Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

01 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Plogonnec: les facteurs empêchés de démarrer leur tournée ce samedi matin (OF)

Plogonnec: les facteurs empêchés de démarrer leur tournée ce samedi matin (OF) dans Luttes sociales en Bretagne 120927182945376_37_000_apx_470_

L’association Citoyens et acteurs à Plogonnec (Cap) a empêché les facteurs de la commune de commencer leurs tournées ce samedi matin. Une action organisée pour contester un projet de la Poste.

Dans le calme. La Poste prévoit de centraliser la distribution du courrier de ce secteur à partir d’un centre de tri récemment créé à Douarnenez. Depuis plusieurs semaines, ce projet est contesté par les facteurs soutenus par la CGT. Le maire également regrette cette décision. Ce matin, c’est le Cap qui a frappé un grand coup en bloquant les véhicules des postiers. Des responsables de la Poste étaient sur place. La gendarmerie aussi. L’opération se passe dans le calme. A 11 h 30, on ne sait pas encore si les tournées du jour pourront être assurées sur les communes de Plogonnec, Locronan, Quéménéven et Guengat.

Social samedi 01 juin 2013

01 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Zone d’interdiction étendue autour des sous-marins en rade de Brest (OF)

Zone d’interdiction étendue autour des sous-marins en rade de Brest (OF) dans Antimilitarisme premieres

Désormais, le périmètre d’interdiction de navigation autour des sous-marins évoluant en surface en rade de Brest, est étendu à 300 m. Il était de 100 m jusqu’alors.

Le préfet maritime de l’Atlantique a pris un arrêté en ce sens le 29 mai. Il justifie cette extension : « afin de garantir la sécurité de l’ensemble des usagers du plan d’eau, en raison des particularités et des limites de manœuvrabilité de ces bâtiments, particulièrement dans les espaces resserrés que représentent le goulet et la rade de Brest ».

Quatre sous-marins nucléaires basés à l’Ile-Longue

Le texte est ainsi rédigé : « Il est interdit de s’approcher et de pratiquer toute activité maritime à moins de trois cents mètres d’un sous-marin en surface durant son transit dans les eaux territoriales et intérieures françaises notamment dans le goulet et la rade de Brest ». Quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) basés à l’Ile-Longue en rade de Brest alternent des patrouilles d’environ deux mois en mer pour garantir la permanence de la dissuasion nucléaire française. Marine vendredi 31 mai 2013

Commentaire:  En reculant, on verra mieux le feu d’artifice!

01 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Gad, 850 emplois menacés à Lampaul-Guimiliau ? (LT + OF)

Gad, 850 emplois menacés à Lampaul-Guimiliau ? (LT + OF) dans Crise 2121112_gadgroupe

31 mai 2013 à 11h58

Selon les maires de Lampaul-Guimiliau et Landivisiau, Jean-Marc Puchois et Georges Tigréat -également président de la communauté de communes de Landivisiau- le site industriel de Gad situé à Lampaul fermerait ses portes le 20 août prochain. 

Un coup terrible pour les 850 salariés en CDI employés à Lampaul par le groupe Gad spécialisé dans la fabrication de charcuterie industrielle. Le site de Josselin, qui compte 650 salariés ne serait pas pour l’heure menacé, celui de Saint-Nazaire non plus. Le site de Lampaul-Guimiliau avait été placé en re- dressement judiciaire en février dernier. Depuis, l’horizon s’était obscurci et la population mobilisée pour défendre le coeur battant du pays de Landivisiau. Les manifestations n’y ont donc, probablement, rien fait. Les affirmations de la direction non plus.  Les maires ne baissent pourtant pas les bras et annoncent se battre dès aujourd’hui pour trouver un repreneur à l’étranger. En Chine éventuellement s’il le faut… Le groupe Gad, dont le chiffre d’affaires s’élevait à 453,3 millions d’euros en 2012, emploie au total 1.645 salariés sur quatre sites (Lampaul-Guimiliau, Josselin, Saint-Nazaire et Saint-Martin-des-Champs (29)). Gad SAS traite annuellement 2,6 millions de porcs dont plus de 85 % sont fournis par Prestor, groupement de producteurs de porcs, actionnaire minoritaire du charcutier industriel.

http://www.letelegramme.com/ig/generales/economie/gad-31-05-2013-2121112.php

Abattoirs Gad : 850 emplois toujours sur la sellette (OF)

Économie samedi 01 juin 2013

Les maires de Lampaul-Guimiliau et de Landivisiau (Finistère) craignent la fermeture de l’abattoir Gad, en redressement judiciaire jusqu’au 20 août. Et cherchent des solutions.

« Tous les indicateurs convergent dans le même sens, celui de la fermeture programmée de l’abattoir Gad de Lampaul-Guimiliau au 20 août, avec 850 salariés en CDI sur le carreau, au bénéfice de celui de Josselin… » Telle est l’information « officieuse » lâchée, hier midi, par le maire de la commune, Jean-Marc Puchois et Georges Tigréat, président de la communauté de communes de Landivisiau (Finistère).

Incompréhension

En redressement judiciaire, assorti d’une période d’observation de six mois après le dépôt de bilan du 27 février, le groupe Gad SAS poursuit ses activités d’abattage de porcs sur ses quatre sites (1) en sous-régime. « On ne comprend pas cette décision alors que Lampaul-Guimiliau est un outil d’abattage porcin de première catégorie en France, qui permet d’exporter à l’international, en particulier vers la Russie et la Chine », avancent les deux élus. Ils accusent la coopérative Cecab, qui détient 65 % du capital de Gad SAS (les 35 % restants étant détenus par le groupement de producteurs de porcs Prestor), de vouloir « privilégier leur site historique morbihanais en condamnant l’abattoir finistérien ».

« Personne n’est dupe »

Cette analyse est reprise par les représentants de FO, syndicat majoritaire à Lampaul-Guimiliau, Olivier Le Bras et Patrick Le Goas. « Les élus ont eu raison d’être alarmistes, estiment-ils. Personne n’est dupe de la situation. » En revanche, l’intervention des deux élus n’est pas appréciée pas la direction de Gad SAS. « C’est le tribunal de commerce de Rennes qui est compétent en la matière. Cette attitude peut être dommageable, s’agace Guillaume Foucault, en charge de la communication du groupe. Les repreneurs potentiels ont jusqu’au 10 juin pour se faire connaître. Cette annonce est très prématurée. » D’après l’administrateur judiciaire, il y aurait un groupe intéressé. Georges Tigréat et Jean-Marc Puchois veulent agir. « Nous avons sollicité nos relations, indiquent-ils. Ce n’est pourtant pas notre rôle d’aller démarcher un repreneur. » Ils regardent « essentiellement » du côté de la Chine, « un pays consommateur à forte croissance, qui recherche une très grande garantie alimentaire ». Côté syndicat, FO prévient qu’elle ne fera pas grève « pour ne pas donner de raisons à la Cecab de fermer Lampaul. On se battra jusqu’au bout pour notre outil ».

Gilles ALLIAUME.

(1) Siège social à Morlaix (50 salariés) ; abattoirs de Lampaul-Guimiliau (850 salariés, 100 intérimaires, 50 tâcherons) ; de Josselin (Morbihan, 650 salariés) et de Saint-Nazaire (80 salariés).

http://www.ouest-france.fr/actu/economieDet_-Abattoirs-Gad-850-emplois-toujours-sur-la-sellette_3634-2198137_actu.Htm

01 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Istanbul. Nuit d’émeutes contre le pouvoir islamo-conservateur (LT)

Istanbul. Nuit d'émeutes contre le pouvoir islamo-conservateur (LT) dans Crise protesters-in-istanbul-016

Des milliers de Stambouliotes ont passé la nuit de vendredi à samedi dans la rue à défier la police et ses grenades lacrymogènes après la violente répression d’un rassemblement dirigé contre un projet d’urbanisation controversé, qui a viré en protestation contre le gouvernement islamo-conservateur.

 Dans plusieurs quartiers du centre d’Istanbul, de nombreux groupes de manifestants ont déambulé jusqu’à l’aube armés de casseroles pour battre la chamade contre le gouvernement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, souvent encouragés par les riverains depuis leurs balcons et leurs fenêtres.

« Salauds de fascistes »
« Tayyip, regarde combien on est, face à toi », ont scandé les protestataires dans le quartier résidentiel de Cihangir, sur la rive européenne de la métropole turque. Parmi eux, Özkan, un jeune étudiant en philosophie, est particulièrement remonté contre le Premier ministre et son cabinet. « Des salauds de fascistes », clame-t-il.  Pas seulement à cause du déracinement prévu de 600 arbres dans un parc de la place de Taksim, toute proche, pour y construire un centre commercial, un projet à l’origine du mouvement de contestation, dont la répression vendredi a fait de nombreux blessés. « Les arbres, c’est juste la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Les gens en ont ras-le-bol de tout ce que ce gouvernement leur fait », commente le jeune homme, s’indignant du vote la semaine dernière d’une loi restreignant la consommation et la vente d’alcool. Comme un geste de défi, certains manifestants avancent dans les rues bière à la main.

Contre l’islamisation de la Turquie
« Ils veulent transformer ce pays en un Etat islamiste, ils veulent nous imposer leur vision en prétendant respecter le cadre démocratique », s’insurge une autre manifestante, une femme d’une trentaine d’années qui refuse de donner son nom mais dit travailler dans le cinéma. Issu de la mouvance islamiste, M. Erdogan est régulièrement accusé par les milieux pro-laïcité de dérives autoritaires et de vouloir « islamiser » la société turque.  Dans d’autres quartiers comme Beyoglu et Besiktas, toujours dans le centre européen d’Istanbul, la confrontation avec les forces de l’ordre est plus musclée. Massivement déployée, la police y fait un usage immodéré de grenades lacrymogènes, auxquelles les manifestants répondent par des jets de pierre. Les rues sont jonchées de pavés et de douilles de grenades. Quelques allées sont obstruées par des barricades de fortune. Dans le ciel, un hélicoptère de la police observe les mouvements des manifestants.

« Le début du printemps turc »
Les locaux d’un syndicat servent de refuge à des centaines d’activistes entre deux opérations coup de poing. Des médecins y ont installé un service de premiers soins, qui traite principalement les irritations cutanées et respiratoires occasionnées par le gaz lacrymogène. D’autres militants y ont constitué une cellule de crise. « Nous essayons d’envoyer des avocats quand il y a des arrestations, de fournir un soutien médical, de réunir des informations », explique Me Can Atalay, un avocat du barreau d’Istanbul.  Sur un tableau, un activiste note les dernières informations sur les déplacements de troupes de la police, les manifestations dans d’autres quartiers et d’autres villes, des cités balnéaires de la mer Egée (ouest) aux communes des montagnes kurdes (est), ou encore les adresses e-mail où témoigner de violences policières. Les nouvelles de la mobilisation sont encourageantes: « la police a refusé d’intervenir à Edirne » (nord-ouest), « un bureau de l’AKP incendié à Izmir (ouest), écrit le préposé. « J’ai 62 ans, et jamais je n’ai connu un tel espoir », affirme Mücella Yapici, architecte, « j’ai de l’espoir pour la démocratie et pour la fraternité dans notre pays ». A ses côtés, un jeune militant, tout en muscles et en tatouages, parlant sous le couvert de l’anonymat, se prend à rêver: « Il y a eu un printemps arabe, moi j’espère que c’est le début du printemps turc ».

31 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Rapport de la Cour des comptes : ronger l’éducation jusqu’à l’os

Rapport de la Cour des comptes : ronger l’éducation jusqu’à l’os dans Educ'action topaze-1950-07-g

La Cour des comptes a publié, le 22 mai dernier, un rapport sur l’éducation. Le titre est clair : « gérer les enseignants autrement. » Rien de moins. Le problème est simple : alors que 70 000 postes d’enseignants ont été supprimés ces dernières années, l’éducation « coûte » encore à l’État 49, 5 milliards d’euros, premier poste de dépense de l’État. La Cour des comptes a donc fait l’inventaire de toutes les dépenses que représente la transmission de savoirs et de savoir-faire. L’avantage de ce long rapport est qu’il donne une explication économiste de toutes les réformes de ces cinq dernières années.

Casse du statut de fonctionnaire
Pour la Cour des comptes, le problème central n’est pas un manque d’enseignantEs (que ce soit les enseignantEs remplaçantEs, les réseaux d’aide ou le manque de candidat aux concours), mais une trop grande rigidité des horaires. Les enseignantEs n’ont pas l’obligation de faire 35 heures par semaine, ils sont uniquement tenus d’enseigner 18 heures par semaine dans les collèges et lycées (ou 15 heures pour les agrégéEs) ou 26 heures à l’école. Tous les rapports et sondages de ces dernières années montrent qu’unE enseignantE travaille effectivement 40 voire 42 heures par semaine en moyenne. Mais cela ne doit pas être assez pour la Cour des comptes qui propose d’annualiser le temps de travail des enseignants. Ceci permettrait notamment de ­diminuer les heures supplémentaires, de supprimer un certain nombre de décharges horaires accordées aux profs en première et terminale (les « heures de chaire »). Voilà comment la Cour des compte annonce pouvoir économiser 8 041 équivalents temps plein (ETP)…

Conséquence de « l’école du socle »
Pour aller plus loin, le rapport propose que les instits puissent enseigner au collège et réciproquement. À ces niveaux, il s’agit d’enseigner « le socle commun de connaissance », c’est-à-dire un minimum pour tous. Donc peu importe la formation des enseignants ou ses spécificités… Dans cet élan, la Cour des comptes propose que les remplacements soient effectués au sein d’un établissement et que touTEs les enseignantEs soient au maximum de service, indépendamment de la matière enseignée. Enfin, les directeurs d’école, les proviseurs ou les recteurs d’académie doivent pouvoir recruter des ensei- gnantEs.  En clair, un prof de français pourra se retrouver à enseigner les maths ou les SVT, sur plusieurs collèges ou dans l’école d’à côté, pourvu qu’il soit à temps plein. Peu importe, tant que l’État fait des économies ! Au-delà, si toutes ces recommandations sont appliquées, ça en est fini du service public national d’éducation, du statut d’enseignant-fonctionnaire, qui est déjà fortement attaqué. Voilà comment la Cour des comptes propose d’économiser 2 527 ETP…

Diminuer la masse salariale
Pour faire passer cette pilule, la Cour des comptes propose de travailler sur les salaires. Par rapport aux enseignantEs d’Europe, unE enseignantE est payéE 15 % à 20 % de moins en France. La Cour des comptes a une solution pour augmenter les salaires : réduire les enseignements et les filières, ce qui aura comme conséquence de diminuer le nombre d’enseignantEs, et on pourra ainsi payer plus ceux et celles qui restent, tout en diminuant le volume global.
Tout ceci a comme un goût de déjà vu, et la Cour des comptes n’invente rien. Les réformes qu’elle propose ont déjà vu le jour sous la droite, avec les réformes Fillon, de Robien, Ferry, Darcos… Ce qui est nouveau, c’est que cette fois, c’est le PS qui est au pouvoir. Et Peillon trouve que le rapport de la Cour des comptes comporte « beaucoup de bonnes choses ». Il a d’ailleurs décidé d’ouvrir en septembre 2013 des négociations sur les salaires. Voilà où les principaux syndicats vont s’engouffrer. Mais sans rapport de forces, sans manifestations et grèves massives des enseignants, il y a fort à parier que l’on subisse la même défaite que sur la loi de refondation de l’école cette année. C’est pourquoi, nous devons dès maintenant informer largement de ce que trame le gouvernement, sous couvert d’un rapport « objectif » de la Cour des comptes. Et construire une opposition la plus large possible à cette politique d’austérité.

Raphaël Greggan Vendredi 31 mai 2013Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 197 (30/05/13)
Rapport : www.ccomptes.fr/Publications/Publications/Gerer-les-enseignants-autrement

31 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Combattre le FN par le maintien (sic) des « principes moraux » du PS et d l’UMP ? (Npa34)

Combattre le FN par le maintien (sic) des rien dans NPA

Avignon : pourquoi le Vaucluse vote Front national ?

Enseignante à l’université d’Avignon, Marion Fontaine décortique les raisons d’un vote Front National qui s’ancre depuis le début des années 90 et se normalise.  Maître de conférence en histoire contemporaine, Marion Fontaine est spécialiste de l’histoire politique des classes populaires et des questions d’extrême droite dans le Nord-Pas-de-Calais. À Avignon depuis trois ans, elle a élargi son champ d’étude au Vaucluse, terreau fertile du Front national depuis une trentaine d’années.

Comment expliquer les scores très élevés du Front national en Vaucluse aux dernières élections ?

C’est un vote qui s’est normalisé au fil des ans. Voter Front national n’est plus tabou. Ce n’est plus un vote protestataire, c’est clairement devenu un vote d’adhésion pour les électeurs. Le Vaucluse compte désormais trois conseillers généraux d’extrême droite, deux députés , Jacques Bompard et Marion Maréchal Le Pen, et deux maires, c’est unique en France !

À quand remonte la percée du FN en Vaucluse ?

Le parti devient « visible » au niveau national en 1983. En Vaucluse, les bons scores du FN remontent au début des années 90. À l’élection présidentielle de 2002, Jean-Marie Le Pen, candidat du Front national, arrive légèrement en tête au premier tour avec 25,8 % des voix.

Sur quoi prospère le FN ?

Il y a eu un Vaucluse « rouge » fortement marqué à gauche. Le FN a trouvé un terreau dans sa déstructuration, dans la désindustrialisation aussi. Ce n’est pas un département très industriel mais certaines villes, comme Apt, ont concentré beaucoup de petites usines et de PME.

La pauvreté du département est-elle aussi une des causes de ce vote extrémiste ?

C’est vrai que la situation n’est pas très brillante. On retrouve là le triptyque chômage, délinquance, immigration. Même si le chômage est élevé à 12,8 %, il l’est moins que dans l’Hérault, par exemple, où le FN a fait « seulement » 19 % au premier tour des dernières législatives, alors qu’il est monté à 30,4 % en Vaucluse. Même constat pour la délinquance : elle est, en Vaucluse, supérieure à la moyenne nationale mais il y a d’autres départements où c’est bien pire, l’Hérault encore ou les Bouches-du-Rhône. On note aussi, ici comme ailleurs, des formes de racisme colonial, cicatrices de la guerre d’Algérie. Ce ne sont donc pas des causes suffisantes pour justifier à elles seules le vote FN.

Quelle autre explication alors ?

Le Vaucluse est le département où la part des salariés du commerce est la plus élevée de France. Et le salaire moyen des ouvriers, beaucoup dans l’agriculture et le bâtiment, y est un des plus faibles du pays. Cette structure sociologique correspond au fondement historique des mouvements d’inspiration poujadiste contestant la légitimité des institutions. Le Vaucluse a d’ailleurs été le département dans lequel le parti de Pierre Poujade a obtenu son meilleur score en 1956.

Qui vote FN aujourd’hui ?

L’électorat du Front national assimile ces employés et ouvriers, la petite bourgeoisie du commerce, vivier idéologique ancien, et un vote populaire plus récent. Malgré la faiblesse de l’appareil militant. Même si, rappelons-le, le premier vote ouvrier, c’est l’abstention. Dans la partie occidentale du département, où le vote FN est particulièrement élevé, la présence des rapatriés d’Algérie, de leurs descendants et de garnisons militaires accentuent le phénomène.

Pourquoi vote-t-on FN ?

C’est un vote multiforme, nourri par la peur des nouveaux arrivants d’où qu’ils viennent, pas seulement les immigrés, plus prégnant dans les zones périurbaines et les petites villes – Avignon est épargnée – mais qui gagne les villages. Le message du parti est brouillé, le vote n’est plus, ou plus uniquement, idéologique. D’où l’enjeu de le remettre en perspective. Ce parti prône l’exclusion, ce qui pose un réel problème pour la démocratie.

Il y a un vrai enjeu avec les prochaines municipales ?

Le FN est dans une stratégie de conquête du pouvoir et désormais d’ancrage local, ce qui est inquiétant pour le jeu démocratique. Plus son score est élevé, plus les partis traditionnels ont peur de s’aliéner les électeurs et semblent tétaniser. Il faut qu’ils apportent des réponses claires. S’ils ne maintiennent pas leurs principes moraux, alors le FN a déjà gagné.

Le Vaucluse est une terre d’expérience unique pour le FN ?

Oui, on risque de voir s’y jouer une recomposition de la droite. La droite traditionnelle va se casser en deux, avec une droite très dure et un centre droit. Mais on peut aussi imaginer que c’est une terre d’expérience de la reconquête des électeurs du Front. Comment exclure 20 % des électeurs ? Il n’y a pas de fatalité. Le plus dangereux serait de considérer que la montée du Front national est inéluctable.

Recueilli par KATHY HANIN Midi Libre  Marion Fontaine : « La montée du Front national n’est pas inéluctable. » L’entrevue sur le site de Midi Libre

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Note du blog NPA 34

Cette entrevue, au demeurant utile pour mieux cerner le FN, ne va pas jusqu’au bout de l’analyse des causes de l’existence du FN et nous semble ainsi passer à côté de l’essentiel.

Le FN doit son renforcement politique (qui reste cependant encore à préciser par-delà les approximations médiatiques du phénomène) à l’alignement des forces principales de la gauche sur les crédos néolibéraux. Cela s’est produit au début des années 80 sous la présidence de François Mitterrand et cela a été reconduit jusqu’à l’épisode calamiteux du gouvernement de gauche plurielle de Lionel Jospin (avec la collaboration active du PCF). Le pied de nez de l’his- toire veut que ce soit précisément à la présidentielle de 2002 que Le Pen (le père) ait « sorti » le sortant, le candidat-premier ministre socialiste, champion toutes catégories des privatisations ! Ainsi était magistralement signée la contribution du PS à la renaissance du FN !

Ce parti, malgré des hauts et des bas, a réussi à se positionner durablement sur les débris politiques (et sociaux) induits par le bipartidisme droite-gauche alimenté au consensus sur les mesures libérales à prendre contre le monde du travail, contre les femmes, les immigrés, les pauvres, les jeunes… Dans le contexte de la grave crise capitaliste ouverte en 2008 et la confirmation que François Hollande poursuivait, de façon accélérée, la dégénérescence social-libérale du PS, nous ne croyons pas que le maintien « des principes moraux », qui plus est, chez des partis structurellement gangrénés par leur connivence avec le patronat, soit, comme le pense la professeure interviewée, la réponse à opposer au FN. Le PS comme l’UMP sont certes travaillés par un amora- lisme, lui-même producteur de corruption, typiquement bourgeois (Cahuzac, Guéant…). Mais ledit amoralisme n’est que l’envers de la médaille d’une politique, nous disons bien politique, en faveur de l’argent, des profits, du capital, contre les salaires, contre les pensions, contre l’emploi, contre les droits élémentaires à une vie digne pour tous sur la base d’une autre répartition des richesses.

Ce primat du social « antisocial », car foncièrement asocial, chez ces gouvernants (masqué momentanément par la polémique instrumentalisation « sociétale » de la question essentielle de l’égalité des droits en faveur des LGBTI) étant ainsi repéré comme fonctionnel au système en place, il revient alors aux anti- capitalistes et aux antilibéraux conséquents de retrouver la morale (non point le moralisme) de l’égalité des droits et ainsi de combattre ce gouvernement pour contribuer à battre l’extrême droite (et la droite) qu’il contribue à mettre en selle ! Autant dire aussi qu’il est plus que contre-productif de prétendre rassembler « la gauche », par infléchissement de la politique du PS, vers…la gauche, au prix par exemple d’un accès de Jean-Luc Mélenchon au poste de premier ministre de Hollande ! Infléchir une chimère de gauche ou combattre la réalité social-libérale, il faut choisir !

Antoine (Montpellier)  vendredi 31 mai 2013 – 01h33 http://bellaciao.org/fr/spip.php?article135714

31 mai 2013 ~ 0 Commentaire

L’UMP contre la transparence des banques dans les paradis fiscaux (Bastamag)

L’UMP contre la transparence des banques dans les paradis fiscaux (Bastamag) dans Crise corruptibles

La réforme bancaire, qui devait réguler le secteur financier en imposant de nouvelles règles, sera discutée les 4 et 5 juin à l’Assemblée nationale, en seconde lecture.

Le gouvernement n’a pas osé irriter les puissantes banques françaises (lire notre enquête) : la réforme concernera seulement 1 % des activités bancaires et n’entérinera pas de réelle séparation entre banques d’affaires et banques de dépôts, contrairement à la promesse du candidat Hollande. Visiblement, c’est encore trop pour l’UMP ! Des députés ont déposé un amendement en Commission des finances pour supprimer l’une des avancées du texte, qui permet d’accroître la transparence et de lutter contre l’évasion fiscale des banques. Le texte de loi prévoit en effet que les banques et fonds d’investissement ayant leur siège social en France devront publier la nature de leurs activités, la valeur ajoutée créée, et leurs effectifs salariés, pour chacun des pays où ils sont implantés. Le Sénat a rajouté l’obligation de rendre publics les bénéfices, le montant des impôts et les subventions reçues. Une transparence dont se seraient bien passées les banques. Les députés UMP se sont empressés d’accourir à la rescousse. « Plutôt que de choisir de défendre la compétitivité de notre industrie bancaire et les 400 000 emplois qu’elle représente dans notre pays, plutôt que de défendre une industrie qui a su faire face à la crise sans pour autant coûter aux contribuables (sic), le groupe socialiste a privilégié un accord politique avec le groupe écologiste et relayé des positions peu responsables de différentes ONG », plaident les députés. Qui proposent… de supprimer tout cet article sur la transparence ! Pourquoi se gêner ?

« La gravité de la situation de l’emploi en France devrait interdire de prendre l’industrie bancaire en otage de théories anti-mondialistes », poursuit l’argumentaire. Qui sont ces valeureux défenseurs de la finance, qui luttent contre les dangereux altermondialistes ayant pris en otage les banques françaises ? Xavier Bertrand, Eric Woerth, Christian Estrosi, Valérie Pécresse, Laurent Wauqiez, Bruno Le Maire, François Baroin, Olivier Dassault [1]… « La publication de ces données va creuser le déficit de compétitivité de nos établissements bancaires rendu inévitable du fait de l’adoption de cet article », défendent ces députés dans un autre amendement, où ils demandent de réduire le nombre d’informations publiées. Le déficit de démocratie et de transparence, la dérégulation financière et la fraude fiscale semblent moins problématiques à leurs yeux. Dans un troisième amendement, ils tentent une autre approche et demandent que ces informations soient « transmises au ministère de l’Économie et des Finances » et non publiées avec les comptes de l’entreprise. Et qu’un arrêté du ministre « spécifie les informations publiables par l’administration » pour « garantir une certaine confidentialité »… Aucun de ces amendements n’a été retenu par la Commission des finances de l’Assemblée nationale.

- Lire le projet de loi soumis à l’Assemblée nationale.
- Réforme bancaire : comment le gouvernement s’est écrasé devant le monde de la finance
- Paradis fiscaux : les banques françaises enfin contraintes à la transparence

Notes

[1] La liste complète des signataires de l’amendement : M. Mariton, M. Carrez, M. Baroin, M. Bertrand, M. Blanc, M. Carré, M. Censi, M. Chartier, M. Cornut-Gentille, Mme Dalloz, M. Dassault, M. de Rocca Serra, M. Estrosi, M. Goasguen, M. Gorges, M. Francina, Mme Grosskost, M. Le Fur, M. Le Maire, M. Mancel, M. Ollier, Mme Pecresse, M. Wauquiez et M. Woerth. Source : Assemblée nationale.

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31 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Hollande, chef du personnel, Olli Rehn, patron de «la République» (Al’e)

Hollande, chef du personnel, Olli Rehn, patron de «la République» (Al'e) dans Austérité rehnfortaoiseach

En Irlande: « Votre premier ministre » et vous n’avez pas le choix!

A ce niveau de diplomatie, c’est de l’inconscience ou de la provocation.

Dans la crise actuelle, et compte tenu de la coupure dramatique entre les peuples et Bruxelles, le ton et le détail des «recommandations» envoyées au nom de la rigueur économique par la Commission européenne – Olli Rehn – à la France ressemblent à un feu d’artifice [1] lancé dans une poudrière… Depuis des mois, on mesure à tous les niveaux, y compris dans les instances comme le FMI, qu’il existe un problème spécifiquement européen. Dans une économie mondiale plutôt en croissance, l’Europe est soit en récession, soit en panne de croissance. Le chômage y est élevé, les déficits profonds, l’endettement très lourd, et les remèdes d’austérité n’ont fait qu’aggraver le marasme.

On constate aussi, au fil des élections, que cette situation suscite un rejet inquiétant de tout ce qui ressemble à un parti de gouvernement, dès lors que ce parti entend satisfaire aux exigences communautaires, et que des partis protestataires, qualifiés de populistes, se renforcent ou surgissent un peu partout. Cet état de fait, aussi réel que les déficits, et à coup sûr encore plus dangereux pour chacun des pays et pour l’Union dans son ensemble, avait amené à un certain assouplissement. La Commission avait paru moins juchée sur ses dogmes, et avait accordé un peu de souplesse en parlant même de «nécessaire relance», ce qui avait chagriné les orthodoxes de la camisole de force. La France avait ainsi obtenu un délai de grâce de deux ans pour arriver aux fameux trois pour cent.

Et d’un coup, machine arrière. Les orthodoxes ont repris la main, si bien que les «recommandations» de la Commission, comme ils disent, ne sont plus un rappel à l’ordre et au sérieux, mais des tables de la loi. Vu de la France, le texte a l’air signé par le Président de la république Olli Rehn, et adressé à l’ad- ministrateur François Hollande. Le commissaire européen aux Affaires économiques ne parle pas seulement de la réforme des retraites, il détaille les mesures à prendre avant même qu’elles ne soient discutées par les parties prenantes. Olli Rehn veut aussi supprimer les tarifs réglementés du gaz et de l’électricité. Il dicte sa réforme fiscale. Il trouve trop élevé le Smic. Il va sur les voies ferrées pour exiger la réforme ferroviaire. Il descend jusque dans les rues pour avoir un avis sur l’avenir des notaires ou des taxis. Autant dire qu’il place les gouvernements nationaux dans une posture impossible. Soit ils s’exécutent et ils n’existent plus, ils ne sont que des collaborateurs, soit ils l’envoient bouler et c’est l’Europe, ou ce qu’il en reste, qui se retrouve en péril. (Billet sur France Culture, le 30 mai 2013 à 7h36)

Publié par Alencontre le 31 – mai – 2013 Par Hubert Huertas et Rédaction A l’Encontre

http://alencontre.org/europe/hollande-chef-du-personnel-olli-rehn-patron-de-la-republique.html

31 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Centrale de Landivisiau, une nouvelle manif samedi (LT)

Centrale de Landivisiau, une nouvelle manif samedi (LT) dans Ecologie & climat autocollant-gaspare_19-02-2011-300x300

Le collectif anti-centrale à gaz de Landivisiau appelle ses sympathisant(e)s à manifester demain, à partir de 14 h 30, place du Champ-de-Foire, à Landivisiau .

« L’État autorise la construction d’une nouvelle centrale à Landivisiau alors que certaines ferment leurs portes ou sont mises sous cocon, comme Montoir-de-Bretagne, près de Nantes. Plus inquiétant, l’État tourne le dos à tout débat citoyen », souligne Gaspare dans un communiqué. Le collectif critique aussi les 40 M € de subventions que touchera tous les ans, l’opérateur, Direct énergie. De son côté, le Groupe d’études et de soutien en faveur de la production des énergies régionales (Gesper) annonce qu’il a été convié à une réunion, à la préfecture de région, en présence des représentants de l’État, du conseil régional et de RTE. « Nous y avons développé les raisons de notre soutien à ce projet : sans énergie fiable, pas d’investissement, sans investissement pas d’emploi. Compte tenu des délais de mise en oeuvre d’un tel projet, qui nous paraissent particulièrement longs, et de la situation critique de l’approvisionnement électrique du Finistère, le temps n’est plus aux moratoires mais à la réalisation ». 31 mai 2013 à 08h35

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/centrale-de-landivisiau-une-nouvelle-manif-demain-31-05-2013-2120091.php

Agrandir le texte

31 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Gaz de schiste, un syndicat du crime écologique ? (Stop au gaz de schiste Rhône-Alpes Nord)

Gaz de schiste, un syndicat du crime écologique ? (Stop au gaz de schiste Rhône-Alpes Nord) dans Ecologie & climat collectif-32

Cet article n’est pas de nous, c’est un emprunt avec lien à la fin, qui nous vaut la réaction de « 20 mn » à la suite…

« Les syndicats tous unis pour défendre les gaz de schiste » titre le quotidien gratuit 20 minutes dans son édition du 29 mai. De quoi s’inquiéter !

Mais 20 minutes n’est pas à une approximation près : «les» syndicats en question sont les mêmes –tiens, tiens- que ceux qui ont signé le fameux accord ANI qui détricote le code du travail pour permettre à ceux qui ont (encore) un emploi de travailler plus pour gagner moins avant de perdre leur travail pour de bon. On y retrouve, à côté des syndicats patronaux (MEDEF, CGPME et UPA), la même brochette de syndicats collaborationnistes : CFDT, CFTC et CFE-CGC. Les «poids lourds» du syndicalisme n’y sont pas ! Ouf !

Mais comment ces syndicats-là, même minoritaires, justifient-ils l’injustifiable ?

D’abord par l’amélioration de la balance commerciale et de l’indépendance énergétique du pays. Les experts du MEDEF n’ont-ils donc pas expliqué aux syndicalistes que, selon le rapport des ingénieurs généraux des mines du CGEIET[1] (Conseil général de l’économie, de l’industrie, de l’énergie et des technologies), lesquels ne sont pas des opposants à l’extraction, l’exploitation des gaz et huiles de schiste permettrait au mieux d’assurer la moitié de notre consommation actuelle de gaz naturel pendant 25 ans ? Soit en fait moins de 10% des hydrocarbures que nous importons aujourd’hui : pas négligeable en montant, mais on pourrait faire bien mieux avec des économies d’énergie. Rien non plus à espérer avec de tels volumes en termes de prix de l’énergie en Europe, c’est la Commission européenne qui le dit[2]. Quant à l’indépendance énergétique, on en resterait bien loin !

L’autre argument, « décisif » pour ces syndicalistes, ce sont les emplois créés.

Il est vrai que le bureau d’études SIA a affirmé que l’exploitation des gaz de schiste pourrait créer 100 000 emplois en France. Cette évaluation, largement relayée par la presse dominante, est fondée sur des données américaines[3] (volontairement ?) mal interprétées, et s’avère malheureusement plus que fantaisiste[4][5]. Les ingénieurs du CGEIET estiment, dans le même rapport, ces extrapolations inappropriées et chiffrent à «quelques centaines» les emplois (précaires et peu qualifiés pour la plupart) à espérer. Et il faudrait aussi chiffrer les destructions d’emplois dans l’agriculture et le tourisme qu’induirait l’industrialisation massive des régions concernées…Et que dire du coût sanitaire et environnemental qui en résulterait, et viendrait plomber la sacro-sainte quête de compétitivité ? Y- aurait-il eu «un peu» d’intoxication de la part du patronat envers des syndicalistes naïfs ? Ou d’autres intérêts communs inavouables ? Nous ne doutons pas de la réaction indignée de la CGT, de FO et de SUD qui devraient rapidement dénoncer cette assimilation de quelques syndicats minoritaires à TOUS les syndicats français. Nous attendons aussi avec impatience, mais un peu moins de certitude pour certains d’entre eux, leur prise de position contre la recherche et l’exploitation de ces hydrocarbures non conventionnels, nocifs pour l’environnement immédiat, le climat planétaire et l’économie, tant française que mondiale.

JC


[1] Les hydrocarbures de roche-mère en France – Rapport du Conseil Général de l’industrie, de l’énergie et des technologies  et du Conseil Général de l’environnement et du développement durable – février 2012
[2] Unconventional gas : potential energy market impact in the European Union -  European Commission Joint Research Centre – 2012
[3] Marcellus shale workforce needs assessment – Marcellus shale education and training centre – juin 2009
[4] Gaz de schiste: SIA et les 100 000 emplois bidons – Octobre 2012

[5] Trois questions à Thomas Porcher – Agir pour l’environnement 2 Mai 2013

« Réinventer la croissance , agir ensemble pour une dynamique économique« , MEDEF, CGPME, UPA, CFDT, CFTC, CFE-CGC mai 2013 : les pages où l’on évoque les gaz de schiste

http://stopgazdeschiste.org/2013/05/30/gaz-de-schiste-un-syndicat-du-crime-ecologique/

Bonjour,

Je viens de découvrir sur votre site que vous reprenez l’un de mes articles publié le 29 mai dernier et intitulé « Les syndicats tous unis pour les gaz de schiste », ce dont je me félicite, étant donné que j’ai lu peu d’articles sur cet angle précis, alors qu’il me semble que c’est un sujet important et que les Français ont le droit de savoir ce que défendent les syndicats sur ce sujet.

Par contre, vous écrivez dès le deuxième paragraphe que « 20 minutes n’est pas à une approximation près : «les» syndicats en question sont les mêmes –tiens, tiens- que ceux qui ont signé le fameux accord ANI qui détricote le code du travail pour permettre à ceux qui ont (encore) un emploi de travailler plus pour gagner moins avant de perdre leur travail pour de bon ». Je tiens à vous dire que vous n’êtes pas à une approximation près, puisque je le précise, évidemment, dans mon article et ce, dès le deuxième paragraphe, lorsque j’écris : « écrivent les syndicats signataires de ce rapport, à savoir le Medef, la CGPME, l’UPA mais aussi la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC ». Je rajoute même, pour bien planter le décor à nos lecteurs qui n’auraient pas forcément suivi de très près l’actualité concernant l’ANI : « Rappelons qu’il s’agit des organisations qui avaient signé en janvier dernier l’accord sur l’emploi, désormais transformé en loi ».  Je vous remercie donc d’ôter cette phrase « 20 minutes n’est pas à une approximation près » car nous essayons d’être au contraire le plus objectif et précis possibles.

Cordialement, Céline Boff

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