Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

07 juin 2013 ~ 0 Commentaire

C’est parti : le JT de France 2 prépare une nouvelle réforme des retraites (Acrimed)

C’est parti : le JT de France 2 prépare une nouvelle réforme des retraites (Acrimed) dans Austérité dialogue-de-vieux-actifs-277x400

Le JT 20 heures de France 2 du 4 juin 2013 (que l’on peut voir ici consacre deux minutes (de 14’15 à 16’23) au rapport de la commission chargée d’examiner plusieurs hypothèses sur la nouvelle réforme des retraites. Deux minutes d’informations tronquées et faussées.

« L’actualité en France, c’est d’abord, je vous le disais, les premières pistes de la réforme des retraites. La commission chargée d’établir un rapport vient de rendre ses conclusions. Elle évoque de nombreuses possibilités  : revenir sur les avantages fiscaux des retraités, augmenter, soit l’âge de départ, soit la durée de cotisation, augmenter aussi les charges patronales, bref, il y en a pour tout le monde. Mais ce qui retient le plus l’attention c’est ce qui concerne l’harmonisation des régimes. La commission suggère de modifier les règles de calcul pour les fonctionnaires . » « Ce qui retient l’attention ». Mais de qui au juste et pourquoi ? Peu importe : l’attention est focalisée sur la sempiternelle « question » des régimes de retraite des fonc- tionnaires. Et en quoi est-elle de nature à justifier que le JT s’y intéresse tout particulièrement – plutôt qu’à celle des cotisations patronales, par exemple ? David Pujadas s’abstiendra d’en dire plus, mais le reportage qui suit, réalisé par « Margaux Manière, Didier Dahan, avec notre bureau à Poitiers », per- mettra peut-être d’y voir plus clair…

Sur fond d’images de fonctionnaires au travail, la journaliste commente, ou plutôt pronostique : « Instituteurs, infirmiers ou encore employés de mairie, leur pension de retraite pourrait baisser. Aujourd’hui le mode de calcul des retraites du public est plus favorable que celui des salariés du privé ; la commission Moreau qui rendra son rapport au gouvernement la semaine prochaine propose de rapprocher les deux systèmes. Une piste qui fait bondir les fonctionnaires… » Manifestement, la journaliste considère qu’il est inutile de préciser que par « rapprocher les deux systèmes », il ne faut pas entendre aligner les retraites du privé sur celles, dont le mode de calcul serait plus avantageux, du public… Cela va de soi ! La suite du reportage, sans doute censée illustrer à quel point l’idée fait « bondir les fonctionnaires  », propose l’interview d’une femme… Au téléspectateur de deviner non seulement qui elle est – ni le commentaire, ni aucune incrustation ne l’indiquent – mais aussi quelle question lui est posée – laquelle a été coupée au montage. Et si cette femme, qui est probablement fonctionnaire, retraitée ou non, ne semble pas « bondir », elle est effectivement opposée – quelle surprise – à une baisse éventuelle de sa (future ?) pension : « C’est perdre nos acquis, quelque part, parce que si nous, c’était calculé sur les 6 derniers mois… Il y a beaucoup de prise d’échelon en fin de carrière. C’est quand même plus intéressant.  » Avec l’infographie qui suit, que redouble le commentaire, la journaliste choisit de présenter les conséquences d’une telle réforme pour « un fonctionnaire » virtuel qui s’avère quelque peu atypique…

« Aujourd’hui, les pensions sont calculées sur les derniers mois de la vie professionnelle. Ainsi un fonctionnaire qui gagne en fin de carrière 4000 euros par mois, touche aujourd’hui 3000 euros de retraite. Mais si la piste évoquée par le rapport était suivie, une période plus longue serait prise en compte, par exemple les 10 dernières années. Et sur cette période, le fonctionnaire n’a pas gagné 4000 euros en moyenne mais seulement 3500. Résultat sa retraite ne s’élèverait plus qu’à 2625 euros, 11 % de moins qu’aujourd’hui. »

On reste perplexe devant cette simulation : en 2009, selon l’INSEE, le revenu moyen des fonctionnaires était d’un peu moins de 2400 euros… Alors qui sont ces fonctionnaires qui finissent leurs carrières à 4000 euros par mois ? Existent-ils ? Combien sont-ils ? De quoi parle-t-on ? Salaire net ou salaire brut ? Celui ou celle qui aurait voulu suggérer que les fonctionnaires sont des nantis ne s’y serait pas pris autrement… Le reportage enchaîne avec quelques mots d’Eric Aubin, présenté comme le responsable chargé des retraites à la CGT. Là encore, on ne sait quelle question lui a été posée… « C’est une mesure pour rien. Qui avait fait l’objet d’un débat en 2010 avec Eric Woerth qui avait, à l’époque, abandonné cette mesure parce qu’elle ne sert à rien et elle va crisper, effectivement, les salariés notamment du public. » Des propos si brefs et allusifs, qu’on ne pourra en retenir que son opposition à la mesure. Il aurait par exemple pu être intéressant de savoir pourquoi ce bon connaisseur du dossier affirme à deux reprises que ce serait « une mesure pour rien »… Mais ce n’est pas dans le JT France 2 que le téléspectateur l’apprendra. En revanche, ledit téléspectateur se voit apporter une nouvelle preuve des privilèges inouïs dont bénéficient les fonctionnaires, avec une nouvelle statistique dont on ne saura pas d’où elle sort, ni ce qui pourrait l’expliquer.

« Aujourd’hui dans le privé la retraite est calculée sur les 25 dernières années. Et elle est moins élevée en moyenne : 1216 € contre 1724 pour le public. » On appréciera le souci de cohérence de la journaliste qui choisit de réfléchir sur une pension de 3000 euros quelques secondes avant d’annoncer qu’elles s’élèvent en moyenne à un peu plus de 1700 euros dans la fonction publique… Quant à savoir si, par exemple, des différences de qualification, et donc de rémunération, entre salariés des secteurs public et privé, ne pourraient pas contribuer à expliquer de tels écarts, ce serait trop demander… Et la journaliste de préciser que « ce soir, Matignon évoque de simples pistes. Les discussions sur les retraites commenceront réellement le 20 juin. » En plateau, David Pujadas conclue même avec un quasi scoop : « Précision importante il y a quelques minutes. L’entourage de François Hollande a confirmé que le calcul des retraites des fonctionnaires fera bien partie du débat. » Si la qualité de l’information, dans ce « sujet », fut d’une nullité affligeante, l’équipe de David Pujadas pourra au moins se féliciter d’avoir accompli son travail de « pédagogie »… en esquissant les conclusions de discussions qui n’ont pas commencé.

Frédéric Panne, le 7 juin 2013 http://www.acrimed.org/article4083.html

07 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Hollande couronné à l’Unesco : la Françafrique célèbre la paix en répandant la guerre (Essf)

Hollande couronné à l’Unesco : la Françafrique célèbre la paix en répandant la guerre (Essf) dans Altermondialisme affiche-guerr-mali_0.preview_0-206x300

François Hollande recevra mercredi le Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix.

A travers ce prix de l’UNESCO, c’est un triple hommage qui est rendu par la Françafrique à son parrain feu- le président kleptocrate ivoirien, à la guerre comme résolution des conflits, et aux dictateurs « [amis de la France » qui entoureront le Président français. Pour l’association Survie, la remise de ce prix au Président français est révoltante à plusieurs titres.

En premier lieu, l’intitulé de ce prix, décerné chaque année par l’UNESCO, et l’hommage ainsi rendu à Houphouët-Boigny apparaissent tout à fait scandaleux si l’on se réfère au rôle joué par cet ancien président ivoirien dans le sabotage des projets indépendantistes et souverainistes en Afrique, la multiplication des conflits, la longévité des dictatures et dans le pillage des ressources de son propre pays, dirigé d’une main de fer pendant 30 ans.

En second lieu, la remise de ce prix au Président français, dans le contexte que connaissent le Mali et le Sahel sonne comme un étrange hommage à la guerre. Le Président français est en effet le chef militaire d’une opération massive, mobilisant un véritable arsenal offensif, lancée sans véritable mandat international, au bilan humain (victimes, prisonniers) à ce jour inconnu et dont les répercussions dans la sous-région (Niger, Algérie) et au-delà (Cameroun, Nigeria, Libye, Tchad) s’avèrent fort préoccupantes. Est-il possible à ce stade d’imaginer que cette guerre au Mali, instrumentalisée en « guerre contre le terrorisme » pour dissimuler des ambitions de puissance de la France en Afrique soit porteuse de valeurs de paix et de stabilité susceptibles d’être célébrées à l’UNESCO ?

Enfin, au moment de recevoir ce prix, François Hollande sera entouré de nombreuses personnalités africaines contestables, parmi lesquelles l’ancien président ivoirien Konan Bédié, chantre de l’ivoirité et le sénégalais Abdou Diouf, ex-garant de l’influence française au Sénégal et désormais dans tout l’espace francophone. Il sera surtout entouré par plusieurs chefs d’Etat en exercice dont la politique est marquée par la violence : Blaise Compaoré, dictateur du Burkina Faso, indirectement impliqué dans les conflits les plus sanglants d’Afrique de l’Ouest ; Alassane Ouattara, président de la Côte d’Ivoire, imposé par les armes françaises ; Mohamed Ould Abdel Aziz, président putschiste de la Mauritanie ; Idriss Déby Itno, dictateur du Tchad, qui voit là une nouvelle marque de reconnaissance suite à son intervention au Mali aux côtés des forces françaises, malgré la nature de plus en plus répressive de son régime . Devant ces chefs d’Etat « amis », François Hollande doit prononcer un discours annoncé comme « important » qui s’apparentera à un tour de chauffe, en prévision du Sommet sur la sécurité qui se tiendra à Paris en décembre. Le premier sommet « France-Afrique » d’un Président français qui a pris ses aises dans le décorum de la Françafrique.

Survie demande à l’UNESCO, de supprimer le Prix Félix Houphouët-Boigny pour la recherche de la paix, dont l’appellation est une insulte aux démocrates et pacifistes africains, et à François Hollande, peu digne de recevoir une décoration vu son passif en matière de politique africaine depuis son élection [1], de décliner ce prix.

TCHAD : La France Déby trice !

Le dictateur tchadien Idriss Déby 1er doit se frotter les mains car il a réussi un coup de maître ! En envoyant 2000 soldats tchadiens soutenir le maître français, Idriss 1er avait bien flairé le coup. Le 13 mai, les soldats tchadiens rentrés au pays ont défilé sous les acclamations de la foule. Il fallait bien capitaliser cette participation des FATIM (forces armées tchadiennes en intervention au Mali ). Désormais et c’est là le coup de maître, Idriss Déby 1er peut continuer à tuer les opposants, falsifier les votes et continuer son règne…La France a une dette à son égard. Chapeau bas Monsieur le dictateur mais les forces anti-impérialistes elles ne vous donneront jamais un chèque en blanc…A bon entendeur.  Moulzo 7 juin 2013

http://www.afriquesenlutte.org/afrique-centrale/tchad/article/tchad-la-france-deby-trice

07 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Mort d’une chômeuse : la procédure a été respectée ! (LO)

Mort d'une chômeuse : la procédure a été respectée ! (LO) dans Austérité 853901_le-cauchemar-de-dracula-300x198

Le 30 mai, dans une cité HLM de Canet-en-Roussillon dans les Pyrénées-Orientales, Stella Rakic, 51 ans, mère d’un enfant, n’a pas survécu à un malaise en présence d’une huissière et de gendarmes venus lui réclamer 1 790 euros de la part de Pôle emploi.

Le directeur régional de Pôle emploi a eu beau se déclarer « atterré par ce décès », la procédure de saisie « semble avoir été respectée », a fait savoir une source judiciaire. Cette travailleuse ayant été licenciée en 2010 d’une entreprise de restauration, Pôle emploi lui a versé des indemnités en attendant que les Prud’hommes se prononcent sur la plainte qu’elle avait déposée. Ensuite, Pôle emploi a mis le paquet pour récupérer un trop-perçu en faisant appel à la force publique, de façon à ce que « force reste à la loi » : celle d’une société faite pour écraser les petites gens, y compris pour récupérer une somme dérisoire comparée aux milliards brassés par les classes riches, car ces gens-là ont des principes ! Le seul imprévu a été la crise cardiaque, aussi imprévue que le suicide il y a quelque mois d’un chômeur nantais à qui Pôle emploi réclamait le remboursement d’un trop-perçu du fait qu’il avait travaillé brièvement en intérim, deux mois auparavant, sans le déclarer. Là aussi, tout s’était déroulé de façon réglementaire, conformément au « plan d’action pour l’amélioration du taux de recouvrement des indus » que la direction de Pôle emploi a fait distribuer à ses responsables. À quand un plan d’action pour l’amélioration du taux de recouvrement des salaires, ce qui supposerait l’interdiction des licenciements et de la cohorte de drames qui en découlent ?

Jean SANDAY  http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2340&id=15

07 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Une « conférence sociale » pour préparer les reculs : les directions syndicales se prêtent au jeu patronal (LO)

Une « conférence sociale » pour préparer les reculs : les directions syndicales se prêtent au jeu patronal (LO) dans Hollandie patto-267x300

Une « conférence sociale » se tiendra les 20 et 21 juin, la deuxième du genre depuis l’élection de François Hollande. Dirigeants syndicalistes et représentants du patronat sont conviés à deux jours de « dialogue » sous l’égide du gouvernement, au cours desquels l’avenir des retraites sera le point principal à l’ordre du jour. Pas besoin d’être devin pour savoir ce qu’il en sortira.

François Hollande l’avait promis pendant sa campagne électorale : puisque « socialiste », il allait renouer avec le dialogue social. Deux mois après son élection, en juillet 2012, dirigeants des confédérations syndicales et représentants des patrons étaient donc conviés à deux journées de grand-messe – la Grande conférence sociale – sous les auspices du président de la République et du Premier ministre. Il s’agissait, affirmaient-ils, de discuter, de confronter des idées et des propositions et de rechercher des convergences, afin de construire une « feuille de route sociale » pour l’année à venir. On a vu où la route a conduit. Vingt milliards de ristournes d’impôts ont été consentis aux patrons au titre du « maintien de la compétitivité des entreprises ». Quant aux salariés, ils ont eu droit à la généralisation de la précarité et de la flexibilité du travail, à leur inscription dans la loi dite de « sécurisation de l’emploi ». Tout cela avec la connivence des organisations syndicales, qui se sont prêtées à la manœuvre. Au point qu’à l’Assemblée nationale Michel Sapin, le ministre du Travail, a pu remercier lesdites confédérations syndicales pour leur collaboration, y compris, a-t-il pu ajouter en visant la CGT, celles qui n’ont pas signé l’ANI – l’Accord national interprofessionnel transposé depuis en loi – mais dont les remarques ont pu être prises en compte !

Un an plus tard, le gouvernement ressort le même scénario, convoque les mêmes acteurs pour une deuxième conférence nationale.

Il s’agit en principe de « dialoguer » sur la formation professionnelle, la préparation des filières d’avenir, les conditions de travail, l’avenir des services publics, celui du système de protection sociale, dont… les retraites. Sur ce dernier point, le ton est donné par le refrain repris en chœur par tous les participants : puisqu’on vit plus vieux, il va falloir travailler plus longtemps. Porte-parole du patronat, Laurence Parisot annonce sa politique : allongement de la durée de cotisation à 43 années d’ici 2020 et recul de l’âge légal du départ en retraite à au moins 65 ans. Et, tout sourire, elle se félicite de ce que, seul, le « dialogue social » peut « faire avancer le pays ». Avant même qu’elle se tienne, il est évident que le seul but de cette conférence sociale est d’impliquer les directions syndicales dans des décisions convoitées par le patronat et que le gouvernement s’apprête à lui concéder. Toutes les confédérations ont néanmoins décidé de participer à cette mascarade. Et quand le secrétaire général de la CGT en appelle à « se faire entendre, plus fort, ensemble », ajoutant « C’est tous ensemble qu’il va falloir nous mobiliser », c’est pour conclure que la CGT occupera sa chaise autour de la table. Si cela indique quelque chose, c’est qu’il ne faudra pas compter sur les directions des confédérations syndicales pour combattre la politique du patronat et du gouvernement, mais uniquement sur la lutte collective des travailleurs et leur détermination à se faire respecter.

Sophie GARGAN http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2340&id=5

07 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Départements d’Outre-mer : la suppression du RSTA, un coup porté aux plus démunis (LO)

Départements d'Outre-mer : la suppression du RSTA, un coup porté aux plus démunis (LO) dans Austérité manif-vers-tribunal-16-janvier-2013

Photo: Jeunes du journal « Rebelle » de Guadeloupe

Le 1er juin, le gouvernement a mis fin au revenu de solidarité temporaire d’activité (RSTA), instauré sous le gouvernement précédent, suite aux grèves contre la vie chère et les bas salaires menées par les travailleurs de Guadeloupe et de Martinique en 2009. Ce dispositif avait été étendu à La Réunion après que des dizaines de milliers de travailleurs eurent eux aussi manifesté en mars de cette année-là.

Le RSTA apportait aux salariés percevant mensuellement moins de 1,4 smic un supplément de 100 euros. À ce revenu était venue s’ajouter ce que l’on a appelé à La Réunion la prime Cospar, payée par le patronat, d’un montant de 50 à 60 euros selon les tranches de salaire. C’est donc sur un résultat obtenu par les luttes que revient aujourd’hui le gouvernement, n’hésitant pas à porter ses coups contre les travailleurs les plus pauvres. La mise en place du RSTA à La Réunion avait été laborieuse. Des milliers de travailleurs avaient attendu des mois avant de pouvoir le percevoir, sous prétexte par exemple de pièces manquantes aux dossiers. Beaucoup d’entre eux furent ainsi privés de nombreux versements. Mais, malgré tous ces obstacles, jusqu’à 100 000 travailleurs ont bénéficié les années suivantes de ce dispositif. Ce chiffre est dernièrement descendu à 40 000, tant le bilan de la gestion du RSTA est catastrophique, disent des militants syndicaux.

Pensant atténuer les effets de la mesure qu’il vient de prendre, le gouvernement a rappelé que d’autres dispositifs existaient, dont le RSA, oubliant au passage de préciser que, même si le RSA est activé pour remplacer le RSTA, la majorité des bénéficiaires actuels du RSTA y perdront jusqu’à 100 euros, ce qui est énorme pour des travailleurs aux faibles revenus. En fait, le gouvernement Hollande-Ayrault applique ce qui avait été décidé par le précédent gouvernement de droite, qui avait limité la mesure à une période de trois ans, prolongée d’une année en 2012, période électorale oblige. Tous partagent l’idée, avec la bourgeoisie qu’ils représentent, que les revenus des travailleurs sont un « coût » qu’il convient de réduire. Et c’est donc sans aucun état d’âme qu’ils ont décidé de priver 40 000 familles ouvrières de rentrées annuelles pouvant aller jusqu’à 2 000 euros, quand deux conjoints étaient éligibles au RSTA et ne le seraient pas au RSA. Et l’argent ainsi grappillé dans la poche des travailleurs sera, à n’en pas douter, redistribué par le gouvernement aux classes riches qui, dans les DOM, bénéficient d’importants avantages fiscaux.

C’est par leurs luttes que les travailleurs avaient arraché des revenus supplémentaires. Ce n’est que par leurs luttes qu’ils pourront les maintenir.

Émile GRONDIN http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2340&id=38

07 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Italie : peine alourdie en appel contre le patron d’Eternit (LO)

Italie : peine alourdie en appel contre le patron d'Eternit (LO) dans Europe dalton.fr_-300x212

La cour d’appel de Turin a condamné en appel à dix-huit ans de prison, contre seize ans en première instance, le milliardaire suisse Stephan Schmidheiny, propriétaire d’Eternit Suisse, pour avoir causé la mort de trois mille personnes, ouvriers ou riverains victimes de l’amiante produit dans l’une des quatre usines italiennes du groupe, celle de Casale Monferrato.

Il a aussi été condamné à verser plusieurs dizaines de millions d’euros de dédommagement aux nombreuses parties civiles. Du fait de son décès l’an dernier, les poursuites contre le baron belge Louis de Cartier de Marchienne, co-administrateur du groupe Eternit, ont été abandonnées. Les avocats de Schmidheiny ont aussitôt dénoncé un verdict « absurde » et « injuste » et annoncé que l’industriel allait se pourvoir en cassation. En tant qu’individu, il s’indignerait sans doute de voir une crapule assassiner une personne pour s’enrichir en lui volant ses économies. Mais, en tant qu’industriel, il n’est pas choqué que sa société ait empoisonné toute une région pendant près de quatre-vingts ans, entre 1907 et 1986, et d’avoir caché la vérité alors que les dangers de l’amiante étaient connus depuis 1906 ; il estime « injuste » qu’on lui reproche d’avoir tué au moins trois mille personnes pour lui permettre de devenir milliardaire, et il ne veut pas en payer les conséquences.

Le procès intenté en Italie contre les deux anciens propriétaires et administrateurs d’Eternit pour « catastrophe sanitaire et environnementale », et qui a abouti à leur condamnation en février 2012, était une première, due à l’acharnement d’un procureur ainsi qu’à la mobilisation des victimes de l’amiante et des collectivités locales touchées. Que la peine ait été non seulement confirmée mais alourdie en cour d’appel est une victoire pour tous, même si l’accusé, réfugié en Suisse, reste hors d’atteinte de la justice italienne. En France, la justice n’a encore jamais osé s’en prendre au puissant lobby de l’amiante. Les plaintes déposées contre ces criminels se sont terminées par un non-lieu et la seule juge qui tentait de les incriminer, la juge Bertella-Geffroy, a été dessaisie de ses dossiers sous un prétexte bureaucratique. Les industriels et leurs complices, responsables de la mort de milliers de personnes, s’en sont toujours sortis les mains blanches, aussi blanches que les fibres mortelles qu’ils produisaient.

Marianne LAMIRAL http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2340&id=37

07 juin 2013 ~ 0 Commentaire

États-Unis : liberté pour le soldat Manning ! (LO)

États-Unis : liberté pour le soldat Manning ! (LO) dans Antimilitarisme anonymous.bradley.manning-300x237

Le procès du soldat Manning a commencé. Ce jeune soldat de 25 ans est accusé par l’armée américaine d’avoir téléchargé et envoyé à Wikileaks, quand il était employé à Bagdad par l’armée comme informaticien, quelque 700 000 documents classifiés. Poursuivi pour intelligence avec l’ennemi, il risque la prison à perpétuité.

Fils d’un Américain et d’une Britannique, ce jeune homme frêle était considéré pendant sa scolarité au Pays de Galles comme quelqu’un de cultivé et po- litisé, ce qui lui valait aussi d’être moqué. Mal dans sa peau, il a fini par s’engager à 20 ans dans l’armée américaine et s’est retrouvé, après ses classes, à Bagdad. Homosexuel, il supportait mal la règle hypocrite qui prévaut alors : ne pas en parler pour ne pas être chassé de l’armée. Dans ce procès, Manning plaide coupable pour dix chefs d’accusation sur les 22 retenus contre lui. Certains sont fantaisistes, comme le fait de voir une preuve de sa trahison dans la présence de documents Wikileaks dans la planque de Ben Laden. L’État américain devrait alors poursuivre tous les journaux de la planète qui en ont publié de larges extraits, voire édité des suppléments spéciaux, contribuant ainsi à divulguer des secrets militaires tout en gagnant de l’argent !

Manning, lui, est désintéressé.

Dans une déclaration préliminaire, il a expliqué que sa conduite avait été dictée par sa volonté de dénoncer les crimes, les abus et la corruption régnant dans l’armée américaine en Irak et en Afghanistan. Pour l’État américain, cela justifie les poursuites engagées mais, pour tous ceux qui ont dénoncé ces guerres injustes, il est un exemple à suivre. Des manifestants sont venus le soutenir lors de l’ouverture du procès. Cette affaire rappelle celle des « papiers du Pentagone » pendant la guerre du Vietnam. En 1971 Internet n’existait pas, mais des documents classifiés avaient été photocopiés par un expert militaire, Daniel Ellsberg, qui les avait transmis au New York Times, qui les avait publiés. Ces 7 000 pages de documents montraient que la guerre du Vietnam était impossible à gagner et que les dirigeants américains avaient menti à leur peuple, tout comme Bush et Powell mentirent à leur tour en 2003 pour lancer leur guerre contre le peuple irakien. Ellsberg avait été qualifié par Kissinger, qui menait alors la politique américaine, d’« homme le plus dangereux d’Amérique ». Mais, quarante ans après, ces papiers furent officiellement publiés et Ellsberg est devenu un exemple d’homme déterminé face au pouvoir aveugle. Interrogé sur le sort du soldat Manning, Ellsberg a d’ailleurs déclaré que, s’il est vraiment responsable de ce dont on l’accuse, alors il est son « héros ».

Jacques FONTENOY http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2340&id=34

07 juin 2013 ~ 0 Commentaire

SNCF région Nantes : quatre jours de retrait des contrôleurs une action qui a payé (LO)

SNCF région Nantes : quatre jours de retrait des contrôleurs une action qui a payé (LO) dans Luttes sociales en Bretagne greve-sncf

Après avoir appliqué pendant quatre jours leur droit de retrait, les contrôleurs de la région Nantes, c’est-à-dire des Pays de la Loire, ( sic, note du blog) ont fait reculer leur direction sur tout ce qu’ils demandaient, obtenant dix recrutements avant la fin de l’année, la fin des roulements spécifiques Rail Team, la remise à plat des roulements TGV et TER avec une mixité qu’il n’y avait plus, c’est-à-dire de pouvoir faire aussi bien des TGV que des TER.

Il a fallu quatre jours pour faire céder cette direction qui, depuis des mois et malgré de nombreuses alertes, n’avait rien voulu entendre des revendications des contrôleurs. En effet, depuis le suicide d’un des leurs au mois de mars sur son lieu de travail en gare de Saint-Nazaire, la situation sur la région Nantes n’a fait qu’empirer. Ce drame a particulièrement touché ses collègues et mis en lumière un malaise grandissant, qui s’est traduit par plusieurs autres tentatives de suicide. Les délégués du CHSCT (comité d’hygiène et sécurité) du contrôle de Nantes ont averti la direction à maintes reprises, faisant même passer un questionnaire sur le ressenti de chacun sur ses conditions de travail. Malgré des réponses très alarmantes, le silence radio a persisté de la part de la direction.

Une série d’incidents, quelques jours avant le conflit, a mis le feu aux poudres.

Un contrôleur a été giflé par un passager et une contrôleuse s’est vu ordonner de continuer à travailler alors qu’elle demandait à être relevée après un suicide sur son train. C’est donc logiquement que les délégués CGT du CHS ont déposé un droit d’alerte dès le lundi matin 27 mai et une soixantaine de contrôleurs ont fait valoir leur droit de retrait, en refusant de continuer à travailler dans de telles conditions. L’ampleur de cette réaction a surpris tout le monde, faisant voler en éclats les divisions entretenues par la direction depuis des années entre contrôleurs du TGV et du TER en créant des roulements spécifiques comme Rail Team.

La réponse de la direction a d’abord été une tentative pour opposer les contrôleurs du TGV et ceux du TER, qui n’avaient pas déposé de droit d’alerte mais qui étaient dans le mouvement. Pour la direction, ils devaient reprendre le travail. Peine perdue, TGV ou TER, ils sont restés ensemble dans le mouvement et mardi 28 mai, à plus de 80, ils étaient en droit de retrait et ont envahi la réunion des délégués du personnel où se déroulaient les négociations et ont dit tout ce qu’ils avaient sur le coeur. Cette action a regonflé le moral et surtout permis de se rendre compte que, quel que soit notre statut, tous avaient les mêmes problèmes.

Devant ce mouvement soudé, qui prenait de l’ampleur les deux jours suivants et menaçait de s’étendre, la direction a fini par céder en proposant ce que demandaient les contrôleurs. D’autant plus qu’en gare, devant le mécontentement croissant des usagers, même si la plupart des trains continuaient de rouler, les cheminots en service parlaient eux aussi d’exercer leur droit de retrait. Jeudi soir 30 mai, les contrôleurs reprenaient le travail la tête haute, conscients d’avoir marqué des points face à une direction méprisante. Ils sont aussi conscients que c’est le retour de la solidarité entre cheminots et qu’unis, soudés, déterminés, le nombre faisant la force, on peut inverser le rapport de force et gagner. Conscients aussi du fait que, si tous les secteurs de la SNCF s’y mettaient aussi, il serait possible d’imposer des embauches, d’autres conditions de travail, de meilleurs salaires, etc. Une sacrée leçon pour les luttes à venir !

Correspondant LO http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2340&id=30

07 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Hier au rassemblement Place de la Liberté

Hier au rassemblement Place de la Liberté dans Antifascisme 11

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06 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Clément Méric, «une figure militante incontournable» (le Figaro)

 

Clément Méric, «une figure militante incontournable» (le Figaro) dans Antifascisme clement-300x248

À Sciences po, tout le monde connaissait son visage poupin. Le jeune homme violemment agressé par des skinheads mercredi était de toutes «les manifestations». L’émotion était intense ce jeudi matin rue Saint Guillaume.

Militant sans répit. Breton. Anti-fasciste. Proche de l’extrême-gauche. Et brillant élève de Sciences Po .Clément Meric, 19 ans, était tout cela à la fois. À 19 ans, après avoir obtenu son bac S avec mention très bien, cet élève du lycée public de l’Harteloire de Brest, avait gagné Paris, en septembre, pour ses études à Sciences Po. Il s’était immédiatement rapproché du syndicat Solidaires IEP Sciences Po (anciennement Sud).«Clément était un militant du mouvement social, connu pour son engagement contre l’extrême droite. Nous aurions tous pu être la cible de ces actes de l’extrême droite radicale», commente Claire Cosquer, également membre de l’organisation.

Rue Saint Guillaume ce matin, tous les élèves semblaient connaître son visage poupin. Bien au delà de la mouvance d’extrême gauche. A l’Unef de Sciences Po, on n’aurait jamais pensé qu ‘il aurait le moindre souci, car c’était un militant convaincu, mais posé. Cette année, les deux organisations se sont cotoyées sur de nombreux sujets, à commencer par la mobilisation en faveur du mariage pour tous, à l’occasion notamment de la venue de Monseigneur Barbarin à l’école en avril. «Dans les milieux militants, on a tendance à tous se connaître», raconte Raphaëlle Remi de l’UNEF, très émue. A l’annonce de la mort de Clément, elle a été frappée par la stupeur. Pour elle, que l’on doute que ce garçon, petit et mince, ait pu initier la bagarre est insultant. «Il n’était pas bagarreur ni une tête de con, juste un petit piou-piou, décrit-elle. Quand on a appris qu’un des syndicalistes s’était fait agresser, on a pensé à plein de gens mais pas lui».

Un militant posé, pas un provocateur

Solène militait avec lui dans le syndicat Solidaires Etudiant-e-s. Elle rectifie le tir: Clément n’était ni du Front de Gauche, ni du Parti de Gauche mais un jeune homme aux convictions inébranlables. «C’était un militant politique, anti fasciste, anti-capitaliste à Sciences Po et ainsi dans le groupe d’action Paris Banlieues. Il se battait contre le fascisme et l’oppression. Il était déjà engagé très jeune, avant d’arriver à Sciences Po». Hadrien du Parti de Gauche ne le connaissait pas personnellement mais pouvait facilement le reconnaître lors des actions de mobilisation. «On ne pouvait pas le rater. C’était un des militants du syndicat les plus engagés. Très gentil, ouvert avec un sens de l’humour, pas sectaire du tout». Une figure incontournable, ce qui lui aurait valu la violence de ce groupe d’extrême-droite hier. Pour Raphaëlle, «il faudrait être naïf pour croire que les agresseurs ont juste choisi quelqu’un comme ça qui passait dans la rue. C’est une agression politique». Un rassemblement est organisé à midi devant Sciences Po, rue Saint Guillaume, à Paris. À 17 heures, un rassemblement est organisé par Sud et l’Action antifasciste Paris-banlieue, dont le jeune homme était également membre, près du Passage du Havre, sur les lieux de l’agression. Le Front de gauche donne quant à lui rendez-vous à Saint-Michel à 18h30.

(Avec Assma Maad et Caroline Beyer)

http://etudiant.lefigaro.fr/les-news/actu/detail/article/clement-meric-une-figure-militante-incontournable-2062/

  • Par Lucile Quillet
  • Publié le 06/06/2013 à 11:47

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