Archive | Syndicalisme

11 mai 2019 ~ 0 Commentaire

urgences (rp)

« Ils ont fermé 100.000 lits en 20 ans ». La colère des personnels des urgences hospitalières

La colère des personnels des urgences hospitalières, dont le mouvement a démarré le 18 mars, gagne de plus en plus d’hôpitaux : « Ils ont fermé 100.000 lits en 20 ans. Donc les gens restent sur des brancards alors qu’ils payent le prix d’une chambre, ils n’ont pas les soins qu’ils devraient avoir ! »

https://www.revolutionpermanente.fr/

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11 mai 2019 ~ 0 Commentaire

21 mai (ehpad audierne)

Le 21 Mai soirée au Cinéma le Goyen  (Audierne)

avec le personnel en lutte à 20H

audierne

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10 mai 2019 ~ 0 Commentaire

cgt (npa)

super cgt

CGT : un congrès pour rien?

Le congrès confédéral de la CGT s’ouvrira lundi 13 mai dans les plus mauvaises conditions pour l’organisation aux plus de 600 000 adhérentEs.

Si son recul à la deuxième place dans la mesure de la représentativité syndicale est plus symbolique que significatif d’un basculement des rapports de forces, il s’agit malgré tout d’un marqueur d’un déclin lent mais continu de la CGT depuis le milieu des années 1970.

Si les autres confédérations ont fait face aux mêmes difficultés, les spécificités de l’implantation de la CGT dans les secteurs les plus impactés par les réorganisations destructrices d’emplois et de statuts en ont amplifié le phénomène.

Des réorganisations au centre desquelles se trouvent les privatisations d’entreprises dans lesquelles la CGT était solidement implantée et qu’elle a largement accompagnées, soit par suivisme de la politique du PCF soutenant les gouvernements de « gauche », soit par calcul et opportunisme visant à maintenir des prérogatives, des financements, des statuts privilégiés.

Les Gilets jaunes, facteur de déstabilisation

À ces difficultés s’est ajoutée l’incapacité à faire combattre les lois Rebsamen, El Khomri et Macron, qui ont mis en pièces une grande partie du Code du travail, et notamment les institutions représentatives du personnel.

La réduction drastique des moyens institutionnels des syndicats dans les entreprises ne fait que commencer. Le nombre d’éluEs salariéEs « protégéEs » aura chuté de 700 000 à 500 000 d’ici à la fin de l’année. L’activité des syndicats d’entreprise est presque complètement absorbée par les négociations des nouvelles institutions (CSE et CSCE), en même temps que les CHSCT voient leurs capacités d’action dramatiquement réduites.

L’irruption du mouvement des Gilets jaunes constitue un nouvel épisode de déstabilisation.

Une mobilisation en grande partie menée par des couches du salariat éloignées de l’influence syndicale, portant des revendications aux formulations ne correspondant pas aux critères «CGT», avec des formes de lutte incluant des affrontements avec les forces de l’ordre égale-ment hors des rituels « CGT ». Des réalités qui ont rendu difficiles les convergences, même après la rectification de la dénonciation initiale du mouvement, notamment au niveau confédéral, et le faux-pas du communiqué intersyndical (sauf Solidaires) appelant à la négociation et dénonçant « toute forme de violence dans l’expression des revendications »… mais pas les violences du pouvoir.

Débats et pistes de travail

Les débats du congrès confédéral sont loin de traverser l’ensemble des rangs des adhérentEs. Seule une frange du corps militant s’y implique. C’est essentiellement par l’écho médiatique donné aux « affrontements » internes lors du congrès que ceux-ci prennent une dimension publique.

AucunE militantE ne pense que le statu quo est possible.

Au moment du précédent congrès, Martinez déclarait : « Le syndicalisme, par essence, est réformiste ». Plusieurs pistes sont (re)découvertes par la direction confédérale. Tout d’abord revenir au syndicalisme cher à Krasucki « de la feuille de paie et du carreau cassé », mettant en garde contre les confrontations idéologiques en interne et souhaitant rester à l’écart des batailles politiques. La feuille de route reste le « Nouveau statut du travail salarié ».

L’autre idée est celle de la restructuration de la CGT

Un chantier mis en route en 2008, censé aboutir à une réduction du nombre de fédérations, à la mise en sommeil d’Unions locales, au chapeautage des instances géographiques par des comités régionaux sous tutelle de la confédération et au développement de syndicats de zone d’activité dépassant le cadre de l’entreprise.

Autant de projets qui, tout en répondant en partie à de vrais problèmes, n’ont pas réussi à vaincre les résistances d’appareils fédéraux, départementaux ou de grosses entreprises soucieux de conserver prérogatives et moyens.

Difficile de savoir quels vont être les points de débat du congrès.

Des propositions alternatives sont proposées par des syndicats du Nord, Info’com et Goodyear, sur une orientation voisine des structures ayant appelé à la manifestation du 27 avril. Elle se fonde sur un refus des dérives réformistes d’une CGT ayant renoncé à renverser le capitalisme, engluée dans le dialogue social, inféodée à la CES et à la CSI, en opposition à une FSM « lutte de classe ».

Avec une radicalité qui a conduit ces structures à rejoindre le mouvement des Gilets jaunes. Mais ces positionnements seront d’autant moins convaincants en raison du faible écho remporté par la manifestation du 27 avril qui illustre la difficulté à mobiliser même avec une « ligne juste ».

Vers un congrès chaotique ? 

La CGT, comme l’ensemble du mouvement ouvrier, est confrontée aux conséquences de la restructuration des activités économiques, impactant les capacités de résistance des salariéEs, avec un affaiblissement numérique et un brouillage des repères politiques des équipes syndicales.

La logique de la direction confédérale, mais aussi de bien des « oppositions », est de rester sur les acquis du « temps béni » de Krasucki-Séguy pour les unEs, de Viannet-Thibault pour les autres. Pourtant, dans le même temps, les positionnements et l’activité de la CGT ont considé-rablement progressé ces dernières années sur des thématiques comme l’immigration, le féminisme et les mobilisations LGBT.

Le verrouillage des débats, la sélection opaque mais organisée des déléguéEs au congrès et des candidatEs à la direction confédérale, l’inexistence de cadres de débat augurent mal d’une ouverture indispensable des débats.

Tout cela pourrait même mener à un congrès chaotique avec une polarisation des débats sur la composition de la direction confédérale plutôt que sur la stratégie des luttes et les questions revendicatives.

Robert Pelletier Vendredi 10 mai 2019

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Syndicalisme international: Un panorama pour y voir clair (Alternative Libertaire)

CGT: l’opposition à Philippe Martinez présente une alternative (Le Monde)

Fédération Syndicale Mondiale (Wikipedia)

Congrès de la CGT : pourquoi les débats s’annoncent vifs sur les questions internationales (Bastamag)

En congrès, la CGT face à ses difficultés structurelles (TC)

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09 mai 2019 ~ 0 Commentaire

écologie (reporterre)

billets

Grève au ministère de l’Écologie contre les suppressions de postes

Alors que les syndicats de la fonction publique appellent à une journée de mobilisation, ce jeudi 9 mai, des personnels du ministère de l’Écologie se sont mis en grève et ont manifesté pour dénoncer « la contradiction entre l’affichage du gouvernement en matière d’environnement et les réalités palpables sur le terrain », ont dénoncé les syndicats lors d’un point presse, jeudi matin. Ces derniers s’inquiètent d’une baisse drastiques des effectifs, d’une perte de moyens financiers, d’un recul des savoir-faire et d’une multiplication des suicides.

Selon leurs chiffres transmis dans un communiqué, en 10 ans, les fonctionnaires du ministère ont vu leur nombre diminuer de 40 %. « Nous sommes le ministère qui supprime le plus de postes. Nous remportons chaque année la médaille d’or ou d’argent dans le championnat interministériel », s’insurge Laurent Janvier, de Force ouvrière. De 2013 à 2019, plus de 13.000 emplois ont été supprimés, 9.000 dans le ministère et 4.250 au sein des établissements publics.

Les conséquences sont multiples. « Des missions de service public ne peuvent plus être menées à bien, certains contrôles sont externalisés et privatisés, des expérimentations pour rendre le droit de l’environnement plus “souple” se développent », dénoncent les syndicats. Pour ces derniers, « les fonctionnaires du ministère de l’Écologie sont en voie d’extinction ». Ils manifestent donc ce jeudi après-midi, à Paris, avec les autres secteurs de la fonction publique.

9 mai 2019

https://reporterre.net/

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09 mai 2019 ~ 0 Commentaire

9 mai en bretagne

servive public
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Finistère
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Morlaix. 200 personnes pour la défense de la fonction publique (Le Tél)

Côtes d’Armor:

Lannion. 350 personnes contre la «casse du service public» (OF)

Lannion. 350 manifestants pour la fonction publique (Le Trégor)

Saint-Brieuc. Plus de 800 personnes dans les rues pour défendre la fonction publique (OF)

Morbihan:

Lorient. La colère monte parmi des agents de la Ville (OF)

Lorient: 1 200 personnes pour défendre la fonction publique (Le Tél)

Ile et Vilaine:

Assia Chartres-de-Bretagne: ras la blouse ! (Lutte Ouvrière)

Rennes : des milliers de manifestants pour la défense des services publics (FR3)

Loire Atlantique:

Saint-Nazaire: 500 manifestants contre la loi sur la fonction publique (OF)

Nantes. Appel à la grève de la fonction publique (OF)

Lire aussi:

L’ « école de la confiance » de Blanquer veut recruter encore plus d’enseignants précaires et sous-payés (Bastamag)

Grève des fonctionnaires. Les cinq points de friction de la réforme (OF)

Fonction publique : les raisons de la colère (Lutte Ouvrière)

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08 mai 2019 ~ 0 Commentaire

9 mai (france bleu)

index

Réforme de la fonction publique

Les fonctionnaires appelés à faire grève ce jeudi

L’ensemble des syndicats de fonctionnaires (CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FAFP, FO, FSU, Solidaires, et UNSA) appellent à la grève, et à manifester de façon unitaire ce jeudi, une première depuis le 22 mai 2018. 139.00 personnes étaient alors descendues dans la rue, selon le ministère de l’Intérieur.

Ce seront les premières manifestations unitaires depuis le 22 mai 2018 : l’ensemble des organisations syndicales représentatives des fonctionnaires (CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FAFP, FO, FSU, Solidaires et UNSA) appellent à une grande journée de grève et de manifestations ce 9 mai, partout en France. L’objectif, dénoncer la réforme de la fonction publique, actuellement en examen à l’Assemblée.

Les annonces d’Emmanuel Macron jugées peu convaincantes

La réforme de la fonction publique, examinée en ce moment par les députés, prévoit un recours accru aux contractuels, redéfinit le rôle des instances de représentation du personnel et prépare la mobilité des agents dont les postes seraient supprimés d’ici la fin du quinquennat. inadmis-sible pour Bernadette Groison, la secrétaire générale de la FSU, qui affirme que le projet se traduira par « moins de services publics ».

On a un désaccord profond avec l’orientation choisie par le gouvernement sur l’avenir de la fonction publique » — Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU

Même son de cloche chez les autres syndicats. Aucun n’est convaincu par la récente série de mesures annoncées par le président : mettre en place dans chaque canton des maisons « France Services », ou encore interdire les fermetures d’école ou d’hôpital sans accord préalable du maire. « La première réponse qu’il fallait apporter, c’était de dire qu’on arrête de fermer tous les services publics, et non pas faire des effets d’annonce en parlant d’écoles et d’hôpitaux », réagit le secrétaire général de FO-Fonctionnaires, Christian Grolier.

Les organisations syndicales ne sont pas non plus rassurées par la possibilité évoquée par Emmanuel Macron de lever son objectif de supprimer 120 000 fonctionnaires sur le quinquennat, si cet objectif n’était pas tenable. « C’est seulement ‘si ce n’est pas tenable’, on n’est pas sur un rétropédalage », s’agace Gaëlle Martinez d’Union Syndicale Solidaires, qui ajoute qu’il faut prendre cette annonce « avec toutes les réserves possibles ».

Au moins une manifestation par département, « pas d’inquiétude » sur d’éventuelles violences

La dernière fois que les syndicats ont organisé une journée unitaire de mobilisation, c’était le 22 mai 2018. Depuis cette date, plusieurs manifestations ont eu lieu, mais en ordre dispersé. Ce jeudi 9 mai, les syndicats prévoient « au moins une manifestation par département ».

Ils s’attendent à ce que le mouvement soit suivi, malgré les craintes suscitées par les violences pendant les manifestations des gilets jaunes, et plus récemment, de la journée du 1er mai. « Pour l’instant, on n’a pas d’inquiétude particulière », a dit la secrétaire générale de la CFDT fonctions publiques, Mylène Jacquot, qui assure que les organisateurs sont « attentifs à ce que tous les moyens soient mis en oeuvre pour que les militants » soient en sécurité.

Mercredi 8 mai 2019 Julie Szmul

https://www.francebleu.fr/

Fonction publique. Mobilisation le 9 mai à Brest, Quimper et Morlaix

Le 9 mai, une très large intersyndicale appelle à une journée nationale de protestation pour contester la réforme gouvernementale de la fonction publique.

Dans le Finistère, CGT, CFDT, FO, Unsa, FSU, Solidaires

Brest  10 h 30 Place de la Liberté

Quimper 10 h 30 Place de la Résistance

Morlaix 10 h 30 Place des Otages

En Ille-et-Vilaine:

Rennes 11h esplanade Charles de Gaulle
Fougères 17h30 place Aristide Briand
Redon 17h devant la Sous-préfecture
St-Malo 11h devant l’hôpital
Vitré 17h place de la gare

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07 mai 2019 ~ 0 Commentaire

9 mai (npa)

index

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Le 9 mai, touTEs en grève et dans la rue!

Pour les services publics et la justice social

Contre la répression et les manipulations

TouTEs en grève et dans la rue !

Ils ont beau faire, rien n’y fait… Depuis près de six mois, contre la contestation qui s’exprime dans la rue et sur les rond-points, ce pouvoir a tout tenté : salir le mouvement en le traitant de débile, de fasciste ou d’antisémite, l’affaiblir en cédant quelques miettes, l’endormir en lançant durant plusieurs mois un prétendu « Grand débat », et surtout le réprimer, chaque semaine en chargeant violemment les manifestations et en se livrant à des arrestations injustifiées, ainsi qu’en faisant passer une nouvelle loi liberticide contre le droit de manifester.

Un pouvoir autoritaire, violent et menteur

Mercredi 1er mai en a été une nouvelle illustration. Ainsi, après avoir créé un véritable état de siège dans la capitale, après s’être livré à près de 18 000 contrôles préventifs, des charges policières accompagnées de gaz lacrymogène ont été lancées à de multiples reprises contre l’ensemble de la manifestation. Les cortèges syndicaux ont fait les frais de cette violence.

Castaner s’est ensuite livré à des déclarations mensongères afin de présenter quelques dizaines de manifestantEs fuyant les violences policières et cherchant à s’abriter dans l’enceinte de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, comme des « casseurs » se livrant à une « attaque » de l’hôpital au mépris de la santé des patientEs… Une version largement relayée par les grands médias aux ordres, au détriment de toutes les vidéos et de tous les témoignages directs, en particulier ceux des soignantEs de l’hôpital !

C’est eux les casseurs !

Lundi, le pouvoir a réuni à Matignon des représentantEs syndicaux, du patronat ou encore d’associations d’éluEs pour lancer une prétendue « mobilisation générale » pour l’emploi ou l’écologie… La CGT et Solidaires ne sont pas prêtés à cette mascarade qui n’a pour but que d’accompagner l’offensive d’ampleur contre les services publics et les droits du monde du travail.

Car le programme de ces prochaines semaines est clair

Création des maisons de services au public qui vont se multiplier à la place de la défense des véritables services publics ; augmentation de la durée de cotisation pour les retraites ; baisse de l’Impôt sur le revenu pour une partie de la population… financée en contre-partie par le «travailler plus» et/ou la baisse des dépenses publiques ! Bref, Macron et ses amis continuent leur entreprise de casse sociale : ils ne sont toujours pas revenus sur leur projet de supprimer 120 000 emplois dans la fonction publique !

Le 9 mai et après, touTEs ensemble pour les faire reculer !

Après des convergences réussies entre le mouvement social et celui des Gilets jaunes, la journée de grève et de manifestation de l’ensemble de la fonction publique doit permettre de franchir une nouvelle étape. D’abord pour la défense de nos services publics – de l’école aux hôpitaux en passant par la SNCF, La Poste ou les finances publiques – tous en danger mortel : postes supprimés, accumulation des tâches, management destructeur, dématérialisation…

Au-delà de la dénonciation, cela doit être une grande journée de revendication des salariéEs (fonctionnaires ou contractuelEs) et des usagerEs (Gilets jaunes, parents d’élèves, retraitéEs…) pour des services publics répondant aux besoins sociaux.

Réussir ce jeudi 9 mai est la condition nécessaire pour préparer la suite : par la grève qui doit se prolonger, par la mobilisation commune du plus grand nombre, ce printemps doit bien être celui d’une riposte générale contre le mépris et la casse sociale.

Montreuil le lundi 6 mai 2019

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Source

Lire aussi:

9 mai : fonctionnaires et Gilets Jaunes pour construire le rapport de force (RP)

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07 mai 2019 ~ 0 Commentaire

édito (émancipation)

emancipation

Édito Ça suffit !

Le pouvoir a peur. Il s’énerve.

Après la casse de la jeunesse lycéenne, après celle des Gilets jaunes, après les conclusions ineptes de sa campagne électorale intitulée “grand débat”, il lui faut vendre ses conclusions avant les élections européennes.

Et donc, il entend siffler la fin de partie et pour ça faire régner la terreur à tous niveaux, à commencer par ce 1er mai 

Gaz et LBD en nappes, matraquage et tabassages, ainsi que, moins “conventionnel”, jets de pavés, coups de poings, sparadrap noir masquant les numéros d’identification dans le dos des CRS, rendant impossible d’hypothétiques poursuites judiciaires.

Agresser aussi sauvagement la manif du 1er mai permet d’affaiblir à la fois les syndicats, les Gilets jaunes, et les secteurs en lutte, d’empêcher leur convergence, de justifier la répression et de retourner l’opinion.

Jusqu’au mensonge de l’hôpital de la Salpêtrière pour justifier les exactions de cette journée, pour nuire à la jonction Gilets jaunes, personnels hospitaliers, notamment en obligeant les urgentistes en grève à retirer leur banderole à l’extérieur de l’hôpital, et pour occulter l’énorme succès de cette manif résistant aux attaques répétées des forces de répression.

Cette fois, Macron et ses sbires ont raté leur coup.

La manif a eu lieu, massive et a été un moment fort de jonction des secteurs les plus mobilisés avec les Gilets jaunes. Ces derniers ont sauvé la manif par leur nombre et leur détermination, en restant compacts et en résistant aux innombrables charges et gazages, ce qui laisse augurer des reprises des ronds-points dans les meilleures conditions.

Malheureusement, les syndicats eux sont tombés dans le piège tendu, avec leur incapacité collective à défendre la fête du Travail, qui est leur pré-carré, avec leurs cortèges désertés, les manifestant·e·s syndiqué·é·s pour beaucoup, optant de plus en plus pour d’autres horizons que les ballons syndicaux.  Avec le départ de la FSU ou les exfiltrations des responsables de la CGT et de Solidaires, difficiles à comprendre dans ce contexte d’agression de la manifestation syndicale la plus symbolique de l’année.

Les directions syndicales doivent sans délai – et les congrès de la CGT, de la FSU et de FO de cette année peuvent en être l’occasion – tirer les conséquences de leur stratégie de dialogue “social” avec ce pouvoir qui ne lâche rien et qui vient de montrer on ne peut plus clairement qu’il veut en finir avec les syndicats.

Elles doivent contribuer, comme a commencé à l’initier la CGT en ce premier mai (article de Martinez dans La Provence du 29 avril) à l’unité d’action de tous les mouvements d’opposition à la politique ultralibérale du pouvoir, des Gilets jaunes qui ont fait ravaler sa morgue à Macron et des mobilisations sectorielles qui actuellement mènent pied à pied la bataille contre la casse des services publics (l’école, la santé…)

Mais les mouvements de luttes sectorielles, comme toutes les structures présentes le 1er mai, doivent également tirer le bilan de leur difficulté d’apparaître dans une confrontation d’une telle violence.

Elles doivent donc revoir dans l’urgence leur capacité d’auto-organisation pour pouvoir résister ensemble aux attaques du pouvoir (coordinations aux différents niveaux chargées y compris de formations à l’autodéfense des personnes, des cortèges, des locaux…), travailler en conver-gence avec les Gilets jaunes autrement qu’en posant un vague rendez-vous hebdomadaire ; elles peuvent par exemple étendre les convergences Gilets jaunes/éducation et si possible santé, comme dans l’Hérault, l’Yonne, le Var ou en Île-de-France.

Agir ainsi, dès maintenant, pour stopper l’offensive ultralibérale permettra, espérons-le, de continuer à pouvoir agir demain contre la ligne de plus en plus dure du régime Macron, ou de tout autre dont il ne manquera pas de favoriser l’accès au pouvoir.

mardi 7 mai 2019

http://www.emancipation.fr/

Émancipation tendance intersyndicale (Wikipedia)

Militant pour une unification du syndicalisme, Émancipation est une tendance intersyndicale regroupant, quelle que soit leur appartenance syndicale, les personnels de l’Éducation Natio-nale, les étudiantEs, les lycéenNEs qui interviennent sur leur lieu de travail, dans leurs organi-sations syndicales comme dans les mouvements sociaux sur des bases anticapitalistes et qui refusent l’autoritarisme, la bureaucratie et le corporatisme. Elle s’inscrit ainsi dans la continuité des précurseurEs du syndicalisme universitaire qui fondèrent au début du 20ème siècle les premiers syndicats d’instituteurs et d’institutrices qui devaient se regrouper dans la Fédération Unitaire de l’Enseignement qui fut à l’avant-garde du syndicalisme, du féminisme et de la laïcité…

Commentaire:

Emancipation est un courant syndical, principalement de la FSU

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06 mai 2019 ~ 0 Commentaire

urgences (npa)

fermeture-des-urgences

Hôpitaux: des urgences à tous les services, vers la grève générale !

Après la victoire, en début d’année des Urgences de Mondor, la grève est relancée à Saint Antoine à Paris en mars, et s’étend. Les urgences de Valence sont mobilisées depuis fin mars.  Au 1er mai ce sont 21 services d’urgences de l’AP-HP qui ont rejoint la mobilisation  : Strasbourg, la Croix Rousse à Lyon, Mantes-la-Jolie, Nantes, Tours, Besançon, Toulouse, Angers, Mulhouse… Une véritable épidémie !

Cela fait des années que, dans les services d’urgence des hôpitaux notamment, les personnels médicaux et non médicaux tirent le signal d’alarme. Les besoins sanitaires de la population ne peuvent plus être assumés par la médecine libérale, les  conditions de travail se dégradent, les effectifs insuffisants, les petits managers  sont parfois arrogants, et les salaires à la traîne : le mélange est explosif. Et pour les patientEs, c’est donc une mauvaise prise en charge avec des heures d’attente sur des brancards dans les couloirs avant de voir un médecin et d’être éventuellement hospitaliséEs.

Loin du compte !

Dans l’espoir d’enrayer la contagion, la direction de l’AP-HP a pour l’instant octroyé une indemnité mensuelle de 65 euros et une prime exceptionnelle de 250 euros, ainsi que 61 postes pour l’ensemble des Urgences. A comparer aux 700 postes recommandés par le référentiel Samu-Urgences de France établi par la collégiale urgentistes et les 300 euros mensuels nets exigés par les grévistes,  nous sommes trèsloin du compte ! Les grévistes, ne demandent pas l’aumône, leurs exigences concernent les conditions de travail indispensables à la sécurité des soins !

Les revendications des urgences concernent tous les hospitalierEs : des effectifs, du matériel et une prime d’urgence.    

Dans son discours Macron a promis qu’il ne fermerait pas d’hôpitaux dans les zones rurales, mais les restructurations et fermetures de services vont se multiplier, et ces hôpitaux labellisés «  hôpitaux de proximité » deviendront de fait des maisons de santé ou des Ehpads. Encore une promesse mensongère !

Quant au délabrement de tous les hôpitaux publics des villes grandes, moyennes et petites, en butte aux suppressions d’effectifs, pas un mot. Aucune promesse pour les services, ni pour le personnel et pour cause : son objectif est de maintenir la saignée à blanc. Rien qu’à l’AP-HP, le directeur général, Martin Hirsh a annoncé 800 suppressions de postes par an pendant 5 ans. Et en province de nombreux services de proximité sont menacés de fermeture.

Les problèmes rencontrés par les urgences sont les mêmes dans tous les autres services et la grève pourrait donner des idées au-delà des urgences. Dans certains hôpitaux, d’autres services ont rejoint le mouvement des urgences comme la pneumologie et les transports à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre.

La détermination des Gilets jaunes depuis près de 6 mois commence à gagner les esprits dans bien des secteurs : contre les licenciements dans l’automobile, la grande distribution, contre la réforme Blanquer chez les enseignants… et désormais dans les hôpitaux ! Le mouvement des urgences redonne confiance à tous les travailleurs de l’hôpital sous pression et l’idée de la grève tous ensemble fait son chemin.

Rejoignons nos collègues des urgences.

Tous ensemble nous pouvons gagner !

Version PDF

https://npa2009.org/

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05 mai 2019 ~ 0 Commentaire

loi blanquer (cgt)

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