Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

23 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Conflit en Syrie : les éditocrates s’habillent en kaki (Acrimed)

Conflit en Syrie : les éditocrates s’habillent en kaki (Acrimed) dans Antiimpérialisme usa-leyendecker-yung-man-father-try-on-uniform

Comme les escargots lorsque tombent les premières gouttes de pluie, à chaque projet de guerre humanitaire et à chaque intention de lâcher quelques bombes, les va-t-en guerre sont de sortie. Guerre du Golfe, Yougoslavie, Kosovo, Afghanistan, guerre du Golfe la suite, Lybie, les médias aiment donner la parole au GI-Joe de la pensée géopolitique. Avec le conflit en Syrie, ils sont particuliè-rement nombreux… et particulièrement en forme. Les commentateurs en tous genres ont été contraints de modifier leur analyse et leur plan compte tenu de l’agenda international. Il y a un « avant » et un « après » 9 septembre. En effet, le 9 septembre la Russie propose de soumettre les armes chimiques de la Syrie à un contrôle international. Avant cette proposition, la plupart des éditocrates étaient favorables à une intervention armée (ciblée et humanitaire – sic). Après, ces mêmes éditocrates étaient – toujours – favorables à une intervention armée (ciblée et humanitaire – resic).

L’état-major Dans une nouvelle saison de cette série répétitive, le général en chef pourrait bien être Bernard Guetta. Depuis la fin du mois d’août il a délaissé sa cape bleue ornée d’étoiles pour un ensemble kaki sur lequel il espère apposer de nombreuses médailles. Dans Libération (3 septembre 2013), il revient sur les arguments des opposants à une intervention militaire en Syrie. Sa tentative de démontage consiste à aligner quelques lapalissades cocasses dont celle-ci : « Dès lors que des gaz de combat ont bel et bien été utilisés, celui qui a pu le faire est celui qui en avait et non pas celui qui n’en avait pas, le pouvoir et non pas l’insurrection. » CQFD. Puis il ajoute d’étonnantes remarques pour un spécialiste de la géopolitique : « rien ne dit que des frappes limitées précipiteraient une guerre mondiale ou même régionale. » Mais rien ne dit le contraire non plus.

La proposition russe du 9 septembre n’entame pas la virulence de ses arguments. Ainsi Bernard Guetta sur France Inter commente : « La seconde clarification apportée par ce coup de théâtre russe est qu’il est bel et bien nécessaire et non pas forcément aventureux ou va-t-en-guerre de ne pas accepter l’inacceptable et d’envisager de le sanctionner par la force. » Puis il ordonne : « Il ne faut pas, autrement dit, renoncer à la force. » (10 septembre) « À l’attaque ! » aurait-il ajouté en studio, une fois le micro coupé.

Le 27 août, Bernard-Henri Lévy – autre général de circonstance – se lâche dans « Le Grand Journal » sur Canal Plus : « Quand je vois les 75% de pacifistes qui disent :’’tout sauf la guerre’’, quand j’entends ’’Paix, paix, paix’’, j’entends ’’mort, mort, mort’’. » « Et il n’y a rien d’autre de possible que la guerre ? » lui demande-t-on, « Mais tout a été tenté » réplique-t-il. C’était quelques jours avant la proposition russe acceptée par les États-Unis et la France… Sur RMC il maintient que « ne pas intervenir en Syrie serait une honte » (29 août). [1] Puis, dans Le Point (12 septembre), il s’énerve contre ce qu’il appelle « la diplomatie d’opinion » et il argumente : « François Mitterrand ne se soucia pas de « l’opinion » quand il prit la décision historique d’abolir la peine de mort. Charles de Gaulle ne commença pas par sonder, amadouer, séduire, « l’opinion » quand, élu sur un programme prévoyant la poursuite de la guerre en Algérie, il décida de faire l’inverse. (…) Gouverner c’est, aussi, déplaire. » Bombarder, c’est mieux…

Son collègue à la coupe au bol, le colonel André Glucksmann, est sur la même ligne : « Le mieux est d’éloigner la chute dans le pire, donc d’interdire le meurtre massif des enfants et le gazage d’une population morceau par morceau. Voilà pourquoi la réplique américano-française s’impose. » (Le Monde, 6 septembre) Une réplique ciblée et humanitaire, cela s’entend.

Les sous-officiers Pour Laurent Joffrin, l’intervention est « inévitable » (Le Nouvel Observateur, 27 août), et il justifie cela avec un argu- ment pour le moins friable : « L’absence de riposte des Occidentaux face à l’utilisation d’armes chimiques par le régime d’Assad délivrerait à tous les dictateurs de la terre un passeport pour la barbarie. » Il aurait pu avancer pareil argument pour encourager les interventions en Libye ou en Irak… pourtant les ripostes des occidentaux à l’époque, n’ont pas empêché au dictateur Assad de faire usage de la barbarie… Ensuite, Joffrin, spécialiste de tout et de rien, affirme que « Saddam Hussein mis à part, aucun pays n’a fait usage de l’arme chimique au combat depuis près d’un siècle. » Négationnisme ou bêtise [2] ? Le directeur du Nouvel Observateur a sans doute oublié qu’il y avait eu une guerre au Viet Nam (petit pays, à droite sur la carte), et que durant ce conflit, l’armée des États-Unis avait usé et abusé d’armes chimiques. Puis, il ajoute, que « dans ces circonstances, il n’est qu’une solution : donner un avertissement sévère à ce régime insensé et barbare qui gaze sa propre population »… On comprend mieux pourquoi il ne sera jamais officier.

Dans l’émission, « Ce soir ou jamais » (France 2, 6 septembre), Frédéric Encel, géopoliticien de la télé, pense : « Je pense qu’il y a des guerres justes. Toutes les guerres ne sont pas faites pour le fric. » Puis il explique que « la puissance doit être assumée. (…) Je ne suis pas pour une guerre, je suis pour une intervention symbolique. » Ouf ! Encel est contre la guerre.

Pas de quartier non plus dans « C dans l’air », sur France 5, avec deux émissions intitulées, les 2 et 4 septembre, « Y aller ou pas ? » et « Les frappes se précisent », qui n’ont donné la parole qu’à des intervenants favorables (dont deux fois Christophe Barbier) à une riposte américano-française.

Les petits soldats Dans Le Monde (26 août), Natalie Nougayrède semble excédée – mais la colère ne lui réussit guère : « Ne pas réagir avec fermeté à l’événement chimique syrien serait ouvrir la voie à l’ensauvagement de notre ère à l’échelle mondiale » Puis, usant du même argument que Laurent Joffrin, elle écrit : « Ne rien faire reviendrait à donner un blanc-seing aux crimes contre l’humanité et à ruiner l’édifice de normes internationales élevé en rempart contre l’emploi d’armes de destruction massive. Le signal envoyé indirectement à l’Iran et à la Corée du Nord serait un message de laisser-faire. »

Plus amusant, l’article paru sur le site de France Info, le 27 août, s’interroge : « Comment rendre légitime une intervention militaire en Syrie ? ». L’auteur envisage ici « plusieurs scénarios [qui] permettraient de passer outre les vétos russes ou chinois. » Malin. Évidemment Acrimed est bien incapable (et ce ne serait pas dans son rôle) de se prononcer sur une éventuelle intervention militaire en Syrie. De plus, les médias n’ont pas tous une attitude de suivisme dans ce conflit, mais force est de constater qu’une grande partie des chefferies éditoriales se complaisent dans leur rôle de commandants en chef des armées. Et s’il n’est pas étonnant de retrouver toujours les mêmes (Lévy, Glucksmann, Guetta, Encel…) promouvoir la guerre du haut de leur superbe ignorance, il est déplorable que du temps d’antenne ou des pages leur soient (encore) abondamment cédés pour qu’ils puissent claironner leurs opinions, plutôt qu’à des journalistes qui désireraient simplement informer sur les tenants et les aboutissants du conflit… Mathias Reymond, le 23 septembre 2013 http://www.acrimed.org/article4143.html

Notes:

[1] Dans ses péripéties médiatiques, Lévy dit aussi n’importe quoi. Il explique par exemple que « la Russie est un pays malade. La Russie est un pays exsangue dont le commerce extérieur, par exemple, est l’équivalent de celui des Pays-Bas. » (Le Point, 29 août) Si la Russie a une balance commerciale de 81,3 milliards de dollars, proche de celle des Pays-Bas (77 milliards), elle se classe tout de même en cinquième position mondiale. Loin devant des pays comme la France (188e), la Grande Bretagne (187e) et les États-Unis (bon dernier, avec une balance commerciale négative de – 487 milliards de dollars).

[2] Voir la remarquable enquête sur « Laurent Joffrin, le journaliste le plus bête de France ».

23 septembre 2013 ~ 1 Commentaire

Alerte ondes Bretagne, un collectif régional contre les « méfaits des ondes » (LT)

Alerte ondes Bretagne, un collectif régional contre les

Hier, à Pontivy, les représentants de 200 associations bretonnes ont créé un réseau Alerte ondes Bretagne, qui se donne pour objectif d’informer le grand public sur les méfaits des ondes électro-magnétiques.

« Aujourd’hui, il y a des gens qui sont réellement dans l’urgence. Qui ne peuvent plus vivre dans leur logement et se retrouvent sous des tentes, à l’orée d’une forêt ou en pleine campagne », assure Dominique Le Gal, président d’une association des Côtes-d’Armor. Hier au Palais des congrès de Pontivy une trentaine de membres de collectifs de lutte contre les ondes électromagnétiques, représentant environ 200 asso- ciations bretonnes, étaient réunis pour attirer l’attention sur le problème des ondes électromagnétiques.« Il y a des gens qui sont très mal, c’est une véritable allergie qui peut conduire à une désocialisation. Ils ne peuvent plus travailler et subissent même les nuisances de leurs voisins », explique Carl Chatagnon président d’Alterondes 35.

Une première Cette première rencontre régionale des collectifs et associations de Bretagne a été l’occasion de créer un réseau Alerte ondes Bretagne qui se donne pour objectif d’informer le grand public sur les méfaits des ondes électromagnétiques. Il veut également interpeller les autorités et les élus, afin qu’ils puissent appliquer le principe de précaution pour protéger les populations. La Bretagne comme d’autres régions connait une multiplication des antennes relais de téléphonie mobile, notamment en raison de l’arrivée de la 4G, mais également d’autres pollutions comme le WiMax, le WiFi…

Appel aux personnes allergiques Alerte ondes Bretagne demande, très concrètement, au conseil régional de Bretagne et aux conseils généraux, d’appliquer les préconisations faites par l’Union européenne, à savoir la diminution des seuils d’exposition, notamment auprès des populations les plus jeunes : dans les lycées, les collèges, les écoles, les crèches et aussi les hôpitaux et maisons de retraite, qui sont de leurs compétences. D’autre part, les membres du collectif souhaitent faire un état des lieux des personnes malades ou allergiques aux ondes. « Nous lançons un appel à toutes les personnes atteintes d’une hyper-électrosensibilité afin qu’elles se fassent connaître », demande Carl Chatagnon. Enfin, de façon plus large, ils demandent que « le principe de précaution soit appliqué devant le risque sanitaire aujourd’hui reconnu par bon nombre d’études, notamment le dernier rapport Bio-initiative de 2012, et que la solution filaire soit privilégiée ».

Contact : alerte.ondes.bretagne@gmail.com Véronique Le Bagousse 23 septembre 2013 à 07h26

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/morbihan/ondes-electromagnetiques-un-collectif-pour-sensibiliser-23-09-2013-2242966.php

Commentaire: Ce n’est pas une prise de position, mais une info! De plus en plus de gens se plaignent, est-ce en relation avec la Wi-FI?

23 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Olivier Besancenot sur France 2

NPA

Olivier Besancenot sur France 2 dans NPA 755072-olivier-besancenot-diapo-1

Olivier Besancenot sera lundi 23 septembre à 22H55 sur France 2

 

22 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Il fait beau, alors on colle!

Il fait beau, alors on colle! dans Brest et région img_0244

img_0241 dans Brest et région

img_0240

22 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Urgences : dangereux mirages sécuritaires

Urgences : dangereux mirages sécuritaires dans Macronie 1929516

Un véritable feuilleton « Marseille capitale de la violence » a occupé la « une » des médias pendant l’été. L’hôpital n’a pas échappé à cet emballement politico-médiatique.
En réponse, l’assistance publique hôpitaux de Marseille (APHM) vient de faire connaître le 9 septembre une liste de « 30 mesures » contre l’insécurité à l’hôpital. Celles-ci vont de la vidéo-surveillance au renforcement des patrouilles de police, en passant par la fermeture nocturne des entrées. Elles ne font souvent que reprendre des propositions déjà censées s’appliquer et restées sans effet.
Au-delà de faits divers spectaculaires, insultes, « incivilités », voire agressions physiques, sont effectivement devenues le lot commun des personnels des urgences, à Marseille comme dans toutes les grandes villes.

Elles ajoutent un stress supplémentaire à des conditions de travail déjà insupportable. Et c’est à juste titre que les personnels exigent de ne plus travailler « la peur au ventre ». Encore faudrait-il s’attaquer aux causes qui engendrent cette situation et qu’éludent délibérément les discours et réponses sécuritaires.
Graines de violence… Le terreau des violences que subissent les personnels, se trouve en effet pour une large part dans l’impuissance d’un hôpital soumis aux politiques libérales d’austérité. Qui parle de la violence que constitue pour les patients et leurs familles des heures d’attente, sur un brancard, dans un couloir, sans que personne n’ait le temps de s’occuper de vous, et des frustrations que tout cela engendrent ?

Qui parle de la violence que constitue le renvoi chez eux de patients parce que les urgences « ne font pas de la bobologie » ? Qui parle de l’impossibilité de trouver un lit, faute de place, dans le service ou la personne doit être admise ? Qui évoque l’absence de temps pour « prendre soin » de celui ou de celle qui souffre, quand le personnel doit être avant tout « rentable », et apporter une réponse « efficiente » dans le temps le plus court possible ?
S’attaquer aux causes de la violence aux urgences, ce serait d’abord faire que les urgences ne soient pas le seul lieu d’accueil de la détresse et de la demande de soin (fut-elle ce que certains appelle avec condescendance « bobologie » quand il s’agit de la mission essentielle du service public qu’est la prévention).
Pour cela, il faudrait un service de santé de proximité 24h/24, public et gratuit, dans les villes et les quartiers. Il faudrait cesser les restructurations hospitalières, et la fermeture des services d’urgence de proximité (en région ou comme à Paris-Hôtel Dieu), ce qui entraîne la surcharge des urgences des hôpitaux restants. Il faudrait accroître les effectifs hospitaliers pour permettre le temps de l’accueil et de l’écoute de tous. Il faudrait enfin en finir avec les suppressions de lits et de services, le travail à « flux tendu », et la course à la rentabilité du soin.
Cela veut dire mettre tout simplement un terme aux politiques d’austérité qui gangrènent les services publics. Cesser par fatalisme de mener ce combat, pour se replier sur la demande de moyens sécuritaires, apparemment plus « audible », est une impasse pour les personnels et leurs organisations syndicales. Cela ne résoud rien, si ce n’est de frayer un chemin à l’extrême droite.

J.C.Delavigne Samedi 21 septembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 209 (19/09/2013)


 

22 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Loi Duflot : mauvaise allure

Loi Duflot : mauvaise allure dans Jeunes holande

Trouver facilement un logement, ne pas le payer plus que 20 % de ses revenus, proche d’un lieu de travail ou d’études, de bonne qualité pour ne pas payer trop de chauffage… le projet de loi ALUR défendu par Cécile Duflot ne permettra rien de cela.
Un dispositif d’encadrement des loyers a donc été adopté par l’Assemblée nationale, malgré diverses analyses indiquant qu’il allait surtout faire baisser 10 % des loyers les plus chers, et qu’il pouvait au contraire provoquer une augmentation des loyers les plus bas et donc pénaliser les plus pauvres.

Obtenir une baisse ou refuser une augmentation, pour des raisons qui restent encore très floues : sectorisation, nature des travaux effectués, définition de « caractéristiques exceptionnelles »,  relèvera du parcours du combattant. Le PCF s’est abstenu, un communiqué du PG voit lui dans cette loi « un pur produit du social-libéralisme » et appelait donc à manifester avec la Plateforme des mouvements sociaux.
Pour les locataires… ou pour les propriétaires ? L’Assemblée nationale a aussi adopté la garantie universelle des loyers (GUL), qui doit protéger les propriétaires bailleurs des impayés de loyers. Gérée par un établissement public, elle permettra la prise en charge des loyers impayés et un accompagnement social des locataires défaillants. Financé à parts égales entre le bailleur et le locataire, le ministère annonce   1, 5 % à 2 % du loyer annuel, mais les estimations des assureurs portent sur au moins le double. On fait donc payer par tous les locataires du privé un problème qui ne concerne que 2 % des loyers et qui ne répondra de toute façon pas à la plus grande « crainte » du propriétaire : voir son logement dévasté par le locataire indélicat…
De plus, les députés ont osé prendre un amendement sur les pénalités de retard de paiement des loyers, ce qui va accentuer le déséquilibre des relations entre les locataires et les propriétaires et une fois de plus pénaliser les foyers les plus précaires. En effet, beaucoup de pensions, indemnités ou encore revenus complémentaires sont la plupart du temps versés bien après le 30 du mois, ce qui justifie certains décalages de paiement du loyer.
Des mesures qui ne satisferont personne, compliquées à mettre en œuvre, dans l’oubli total des plus fragiles : sans-domiciles, mal-logés, migrants, précaires… et les jeunes (« jeune », un mot une seule fois écrit dans les 170 pages du projet…).

Rien sur les réquisitions toujours au point mort. Rien sur le relogement des 40 000 prioritaires Dalo toujours en attente. Rien sur l’abrogation de la loi Boutin et des autres lois qui conduisent à la marchandisation du logement social, à la hausse des loyers HLM. Rien concernant le 1 % logement et le Livret A qui permettent de financer la construction des HLM, actuellement détournés pour d’autres usages (30 milliards du Livret A ont ainsi été offerts aux banques le 1er août) alors qu’ils devraient financer annuellement 1 million de mises aux normes thermiques et les 150 000 logements sociaux promis. Bref, rien de concret sur le fond du problème, le manque de logements !

Isabelle Guichard
Sur npalogement.blogspot.fr, diverses analyses, ainsi que les revendications du Collectif des associations unies contre le mal-logement.

Samedi 21 septembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 209 (19/09/2013)

22 septembre 2013 ~ 1 Commentaire

Faut-il frire Bernard Friot (et son salaire socialisé)?

Faut-il frire Bernard Friot (et son salaire socialisé)? dans Retraites capitaine-haddock-753x10241-220x300

A l’heure où le PS se propose de « réformer » les retraites, ou plutôt de les diminuer sous une forme ou une autre, plusieurs voix s’élèvent à gauche pour défendre « d’autres réformes, citoyennes, démocratique, etc. »

L’une d’entre elle est celle de Bernard Friot. Un économiste et sociologue, enseignant à Paris X, proche du Front de Gauche. Mais que propose au juste cet universitaire altermondialiste ? Faut-il prendre pour argent comptant ce qu’il dit ? On va essayer de décrypter son projet de « salaire socialisé ».

Pourquoi parler de Friot en particulier ? A tantquil, on a rien de personnel contre lui. Mais il fallait bien commencer quelque part. Et puis les théorie loufoques de Friot sont bien significatives d’un argumentaire qui obtient aujourd’hui  de plus en plus d’échos dans l’extrême gauche, y compris libertaire :  une gestion alternative du capitalisme serait possible. Il suffirait ainsi de repeindre en rouge le salariat pour faire disparaitre l’exploitation qui va avec d’un bon coup de baguette magique (et citoyenne)… Allons donc voir ça de plus près

Tout commence bien: Friot fait une critique du discours patronal sur les retraites. Il explique que la hausse de la durée de travail et du départ à la retraite n’est pas inéluctable, ce avec quoi on ne peut qu’être d’accord… Ensuite, il explique que les cotisations sociales font partie intégrante du salaire, ce qui est son point de départ.

Salaire indirect ou salaire socialisé ? En effet, les cotisations salariales s’élèvent à 23% du salaire brut et alors que les cotisations patronales représentent environ 50% du salaire. Si elles ne vont pas directement dans la poche du salarié, elles font partie du salaire, elles financent indirectement une série de caisses. Si celles-ci n’existaient pas, ces dépenses coûteraient très cher au salarié : assurance maladie, chômage et retraites. Par exemple, un smicard qui travaille à plein temps, va toucher 1 121,29€ net. Cela va représenter son salaire direct. Son patron va aussi payer 23% de cotisations salariales et entre 50% et 53% de cotisation patronales. En plus de son salaire direct de 1121,29€, il touche 257,80€ de cotisations salariales et 571,70€ de cotisations patronales, soit 829,60€ de salaire indirect. Il ne touchera pas cet argent directement, qui servira à payer des cotisations dans de diverses caisses d’assurances étatisées.

Ces cotisations payent l’assurance maladie, le chômage, et les retraites. Quand l’état ou le patronat réduisent le montant de ces allocations, de ces prestations ou augmentent la durée de cotisation, ils réduisent le salaire indirect ou salaire différé. Là où on sera moins d’accord avec Friot est que celui-ci va parler de salaire « socialisé » pour qualifier ce système de cotisation. Socialisé voudrait dire, que ce salaire appartient à tous les salariés, et que tous décident démocratiquement de comment s’en servir.

Or, c’est loin d’être le cas. Le chômage, l’assurance maladie et surtout les retraites fonctionnent comme des caisses d’assurances. Une certaine cotisation (en trimestres, en heures de travail) ouvre droit à une indemnisation plus tard. Ces gigantesques caisses d’assurances sont gérées par l’état, les patrons et les syndicats représentatifs (qui n’ont qu’un tiers des voix), et si les partenaires ne tombent pas d’accord, c’est une loi qui tranche.

Ce mode de gestion est très loin d’être socialisé, mais plutôt étatisé. S’il suffisait à quelque chose d’être financé par des impôts et encadré par l’état pour être  « socialisé », les coups de matraques donnés par des flics à des ouvriers qui se font licencier seraient aussi du salaire « socialisé » redistribué généreusement par l’état.

Une grande réforme magique A partir de l’idée que les cotisations sociales représentent un salaire « socialisé », Friot développe un grand projet de réforme qui fusionnerait capitalisme et communisme, le tout sans violence. L’idée de base est simple, peut-être un peu trop simple. Tout le monde touche un salaire, qui est indépendant du travail, grâce à une taxe à 100% sur le chiffre d’affaire des entreprises. L’état redistribue cette taxe sous forme de salaire socialisé et tout le monde devient en quelque sorte fonctionnaire avec 4 grades de rémunération correspondant aux diplômes, comme les grades A, B, et C de la fonction publique.

Des mesures fantaisistes voire étranges… Tout d’abord, son projet présente des réelles incohérences qui rendent ce système au mieux fantaisiste, au pire illusoire. Parmi les incohérences les plus flagrantes :

- Dans son projet, les retraites n’existent pas et les retraités continuent de travailler, mais selon des modalités assez vagues on ne sait pas s’ils travaillent moins, s’ils s’arrêtent de travailler ou s’ils travaillent jusqu’à leur mort.

- Les bourgeois ne sont pas expropriés, ils sont encore à la tête de leur entreprise mais on ne sait pas trop ce qu’ils en font, on les voit mal attendre à se tourner les pouces sans essayer de s’attaquer au salariés.

- Les salaires sont sur une grille de 4 niveaux de 1500 euros à 6000 euros. Ils sont liés au niveau de diplôme. En gros, un prolo niveau bac ou moins, touche 1500 euros, un ou une fonctionnaire à Bac +3 touche 3000 euros, une titulaire de master 2 est à 4500 euros et un docteur ou universitaire touche 6000 euros et comme par hasard Friot est prof de fac. Du coup, dans ce système, il suffit d’avoir des diplômes pour gagner 3 ou 4 fois plus qu’un prolo de base, et en général les plus diplômés ne sont pas les fils de cantonniers ou les filles de mineurs, mais plutôt issus des couches supérieures les plus riches et diplômées.

Socialiser le salariat ou l’abolir ? C’est tellement simple que ces réformes ne sont pas très loin du grand coup de baguette magique. Ce projet réformiste présente les mêmes tares que tous les autres projets réformistes: Les patrons vont–ils l’accepter comme ça ? Quel va être le rapport de force pour l’imposer ? On voit mal des élections mettre en place le projet « Friotiste »… Et en cas de révolution, ça serait bête de s’arrêter là… Et oui, si ce projet se propose de changer radicalement le capitalisme, pour gérer le salariat, il ne prend pas en compte la dynamique même qui pourrait amener à ce changement : la révolution sociale.

Or pour nous, l’abolition du salariat, ce n’est pas juste une belle idée : c’est une arme contre les capitalistes. Si, dans la révolution sociale, nous organisons la société en dehors des rapports capitalistes d’échanges et d’exploitation, à quoi leur servira leur capital, leur or, argent ? En somme, abolir le salaire, instaurer la gratuité c’est agir contre le pouvoir que procure l’argent.

L’utopie bancale de Friot est une resucée de veilles recettes réformistes qui est mêlé à des mesures fantaisistes et incohérentes : ce n’est ni réaliste d’un point de vue capitaliste, ni une arme pour nous, dans cette crise. Aussi, ce qui nous étonne le plus dans ce projet est son relatif succès sur Internet mais aussi au travers d’une série de conférences. Ce succès est le symptôme du fait qu’il n’y a plus que très peu de critique radicale dans le domaine de l’économie politique, qui soit accessible et audible, ce qui laisse le champ libre pour des hurluberlus dans le genre de Bernard Friot. C’est à nous de faire en sorte que les révolutionnaires soient audibles.

Pour ceux qui veulent voir par eux même ce que dit Friot, quelques articles :

http://www.reseau-salariat.info/5abf1bfb96df1682c10a0539ebb8e8b0

« Les retraités, modèles d’une nouvelle production de valeur économique« 

http://www.reseau-salariat.info/d6a9997d6ee5288692bd6f2071e6313e

http://www.tantquil.net/2013/09/21/faut-il-frire-bernard-friot-et-son-salaire-socialise/

Commentaire:  Nous ne nous opposons pas à Friot, nous venons juste de faire de la pub à son passage par Quimper! C’est « pour info »!

22 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Gaz de schiste: des militants enchaînés sur un forage en Seine-et-Marne (Libération)

Gaz de schiste: des militants enchaînés sur un forage en Seine-et-Marne (Libération) dans Ecologie & climat gasland-2-poster

Des militants se sont enchaînés pendant quelques heures dimanche matin à une plateforme de forage du pétrolier amé- ricain Hess Oil à Jouarre (Seine-et-Marne) pour empêcher de nouvelles explorations de gaz de schiste en France.

Le site, où les opérations d’exploration du sol sont terminées depuis jeudi, a été envahi en début de matinée par une trentaine de militants du collectif «Les dindons de la farce» pour empêcher le déménagement des installations à Nogent-sur-Seine où Hess Oil a prévu, selon eux, de réaliser ses prochains prélèvements. Un porte-parole du groupe pétrolier a contesté auprès de l’AFP cette information. «Aucun forage n’est prévu dans les mois qui viennent à Nogent-sur-Seine», a-t-il indiqué, ajoutant qu’il ignorait la prochaine destination de la foreuse, louée au sous-traitant Cofor (groupe Vinci).

Certains militants se sont enchaînés en bas de la plateforme, tandis que quatre autres ont grimpé à 25 mètres de hauteur, s’attachant avec des chaînes et des menottes à la colonne centrale de la foreuse, et déployant une banderole disant «Stop Forages». Mais en fin de matinée deux sont descendus d’eux-mêmes et les deux derniers ont été détachés par des grimpeurs de la gendarmerie, qui n’a déploré «aucun blessé» ni «aucun trouble à l’ordre public» lors de cette opération visant à médiatiser l’opposition aux gaz de schiste.

«On n’avait pas l’intention de se mettre en danger», a expliqué à l’AFP Xavier Renou, l’un des militants enchaînés en haut de la plateforme, une fois redescendu. Comme les autres militants, dont la plupart avaient été évacués rapidement du site, il a subi un contrôle d’identité et a été convoqué pour une audition libre à la gendarmerie de Coulommiers. «Je n’irai pas, on a tous refusé de s’y rendre», a-t-il continué.

Le forage d’exploration de Jouarre avait démarré le 6 août, et a pris fin jeudi.

«Les travaux de préparation pour la démobilisation prochaine de l’appareil de forage sont en cours. Cependant le site reste un site industriel, présentant des risques», a pointé un porte-parole de Hess Oil, regrettant «l’intrusion» qui «a mené à une interruption des travaux de démobilisation de l’appareil». Les forages à Jouarre ont atteint jusqu’à 2.918 mètres sous terre, selon la société. Des carottes de terre ont été prélevées notamment entre 2.250 et 2.785 mètres de profondeur, dans la roche-mère du Lias, là où peut se trouver du pétrole de schiste.

Les opposants, qui avaient déjà manifesté en août, soupçonnent Hess Oil de vouloir ainsi se positionner en attendant une éventuelle autorisation de l’exploitation des hydrocarbures de schiste en France, interdite depuis 2011. «Quand des gens investissent de telles sommes, c’est mauvais signe (…) c’est une stratégie des investisseurs de monopoliser l’accès à l’information (sur la présence de pétrole de schiste dans le sous-sol, ndlr) pour ensuite forcer la décision publique», a estimé M. Renou.

Extraits notamment aux Etats-Unis, gaz et pétrole de schiste nécessitent pour leur exploitation de recourir à la technique de la fracturation hydraulique de la roche, controversée pour les risques qu’elle fait courir à l’environnement. Hess s’est à l’origine installé en France pour chercher ce type de pétrole. Mais depuis l’interdiction de la fracturation hydraulique, le groupe ne réalise que des forages verticaux conventionnels afin de «cartographier» le sous-sol du bassin parisien. Ainsi, «nous allons obtenir des informations sur des hydrocarbures que l’on ne pourra pas produire sans fracturation», avait admis un porte-parole de Hess jeudi à Jouarre.

Le groupe, qui possède en tout neuf permis miniers dans le bassin parisien, a déjà réalisé deux forages comparables à Chartronges (Seine-et-Marne) et à Huiron (Marne). Quatre militants étaient perchés dimanche matin en haut d’une plateforme de forage du pétrolier américain Hess Oil à Jouarre (Seine-et-Marne) à laquelle il se sont enchaînés pour empêcher de nouvelles explorations de gaz de schiste en France, a appris l’AFP de sources concordantes.

« On est à 25 mètres du sol, en haut de la colonne centrale de la foreuse qui devait être démontée pour partir à Nogent-sur-Seine (Aube) où Hess Oil veut faire là aussi un trou. Nous comptons bien l’empêcher », a expliqué à l’AFP l’un d’eux, Xavier Renou, qui se dit « harnaché et enchaîné » à l’installation. Quelque 25 militants se sont introduits sur le site vers 06H30, mais la plupart ont été évacués vers 09H00. La gendarmerie a affirmé avoir procédé à des contrôles d’identité et des militants sont convoqués dans la matinée à la gendarmerie de Coulommiers pour une audition libre, a précisé Estelle Tardy, porte-parole du collectif « Les dindons de la farce ». Société  |  22/09/2013 – 13:01

AFP 22 septembre 2013 à 11:04 (Mis à jour : 22 septembre 2013 à 14:07)

http://www.liberation.fr/societe/2013/09/22/gaz-de-schiste-des-militants-s-enchainent-sur-un-forage_933746

22 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

«Il faudrait que les personnes chargées d’évaluer la pénibilité passent une journée derrière une caisse pour le comprendre» (Al’e)

«Il faudrait que les personnes chargées d’évaluer la pénibilité passent une journée derrière une caisse pour le comprendre» (Al'e) dans Luttes ouvrières penibilite1

A 47 ans, cette «hôtesse de caisse» dans un hypermarché près de Nantes espère voir la pénibilité de son métier reconnue dans le cadre de la réforme des retraites.

Sylvie Gaillard a passé la moitié de sa vie derrière une caisse de supermarché. Des années à répéter les mêmes gestes, à soulever, pousser et mettre en sachet toutes sortes de produits. «Aujourd’hui, je suis cassée de partout», confie cette femme de 47 ans. «Je ne sais plus comment calmer mes douleurs.» Opérée à deux reprises des épaules, cette mère de deux enfants de 18 et 24 ans est en arrêt pour maladie profession- nelle depuis plus d’un an.  «Après mon opération, en 2012, j’ai fait de l’algodystrophie, explique-t-elle. J’ai mal au niveau des bras, des mains et des épaules et je vais peut-être devoir me faire opérer du canal carpien.» Difficile, dans ces conditions, d’envisager l’avenir avec sérénité. A ses yeux, son métier cumule deux principaux facteurs de pénibilité: les horaires de travail et la manutention.

Horaires et charges à porter «Le plus dur à vivre, ce sont les horaires, qui ne sont jamais les mêmes d’une semaine à l’autre, explique cette déléguée syndicale CFTC. On peut très bien travailler trois heures une journée, dix le lendemain, commencer dès 7h50 le matin ou finir vers 22h15 le soir.» De quoi compliquer la vie quotidienne et familiale. «Allez trouver une nourrice prête à garder votre enfant jusqu’à 22h30, poursuit-elle. Et quand vous travaillez le samedi, pas question d’aller voir votre fils jouer au football.»

Seconde difficulté du métier: porter des charges tout au long de la journée. «A la fin, cela se compte en tonnes», lance Sylvie, qui reconnaît quelques avancées ces dernières années, comme la fin de l’ensachage des denrées, les caisses équipées de roulettes pour faire glisser les produits et le fait que les gros volumes puissent rester au fond du caddie. «Physiquement, ça use, poursuit-elle. Combien de fois me suis-je levée le matin sans parvenir à serrer les poings… Il faudrait que les personnes chargées d’évaluer la pénibilité passent une journée derrière une caisse pour le comprendre.»

Départ anticipé à la retraite Si elle devait bénéficier de la mise en place du compte de pénibilité, Sylvie sait déjà quelle modalité elle choisirait entre un départ anticipé, un passage à temps partiel ou une reconversion. «Je ne travaille que trente heures par semaine. Alors je ne me vois pas réduire davantage mes horaires, tranche-t-elle. Quant à la reconversion, j’ai déjà donné. J’étais auparavant coiffeuse et j’avais dû changer de métier à cause des allergies.»

Sylvie opterait donc sans doute pour un départ anticipé à la retraite. «Mais avec quel niveau de pension?» s’inquiète-t-elle. Pour l’heure, elle espère retrouver des forces et reprendre le chemin de son hypermarché à un poste adapté. «La solidarité entre collègues est très forte et j’adore le contact avec les clients, même si on les sent de plus en plus pressés, confie-t-elle. Récemment, je suis venue faire des courses sur mon lieu de travail. Un vieux monsieur m’a reconnue et en avait les larmes aux yeux. Il croyait que l’on m’avait licenciée…»

Qui fait un travail pénible?

Contraintes physiques: en 2010, 39,1% des salariés du privé subissaient au moins une contrainte physique intense, notamment dans l’agriculture (54,3% des salariés), la construction (51,8 %), les commerces et transports (44,8%) et l’industrie (41,2%). 10,6 % des salariés du privé portent des charges plus de dix heures par semaine, 20,8 % supportent des contraintes posturales plus de deux heures, 9,1% pratiquent des gestes répétitifs plus de vingt heures.
Environnement physique agressif: 5,6% des salariés du privé supportent des bruits supérieurs à 85 dB vingt heures ou plus par semaine, dans l’industrie (16,8%), la construction (10,7%) et l’agriculture (10,2%). 14% des salariés sont exposés à au moins trois produits chimiques, notamment dans la construction (29,2%), l’industrie (21%), et l’agriculture (19,8%).
Rythmes de travail: 13,9% des salariés du privé travaillent de nuit, notamment dans l’industrie (19,9%), l’agriculture (15,7%) et le commerce et les transports (15,5%).
Source: Les risques professionnels en 2010, Dares, février 2013.

Publié par Alencontre le 22 – septembre – 2013 Par Florence Pagneux Article publié dans le quotidien français La Croix, en date du 18 septembre 2013

22 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Vaucluse: les bureaux de tabac sont devenus le paradis des fumeurs de joints (LD)

Vaucluse: les bureaux de tabac sont devenus le paradis des fumeurs de joints (LD) dans Humour affichemm

La méthode est moins scientifique mais tout aussi efficace.

« Pas besoin de prélever de l’eau dans les égouts pour avoir une idée de la consommation de cannabis, il n’y a qu’à voir les ventes des bureaux de tabac » explique Patrice Bonvoisin, président de la chambre syndicale des buralistes de Vaucluse. « Nous sommes aux premières loges pour apprécier et quantifier la consommation, poursuit-il. Nous vendons toute la gamme de produits qui entoure la fabrication du pétard, à commencer par le papier à rouler grande taille ».

Des carnets de feuilles à rouler qui partent comme des petits pains. « Nous recevons des boîtes de 50 carnets, et on en vend facilement 3 boîtes par jour. » Le papier long qui est au top des ventes et dont l’utilisation ne fait guère de doute. « Les clients qui achètent un paquet de cigarettes et un carnet de papier, on sait ce qu’ils vont faire avec. »

« Aujourd’hui, il n’y a que le produit » Des clients nombreux et surtout de tous les âges et de toutes les catégories sociales. « Aujourd’hui c’est monsieur et madame tout le monde, détaille Patrice Bonvoisin. Il y a des jeunes, bien sûr, mais des chefs d’entreprise, des mères de famille… » Une clientèle qui trouve également d’autres accessoires en vente libre. « Nous vendons le grinder (boîte à moudre la résine de cannabis) du blunt (feuille de tabac reconstitué et parfumée) des balances précises jusqu’au microgramme et même des pétards préfabriqués. C’est un cône de papier qu’il suffit juste de remplir. Ce sont des produits de consommation courantes assujettis à la TVA ».

Un vrai paradoxe selon Patrice Bonvoisin qui estime qu’une dépénalisation serait une solution. « C’est ce que veulent les gens. Acheter le produit contrôlé dans un endroit déterminé. Les buralistes peuvent s’en charger. Nous sommes habilités à le faire puisque nous sommes déjà sous contrat avec l’État. Aujourd’hui il n’y a que le produit qui est illicite. Son trafic alimente les mafias et occupe à plein-temps douane police et gendarmerie. Les buralistes sont là pour répondre à ce problème. Et puis même en lui appliquant une fiscalité spécifique, la barrette de shit vendue à prix industriel sera toujours moins chère que celle qui est vente dans la rue. »

http://www.ledauphine.com/vaucluse/2013/09/21/les-bureaux-de-tabac-sont-devenus-le-paradis-des-fumeurs-de-joints?utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin