Archive | Syndicalisme

13 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

syndicalisation (pùblico.es)

syndicl

Si la syndicalisation baisse les 10% les plus riches gagnent plus!

Plus la syndicalisation est forte, moins il y a d’inégalités. Selon ce graphique de Piketty et Saez (2014) Gordon (2013) élaboré par Lawrence Mishel y Jessica Schieder, la population la plus riche des USA a obtenu 47,8 de la richesse au moment où les syndicats étaient au plus bas: 11,2%.

Au contraire avec 33,4% de syndiqués en 1945, les plus riches n’engrangeaient que 32,6% des richesses.

http://ctxt.es/es/

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13 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

9 octobre (lutte ouvrière + npa)

greve g

9 octobre : dans la rue contre la politique des patrons !

En représentant dévoué du patronat, le gouvernement Macron multiplie les attaques contre le monde du travail.

Les dizaines de milliers de suppressions de postes de fonctionnaires annoncées s’ajoutent à la suppression des contrats aidés. Elles pèsent sur la situation dans les quartiers populaires, où des services utiles sont contraints de réduire ou de cesser leur activité et où le poids du chômage pèse d’autant plus lourd.

Le blocage des augmentations des pensions fait encore reculer le niveau de vie des retraités. Celui des allocations familiales et des aides au logement diminue le budget des familles.

Et le gouvernement, en multipliant les propos sur les chômeurs qu’il « faut inciter à l’emploi », sur les arrêts maladie qui coûtent trop cher et les économies à faire sur les budgets de l’État, annonce les prochains coups.

Avec la réforme du Code du travail, le gouvernement Macron a augmenté les possibilités du patronat d’imposer encore plus facilement ses conditions aux travailleurs.

Parallèlement, en continuant de faire les poches des classes populaires, il récupère des milliards pour remplir celles des riches.

Le gouvernement mène la charge sur tous les fronts pour le compte de la classe riche. Face à cela les travailleurs n’ont pas d’autre choix que de riposter à la hauteur de l’attaque, le plus nombreux possible, actifs ou chômeurs, jeunes ou retraités.

greve-interpro-9octobre2018-et-manif-lille

À l’appel d’organisations syndicales de salariés:

CGT, UD FO, SUD, les syndicats étudiants et lycéens UNEF et UNL, une journée interpro-fessionnelle de grève et de manifestations est organisée mardi 9 octobre.

Il faut qu’elle soit l’occasion d’exprimer le plus fort possible la colère du monde du travail.

Nadia CANTALE 12 Septembre 2018
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12 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

mater guingamp (le télégramme)

mater

Maternité de Guingamp. Un fest-noz de soutien le 15 septembre à Pabu

Dans un communiqué de presse dimanche soir, le personnel de la maternité de Guingamp explique être « toujours dans l’attente d’un écrit officiel concernant le sursis de 2 ans », tout en espérant « l’obtenir assez rapidement ».

« Nous avons pleinement conscience que cette décision aura été obtenue grâce à la forte mobilisation de la population ainsi qu’au soutien appuyé de plusieurs élus et personnalités. Nous souhaitons donc remercier l’ensemble de ces personnes et nous espérons que tous ces soutiens seront prêts à se remobiliser si aucun document officiel ne venait rapidement confirmer ce sursis », écrivent les personnels.

Concernant la réalisation d’un mur « Kalonig » (qui a pour but de rassembler 500 photos de nouveau-nés de moins de 3 mois nés à Guingamp ou Pabu afin de les exposer sur un grand mur photo dans la ville de Guingamp), le personnel annonce avoir déjà récolté près de 300 clichés (l’adresse pour envoyer les photos : sauvonslamaternitedeguingamp@yahoo.com).

Enfin, le 15 septembre, un fest-noz de soutien est organisé à la salle des fêtes de Pabu, à 21 h.

De nombreux groupes y participent bénévolement : Ifig ha Nanda, Robin/An Intanv, Awen ha Cyril, Meneteau/Lange, Gwenn hag Izaouenn, Urvoy/Malrieu, Veillon/Riou, Klev. Le tarif d’entrée du fest-noz est libre.

09 septembre 2018

https://www.letelegramme.fr/

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11 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

syndicalisme (alternative libertaire)

Syndicalisme international : Un panorama pour y voir clair

syndicalisme (alternative libertaire) dans Altermondialisme

Le syndicalisme international : voilà bien un objet mystérieux pour la plupart des syndiqué.es ! Des sigles méconnus, des structures lointaines, des Meccano linguistiques à l’action mal identi-fiée au-delà des slogans internationalistes traditionnels… Comment se structurent les différents mouvements syndicalistes au niveau mondial ? Que font-ils concrètement ? Ce mois-ci, un panorama complet pour mieux comprendre, avant de s’atteler, le mois prochain, à la question : « Que faire là-dedans ? »

 dans Histoire

Confédération syndicale internationale: Mastodonte réformiste

Fondée en 2006, la CSI est ­l’organisation qui rassemble le plus de syndiqué.es à ce jour:

331 organisations dans 163 pays, pour 207 millions de membres. Mais ceci couvre des réalités très différentes selon les pays ; en France par exemple, la CGT, la CFDT, FO et la CFTC sont membres de la CSI.

La CSI apporte un soutien aux organisations membres confrontées à la répression et à la négation des libertés syndicales. Elle appuie des campagnes « généralistes » sur des thèmes que les révolutionnaires peuvent partager: la justice climatique, l’élimination de l’esclavage… mais elle n’organise pas d’actions directes du type grèves, manifestations, etc. considérant que c’est de la responsabilité des struc­tures nationales membres d’une part, des fédérations secto-rielles internationales d’autre part. Ces dernières ne sont pas membres en tant que telles de la CSI, mais elles travaillent avec, notamment à travers le groupement Global Unions (Global-­unions.org).

La CSI est à la fois le lieu d’un syndicalisme convenu et hautement bureaucratisé, et un moyen de rencontrer des syndicats de toutes les régions du monde, certaines aux orientations et pratiques radicales. En vue du 4e congrès mondial de la CSI, qui se tiendra en décembre 2018 à Copenhague, la CGT française soutient la candidature au secrétariat général de l’actuelle responsable de la CGIL (Italie), Susana Camusso, dont l’élection serait présentée comme un « tournant à gauche »… Les communistes libertaires d’AL/FDCA (Italie) et bien d’au­tres syndicalistes de ce pays pourraient expliquer avec force exemples en quoi l’éventuel tournant serait bien modéré, avec cette digne bureaucrate, aussi conciliante avec le patronat qu’intraitable avec ses oppositions internes.

www.ituc-csi.org

 dans International

Confédération européenne des syndicats imbriquée dans la technocratie

La CES n’est pas organiquement liée à la CSI, qui possède son propre secteur régional pour l’Europe. Sa création en 1973, son existence et son fonctionnement sont en fait étroitement liés à l’Union européenne.

Sa politique consiste à accompagner le système capitaliste, à le réguler, sans nullement en remettre en cause l’existence. L’action revendicative n’est pas du tout une priorité. « Petit à petit, il existe une dérive de la CES vers une pratique syndicale qui est plus du lobbying et de la représentation que du concret et de l’action », a regretté Philippe Martinez devant la commission exécutive confédérale de la CGT, le 3 juillet. Le constat est juste… mais contrairement à ses propos, il n’y a là rien de nouveau !

La CES compte quelques organisations au sein desquelles des communistes libertaires interviennent, telles que la CGT en France ou la CGIL en Italie. No­tre courant, et plus globalement les syndicalistes révolutionnaires, ne pèsent pas dans les orientations nationales de ces confé­dérations syndicales, mais sont influents dans quelques syndicats ou structures interprofessionnelles qui les composent.

La CES affilie 85 organisations issues de 36 pays, et 10 fédérations professionnelles européennes sont constituées. Certaines sont à la fois la fédération sectorielle de la CES et la structure européenne d’une internationale professionnelle. Par exemple, ETF est la fédération des transports de la CES, mais aussi la structure européenne d’ITF, fédération internationale des transports qui est bien plus ancienne, et combative, que la CES.

www.etuc.org

PSNESLB

Plateforme des syndicats des nations sans état: anticolonialisme et lutte de classe

Ce réseau regroupe des syndicats de ­classe, indépendants des partis, luttant contre la globalisation capitaliste, et qui associent libération sociale et libération nationale. Autant de raison de s’y intéresser, pour des communistes libertaires, et de chercher à favoriser le dialogue entre ces organisations et les syndicats dans lesquels nous sommes investi.es.

Une douzaine d’affiliés, tous issus de régions dépendantes d’États européens, ont participé à sa dernière rencontre internationale, en 2015, en Italie. On y trouvait le LAB du Pays basque, mais aussi des syndicats majoritaires dans leur secteur géographique comme le STC en Corse, l’UTG en Guyane, l’UGTG en Guadeloupe, l’USTKE en Kanaky, ou d’autres comme l’Intersindical CSC (Catalogne) et la CUT (Galice) par ailleurs membres de la FSM, et encore quelques syndicats bien plus faiblement implantés.

 dans Luttes ouvrières

Le réseau des forums sociaux, le Global Labour Institute: héritage de l’altermondialisme

Si le processus des forums sociaux européens (FSE) est en panne depuis celui d’Istanbul en 2010, celui des forums sociaux mondiaux (FSM) se poursuit. Ces grands rassemblements n’ont véritablement d’intérêt pour les syndicats que s’ils s’inscrivent dans un travail international de longue haleine, régulier, tant professionnel qu’interprofessionnel.

En Europe, les principales forces syndicales investies dans les forums sociaux sont Solidaires (France), la FSU (France), la CSC (Belgique), ESK (Pays Basque), IAC (Catalogne), la Confe-deracion Intersindical (État espagnol). D’autres organisations y participent comme la CGT (France), la FGTB (Belgique) et plusieurs syndicats d’Europe de l’est en recherche de contacts internationaux. Sur le plan européen, des réseaux comme l’Altersummit ou Blockupy regroupent sensiblement les mêmes organisations.

Au croisement des structures syndicales internationales et de ces réseaux, on peut situer le Global Labour Institute (GLI), dont le lien avec l’éducation populaire est une autre carac-téristique. Le projet du GLI repose aussi sur la recherche d’une meilleure efficacité pour les fédérations sectorielles internationales. Solidaires et la CGT étaient parties prenantes de la rencontre francophone de 2017.

www.globallabour.info/fr

 dans Syndicalisme

Réseau syndical international de solidarité et de luttes au carrefour des combativités

Le RSISL existe en tant que tel depuis mars 2013. Sa création est le fruit d’un travail commun entre l’Union syndicale Solidaires, la Centrale syndicale et populaire Conlutas (Brésil, très liée à des courants trotskystes, notamment « morénistes ») et la CGT (État espagnol, anarcho-syndicaliste), 3e force syndicale dans la péninsule ibérique.

Le Réseau accueille aussi bien des confédérations que des unions interpro­fessionnelles, des fédérations professionnelles, des unions locales ou de simples syndicats, mais aussi des tendances syndicales. Cela permet de tenir compte des courants combatifs existant au sein de centrales syndicales quasi uniques dans certains pays.

La participation au Réseau se fait sur la base d’un appel dont le contenu anticapitaliste, écologiste, féministe, autogestionnaire, antiraciste, anticolonialiste, etc. est très clair. Il est signé par une soixantaine d’organisations parmi lesquelles la CUB et SI-Cobas (Italie), Batay Ouvriye (Haïti), UNT (Salvador), RMT (transports, Grande-­Bretagne), CGSP-FGTB (rail, Belgique), CGATA (Algérie), Sinaltrainal-CUT (agro-alimentaire, Colombie), CUPW-STTP (Poste, Canada), CGT (Burkina Faso), FGPTT-UGTT (Poste, Tunisie), PPSWU (Poste, Palestine), KPRI (Indonésie)… En France, outre Solidaires, la CNT-SO et la CNT-F, des tendances comme Émanci­pation et le CSR en sont membres.

L’adhésion au RSISL n’est pas exclusive. Ainsi, on trouve en son sein des organisations par ailleurs membres de la CSI, de la FSM, de la Coordination rouge et noire, voire sans aucune autre affiliation.

Le Réseau travaille sur trois axes :

  • La solidarité pour appuyer des luttes ou contre la répression ;
  • Le renforcement de réseaux sectoriels pour ancrer l’internationalisme dans le syndicalisme quotidien (Réseau rail sans frontière, centres d’appels, santé, Amazon, automobile, etc.) ;
  • La réflexion sur des sujets jugés prioritaires : l’autogestion, le contrôle ouvrier ; les droits des femmes ; les migrations ; la répression envers les mouvements sociaux ; le colonialisme.

www.laboursolidarity.org

Coordination syndicale rouge et noir : le référent anarcho-syndiclaiste

Cette coordination rassemble des organisations se revendiquant de l’anarcho-syndicalisme : CGT et Solidaridad Obrera (État espagnol), SAC (Suède), USI (Italie), CNT-F (France) et IP (Pologne). Toutes, hormis la SAC, sont également membres du Réseau syndical international de solidarité et de luttes. On y trouve également l’ESE (Grèce) ou le BIROC-IWW (Grande-­Bretagne) qui, de facto, tiennent davantage du groupe affinitaire que de l’organisation syndica-le. La CGT espagnole porte l’essentiel de ­cette coordination.

La Coordination syndicale ­rouge et noir publie parfois du matériel commun en plusieurs langues, mais la faible implantation en entreprise de la plupart de ses organisations membres limite sa capacité à mener de vraies ­campagnes internationales ou à peser dans le mouvement social européen.

www.redblack.org

Fédération syndicale mondiale, curieux attelage syndicalo-étatiste

Fondée en 1945, la FSM fut jadis l’internationale syndicale inféodée à Moscou. Déjà affaiblie par les crises du bloc communiste (exclusion des syndicats yougoslaves en 1950, chinois en 1966, départ de la CGIL italienne en 1975), elle est fortement amoindrie dans les années 1990 par l’éclatement du bloc soviétique. Elle subit alors la défection des syndicats d’État qui, à l’Est, en formaient la colonne vertébrale, et de syndicats pro-communistes de l’Ouest qui, comme la CGT, se repositionnent alors.

Aujourd’hui, la FSM agglomère trois types d’organisations.

  • Premier type, le plus solide : les syndicats officiels d’États ­dictatoriaux (Iran, Syrie, Vietnam, Cuba, Corée du Nord…) qui n’ont de syndicat que le nom, et sont en fait des organismes d’encadrement de la classe ouvrière au service du pouvoir.
  • Second type : des organisations ­marquées par la nostalgie de l’URSS comme la tendance PAME (Grèce), la CTB (Brésil) et, en France, la fédération CGT de l’Agroalimentaire.
  • Troisième type : des organisations qui adhèrent à la FSM surtout par rejet de la Confédé-ration syndicale internationale (et de la CES pour l’Europe), comme le Cosatu (Afrique du Sud), le LAB (Pays basque), certaines fédé­rations de la CGTP (Portugal), l’USB (Italie) ou le RMT ­(Grande-Bretagne). En France, les fédérations CGT de la Chimie et du Commer-ce, les UD 13 et 94 par exemple, font partie des structures qui ont rejoint la FSM pour cette raison ou ont lancé le processus en vue de le faire.

La situation de la FSM est donc paradoxale puisqu’en son sein des syndicats authentiquement de lutte de classe se trouvent associés à des organismes de collaboration de classe soutenant des régimes d’exploitation qui nient les libertés syndicales.

Lors du prochain congrès confédéral de la CGT française, en mars 2019, le hochet du « retour à la FSM » pourrait être agité par les courants oppo­sitionnels staliniens, à défaut ­d’une véritable orientation alternative à la direction Martinez.

www.wftucentral.org

Association internationale des travailleurs: spirlae autodestructrice

L’AIT a été fondée en 1922 par de robustes organisations syndicalistes révolutionnaires (puis, par la suite, anarcho-syndicalistes) refusant la tutelle soviétique. Parmi elles : la CNT (État espagnol), la FAUD (Allemagne), l’USI (Italie), la SAC (Suède), la Fora (Argentine)… La plupart ont été brisées par le fascisme au cours des années 1930 et ont survécu dans l’exil.

Après-guerre, l’AIT a joué un rôle dans la reconstruction de l’anarcho-syndicalisme dans le monde mais, dans les années 1990, elle a connu une dérive dogmatique et sectaire, enchaînant les schismes et les excommunications. À tel point qu’elle n’existe plus aujourd’hui qu’autour de petits groupes anarchistes en Norvège, France, Italie, Pologne, Russie, Portugal et Grande-Bretagne. La seule organisation digne de ce nom en son sein est la FAU-IAA, active dans les mouvements sociaux en Allemagne, même si c’est à une échelle modeste. Même l’historique CNT (État espagnol) a été exclue de l’AIT pour une quelconque déviation doctrinale, et envisage aujour­d’hui la reconstruction ­d’une nouvelle AIT.

www.iwa-ait.org

Christian (AL Paris-Banlieue sud-est) 9 septembre 2018

http://alternativelibertaire.org/

Commentaire: Nous partageons l’analyse de la FSM, qui titille encore bien des syndicalistes combatifs!

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11 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

mater guingamp (le télégramme)

guing

Maternité de Guingamp. « Toujours rien de concret »

Malgré l’annonce au milieu de l’été d’un moratoire de deux ans décidé par le Président de la République pour la maternité de Guingamp, aucun document officiel n’est venu confirmer la nouvelle.
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« Aujourd’hui, il n’y a toujours rien d’officiel, ni rien de concret. Olivier de Cadeville, le directeur général de l’Agence régionale de la santé, n’a pas pris le moindre arrêté. Nous ne savons même pas quand va débuter ce délai de deux ans. Et nous ne sommes pas davantage au courant de ce qui devra être fait pendant ces deux ans. Le député a annoncé que l’hôpital devra respecter certains critères, augmenter le nombre de naissances, recruter de pédiatres. Mais il n’y a rien d’acté. Nous devions avoir une réunion avec les élus fin août, mais cette rencontre a été annulée, faute d’informations officielles ».

Qu’en est-il des actions judiciaires devant le tribunal administratif ?

 « Même s’il n’y aura sans doute pas de décision avant un an et demi, plusieurs actions ont été entreprises, mais pas par le comité de défense santé du pays de Guingamp qui n’a pas encore de cadre juridique.
Des élus ont attaqué par la voie hiérarchique, en demandant à la ministre de la Santé de réfu-ter la décision de l’ARS de fermer la maternité. Les syndicats ont, eux, attaqué au contentieux la légalité de la décision prise. Nous avons développé de nombreux arguments. Concernant, les problèmes de sécurité, nous considérons, par exemple, qu’il manque des anesthésistes dans tous les hôpitaux costarmoricains, pas uniquement à Guingamp. Nous pensons égale-ment que plus le nombre de kilomètres entre le domicile et la maternité augmente, plus les risques s’amplifient ».

L’été a également été marqué par le courrier de médecins briochins deman-dant la fermeture de la maternité à Emmanuel Macron…

« L’un et l’autre sont membres du comité médical de l’établissement Yves-Le Foll et ce courrier nous fait penser que l’hypothèse de la fermeture est pensée depuis longtemps. Car dans leur lettre, ils réfléchissent entre autres à l’impact sur leur établissement d’une fermeture ici. Mais, nous pouvons aussi nous demander si le directeur de l’hôpital de Saint-Brieuc et celui de Guingamp, qui se connaissent bien et qui étaient juste avant directeur et directeur adjoint à Saint-Malo, ne sont pas arrivés ici avec des choses prédéfinies ».

Toutes ces incertitudes ont-elles un impact sur l’activité et le fonctionnement de la maternité de Guingamp ?

« Il y a autant de naissances que l’an passé. Nous pourrions même terminer 2018 avec plus de bébés qu’en 2017. Concernant le fonctionnement du service, il n’y a pas eu d’incident majeur. Les filles sont encore plus maniaques que d’habitude. Elles ne laissent rien passer car elles savent qu’elles ont une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Le moindre problème donne-rait du grain à moudre à l’ARS. Je pense donc qu’accoucher à Guingamp en ce moment, c’est ce qu’il y a de plus sûr ».

Membre active du comité de défense santé du Pays de Guingamp, l’aide-soignante Flora Bouchet, militante à la CGT, fait le point. Le 19 juillet dernier, le député Yannick Kerlogot annonçait qu’Emmanuel Macron avait décidé d’instaurer un délai de deux ans avant de réétudier la fermeture de la maternité de Guingamp. Un peu moins de deux mois plus tard, où en est le dossier ?

09 septembre 2018

https://www.letelegramme.fr/

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08 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

bon sauveur bégard (cgt)

manifestants-hopital-sud

Communiqué de presse du syndicat  CGT du centre hospitalier spécialisé de Bégard

La Fondation Bon Sauveur de Bégard à la dérive.

En effet, suite à la fermeture de lits (23 lits service d’admissions et 10 lits service soins prolongés) il est de plus en plus difficile pour les familles de faire hospitaliser leurs proches à la Fondation Bon Sauveur. Les unités de soins sont saturées, l’unité de soins sans consentement, Sainte Camille, a un taux d’occupation de 100,46% sur l’année 2017 et l’unité d’admissions libres, Keravel, de 153,25%. Chose incroyable, décision a été prise que cette unité passe de 37 lits à 14 lits en 2018… 

La durée moyenne d’hospitalisation ne cesse de diminuer pour libérer de la place dans les unités et répondre aux demandes d’hospitalisations, cela occasionne régu-lièrement des ré-hospitalisations de patients n’étant pas suffisamment stabilisés. Dans le même temps la Direction ferme des lits uniquement dans le but de répondre à la logique budgétaire imposée par la « politique de santé »menée depuis de nombreuses années.

Alors que nous vivons dans une région où le taux de suicide est supérieur à 47,7% à la moyenne nationale, où il y a 2,4 décès/ jour en Bretagne par suicide, où le taux d’hospitalisations pour tentative de suicide dans les Côtes d’Armor est le plus élevé de Bretagne ( 23,7 hospitalisations pour 10 000 hommes et 33,3 hospitalisations pour 10 000 femmes), où la capacité d’accueil est de 73 lits pour 100 000 habitants contre 100 lits pour 100 000 habitants pour la moyenne nationale, il semble évident que la Bretagne est sous dotée. Cependant les « têtes pensantes » jugent néces-saire de fermer des lits ! Quelle est la corrélation entre ces taux et la fermeture de lits à la Fondation Bon Sauveur ?

Actuellement le Conseil d’Administration refuse d’intégrer les représentants des salariés à leurs réflexions sur l’avenir de l’hôpital, et ce malgré leur slogan « réso-lument proche, humain et innovant », inscrit en première page du projet d’établis-sement de la Fondation Bon Sauveur. Une demande de Conseil de Surveillance extraordinaire formulée auprès de Mr Clec’h, Maire de Bégard et Président du Conseil de Surveillance, est restée sans réponse.

Puisque les lits sont saturés et les effectifs en constante diminution, les soignants ont le sentiment de ne plus pouvoir prendre en soin convenablement les personnes accueillies, de ce fait les soignants se trouvent en souffrance, plusieurs salariés quit-tent leur travail en pleurs et les arrêts de travail sont en constante augmentation. Dans le même temps la Direction est en réflexion sur la mise en place de nouveaux cycles de travail pour les salariés de la Fondation Bon Sauveur cela dans un unique but de diminuer la masse salariale et ainsi effectuer encore et encore des écono-mies sur ce qui est pourtant essentielle à nos professions : la relation humaine.

Le virage ambulatoire voulu par L’ARS et mis en œuvre aveuglément par la Direc-tion tente d’orienter les patients vers les centres médicaux psychologique, mais ceux-ci sont déjà saturés, 2 mois d’attente pour un RDV avec un psychiatre et parfois plus pour un RDV avec une psychologue. Cela ne répond en aucun cas aux demandes et besoins de la population.

La CGT de la Fondation Bon Sauveur dénonce la politique comptable et économique actuelle au détriment du Soin et du Bien-être des personnes accueillies, ainsi que des salariés.

La CGT de la Fondation Bon Sauveur demande des moyens humains et financiers, la création d’une unité pour adolescents, la réouverture d’une unité spécifique de soins prolongés en psychiatrie et le maintien de deux services d’entrées en hospitalisation libre à la Fondation Bon Sauveur.

 www.npabear.blogspot.fr

 

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07 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

omc (via campesina)

via c

Journée mondiale d’action contre l’OMC et les accords de libre-échange!

L’OMC et une série de nombreux accords de libre-échange multilatéraux et bilatéraux ont créé des niveaux criminels d’inégalité : La Via Campesina

3 septembre 2018 : Des organismes mondiaux tels que l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), la Banque mondiale, le Fonds Monétaire International (FMI) qui promeuvent directe-ment et indirectement une série d’accords commerciaux multilatéraux et bilatéraux ont créé un taux criminel d’inégalité dans le monde où, selon les rapports, 82% de la richesse mondiale est désormais contrôlée par seulement 1% de la population.

La faim dans le monde est à nouveau en hausse, la souveraineté alimentaire des peuples étant gravement menacée.

C’est la conséquence d’une pression persistante depuis sept décennies en faveur de politi-ques néolibérales qui ont créé des régimes de «libre échange commercial» dans le monde entier. La privatisation et la déréglementation qui ont eu lieu à la suite d’une telle poussée ont évidemment enrichi les riches, tandis que la pauvreté et la faim dans le monde continuent de se maintenir à des niveaux extrêmement élevés.

C’est une offense impardonnable qui remet en question le but de l’existence de ces institutions et des accords de libre-échange qu’elles promeuvent.

Tout ce que ces accords ont garanti, c’est la liberté pour les entreprises multinationales de déverser des denrées alimentaires bon marché dans des pays économiquement plus faibles, après avoir reçu de lourdes subventions de leurs riches gouvernements.

Ce dumping et cette poussée d’un système agricole industriel ont fini par traiter les céréales alimentaires comme une marchandise pour le commerce et la spéculation, laissant les paysans et les agriculteurs familiaux incapables de faire face aux coûts de la culture.

Il a détruit les communautés paysannes rurales, les pêcheurs et nos marchés paysans.

La privatisation accrue des services a augmenté le coût de la vie, tandis que les niveaux de revenu des ménages paysans ont chuté. La dette qui en a résulté a poussé des millions de ménages paysans à s’endetter profondément.

Ce système agricole industriel promu par le trio criminel constitué de l’OMC, de la Banque mondiale et du FMI, a conduit à la consolidation et au contrôle de la chaîne alimentaire mondiale dans les mains de quelques entreprises agroalimentaires, tout en créant des effets dévastateurs pour la planète, ses habitants et toutes les espèces vivantes.

C’était pour mettre en évidence cette violation extrême du monde rural que, le 10 septembre 2003, Lee Kyung Hae, agriculteur sud-coréen de riz et dirigeant de notre mouvement paysan, s’est ôté la vie devant la réunion ministérielle de l’OMC à Cancun, au Mexique. Tout en sacri-fiant sa vie pour dénoncer les crimes de l’OMC et les accords de libre-échange, Lee tenait une pancarte sur laquelle on pouvait lire “L’OMC tue les agriculteurs”.

Depuis ce jour, nous avons marqué le 10 septembre comme la Journée mondiale d’action contre l’OMC et les accords de libre-échange, mobilisant nos paysans membres contre les attaques des régimes mondiaux des capitaux et du marché libre. Nous avons dénoncé l’OMC lors de toutes les réunions ministérielles tenues depuis lors à travers des actions directes.

Cette année encore, nous allons intensifier la résistance.

Plusieurs accords multilatéraux et bilatéraux tels que RCEP, CPTPP, UE-Mercosur, CETA et autres accords sont négociés avec frénésie par des pays et des organismes mondiaux à huis clos, sans respect pour la démocratie et la souveraineté nationale.

En attendant le 10 septembre, nous appelons tous nos membres, alliés et soutiens dans les villes et les campagnes et tous nos amis à organiser des manifestations, des réunions publi-ques et des actions rurales qui continueront à dénoncer l’existence de l’OMC, de la Banque mondiale et du FMI, et exposer les détails de ces accords qui menacent de supprimer la souveraineté alimentaire des peuples et de permettre l’expansion des marchés pour les entreprises agroalimentaires multinationales.

À travers nos propres moyens de lutte décentralisés et divers, faisons tous écho de l’appel que Lee Kyung Hae nous a donné : «L’OMC et les Accords de Libre-échange Tuent les Agriculteurs».

Le 10 septembre, La Via Campesina annoncera également un effort de mobilisation massive contre le trio criminel de la Banque mondiale, du FMI et de l’OMC. Nous exhortons tous les membres à rester ensemble et à montrer la force de la résistance des peuples.

L’OMC TUE LES PAYSANS!
RETIREZ L’AGRICULTURE DE TOUTES LES NÉGOCIATIONS DE LIBRE-ECHANGE!
NOUS VOULONS LA SOUVERAINETÉ ALIMENTAIRE, PAS LE LIBRE-ECHANGE!

https://viacampesina.org/

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06 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

édito (émancipation)

le peril jeune

La jeunesse répond… “Résistance !”

Même fragilisé par les affaires et le départ de Hulot, Macron poursuit son offensive réaction-naire contre touTEs, migrantEs, travailleurEs, chômeurSEs, retraitéEs, bénéficiaires d’allo-cations… Et contre la jeunesse. Une véritable guerre avec des armes de guerre, des blesséEs, des opérations de quadrillage, de renseignement, d’enfermement, de harcèlement…

Cette guerre, les quartiers populaires la vivent déjà depuis longtemps et elle risque de s’inten-sifier vu que le plan banlieue de Macron, c’est affecter plus de flics, à la gâchette de plus en plus libérée.

Mais à présent, c’est l’ensemble de la jeunesse qui est visée.

Comme le confirment les affaires et mesures de cet été. Les agissements de Benalla ont montré que Macron entretenait des barbouzes pour terroriser les jeunes ayant l’impudence de manifester le 1er mai ou de commémorer 68. La guerre, toute “militaire”, contre les occupantEs de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, avec ses nombreux/ses blesséEs, montre à quel point le vieux monde des possédants que représente Macron et sa clique ne peut tolérer que la jeunesse expérimente des alternatives à cette société de la marchandisation et de l’ordre capitaliste.

Il en va de même vis-à-vis de tout ce que les jeunes peuvent construire de différent, avec la criminalisation des squats et aussi avec la mort de l’éducation populaire programmée par une circulaire du 24 juillet. Le pouvoir détruit les lieux et activités que les jeunes ont librement choisis pour leur imposer l’enfermement, en prison, en centre fermé ou dans un service civil universel.

La guerre contre la jeunesse en formation s’est jouée avec une violence inédite lors des occu-pations et blocages des établissements d’enseignement, à l’initiative des forces de répression étatiques ou des fachos, en bonne intelligence, comme ce fut le cas dans les chasses aux exiléEs dans les Alpes. Le ministre de l’Intérieur connait bien les identitaires. Mais cette guerre se joue aussi sur le champ des réformes du bac, de la voie professionnelle et de la loi ORE avec Parcoursup qui vide des filières universitaires et trie des milliers de bachelierEs “qui ne savent pas ce qu’ils veulent et n’ont qu’à demander de l’aide au ministère” !

Et pour celles et ceux qui arriveront tout de même en fac, l’éjection rapide est organisée par l’arrêté licence 2018 du 7 août, au moins pour la moitié des étudiantEs qui ont l’obligation de travailler ou ont la charge d’enfants : contrôle terminal ne valant plus que pour 50% de la note du semestre, disparition de la péréquation entre les deux semestres, choix pour les prési-dentEs d’universités d’organiser ou non la péréquation entre les matières d’un semestre, ainsi que les cessions de rattrapage et de priver unE étudiantE de bourse ou de visa à la faveur du “contrat de réussite pédagogique”.

Contre ceux et celles qui veulent démobiliser la jeunesse dans ce qu’elle peut porter de rupture pour en faire juste des consommateurEs et des employéEs zéléEs, la jeunesse répond (ou devrait répondre comme elle l’a fait maintes fois) “résistance !”

Pour cela, il faut qu’elle puisse s’organiser malgré l’expulsion rapide de ses occupations et la répression violente de ses manifestations.

Le mouvement syndical peut y concourir en proposant des moyens logistiques et des lieux pour se réunir (une raison supplémentaire d’aider à l’achat du local Crozatier) et en renforçant des initiatives, comme sur la ZAD NDDL les 27 et 28 septembre ou les appels à se rassembler en soutien devant les lieux occupés, les commissariats et les tribunaux, comme à Rennes où a été obtenue la relaxe de J. B., en appel de sa condamnation à un an de prison ferme pour avoir défendu la ZAD.…

Rappelons-nous que la dernière victoire du mouvement syndical remonte à la lutte pour le retrait du CPE en 2006, impulsée par les jeunes puis rejointe par les syndicats et les quartiers.

873511Eman

Olivier Vinay, jeudi 6 septembre 2018

http://www.emancipation.fr/

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06 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

saint brieuc avs (fr3)

Saint-Brieuc : manifestation pour défendre les postes d’employés de vie scolaire

Mercredi matin plus de 40 personnes se sont rassemblées devant l’inspection académique de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) pour dénoncer la diminution du nombre d’Employés de Vie Scolaire (EVS). Leur rôle est pourtant crucial, notamment dans l’accompagnement des enfants en situation de handicap.

Parents d’élèves, directeurs d’école, élu et Employés de Vie Scolaire (EVS) ont manifesté leur colère ce mercredi 5 septembre pour dénoncer la suppression de près de la moitié des postes d’employés de vie scolaire dans le département des Côtes-d’Armor. Les EVS avaient pour missions principales d’accompagner les enfants en situation de handicap mais aussi d’assister les directeurs d’école dans les tâches administratives et dans l’accueil des élèves et de leurs parents.

Une conséquence de la suppression des emplois aidés

« On a appris à la toute fin de l’année scolaire dernière que des personnes qui accompagnent des enfants handicapés dans les écoles, voyaient leur contrat se terminer au 31 août », dénon-ce Stéphane Mottier, secrétaire départemental du syndicat Snudi-Fo 22. Il précise que les suppressions d’emploi concernent les personnes recrutées dans le cadre des contrats aidés, dont le financement a été réduit de 40% par le gouvernement en 2018.

« A la rentrée 2017, on comptait 608 EVS, cette rentrée, il n’y en a plus que 283, donc 325 personnes ont vu leur contrat s’arrêter » selon Stéphane Mottier. Une partie des suppressions est censée être compensée par la création de contrats d’accompagnants d’enfants en situation de handicap (AESH) mais les EVS qui étaient assistants administratifs, se retrouvent, eux, au chômage et leur absence risque de se faire sentir au sein des écoles des Côtes-d’Armor.

Louise Cognard 05/09/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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06 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

hôpital morlaix (le télégramme)

manifestants-hopital-sud

Hôpital. Sud Santé dénonce un manque de moyens humains

La rentrée s’annonce tendue à l’hôpital. En raison d’un manque de moyens humains, des lits ont été fermés, ce week-end, en médecine et en pneumo-logie. Sud Santé évoque un possible préavis de grève.

Y a-t-il des difficultés à recruter ou une volonté de ne pas recruter au centre hospitalier des pays de Morlaix ? Le syndicat Sud Santé se pose sérieusement la question. Surtout depuis le week-end dernier, au cours duquel les services de pneumologie et de médecine 1 ont dû, respectivement, fermer sept et trois lits, en raison d’arrêts de travail non remplacés, tandis que la maternité tournait avec trois aides-soignantes contractuelles et pas une seule titulaire. « C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, s’agace Francis Landouar, représentant syndical. Ça fait des mois que l’on alerte la direction sur l’absentéisme à l’hôpital : 7 à 8 % en moyenne ; 13 % à Bélizal. On avait prévenu que l’été serait compliqué. Malheureusement, au CHPM, on n’a même plus une gestion du personnel à la petite semaine mais au jour le jour ».

« Du jamais vu »

Le syndicat ne remet pas en cause les fermetures programmées de lits, notamment liées aux congés des médecins, mais le manque d’anticipation du service des ressources humaines au niveau du paramédical. « Fermer des lits en raison d’arrêts de travail d’infirmières ou d’aides-soignantes, c’est du jamais vu. Et ça se passe dans des services qui affichent des taux d’occupation de 98 % », poursuivent Francis Landouar et Florence Porhel. Qui se demandent ce qui va advenir dans les services qui tournent moins bien.

Selon le syndicat, cette tension au niveau des lits « met tout le monde en difficulté ». Les patients, qui ne sont pas immédiatement pris en charge par les services spécialisés qui devraient les accueillir. Mais aussi les personnels hospitaliers, dont le travail est décuplé, en raison des heures supplémentaires demandées pour pallier les absences. Ce qui laisse augurer une cascade de nouveaux arrêts de travail dans les semaines à venir, prévient le syndicat.

« Plus de marge de manœuvre »

En filigrane, Sud Santé dénonce un management basé sur le chiffre et non sur l’humain, en raison des difficultés financières du CHPM, qui présente un bilan 2017 déficitaire de 518 000 €. « On n’a plus de marge de manœuvre », assurent les représentants syndicaux. Qui comptent actuellement 400 contractuels dans l’établissement. « Il y a 79 postes d’infirmière vacants ; 40 au niveau des aides-soignantes. Comment expliquer que sur les 200 candidatures d’infirmières en 2017, la direction n’ait recruté que 60 personnes ? Comment se fait-il qu’il n’y ait eu que cinq recrutements parmi les 50 collègues qui sont sortis de l’Ifsi (institut de formation en soins infirmiers, NDLR) cette année ? »

Estimant que les moyens sont loin d’être à la hauteur des besoins, qu’il faudrait créer un « pool de remplaçants » et qu’en attendant, les personnels sont « maltraités », Sud Santé réclame un CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) extraordinaire. « Le dialogue social est très compliqué car la direction a les pleins pouvoirs. C’est le seul levier qui nous reste », insiste Francis Landouar. Qui va très vite consulter le personnel et évoque déjà un préavis de grève dans les semaines qui viennent.

* Mme Bénard, directrice du CHPM, n’a pas répondu à nos sollicitations.

04 septembre 2018 Gwendal Hameury

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