Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

24 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Des féministes dénoncent le « discours décalé » de Najat Vallaud-Belkacem (jdd)

violence

Deux jours avant la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, l’association Paroles de femmes dénonce « les jolis discours » de la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, « en décalage avec la réalité du terrain ». Dans l’entourage de la ministre, on demande du temps. 

Plusieurs coups de fils passés, aucune réponse concluante. Dans une vidéo mise en ligne samedi et intitulée « Madame la ministre, faites le 115″, la présidente de l’association Paroles de femmes, Olivia Cattan, tente de trouver des places d’hébergements d’urgence pour venir en aide à une femme avec enfants, victime de violences conjugales.  »On n’a plus de place », se voit-elle répondre à plusieurs reprises. Après de multiples appels, elle ne trouve aucune place d’hébergement.

Dans le viseur de l’association, la ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem. « Au lieu de nous faire de jolis discours sur le plan d’action qu’on va mettre en place, la première urgence, c’est de créer des places d’hébergement », plaide Olivia Cattan à la fin de la vidéo. Dans un communiqué, elle dénonce aussi « les discours politiques décalés par rapport à la réalité du terrain et à la détresse des femmes battues. » « Chaque année toujours le même discours mais sur le terrain, la situation se dégrade », dénonce l’association, deux jours avant la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

Au ministère des Droits des femmes, on assure que « la ministre est complètement consciente des insuffisances actuelles ».  »Il faut faire la part des choses entre l’appréciation personnelle et les chiffres », nuance-t-on dans l’entourage de Najat Vallaud-Belkacem.  »On ne peut pas demander à un ministère d’avoir des résultats immédiats quand un plan vient d’être adopté. » D’autant que le plan interministériel présenté vendredi par Najat Vallaud-Belkacem s’étale sur trois ans.  »Arrêtons avec les plans trop ambitieux et qui ne sont pas appliqués, comme l’était le précédent plan triennal sous la droite. Celui-ci fixe un nombre de mesures plus limités et surtout plus concrètes », argue son entourage.

Il prévoit notamment la création d’ici 2017 de 1.650 places d’hébergements d’urgence. Les moyens spécifiques consacrés aux violences faites aux femmes doivent être doublés pour atteindre la somme de 66 millions d’euros sur trois ans. Quant à « la prise en charge des appels par le 115, elle fait l’objet d’une convention qui sera signée dans chaque département avant la fin de l’année 2013. Il est normal de ne pas en voir les résultats avant cette date », fait-on valoir. Caroline Vigoureux – leJDD.fr samedi 23 novembre 2013

http://www.lejdd.fr/Societe/Des-feministes-denoncent-le-discours-decale-de-Najat-Vallaud-Belkacem-640130

24 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Quimper, rassemblement contre les violences faites aux femmes (of)

violence

Trente personnes, ont participé, hier à Quimper (Finistère) à un rassemblement contre les violences faites aux femmes.

Hier, à Quimper, une trentaine de personnes se sont rassemblées sur le parvis de la cathédrale Saint-Corentin à l’invitation du planning familial du Finistère. Par la suite, le cortège a défilé dans les rues du centre-ville.

Pour toutes informations, une permanence est organisée à Douarnenez au centre Gradlon le lundi de 17 h 30 à 19 h et le samedi de 10 h 30 à 12 h.

Contact : 02 98 92 36 70 ou à mfpfdz.29@orange.fr.

Enfin, début janvier, un numéro de téléphone, le 39.19, sera ouvert 7/7. Quimper – 09h36

http://www.ouest-france.fr/quimper-rassemblement-contre-les-violences-faites-aux-femmes-1736987

24 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Crise, le mécontentement breton (lt)

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Entre 6.500 et 13.000 personnes ont battu le pavé, hier en Bretagne, pour exiger des mesures sociales dans le Pacte d’avenir pour la Bretagne, lancé par l’État.

Une mobilisation inférieure à celles des bonnets rouges, début novembre à Quimper. Répartis, hier, entre Rennes, Lorient, Saint-Brieuc et Morlaix (29), les manifestants, répondant à l’appel d’une intersyndicale (*) n’ont pas réussi à égaler en nombre les 15.000 à 30.000 personnes réunies le 2 novembre à Quimper sous la bannière du collectif « Vivre, décider et travailler en Bretagne » qui avait comme emblème des bonnets rouges. « Ce qui compte, ce ne sont pas les chiffres, c’est de recentrer le débat sur l’emploi, le volet social du Pacte d’avenir », a assuré le leader régional de la CFDT, Louis Baron. Sous une mer de banderoles et de drapeaux, les manifestants ont dénoncé la vague de restructurations qui frappe des entreprises bretonnes. Ils mettaient en avant des mots d’ordre pour l’emploi : « Zéro chômage », « Interdiction des licenciements », « Partage du travail entre tous », et dénonçaient « La mort de l’emploi ».
Désaccord avec les bonnets rouges Ils ne l’ont pas cité. Mais les sept syndicats, réunis derrière la même revendication, ont pris pour cible le mouvement des bonnets rouges. Christian Troadec, maire de Carhaix (29) et porte-parole de ce mouvement, l’a appris à ses dépens. Chahuté et hué à Lorient, le matin, des manifestants lui ont fait comprendre qu’il n’était pas le bienvenu. Présent l’après-midi à Morlaix, il y a également été interpellé. « Il y a une montée des poujadismes », a lancé à la presse Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, au départ du cortège lorientais, alors qu’il était interrogé sur la présence dans le cortège de Christian Troadec. Ce dernier a été sifflé par des manifestants. « C’est une manifestation syndicale, il faut arrêter de mélanger les genres », a ajouté Laurent Berger. Avec cette journée de mobilisation, l’intersyndicale entendait peser sur le Pacte d’avenir pour la Bretagne lancé par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault à la mi-octobre, afin de tenter de trouver des solutions pérennes à la crise, amplifiée par le rejet de l’écotaxe.

FO présent à Rennes  Seule Force ouvrière-Bretagne s’était désolidarisée de l’intersyndicale. FO a aussi rejeté, au niveau national, l’appel de la CFDT et de la CGT à constituer un front uni face à la « gravité de la situation » du pays et « la menace populiste ». Mais des drapeaux de FO flottaient dans le ciel rennais : « Nous avions décidé, en Ille-et-Vilaine, de cette manifestation avec la CGT le 24 octobre, uniquement sur la question de l’emploi. Depuis il y a eu les bonnets rouges et le Pacte d’avenir. Lors d’une intersyndicale, où nous n’étions pas invités, il a été décidé de faire de cette date une manifestation soutenant le Pacte d’avenir que nous dénonçons, notamment, car il n’y a pas eu de gel des licenciements pendant les négociations engagées. On a donc dit non pour les trois autres rassemblements et on a maintenu celui de Rennes autour de l’emploi. On ne veut pas d’un pacte d’avenir, on demande l’arrêt de tous les plans de licenciements », a déclaré le responsable FO pour le département, Fabrice Lerestif. 24 novembre 2013

* Les manifestations, à l’appel de sept syndicats régionaux – CFDT, CGT, Solidaires, CFTC, Unsa, CFE-CGC et FSU -, ont rassemblé dans la matinée, à Rennes, 2.200 manifestants selon la police, 3.000 selon les organisateurs. Ils étaient entre 750 et 2.000 à Saint-Brieuc, et entre 1.100 et 3.000 à Lorient. Dans l’après-midi, à Morlaix, le cortège a rassemblé entre 2.500 et 5.000 personnes.

Pacte d’avenir : Garot promet une « dimension sociale »

Le ministre délégué à l’Agroalimentaire, Guillaume Garot, a déclaré, hier, qu’une « dimension sociale » serait donnée au Pacte d’avenir pour la Bretagne lancé par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, notamment dans l’industrie agroalimentaire. Interrogé sur la manière dont le gouvernement allait répondre aux revendications des syndicats, sur « la formation, l’accompagnement des personnes licenciées, les conditions de travail », Guillaume Garot a répondu : « Ce sont ces mesures que nous allons prendre dans le Pacte d’avenir », sans donner davantage de détails.

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/crise-le-mecontentement-breton-24-11-2013-2313662.php

Commentaire: Sur 4 slogan, deux sont du NPA! « Ils mettaient en avant des mots d’ordre pour l’emploi : « Zéro chômage », « Interdiction des licenciements », « Partage du travail entre tous », et dénonçaient « La mort de l’emploi » » .

 

24 novembre 2013 ~ 1 Commentaire

lannuon, un flashmob en breton pour les sans-papiers (lt)

A Lannion, le flashmob se danse en gavotte et sur un chant en breton, en soutien aux demandeurs d’asile.

Cet après-midi, vers 15 h, près de 200 personnes sont entrées dans la ronde, à l’appel du collectif de soutien aux sans-papiers.

 Elles ont dansé sur une chanson originale en breton, écrite par le chanteur et bretonnant Claude Lintanf et intitulée « Degemer mad er Republik » (Bienvenue en République), qui invite la France, pays des droits de l’Homme à se montrer plus accueillante envers les étrangers. L’action visait plus particulièrement à soutenir une famille albanaise qui réside à Lannion, menacée d’expulsion depuis le mois de juillet, et qui craint d’être victime de représailles si elle est expulsée vers son pays d’origine. 23 novembre 2013 à 17h17

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/cotesarmor/lannion-un-flashmob-en-breton-pour-les-sans-papiers-23-11-2013-2313506.php

Lannion  Sans-papiers. Une gavotte impromptue et solidaire

Une gavotte sur un chant original en breton, pour soutenir une famille albanaise : c’est un flashmob sans frontières qui a réuni les défenseurs des sans-papiers, hier après-midi, sur la place du Centre.

15 h, hier. Vêtu d’une casquette, un homme lit un journal, sur un banc de la place du Centre. Il se lève et se met à chanter, en breton, un texte de sa composition. D’autres chanteurs lui répondent en écho et, rejoints par des danseurs, ils lancent une gavotte sur la place.

La République en breton  Ils sont 150 à 200 à former la ronde, chantant, dansant et aussi militant pour les demandeurs d’asile, à l’initiative du Collectif de défense des sans-papiers, mené par Philippe Vital. Le chanteur à la casquette, c’est Claude Lintanf, et dans sa chanson intitulée « Degemer mat ar Republik », il houspille la France, pas assez accueillante envers les migrants. « Le déclic m’est venu après un rassemblement pour la famille albanaise, qui est un cas exemplaire. Ce sont des gens qui ne rentrent dans aucune case : ils ne sont pas réfugiés politiques ni économiques mais ils risquent leur vie s’ils sont expulsés. J’ai repris la devise de la République, en ajoutant le mot solidarité, qui ne s’arrête pas à nos frontières. » Son texte très politique, où « Sarko, Guaino » en prennent pour leur grade, de même que Hollande et Manuel Valls, n’a pas rebuté les chanteurs de l’atelier de Cavan, qui l’ont répété depuis septembre puis interprété hier, auprès de voix réputées comme celles de Louis-Jacques Suignard et Ifig Troadeg.

Pour les Albanais  C’est donc un impromptu très organisé qui a animé la place pendant une trentaine de minutes, sous les regards surpris des passants, les sonneurs Youn et Manuela prenant le relais des chanteurs pour continuer à entraîner les danseurs. « Je suis ému. Je trouve que c’est un super-moment », a conclu Philippe Vital, au nom du Collectif de défense des sans-papiers. « On a une famille albanaise qui est menacée d’expulsion. C’est la première raison pour laquelle nous sommes là », a-t-il lancé, sous les yeux de quelques membres de la famille Fregjaj, qui a saisi le tribunal administratif pour contester son expulsion. Le collectif s’est inspiré de manifestations similaires organisées par le mouvement des Indignés, en Grèce et en Espagne. « On voulait reparler de la situation des Albanais mais pas de façon trop ostensible, avec des banderoles. »

Du « reuz » sur le web La ronde a été filmée et enregistrée dans tous les sens, à hauteur de la place et depuis un balcon, grâce à plusieurs cameramen. Un montage réalisé par Loïc Chapron sera bientôt visible sur internet. Pour faire du « buzz » au bénéfice des sans-papiers. Pardon, pour faire du « reuz ». Jean-Luc Le Roux 24 novembre 2013

http://www.letelegramme.fr/local/cotes-d-armor/lannion-paimpol/ville/sans-papiers-une-gavotte-impromptue-et-solidaire-24-11-2013-2313713.php

24 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Morlaix, Lorient, St Brieuc: entre 8.000 et 10.000 manifestants en Bretagne (lt)

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Jour de manifestation pour un pacte social en Bretagne

Des défilés ont réuni ce matin et cet après-midi des manifestants dans quatre villes : Saint-Brieuc, Morlaix, Rennes et Lorient. Ces défilés ont réuni entre 8 et 10.000 manifestants. Des actions plus sporadiques, menées par d’autres entités, des Bonnets rouges notamment, sont venues s’ajouter au mouvement initial

18H30. L’heure des comptes Entre 8.000 et 10.000 personnes ont battu le pavé ce samedi en Bretagne, une mobilisation inférieure à celles des « Bonnets Rouges » début novembre à Quimper, alors que les syndicats espéraient reprendre la main en exigeant des mesures sociales dans le « Pacte d’avenir » lancé par l’Etat. Répartis entre Rennes (Ille-et-Vilaine), Lorient (Morbihan), Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) et Morlaix (Finistère), les manifestants n’ont pas réussi à égaler en nombre les 15.000 à 30.000 personnes réunies le 2 novembre à Quimper sous la bannière du collectif « Vivre, décider et travailler en Bretagne ».

17H00. La manifestation morlaisienne se disperse dans le calme

16H29. 3.000 manifestants et l’habituelle guerre des chiffres 5.000 manifestants selon les organisateurs, 2.500 selon les autorités et 3.000 selon nos propres estimations : le défilé de Morlaix est aussi important que celui qui s’est tenu à Rennes ce matin.

15H39. Le cortège s’élance vers le centre-ville Ils sont désormais 2.000 armés de banderoles et de drapeaux dans un défilé qui s’étire vers la mairie.

15H30. Début du discours de Frédéric Huon, CFDT Ils sont désormais 1.500 massés place Puyo et il revient à Frédéric Huon de la CFDT d’ouvrir la manifestation. Christian Troadec s’est vu interpellé par un militant CFE-CGC qui trouve « irrespecteuse » sa participation au mouve- ment. Philippe Poutou, NPA, est également de la partie.

15H10. Christian Troadec était dans le cortège de Lorient et est arrivé à Morlaix
« Je n’ai pas quitté le cortège à Lorient. J’ai participé à la manifestation jusqu’à la fin. Il y a bien eu des insultes et des quolibets en début de cortège mais j’ai aussi discuté avec des personnes qui viendront à la manifestation du 30 novembre à Carhaix », tient à préciser Christian Troadec. Le porte-parole du collectif « Vivre, décider et travailler en Bretagne » a rejoint Morlaix en début d’après-midi. Il était dans le cortège vers 15 h.

14H45. 700 à 800 manifestants dans le calme place Puyo Pas de bonnets rouges,ni de Christian Troadec place Puyo à Morlaix où 700 à 800 personnes ont convergé. Parmi elles, Thierry Lepaon, secrétaire fédéral de la CGT.  

14 h 30. 300 personnes convergent vers la place Puyo A Morlaix, trente minutes avant le depart officiel du cortège quelque 300 personnes convergent vers la place Puyo avec banderolles et drapeaux.

13H00. Le centre-ville de Morlaix bloqué Jusqu’ici la mobilisation est assez faible en Bretagne. 800 personnes à Saint-Brieuc, entre 1.100 et 2.500 à Lorient et entre 2.000 et 4.000 à Rennes, selon les sources. Le rassemblement prévu à Morlaix va-t-il donner de l’épaisseur à cette journée de manifestation pour un pacte social initié par la majorité des syndicats ? Réponse dans les minutes à venir. Le centre-ville de Morlaix est d’ores-et-déjà bloqué. La manifestation doit débuter à 15 h.

12H25. Entre 1.100 et 2.500 manifestants à Lorient Selon les estimations syndicales entre 2.000 et 2.500 personnes ont participé à la manifestation de Lorient. La police n’en a compté que 1.100. La manifestation est terminée. Thierry Lepaon, leader de la CGT, a annoncé qu’il serait présent cet après-midi à Morlaix.


12H15. Lorient : Christian Troadec rebrousse chemin
Le maire de Carhaix et porte-parole du collectif « Vivre, décider et travailler en Bretagne », Christian Troadec, était bien présent ce matin à Lorient. Sa présence a été remarquée par les médias mais aussi par les représentants syndicaux qui lui ont fait comprendre qu’il n’était pas forcément le bienvenu à cette manifestation. Christian Troadec a donc quitté le cortège avant le début du défilé.

12H00. Saint-Brieuc : une partie des manifestants sera à Morlaix dans l’après-midi
Les représentants syndicaux et les plus motivées des 800 manifestants décomptés ce samedi matin à Saint-Brieuc poursuivront leur journée d’opposition à Morlaix où une nouvelle mobilisation est prévue à partir de 15 h.
11H45. Très faible mobilisation près des portiques Les forces de l’ordre ont déployé un important dispositif à proximité des portiques de Montauban et de Plélan-le-Grand. Les services de la Diro avaient prévu de mettre en place des déviaitions sur les RN12 et RN24. Pour l’instant, pas besoin. A Montauban, une vingtaine de manifestants sont réunis sur un pont enjambant la voie express sous l’oeil attentif d’une centaine de gendarmes mobiles.

11H30. Plus d’un millier de personnes à Lorient Forte mobilisation à Lorient pour le pacte social souhaité par les syndicats. Plus d’un millier de manifestants sont réunis derrière les leaders de la CGT, Thierry Lepaon, et de la CFDT, Laurent Berger, qui ont pris la tête du cortège. Christian Troadec, le maire de Carhaix et porte-parole du collectif pour le maintien de l’emploi en Bretagne, serait également présent.

11H00. Quelques centaines de manifestants à Saint-Brieuc Les forces de l’ordre s’attendaient à accueillir jusqu’à 4.000 manifestants ce samedi à Saint-Brieuc. Ce chiffre ne devrait pas être atteint. Au départ du cortège, 800 personnes, selon nos constatations, étaient réunies place de la Liberté.

10H50. Montauban : plus de gendarmes que de manifestants On circule toujours sur la RN12 au niveau du portique de Montauban. Une quinzaine de manifestants sont actuellement positionné à proximité de la structure gardée… par plusieurs dizaines de gendarmes mobiles. Les déviations sont prêtes à être mises en place (voir carte).

10H30. Montauban : important dispositif de gendarmerie Actuellement sur la RN12, en prévision d’une manifestation, un important dispositif de gendarmerie est deployé entre les communes de Pleumeleuc et de Saint Jouan de l’isle. En amont, en aval et surtout au niveau du portique ecotaxe de Montauban, 20 fourgons de gendarmes sont stationnés. Plusieurs véhicules de la Diro sont aussi garés au niveau des glissières de sécurite centrale en protection.

10H. Rennes : FO en tête de cortège La manifestation pour le pacte social à Rennes doit débuter à 10 h 30. Première surprise : des représentants de FO, qui ne soutient pas le message porté par les autres syndicats, sont présents. Ils ne vont pas manifester pour un pacte social mais pour la sauvegarde de l’emploi en Bretagne. Et veulent prendre la tête du cortège.

9H30. Deux actions prévus sous les portiques Les forces de l’ordre et les services techniques s’attendent à deux manifestations sous les portiques de Montauban (RN12) et de Plélan-le-Grand (RN24). Perturbations à prévoir sur les routes. Les conseils de Bison fûté.

9H00. Quatre manifestations programmées en Bretagne Les syndicats ont prévu quatre manifestations ce samedi en Bretagne. Voici les informations pratiques, ville par ville. 23 novembre 2013 à 18h42

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/manifestations-en-bretagne-direct-deux-actions-prevues-sous-les-portiques-23-11-2013-2313419.php

Lorient, pacte social, « Nous le revendiquons sans casser ! »

24 novembre 2013 à 10h00

A l’appel de sept organisations syndicales (1), près de 2.000 personnes ont défilé dans les rues du centre-ville, hier matin, en faveur d’un pacte social et environnemental pour la Bretagne.

Morlaix, Lorient, St Brieuc: entre 8.000 et 10.000 manifestants en Bretagne (lt) dans Luttes sociales en Bretagne empty

Faible participation à l’échelle du département.  Les organisations syndicales s’attendaient sans nul doute à une plus forte mobilisation, hier matin à Lorient. Le front intersyndical – boudé seulement par FO – misait sur ce rassemblement unique dans le Morbihan pour donner un large écho à la contre-offensive organisée contre le mouvement des bonnets rouges qualifié « de populiste et d’hétéroclite ». Mais à l’heure des comptes, les organisateurs annonçaient 2.500 participants quand la police en dénombrait 1.100. Deux estimations éloignées des attentes initiales.

Une manifestation très médiatique. Les chaînes de télévision et les radios nationales se sont déplacées en nombre à Lorient. La raison de cet intérêt ? La présence, côte à côte dans le cortège, de Thierry Lepaon et Laurent Berger, les secrétaires nationaux de la CGT et de la CFDT. Ces projecteurs braqués sur les leaders des deux grandes centrales syndicales ont fait de l’ombre aux autres organisations syndicales. « Pensez à réaliser un plan large ! Ce serait bien pour l’intersyndicale », s’est exclamé l’un des responsables locaux de Solidaires à l’intention des cameramen.

Un bonnet rouge dans le cortège.  Bonnet rouge sur la tête et drapeau de la CFDT à la main, ce salarié d’Ebrex ne s’est pas trompé de manifestation. « Désolé, je n’ai qu’un seul bonnet mais je l’avais avant ce mouvement ! Je crois encore à la force syndicale et non à celle des patrons. D’ailleurs, le mien ne me connaît toujours pas après plus de dix ans d’ancienneté », témoigne Éric. « Je suis inquiet pour nos emplois et l’avenir de nos enfants. D’autant qu’on est situé à la pointe de l’Europe. Pour moi, la crise, ce n’est pas des discours ou des articles, c’est une réalité. Ma femme est employée chez Daily France où plane la menace d’un plan de licenciement. Et le site de Brandérion où je travaille doit fermer. Les reclassements promis ne sont encore que des promesses. Et mon beau-frère est au chômage ! Notre avenir est incertain alors qu’on vient d’emménager dans notre maison. On a mis trois ans pour la construire ».

http://lorient.letelegramme.fr/local/morbihan/lorient/ville/pacte-social-nous-le-revendiquons-sans-casser-24-11-2013-2313904.php

St Brieuc, emploi, 800 manifestants pour un pacte social breton

Elle était très attendue et faisait figure de test pour des syndicats totalement dépassés par la révolte des Bonnets rouges.

Hier matin, la manifestation réclamant la création d’un pacte social breton a attiré 800 personnes en ville. Contexte économique très difficile, licenciements en série, colère, désespoir… Ces derniers jours, dans les rangs des policiers briochins, il se disait que cette manifestation intersyndicale de défense de l’emploi en Bretagne était susceptible d’attirer plusieurs milliers de personnes en ville. Il n’en a finalement rien été. Hier, à 10 h 30, heure prévue de rassemblement place de la Liberté, on s’est vite rendu compte que la mobilisation ne serait pas à la hauteur des espérances des syndicats, qui affichaient pourtant, et c’est de plus en plus rare, un front uni. Ou presque. CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FSU, Solidaires, Unsa… Dans ce tableau multicolore, où avaient également pris place des militants de différents mouvements politiques, seule Force ouvrière brillait par son absence. Un seul être vous manque…
Motivés mais peu nombreux  Lorsque le cortège s’est mis en branle, derrière la banderole « Pour nos emplois, pour nos territoires : un pacte social pour la Bretagne », on comptait tout de même plusieurs centaines de personnes, drapeaux à la main. 800 exactement. Loin d’être résignées. Et qui se sont époumonées : « Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère. On n’en veut pas, de cette société-là ». Insuffisant toutefois, pour pouvoir faire pression sur quiconque, admettait à demi-mot une militante CFDT dans son micro. « On a été nuls. On a trop tardé à réagir, laissant le temps aux Bonnets rouges, qu’ils soient vrais ou faux, de s’engouffrer dans la brèche », soufflait quant à lui un représentant de Solidaires, à la fois déçu et soucieux de défendre le rôle des syndicats.

Un train de retard  Si ces derniers ont dénoncé « les discours et postures réactionnaires » et réaffirmé leur « refus de la violence, du vandalisme et de la destruction de biens publics », ils semblent toutefois avoir pris un train de retard sur la gronde bretonne. « Nous ne sommes pas très nombreux, confessait un adhérent de la CFE-CGC. Mais 1.500 c’est pas mal quand on sait qu’il y avait deux autres manifestations à la même heure à Rennes et Lorient. Plus une autre à Morlaix dans l’après-midi. » C’est une explication, certes. Mais cette femme croisée rue du 71e-RI, point d’arrivée de la manifestation, en avait une autre. « Ces gens-là ne représentent plus personne. Et ils jouent avec les chiffres pour faire croire le contraire. Moi, c’est à Carhaix que je manifesterai, le 30 novembre. » Et d’assurer que ce jour-là, ils seront nombreux. « Bien plus que 800 ou 1.500 ». Gwendal Hameury

http://saint-brieuc.letelegramme.fr/local/cotes-d-armor/saint-brieuc/ville/emploi-800-manifestants-pour-un-pacte-social-breton-24-11-2013-2313748.php

24 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Morlaix samedi 23 novembre

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23 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Bretagne: pour une convergence des mobilisations

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Signe d’une mobilisation qui continue, le Comité pour le maintien de l’emploi en Centre-Bretagne, créé il y a plus d’un mois, s’est réuni vendredi 15 novembre.

Il a rassemblé environ 150 personnes, dont 40 salariéEs de Marine HarvestMalheureusement aucune organisation syndicale, ni aucun représentant du personnel n’a fait le déplacement. Seuls les salariéEs de Marine Harvest qui se sont battus pour récupérer des primes de départ, et les intérimaires qui iront pointer au chômage en mars 2014, étaient présentEs.

Ils étaient venus pour remercier le comité de son soutien logistique et moral durant leur lutte. Malgré la fin de la grève, ils ne sont pas résignés. Pour le comité de soutien et pour les salariéEs présentEs, la lutte prendra d’autres formes. Conscient que c’est en restant uni qu’ils pourront peut-être obtenir une suite au site de Marine Harvest.
Durant la semaine écoulée, Carhaix est devenu le symbole de la contestation contre les taxes. Ce même vendredi 15 novembre, la filière d’horticulture réunissait plus de 250 « entre- preneurs » et des salariéEs venuEs de Bretagne bien sûr, mais aussi des Pays de la Loire, de la Manche, de l’Aquitaine, de Poitou-Charentes, du Nord ou encore de Midi-Pyrénées, contre le passage de la TVA à 10 % au lieu de 5, 5. Et cela sans compter la mobilisation menée ce samedi par les transporteurs pour protester contre l’écotaxe, et les centres équestres qui manifestaient ce même jour, pour protester contre le passage de leur TVA de 7 à 20 %.

Contre l’éparpillement Du côté syndical, les tensions sont fortes. Un appel à manifester a été lancé pour le 23 novembre dans les 4 départements bretons, appel lancé par les organisations syndicales CFDT, CGT, Solidaires, CFTC, UNSA, CFE-CSG : « Pour l’avenir de la Bretagne, mobilisons-nous pour un Pacte social ».

Au vu de la situation urgente que vivent plusieurs milliers de salariéEs de l’agro- alimentaire, l’on aurait pu espérer lire des revendications plus claires, comme l’exigence d’un moratoire sur les licenciements ou encore la restitution des subventions publiques qu’ont em- pochées des entreprises comme Doux, Marine Harvest, Tilly Sabco, CAB et compagnie… Ce n’est pas le cas !
Quant à FO, il n’est pas question rejoindre cette intersyndicale qu’elle qualifie de « mani- festation de soutien au gouvernement ». D’autre part, cette organisation syndicale s’est désolidarisée du collectif « Vivre, travailler et décider en Bretagne » qu’il le juge trop régionaliste. Pour FO, la question des licenciements est une question nationale et l’organisation appelle donc à manifester à Rennes contre les licenciements… le 23 novembre 2013.
Sans FO, les « bonnets rouges » appellent, eux, à manifester le 30 novembre à Carhaix pour l’emploi et pour la suppression claire et définitive de l’écotaxe. Pour l’instant, la seule organisation syndicale ouvrière qui s’associe à cette manifestation est le syndicat CGT des Marins du Grand Ouest, avec comme unique mot d’ordre la défense des emplois, afin de soutenir les salariéEs de « Gad, Doux, Tilly-Sabco, Marine Harvest, etc. »

Une perspective politique d’ensemble Pour le NPA, nous continuerons, comme nous l’avons fait le 2 novembre à Quimper, à défendre des objectifs communs autour de l’interdiction des licenciements, l’arrêt de toutes les suppressions d’emplois, la réquisition sous contrôle ouvrier des entreprises qui licencient, et la baisse du temps de travail.
Nous avons milité — et continuons de le faire — pour l’unité du monde du travail et de ses organisations, en opposition à la politique du gouvernement et du Medef, en solidarité avec toutes celles et ceux qui sont victimes de leur politique. Il appartient à la classe ouvrière et à ses organisations d’offrir une perspective politique d’ensemble, pour ne pas laisser la droite et l’extrême droite dévoyer le mécontentement.
Dans ce cadre, nous défendons la reconversion de l’agriculture et du secteur agro- alimentaire. Le capitalisme agro-industriel détruit l’emploi paysan, l’environnement et mène la vie très dure aux salariés des usines. Nous refusons une société inhumaine qui sacrifie les hommes et la nature pour satisfaire la rapacité de quelques-uns. La mobilisation continue, en Bretagne et ailleurs.

Correspondante Jeudi 21 novembre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 218 (21/11/2013)

23 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Édito: budget et enfumage fiscal (npa)

subventions

Le budget 2014 a fait l’objet d’une double approbation: par les députés français et par la Commission européenne.
Les députés ont adopté le texte mardi 19 novembre par un vote acquis d’avance, malgré quelques grognements du côté de la majorité. Ainsi, le vendredi précédent, les députés PS avaient voté contre l’avis du gouvernement des amendements durcissant le régime fiscal des grands groupes. Mais cette petite rébellion de dernière minute ne change rien à la logique d’ensemble du texte.
D’ailleurs, ce même vendredi, le budget français a été approuvé par la Commission européenne, désormais chargée de donner un avis avant le vote parlementaire. C’est bien le signe que Paris est inscrit dans la logique austéritaire globale, même si la Commission en a profité pour en rajouter : il faut couper encore dans les dépenses et poursuivre les réformes structurelles (c’est-à-dire antisociales).
Les députés du Front de gauche ont cette fois-ci refusé ce budget. Nous nous en félicitons : il n’est jamais trop tard pour bien faire. Mais d’autres manœuvres commencent : Ayrault confirme la hausse de la TVA programmée au 1er janvier et dans le même mouvement l’ouverture d’une concertation pour une « remise à plat de la fiscalité ».
Hollande a refusé de faire une vraie réforme fiscale faisant payer les riches et les grandes entreprises. Il a multiplié les mesures partielles et injustes. Maintenant, il dit qu’il veut tout remettre à plat ! Mais qui va payer ? La fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu à nouveau évoquée mettrait encore plus en péril les finances de la sécurité sociale comme le NPA l’a expliqué durant les présidentielles.
Il n’y a rien de bon à attendre de ce gouvernement qui élude la question essentielle, celles des licenciements et des suppressions d’emplois qui créent la désespérance sociale. La hausse de la TVA est une vraie crapulerie.
Tenaces et organisés, les patrons profitent à fond des reniements de Hollande et surfent sur la désorientation actuelle des travailleurs. Les divisions sont multiples et ouvrent des marges de manœuvre à la droite et aux organisations patronales, sans oublier le Front national. Mais cette difficulté ne saurait excuser les compromis avec le gouvernement, l’attentisme ou les diversions boutiquières par rapport aux mouvements réels.

Henri Wilno Mercredi 20 novembre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 218 (21/11/2013)

23 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Non à une loi de programmation militaire qui consacre l’ingérence, l’opacité et l’impunité (survie)

grand bi

La loi de programmation militaire pour la période 2014-2019, qui sera étudiée à l’Assemblée Nationale à partir du 26 novembre, réaffirme dangereusement les visées néocoloniales de la politique étrangère française, qui s’exercera prioritairement, selon le Livre Blanc, à l’encontre des pays d’Afrique subsaharienne.

La volonté de Jean Yves Le Drian, le ministre de la Défense, de consolider la présence militaire française dans la région est un retour en arrière extrêmement inquiétant pour la sou- veraineté des peuples africains concernés. Les déclaration de Jean-Yves Le Drian lors de son audition au Sénat sont édifiante en ce sens : « Ces décisions seront ensuite expliquées aux chefs d’États africains concernés. Le sommet France-Afrique relatif aux questions de sécurité qui se tiendra à la fin de l’année en sera l’épilogue. » [1]

De la même façon, le projet d’augmenter les troupes à la disposition du Commandement des Opérations Spéciales de 1000 personnels fait craindre un renforcement de l’opacité entourant les activités des forces armées françaises en Afrique.

De plus, le projet de loi inclut une partie juridique comprenant des évolutions hautement inquiétantes. Ainsi l’article 18 prévoit de donner au parquet le monopole de la mise en action de poursuite pénale à l’encontre des militaires pour des faits commis lors de leur mission en opération extérieure. Cela supprime de fait le droit de constitution de partie civile et réduit dramatiquement les possibilités de porter devant la justice des faits répréhensibles de façon indépendante du pouvoir politique, le parquet lui étant assujetti. [2]

Enfin, on déplorera le manque de volonté politique d’un véritable contrôle des activités des services de renseignement alors même que leurs moyens d’action sont étendus. Le projet de loi prévoit ainsi d’autoriser l’accès à certains fichiers administratifs du ministère de l’Intérieur [3] à l’intégralité des structures de la communauté du renseignement. De plus, la consultation de ces bases de données ne sera plus désormais limitée aux seuls cas de lutte contre le terrorisme mais étendue aux cas d’atteintes potentielles aux intérêts fondamentaux de la Nation. Une notion bien plus vague qui augmente considérablement les possibilités de surveillance des citoyens et réduit par là même leur liberté. [4]

Ainsi, l’association Survie demande :

  • l’abandon du projet de confier au parquet le monopole de la mise en mouvement de l’action publique pour les infractions criminelles commises par des militaires en opération extérieures
  • la mise en place de mécanismes institutionnels permettant un suivi et un contrôle efficace de l’ensemble des activités des services de renseignement

21 novembre 2013 par Survie http://survie.org/francafrique/article/ingerence-opacite-impunite-une-loi-4578

23 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Le documentaire qui déplait à la direction de Pôle emploi (lm)

pole-emploi

Le documentaire de Nora Philippe sur Pôle emploi, diffusé dimanche 24 novembre à 20h30 sur LCP, fait mal.

Pendant dix-huit mois, la réalisatrice a observé, puis posé sa caméra dans l’agence d’une commune tranquille de Seine-Saint-Denis, Livry-Gargan. Après une telle plongée, on aurait pu s’attendre à ce que le film – intitulé « Pôle emploi, ne quittez pas » – renvoie une image moins mauvaise que d’ha- bitude de l’institution, déjà largement critiquée. Mais les images ne sont pas tendres. Elles montrent l’incroyable violence dont fait preuve Pôle emploi envers ses conseillers.

Il fait tellement mal, que la direction de Pôle emploi a décidé d’empêcher la réalisatrice de le montrer aux conseillers de l’agence. Alors qu’on lui avait promis qu’une projection serait organisée en sa présence, Pôle emploi a décidé à la dernière minute de ne pas le faire. « Après le visionnage organisé fin octobre à la direction générale, on nous avait pourtant promis de faire une diffusion collective suivie d’un débat », assure Nora Philippe. Mais la réalisatrice a appris par les conseillers de l’agence, qu’une projection était organisée, sans elle, vendredi 22 novembre.

RATÉS DU SYSTÈME « Nous avons dit avec ma production que c’était inacceptable, mais la direction régionale n’a rien voulu entendre. Nous avons refusé toute projection en notre absence », explique Mme Philippe, qui s’est tout de même rendue à l’agence vendredi. « Les portes étaient fermées et les équipes de direction ont refusé de nous ouvrir », assure-t-elle. Le film n’a finalement pas été diffusé, mais Mme Philippe se désole que la direction « refuse de voir la réalité », après avoir accepté que l’agence ouvre ses portes pendant plusieurs mois. « Nous comprenons que Nora Philippe soit perturbée, mais la direction régionale et la directrice de l’agence se sont senties trahies par la réalisatrice après avoir vu son film », a expliqué au Monde une porte-parole de l’organisme. « Ils ont préféré dire aux agents de le regarder dimanche soir, car ils ont craint la réaction qu’ils pouvaient avoir vis-à-vis de Mme Philippe si elle était présente. C’est très difficile pour les agents d’avoir le recul nécessaire et d’analyser ça comme un documentaire distancié alors que c’est leur quotidien. »

Qu’est ce qui explique ce soudain retournement ? Le film n’est pas tendre, mais il est in- dubitablement très proche du quotidien des conseillers. Il montre les ratés du système Pôle emploi, incarnés par quelques séquences fortes. Tous les matins, une dizaine de demandeurs d’emploi s’engouffrent dans la salle d’accueil, à peine les portes ouvertes. Ils sont le symbole d’une masse qu’il faudra accueillir, conseiller et surveiller tant bien que mal.

Face à eux, quarante conseillers, qui collent des panneaux « En panne » sur toujours plus d’ordinateurs, rigolent – jaune – des acronymes absurdes de l’organisme, se résolvent à recevoir les chômeurs collectivement alors qu’ils s’étaient promis de s’en tenir à des entretiens individuels. « Soit on ne reçoit pas les demandeurs d’emploi, soit on les reçoit en groupe. C’est quoi la meilleure solution à votre avis ? », leur lâche la directrice d’agence, elle-même noyée sous les consignes incompréhensibles de sa propre hiérarchie. Jusque tard le soir, elle s’arrache les cheveux pour les appliquer correctement.

VOCATION SOCIALE « Les tâches bureaucratiques à Pôle emploi sont considérables, elles bouffent les agents », raconte la réalisatrice Nora Philippe, qui tient à souligner l’universalité de son documentaire. « J’ai filmé une agence, mais Pôle emploi est extrêmement hiérarchisé, ce qui se passe au niveau micro reflète complètement le système. » A cause de cette bureaucratie et de l’explosion du nombre de chômeurs, « les agents sont en craquage, ils en perdent leur humanité, comme pourraient le faire des infirmiers dans un centre de soins palliatifs », explique la réalisatrice. Au téléphone, une chômeuse, qui veut simplement savoir quand et combien elle sera indemnisée, se fait éconduire violemment. Les conseillers semblent pourtant tous avoir voulu au départ faire ce métier par vocation sociale, telle cette agente d’accueil de banque, filmée lors d’un émouvant entretien d’embauche.

Mais à l’arrivée, ils passent de fait très peu de temps à véritablement conseiller les chômeurs, une mission pourtant censée être au coeur de leur activité. « On leur demande de la performance, de produire des chiffres et d’appliquer des consignes contradictoires », dénonce la réalisatrice. Il faut du courage aux conseillers de Livry-Gargan, dépourvus de toute autonomie, pour garder la foi. Peu de chômeurs apparaissent toutefois à l’écran, ils auraient pourtant largement de quoi se révolter. Et les soudaines réserves de la direction de Pôle emploi ne font que le confirmer. 22 novembre 2013, par Jean-Baptiste Chastand

Lire aussi : « Dans la galère quotidienne d’un agent Pôle emploi »

http://emploi.blog.lemonde.fr/2013/11/22/le-documentaire-qui-deplait-a-la-direction-de-pole-emploi/

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