Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

26 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Contre les projets inutiles imposés

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Manifestation à Brest le samedi 7 décembre

Convergence contre les projets inutiles imposés

Aéroport-Notre-Dame-des-Landes,
Centrale à gaz à Landivisiau,
ZAC à Daoulas, rocade de Lanrinou à Landerneau,
Route à travers la vallée du restic à Brest,

Carrière d’extraction de sable à Plouguin,
Port de plaisance au Guilvinec et au Diben à Plougasnou…

Nos dirigeants présentent ces projets comme étant au service de l’intérêt général : il s’agirait de développer les emplois, d’aménager le territoire, de moderniser les infrastructures d’assurer un approvisionnement des matières premières…

Ces discours masquent pourtant une toute autre réalité : destruction de terres agricoles, absence de démocratie, conflits d’intérêts avec le secteur privé, destruction de l’environnement et des lieux de vie… Loin d’être au service de l’intérêt général, ces projets s’inscrivent en fait dans une logique purement financière.

Face à de tels miroirs aux alouettes, nous ne devons pas nous taire : c’est nous qui sommes concerné-e-s, c’est nous qui payons, c’est à nous de décider !

Manifestation à Brest le samedi 7 décembre 2013 à Brest

Rendez-vous Place de la Liberté à 11h.

Suivie d’un rassemblement (stands, cabane, pique-nique…)
en bas de la Place de la Liberté à partir de 12h.

Cette manifestation s’inscrit dans le cadre de la Journée Européenne contre les Grands Projets Inutiles Imposés (GPII) et de la Journée Mondiale du Climat du 8 décembre

http://chris-perrot.hautetfort.com/archive/2013/11/25/manifestation-a-brest-le-samedi-7-decembre-contre-les-projet-5230676.html

26 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Grève à France Télévisions le 28 novembre (acrimed)

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Préavis intersyndical

Nous publions ci-dessous le texte du préavis de grève déposé par l’intersyndicale de France Télévisions (SNJ, CFDT, CGT et FO). Pour en savoir plus, se reporter au communiqué de solidarité d’Acrimed et au tract syndical annexé pour la grève du 7 novembre dernier publiés ici-même et à notre article explicatif du 31 octobre : « Menaces d’asphyxie confirmées pour le groupe France Télévisions ». (Acrimed)

La mobilisation exceptionnelle du 7 novembre a permis de remettre en cause le plan de casse à France Télévisions.

Préavis

Une mobilisation dont la direction ne veut pas tenir compte : elle n’a fait aucune pro- position crédible alors que le ras-le-bol gagne tous les secteurs de l’entreprise. Emploi, temps de travail, harmonisation salariale, fusion des rédactions, et notamment transposition des PTA (Per- sonnel technique et administratif [1]), les motifs d’exaspération sont de plus en plus nombreux. Dans ce contexte, imposer une nouvelle réorganisation et des centaines de suppressions de postes est non seulement inacceptable, mais aussi socialement dangereux.

Les organisations syndicales exigent :

1. L’arrêt de la procédure de plan social qui comporte un plan de suppressions de postes permanents. Ce plan fait suite à la suppression de 500 ETP (Équivalent Temps Plein [2]) non permanents, il organise l’asphyxie des services administratifs, techniques et journalistes dans les outremers, les régions et au Siège, la mise en place illégale et dangereuse des poly-compétences, la réduction alarmante de la fabrication interne, la fermeture de la rédaction de l’AITV, et I’externalisation du sous-titrage de France 2.

2. La négociation d’un projet alternatif sur la base d’une analyse précise et loyale du dossier de I’emploi qui permette une gestion intelligente de la pyramide des âges afin de rajeunir les effectifs, de requalifier les précaires, et de faire face à tous les enjeux de développement. Ce plan comportera entre autres l’analyse de l’activité et du plan de charge, et le principe de priorité du recours aux moyens internes pour la fabrication des programmes ultra-marins, régionaux et nationaux.

3. La négociation d’une méthode et d’un calendrier pour la transposition des PTA garantissant que chaque cas litigieux soit examiné dans le cadre de la commission de suivi de la transposition.

Afin d’obtenir satisfaction de ces revendications, Ies organisations syndicales appellent l’ensemble du personnel à cesser le travail le jeudi 28 novembre 2013, à compter de 0h00 et pour une durée de 24h. Paris, jeudi 21 novembre 2013

http://www.acrimed.org/article4203.html

Notes

[1] Cette dénomination désigne tous ceux qui ne sont pas journalistes. Il y avait auparavant deux conventions collectives (une pour les journalistes et l’autre pour les personnels administratifs et techniques) : la refonte en une seule convention avec de nouvelles grilles de salaires et qualifications pose des problèmes de transposition d’une qualification ou d’un intitulé à l’autre pour les PTA (note d’Acrimed).

[2] Manière de calculer le niveau de l’emploi permanent. Par exemple quatre pigistes à temps partiel peuvent occuper l’équivalent de deux emplois à plein temps (note d’Acrimed).

26 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Fiscalité : « le mécontentement traduit une aspiration à plus de justice et de simplicité fiscale »

France's Junior Budget minister Cahuzac presents France's 2013 budget at the Bercy Finance Ministry in Paris

 Ces derniers mois, la fiscalité est au cœur de l’actualité, que ce soit autour des multiples affaires de fraude fiscale, dont Cahuzac et Tapie sont les plus emblématiques, ou du fameux «  ras-le bol fiscal  ». Secrétaire général de Solidaires Finances Publiques, Vincent Drezet nous donne son appréciation des dernières mesures gouvernementales et du mécontentement global auquel on assiste.

Sandra Demarcq – Le 5 novembre dernier, la loi contre la fraude fiscale a été définitivement adoptée par le Parlement. Va-t-elle vraiment être efficace  ? Vincent Drezet – Cette loi comporte certains points positifs, comme l’extension du champ de compétences de la brigade nationale de répression de la délinquance fiscale, l’autorisation d’ex- ploiter des informations quelle que soit l’origine de l’information, certains renforcements de sanc- tions… Mais ces petits pas en avant sont ne sont pas suffisants au regard des enjeux  : aujourd’hui, en quelques heures, on peut créer plusieurs comptes et sociétés écrans dans les «  paradis fiscaux  » alors qu’il faudra au mieux plusieurs mois au fisc ou à la justice pour remonter la chaîne de la fraude.La réponse n’est certes pas strictement nationale  : l’Union européenne et l’OCDE portent une lourde responsabilité dans l’accroissement de la fraude  : elles prônent toujours la concurrence fiscale et sociale et le recul de l’État, elles n’imposent pas les mesures clés (échange automatique d’informations, règles fiscales communes), ce qui affaiblit sa capacité de contrôle et favorise le développement de la fraude. Celle-ci est évaluée à 1 000 milliards d’euros pour l’UE (dont 60 à 80 milliards en France auxquels il faut ajouter la fraude due au travail non déclaré de 15 à 20 milliards d’euros).

Et au plan national, certaines mesures manquent cruellement  : le renforcement des obligations déclaratives en matière de prix de transfert part exemple ou encore un vrai renfor- cement des moyens humains de l’administration fiscale (au sein de laquelle 30 000 emplois auront été supprimés entre 2002 et 2014, notamment dans les services qui gèrent les dossiers fiscaux et qui contribuent à débusquer la fraude).

Que ce soit du côté des plus riches, ou du côté des salariés et des retraités, le mécon-tentement face aux hausses d’impôts et face aux effets de la «  crise  » semble être unanime. Comment expliques-tu cela  ?

Ce mécontentement, qualifié de «  ras-le-bol fiscal  », n’est pas seulement fiscal  : il est avant tout social, au sens où il mêle perte de confiance dans l’action politique, déception devant les promesses de changement non tenues, colère devant les injustices qui perdurent et désespérance face à la crise. En matière de fiscalité, il traduit une aspiration à plus de justice et de simplicité fiscale. Or les mesures prises ne constituent pas une réforme de fond qui irait en ce sens. Au contraire, avec la hausse de la TVA ou la création du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), c’est toujours la politique de l’offre qui est à l’œuvre.

Ce mécontentement est instrumentalisé par certains intérêts (les «  pigeons  », le Medef par exemple) qui n’ont que faire d’une réforme fiscale  : ils demandent moins d’impôt pour eux, un point c’est tout. Le mélange d’un «  ras-le-bol  » profond et ancien et des stratégies mises en place par ces «  intérêts particuliers  », puissants et visibles, accroît les confusions et donne l’impression d’un «  ras-le-bol  » global. D’où une certaine perte de repères, porteuse de dangers.

L’injustice fiscale est bien réelle aujourd’hui. Comment y remédier  ?

L’injustice fiscale est réelle, elle s’est aggravée au cours des 20 dernières années  : la baisse de certains impôts (l’impôt progressif sur le revenu, l’imposition du patrimoine) et l’explosion des régimes dérogatoires ont favorisé et accompagné le développement des inégalités au profit des agents économiques les plus aisés (essentiellement le 1 % des ménages les plus riches et les grandes entreprises). Au surplus, en l’absence d’harmonisation, la concurrence fiscale européenne, marque de fabrique des politiques néolibérales, a déséquilibré le partage des richesses, exercé une forte pression sur l’action publique alors qu’elle permet la prise en charge des besoins sociaux, et affaibli la redistribution fiscale.

Il faut donc prendre le contrepied de ces orientations. Si le niveau européen est difficile à changer, il n’en demeure pas moins que certains chantiers doivent avancer  : il en va ainsi de l’échange automatique d’informations, de l’harmonisation de la TVA et de l’imposition sur les sociétés et de la création d’impôts européens (impôt sur les sociétés, impôt sur le patrimoine, taxe sur les transactions financières) pour alimenter le budget européen et financer les solidarités, notamment au bénéfice des régions pauvres.

Au plan national, il n’y a pas besoin de l’autorisation de Bruxelles pour rendre la fiscalité plus juste  : la suppression de nombreux régimes dérogatoires, un barème de l’impôt sur le revenu dont la progressivité serait renforcée, un impôt sur les sociétés qui imposerait plus lourdement la distribution de dividendes que l’investissement, une imposition du patrimoine refondue et une fiscalité locale (complexe et déséquilibrée) rénovée assise sur la valeur foncière réelle des biens immobiliers et plafonnée en fonction des revenus sont des réformes souhaitables que la France peut mener seule.

Les agentEs de la Direction générale des finances publiques (DGFIP) sont aujourd’hui les plus «  exposéEs  » à ce mécontentement. Les difficultés pour eux sont de plus en plus nombreuses. Quelles solutions  ?

Les agents sont directement confrontés aux réalités sociales du pays, notamment dans les services d’accueil, de contrôle et de recouvrement. Face à l’explosion de la charge de travail et de sa complexité, il faut un renforcement des effectifs, un changement du mode d’encadrement et des moyens financiers pour améliorer les conditions d’accueil et les conditions de vie au travail ou encore pour rembourser les sommes engagées par les agents lorsqu’ils se déplacent dans le cadre de leurs fonctions. Ces solutions sont nécessaires, les gouvernements successifs ont choisi de faire le contraire.

DREZET Vincent, DEMARCQ Sandra

* Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 218 (21/11/2013). http://www.npa2009.org/

26 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Brest, cinémathèque de Bretagne, toujours en grève après 21 jours (of)

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En grève depuis maintenant 21 jours à Brest, les salariés de la Cinémathèque de Bretagne déplorent « l’inertie du conseil d’administration ».

Aucun médiateur n’a encore été dépêché pour renouer le dialogue entre les salariés grévistes de la Cinémathèque de Bretagne et le conseil d’administration de cette structure associative dédiée à la conservation et la diffusion du patrimoine audiovisuel. Pourtant, la semaine dernière, les représentants des financeurs de la Cinémathèque (le Centre national du cinéma, le Conseil régional de Bretagne, le Conseil général du Finistère, la ville de Brest), ont proposé une médiation pour sortir de cette crise. En grève depuis maintenant 21 jours, les salariés demandent en effet le remplacement du directeur de la Cinémathèque.

Vendredi dernier, le conseil d’administration, après avoir demandé aux membres du bureau, tous démissionnaires, de reprendre leur fonction, avait aussi décidé de solliciter les services d’un médiateur professionnel externe.

Depuis, aucune nouvelle… Face à cette « situation grave », les salariés estiment « inappropriée la lenteur des démarches du conseil d’administration ». Ils se désolent « des conséquences qu’une grève aussi longue a et aura sur les salariés et leur structure elle-même ». Brest – 25 Novembre

http://www.ouest-france.fr/cinematheque-de-bretagne-toujours-en-greve-apres-21-jours-1739987

26 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Portugal, ils protestent contre le budget et réclament des élections (of)

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Des milliers de manifestants se sont rassemblés mardi matin devant le Parlement portugais.

Ils protestent contre les nouvelles mesures de rigueur prévues par le budget 2014.

Les retraités et fonctionnaires les plus touchés « L’heure est arrivée pour le gouvernement de s’en aller », « y en a marre des escrocs, on veut des élections », ont scandé les protestataires réunis à l’appel de la CGTP, la principale confédération syndicale du pays Parmi les manifestants se trouvaient de nombreux retraités et fonctionnaires, les catégories les plus touchées par le train de mesures d’austérité inscrit au budget de l’État pour 2014 dans le cadre du plan d’aide internationale accordé par l’Union européenne et le FMI.

Vote définitif dans l’après-midi Afin de ramener le déficit public à 4% du PIB l’an prochain, le gouvernement de centre droit a présenté un projet de loi de finances prévoyant un effort d’assai- nissement de 3,9 milliards d’euros, grâce notamment à des coupes sévères dans les salaires et les retraites des fonctionnaires. La version définitive de la loi de Finances devait être adoptée mardi en début d’après-midi par la coalition gouvernementale qui détient la majorité absolue.

L’annonce des nouvelles mesures d’austérité pour l’an prochain a provoqué une multiplication des grèves et des manifestations ces dernières semaines au Portugal, mobilisant enseignants, postiers, magistrats et même les forces de l’ordre. Portugal – 13h32

http://www.ouest-france.fr/portugal-ils-protestent-contre-le-budget-et-reclament-des-elections-1740816

26 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Saint-Brieuc, caf: nouveau débrayage ce matin (lt)

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Une quarantaine d’agents de la Caf des Côtes-d’Armor ont débrayé ce mardi matin, entre 10 h 35 et 11 h 30, à l’appel des syndicats CFDT et CGT. Une action quotidienne entamée le 21 novembre dernier.  Ces agents dénoncent « un service public qui n’est plus rendu dans sa continuité et son intégralité » et protestent contre les suppressions de postes, les heures supplémentaires obligatoires, les fermetures régulières des accueils et des permanences locales et les jours de retard dans le traitement des dossiers allocataires. J.V. 26 novembre 2013 à 12h25

http://saint-brieuc.letelegramme.fr/local/cotes-d-armor/saint-brieuc/ville/cotes-d-armor-caf-nouveau-debrayage-ce-matin-26-11-2013-2316698.php

26 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Contre l’austérité, l’injustice fiscale, les licenciements…

NPA

Contre l'austérité, l'injustice fiscale, les licenciements... dans NPA logo-npa-large

le 1er décembre, tous ensemble !

Jean-Marc Ayrault prétend répondre au mécontentement en annonçant une « remise à plat de notre système fiscal«   et sa volonté de relancer le dialogue social. Il n’y a pour les classes populaires rien de bon à attendre de ce nouveau faux semblant du gouvernement. Il ne peut avoir, au final, d’autres effets que de favoriser encore plus le patronat sous couvert de lutte contre les déficits et le chômage.

En finir avec les politiques d’austérité… François Hollande et le PS avaient dit « Non à la TVA Sarkozy« . Aujourd’hui ils augmentent la TVA pour financer un cadeau de 20 milliards aux actionnaires. Et la remise à plat d’Ayrault ira dans le même sens, en pire, si nous ne réussissons pas à inverser les rapports de force pour imposer une autre répartition des richesses. Le gouvernement  prend dans les poches de la population pour donner aux patrons et aux riches. Il invoque la dette pour justifier cette politique, pure hypocrisie car ce sont bien les cadeaux faits au patronat comme les intérêts versés aux banquiers  au titre du paiement de la dette qui ruinent l’économie.

Cette politique est injuste  et inefficace. La dette ne cesse de croître, le chômage augmente. Au nom de la croissance, gouvernement et patronat aggravent le chômage, intensifient les rythmes de travail. Leur course à la compétitivité entraîne la multiplication des plans sociaux. Une telle politique ne vise qu’à la croissance des profits au détriment de toute la société.

Unifier les révoltes A travers tout le pays, la révolte éclate :  les travailleurs de Marine Harvest, d’Alcatel-Lucent, ceux de La Redoute  ou bien d’autres contre les licenciements, les enseignants et les parents d’élèves contre les rythmes scolaires, les sages-femmes, des paysans et des artisans victimes de la crise… Il s’agit aujourd’hui de saisir toutes les occasions qui permettent au mécontentement, aux mobilisations de converger sur le terrain social et politique  contre le gouvernement et le patronat.

L’UMP et le FN osent prétendre parler au nom des classes populaires, c’est un mensonge, une imposture.  C’est à nous, aux travailleuses et aux travailleurs, à la jeunesse de prendre l’offensive pour ne pas les laisser dévoyer le mécontentement.

Au lieu de nous laisser diviser, nous devons unir nos combats. C’est pourquoi le NPA était avec la révolte bretonne à Quimper ou, samedi dernier avec les salariés à Rennes, Morlaix… C’est pourquoi aussi nous appelons à participer, le 1er décembre, à la marche initiée par le Front de gauche. Il est de l’intérêt de toute la population de se battre ensemble contre la hausse de la TVA et l’écotaxe,  pour une fiscalité anticapitaliste et en finir avec l’austérité,  pour l’interdiction des licenciements, contre les expulsions de sans-papiers.

Le 1er décembre sera l’occasion de dire dans la rue nos exigences,  de faire un pas vers la construction d’une opposition politique contre le gouvernement et le patronat.

26 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Sncf, quatre syndicats de cheminots appellent à la grève le 12 décembre (lt)

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Quatre syndicats de cheminots hostiles au projet de réforme ferroviaire appellent à la grève le 12 décembre. 

Ils accusent la SNCF « de tenter de mettre en œuvre la réforme » avant le débat prévu au Parlement au premier semestre 2014. Le préavis de grève déposé par la CGT, l’Unsa et Sud-Rail, rejoints par FiRST, court du mercredi 11 décembre, à 19 h, au vendredi 13 décembre, à 8 h.

Les syndicats s’inquiètent de la création au 1er janvier 2015, à la place de la SNCF et de Réseau ferré de France (RFF), gestionnaire des infrastructures, de trois établissements publics qui, selon eux, mènera à un éclatement du système ferroviaire.

Les objectifs de cette réforme sont de stabiliser la dette du système ferroviaire, qui s’élève actuellement à 40 milliards d’euros, et de préparer le secteur à l’ouverture à la concurrence du transport de voyageurs. 26 novembre 2013 à 07h23 -

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/france-monde/france/sncf-quatre-syndicats-de-cheminots-appellent-a-la-greve-le-12-decembre-25-11-2013-2315460.php

26 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Ça barde chez les Bretons (cqfd)

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Dimanche 27 octobre, au lendemain de l’action contre le péage écotaxe de Pont- de-Buis dans le Finistère, les esprits sont échauffés dans le bar-tabac du bourg de Guerlesquin, situé à une vingtaine de kilomètres au sud-est de Morlaix. « Ça va être la révolution en Bretagne, déclare Patrick dit L’émir, la cinquantaine joviale. On va faire sauter leurs portiques. Ça va barder dans tous les sens. On ira jusqu’à Paris s’il le faut. On peut plus faire autrement. » Patrick est un des maillons de cette chaîne qui se trouve menacée par la crise de l’agroalimentaire en Bretagne : éleveur de poulets, il possède des poulaillers jusqu’en Guadeloupe et au Maroc, d’où son surnom. « C’est un mouvement incontrôlable ! Il n’y a pas de chefs, personne ne décide !  », insiste-t-il étrangement. Le mardi 29 octobre, le gouvernement annonçait la suspension de l’écotaxe afin de calmer les esprits.

Le 31 octobre, le volailler Tilly-Sabco basé à Guerlesquin annonçait sa décision d’arrêter l’exportation de ses poulets à partir de janvier 2014 [1]. Un coup terrible pour cette petite ville de 1 390 habitants dont toute l’activité tourne depuis des décennies autour de l’usine Tilly. Fondée par un fils de boucher dans les années 1950, Tilly était devenue la plus grosse unité d’abattage en Europe dans les années 1980, spécialisée dans le congelé bas de gamme halal à destination des pays du Golfe, jusqu’à 100 000 poulets exportés par jour. C’est l’époque où la famille Tilly possédait la ville si bien que Le Point, en 1989, avait surnommé Jacques Tilly – maire ancré à droite de 1965 à 1989, puis de 1995 à 2001 – «  le Ceausescu du Trégor ».

Même si les abattoirs Tilly-Sabco sont vendus en 1986 et passent entre les mains de Doumeng, le Milliardaire rouge, puis deux ans plus tard dans celles de Gérard Bourgoin qui les cèdera à son héritière Corinne, avant d’être rachetés sous la direction de Daniel Sauvaget en 2008, et qu’ils n’employaient jusqu’à fin octobre que 335 salariés, l’emprise féodale laisse des traces. Certaines ambiances de bar sont minées et les bouches peinent à se délier. « Si on parle de travers, c’est des coups à finir sur la chaîne d’abattage », plaisante Guy, habitant de Guerlesquin qui travaille hors de la ville. Mais si le temps du patronat paternaliste a vécu, c’est celui de la gestion mondialisée, costumée made in Breizh, qui sonne le glas de l’industrie guerlesquinaise. Dès le mois de mai, Sauvaget annonçait la réduction de 40 % des effectifs, puis il y eut l’inauguration aux allures de deuil d’un nouvel atelier de production de saucisses de poulet, juste une semaine avant l’annonce attendue de l’arrêt des exportations.

Les raisons de la crise du secteur avicole ? Une concurrence mondialisée avec le Brésil qui pique tous les marchés orientaux, mais surtout l’arrêt brutal des aides européennes à l’export, hors Union européenne, décidé en février pour un secteur qui vit grâce à 23 % de subventions ! L’écotaxe – en passe de devenir un scandale d’État – a servi de prétexte et de symbole au ras-le-bol pour cette région qui ne peut délester une part de son trafic routier sur un réseau ferroviaire et fluvial peu adapté à l’industrie locale. Et ce en dépit du fait que le gouvernement avait déjà octroyé une réduction de 50 % sur la taxe et que la Bretagne bénéficiait déjà de la gratuité pour son principal axe routier.

Depuis juin, c’est bien un sinistre social qui s’opère dans cette partie du Finistère, touché par une série de plans sociaux, menaçant de détruire plus de trois mille emplois – un millier juste pour Tilly-Sabco ! – directs et indirects, sans guère de solutions de reclassement immédiat. Or, cette crise – krisis en grec signifie aussi « carrefour » – est aussi celle d’un modèle agro-industriel, rendu vulnérable par le dumping social mondial et partout décrié comme vecteur de pollution et producteur de malbouffe [2]. Qui a intérêt à sauver ce « modèle breton » sous perfusion ? « À en croire les présidents des chambres d’agriculture de Bretagne, le modèle défendu mériterait que l’État continue de soutenir l’agriculture et l’agroalimentaire, écrivait Raymond Penhouët, producteur de lait à la retraite et président de la FADEAR, réseau pour l’agriculture paysanne proche de la Confédération paysanne, dans un courrier non publié, adressé à Ouest-France fin septembre. 570 euros par mois, c’est le revenu moyen des fermes sans les aides, si on ajoute 1,5 actifs par exploitation, il n’y a pas de quoi fanfaronner. […] La part de plus en plus importante des aides PAC dans le revenu revient à dire que l’agriculture bretonne est sous perfusion. »

Ce qui est frappant dans cette situation, c’est l’incapacité des acteurs et des victimes de ce naufrage à remettre en cause un modèle qui leur fait toucher le fond aujourd’hui. Depuis les choix agricoles des années 1950, l’omerta et le déni ont régné en Bretagne sur les conséquences environnementales du remembrement et de l’élevage intensif, sur les risques socio-économiques de la mono-activité – ou encore sur l’usage intensif des pesticides, dont les agriculteurs sont les premiers malades, sans parler des pollutions d’algues vertes causées par les épandages de lisier. « Les gens ne se posaient pas de questions, explique Jimmy. Travailler dans l’agroalimentaire en Bretagne, c’était avoir la sécurité de l’emploi à vie. D’ailleurs, la plupart n’ont jamais pensé à contracter d’assurance chômage. » « C’est un modèle au bout du rouleau, insiste Raymond Penhouët, contacté par CQFD. Le slogan “libre pour gagner et aider pour ne pas perdre” implique ici à la fois le recours toujours croissant aux subventions et la réduction des coûts de main-d’œuvre pour rester performant, comme dans le cas de Gad où l’on fait venir des intérimaires étrangers, ukrainiens ou roumains, payés 5 euros l’heure… »

Le désarroi social actuel produit une promiscuité inédite et paradoxale au sein de cette fronde baptisée des « bonnets rouges » avec un sens aigu du marketing territorial [3] et téléguidée en sous-main par la FNSEA et le Medef local : élus de gauche et de droite, régionalistes de gauche, identitaires d’extrême droite, militants du NPA chevillés à la défense de l’emploi, agriculteurs « conventionnels », artisans étranglés par les taxes, petits patrons esclaves des banques et prolétaires sacrifiés. Le 2 novembre à Quimper, Sauvaget – qui a décidé du plan social de sa boîte avec un certain sens du timing politico-social et rejette toute la responsabilité sur le seul ministre Le Foll – défilait avec « ses » ouvriers : patrons et salariés, tous ensemble ! Après le succès de cette mobilisation qui a rassemblé plus de 20 000 personnes, Thierry Merret, président de la FDSEA, et un des organisateurs du rassemblement, déclarait qu’il fallait « moins de contraintes administratives, environnementales, fiscales et sociales ». C’est le même Merret qui monte depuis des années systématiquement au créneau contre les « écologistes intégristes » et clame l’innocuité des nitrates sur la pollution de l’eau [4]… Il ne s’agit pas de gager l’extension de ce mouvement en une révolte anti-austérité plus vaste, mais les intérêts défendus par un jeu de pression sous le vernis de la fronde antijacobine visent avant tout à obtenir du gouvernement les garanties de subventions publiques et européennes.

Avec son Pacte d’avenir pour la Bretagne, Ayrault cherche à donner des gages au secteur agro-industriel. En visite à Rennes fin septembre, il déclarait déjà que « le modèle agroalimentaire breton [n’était] pas mort  » et avait autorisé les éleveurs bretons à construire des bâtiments d’élevage intensif « sans contrainte »… Depuis la révolte bretonne, le gouvernement a promis de lâcher un milliard d’euros pour l’économie bretonne, le doublement de l’enveloppe consacrée à la Bretagne de la PAC pour les sept ans à venir, passant de 175 à 368 millions d’euros, plus 15 millions d’euros débloqués en urgence pour les entreprises en difficulté. Un nouveau rendez-vous de mobilisation prévu par le collectif « Vivre et travailler en Bretagne » pour le 30 novembre donnera la température de ce « mouvement complexe [5] », notamment si le patronat retire ses billes.

Jean-Claude Balbot, animateur des Centres d’initiatives pour valoriser l’Agriculture et le milieu rural (CIVAM) et éleveur de bovins dans les monts d’Arrée, à la retraite depuis peu, s’avoue « déprimé par la confusion ambiante, entre les ouvriers de Gad qui se foutent sur la gueule à Josselin et se font séparer par les flics et ceux qui défilent pour leur patron à Quimper… » Ayant assisté aux discussions au ministère, il a pu prendre la mesure de l’ignorance du monde paysan qu’a le gouvernement : « On se trompe d’objectif : face à l’urgence, le gouvernement va renforcer la cause de cette urgence. Or, cela fait longtemps qu’on a fait l’évaluation de la politique publique agricole et de son échec. Il faudrait faire un pas de côté, arrêter les investissements faramineux – comme ces cathédrales d’élevage de pondeuses sur plusieurs étages –, et se demander comment faire fonctionner durablement les fermes en dégageant du revenu, sans se gaver d’argent public et tout en respectant l’environnement. C’est ce que j’ai fait pendant 40 ans et qu’on ne me dise pas que c’est réservé à une élite !  » .« Finalement ce que je déplore le plus dans cette situation, lâche-t-il dans un soupir, c’est que, depuis dix ans, la joie a déserté les campagnes. Les paysans disparaissent, on ne connaît plus ses voisins et on ne voit plus d’assemblée de paysans qui rigolent entre eux le soir au café. Rendre les gens malheureux, c’est ça le crime ! »

Dernière minute Le 22 novembre, Daniel Sauvaget annonçait que le dispositif exceptionnel décidé par l’Europe lui permettrait finalement de prolonger son activité après janvier. Comme quoi les prises d’otages – en l’occurence des 335 salariés de Tilly-Sabco menaçés par le plan social annoncé par Sauvaget un mois plus tôt – peuvent parfois s’avérer fructueuses ! « Ouf, on respire à Guer- lesquin… Vive l’Europe ! Nous aussi on est heureux, car vraiment on sent que c’est pas un sursis… comme depuis 15 ans », confie Micheline, une habitante, avec un brin d’ironie.

Ouvriers vs ouvriers Les 60 salariés licenciés du site Gad de Lampaul-Guimiliau (Finistère), ne s’attendaient pas à être accueillis de la sorte le mardi 22 octobre devant l’abattoir de cochons du groupe de Josselin (Morbihan). Venus bloquer la sortie des camions pour se faire entendre par la direction, ils furent reçus par 400 ouvriers en blouse qui les ont repoussés violemment, appuyés par quelques agriculteurs liés à l’activité de l’entreprise. « Quand on n’a plus de travail, on en cherche, on ne vient pas manifester pour rien et emmerder le monde », invectivait une salariée de Josselin, elle-même sans doute en sursis. Les gendarmes, appelés en renfort, sont intervenus à plusieurs reprises pour séparer les manifestants. « Avec des ouvriers comme ça, plus besoin de milice patronale ! », commentait un délégué FO de Lampaul.

Paru dans CQFD n°116 (novembre 2013), par Mathieu Léonard,   mis en ligne le 25/11/2013

http://cqfd-journal.org/Ca-barde-chez-les-Bretons

25 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Violences faites aux femmes: des luttes à mener !(1)

Quand on te dit que si tu ne veux pas être violée, tu n’as qu’à pas porter une jupe aussi courte / sortir après minuit / boire d’alcool.

Les violences faites aux femmes sont multiples : psychologiques, physiques, sexuelles… ces trois dimensions s’articulant fréquemment.

Cela va du harcèlement psychologique des publicités et des médias (1) aux viols conjugaux (2), en passant par la pénibilité plus importante du travail des femmes (3). Et bien sûr, jusqu’au meurtre.

Une fonction politique 174 femmes sont mortes en 2012 en France sous les coups de leur compagnon ou de leur ex, soit une moyenne d’un décès tous les deux jours (4). Ces assassinats sont en augmentation constante (146 en 2011).
Il est de bon ton de se désolidariser des auteurs de ces actes, de considérer ces violences comme des « dérapages », des « excès », voire des « déviances ». Il n’en est rien. Les violences faites aux femmes font partie intégrante du système patriarcal.  Des conséquences logiques de l’ob- jectification des femmes, qui assène depuis l’enfance que les femmes sont et doivent être à la disposition des hommes. Elles ont aussi une fonction répressive qui participe au maintien du système.

Le couple hétéro, recours ou piège ? Il suffit de regarder d’un œil critique l’injonction à être en couple hétéro-sexuel. Cette structure constitue comme on le sait un cadre d’exploitation non ré- munérée de la force de travail des femmes au bénéfice direct de leurs compagnons.  En passant de célibataires à «en couple», les femmes assument en moyenne 45 minutes de travail ménager sup- plémentaire, et les hommes… 7 minutes. Pourquoi donc les femmes continuent-elles à y adhérer ?

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Il faut regarder les motivations : le plus souvent les femmes vont mettre en avant le sentiment de sécurité. Un sentiment plutôt faussé lorsque l’on sait que la plus grande part des violences physiques et sexuelles envers les femmes ont lieu dans la sphère familiale !

La solidarité masculine, contre l’émancipation féminine Pour le comprendre, ce sont bien les violences omniprésentes et systématiques qu’il faut considérer. Les femmes sont poussées à s’associer à un homme (et donc à lui fournir des services domestiques et sexuels) dans un contexte où elles sont menacées par la violence… des autres hommes.

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C’est encore l’image de l’assassin et du violeur de rue ou des transports en commun, qui exclut les femmes de l’espace public. C’est enfin la solidarité entre hommes qui permet avec bien- veillance le harcèlement de rue, d’autant plus qu’une femme n’est pas clairement appropriée par un homme.

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Il s’agit bien là d’un système où la violence est utilisée pour astreindre les femmes à l’exploitation. Car le patriarcat n’est pas une idéologie flottante, mais un système dont une catégorie de la population est bénéficiaire.

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On peut souligner que la vulnérabilité économique des femmes est une autre pierre angulaire du maintien du patriarcat : c’est bien la peur de la pauvreté qui oblige de nombreuses femmes à rester avec leur compagnon.

La nécessité d’un mouvement autonome féministe de lutte des classes Le capitalisme est constitué actuellement sur des bases patriarcales : par exemple seulement 11 % de femmes dans les conseils d’administration du CAC40, un patrimoine qui continue de se transmettre par les hommes, comme on le voit avec l’interdiction de la PMA pour les femmes « sans homme », célibataires ou lesbiennes).

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Pour autant, s’il utilise des mécanismes du patriarcat, il sait fort bien s’accommoder des évolutions de genre. Comme le suggère Christophe Darmangeat, « en transformant le travailleur comme la travailleuse en salariés, dont les efforts devront s’échanger contre une certaine somme d’argent, le capitalisme établit que leur travaux, pouvant être mesurés par un étalon commun, sont constitués d’une substance unique ».

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La division sexuelle du travail et l’oppression des femmes ne sont donc pas nécessaires au capitalisme, qui peut leur survivre : elles proviennent d’un système différent. La fin du capitalisme ne provoquerait donc pas mécaniquement la fin de l’oppression et de l’exploitation des femmes en tant que femmes, puisque celle-ci découle du patriarcat.

Si donc il importe de veiller à l’articulation entre ces deux systèmes (mais aussi avec d’autres oppressions comme le racisme), il n’est pas possible de limiter la lutte pour l’émancipation des femmes à une intervention syndicale ou parasyndicale.

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Les luttes contre les violences, pour le droit à disposer de son corps, nécessitent un mouvement autonome des femmes. Cela ne signifie pas un mouvement intégralement non mixte, mais avec des cadres non mixtes pérennes. Cela ne signifie pas non plus un mouvement a-classiste, ni qui reproduise d’autres formes d’hégémonie, en s’aveuglant sur l’articulation avec d’autres oppressions, comme celles des lesbiennes et des bisexuelles, des femmes racisées, en situation de handicap… Enfin, cela ne signifie pas un mouvement qui dédouane les autres organisations ouvrières d’intervenir dans le champ de la lutte contre le patriarcat.

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Cela signifie un mouvement dirigé par et pour les femmes, dont l’émancipation des femmes constitue la boussole et la priorité. C’est-à-dire, en peu de mots, l’auto-organisation des opprimées. Le rôle du NPA en tant qu’organisation révolutionnaire est donc de contribuer à (re)construire un tel mouvement, en s’y investissant et en reconnaissant sa nécessité et sa légitimité.

Chloé Moindreau Dimanche 24 novembre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 218 (21/11/2013)

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