Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

18 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Édito : 25%

Édito : 25% dans Hollandie milliardaires Bettancourt c’est 13%

Interrogé le 14 juillet sur l’augmentation de 25 % en un an des 500 premières fortunes de France, François Hollande a affirmé ne pas être là « pour spolier ». Il demande aux grandes fortunes d’être solidaires… Pourtant, la révélation par l’hebdomadaire Challenges de cette progression de la richesse des principaux capitalistes hexagonaux vient à point nommé dans le débat sur le financement des retraites. Alors que le gouvernement, dans le droit fil des revendications néo-libérales, s’apprête à faire payer aux salariéEs et retraitéEs le déficit annoncé de 20 milliards pour les régimes de retraites, le classement de Challenges affiche des fortunes cumulées représentant 330 milliards d’euros.

La guerre sans merci que mène le capital contre les classes ouvrières du monde produit ses effets : on enregistre ici 10 milliardaires supplémentaires. En un an, les dix premiers de la liste ont vu leur fortune augmenter de 30 milliards, cumulant 135 milliards d’euros, soit 40 % du total. Bien assez pour assurer le financement des retraites et des services publics… pour éviter par exemple les accidents mortels dans les transports en commun comme à Brétigny-sur-Orge ce week-end.

En contrepoint, le Parisien s’est fait l’écho ce 15 juillet d’une étude montrant que 28 % des détenteurs de compte bancaire dépassent le découvert autorisé chaque mois. 65 % seraient débiteurs au moins une fois par an. Et sans surprise, les plus bas revenus sont les plus nombreux dans cette situation.
Récupérer sur les véritables spoliateurs que sont les capitalistes les milliards de profits qu’ils accumulent sur l’exploitation de la force de travail de milliards de travailleuses et de travailleurs de par le monde, ce ne serait pas « spolier ». On ne demande pas non plus aux riches d’être solidaires des pauvres, comme l’étaient les dames patronnesses du XIXe siècle. Ce qu’il faut, c’est changer le partage des richesses en faveur de celles et ceux qui les produisent, et commencer à inverser le rapport de forces.

C’est le minimum qu’on attendrait d’un gouvernement se réclamant des valeurs de solidarité de la gauche, des intérêts de la classe ouvrière. Ce que ne sont ni François Hollande ni son gouvernement.

Pas même à 25 %.

Côme Pierron Jeudi 18 juillet 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 204 (18/07/13)


18 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Déchets nucléaires à Bure: le gouvernement tombe sur un os

Déchets nucléaires à Bure: le gouvernement tombe sur un os dans Ecologie & climat siteon0-232b5
Pour faire accepter leurs politiques dévastatrices au service des possédants, nos dirigeants ont à leur disposition toute une panoplie de petits rouages bien huilés :
des tables rondes, des réunions publiques, des instances de concertation, des espaces de dia- logue social, on en passe et des meilleures. Par exemple, ils décident d’augmenter l’âge de départ en retraite et convoquent les syndicats à leur « conférence sociale » pour essayer, au tra- vers d’un jeu de dupes savamment orchestré, de présenter ce recul social comme le résultat d’une concertation entre toutes les parties concernées. « Nous sommes tous dans le même camp, réfléchissons ensemble ! » Et d’ordinaire, ça fonctionne à merveille.
Mais cette fois, le gouvernement et le lobby nucléaire sont tombés sur un os à Bure, en Meuse à la limite de la Haute-Marne, où la lutte contre l’enfouissement des déchets radioactifs à haute activité et à vie longue se poursuit depuis 1993.  Les opposants locaux, qu’il devient difficile de berner, ont refusé de marcher dans la combine. Et pourtant, le dernier rouage en date inventé par les pouvoirs publics n’est pas le moins habile : il s’agit de la « commission nationale du débat public». Un organisme réputé neutre et indépendant, chargé d’organiser des débats sur des grands projets lorsque… ceux-ci sont déjà décidés ou sur les rails. Alors que la majorité de la population rejette l’en- fouissement comme étant la pire des solutions, on nous prie de bien vouloir participer à cette mascarade de consultation : « on a déjà décidé d’enfouir, venez donner votre avis sur la profondeur du trou et la largeur des alvéoles.» Le Monde raconte, le lendemain : « «Dégage !» … Les opposants au projet de site de stockage de déchets radioactifs envisagé à Bure (Meuse) ont à nouveau empêché la tenue d’un débat public qui devait avoir lieu lundi 17 juin à Bar-le-Duc. Le premier débat, le 23 mai, avait connu un sort similaire.» Des centaines de participants ont en effet renvoyé à leurs bureaux les doctes personnages cravatés qui venaient nous expliquer comment il faut penser la démocratie.
Bien sûr, ces blocages n’arrêteront pas à eux seuls le projet et le processus institutionnel n’a aucune chance d’être invalidé, mais ces actions redonnent confiance dans les possibilités de lutter localement et, qui sait, peuvent contribuer à l’amplification de la résis- tance, seule à même de faire vaciller ce sinistre projet. D’autre part, elles gênent vraiment les pouvoirs publics qui se trouvent confrontés à une dénonciation claire et nette de leur manipulation et de leur enfumage démocratique. De telles réactions peuvent faire boule de neige dans toute sorte de domaines et c’est bien ce qui les préoccupe.
Pour nous, c’est donc une première bataille gagnée pour la sauvegarde des générations futures, mais ce n’est pas encore la victoire. C’est pourquoi le NPA local, très investi dans le mouvement, appelle à le poursuivre et à l’amplifier, tout en faisant des proposi- tions anticapitalistes que s’approprient progressivement bien des militants locaux:
- Arrêt immédiat de Bure. Pour les déchets existants, maintien en surface près des lieux de production, seule solution d’attente raisonnable à l’inverse de l’abandon en sous-sol.
- Sortie du nucléaire en moins de 10 ans avec un plan chiffré et argumenté.
- Passage à une production exclusivement renouvelable.
- Et pour y arriver: expropriation sans indemnité ni rachat des industriels privés de l’énergie. Socialisation intégrale de la production et de la distribution énergétique avec gestion la plus locale possible par les travailleurs et la population.

Mercredi 17 juillet 2013 Publié dans : Revue Tout est à nous ! 45 (juillet 2013)

18 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Extrême droite : combattons-la !

Extrême droite : combattons-la ! dans Antifascisme noir-kkk

L’assassinat de Clément Méric, militant antifasciste, a remis sur le devant de la scène la violence d’extrême droite.
Cet acte révoltant n’est pas isolé et fait suite à une série d’agressions ces derniers mois : passage à tabac et intimidations dans les milieux gays, incendies de camps de Rroms, molestation d’immigrés et plus particulièrement de femmes voilées… Ces passages à l’acte se sont multipliés avec les manifestations contre le mariage pour tous qui ont été l’occasion pour la droite et l’extrême droite, unies dans l’agitation réac- tionnaire, de reprendre la rue. En marge des cortèges, les groupes fascisants ont pris de l’assurance.La montée de l’extrême droite s’observe aussi sur le terrain électoral comme en attestent les résultats des législatives partielles dans la deuxième circonscription de l’Oise en mars 2013, où la candidate du FN Florence Italiani avait remporté 48, 4 % des suffrages au deuxième tour, devancée de peu par l’UMP, et ceux du candidat FN à Villeneuve sur Lot, l’ex-fief de Jérôme Cahuzac.
Un terrain labouré par le PS et l’UMP La montée de l’extrême droite est le résultat de la politique de l’UMP et du PS, à plus d’un titre. Renoncements et démagogie sur le terrain de l’immigration, devenue depuis des années un « problème », où les « pains au chocolat » de Coppé et les « auvergnats » d’Hortefeux se mêlent aux expulsions de sans-papiers et aux destructions de camps de Rroms, quelle que soit la couleur politique du ministre de l’Intérieur.  Mais c’est peut-être plus encore sur le terrain social que les dégâts faits par le PS et l’UMP pro- fitent à l’extrême droite. Marine Le Pen, triomphale, déclarait en mars que « le FN devient aux yeux des Français, (…) le parti de l’espérance face à l’UMPS ».
Et en effet, quelle différence y a-t-il dans la politique mise en œuvre par Hollande par rapport à celle de Sarkozy ? La liste de mesures anti-ouvrières s’allonge sans cesse et dans le même temps les cadeaux aux privilégiés sont légion. Marine Le Pen a beau jeu de dénoncer les affaires et la « classe politique » auquel, au demeurant, elle appartient totalement. Reste que la démagogie de l’extrême droite trouve l’oreille et la sympathie de couches non négligeables de la population sur fond de déception et d’aggravation des conditions de vie qui laissent le champ libre aux « tous pourris », « tous pareils ».

Faire reculer l’extrême-droite Les réactions provoquées par l’assassinat de Clément Méric sont loin d’être à la hauteur, mais fort heu- reusement, dès le lendemain de son agression, puis dans les jours qui ont suivi, il y a eu des rassemblements de plusieurs milliers de personnes pour protester contre la menace que représente l’extrême droite. Mais c’est à une toute autre échelle qu’il faudra se mobiliser pour faire reculer le FN et les groupuscules fascisants.

Au quotidien, sur nos lieux de travail, dans les quartiers, il y a une lutte idéologique à mener contre tous les préjugés qui font le lit de l’extrême droite, relayés bien au-delà de ses rangs, contre les immigrés, les étrangers, les gays, les femmes…A chaque attaque ou pro- vocation de l’extrême-droite, il devient nécessaire de répondre le plus largement possible, en cherchant à gagner une majorité de la popu- lation à ce combat pour en dévoiler le caractère politique. Dès à présent, il faut aussi commencer à assurer l’autodéfense contre les exactions commises par des groupuscules fascistes partout où elles ont lieu. Ces tâches doivent être prises en charge par les organisations politiques, syndicales, associatives qui se retrouvent sur le terrain de la lutte contre l’extrême droite afin de se donner les moyens d’agir ensemble.
Mais parallèlement, alors que la crise et les politiques d’austérité divisent et précarisent, il est nécessaire que le mouvement ouvrier reprenne la main sur le terrain social pour empêcher les licenciements, pour contraindre le patronat à de réelles augmentations de salaires, mette à mal les projets gouvernementaux sur les retraites… C’est alors seulement que nous serons en mesure de voir réellement reculer l’influence de masse qu’a gagné l’extrême droite. Combien de temps encore laissera-t-on une grande bourgeoise comme Marine Le Pen se faire le chantre du « petit peuple » ? Combien de temps notre faiblesse laissera-t-elle la place à cette imposture ? Chaque recul que le mouvement ouvrier subit créé le terrain de la désespérance sur laquelle progresse l’extrême-droite.
Les organisations du mouvement ouvrier portent une importante responsabilité pour que notre camp social reprenne confiance en ses forces et développe ses propres perspectives politiques. Ne pas organiser de riposte aux mauvais coups du patronat et du gouvernement permet à l’extrême droite de gagner du terrain. C’est dès maintenant que cela se prépare.

Par Jihane Halsanbe Publié dans : Revue Tout est à nous ! 45 (juillet 2013)

18 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Mort d’Henri Alleg, qui dénonça la torture pendant la guerre d’Algérie (Rue 89)

Mort d’Henri Alleg, qui dénonça la torture pendant la guerre d’Algérie (Rue 89) dans Anticolonialisme inculpez-massu-ej5bi-300x300

Henri Alleg, le journaliste communiste qui a joué un rôle-clé pour révéler aux Français l’usage de la torture pendant la guerre d’Algérie, est mort mercredi, à l’age de 92 ans.

Il était l’auteur du livre « La Question », sorti en 1958 aux éditions de Minuit, aussitôt interdit et republié en Suisse. En 2003, il racontait son arrestation et la torture dans un documentaire de Jean-Pierre Lledo « Un rêve algérien ». Son livre « La Question », qui reste aujourd’hui encore le document de référence sur la torture par les paras français pendant la guerre d’Algérie, a été adapté au cinéma en 1977 par Laurent Heynemann. Henri Alleg, né à Londres de parents juifs, s’était installé à Alger en 1939, et s’était engagé auprès du Parti communiste algérien. En 1951, il était directeur du quotidien Alger républicain, auquel collaborait également Albert Camus. Je me trouvais il y a quelques semaines à Alger, et un journaliste algérien m’avait montré la façade de l’ancien siège d’Alger républicain au centre de la capitale, regrettant que la mé- moire sélective algérienne d’aujourd’hui n’ait même pas honoré d’une plaque ce journal engagé en faveur des droits des Algériens…

Après le déclenchement de la lutte armée, le 1er novembre 1954, Henri Alleg est entré dans la clandestinité lorsque son journal est interdit par les autorités coloniales françaises, à une époque où le Parti communiste français était loin d’être aussi clair dans son positionnement. Henri Alleg fut arrêté le 12 juin 1957 chez son ami Maurice Audin, un mathématicien alors âgé de 25 ans, qui, lui-même capturé la veille, mourra sous la torture. François Hollande a rendu hommage à Maurice Audin lors de sa visite officielle en Algérie l’an dernier. Le journaliste fut torturé à plusieurs reprises au cours de sa détention, et ce sont ces séances de « gégène » qui constituent le point de départ du livre « La Question ».

Un « traître »

Pour l’establishment français de l’époque, Henri Alleg était un « traître ». Il fut jugé pour « atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat » et « recon- stitution de ligue dissoute », et condamné à dix ans de prison. Il parvint à s’échapper, et rejoignit la Tchécoslovaquie alors communiste. Il ne put revenir en France qu’après l’amnistie des Accords d’Evian qui accordèrent l’indépendance à l’Algérie en 1962. Henri Alleg a incontes- tablement joué un grand rôle dans la prise de conscience, lente et progressive, de l’opinion française face aux crimes commis en son nom en Algérie. Il restera communiste jusqu’au bout, et même orthodoxe puisqu’il défendit l’ex-dirigeant de la RDA Erich Honecker, et reprocha à la direction du PCF sa « dérive social-démocrate ». Pierre Haski | Cofondateur

http://www.rue89.com/2013/07/18/mort-dhenri-alleg-denoncat-torture-pendant-guerre-dalgerie-244351

Henri Alleg, le combat et le courage contre les crimes de l’État français (NPA)

Henri Alleg est mort. Journaliste, militant, communiste, il était et restera le symbole du courage et de la force intellectuelle face à la barbarie de la guerre coloniale, le déchaînement de violence visant à briser le soulèvement de tout un peuple pour perpétrer une oppression et une exploitation coloniales insupportables. Directeur du Journal L’Alger républicain, il est arrêté et torturé en 1957 lors de la sinistre « bataille d’Alger » dirigée par le tortionnaire Massu. Il fera le récit des tortures qu’il a subies dans son livre, « La Question », saisi au lendemain de sa parution. Il était l’ami de Maurice Audin, professeur à l’université d’Alger, lui aussi militant communiste, torturé et assassiné par les sbires de Massu.

Le NPA salue la mémoire de celui qui restera le symbole même de la lutte anticoloniale et anti-impérialiste, du courage, de la force de caractère, de la ténacité dans la lutte pour en finir avec l’oppression et l’exploitation.

Montreuil, le 18 juillet 2013

18 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Hôpital de Morlaix : le mouvement contre les restrictions se poursuit (LO)

Hôpital de Morlaix : le mouvement contre les restrictions se poursuit (LO) dans Luttes sociales en Finistère manifestants-hopital-sud

Au centre hospitalier des Pays de Morlaix (CHPM), c’est un véritable plan d’attaque qui s’annonce pour les trois années à venir : non-remplacement des départs en retraite, augmentation de la polyvalence, remise à plat des astreintes et ex- ternalisation dans les services techniques ; restructurations forcées avec suppressions de postes et fermetures de lits dans les services de soins.

Et, qui plus est, la direction s’apprête à dénoncer l’accord de réduction du temps de travail de 2002, afin de réduire le nombre de RTT. Alors, depuis le 20 juin, le personnel se mobilise. Ce jour-là, une AG exceptionnelle a regroupé 150 agents et un préavis de grève illimitée à partir du 27 juin a été déposé par les syndicats CGT et Sud.

Le 27 juin, 130 agents se sont retrouvés dans le hall de l’hôpital général et se sont invités à la réunion du comité technique d’établissement (CTE) pour y interpeller la direction. Elle s’est contentée de reporter le CTE au lundi 1er juillet. Les manifestants, eux, sont restés discuter de la suite à donner à leur mouvement, avec l’objectif d’inviter le maximum de collègues à les rejoindre. Tous se consi- déraient désormais en grève. Des syndiqués CFDT, partie prenante du mouvement, l’ont d’ailleurs fort bien expliqué à leur dirigeant qui dénigrait l’action engagée, très déçu de n’avoir pu siéger à huis clos au CTE.

Le même soir, une cinquantaine d’hospitaliers se sont rendus à une réunion où Claude Bartolone, président de l’Assem- blée nationale, avait convié la presse et les militants PS de Morlaix. Faisant contre mauvaise fortune bon coeur, Bartolone a chargé l’un de ses acolytes de recueillir les doléances des manifestants.

Le lendemain, 150 agents se sont rendus à la réunion du conseil de surveillance de l’hôpital. La maire UMP de Morlaix, prési- dente du conseil de surveillance, a expliqué qu’il n’y avait pas de raison que l’hôpital ne prenne pas sa part des sacrifices, vu qu’ailleurs c’était parfois bien pire. Les élus ont quitté la salle sous prétexte qu’ils ne pouvaient siéger sous la pression.

La direction, de son côté, ne se prive pas d’exercer des pressions. Alors que, dans les services, nombreux sont ceux qui tiennent à se déclarer en grève, ses cadres traînent à les enregistrer selon la procédure en vigueur en milieu hospitalier, qui permet d’assigner tel ou tel gréviste pour garantir le service minimum. Il faut dire qu’avec le manque chronique de remplaçants, grève ou non, bien des services sont réduits au service minimum à longueur de temps.

Il y a encore eu cent personnes à s’inviter au nouveau CTE du 1er juillet et presque autant à s’adresser aux cadres réunis par la direction le 4 juillet. Ce jour-là, lors de l’AG qui a suivi, il a été décidé de s’adresser à la population en diffusant un tract signé par les trois syndicats de l’hôpital sur le marché de Morlaix du samedi 13 juillet. La direction, confrontée à cette grogne persistante, a reporté à plus tard le conseil de surveillance. Elle multiplie les rencontres avec les syndicats, où elle campe sur ses positions tout en espérant réussir à les embobiner. Alors, la mobilisation continue.

Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2346&id=23

18 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

“Le chômage des jeunes est hors de contrôle” (PE)

“Le chômage des jeunes est hors de contrôle” (PE) dans Crise Les-emplois-d-avenir-urgence-jeunes-chomeurs_reference

Selon la dernière enquête de l’OCDE sur le chômage, la fin de la crise n’est pas encore en vue.

En particulier au Portugal et en Grèce, qui, avec près de 60% de jeunes sans emploi, “payent un prix très élevé”, écrit De Morgen. Dans les 18 prochains mois, la situation devrait empirer. Le taux de chômage passera à 11% en France, à 12,5% en Italie et 28,2% en Grèce. Seule l’Allemagne s’en sort bien, avec un taux de chômage qui devrait tomber sous les 5% dans les mois à venir. L’OCDE exhorte les Etats à davantage intervenir et propose que les gouvernements subventionnent les entreprises qui embauchent des jeunes. Le quotidien qualifie cette proposition de “sur- prenante”, dans la mesure où l’OCDE s’est toujours fait l’avocate de la dérégulation et d’une diminution de l’intervention étatique.  17 juillet 2013 Presseurop De Morgen

http://www.presseurop.eu/fr/content/news-brief/3976951-le-chomage-des-jeunes-est-hors-de-controle

18 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Cinq petits mots pour tout dire (LMD)

Cinq petits mots pour tout dire (LMD) dans Crise salauds-de-pauvres

Ces cinq petits mots n’ont guère fait de bruit. Et pourtant…

Pourtant, quand un ancien ministre français, M. Bruno Le Maire, qui a déjà fait part de ses ambitions présidentielles, revient sur la concur- rence qui, il y a deux ans, l’opposa à un de ses collègues pour succéder à Mme Christine Lagarde au ministère des finances, on sursaute de le lire ainsi décliner ses qualités : « Quand Christine Lagarde a quitté Bercy pour le FMI, on m’a proposé le poste. On m’a demandé de le prendre. Puis on me l’a retiré. C’est ça, l’histoire, et elle est simple. Tout le monde alors — de Juppé à Sarkozy en passant par Balladur et les présidents du CAC 40 — a estimé qu’il y avait une personne compétente pour reprendre Bercy, c’était Bruno Le Maire (1). »

Ainsi « les présidents du CAC 40 » comptent désormais au nombre des cautions dont se prévalent certains ministres soucieux d’accélérer leur carrière. A la limite, on s’en doutait un peu (2). L’ingénuité d’un tel aveu public surprend davantage. Il n’est donc plus interdit en France d’avouer que la politique économique et financière du pays se fait « à la corbeille » (le sobriquet donné autrefois à la Bourse), le CAC 40 étant précisément constitué des quarante principales sociétés cotées du pays. Interrogé en 1966 sur les fluctuations de la Bourse, le général de Gaulle, inspirateur (très théorique…) de l’UMP, formation de M. Le Maire, eut cette réplique : « La politique de la France ne se fait pas à la corbeille ». Il fut alors applaudi par certains journalistes… Foin d’hypocrisie, ce que M. Le Maire (UMP) a admis, Pierre Moscovici (PS) ne devrait-il pas le reprendre à son compte ? Les récentes décla- rations du ministre socialiste de l’économie et des finances remettant en cause la taxe sur les transactions financières, popularisée par Le Monde diplomatique (3), amènent en tout cas à se poser la question.

Le 11 juillet, lors d’une conférence destinée à des banquiers, M. Moscovici, devançant les craintes de ses auditeurs, s’est en effet transformé en porte parole du lobby bancaire : « La taxe sur les transactions financières suscite des inquiétudes quant à l’avenir industriel de la place de Paris et quant au financement de l’économie française. Le travail que je veux mener, c’est un travail d’amélioration de la proposition de la Commission pour mettre en œuvre une taxe qui ne nuise pas au financement de l’économie. » De M. Le Maire à M. Mos- covici, l’alternance gouvernementale est décidément bien douce pour le CAC-40. Et, au moment où Nicolas Sarkozy semble poser les jalons de son retour en politique active, le lobby bancaire n’a rien à craindre non plus de l’ancien président de la République au cas où sa revanche serait victorieuse dans quatre ans. Car, depuis qu’il a quitté l’Elysée, M. Sarkozy a occupé son activité — et accru sa fortune — en enchaînant les conférences devant des financiers. Tarif moyen : 100 000 euros.

Ce phénomène, on le sait, n’est pas spécifiquement français, loin de là. Aux Etats-Unis, l’ancien président Bill Clinton, qui a collecté 17 millions de dollars l’année dernière, n’a pas hésité à réclamer 700 000 dollars pour une seule conférence à Lagos, au Nigeria, un des pays les plus pauvres du monde… Son épouse, Hillary Clinton, ancienne ministre des affaires étrangères de son pays, est à son tour entrée dans la danse. Moyennant 200 000 euros par discours, elle révèle par exemple que le « leadership est un sport d’équipe »… (4) Aussi lucratif que le football professionnel ? Le Britannique Anthony Blair (5) l’Allemand Gerhard Schröder, l’Espagnol José María Aznar : la liste est longue désormais des anciens dirigeants politiques dont le divertissement des financiers et des banquiers est devenu le nouveau métier.

Les banques les rémunèrent sans doute aussi à proportion des services qu’ils ont autrefois reçus d’eux. Dernier exemple en date : M. Ehud Barak. Il y a quelques jours Le Figaro nous apprenait que « l’ancien ministre israélien de la Défense et ex-chef du gouvernement s’est reconverti dans la finance. La banque privée Julius Baer, spécialisée dans la gestion de portefeuilles de clients très fortunés, l’a recruté comme “consultant spécial pour les questions géopolitiques et macroéconomiques”. Le montant de ses rémunérations atteindrait plusieurs centaines de milliers de dollars par an (6). » Au moment où des centaines de millions de personnes souffrent des conséquences d’une crise financière, grâce soit rendue à l’élégance exquise des dirigeants démocratiques qui s’enrichissent en discourant devant des barons de la finance. Et qui n’oublient jamais de se faire apprécier par les « présidents du CAC 40 ». mardi 16 juillet 2013

(1) Le Magazine du Monde, 13 juillet 2013.

(2) Lire Serge Halimi, «  Etat des lieux pour préparer une reconquête  », Le Monde diplomatique, mai 2013.

(3) Lire Ignacio Ramonet, «  Désarmer les marchés  », Le Monde diplomatique, décembre 1997.

(4) Amy Chozick, «  Hillary Clinton Taps Speechmaking Gold Mine  », The New York Times, 11 juillet 2013.

(5) Lire Ibrahim Warde, «  Blair Inc.  », Le Monde diplomatique, novembre 2012.

18 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Les bull­dozers israé­liens démo­lissent le village d’Al-​​Araqib suc­ces­si­vement pour la 53ème fois (Afps)

Les bull­dozers israé­liens démo­lissent le village d'Al-​​Araqib suc­ces­si­vement pour la 53ème fois (Afps) dans Anticolonialisme caterpilarman-200x300

Les bull­dozers de la soi-​​disant « Autorité fon­cière israé­lienne », ren­forcés par d’importantes forces de police, ont démoli mardi matin, des dizaines de maisons du village d’al-Araqib dans le Néguev.

Le Sheikh, Sayah Abu-​​Mdighem, Sheikh d’al-Araqib qui est revenu sur ses terres il y a trois ans a déclaré : « Cette fois-​​ci c’est la 53ème fois depuis Juillet 2010 que les bull­dozers israé­liens détruisent les abris et les habi­ta­tions que nous avons construits pour y habiter, nous pro­téger et pro­téger nos terres contre cette poli­tique gou­ver­ne­mentale injuste et oppressive ».Il a précisé que la famille a recons­truit cinq maisons jusqu’ici, sou­li­gnant que les mili­tants de la paix juifs et arabes sont sur leur chemin vers le village afin d’achever la recons­truction des maisons qui abritent 25 familles.Il est à noter que le Néguev est exposé au pro­cessus de démo­lition de ses vil­lages bédouins et de chasser ses occu­pants confor­mément au plan Prawer. Hier les Pales­ti­niens de 48 ont pro­testé contre ce projet et la grève générale a été suivie dans la plupart des villes et vil­lages arabes.

Ma’an News, mercredi 17 juillet 2013 Beer­sheba Maan news  Traduit pour l’AFPS par Moncef Chahed

http://www.france-palestine.org/Les-bulldozers-israeliens

18 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Via campesina : 200 millions de paysans s’unissent pour une autre agriculture (Bastamag)

Via campesina : 200 millions de paysans s’unissent pour une autre agriculture (Bastamag) dans Altermondialisme viacampesina1

Qui aurait prédit, il y a vingt ans, qu’un collectif de paysans deviendrait le plus grand mouvement social international ? Dans les années 1990, alors que triomphe l’agro-industrie, menaçant les petits agriculteurs de disparition, la Via campesina (la voie paysanne, en espagnol) relève le défi de défendre un autre modèle. Représentant plus de 200 millions d’agriculteurs dans 79 pays, le mouvement est parvenu à faire reconnaître au plus haut niveau la justesse de ses luttes, pour la souveraineté alimentaire des peuples et la promotion des semences paysannes, contre l’accaparement des terres ou la violence subie par les femmes.

Une onde d’émotion parcourt l’arène du Padepokan Pencak silat Indonesia, ce 12 juin 2013. Dans ce centre sportif de la banlieue de Jakarta, en Indonésie, dédié au silat (art martial national), la voix d’Elizabeth Mpofu s’élève crescendo et enflamme les quelque 500 parti-cipants, paysans venus de partout pour la conférence internationale que la Via campesina tient tous les quatre ans. Cette Zimbabwéenne de haute stature, jusque-là assez discrète, vient de faire éclater son charisme, alors que Henry Saragih, secrétaire général du Serikat petani Indonesia (Syndicat des paysans d’Indonésie, SPI) vient de lui transmettre pour quatre ans le mandat de direction de l’exécutif du mouvement international.

Pour la première fois en vingt ans d’existence, l’organe de pilotage de la Via campesina s’installe en Afrique [1], et sous la responsabilité d’une femme. Elizabeth Mpofu, qui préside le Zimbabwe smallholder organic farmers forum (Forum des petits paysans bio du Zimbabwe, Zimsoff), veut renforcer les actions pour mettre fin à la violence contre les femmes — l’une des campagnes majeures du mouvement —, pour donner plus de place aux jeunes en milieu rural et pour promouvoir les semences paysannes. Autant de thématiques déclinées ensuite dans les organisations paysannes nationales qui composent la Via campesina.

« Un véritable mouvement, pas un simple forum » En 1993, le mouvement naissait en Europe de l’intuition de quelques agriculteurs syndiqués, qu’il fallait porter la voix de la petite paysannerie sur la scène internationale, afin de résister au laminoir d’une mondialisation néolibérale qui prenait résolument pied dans l’agriculture. À Jakarta, la Via campesina, participante assidue des forums sociaux mondiaux depuis leur origine, s’est imprégnée un peu plus de la conscience d’être devenue un acteur de premier plan de l’altermondialisation. Rafael Alegría, dirigeant d’une coopérative agricole hondurienne et cadre de l’époque pionnière, semble presque s’en étonner : « Nous sommes devenus le plus grand mouvement social international ! »

À Jakarta, 33 organisations ont rejoint la Via campesina, portant le nombre de ses membres à 164 [2], issus de 79 pays et représentant plus de 200 millions de paysans en Afrique, Asie, Amériques et Europe. « Nous sommes parvenus à nous doter d’une vision collective cohérente, il s’agit d’un véritable mouvement, pas d’un simple forum », souligne Paul Nicholson, dirigeant du syndicat paysan basque espagnol Ehne et l’une des âmes historiques de la Via campesina.

En première ligne face au système capitaliste Dans la salle, Pablo Solon, ancien ambassadeur de Bolivie. Aujourd’hui directeur de l’ONG altermondialiste Focus on the global South (Bangkok), il assiste pour la première fois au rassemblement quadriennal, en observateur stratège. « La Via campesina est un mouvement avant-gardiste. Là où des réseaux syndicaux en restent souvent à des luttes catégorielles, ce mouvement a su s’engager bien au-delà des revendications paysannes et indigènes, remettant en cause le libre échange, priorisant le lien à la nature, menant campagne contre le dérèglement climatique, etc. Autant de luttes centrales pour affronter le système capitaliste aujourd’hui. »

En l’espace d’une demi-décennie, la Via campesina s’est trouvée en première ligne alors que montaient des assauts sans précédent contre l’agriculture paysanne. La crise mondiale des prix alimentaires de 2008, en partie due à la spéculation sur les céréales, a vu plusieurs centaines de millions de ruraux démunis rejoindre les rangs des personnes souffrant de la faim dans le monde. L’accaparement des terres agricoles a pris une ampleur inédite, expropriant des dizaines de milliers de petits paysans, qu’il s’agisse, pour des pays du Golfe ou d’Extrême-Orient, de faire produire une partie de leurs aliments en Afrique ou en Amérique latine, ou bien pour les pays du Nord de compenser leurs émissions de CO2 en plantant des forêts industrielles. « Nos initiatives sont aujourd’hui attendues par les autres mouvements sociaux et les ONG engagés sur ces luttes planétaires », signale Henry Saragih, l’ancien président. Pour le Mouvement des sans-terre brésiliens, l’un de ses membres les plus radicaux, la Via campesina se doit aujourd’hui d’être plus offensive pour assumer ce rôle nouveau dont les contours se dessinent.

La souveraineté alimentaire comme étendard Depuis l’origine, le mouvement revendique, comme un étendard, la souveraineté alimentaire des peuples — le droit à choisir leur alimentation et à en garantir un approvisionnement local et indépendant. Cette idée est aujourd’hui admise au plus haut niveau, comme le démontre un message vidéo transmis à l’assemblée par Olivier de Schutter. « Dans le monde, 2,6 milliards de personnes dépendent de la petite agriculture. C’est là qu’il faut investir pour le futur, en soutenant des modèles qui protègent les écosystèmes », professe le Rapporteur spécial pour le droit à l’alimentation des Nations unies, qui tient la Via campesina pour un partenaire incontournable dans la conquête de la souveraineté alimentaire. « Même si cette bataille culturelle n’est pas encore gagnée dans les milieux urbains, qui persistent souvent à considérer l’agriculture industrielle comme une voie d’approvisionnement privilégiée, en dépit de ses échecs répétés », regrette Josie Riffaud, de la Confédération paysanne, le syndicat français membre du mouvement international, avec la Confédération nationale des syndicats d’exploitants familiaux (Modef).

Le mouvement revendique bien plus qu’une fonction de pôle de résistance. Interlocuteur de plus en plus reconnu des institutions internationales [3], la Via campesina est aussi aujourd’hui à la pointe de l’expérimentation de terrain en agro-écologie : une cinquantaine de centres de formation ont éclos en son sein depuis cinq ans à peine, enseignant des techniques douces et durables de protection des sols, de gestion de l’eau et des intrants naturels, de conservation de variétés locales, d’association de cultures. La Via campesina est aussi particulièrement fière de sa campagne contre la violence subie par les femmes, « une des plus audacieuses et des plus importantes que nous ayons menées », souligne un communiqué. Selon Paul Nicholson, « la transformation de la société rurale n’est pas qu’une question de modèle agricole. Elle n’acquerra sa plénitude que si les femmes peuvent y prendre toute leur place ».

Notes

[1] Le mouvement s’organise de façon décentralisée au sein de 9 régions. La coordination entre les régions est gérée par le Comité de Coordination International qui est constitué d’une femme et d’un homme élus par les organisations membres de chaque région. Le secrétariat opérationnel international se déplace selon une décision collective prise tous les 4 ans par la Conférence Internationale. Il est passé de la Belgique (1993-1996) au Honduras (1997-2004) pour s’installer ensuite en Indonésie jusqu’en 2013.

[2] La Via campesina dénombre 15 organisations membres en Afrique, 7 en Amérique du Nord, 40 en Amérique du Sud, 35 en Asie, 27 en Amérique Centrale, 13 dans les Caraïbes, 27 en Europe. Source

[3] Notamment auprès de la Fao (agence des Nations Unies pour l’agriculture et l’alimentation), du Fida (Fonds International de Développement Agricole), de l’Onu (Organisation des Nations Unies), du Gfar (Forum Global pour la Recherche Agricole) et du Pnud (Programme des Nations Unies pour le Développement).

Par Patrick Piro (17 juillet 2013) http://www.bastamag.net/article3202.html

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18 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Contre le rapport Moreau, la meilleure retraite, c’est la lutte !

Contre le rapport Moreau, la meilleure retraite, c’est la lutte ! dans Retraites cgt

Encore une promesse non tenue  : Hollande ne devait pas prendre la parole depuis l’Élysée à l’occasion de la fête nationale du 14 juillet. C’est à peu près le seul intérêt d’une prestation particulièrement creuse dont la seule information originale, peut-être un peu trop, est que la reprise économique est à nos portes. Et une déclaration historique  : «  Je ne ferai d’augmentations d’impôts que si elles sont absolument indispensables, dans l’idéal le moins possible  »… Malheureusement, rien à se mettre sous la dent pour toutes celles et ceux pour qui la « réforme » des retraites est plus que jamais l’enjeu de la rentrée sociale. À ce sujet, aucun scoop  : il faut «  faire une réforme qui aille au-delà de 2020… Nous allons allonger progressivement la durée de cotisation, tout le monde fera un effort  ».

Le gouvernement et le PS jouent la montre Tout indique que le gouvernement temporise, joue la montre en raccourcissant au maximum le temps entre les propositions effectives et le vote par le Parlement. Évidemment, la perspective des élections municipales et européennes du printemps ne laisse que peu de temps pour réduire les plaies causées par une nouvelle contre-réforme. Pour faire passer le temps, le gouvernement laisse le Parti socialiste se mettre d’accord sur un texte qui, tout en avalisant l’augmentation du nombre d’années de cotisation nécessaire pour prétendre à une retraite à taux plein sans décote, émet des doutes sur les autres reculs envisagés dans le rapport Moreau. La « gauche » du parti préconise un report de la réforme, alors que Sapin refuse de l’envisager. Le débat «  public  » est enfermé rue de Solférino, au siège du Parti socialiste. Déjà vrai pour les gouvernements de droite précédents, le choix de la période de l’été pour « mettre en débat » une réforme de cette importance, illustre le peu de confiance du gouvernement dans l’efficacité du dialogue social et le peu de cas que la prétendue « social-démocratie »… fait de la démocratie.

Des syndicats discrets Ce n’est pas une surprise que les syndicats accompagnateurs de l’austérité déguisée en « rigueur » et d’ «homo- généisation des régimes » par alignement sur le moins disant, soient si discrets. Les couloirs de Matignon sont leur lieu « d’action » privilégié. Malheureusement, dans le même temps c’est le silence assez lourd du côté des organisations qui ont annoncé leur refus des principales mesu- res envisagées. Des communiqués mesurés tant sur le fond que sur la forme laissant entendre que la négociation reste possible, que l’on pourrait faire changer de cap le gouvernement par la simple explication du caractère inefficace et injuste des mesures proposées. En tout cas, aucune initiative de mobilisation estivale.

Sur le Tour de France, lors des festivités du 14 juillet sur les Champs-Élysées, ou ailleurs, ce sont toujours les réacs de la «  Manif pour tous  » qui sont en vue. On a connu des étés plus «  chauds  », même sur le terrain social. Où sont les caravanes des plages, des lieux de vacances, les apparitions de responsables syndicaux en des lieux ou à des dates bien visibles  ? Il ne suffit pas de dire qu’il faut gagner la bataille de l’opinion, surtout s’il est question de convaincre en vue d’une mobilisation à la hauteur des enjeux, en conscience des difficultés. Expertises et contre-propositions ne permettront pas de convaincre Hollande-Ayrault-Sapin.

Contre le «  dialogue social  », la mobilisation Un Collectif unitaire se construit à l’image de celui qui a participé à la mobilisation de 2010. Il regroupe partis politiques, syndicats, organisations féministes, organisations de chômeurs, de jeunes, des associations, des «per- sonnalités ». Après la conférence de presse du mercredi 10 juillet, une nouvelle initiative à été décidé pour le mercredi 4 septembre, jour du conseil des ministres, sous la forme d’une conférence de presse publique dans un lieu proche de l’Assemblée ou de Matignon.

De leur côté, les organisations syndicales — CGT, FSU, FO et Solidaires — ont fixé une première date d’action au 10 sep- tembre. Si manifestations et appels à la grève sont au programme, l’ampleur de cette première journée de mobilisation risque d’être déterminante pour la poursuite de la lutte. Il est indispensable d’en assurer le succès. En guise de préparation, la CGT a planifié de son côté une série de meetings de rentrée  : le 3 septembre à Nantes, le 4 à Montpellier, le 5 à Paris et le 9 à Lyon. En parallèle à ces différents rendez-vous, il faut dès maintenant construire des initiatives locales (meetings, rassemblements) afin de faire en sorte que la première journée nationale soit réussie et puisse constituer le point de départ d’une mobilisation suffisamment forte et durable pour faire reculer le gouvernement.

PELLETIER Robert * Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 204 (18/07/13). http://www.npa2009.org/

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