Archive | Syndicalisme

24 juin 2020 ~ 0 Commentaire

sud hôpital (côté quimper)

penibilite

Quimper : Le syndicat Sud alerte sur l’épuisement des soignants

A l’hôpital de Quimper, Sud Santé sociaux s’attend à une hausse d’activité pendant l’été sans moyens supplémentaires. Le syndicat estime que le personnel est épuisé.

Une semaine après la mobilisation organisée devant le Centre hospitalier de Cornouaille à Quimper (Finistère), le syndicat Sud alerte à nouveau sur les conditions de travail.

Catherine Ferrant plante le décor :

La direction n’a pas attendu pour réorganiser les services. Nous sommes repartis comme avant le Covid : avec toujours aussi peu de moyens. En plus, le personnel est épuisé, les arrêts de travail sont en augmentation. L’été approche. Nous sommes très inquiets.

Le carré japonais pose problème

La période estivale se traduit par une hausse d’activité, notamment aux urgences. En moyenne, 218 personnes sont accueillies chaque jour à cette période-là, contre 140-150 en temps normal. Aucun renfort n’est prévu. Le syndicat est, par ailleurs, très critique sur le « carré japonais » mis en place à l’occasion des travaux de restructuration des urgences.

Ce nouvel espace peut accueillir jusqu’à 12 patients (dans des lits ou brancards) examinés mais en attente d’un lit dans les services du Chic. Jusque-là, ils étaient placés ici et là dans les urgences. Ce carré japonais ne satisfait pas Joseph Boniz, secrétaire du syndicat :

Il n’y a pas de personnel dédié à cet espace. Donc tout le monde s’en occupe et personne ne s’en occupe. 12 lits, c’est un demi service de médecine traditionnelle. Il faut du personnel dédié comme c’était le cas pour le service d’hospitalisation de courte durée qui a été supprimé.

Remplacement au pied levé

Autre grief du syndicat Sud : le nouveau système de remplacement instauré par le direction. Estelle Tanguy résume son fonctionnement : Les absences inopinées d’un jour ne sont plus remplacées. Le personnel se débrouille. Quant aux pools de remplacement, ils sont vides! Alors, on demande aux agents de faire des remplacements au pied levé dans un tout autre service que le leur.

« Personne ne veut venir travailler à l’hôpital »

Les syndicalistes déplorent ces procédures et des difficultés de recrutement de nouveaux aides-soignants ou infirmiers. Ils sont unanimes : « Personne ne veut venir travailler à l’hôpital compte tenu des conditions de travail, de la difficulté à prendre des congés, du travail un week-end sur deux… »

Catherine Ferrant insiste aussi sur « les relations compliquées avec la direction. Elle ose tout. Je suis également écœurée par l’attitude du maire Ludovic Jolivet (NDLR il est aussi président du CA du Chic). On l’a croisé dans les couloirs mais il n’a pas pris la peine de s’adresser au personnel, de nous remercier. »

23 Juin 20

https://actu.fr/bretagne/quimper

Lire aussi :

Quimper : 1 000 personnes manifestent pour davantage de moyens dans la santé

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23 juin 2020 ~ 0 Commentaire

nokia lannion (fr3 lt)

lannion-nokia-

Avec son plan social, « Nokia abandonne la France et va tuer le site de Lannion » selon les syndicats

La firme finlandaise Nokia a annoncé ce lundi un plan de sauvegarde de l’emploi prévoyant la suppression de 1233 emplois dont 402 sur le site de Lannion, pour des raisons financières. Les syndicats s’indignent et estiment que « Nokia abandonne la France et va tuer le site de Lannion ».

L’émotion est forte pour les syndicats de Nokia (Alcatel-Lucent) après l’annonce du plan de sauvegarde de l’emploi prévoyant la suppression de 1233 emplois en France (sur les 3700 salariés de Nokia dans notre pays), dont 83% en Recherche et Développement.

Un plan social de grande ampleur qui pose question quand à l’avenir du site de Lannion : 402 postes devraient être supprimés sur les 800 des Côtes-d’Armor.

Pour Bertrand Trémulot, délégué syndical CFDT de Lannion,   »Nokia abandonne la France et va tuer le site de Lannion. Ils signent notre arrêt de mort. Ces dernières semaines, ils nous ont félicités pour notre travail, pour l’avance que nous avions sur les sorties technologiques. Et là, nous sommes remerciés par ce plan social. C’est une trahison« .

On ne va pas se laisser faire. On ne peut pas accepter ce plan social

Bertrand Trémulot

Joint par téléphone, Thierry Boisnon, Directeur général de Nokia France, justifie ces suppres-sions d’emplois en France par des motifs économiques. Même si la situation financière de la firme finlandaise est plutôt favorable, « le marché, dans son ensemble, est stable. Donc nous avons besoin d’augmenter notre efficacité de manière considérable et d’être beaucoup plus agile dans la manière dont on se déploit. Beaucoup des tâches que nous effectuons aujourd’hui devront être à l’avenir des tâches automatisées » explique Thierry Boisnon.

Des mobilisations début juillet

Aujourd’hui, les syndicats s’interrogent sur le futur voulu par Nokia en France. « Des promesses avaient été faites. Mais là, Nokia s’attaque à notre avenir en supprimant des postes de Recherche et Développement sur la 5G ou la cybersécurité. Tout se volatilise. Des postes d’ingénieurs ont été ouverts ces dernières années. Et là, ils vont être licenciés. Tout est cassé. C’est une stratégie qu’on ne comprend pas. Mais on va se battre » assure Claude Josserand, délégué syndical central de Nokia.

Les organisations syndicales ont déjà prévu de se faire entendre et de protester contre le plan de Nokia sur le site de Nozay dans l’Essonne et à Lannion. « Une manifestation ira de Bercy à l’ambassade de Finlande » détaille Pascal Guihéneuf, délégué syndical central CFDT. A Lannion, « on a déjà réussi à réunir 20 000 personnes. On saura mobiliser les salariés d’Orange, toute la population et élus. On se fera entendre de Bretagne » indique Bertrand Trémulot. Ces deux mobilisations devraient avoir lieu dans la première quinzaine de juillet selon les syndicats.

Bercy réagit

L’annonce du nouveau plan de suppressions d’emplois en France par Nokia a fait réagir Bercy, qui a indiqué que la firme finlandaise « doit améliorer très significativement ce plan social« .

Un soutien qui n’est pour l’instant vu par les syndicats que comme un acte de communication. « On pense que le gouvernement a des leviers possibles. Mais, on attend des actes au-delà des paroles » lance Pascal Guihéneuf, délégué syndical central CFDT.

Déjà quatre plans sociaux depuis 2016

Ce plan social de 2020 est loin d’être un cas isolé dans l’histoire de Nokia en France. Depuis le rachat d’Alcatel-Lucent par la firme finlandaise en 2016, quatre plans sociaux ont été annoncés. 400 postes avaient été supprimés cette année-là. En 2017, ce sont 597 emplois en France qui étaient touchés par un plan social dont 91 salariés du site de Lannion.

Le dernier en date remonte au début de l’année 2019, avec un plan social portant sur 408 postes dont 54 amputés à Lannion. « Il est toujours en cours. Des salariés vont recevoir leur lettre de licenciement en juillet » souligne Claude Josserand.

Avec les nouvelles suppressions d’emplois en France annoncées ce lundi 22 juin, Nokia prévoit de grandement délocaliser ses activités dans des pays comme l’Inde, la Pologne et le Canada. « La France deviendrait alors une petite succursale de Nokia » déplore Pascal Guihéneuf, « et nous ne voulons pas de ça« .

22/06/2020

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

À Lannion, les salariés de Nokia écœurés (LT)

Le président de Nokia France motive et assume les 402 suppressions d’emplois à Lannion (FR3)

Rassemblement mercredi

L’intersyndicale CFDT – CGT – CFE-CGC appelle les salariés de Nokia Lannion à un nouveau rassemblement mercredi 24 juin à 10 h à l’entrée du site.

 

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22 juin 2020 ~ 0 Commentaire

train (bastamag)

train (bastamag) dans Luttes sociales en Bretagne

« Dans le pire des cas, on ne s’interdira pas de créer une compagnie régionale »

«  »Vous voulez des lignes, vous les financez », c’est désormais le message de la SNCF aux régions », résume Yannick Tizon, secrétaire régional de la CGT cheminots en Bretagne.

La région a signé en début d’année sa nouvelle convention avec la SNCF, en vigueur jusqu’en 2029. Les élus ont refusé l’ouverture du transport ferroviaire régional à la concurrence « parce que nous voulons une offre de qualité pour toute la Bretagne », dit à Basta ! Gérard Lahellec (PCF), le vice-président responsable des transports.

« Nous ne voyons pas comment on pourrait « détacher un lot » du réseau ferroviaire de Bretagne pour le soumettre à la concurrence sans risquer de détériorer la desserte du secteur concerné. »

Le TGV qui relie Paris à Brest et Quimper n’est en revanche pas du ressort de la région.

Or, les lignes TGV seront ouvertes à la concurrence à partir de 2021. « Pour le TGV, le segment qui intéressera la concurrence, c’est Paris-Rennes. Quelle compagnie de train privée irait jusqu’à Brest et Quimper ? », interroge l’élu breton.

« Une chose est claire : rien ne nous fera renoncer à ce que le meilleur du ferroviaire aille jusqu’à Brest et Quimper. Dans le pire des cas, on ne s’interdira pas le droit de créer une compagnie ferroviaire régionale. »

Une compagnie régionale pour maintenir localement le service public du train, à l’image des régies municipales de l’eau ou de l’énergie, ne risque-t-elle pas de favoriser, malgré elle, le démantèlement d’un service public ferroviaire national ?

« Envisager une compagnie régionale, c’est la position d’un élu qui veut un service public de qualité. Mais une régie régionale poserait la question du statut des agents, et aussi d’organisation, sachant qu’on est sur un réseau partagé avec le TGV. Ce serait une petite guerre entre deux entreprises ferroviaires, alerte Yannick Tizon, de la CGT cheminots. À la CGT, nous défendons un système ferroviaire intégré. »

Des compagnies sont aussi en train de se placer pour exploiter des lignes interrégionales entre grandes villes, sous forme de « notification de service ferroviaire librement organisé ». Ce service ferroviaire « libre » sera possible dans quelques mois, à partir de décembre 2020.

Il ne s’agit pas ici d’une délégation de service public, il n’y a pas d’appel d’offre. Les entreprises se placent librement sur des lignes de leur choix, en demandent l’autorisation d’exploitation à l’autorité de régulation des transports, et paieront des redevances à la SNCF réseau – qui gère les voies – quand elles feront rouler leur train. (Extrait)

https://www.bastamag.net/

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21 juin 2020 ~ 0 Commentaire

usa dockers (révolution permanente)

dockers

États-Unis. Les dockers ferment les ports de la côté ouest contre les violences policières

Lors d’un débrayage historique le 19 juin, les membres de l’ILWU, un syndicat des dockers américains, ont organisé une journée d’action qui a bloqué 29 ports de la côte ouest en solidarité avec le mouvement contre les violences policières et le racisme dans tout le pays.

« Les travailleurs ont plus de pouvoir que beaucoup de gens dans ce pays ne le pensent. C’est pourquoi nous allons mettre ce pouvoir en évidence : pour faire entendre la voix des travailleurs, et pour faire entendre la voix des Noirs dans ce pays. Pour demander et rendre justice à George Floyd ».

Ce sont les mots de Keith Shanklin, le premier président noir de la section locale 34 de l’International Longshore and Warehouse Union (ILWU – syndicat de dockers) à Oakland et l’un des organisateurs du plus grand débrayage coordonné depuis plus d’une décennie, qui a eu lieu hier.

À l’occasion du 19 juin – jour de l’Émancipation, symbole de l’émancipation des esclaves-, les membres de l’ILWU ont fermé les 29 ports de la côte ouest, de San Diego à Seattle pendant huit heures. Aucune cargaison n’a pu être chargée, aucun camion n’est parti distribuer des marchandises. Plus de 58 000 travailleurs ont participé à cette opération.

Comme l’indique clairement la déclaration de Shanklin, cet événement historique n’est pas seulement un extraordinaire acte de solidarité avec le soulèvement contre les violences policières qui balaie actuellement les États-Unis, mais il marque aussi une étape décisive dans la participation des travailleurs au mouvement jusqu’à présent. Il s’agit de la plus grande action coordonnée menée par un syndicat pour soutenir directement le mouvement « Black Lives Matter », ce qui donne un nouveau souffle à la lutte contre le racisme institutionnel.

À partir de 8 heures du matin, les dockers ont déposé leurs outils et participé à une journée d’action, en prenant part à des rassemblements et à des marches avec d’autres organisations le long de la côte. Bien que les mobilisations du 19 juin aient pour origine la demande de justice pour George Floyd, comme le soulèvement à travers le pays, elles ont repris des revendications plus générales contre le racisme et la violence d’État.

Comme l’indique le communiqué de presse du syndicat sur l’action :

Cette action lie on ne peut plus clairement la lutte contre les violences policières et le racisme systémique enraciné dans l’histoire des États-Unis et de ses institutions, un racisme qui a été mis à nu pour que le monde entier puisse le constater au beau milieu de cette pandémie et de cette crise économique sans précédent.

À Seattle, les travailleurs se sonts joints à une marche avec les organisations des communautés et le MLK Labor – le syndicat qui a récemment voté pour expulser les policiers – et marcheront vers l’administration des services correctionnels de Seattle (l’organisme en charge du système pénitentiaire) en solidarité avec les « victimes du système de justice pénale pendant leur incarcération », forcées de travailler pour des entreprises millionnaires pour des salaires minuscules et sans équipement de protection adéquat.

À Oakland, les travailleurs ont rejoint une manifestation dans toute la ville lors d’une marche vers l’hôtel de ville. Angela Davis et la cinéaste Boots Riley y ont prononcé des discours. 

Le débrayage a été mené par les sections locales 10, 34, 75 et 91 de l’ILWU, ainsi que par le Comité contre les violences policières, réunissant plusieurs sections syndicales. Ces sections locales, dont beaucoup sont dirigées par des Noirs ou dont les membres sont majoritairement noirs, ont une longue histoire d’engagement combatif dans la lutte contre le racisme et pour le combat des Noirs.

Avant d’organiser l’action du 19 juin, ces branches ont conduit d’autres sections locales de l’ILWU à un débrayage de neuf minutes le 8 juin en l’honneur de George Floyd, arrêtant tout travail pendant le temps où le flic tueur Derek Chauvin a pressé son genou contre le cou de Floyd. 

Mais ce n’est pas la première fois que l’ILWU organise des actions pour protester contre la brutalité policière. En 2010, les dockers d’Oakland ont fermé le port de la ville après qu’un policier des transports en commun ait tiré sur Oscar Grant, 22 ans, sur un quai de métro.

Le syndicat a de nouveau fermé des ports en 2015, le 1er mai, après que la police a tué Walter Scott en Caroline du Sud. Mais le débrayage de ce jour est d’une ampleur que le syndicat ou le mouvement syndical au sens large n’avait pas connue depuis des décennies.

Plus que cela, il s’agit d’un défi direct lancé par les travailleurs de la base aux décisions des grands syndicats – y compris celui de l’AFL-CIO – qui veulent maintenir et protéger les syndicats de flics dans leurs centrales.

Les membres de l’ILWU savent que les policiers respectent les lois racistes de l’État capitaliste et, par conséquent, ne sont pas les amis des travailleurs. Comme l’a déclaré Jack Heyman, ancien docker et membre de l’ILWU, « si vous regardez les règlements des sections locales de l’ILWU, beaucoup d’entre eux interdisent explicitement l’adhésion de la police. C’est parce que la police a toujours été utilisée comme un outil dans la lutte contre les travailleurs ».

Mais les racines de la lutte de l’ILWU contre la police et le racisme vont encore plus loin, jusqu’à la création du syndicat. L’ILWU a été fondé lors d’une grève de 83 jours des dockers de la côte ouest qui luttaient pour de meilleures conditions de travail et pour la possibilité de créer un syndicat.

Au cœur de la grève, lors d’une confrontation entre grévistes et des briseurs de grèves engagés par la compagnie, la police a tiré dans la foule et fait six morts parmi les travailleurs. La grève générale de San Francisco de 1934 a émergé de cette indignation et a joué dans la création de l’ILWU en 1937.

Tandis que de nombreux autres syndicats bannissaient les travailleurs noirs de leurs rangs, plusieurs sections locales de l’ILWU étaient constitués de travailleurs noirs et de travailleurs blancs luttant côte-à-côté pour de meilleures conditions de travail, désagrégeant les divisions raciales qui s’exerçaient pour la constitution des équipes de travail.

L’ILWU a conservé cet héritage militant qui lie les luttes ouvrières à des mouvements sociaux plus vastes à travers le monde. De leur refus de traiter les marchandises issues de l’apartheid sud-africain, au refus du chargement des cargos destinés à l’Ethiopie colonisée par l’Italie mussolinienne, les dockers ont montré l’énorme pouvoir de la classe ouvrière pour stopper les opérations dont les capitalistes ont besoin pour réaliser leurs profits. Plus récemment, l’ILWU est resté dans les mémoires pour avoir organisé des manifestations en Californie contre la guerre en Irak et a refusé de charger un bateau venant d’Israël, en solidarité avec la Palestine.

Le débrayage qui a eu lieu vendredi marque un autre chapitre dans cette histoire, d’autant plus significative qu’il a eu lieu pendant le Juenteenth, le jour où l’esclavage institutionnalisé a pris fin, une mise en effet deux ans après la proclamation d’émancipation. Une date qui symbolise l’ancrage du racisme tant dans le passé que dans le présent des États-Unis ainsi que l’histoire héroïque du combat anti-raciste mené par les Africains-Américains et les révolutionnaires depuis des générations.

Dans le contexte du soulèvement actuel – qui a révélé le cœur pourri et raciste du capitalisme étasunien – ce débrayage a le potentiel pour marquer le début d’une phrase cruciale dans ce moment historique, une phase qui verrait se rejoindre et se lier, dans la rue, le combat contre les violences policières, contre le racisme systémique et le pouvoir stratégique du mouvement ouvrier.

Cette simple journée d’action va coûter des milliards de dollars aux compagnies américaines et à l’Etat qui défend leurs profits. Imaginez ce qu’il arriverait si les dockers, les travailleurs des transports, et d’autres secteurs-clés cessaient le travail, d’une côté à l’autre, et rejoignaient les centaines de milliers de jeunes qui protestent dans les rues. Une telle alliance frapperait ce système d’exploitation qui profite de l’oppression des Noirs dans le monde entier là où cela fait le plus mal.

Pour que ce mouvement continue, de telles actions – la lutte contre la police et l’Etat, contre les bureaucraties syndicales corrompues qui protègent les syndicats de flics – sont absolument vitales. Comme les membres de l’ILWU Trent Wilis et Keith Shanklin l’ont écrit au président de l’ILWU : « Il est urgent que les syndicats répondent à la recrudescence du racisme. En fait, c’est une question de vie ou de mort. »

dimanche 21 juin

https://www.revolutionpermanente.fr/

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18 juin 2020 ~ 0 Commentaire

préfet (côté brest)

Manifestations pour la santé à Brest : les organisations syndicales choquées de la réaction du préfet

Les organisations syndicales n’ont pas apprécié la réaction du préfet suite à la manifestation pour la santé, mardi 16 juin à Brest. Et lui répondent dans un communiqué commun.Dans un communiqué commun, «les organisations syndicales CGT, CFDT, SUD du CHRU Brest-Carhaix, organisateurs de la manifestation du 16 juin 2020, s’étonnent et sont choquées par la réaction du préfet du Finistère».

Ce dernier avait indiqué que « les engagements n’ont pas été tenus », car le nombre de manifestants avait été estimé à 500 avant la manifestation, et qu’ils étaient 9 000 selon la préfecture.

«Pour l’organisation de cette manifestation, nous avons été régulièrement en contact avec les services de la préfecture. Nous avons fait le choix de respecter la procédure réglementaire et du dialogue avec les services de l’état. Une déclaration de manifestation sur la voie publique a donc été faite le 10 juin auprès du préfet du Finistère. Dans ce cadre, un échange a eu lieu avec les service du pôle sécurité de la préfecture le 15 juin pour préciser les modalités du rassemblement», répondent les organisation syndicales.

Rappelant leurs engagements (respect du port du masque, encadrement par une vingtaine de militants syndicaux…).  «Le préfet a autorisé la manifestation dans ce cadre.»

Et de souligner : Tous ces engagements ont été strictement respectés le jour de la manifestation par les organisateurs. Le respect ou non des règles sanitaires rappelées et encouragées par les organisateurs pendant la manifestation relève de la responsabilité individuelle des manifestants.

«Il n’est pas en position de donner des leçons»

Les organisations syndicales assurent qu’«il était impossible pour les organisateurs de prévoir le nombre de participants puisque l’appel concernait 6 500 agents du CHRU Brest-Carhaix et l’ensemble de la population. Le chiffre de 500 manifestants évoqués dans la déclaration à la préfecture correspond au nombre moyen, voir maximum, de manifestants que nous constatons habituellement dans les mobilisation pour la défense de l’hôpital public à Brest.

Il semble que Monsieur le préfet du Finistère soit le seul à regretter cette formidable prise de conscience concernant l’importance du système de soins français, en témoigne le nombre de participants à la manifestation brestoise et partout en France.

Pour autant, nous n’avons pas la même appréciation que le préfet du Finistère concernant le déroulé de la manifestation. Nous avons constaté que le port du masque était généralisé et les solutions hydroalcooliques ont été largement utilisées. Elle s’est déroulée dans un état d’esprit irréprochable et sans aucun débordement, aucune violence, ce qui n’a pas été le cas partout en France.»

Les organisations syndicales pointent ensuite du doigt les responsabilités de l’Etat dans la gestion de la crise sanitaire :   En tant que représentant de l’état, il partage la responsabilité du manque dramatique de matériels de protection pour les soignants, du manque de lits ou du manque d’effectifs dans les établissements de santé que nos organisations syndicales ont dénoncé pendant la crise sanitaire et dénonce depuis des années. Nous estimons qu’il n’est pas en position de donner des leçons sur « l’esprit de responsabilité ».

17 Juin 20

https://actu.fr/bretagne/

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18 juin 2020 ~ 0 Commentaire

marine (lutte ouvrière)

president_macron

Marine marchande : exploités sans trêve ni repos

Suite aux mesures prises pour lutter contre la pandémie, il y aurait, selon l’assureur britannique Lloyds, 300 000 marins du commerce en attente de relève de par le monde,

La fermeture des ports et l’interruption des voyages aériens ont d’abord fait que des centaines de milliers de travailleurs ont dû attendre, à bord et au mouillage, que les armateurs daignent organiser leur rapatriement. En effet, soit leur embarquement était arrivé à son terme et ils devaient être relevés, soit l’immobilisation du navire rendait leur présence inutile.

D’autre part, des centaines de milliers de marins ont continué de travailler sans être relevés. Les équipages sont internationaux, les trois quarts des marins viennent de divers pays d’Asie, bon nombre d’officiers sont d’Europe de l’Est. Ils embarquent quelque part le long du parcours de leur navire. Avec l’épidémie, les relèves n’ont pu arriver, faute de transport aérien. Le même équipage est donc resté.

Aujourd’hui, avec le recul de l’épidémie et la volonté du patronat de faire repartir l’économie, le trafic maritime reprend, mais pas encore le trafic aérien et il n’y a toujours pas de relève. Il y a donc sur les mers des équipages ayant travaillé depuis des mois, parfois plus d’un an, par roulement sept jours sur sept, et dont on imagine l’état d’épuisement nerveux. Et cela sur les bâtiments les plus modernes, les plus gros et aussi les plus fragiles, pétroliers, méthaniers, chimiquiers, etc.

Les États ont certes signé un accord stipulant l’obligation de rapatrier les équipages à la fin de leur contrat, mais elle ne s’applique pas, ou pas complètement. La CGT des officiers de la marine marchande souligne par exemple que les compagnies françaises n’ont pas rapatrié leurs marins étrangers, alors que la loi les y oblige.

Mais, après tout, profiter de l’épidémie pour dégrader les conditions de travail et maintenir plus longtemps les ouvriers au poste de travail est une politique générale du patronat. En mer, c’est juste plus glaçant.

Paul GALOIS 17 Juin 2020
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17 juin 2020 ~ 0 Commentaire

sécheresse (la conf’)

secheresse

Sécheresse : répondre à l’urgence et affronter le problème

Ce 17 juin est la journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse. Depuis plusieurs années, paysans et paysannes subissent des sécheresses de plus en plus prononcées qui compliquent les cycles de production et mettent en péril une récolte saine en qualité et suffisante en quantité. Ces sécheresses représentent un véritable défi pour notre souveraineté alimentaire.

L’été 2019 a vu près de 90 départements en alerte pénurie d’eau ou soumis à restrictions de prélèvements.

Cette année, les prévisions ne sont guère meilleures. Des territoires ont subi des graves inondations, tandis que d’autres n’ont pas été touchés par des précipitations suffisantes. Résultat : la plupart des nappes phréatiques ne sont pas rechargées à l’entrée de l’été.

Le 14 mai dernier, le ministère de la transition écologique a annoncé un risque de sécheresse dans une soixantaine de départements. Certains territoires, comme la région Grand-Est ou la Guadeloupe, vivent déjà des tensions fortes sur la ressource en eau.

Cette année, il est bien trop tard pour affronter de manière structurelle la sécheresse qui s’annonce. Il nous apparaît donc essentiel de limiter les effets du manque d’eau et de prendre des mesures immédiates :

·         Nous demandons l’interdiction d’alimenter les méthaniseurs avec des fourrages et pailles pendant au moins toute la période de tension sur les fourrages. Nous savons déjà qu’il manquera de paille et qu’il sera difficile d’affourager les animaux. L’élevage doit primer sur la méthanisation !

·         Nous demandons de pouvoir déroger à l’interdiction de valorisation des jachères. Des mesures concernant les cultures dérobées doivent aussi être prises, comme cela avait été fait à l’été 2019.

Pour les années qui viennent, une approche globale au cycle de l’eau est absolument nécessaire. La gestion à court terme qui consiste à constater quelle quantité d’eau reste disponible et quelles restrictions il faudra mettre en place pour faire face à la pénurie est intenable. Toutes les projections montrent que la ressource disponible se raréfie et la gestion actuelle de l’eau ne fait qu’amplifier les conflits d’usage.

En agriculture, il est indispensable d’anticiper en soutenant des pratiques agronomiques (couverture, haies, arbres, baisse de l’usage des intrants, etc.) qui limitent l’érosion, permettent d’allonger la période de séjour de l’eau dans sa phase terrestre et d’augmenter la réserve utile de nos sols.

La prise en compte de ces éléments est indispensable à la pérennité de la production alimentaire !

http://www.confederationpaysanne.fr/

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16 juin 2020 ~ 0 Commentaire

16 juin

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Hôpital : des milliers de soignants manifestent pour refuser « un retour à l’anormal » (France Bleu)

Manifestations de soignants : le gouvernement n’a « aucune raison d’attendre » et doit annoncer « 200, 300 euros tout de suite » d’augmentation de salaire (France info)

Mobilisation du 16 juin : les soignants de retour dans la rue (Fr3)

Une soignante en colère : « Les quartiers populaires sont à l’hôpital, il y a une jonction a faire » (PR)

22

Lannion. Plus de 500 manifestants pour soutenir hôpitaux et Ehpad (Le Trégor)

Erquy. L’Ehpad de l’Horizon Bleu manifeste sa « colère » (OF)

29

Rassemblements à Quimper : 1 500 manifestants au Chic (LT)

Quimper : 1 000 personnes manifestent pour davantage de moyens dans la santé (CQ)

Le préfet du Finistère dénonce la manifestation plus large que prévue pour la santé à Brest (Côté Brest)

Brest : la foule au rendez-vous de la mobilisation des soignants (CB)

Brest : la Préfecture du Finistère s’en prend aux organisateurs de la manifestation pour l’hôpital (France Bleu)

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16 juin 2020 ~ 0 Commentaire

brest 16 juin

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13 juin 2020 ~ 0 Commentaire

16 juin (solidaires)

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