Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

11 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

pologne, le vatican refuse l’extradition de l’archevêque wesolows (ci)

pope

Le procureur de la République de Varsovie vient de recevoir la réponse négative du Vatican à sa demande d’extradition de l’ancien nonce apostolique en République dominicaine, l’archevêque Jozef Wesolowski, suspecté de pédophilie.
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L’archevêque polonais Jozef Wesolowski, ancien nonce apostolique en République dominicaine, suspecté de pédophilie et résidant à Rome, ne pourrait pas être extradé vers la Pologne, puisqu’il est un citoyen du Vatican. « La réponse du Saint-Siège est laconique et tient en une demi-page », rapporte le site de la première chaîne d’information polonaise TVN24, qui précise que « les auteurs de la lettre assurent que le Vatican mène une enquête sur les supposés actes de pédophilie du hiérarque. »Mgr Wesolowski a été accusé par les médias dominicains en septembre 2013 d’avoir eu des relations tarifées avec des mineurs dans sa paroisse rurale de Juncalito, dans le nord du pays. Il a ensuite été rappelé à Rome par le pape François. Courrier international 10 janvier 2014
Commentaire:  « On lâche rien »!

11 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

manifestation samedi des nationalistes basques, malgré une première interdiction (lt.ch)

eusjkasdi

Les indépendantistes basques et les nationalistes du PNV ont appelé à manifester samedi à Bilbao, après l’interdiction d’une mobilisation en soutien aux prisonniers de l’ETA, alors que le gouvernement espagnol reste inflexible dans son refus de toute concession au groupe armé.

Le président du PNV, la principale formation régionale, Andoni Ortuzar, a appelé à « participer à la manifestation silencieuse qui aura lieu samedi à Bilbao sur le thème « Droits de l’homme, accord, paix’ », lors d’une conférence de presse avec le président du parti de gauche indépendantiste Sortu, Hasier Arraiz.

Cet appel fait suite à l’interdiction de la journée de mobilisation qui était prévue samedi à Bilbao, en soutien aux prisonniers de l’ETA.

Vendredi, le juge du tribunal de l’Audience nationale de Madrid Eloy Velasco a « interdit » cette manifestation, estimant que le groupe de soutien aux prisonniers Herrira, démantelé après un coup de filet le 30 septembre et dont la justice a suspendu pour deux ans les activités, se trouve derrière les organisateurs.

Des documents saisis lors de cette opération de police, « il ressort que durant l’été 2013, Herrira a été l’inspirateur ou l’auteur d’une dynamique appelée Tantaz tanta (Goutte à goutte), dont l’objectif est de rallier le plus grand nombre possible d’adhésions à ses manifestations sociales en soutien aux prisonniers de l’ETA », écrit le juge Velasco. Le magistrat a donc décidé d’interdire « les activités de soutien, exaltation et financement en faveur des prisonniers » programmées samedi à Bilbao.

« Une décision incompréhensible pour le peuple basque », avait immédiatement réagi le gouvernement régional du Pays Basque, dominé par le PNV. « C’est une décision très grave (…) dans la mesure où année après année, nous avons pu voir que des manifestations identiques se sont déroulées sans aucun obstacle, y compris à l’époque où l’ETA était active », avait commenté le porte-parole du gouvernement régional, Josu Erkoreka.

« Face à la violation des droits de l’homme et devant les moyens exceptionnellement négatifs, tous ceux qui sont réunis ici expriment la volonté de renforcer le nouveau scénario qui s’est ouvert pour notre communauté », a ajouté vendredi soir le président du PNV, alors que Tantaz tanta, en réponse à la décision du juge, avait peu avant annulé son appel à manifester. BILBAO, 11 jan 2014 (AFP)

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11 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Brest, jabil: plan de licenciement de 94 personnes (lt+of)

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L’entreprise Jabil, qui était en comité d’entreprise ce vendredi matin, a annoncé un plan de licenciement de 94 personnes sur le site de Brest, selon Joseph Le Manach, délégué CGT. Les salariés sont actuellement en assemblée générale et tiendront un point-presse vers 14 h. Après de multiples plans sociaux prononcés depuis des années, il reste environ 180 salariés sur le site brestois.

10 janvier 2014 à 11h11

http://brest.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/ville/brest-plan-de-licenciement-chez-jabil-10-01-2014-2363613.php?xtmc=jabil&xtcr=2

http://www.ouest-france.fr/brest-jabil-telephonie-va-licencier-97-personnes-1842788

 

10 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

quand le gouvernement bricole avec le repos dominical

laboursul

Encore un cadeau pour les patrons…

Le 31 décembre (!) est paru un décret autorisant, au plus tard jusqu’au 1er juillet 2015, les magasins de bricolage à ouvrir le dimanche.

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Ce décret scélérat est le premier avatar du rapport Bailly sur le travail dominical remis au Premier ministre le 2 décembre dernier. Les ministres du Commerce et du Travail assurent eux le service après-vente en mettant en avant les « engagements » obtenus de la part de la fédération des magasins de bricolage sur le nombre de magasins concernés, ainsi qu’en matière de volontariat des salariéEs et de contreparties salariales…

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Franchement, qui peut croire que ce décret transitoire n’aura pas force de loi d’ici cette date ? Plus encore, alors que son champ d’application est national, pourquoi des magasins qui n’é- taient pas déjà ouverts le dimanche ou seulement le matin s’interdiraient désormais de le faire ? Enfin, le doublement du salaire ce jour-là, promis par les employeurs, s’appliquera-il bien à l’en- semble des salariéEs en dehors de ceux des ­mastodontes du secteur ?

Pour une riposte unitaire La CGT, majoritaire dans la branche, FO et Solidaires ne décolèrent pas contre cette mesure qui constitue, en outre, un blanc-seing donné aux enseignes du commerce qui voudraient, à leur tour, passer outre le repos dominical. Sans surprise, la CFDT privilégie, elle, la négociation qui s’ouvre le 9 janvier au sujet des compensations à ce dernier.

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La partie n’est cependant pas finie : CGT et Solidaires développent leur campagne inter- professionnelle contre l’extension des horaires d’ouverture. FO et d’autres organisations comptent aller en justice contre le dit décret qui bafoue la convention 106 de l’OIT sur le repos hebdomadaire ratifiée par la France.

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Il est vraiment temps que s’engage une campagne unitaire pour mettre en échec cette régression sociale car, après le dimanche, ce sera nos nuits et nos jours fériés ! LD

Hebdo L’Anticapitaliste – 224 (09/01/2014)

http://npa2009.org/content/travail-quand-le-gouvernement-bricole-avec-le-repos-dominical

Note: C’est du breton: « Travail du dimanche: travail nul! » (et sul se prononce « zul »).

10 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

front de gauche: en temps de crise

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La crise que connaît le Front de gauche vient de connaître un nouveau rebon- dissement avec le 4e congrès du Parti de la gauche européenne qui s’est tenu mi-décembre à Madrid en présence de 300 déléguéEs.  Ce parti regroupe une vingtaine d’organisations euro- péennes dont, pour la France, le PCF et le Parti de gauche. Seuls les PC restés les plus staliniens d’Europe en sont absents, comme les PC de Grèce ou du Portugal.

Dés-union européenne. Avec l’accord du PG, le congrès a voté trois initiatives qui ne mangent pas de pain : une campagne contre le grand marché transatlantique (TAFTA), l’organisation d’un sommet pour la restructuration de la dette en mars à Bruxelles et un « forum européen des alter- natives » pour l’automne. Toujours avec l’accord du PG, 86 % du congrès a proposé Alexis Tsipras, le leader de Syriza, comme candidat à la présidence de la Commission européenne. Enfin un bureau a été élu avec des représentants de Syriza (Grèce), du Bloc de gauche (Portugal), du PCE (État espagnol), de la Gauche bulgare et de Die Linke (Allemagne).

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En revanche, le PG s’est opposé à la réélection de Pierre Laurent à la présidence du PGE, et a décidé en conséquence de suspendre sa participation au PGE jusqu’aux municipales, déclarant notamment : « la clarté de notre campagne aux européennes ne doit pas être mise en danger par la stratégie portée par Pierre Laurent de rejoindre la liste du PS aux municipales à Paris ». Pour ce dernier, « cette décision est incompréhensible pour nos camarades européens ». Même réaction chez Clémentine Autain de la FASE qui, tout en rejetant l’accord PS-PCF sur Paris, explique que pour le Front de gauche, « il n’y a pas de plan B pour les européennes ».

L’état de l’union… Pour bien comprendre cette crise, il faut rappeler que le Front de gauche est une coordination d’organisations, avec seulement quelques « indépendants » dans sa direction, et non un parti unifié comme le demandent certainEs en son sein.

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Il est composé du PCF (avec ses 8 000 éluEs), du PG avec l’orateur Mélenchon, quelque milliers d’adhérentEs et quelques dizaines d’éluEs, le PCOF, une moitié de Gauche unitaire dirigée par ­Christian Piquet (ex-LCR), et depuis peu Ensemble, regroupement qui réuni l’autre moitié de la GU dirigé par Francis Sitel (ex-LCR), la Gauche anticapitaliste (ex-LCR et NPA), Convergence et alternative (ex-LCR et NPA), la FASE (dont les Communistes unitaires), et un peu plus de la moitié des Alternatifs (l’autre moitié ayant refusé d’adhérer au Front de gauche).

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De fait, c’est bien le PCF et Mélenchon qui dominent le Front de gauche, un Front qui va se présenter aux prochaines municipales selon les villes sur des listes avec le PS ou contre lui, donc quelquefois divisé entre PCF d’un côté et reste du Front de gauche de l’autre. Mais à chaque fois, avec le même sigle !

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Le débat d’abord Aujourd’hui, le débat est assez violent et s’est envenimé suite à la prise de position du PG dans le cadre du Parti de la gauche européenne, un PG par ailleurs favorable à l’in- tervention militaire en Centrafrique à partir du moment où elle a été sanctifiée par l’ONU…

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Pour les directions, il ne s’agit pas d’une question de fond malgré les apparences. Mé- lenchon se moque des municipales et ne compte que sur les européennes où il espère remplacer Pierre Laurent comme tête de liste et « dépasser » le PS dans les urnes. Et pour le deuxième tour des municipales, c’est le silence radio, ce qui laisse entendre un accord avec le PS sous l’argument de « battre la droite ». Et déjà dans certaines villes, des sections du PG ont annoncé la couleur pour justifier de ne pas faire d’accords avec d’autres courants comme le NPA.

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Mais sentant une grande opposition des militants PCF, mais pas des éluEs, à toute alliance avec le PS, Mélenchon s’efforce de canaliser cette opposition de gauche, sans se rendre compte que même chez ces militantEs, son « style » ne passe pas…

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Mêmes compliqués, tous ces débats nous concernent car ils touchent des militantEs avec qui nous nous retrouvons souvent dans les mobilisations et qui pour la plupart sont à la recherche d’une véritable alternative anticapitaliste. Et dans ce domaine, personne n’a fait ses preuves et n’a de solution toute faite. En toute modestie, et en toute indépendance, nous apportons notre contribution politique, avec ces camarades comme avec celles et ceux qui ne veulent plus être mêlés à ces « jeux politiciens ». Alain Krivine

Hebdo L’Anticapitaliste – 224 (09/01/2014)

http://npa2009.org/content/front-de-gauche-en-temps-de-crise

10 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

statut des enseignants: le gouvernement contraint de reculer

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Jeudi 12 décembre, le gouvernement annonçait le report des décisions concernant le statut des enseignants du second degré.

Alors qu’il ambitionnait d’intégrer les mesures du projet Peillon dès la rentrée 2014, il s’agit d’un incontestable recul du gouvernement.

À l’origine de ce revirement, la mobilisation des professeurs de prépas, présentés comme des privilégiéEs, menacéEs notamment par des pertes de salaires (jusqu’à 20 %). Organisés (AG incluant les syndicats), dotés d’une revendication claire, à savoir le retrait du projet Peillon, avec le soutien de leurs étudiantEs et collègues du secondaire, ils ont pu déjouer les tentatives de division orchestrées par le gouvernement, et déboucher sur la grève massive du 9 décembre.

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Outre ce volet, ce projet constitue fondamentalement une charge contre le statut des enseignants du secondaire. En lieu et place de la définition hebdomadaire en heures de cours, régie par les décrets de 50, le projet du gouvernement pavait la voie à l’annualisation, à la mul- tiplication des « missions » et à un début de mise sous tutelle par les pouvoirs locaux. Face un texte qui cible le cadre national de l’enseignement, qui rend possible toutes sortes d’attaques, les AG se sont multipliées dans les collèges-lycées, aboutissant à plusieurs dizaines de prises de position pour le retrait pur et simple du projet Peillon.

Pour le retrait définitif du projet Peillon Inévitablement, cette activité s’est répercutée dans les syndicats, qui ont tous participé aux « concertations ». Dans le Snes-FSU, principal syndicat, à l’opposé de la direction nationale qui a adopté une ligne extrêmement conciliante vis-à-vis du gouvernement en valorisant de prétendues « avancées », plusieurs structures départementales ou académiques ont suivi une orientation plus critique en lien avec le rejet qui remontait des éta- blissements. Cela a conduit à un vif débat dans le Snes. C’est dans ce contexte que le gouvernement a été contraint de reculer.

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Mais il ne renonce pas, Peillon annonçant un nouveau round de « concertations » dès janvier. Une chose est sûre, c’est la mobilisation pour le retrait pur et simple du projet Peillon qui a mis le gouvernement en difficulté. Participer aux nouvelles « négociations », loin de « peser » sur le « futur décret » ne peut que favoriser les desseins du gouvernement. C’est pourquoi le combat pour l’arrêt des « concertations » syndicats-gouvernement sur le projet Peillon et son retrait définitif doit se poursuivre.  Au-delà, c’est toute la politique scolaire du gouvernement qui est en cause. Pour expliquer ce report qui marque une étape importante, le député PS Yves Durand précise : « On ne peut pas avoir trop de fronts ouverts en même temps. Réussissons la réforme de la formation des maîtres et celle des rythmes, et ne nous dispersons pas ».

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Alors que de nouvelles attaques arrivent (programmes, ZEP), le combat uni pour le retrait du projet Peillon sur le statut et l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires doit être mené. Il est à même d’infliger une défaite décisive au gouvernement, portant ainsi un coup à la loi Peillon. Ce qui mettrait un coup d’arrêt aux contres-réformes, à la dégradation de la situation et ouvrirait la voie à la satisfaction des multiples revendications enseignantes (postes, effectifs, salaires…). Tout cela est inséparable de l’activité à mener pour la rupture immédiate du « dialogue social » avec le gouvernement.

Éric Aba Hebdo L’Anticapitaliste – 224 (09/01/2014)

http://npa2009.org/content/statut-des-enseignants-le-gouvernement-contraint-de-reculer

10 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

avortement: l’espagne à l’avant-garde d’une régression européenne ? (regards)

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Un projet de loi du gouvernement de Mariano Rajoy prévoit de limiter le recours à l’avortement aux cas de viols ou de « grave danger » pour la femme enceinte.

La décision suscite l’indignation, dans un contexte européen qui se dégrade pour l’IVG

Rien n’est jamais acquis, surtout pas les droits des femmes. Alors que depuis 2010 l’Espagne était, avec l’Angleterre et les Pays-Bas, l’un des pays les plus progressistes en matière d’avortement – selon le Planning familial, on estime d’ailleurs entre 3 000 et 5 000 le nombre de Françaises qui se rendent chaque année en Espagne pour avorter, en raisons de délais plus longs –, elle régresse aujourd’hui au rang de la Pologne, pays dont la législation est extrêmement sévère et restrictive sur le droit à l’IVG. De fait, le 20 décembre dernier, le Conseil des ministres a adopté une proposition de loi visant à restreindre drastiquement l’accès à l’avortement. L’IVG sera désormais uniquement autorisé en cas de « grave danger pour la vie ou la santé physique ou psychologique de la femme enceinte », et en cas de viol.

« Attentat contre la démocratie »

Mariano Rajoy, l’actuel Premier ministre, avait fait des promesses en ce sens dans son programme de campagne, mais la nouvelle sonne comme une gifle à la face des féministes espagnoles, contraintes de ressortir des placards les banderoles qu’elles pensaient avoir rangées pour de bon. « Mi bombo es mio » (« Mon ventre m’appartient »). XXIe siècle oblige, le vieux slogan défile désormais sur les réseaux sociaux. Et si du nord au sud du pays, les mobilisations se multiplient, le PSOE (Parti socialiste) souhaite quant à lui convoquer une assemblée extraordinaire d’ici la fin du mois de janvier, soit avant la réouverture du parlement prévue le 11 février, pour réclamer le retrait immédiat de ce projet de loi qualifié par le porte-parole du parti d’« attentat contre la démocratie ».

La contestation chemine jusque dans les rangs du Parti populaire (PP), parti de la majorité. « La nouvelle d’une malformation est un drame pour le couple, l’État ne doit pas rendre les choses encore plus difficiles », déclare Javier Dorado, secrétaire général de Nouvelles géné- rations (les jeunesses du PP), faisant ainsi référence à la suppression dans la nouvelle loi du droit à l’avortement en cas de malformation du fœtus. Cristina Cifuentes, la déléguée du gouvernement à Madrid, s’est dit davantage « partisane d’une régulation des délais ». Cette division sur la question des élus du PP n’a d’ailleurs pas échappé à l’opposition, qui réclame d’ores et déjà un vote à bulletin secret.

Difficile aujourd’hui de prévoir quelle sera la stratégie du gouvernement Rajoy. En fera-t-il une question d’autorité en maintenant le projet de loi tel quel, ou amendera-t-il quelques points, notamment dans les situations de malformation du fœtus ? Quoi qu’il en soit, l’accès à l’avortement sera sérieusement entravé et le droit des femmes à disposer de leur corps totalement bafoué.

Une indispensable mobilisation

« Ce projet de loi est totalement hypocrite et irresponsable. Les avortements clandestins vont à nouveau se multiplier et un tourisme abortif va se mettre en place », s’inquiète Marie-Pierre Martinet, secrétaire générale du Planning familial. Et de raconter l’histoire de cette femme en Pologne à qui on a refusé une IVG malgré le risque de cécité prédit par son médecin en cas de grossesse menée à terme. Certes, la Pologne a été condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme, mais la femme est devenue aveugle.

Ce qui se passe en Espagne s’inscrit dans un contexte européen peu enclin à promouvoir l’accès à l’avortement. Pour preuve, le rejet en décembre dernier du rapport Estrella sur « la santé, les droits sexuels et génésiques » qui sollicitait une homogénéisation des droits en Europe,  no- tamment pour l’accès à la contraception, à l’avortement et à l’éducation à la sexualité. « Il y a eu une grosse mobilisation européenne d’opposants, avec pas moins de deux millions de signataires dont 400.000 en France, rapporte Marie-Pierre Martinet. Les arguments étaient très proches de ceux de la Manif pour tous, réclamant une souveraineté des États sur ces questions. C’est d’autant plus inquiétant qu’en 2008, l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe avait acté une résolution qui incitait les États à permettre l’accès à l’avortement. »

« On l’a déjà expérimenté il y a quarante ans : la force de conviction et de mobilisation va être essentielle sur ces questions », prédit la secrétaire générale du Planning. De fait, en Espagne, les féministes et opposants au projet de loi se préparent à monter dans le train de la liberté qui partira le 31 janvier des Asturies pour rejoindre Madrid le 1er février. Des délégations féministes françaises seront également du voyage.

Aujourd’hui, à Paris, se déroule une grande réunion unitaire des associations fé- ministes afin d’organiser des actions de solidarité pour les semaines à venir. Selon nos infor-mations, une grande manifestation devrait avoir lieu à Paris le 19 janvier prochain. Ce qui nous laisse tout juste le temps d’inscrire sur nos vieilles banderoles, la version espagnole du fameux « Mon corps m’appartient » : « Mi bombo es mio ».

Par Sophie Courval| 10 janvier 2014

http://www.regards.fr/web/Avortement-l-Espagne-a-l-avant,7353

10 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

rennes, le squat de l’église saint marc sera évacué le mardi 14 janvier (ri)

refugies

Après des mois d’errance et de lutte depuis l’expulsion du squat de Pacé en novembre 2012, une cinquantaine de migrants soutenus par l’association « Un Toit, c’est Un Droit », réquisitionnait l’Eglise Saint Marc le 25 avril 2013. Face à l’indifférence des pouvoirs publics malgré une série d’occupations de gymnases d’école et de centre sociaux, les migrants ont trouvé refuge dans ce lieu de culte désaffecté. L’archevêché, propriétaire des lieux, a d’emblée déclaré « Pas question d’expulser les migrants. L’église doit remplir ses missions de solidarité habituelle. »

Rassurés les migrants ont enfin posé leurs bagages et se sont appropriés le lieu pour quelques mois de répit, pendant que les expulsions continuaient : Rue de Chateaugiron, Contour Saint Aubin, Saint Jacques de la Lande, Rue de Lorient, La Mézière…

Aujourd’hui près de 150 personnes occupent l’Eglise Saint Marc, dont 50 enfants.

Dès l’été les négociations ont débuté entre l’association « Un toit, c’est un droit » et le secours-catholique en lien avec la Préfecture d’Ille et Vilaine. Les 2 organisations sont tombées d’accord sur 2 exigences : des relogements pour tous et pas de tentative d’éloignement du territoire avant la fin de l’année scolaire.

Après négociation, les engagements pris par le secrétaire général auprès de l’évêque sont les suivants :

Les personnes seront relogées au minimum jusqu’à la fin de la période hivernale et aucune mesure d’éloignement ne sera mise en oeuvre avant cette date.

Les familles avec enfants scolarisés bénéficieront d’un logement stable jusqu’à la fin de l’année scolaire et aucune mesure d’éloignement ne sera mise en œuvre avant cette date.

Comme après l’expulsion du squat de Pacé, la Préfecture a choisi d’orienter les migrants vers des gîtes ruraux éloignés de Rennes. La destination ne sera connue que le 14 janvier, jour de l’évacuation, où les migrants sont invités à se présenter dès 7h du matin à la préfecture pour être conduits en bus vers les différents lieux qui leur seront attribués.

Les objectifs ne sont que partiellement atteints, car ces propositions de relogement ne concernent pas tous les migrants de Saint Marc. Certains ont été exclus par la préfecture selon leur situation administrative. Une quarantaine de personnes risquent à nouveau de se retrouver à la rue au cœur de l’hiver ? Alors que le caractère inconditionnel du 115 est sans cesse remis en cause par la Préfecture, nous rappelons au secrétaire général ses engagements dans Ouest-France le 12 novembre 2013 (lien : http://www.ouest-france.fr/la-prefe… ). « Nous avons totalement réorganisé les services de l’hébergement d’urgence en Ille et Vilaine. Personne ne restera dehors. *C’est l’honneur de la République ». *jeudi 9 janvier 2014

Un Toit, c’est Un Droit.

http://www.rennes-info.org/Le-squat-de-l-Eglise-Saint-Marc

 

10 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

au xinjiang, la chine prend ses leçons chez staline (ci)

ouighours

Les incidents violents impliquant des Ouïgours se multiplient.
Leur radicalisation est encore minoritaire, mais elle est favorisée par la politique chinoise, écrit un spécialiste de l’Asie centrale.

Pékin utilise des méthodes dignes de celles employées par Staline dans les années 1930 pour mater toute forme de contestation de la part des Ouïgours, la plus grande minorité ethnique musulmane, qui vit à l’ouest de la Chine dans la région autonome du Xinjiang.

Le 16 décembre, dans des heurts qui ont éclaté dans un village près de Kashgar, une ville dans le sud du Xinjiang et une ancienne capitale [sur la route de la soie], 14 assaillants et deux policiers ont été tués. Les forces de sécurité auraient riposté en tirant, alors que les Ouïgours auraient été seulement armés de couteaux et de haches.

Le gouvernement chinois a accusé les fauteurs de troubles d’être des terroristes extrémistes liés à Al-Qaida. Tandis que le Congrès mondial ouïgour, une association de défense de la minorité ouïgoure installée à Munich, prétend que c’est la police qui a ouvert les hostilités en tirant sur des manifestants, et que « l’usage abusif de la force par les autorités dans la région prive les Ouïgours de leurs droits les plus fondamentaux. »

Comme souvent dans cette région opaque de l’Asie centrale, l’on se trouve toujours face à deux versions totalement différentes et invérifiables du moindre événement politique.

Une véritable répression à l’égard des Ouïgours

Cet incident fait suite à de nombreuses occurrences où les forces de sécurité chinoises ont été prises pour cible. La Chine a même connu le premier attentat suicide de son histoire sur la place Tian’anmen à Pékin le 28 octobre 2013, quand une voiture piégée avec à bord trois Ouïgours a explosé après être venue s’encastrer dans un pont près d’une entrée de la Cité interdite. Cinq personnes, dont les occupants de la voiture, ont été tuées et quelque 40 personnes ont été blessées. A la suite de cet attentat, la police a procédé à une grande quantité d’arrestations dans les milieux ouïgours à Pékin et dans d’autres villes.

Les événements les plus meurtriers remontent à juillet 2009 : entre 200 et 400 personnes avaient été tués après des journées d’affrontements et de guérilla urbaine entre la communauté ouïgoure et han [ethnie chinoise majoritaire] dans la capitale du Xinjiang, Urumqi.

Pékin accuse le Mouvement islamique du Turkménistan oriental d’être à l’origine de ces attentats. Selon la Chine, ce groupe islamiste proche d’Al-Qaida, implanté dans les pays voisins, notamment en Afghanistan et au Pakistan, est impliqué dans une guerre sainte à l’échelle mondiale et voudrait la sécession du Xinjiang. Pourtant, historiquement, les Ouïgours sont dans l’ensemble laïcs et pratiquent une forme modérée de l’islam, et sont traversés par des mouvements nationalistes réclamant une plus grande autonomie – voire l’indépendance – plutôt que par des mouvements favorables à un radicalisme musulman.

Mais il fait peu de doutes que les groupes extrémistes pakistanais encouragent les Ouïgours à se former auprès des talibans afghans et pakistanais et à combattre à leurs côtés, tandis que d’autres Ouïgours sont très impliqués dans le trafic de drogue – passant l’héroïne en contrebande depuis la frontière afghane pour le marché chinois. En privé, la Chine fait pression sur le Pakistan et l’Afghanistan pour déloger les militants Ouïgours de leur sol.

Les Ouïgours, une ethnie turcophone qui fut à la tête d’un vaste empire en Asie centrale, ont très mal vécu l’implantation par Pékin depuis les années 1950, de millions de Chinois de l’ethnie han au Xinjiang, qui fait qu’aujourd’hui les Ouïgours sont en minorité sur leurs terres. Aujourd’hui, les Hans sont favorisés en matière d’emploi, de logement et d’accès à l’éducation.

L’ampleur de la répression à l’égard des Ouïgours et des sentiments d’appartenance à la religion musulmane est bien réelle. La dernière mesure prise par la Chine, selon l’agence de presse Reuters, a été de décider en novembre 2013 que les opinions politiques des étudiants ouïgours devaient être validées par les autorités chinoises  pour obtenir leur diplôme. Le contrôle des esprits étant, selon leurs propres termes, « une question de vie ou de mort. »

Une méthode qui rappelle celle de Staline

On revient ici aux méthodes brutales employées par Staline dans les années 1930 en Asie centrale pour éradiquer la religion musulmane et empêcher les croyants de vivre leur foi au quotidien. Staline avait interdit toutes les pratiques religieuses comme les prières en public et le ramadan. Les mosquées étaient rares. Quant aux oulémas formés par l’Etat, ils étaient considérés par les croyants comme des sbires du gouvernement. La pratique de l’islam était donc devenue clandestine sans pour autant disparaître.

Quand je me suis rendu en Asie centrale soviétique dans les années 1970 et 1980, les musulmans célébraient les mariages, les funérailles et les circoncisions la nuit pour éviter d’être harcelés par la police. De hauts cadres communistes nés musulmans mais censés empêcher ce type de rassemblement, y assistaient souvent en secret par peur de perdre contact avec leur famille ou leur clan.

Avec l’arrivée de la perestroïka de Mikhaïl Gorbatchev, l’islam a rapidement retrouvé sa place de religion populaire malgré soixante-dix ans de répression. Pourtant, les ressentiments du passé ont également explosé conduisant à la création de groupes extrémistes islamistes en Asie centrale.

Ces nombreuses mesures de type stalinien, qui ont donc démontré leur inefficacité en Union soviétique, sont désormais en place au Xinjiang. Il est interdit aux étudiants de faire le ramadan pendant l’année scolaire, les temps de prières sont limités et les prières de rues découragées. Les anciens quartiers musulmans datant de l’époque médiévale à Kachgar sont rasés au bulldozer et remplacés par des tours. Quant à l’ancien bazar, il a pratiquement disparu. Il n’est donc pas surprenant que les jeunes ayant une sensibilité religieuse viennent grossir les rangs des camps de talibans qui se développent dans le Sud.

Les leçons du stalinisme montrent bien qu’essayer de supprimer la religion ne fonctionne pas. La version édulcorée du communisme à la chinoise, avec sa mentalité consumériste, pourrait laisser une place à la religion. L’islam devient seulement une menace quand les musulmans sont persécutés et traités comme des citoyens de seconde zone.

Les attentats du 11 septembre 2001 nous ont ouvert les yeux sur la menace du fanatisme religieux, mais ils nous ont également alertés sur la nécessité de cultiver la tolérance et la compréhension à l’égard de toutes les religions. Malheureusement, sur une terre qui a vu naître l’une des plus anciennes civilisations, les persécutions religieuses ne cessent de croître.

Financial Times Ahmed Rashid 10 janvier 2014

http://www.courrierinternational.com/article/2014/01/10/au-xinjiang-la-chine-prend-ses-lecons-chez-staline?page=all

10 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

séquestrations des patrons: quand près de la moitié des français approuvaient (reuters)

boss

Nicolas Polutnik  , directeur de Caterpillar France, a été enfermé dans son bureau à l’intérieur de l’usine Caterpillar à Grenoble le 31 Mars 2009.

Des dizaines de travailleurs confrontés aux licenciements  de l’usine dirigée par la société américaine Caterpillar Inc , ont arrêté quatre gestionnaires et ont exigé de nouvelles négociations sur les licenciements annoncés , selon un dirigeant syndical.

Près de la moitié des Français pensent qu’il est acceptable pour les travailleurs qui font face aux licenciements de séquestrer leurs patrons , selon un sondage publié mardi.

Les personnels d’usines françaises dirigées par Sony , 3M et Caterpillar ont gardé leurs patrons à l’intérieur des usines pendant la nuit , dans trois incidents distincts , pour exiger de meilleures conditions de licenciement – une nouvelle forme d’action de travail baptisé  » bossnapping » par les médias .

Un sondage réalisé par l’ institut CSA pour le journal Le Parisien montre que 50 pour cent des français interrogés désapprouvent ces actes , mais 45 pour cent pensaient qu’ils étaient acceptables .

 » Ils ne sont pas la majorité … mais 45 pour cent est un pourcentage énorme et il démontre l’étendue de l’exaspération parmi la population en cette période de crise économique », a déclaré le Parisien .

Le 31 Mars , le milliardaire François-Henri Pinault a été pris au piège dans un taxi à Paris pendant une heure par le personnel en colère à propos de licenciements . La police antiémeutes est intervenue pour le libérer .

Le Parisien a révélé que 56 pour cent des ouvriers interrogés approuvent la séquestrations tandis que 41 pour cent désapprouve . Parmi les cols blancs , 59 pour cent étaient contre la pratique , tandis que 40 pour cent pensaient que c’était acceptable .  » Ces prises d’otages , nous savons comment ça commence , mais on ne sait pas où çà peut aller « , a déclaré Xavier Bertrand , ancien ministre du travail maintenant secrétaire général de l’ UMP .

 » Notre pays doit éviter d’entrer dans une spirale de violence », at-il dit en réaction à l’enquête d’opinion , ajoutant que les séquestrations  » ne peuvent être tolérées .  » PARIS Mar 7 avril 2009

(Reportage par Estelle Shirbon , édité par Farah Master)

http://www.reuters.com/article/2009/04/07/us-france-bosses-idUSTRE5362ME20090407

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