Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

05 juin 2013 ~ 0 Commentaire

AUSTERITÉ ET RÉGRESSION SOCIALE AUX COMMANDES!

AUSTERITÉ ET RÉGRESSION SOCIALE AUX COMMANDES! dans Austérité austerite2

Hollande fait semblant de s’opposer à une Commission européenne qui « n’a pas à dicter ce que nous devons faire ». Mais le gouvernement, dans la suite des gouvernements grec, italien, portugais et espagnol, met en œuvre les mêmes recettes de régression sociale. Avec les cadeaux financiers et les facilités pour imposer des reculs aux salariéEs au nom de la compétitivité des entreprises, le gouvernement s’est déjà engagé dans la baisse du « coût » du travail. C’est maintenant au nom de la réduction des « déficits » qu’il engage l’offensive contre protection sociale, retraites et allocations familiales.

Retraites : renoncements et reculs

Après s’être déclarée opposée à la réforme Fillon de 2010, la majorité du Parti socialiste, aujourd’hui au gouvernement, s’apprête à en reprendre l’essentiel : allongement de la durée de cotisation, rapprochement « par le bas » des différents régimes, augmentation de l’imposition et baisse des pensions de retraites. L’objectif est double : baisser le « coût » des retraites et inciter les salariéEs (ceux qui le peuvent) à se tourner vers des complémentaires gérées par les banques.

Les allocations familiales  : demi-mesure… d’austérité

Après bien des hésitations, le gouvernement a décidé d’abaisser le plafond du quotient familial pour les impôts (somme maximale déductible) de 2 000 à 1 500 euros. Ce n’est pas suffisant. Il doit être supprimé, car il apporte une réduction d’impôts d’autant plus forte que les revenus sont élevés. La fiscalité doit être beaucoup plus fortement progressive. La suppression des exonérations de cotisations permettrait de financer une véritable politique familiale. Pour que cette baisse du quotient ne soit pas une simple mesure d’économie, il faudrait une revalorisation des allocations familiales, avec attribution dès le premier enfant, et le développement des équipements collectifs notamment des crèches.

Et la boucle de la régression sociale est bouclée

Avec plus de 5 millions de chômeurs : les cotisations pour les retraites, les allocations familiales, et la santé, diminuent considérablement. À l’inverse, 100 000 emplois en plus apporteraient 2,5 milliards de cotisations pour la Sécurité sociale. Les fonds utilisés à financer l’Unedic pourraient être utilisés pour la protection sociale. Dans le même temps, les conditions de travail dans les entreprises, dans les hôpitaux, dans les écoles, se dégradent.

Oui il y a une alternative

La réduction massive du temps de travail, la hausse des salaires et des pensions sont possibles et indispensables. À défaut de croire que Hollande et son gouvernement s’engageraient dans cette voie, beaucoup de ses électeurEs pensaient que leur choix n’aggraverait pas leur situation. Un remaniement ministériel, un changement de Premier ministre ne suffiront pas. La construction d’une mobilisation s’impose, à l’opposé du dialogue social et autre sommet social au travers desquels patronat et gouvernement veulent faire valider leur politique de régression sociale.

04 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Manif pour tous : grandes et petites manœuvres à droite

Manif pour tous : grandes et petites manœuvres à droite dans Antifascisme ratten

Quelles que soient les polémiques de chiffres, les réacs ont rassemblé 150 000 personnes d’après la police, un million d’après les organisateurs.

Moins de monde que lors des dernières manifs, mais cependant une démonstration de force de tout ce que le pays compte de réacs… La « manif pour tous » , l’UMP (ou une partie d’entre elle à l’appel de Copé), le FN, l’extrême droite fascisante, l’Église ou les intégristes de Civitas… tous étaient là ! Frigide Barjot avait pris prétexte de prétendues menaces de groupes fascisants pour ne pas rejoindre la manifestation qu’elle soutenait bien évidemment sans réserve. Elle souhaitait surtout prendre ses distances par rapport à tous ceux qui essayent de récupérer la mobilisation des milieux réactionnaires au profit de leurs propres ambitions. La meilleure façon de ne pas servir de marchepied à Copé and co était de rester au-­dessus de la mêlée. Frigide Barjot se sent pousser des ailes politiques et ne veut pas se laisser voler son propre succès, pas plus par les vieux messieurs de l’UMP que par les jeunes fachos. Elle veut garder son indépendance pour jouer son propre jeu à l’approche des prochaines élections municipales.

Le leadership de la réaction
Copé s’est démultiplié pour lui voler la vedette, dénonçant les « tentatives inacceptables de pression et d’intimidation » du gouvernement pour annoncer : « le prochain rendez-vous sera dans les urnes ». Rendez-vous donc pour les élections municipales… et à l’UMP : « Il est très important que ces centaines de milliers de Françaises et de Français qui ont eu un engagement sociétal le transforment en engagement politique, au sens noble du terme ». Henri Guaino avait aussi soigné sa propre mise en scène. Il était là pour ne pas donner « un chèque en blanc » au gouvernement et aller « plus loin »… Du côté des amis de Fillon, la pose était tout autre, celle de républicains respectueux de la loi et de l’ordre… Alain Juppé ne « conseillait pas de manifester », pas plus que Fillon, Luc Chatel, Bruno Le Maire ou Nathalie Kosciusko-Morizet…
Marion Maréchal-Le Pen, à laquelle Marine Le Pen avait laissé la place,  s’est félicitée du « succès » de ce « mouvement patriote » qui allait « probablement perdurer sur d’autres thématiques », alors que les groupuscules fascisants essayaient de se faire voir par tous les moyens. Toutes les composantes de la droite et de l’extrême droite considèrent cette manif comme un tremplin vers d’autres actions et mobilisations contre le gouvernement et pour élargir leurs influence tout en se disputant le leadership. «  Cette manifestation vise à contester une loi votée par le Parlement et ratifiée par le Conseil constitutionnel, donc, si chacun a le droit d’aller manifester, on n’en voit pas bien ni le sens, ni le but », avait déclaré Valls dans le même temps qu’il s’adressait « aux familles et aux enfants ». De toute évidence, ses efforts conjugués à ceux d’Ayrault ou d’Harlem Désir pour dissuader de manifester, en dramatisant ou en appelant au respect de l’ordre républicain, ont été impuissants à intimider la droite extrême et l’extrême droite. La seule force capable de les faire reculer est celle du monde du travail, rassemblé et mobilisé pour défendre ses propres intérêts sociaux et démocratiques, ceux de toute la population, contre les forces réactionnaires.

Yvan Lemaitre Jeudi 30 mai 2013Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 197 (30/05/13)

04 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Socialistes français, droite allemande : fausse polémique, vraie complicité

Socialistes français, droite allemande : fausse polémique, vraie complicité dans Economie grande-illusion-1937-20-g1

Pour ceux d’en haut: « La Grande Illusion ». Pour ceux d’en bas: « Le radeau de la méduse »!

Le 2 mai 2013, la commission européenne offrait son cadeau d’anniversaire à François hollande : un sursis de deux ans pour appliquer la fameuse « règle d’or » budgétaire d’un déficit public à 3 % du PIB.

Sauf que le commissaire européen aux affaires économiques, Olli Rehn, se chargeait aussitôt de rappeler les contreparties : la France devait profiter du délai imparti pour « mener des réformes structurelles de grande ampleur. » au menu, sans surprise : la réforme des retraites, du marché du travail, de l’assurance-chômage, une « plus grande ouverture à la concurrence des marchés, notamment ceux de l’électricité ou du transport ferroviaire ». Le 15 mai, veille de sa conférence de presse à l’Elysée, Hollande se rendait à Bruxelles pour rassurer la commission, si tant est qu’elle en avait besoin : « En France, nous avons engagé des réformes de compétitivité et nous allons continuer, non parce que l’Europe nous le demanderait mais parce que c’est l’intérêt de la France. » Il le répétera dès le lendemain à Paris : « Le temps qui nous a été donné doit être mis au service de réformes de compétitivité et de croissance. Ce ne sont pas tant les déficits budgétaires que les écarts de compétitivité [entre les économies européennes] qu’il faut corriger. » Patrons, vous avez aimé (sans l’avouer) la première année du règne socialiste ? Vous allez adorer la saison 2… Le gouvernement Hollande confirme donc bien, et définitivement, ce qu’il est : un gouvernement austéritaire et libéral de combat, qui a l’obsession de la « baisse du coût du travail ». Comme tous les gouvernements européens actuels, qu’ils soient socialistes ou de droite.

Une politique absurde ?

Où nous amènent-ils ? C’est presque toute la zone euro qui est désormais en récession, la France l’étant depuis deux trimestres (-0, 2 % du PIB au dernier trimestre 2012 puis encore –0, 2 % au premier trimestre 2013). les plans d’austérité aggravent les effets de la crise générale du capitalisme, font s’effondrer les recettes fiscales… et gonfler à nouveau les déficits, censés pourtant justifier l’austérité ! C’est pour cela que la commission européenne, loin de faire un compromis avec le gouvernement français, n’a en réalité que pris acte de l’impossibilité d’appliquer la « règle d’or » pour l’instant. Mais pour les dirigeants européens, tant pis. Ils n’ont aucune solution « contre la crise ». Ils se sont résignés à laisser l’Europe s’enfoncer dans une décennie de dépression éco- nomique. pour eux, cependant, il serait dommage de rater l’occasion d’une bonne crise pour mener leurs « réformes », qui visent à fonder la sécurité des profits et des fortunes sur l’insécurité sociale des travailleurs et des peuples. Ce que Naomi Klein appelait la « stratégie du choc ». C’est bien la boussole commune de Hollande et de Merkel.

La faute à Bruxelles ? à Berlin ?

C’est cette complicité active que « l’aile gauche » de la majorité gouvernementale ne veut pas reconnaître. D’où sa misérable polémique engagée à la fin avril.  Bartolone a réclamé une « confrontation » avec l’Allemagne. Montebourg, dans un entretien au Monde, a affirmé que « cette politique d’austérité conduit à la débâcle ». Mais pour préciser aussitôt que ce n’est pas la politique d’austérité conduite en France qu’il condamne, mais celle qui est… « imposée par l’Europe ». Le ministre Benoît Hamon a même réussi à dire sur RMC que l’austérité est appliquée en Europe « sous la pression de la droite allemande », puis, à propos de son propre gouvernement, que « nous ne conduisons pas une politique d’austérité » ! Comprenne qui pourra. La virulence contre les « diktats » allemands sert ainsi à masquer l’engagement profond du pouvoir socialiste en faveur du patronat français, des banques, des plus fortunés.  Et le vide des propositions de cette gauche, qui ne conteste même pas le pacte de compétitivité de Hollande, mais suggère seulement de lui mettre des garde-fous ! Face à la politique de misère du gouvernement : misère politique de la « gauche » du parti socialiste… La riposte viendra déci- dément d’ailleurs, de la colère des classes populaires. peut-être de cette jeunesse européenne qui, dans des pays comme l’Espagne et la Grèce, subit des taux inimaginables de chômage, de 50 à 60 %, et pour laquelle le président français a fait une seule proposition : consacrer 6 milliards d’euros du budget européen « à la formation ».

Par Yann Cézard  Dimanche 2 juin 2013 Publié dans : Revue Tout est à nous ! 44 (juin 2013)

04 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Du Touvet (Isère) à Aix-en-Provence : non à de nouveaux éloges de l’OAS (Ldh)

Du Touvet (Isère) à Aix-en-Provence : non à de nouveaux éloges de l’OAS (Ldh) dans Antifascisme fdunnhfs

Au moment où s’ouvraient les négociations d’Evian pour mettre fin à la guerre d’Algérie, deux activistes, Albert Dovecar et Claude Piegts, membres des sinistres commandos delta de l’OAS, participaient à l’assassinat de Roger Gavoury, commissaire central d’Alger, dans la nuit du 31 mai au 1er juin 1961. Condamnés à mort, Dovecar et Piegts ont été exécutés le 7 juin 1962. C’est précisément le 7 juin 2013 que le Collectif aixois des rapatriés – le CAR –, a choisi pour inaugurer à Aix-en-Provence un monument, de même nature que ceux de Nice, Toulon, Perpignan et Marignane, érigés à la gloire de tels assassins. La stèle sera installée dans la cour de la Maison du maréchal Alphonse Juin, propriété de la ville d’Aix, devenue véritable casemate de la « nostalgérie ». L’actuelle équipe municipale en a confié la gestion au CAR qu’elle subventionne abondamment. Coutumier des éloges de la colonisation et de l’OAS, le président du collectif, René Andrès, lance un appel pour l’inauguration d’un espace « appelé à devenir le haut lieu de la mémoire, et de la conservation, de la vérité du peuple Pied-Noir et Harkis ».

L’Association de défense des anciens détenus de l’Algérie française (ADIMAD) soutient cet appel. Ces irréductibles de l’Algérie française ont prévu de se retrouver, comme chaque année, début juin autour de la tombe de Claude Piegts au Touvet, dans l’Isère. L’hommage initialement prévu le 2 juin 2013, a soulevé de telles protestations qu’il vient d’être interdit par la préfecture de l’Isère. Ses initiateurs l’ont reporté au 9 juin, deux jours après la cérémonie d’Aix. La Ligue des droits de l’Homme dénonce avec force ces tentatives de réhabilitation des anciens tueurs de l’OAS, autant que les dérives idéologiques sur les aspects positifs de la colonisation et les nouvelles instrumentalisations du drame des Harkis et de leurs enfants. Il est indispensable que soient officiellement reconnus, simplement reconnus, les crimes et méfaits qui ont accompagné la colonisation et la guerre d’indépendance de l’Algérie. Indis-pensable pour bannir en France toutes les formes de racisme que ces dérives alimentent ; indispensable pour permettre le renforcement des liens d’estime et d’amitié entre les peuples algérien et français, l’établissement d’une coopération active et sincère entre la France et l’Algérie !

Paris, le 4 juin 2013 Communiqué LDH http://www.ldh-france.org/Du-Touvet-Isere-a-Aix-en-Provence.html

04 juin 2013 ~ 0 Commentaire

« On a intérêt à relever la tête collectivement » (Philippe Poutou)

« On a intérêt à relever la tête collectivement » (Philippe Poutou) dans A gauche du PS broyer-300x266

L’ancien candidat du NPA à la présidentielle est en meeting samedi 1er juin à Montpellier.

Le NPA héraultais organise samedi 1er juin « Les six heures anticapitalistes » de 17h à 23h à la salle Guillaume de Nogaret (Espace Pitot) à Montpellier. Philippe Poutou, ancien candidat à l’élection présidentielle, sera présent dès 17h. Entretien.

  • Qu’attendez-vous de cette initiative ?

Comme pour toutes les autres réunions que nous organisons, c’est une rencontre avec les militants et les sympathisants pour montrer qu’on est toujours là, qu’on existe et qu’il y a les moyens de faire autre chose.

  • Par exemple en ce jeudi, vous êtes à Tarbes dans le même contexte ?

C’est un peu différent puisqu’il s’agit d’un meeting unitaire avec le Front de gauche et les organisations syndicales. On est dans cette configuration où l’on se retrouve, où l’on pédale ensemble pour combattre la crise et l’austérité.

  • Le NPA a eu les résultats modestes qu’on connaît aux présidentielles, ensuite une partie de ses membres a rejoint le Front de gauche, comment faites-vous face ?

C’est une situation difficile qui fait partie des aléas de la vie politique. Il y a des désaccords, des crises ou mini-crises, des séparations. On a essayé de l’éviter… aujourd’hui on essaie de tenir le cap, c’est-à-dire contribuer à constituer une force anticapitaliste qui soit du côté des salariés, de la population. Cela se fait en lien avec le Front de gauche où on retrouve les camarades partis récemment, avec Lutte ouvrière, avec des syndicats, avec des associations comme Attac, Copernic… L’idée c’est que du côté de la population, on retrouve le moral et la force pour se battre.

  • C’est difficile parce que les gens avaient espéré…

La déception n’est pas énorme parce que la campagne d’Hollande n’avait pas suscité beaucoup d’espoirs, mais il y avait une telle envie de se débarrasser de Sarkozy et de sa bande, de respirer un peu et de trouver un gouvernement un peu plus du côté de la population. Mais en fait, la politique est quasiment la même. Comment redonner l’espoir ? Ce qu’on sait, c’est qu’on a intérêt à relever la tête collectivement, à reconstruire le mouvement social. Ce qu’on sait, c’est qu’il ne faut pas qu’on lâche parce qu’on peut faire autre chose.

  • Pourquoi n’avez-vous pas rejoint le Front de gauche ?

Parce que nous avons de gros désaccords notamment à propos du gouvernement. Le Front de gauche pense qu’il faut le pousser à mener une politique de gauche. Le NPA estime qu’il ne mènera jamais une politique de gauche, même avec Mélenchon Premier ministre. La seule réalité, c’est qu’il faut que la colère s’exprime.

Recueilli par A.M. dimanche 2 juin 2013, par POUTOU Philippe

La Marseillaise (L’Hérault du Jour.fr), 31 mai 2013

http://www.lamarseillaise.fr/herault-du-jour/herault-politique/item/20718-philippe-poutou-on-a-interet-a-relever-la-tete-collectivement

04 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Éducation : le gouvernement lâche le logiciel libre (Le Point)

Éducation : le gouvernement lâche le logiciel libre (Le Point) opensourcecommunism Le logiciel libre c’est le communisme! (Bill gates) , Peillon ne se laissera pas faire!

Vincent Peillon a anesthésié un amendement en faveur des formats ouverts dans le projet de loi pour la refondation de l’école. L’industrie du logiciel jubile.

Décidément, les promesses du Parti socialiste en matière de politique numérique ont du plomb dans l’aile. Après avoir confirmé la poursuite des missions de l’Hadopi, le gendarme du piratage en France, le gouvernement a dévitalisé samedi un amendement phare du projet de loi sur la refondation de l’école, qui devait garantir au logiciel libre une place de choix dans les appels d’offre. L’industrie du logiciel, Microsoft en tête, ne peut que jubiler. Le texte, qui avait pourtant été rédigé par le gouvernement, promettait d’utiliser « en priorité des logiciels libres et des formats ouverts de documents ». Il avait été adopté par le Sénat en première lecture, ainsi que par la commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale. Il était donc installé sur les rails, jusqu’au revirement du gouvernement la semaine dernière. Selon la nouvelle formulation, les projets tiennent « compte de l’offre de logiciels libres et de documents au format ouvert, si elle existe ». La nuance est plus qu’importante : au lieu de donner la priorité aux solutions ouvertes, Matignon promet seulement de « tenir compte » de l’offre existante. Un désastre pour les entreprises de l’écosystème du logiciel libre en France, qui avaient placé beaucoup d’espoirs de développement dans ce projet de loi. Si les logiciels sont souvent gratuits, leur déploiement et leur maintien en état de fonctionnement sont générateurs, eux, d’une activité de services, en plein boom dans de nombreux pays mais pas (encore) en France.

Peillon évoque des « difficultés juridiques »

L’industrie du logiciel propriétaire, menée par ses syndicats Syntec et Afdel, a semble-t-il réussi à effrayer le gouvernement socialiste, en appelant au « respect de la neutralité technologique » pour le premier, et en dénonçant « une déstabilisation de la filière logicielle » pour le second. Le ministre de l’Édu-cation nationale Vincent Peillon se justifie dans l’exposé des motifs en invoquant les « difficultés juridiques » qu’aurait posées une telle mise en avant du libre et des formats ouverts. Une fausse excuse, puisque l’État a tout à fait le droit de fixer un cahier des charges pour les prestations qu’il demande. Il peut exiger du logiciel libre plutôt qu’un service fermé dont il ne maîtrise que très peu l’évolution. « Le logiciel libre est l’incarnation informatique de notre devise républicaine, Liberté, Égalité, Fraternité », explique dans un communiqué Frédéric Couchet, délégué général de l’April, l’association de promotion du logiciel libre. « Nous appelons les députés (qui examinent actuellement le texte, NDLR) à rejeter l’amendement présenté par Vincent Peillon », ajoute-t-il. Pas sûr que le sujet passionne les députés, pourtant équipés en partie de logiciels libres.

Par Guerric Poncet

http://www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/guerric-poncet/education-le-gouvernement-lache-le-logiciel-libre-03-06-2013-1675889_506.php

04 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Solidarité avec les mobilisations à Istanbul et dans toute la Turquie (Npa)

Solidarité avec les mobilisations à Istanbul et dans toute la Turquie (Npa) dans Europe riot-police-use-tear-gas-during-an-anti-government-protests-at-taksim-square-in-central-istanbul

Depuis quatre jours la Turquie est secouée par des manifestations antigouvernementales sans précédent qui ont contraint le pouvoir à un premier recul malgré une terrible répression policière.

Partie de protestations contre un projet immobilier du gouvernement et de la mairie d’Istanbul qui impliquait la destruction d’un parc au cœur de la ville, le mouvement est vite devenu une révolte contre le gouvernement et la dictature qu’il prétend imposer à la population en voulant soumettre la société aux lois religieuses. Malgré la répression policière qui a fait des centaines de blessés, la mobilisation a réussi à occuper en masse la place Taksim, obligeant la police à se retirer alors que des mouvements similaires se développent dans les autres villes du pays. Le gouvernement d’Erdogan et son parti l’AKP ont le cynisme de dénoncer les « provocations d’éléments extrémistes ». Ils montrent une nouvelle fois leur véritable visage, une dictature au service des puissants et du libéralisme.
Le NPA exprime sa pleine solidarité avec les occupants de la place Taksim, avec toutes celles et ceux qui se mobilisent à Istanbul et qui se sont jointEs à leur mobilisation à travers la Turquie. Nous soutenons touTEs les manifestantEs victimes de la barbarie policière et dénonçons toutes les poursuites judiciaires. Nous soutenons toutes les manifestations de solidarité dans toute la France, en particulier celle qui aura lieu, à Paris, à la Fontaine des Innocents à 19 heures mardi 4 juin. NPA, Montreuil, le 3 juin 2013

04 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Châteaulin, Doux, les douanes perquisitionnent le siège social (OF)

 Châteaulin, Doux, les douanes perquisitionnent le siège social (OF) dans Luttes paysannes et alimentation

Information Ouest-France. Fin mai, les douanes ont mené une perquisition au siège social du volailler Doux à Châteaulin (Finistère). La teneur en eau dans les poulets serait au cœur d’une enquête.

Mercredi 22 mai, des agents de la douane de Bretagne et Paris, ont mené une perquisition dans les locaux du siège social du groupe Doux à Châteaulin. Selon nos informations, les douaniers, accompagnés de gendarmes, sont arrivés à 9 h et ont présenté à Jean-Charles Doux, président-directeur général de la société, une commission rogatoire délivrée par le tribunal de grande instance de Rennes pour une perquisition « hors flagrance ». L’opération s’est terminée vers 22 h. Un informaticien a procédé à la copie des disques durs. Des documents administratifs, ainsi que des analyses de laboratoire, ont été mis sous scellés.

Une demande de France Agrimer ?

L’enquête s’orienterait sur une suspicion de fraude portant sur la teneur en eau injectée dans des poulets pour augmenter leur poids à l’export et donc son prix. France Agrimer, l’établissement national des produits de l’agriculture et de la mer et chargé d’appliquer, en France, certaines mesures prévues par la Politique agricole commune, aurait demandé à vérifier les analyses. Contacté, Arnaud Marion, directeur général, n’a pas souhaité faire de commentaire. « Notre seul objectif est de travailler sur le redressement de Doux et rien d’autre. »

Maël FABRE. Consommation mardi 04 juin 2013

 http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Doux.-Les-douanes-perquisitionnent-le-siege-social_39382-2198948_actu.Htm

04 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Petite phrase. Guaino : « Toutes les fortunes de France négocient leurs impôts » (OF)

 Petite phrase. Guaino : « Toutes les fortunes de France négocient leurs impôts » (OF) dans Humour tiersetat.1212742705 Le tiers-état entretient toujours le clergé et la noblesse, et ouais!

Les téléspectateurs de France 2 sont restés interdits, lundi soir, devant l’émission politique Mots Croisés, suite à une petite phrase du député UMP Henri Guaino…

Interrogé par le journaliste de Mediapart Laurent Mauduit, au sujet des impôts versés par Bernard Tapie suite à l’arbitrage en sa faveur, Henri Guaino a répondu « Non, mais, on mélange tout, laissons les impôts de côté. Pardon, toutes les fortunes de France négocient leurs impôts, vous le savez parfaitement… » Devant les réactions de surprise de Laurent Mauduit et des autres invitées présentes, la députée européenne Corinne Lepage et la députée PS Karine Berger, Henri Guaino n’a pas terminé sa phrase. Il la complétera plus tard dans l’émission : « Il faut dire la vérité, dans les histoires d’héritage, dans des problèmes particuliers, on négocie avec l’administration fiscale. C’est une règle connue. C’est l’administration fiscale qui le fait. » Cette éventualité de « négocier ses impôts » a provoqué de nombreuses réactions sur Twitter, entre consternation et amusement, comme par exemple l’homme d’affaires Pierre Bergé . Politique mardi 04 juin 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Petite-phrase.-Guaino-Toutes-les-fortunes-de-France-negocient-leurs-impots-_55257-2199037_actu.Htm

Commentaire: Oh, les faux-culs!

04 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Brest, les irradiés devant le Tribunal des affaires de Sécurité sociale (LT)

Brest, les irradiés devant le Tribunal des affaires de Sécurité sociale (LT) dans Antimilitarisme nucleaire

Le Tribunal des affaires de Sécurité sociale de Brest examinera le cas d’un homme irradié par les têtes nucléaires à l’île Longue et atteint d’un cancer non reconnu pour l’heure en maladie professionnelle, vendredi, à 13 h 30. Il sera défendu par Me Cécile Labrunie, du cabinet Teissonnière, qui sollicitera la dé- signation d’un second Comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles, pathologie ne figurant pas dans le tableau n°6 de la Sécurité sociale. L’Association des irradiés des armes nucléaires et leurs familles se rassembleront devant le palais de justice, cours Dajot. En attendant, ils ont écrit au ministre de la Défense pour une demande d’enquête dite de cohorte, afin d’obtenir un bilan précis des maladies radio-induites survenues dans les activités de construction et de maintenance des têtes nucléaires, dans les activités des réacteurs nucléaires des SNLE. 4 juin 2013 à 09h21

http://brest.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/ville/brest-les-irradies-devant-le-tribunal-des-affaires-de-securite-sociale-04-06-2013-2125099.php

Commentaire: Il ne s’agit pas des militaires irradiés lors des « expériences » comme sur la photo, mais de civils des arsenaux.

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