Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

18 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Italie: la crise s’étend à de nouveaux secteurs de la société (essf)

flics

Et les flics avez eux! Etonnant, non?

Ces derniers temps, l’Italie a été touchée par une agitation sociale sous forme de blocages de routes, occupations de places et de manifestations « surprise ».

Les acteurs de ces manifestations sont des couches sociales qui ont peu l’habitude de ce type de lutte…

Il s’agit de secteurs de la petite et moyenne bourgeoisie frappés de plein fouet par les retombées de la crise sur leurs revenus : des commerçants, des marchands ambulants, des artisans, des routiers, des petits paysans. Ceux-ci ont été rejoints par d’autres franges populaires plus ou moins aux marges de la société, dont des jeunes des quartiers périphériques, des chômeurs et aussi des étudiants, prin- cipalement des écoles techniques et professionnelles, c’est-à-dire des enfants de cette classe sociale.

Les effets du déclassement

Six années de crise économique et de réponses gouvernementales qui ont provoqué la récession, ont entamé leurs certitudes économiques et sociales, les entraînant dans la pauvreté et le déclassement. C’est un coup dur pour la petite et moyenne bourgeoisie qui est une classe sociale fondamentale pour garantir le consensus autour de la classe dominante et la politique gouvernementale de la droite et, dans une certaine mesure, du centre-gauche.

L’agitation a été organisée et dirigée par certaines associations corporatives et par un comité organisateur avec des mots d’ordre généraux contre les impôts, contre tous les hommes politiques, les parasites (en ciblant les fonctionnaires), les syndicats qui ne défendent que les tra- vailleurs qui ont un emploi tout en profitant des indemnités de chômage. C’est une réponse générale et vague (même si un des animateurs est allé jusqu’à réclamer un gouvernement des forces armées et des juges), bien qu’elle traduise une souffrance bien réelle.

Les forces de droite et d’extrême droite, à partir des individus qui font partie de ce comité organisateur de la grève, sont bien présentes et actives, et ont orienté la dynamique de la protestation (et beaucoup des mots d’ordre) dans les rassemblements et manifestations où règne une certaine confusion. Celles-ci sont remplies de petits commerçants et de jeunes chômeurs des quartiers qui ont trouvé dans les manifestations un lieu pour se défouler et pour exprimer leur colère.

Une radicalisation qui peut être un danger Sur les places, on a clairement vu les liens que ces organisations de droite entretiennent avec des secteurs de la police. Il s’agit d’un phénomène qui montre le potentiel de radicalisation à droite de secteurs de la petite bourgeoisie et du « sous prolétariat » qui peut devenir un danger pour la classe ouvrière, elle aussi durement frappée par la crise et la politique gouvernementale. Depuis trop longtemps, celle-ci a été privée d’un grand mouvement de lutte qui soit capable de construire une alternative sociale et politique concrète. Dans tout cela, les responsabilités des directions syndicales, complices des gouvernements des banques et de la grande bourgeoisie, sont immenses.

C’est la faiblesse et l’inefficacité des actions des directions syndicales et politiques qui ouvre la voie à ce type de protestation. La question ne peut pas être évacuée en prétendant que ces mobilisations peuvent être une vraie lutte positive contre les politiques d’austérité et les gou- vernements qui les appliquent. On ne peut pas non plus écarter ces mobilisations en les considérant comme uniquement le fruit d’un complot (destructeur ?) monté par des groupes fascistes. Une idée se répand actuellement dans les têtes pensantes » de la « gauche » gouvernementale, comme quoi tout va bien et que le système est menacé dans sa stabilité, soit par la subversion des mouvements écologistes de gauche, soit par le complot de la droite. Cette idée est erronée et dangereuse car c’est le système, en crise, lui-même qui produit les crises sociales et politiques.

La classe ouvrière doit avoir ses objectifs propres Seule une reprise des luttes de la classe ouvrière pour ses propres objectifs, pour la sauvegarde des conditions de vie et de travail des classes populaires, peut avoir la force de polariser des secteurs de la petite bourgeoisie ou du moins de les neutraliser dans le combat contre le patronat.

Mais pour que cela arrive, il faudrait une reprise décisive du mouvement ouvrier et syndical qui sache aller au-delà de la stratégie actuelle du Parti démocrate (centre gauche) et des directions syndicales, qui ont subordonné les travailleuses et les travailleurs à la grande bourgeoisie. Pour cette raison, la classe ouvrière – et les forces de la gauche anticapitaliste doivent y contribuer de toutes leurs forces – doit commencer dès maintenant sa propre lutte, sa propre révolte de classe contre les gouvernants, contre la bourgeoisie.

Diego Giachetti (Turin) * Traduction Ross Harrold 16 décembre 2013

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article30644

18 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

areva, corruption et pollution en procès le 20 décembre aux tribunaux (TGI) de Paris et Aurillac(sdn.k)

A l’appel de la Fédération Anti-nucléaire Bretagne,

Rassemblement, la veille des procès Jeudi 19 décembre 2013 à 18h devant la préfecture du Finistère à Quimper. 

Sortir du nucléaire Cornouaille

Apporte son soutien à l’Observatoire du nucléaire et son directeur Stéphane Lhomme lors du procès qui se tiendra vendredi 20 décembre 2013 à 13h30 au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris l’opposant à la multinationale de l’atome, AREVA. Un rassemblement est prévu aussi à partir de 12h30 devant le TGI. Dans un communiqué du 11 décembre 2012, l’Observatoire du nucléaire dénonçait des manœuvres corruptives de la part d’AREVA envers le président du Niger suite à un « curieux don » de plusieurs dizaines de millions. http://observ.nucleaire.free.fr/

Apporte son soutien aux associations du Cantal : « nos enfants et leur sécurité » et « pour notre qualité de vie à Saint Pierre » lors du procès du 19 et 20 décembre 2013 au TGI d’Aurillac. Elles accusent AREVA de pollution des eaux et abandon de déchets radioactifs dans les anciennes mines d’uranium du Cantal. La Bretagne rencontre une situation semblable dans ses anciennes mines d’uranium. Sortir du nucléaire Cornouaille a dénoncé cette situation publiquement dès juillet 2008 et 5 ans plus tard, le pollueur AREVA n’a effectué aucune action de décontamination ou de radioprotection vis-à-vis de la population malgré la relance constante de l’association Rozglas.

Dénonce la multiplication des interventions françaises dans les conflits africains notamment celui de la guerre au Mali qui a pour but inavoué de protéger l’approvisionnement en uranium de la France dont la majeure partie vient du Niger. La denière mine française a fermé en 2001.

S’inquiète de l’utilisation probable dans ces conflits de munitions à l’uranium appauvri qui pollue durablement les territoires, et expose la population à de graves conséquences cancérigènes et mutagènes. Le 17 décembre 2013

http://www.sortirdunucleairecornouaille.org/spip.php?article196

18 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Breizh Atao, condamné en appel pour insultes racistes (of)

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Ce mardi, à 14 h, la cour d’appel de Rennes a confirmé le jugement de la cour de Quimper à l’encontre de Boris Le Lay, fondateur du site nationaliste breton Breizh Atao, pour diffamation et discrimination raciale.

Le prévenu, originaire de Rosporden et âgé de 32 ans, avait diffamé sur son site le maire de Quimper et menacé une élue du conseil régional. Il avait insulté le sonneur de bombarde, champion de Bretagne, Yannick Martin, du bagad Kemper, à cause de la couleur de sa peau. Il s’était aussi attaqué aux Juifs.

Boris Le Lay est condamné, en appel, à 18 mois de prison avec sursis, pour diffamation et incitation à la discrimination raciale. Il devra également reversé 500 € de dommages et intérêts à chacune des six parties civiles.

Le prévenu n’était pas présent à son procès en appel, comme en juin dernier à Quimper. La partie civile avait rappelé qu’il avait « pour principe de ne pas collaborer avec la justice républicaine. » Il séjourne au Japon et avait demandé par l’intermédiaire de son avocat l’annulation de la procédure ou une relaxe. Les parties civiles avaient dénoncé la « lâcheté du nationaliste breton ». Boris Le Lay a déjà été condamné dans des affaires similaires. Il doit comparaître à nouveau en appel pour deux autres dossiers du même ordre. Rennes – 17 Décembre

http://www.ouest-france.fr/breizh-atao-condamne-en-appel-pour-insultes-racistes-1796222

18 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Landivisiau, 200 ex-Gad mettent la pression sur la cellule de reclassement (lt)

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A 10 h, ce mardi, environ 200 ex-Gad se sont réunis à Landivisiau, au Pôle des métiers, qui accueille la cellule de reclassement des salariés de l’entreprise de Lampaul-Guimiliau. Ils entendaient ainsi exprimer leur mécontentement et mettre en avant, selon eux, « l’inefficacité de la structure ». Les échanges ont été assez tendus avec les directeurs des deux sociétés chargées du reclassement, Altedis et Adventia. Une délégation d’ex-employés a ensuite été reçue. Avant de ressortir vers 12 h 30. « On leur laisse jusqu’au 10 janvier pour apporter des réponses concrètes à nos interrogations », a déclaré Olivier Le Bras (FO) à la sortie du rendez-vous. 17 décembre 2013 à 14h53

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/landivisiau-200-ex-gad-mettent-la-pression-sur-la-cellule-de-reclassement-17-12-2013-2341724.php

17 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Des milliards pour une minorité, quelques centimes pour la majorité!

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Michel Sapin, ministre de l’emploi a donc annoncé que la hausse légale du SMIC le 1er janvier 2014 prochain sera de 1, 1%.

Le SMIC passera donc de 9, 43 euros de l’heure à 9, 53 euros.

Alors qu’il y a quelques mois, ce gouvernement a accordé 20 milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux entreprises, il donne donc 10 centimes d’euros à environ 3 millions de salariéEs.

Et Sapin ose parler de « gain de pouvoir d’achat » à la veille de la hausse de la TVA qui pénalisera avant tout les classes populaires, sans compter toutes les autres augmentations dores et déjà annoncées : transport public, mutuelles, assurances….

Licenciements, suppressions d’emplois, salaires, injustice fiscale, austérité… les raisons sont de plus en plus nombreuses pour l’ensemble des salariéEs, des précaires, des privéEs d’emplois de s’opposer à ce gouvernement au service du patronat et des plus riches !

Montreuil, le 16 décembre 2013

17 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Les comités en action: nantes et saint-nazaire

becassine

Leçons de Bretagne

Les comités de Saint-Nazaire et Nantes ont organisé les 2 et 3 décembre deux réunions pour débattre de la révolte en Bretagne.

Deux initiatives dont l’objectif était d’apporter des éclairages sur les enjeux de ce mouvement qui a fait polémique et les tâches des anticapitalistes.

*
L’intervention des camarades venus de Quimper a porté principalement sur l’appel des salariéEs licenciéEs de Basse-Bretagne qui a conduit aux rassemblements du 2 novembre à Quimper, puis du 30 à Carhaix.

Le débat, nourri de nombreuses questions et réactions, a mis en évidence les difficultés d’un mouvement émanant d’entreprises agroalimentaires peu syndicalisées, la place de l’auto-organisation, le mépris social et régional.

*

La discussion a également pointé la difficulté de faire émerger un pôle ouvrier visible dans un conflit instrumentalisé par le Medef, la FDSEA , l’Institut patronal Locarn à travers le combat contre l’écotaxe.

*
Pour les participantEs, ce mouvement met en évidence la nécessité de coordinations des luttes à l’échelle du pays et de l’Europe. Les entreprises en faillite actuellement en Loire-Atlantique sont les premières concernées. Dommage que les organisations syndicales ne relèvent pas le défi de l’unité des luttes contre les licenciements.

Mardi 17 décembre 2013  Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 221 (12/12/2013)

17 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Transport routier: c’est dans la rue qu’on gagne

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Environ 600 salariés du transport routier ont manifesté le mardi 3 décembre.

À l’appel de 5 syndicats, ils défendaient le congé de fin d’activité (CFA), réclamaient une hausse générale des salaires de 5 %, et ont obtenu une première victoire.


Le CFA est un régime de pré-retraite commun à tout le transport routier
(marchandises, voyageurs) soit 618 000 personnes. C’est un acquis d’une lutte, le conflit massif de 1996, qui permet aux salariés de partir à 55 ans (57 depuis la réforme Fillon) pour compenser la pénibilité et la dangerosité des métiers concernés. De plus, il entraîne le remplacement des partants par l’embauche en CDI de jeunes qui, sans cela, seraient aujourd’hui sans emploi.

*
La mobilisation a payé car le patronat a dû passer les cotisations aux collecteurs du CFA de 2 % à 2, 8 %, une revendication commune des syndicats CFDT-CGT-FO-CFTC-CGC. Cette cotisation est financée à 60 % par les employeurs et 40 % par les salariés, ce qui va permettre de compenser le déficit de 16 millions. Pour la CGT, « c’est une belle victoire acquise dans l’unité », mais « le combat n’est pas pour autant terminé » car l’État annoncera en 2014 son désengagement sur les subventions. C’est donc une victoire à très court terme !

*
Le salaire de la peur Les salariés revendiquent une augmentation de 5 %, mais les négociations piétinent. Le patronat propose une hausse indécente de 0, 5 %, ce qui fait qu’avec celle du Smic (1, 4 % en janvier), le début de la grille des salaires sera en dessous de celui-ci…

*
Dans le transport, le plus haut coefficient culmine à peine à 36 centimes au dessus du Smic et c’est le nombre d’heures travaillées qui fait la paye. C’est une branche où les salariés peuvent encore atteindre 250 heures mensuelles !

*
Pour les prochains rendez-vous les 16 et 18 décembre, « ces dossiers pourraient être bouillants, pour ne pas dire bloquants », avertit l’intersyndicale. Trop d’heures, trop pénible, trop dangereux, trop polluant : absolument capitaliste ! Alors, une grève dure et massive, comme en 84, 92, 94 ou 96, pour tout bloquer, pour la nationalisation et la rationalisation sous contrôle ouvrier du transport et de la logistique ? Chiche !

*
Damien Lanchron Dimanche 15 décembre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 221 (12/12/2013)

17 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Le Français de souche n’existe pas (lp)

caverne

Vraiment, rien en commun? Cherchez un instant!

Didier Raoult tord scientifiquement le cou au mythe du « vrai Français » dans un pays où le métissage est généralisé.

Les créations de mots et de concepts peuvent servir à déguiser des termes dont l’usage est interdit par la loi ou par l’évolution des moeurs. Au cours de la dernière campagne électorale, la question des « Français de souche » a émergé comme une évidence pour ceux qui ont employé l’expression. Ha- bitant à Marseille, la croisée du monde méditerranéen, et ayant eu la chance d’y voir arriver un des meilleurs spécialistes scientifiques mondiaux de l’étude génétique des origines humaines, j’ai naturellement examiné cette question du point de vue du scientifique.

Il est d’abord bien difficile de définir géographiquement ce qu’est la France. En effet, ses frontières n’ont cessé de changer au cours des siècles. Marseille pendant longtemps n’a pas été française, le comté de Nice et la Savoie n’ont rejoint la France qu’il y a peu de temps, et l’Algérie a été un département français de 1830 à 1962. L’Alsace et la Lorraine étaient allemandes pour une partie du XIXe siècle et du XXe siècle. Les habitants de Saint-Louis au Sénégal eurent un statut de citoyens français dès la Révolution française, et cette citoyenneté s’étendait à quatre communes du Sénégal en 1916 ! Qu’en est-il des Français des Comores ? Ceux de Mayotte restés attachés à la France sont français, pas ceux des autres îles devenues indépendantes. Ainsi, la France est une variable géographiquement instable, un mythe.

Le droit du sang génétiquement infondé Concernant la génétique, les choses sont beaucoup plus complexes. Ainsi comment différencier la part de la population française vivant en Europe qui est issue des vagues d’envahisseurs celtes, germains, romains, huns, arabes (lors des grandes invasions du Moyen Âge), Normands ou de tous les peuples méditerranéens dans le sud de la France, et la part née des migrations économiques des autres pays d’Europe, d’Afrique et d’Asie ? Il existe seulement quelques îlots ayant conservé une certaine homogénéité génétique, dont les Basques qui ne sont regroupés dans aucune nation unique.

La réalité est qu’il n’y a aucune superposition entre le territoire français et son origine génétique. D’ailleurs, les récentes études génétiques ont montré qu’on trouvait en France un mélange des trois grands groupes d’hominiens archaïques que nous connaissons actuellement : Neandertal, Cro-Magnon et l’homme de Dénisova, originaire de Sibérie, dont les gènes nous ont peut-être été apportés par les Huns.

Dans tous les cas le métissage est généralisé. Ainsi le « droit du sang » n’est pas génétiquement fondé. D’autant que l’on estime que 5 à 10 % des enfants ne sont pas du père officiel, mais d’un in- connu, dont on ne connaît pas les gènes ! La définition retenue en France et aux États-Unis du « droit du sol » dépend du périmètre du pays au moment où l’enfant naît ou de la nationalité des parents. Je redoute que le terme « Français de souche » ne serve qu’à exclure ceux que l’on ne veut pas comme Français…

Par le professeur Didier Raoult Le Point.fr – Publié le 23/08/2012 à 10:33

http://www.lepoint.fr/invites-du-point/didier_raoult/le-francais-de-souche-n-existe-pas-23-08-2012-1498404_445.php

17 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Le mrap indigné de l’évacuation par la police des sans-abris de la basilique de saint-denis

Jean-François Copé et Manuel VallsLe mrap indigné de l’évacuation par la police des sans-abris de la basilique de saint-denis  dans Antiracisme rien

Dimanche 15 décembre 2013, la police a investi la basilique Saint-Denis pour déloger des sans-abris et leurs soutiens qui s’y étaient réfugiés.

« Depuis quand la police armée pénètre-t-elle dans une cathédrale ? Quelle honte pour notre police, notre préfet, notre pays » a déclaré Jean Courtaudière, curé de la Basilique, alors qu’elle accueillait des personnes expulsées de leur logement depuis le 7 juin 2013.

Pour le Maire de Saint-Denis, Didier Paillard, molesté par les forces de l’ordre,ou l’ancien Evêque de Saint-Denis, Olivier de Berranger, empêché d’entrer dans sa cathédrale, la la police, sous l’ordre de sa hiérarchie, s’est déshonorée en pénétrant par la force dans ce lieu sacré.

La brutalité de la méthode rappelle celle qui avait conduit à l’évacuation de l’église Saint-Bernard le 23 août 1996. Il est devenu impossible de distinguer les méthodes policières d’aujourd’hui de celles d’hier. Le MRAP dénonce avec la plus grande fermeté ces méthodes indignes.

Par ailleurs le MRAP, avec d’autres organisations et les expulsés, exige le relogement immédiat de l’ensemble du groupe dans les logements disponibles du centre d’hébergement qui vient d’ouvrir à Saint-Denis. Cette exigence est d’autant plus forte que la sous-préfète s’y était engagée le mardi 3 décembre pour se contredire 2 jours après…

La régularisation administrative est une condition indispensable pour permettre aux personnes de nationalités malienne et ivoirienne d’entrer dans un logement pérenne. Le Ministre de l’Intérieur, Monsieur Manuel Valls, et la Ministre du Logement, Madame Cécile Duflot, doivent prendre leurs responsabilités et donner une réponse positive à cette situation.

MRAP  lundi 16 décembre 2013 – 23h05

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article138843

17 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Grèce: à bas le gouvernement samaras !

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Manif de solidarité à Bruxelles le 14 janvier!

Après quatre ans d’austérité dévastatrice, d’attaques incessantes aux droits des travailleurs, après l’amputation des revenus de 50%,

le bradage des richesses du pays et le démantèlement de biens publics tels que la santé et l’éducation, le gouvernement grec s’apprête à exercer la présidence du Conseil de l’UE, à partir du 1er janvier 2014. La présidence grecque symbolise l’autoritarisme et la barbarie sociale que les élites économiques veulent imposer aussi ailleurs. Cette expérimentation abjecte doit être stoppée maintenant avant de déferler sur l’Europe !

La Grèce est le pays de la zone euro où la stratégie du choc de l’UE est appliquée le plus crûment. La politique économique suivie sous les diktats de la Commission, de la BCE et du FMI a non seulement fait grimper la dette mais a provoqué une catastrophe sans précédent pour la société grecque, pulvérisant le chômage (27% et plus de 55% pour les jeunes) alors que plus d’un million de travailleurs demeurent impayés depuis des mois. Le peuple grec cède au désespoir et des centaines de milliers de jeunes quittent leur pays.

Au-delà des retombées économiques, les mémorandums et l’austérité extrême ont sapé les principes démocratiques fondamentaux et les droits de l’Homme. La Constitution et le Parlement sont court-circuités comme dans le cas de la fermeture de l’audiovisuel public, les grèves et les mobilisations contre cette barbarie sont interdites ou réprimées violemment, les militants antifascistes et les immigrés sont torturés par la police : Aujourd’hui la démocratie en Grèce est un mot dénué de sens.

L’UE se tait face aux crimes du gouvernement grec et demande des mesures encore plus strictes : sous les ordres de la Troïka, le gouvernement va bientôt opérer des nouvelles coupes des dépenses publiques, des licenciements dans l’éducation et la santé, ainsi que la vente publique des résidences principales des familles ne pouvant plus rembourser leur prêts, qui se retrouveront donc dans la rue. Mais la lutte continue : après une grève de trois mois du personnel administratif des universités, le monde de l’éducation et de la santé est en ébullition alors que les travailleurs de plusieurs usines et compagnies privées sont en grève.

Pendant ce temps, le gouvernement va dépenser des millions d’euros pour la présidence de l’UE afin que ses ministres se baladent à Bruxelles. Ne les laissons pas faire ! Les mobilisations contre la présidence grecque à Bruxelles peuvent contribuer à la chute du gouvernement en Grèce et faire barrage au fléau qui menace l’Europe entière.

Nous appelons à manifester le 14 janvier, au Bozar, rue Ravenstein 23, à 19h, lors de l’inauguration de la présidence grecque afin d’unir nos voix et nos actions avec celles du peuple grec en lutte. Afin que, depuis Bruxelles aussi, l’on envoie au gouvernement et à l’UE le message, que la politique catastrophique de l’austérité ne passera pas !

CADTM, CAE, Initiative de solidarité avec la Grèce qui résiste

Initiative de Solidarité avec la Grèce qui résiste
http://solidarity-greece.blogspot.be/

Comités Action Europe
http://www.comitesactioneurope.net/

Comité pour l’annulation de la dette du Tiers Monde
http://cadtm.org

http://www.avanti4.be/actualite/article/grece-a-bas-le-gouvernement-samaras-manif-de

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