Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

26 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Fraude fiscale : qui lutte contre ? (Npa)

Fraude fiscale : qui lutte contre ? (Npa) dans Macronie idees_noires

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Depuis 2009, les gouvernements successifs nous assènent que la lutte contre la fraude fiscale est leur priorité.

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Priorité plus importante encore depuis l’affaire Cahuzac. Mais, d’après le dernier rapport de la Cour des comptes, au-delà des discours, les actes ne sont pas là. Le 10 octobre 2013, la Cour des comptes a rendu un rapport sur la lutte contre la fraude fiscale dont les conclusions sont édifiantes : moyens et ressources peu, voire pas adaptés, peu d’échanges entre les différents services… La Cour des comptes se demande même si la lutte contre la fraude fiscale est bien une priorité.

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Pourtant la fraude fiscale représente une perte entre 60 et 80 milliards d’euros par an, selon un rapport de la commission sénatoriale du 9 octobre dernier, reprenant ainsi les chiffres avancés par Solidaires finances publiques. La Commission européenne évaluait récemment le coût de la seule fraude à la TVA en France à 32 milliards d’euros par an…

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Le ministère fautif C’est sans aucun doute le ministère de l’Économie et des Finances qui est le plus montré du doigt dans ce rapport : le manque de moyens, en particulier informatiques, est dénoncé, car selon le rapport cela laisse des milliers d’informations inexploitées. La volonté de vraiment lutter contre la fraude semble le plus faire défaut, selon le rapport de la Cour des comptes, faisant en sorte que la fraude sociale, les fraudes faciles ou les transactions sont le quotidien.

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Seul bémol à ce rapport, c’est qu’il oublie de mettre en avant les milliers de suppressions de postes dans les finances publiques, ce qui constitue évidemment un frein très sérieux à la lutte contre la fraude fiscale…

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Cerise sur le gâteau, la Cour des comptes relève une certaine compréhension du ministère vis-à-vis des « gros » fraudeurs fiscaux (entreprises, particuliers ou banques), avec une politique consistant à leur éviter tout tracas judiciaire… Bref, une politique du laisser faire, bien éloignée du discours public !

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Sandra Demarcq Vendredi 25 octobre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 214 (24/10/2013)

26 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Licenciements : à la reconquête de l’emploi… français ? (Npa)

Licenciements : à la reconquête de l’emploi... français ? (Npa) dans Macronie stophitti-ngyourself1

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Montebourg annonçait la semaine dernière un programme de 34 « plans de reconquête industrielle » baptisé la « Nouvelle France industrielle »…

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Ces 34 plans bénéficieront de 3, 7 milliards d’euros d’aides publiques, nouveau cadeau au patronat, même si le ministre du Redressement productif déclarait : « Cet argent n’est pas un cadeau aux entreprises mais à tous les Français. Il est surtout un investissement des contribuables français dans le « made in France » et dans les emplois futurs. »

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Avec Alcatel-Lucent, Gad, Fagor, Natixis, les licenciements et fermeture de site reviennent sur le devant de la scène, suscitant l’inquiétude et une colère qui va jusqu’à la menace de faire « tout sauter » pour ceux de VG Goossens, l’imprimerie placée en liquidation judiciaire à Marcq en-Baroeul. En fait, à chaque nouvelle annonce de plan de fermeture de site et de licenciements massifs, les médias semblent redécouvrir la sinistre réalité. Entre-temps, oubliés les 1 000 suppressions d’em- plois par jour, les 6 millions de chômeurs et la détresse sociale que cela entraîne. La seule pseudo embellie dans le parcours du gouvernement de gauche était due à un « bug de SMS » par SFR chargé par Pôle emploi de la relance des chômeurs pour actualiser leur situation. C’est ce qu’ils appellent le traitement humain du chômage ?

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Profits en hausse, emplois en baisse Les pronostics de Moscovici sur la reprise de l’économie ne sont guère pris au sérieux par les patrons. Leur seule ligne directrice est la préservation des profits et dividendes. Avec des vrais résultats ! Vingt-neuf sociétés du CAC 40 annoncent des dividendes en hausse pour 2012 : Safran (+55 %), Lafarge double son versement, Renault (+48 %), Sanofi (5 milliards d’euros de bénéfices en 2012 et une hausse des dividendes versés). Danone annonce un bénéfice de 1, 8 milliard d’euros en 2012, et Carrefour, premier employeur privé de France, a multiplié ses bénéfices par trois en 2012. Pour 2013, les spécialistes tablent sur un bénéfice annuel des sociétés du CAC 40 de 74, 6 milliards d’euros. Soit une hausse de 42, 3 % par rapport aux 52, 4 milliards de 2012.

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Ce qui n’empêche pas les suppressions de postes et licenciements : Renault, 15 % de ses effectifs ; Sanofi près de 1 000 postes d’ici 2015 ; Carrefour, un plan de « départs volontaires » de 533 salariés ; Danone, 900 dont 230 en France. Rien à voir avec le coût du travail. D’autant plus que les transferts d’usines hors de l’hexagone se font majoritairement vers des pays de l’Union européenne (55 %) et plus précisément de l’Europe des quinze (38 %), excluant les nouveaux arrivés depuis 2004, tels la Pologne et ses voisins d’Europe de l’Est ­(où le « coût » du travail est sensé être moindre). Arrivent ensuite les pays d’Afrique (24 %), puis la Chine et l’Inde (18 %).

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Les gesticulations de Montebourg ne servent qu’à justifier de nouveaux cadeaux au patronat au nom d’un « produisons, consommons français » qui va dans le sens des fantasmes sur les « étrangers » causes de tous nos maux, agités en permanence par Valls. Robert Pelletier

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Montebourg (qui a confié l’un des 34 dossiers du plan gouvernemental, la filière des véhicules à pilotage automatique, à Carlos Ghosn, PDG de Renault qui supprime 8 260 emplois au nom de la préservation de la compétitivité) : « Je ne crois pas avoir été jamais brouillé avec le patronat… La grande majorité d’entre eux sait que je suis tout entier mobilisé pour la reconquête industrielle de la France »…Vendredi 25 octobre 2013

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Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 214 (24/10/2013)

26 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Gaz de schiste : ni ici, ni ailleurs, ni aujourd’hui, ni demain (Npa)

Gaz de schiste : ni ici, ni ailleurs, ni aujourd’hui, ni demain (Npa) dans Ecologie & climat no-frackNon à la fracturation hydraulique

Montélimar fait des nougats, le gaz de schiste fera des dégâts…

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De la Drôme et de l’Ardèche mais aussi du Gard et de l’Hérault, 3 000 manifestantEs ont participé samedi 19 octobre à la manifestation de Montélimar (Drôme), à l’appel de plusieurs collectifs « Stop aux gaz et huile de schiste » dans le cadre de la journée de manifestation mondiale appelée « No Fracking Day ».

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Quelques-uns étaient mêmes venus du village de Zurawlow (sud-est de la Pologne) et de Balcombe (sud de l’Angleterre), deux sites concernés par l’exploitation controversée du gaz de schiste. « Le gaz de schiste, on n’en veut pas » ou encore « nos pâturages valent mieux que vos forages » scandaient les manifestantEs qui, pendant deux minutes, se sont allongéEs sur le sol pour symboliser la menace mortelle des forages sur nos régions.

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Une première victoire Dans le Jura, à Toulouse, Lille et Paris, des rassemblements ont également eu lieu alors que le Conseil constitutionnel a validé le 11 octobre une loi de 2011 interdisant en France la fracturation hydraulique, technique utilisée pour exploiter les gaz et pétrole de schiste, adressant donc une fin de non-recevoir aux industriels. Cet avis est une première victoire contre les lobbies de « l’énergie carbonée » mais il reste l’article 2 de la loi Jacob (de juillet 2011) qui permet l’expérimentation.

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À Montélimar, en présence de Christine Poupin, les militantEs du NPA ont participé très activement à ce succès où nos autocollants ont été largement diffusés. À la demande des collectifs, les partis politiques et syndicats n’étaient pas autorisés à manifester avec drapeaux et banderoles, mais du service d’ordre en passant par l’organisation pratique, la Confédération paysanne, Solidaires, Sortir du nucléaire, le PG, les Alternatifs, EÉLV et bien entendu le NPA ont montré que cette « révolte populaire » a aussi des soutiens politiques et syndicaux. La mobilisation ne faiblit pas en Drôme- Ardèche.

CorrespondantEs commission nationale écologie Jeudi 24 octobre 2013

26 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Les mensonges du Point sur « la France des assistés » (Politis)

Les mensonges du Point sur « la France des assistés » (Politis) dans Droite républicaine rsa_riche

Dans son dossier fustigeant la « fabrique des assistés », Le Point s’appuie sur des données en partie fausses, rarement sourcées et compilées au profit d’une thèse ultralibérale. Analyse avec ATD Quart Monde.

La France, pays d’assistés ? C’est l’un des préjugés les plus répandus, dénonce ATD Quart Monde. « Chaque campagne électorale on y a droit, chaque mois de novembre paraît un sondage concluant que 8 Français sur 10 pensent que la France est un pays d’assistés… », déplore Jean-Christophe Sarrot, rédacteur en chef de Feuille de route, le mensuel du mouvement. « Une rengaine libérale fétide  », tranche l’économiste Christophe Rameaux. Un propos « démagogique, destiné à flatter une partie de l’électorat sur des conceptions populistes », analysait le sociologue Serge Paugam dans Politis en mai 2011, en réaction aux déclarations de Laurent Wauquiez, alors ministre des affaires européennes, selon lequel « dérives de l’assistanat [seraient] le cancer de la société française ». Pour couper court aux rumeurs infondées, ATD Quart monde vient de publier l’ ouvrage « En finir avec les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté », qui reprend et contredit pas loin de 80 idées fausses sur ce thème des « assistés fraudeurs et profiteurs ». L’hebdomadaire Le Point y avait fait écho sur son site.

Mais cette semaine, prenant à contrepied ce qu’il défendait la semaine dernière, Le Point fait sa Une du 24 octobre sur le thème : « Les Assistés, comment la France les fabrique ? » Avec une réponse en trois points : « Peut-on vivre sans travailler ? Ces riches qui en profitent. Le grand délire des allocations. »  À l’intérieur du magazine, une dizaine de pages dont une enquête de Béatrice Parrino, rédactrice en chef adjointe, intitulée « Hors de contrôle et surdimensionnée, notre État providence décourage le travail ». Soit 8 colonnes où les éléments d’enquêtes sont peu ou mal sourcés et les exemples utilisés dans le sens qui vient justifier la Une.

« Quand la journaliste cite cette mère de famille qui toucherait 1 500 euros d’aides sans travailler, rien ne dit d’où proviennent ces aides, commente Jean-Christophe Sarrot. Quand elle écrit qu’il y aurait une différence de seulement 3 000 euros annuels entre la retraite d’un smicard et celle d’une personne qui n’a jamais ou peu travaillée, elle n’explique pas comment ce chiffre a été calculé. Quand elle cite ce cadre qui travaille au noir, elle ne fait qu’alimenter un vieux fantasme le sujet… Ce dossier est un tissu d’erreurs et de vérités partielles ! »  Le plus dommageable étant peut-être ce tableau, publié à la deuxième page et qui laisse entendre que la différence de revenus entre un couple, avec deux enfants de 5 et 11 ans, vivant en région parisienne avec 600 euros de loyers, gagnerait à peine plus en travaillant qu’en touchant les aides sociales. Sous-entendu : voilà pourquoi ils ne travaillent pas, ne participent pas à la solidarité nationale, et profitent de l’Etat-providence…

 La source du Point : l’ultra-libéral Ifrap Ce tableau provient de l’Ifrap, think tank ultra libéral, « qui n’est pas réputé pour l’exactitude de ses données », glisse Jean-Christophe Sarrot. D’une part, la proximité entre l’Ifrap et Le Point est une vieille histoire. Voir déjà, les attaques sur les « profs sous employés » ou sur les « doublons de compétences ». Ensuite, la directrice de la fondation, Agnès Verdier-Molinier, avait ses entrées à l’Elysée du temps de Nicolas Sarkozy. Elle serait une égérie du libéralisme à tout crin est très prisée par les grands patrons. Plus radicale dans sa pensée libérale que le Medef, elle figurait néanmoins parmi les invités de l’université d’été du syndicat des patrons en 2013. Et elle accepte périodiquement quelques prestations pour les Medef départementaux.

Dans son livre « Les fonctionnaires contre l’Etat », publié en 2011, celle qui se présente comme une journaliste économique a lancé une lourde charge contre ces fonctionnaires « privilégiés dans la crise », en « grève en toute impunité », qui « vivent au-dessus de nos moyens »… Dans son dernier livre « 60  milliards d’économie ! », elle attaque indifféremment l’État, les collectivités locales et la Sécurité sociale « prêts à tout, même à nous spolier », une pensée très antisociale.

La proximité entre les idées de l’Ifrap et le Medef est évidente : le 29 août, dans un entretien pour l’hebdomadaire L’Usine nouvelle, Pierre Gattaz, Président du Medef, cite l’Ifrap et ses rapports sur le thème de la baisse de la dépense publique. En outre, sur les retraites, l’Ifrap publie en mai ses « 15 clés de la réforme » dont la majeure partie est reprise par le Medef dans les « 24 propositions pour équilibrer durablement nos régimes de retraite », publié en juillet.

Un tableau truffé d’erreurs

Le tableau de l’Ifrap qui prétend que « Ne pas travailler peut rapporter autant qu’un Smic » est pourtant truffé d’erreurs.

  • « La principale erreur de ce tableau, explique Jean-Christophe Sarrot, est de prétendre que les allocations familiales s’ajoutent au RSA socle (première colonne, 762 euros) alors que celui-ci les intègre déjà. C’est une idée très dommageable parce que si l’on prend un couple avec quatre enfants, on pense que les parents cumulent les aides alors qu’elles sont comprises dans le RSA. En outre, il n’est nulle part précisé le taux de non-recours au RSA alors qu’il atteint près de 50 % en moyenne pour le RSA (68% pour le RSA activité, 35% pour le RSA socle). »
  • Deuxième erreur de ce tableau : « Lorsque l’on perçoit un SMIC pour un couple avec deux enfants, on a droit à la CMU-C. Donc les situations à 3/4 SMIC et SMIC donnent droit à la gratuité des transports en Île-de-France, cette gratuité étant acquise pour les bénéficiaires de la CMU-C . » 

Mais le tableau ne précise pas non plus que le taux de non recours est de 29% pour la CMU-C et entre la moitié et les deux-tiers pour les tarifs sociaux dans les transports urbains…

  • Troisième erreur : ce tableau laisse entendre que les APL sont un revenu (483 euros), alors qu’elles sont en grande partie englouties dans le loyer (600 euros).
  • Quatrième erreur ou approximation : un loyer à 600 euros en région parisienne avec deux enfants ? « Ce couple imaginaire doit vivre dans 20m2 », grince Jean-Christophe Sarrot.

« De manière générale, car toutes les données ne sont pas fausses dans ce tableau, on observe que l’un des postes de dépenses les plus importants sont les transports. Ce qui est vrai. Et que l’écart entre les demandeurs d’emploi et les travailleurs pauvres est assez réduit (500 euros). Ce qui est vrai aussi. Mais en conclure qu’il vaut mieux ne pas travailler est une interprétation d’idéologie libérale : outre le revenu, le principal intérêt de travailler est la reconnaissance sociale. L’autre bénéfice du travail est le fait de cotiser pour sa retraite et sur ce point, le dossier est très faible. Il ne dit pas non plus qu’une famille vivant avec un SMIC et deux enfants se trouve sous le seuil de pauvreté. »

Assistanat ou système solidaire ? Les conclusions d’ATD Quart Monde ne seraient pas les mêmes :  « Ce qui semble évident c’est que le Smic est trop bas. Mais le dossier du Point ne met pas en cause le niveau du SMIC. La France entière bénéficie d’aides sociales. Pour les agriculteurs, elles représentent 70 % de leurs revenus, les entreprises profitent d’exonérations de dizaine de milliers d’euros. Le Point appelle notre système de l’assistanat, nous parlons de solidarité. »

Lire l’article entier: http://www.politis.fr/Les-mensonges-du-Point-sur-la,24248.html

26 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Vitré, centre hospitalier, les sages-femmes sont en grève (of)

Vitré, centre hospitalier, les sages-femmes sont en grève (of) dans Luttes sociales en Bretagne manifestants-hopital-sud-copie-11

Au centre hospitalier de Vitré, les sages-femmes suivent un mouvement de grève. Plusieurs dizaines de sages-femmes en Ille-et-Vilaine sont ainsi mobilisées ; elles défendent une meilleure reconnaissance de leur métier.

L’appel à la grève est lancé au niveau national. Ces sages-femmes veulent un statut de praticien de premier recours.

De la reconnaissance : c’est ce que revendiquent les sages-femmes qui suivent l’appel à la grève « illimi- tée » lancé mi-octobre par plusieurs organisations professionnelles de sages-femmes et d’étudiants du métier. Jeudi soir, une soixantaine d’entre elles s’est réunie à Vitré. « La grève est suivie au CHU de Rennes et dans les centres hospitaliers de Saint-Brieuc, Dinan, Lannion, Quimper et Vitré », fait savoir Lenaïg Macé, sage-femme à l’hôpital de Vitré et membre de la CFTC. « Nous pouvons assurer le suivi prénatal, le suivi gynécologique, et les grossesses qui ne sont pas pathologiques. Dès qu’une pathologie est décelée, c’est au spécialiste de prendre le relais », argumentent-elles.

Grévistes, elles assurent leur service Grévistes mais assignées par leurs établissements respectifs, elles assurent leur service. À Vitré, elles sont quatorze à exercer au centre hospitalier. Toutes suivent le mouvement depuis dix jours. Seules les consultations « sans caractère d’urgence » n’ont pas été assurées, expliquent-elles. Social samedi 26 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Vitre-35-.-Au-centre-hospitalier-les-sages-femmes-sont-en-greve_40834-2243103_actu.Htm

26 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Lannion, Rennes, nouveaux débrayages chez Alcatel-Lucent (lt+of+fr3)

Lannion, Rennes, nouveaux débrayages chez Alcatel-Lucent (lt+of+fr3) dans Luttes ouvrières alcael-lannion

Ce vendredi matin, à Lannion, environ 350 salariés d’Alcatel-Lucent ont de nouveau débrayé pour protester contre le plan Shift, synonyme de 900 suppressions d’emplois en France, 900 externalisations, contre 200 embauches. Répondant à l’appel de l’intersyndicale CFDT-CGT-CFE/CGC, le personnel, réuni rue de Broglie, a manifesté ses craintes pour l’emploi en Trégor. « On n’a aucun chiffre, mais environ 400 salariés (sur 720, ndlr) sont dans le périmètre d’emplois menacés », a rappelé Hervé Lassalle (CFDT), pour qui l’annonce du contrat signé avec Orange (30 postes d’ingénieurs supplémentaires seront affectés à Lannion), ne doit pas masquer les importantes diminutions d’effectifs envisagées dans les services commerciaux et supports. 25 octobre 2013 à 13h40

http://www.letelegramme.fr/local/cotes-d-armor/lannion-paimpol/ville/lannion-nouveau-debrayage-chez-alcatel-lucent-25-10-2013-2281602.php

Altacel-Lucent : « 60 % des postes menacés à Lannion » selon les syndicats (of)

Aujourd’hui vendredi, les salariés d’Altacel-Lucent bloquent l’accès au site lannionnais, en réponse à la grève nationale. Le mouvement de solidarité est important : près de 400 employés étaient postés devant les grilles à l’entrée, ce matin, à 10 h 30. Aucun salarié ne s’est opposé au blocage. De retour du comité central d’entreprise qui a eu lieu à Paris hier et avant-hier, Hervé Lassalle, délégué syndical à la CFDT a assuré que « la situation était très tendue et houleuse. » Les représentants qui ont fait le voyage n’ont pas eu de chiffres précis concernant le nombre de postes supprimés.

Visioconférence avec le président-directeur général D’après Philippe Mulot et Cyrille Com- baudon, syndicalistes CGT à Alcatel-Lucent, « 60 % des postes sont potentiellement menacés à Lan- nion ». Si ce chiffre se confirme dans les jours à venir, Lannion descendra en dessus de la barre des 450 salariés, ce qui pourrait faire passer le site sous le seuil critique susceptible parfois d’entraîner une fermeture. En ce moment, le président-directeur général d’Alcatel-Lucent France est en visio- confé- rence avec l’ensemble des salariés de l’entreprise locale. À l’issue de la réunion, l’intersyndicale déci- dera de la suite à donner au mouvement. Économie vendredi 25 octobre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Altacel-Lucent-60-des-postes-menaces-a-Lannion-selon-les-syndicats_40805-2242821——22113-aud_actu.Htm

Alcatel Lucent : l’inquiétude grandit chez les salariés de Rennes (Fr3)

Coup de massue pour les salariés d’Alcatel hier. Suite au CCE qui s’est déroulé à Paris, la fermeture du site de Rennes se précise. Pour l’instant, aucune annonce « officielle » n’a été faite mais le pessimisme gagne le personnel.

Des salariés d’Alcatel-Lucent se sont à nouveau mobilisés ce vendredi pour protester contre le plan de restructuration, annoncé la semaine dernière par l’équipementier
en télécommunications, et qui prévoit 900 suppressions de postes en France. Plusieurs sites ont été bloqués comme celui de Lannion. Alcatel voudrait fermer plusieurs sites dont celui de Rennes, pour transférer une partie des activités à Lannion ou à Villarceaux, en région parisienne. Le personnel rennais a débrayé cet après-midi. Par Emilie Colin Publié le 25/10/2013 | 17:20, mis à jour le 25/10/2013 | 17:21

http://bretagne.france3.fr/2013/10/25/alcatel-lucent-l-inquietude-grandit-chez-les-salaries-de-rennes-345863.html

26 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Notre-Dame-des-Landes, manifestation des opposants ce samedi à Paris (LT)

Notre-Dame-des-Landes, manifestation des opposants ce samedi à Paris (LT) dans Ecologie & climat 2012-11-30notre-dame-des-landes

Le Collectif d’Île-de-France de soutien à la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes appelle à la mobilisation contre de nouvelles mesures « visant à expulser les habitants, les paysans et les espèces protégées ».

« Malgré une mobilisation de grande ampleur qui a vu des dizaines de milliers de personnes venir manifester leur soutien à Notre-Dame-des-Landes, la création de dizaines de comités de soutien dans toute la France, l’apparition de nouvelles « Zone à défendre » (ZAD) dans d’autres régions pour lutter contre des projets d’aménagement nuisibles et imposés, l’État et Vinci repartent à l’offensive sur leur projet d’un deuxième aéroport à Nantes », écrit-il. Il appelle donc les Francilien-ne-s à se mobiliser et à rejoindre le rassemblement devant le ministère de l’Ecologie, ce samedi, à 15 h. 26 octobre 2013 à 07h08

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/nantes/notre-dames-des-landes-manifestation-des-opposants-ce-samedi-a-paris-25-10-2013-2281597.php

26 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Finistère, pompiers : appel à la grève ce samedi (LT)

Finistère, pompiers : appel à la grève ce samedi (LT) dans Luttes sociales en Finistère pompier-300x205

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Le syndicat CGT des agents du Sdis 29 (Service départemental d’incendie et de secours) a déposé un préavis de grève pour ce samedi, à partir de 8 h, et ceci pour une durée de 24 heures.

À l’origine du conflit, l’application de la directive européenne sur le temps de travail qui impose à la France de diminuer le nombre de gardes des sapeurs-pompiers professionnels, ce qui pour le Finistère, correspond à une suppression de trois gardes par an par agent, et ceci dès le premier janvier 2014. «Face à cette exigence, la proposition faite par le service d’incendie et de secours du Finistère, est une diminution du nombre de pompiers de garde par jour – chiffre fixé par arrêté du préfet – dans les gros centres de secours et donc une baisse du niveau des secours», précise le syndicat.

La CGT demande aujourd’hui le maintien de ces effectifs minima et donc pour compenser ces trois gardes en moins, le recrutement de sapeurs-pompiers professionnels nécessaires pour garantir une sécurité minimale aux habitants du Finistère.26 octobre 2013 à 07h26

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/pompiers-appel-a-la-greve-aujourd-hui-26-10-2013-2281806.php

25 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Hier, grève générale de l’éducation en Espagne

Hier, grève générale de l'éducation en Espagne dans Austérité 2013_10_24_photo01

25 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Le FMI revient à la charge avec les mesures qui provoquent des émeutes de la faim (cadtm)

Le FMI revient à la charge avec les mesures qui provoquent des émeutes de la faim (cadtm) dans Austérité fmi

L’homme du FMI

Quelques jours avant l’assemblée générale annuelle du FMI et de la Banque mondiale, qui s’est tenue du 11 au 13 octobre 2013 à Washington, le FMI est revenu à la charge.

Concrètement, en Espagne, après avoir proposé une baisse de salaires qui a provoqué une réaction inhabituelle |1| , il réclame désormais de réduire la liste des produits et services considérés basiques ou de première nécessité qui bénéficient des taux réduits de TVA. Il s’agit bien du même remède qui pro- voqua les fameuses émeutes de la faim, aussi appelées « émeutes FMI », au Sud de la planète, quand le prix du pain ou de l’essence montait d’un coup en une nuit jusqu’à des prix inabordables pour la majo- rité de la population. On peut citer entre autres exemples, le soulèvement connu comme « Caracazo » au Venezuela en 1989, lors de la mise en œuvre d’une mesure du plan du FMI qui a provoqué l’aug-mentation subite du combustible ; ou celui du Pérou en 1991, quand le prix du pain a été multiplié par 12 alors que les salaires amorçaient leur chute ; du Zimbabwe en 2000 ; Argentine, Paraguay et Uruguay en 2001… La liste est aussi longue, que l’est l’histoire du néocolonialisme économique de l’institution de Washington.

En somme, le FMI suit la voie de l’austérité qu’il applique au Sud, où ses politiques échouent depuis des décennies. Au-delà de quelques nouvelles propositions sur les prélèvements, il n’y a rien de nouveau dans l’idéologie de l’institution. Déjà en 1999, dans un rapport sur les Effets des politiques d’ajustement structurel sur la jouissance effective des droits de l’homme, la Commission des droits de l’homme des Nations Unies portait sur les plans d’austérité au Sud ce constat que nous pouvons appli- quer à l’actuelle crise de la dette au Nord :  Malheureusement, aussi bien le FMI que la Banque mon- diale considèrent la gestion de la crise d’endettement comme une activité distincte de la tâche fonda- mentale qui est le développement humain. Une forte croissance du produit national brut (PNB) ou la réduction de l’inflation ne débouche sur le développement qu’à condition de s’accompagner de chan- gements dans la répartition du revenu, de manière à permettre à une plus large proportion de la population de jouir effectivement de ses droits économiques, sociaux et culturels. |2|

L’austérité, un projet politique à échelle internationale Ces politiques d’austérité du FMI, en plus de violer la souveraineté des peuples, anéantissent les droits les plus élémentaires des personnes. La proposition d’introduire un impôt exceptionnel avec un taux de 10% sur le capital de toutes les épar- gnes quel qu’en soit leurs montants, cela pour réduire la dette publique des pays européens au niveau d’avant la crise en 2007, ne doit pas nous induire en erreur.

Bien sur, cela nous rappelle ce qui est arrivé à Chypre, même si dans ce cas il s’agissait d’un taux de 47,5% sur tous les comptes disposant de plus de 100 000 euros. Ceci dit, on a plutôt l’impression d’être face à une attitude désespérée afin d’attirer l’attention pour dissimuler d’autres mesures à venir. De la même manière, quand le FMI affirme qu’il reste de la marge pour augmenter les taux d’imposition des tranches supérieures de revenus, il semble que, devant le chaos que génèrent ses propres mesures, il doive faire semblant d’innover pour que sa politique soit soutenable… et suive le même chemin capitaliste.

D’ailleurs, comme disait le rapport de l’ONU en 1999 déjà cité, il faut comprendre les politiques d’austé- rité bien plus comme un projet politique à échelle internationale : L’ajustement structurel va au-delà de la simple imposition d’un ensemble de mesures macroéconomiques au niveau interne. Il est l’ex- pression d’un projet politique, d’une stratégie délibérée de transformation sociale à l’échelle mondiale, dont l’objectif principal est de faire de la planète un champ d’action où les sociétés transnationales pourront opérer en toute sécurité. Bref, les programmes d’ajustement structurel (PAS) jouent un rôle de « courroie de transmission » pour faciliter le processus de mondialisation qui passe par la libéra- lisation, la déréglementation et la réduction du rôle de l’État dans le développement national. |3|

Le 9 octobre 2013, après la présentation du rapport Taxing Times du FMI, Michael Keen, directeur adjoint du département des finances publiques du FMI, déclara que l’Espagne « n’a pas eu suffisamment recours à la TVA » pour augmenter ses recettes. Il n’aura vraisemblablement pas suffit d’appliquer une hausse de TVA de 13 points, passant de 8 à 21% pour les secteurs de la Culture, des livres ou du matériel scolaire. Les Espagnols apprécieront l’attention particulière du FMI à ce propos. Après deux hausses brutales de l’impôt régressif le plus injuste, d’abord sous le gouvernement du parti dit socialiste (PSOE) et de la droite (PP) ensuite, les recommandations du FMI sont scandaleuses. Ils prétendent soigner la maladie en tuant le patient.

Dans son rapport fiscal d’octobre 2013, le FMI, affiche une soudaine préoccupation pour réduire la dette publique aux niveaux d’avant la crise en 2007, sans pour autant reconnaitre que dans certains cas, et en Espagne en particulier, la dette publique s’est envolée précisément en conséquence du sau- vetage bancaire. En guise de solution, le FMI revient à faire des propositions profondément injustes et erronées, tel l’impôt exceptionnel déjà mentionné de 10% sur l’économie des foyers. |4| Dans son argumentaire, le FMI met en garde contre « les risques des alternatives » à cette proposition, tel que « la répudiation de la dette publique ». Un « risque » qui constituerait plutôt pour nous un premier pas vers une sortie de crise.

Depuis la Plateforme espagnole d’Audit Citoyen de la Dette, nous ne devons pas, nous ne payons pas (Plataforma Auditoría Ciudadana de la Deuda, No debemos , no Pagamos), nous développons des activités afin que les citoyennes et citoyens puissent envisager des alternatives, définir des critères pour qualifier une dette illégitime et en refuser le paiement. Traduction Jérôme Duval et Virginie de Romanet 24 octobre par Jérome Duval , F. Martín

Notes

|1| Jérôme Duval, Fátima Fafatale, Espagne. Le sombre avenir que nous réserve le FMI : Dette, chômage et pauvreté.

|2| Effets des politiques d’ajustement structurel sur la jouissance effective des droits de l’homme, point 6. http://www.cetim.ch/fr/documents/pa…

|3| Nations Unies, Ibid, point 31.

|4| A One-Off Capital Levy ?, in Taxing Times, Fiscal Monitor, FMI, octobre 2013, page 49. http://www.imf.org/external/pubs/ft…

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