Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

25 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Paraguay : un retour en arrière (CI)

Paraguay : un retour en arrière (CI) dans International 0422hachfeld-300x208

Horacio Cartes, le riche homme d’affaires du parti Colorado, souvent présenté comme le « Berlusconi paraguayen », a gagné la présidentielle au Paraguay, avec 45,8 % des voix, loin devant les 36,94 % de son rival le plus proche, Efrain Alegre, du Partil libéral. Le Colorado l’emporte aussi au Sénat. Ce parti conservateur a gouverné le Paraguay sans interruption de 1954 à 2008, notamment sous la dictature d’Alfredo Stroessner (de 1954 à 1989).

En 2008, l’élection de l’ex-évêque Fernando Lugo à la présidence a mis fin à cette hégémonie. Mais seulement pour un bref moment : Lugo, de sensibilité de centre gauche, a été écarté du pouvoir par un coup d’Etat institutionnel en juin 2012.

http://www.courrierinternational.com/dessin/2013/04/22/paraguay-un-retour-en-arriere

25 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Amnistie des manifestations sociales : Le gouvernement aux ordres du patronat (LO)

Amnistie des manifestations sociales : Le gouvernement aux ordres du patronat (LO)  dans A gauche du PS images3-300x212
Communiqué de Lutte Ouvrière

Le projet de loi visant à amnistier des faits commis pendant les mouvements sociaux, déjà voté au Sénat et qui devait être soumis au Parlement, était déjà timoré et limité dans le temps.

Il a suffi cependant que le patronat donne de la voix, relayé par la droite, pour que le gouvernement fasse machine arrière même sur ce peu. Il vient d’annoncer qu’il s’opposera au projet de loi. Pour le grand patronat, fermer une usine, mettre à la porte ses travailleurs, les condamner avec leurs familles au chômage et à la pauvreté, ce n’est pas de la violence. Mais quelques boulons lancés ou quelques pots de fleurs renversés à l’occasion d’une grève ou d’une manifestation ouvrière, c’est une violence intolérable qui doit être sanctionnée.

Il ne faut pas s’en étonner. Dans la guerre de classe que mène le grand patronat contre les travailleurs, tous les coups sont permis aux premiers qui voudraient bien que les seconds encaissent sans réagir. Le gouvernement démontre, une fois de plus, que dans cette guerre, il est totalement du côté du grand patronat, y compris avec des arguments hypocrites et abjects qu’il puise dans le vocabulaire de la droite et de l’extrême droite.

Mais, chacun des gestes de ce genre du gouvernement, comme chacune de ses mesures antiouvrières, convainquent un nombre croissant de travailleurs que le gouvernement, tout socialiste qu’il se prétende, n’est que l’exécuteur des basses oeuvres du grand patronat et le serviteur obéissant des riches. Lorsque les travailleurs réagiront pour défendre leur dignité et leurs conditions d’existence contre les licenciements, contre la montée de la misère, ils sauront à qui s’en prendre.

Nathalie ARTHAUD, le 24 avril

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2334&id=13

25 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Guadeloupe – Deux militants de Combat Ouvrier et Rebelle injustement condamnés ! (LO)

Guadeloupe - Deux militants de Combat Ouvrier et Rebelle injustement condamnés ! (LO) dans International p2_des_rebelle_devant_le_tribunal_le_16-1-13_765x570-300x165

Mercredi 17 avril, le tribunal correctionnel a rendu son jugement concernant deux militants de Combat Ouvrier et animateurs du journal lycéen Rebelle :

cinq mois de prison avec sursis pour Raphaël Cécé et huit mois de prison avec sursis pour Sony Laguerre. Les juges les condamnent aussi à verser 8 000 euros de provision à consigner et diverses sommes à verser aux parties civiles, en l’occurrence les policiers. Le jugement a été accueilli par des cris de protestation d’une trentaine de jeunes en pleine salle d’audience. Puis un meeting de protestation se tint sur la place du tribunal avec les lycéens et étudiants de Rebelle, des militants de Combat Ouvrier, la CGTG, la FSU, des parents d’élèves.

Les policiers avaient porté plainte contre Sony Laguerre et Raphaël Cécé à la suite d’un rassemblement pacifique des jeunes de Rebelle devant le commissariat de Pointe-à-Pitre-Abymes, le 18 mai 2012. Ce jour-là, une quarantaine de jeunes lycéens et étudiants étaient venus accompagner une de leurs camarades convoquée au commissariat. C’est alors que la police chargea à trois reprises sans sommation et bouscula ces jeunes assis sur les marches du commissariat avec une banderole. Dans leur précipitation les policiers se sont gênés eux-mêmes ; deux se sont blessés en tombant. Il n’en a pas fallu plus pour que Sony Laguerre soit accusé de les avoir agressés. Quant à Raphaël, il est accusé de menaces de mort envers les policiers parce qu’il aurait dit : « Si deux rebelles restent par terre, il y a aura deux policiers aussi par terre. » Phrase qu’il n’a jamais prononcée.

La vraie raison de ces tracasseries contre les jeunes de Rebelle est que, depuis déjà plusieurs années, chefs d’établissement, recteur, préfecture font tout pour faire taire leur petit journal lycéen, contestataire et persifleur, qui dénonce les abus d’autorité envers les élèves, le mauvais état des locaux, voire de la nourriture à la cantine, et bien des dysfonctionnements. De plus, il dénonce la société capitaliste. Les jeunes de Rebelle sont donc régulièrement convoqués soit dans le bureau du proviseur, soit à la gendarmerie pour « rappel à la loi » et autres injonctions. Mais le harcèlement dont ils sont victimes ne fait qu’accroître la sympathie des lycéens et des étudiants à leur égard. À chaque audience, près d’une quarantaine de jeunes arrivent en cortège au tribunal, banderole « Rebelle » en tête et en criant des slogans de protestation. Ils reçoivent aussi beaucoup de marques de sympathie dans la population, y compris de certains parents d’élèves.

Vendredi 19 avril, les jeunes de Rebelle ont tenu avec Combat Ouvrier une conférence de presse à Pointe-à-Pitre pour dénoncer le jugement inique dont ils sont victimes. Les deux condamnés ont interjeté appel du jugement, invitant leurs camarades ainsi que les organisations qui les soutiennent à se préparer à de plus fortes mobilisations dans les mois à venir.

Pierre JEAN-CHRISTOPHE

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2334&id=8

25 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Mélenchon : Des ambitions étrangères aux intérêts des travailleurs (LO)

Mélenchon : Des ambitions étrangères aux intérêts des travailleurs (LO) dans A gauche du PS 73863397-300x225

À quelques jours de la manifestation qu’il a décidée de son propre chef, le 5 mai prochain, Jean-Luc Mélenchon a rappelé à qui voulait l’entendre, mais surtout à François Hollande, qu’il postulait toujours au fauteuil de Premier ministre.

Le leader du Parti de gauche est trop fin politicien – plus de trente ans de vie politique au sein du PS, ça donne du métier – pour que sa déclaration devant les micros et les caméras ait été improvisée. Cela ne signifie pas qu’il s’attend, au lendemain de cette manifestation, à être appelé à Matignon. Mais il signale opportunément qu’il est bien là. L’avertissement s’adresse à ses éventuels rivaux postulant à cette fonction ministérielle, mais aussi à ceux qu’il veut entraîner derrière lui. Ces derniers sont avertis qu’ils manifesteront pour aider Mélenchon à entrer au gouvernement, pour y siéger à sa tête. À condition toutefois que le président qu’il a contribué à mettre en place y consente.

Devenir ministre, et même Premier ministre, et siéger à Matignon, mais pour quoi y faire ?

D’habitude fort loquace, Mélenchon n’est guère prolixe sur le sujet. Pourtant ce n’est pas le temps d’antenne qui lui manque pour s’expliquer. Il s’est borné à dire que, s’il se trouvait à la tête du gouvernement, ou à la rigueur s’il devenait ministre de Montebourg, comme il l’a évoqué récemment, cela signifierait un changement de cap. Mais pour quel cap ? Et surtout pour quel cap en faveur du monde du travail ? La référence à Montebourg est à cet égard significative, mais guère rassurante, si l’on se réfère au triste bilan de l’actuel ministre du Redressement productif.

Autre question qui vient en complément de la précédente : en supposant que Mélenchon Premier ministre prenne d’un coup, par surprise, des décisions correspondant aux intérêts essentiels de la classe ouvrière et des classes populaires, comment arriverait-il à les imposer ? Il faudrait les faire accepter au Parlement, mais surtout à la bourgeoisie et à tous ceux qui les défendent, à commencer par ce que l’on appelle l’appareil d’État, rempart protégeant ses intérêts ? Le fera-t-il par la magie du suffrage ? Par un changement d’étiquette sur la Constitution, en passant de la cinquième à la sixième République ? Sans remonter très loin, en 1981 le premier gouvernement de Mitterrand promettait des changements bien plus spectaculaires que ce que propose, ou plutôt ne propose même pas Mélenchon. Mais il n’a pas fallu bien longtemps pour qu’on arrive à l’application d’une politique d’austérité. Le chant des travailleurs, l’Internationale, que l’on entendra chanter une nouvelle fois dans les manifestations ouvrières du 1er mai, dans la plupart des pays de la planète, proclame : « Il n’est pas de sauveur suprême, ni dieu ni César ni tribun. » Il faudrait y ajouter aujourd’hui : ni Mélenchon !

Jean-Pierre VIAL

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2334&id=7

25 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Des grèves de mars 1943 à la chute de Mussolini (LO)

 Des grèves de mars 1943 à la chute de Mussolini (LO) dans Histoire mars-300x221

Le 5 mars 1943, en pleine guerre mondiale, dans une Italie où le régime fasciste de Mussolini régnait depuis vingt et un ans, une grève commençait aux usines Fiat de Turin.

Dirigée contre la vie chère, elle allait s’étendre aux autres villes industrielles, du nord jusqu’au sud du pays. Déclenchée par la base ouvrière, en pleine dictature, elle révélait non seulement que la population en avait assez de la guerre, des souffrances qu’elle provoquait et du régime qui en était responsable, mais aussi qu’elle n’en avait plus peur. Ces grèves ouvrières annonçaient la fin du régime de Mussolini. Mais elles annonçaient aussi que sa chute pouvait déboucher sur une situation révolutionnaire. Pour les classes dirigeantes italiennes, le spectre des « années rouges » de l’après-Première Guerre mondiale réapparaissait.

LES GREVES METTENT A NU LA FAIBLESSE DU REGIME

Les désastres militaires subis par l’Italie, entrée en guerre trois ans plus tôt au côté de l’Allemagne, avaient aggravé le discrédit du régime et rendu l’exploitation encore plus insupportable pour les masses. Le 5 mars, lorsque la grève commença à l’usine Fiat Mirafiori de Turin, ce fut pour réclamer une indemnité pour chacun, plus le salaire d’une semaine pour compenser la hausse des prix. La grève gagna rapidement Milan et Gênes avant de s’étendre jusqu’au sud du pays. Le 13 mars, lorsque les 5 000 ouvriers des établissements Rio de la petite ville de Villar-Perosa se mirent en grève, l’ouvrière Olga Baravallo harangua ses camarades en ces termes : « Si les ouvriers cessent le travail, la production sera diminuée et on hâtera ainsi la fin de la guerre. » On estime que dans toute l’Italie 300 000 ouvriers firent ainsi grève contre les bas salaires, la vie chère, mais aussi parce qu’ils en avaient assez de la guerre.

Le régime réagit en procédant à des arrestations, décida pour les ouvriers grévistes le retrait de l’exemption de service militaire dont ils bénéficiaient pour répondre aux besoins de la production de guerre. Le 17 mars, le conseil national des syndicats fascistes déclarait que les grèves devant être considérées comme des mutineries de soldats, les travailleurs en grève étaient passibles de la peine de mort. Le régime tentait de montrer sa force, faisant patrouiller ses chars dans les rues de Turin, mobilisant la milice fasciste. Cependant, sous la pression ouvrière, les industriels et Mussolini lui-même furent contraints de céder et d’accepter d’augmenter les salaires.

Les grèves ouvrières faisaient ainsi éclater au grand jour la faiblesse du régime. La bourgeoisie italienne ne pouvait s’y tromper : celui-ci risquait désormais de s’écrouler et de l’emporter dans sa faillite. Il fallait donc se préparer à remplacer Mussolini. Mais, au moment où le rapport de force militaire tournait de plus en plus en faveur du camp anglo-américain, il fallait aussi préparer le renversement d’alliance de l’Italie. Se placer dans le camp des Alliés était le moyen de se retrouver dans le camp des vainqueurs, en abandonnant l’Allemagne hitlérienne à sa défaite désormais prévisible. Mais c’était aussi, en se plaçant sous la protection des armées anglo-américaines, prendre une assurance contre la révolution.

« VIVE LE PROLETARIAT ITALIEN ! »

Les événements se précipitèrent avec le débarquement des troupes alliées en Sicile, le 10 juillet. Le 24 juillet, le Grand conseil fasciste, organe suprême du parti fasciste, votait la destitution de Mussolini. Le lendemain, le roi Victor-Emmanuel usait de son pouvoir constitutionnel pour démettre Mussolini, le faisant arrêter et chargeant le maréchal Badoglio de former un nouveau gouvernement. Le roi, les milieux dirigeants de l’armée et une bonne partie des dirigeants fascistes souhaitaient une transition qui maintienne la continuité du pouvoir d’État, avec le même régime autoritaire, simplement débarrassé de Mussolini, avant de chercher à obtenir des Alliés une paix séparée. Mais dès le 25 juillet au soir, à l’annonce de l’arrestation de Mussolini, la foule déferla dans les rues de Rome, brûlant les portraits du dictateur, saccageant les appartements des fascistes connus. À Turin, des milliers d’ouvriers assiégèrent les prisons pour libérer les détenus politiques. Dans tout le pays, le 26 juillet prit une allure d’insurrection populaire. En se mettant en action, les masses populaires précipitaient l’effondrement du régime fasciste.

La nouvelle de la chute de Mussolini ne fut pas sans retentissement, provoquant des grèves au Portugal où la classe ouvrière était soumise à la dictature de Salazar. Même en Espagne, le dictateur Franco craignant la contagion fit libérer des milliers de prisonniers politiques. Tout cela était le signe, alors que la fin de la guerre approchait, que la classe ouvrière se préparait à montrer de nouveau sa force. En France, les militants de l’Union communiste, groupe qui allait être à l’origine de Lutte Ouvrière, écrivaient le 4 août 1943 dans leur revue clandestine Lutte de classe : « Le régime fasciste s’effondre en Italie, les ouvriers italiens nous montrent la voie ! », et ajoutaient : « Les capitalistes qui à la suite de la guerre de 14-18 ont laissé leur peau en Russie, mais ont réussi à maintenir leur domination sur le reste du globe, manoeuvrent dans la présente guerre pour assurer définitivement leur domination capitaliste, par la destruction de la solidarité internationale des ouvriers, et pour mettre à profit l’isolement de l’URSS dans le monde capitaliste pour essayer de liquider l’économie planifiée de l’Union soviétique. Seule l’intervention des masses luttant pour leurs propres objectifs populaires peut détruire définitivement les plans de tous les impérialismes et mener à la victoire du socialisme. Vive le prolétariat italien ! Vivent les États-Unis socialistes d’Europe ! Vive la Quatrième Internationale ! »

LE PARTI COMMUNISTE STALINIEN A L’OEUVRE

Le 8 septembre 1943, lorsque le gouvernement Badoglio annonça sa demande d’armistice aux Alliés, ce fut aussi l’écroulement de tout ce qui restait d’autorité à l’État italien. Tandis que les troupes alliées progressaient au Sud, les troupes allemandes envahirent le Nord où Mussolini, libéré par un commando nazi, avait mis en place la République de Salò. Le pays allait être pendant encore deux ans le théâtre d’une guerre acharnée. Mais l’Italie n’en restait pas moins le pays d’Europe occidentale où, suite à la défaite militaire et à la déconfiture du régime fasciste, les possibilités révolutionnaires de la période de la fin de la guerre étaient apparues sous la forme d’une mobilisation ouvrière.

Cependant, dans les mois qui suivirent, le Parti communiste italien, dirigé par Togliatti et obéissant aux ordres de Staline, fit tout pour éviter que l’opposition au régime d’occupation allemand soit l’expression de cette classe ouvrière qui, en mars 1943, avait donné le signal de la fin du fascisme. Les mouvements de résistance qu’il contribua à organiser restèrent dans le cadre d’une politique dirigée par un Comité de libération nationale (CLN), visant à remettre en place un État bourgeois, tout au plus agrémenté d’apparences démocratiques. Ainsi c’est finalement l’appareil stalinien qui sauva la bourgeoisie italienne, et d’autres avec elle, d’une révolution.

Aline RETESSE

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2334&id=61

25 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Débat sur l’énergie : les ONG officielles jouent leur rôle de caution et en oublient le nucléaire ! (Odn)

 Débat sur l'énergie : les ONG officielles jouent leur rôle de caution et en oublient le nucléaire ! (Odn) dans Ecologie & climat nicolas-hulot

Emmenées par la Fondation Hulot, le WWF et FNE, les prétendues « grandes ONG », massivement subventionnées par l’Etat et les multinationales, jouent à la perfection le rôle qui leur est assigné par leurs financeurs : celui d’un aiguillon factice et inoffensif.C’est ainsi que, dans leur communiqué (*) du 24 avril, à deux jours de la commémoration du début de la catastrophe de Tchernobyl (26 avril 1986), ces ONG dites « écologistes » ont réussi le tour de force de ne même pas évoquer le nucléaire.

Un véritable « exploit » dans un pays comptant 58 réacteurs en service, une quinzaine en attente de démantèlement, des sites atomiques gigantesques (Cadarache, Tricastin, Marcoule, La Hague, etc), et des chantiers nucléaires pharaoniques : EPR, ITER, le Mégajoule, et hélas bientôt ASTRID (la nouvelle tentative de surgénérateur de type Superphénix).

Le communiqué de ces ONG, cautions disciplinées du pouvoir quel qu’il soit (de Chirac à Hollande en passant par Sarkozy), n’est de tout évidence que le copier-coller de ce qu’elles avaient publié à l’occasion du Grenelle de l’environnement : se féliciter de prétendues « avancées », faire mine de regretter quelques « insuffisances », et donner le plus grand crédit à de belles paroles (en l’occurrence celles de la très pronucléaire Mme Batho).

Ces associations, soumises aux objectifs politiciens d’Europe écologie (EELV), et dont le « leader » Nicolas Hulot a été bombardé « envoyé spécial pour la planète » par M. Hollande, ne risquent pas de prendre la moindre position pouvant gêner la collaboration électoraliste PS-EELV. Les prétendues « grandes ONG » n’ont donc aucun souci à se faire pour la reconduction de leurs subventions et financements, et ce au détriment de tout engagement réellement écologiste et en particulier du combat contre l’atome.

(*) http://www.fne.asso.fr/com/cp_en_pdf_2/cp-240413.pdf

Observatoire du nucléaire
http://www.observatoire-du-nucleaire.org
Communiqué du mercredi 24 avril 2013

25 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Vive la Commune!

NPA

Vive la Commune! dans NPA affiche-commune

24 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Mariage pour tous : une étape franchie… le combat continue !

Mariage pour tous : une étape franchie... le combat continue ! dans LGBT rassemblement-pma-2-300x225

La loi dite « mariage pour tous » vient d’être adoptée.

Il aura fallu des décennies d’affirmation des homosexuel-le-s, et une mobilisation acharnée ces dernières semaines, pour parvenir à cette étape importante qui est pourtant la moindre des choses. C’est une victoire pour les gays et lesbiennes qui pourront choisir de se marier (ou non), comme pour celles et ceux qui se sont mobilisés pour l’égalité des droits. Et nous ne boudons pas notre plaisir.

Mais cette victoire a un goût amer. La droite et l’extrême droite sont à l’offensive.

Nous avons dû supporter les incessantes provocations médiatiques et le spectacle des manifestations des milieux réactionnaires. Et comment oublier la vague d’homophobie de ces derniers jours : des homosexuel-le-s insultés ou agressés physiquement comme à Paris, Lille, Bordeaux, Nice…

Quant au gouvernement, il n’y a pas lieu de le féliciter. Il a beaucoup tergiversé… et reculé, comme sur le droit à la procréation médicalement assistée (PMA) pour les lesbiennes. Nous n’oublions pas non plus qu’un véritable plan de lutte pour l’égalité n’est pas compatible avec ses mesures d’austérité. Comment combattre réellement les discriminations à l’embauche, quand on accepte le chômage de masse? Comment prétendre prévenir l’homophobie à l’école ou ailleurs, sans renforcer les services publics?

La mobilisation doit se poursuivre, pour l’accès à la PMA pour toutes les femmes, la facilitation du changement d’État civil pour les trans comme pour le droit de vote des étrangers, car l’égalité des droits ne se divise pas. Ces mesures, il faudra les imposer au gouvernement. Et face aux diversions homophobes et racistes, c’est l’ensemble du monde du travail et de la jeunesse qui doit s’unir, pour montrer aux réacs que la rue ne leur appartient pas! Contre ceux qui veulent nous diviser, notre meilleure arme, c’est notre solidarité. C’est dans ce sens que nous appelons à participer massivement aux marches des fiertés, qui se dérouleront partout en France de la fin du mois de mai à début juillet.

Mercredi 24 avril 2013

24 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Contre le gouvernement, la droite et l’extrême droite, le 1er et le 5 mai dans la rue pour une opposition de gauche!

NPA
Contre le gouvernement, la droite et l'extrême droite, le 1er et le 5 mai dans la rue pour une opposition de gauche! dans NPA affiche_ob-b240f-300x214

Le contraste est saisissant mais résume bien la situation.

Le mouvement social est sur la défensive, alors que le Medef vient de marquer un point essentiel : l’ANI devient loi. Au moment même où les plus réactionnaires descendent dans la rue contre le mariage pour tous.


L’Assemblée nationale puis le Sénat – avec vote bloqué – ont transformé l’Accord national interprofessionnel en loi, avec le vote de la quasi-totalité des députéEs PS et la bienveillante abstention de la droite. En rendant possible la négociation entreprise par entreprise sur le temps de travail ou sur les salaires en échange du maintien de l’emploi, facilitant et accélérant les procédures de licenciement, ce texte consacre des régressions sociales majeures et exauce les vœux les plus chers du patronat. Pourtant, les manifestations du 9 avril ont été moins nombreuses que celles du 5 mars. Là où il aurait fallu une mobilisation unitaire, puissante, du mouvement syndical, il y a eu la complicité des organisations qui ont négocié l’accord avec et sur le terrain du Medef, et pour la plupart des autres le refus de construire réellement la mobilisation.
Au même moment, le débat sur l’ouverture du mariage à tous les couples se conclut par un texte à minima écartant l’accès à la procréation médicale assistée pour les lesbiennes, qui figurait pourtant dans le programme du PS. Les députés de droite se déchaînent, multiplient les propos homophobes et font la part belle au Front national. Mais l’ambiance à l’Assemblée n’est que le pâle reflet de ce qui se passe à l’extérieur. La droite est débordée dans la rue par des manifestations radicalisées, qui rassemblent au-delà de l’extrême droite des secteurs de la jeunesse cherchant l’affrontement. L’homophobie s’affiche sans complexe, encourageant les violences physiques et permettant aux agresseurs de passer à l’acte.

La course de vitesse est engagée

Hollande devient le champion toutes catégories de l’impopularité, il arrive même à battre Sarkozy ! Lui et son gouvernement sont minés par la crise économique et par la crise politique qui se développent conjointement. L’affaire « Cahuzac » n’est pas seulement le problème d’un homme. C’est tout un système politique, institutionnel, inextricablement lié aux politiques d’austérité capitaliste à l’œuvre depuis des années qui est frappé d’illégitimité.
Malheureusement, cette crise politique n’est pas provoquée par la révolte contre les sacrifices imposés qui détruisent les droits sociaux et les services publics, ravagent la vie des salariéEs, des plus pauvres et des plus précaires.

Le mouvement social est sur la défensive, encaissant infiniment plus de coups qu’il n’en rend. En face, sur le terrain le plus réactionnaire, celui de l’homophobie et de l’ordre moral, la droite et l’extrême droite prennent l’offensive. Dans cette situation, il y a urgence à sortir de la routine. Le 1er mai 2002, contre Le Pen père, la jeunesse, les salariéEs, les habitantEs des quartiers populaires se mobilisaient massivement contre la menace de l’extrême droite. Onze ans après, dans un contexte où la crise a fait d’immense ravages sociaux, où les barrières entre la droite et l’extrême droite tombent, où la crise politique s’ajoute à la crise sociale, le danger ne doit pas être sous-estimé.

La rue est à nous !
Les 1er et 5 mai représentent l’occasion à ne pas manquer de reprendre la rue, de donner nos propres réponses sur le terrain social comme sur le terrain démocratique, de nous opposer au gouvernement tout en combattant la droite et l’extrême droite.
Nous manifesterons contre le gouvernement et sa politique d’austérité, pour l’annulation de la dette illégitime, pour le partage des richesses, la défense des services publics et des retraites.
Nous manifesterons pour la levée du secret bancaire et l’interdiction de mouvements de capitaux vers les paradis fiscaux, pour en finir avec le pouvoir du système bancaire et financier, pour sa socialisation sous le contrôle des travailleurs et de la population.
Nous manifesterons pour l’égalité des droits, de tous les droits : les droits des homos au mariage, à l’adoption, à la PMA, mais aussi le droit de vote pour tous les résidents, et la régularisation de touTEs les sans-papiers.
Nous manifesterons pour une démocratie réelle qui interdise la concentration des pouvoirs et le cumul des mandat, qui impose le contrôle direct de la population sur les élus révocables, rémunérés à un niveau équivalent au salaire moyen.
Nous manifesterons pour mettre fin à cette ­république des riches, pas pour un coup de balai ou changer le numéro de la république, pour une démocratie fondée sur l’auto-organisation et l’autogestion populaire.
Nous manifesterons avec la volonté de construire une opposition de gauche à ce pouvoir.

Christine Poupin

Mercredi 24 avril 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 192 (25/04/13)

24 avril 2013 ~ 0 Commentaire

Grèce : retour à la barbarie

Grèce : retour à la barbarie dans Europe croix-gam-300x150

Mercredi 24 avril 2013

Un pas supplémentaire dans la violence raciste s’est produit cette semaine dans la région de Patras :

200 ouvriers agricoles immigrés du Bangladesh se sont fait tirer dessus par les 3  »surveillants » d’un gros producteur de fraises de la région, et cela alors qu’ils venaient réclamer leurs 6 mois de salaires non versés… Bilan : 28 blessés, dont plusieurs assez gravement, dans ce qui ressemble à la jungle sociale des siècles passés. Or, on aurait tort de croire que c’est là un acte isolé : d’abord, parce qu’il a lieu dans un climat où les assassins nazis de Chryssi Avgi continuent à agir impunément, ce qui a d’ailleurs valu au gouvernement Samaras une mise en garde du Conseil de l’Europe. Ensuite parce que cela fait des années que les syndicats et les associations de soutien aux immigrés dénoncent la violence locale à l’œuvre, connue donc des  »autorités » : conditions de travail effroyables dans les serres, non paiement des rémunérations, les ouvriers virés par les milices patronales s’ils protestent ou dénoncés aux flics comme étant sans papiers, violences et intimidations contre les ouvriers et leurs soutiens. Entre autres barbaries, les miliciens avaient récemment traîné en voiture un ouvrier égyptien dans le bourg de Manolada, après lui avoir frappé les mains avec un marteau.

Les responsables

Si  »les autorités » se taisent alors qu’elles savaient, c’est bien sûr parce que ce moyen âge social est dans le fond ce qu’elles recherchent, sous l’ordre de l’UE et du FMI : absence de droits (on ne compte plus les milliers de travailleurs bossant sans être rémunérés depuis des mois), utilisation du racisme par l’État, tout cela avec l’affirmation que cela relancera la production ! La société en cause, Vanguelatos, est une belle illustration de ce projet anti-social, et se vante de fournir en fraises les grandes chaînes comme Carrefour, Metro…

La riposte doit donc être à la hauteur des enjeux. Les initiatives militantes (le Réseau, blogs…) pour le boycott des fraises de la région de Manolada sont importantes mais ne suffisent pas. Les indispensables rassemblements unitaires contre le racisme et les attaques anti-ouvrières, en Grèce et à l’étranger, doivent bien pointer les véritables responsabilités : la bourgeoisie européenne autour des Merkel et Hollande avec leurs memorandums barbares contre les travailleurs et leurs droits.

D’Athènes, A. Sartzekis

http://npa2009.org/node/36810

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin