Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

03 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Manifestation de Quimper (Npa)

Manifestation de Quimper (Npa) dans NPA becassine

Grande manifestation à Quimper, la colère des travailleurs et des classes populaires bretonne. Communiqué du NPA.

Le NPA se félicite de l’immense manifestation de Quimper qui a réuni au moins 30 000 personnes. Une manifestation réunissant principalement des salariés, des précaires, des petits artisans, des paysans, en colère contre les licenciements et le massacre social qu’ils subissent tous les jours. Les ouvriers licenciés de Doux, de Gad, Marine Harvest, Tilly Sabco étaient massivement présents et très en colère.

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Les manifestants réunis à Carhaix, principalement à l’appel de la CGT, auraient eu toute leur place avec nous à Quimper parmi la colère sociale. La seule façon de contrecarrer les manœuvres de l’UMP, du FN et des grands patrons est de ne pas leur abandonner le terrain. Les salariés sont solidaires des travailleurs de la terre comme des artisans. Leurs adversaires sont les mêmes.

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Cette manifestation à Quimper marque la nécessité de constituer un front unitaire des exploités, des opprimés qui n’en peuvent plus des politiques capitalistes assassines et de ce gouvernement qui ne s’oppose ni aux licenciements et ni aux diktats des actionnaires et du patronat.

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Il faudra bien que tous les syndicats et les partis politiques se réclamant de la défense des travailleurs et des plus démunis se retrouvent pour une offensive contre les plans sociaux et la politique désastreuse du gouvernement Hollande-Ayrault.

Montreuil, le 2 novembre 2013

02 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Le Npa à Kemper

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01 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Bretagne: avis de tempête

Bretagne: avis de tempête dans Luttes sociales en Finistère nann-1-200x300

Une réunion publique initiée par le maire de Carhaix, Christian Troadec, contre la fermeture de Marine Harvest, a réuni 700 personnes. Elles ont décidé d’organiser une manifestation régionale le 2 novembre à 15 h à Quimper.

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Des syndicalistes de Gad, de Doux et de Marine Harvest, mais aussi le NPA, ont pris la parole lors de cette réunion pour dire non aux licenciements, en Bretagne comme ailleurs. Le porte-parole du NPA Kreiz Breizh a en particulier appelé les salariés, les agriculteurs, à manifester leur colère et à se rassembler dans la lutte. L’appel à manifester est déjà relayé par les syndicats, le Front de gauche, certaines municipalités, de simples citoyens… Déjà cible il y a quelques années du combat victorieux des défenseurs de l’hôpital de proximité de Carhaix, Quimper et sa préfecture risque donc une nouvelle fois de connaître une journée agitée.
En effet, l’agroalimentaire breton, c’est 8 000 licenciements : Doux, Gad, Tilly, Boutet Nicolas et dernièrement Marine Harvest, usine de transformation du saumon qui a annoncé la fermeture de son site à Poullaouen (petit bourg près de Carhaix). 287 salariés qui seront virés en janvier 2014 alors que l’entreprise Marine Harvest cotée en bourse annonce 200 millions d’euros de bénéfice en un semestre…

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Pour l’unité ouvrière et paysanne  Cerise sur le gâteau, l’écotaxe, qui pénaliserait 3 ou 4 fois plus les camions en Bretagne que dans le reste du pays, est perçue comme injuste et inefficace écolo- giquement. Le gouvernement devrait donc se méfier car les grandes révoltes bretonnes ont toujours eu un lien avec la fiscalité, l’emploi et l’environnement : la révoltes des bonnets rouges en 1675 contre l’impôt du papier timbré, la bataille du rail en 1962 contre l’éloignement ; la lutte victorieuse contre la centrale nucléaire de Plogoff en 1980 ; la révolte du centre Bretagne pour sauver son hôpital de proximité à Carhaix en 2008… La manifestation du 26 octobre à Pont-de-Buis ne pourrait donc être qu’un début.

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Hollande avait promis pendant la campagne présidentielle qu’il s’attaquerait avec force à la finance quand celle-ci mettrait injustement en danger l’emploi et donc la vie des salariés. Nous n’avons bien sûr aucune confiance dans ce gouvernement qui ne s’oppose jamais aux licenciements et se trouve bien plus à l’aise pour taxer les pauvres et donner aux riches. En revanche, nous avons entièrement confiance dans les salariés bretons de l’agroalimentaire et dans la population pour résister, lutter et gagner. C’est donc la poursuite et le renforcement de l’action coordonnée, comme le font les travailleurs de chez Gad, qui est nécessaire, y compris la grève et le blocage des sites qui seraient sans nul doute soutenus par la majorité de la population.

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C’est l’interdiction des licenciements et l’ouverture des livres de comptes qu’il faut appliquer, tout comme la réquisition des sites, des machines et des stocks pour amorcer la refondation de la filière agroalimentaire : pour une autre production de qualité et respectueuse de l’environnement, une industrie agroalimentaire à visage humain, sous le contrôle des paysans et des salariés eux même.

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C’est sur ces mots d’ordre que le NPA manifestera le 2 novembre à Quimper en appelant à l’unité ouvrière et paysanne la plus large. La détermination et la colère sont grandes aujourd’hui en Bretagne, et de ces luttes peuvent surgir l’espoir et le vrai changement !

Correspondants NPA Kreiz Breizh Jeudi 31 octobre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 215 (31/10/2013)

01 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Ecotaxe: leçons de France (lcr.be)

Ecotaxe: leçons de France (lcr.be) dans Ecologie & climat bonnetsrouges

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La reculade du gouvernement français face à la la fronde des bonnets rouges bretons met une fois de plus en évidence l’impasse des politiques qui prétendent combattre la dégradation de l’environnement – notamment les émissions de gaz à effet de serre – par le seul truchement d’une politique de prix.
Echec de Sarkozy La tentative de Nicolas Sarkozy d’imposer une taxe carbone était déjà pleine d’enseignements. Ce fut un échec majeur de son quinquennat. Pour rappel, dans le sillage du « Grenelle de l’environnement », en 2007, l’ex-président français envisageait une taxe de 30 Euros la tonne de CO2. Un montant considérable quand on sait que la combustion de mille litres de fioul produit 3,7 tonnes de ce gaz…

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Devant les protestations, Sarko ramena la barre à 17 Euros. Déposé en 2010, son projet de loi stipulait que la taxe serait compensée par une baisse d’impôt (d’une centaine d’Euros par an pour un ménage avec un enfant). Sous couvert de défense du climat, il s’agissait donc de déplacer l’assiette fiscale vers un impôt indirect, non-progressif, ce qui est bien dans la ligne néolibérale. Mais le texte fut retoqué par le Conseil constitutionnel, pour non-respect du principe d’égalité devant l’impôt: les exemptions en faveur des patrons pollueurs (transporteurs routiers, centrales thermiques, cimenteries, raffineries, cokeries…) étaient si nombreuses que les consommateurs auraient été quasiment seuls à payer la facture.

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Une séquelle du Grenelle L’écotaxe qui entraîne aujourd’hui Hollande au plus bas dans les sondages est en fait une autre séquelle du Grenelle : présentée par le ministre de l’écologie JL Borloo, la mesure fut adoptée par l’Assemblée début 2009, sous l’hyperprésidence sarkozyenne. Son taux : entre 3,7% et 4,4%, quelle que soit la valeur de la marchandise transportée. Sa cible : les quelque 600.000 véhicules français et 200.000 véhicules étrangers de plus de 3,5 tonnes circulant chaque année sur des routes non payantes. Le dispositif : chaque camion est muni d’un boîtier permettant de retracer son parcours sur les 15.000 km de tronçons routiers soumis à la taxe. Ces tronçons sont équipés de portiques de détection. La taxe est modulée en fonction de l’efficience énergétique des camions. En tant que région péninsulaire, la Bretagne bénéficie d’un abattement.

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A l’instar de la taxe carbone, l’écotaxe sur le transport routier est à la fois inefficace du point de vue environnemental et injuste du point de vue social. Du point de vue environ-nemental : les autoroutes, ainsi que les routes nationales entre la France et l’Italie (sans compter le transport aérien !) étant exemptées, la taxe, alors qu’elle est censée stimuler la localisation de la con- sommation, favorise au contraire le transport à grande distance… et les exploitants d’autoroutes. Du point de vue social : à la question «qui va payer au final ?» la réponse est évidemment «les plus faibles ». La taxe ne peut en effet qu’accélérer la disparition des petites exploitations agricoles et de transports ainsi que des petits commerces, au profit de l’agrobusiness, des géants de la logistique et de la grande distribution… sur le dos des travailleurs et travailleuses qui forment la majorité des consommateurs.

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L’impôt privatisé En même temps, l‘écotaxe présente, par rapport à la taxe carbone de Sarko, une caractéristique tout à fait particulière : elle implique une privatisation de la perception de l’impôt. C’est en effet une société privée, Ecomouv, qui a été missionnée pour mettre en place les infrastructures et les gérer, dans le cadre d’un partenariat-privé-public (PPP). Négociées par Borloo et approuvées par trois ministres du gouvernement Fillon, les conditions de ce PPP sont stupéfiantes : sur 1,2 milliards de rentrées annuelles de la taxe, 280 millions iront à Ecomouv (un coût de perception supérieur à 20%, contre 1% pour l’impôt perçu par l’administration).

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l’Etat s’engage à verser à celle-ci 20 millions d’Euro par mois, dès janvier 2014; le PPP porte sur une période exceptionnellement longue de treize ans (soit la promesse d’une recette totale de 3,2 milliards !) ; en cas de non mise en œuvre de l’écotaxe, le dédit à verser à l’entreprise se monte à la bagatelle de 800 millions…

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En concurrence avec Ecomouv, la société SANEF (exploitant d’autoroutes) introduisit une action en référé pour contester l’appel d’offres. Le tribunal lui donna raison… Mais T  Mariani, ministre des transports de Sarkozy, fit appel immédiatement auprès du Conseil d’Etat, qui cassa le jugement.

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Les soupçons de corruption sont d’autant plus forts que, Mediapart l’a révélé, le montage financier d’Ecomouv se résume en une formule : « une pincée de capital et une montagne de dettes ». Le consortium monté par le groupe italien Autostrade, auquel se sont joints des groupes français (dont la SNCF !), a constitué un capital de 30 millions d’Euros à peine. Peu de chose pour un projet évalué à 800 millions… Le financement ? Assuré par un consortium de grandes banques qui, avec un taux de 7% environ, ont senti la possibilité de prélever sans danger une véritable rente sur la mobilité…

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Leçons Il est évident que la défense de l’environnement n’est ici qu’un prétexte pour accentuer les politiques néolibérales, dans tous les domaines. Théoriquement, le produit de la taxe (du moins, la partie non cannibalisée par Ecomouv !) aurait dû servir à financer des projets de ferroutage et de trans- port multimodal. Mais rien n’a été entrepris dans ce sens depuis le vote de l’écotaxe en juin 2009. Au contraire, le transport de fret par la SNCF régresse… Tout est fait en vérité pour que les recettes de l’écotaxe servent à favoriser encore plus le transport routier à longue distance, le transport aérien, l’agrobusiness, la grande distribution, le capital financier… et à compenser pour l’Etat la perte des péages autouroutiers privatisés.

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Plus fondamentalement, il convient de le répéter : c’est une illusion de croire que la fiscalité puisse être le levier central d’une transition énergétique/écologique. En particulier dans le secteur des transports, où il faudrait taxer la tonne de CO2 à hauteur de 600 ou 800 dollars (selon les sources) pour que le marché opte pour des énergies vertes. Une stratégie digne de ce nom doit mettre en cause radi- calement la concentration, la centralisation et l’accumulation du capital mondialisé, donc le type de développement des territoires qui en découle, le type d’agriculture, la masse de marchandises pro- duites, leur qualité, leur utilité réelle et le volume des transports. Il n’y a pas d’autre voie pour réduire les émissions de 80 à 95% d’ici 2050.

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C’est à une quasi-unanimité que l’Assemblée nationale avait adopté le projet d’écotaxe présenté par JL Borloo, en juin 2009. Il n’est donc pas étonnant que le gouvernement PS-EELV ait décidé de le mettre en oeuvre sans sourciller. Du reste, avec son PPP et ses cadeaux au privé, cette écotaxe écologiquement inefficace est parfaitement cohérente avec la politique antisociale de Hollande, qui est, elle, par contre, très efficace… Une politique qui exclut toute réforme fiscale progressiste et augmente la TVA ne peut qu’alimenter le « ras-le-bol fiscal ». Si elle se drape de vert, elle fait courir en plus le danger d’un « ras-le-bol environnemental ». Ce danger est bien présent dans des régions comme la Bretagne, où la crise capitaliste frappe durement le monde du travail, tandis que l’élevage industriel (porcs et volailles) dont dépend l’emploi de milliers de salarié-e-s cause d’énormes dégâts à l’environnement…

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Danger, l’exemple français délivre encore un autre message: outre qu’ils sont écologiquement inefficaces et socialement injustes, les bricolages tels que l’écotaxe pourraient aussi s’avérer politi-quement dangereux. Le MEDEF breton et la FNSEA – le syndicat agricole tenu par l’agrobusiness – ont joué un rôle majeur dans les mobilisations, entraînant à leur suite des salariés des abattoirs… dont l’emploi est massacré par les mêmes… En 2012, le lobby porcin aurait exportés 750 000 bêtes vivan- tes, pour les abattre moins cher ailleurs. C’est dire qu’une mesure comme l’écotaxe favorise la forma- tion d’alliances interclassistes pilotées par des secteurs patronaux qui se défaussent de leurs respon- sabilités sociales et environnementales sur l’Etat, le fisc ou l’Europe.

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Etant donné le ras-le-bol général face à l’austérité, des actions telles que celles qui ont été menées sur les routes bretonnes rencontrent une large sympathie dans la population. Mais cette sympathie est à double tranchant. D’un côté, elle exprime un désir de mobilisations radicales pour faire reculer l’austérité. D’un autre côté, elle détourne l’attention des mécanismes capitalistes qui sont à la base de la double crise sociale et écologique.

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Les patrons de l’agrobusiness peuvent se frotter les mains : l’écotaxe est accusée de tous les maux sociaux mais ils ne la paieront pas et rien ne les empêche de continuer à licencier. A travers toute cette confusion, les consciences sont « tirées » sur un terrain miné, où le Front National est en embuscade.

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Le danger ne doit pas être sous-estimé, en particulier dans le contexte français où la droite tradi-tionnelle et la social-démocratie sont en chute libre, tandis que le mouvement syndical semble tétanisé par la peur de nuire à un « gouvernement de gauche ». Il pourrrait être combattu en dénonçant la responsabilité de Sarko et, surtout, la scandaleuse privatisation de la perception de l’impôt au bénéfice de groupes capitalistes. Mais le PS ne peut évidemment s’engager dans cette voie, car cela mettrait en question toute sa politique libérale. C’est pourquoi il ne lui restait qu’une seule porte de sortie : la pitoyable pantalonnade de JM Ayrault annonçant la « suspension » de la mesure… dont les Verts continuent à exiger la mise en œuvre. Face à la droite de droite, la gauche de gauche porte une grande responsabilité. Des mobilisations unitaires sur des réponses écosocialistes concrètes peuvent seules permettre de relever le défi. On y reviendra. 1 novembre 2013 par

http://www.lcr-lagauche.org/ecotaxe-lecons-de-france/

01 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Ecotaxe: quand le PS découvre les dérives des partenariats public-privé (basta)

Ecotaxe: quand le PS découvre les dérives des partenariats public-privé (basta) dans Droite républicaine

Depuis hier, le gouvernement cherche une porte de sortie sur l’écotaxe.

L’option choisie : rappeler que c’est le gouvernement Fillon qui a validé les grands principes de cette taxe et ses modalités de mises en œuvre. Notamment le recours à un partenariat public-privé, onéreux et contraignant (lire notre enquête Les dessous de l’écotaxe : quand Benetton et Goldman Sachs collectent l’impôt français), aujourd’hui ouvertement critiqué par la majorité. « Un jour, les Français sauront la vérité sur l’abominable partenariat public-privé (PPP) signé par le précédent gouvernement et qui coute très cher aux contribuables, » a déclaré le député socialiste Jean Glavany, selon Le Lab-Europe 1, en évoquant les conditions d’attribution de ce marché à la société Ecomouv’, chargé du recouvrement de cette taxe.

Une commission d’enquête parlementaire Le sénateur François Rebsamen, président du groupe socialiste, demande la création d’une commission d’enquête parlementaire sur ce partenariat public-privé. Objectif : « Voir comment ça s’est passé, comment [ce partenariat] s’est constitué et pourquoi cette société italienne va toucher de l’Etat français 250 millions d’euros » . « Je crois qu’il faut s’inté-resser à la composition du capital de cette société (…) Je me demande s’il n’y a pas quelque chose derrière », explique-t-il sur BFM-TV le 30 octobre. « C’est la déclaration de madame Kosciusko-Mori- zet qui m’a mis la puce à l’oreille ». Celle-ci a signé le contrat avec la consortium Ecomouv’ en 2011 alors qu’elle était ministre de l’Ecologie (et des transports).

« Derrière » le consortium Ecomouv’, il y a Autostrade (dont les actionnaires sont notamment la famille Benetton et la banque Goldman Sachs), Thalès, SFR et la SNCF. Nul besoin d’une commission parlementaire pour le savoir.

Le principe du partenariat public-privé sur cette taxe est discuté depuis 2009. Il est bien temps que le parti socialiste s’y intéresse. D’autant que l’octroi du contrat à Ecomouv’ a été laborieux : son concurrent, le concessionnaire d’autoroutes français Sanef (dirigé par Alain Minc), a déposé un recours devant le tribunal administratif de Pontoise pour empêcher la signature du contrat, en 2011. Le service central de la prévention de la corruption du ministère de la Justice a également été saisi .

Pourquoi le gouvernement Fillon a-t-il choisi de confier le recouvrement de la taxe à des sociétés privés, ce qui constitue une première en France ? Cela reste un mystère. D’autant que le surcoût – un taux de recouvrement de 20 %, nettement supérieur à celui des taxes et impôts gérés par l’administration publique – est admis par tous. Certains arguent de la complexité technique, difficile à mettre en place par le service des douanes. « On n’était pas obligé de couvrir tout le pays de por- tiques. On pouvait éviter le PPP [partenariat public-privé] en restant sur quelque chose de plus classique avec des entreprises qui déclarent et une administration qui contrôle », assure Philippe Bock, secrétaire général du syndicat Solidaires-douanes.

Mais pourquoi faire simple et efficace, quand on peut créer une usine à gaz qui permet à des entreprises privées de faire des profits en leur sous-traitant une fonction essentielle de l’État ?

par Agnès Rousseaux 31 octobre 2013 Lire notre enquête : Les dessous de l’écotaxe : quand Benetton et Goldman Sachs collectent l’impôt français

 

01 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

La culture d’un nouveau maïs OGM pourrait bientôt être autorisée en Europe (lm)

La culture d'un nouveau maïs OGM pourrait bientôt être autorisée en Europe (lm) dans Ecologie & climat ogm_logo

C’est un nouveau rebondissement dans le tumultueux feuilleton européen des OGM. Et une nouvelle illustration de l’incapacité politique des Vingt-Huit à gérer ce dossier sensible.

Un deuxième maïs OGM –– après le MON810 de Monsanto ––– pourrait être bientôt autorisé à la culture en Europe. C’est la conséquence probable d’un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) qui oblige la Commission à rouvrir le dossier, volontairement enterré depuis quatre ans, d’une céréale transgénique produite par le semencier américain Pioneer Hi-Bred : le maïs TC1507.

Bruxelles devrait, mercredi 6 novembre, entériner une proposition en ce sens du commissaire européen à la santé, le Maltais Tonio Borg. Première étape d’une procédure de quelques semaines qui devrait, in fine, autoriser le TC1507. Ce serait la première fois depuis 2010, année d’homologation de la pomme de terre génétiquement modifiée Amflora (dont le producteur allemand, BASF, a arrêté le développement en janvier 2012) que l’Europe donnerait son feu vert à la culture d’un OGM sur son sol.

Déjà importé depuis 2006 Produisant un insecticide qui cible un papillon ––– la pyrale du maïs –––, le maïs TC1507 est aussi rendu tolérant à une famille d’herbicides dont le principe actif est le glufosinate d’ammonium. Depuis 2006, le TC1507 est importé en Europe pour l’alimentation humaine et animale. Voilà douze ans, depuis 2001, que Pioneer (filiale de DuPont de Nemours) tente d’obtenir de l’Europe le droit d’y faire également cultiver sa semence, déjà autorisée dans neuf pays du continent américain et au Japon. Après un avis positif de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), délivré en 2005, la Commission a présenté, en 2009, une proposition d’autorisation du TC1507, qu’elle a soumise, selon la procédure, à un collège d’experts des Etats membres. Mais ceux-ci n’ont pas réussi à se mettre d’accord. La Commission devait dès lors soumettre la proposition au Conseil des ministres de l’Union européenne (UE). Ce qu’elle n’a jamais fait.

Blocages politiques sur les  OGM « Ce retard peut s’expliquer par les blocages politiques sur les OGM au sein de l’UE, de très nombreux pays étant opposés à leur culture », analyse Christophe Noisette, chargé de mission pour l’association Inf’OGM. Pioneer décide alors de porter plainte devant la CJUE, le 13 avril 2010. Trois ans plus tard, le 26 septembre, la firme obtient gain de cause : la Cour européenne juge que la Commission a été trop lente dans la gestion de la demande d’autorisation et lui enjoint de poursuivre la procédure. Le jugement ne fixe toutefois aucun délai ni pénalités.

Risques pour certains insectes La CJUE ne tient pas compte d’une demande de complément d’information déposée par l’EFSA entre-temps. Dans un deuxième avis, publié en 2012, l’agence a en effet validé le maïs tout en pointant des « risques pour les insectes lépidoptères non cibles » de l’insec- ticide produit par la plante. Elle a alors demandé à Pioneer de modifier son dossier, ce que l’entreprise a refusé. « Les risques liés à la tolérance de ce maïs OGM à un herbicide n’ont jamais été évalués. Compte tenu des lacunes importantes dans son évaluation, la Commission devrait proposer son interdiction », assure Anaïs Fourest, chargée de campagne agriculture durable et OGM pour Greenpeace. « Nous demandons à la Commission d’appliquer la décision de justice. En fonction de la décision des Etats membres, nous pourrons nous positionner et savoir si nous cultivons ou pas ce maïs en Europe », affirme de son côté Pioneer.

Les états peuvent jouer la clause de sauvegarde Bon gré mal gré, explique-t-on à Bruxelles, la Commission ne peut que se plier à la décision de la plus haute instance européenne. Mercredi, Tonio Borg va donc demander au collège des commissaires européens de se mettre en conformité avec le droit. C’est-à-dire de soumettre la question de l’autorisation de culture du maïs TC1507, dans le délai réglementaire de trois mois, au conseil des ministres de l’environnement, compétents sur ce dossier.

Jamais, par le passé, les ministres ne sont parvenus à trouver une majorité qualifiée sur un OGM. Tout laisse donc penser qu’il en ira de même cette fois. Auquel cas la décision reviendra finalement à la Commission qui, selon toute vraisemblance, donnera son aval à la semence de Pioneer.

Fin de l’histoire ? Non. Les Etats membres peuvent faire jouer une clause de sauvegarde pour interdire l’OGM sur leur territoire. En 2010, quand la Commission avait autorisé la culture de la pomme de terre Amflora, la Hongrie, l’Autriche et le Luxembourg l’avaient interdite. Huit pays (France, Allemagne, Luxembourg, Autriche, Hongrie, Grèce, Bulgarie et Pologne) ont également adopté des clauses de sauvegarde pour bannir le maïs MON810.

Si le maïs TC1507 ne finira pas forcément dans les champs européens, la décision de la Cour de justice pourrait néanmoins créer un précédent. Elle pourrait inciter les géants des biotechnologies, au premier rang desquels Monsanto, à attaquer la Commission lorsqu’elle tarde à donner une réponse sur des semences transgéniques. Les cas de litiges potentiels sont nombreux : dix-huit OGM ––– onze maïs ainsi que des variétés de coton, de soja, de betterave et de colza ––– attendent une autorisation de mise en culture.  Audrey Garric    Pierre Le Hir  Journalistes au Monde LE MONDE | 31.10.2013 à 10h38 • Mis à jour le 31.10.2013 à 14h41

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/10/31/la-culture-d-un-nouveau-mais-ogm-pourrait-bientot-etre-autorisee-en-europe_3505895_3244.html

01 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Le 2 novembre en Bretagne, la voix des salariés doit se faire entendre! (fsu)

Le 2 novembre en Bretagne, la voix des salariés doit se faire entendre! (fsu) dans Luttes sociales en Bretagne 5510852-profs-a-paris-une-colere-de-privilegies

La FSU est pleinement solidaire des salariés actuellement victimes des licenciements en rafale du fait de la logique du profit à tous crin et qui luttent pour le maintien de leurs emplois.

Elle comprend leur colère et partage l’angoisse de leurs familles et de leur entourage. Pour autant, face aux manœuvres de récupération de cette détresse par la droite et l’extrême droite régionale et face aux gesticulations du patronat et des tenants bretons du libéralisme agricole – premiers responsables de la faillite économique, sociale et environnementale qui menace aujourd’hui l’équilibre et l’avenir de nos territoires – la FSU affirme la nécessité d’une expression autonome du monde du travail en rupture avec l’unanimisme de façade complaisamment relayé dans l’opinion.

Pour que cette expression soit audible, elle appelle au rassemblement de salariés organisé à Carhaix le samedi 2 novembre à 15h. Des militants de la FSU relaieront également cette ex- pression à Quimper le 2 sans défiler derrière les élus de droite ni derrière les banderoles du patronat. Il s’agit pour la FSU de faire entendre la voix des salariés pour l’emploi, mais aussi pour les salaires, la protection sociale, pour des services publics de qualité pour tous, et pour un autre modèle de développement pour les territoires bretons.

Au-delà du 2 et face à l’urgence sociale, la FSU se félicite des perspectives d’actions syndicales unitaires qui se profilent au cours du mois de novembre en Bretagne.

Quimper le 31 octobre, Communiqué de la FSU Bretagne et de la section FSU du Finistère

http://bretagne.fsu.fr/spip.php?article1017

01 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Pour en finir avec les plans de licenciements, pour une alternative au capitalisme et au productivisme

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Le vrai visage du capitalisme

Doux, Gad, Marine Harvest, Boutet-Nicolas… Des milliers d’emplois supprimés dans le secteur agro-alimentaire qui représente le tiers des emplois industriels de la Bretagne.

Au nom de la « concurrence libre et non faussée » de l’Europe libérale, le patronat se livre au dépeçage de notre industrie sans se soucier des dégâts sociaux et humains que cela entraine: chômage, bas salaires, précarité sociale toujours plus grande. Mais cette crise est aussi la faillite d’un modèle écono- mique productiviste marqué par la fuite en avant et le refus de prendre en compte les impératifs éco- logiques.

L’agriculture et les productions agro alimentaires bretonnes subissent la concurrence de pays euro- péens qui, comme l’Allemagne ou le Danemark, pratiquent un dumping social éhonté en employant massivement des salariés d’Europe de l’Est, aux conditions de salaires et de travail dignes de l’esclavage. Le recours à des intérimaires roumains recrutés par des marchands d’hommes est aussi pratiqué par les patrons de l’agro-alimentaire breton. Vent debout contre la mise en oeuvre de l’écotaxe, votée par la majorité de droite sous Sarkozy, ils n’hésitent pas non plus à envoyer leurs cochons se faire abattre en Allemagne au mépris de l’emploi local et pour accroitre encore leurs profits.

Il faut sortir de la confusion La mobilisation contre l’écotaxe apparaît pour ce qu’elle est : un prétexte entre les mains du MEDEF, des promoteurs de l’agro-business et des patrons de la grande distribution, champions de l’étranglement économique de leurs fournisseurs et des petits agriculteurs, pour détourner l’attention des véritables responsabilités de la crise.

Refusons « l’union sacrée » que certains voudraient promouvoir entre exploités et exploiteurs. Les intérêts des salariés bretons, des chômeurs et précaires, des agriculteurs, des marins pêcheurs, des petits commerçants et artisans ne sont pas ceux des capitalistes, fussent ils bretons, qui veulent s’imposer sur la scène de la mondialisation libérale.

Le Gouvernement socialiste s’est coulé dans le moule des règles ultra libérales en Europe. Il a ratifié le pacte budgétaire européen concocté par Sarkozy et Merkel et met en oeuvre les politiques d’austérité qui en découlent. Les réponses gouvernementales ne sont pas à la hauteur des exigences des travailleurs. Il doit entendre la détresse des salariés et des chômeurs, refuser que la loi du profit l’emporte sur l’intérêt général, agir pour préserver l’outil de travail, le savoir faire des travailleurs, des emplois durables

Ensemble exigeons une véritable politique de gauche

  • suspension de tous les plans de licenciements
  • droit de veto des salariés sur les licenciements et contrôle des fonds publics versés aux entreprises
  • Réorientation, sous le contrôle des travailleurs, de l’appareil productif vers des productions de qualité, la relocalisation de la transformation pour répondre aux besoins d’une alimentation saine et de qualité. Amélioration des conditions de travail et des salaires des travailleurs
  • réorientation des financements de la Politique Agricole Commune dans le sens d’une rupture avec le modèle productiviste et libéral: maîtrise des productions, partage des droits à produire, prix garantis et rémunérateurs permettant aux agriculteurs de vivre décemment de leur travail, soutien clair aux pratiques agricoles respectueuses de l’environnement
  • l’arrêt du saupoudrage fiscal et la mise en chantier d’une véritable réforme de la fiscalité attaquant enfin les hauts revenus et les profits des actionnaires
  • lutte contre le dumping social en Europe

Déclaration commune d’ATTAC, les Alternatifs et le NPA

Texte pour être diffusé lors de la manifestation de Quimper du 2 novembre 2013
http://chris-perrot.hautetfort.com/archive/2013/11/01/pour-en-finir-avec-les-plans-de-licenciements-pour-une-alter.html

01 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Lampaul-Guimiliau,Gad, l’accord de fin de conflit signé in extremis, le blocus levé (of)

Lampaul-Guimiliau,Gad, l’accord de fin de conflit signé in extremis, le blocus levé (of) dans Landerneau, Landi, Lesneven manifestation-le-16-mars-2013-

L’accord de fin de conflit de l’abattoir de Gad à Lampaul-Guimiliau a été signé in extremis à 18 h 19. Les salariés ont annoncé la levée de leur blocus.

C’est la fin d’une longue journée d’attente où les nerfs ont été soumis à rudes épreuves. À 18 h 19, l’accord de fin conflit a finalement été accepté par les salariés de l’abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau, juste après avoir enfin obtenu la garantie de paiement des indemnités extralégales par la Cecab.

« L’accès au site est libéré » « C’est signé. Le conflit s’est terminé ce jeudi soir. L’accès au site est libéré », a déclaré à Olivier Le Bras, délégué central du syndicat FO, majoritaire sur le site finistérien de 850 salariés, qui était bloqué depuis le 11 octobre. Date de la validation d’un plan de continuation de la société d’abattage et de découpe de porcs, actant la fermeture du site finistérien. Le texte, signé à la préfecture du Finistère «garantit le paiement d’indemnités supralégales doublées, et le paiement de tous les jours de grève, comme cela avait été convenu», s’est félicité le syndicaliste.

« Cette prime extra légale, vous l’avez bien méritée ! » « Vous pouvez être fiers de vous, lance Olivier Le Bras. Cette prime extra légale, vous l’avez bien méritée ! ». Les syndicats étaient inquiets en début de journée : ils réclamaient que la Cecab garantisse le paiement des indemnités extra-légales. La Cecab a annoncé un peu plus tôt, par communiqué de presse, qu’elle s’engageait à payer les indemnités. Social jeudi 31 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Gad.-L-accord-de-fin-de-conflit-signe-in-extremis-le-blocus-leve_6346-2244661_actu.Htm

01 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Lannion, Alcatel-Lucent, le plan social se précise : 881 emplois menacés (of)

Lannion, Alcatel-Lucent, le plan social se précise : 881 emplois menacés (of) dans Luttes sociales en Bretagne alcael-lannion-300x157

La direction d’Alcatel-Lucent France vient de présenter le sens de son plan social Shift aux syndicats. 881 postes seraient supprimés.

Des chiffes sur ses intentions ont été donnés à cette occasion. Sur les 5 580 salariés de cette filiale, ce ne sont pas 900 mais 881 postes qui seraient supprimés. Le site d’Orvault perdrait 128 postes en 2014 et 221 en 2015 sur un total de 500, Lannion 56 postes ; le site de Rennes est supprimé.

513 postes déplacés à Lannion et Villarceaux Le plan prévoit aussi 459 emplois externalisés ou 513 autres postes déplacés vers les sites de Lannion et Villarceaux. Le sort de 199 autres postes sur des activités non stratégiques n’est pas arrêté. La conduite de ce plan, un des 1ers de la loi sur la sécurisation de l’emploi, est regardée de près par le gouvernement. Social jeudi 31 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Alcatel-Lucent.-Le-plan-social-se-precise-881-emplois-menaces_55257-2244833_actu.Htm

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