Nouveau Parti Anticapitaliste 29

Npa29 Expression des comités Npa: Pays Bigouden, Brest, Carhaix-Kreiz Breizh, Châteaulin, Presqu'île de Crozon, Morlaix, Quimper, et Quimperlé. Seuls les articles signés "Npa" engagent le parti.

14 août 2013 ~ 0 Commentaire

Brest, des agents de la collecte des ordures bientôt en grève toute la journée? (OF)

Brest, des agents de la collecte des ordures bientôt en grève toute la journée? (OF) dans Brest et région manara-marre

Ce mercredi matin, les agents de la collecte des ordures qui sont en grève avaient décidé de faire « un petit tour », dixit le syndicat Force ouvrière (FO), dans les locaux de Brest métropole océane (BMO), rue Coat Ar Guéven.

Depuis la fin du mois de juillet, les grévistes veulent le retour d’une tournée supprimée en juin dernier ainsi que la distribution de bouteilles d’eau dans les camions. Ils voulaient essayer d’interpeller les élus devant leur bureau. Or, revirement de situation, ils ont préféré parlementer avec d’autres services de la collectivité. « Pour leur dire de ne pas casser la grève et de ne pas rentrer dans le jeu du patron», déclare Bruno Choisne, de FO. BMO leur aurait demandé, d’après le syndicat, de collecter les ordures à la place des agents en grève.Un nouveau préavis est par ailleurs déposé aujourd’hui. Il permettra aux grévistes qui le veulent de débrayer toute la journée au lieu des deux débrayages de 50 minutes prévus actuellement matin et après-midi tous les jours. Social mercredi 14 août 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Brest.-Des-agents-de-la-collecte-des-ordures-bientot-en-greve-toute-la-journee-_40771-2220014-pere-redac–29019-abd_filDMA.Htm

14 août 2013 ~ 0 Commentaire

Londres claque la porte au nez du monde (PE)

Londres claque la porte au nez du monde (PE) dans AntiracismeDessin: Patrick Chappatte

L’avalanche de mesures anti-immigration envoie un message clair aux visiteurs étrangers qui viennent au Royaume-Uni : “Restez chez vous !” Or la Grande-Bretagne a plus besoin d’une politique d’immigration intelligente et efficace que de politiciens qui font le jeu du populisme, estime un chroniqueur du Financial Times.

Arrêtez la planète, la Grande-Bretagne voudrait descendre. Les JO de 2012 étaient une belle célébration de la diversité. Londres s’est posé en plaque tournante internationale sans équivalent. Les héros britanniques des Jeux – des athlètes comme Mo Farah et Jessica Ennis – ont témoigné d’une identité britannique renouvelée, placée sous le signe de l’ouverture. Les choses ont changé depuis.

Touristes, étudiants, chefs d’entreprise – tous sont considérés comme des immigrés clandestins en puissance. Un an plus tard, la politique britannique ferme toutes les écoutilles. Le message envoyé aux étrangers est à la fois simple et déprimant : restez chez vous. Les conservateurs de David Cameron promettent un référendum qui pourrait conduire la Grande-Bretagne à rompre son engagement avec l’Europe. Il fut un temps où les Tories proposaient une alternative : renoncer à l’Europe, certes, mais pour se tourner vers le monde. Ce n’est plus le cas. On dresse des barricades contre tout ce qui se présente. Touristes, étudiants, chefs d’entreprise, tous sont considérés comme des immigrés clandestins en puissance.

Paranoïa ambiante L’autre jour, le Home Office, bureau responsable des contrôles aux frontières, a donné un aperçu du populisme qui guide la politique gouvernementale. Des camions flanqués de panneaux publicitaires ont été envoyés sillonner les quartiers pluriethniques de Londres. Le message ? Les clandestins doivent « rentrer chez eux ou s’exposer à une arrestation ». Les libéraux-démocrates, le parti junior de la coalition de David Cameron, a dénoncé une initiative qu’il jugeait stupide et offensante. Imperturbable, le bureau du Premier ministre a fait savoir que la campagne pourrait bien être étendue à tout le pays.

Le Home Office projette également de demander aux visiteurs en provenance de pays à haut risque de verser une caution en liquide de 3 000 livres pour pouvoir entrer en Grande-Bretagne. L’objectif est de prévenir toute « prolongation indue du séjour » et de compenser les coûts d’une éventuelle prise en charge médicale du visiteur. Les pays visés sont l’Inde, le Nigeria, le Kenya, le Pakistan, le Sri Lanka et le Bangladesh. Il ne leur aura pas échappé que les pays à majorité « blanche » tels que les Etats-Unis, le Canada, l’Australie et la Nou- velle-Zélande, ne sont pas concernés.

Plus près de nous, le gouvernement promet de limiter l’accès des Roumains et des Bulgares. Les ressortissants de ces Etats membres de l’UE seront libres de circuler à travers l’Union dès que les mesures restrictives transitoires prendront fin, l’année prochaine. Les tabloïds britanniques regorgent déjà d’histoires terrifiantes sur les hordes de « touristes sociaux ». Peu importe que les migrants fassent moins appel aux prestations sociales que les Britanniques.

Le gouvernement fait le jeu du populisme. Le Premier ministre a renoncé à faire participer tout le monde à sa « Big Society », alors que c’était jadis son cheval de bataille. Les nationalistes du Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP) ont débordé les Tories sur leur droite. La stagnation économique et l’austérité budgétaire ont attisé la grogne de l’opinion. David Cameron a un jour qualifié les sympathisants de l’UKIP de « racistes refoulés ». Aujourd’hui, il leur fait les yeux doux.

La paranoïa ambiante est alimentée par des groupes de pression comme Migration Watch UK. Sir Andrew Green, l’ancien diplomate à la tête de ce think tank, brandit une étude affirmant que les « Britanniques blancs » (le terme est de Sir Andrew) pourraient bien être minoritaires à l’horizon de la seconde moitié de ce siècle. A quoi d’aucuns rétorquent : « Et alors ? » Lorsque Mo Farah et Jessica Ennis, l’un de Somalie, l’autre à moitié caribéenne, ont été ovationnés, nous étions tentés de supposer que la couleur de peau n’était plus un marqueur de l’identité nationale en Grande-Bretagne. Je n’ai pas le souvenir d’avoir entendu quiconque les qualifier de « Britanniques de couleur » lorsqu’ils sont allés chercher leurs médailles d’or. Hélas, de tels triomphes n’entament en rien la xénophobie de comptoir dans les comtés de la périphérie de Londres. La Grande-Bretagne a réellement besoin d’une politique intelligente et efficace en matière d’immigration. Les gens veulent voir que le système est équitable, efficace et ne perturbe pas indûment les populations locales. Le dernier gouvernement travailliste avait gravement sous-estimé l’ampleur des vagues d’immigration en provenance des anciens pays communistes après leur accession à l’UE. Cette politique d’ouverture, conjuguée au laxisme de l’administration, a contribué à répandre l’idée selon laquelle l’immigration a augmenté de façon vertigineuse.

300 000 dossiers d’asile en souffrance Pour le gouvernement en place, toutefois, la croisade morale et les sorties populistes ne sont plus qu’une manière de faire oublier son propre échec à maîtriser le système. Sans compter qu’il est bien plus facile d’accuser les immigrés de voler les emplois que de s’attaquer aux dysfonctionnements du système éducatif, qui produit tant de jeunes démotivés et non qualifiés. Voilà quel- ques jours seulement, une commission parlementaire reconnaissait que le dénombrement officiel des migrants s’appuyait sur des « conjec- tures ». Ce qui ne surprend guère quand on sait que personne ne vérifie les passeports ou les visas des visiteurs qui repartent. A en croire ces conjectures, l’immigration nette serait en chute libre. C’est sans doute vrai. Mais cette chute est en grande partie le résultat des mesures drastiques limitant le nombre d’étudiants étrangers.

Des pays comme le Canada, les Etats-Unis et l’Australie ne comptent pas les étudiants comme des migrants Des pays comme le Canada, les Etats-Unis et l’Australie ne comptent pas les étudiants comme des migrants permanents, pour la bonne raison que la plupart rentrent chez eux ensuite. Pendant ce temps, le régime de visas britannique est à bout de souffle, le contrôle des entrées à l’aéroport de Heathrow est une vraie pagaille et 300 000 dossiers d’asile et d’immigration sont en souffrance.

L’objectif officiel de réduire l’immigration nette à quelques dizaines de milliers de migrants seulement est contradictoire. Il suppose que le nombre de candidats à l’immigration en provenance du Brésil ou des Etats-Unis devrait fluctuer en fonction des départs de retraités britanniques pour le soleil d’Espagne. Si les plombiers polonais rentrent chez eux, la Grande-Bretagne pourra accepter plus d’ingé- nieurs indiens – et inversement. De telles inepties masquent un danger bien plus grand. La Grande-Bretagne fut jadis le champion d’un système libéral et international fondé sur l’ouverture. Aujourd’hui, elle apparaît aux yeux du monde comme une victime aigrie. Les initiatives visant à extraire le pays de l’Europe et à barrer la route des migrants témoignent du recul de la confiance nationale. Les répercussions sur l’économie seraient dévastatrices. Pourquoi un chef d’entreprise de bon sens, qu’il soit originaire de Chine, d’Inde ou du Brésil, investirait-il dans un pays qui lui refuse l’accès à l’UE et fait savoir à ses compatriotes qu’ils sont indésirables sur son territoire ? Si la Grande-Bretagne est sur le point de descendre, la Terre ne s’arrêtera pas pour autant de tourner.

Financial Times Londres  13 août 2013

http://www.presseurop.eu/fr/content/article/4050401-londres-claque-la-porte-au-nez-du-monde

Commentaire:  Cà a l’air d’un discours « de gauche » mais c’est quand même le journal des « milieux d’affaires », preuve qu’on peut être « de droite » et pas abruti et « fascisant » comme notre classe politique!  N’oublions tout de même pas que ces « milieux » ont leur propre agenda, qui est la mondialisation, la mise en concurrence des régimes sociaux et autres « avantages aquis » et l’alignement sur les pays aux bas revenus, sinon on délocalise!

14 août 2013 ~ 0 Commentaire

Après le « Sarkothon », le NPA s’essaye au « Poutouthon » (JDD)

NPA

Après le

L’ancien candidat du NPA (Nouveau parti anticapitaliste) à la présidentielle 2012, Philippe Poutou, appelle à soutenir financièrement la formation politique après des résultats mitigés aux législatives de juin 2012.

Leurs comptes de campagne n’ont pas été rejetés par le Conseil constitutionnel comme l’UMP, mais le NPA (Nouveau parti anticapitaliste) n’en est pas moins dans une situation financière délicate. En cause, un score national de moins de 1% aux législatives de 2012 (contre 2,5% réalisée par la Ligue communiste révolutionnaire en 2007). « On a des problèmes financiers, puisqu’on n’a plus le financement public, suite à nos petits scores aux législatives de l’année dernière », a expliqué Philippe Poutou, mardi, sur le plateau de France 2. Visant « un peu plus d’un million d’euros », le NPA « lance un appel au peuple de gauche », pour que « la voix anticapitaliste se fasse entendre ». « On a besoin d’argent, ne serait-ce que pour se présenter aux municipales et aux européennes, un gros combat à mener », a fait valoir Philippe Poutou.

214.000 euros en 2012

Crée en 2009 après le très bon score d’Olivier Besancenot à la présidentielle de 2007, le NPA a vu ses effectifs fondre avec le départ de plu- sieurs courants dont certains ont rejoint le Front de Gauche. Depuis plusieurs années, le NPA lance donc une souscription pour garantir son avenir. En 2011, le parti avait alors récolté près de 195.000 euros contre près de 214.000 euros en 2012. « Une bonne nouvelle », expliquait alors Pierre Baton et Sylvain Stilfe (de la commission financière du NPA). Dans un communiqué, ils assuraient que « la réussite de cette sous- cription était d’autant plus nécessaire que depuis nos piètres résultats aux élections législatives de juin 2012, le NPA ne bénéficie plus de financements de l’État pour les cinq prochaines années. Pendant ce temps, l’UMP et le PS se partageront, chaque année, pas loin de soixante millions d’euros… » Un an plus tard, ce n’est plus 200 000 euros dont le NPA a besoin mais une somme cinq fois supérieure. M.B – leJDD.fr

mardi 13 août 2013 http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Apres-le-Sarkothon-le-NPA-s-essaye-au-Poutouthon-623997

13 août 2013 ~ 0 Commentaire

Août 1944: La libération inconnue, de Maurice Rajsfus

Août 1944:  La libération inconnue, de Maurice Rajsfus dans Histoire st-just-et-gmoquet1

Compagnie Saint-Just/ Guy Mocquet avec au centre André (Ned) Calvez

Après l’indécence de Chirac, Bush et Poutine qui ont tenté d’apparaître en juin 2005 comme les défenseurs de la démocratie, pour la commé- moration du débarquement en Normandie, l’hypocrisie a gagné Paris, où Delanoé a fêté à grand renfort de gros budget et de publicité les 60 ans de la Libération de Paris et cela risque de continuer jusqu’au mois de mai prochain. Pour contrebalancer tout le discours dominant, la lecture du livre de Maurice Rajfus:  La libération inconnue, ne peut qu’être salutaire.

En premier lieu, il est important d’oublier l’idée qu’il existait en France une résistance homogène qui se battait contre les nazis. Non seule- ment, les résistants sont peu nombreux avant la Libération (environ 200 000) mais en plus, ils ne poursuivent pas les mêmes objectifs. C’est Yvan Craipeau qui expose le mieux la situation : « Sous le drapeau tricolore des maquis, camouflé par le mot d’ordre de libération nationale, se mènent en réalité, trois guerres différentes », ainsi classifiées :

- Celle de la majorité des hommes du maquis, de la jeunesse, de nombre de militants du Parti communiste. Pour ceux-là, la Libération de la France sera en même temps une libération sociale qui purgera le pays des exploiteurs, et ouvrira la voie au socialisme, comme semble le promettre du reste, le programme du Conseil national de la résistance.

- Celle du BCRA, des généraux et de la bourgeoisie : le maquis est pour eux l’embryon de l’armée régulière, non seulement comme force d’intervention contre la révolution, c’est-à-dire contre les maquis révolutionnaires.

- Celle du Parti communiste : le maquis doit jouer un rôle essentiel dans l’insurrection nationale qui remettra en place les organismes nationaux mais, en même temps, permettre au Parti communiste d’y peser avec force.

De Gaulle, représentant de la bourgeoisie Après la capitulation de Pétain, De Gaulle, depuis Londres lance l’appel du 18 juin. Celui-ci n’est pas un appel à résister. Il ne s’adresse d’ailleurs pas aux Français de l’intérieur, mais à ceux qui sont également en exil. Il s’agit pour De Gaulle, qui refuse de voir la France disparaître en tant que nation, d’un appel à reconstituer une armée. Il ne mentionne d’ailleurs jamais le nazisme en tant que tel, mais simplement la guerre contre l’Allemagne. Jusqu’à la libération, De Gaulle a pour but de prouver à la classe dominante aussi bien française qu’américaine qu’il est le seul apte à remettre un Etat en place. Pour cela, il crée à Londres le Bureau Central Renseignement et Action (BCRA) dans lequel il n’hésite pas à s’entourer d’ex-croix de feu et cagoulards. Il travaille avec les services secrets britanniques et agit comme un réseau de contre-espionnage.

Il a peu d’influence en France, mais son rôle est d’éviter que se développe dans le pays, une résistance populaire, qui pourrait ne pas vouloir rentrer dans le rang, une fois la guerre terminée. C’est ainsi qu’en décembre 1941, Jean Moulin, ancien préfet, est parachuté en France. Sa mission est de convaincre toutes les instances de la résistance intérieure que De Gaulle est le représentant de l’Etat, et que l’heure venue, il lui appartiendra de reprendre les rênes.
Une des choses importantes est que les maquis soient tenus éloignés des villes et de la résistance urbaine. De même, les petits maquis sont fortement incités à rejoindre des unités plus grandes. En effet, les petits maquis fonctionnent souvent de manière spontanée, parfois même avec un esprit antimilitariste, et sont incontrôlables. En revanche, dans les grands, existe l’embryon d’une armée régulière, avec levée des couleurs, salut au drapeau etc.

Cette politique à été menée alors même qu’elle a eu comme conséquence des massacres, comme dans le maquis du Vercors, où des milliers de résistants ont été assiégés et exécutés par les nazis sans être secourus, ni même recevoir des armes.
Lors de la Libération, De Gaulle a pour obsession la continuité de l’Etat. Malgré la collaboration avérée de la police, de l’armée et bien sûr de tous les hauts fonctionnaires de l’Etat, il est impossible de révoquer tout ce monde sans causer un renversement du système. C’est pourquoi, lorsqu’il arrive à Paris, il dédaigne les centaines de milliers de personnes qui l’attendent à l’Hôtel de ville et se rend à la Préfecture pour saluer la police parisienne.
Or, s’il est vrai que sentant le vent tourner, la police est rentrée en partie dans la lutte contre les Allemands le 19 août, elle a été avant cette date l’alliée des troupes nazies, n’hésitant pas à rafler les juifs et les résistants. Les groupes mobiles de réserve qui sont près de 11 000, sont 3 150 à être révoqués, alors que 63 % de leurs effectifs sont recyclés dans les CRS. Mais cela n’est pas vraiment étonnant lorsque l’on sait qu’une crapule comme Papon qui a envoyé des Juifs dans les camps de concentration est resté en activité des années après la fin de la guerre.

Le Rôle du PCF Dans un premier temps le PCF a été paralysé par le pacte germano-soviétique. Ce n’est qu’en 1941, lorsque l’Allemagne a attaqué l’URSS, que le PCF a commencé à organiser la résistance. Cependant, dès le départ, certains militants communistes n’ont pas suivi les directives de Moscou. Les communistes ont été les principaux organisateurs de la résistance de l’intérieur et ils ont notamment fourni les rangs des FTP, les francs tireurs partisans.

Mais comme l’explique Crépeau, le but du PCF n’était pas d’organiser une insurrection, mais bien de négocier des places dans les institutions. Et De Gaulle trouve un véritable allié en la personne de Thorez qui déclare « Une seule police, une seule armée, un seul État ». Parti pour Moscou dès le début de la guerre il était considéré comme un déserteur. Ce n’est pas seulement pour pouvoir rentrer en France que Thorez n’a pas appelé les militants à renverser le système.

Il suivait surtout les directives de Staline. L’URSS et les États-unis s’étaient partagés l’Europe, et la France ne faisait pas partie des annexions soviétiques. Il n’était donc pas question de remettre cela en cause. Depuis 1937, le PCF a suivi une évolution liée à la doctrine stalinienne du socialisme dans un seul pays, qui était de plus en plus nationaliste. Alors qu’en 1935, Thorez proclamait, « des soviets partout », le même déclarait en 1936 « le parti a associé l’Internationale et la Marseillaise et a réconcilié le drapeau tricolore et le drapeau rouge ». En 1937, il franchissait un pas raciste en souhaitant «  la France aux Français » et en 1938, il défendait l’empire colonial. Après s’être redé- couvert internationaliste au début de la guerre pour défendre l’URSS contre la France au temps du pacte, il redevient patriote, dès que l’URSS est attaquée. Et si pendant l’été 1940, L’Humanité prônait la fraternisation avec les soldats allemands, le ton avait bien changé en août 1944. Le 22 août la une était « Mort aux boches et aux traîtres », le 23, « Pas un boche ne doit sortir vivant de Paris insurgé » et le 24 « À chaque Parisien son Boche ! ».

La Libération a été une période propice pour les travailleurs. La bourgeoisie était complètement désavouée du fait de son rôle de collabo. Une armée populaire avait vu le jour, et une milice patriotique se développait dans les usines. Le PCF était en position de mener les travailleurs à l’insurrection. Mais cela ne correspondait pas aux plans de Staline. Et la direction du PCF a préféré négocier des places dans le gouvernement.

par Dominique Angelini http://quefaire.lautre.net/spip.php?page=article&id_article=25

Lire aussi: http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article344

13 août 2013 ~ 0 Commentaire

C’est l’histoire d’une société qui tombe… (lcr.be)

C'est l'histoire d'une société qui tombe... (lcr.be) dans Ecologie & climat titanic

En 1995 le film de Mathieu Kassovitz, « La Haine », dépeignait le malaise profond qui habitait la jeunesse des banlieues françaises.

Sa phrase célèbre « C’est l’histoire d’une société qui tombe et qui, au fur et à mesure de sa chute, se répète sans cesse pour se rassurer : « Jusqu’ ici tout va bien, jusqu’ ici tout va bien… Jusqu’ici tout va bien » » résonne désormais comme un cri de détresse auquel personne ne prêta atten- tion… jusqu’à ce que les jeunes de ces mêmes banlieues se révoltent à l’automne 2005.

Aujourd’hui tout en illustrant plus que jamais la réalité sociale, cette réplique s’applique également à la situation clima- tique et environnementale et, avec elle, à toute l’humanité. Loin d’être une fatalité ou une simple question de quantité de population, la question écologique met le système capitaliste face aux limites physiques de la planète. Mais il serait illusoire de penser que ceux qui tirent profit de ce système s’arrêteront juste au bord du gouffre, que par une « prise de conscience » ils puissent se raviser.

Bien au contraire. On peut déjà entrevoir que l’imposture de « l’économie verte », prônée aujourd’hui par les instances internationales, ne fera qu’aggraver les crises sociales et environnementales en privatisant les « services de la nature ». Comme l’avait déjà relevé Marx à son époque: « Le capital épuise les deux seules sources de toute richesse: la Terre et le travailleur. »

Avec ce numéro spécial, La Gauche a voulu creuser le sujet, retracer le chemin de la destruction environnementale en parallèle avec le développement du capitalisme, autrement dit avec le développement des modes de production et l’évolution des rapports sociaux. Depuis les « enclosures » dans l’Angleterre du Moyen-Age jusqu’à « l’économie verte », en passant par la révolution industrielle, une constante se dessine : c’est l’appropriation des ressources naturelles et de la force de travail par une minorité pour son propre enrichissement.

C’est cette même logique qu’on retrouve aujourd’hui derrière la décision de la Cour de justice de l’Union européenne, lors- qu’elle confirme l’interdiction de commercialiser les semences paysannes qui ne sont pas inscrites au catalogue façonné par les lobbies de l’agrobusiness. Tout ce qui ne rentre pas dans le moule et n’apporte pas de plus-value au capital investi est voué à être illégalisé.

Face à cela, la réponse ne peut se contenter de demi-teintes. La défense du patrimoine de l’Humanité qu’est l’environnement doit aller de pair avec la défense des droits sociaux. Et plus que de revendications défensives, c’est sur l’offensive que doit miser le mouvement social pour opposer un autre modèle de société au capitalisme mortifère. Cet autre modèle ne peut être qu’éco-socialiste et profondément démocratique.

Faute d’alternative concrète, Mathieu Kassovitz nous en avertissait déjà en 1995 dans son film : « L’important c’est pas la chute, c’est l’atterrissage ».

En juillet-août, la revue La Gauche publie un numéro spécial écosocialisme. La contribution de Daniel Tanuro « Droit dans le mur! Les phases de développement de la crise écologique capitaliste » y est accompagnée d’une préface de Michael Löwy.  Nous reproduisons ci-dessous l’édito de ce numéro d’été (LCR-Web).

http://issuu.com/lagauche/docs/lg63-issuu

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=2972:cest-lhistoire-dune-societe-qui-tombe&option=com_content&Itemid=53

13 août 2013 ~ 0 Commentaire

Négociations (Afps Cornouaille)

Négociations (Afps Cornouaille)  dans Anticolonialisme

Communiqué

Le Groupe du Pays de Cor­nouaille de l’Association France-​​Palestine Soli­darité tient à faire connaître son indi­gnation devant les annonces, les 8 et 11 août, par le Premier ministre israélien, de la construction au total de 2000 loge­ments pour les colons israé­liens.

Alors que des négo­cia­tions de paix israélo-​​palestiniennes doivent reprendre pro­chai­nement sous l’égide des USA, le gou­ver­nement israélien continue impu­nément à déve­lopper à Jérusalem-​​Est et en Cis­jor­danie des colonies illé­gales au regard du droit international.

Cela ne peut que confirmer les récents propos d’un avocat israélien, co-​​fondateur de l’association paci­fiste israé­lienne Yesh Din ( « Il y a une loi »), affirmant que “le pro­cessus de paix est devenu un ennemi majeur des droits de l’homme”. Cela donne également raison à celles des orga­ni­sa­tions de l’OLP qui refusent la reprise du pro­cessus de paix dans de telles condi­tions par le Pré­sident de l’Autorité Palestinienne.

Le groupe de l’AFPS estime que des négo­cia­tions de paix ne peuvent se dérouler que dans le cadre de l’ONU, dans le respect du droit inter­na­tional, et donc après l’arrêt complet par Israël du pro­cessus de colo­ni­sation, qui est en train de rendre impos­sible la création d’un État pales­tinien viable dans les fron­tières de 1967. Il demande au gou­ver­nement français d’agir dans ce sens.

Pour le groupe de l’AFPS,  Yves Jardin AFPS Pays de Cornouaille, mardi 13 août 2013

http://www.france-palestine.org/Negociations-communique

13 août 2013 ~ 0 Commentaire

« Les grands médias occultent que Monsanto a poussé 284.000 paysans indiens au suicide » (Cadtm)

« Les grands médias occultent que Monsanto a poussé 284.000 paysans indiens au suicide » (Cadtm) dans Altermondialisme 80374047_p

 explique la scientifique Vandana Shiva à Botucatu (Brésil)

C’est pour près de 3000 personnes que la célèbre scientifique indienne Vandana Shiva a réalisé un exposé d’une heure et a répondu aux questions, ouvrant la IIIème journée internationale d’agro-écologie à Botucatu, Brésil, l’après-midi du 31 juillet 2013. Vandana Shiva a commencé par raconter sa vie d’étudiante en biologie et en physique quantique à l’université, aliénée par rapport aux réalités du monde, jusqu’au choc que signifia pour elle le tragique accident survenu dans l’usine états-unienne de pesticides Union Carbide, installée à Bhopal qui causa la mort de 35 000  indiens, il y a trente ans. A partir de là, elle s’est convertie à la cause du peuple et n’a cessé d’enquêter sur les activités des entreprises transnationales dans l’agriculture. Elle est aujourd’hui considérée comme une des principales scientifiques et chercheuses en matière des atteintes à la santé et de la destruction de la biodiversité que les OGM et les produits agro-toxiques des entreprises transnationales causent dans le monde entier.

Elle est repartie des conséquences de la “révolution verte” des années 60, que le gouvernement des États-Unis imposa à son aire d’influence comme moyen de vendre plus de produits agro-chimiques et plus de marchandises agricoles, subjuguant la paysan- nerie de tous ces pays. Résultat : 65% de toute la biodiversité et des ressources en eau douce mondiale ont été polluées par les agro-toxiques. Des études montrent que 40% de l’effet de serre qui affecte le climat planétaire est causé par l’usage excessif et non nécessaire de fertilisants agricoles chimiques. Dans de nombreuses régions d’Europe, à la suite de la mortalité et de la disparition des abeilles, la productivité agricole a déjà chuté de 30%. Vandana Shiva a rappelé que si nous nous calculions les préjudices et les coûts nécessaires pour rétablir la biodiversité, ré- équilibrer l’environnement et remédier aux dégâts climatiques, le montant en dollars dépasserait le chiffre d’affaires de la vente de biens par les entreprises.

En ce qui concerne l’action des entreprises transnationales qui opèrent dans l’agriculture, Monsanto, Bungue, Syngenta, Cargill, Vandana ex- plique qu’elles contrôlent la production et le commerce mondial de la soja, du maïs, du colza et du blé, martelant via la publicité que l’hu- manité dépend des aliments produits par l’agro-business. En réalité l’humanité se nourrit de centaines d’autres végétaux et sources de pro- téines qu’elles écartent et n’ont pas encore pu contrôler.

Pour la chercheuse “ces entreprises qui promeuvent les OGM n’ont rien inventé et n’ont rien développé. La seule chose qu’elles ont faite fut d’opérer des mutations génétiques qui existent dans la nature pour rentabiliser la vente de leurs produits agro-toxiques.” Elle a expliqué que Monsanto a réussi à prendre le contrôle de la production du coton en Inde avec l’appui de gouvernements soumis, néo- libéraux et qu’aujourd’hui 90% de la production dépend des semences et des poisons. Ce qui a entraîné une destruction du mode paysan de production du coton et l’endettement généralisé des producteurs. La conjonction de l’usage de produits toxiques qui ont mené à la dépression et à la honte de la dette, ont poussé depuis 1995,  284.000 paysans indiens au suicide. Un véritable génocide occulté par les grands médias du monde entier et dont le coupable principal est l’entreprise privée Monsanto. Malgré tout ces sacrifices en vies humaines, Monsanto reçoit dans son pays 200 millions de dollars annuels, perçoit des royalties pour l’usage de semences génétiquement modifiées de coton.

La critique du modèle de l’agro-business en général Le modèle de l’agro-business n’est qu’une forme de s’approprier les bénéfices des biens agricoles mais il ne résout pas les problèmes du peuple. La preuve : en augmentant beaucoup la production, nous pourrions alimenter 12 milliards de personnes alors qu’aujourd’hui nous avons un milliard de personnes qui souffrent de la faim quotidiennement, 500 millions d’en- tre elles étant des paysans qui ont vu leur système de production d’aliments détruit par l’agro-business.

Les produits agricoles sont de simples marchandises, plus des aliments. 70 % des aliments dans le monde restent produits par les paysans. Nous devons comprendre que les aliments sont la synthèse de l’énergie nécessaire aux êtres humains pour survivre à partir du milieu où ils vivent, recueillant cette énergie de la fertilité et de l’environnement. Plus grande la biodiversité naturelle, plus grand le nombre de sour- ces nutritives et plus saine pour les humains l’alimentation produite dans cette région. L’agro-business a détruit la biodiversité et les sources d’énergie véritables. Les entreprises utilisent le fétiche de la publicité des techniques modernes de la bio-technologie utilisées pour augmenter la productivité des plantes. Mais ce n’est qu’un hameçon : quand on fait des recherches sur ces bio-technologies on se heurte au secret. Dans le fond elles ne sont que des mécanismes pour augmenter la rentabilité des grandes plantations ; l’agriculture industrielle est la standardisation de la connaissance, la négation de la connaissance de l’art de cultiver la terre. La vraie connaissance est développée par les agriculteurs eux-mêmes et par les chercheurs dans chaque région, dans chaque biome, pour chaque plante.

Le modèle de l’agro-business veut transformer les personnes en « consommateurs » de leurs produits. Nous devons com- battre l’usage et le réductionnisme du terme “consommateurs”, pour utiliser l’expression « êtres humains » ou personnes qui ont besoin de vie saine. Le consommateur est une réduction subalterne de l’être humain. Les entreprises de l’agro-business disent qu’elles incarnent le déve- loppement et le progrès, qu’elles contrôlent 58% de toute la production agricole mondiale, mais en fait elles ne donnent du travail qu’à 3% des personnes vivant dans le monde rural. C’est donc un système anti-social. La scientifique indienne a révélé qu’elle fait partie d’un groupe de 300 autres chercheurs internationaux qui se sont consacrés à étudier l’agriculture pendant trois années intensives et ont démontré que ni la révolution verte des États-Unis, ni l’usage intensif des semences transgéniques et des produits agro-chimiques ne peuvent résoudre les pro- blèmes de l’agriculture et de l’alimentation mondiales. Seule peut le faire la récupération des pratiques agro-écologiques em harmonie avec la biodiversité, partout sur la planète. Elle a conclu sa critique du modèle de l’agro-business en montrant comment son projet génère la des- truction, la peur, parce qu’ il est basé sur la concentration et l’exclusion. C’est pour cela que les entreprises procèdent à l’intimidation ou à la cooptation des scientifiques qui s’opposent à elles.

La solution : l’agro-écologie Le modèle agro-écologique est le seul qui permette de développer des techniques accroissant la productivité et la production sans destruction de la biodiversité. L’agro-écologie est la seule forme de créer de l’emploi et des formes de vie saines pour que la population puisse vivre en milieu rural sans être contrainte de se marginaliser dans les villes. Surtout, les méthodes agro-écologiques sont les seules qui permettent la production d’aliments sains, sans poisons.

6 recommandations aux jeunes étudiants en agro-écologie et aux producteurs agricoles.

1. La base de l’agro-écologie est la préservation et la mise en valeur des sources nutritives existantes dans le sol – en cela elle s’est référée à une autre scientique présente à cette rencontre et qu’elle a écoutée attentivement – la professeure Ana Maria Primavesi. Nous devons appliquer des techniques qui garantissent la santé du sol et de cette santé recueillir les fruits en termes d’énergie saine.

2. Stimuler et promouvoir le contrôle des semences par les agriculteurs. Les semences sont la garantie de la vie. Nous ne pouvons permettre que des entreprises privées, transnationales, les transforment en marchandises. Les semences sont un patrimoine de l’humanité.

3. Nous devons lier l’agro-écologie à la production d’aliments sains qui garantissent la santé et peuvent ainsi conquérir les coeurs et les esprits des habitants des villes comme des zones rurales, de plus en plus empoisonnés par les marchandises traitées par les agro-toxiques (multi- plication de cancers depuis quarante ans). Si nous lions les aliments à la santé des personnes, nous gagnerons des millions des habitants des villes à notre cause.

4. Nous devons transformer les territoires sous contrôle des paysans en véritables sanctuaires de semences, d’arbres sains, de cultures de la biodiversité, d’élevage d’abeilles, de diversité agricole.

5. Nous devons défendre l’idée, qui fait partie de la démocratie, de la liberté des personnes de choisir les aliments. Les produits de référence ne peuvent pas se réduire à ceux que les entreprises décident de mettre dans les rayons.

6. Nous devons lutter pour que les gouvernements cessent d’utiliser des fonds publics qui appartiennent à l’ensemble des citoyens, pour les transférer en subventions aux grands propriétaires et entrepreneurs de l’agro-industrie. C’est ce qui se passe dans le monde entier et aussi en Inde. Le modèle de l’agro-business ne survivrait pas sans ces subventions et sans les avantages fiscaux offerts par les gouvernements qui les garantissent.

Sur les difficultés de la transition à l’agro-écologie… En Inde, rappelle Vandana Shiva, on a vécu des problèmes majeurs à l’époque du colonialisme anglais. Gandhi a enseigné que la force est de toujours “lutter pour la vérité”. Le capital trompe, ment, pour pouvoir accumuler des richesses. Et la vérité est avec la nature, avec les personnes. S’il existe une volonté politique de réaliser des changements, s’il y a une vo- lonté de produire des aliments sains, il deviendra possible de les cultiver. Vandana Shiva a conclu en appelant tous les citoyens présents à s’engager dans la journée mondiale de lutte pour les aliments sains et contre les entreprises transnationales que la Via Campesina, des mou- vements de femmes et des centaines d’organisations réaliseront dans la semaine du 16 octobre 2013 : ce sera l’occasion d’unifier nos voix sur le plan mondial.

Traduction du portugais : Thierry Deronne Voir en ligne : http://mouvementsansterre.wordpress…   10 août par Pericles De Oliveira

http://cadtm.org/Les-grands-medias-occultent-que

12 août 2013 ~ 0 Commentaire

Grande-Bretagne : le contrat zéro-heure ou la précarité institutionnalisée (Les Inrocks)

Grande-Bretagne : le contrat zéro-heure ou la précarité institutionnalisée (Les Inrocks) dans Chômage & précarité macdo

Ni temps de travail garanti, ni salaire minimum, les « zero-hours contracts » (contrats zéro-heure) concernent plus d’un million de Britanniques.

Et c’est McDonald’s qui en comptabilise le plus, avec 82 800 employés sous ce type de contrat très spécifique. A la base du concept du contrat zéro-heure, une liberté quasi-totale : l’employeur n’est pas obligé d’offrir un travail régulier à son employé, l’employé n’est pas obligé d’ac- cepter les heures que son employeur lui propose. Un retraité qui cherche à arrondir ses fins de mois s’en accommoderait parfaitement, et pourrait décliner poliment une proposition de travail le vendredi soir car un film qu’il adore passe à la télé. Un étudiant pourrait également se satisfaire de ce travail à la carte, et accepter toutes les heures qu’on lui propose en soirée comme en week-end, car il prévoit de s’offrir une place pour un festival de musique avec ses potes le mois prochain (festival pendant lequel il refusera légalement les heures de travail pro- posées). Sauf que le contrat zéro-heure concerne aujourd’hui plus d’un million de Britanniques, dont des hommes et des femmes devant subvenir aux besoins de leur famille. Ceux-ci se retrouvent, de par la nature aléatoire de leur contrat, dans une situation de précarité.

Triste record pour MacDo Le nombre de contrat à zéro-heure en Grande Bretagne a dépassé le seuil record du million, et ne cesse d’augmenter. Ce chiffre alarmant a été révélé par le Chartered Institute of Personnel Development, contredisant le rapport officiel commandé par le gouvernement. En effet, si le Bureau national des statistiques a reconnu une hausse considérable des contrats zéro-heure, il ne les a chiffré qu’à 250 000 en 2012, en admettant tout de même que ce chiffre était sans doute inférieur à la réalité. Pourtant,  présent depuis long- temps sur le pays (une porte-parole du groupe McDonald’s confie au journal anglais The Guardian que la chaîne emploie ce type de contrats depuis son implantation en 1974) c’est seulement sous le gouvernement Cameron que cette pratique a commencé à être quantifiée et à faire polémique.

L’impact d’un tel type de contrat sur les conditions de travail et le niveau de vie des Britanniques a été ignoré. Aujourd’hui, les employés en contrat à zéro-heure n’ont aucune marge, aucune souplesse. Il leur est impossible de se projeter à moyen et long terme ou de rembourser leurs dettes. Ils peuvent travailler 12 heures ce mois-ci, 45 celui d’après : aucun salaire minimal garanti. Les syndicats travail- listes veulent interdire ce contrat d’un nouveau genre, et déplorent son expansion qui accentue selon eux la précarité. Militant pour cette abolition, le syndicaliste Andy Sawford ironise dans le journal anglais The Guardian en prenant pour cible les chaînes de fast-food comme McDonald, Subway ou KFC : « Dans la gestion de leurs produits, il savent précisément estimer les besoins de leurs clients pour leur donner la parfaite quantité de nourriture et éviter le gaspillage. Ils pourraient utiliser le même processus pour estimer les besoins de leurs employés et leur offrir la stabilité nécessaire. » McDonald’s n’avait pas besoin de l’émergence de ce type de contrats pour faire polémique autour des conditions de travail de ses employés. Le 5 août dernier, la plus grande chaîne alimentaire du Royaume-Uni a remporté le triste record de l’entreprise ayant signé le plus de contrats à zéro-heure. Avec 82 800 employés sous ce type de contrats, elle devance de loin la chaîne de pubs/bars JD Wetherspoon (24 000) et Sports Direct (20 000), la plus grosse chaîne de magasins de vente d’articles de sports du pays.

Si Karl Marx voyait ça D’après le site du Guardian, un contrat type zéro-heure stipule à l’adresse de l’employé que : « L’entreprise n’a pas le devoir de vous proposer du travail. Vos heures de travail ne sont pas prédéterminées et vous seront notifiées sur une base hebdomadaire dès que le responsable du magasin sera en mesure de vous les fournir. L’entreprise a le droit de vous demander de travailler pour des heures va- riées, et prolongées. » Et si en contrepartie, l’employé peut refuser les heures qu’on lui propose, il s’expose à des représailles. L’employeur qui a besoin que son employé soit à son poste tel jour pendant tant d’heures, sera tenté, après un refus, de ne plus lui proposer de travail pendant une période donnée. Comme l’écrit le service économie du Guardian sur son blog, « dommage que Karl Marx ne soit plus là pour voir ça ».

12 août 2013 ~ 0 Commentaire

Racisme normal sous une présidence normale : les « Y A BON AWARDS »(Ael)

Racisme normal sous une présidence normale : les « Y A BON AWARDS »(Ael) dans Antiracisme ya-bon-banania-2013-tad-guineelibre-cope-genest_

Il est des cérémonies qu’on aurait aimé ne jamais créer.

Il est des trophées qu’on n’aurait jamais aimé à avoir à attribuer. Les « Y a bon awards » sont de ceux-là. A l’instar des « Gérard du pire de la télé », parodie des 7 d’Or avec remise d’un parpaing au lauréat, les Indivisibles remettent depuis 5 ans, la Banane d’Or du racisme médiatico-politique à diverses personnalités s’étant particulièrement distinguées dans ce domaine. Et force est de constater que ça se bouscule au portillon…

A croire que la banane est le fruit préféré de nos stakhanovistes de la connerie… Cette année encore, le cru fut de qualité excep- tionnelle… De Jean-Luc Mélenchon et ses « Afghans »,  à Élisabeth Lévy, l’hallucinée de l’ennemi intérieur, en passant par Estrosi et sa fameuse « prostituée chinoise », Marine Le Pen et ses « Arabes mélenchonistes », une fois de plus nos « empaffés » se sont surpassé. C’est dans un Cabaret Sauvage plein à craquer d’un public festif et divers, intergénérationnel, que le racisme « normal » sous une présidence « normale » a été moqué, voire même, conspué. C’est un jury hétéroclite composé de l’animatrice de télévision Enora Malagré, le géopolitologue Pascal Boniface, l’humanitaire Rony Brauman, l’humoriste Océane Rose Marie, les journalistes Denis Robert, Yasmine Chouaki, Anasthasie Tudieshe et Nadir Dendoune, le fondateur d’Act Up Didier Lestrade , la présidente de la fondation Frantz Fanon, Mireille Fanon-Mendès-France, les musiciens DJ Pone, DJ Cut Killer et Marco Prince, la championne de boxe et écrivaine Aya Cissoko, l’entrepreneure Laurence Méhaignerie, l’initiateur de la Marche pour l’égalité de1983, Toumi Djaidja, et enfin le producteur et auteur du film la Cité Rose, Sadia Diawaraqui, qui a eu la lourde tache de désigner les lauréats 2013.

Pour la première fois, présidence normale oblige, le palmarès est parfaitement paritaire. Et les gagnants sont…

Véronique Genest, commissaire vieillissante, fille à peine cachée de Jeanne d’Arc et de Charles Martel et fatiguée de service, Franck Tanguy, inconnu de tous sauf des beaufs de RMC, Jean-François Copé l’apprenti boulanger, Jean-Sébastien Vialatte, le nostalgique de l’esclavage, Elisabeth Badinter, la grande pédiatre spécialiste du terrorisme de nos chers bambins et la désormais très célèbre psychopathe hallucinée, Élisabeth Lévy.

Le premier prix, intitulé « Super Patriote », est revenu à l’actrice Véronique Genest pour sa confession: « Alors tout de suite : islamophobe ! Raciste ! Alors moi, j’ai réfléchi. J’ai réfléchi et je me suis dit : “Islamophobe. Islamophobe, ça veut dire c’est la phobie c’est la peur.” C’est bien ça ? Alors effectivement, peut-être je suis islamophobe. Ce soir, je fais mon coming out : oui probablement que je suis, comme beaucoup de français, islamophobe. »

Le deuxième prix, baptisé « Retourne chez ta mère », a été attribué à Franck Tanguy, chroniqueur à RMC, qui avait avoué : « Très franchement, quand je vois un barbu en djellaba qui traverse au feu rouge, j’ai envie d’accélérer. »

Le troisième, « Territoires perdus de la République » a récompensé le président de l’UMP, Jean-François Copé, pour son dérapage lors de la campagne pour la présidence du parti : « Il est des quartiers où je peux comprendre l’exaspération de certains de nos compatriotes, pères et mères de famille, rentrant du travail, le soir, apprenant que leur fils s’est fait arracher son pain au chocolat à la sortie du collège par des voyous qui lui explique qu’on ne mange pas pendant le ramadan. »

Le quatrième prix, appelé « Au bon vieux temps des colonies », a été remis à Jean Sébastien Vialatte, député UMP, qui avait twitté : « Les casseurs sont sûrement des descendants d’esclaves. Taubira va leur donner des compensations. »

Le cinquième prix, « Racisme à peine voilé » est revenu à la philosophe et femme d’affaires, Elisabeth Badinter, qui avait lâché en mars 2013 : « D’un côté, on commémore les victimes de Mohamed Merah et on veut combattre l’islamisme radical et de l’autre on laisse faire l’en- trisme de ces islamistes dans des crèches de quartier. Il faut absolument réagir très vite. »

La grande gagnante enfin, « pour l’ensemble de son œuvre » est la journaliste Elisabeth Lévy pour ses nombreuses déclarations.

La salle a tenu à saluer, pour l’ensemble de son œuvre, lui aussi, un homme qui m’est très cher : Robert Ménard, qui je crois est déjà en lice pour les Y a bon awards 2014, puisqu’il envisage rien moins que de « libérer Béziers et les Biterrois », en se présentant aux prochaines municipales en tête de liste FN… Et nous avons eu la surprise de remettre sa Banane d’Or 2012, obtenue haut la main, pour l’en- semble de ses unes racoleuses, mais c’est du journalisme n’est-ce pas ?,  l’éditorialiste de l’Express, Christophe Barbier, qui a donc découvert les unes que nous lui avons concoctées : notamment Islamisme et Piscine, ou Islamisme et diététique, est-ce compatible ? En dépit de la bonne humeur, n’oublions pas que cette année a été marquée par la recrudescence d’actes et d’agressions racistes. La minute de silence en hommage à Clément Méric, nous rappelle que le racisme et le fascisme, on peut en rire certes, mais on peut aussi en mourir.

Alors, malheureusement 2014 sera encore l’année du racisme normal sous une présidence normale.

10 août 2013 par Mariam Seri SidibeSource : http://www.afriquesenlutte.org/notr…

12 août 2013 ~ 0 Commentaire

Birmanie, les rockeurs punks s’élèvent contre la violence des moines (LP-Ca)

Kyaw Kyaw, chanteur du groupe Rebel Riot.... (Photo: AP)

Les rockeurs punks sont habitués à attirer l’attention, mais cette fois cela n’est pas dû uniquement à leurs cheveux roses, leurs vestes de cuir ou leurs tatouages de crânes:

ces jeunes rebelles n’hésitent pas à dénoncer les moines bouddhistes qui incitent à la violence contre les musulmans, alors que le reste de la société birmane garde le silence. «S’ils étaient de vrais moines, je ne dirais rien, mais ce n’est pas le cas», a dit Kyaw Kyaw, le chanteur du groupe Rebel Riot, pendant que son batteur reprenait le rythme d’une nouvelle chanson qui dénonce l’hypocrisie religieuse et un mouvement antimusulman baptisé 969.

«Ce sont des nationalistes, des fascites. Personne ne veut l’entendre, mais c’est vrai», a-t-il ajouté. Les moines radicaux se trou- vent au premier rang d’une campagne sanglante lancée contre les musulmans, et rares sont ceux qui acceptent de les dénoncer au sein de cette société de 60 millions d’habitants principalement bouddhistes. Pour plusieurs, le bouddhisme est une composante fondamentale de leur iden- tité birmane et les moines, les membres les plus vénérables de la société, sont au dessus de tout reproche. D’autres refusent tout simple- ment de se rendre à l’évidence ou croient ceux qui racontent que les «étrangers» musulmans représentent une menace à leur culture et à leurs tra- ditions. Ce silence est aussi dangereux que les foules qui détruisent des mosquées ou qui applaudissent pendant que les musulmans sont pour- chassés et battus à mort, a dit Michael Salberg, le directeur des affaires internationales pour la Ligue antidéfamation, un organisme américain.

«Ce ne sont pas les auteurs de ces crimes qui posent problème, a-t-il affirmé, en évoquant les conditions qui ont mené à l’Holocauste en Allemagne ou au génocide rwandais. Ce sont les témoins qui ne font rien.»

Après un demi-siècle de règne militaire impitoyable, un gouvernement quasi-civil arrivé au pouvoir il y a deux ans a mis en place de vastes réformes, libérant la dissidente Aung San Suu Kyi de son assignation à domicile, relâchant les restrictions contre les rassemblements paci- fiques, libéralisant les médias et abolissant la censure.

Ces mêmes libertés ont permis à des moines comme Wirathu, un orateur charismatique partisan de 969, de se faire enten- dre. Il récolte de plus en plus d’adeptes alors qu’il traverse le pays pour appeler à un boycott des commerces musulmans, pour demander une interdiction des mariages entre musulmans et bouddhistes et pour prévenir que les musulmans pourraient bientôt représenter la majorité en Birmanie – même s’ils ne forment actuellement que 4 pour cent de la population. «Tout ce que je peux dire, c’est que les gens devraient étudier les enseignements du Bouddha et se demander, est-ce que c’est ce qu’il voulait dire?», a lancé Ye Ngew Soe, le chanteur de 27 ans de No U Turn, le groupe de punk rock le plus populaire du pays.

Il a écrit la chanson Human Wars quand la violence dont faisaient l’objet les musulmans rohingya dans l’État de Rakhine a commencé à se propager ailleurs au pays. «Quand je visite des régions urbaines, j’entends parler de 969, de haine contre les musulmans, de violence. Ça ne devrait pas se passer comme ça», a-t-il dit.

Rares sont ceux qui osent dénoncer la situation. Le président Thein Sein a interdit la distribution au pays d’une copie du magazine Time qui présentait Wirathu comme «le visage de la terreur bouddhiste». Il a ensuite émis un communiqué dans lequel il déclare son appui à 969 et affirme considérer le moine extrémiste comme «un fils du seigneur Bouddha». Pour sa part, l’opposante Aung San Suu Kyi se fait dis- crète à l’approche des élections de 2015, par crainte qu’elle ne soit punie lors du scrutin si elle est perçue comme étant antibouddhiste.

Il ne reste donc que les rockeurs punks, qui sont familiers avec l’isolement et la persécution. Sous le régime militaire, ils ne pouvaient que chanter en privé ou loin des regards. Pendant que les menaces d’arrestation ou d’incarcération en réduisaient plus d’un au silence, ils dénonçaient les exactions de l’armée et demandaient pourquoi des hommes d’affaires bien branchés s’enrichissaient pendant que tous les autres souffraient. Ils ont aujourd’hui un nouveau champ de bataille, celui de la persécution religieuse. Kyaw Kyaw, de Rebel Riot, se plait à dire que s’il ne peut pas changer le monde, ou la Birmanie, ou même Rangoon, il peut au moins avoir une influence sur ceux autour de lui. «Ils peuvent nous arrêter, on s’en fout, a dit le jeune homme de 26 ans, le fils d’un policier. Ou nous pouvons être attaqués par certains groupes. On s’en fout, nous sommes prêts à affronter cette mentalité. Mais nous voulons dire ce que nous pensons.»

Robin McDowell Associated Press Rangoon, Myanmar

http://www.lapresse.ca/arts/musique/201308/05/01-4677160-les-rockeurs-punks-selevent-contre-la-violence-des-moines.php

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