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02 novembre 2022 ~ 0 Commentaire

rn (l’anticapitaliste)

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Rassemblement contre le congrès du RN
Samedi 5 novembre à 16h
Devant l’Institut du Monde arabe
Place Mohammed V (M° Jussieu)

Signataires :
UD CGT 75 – Solidaires 75 – PEPS – UCL – NPA 75 – PCF 75 – Jeune Garde Paris – AFA 77 – Les inverti.e.s – FièrEs – La marche des solidarités

Paris – Rassemblement contre le congrès du RN

Samedi 5 novembre, la salle de la Mutualité dans le 5e arrondissement de Paris accueillera le Congrès du Rassemblement National. L’évènement n’arrive pas dans un contexte quelconque, puisque cette année, où le RN a obtenu 89 sièges à l’Assemblée nationale, est aussi le 50e anniversaire de la formation d’extrême droite. En termes d’Histoire humaine, 50 ans ne sont rien, mais visiblement assez pour que beaucoup semblent avoir oublié que le RN n’est rien d’autre une formation réactionnaire et identitaire, ayant les racismes pour fondement.

Les noms et les parcours de ses fondateurs tels que Jean-Marie Le Pen, tortionnaire de la guerre d’Algérie, condamné en 2017 pour contestation de crime contre l’humanité et président du FN entre 1972 et 2011, Alain Robert, ancien membre de la direction d’Ordre Nouveau, mouvement nationaliste ayant grandement impulsé la fondation du FN, et premier président du GUD, groupuscule d’action violente raciste et homophobe, ou Pierre Bousquet, engagé volontaire dans la Waffen SS (armée nazie) et premier trésorier du FN, incarnent ce que le RN fut et sera, malgré les modifications de nom, les nouveaux visages et les discours et images policés. Une formation aux origines fascistes, avec un projet politique réactionnaire, suprémaciste, et patriarcal.

Le RN est toujours une menace, dans l’hémicycle, la rue et les médias, et ce pour les travailleur·ses ou les privé·es d’emploi, les personnes issues de l’immigration, les musulman·es, les Juif·ves, les femmes, les personnes LGBTQIA+ et les personnes en situation de handicap. En 4 mois de législature, ses député·es ont voté contre l’augmentation du SMIC, rejeté l’inscription du droit à l’IVG dans la Constitution et exprimé leur nostalgie coloniale.

La tenue du Congrès du RN pour désigner le successeur de Marine le Pen, entraîne la présence de plusieurs centaines de militant·es d’extrême droite et montre la volonté du parti d’assurer sa continuité en profitant des derniers regains de force. Porté par la progression de ses alliés d’extrême droite en Europe et dans le monde, que ce soit en Hongrie, en Italie ou au Brésil, le RN bénéficie aussi de la politique menée par le premier gouvernement de Macron. Après cinq ans d’attaques à nos libertés fondamentales, de mesures antisociales, de rhétoriques islamophobes et de lois anti-immigration, le discours du RN ne fait plus figure d’exception. Les discours racistes, réactionnaires et autoritaires, font désormais partie du quotidien des grands médias français ainsi que du paysage politique du pays.

Parce que nous ne pouvons pas accepter la progression et la banalisation de l’extrême droite et le silence qui l’accompagne, nous appelons à un rassemblement le samedi 5 novembre.

Evènement Facebook

https://nouveaupartianticapitaliste.org/

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01 novembre 2022 ~ 0 Commentaire

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Une édition démesurée de la Route du Rhum… et très contestée !

La course transatlantique de voile en solitaire qui part tous les quatre ans depuis 1978 de Saint-Malo est cette année très contestée.

Actif depuis une vingtaine d’années sur le pays malouin, notre courant politique n’a jamais été indifférent à la course nautique transatlantique la Route du Rhum qui relie tous les quatre ans Saint-Malo à la Guadeloupe. D’autant que depuis au moins deux éditions, cet événement sportif et festif a pris une ampleur considérable mettant en jeu une débauche d’énergies locales et de moyens financiers et techniques.

Gigantisme de la manifestation

À la fin de l’été, le comité avait décidé de mener campagne contre le gigantisme et le caractère déraisonnable qu’a pris cette manifestation. Plusieurs « chroniques du Rhum » ont été rédigées dans notre bulletin local Rouge Émeraude1 sur ses aspects financiers, commerciaux et environnementaux, mais aussi sur la question mémorielle. Le passé négrier des armateurs malouins et leur participation active à la traite esclavagiste transatlantique ne pouvant plus être occultés localement.

Nous n’imaginions pas alors l’ampleur de la contestation locale et nationale qui s’est levée mêlant aux prises de position des associations environnementales2, celles de professionnels de la voile3, celles de milieux locaux habituellement plus que modérés ainsi que celles de secteurs de gauche (LFI, coordination locale Le Monde d’après), le tout médiatisé par le Canard enchaîné et le Monde.

Impact écologique

Nous ne sommes rétifs ni à la voile ni à la fête, mais jusqu’au départ de la course le 6 novembre nous menons campagne.

Nous dénonçons l’impact écologique de l’événement au moment où on nous serine sur tous les tons l’obligation de sobriété énergétique et de protection de la diversité, et où la surconsommation d’eau potable fait peser une menace de coupures d’eau dans les semaines à venir.

Nous dénonçons la privatisation des espaces publics de la ville, voire de la mer, permettant une marchandisation éhontée par des mercantis et profiteurs locaux, à laquelle s’ajoute un subventionnement public sans contrôle de l’organisateur OCSport.

Nous réclamons que la communauté locale fasse la place qui s’impose, dans les activités patrimoniales, culturelles et éducatives, au crime contre l’humanité que fut cet indigne et raciste commerce du « bois d’ébène » sur lequel quelques dizaines d’armateurs et négociants malouins ont bâti aux 17e et 18e siècles leur fortune…

Si un quadrillage policier et militaire considérable a été mis en place en ville, les effectifs des soignantEs à l’hôpital sont demeurés, eux, très insuffisants pour faire face à l’afflux de patientEs que génère immanquablement un tel événement. De fait, les urgences hospitalières, déjà surchargées d’ordinaire, sont débordées. Une alerte « danger grave et imminent » a été lancée avec dépôt d’un préavis de grève illimitée à partir du 2 novembre à l’hôpital de Saint-Malo.

NPA du pays malouin
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  • 1. Retrouvez et téléchargez Rouge Émeraude : http://www.anticapitalis…
  • 2. France nature environnement Bretagne, AL LARK, Bretagne vivante, Eau et rivières de Bretagne, GEOCA, Viv’Armor Nature.
  • 3. L’Équipe, « notre-sport-magnifique-doit-changer », 9 octobre 2022.

 

Saint-Malo. L’hôpital est au bord de l’implosion. Un appel à la grève illimitée a été lancée en pleine Route du Rhum

Ils dénoncent une situation intenable, un manque de personnel qui met en danger les équipes et les patients. Les syndicats CGT et Sud santé, appellent à une grève illimitée à partir de mercredi 2 novembre et organisent aussi une marche jeudi 3 pour réclamer des moyens supplémentaires. Un mouvement lancé en pleine Route du Rhum pour alerter sur la gravité de la situation.

Un patient vulnérable de 77 ans qui patiente sur un brancard pendant 44h50. Un autre de 75 ans qui décide de fuguer après 61 heures passées sur un brancard. Pour les équipes du service des urgences comme pour de nombreux autres services du centre hospitalier de Saint-Malo, la situation ne peut plus durer.
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Un SOS lancé en pleine tempête

Ce mouvement de grève initié pendant la route du Rhum est un véritable SOS lancé en pleine tempête. Et les représentants syndicaux CGT et Sud santé jouent leur va-tout.

Cela fait des années, qu’ils réclament des moyens humains supplémentaires pour leur centre hospitalier, mais sans succès. Avec le temps, la pandémie et des conditions de travail dégradées, les choses n’ont fait qu’empirer.

Depuis un an et demi, les délégués du personnel de cette intersyndicale tirent la sonnette d’alarme en pointant du doigt de graves dysfonctionnements au niveau des urgences, des Ehpad, de la maternité et bien d’autres services. Mais la direction n’a pas su, jusque-là, répondre aux problèmes.

L’inspection du travail confirme des situations de risques psycho-sociaux

L’inspection du travail a donc été saisie par des membres du comité d’hygiène de sécurité et conditions de travail (CHSCT) pour danger grave et imminent, et ce à trois reprises, en janvier, en avril et en octobre 2022. Cette démarche a pour but de solliciter la mise en place d’actions urgentes pour ne plus mettre en danger la sécurité des personnels. Pour leurs représentants il s‘agit aussi, in fine, de ne plus mettre en danger la vie des résidents et patients.

Les rapports de l’inspection du travail sont accablants. Elle confirme que « des éléments matériels viennent caractériser une situation de risques-psychosociaux » pour le personnel sages-femmes et pour les personnels infirmiers de l’Ehpad. Pour l’inspecteur qui a établi ces rapports, la charge de travail, les horaires à rallonge, la peur de commettre des erreurs et le manque de reconnaissance sont les principales raisons de ce mal être.

75 postes non remplacés

Selon les syndicats CGT et Sud Santé qui ont lancé le préavis de grève « l’absentéisme non remplacé pose d’énormes difficultés de fonctionnement des unités. Sur le CHU de Saint-Malo 75 postes d’infirmiers, aides-soignants, et agents de service hospitalier n’ont pas été remplacés entre le 01 janvier 2022 et le 30 septembre 2022″ . Leurs principales revendications : la contractualisation des personnels vacataires et stagiaires, ainsi que le recrutement de personnels soignants et administratifs. Les syndicats demandent aussi la création d’un service de 20 lits en aval des urgences pour désengorger ce service.

Une marche jeudi 3 novembre à 14h

A ce jour les représentants syndicaux assurent que la direction n’a fait aucune proposition de rencontre pour négocier les revendications.

L’intersyndicale CGT et SUD Santé doit être reçue le jeudi matin à la sous-préfecture à 11h, puis à la mairie. Sans attendre elle appelle à une grande marche jeudi 3 novembre à 14h devant le centre hospitalier de Saint-Malo.

A noter que le syndicat F.O., lui, a décidé de ne pas s’associer au mouvement de grève. Selon sa représentante, ils « préfèrent agir nationalement ».

01/11/2022  Maylen Villaverde .

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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24 octobre 2022 ~ 0 Commentaire

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Animateurs périscolaires : « La ville est aux abonnés absents quand il s’agit de nos conditions de travail »

Parmi les très bas salaires de l’Éducation, il y a les animatrices et animateurs périscolaires. En plus, la profession souffre du temps de travail fractionné et du manque de reconnaissance, témoigne Damien. Il alerte sur ses conditions de travail

Sur la page de Pôle emploi, l’annonce de recrutements est toujours d’actualité. Plus d’un mois et demi après la rentrée scolaire, cette ville moyenne de Bourgogne-Franche-Comté recherche encore de nombreux postes d’animateurs et animatrices périscolaires. Avec 21 heures de travail hebdomadaire pour un salaire mensuel net de 580 euros, et la prise en charge du repas de midi, il n’est pas surprenant que les candidats et candidates ne se pressent pas.

Les rémunérations de ces emplois sont très faibles, le temps de travail est fractionné, en plus du manque de valorisation sociale et d’une absence de perspectives. Déjà en 2020, un rapport d’information sur les « métiers du lien », présenté par les députés Bruno Bonnell (LREM) et François Ruffin (LFI), soulignait le peu de reconnaissance et les mauvaises conditions de travail auxquelles doivent faire face ces professions, d’assistant·e maternelle à auxiliaire de vie sociale en passant par accompagnant·e d’enfant en situation de handicap ou animateur·rice périscolaire. La proposition de loi déposée à l’automne 2020 par les deux députés pour mieux payer ces métiers du lien avait pourtant été rejetée à l’Assemblée nationale.

Depuis, peu de choses semblent avoir évolué, comme en témoigne Damien, employé, justement, par cette commune pourtant gérée par la gauche (le prénom a été changé à sa demande, et le nom de la ville anonymisé).

« On est dans une situation de pion au lieu d’être animateur »

« Cela fait plusieurs rentrées que j’assure en tant qu’animateur périscolaire. Quand je le peux, quand je le veux aussi, je bosse pendant les vacances scolaires, en centre aéré ou en colo.

Si on travaille sur les trois temps d’accueil périscolaire journaliers et sur un poste fixe, dans une seule école, ça fait un peu moins de 21 heures par semaine, temps de préparation et de réunion compris, pour un salaire net autour de 680 euros [Damien gagne un petit peu plus que le salaire initial proposé par la municipalité, ndlr].

Ce qui nous est demandé, c’est de participer à l’éducation, à l’épanouissement et au développement des enfants, qui sont sous notre responsabilité pendant les temps d’accueil. Avec des objectifs pédagogiques posés au niveau de la municipalité et qu’on doit essayer de respecter par les animations ou les projets menés avec les enfants.

Mais concrètement, nous n’avons pas les moyens de monter ces animations, par manque de temps de préparation, par overdose de réunions, à moins d’accepter de travailler gratuitement. On se retrouve dans une situation de pion au lieu d’être animateur. Et du coup, ça nous frustre, ça frustre les enfants, ça frustre les parents, à juste titre d’ailleurs.

Pour ma part, je construis les projets que j’ai envie de proposer aux enfants comme je peux et dans la limite du temps qui m’est payé. D’autres collègues vont, malheureusement, prendre un peu plus de temps en dehors de leurs horaires sur place en travaillant sur des idées d’activités ou de projets pendant les week-ends ou les soirs.

« Notre employeur reste sur une vision de l’animation comme job étudiant ou job d’été »

Malgré le fait qu’on nous désigne comme partie prenante et participant actif à l’épanouissement et au développement des enfants, nous ne recevons aucune reconnaissance. Notre employeur reste sur une vision de l’animation comme job étudiant ou job d’été et non comme véritable profession. Et ce, malgré une professionnalisation rampante avec la mise en place de diplômes au niveau national. Ce n’est pas un hobby, ce n’est pas un job d’été. La majorité des animateurs le font parce qu’ils ont envie de bosser dans l’animation et d’en faire leur métier. Mais ça ce n’est pas reconnu et ça explique en partie le fait qu’on nous maintient dans des conditions dignes d’un mauvais job étudiant.

Ce peu de reconnaissance transparaît aussi dans les conditions de travail qu’on nous impose. On peut être baladés et mis à disposition d’autres équipes en sous-effectif. Chaque fin de mois de septembre, on apprend par la presse locale que des dizaines, voire une centaine d’enfants, ont été refusées en accueil périscolaire du midi parce qu’il n’y a pas assez d’animateurs et d’animatrices pour les accueillir sur le temps méridien. Et encore aujourd’hui, la ville où je travaille est à la recherche de personnel, qu’elle ne trouve pas, parce que c’est mal payé, avec un temps partiel subi et des conditions de travail qui ne sont pas valorisées ni attrayantes.

On a également des horaires découpés. On fait 7 h 30-8 h 15 pour l’accueil du matin, puis 11 h 30-14 h pour le midi et 16 h 30-18 h pour le soir. Donc, c’est quasiment impossible de cumuler un deuxième emploi en journée. Si on veut en prendre un, ça implique que ce soit le mercredi ou le samedi et de se priver de temps de repos. Parce que même si on n’a pas énormément d’heures de travail, c’est intense de s’occuper d’enfants, que ce soit physiquement ou mentalement.

« On a déjà fait trois grèves depuis le début de l’année scolaire »

On a déjà fait trois grèves depuis le début de l’année scolaire. Mais la ville est aux abonnés absents quand il s’agit de nous répondre concrètement sur nos conditions de travail, sur le salaire, sur la précarité, sur l’absence de projections et la demande de formation.

Et il faut se rendre compte que sur un traitement à 680 euros, voire un petit peu moins, un jour de grève, ça fait 22 euros. Pour beaucoup, ça correspond à presque une semaine de nourriture achetée en hard discount. Mais on est tellement peu reconnus, tellement peu payés, que ce coût, il faut malheureusement le supporter pour avoir plus. »

Propos recueillis par Nils Hollenstein

20 octobre 2022

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21 octobre 2022 ~ 0 Commentaire

grève (jdd)

cgt fsm

La CGT appelle à deux journées de grèves et manifestations, les 27 octobre et 10 novembre

Après la mobilisation de mardi pour les salaires, la CGT appelle à deux nouvelles mobilisations, les jeudis 27 octobre et 10 novembre.

La CGT ne lâche pas le morceau. Déjà en première ligne dans la grève dans les raffineries et dépôts de Total qui touchent la France depuis plusieurs semaines et à l’initiative de la grève générale qui s’est déroulée le mardi 18 octobre , l’organisation syndicale a appelé ce vendredi 21 octobre à deux nouvelles journées de grèves et de manifestations, les jeudis 27 octobre et 10 novembre pour demander une augmentation des salaires, a affirmé vendredi à l’AFP la secrétaire confédérale Céline Verzeletti.

Une grève pour les salaires

La journée de mardi, qui a réuni selon les syndicats près de 300 000 manifestants avec des grèves dans le secteur pétrolier, le nucléaire et les transports publics, montre d’après Céline Verzeletti qu’il « y a une dynamique, on ne veut pas lâcher », a affirmé la dirigeante syndicale, estimant que la CGT est « en phase avec les attentes des salariés ».

Ces journées seront l’occasion de réclamer une augmentation du Smic, une indexation de tous les salaires sur l’inflation, une revalorisation du point d’indice des fonctionnaires, a-t-elle précisé. Solidaires et la FSU pourraient se joindre à la mobilisation le 10 novembre, selon elle.

Alors que le mouvement dans les raffineries décline, après la signature d’un accord salarial chez TotalEnergies, la grève « prend de l’ampleur au niveau de l’énergie », a-t-elle assuré. Il y a aussi un appel à la grève à la RATP pour la journée du 10 novembre.

21 octobre 2022 Thibault Nadal

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18 octobre 2022 ~ 0 Commentaire

reportage (l’humanité)

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17 octobre 2022 ~ 0 Commentaire

18 octobre (bretagne)

bretagne

Où auront lieu les rassemblements et les manifestations en Bretagne, ce mardi 18 octobre

Jeudi, la CGT, FO, Solidaires, la FSU et les organisations de jeunesse Fidl, MNL, Unef et la Vie lycéenne ont annoncé l’organisation d’une journée de mobilisation interprofessionnelle, ce mardi 18 octobre, pour les salaires et contre les réquisitions, en réaction, notamment, à la décision du gouvernement de recourir à l’arme des réquisitions pour faciliter la distribution de carburant.

 FINISTÈRE

Brest : à 11 h, place de la Liberté

Les organisations syndicales CGT, CNT, FO, FSU, Solidaires, Alternative pour l’Université de Bretagne occidentale (UBO) et l’Union pirate appellent les salariés et la jeunesse à « la mobilisation, y compris par la grève », ce mardi, à Brest. La section du pays de Brest du Parti communiste français (PCF) a aussi relayé cet appel. Le rassemblement est annoncé à 11 h, place de la Liberté.

Quimper : à 11 h, place de la Résistance

Les syndicats CGT, CNT, FO, FSU, Solidaires, Alternative pour l’UBO, l’Union pirate, ainsi que le collectif « Sauvons nos petits commerces », les Partis communiste et socialiste, les syndicats d’enseignants Snes-FSU, Sud Éducation et d’étudiants appellent à participer à une manifestation qui partira à 11 h, de la place de la Résistance.

Morlaix : à 11 h, place des Otages

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU et Solidaires du pays de Morlaix ont appelé les salariés, les chômeurs, les jeunes et les retraités à les rejoindre pour une manifestation qui débutera à 11 h, place des Otages.

Quimperlé : à 10 h 30, au Coat Ker

Un rassemblement aura lieu ce mardi, à 10 h 30, à l’appel de la CGT, FO, la FSU et Solidaires, au Coat Kaër, devant l’espace culturel. La manifestation démarrera, elle, à 11 h, en direction du rond-point du Leclerc, rue de Pont-Aven, où auront lieu les prises de parole.

Carhaix : à 12 h, devant la Maison des syndicats

À Carhaix, l’Union locale CGT de Carhaix appelle à un rassemblement devant la Maison des syndicats à 12 h. « L’attitude de Macron et de son gouvernement ne peut qu’attiser les tensions, en ordonnant, au mépris du droit de grève et de la démocratie dans l’entreprise, de procéder à des réquisitions de personnel injustifiées », estime Bernard Bloyet, secrétaire de l’UL. Cet appel a été relayé par la section de Carhaix-Huelgoat du Parti communiste et le Nouveau parti anticapitaliste Kreiz-Breizh.

CÔTES-D’ARMOR

Lannion : à 11 h 30, sur le parking de La Poste

Ce mardi, à 11 h 30, les organisations syndicales CGT, FSU et Solidaires appellent au rassemblement sur le parking de La Poste, quai d’Aiguillon, à 11 h 30, « pour exiger une hausse des salaires, des pensions, des bourses et des minima sociaux, pour rappeler leur opposition à la contre-réforme des retraites et pour exiger un respect du droit de grève dans ce pays ».

Saint-Brieuc : à 10 h 30 et à 11 h 30, place du Général-de-Gaulle

À Saint-Brieuc, une intersyndicale de l’Éducation nationale, opposée à la réforme des lycées professionnels, organise un rassemblement devant la préfecture, place du Général-de-Gaulle, à 10 h 30. Au même endroit, à 11 h 30, l’Union départementale CGT appelle également au rassemblement.

À noter que la CFDT santé-sociaux de l’hôpital privé des Côtes-d’Armor appelle aussi les salariés à se mettre en grève. Un pique-nique revendicatif est organisé à 12 h 45.

Dinan : à 18 h, place de la Résistance

Les organisations départementales CGT, FSU, FO et Solidaires, ainsi que le Snes appellent au rassemblement à Dinan, ce mardi, à 18 h, place de la Résistance.

MORBIHAN

Lorient : à 17 h, devant la sous-préfecture

À Lorient, un rassemblement est prévu à 17 h, devant la sous-préfecture, pour réclamer « une augmentation des salaires et la défense du droit de grève ». Un mouvement de grève contre la réforme du lycée professionnel est également annoncé au lycée Marie-Le Franc.

Les salariés de Naval Group ont aussi appelé à un rassemblement à 9 h 30, à Lanester.

Vannes : à 11 h, devant la préfecture

Une manifestation interprofessionnelle débutera, à partir de 11 h, devant la préfecture. D’après FO, cette manifestation se greffera sur une mobilisation prévue antérieurement pour les personnels des lycées professionnels, qui protestent contre la réduction du temps théorique de plus en plus grignoté par le temps en entreprise. À ce sujet, un tractage des étudiants est annoncé, à 9 h 30, devant le lycée professionnel Le Guéhenno.

D’autres mouvements auront également lieu dans l’après-midi. De 13 h 30 à 14 h 30, une manifestation de salariés de l’hôpital privé Océane de Vannes est programmée, alors qu’à 17 h, un nouveau rassemblement interprofessionnel est annoncé devant la préfecture.

Pontivy : à 18 h, sur la Plaine

À Pontivy, un rassemblement à l’appel de l’intersyndicale est prévu à 18 h, sur la Plaine.

ILLE-ET-VILAINE

Rennes : à 11 h, place de la République

L’intersyndicale CGT-FO-FSU, les mouvements étudiants Solidaires, Union Pirate, Solidaires et FSE, ainsi que des formations politiques comme le PCF35 appellent à un rassemblement, avant une manifestation, à 11 h, place de la République.

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17 octobre 2022 ~ 0 Commentaire

18 octobre (basta)

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Hausse des salaires et défense du droit de grève : l’appel des syndicats pour la journée d’action du 18 octobre

Après la réquisition des raffineurs de TotalEnergies et Esso-ExxonMobil par l’État, syndicats et organisations de jeunesse ont appelé à la grève interprofessionnelle. Des actions sont prévues le mardi 18 octobre.

« Pour l’augmentation des salaires et la défense du droit de grève. » C’est le mot d’ordre lancé par plusieurs syndicats et organisations représentantes de la jeunesse (les syndicats CGT, FO, Solidaires et des organisations étudiantes dont l’Unef) dans un communiqué commun. Les organisations appellent aux mobilisations et à la grève ce mardi 18 octobre « pour l’augmentation des salaires, des pensions et minima sociaux, l’amélioration des conditions de vie et d’études ».

Mobilisations interprofessionnelles

Salarié.e.s RATP, cheminots, enseignant.e.s, mais aussi chauffeurs routiers ont confirmé leur participation au mouvement de grève à partir de mardi. D’autres secteurs, déjà en grève, devraient poursuivre leur mouvement, à l’exemple des salariés des centrales nucléaires EDF et des employés de Pôle emploi, ou encore au théâtre de l’Odéon, dont le personnel est en grève depuis le 30 septembre. À Lyon, un rassemblement aura lieu à 16 h 30 sur le parvis de l’opéra à l’initiative des professionnels du spectacle, du cinéma et de l’audiovisuel. Des appels à bloquer des lycées circulent également sur les réseaux sociaux.

À Paris, une manifestation est prévue place d’Italie à 14 h à l’initiative de la CGT Île-de-France. Des rassemblements sont prévus aussi dans toute la France (voir la carte des mobilisations).

Mobilisations du 18 octobre

La fédération syndicale Solidaires appelle à une grève sur l’ensemble du territoire tout en incitant à des assemblées générales de reconduction pour prolonger le mouvement. « C’est dans tous les secteurs que les réponses aux attentes salariales sont largement insuffisantes. Que ce soient les négociations annuelles collectives qui aboutissent à des augmentations inférieures à l’inflation, ou le relèvement minime du point d’indice dans la fonction publique, des pensions, des bourses et des minima sociaux qui ne compensent pas les années de gel », défend Solidaires.

Selon l’Insee, les prix à la consommation ont augmenté de 5,6 % en septembre contre 5,9 % au mois d’août. Mais derrière cette décélération apparente, les prix de l’alimentation ont encore augmenté de 9,9 % en septembre, après une hausse de 7,9 % en août. Autre enjeu pointé par certains syndicats : la question des retraites, qu’Emmanuel Macron veut relancer.

À l’origine, la réquisition des raffineurs

C’est aussi la réquisition des grévistes des raffineries TotalEnergies et Esso-ExxonMobil, en grève depuis le 27 septembre, qui a conduit à cette grève interprofessionnelle. Vendredi 14 octobre, le tribunal administratif de Rouen a rejeté le recours en référé de la CGT à la suite des réquisitions de quatre salariés de la raffinerie de Port-Jérôme-sur-Seine (Seine-Maritime), au motif que cette dernière présente un « caractère nécessaire pour prévenir les risques d’atteinte à l’ordre public eu égard à la durée des défaillances d’approvisionnement causées par la grève ».

« Cette procédure [la réquisition des raffineurs, ndlr], déjà condamnée par l’Organisation internationale du travail, constitue une atteinte inacceptable au droit constitutionnel de grève et aux libertés fondamentales », défendent les syndicats dans leur texte conjoint.

Dans les raffineries Esso-ExxonMobil, la grève a pris fin vendredi. La direction de l’entreprise états-unienne a affirmé avoir conclu un accord avec la CFE-CGC et la CFDT autour pour une hausse de 6,5 % des salaires.

Mais le mouvement continue sur les sites de Total, même après l’accord signé jeudi entre la direction de TotalEnergies et les syndicats CFDT et CFTC. Le texte prévoit une hausse de 5% à 7% des rémunérations (salaires et primes individuelles). La CGT ne l’a pas signé et demande une hausse de 10 % pour répondre à l’inflation.

17 octobre 2022 par Maÿlis Dudouet

https://basta.media/

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17 octobre 2022 ~ 0 Commentaire

grève (jdd)

greves_sardinieres-reduc

Douarnenez, les sardinières, 1924

Au fait, d’où ça vient la grève ?

La CGT et d’autres syndicats appellent à une grève interprofessionnelle le mardi 18 octobre. Mais au fait, d’où vient la grève ?

La grève est une action collective de salariées d’une entreprise ou d’un secteur de l’économie. En cessant de travailler, ils cherchent à obtenir gain de cause dans leurs demandes auprès des dirigeants de leur entreprise ou des responsables de leur branche. La grève instaure un rapport de force : les salariés ne touchent pas leur salaire, l’entreprise ou le secteur public concerné ne peut fonctionner normalement et doit en subir les conséquences (perte de production ou incapacité de fournir le service auprès des usagers).

En France, le droit de grève a été normalisé, notamment par la loi Waldeck-Rousseau (du nom du ministre de l’Intérieur de l’époque) qui autorise la mise en place de syndicats et puis, surtout, par le préambule de la Constitution de la 4è République, dont la valeur constitutionnelle a été reconnue en 1971.

Pas de durée légale à la grève 

En résumé : un mouvement de grève doit être collectif et concerté. Dans une entreprise, on peut faire grève dès que l’on est au moins deux salariés et il suffit d’une personne dans le cadre d’un mouvement dépassant une entreprise. Le salarié doit cesser totalement le travail et des revendications doivent être déposées . La grève n’a pas de durée légale.

L’histoire de la grève est bien plus ancienne encore. Un des cas les plus anciens est celui de la grève des ouvriers de la pyramide de Khéops, vers 2558 avant notre ère. Les grévistes protestaient contre la diminution des parts d’ail dans les rations alimentaires

Rendez-vous place de Grève 

En France, en 1229, les enseignants et les étudiants de l’université de Paris ont fait grève pendant deux ans contre la répression meurtrière d’une émeute d’étudiants par les autorités civiles lors de la fête de mardi gras.

C’est d’ailleurs au Moyen Âge que l’expression « faire grève » est née. Il s’agissait de se rendre sur la place de Grève à Paris, future place de l’Hôtel-de-Ville, qui était alors ouverte vers la Seine et recouverte de galets et de graviers, afin d’y trouver un emploi pour la journée auprès des commerçants et navigants.

Une hypothèse est que cette expression aurait donné naissance à celle que l’on connaît aujourd’hui, sans que l’on sache vraiment pourquoi, si ce n’est par jeu de mots, puisque les gens place de Grève se tenaient debout en attendant du travail.

17 octobre 2022 Vivien Vergnaud

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16 octobre 2022 ~ 0 Commentaire

coordination (l’étincelle)

le-petit-ecolier

Vive la tradition de la coordination !

En cette rentrée, les liens, structures et assemblées générales enseignantes reprennent vie. Contre la répression de notre camarade Kaï Terada, des soutiens collectifs par établissement dans toute la France se sont manifesté : Kaï, animateur du collectif « Touche pas à ma Zep », est lui aussi de toutes les coordinations enseignantes de région parisienne et au-delà depuis des années. Une habitude qui vient de loin…

Une culture de la coordination ?

En 2003 déjà, une coordination en région parisienne avait vu le jour, lors des grèves contre le transfert des agents aux collectivités locales, et déjà contre la réforme des retraites. Elle avait organisé et structuré pendant plusieurs semaines l’extension de la mobilisation enseignante et l’adresse à d’autres secteurs.

Les syndicats de l’éducation de la région n’avaient alors eu d’autre choix que de suivre cette structuration des enseignants par eux-mêmes. Depuis, certains réflexes ont perduré à Paris et ailleurs, en particulier dans les banlieues des grandes villes. Là où des militants (syndicalistes ou pas) l’organisent, les différents établissements d’une même localité sont restés en lien à propos de problèmes locaux ou généraux.

Grève après grève, depuis 2019

Lors de la grève contre le « bac Blanquer » en 2019, une coordination centrée sur la région parisienne mais en lien avec des enseignants en lutte d’autres villes de France a réussi à organiser et à structurer une grève des corrections, obligeant Blanquer à reporter les dates de résultats.

La coordination avait réussi alors à mettre en contact chaque enseignant gréviste avec les autres grévistes du même jury – ses membres ne se connaissent souvent pas avant de s’y rencontrer – et à créer une caisse de grève. Chaque enseignant pouvait donc faire valoir son droit à la grève des corrections collectivement face à des administrations souvent très menaçantes.

Dès l’hiver suivant, contre la nouvelle réforme des retraites Macron-Philippe, de multiples coordinations ont refleuri, rassemblant les lycées, les collèges et même les écoles d’un secteur géographique pour décider des dates et des lieux des futurs rassemblements. Elles ont tissé des liens avec des cheminots, des agents RATP, ou des parents… De l’échelle locale, certaines ont essaimé à l’échelle départementale – exemple à Rennes où des représentants de 15 des 18 lycées d’Ille-et-Vilaine se sont rencontrés – voire régionale.

Au même moment, la lutte contre le « bac Blanquer » rebondissait sur un mouvement de boycott des premières épreuves (les « E3C »), là encore en partie grâce à ces coordinations, qui ont pu et su faire connaître largement l’état précis de la mobilisation dans une bonne partie des lycées du pays.

Dans un contexte où les principaux syndicats du secteur restent peu ou prou l’arme au pied, ces liens et structures de coordination sont plus que jamais nécessaires pour se concerter, organiser la lutte, et en tout cas pour s’y préparer.

Léo Baserli  29 septembre 2022

https://www.convergencesrevolutionnaires.org/

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14 octobre 2022 ~ 0 Commentaire

18 octobre (fsu)

18 octobre (fsu) dans Macronie 311432883_526832799448186_1396116434384150302_n-300x113

En grève mardi 18 octobre pour sauver le lycée professionnel

Le président Macron persiste à vouloir imposer aux personnels sa réforme des lycées professionnels calquée sur le modèle de l’apprentissage.

C’est un exemple révélateur que la méthode ne change pas : aucun bilan de la réforme précédente, aucune concertation en amont de cette annonce brutale et une feuille de route tardive (et floue) alors même que des décisions lourdes de conséquences sont en préparation.

L’augmentation du nombre de semaines de stage impliquera moins de semaines d’enseigne-ment dans nos lycées. Si le président a enfin concédé à dire que l’enseignement général doit rester une composante de la formation des jeunes, il l’a évoqué surtout à l’aune de disciplines qui seraient « fondamentales ».

Les langues vivantes, l’éco droit, l’éco gestion, les arts appliqués, l’EPS, la PSE seront-elles considérées comme fondamentales et les postes des collègues concernés préservés ?

Sa volonté de renvoyer la ventilation du volume d’enseignement général au niveau local impliquera une remise en cause du caractère national de l’accès aux formations professionnelles pour les jeunes et des diplômes professionnels. Nos organisations syndicales sont fermement attachées au principe d’égalité de notre école républicaine et revendiquent le maintien d’une grille horaire nationale pour toutes les filières professionnelles.

Elles revendiquent aussi une dimension émancipatrice de la formation des jeunes à laquelle participent toutes les disciplines.

Cette diminution du temps scolaire percutera aussi les enseignant·es de matière professionnelle pour qui le président a déjà annoncé un vaste plan de reconversion. L’expérience vécue dans ce domaine par nos collègues de Gestion-Administration nécessite des engagements fermes du ministère pour permettre de vraies reconversions et se donner les moyens d’une vraie politique RH. Nos élèves sont contraints par les lieux de stages.

Nombreuses sont les entreprises qui ne peuvent pas leur proposer l’intégralité des plateaux techniques et des activités développées dans les lycées professionnels pourtant indispensables à l’obtention de leur diplôme.

Il veut imposer dès la 5ème de collège un dispositif « Avenir » consistant à dédier une demi-journée par semaine pour découvrir les métiers et les entreprises. Pour nos organisations il faut renforcer les missions et le nombre de personnels d’orientation et préparer les collégiens à tous les parcours d’orientation sans exception.

Oui la carte des formations doit évoluer, nous le portons haut et fort depuis des années. Pour nos organisations elle doit évoluer dans l’intérêt général du pays au prisme des grands enjeux écologiques, de la prise en charge du Grand âge, de la nécessaire réindustrialisation, du numérique… D’aucune façon, son « évolution » ne doit se restreindre à la seule mise en adéquation avec les besoins économiques immédiats et locaux des entreprises : chaque jeune, quel que soit le lieu géographique de son lycée professionnel, doit pouvoir trouver la formation de son choix.

Pour nos organisations syndicales la CGT Agri, la CGT Educ’action, la CNT-FTE, le SE-UNSA, le SNALC, le SNEP-FSU, le SNES-FSU, le SNFOEP, le SNUEP-FSU, la CGT Enseignement privé, le SNETAA-FO, le SNETAP-FSU, le SNUPDEN-FSU, le SUI-FSU, SUD rural et SUD Éducation, l’urgence est de renforcer les lycées professionnels et de donner plus de temps et de moyens aux personnels pour faire réussir tous les élèves.

La réforme est à l’opposé de nos ambitions, c’est pourquoi nos organisations appellent à une journée de grève le mardi 18 octobre, point de départ de la mobilisation pour obtenir le retrait de ce projet.

11 octobre 2022

https://fsu29.fsu.fr/

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