Paris Ile de France Centre
Le 24 janvier : Sur France 24- Jean-Marie LE PEN est l’invité de Roselyne Febvre
dimanche 16 juin 2013 – 23h47 Lire la suite

17 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Maurice Nadeau, plume de combat (Rouge)

Photothèque Rouge/JMB

Maurice Nadeau, surnommé « l’éditeur de l’impossible », a découvert parmi les plus grands auteurs du xxe siècle. Depuis 1966, il dirige la prestigieuse Quinzaine littéraire. Militant trotskyste de la première heure, il incarne, à bientôt 98 ans, une vie de combat, la défense de valeurs au service de la littérature et de ses contemporains.

Vous êtes sans doute le plus vieux lecteur deRouge…

Maurice Nadeau – J’ai lu Rouge pendant 40 ans. J’avais travaillé à La Vérité, dans les années 1930. J’étais correcteur surtout, on me permettait un article littéraire de temps en temps… Bref, Rouge, pour moi, c’est un peu la suite de La Vérité, le parti s’appelait alors Parti ouvrier internationaliste. Avant, il s’appelait Ligue communiste, on disait La Ligue, c’est un nom qui a été repris…
Je pense que vous avez eu l’occasion de réfléchir à la place et à la fonction de l’intellectuel. Quelles sont-elles ?

M. Nadeau – Quand j’étais jeune, je pensais qu’il n’y avait pas d’intellectuels. Il y avait des militants, il y avait des révolutionnaires… Trotsky avait dit à Naville1 : « Vous êtes très bien, mais vous êtes encore un intellectuel. » Au fond, cela a changé avec Sartre. La dénomination elle-même est ancienne, elle remonte à l’Affaire Dreyfus. Maintenant, elle est assez déconsidérée. Au moment de la guerre d’Algérie, on pouvait encore rassembler les intellectuels, faire une pétition d’intellectuels. Au fond, se proclamer intellectuel, cela ne veut plus dire grand-chose. Un intellectuel réfléchit en dehors de sa profession. On pouvait être médecin et intellectuel, enseignant et intellectuel, artiste et intellectuel. Aujourd’hui, c’est une classe qui s’est placée un peu en surplomb. Ce n’est même plus une classe. Le mot est plutôt déprécié. Les intellectuels, est-ce qu’ils sont plus malins que les autres ? Et pourquoi ? Il n’y a pas de raison. Jadis, les intellectuels, cela n’existait pas, c’était des militants. Lorsqu’on allait chez Renault, en 36, on n’y allait pas en tant qu’intellectuels, mais comme militants de la Ligue. Autrement, on se serait fait jeter. L’intellectuel se sentait alors responsable de la marche du monde, de la société dans laquelle il vivait, de la condition des gens les uns par rapport aux autres. En tant qu’intellectuel, je n’ai jamais refusé de signer une pétition. Au moment de la guerre d’Algérie, j’ai même pris des initiatives. « Le Manifeste des 121 » durant la guerre d’Algérie, j’y suis pour quelque chose. Je ne suis pas le seul. Même pour de Gaulle, cela avait une certaine importance. De Gaulle avait dit : « On ne met pas Sartre en prison. »

Les intellectuels étaient responsables, mais ils avaient des privilèges. Ils avaient des privilèges publics, même dans l’attitude des gouvernants à leur égard. C’est terminé. Peut-être, parce qu’on a trop abusé du terme, parce que n’importe qui a pu se dire intellectuel. Finalement, les stars de cinéma ou de la chanson ont beaucoup plus d’importance que les intellectuels pour défendre quelque chose. La société elle-même a changé, elle s’est médiatisée, comme on dit. Dans le passé, l’écrit était important. Cela s’est dévalué, même au niveau de la presse. Prenez le travail que je fais. La Quinzaine dure depuis plus de 40 ans, sans argent, sans rien du tout, elle ne fait pas de profit. On est une sorte d’ONG culturelle. Ce sont les lecteurs, les inconnus qui font que cela tient. On était les premiers, en 1968, à vendre La Quinzaine dans la cour de la Sorbonne. J’en suis très fier, parce qu’on était les seuls.
Vous avez été un militant des premières heures du trotskysme…

M. Nadeau – J’étais militant de base, enfin secrétaire de cellule. On se réunissait à une vingtaine, au premier étage du café Saint-Sulpice. C’était l’opposition de gauche à l’intérieur du Parti communiste. On était militant tout le temps, jour et nuit. On se rendait compte qu’on était à part. On détenait la vérité, il n’y avait pas de doute. Les masses ne couraient pas vers nous… Cela a commencé à changer en 36. Nous avions un militant vendeur à la sauvette. Il avait réussi à former d’un syndicat des vendeurs à la sauvette. C’était inouï, là on a commencé à prendre de l’importance, on se sentait mieux. Trotsky, pour moi, a toujours été – il l’est toujours – celui qui avait vu clair, à partir de la situation de l’Union soviétique. Ce n’était pas un surhomme, mais quel- qu’un que je plaçais très haut – et je continue – du fait de son action pendant la Première Guerre mondiale. Il a fait pas mal de bêtises, bien sûr, mais il dominait le lot de tous ces militants que nous étions. Déifier, fabriquer des icônes, c’est un péché mignon. Il ne faut pas tomber là-dedans. On peut néan- moins admirer des gens, admirer la façon dont leur esprit fonctionne. Ma vie, par exemple, c’est une grande autobiographie, un des plus beaux livres qu’on puisse lire, c’est pensé, c’est écrit…
À l’aube du xxie siècle, où l’on dit que les utopies n’ont plus cours, que la transformation n’est plus d’actualité, le communisme est-il toujours d’actualité ? Est-il une perspective d’avenir ?

M. Nadeau – Je ne sais pas. Évidemment, lorsqu’on voit la situation dans laquelle on se trouve, c’est vraiment criant de vérité. Seulement, le moteur n’est plus là. Ce qu’on appelait la classe ouvrière, le mouvement ouvrier, je crois que cela n’existe plus guère. Il reste des lieux de contestation, de lutte, mais est-ce qu’il y a un rassemblement autour d’un parti qui exprimerait, qui incarnerait tout cela ? Les partis me paraissent aussi un peu dépassés. Même si Besancenot va en faire un, je ne sais pas ce que cela va donner, comment il va faire. Les gens en ont marre. On cherche la rupture, comme dit l’autre avec sa « rupture tranquille », mais elle s’incarne dans des personnes, c’est une nouvelle donnée. Sarkozy, Ségolène ou Bayrou, ce sont des stars qui interviennent à la télé, sur Internet… Aller mettre son bulletin dans l’urne paraît même un peu dépassé. Les élections subsistent, comme pour laisser croire aux gens que l’on tient compte de leur avis, qu’ils ont de l’importance. Tout le monde sait que c’est faux. Sarkozy a été élu, pour partie, par la moyenne bourgeoisie, et aussi par les ouvriers. Besancenot, je suis avec lui, parce qu’il va essayer quelque chose. Si on me dit de faire quelque chose, je suis toujours prêt. Mais bon, comment ? Ce n’est pas très exaltant tout cela… 

Propos recueillis par Christine Barbacci Rouge2286, 12/02/2009 Photothèque Rouge/JMB

http://orta.dynalias.org/archivesrouge/article-rouge?id=9290

1. Pierre Naville, sociologue, fut une figure du surréalisme avant de rejoindre le Parti communiste puis le trotskysme, où il exerça des responsabilités de premier plan jusqu’en 1939.

17 juin 2013 ~ 0 Commentaire

«La solution en Iran est dans la révolution, pas dans cette élection ridicule» (Essf)

«La solution en Iran est dans la révolution, pas dans cette élection ridicule» (Essf) dans International iranriots42-300x225

Les électeurs iraniens votaient ce vendredi 14 juin pour élire un nouveau président. Installé à Téhéran, où il a été emprisonné pendant un an pour avoir critiqué la politique économique du gouvernement, Fariborz Raisdana, 64 ans, économiste de gauche et écrivain, estime que cette élection est « ridicule ». C’est un homme amaigri mais déterminé. Notre envoyée spéciale, Murielle Paradon l’a rencontré dans sa maison de Téhéran. Et malgré les risques, il livre un témoignage édifiant, en commençant par ses conditions de vie en prison.

RFI : Quelles ont été vos conditions de vie en prison ?

Fariborz Raisdana : La prison c’est la prison, j’ai l’habitude mais cette fois, peut-être que c’était plus difficile parce que j’ai 64-65 ans. Mais en même temps, j’ai rencontré beaucoup de jeunes gens, des anciens étudiants à moi. Ils étaient très actifs, très au courant, et déterminés sur l’avenir de leur pays. Ils étaient très curieux de la situation sociale. Ils m’ont accueilli. Nous avons organisé des cours, même si les gardiens veillaient et ne nous permettaient pas de nous rassembler mais on l’a fait. Cette fois ça a donc été prometteur, plein d’espoir mais plus dur à cause de la nourriture et de la santé. J’ai été malade et je ne m’en suis remis qu’il y a un mois.

Avez-vous été victime de mauvais traitements ? Pas cette fois. La première fois que j’avais été arrêté, j’ai été maltraité pendant 5 jours. Ils m’avaient enchaîné au mur et ne m’autorisaient pas à bouger pendant 7-8 heures. Ensuite ils m’accordaient 10 minutes, pas plus. Mais cette fois, c’est la justice qui m’a mis en prison après une condamnation de un an.

Que pouvez-vous nous dire de la situation des droits de l’homme en Iran ? Les droits de l’homme en Iran sont constamment violés, dans bien des aspects. En prison, l’alimentation n’est pas convenable. Durant un an, je n’ai eu que 20 grammes de viande à manger. Et la situation sanitaire était très mauvaise. Et puis les prisonniers ne sont pas autorisés à voir leur famille. Ils peuvent se parler seulement par téléphone derrière une vitre Et ce n’est pas facile d’aller à l’hôpital, même si on paye, même si vous êtes vraiment malade. Mais en même temps j’étais content car on a résisté. On a beaucoup mani- festé, on criait. Ils nous réprimaient mais on recommençait. On critiquait la situation en prison et la situation politique du pays, de la société.

La situation économique est catastrophique, les prix augmentent sans cesse. Vous qui êtes économiste, pouvez-vous nous dire pourquoi ? Je ne peux pas dire que c’est à cause de la mauvaise politique gouvernementale. C’est à cause de la structure même de la société. Une minorité a le pouvoir économique entre les mains. La bourgeoisie détient l’immobilier. Les commerçants du bazar, le clergé, l’armée… tous ont une idéologie com- mune qui est l’islam. Mais les avantages qu’ils tirent de leur situation ne leur permet pas d’améliorer la situation des gens. Ils ne peuvent pas aller vers une redistribution des revenus ou vers plus d’aides.

C’est la seule raison ? Et les sanctions économiques internationales ? La raison essentielle c’est quand même cela. Les sanctions et la crise économique mondiale n’ont fait qu’aggraver la situation.

Quelles sont les solutions ? La solution est dans la révolution. Je n’ai jamais cru aux réformes, je n’ai jamais cru en cette élection ridicule, jamais. Je pense que la solution réside dans le transfert du pouvoir au peuple. Le peuple est intelligent, il peut améliorer son sort, il peut édifier sa démocratie.

Mais cela voudrait dire la fin du régime islamique ? Bien sûr, la suppression du lien entre le gouvernement et la religion, la démocratisation, de vraies élections. 90 % des gens ne vont pas aller voter, ils vont rester chez eux et rien ne va changer.

Vous ne croyez pas en ces élections ? Bien sûr que non et je n’irai pas voter. Cette fois, c’est un peu difficile pour moi, les autorités m’ont dit que si jamais j’appelais au boycott, elles me remettraient directement en prison. Mais j’ai précisé dans mes dernières interviews que selon Mark Twain, dans un pays où il n’y a pas de liberté, ils ne vous laissent pas voter, s’ils vous laissent voter, c’est que rien ne va changer. Sinon ils ne vous laisseraient pas !

Vous parlez de révolution mais pensez-vous que les gens et les jeunes vont vous suivre ? Quand je parle de révolution ce n’est pas forcément dans le sang, il faut un changement radical. Beaucoup de jeunes que j’ai rencontré en prison, croient en un changement radical mais nous devons trouver un moyen de convaincre les gens d’y croire aussi, de comprendre que c’est plus risqué d’accepter la situation actuelle que de demander un changement radical. A cause de la prison, du manque de nourriture, à cause de la pollution, des conditions sociales, de la dictature.

Quel message souhaiteriez vous adresser au monde, aux pays occidentaux ? Les Occidentaux font pression sur l’Iran et ils transfèrent cette pression sur les gens pauvres. Mais Je ne suis pas pessimiste, je suis optimiste. Il y a des gens, des amis, en prison qui réfléchissent à une forme de démocratie qui ne soit ni néo-libérale, ni la démocratie des mollahs et son élection ridicule, mais une démocratie indépendante. Par Murielle Paradon Entretien réalisé le 14 juin 2013 pour RFI Publié par Alencontre le 16 – juin – 2013

http://alencontre.org/moyenorient/iran/la-solution-en-iran-est-dans-la-revolution-pas-dans-cette-election-ridicule.html


 

17 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Fnac. Plan de suppression de 600 postes dans les prochains mois (OF)

Fnac. Plan de suppression de 600 postes dans les prochains mois (OF) dans Crise greve-fnac-amiens-0296-300x253

La Fnac, dont la mise en Bourse est prévue jeudi, envisage de supprimer 600 postes, soit près de 7 % de ses effectifs français, dans les mois à venir dans le cadre d’un plan d’économies de 80 millions d’euros.

La direction « table sur la suppression de 600 postes supplémentaires dans les mois à venir », a déclaré au journal Le Parisien un dirigeant de la filiale de Kering (ex-PPR). Selon cette source interne, elles seraient mises en œuvre dans le cadre de deux plans, l’un baptisé Mars qui affecterait 289 disquaires, et l’autre Phoenix qui concernerait tous les métiers (caissiers, libraires, techniciens, etc.), mais uniquement dans les dix magasins de la capitale. « Les deux magasins les plus touchés seraient ceux du Forum des Halles, avec 100 postes en moins, et celui de Saint-Lazare », a indiqué le dirigeant, ajoutant que les organisations syndicales n’étaient pas encore informées de ce projet.

La Fnac dément toute réduction du personnel dans les magasins parisiens

La Fnac a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 4 milliards d’euros en 2012 (-2,5 % sur un an) pour un résultat opérationnel courant en baisse de 23 % à 79 millions d’euros. Elle a perdu 141,7 millions d’euros l’an dernier. Un porte-parole de la Fnac a « catégoriquement » démenti au Parisien un projet de réduction du personnel concernant les magasins parisiens, et indiqué que des discussions ont été engagées il y a plusieurs mois avec les partenaires sociaux « pour voir comment accompagner la réduction du nombre de disquaires ». Kering avait annoncé en octobre 2012 son intention de scinder sa filiale de distribution de biens culturels et de l’introduire en Bourse en 2013, après avoir d’abord cherché pendant plusieurs années à la vendre. PPR a choisi de se recentrer sur le luxe et l’habillement sportif, plus porteurs au niveau international et plus rentables que la distribution, et se rebaptise Kering pour parachever cette mue. Économie lundi 17 juin 2013

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Fnac.-Plan-de-suppression-de-600-postes-dans-les-prochains-mois_6346-2203271-fils-tous_filDMA.Htm

17 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Livres. Décès de l’éditeur Maurice Nadeau (OF)

Livres. Décès de l’éditeur Maurice Nadeau (OF) dans Médias, culture nadeau

L’éditeur Maurice Nadeau, qui avait créé la revue La Quinzaine littéraire, est décédé dimanche chez lui à l’âge de 102 ans.

« Mon père est décédé dimanche à 18 heures chez lui, entouré des siens. Les obsèques auront lieu en Seine-et-Marne mais un hommage lui sera rendu à Paris », a annoncé son fils Gilles Nadeau, sans préciser la date à ce stade. « Toute la rédaction de La Quinzaine littéraire est sous le choc, il va falloir lui trouver un successeur mais nous allons poursuivre son œuvre », a assuré Gilles Nadeau.

Beckett, Perec ou Houellebecq

Né le 21 mai 1911 à Paris, Maurice Nadeau avait notamment contribué à découvrir et édité des auteurs comme Beckett, Miller, Gombrowicz, Soljenitsyne, Pérec et plus récemment Michel Houellebecq, dont il avait publié Extension du domaine de la lutte en 1994. Mi-mai, Maurice Nadeau, fondateur et direc- teur de la Quinzaine littéraire, avait encore proposé de créer une société participative pour sauver le journal, confronté à de graves difficultés financières. Et il avait été entendu.

Critique littéraire, éditeur

Pupille de la Nation – son père est tué à Verdun -, Maurice Nadeau fait ses études à l’Ecole normale supérieure de Saint-Cloud, puis enseigne de 1936 à 1945, avant de se consacrer à la littérature. Militant trotskiste, il est engagé à Combat, journal fondé à la Libération par Pascal Pia, et en sera le directeur littéraire jusqu’en 1951. Il sera également critique littéraire à France-Observateur puis à L’Express jusqu’en 1964. Il travaille dans l’édition, notamment chez Julliard et Denoël, avant d’ouvrir dans les années 70 sa propre maison où il publie des textes de René Char, Henri Michaux, Raymond Queneau, Nathalie Sarraute, Claude Simon, Roland Barthes ou Yves Bonnefoy. Dès 1948, l’éditeur publie une anthologie des œuvres du marquis de Sade, puis il édite, de 1965 à 1969, les œuvres complètes et la correspondance de Flaubert. Membre du jury Renaudot de 1945 à 1969, Maurice Nadeau est l’auteur d’une Histoire du surréalisme (1948), d’un livre sur le Roman français depuis la guerre (1964), d’une anthologie de la Poésie française (en collaboration, 1970-72). Il a publié plusieurs ouvrages de souvenirs littéraires dont Grâces leur soient rendues (1990), Serviteur ! Et Une vie en littérature (2002)Littérature lundi 17 juin 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Livres.-Deces-de-l-editeur-Maurice-Nadeau_55257-2203259_actu.Htm

17 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Turquie, 600 arrestations après les heurts à Istanbul (OF)

Turquie, 600 arrestations après les heurts à Istanbul (OF) dans Europe femmes-taksim-300x199

La police turque a arrêté près de 600 personnes à la suite des échauffourées dimanche à Istanbul avec des manifestants hostiles au gouvernement de Recep Tayyip Erdogan.

Tout au long de la journée de dimanche, les forces de l’ordre ont affronté à Istanbul des milliers de manifestants cherchant à entrer sur la place Taksim, berceau d’un mouvement de contestation contre le gouvernement depuis fin mai.

« Environ 460 manifestants ont été interpellés par la police à Istanbul dimanche », a indiqué un responsable du barreau d’Istanbul sous couvert d’anonymat. Après leur interrogatoire, ces personnes seront remises en liberté ou déférés devant un procureur, a-t-il souligné. À Ankara, autre théâtre d’affrontements, « entre 100 et 130 personnes ont été interpellées » dimanche, a précisé une responsable du barreau de la capitale. La police peut procéder à quatre jours de garde à vue, selon la loi turque. Politique lundi 17 juin 2013

Lire aussi : Erdogan défend son coup de force à Istanbul

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Turquie.-600-arrestations-apres-les-heurts-a-Istanbul_6346-2203272-fils-tous_filDMA.Htm

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