Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

19 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Rennes, les magasins Carrefour condamnés aux Prud’hommes (OF)

Rennes, les magasins Carrefour condamnés aux Prud’hommes (OF) dans Luttes sociales en Bretagne carrefour_1-300x150

Un litige opposait des salariés des magasins Carrefour de Cesson-Sévigné et d’Alma à Rennes à leur employeur, sur la rémunération du temps de pause et l’entretien des tenues de travail. Le juge départiteur des Prud’hommes de Rennes a tranché la semaine dernière. Le groupe Carrefour devra verser 162 325 € aux 47 salariés soutenus par la CFDT. Les salariés concernés toucheront des sommes allant de 1 500 € à 5 000 €. « La CFDT Services 35 aura réussi à démontrer, après 4 ans de procédure, que les salariés avaient été injustement sous-payés », souligne Erwanig Le Roux, secrétaire général du syndicat. « Reste à voir maintenant si Carrefour respectera le droit des salariés ou fera appel malgré ses nombreuses condamnations partout en France. » Social mardi 18 juin 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Rennes.-Les-magasins-Carrefour-condamnes-aux-Prud-hommes_55257-2203862_actu.Htm

19 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Camarades, n’allez pas à la « conférence sociale » !

Camarades, n'allez pas à la

Syndicat des Archives de France CGT

Résolution adoptée à l’unanimité par la Commission Exécutive du Syndicat des Archives de France CGT réunie ce 18 juin 2013

En matière de retraites, la CE du SAF-CGT réaffirme, à deux jours du prétendu sommet social et au lendemain de la publication du rapport Moreau le nécessaire combat pour, en particulier :
- le droit à une retraite pleine et entière à 60 ans maximum après 37,5 années de cotisation pour le public comme pour le privé avec une véritable prise en compte de la pénibilité pour un départ anticipé ;
- dans la Fonction publique, une pension équivalente au minimum à 75 % de la dernière rémunération, primes et indemnités comprises ;
- la suppression de tout système de décote ;
- un taux de pension de réversion à 75 % sans plafond de ressource pour les ayants droit.

Le SAF-CGT considère, au vu des critères qui encadrent ce sommet « social » qu’il n’y a rien à négocier. C’est pourquoi notre syndicat s’adresse à notre confédération :
« Camarades du bureau confédéral, n’allez pas à ce « sommet social » où le gouvernement Hollande ne cherche qu’à vous attacher, à vous impliquer dans ce projet de loi qui est une nouvelle attaque contre notre système de retraites par répartition solidaire !
Appelez plutôt les salariés du public et du privé, les retraités, à la mobilisation unie sur le seul mot d’ordre qu’exige la situation :
- Retrait du projet de loi !
- Pas touche à nos retraites !

- Abrogation de toutes les contre-réformes précédentes »

La CE du SAF-CGT Paris, le 18 juin 2013

19 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Brésil. La colère sociale déferle dans la rue (OF)

Brésil. La colère sociale déferle dans la rue (OF) dans International truc-brez

Les manifestations se sont poursuivies, mardi, à Rio de Janeiro et à Sao Paulo, où des milliers de personnes se sont rassemblées devant l’emblématique cathédrale de la ville.

Lundi, la principale manifestation s’était tenue à Rio de Janeiro où 100 000 personnes se sont rassemblées, tandis que 65 000 étaient dénombrées à São Paulo, d’où est partie la contestation.

Grogne sociale À l’origine, il s’agissait de protester contre une légère augmentation locale du prix des tickets de bus et de métro. Le mouvement a pris de l’ampleur et a débordé São Paulo, agrégeant les récriminations d’une partie de la population, choquée par le budget consacré à la construction des infrastructures qui accueilleront la Coupe du monde. Mardi, les manifestants ont défilé sur l’avenue principale de São Paulo, la Paulista, espérant que la hausse des tarifs de bus et de métro serait annulée.

Incidents et violences Ces manifestations majoritairement pacifiques ont été émaillées par des incidents mardi soir. Un groupe d’émeutiers a brisé les vitres de la mairie de Sao Paulo avant de mettre le feu à un poste de sécurité de la police et à un camion de retransmission de la télévision. La veille, à Rio, d’autres incidents avaient entraîné une réplique brutale de la police antiémeute, rappelant les pires heures de la dictature (1964-1985).Le ministre de la Justice a indiqué qu’il enverrait des soldats dans les villes organisant la Coupe des Confédérations, qui a commencé samedi et constitue la répétition générale de la Coupe du monde de football que le Brésil accueillera l’année prochaine. Faits de société mercredi 19 juin 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Bresil.-La-colere-sociale-deferle-dans-la-rue_55257-2203957_actu.Htm

 

19 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Philippe Poutou chez Call Expert : “L’heure est à la colère sociale” (OG)

Philippe Poutou chez Call Expert : “L’heure est à la colère sociale” (OG) dans Luttes ouvrières affiche-officielle-poutou-2012_0.preview-212x300

Après l’échec de la table ronde de ce vendredi  et les commentaires du sous préfet Christophe Marx suite à cet échec, les salariés grévistes de l’entreprise Call Expert à St Christol les Alès, qui se sentent “seuls,  abandonnés, par leur direction et par tous depuis dix jours” selon Stephanie Mallia (CGT), avaient bien besoin de soutien. C’est le candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) aux présidentielles, Philippe Poutou qui est venu leur apporter ce samedi. Pas vraiment pour calmer les choses d’ailleurs on s’y attendait: “Le seul dialogue social, quand les choses durent depuis aussi longtemps, c’est la lutte” déclare d’emblée Philippe Poutou qui poursuit “Dès que des salariés exigent quelque chose on les fait culpabiliser. Avec la crise on demande au gens de baisser la tête et de se résigner, c’est inacceptable. Au contraire il faut relever la tête et penser à une riposte large et unitaire. Nous avons perdu la rue aujourd’hui mobilisée par la droite et l’extrême-droite. Mais l’heure est bien à la colère sociale. Alors que nous demandons une économie qui réponde aux besoins de la population, nous ne parvenons pas à nous débarrasser de cette logique de rentabilité pour laquelle les patrons exercent depuis des années une propagande continue. La crise a commencé dans les années 70, il y a eu quelques acquis en 82-83 dont on reparle en ce moment avec le décès de Pierre Mauroy, et après ? Aujourd’hui ce sont près de 6, peut-être 7 millions de gens qui sont dans la précarité. On a perdu beaucoup trop de temps, l’heure est à la révolte.

“Je suis déjà venu chez Haribo, il y a trois mois” poursuit le leader NPA, “je n’étais pas encore venu à Alès. Ce qui se vit ici est la révélation d’une guerre sociale. Il faut relever la tête et ne plus avoir peur de parler de cette colère sociale. Ce sont les conditions de travail très difficiles et la crise qui la con- tienne. Pourtant l’enjeu est énorme il s’agit de stopper les licenciements au nom de la rentabilité.  Nous avons encore perdu du temps avec ce gouver-nement soi-disant du coté de la population. Vous ne devez pas rester isolés, ce problème concerne tout le pays. Il nous faut arriver à la convergence des luttes. “. En attendant, les salariés de Call Expert tiendront une assemblée générale lundi en vue de préparer la prochaine table ronde prévue le jeudi 20 juin prochain.15 juin 2013  |   Classé dans: A la une, Actualité générale  |   Publié par:

http://www.objectifgard.com/2013/06/15/politique-philippe-poutou-chez-call-expert-lheure-est-a-la-colere-sociale/

19 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Dans le « Canard Enchaîné »

Dans le

19 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Loctudy, manifestation contre le clapage samedi (LT)

Loctudy, manifestation contre le clapage samedi (LT) dans Ecologie & climat ob_113b4468943f3f77e915f36d08660a7e_130526-stop-au-clapage

Un mois après leur opération coup de poing, les pêcheurs langoustiniers opposés aux opérations de clapage en mer des boues du port de Loctudy organisent samedi à 10 h 30 à Loctudy une manifestation pour demander l’arrêt du clapage. Au départ du port de plaisance, le cortège se rendra vers la mairie.19 juin 2013 à 06h45  Stéphane Guihéneuf

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/ouest-cornouaille/leguilvinec/loctudy/loctudy-29-manifestation-contre-le-clapage-samedi-18-06-2013-2141476.php

19 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Paimpol, débrayage des agents de l’hôpital Max-Querrien (LT)

Paimpol, débrayage des agents de l'hôpital Max-Querrien (LT) dans Luttes sociales en Bretagne manifestants-hopital-sud

À 14 h ce mardi, une soixantaine d’agents du personnel de l’hôpital Max-Querrien ont débrayé devant l’établissement.

Ils dénoncent surtout la dégradation des conditions de travail qui s’aggravent depuis deux ans. Qui se concrétise par des plannings constamment modifiés, et à la dernière minute, par de l’autoremplacement (les agents sont appelés au pied levé pour remplacer un collègue en arrêt). Un stress et une pénibilité qui a un impact non seulement sur le personnel mais aussi sur les malades, expliquent les grévistes. Qui pointent aussi que, pour des raisons budgétaires, 10 lits vont être fermés cet été dans le service périchirurgie et plaies chroniques. «Un non-sens pour le maintien à l’année de la capacité d’accueil », estiment-ils. « Les amplitudes hebdomadaires explosent et ne respectent plus le cadre réglementaire. Cette troisième restructuration interne aurait dû conduire à plus de sérénité au travail, cela n’est pas le cas», conclut Pierre-Yves Arzul, représentant CFDT. À l’issue du débrayage, les agents ont décidé de demander une entrevue auprès de l’Agence régionale de santé (ARS). 18 juin 2013 à 15h08

Hôpital. « Des conditions de travail dramatiques »

19 juin 2013

Une soixantaine d’agents de service débrayaient, hier, devant le centre hospitalier. Ils dénoncent surtout la dégradation des conditions de travail et un plan de restructurationdont ils pâtissent, et, avec eux, les malades, sans en voir venir le bout.

empty dans Santé

« Les plannings sont sans arrêt revus et modifiés. On est obligé de s’auto-remplacer. J’ai même dû faire une semaine de 69 heures. La deuxième fois, je suis descendue à la médecine du travail. Aujourd’hui, même pour les congés, ceux qui ont demandé août n’ont pas la certitude de pouvoir partir. C’est dramatique », résume Dominique. Infirmière dans le service péri-chirurgie et plaies chroniques, elle est venue débrayer, appuyée solidairement par des collègues des personnels technique et administratif. Tous dans le même bateau d’un troisième plan de restructuration, dit plan de retour à l’équilibre, qui justement peine à en trouver. Or les personnels estiment qu’ils ont déjà fait beaucoup d’efforts. La disparition de la chirurgie et son remplacement par le service de péri-chirurgie et plaies chroniques fut le la d’un premier plan de restructuration que tous espéraient positif. « C’est désormais une offre de soins reconnue à travers le territoire, et qu’il faut pouvoir faire perdurer », relève Pierre-Yves Arzul. Mais selon le représentant syndical CFDT, après la suppression de 25 postes en 2012, la dégradation des conditions de travail engendre non seulement stress et pénibilité auprès des personnels mais elle a aussi un impact sur les malades.

Appelés à tout moment  « La situation s’est aggravée, depuis deux ans surtout, depuis le passage à douze heures de travail (contre 7 h 30 avant), analyse Dominique. Depuis qu’on nous impose une semaine « blanche » pendant laquelle on peut être appelé à tout moment pour venir travailler ». « Cerise sur le gâteau, on n’a bien souvent plus le temps de manger, raconte Nadine, elle aussi infirmière en péri-chirurgie. Pour des raisons d’hygiène, ce qui se comprend, on ne descend plus chercher un plateau en tenue, mais on n’a pas le temps matériel de se changer pour le faire ».

Maltraitance  Les agents se plaignent aussi d’un surcroît de travail administratif, toujours au détriment du temps passé avec les malades. « Quand, par manque de temps ou d’effectifs, pour une toilette, on nous demande de passer un petit coup sur la figure, un petit coup sur les fesses, un petit coup sur les mains, j’appelle ça de la maltraitance », dénonce Dominique. Enfin, ils viennent d’apprendre que, pour des raisons budgétaires, dix lits allaient être fermés cet été, toujours dans le service péri-chirurgie. « On diminue l’offre de soins à Paimpol, c’est un contresens pour le maintien à l’année de la capacité d’accueil », estime Pierre-Yves Arzul. « Les amplitudes hebdomadaires explosent et ne respectent plus le cadre réglementaire, poursuit-il. On a donné pendant trois ans. Cette troisième restructuration interne aurait dû conduire à plus de sérénité au travail, cela n’est pas le cas ». À l’issue du débrayage, les agents ont donc décidé de demander une entrevue auprès d’Alain Gautron, directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) pour tenter d’obtenir plus de souplesse dans ce plan de retour à l’équilibre. « Il en va aussi de la qualité des soins », ont-ils conclu.

  • Marie-Hélène Clam

http://www.letelegramme.fr/local/cotes-d-armor/lannion-paimpol/paimpol/paimpol/hopital-des-conditions-de-travail-dramatiques-19-06-2013-2141746.php

19 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Bretagne, résistance et nazisme. La prestation du cercle de Guingamp fait polémique (LT)

Bretagne, résistance et nazisme. La prestation du cercle de Guingamp fait polémique (LT) dans Questions bretonnes etc affiche_resistance_en_bretagne1

19 juin 2013 à 07h09 -

L’élite de la danse bretonne s’est affrontée le week-end dernier, à Quimper. L’hommage à la Résistance du cercle guingampais, qui met en scène l’occupant nazi, a indigné des spectateurs.

Émoi, dimanche, dans les travées du théâtre de Cornouaille, à Quimper. Des spectateurs quittent la salle, comble jusque-là. Certains sifflent et huent le cercle celtique de Guingamp. La troupe de Kroas-Hent Gwengamp est la neuvième et dernière à se présenter devant le jury de Kendalc’h, dans le cadre de la première épreuve technique de Dañs excellañs, championnat national de danse bretonne dans la catégorie Excellence. Sa chorégraphe, Gaëlle Herbert, a bâti son spectacle en hommage à la Résistance du pays de Guingamp. Pour planter le décor, elle met en scène l’occupant nazi. Un drapeau arborant la svastika est brandi, tandis que résonnent quelques «Heil Hitler». Quelques danseurs font également le salut nazi, soulevant l’ire d’une partie du public. «À la sortie, beaucoup étaient sous le choc», témoigne un spectateur. Un autre le rejoint : «On ne peut pas faire un spectacle sur la Résistance sans évoquer cette partie obscure, mais certains sont choqués. Doit-on traiter ce genre de choses dans un spectacle de danse bretonne ?», s’interroge-t-il. Contactée, la fédération Kendalc’h constate que «ça réagit beaucoup, effectivement. Ce n’était peut-être pas assez suggéré. Il n’y avait sans doute pas besoin d’imprimer tous ces symboles», explique Mathieu Lamour, directeur de Kendalc’h. Une rencontre est prévue aujourd’hui avec Céline Chaou, présidente du cercle de Guingamp.

«Réfléchir» 
Un conseil d’administration est également programmé ce week-end. «La prestation guingampaise sera certainement abordée. Plusieurs administrateurs vont soulever la question», poursuit Mathieu Lamour. Jean Guého, président de Kendalc’h, ne souhaite pas faire de commentaire mais concède qu’une réunion s’est déjà tenue à ce propos lundi soir : «Je prends du temps pour réfléchir à tout ça».

«On ne peut édulcorer l’Histoire» 
Jointe ce mardi soir, Gaëlle Herbert défend ses choix : «C’est surtout un hommage à la Résistance et aux résistants du pays de Guingamp. Le début est un peu cruel, mais la Résistance s’est créée en réponse à ces actes inadmissibles. Nous avons simplement posé le cadre historique. En aucun cas, nous ne faisons l’apologie du nazisme. Le drapeau nazi est piétiné sur scène. Tout notre travail a été fait en collaboration avec le musée de la Résistance de Saint-Connan et avec d’anciens résistants. Le musée pose le cadre de la même façon : dans sa première salle, il y a un drapeau nazi. On ne peut édulcorer l’histoire même si c’est violent. Je suis désolée que des gens aient été choqués mais on est dans le devoir de mémoire. Certains s’étonnent qu’on traite de la Résistance dans le cadre d’un spectacle de danse bretonne mais je ne vois pas pourquoi on la cantonnerait à des choses surannées». Dimanche soir, la confédération Kendalc’h a attribué la première place aux Quimpérois Eostiged ar Stangala. Les Guingampais finissent sixièmes ex aequo, ce qui les qualifie pour l’épreuve finale de la Saint-Loup, à Guingamp, les 17 et 18 août.

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/cotesarmor/kendalc-h-la-prestation-de-guingamp-fait-polemique-19-06-2013-2141613.php

nazis-300x242 dans Questions bretonnes etc

Commentaire: N’oublions pas que pendant que certains résistaient, d’autres « apolitiques » ceux-là, faisaient de la « culture bretonne », profitant d’un « espace de liberté », si si!, que la France jacobine (et c’est vrai) ne leur accordait pas.  Cette cécité  de « ne pas choisir » (mon oeil?) entre république et nazisme, interdit toujours au nationalisme breton de faire de la politique ! Et voilà pourquoi, le paravent de la « culture bretonne » est regardée de travers!

19 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Après Taksim, Rio de Janeiro!

Après Taksim, Rio de Janeiro! dans International v2-brazil-pepper-spray-ap

17 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Exposition: « Si le radical c’est l’idéal, oui je suis radical »

Exposition:

Illustrant un sujet largement connu, « Hugo politique », la nouvelle exposition de la Maison de Victor Hugo à Paris (jusqu’au 25 août) n’est pourtant pas dépourvue de surprises, grâce au souci des organisateurs d’en présenter toutes les facettes.


De son vivant comme ensuite, Hugo a-t-il dû l’essentiel de sa gloire à son génie poétique et théâtral ou à sa quête obstinée, narcissique même, de l’approbation publique qui lui fit multiplier les déclarations politiques, depuis ses premières publications jusqu’à ses derniers écrits ? Ou bien l’un ne pouvait-il aller sans l’autre, compte tenu des circonstances qu’il eut à affronter dès l’enfance, entre sa mère « vendéenne » mais voltairienne, amante d’un officier conspirant contre Napoléon, Lahorie, précepteur (sinon père putatif) du jeune Victor, et son père ancien « soldat de la République » devenu « géné- ral comte » et goûtant avec sa maîtresse aux fastes des palais impériaux ? Ces vieux débats, l’exposition et le livret qui l’accompagne se gardent de les relancer mais en fournissent l’essentiel des pièces avec une honnêteté appréciable en ce lieu voué au culte du « grand homme ».

*
Postures et virages…
Si peu avertis que les visiteurs (jeunes surtout) soient des postures politiques changeantes adoptées par Hugo au cours du « siècle des révolutions », ils pourront aisément en saisir les virages, les principaux enjeux et le retentissement, notamment grâce à de très nombreuses caricatures de presse choisies pour les illustrer. « Un changement de front. Un grand Poète d’État, poursuivi par la peur des Jésuites et de l’Inquisition, se sauve sur la Montagne », c’est ainsi que le grand discours de janvier 1850 contre la loi Falloux et l’enseignement confessionnel est comiquement résumé par Quillenbois (1821-1867), dessinateur dont le parti versaillais saura réutiliser les planches anti-hugoliennes même après sa mort, quitte à en modifier les légendes.

Un autre de ses dessins de 1850 fut pourvu de ce commentaire en 1871 : « Victor Hugo n’a ni moralité politique, ni science politique, ni idées politiques : il ânonne trois ou quatre phrases sur l’abolition de la peine de mort, sur la haine des prêtres et la grande âme du peuple ; voilà tout son bagage oratoire. Il a admis la légitimité de la Commune et a offert sa demeure aux survivants de la lutte ; il n’a de tendresse que pour les assassins et que de l’indifférence pour les assassinés ».
Propagande trompeuse sur les positions du poète (« Je suis pour la Commune en principe et contre la Commune en application ») mais propagande opiniâtre et parfois haineuse, dont les histoires de la littérature et des révolutions font trop rarement mention comme formant le bruit de fond contre lequel les voix d’Hugo et d’autres eurent à lutter. L’« humanitarisme » puis le « socialisme » dont il se réclama à la fin de sa vie laissent beaucoup à désirer, par leurs silences ou leurs affirmations quelquefois insupportables de paternalisme ou de colonialisme que les documents présentés ne laissent pas dans l’ombre, et c’est peut-être aussi du fait de ces ambiguïtés que les orateurs de ce pays cherchent périodiquement à retrouver des « accents hugoliens ». Reste que le parcours retracé par cette exposition offre une leçon à la fois d’histoire et de politique, le rôle que s’était donné Hugo d’abord sur un mode fantasmatique et théâtral (« Bon appétit Messieurs… ») l’ayant finalement amené aux réalités et au combat.

*
Gilles Bounoure  Dimanche 16 juin 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 199 (13/06/13)

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin