Archive | Syndicalisme

27 mai 2019 ~ 0 Commentaire

santé (ouest france)

hopitla

L’Ehpad d’Audierne entamait ce lundi 27 mai son 33e jour de mobilisation.

Dans le Finistère, « la santé est à bout de souffle » alerte la CGT

Les points de tension se multiplient dans les établissements de santé du département, dénonce l’Union de la santé et de l’action sociale CGT du Finistère. Cette semaine, six d’entre eux sont en grève.

« Partout dans le département, nous observons une dégradation des conditions de travail, qui rendent nos métiers moins attractifs et les services publics de moins bonne qualité. Cette logique économique se répercute d’un établissement à l’autre », déplore Franck Monfort, secrétaire général depuis mars de l’Union de la santé et de l’action sociale CGT du Finistère.

Le syndicat attire l’attention sur les mouvements sociaux actuellement à l’œuvre dans les différentes structures du Finistère : « Cette semaine, juste en raison de revendications locales, il y a six établissements qui sont en grève. C’est inédit », insiste Franck Monfort. Des mobilisations sont effectivement en cours à l’hôpital de Morlaix, dans les Ehpad d’Audierne et de Douarnenez, au Centre hospitalier de Cornouaille Quimper-Concarneau, ainsi qu’au CHU et au 115 de Brest.

Agressions au Centre départemental de l’enfance et de la famille

Une septième structure pourrait prochainement venir rallonger la liste : le Centre départemental de l’enfance et de la famille (CDEF), où de nombreuses agressions ont été dénoncées par le personnel. « Depuis un an, nous accueillons des jeunes en “situation complexe”, avec des troubles du comportement, alors que notre institution n’y est pas adaptée. Cela entraîne des phénomènes de violence très importants », dénonce Youenn Hénaff, l’un des éducateurs membre de la CGT.

L.D.  27/05/2019

https://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

Urgences de Rennes et d’ailleurs, le mouvement s’amplifie (Rennes Infos)

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26 mai 2019 ~ 0 Commentaire

syndicats ue (the-conversation al)

migrant_post_sito

Les syndicats ont-ils été oubliés de la campagne européenne ?

Le premier débat en France traitant des élections européennes du 26 mai 2019 – qui a réuni 12 candidates et candidats têtes de listes le 4 avril – a surtout marqué le public par sa longueur et sa cacophonie

Au-delà du caractère périlleux de l’exercice, l’organisation du débat se révèle assez instructive de la façon dont sont aujourd’hui publiquement présentés les enjeux européens : alors qu’une large place est faite aux arguments d’ordre culturel, en lien notamment avec les questions de frontières et d’immigration, ceux relevant du registre socio-économique tendent à passer au second plan.

Un discours sur l’Europe très cadré

Ces deux cadres interprétatifs se font concurrence dans un contexte marqué par les atermoiements du Brexit, la montée des populismes dans plusieurs États membres, et un Euroscepticisme croissant, notamment chez les Européens les plus modestes.

Le cadre de l’argument dit « culturel » souligne l’attachement premier des Européens à leurs identités nationales et leur réticence, dès lors, à se reconnaître dans le projet européen. Le second cadre renvoie à un registre socio-économique, dans lequel les doutes à l’égard des politiques européennes sont liés à l’orientation jugée de plus en plus néo-libérale de ces dernières.

Les campagnes électorales, comme en ce printemps 2019, sont alors des moments d’obser-vation privilégiés de la force relative de ces deux lectures concurrentes des dynamiques de politisation de l’Union européenne. Il en est de même des référendums nationaux qui scandent l’histoire de l’Europe, en marquant des étapes, lors des élargissements successifs, ou des tournants, du Traité de Maastricht au Brexit.

Ce que révèle l’analyse des débats depuis 2005

C’est dans cette perspective que nous avons étudié les débats qui ont accompagné le référendum français de 2005 portant sur le Traité établissant une Constitution pour l’Europe et en Irlande, ceux de 2008 et 2009 sur le Traité de Lisbonne et celui de 2012 sur le Pacte budgétaire européen.

L’analyse lexicale de sept corpus d’articles de presse de quotidiens français et irlandais, ainsi que des entretiens avec des responsables syndicaux en France et en Irlande, nous ont conduits à une conclusion nette : le cadrage socio-économique a, dans les deux pays, largement dominé les débats médiatiques et les interventions syndicales à l’occasion de ces référendums.

Un tel résultat contredit les analyses qui accordent aujourd’hui une place prépondérante aux facteurs culturels pour expliquer les attitudes à l’égard de l’Europe, et la montée de l’Euroscepticisme en particulier.

Les termes et arguments d’ordre culturel sont mentionnés dans les articles de presse étudiés, mais notre analyse montre qu’ils le sont moins systématiquement que les arguments socio-économiques, qui structurent ainsi plus fortement les débats. Comment, dès lors, expliquer l’attention croissante accordée au registre culturel, tant dans le débat public que dans les discussions académiques ?

L’influence du « plombier polonais »

Revenons au référendum de 2005 en France visant à soutenir ou non un projet de constitution européenne. Le théorème du « plombier polonais », en référence à la directive Bolkestein sur les travailleurs détachés, a été fortement associé à la campagne.

Alors que les tenants du « non » estiment que la directive facilite le dumping social, l’image du « plombier polonais », caricature d’une force de travail venant concurrencer des travailleurs « locaux », va ainsi contribuer à donner force à la grille de lecture culturaliste.

Or la facilité avec laquelle la référence au « plombier polonais » s’est diffusée interpelle quand on sait que l’expression est en fait intervenue tardivement dans le débat français, suite à une conférence de presse du Commissaire Bolkestein à Paris le 6 avril 2005.

L’expression est donc popularisée par le Commissaire européen lui-même, cherchant à contrer les critiques émises à propos de son projet de directive sur la libéralisation des services : elle devient emblématique en même temps qu’elle rabat ces critiques sur des postures présentées comme étant avant tout xénophobes.

Une diversité des registres d’opposition au projet européen

Ce faisant, cette référence masque la diversité des registres des oppositions à l’Europe ; mini-mise, voire nie la dimension transnationale que ces dernières peuvent prendre ; et entretient une confusion sur la ligne de partage entre arguments culturels et identitaires d’une part, et arguments socio-économiques de l’autre.

Cela signale aussi toute la difficulté d’analyser les débats européens à partir des termes employés dans la presse. Pour tenir à distance les risques liés aux biais de classification (considérer a priori qu’un terme renvoie à tel ou tel des deux cadres), une démarche inductive se révèle plus pertinente : c’est celle que nous a permise de mener le logiciel d’analyse lexicale Alceste, conduisant alors à réévaluer l’importance des arguments socio-économiques dans les débats des campagnes référendaires.

Peu d’importance donnée aux syndicats…

Un deuxième élément explique la sous-estimation du registre socio-économique dans ces débats européens. Il tient au fait que les travaux sur la politisation de l’Union européenne, qui débattent de la nature politique de l’entité européenne au regard de l’équilibre entre ses dimensions technocratique, bureaucratique et démocratique, n’accordent qu’une place restreinte aux acteurs syndicaux, pour plusieurs raisons.

D’une part les comparaisons internationales en matière de syndicalisation et d’action collective sont réputées difficiles. De l’autre, il existe aussi le sentiment d’un décalage croissant entre les dirigeants syndicaux et leurs bases. Richard Hyman montre par exemple que si les dirigeants des principaux syndicats ont soutenu le projet européen, leurs membres dans différents pays comme la France ou l’Irlande ont eu tendance à voter autrement, lors des référendums.

S’ajoute enfin l’impression que les syndicats sont aujourd’hui dépassés par des mobilisations collectives qui démontrent leurs difficultés à représenter efficacement le monde du travail – idée que la crise des gilets jaunes en France a récemment ravivée. L’intérêt à aller voir du côté de ces acteurs s’en trouverait dès lors amoindri.

… en dépit d’une présence très active

Or, en France en 2005, comme en Irlande entre 2008 et 2012, les organisations syndicales ont de fait pris une part très active dans les campagnes des différents référendums étudiés. Certaines, à l’instar des leaders syndicaux irlandais du secteur public, engagés dans le « Charter Group » pour défendre l’intérêt de la Charte des droits fondamentaux de l’UE, ont soutenu le « oui ».

D’autres ont été fortement divisées sur les positions à prendre, à l’instar de la CGT en 2005, dont les journaux commentent largement à l’époque les profondes fractures internes. D’autres encore ont été ébranlées par le succès inattendu du « non », comme le fut la CFDT, dont le soutien aux orientations politiques européennes s’est montré depuis moins inconditionnel d’après certains de nos enquêtés.

En ce sens, les syndicats sont des acteurs à part entière des dynamiques de politisation de l’UE, historiques comme contemporaines, et doivent être analysés comme tels. La non-prise en considération de leur action risque en effet de conduire trop rapidement à la conclusion que la question sociale en Europe a été balayée par la question de l’identité.

Quelle action collective possible ?

Ces interrogations formulées pour la période 2005-2012 restent pleinement d’actualité en 2019. Une nouvelle gouvernance économique européenne se met en effet en place après 2011 se manifestant notamment par une surveillance accrue des États membres et de leurs politiques socio-économiques par les instances de l’UE.

Dans quelle mesure cette nouvelle gouvernance reconfigure-t-elle l’espace politique européen ? Le fait-elle sur des bases nationales ou sociales ? Comment les syndicats traditionnels et les nouveaux mouvements sociaux participent-ils à ces dynamiques de politisation ? Quelles en sont les conséquences pour la démocratie en Europe ?

Ces questions se trouvent au cœur d’un projet de recherche intitulé « European Unions » et consacré aux mobilisations collectives, transnationales en particulier, que fait naître la nouvelle gouvernance économique européenne.

Des orientations politiques à défendre et à observer

Dans un contexte de difficultés économiques et d’incertitudes politiques souvent présenté comme étant plus propice au repli national et aux revendications identitaires, nous entendons examiner ces mobilisations à partir des cas de la détermination des salaires et de l’offre de services d’intérêt général en matière de santé, de transport et de réseaux de distribution d’eau.

Alors que s’est ouvert le 21 mai le 14ᵉ Congrès de la Confédération européenne des syndicats (CES) à Vienne, en Autriche, la question des orientations politiques et sociales que les acteurs syndicaux d’Europe entendent collectivement défendre est plus d’actualité que jamais.

22 mai 2019

  1. Maîtresse de conférences en sociologie, Ecole Normale Supérieure Paris-Saclay – Université Paris-Saclay
  2. Post-doctoral researcher, University College Dublin
  3. Professor, Jean Monnet Chair of European Integration and Employment Relations, University College Dublin

https://theconversation.com/

Lire aussi:

Syndicalisme international : Un panorama pour y voir clair (AL)

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26 mai 2019 ~ 0 Commentaire

paimpol (le peuble breton)

hoptiam

Paimpol : 500 personnes pour la maison périnatale

Le samedi 25 mai, le Collectif Sauvons la Maison périnatale de Paimpol organisait une manifestation qui a rassemblé près de 500 personnes dans les rues de la ville et jusqu’à la mairie.

Le collectif protestait contre la décision de la direction de l’hôpital et du maire de Paimpol (en qualité de président du Conseil de surveillance) de fermer l’hébergement de la maison périnatale au 30 juin 2019. L’Hôpital de Paimpol a déjà perdu sa maternité (en 2003), ses services de chirurgie, de pédiatrie… mais le Collectif estime, à juste titre qu’un hôpital de proximité comme celui de Paimpol ne peut pas répondre seulement à une logique comptable.

La maison périnatale avec son hébergement n’est pas un service de confort mais un service de grande qualité qui répond à une vraie nécessité pour les femmes et les bébés du territoire. Elle a été créée il y a plus de quinze ans, en compensation de la fermeture de la maternité…

Dans un communiqué, l’UDB Paimpol-Goëlo, qui appelait à la manifestation, rappelait que ce service de proximité n’était donc ni un cadeau, ni un luxe mais un droit et même un dû corres-impol (le peuppondant aux besoins d’une population éloignée des hôpitaux de Saint-Brieuc, Lannion ou Guingamp.

La manifestation s’est achevée par un dépôt de tétine devant la mairie.

Pierre Morvan 26 mai 2019

http://lepeuplebreton.bzh/

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24 mai 2019 ~ 0 Commentaire

macron (à l’encontre)

isf

Macron, les Gilets jaunes, la gauche

Macron a été élu président en mai 2017, en grande partie à la suite d’un concours de circonstances qui a ouvert la voie à un «petit Bonaparte» qui, d’emblée a joui de forts soutiens dans le patronat et la haute administration et est apparu, selon les mots du politologue Jérôme Sainte-Marie comme l’homme de la «réunification idéologique et sociale de la bourgeoisie française pour donner aux réformes la plus grande force propulsive possible».

Macron, l’homme du «bloc bourgeois»

Macron s’est d’emblée attelé à la tâche. Il a réussi à faire passer une contre-réforme supplé-mentaire (après celle de Hollande) du droit du travail et attaquant certains acquis des travailleurs des chemins de fer et en a annoncé deux: retraites et assurance-chômage. Il a accordé d’importants cadeaux fiscaux aux grandes entreprises et aux plus fortunés.

L’interminable affaire Benalla et la révélation des complaisances dont il a bénéficié de la part du président a, depuis le début mai 2018, ajouté au ressenti de larges cercles de la population vis-à-vis de l’exercice du pouvoir par Macron.

Mais après la victoire de Macron remportée contre les cheminots au 1er semestre 2018, on pouvait penser à la rentrée de septembre 2018 que bien faibles risquaient d’être les résistances. Mais le 17 novembre, après une préparation et des discussions sur les réseaux sociaux, les Gilets jaunes occupèrent les ronds-points routiers sur tout le territoire du pays.

Les Gilets jaunes: un mouvement pour l’égalité

Il s’agit d’une révolte sociale spontanée qui échappe aux cadres des luttes sociales connus par la France depuis des décennies.

Les gilets jaunes sont un regroupement de couches sociales hétéroclites mais qui se sentent toutes victimes de la brutalité néolibérale, du mépris de l’«élite». Le gros du mouvement est formé par des prolétaires en activité (ouvriers et employés) ou retraités, auxquels s’ajoutent des membres de la petite-bourgeoisie (artisans, autoentrepreneurs, infirmières libérales), des paysans et des petits patrons.

Il faut aussi noter l’importance des femmes, nombreuses sur les ronds-points et dans les manifestations. Ce n’est pas un mouvement du cœur des grandes agglomérations ni des quartiers populaires (dont la population est largement d’origine étrangère).

Les revendications mises en avant par les Gilets jaunes ont évolué: de la taxe sur les carburants, elles se sont élargies au rétablissement de l’ISF, à la hausse des retraites, à la dénonciation de la TVA sur les produits de première nécessité… à la revalorisation du SMIC. Les préoccupations écologiques ont été souvent intégrées. Les Gilets jaunes par leurs revendications se posent avant tout en mouvement des «petits contre les gros», un mouvement pour l’égalité.

Une partie de la clientèle électorale populaire de la droite (voire du Rassemblement National) s’est retrouvée parmi les Gilets jaunes (ou en soutien à ceux-ci) et a influencé leurs formes d’apparition (drapeaux tricolores, Marseillaise) mais il ne faut pas confondre cette présence avec les menées de l’extrême-droite organisée qui a échoué à hégémoniser le mouvement. Il convient de ne pas oublier un point essentiel constaté dans tous les mouvements de quelque importance, y compris les grèves d’entreprise: lutter change les gens, et cela s’est encore manifesté cette fois-ci.

La revendication du RIC (référendum d’initiative citoyenne) a de plus en plus été portée par le mouvement. Elle traduit la crise du système représentatif tel qu’il fonctionne désormais en France: à la monarchie «républicaine», à un système représentatif dégénéré, le RIC oppose (avec beaucoup d’illusions) une volonté de démocratie directe.

Un mouvement radical et rejeté par l’establishment

Avec les Gilets jaunes, un degré supplémentaire a été franchi dans l’utilisation de la police et de la justice pour tenter de régler les questions politiques et sociales. Le pouvoir a dénoncé la violence des Gilets jaunes.

En fait, ceux-ci se sont d’emblée situés hors du train-train habituel des manifestations  syndi-cales: ils veulent que leurs manifestations aient un impact concret, d’où la présence sur les ronds-points, aux péages d’autoroutes et les manifestations du samedi sur des parcours non négociés avec la police et dans les quartiers où sont les sièges des pouvoirs politiques et économiques. Le refus du pouvoir de l’accepter et le mépris vis-à-vis de leurs revendications ne pouvaient qu’exaspérer les manifestants.

Par ailleurs, trois phénomènes importants doivent être notés:

  • La large popularité du mouvement qui va bien au-delà des participants directs au mouvement et est particulièrement forte chez les ouvriers et employés.
  • Le mépris exprimé par les couches supérieures et une partie des intellectuels, y compris «de gauche» manifestant une forme de ce que Bourdieu caractérisait comme un «racisme de l’intelligence… qui fait que les dominants se sentent justifiés d’exister comme dominants».
  • Le rejet du mouvement par une partie du syndicalisme, des écologistes et de la gauche ainsi qu’une difficulté plus ou moins grande à définir une position pour les secteurs plus ouverts au mouvement.

L’attitude du pouvoir

Face aux Gilets jaunes, le pouvoir a en effet dans un premier temps joué le mépris et l’igno-rance. Mais ensuite, le mouvement s’amplifiant, outre une escalade de la répression, le gouver-nement, le 4 décembre, décide de lâcher sur les carburants. Mais le mouvement est fort et continue de manifester.

Refusant une hausse du SMIC et le rétablissement de l’ISF, Macron annonce le 10 décembre 2018 une hausse d’une prime sociale (la prime d’activité), en même temps que d’autres mesures favorables au pouvoir d’achat. Ces concessions visent en fait à sauver l’essentiel: les réformes néolibérales déjà intervenues, ou à venir.

C’est ensuite jusqu’en avril l’épisode du «Grand débat» où le pouvoir fait mine d’être à l’écoute de la société. Mais sans dévier de sa route: quand les Gilets jaunes disent «rétablissement de l’ISF, baisse de la TVA», Macron entend «baisse de la pression fiscale et de l’impôt sur le revenu».

Quelles suites?

Si les manifestations continuent, le mouvement est en recul:

  • du fait de la répression;
  • de la fatigue des participants;
  • de l’incapacité et du manque de volonté du mouvement syndical à se lier aux Gilets jaunes.

… mais nul ne peut dire qu’il est terminé: des rebondissements sont possibles.

La crise de l’Etat est patente, une crise organique de l’«Etat intégral» au sens de Gramsci:

  • Macron est haï et dévalorisé;
  • les partis et syndicats sont remis en cause;
  • une partie de ceux qui s’éliminaient du jeu politique et social ont repris la parole;
  • le pouvoir repose essentiellement sur les ressources offertes par les institutions de la 5è République et la police, avec une base sociale plus restreinte que celle de De Gaulle en 1968 (un des signes en est qu’il n’a pas réussi à organiser la moindre manifestation significative de soutien).

Le syndicalisme, la gauche y compris radicale a besoin de faire son propre examen.

Les Gilets jaunes se sont inscrits hors de ce que Bourdieu appelait «la définition dominante de la lutte convenable», cela leur a permis d’imposer au rouleau compresseur néolibéral ses premiers reculs depuis 1995 (ou 2006 avec le CPE).

Que faire de cette radicalité quand il s’agit de mobiliser de larges masses et non une minorité? Certains se sont vus bousculer dans leurs habitudes. D’autres ont vu avant tout dans le mouve-ment un appui à leur tactique électorale. D’autres, encore, y ont vu une forme de mobilisation faisant quasiment diversion à la nécessité des grèves.

Comment enfin faire vivre le mot d’ordre «Fin du monde, fin du mois, même combat»?

Alencontre le 23 – mai – 2019 Henri Wilno

Henri Wilno est économiste, militant du NPA

http://alencontre.org/

«Le macronisme face aux Gilets jaunes»

Exposé-débat avec Henri Wilno

Mardi 4 juin 2019, 19h30
Fleurettes 2, 1007 Lausanne

 

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23 mai 2019 ~ 0 Commentaire

urgences (lutte ouvrière)

hoptiam

Urgences à Nantes, Saint-Nazaire et Rennes : les personnels continuent la grève

En grève à Nantes depuis le 30 avril et à Saint-Nazaire depuis le 10 mai, les personnels des Urgences poursuivent le mouvement qui devient national.

Ils sont nombreux à être réquisitionnés et ceux qui travaillent se retrouvent en situation très tendue. Ils réclament entre autres « des effectifs soignants à la hauteur des besoins pour pouvoir accueillir dignement les usagers, des lits d’hospitalisation en nombre suffisant pour poursuivre les soins dans un service adapté (…), une reconnaissance financière » et s’inquiètent aussi des 350 fermetures de lits annoncées pour le nouvel hôpital qui doit remplacer le CHU Hôtel-Dieu de Nantes.

Ils sont conscients que les Urgences ne sont que la partie immergée de l’iceberg et constituent le symptôme d’une structure qui va mal.

Après une rencontre avec la direction qui ne satisfait pas les demandes de postes et malgré les pressions que celle-ci tente d’exercer, le ton monte. Suite à une nouvelle assemblée générale mardi 21 mai, qui a réuni encore plus de monde, de nouvelles actions sont prévues et une manifestation nationale s’organise.

Correspondant LO 22 Mai 2019
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22 mai 2019 ~ 0 Commentaire

afl-cio (médiapart)

L’AFL-CIO lance un appel pour « saisir les moyens de production »!

Que se passe t-il du côté de la puissance confédération syndicale AFL-CIO ? Cette ancienne porteuse de valise de la CIA (pour financer les syndicats anticommunistes) vient de provoquer la colère de la droite et des conservateurs étasuniens après avoir posté une vidéo appelant  » à saisir les moyens de production »…

Fox News et de très nombreux médias conservateurs dénoncent « l’appel marxiste pour saisir les moyens de production » lancé par l’AFL-CIO (American Federation of Labour – Congress of Industrial Organisations) dans une vidéo postée sur Tweeter.

Dans cette vidéo intitulée « Nous avons tou.te.s besoin de saisir les moyens de production », l’ALF-CIO brise de nombreux tabous aux Etats-Unis.

La vidéo présente Dan Whelan, un « couvreur marxiste » qui affirme que la société est divisée entre ceux qui détiennent le capital (capitalistes) et ceux qui vendent leurs forces de travail.

La vidéo tweetée par l’AFL-CIO va encore plus loin, car elle brise un autre tabou en rejetant le concept de «classe moyenne», considéré comme une «fiction» visant à dissimuler le fait que c’est la «classe ouvrière» qui existe. Dan Whelan expliquant clairement que «la plupart des gens, comme 90% d’entre nous, appartenons à la classe ouvrière et nous ne possédons pas les moyens de production. Bon sang! »

Il se passe quelque chose aux Etats-Unis, l’ancienne porteuse de valises de la CIA s’émancipe du dogme capitaliste.

22 mai 2019 JM B / 21 mai 2019 Nicolas Maury
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21 mai 2019 ~ 0 Commentaire

saint jouan (radio-bleue france-info)

Manara-marre

Saint-Malo: deux salariés de Cora licenciés pour avoir refusé de travailler le dimanche

Deux salariés de l’hypermarché Cora de Saint-Jouan-des-Guérets, à côté de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) viennent d’être licenciés pour faute grave. Ils ont refusé de travailler le dimanche.

C’est une décision qui risque de conforter les opposants au travail dominical dans leur opinion. Deux salariés de l’hypermarché Cora de Saint-Jouan-des-Guérets dans l’agglomération de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) viennent d’être licenciés pour faute grave. Ils ont refusé de venir travailler le dimanche, confirmant une information révélée par nos confrères d’Europe 1.

Chrystele Lorant est employée chez Cora depuis 18 ans. Elle travaille comme caissière. Elle se dit « dégoûtée » par la décision prise par son employeur. « La direction a imposé quatre dimanches par an. Dans mon contrat rien ne le dit alors j’ai refusé. Pour moi le dimanche c’est la famille et les loisirs. A mon retour de congés, j’ai reçu une lettre m’indiquant mon entretien préalable de licenciement, » confie Chrystele.

Aucune indemnité de licenciement

L’hypermarché Cora de Saint-Jouan-des-Guérets a décidé d’ouvrir ses portes le dimanche depuis le mois de mars 2018. Aucun avenant n’aurait été ajouté aux contrats des 200 salariés de l’entreprise. Un autre collègue de Chrystele a lui aussi été licencié. Il travaillait depuis huit ans au rayon crèmerie.

« On lui demandait depuis plusieurs mois de venir travailler le dimanche mais il refusait. La direction lui a fait la misère pour ses vacances et ses jours de repos, » explique un syndicaliste de l’hypermarché. L’homme dénonce aussi le manque de bienveillance dans l’entreprise et la pression qui pèse sur les salariés.

Licenciés pour faute grave, les deux salariés n’ont eu le droit à aucune indemnité. Ils vont porter l’affaire devant le conseil des prud’hommes de Saint-Malo. La direction de Cora n’a pour le moment pas donné suite à nos sollicitations.

Mardi 21 mai 2019

https://www.francebleu.fr/

Lire aussi:

Une salariée de Cora licenciée pour « faute grave » après avoir refusé de travailler le dimanche (France Info)

Commentaire:

Travail du dimanche, sur une base volontaire, bien entendu!

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21 mai 2019 ~ 0 Commentaire

cfdt (alternative libertaire)

mai 1968

Mai 1979 : la CFDT lâche la lutte des classes

Le 38e congrès confédéral de la CFDT se tient du 8 au 12 mai 1979 à Brest.

Entre politique du «  recentrage  » et exclusions, il marque un tournant dans l’histoire de la centrale. La CFDT va dès lors résolument tourner le dos à l’orientation socialiste autogestion-naire qui avait fait son originalité et son attrait dans l’après 68. Au mépris de ses équipes syndicales les plus combatives.

Il faut toujours rappeler que la CFDT des années 1970 est à des années-lumière de l’organisation qu’elle est devenue aujourd’hui.

Dans la foulée de Mai 68, le syndicat est au diapason de la contestation sociale, et, bien plus que la CGT, largement ouverte aux luttes contre toutes les dominations. Le tout étant articulé à un projet de transformation sociale clairement affirmé  : oui, il fut un temps où la CFDT voulait le socialisme et l’autogestion  [1].

Pendant dix ans, cet idéal va non seulement servir de boussole à la stratégie confédérale, mais aussi s’incarner dans des pratiques et luttes syndicales bien réelles  : celle des LIP en 1973 en est sans doute l’exemple le plus emblématique  [2]. Bien sûr un tel esprit contestataire ne tombe pas du ciel : après Mai 68, la centrale cédétiste ouvre largement ses portes, accueillant notamment nombre de «  militant.es de Mai  », entre autres celles et ceux d’extrême gauche.

Le choix du socialisme autogestionnaire permet aussi à la CFDT d’offrir une alternative au couple PC-CGT, en prenant appui sur les acquis de mai 68, au premier rang duquel celui du recours à l’assemblée générale souveraine.

Dans un contexte qui plus est de montée de la contestation sociale (plus de 16 millions de jours de grève entre 1969 et 1973, ce qui représente une augmentation de 70 % !) les équipes CFDT entendent bien lier autogestion des luttes et de la société. D’autant qu’elles sont nombreuses à être entrées en syndicalisme en même temps que la CFDT adoptait son orientation socialiste autogestionnaire. Après 68, la centrale augmente ses effectifs de 20 %, soit un gain de plus de 100 000 adhérent.es. Ce sont elles et eux qui vont «  faire  » la CFDT autogestionnaire.

Mais toute organisation génère ses désaccords stratégiques et ses enjeux de pouvoirs. Au milieu des années 1970, la CFDT évolue et la direction confédérale s’inquiète de plus en plus de ce qu’elle appelle «  la montée du basisme et du gauchisme  » au sein de la centrale. D’autant qu’Edmond Maire, le secrétaire général, et ses partisan.es se sont lancé.es dans une stratégie «  d’autonomie engagée  » avec le Parti Socialiste, dans la perspective d’une victoire de l’Union de la gauche aux législatives de mars 1978. Dans une telle optique, continuer de tout parier sur les luttes n’est pas «  responsable  ».

Sortir les « coucous gauchistes »

Le congrès d’Annecy en mai 1976 a par ailleurs porté à son acmé le poids des oppositions à la « ligne » d’Edmond Maire, jugée déjà trop « réformiste ». Ces oppositions sont de deux sortes.

La première est rassemblée autour de Pierre Héritier (secrétaire de l’union régionale CFDT Rhône-Alpes) et d’Émile Le Beller (dirigeant de la CFDT-PTT). Elle est proche du Centre d’études, de recherches et d’éducation socialiste (Ceres), un courant animé par Jean-Pierre Chevènement au sein du Parti Socialiste. On peut considérer que la seconde est globalement animée par la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR) dont 60 à 65 membres sont délégués au congrès d’Annecy de 1976.

Lors de ce congrès, les deux «  oppositions  » réunissent séparément 20 % des mandats. Lorsqu’elles fusionnent leurs voix, elles pèsent près de 45 % des suffrages.

C’en est trop pour la direction confédérale. À la tribune du congrès, Edmond Maire vilipende les « coucous », ces oiseaux qui font leur nid dans celui des autres. Le 2 juillet 1976, devant le nou-veau bureau national, il estime désormais qu’« il est impossible de continuer à travailler trois ans encore sur ces bases floues. [...] Il faut changer de cap et de méthode, sinon, au congrès de 1979, le cartel des refus constituera une majorité négative et nous serons dans l’impasse. Il y va de l’avenir de la CFDT ».

En décembre 1976, premier avertissement, l’union départementale (UD) de la Gironde est suspendue.

À l’UD de la Gironde, il est reproché un soutien trop actif aux comités de soldats (pour beaucoup portés par l’extrême gauche, la LCR notamment, mais aussi l’Alliance Marxiste Révolutionnaire, l’AMR, d’inspiration pabliste, et des communistes libertaires), et ce malgré les mises en garde confédérales [3].

Après le temps des suspensions, vient celui des exclusions. Le 27 septembre 1977, les 20 membres de la commission exécutive (CE) de la section CFDT du centre de tri de Lyon-Gare sont exclus par le bureau départemental du syndicat CFDT-PTT du Rhône, suite à une interpellation du bureau national.

Pour le bureau départemental, la CE de Lyon-Gare représente une « tendance » de fait en prenant des initiatives propres qui ne respectent pas le « fédéralisme » de la CFDT. Ce qui lui est reproché est d’avoir agi au nom de la section « en dehors de toute décision des structures responsables de la CFDT » que ce soit dans le cadre de la lutte antimilitariste, de la « coordi-nation des luttes » autour des LIP ou de la participation à la manifestation anti-nucléaire de Creys-Malville. En réalité, c’est bien leur combativité et leur autonomie qui est reprochée aux militant.es de Lyon-Gare  [4].

D’autres structures CFDT vont faire les frais de cette vague d’exclusions à la veille du congrès de 1979. En janvier 1978, c’est la section BNP du syndicat parisien des banques, forte de plus de 1 000 adhérent.es, qui est suspendue. En mars 1979 c’est au tour du conseil syndical de la section CFDT d’Usinor-Dunkerque, qui regroupe 800 adhérent.es.

C’est donc bien dans l’intervalle 1976-1979 que tout s’accélère. C’est aussi dans ces années-là que la Confédération adapte son analyse au contexte politique et économique. La rupture de l’Union de la Gauche en septembre 1977 fait entrevoir une possible défaite, ruinant l’édifice stratégique de «  l’autonomie engagée  ».

L’adieu à la grève

Dans le même temps, pour partie liée au Choc pétrolier de 1973 et à l’intransigeance des capitalistes dans la défense de leurs intérêts, la crise économique s’aggrave. Face à cela, la première attitude de la CFDT est le refus des sacrifices pour les travailleurs et les travailleuses.

Mais la crise est synonyme de désindustrialisation et de licenciements de plus en plus massifs. La combativité est à la décrue, l’année 1978 ne comptabilise que 2,2 millions de journées de grève. La désyndicalisation touche toutes les organisations. Le chômage progresse de 11 % en août 1978 pour atteindre presque 2 millions de privé.es d’emploi.

La direction confédérale va «  glisser  » sur une analyse de plus en plus « réaliste ». Jacques Moreau, issu du syndicat des Cadres CFDT et proche d’Edmond Maire, présente un rapport au Conseil national confédéral de janvier 1978 qui témoigne de cette évolution : s’il faut des résultats concrets pour redonner confiance dans le syndicalisme, et comme la grève « ça ne marche plus », il faut mettre la négociation au cœur de la stratégie de la CFDT  [5].

S’il est d’abord rejeté, le rapport Moreau va continuer d’inspirer le clan confédéral. Au printemps 1978, après la défaite électorale de la gauche aux législatives de mars, Edmond Maire se rend ainsi à Matignon pour converser avec le premier ministre Raymond Barre, pourtant l’artisan des plans d’austérité gouvernementaux. C’est en «  partenaire social  » que se pose désormais la CFDT. Et le rapport Moreau, présenté comme un nécessaire « recentrage » sur le syndicalisme « pur » contre le syndicalisme « politique » des années antérieures, servira de base des discussions du congrès confédéral de mai 1979.

Autre conséquence du «  recentrage  », l’unité d’action avec la CGT bat de l’aile. Quoi qu’on puisse penser des intérêts particuliers des deux directions confédérales à l’unité, il est clair que cette unité avait été dans les années précédentes l’un des facteurs de la montée des luttes  [6]. Un tel aggiornamento stratégique va donner le tournis aux nombreuses équipes CFDT qui se sont éduquées syndicalement dans l’après 68, solidement arrimées à l’espoir socialiste autogestionnaire.

Naissance d’une gauche syndicale

Certaines d’ailleurs ne perçoivent pas immédiatement le danger du « recentrage », se disent qu’après tout c’est une manière de sortir de l’orbite du Parti Socialiste et que ce n’est pas si mal.

Mais bien sûr ce n’est pas l’avis des exclu.es de Lyon-Gare, de la BNP Paris, d’Usinor Dunkerque qui cherchent d’abord tout à la fois à obtenir leur réintégration dans la CFDT et en dévoiler les ressorts. Car ils et elles perçoivent bien que, dans le «  cours nouveau  » que veut impulser la direction confédérale, c’est leur syndicalisme de lutte et de classe qui dérange.

Ils et elles sont d’ailleurs présent.es à la porte du congrès de Brest, diffusant des brochures documentant leurs exclusions. À la tribune du congrès, des délégué.es demandent à ce que les exclu.es puissent s’exprimer et défendre leur point de vue au nom de la démocratie syndicale, sans succès. Une motion en ce sens est signée par 150 syndicats… soit 10 % de ceux représentés au congrès de Brest.

Pour certain.es, le congrès de 1979 sera ainsi significatif « de ce que les syndicalistes révolu-tionnaires peuvent attendre aujourd’hui de leur action au sein de la CFDT  : une pratique diffé-rente avec les travailleurs au sein des sections, dans quelques cas particuliers au niveau d’un syndicat ; mais, à la clé, des mésaventures avec la bureaucratie… » [7]

Dans la CFDT, 1979 marque en tout cas très clairement le basculement des oppositions aux dissidences. Pour continuer à faire vivre un syndicalisme de lutte de classe, socialiste et auto-gestionnaire, il va désormais falloir s’organiser. À l’intérieur de la centrale, ou à l’extérieur. C’est le choix que vont faire les exclu.es en créant les premiers « syndicats alternatifs »  : Syndicat autogestionnaire des travailleurs (SAT) à Lyon-Gare, Syndicat démocratique des Banques (SDB) à Paris  [8], Syndicat de lutte des travailleurs (SLT) d’Usinor-Dunkerque.

Malgré ça, les opposant.es se feront encore entendre dans la CFDT pendant plus de dix années. Ils et elles mettront leur outil syndical au service des grèves et de l’autogestion des luttes  [9]. Et ce sera le ferment de la création des syndicats SUD dans les années 1990.

Théo Roumier 20 mai 2019

http://alternativelibertaire.org/

Commentaire:

Pour nous la période qui a suivi Mai 68 était encore « du Mai 68″. Mais la vague va progressivement se calmer et même refluer. Le recentrage de la CFDT, 1979, comme la rupture de l’Union de la gauche, 1978, sont des symptômes du changement de période qui verra Reagan, Thatcher et Mitterrand restaurer les profits perdus.

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21 mai 2019 ~ 0 Commentaire

ubo (change)

ubo

Non au sabordage de l’UBO, l’Université de Bretagne Occidentale

Le Comite de mobilisation de l’UBO a lancé cette pétition adressée au Président de l’Université de Bretagne Occidentale

Sans concertation et au mépris des étudiants, des personnels, des départements, le Président et ceux qui l’ont soutenu ont décidé unilatéralement de supprimer 1/12 des heures de cours dans  toutes les licences et les masters de l’UBO dés la rentrée prochaine.  Sur les trois prochaines  années,  il souhaite supprimer au total 1/6 du volume horaire dispensé à  l’UBO  en fermant des options, des parcours, des formations à partir de 2020.

Non au coup de rabot généralisé sur nos formations, et à la suppression d’une semaine d’enseignement sur 12.

Non à cette attaque en règle contre l’université et à la politique d’austérité imposée à l’UBO au travers également des gels et suppressions de postes, et à la précarisation des personnels.

Cette décision aura des conséquences dramatiques :

  • Pour les 22 000 étudiants qui à terme perdront non seulement des heures d’enseigne ment, mais très vite des parcours de formation et des options et qui verront leur diplôme dévalorisé ;
  • Pour la recherche et les laboratoires, avec la baisse du nombre de doctorants, de futurs chercheurs et de chercheurs ;
  • Pour les personnels universitaires (toutes catégories confondues), avec un blocage des recrutements et une diminution des postes entrainant une charge de travail supplémentaire ;
  • Pour le territoire et son attractivité et dynamisme.

Nous exigeons le retrait du plan d’austérité du président, et demandons des moyens décents pour un enseignement supérieur public de qualité.

https://www.change.org/

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19 mai 2019 ~ 0 Commentaire

unef (le-monde l’étudiant)

jeunes

Scission à l’UNEF

L’aile gauche quitte le syndicat étudiant

Vendredi, 86 représentants issus principalement de la TUAS, proche des communistes, ont annoncé leur départ de l’organisation.

Nouveau coup dur pour l’UNEF. Le syndicat étudiant proche de la gauche voit une partie de ses membres claquer la porte. Dans une lettre datée du vendredi 17 mai, 86 représentants du syndicat, issus principalement de la TUAS (Tendance Unité et Action Syndicale), identifiée comme l’aile gauche du syndicat, proche des communistes, annoncent leur décision de quitter l’organisation pour fonder un autre syndicat.

Une « nouvelle organisation nationale », écrivent-ils dans ce courrier, « qui soit un véritable outil de solidarité et de lutte pour les étudiant-e-s, permettant de réellement construire un rapport de force national pour gagner des droits ».

Le départ est de taille : dans une UNEF divisée en tendances, la TUAS représente, d’après les chiffres du dernier congrès d’avril 2017, 21 % des voix des délégués (25 % des votes exprimés par les militants), soit la deuxième force du syndicat. La tendance majoritaire – à la direction du syndicat – réunit 70 % des voix  et deux autres groupes portant des lignes proches du NPA et des réformistes pèsent respectivement 2 % et 7 % des voix.

« Choix historique »

Difficile de ne pas voir dans cette initiative le signe d’un clivage ancien, remarque Robi Morder, président du Groupe d’études et de recherche sur les mouvements étudiants. « Il faut attendre de voir l’ampleur de la rupture, s’il s’agit bien de l’ensemble de la tendance, ou une partie seule-ment, qui quitte le syndicat, prévient-il. Mais ce serait un coup porté à la réunification historique du syndicat, intervenue en 2001. » L’UNEF-SE, proche des communistes, s’était alors alliée à l’UNEF-ID pour fusionner dans cette nouvelle UNEF.

Selon les auteurs de la scission, l’UNEF est « sclérosée et divisée par son système en tendan-ces », dans un « état de paralysie et de verrouillage bureaucratique ». « Nous faisons aujour-d’hui ce choix historique, assumant de porter un coup très dur à l’organisation centenaire des étudiant-e-s », défendent-ils, estimant que celle-ci s’enfonce « dans ses contradictions » et continue « sa descente aux enfers ».

A six mois de son 86e congrès, le contexte est difficile pour l’organisation, qui a perdu sa première place sur la scène du syndicalisme étudiant, il y a deux ans, au profit de la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE).

Outre les affaires de harcèlement au sein du syndicat, révélées en 2017, son soutien au blocage de la pièce de théâtre d’Eschyle, Les Suppliantes, qui devait être jouée le 25 mars à la Sorbon-ne, et dont elle dénonçait une mise en scène raciste, a fait polémique. La communauté universi-taire et artistique a dénoncé un non-sens et une atteinte à la liberté d’expression. Sans compter l’échec des mobilisations contre Parcoursup puis contre l’augmentation des droits d’inscription pour les étudiants étrangers.

Affaire sensible

« Nous sommes dans un contexte inédit d’affaiblissement de l’UNEF, tranche Thibaud Moreau, responsable national de la TUAS, et premier signataire du courrier. On ne peut plus attendre une hypothétique réforme, il y a urgence à reconstruire des sections syndicales fortes. » L’étudiant espère convaincre d’autres militants de suivre le mouvement, tout en soulignant que, déjà, plusieurs membres de la majorité nationale sont signataires du courrier de départ, dont certains venant de Sciences po.

Du côté de la direction nationale, on tempère cette vague de départ. « Ce n’est jamais positif de voir des gens partir, reconnaît la présidente du syndicat, Mélanie Luce. Il est dommage que certains préfèrent la division, alors que nous avons besoin d’unité face à la politique d’Emmanuel Macron, qui attaque les droits des étudiants. »

Mais dans le complexe jeu des rapports de forces au sein du syndicat, ce départ est « à relativiser », note l’étudiante de 22 ans. Ce n’est pas toute la TUAS qui s’en va, affirme-t-elle. Plusieurs sections locales, à Nice, Angers ou encore Amiens, qui en faisaient partie il y a deux ans, ont déjà quitté la tendance.

Sur le fond, la présidente ne manque pas de faire le lien avec un désaccord sur une affaire sensible : celle des Tweet de certains membres de l’UNEF sur l’incendie de Notre-Dame, qui pourfendaient l’émotion, évoquant un « délire de petits Blancs ». Les auteurs de ces messages sont tous signataires de la lettre du 17 mai. Le syndicat s’était désolidarisé de ces réactions.

Camille Stromboni 19 mai 2019https://www.lemonde.fr/
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Quels sont les syndicats étudiants ? (L’étudiant)

Seulement 1 % d’étudiants syndiqués, moins de 8 % de participation aux élections étudiantes… C’est peu dire que les syndicats étudiants sont marginalisés. Pourtant, leur pouvoir et leur influence ne sont pas négligeables, comme en témoignent les mobilisations contre la loi LRU durant 2009.

L’UNEF

L’Union nationale des étudiants de France, vieille de près de 100 ans, est le syndicat historique et majoritaire des étudiants. Au printemps 2006, elle était, avec la FAGE, au cœur de la mobilisation étudiante contre le CPE (contrat première embauche). Sensibilité politique : se dit apolitique, mais beaucoup de militants du Parti socialiste en sont issus.

La FAGE

Fondée en 1989, la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes) ne se revendique pas strictement comme un syndicat, mais elle intervient au nom des associations étudiantes, qu’elle regroupe via une trentaine de fédérations. Pas d’adhérents directs, mais un réseau de près de 2.000 associations.

L’UNI

L’UNI (Union nationale interuniversitaire), née en 1968, représente le syndicalisme étudiant de droite, proche de l’UMP.

Confédération étudiante

La Confédération étudiante, créée en 2003, est un syndicat étudiant « qui agit de façon autonome et refuse la tutelle de tout parti politique ». La Cé a un contrat d’association avec la CFDT ce qui permet aux deux organisations de travailler sur le droit des étudiants salariés, notamment des saisonniers.

Solidaires étudiant-e-s

Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes, est né de la fusion de la Fédération syndicale étudiante (FSE) et Sud étudiant. Il se revendique du syndicalisme de lutte pour participer à la transformation sociale. Les deux fédérations syndicales constitutives de cette nouvelle fédération ont été très actives durant les différentes luttes liées au processus de Bologne et à ses réformes, comme lors de la mobilisation étudiante de la LRU (2007) ou encore la mastérisation (2009). Solidaires étudiant-e-s revendique encore aujourd’hui son abrogation, ainsi que celle de la loi Fioraso et dénonce de manière générale l’irruption des politiques néolibérales au sein des établissements d’enseignement supérieur. (Résumé)

Mathieu Oui,  Guilhem Bertrand, Jessica Gourdon et Delphine Dauvergne 30.01.2015
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