Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

26 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Saint-Nazaire, entreprise Gad : « Des avancées peu convaincantes » (OF)

 Saint-Nazaire, entreprise Gad : « Des avancées peu convaincantes » (OF) dans Luttes ouvrières gad

Une réunion sur le plan de sauvegarde de l’entreprise, en présence de délégués syndicaux et de représentants de ressources humaines, se tenait mercredi matin. « Les avancées sont peu convaincantes, prévient Pierre-Luc Lamy, délégué FO. Nous avons obtenu pour chaque salarié licencié le maintien de la mutuelle durant six mois au lieu de trois initialement. » Concernant la somme extralégale de 80 000 € d’indemnités réclamée, les salariés n’ont obtenu aucune réponse. « On souhaite une unité de traitement pour tous les salariés du groupe, quel que soit le site. » L’entreprise Gad prévoit de fermer les sites de Lampaul-Guimiliau, Saint-Martin-des-Champs (29), Saint-Nazaire et de maintenir l’abattoir de Josselin (56). Social mercredi 25 septembre 2013

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Entreprise-Gad-Des-avancees-peu-convaincantes-_40829-2232392_actu.Htm

26 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Dépassements d’honoraires, forte hausse en Bretagne (LT)

Dépassements d'honoraires, forte hausse en Bretagne (LT) dans Santé assurance_maladie

Selon l’UFC-Que Choisir, les dépassements d’honoraires des médecins spécialistes sont à la hausse. En Bretagne, ils auraient même augmenté trois fois plus vite que l’inflation contre deux fois au niveau national.

Alors que le gouvernement s’était engagé en juillet 2012 à tout faire pour maîtriser les dépassements d’honoraires, lesquels ont plus que doublé entre 1990 et 2010, voilà que l’UFC-Que Choisir a rendu publique, hier, une étude qui montre que leur augmentation ne s’est en rien ralentie. Au contraire même. Selon cette étude qui porte sur les ophtalmologistes, pédiatres et gynécologues du secteur 2 (honoraires libres), les dépassements ont fait un bond de 1,7 % entre juillet 2012 et juillet 2013. C’est deux fois plus que l’inflation (0,9 %). En juin 2013, le tarif moyen d’une consultation chez un de ces spécialistes du secteur 2 s’établissait à 52,10 €, soit un dépassement moyen de 24,10 € contre 23,70 € en juillet 2012. C’est chez les pédiatres que les dépassements ont le plus augmenté. Ils sont passés en moyenne de 17 à 18,20 €, soit une hausse de 7 %. Pour les ophtalmologistes et les gynécologues, la progression a été plus limitée, de respectivement + 0,7 % et + 1,5 %.

40,40 € la visite chez un spécialiste du secteur 2  Selon l’UFC-Que Choisir, la Bretagne se classe au troisième rang des régions les plus inflationnistes. Le tarif du secteur 2 pour les trois spécialités retenues a progressé de 2,9 %. C’est trois fois plus que l’inflation. Une visite chez un spécialiste du secteur 2 revient aujourd’hui en moyenne à 40,40 €. « Le moins que l’on puisse dire, c’est que les vifs débats sur la fracture sanitaire dans notre région n’ont pas dissuadé les spécialistes d’augmenter leur tarif », en conclut Didier Lecharpentier, président de l’UFC-Que Choisir Bretagne, qui n’hésite pas à parler « d’une effarante évolution régionale ».

Un montant moyen deux fois moins élevé  Une conclusion que ne partage pas le Dr Hervé Le Néel, président de l’Union régionale des professionnels de santé (URPS), qui tient à relativiser cette hausse. Il rappelle que la Bretagne est la région où le nombre de praticiens en secteur 2 est le plus faible. La part des médecins qui pratiquent les honoraires libres est de 6,5 % contre, par exemple, plus de 40 % en Ile-de-France et les dépassements n’ont représenté dans la région, en 2011, que 3,3 % de l’ensemble des honoraires perçus contre 11 % en France métropolitaine. « Il a suffi d’un changement de comportement de quelques médecins pour que le taux augmente sensiblement », observe le président de l’URPS. Et malgré cette augmentation, le montant moyen des dépassements reste, par ailleurs, nettement inférieur à la moyenne nationale. Il est même quasiment deux fois moins élevé : 12 € contre 24 €.

Plus de jeunes médecins en secteur 2  Mais cette situation qui reste quand même relativement favorable aux patients bretons risque-t-elle d’être remise en cause dans les années qui viennent ? L’UFC-Que Choisir le redoute et remarque « que les jeunes médecins sont plus souvent en secteur 2 que les retraités qu’ils remplacent (53 % contre 41 %) et demandent donc un tarif moyen plus élevé ». C’est pourquoi l’association qui ne croit pas du tout à l’efficacité du futur Contrat d’accès aux soins, censé lutter contre les dépassements, réclame une fermeture « sans délai de l’accès au secteur 2 ». Yvon Corre 26 septembre 2013

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/depassements-d-honoraires-forte-hausse-en-bretagne-26-09-2013-2246800.php

26 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Lannion, Alcatel Lucent, journée d’action (LT)

Lannion, Alcatel Lucent, journée d'action (LT) dans Luttes ouvrières alcael-lannion

« Accélérez les reclassements pour éviter les licenciements coercitifs ! » C’est l’appel lancé à la direction d’Alcatel-Lucent France par les organisations syndicales CFDT, CFE-CGC et CGT.

« Lors de la réunion de suivi du plan Performance du 5 septembre, la direction nous a indiqué qu’il restait 319 postes à supprimer concernant environ 40 catégories professionnelles. Pour les organisations syndicales, il semble évident que le nombre de volontaires qui permettrait d’éviter le plan coercitif ne sera pas atteint d’ici fin septembre. Le licenciement coercitif est une mesure inacceptable qui est en contradiction avec la « responsabilité sociale » dont se targue le groupe Alcatel-Lucent. Pour les salariés et leurs syndicats, la direction ne fait rien pour accélérer et faciliter les reclassements. »

Mobilisation jeudi « Ce mois de septembre est crucial : la situation de l’emploi est critique. Il faut donc tout mettre en oeuvre pour que les départs se fassent uniquement sur la base du volontariat et donc pour qu’un maximum de reclassements soient réalisés », poursuivent les syndicats. « Nous demandons à la direction de renoncer aux licenciements coercitifs et nous appelons les salariés à la mobilisation sur les sites, jeudi, pour soutenir cette revendication. »Des actions – manifestation, blocage et arrêt du travail – sont prévues à Lannion, comme dans les autres sites de l’entreprise. 26 septembre 2013 à 06h47

http://www.letelegramme.fr/local/cotes-d-armor/lannion-paimpol/ville/alcatel-lucent-journee-d-actionspour-accelerer-les-reclassements-24-09-2013-2244371.php

26 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Capitalisme, chasse aux sorcières et biens communs (Avanti.be)

Capitalisme, chasse aux sorcières et biens communs (Avanti.be) dans Féminisme sorciere

Il y a quelques siècles d’ici, elle aurait été envoyée au bûcher.

Féministe infatigable, l’historienne et auteure de l’un des livres les plus téléchargés sur Internet, nous explique de manière rigoureuse les raisons politiques et économiques qui se cachaient derrière la chasse aux sorcières.  C’est avec un œil scrutateur que l’italienne Silvia Federici étudie depuis plus de 30 ans les événements historiques qui ont provoqué l’exploitation sociale et économique des femmes. Dans son livre « Caliban et la sorcière. Femmes, corps et accumulation primitive », elle fixe son attention sur la transition violente entre le féodalisme et le capitalisme, où s’est forgé au fer rouge la division sexuelle du travail et où les cendres des bûchers ont recouvert d’un épais manteau d’igno- rance et de mensonges un chapitre essentiel de l’Histoire. Dans son bureau du Département d’Histoire de la Hofstra University de New York, Federici nous parle de sorcières, de sexualité et de capitalisme et se propose de « faire revivre pour les jeunes générations la mémoire d’une longue histoire de résistance qui court aujourd’hui le risque d’être effacée ».

Comment est-il possible que le massacre systématique de femmes n’ait pas été abordé plus amplement que comme un chapitre anecdotique dans les livres d’Histoire ? Je ne me souviens même pas en avoir entendu parler à l’école…

Silvia Federici : C’est un bon exemple de comment l’Histoire est écrite par les vainqueurs. Au milieu du XVIIIe siècle, quand le pouvoir de la classe capitaliste s’est consolidé et que la résistance fut en grande partie défaite, les historiens ont commencé à étudier la chasse aux sorcières comme un simple cas de superstitions rurales et religieuses. En conséquence, jusqu’à pas longtemps d’ici, bien peu furent ceux qui investi-guèrent sérieusement les raisons qui se cachent derrière la persécution des « sorcières » et ses rapports avec l’instauration d’un nouveau modèle économique. Comme je l’expose dans « Caliban et la sorcière… » : deux siècles d’exécutions et de tortures qui ont condamné des milliers de femmes à une mort atroce ont été liquidés par l’Histoire comme étant un produit de l’ignorance ou comme quelque chose qui appartenait au folklore. Une indifférence qui frise la complicité vu que l’élimination des sorcières des pages de l’histoire a contribué à banaliser leur élimination physique sur les bûchers.

Les féministes se sont rendu compte qu’il s’agissait d’un phénomène très important, qui a modelé la position des femmes dans les siècles suivants et elles se sont identifiées avec le destin des « sorcières » en tant que femmes persécutées pour avoir résisté au pouvoir de l’Eglise et de l’Etat. Espérons qu’on enseignera aux nouvelles générations d’étudiantes l’importance de cette persécution.

Il y a quelque chose, en outre, de profondément inquiétant dans le fait que, mis à part dans le cas des pêcheurs basques de Lapurdi, les proches des prétendues sorcières ne se soulevèrent pas en armes pour leur défense, alors qu’ils avaient précédemment lutté ensemble dans les soulèvements paysans…

Malheureusement, la majorité des documents à notre disposition sur la chasse aux sorcières furent écrits par ceux qui occupaient des postes de pouvoir : les inquisiteurs, les magistrats, les démonologues. Cela signifie qu’il y ait pu y avoir des exemples de solidarité qui n’ont pas été enregistrés. Mais il faut tenir compte du fait qu’il était très dangereux pour les proches des femmes accusées de sorcellerie de s’associer à elles et plus encore de prendre leur défense. De fait, la majorité des hommes qui furent accusés et condamnés pour sorcellerie étaient des parents des femmes accusées. Cela ne minimise pas, bien entendu, les conséquences de la peur et de la misogynie que la chasse aux sorcières elle- même a produit, vu qu’elle a propagé une image horrible des femmes, en les transformant en meurtrières d’enfants, servantes du démon et dévoreuses d’hommes qui les séduisaient et les rendaient impuissants en même temps.

Tu exposes deux conséquences claires en ce qui concerne la chasse aux sorcières : qu’il s’agit d’un élément fondateur du capitalisme et qu’il suppose la naissance de la femme soumise et domestiquée.

En effet, la chasse aux sorcières, ainsi que la traite des esclaves noirs et la conquête de l’Amérique, constituent des éléments indispensables de l’instauration du système capitaliste moderne car ils ont changé de manière décisive les rapports sociaux et les fondements de la reproduction sociale, à commencer par les rapports entre les femmes et les hommes et entre les femmes et l’Etat. En premier lieu, la chasse aux sorcières a affaibli la résistance de la population face aux transformations qui accompagnèrent l’apparition du capitalisme en Europe : la destruction de la gestion communautaire de la terre ; l’appauvrissement massif et la famine, ainsi que la création dans la population d’un prolétariat sans terre, à commencer par les femmes d’âge mûr qui, n’ayant plus de terre à cultiver, dépendaient d’une aide étatique pour survivre.

On a également élargi le contrôle de l’Etat sur le corps des femmes, en criminalisant le contrôle que celles-ci exerçaient sur leur capacité reproductive et sur leur sexualité (les sages-femmes et les anciennes furent les premières accusées de sorcellerie). Le résultat de la chasse aux sorcières en Europe fut un nouveau modèle de féminité et une nouvelle conception de la position sociale des femmes, qui a dévalué son travail en tant qu’activité économique indépendante (processus qui avait déjà commencé graduellement) et les a placées dans une position subor- donnée aux hommes. Tel était la principale condition pour la réorganisation du travail reproductif exigée par le système capitaliste.

Tu parles ainsi du contrôle des corps : si au Moyen Age les femmes exerçaient un contrôle indiscutable sur les naissances, dans la transition au capitalisme « les utérus se transformèrent en territoire politique contrôlé par les homme et par l’Etat ».

Il n’y a pas de doutes qu’avec l’avènement du capitalisme nous commençons à voir un contrôle beaucoup plus strict de la part de l’Etat sur le corps des femmes. Ce contrôle n’a pas seulement été mené à bien par la chasse aux sorcières mais aussi à travers l’introduction de nouvelles formes de surveillance de la grossesse et de la maternité, l’institution de la peine capitale contre l’infanticide (lorsque le bébé était mort-né ou mourrait pendant l’accouchement, on accusait et on jugeait la mère). Dans mon travail, je soutien que ces nouvelles politiques, et en général la destruction du contrôle que les femmes au Moyen Age avaient exercé sur la reproduction, s’associent avec la nouvelle conception du travail que le capitalisme a promu.

Quand le travail devient la principale source de richesse, le contrôle sur les corps des femmes acquiert une nouvelle signification : ces mêmes corps sont alors vus comme des machines de production de la force de travail. Je crois que ce type de politique est encore très important aujourd’hui parce que le travail, la force de travail, est toujours cruciale pour l’accumulation de capital. Cela ne veut pas dire que les patrons veulent, partout et tout le temps, avoir plus de travailleurs, mais ils veulent sans aucun doute contrôler la production de la force de travail ; ils veulent décider combien de travailleurs produisent et dans quelles conditions.

En Espagne, le ministre de la Justice veut réformer la loi sur l’avortement, en excluant les cas de malformation du fœtus, et cela précisément au moment où les aides sociales aux personnes dépendantes ont été supprimées…

Aux Etats-Unis aussi ils tentent d’introduire des lois qui pénalisent gravement les femmes et qui limitent leur capacité de choisir si elles souhaitent ou pas avoir un enfant. Par exemple, plusieurs Etats introduisent des lois qui rendent les femmes responsables de ce qui arrive au fœtus pendant la grossesse. Il y a eu le cas polémique d’une femme qu’on a accusé d’assassinat parce que son fils est mort-né et qu’on a découvert ensuite qu’elle avait pris certaines drogues. Les médecins ont pourtant conclu que la consommation de cocaïne n’était pas la cause de la mort du fœtus, mais ce fut en vain, l’accusation a suivie son cours. Le contrôle de la capacité reproductive des femmes est également un moyen de contrôler la sexualité des femmes et notre comportement en général.

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« Caliban and the Witch : Women, the Body and Primitive Accumulation »  Caliban et la sorcière. Femmes, corps et accumulation primitive. Edition française à paraître aux Editions Senonevero en 2013.  Son dernier livre, « Revolution at Point Zero : Housework, Reproduction, and Feminist Struggle » (Common Notions/PM Press, 2012) est un recueil d’articles indispensables pour connaître sa trajectoire intellectuelle. Entretien réalisé pour la rubrique « Numeros Rojos » du journal en ligne « Publico.es » (Avanti4.be))

 

26 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

USA, les républicains prêts à tout pour couler la réforme de la santé d’Obama (CI)

USA, les républicains prêts à tout pour couler la réforme de la santé d'Obama (CI) dans International l-americain_a_passeport_francais

Si le Congrès ne vote pas le budget d’ici le 30 septembre, des centaines de milliers de fonctionnaires pourraient être renvoyés chez eux. A l’origine de ce blocage : la tentative désespérée de certains républicains d’empêcher la réforme de la santé.
Pour comprendre la crise qui se déroule à Washington, oublions un peu le cinéma et considérons la situation dans son ensemble: les républicains menacent de paralyser le gouvernement fédéral [le 1er octobre, des administrations fédérales pourraient cesser de fonctionner], et peut-être même de refuser de laisser le Trésor payer ses créditeurs [le Congrès doit relever le plafond de la dette d'ici la mi-octobre], pour tenter désespérément d’empêcher des millions d’Américains d’obtenir une assurance-santé. [La Chambre des représentants, à majorité républicaine, refuse de financer la loi sur la santé ; le Sénat, à majorité démocrate, ne veut pas d'un budget sans financement pour cette réforme.]
Eh oui. C’est bien là l’enjeu de tous ces hurlements. Comme disait ma grand-mère, on ne sait pas s’il faut en rire ou en pleurer. Le Parti républicain a fait de son mieux pour faire de l’Obamacare un épouvantail. Il tente de convaincre les gens que ce monstre viendra la nuit pour enlever les enfants. En fait, et je sais que cela va en choquer certains, l’Obamacare n’est pas une créature mythique. C’est une loi qui intègre des idées à l’origine républicaines et permettra aux 30 millions de personnes qui ne disposent pas d’une couverture santé d’en obtenir une. La loi en question [promulguée en mars 2010] s’appelle officiellement « loi sur la protection des patients et les soins abordables ». Les républicains donnaient au terme Obamacare une connotation moqueuse, ce qui est peut-être la raison pour laquelle le président Obama s’est mis à l’employer avec fierté.

Les républicains ont perdu l’esprit C’est en effet une réforme dont le pays peut-être fier : 48 millions de personnes n’avaient pas d’assurance-santé en 2012, selon le Bureau du recensement, soit environ 15 % de la population. D’autres pays industrialisés fournissent une couverture santé universelle – et se demandent si c’est ce que nous voulons dire quand nous parlons de l’exception américaine. Vingt-cinq pour cent des personnes appartenant à des ménages au revenu annuel inférieur à 25 000 dollars ne sont pas assurées, contre 8 % de celles appartenant à des ménages au revenu annuel supérieur à 75 000 dollars.

Ainsi, les travailleurs pauvres ne méritent pas que leurs maladies chroniques soient traitées – pour les punir de ne pas gagner assez d’argent ? Tandis que d’autres pays riches fournissent une couverture santé vraiment universelle par un système d’assurance dont les modalités varient, Obama a préféré s’inspirer d’un programme mis en place dans un Etat par le gouverneur républicain qui allait devenir son adversaire à la présidentielle de 2012 [la loi n'inclut pas de régime public universel]. Oui, avant l’Obamacare, il y a eu le Romneycare, une solution qui s’appuie sur le secteur privé et la libre concurrence, conçue pour être en accord avec les principes les plus sacrés du Parti républicain. Mais entre le moment où Mitt Romney était gouverneur du Massachusetts et celui où il s’est présenté à l’élection présidentielle, le Parti républicain a perdu le cap ou peut-être la tête

Le parti ne manifeste aucun intérêt véritable à trouver un moyen compatible avec ses principes pour donner accès aux soins médicaux aux personnes non assurées. Il préfère poursuivre deux objectifs coûte que coûte : s’opposer à Obama quoi qu’il fasse et faire passer l’Obamacare pour un échec auprès de la population. Pour la droite radicale, rendre les soins médicaux accessibles au plus grand nombre par le réseau existant d’assureurs, pour la plupart des sociétés à but lucratif, est un pas de géant vers le socialisme athée. Ces extrémistes détiennent un pouvoir disproportionné au sein du parti – suffisamment pour que les républicains sains d’esprit craignent, à juste titre, que montrer autre chose qu’une résistance massive à Obama leur vale de perdre des primaires [pour l'élection des représentants] et n’abrège leur carrière.

Peur que ça marche Certaines dispositions de l’Obamacare sont déjà en vigueur et semblent produire les effets prévus. Par exemple, les jeunes adultes ont désormais le droit d’être couverts par la police d’assurance de leurs parents jusqu’à l’âge de 26 ans. En 2009, 29,8 % des 19-25 ans n’étaient pas assurés. Ils étaient 27,2 % dans ce cas en 2012, une baisse modeste mais significative. Les dispositions essentielles de la réforme vont entrer en vigueur – l’obligation individuelle de s’assurer [sous peine d'amende], les marchés aux assurances [chaque Etat devra mettre en place un marché régulé], la garantie de couverture pour les personnes atteintes de maladies préexistantes [les assureurs devront accorder le même niveau de protection aux clients similaires]. Les républicains hurlent que l’Obamacare va droit à l’échec, mais ce qu’ils craignent en fait c’est que la réforme marche.

D’où leur désespoir. Les républicains ont peur que l’Obamacare ne tourne pas au cauchemar administratif, que les Américains y prennent goût. Ils ont peur que l’Obamacare puisse ralentir l’augmentation des coûts des soins médicaux et la ramener à un niveau plus gérable. Certains signes montrent d’ailleurs que c’est ce qui est en train de se produire : le coût des soins médicaux augmente certes toujours beaucoup plus vite que l’inflation mais au rythme le plus faible depuis des décennies. Pour garder les primes sous contrôle, il faudra convaincre beaucoup de jeunes en bonne santé de souscrire une assurance – et ainsi subventionner de fait ceux qui sont plus vieux et plus malades. C’est pourquoi une organisation appelée Generation Opportunity, financée par les ultraconservateurs frères Koch, projette de faire le tour des universités avec des annonces répugnantes dans lesquelles un Oncle Sam malsain fait subir un examen gynécologique à une jeune femme. Message du Parti républicain : quoi que vous fassiez, ne souscrivez pas d’assurance-santé. Prenez garde, vous pourriez vous en trouver bien.

The Washington Post  Eugene Robinson 25 Septembre 2013

http://www.courrierinternational.com/article/2013/09/25/les-republicains-prets-a-tout-pour-couler-la-reforme-de-la-sante-d-obama?page=all

26 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Aménagement des rythmes scolaires : le grand n’importe quoi (LO)

Quimper, rythmes scolaires, c’est le grand bazar (OF) dans Educ'action 123wh11

La réforme des rythmes scolaires prévoit des activités périscolaires le mardi et le vendredi.

Entre 15 heures et 16 h 30, les enfants ne sont plus pris en charge par l’Éducation nationale, mais par des « partenaires territoriaux »: associations, institutions culturelles et sportives…

Au niveau national, une dotation de l’État de 250 millions d’euros doit aider les communes volontaires pour appliquer cette réforme en 2013. Mais dès 2014, les communes seront laissées à elles-mêmes, sauf les plus déshéritées, qui seront soutenues jusqu’en 2015. Après… il y a fort à parier que lorsque les dotations de l’État seront taries, ce sera au personnel territorial, aux animateurs, au personnel des bibliothèques, ludothèques, conservatoires… qu’on demandera d’assurer ces activités, et sans augmentation de salaire. À moins qu’en remplacement de ces heures d’école, gratuites auparavant, on ne fasse payer les parents pour ces activités.

Pour bénéficier des dotations de l’État, un certain nombre de communes ont appliqué la réforme dès 2013. Mais recruter des milliers d’intervenants et coordonner leur travail avec les écoles ne s’improvise pas en quelques semaines. Du coup, c’est le grand n’importe quoi.

Pour les intervenants, c’est la course à la précarité : CDD annuels de 1 h 30 ou 3 heures pour les intervenants extérieurs, heures supplémentaires payées comme des heures normales pour les animateurs, voire promesse de promotion interne en échange d’heures supplémentaires non payées ! Quant aux salaires, c’est la loterie : les payes oscillent entre 11 et 40 euros brut de l’heure pour le même travail, en fonction des « partenaires » qui ont récupéré le marché.

L’État se désengage ainsi au détriment des collectivités et au profit du privé. Cette réforme n’augure rien de bon, ni pour les enfants, ni pour les enseignants, ni pour les intervenants, ni pour les collectivités. À Paris, les animateurs l’ont bien compris, qui commencent à parler de grève. Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2356&id=16

26 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

PSA Rennes-la-Janais (LO)

PSA Rennes-la-Janais (LO) dans Luttes ouvrières lion-222x300

À l’usine de Rennes, à l’accord de compétitivité s’ajoute le plan de licenciements de 1 400 travailleurs, soit un quart de l’effectif.

Ce plan de licenciements, qui se déroule en deux phases (départs volontaires jusqu’à la fin de l’année et licenciements « contraints » début 2014), a déjà vidé l’usine de quelque 600 travailleurs. Ce sont pour la moitié des anciens de plus de 57 ans, qui partent dans le cadre du plan senior. Les autres, les plus jeunes, qui ne supportent plus les cadences infernales, partent avec un CDD quelque part ou une formation. Mais beaucoup pensent qu’on a atteint la limite du volontariat et redoutent d’être désignés et licenciés début 2014.

Malgré cette situation et malgré le travail de sape du SIA, de FO et de la CFDT, qui militaient contre le débrayage, 120 ouvriers ont débrayé le mercredi 18 septembre et circulé en cortège dans l’atelier du montage. Les travailleurs les plus combatifs étaient satisfaits. Ils ont pour objectif de se retrouver début octobre, après une semaine et demie de chômage, pour aller discuter et tenter de convaincre que tous ont les mêmes intérêts : non aux licenciements et non aux baisses de salaire ! Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2356&id=33

26 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Allemagne : il n’y a pas de miracle mais une guerre de classe (LO)

Allemagne : il n'y a pas de miracle mais une guerre de classe (LO) dans Europe rich-poor-283x300

Dimanche dernier, Angela Merkel a emporté les élections législatives haut la main.

Alors que la crise a renversé les majorités dans toute l’Europe, la réélection de Merkel pour un troisième mandat fait figure d’exception. Une exception qu’on nous explique par le prétendu miracle économique allemand. L’Allemagne aurait traversé la crise « sans encombre », disent les uns, quand d’autres prétendent que le pays en est sorti plus fort qu’il n’y est entré. Du point du vue de la bourgeoisie, il n’y a pas de doute : elle a profité de la crise. Elle a restructuré, rentabilisé et gagné en compétitivité.

Et elle l’a fait de la seule façon possible : contre les travailleurs. Le chômage partiel et les baisses de salaire ont été systématisés. Quand les commandes baissaient de 20 %, les salaires baissaient de 20 %. Les primes, les horaires, les effectifs ont été adaptés aux besoins patronaux. Les salariés ont servi d’amortisseur. Comment les ouvriers faisaient-ils pour vivre avec un salaire amputé ? Ceux qui ont vanté la « réussite allemande » ne s’y sont pas intéressés.

Le grand patronat ne s’est pas gêné pour fermer des usines et licencier. Rien que dans une ville de la Ruhr, à Bochum, Nokia a fermé son usine et Opel va fermer la sienne, mettant pas loin de 7 000 travailleurs sur le carreau, sans compter les milliers de sous-traitants. La seule faillite de la chaîne de magasins Schlecker a fait 25 000 licenciements.

Quant à affirmer que l’Allemagne a « éradiqué le chômage de masse », c’est un mensonge révoltant. Il y a toujours 3 millions de chômeurs. Et, surtout, ce chiffre cache 8 millions de travailleurs pauvres. Certains d’entre eux doivent se contenter de quelques heures de travail par semaine pour un maximum de 450 euros par mois, quand d’autres sont contraints de faire des travaux d’intérêt général payés 1 euro de l’heure. Ils ne sont pas comptabilisés comme chômeurs, mais ils cherchent bel et bien un emploi et un salaire dignes de ce nom.

Il n’y a pas de miracle. Des centaines de milliers d’ouvriers licenciés ont, par exemple, été réembauchés en intérim dans la même entre-prise, au même poste et avec les mêmes horaires, mais avec 500, 600, voire 900 euros en moins sur la feuille de paye. Alors, oui, cela laisse une bonne marge pour le patron.

Sans doute vaut-il mieux être pauvre et chômeur en Allemagne qu’en Pologne, en Roumanie ou en Grèce. C’est peut-être ce que se sont dit certains des électeurs de Merkel. Et puis, quelles raisons les travailleurs allemands avaient-ils de préférer le Parti social-démocrate, le SPD, à la CDU, le parti de Merkel ? Quand ils sont au pouvoir, rien ne différencie la politique du SPD et celle de la CDU. Les deux partis ont d’ailleurs gouverné ensemble de 2005 à 2009, et ils sont prêts à le faire de nouveau.

Sans compter que beaucoup, parmi les ouvriers et les plus pauvres, ne pardonnent pas la politique qu’a menée le SPD quand Schröder était chancelier, dans les années 2000. Avec les lois Hartz, il a attaqué avec une brutalité inouïe les droits des salariés : baisse des allocations chômage, baisse des droits à la retraite, généralisation des petits boulots, flexibilité des salaires… En Allemagne, c’est la gauche, le SPD, qui a fait le sale boulot contre les travailleurs, au point que Merkel n’a plus eu grand-chose à faire, si ce n’est féliciter le courage de Schröder.

Oui, ce qui se passe en Allemagne doit nous servir de leçon. L’Allemagne bat des records d’inégalités. De plus en plus de travailleurs en sont à cumuler deux, trois petits boulots pour vivre. Des retraités doivent se remettre à travailler à 65, 67 ans. L’espérance de vie régresse dans certaines régions. Voilà ce que les défenseurs du capitalisme appellent une « réussite ». Voilà ce qu’est pour eux un pays prospère et compétitif !

Tous les politiciens, de gauche comme de droite, qui donnent la priorité à la compétitivité, à la rentabilité des capitaux, en nous expliquant que cela ira mieux pour tout le monde, sont des menteurs. L’Allemagne nous en donne la preuve. Le marché, la concurrence, les lois du capitalisme conduisent à sacrifier les travailleurs sur l’autel de la compétitivité, même dans les pays qui s’en sortent le mieux.

Les intérêts patronaux et les intérêts des travailleurs sont incompatibles. Les travailleurs ne pourront se défendre efficacement qu’en en étant convaincus. C’est leur compétitivité, ou nos emplois. C’est leurs profits, ou nos salaires. C’est leurs privilèges, ou nos retraites. C’est eux, ou c’est nous !

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2356&id=1

26 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

L’avenir des travailleurs, Montebourg s’en moque ! (LO)

L’avenir des travailleurs, Montebourg s’en moque ! (LO) dans Hollandie peit-montebourg

Interrogé sur la position du gouvernement à propos de l’entreprise Heuliez, menacée d’être déclarée en faillite par un tribunal, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a déclaré : « Ça fait trois fois qu’on a aidé ». Concluant : « Nous ne sommes pas là pour mettre des ressources rares dans des entreprises qui n’ont pas d’avenir ».

Montebourg et son gouvernement savent verser de l’argent aux patrons. Pour ça, les ressources ne sont pas « rares » ! Et les patrons peuvent empocher et continuer de supprimer des emplois. Ce qui a été le cas des propriétaires d’ Heuliez pendant des années. Ceux-ci peuvent partir sans avoir à restituer les sommes qu’on leur a données. Quant aux travailleurs et à leur avenir, c’est le dernier souci de Montebourg et de ses semblables. 24 septembre 2013

http://www.lutte-ouvriere.org/notre-actualite/breves/


25 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Campagne financière : en route pour l’€uro-million !

NPA

Campagne financière : en route pour l’€uro-million ! dans NPA 7dbgb

L’entreprise n’est pas cotée sur le CAC 40.

Elle ne verse pas de dividendes à ses actionnaires. Elle est autogérée et tire son efficacité des initiatives, de l’imagination, du talent de ses membres. Il ne s’agit pas d’un loto ni d’un casino, et encore moins d’un investissement spéculatif…
Il s’agit d’une campagne où nous invitons nos camarades et amis, nos proches, nos sympathisants, toutes celles et ceux qui veulent un autre monde, non pas à parier ni à acheter des actions ou des obligations… mais à se lancer dans le seul investissement qui, en cette période de crise chronique et globalisée, présente un rendement garanti à long terme : la transformation révolutionnaire de la société !

Nous sommes convaincus que ce n’est que par l’action collective que nous pourrons imposer l’interdiction des licen-ciements et la répartition du travail entre toutes et tous, sans perte de salaire, et ainsi en finir avec le chômage ; garantir un salaire minimum de 1  700 euros mais aussi une revalorisation des salaires de 300 euros ; annuler la dette, créer un monopole public bancaire en socialisant les multinationales et en mettant en œuvre une planification démocratique de la production en fonction des besoins matériels, intellectuels et écologiques de la population.
Nous sommes convaincus que seule la coopération des travailleurs et des peuples permettra un enrichissement matériel et moral de toutes et tous. Pour cela notre combat n’est pas hexagonal mais internationaliste. Nous voulons en finir avec l’Europe capitaliste qui nous spolie afin de construire une Europe socialiste où le pouvoir appartiendra à la population.
Un geste utile Le NPA est un parti à construire, il se veut un instrument des travailleurs et des jeunes. Il ne bénéficie ni de sinécures au sein des institutions, de la haute administration ou des multinationales, ni de l’aide de l’État. Il ne vit que du dévouement de ses militantEs, mais aussi grâce à la sympathie de celles et ceux qui pensent qu’il est indispensable que la voix des anticapitalistes et des révolutionnaires se fasse entendre.
L’argent n’est pas le nerf essentiel de la guerre. L’essentiel, c’est la conscience, l’organisation et la lutte des classes opprimées. Il est cependant indispensable dans cette société mercantile. C’est pourquoi nous lançons une campagne financière et politique, en nous tournant vers toutes celles et ceux qui nous entourent. Cet argent, nous le demandons pour notre combat collectif en général, pour lui donner plus d’efficacité, et en particulier pour nous donner les moyens de nous présenter aux prochaines élections européennes de 2014.

Nous soutenir peut être un geste d’adhésion, de soutien, de solidarité ou plus simplement encore une geste de sympathie, un geste démocratique. Mais c’est un geste utile qui comptera.

Pour plus d’informations, pour nous aider : http ://npa2009.org/souscription

Lundi 23 septembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 209 (19/09/2013)

 

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