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09 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

grève 2 (alternative libertaire)

progres

Contre Macron le président des patrons: début de la grève reconductible le 16 novembre

Plusieurs syndicats appellent à la grève le 16 novembre contre les ordonnances qui déchirent le Code du Travail avant leur ratification définitive. Mais c’est toute la politique de Macron qui mérite la grève : cadeaux fiscaux aux riches, baisse des APL, sélection à l’entrée en fac… Les journées de grève sans lendemain n’ont pas permis de gagner ? Alors dès le 17 on continue !

Macron veut tout détruire

De gauche comme de droite les gouvernements précédents rognaient doucement nos acquis mais ils n’allaient ni assez loin ni assez vite pour les patrons impatients de casser tous les acquis sociaux imposés, non sans mal, par nos grands-parents.

Détruire le droit syndical et le Code du travail pour que les salariés ne puissent plus se défendre, de détruire les solidarités sociales (Sécu, retraites, allocations chômage…) au profit des assurances privées, de détruire les derniers services publics pour livrer aux patrons la santé, l’école…

Et les fonctionnaires sont directement impactés eux aussi dans leur salaire et leurs conditions de travail.

Ces politiques sont appliquées depuis longtemps en Angleterre, en Espagne, en Italie, en Allemagne. Partout elles produisent le même résultat : les grandes fortunes s’enrichissent toujours plus alors que le nombre de travailleurs, d’étudiants, de retraités pauvres s’accroit. La précarité devient la norme avec l’extension de l’arnaque de l’auto-entreprise. Il faut dire stop non seulement à cette nouvelle loi travail mais à tous les projets destructeurs de Macron.

La grève pour gagner

Perdre une journée de salaire et tenir tête au patron en faisant grève n’est pas toujours facile. Ce n’est pas un jeu. Plusieurs journées de grève sans lendemain ont déjà eu lieu depuis septembre sans succès ; ce n’est pas une journée de plus qui fera reculer Macron.

Et dans de nombreux secteurs les gens disent qu’ils ne veulent plus de ces journées sans lendemain et sans efficacité.

Le 16 novembre c’est bien mais le 17 il faut tenir. Les journées isolées n’ont pas permis de gagner en 2010 sur les retraites ni en 2016 contre El Khomri. Par contre on a gagné, en 1995 après trois semaines de grève contre Juppé ou contre le CPE en 2005. Une grève qui dure plusieurs jours paralyse vraiment les profits des patrons qui finissent par céder. Une grève de plusieurs jours permet de s’organiser localement, de tenir des AG de grévistes des entreprises privées et publiques, de consolider l’unité syndicale, de prévoir des manifestations et des blocages dans toutes les villes, d’aller au devant des salariés des boites qui tardent à entrer en grève.

Le capitalisme c’est la guerre

Le capitalisme c’est la guerre entre les pays, entre les entreprises, entre les individus. C’est la loi du plus fort, du plus riche et malheur au vaincu. C’est dès l’école la mise en concurrence des enfants, le culte de la réussite, de la performance. Bref c’est la guerre de tous contre tous. Et, comme au loto, les gagnants sont rares !

En général les gagnants sont les héritiers de richesses transmises. Assez de cette jungle où règne l’égoïsme et le mépris. Pour un monde égalitaire, apaisé, une révolution est à faire. Parlons-en.

9 novembre 2017

http://alternativelibertaire.org/

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08 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

cgt fo sfu sud (35)

rennes

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU et Solidaires d’Ille et Vilaine appellent à la grève interprofessionnelle et à une manifestation le jeudi 16 novembre 2017

Ces dernières semaines les salarié.es, retraité.es, jeunes et privé.es d’emploi ont fait entendre leur opposition aux politiques qui, à travers les lois dites « travail » et les ordonnances Macron conduisent à la casse du code du travail et des droits collectifs. Alors que cette phase est contestée par la très grande majorité des citoyen.es, le gouvernement entend poursuivre sa série de réformes ultralibérales qui cassent tous nos conquis sociaux : formation professionnelle, sécurité sociale, assurance chômage et bientôt, les retraites.

Pour nos organisations syndicales respectives, la page des ordonnances n’est pas tournée !

  • Inversion de la hiérarchie des normes : au final il n’y a plus de norme du tout !
  • Individualisation complète du contrat de travail : une vieille litanie patronale pour baisser le « coût du travail » et faciliter les licenciements au motif que cela faciliterait les embauches. Non seulement des économistes ont démontré que cela n’était pas exact, mais le MEDEF se refuse à tout engagement de création d’emplois !

Sous couvert de mots dits « modernes » comme flexibilité et souplesse c’est le retour au moyen âge social qu’on nous prépare ! Salarié.es corvéables à merci, sans droit collectif, licenciements sans sommation ou presque et peut être même sans représentation syndicale dans l’entreprise, sécurité sociale à la carte… donc minimaliste à outrance avec un transfert vers l’assurance individuelle privée, retraite diminuée… et dès le départ des étudiants soumis à ce qui ressemble à s’y méprendre à une nouvelle forme de sélection !

Nous renouvelons nos exigences de retrait des ordonnances et d’abrogation de la loi El Khomri qu’elles prolongent et aggravent.

Etudiant.es, salarié.es, retraité.es, personne n’est épargné : baisse des APL, augmentation de la CSG, suppression de 100 000 emplois aidés, annonce de 120 000 suppressions d’emplois dans la fonction Publique, transformation d’emplois contractuels en contrat de droit privé…

Pour lutter contre les inégalités

SALAIRES, PENSIONS – PROTECTION SOCIALE – RETRAITE – SERVICE PUBLIC

RETRAIT DES ORDONNANCES

MAINTIEN ET DEVELOPPEMENT DES DROITS

Les organisations syndicales CGT, FO, FSU et Solidaires d’Ille et Vilaine appellent à la grève interprofessionnelle et à la manifestation

Jeudi 16 novembre 2017

Rennes : 11h Esplanade Charles de Gaulle

St Malo – 11h devant la Sécurité sociale

Fougères, Redon, St Malo, Vitré selon les modalités définies localement

http://www.rennes-info.org

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08 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

contre-réformes (alternative libertaire)

 macron preca

Après les ordonnances, l’Unédic dans le viseur

Le mouvement contre les ordonnances a montré la difficulté actuelle à construire des conver- gences. On en aura pourtant plus que jamais besoin contre les prochaines attaques, qui vont subordonner les règles de l’assurance chômage et de la formation professionnelle aux seuls besoins des employeurs.

Les militants syndicaux qui avaient lucidement analysé la difficulté à mettre en grève leurs collègues et à élargir la mobilisation en 2016 attendaient avec inquiétude la séquence ouverte par les ordonnances Macron.

Ils ne comptaient pas sur la CFDT, dont il faut mesurer ce qu’indique sa première place acquise dans le privé.

Mais ils ne s’attendaient pas à la trahison de Mailly dont la mise en minorité au Comité confé- déral national de FO fin septembre ne produit guère d’effets visibles. Quand à la FSU, elle avait clairement tout misé sur l’intersyndicale de la fonction publique en centrant la mobilisation sur les revendications, certes bien réelles, des fonctionnaires.

Dans ce contexte, le choix de la CGT de planter des dates sans les négocier peut se comprendre, mais cette façon de faire n’aide pas à la construction de l’unité.

Le refus évident d’un tête-à-tête avec Solidaires finira par se payer aussi. Ajoutons que l’initia- tive de Mélenchon le samedi 23 septembre et l’arrogance de sa critique contre les syndicats [1] participent à la zizanie ambiante !

Ici l’opération « Chasse aux DRH », consistant à perturber une rencontre de DRH dans un restaurant du bois de Boulogne le 12 octobre trouve une place originale.

D’une part parce qu’il est urgent que les patrons, leurs ministres, leurs députés et leurs DRH connaissent, ressentent, un peu de l’insécurité sociale dans laquelle nous plonge leur politique agressive ; d’autre part ­parce qu’il est positif de réussir à faire agir ensemble des syndicalistes et des activistes du cortège de tête, ouvrant un dialogue entre deux générations et deux conceptions politiques.

À Nantes, même la CGT a compris l’intérêt de la chose. En mixant actions médiatiques et actions surprises, il est possible avec quelques centaines de militants et militantes de redonner du punch à l’action syndicale. Un retour aux méthodes historiques du syndicalisme révolutionnaire.

Suite à l’intersyndicale large du 24 octobre, l’appel à faire grève le 16 novembre la CGT, FO, Solidaires, l’Unef, l’Unl et la Fidl est le fruit d’un compromis insatisfaisant.

Il est faible contre les ordonnances et sur la convergence public/privé. Il nous propose encore une fois une journée sans lendemain. Toutes les équipes syndicales combatives ont bien compris qu’une telle journée ne servira pas plus que les précédentes à faire reculer Macron et les patrons.

Alors comment avancer vers un réel élargissement ? En essayant ­d’utiliser la chance que donne cette journée pour construire à la base, avec AG dans les entreprises et les localités, une grève reconductible.

Une période de décrue du mouvement social est propice à tous les règlements de comptes, y compris en interne des organisations. À la SNCF, on frôle la caricature quand SUD-Rail appelle à la grève sans la CGT le 10 octobre, puis la CGT sans SUD le 19. Les difficultés à construire un « tous ensemble » légitiment également le repli corporatiste : chauffeurs, dockers et bientôt raffineries vont chercher à utiliser leur rapport de force professionnel pour se protéger, partiellement, des ordonnances.

Mais c’est aussi une période qui favorise toutes les surenchères, qu’elles soient gauchistes ou qu’elles émanent de directions intermédiaires dans la CGT par exemple. Certaines de ces directions, qui refusent habituellement d’agir pour la construction concrète de la grève quand elle est « jouable », semblent à l’aise pour en parler quand elle ne risque pas de les déborder en vrai !

Nous avons aujourd’hui plus d’appels à la convergence que de convergences réelles.

L’appel lancé autour de la fondation Copernic, celui lancé autour de Solidaires, celui du Front social. Dans les villes, des militants et militantes se regroupent parfois sous telle ou telle étiquette et tant mieux si ça permet de construire des actions concrètes et des solidarités locales mais cela reste généralement une coquille vide.

Formulons donc une proposition qui n’a pas été tentée : appeler a trois jours de grève générale pour permettre aux intersyndicales locales de se réunir en AG et de décider de mani- festations locales et d’actions de blocage massives pour être réussies. Au soir du troisième jour, il sera temps que les AG fassent le point.

Renforcement du contrôle des chômeurs

Organiser une riposte efficace est d’autant plus urgent que les attaques vont continuer. Les concertations avec les confédérations syndicales et patronales ont commencé en vue des prochaines réformes sociales du gouvernement. Elles concernent l’assurance chômage, la formation professionnelle et l’apprentissage.

Si nous avons encore peu d’informations sur leur contenu, les annonces du gouver- nement nous permettent d’en identifier certains enjeux.

Concernant l’assurance chômage, le paritarisme assuré actuellement par l’Unédic devrait disparaître pour la placer sous la tutelle complète de l’État. C’était pourtant une des conquêtes sociales de l’après-guerre. Pour rappel, l’assurance chômage devait à l’origine relever de la Sécurité sociale. Mais la création de l’Unédic en 1957 avait été pour FO l’occasion de doubler la CGT et de devenir, sur ce champ, l’interlocuteur du patronat.

Supprimer l’Unédic et substituer aux cotisations chômage salariales une augmentation de la cotisation sociale généralisée (CSG), c’est-à-dire un impôt, c’est pour le gouvernement un message clair concernant sa volonté d’en finir avec ce qui reste, malgré tout, une conquête du mouvement ouvrier. En arrachant l’Unédic à la gestion paritaire, l’État décidera des montants et des modalités de l’indemnisation chômage. Sa subordination aux intérêts patronaux revient ni plus ni moins à remettre au Medef les clefs de la gestion de l’assurance chômage.

Il est encore trop tôt pour identifier clairement la future assurance chômage qui sortira de cette réforme.

Mais il est à craindre une harmonisation du système français sur les modèles anglais et allemand. On peut prévoir une indemnisation forfaitaire minimale financée par la CSG, avec un potentiel complément indemnitaire financé par les cotisations employeur.

Pour le gouvernement, un service public de l’emploi efficace doit avoir pour principale mission d’exercer une contrainte sur les salarié.es privé.es d’emploi pour qu’ils et elles acceptent des boulots de plus en plus précaires et de moins en moins correctement rémunérés.

Les déclarations récentes de Pierre Gattaz et du porte-parole du gouvernement Christophe Castaner rejoignent les promesses de campagne d’Emmanuel Macron :

les missions de Pôle emploi seront réorientées vers un accroissement des sanctions et du contrôle des chômeurs, notamment en cas de refus d’une offre d’emploi.

Concernant la formation professionnelle et l’apprentissage, c’est là aussi tout un projet de société qui pointe sous les réformes à venir.

Emmanuel Macron et Jean-Michel Blanquer ont, à plusieurs reprises, qualifié de doublon les lycées professionnels et les centres de formation des apprentis. Leur objectif : supprimer les premiers au profit des seconds. Car en termes de formation initiale, les lycées professionnels sont le résultat de longues luttes pour scolariser, au sein de l’éducation publique, les mineurs recevant une formation professionnelle.

Cette scolarisation a permis de mettre en place des formations équilibrées, comprenant des matières générales, plus pérennes et émancipatrices pour l’intégration sociale des individus. Au contraire, l’apprentissage reste sous la tutelle des branches professionnelles, subordonné aux impératifs des employeurs et orienté vers une intégration strictement économique.

Enfin, vouloir réformer la formation continue peut paraître louable, le gouvernement annonçant son souhait de renforcer les critères de labellisation des organismes de formation. Mais le projet se révèle quelque peu fallacieux si l’on se rappelle que les politiques en la matière depuis maintenant quinze ans ont principalement consisté dans le démantèlement des organismes publics – Afpa et Greta – au profit des seules officines privées…

8 novembre 2017

Jean-Yves Lesage (AL 93) et François Molinier (ami d’AL)

http://alternativelibertaire.org/

[1] En renvoyant les syndicats dans le vieux monde, Mélenchon tente de faire oublier que la démoralisation, la démobilisation, la précarisation des travailleurs et travailleuses est le résultat des politiques libérales menées par un PS dont il est resté membre et caution si longtemps…

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06 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

bio rennes (gab frab)

ennemo bio

Appel à manifester, mercredi 8 novembre à Rennes. Pour la défense de l’agriculture bio en Bretagne

Où sont les objectifs de développement de la bio en Bretagne?

Alors que la demande des citoyens progresse chaque année en moyenne de 10% (+20% entre 2015 et 2016), quelles sont les ambitions des autorités régionales pour accompagner l’agriculture biologique?

Les agricultrices et agriculteurs bio de Bretagne appellent à manifester mercredi 8 novembre à Rennes.

Création d’emploi, protection de la ressource en eau, réduction et adaptation au changement climatique, réservoirs de biodiversité, santé publique : les services rendus par l’agriculture biologique à la société dans son ensemble sont nombreux et méritent d’être reconnus.

Aujourd’hui, le soutien aux agriculteurs biologiques est menacé : les financements initialement prévus pour soutenir les producteurs bio dans leur démarche jusqu’en 2020 ne seront pas suffisants. Les autorités régionales – Conseil Régional, DRAAF, Agence de l’Eau, Conseils Départementaux- doivent trouver des solutions pour ne pas casser la dynamique bio en Bretagne.

Nous demandons :

• Des objectifs ambitieux de développement de la bio au niveau régional. Le réseau GAB-FRAB défend un objectif 20% de surfaces en bio en 2022 (ambition FNAB)


• La reconnaissance des services environnementaux et sociétaux rendus par l’agriculture biologique, en trouvant rapidement des solutions pour financer les aides à la bio
• L’activation régionale rapide des 200 millions d’euros annoncés par le président Emmanuel Macron pour la rémunération des services environnementaux et des fonds transférés depuis le premier pilier.

Aujourd’hui, nous appelons l’ensemble de nos adhérents, ainsi que la société civile à se rassembler afin de porter ensemble ces messages :

Rendez-vous mercredi 8 novembre à 12 h à Rennes
(centre-ville – précision du lieu à venir)

Téléchargez notre communiqué de presse

http://www.agrobio-bretagne.org/

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05 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

synutra carhaix (le télégramme)

Manara-marre

De nouveaux témoignages accablants

Des représentants de la CGT ont écouté les témoignages des salariés de l’usine Synutra ce vendredi. Après une première réunion vendredi dernier, la CGT a accueilli une vingtaine de salariés supplémentaires de l’usine Synutra, ce vendredi, à la Maison des syndicats. La direc- tion a annoncé la veille aux salariés la tenue d’une sorte d’audit, le jour-même de la venue de l’inspection du travail.

Une vingtaine de salariés supplémentaires de l’usine de poudre de lait Synutra a répondu à l’appel de la CGT, ce vendredi, à la Maison des syndicats. De manière unanime, ces nouveaux témoignages font part du même malaise que celui signalé par la cinquantaine de salariés venus vendredi dernier, lors de la précédente réunion.

« Une ambiance différente »

« Il y a des changements de planning : on va nous faire travailler le samedi alors qu’on nous avait dit le contraire », commence une salariée. Plusieurs collègues confirment : « Ils font ce qu’ils veulent ! ». Stéphane Bayon, délégué départemental CGT rappelle : « Quand il y a des changements de plannings collectifs, ça doit passer par le comité d’entreprise, c’est la loi ».
« Il y a à Synutra une ambiance différente, explique un autre salarié. Quand les nouveaux ratent quelque chose, ce qui peut arriver, ils craignent tout de suite d’être virés. Du coup, on n’ose même plus leur dire quand ils ratent quelque chose ». « Tout est considéré comme une faute grave aux yeux de la direction », résument les salariés, à l’unisson.

Le projet « 3E »

La direction a organisé une réunion exceptionnelle, jeudi. « Ils nous ont présenté le projet qu’ils veulent mettre en place dans les mois qui viennent, nommé « 3E », pour « Écoute, Épanouis-sement et Ensemble », rapporte Gilles Bourguignon, délégué CGT à Synutra. C’est un organisme externe qui va intervenir mais, pour l’instant, la forme n’est pas encore décidée. Un questionnaire anonyme devrait être donné à tout le monde. »

Un projet qui a été accueilli mollement, ce vendredi. « Ça peut être bien, sauf si la direction est dedans et qu’elle choisit qui fera l’audit », craint une salariée. « Pourquoi on écouterait nos questions alors qu’on n’écoute déjà pas les délégués du personnel ? », objecte un deuxième.

Intervient alors Daniel Laporte, responsable de l’Union locale CGT, qui rappelle qu’un Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) doit se tenir justement, le jeudi 23 novembre, avec l’inspection du travail : « C’est quand même étonnant que ce questionnaire tombe le 23 novembre, jour du CHSCT ! Encore une fois, on essaye de court-circuiter le CHSCT et de noyer le poisson ! ».

« La trouille de faire grève »

Un salarié soumet l’idée de faire grève. « Le problème, c’est qu’on a trop de CDD et d’inté-rimaires qui ont la trouille de faire grève par peur de ne pas être pris », argumente alors un délégué du personnel. « Pourquoi on nous supprime ce droit pour des questions de chantage et de pression ? », s’insurge son interlocuteur, qui s’étonne que le syndicat n’ait pas de soutien du maire de Carhaix, Christian Troadec.

Les représentants CGT se disent néanmoins confiants sur le fait que « les choses avancent ». Ils se réuniront le 10 novembre et invitent tous les salariés à leur faire part de leurs témoignages avant cette date, en vue du CHSCT du 23 novembre.

05 novembre

http://www.letelegramme.fr/

Lire aussi:

Synutra. Des méthodes qui posent question

Synutra. Une cinquantaine de salariés témoignent 

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05 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

brest hôpital (ouest france)

hostau-bresy

Brest « L’hôpital doit rester en bonne santé »

Selon le Collectif brestois, le développement de l’ambulatoire au sein des hôpitaux surchargera le personnel déjà insuffisant. D’ici 2020, le gouvernement veut combler le déficit de la Sécurité sociale. L’hôpital serait le premier touché. Le Collectif brestois s’alarme et organise une réunion publique.

La mobilisation

Le Collectif brestois de défense de l’hôpital public organise une réunion ouverte à tous, jeudi, afin de comprendre l’impact du plan de finance proposé à l’Assemblée, fin octobre. Il prévoit un rétablissement des comptes de la Sécurité sociale d’ici 2020 grâce à des économies. Principale cible : les hôpitaux publics.

« Le gouvernement souhaite économiser sur le budget des hôpitaux, notamment en développant l’ambulatoire, cite André Garçon, membre du Collectif brestois. Cela demandera une cadence plus soutenue car il y a plus d’entrées et de sorties de patients, et le nettoyage des blocs est plus fréquent, Il faudra donc davantage de personnel. »

Sous-effectif

Patricia Jégard, elle aussi membre du Collectif, renchérit : « Les hôpitaux travaillent déjà en sous-effectif. Les infirmières sont souvent rappelées sur leur temps de repos. Aujourd’hui, le besoin de personnel est criant ! » Une réunion publique est donc organisée jeudi, à l’université Segalen, pour comprendre ce plan de finance mais aussi écouter les usagers. Hélène Derrien, présidente de la Coordination nationale de défense des hôpitaux sera présente, ainsi que les membres de l’association Les Amis du monde diplomatique.

Rester accessible

« L’hôpital est un lieu où on doit aller avec confiance, qui doit rester accessible, clame Patricia Jégard. Il est déjà rongé jusqu’à l’os. L’hôpital doit rester en bonne santé ! » « Pourquoi ne pas demander à des laboratoires privés qui font des millions de bénéfices de participer pour rétablir les comptes ? », questionne André Garçon. Selon les chiffres du collectif, en France, entre 1995 et 2012, ce sont 117 471 lits hospitaliers et 22 000 postes qui ont été supprimés.

Jeudi 9 novembre, 18 h 20 h, Amphi 1, fac Segalen,  Brest.

04/11/2017

https://www.ouest-france.fr/

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04 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

la poste carhaix (le télégramme)

la poste

La Poste. Le bras de fer s’intensifie

Les salariés en grève se sont rassemblés et ont déroulé les banderoles hier, à partir de 7 h 30, devant le bureau de poste carhaisien, avec quelques confrères d’autres villes.Quinze facteurs du bureau de poste de Carhaix ont entamé une grève illimitée, hier matin, pour protester contre une réorganisation de leurs tournées de distribution de courrier qu’ils estiment nuisible à leurs conditions de travail.
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Le moins que l’on puisse dire, c’est que ça bouge avec La Poste.
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Quinze facteurs titulaires (sur vingt-neuf au total, CDD et intérimaires compris) du bureau de poste de Carhaix ont entamé une grève « illimitée », hier. Seuls quelques facteurs en CDD ont assuré le tri et la distribution du courrier. La direction annonce que trois tournées sur les quinze ont été distribuées dans leur intégralité.
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Sur les douze autres tournées, seuls les colis, les lettres recommandées et la presse ont été distribués.
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« Le reste du courrier sera distribué ultérieurement, prévient le directeur du centre carhaisien, Sébastien Gobichon. Les collectes et remises ont également été priorisées. Par ailleurs, certains clients seront contactés afin qu’ils puissent venir chercher leur colis ».
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Comme nous l’expliquions dans nos éditions précédentes, les employés en grève dénoncent une réorganisation des tournées de distribution du courrier, depuis le 3 octobre, qui les empêche selon eux d’acheminer le courrier à temps. Depuis deux semaines, ils demandent à leur direction le retour à l’organisation précédente, de « réinjecter des moyens humains titulaires au moins équivalents à un temps plein », ainsi que l’arrêt de la pause méridienne obligatoire qui les gêne dans leur distribution.
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« Des choses à ajuster »

« On n’a pas mis les moyens humains nécessaires pour accompagner la distribution du cour- rier », s’agace Alain Le Corre, de la CGT FAPT Sud 29, qui dénonce aussi « les conditions de travail : les refus de congés, le recours aux emplois intérimaires… » Représentants syndicaux et direction se sont rencontrés lundi soir, puis hier. « Il y a sûrement des choses à ajuster, reconnaît le directeur du centre, Sébastien Gobichon. Mais il y a une baisse de l’activité courrier.

Nous essayons de trouver une meilleure organisation tenant compte de la hausse d’autres activités comme le colis. Nous avons proposé (hier, NDLR) aux représentants syndicaux d’évaluer la charge de chaque tournée, en novembre. Chaque facteur sera suivi sur sa tournée par un spécialiste. Un premier bilan sera partagé avec les salariés en janvier ». L’idée est ensuite d’affecter les ressources en fonction de la charge observée. « En attendant, nous recruterons et mettrons à disposition des personnes supplémentaires jusqu’à mars 2018 ».

« Aucune avancée »
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« Cela va dans le bon sens, mais il n’y a aucune avancée sur notre revendication principale, qui est le recrutement d’un poste supplémentaire titularisé », réagit Alain Le Corre. « La direction nous propose un renfort qui pourrait durer un ou deux ans, sans titularisation, confirme Yann Le Gall, syndicaliste Sud PTT 29 à Carhaix. Dans un an, ils le supprimeront ».
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« C’est de la folie »
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« Un poste supplémentaire, on ne demande pas le Pérou !, s’étonne une factrice gréviste. Moi, je n’arrive plus à terminer mon travail. On m’a ajouté une centaine de maisons à livrer. On est à flux tendu, tout le temps. C’est de la folie ! ».
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« Le lundi, j’ai d’abord le travail du samedi à finir, s’exclame un de ses collègues. J’ai une tournée de quatre heures à faire en deux heures ». Les représentants syndicaux annon-çaient, hier, que la grève se poursuivrait ce matin. « La direction va essayer de jouer la montre, prédit Yann Le Gall. Si demain la situation n’a pas évolué, nous distribuerons des tracts sur le marché et à la foire aux chevaux ». Leur pétition, lancée la semaine passée et déposée dans certains commerces carhaisiens, a récolté plus d’une centaine de signatures.
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03 novembre 2017 Xavier Terrien
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04 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

cfdt (révolution permanente)

delegue

Réflexions d’un militant de terrain: Où vont la CFDT et sa direction ?

Beaucoup de syndicalistes ont encore la vision de Nicole Notat au JT de France 2 expliquant en 1995 que la CFDT n’appellerait pas à la mobilisation contre le plan Juppé, créant un tollé dans de nombreuses fédérations, surtout dans le service public et notamment à la SNCF.

C’est dans ce contexte, après une scission entre CFDT et « CFDT en Lutte », que s’est produit la création du syndicat Sud Rail en 1996.

Aujourd’hui Berger maintient cette tradition de trahison des mouvements sociaux, en déclarant que la grève est un outil archaïque, lui opposant le dialogue social, alors que lui-même recon- nait que le « dialogue social » est aux abonnés absents dans la méthode des « concertations » que le gouvernement a mis en place pour faire passer les ordonnances.

Berger va jusqu’au bout de la ligne collaboriationniste de la CFDT

Contrairement à ses prédécesseurs qui jonglaient entre de soi-disant accords avec les gouver- nements pour ne pas être dans la rue, Berger à complètement cassé les codes, officialisant que peu importe la teneur de la réforme, la confédération CFDT, même si elle veut bien être dans les intersyndicales pour discuter, ne souhaite pas descendre dans la rue.

Le jusqu’au boutisme de cette stratégie s’est vu dans l’image symbolique de la dernière inter- syndicale, lorsqu’à la fin de la réunion, ceux qui appelaient à la grève le 16 Novembre ont du rédiger leur appel dans un troquet, car la CFDT, qui organisait la réunion dans ses locaux, n’a pas souhaité donner de salle pour que les organisations syndicales y terminent leur discussion.

Voilà le niveau aujourd’hui d’unité syndicale qu’il y a avec la CFDT. Avons-nous pour autant perdu tout espoir de voir la CFDT dans la rue ? Hélas, tant que Berger restera secré- taire général, et tant que la bureaucratie de ce syndicat maintiendra une politique de collabo-ration de classe avec les gouvernements, on ne pourra rien espérer de la direction de la CFDT. Seul ombre au tableau pour ces liquidationistes de l’unité syndicale : la colère qui com- mence à monter dans les rangs de la CFDT, surtout à la base, notamment du coté de la CFDT Métallurgie, dont les interpellations envers Berger fragilisent la politique pro-Macron de la tête du syndicat.

Une collaboration qui va coûter cher à tous les syndicats CFDT de base

Il faut savoir qu’au-delà de ne pas appeler à la mobilisation, la direction de la CFDT joue un jeu de collaboration pro-actif, en tentant de menotter les syndicats qui souhaitent combattre les lois macroniennes. La CFDT fonction publique a ainsi menacé de quitter l’intersyndicale et la mobilisation du service public, alors qu’elle était présente le 10 octobre aux côtés des autres organisations syndicales, si la CGT fonction publique appelait à converger le 16 novembre avec les autres secteurs par une manifestation interprofessionnelle.

Voilà la réalité d’une bureaucratie syndicale qui fait le jeu du gouvernement jusqu’à faire pression sur les autres syndicats pour qu’ils fassent de même.

Il va donc falloir qu’à l’image des militants de FO qui ont poussé Jean Claude Mailly à revoir sa copie, les militants CFDT de la base fassent de même, car ils seront sûrement les grands perdants de l’échec de la mobilisation contre le gouvernement Macron.

La CFDT, en tant que première organisation syndicale dans le privé, compte énormé- ment d’élus du personnel dans ce secteur. Mais que deviendront-ils avec la fin des DP, CE et CHSCT ? Le décret de fusion des IRP (instances représentatives du personnel) étant tombé la semaine dernière, c’est presque la moitié des élus de la CFDT qui disparaitront, ainsi que 2/3 des moyens temps syndicaux qui leur sont alloués pour tourner dans les usines et les entreprises afin de « défendre les salariés sur les lieux de travail ».

Toute la rhétorique développée par Berger selon laquelle il faut mener les combats au niveau des entreprises, et non dans la rue en manifestant, s’écroule donc.

La tentative de la direction de la CFDT de maintenir un « dialogue social » dans l’entreprise, qui se traduit par la signature compulsive de tous les accords d’entreprise, commence par ailleurs à s’essouffler, au moment où, grâce aux ordonnances, les patrons vont avoir la possi-bilité de mettre en place des accords sans majorité ou encore de faire appel au référendum d’entreprise autant de fois que nécessaire, peu importe le nombre de votants et de rejets du référendum.

A qui sert la politique de la CFDT ?

Malgré ses gesticulations médiatiques, la bureaucratie de la CFDT continue de maintenir ses liens de collaboration étroits qu’elle à failli perdre un temps face à Mailly. Cette collaboration sert surtout à briguer des postes privilégiés dans les ministères ou les think-tank comme Terra Nova, où de nombreux « syndicalistes » et notamment Francois Chérèque, ont vécu des jours heureux.

La CFDT espère également, avec moitié moins d’élus, vivre financièrement de son syndicalisme de collaboration.

Un des enjeux derrière cette trahison du mouvement social, n’est ni plus ni moins que l’argent promis par Macron pour la formation professionnelle. Environs 25 millions pour la CGT et 20 millions pour la CFDT. Voilà le nerf de la guerre, qui fait que plus personne dans les sièges des confédérations ne trouve le bouton de la grève générale, caché derrière le coffre fort des secrétaires généraux.

En échange de quelques millions, qui ne sont que des gouttes d’eau comparés aux milliards de bénéfice du patronat, la CFDT nous guide tout droit vers la fin du code du travail, elle qui s’était félicité de contribuer à l’écriture de 80% de la Loi El khomri.

Une seule solution s’offre aux militants de la CFDT : remettre en cause la politique de Laurent Berger et ses collaborateurs, et proposer une politique alternative, dans le sens de la défense du Code du travail et du retrait des ordonnances. Car si Berger n’aura pas de problè- mes à vivre avec les ordonnances, lui qui ne travaille pas dans une usine, et qui n’est con- fronté à aucun salarié, dans quelques mois, quand les ordonnances seront appliquées partout, la facture va être très douloureuse pour tous les salariés, y compris les syndiqués CFDT.

Imrane Mylhane vendredi 3 novembre

http://www.revolutionpermanente.fr/

cfdt

Source juillet 2017: https://www.lalettrea.fr/

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03 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

unité! (npa)

unite

Travailleurs unis ne seront jamais vaincus

Reculs sociaux : Construire une unité assise sur les colères

Il n’est pas nécessaire d’être un supporter de Mélenchon pour reconnaître que Macron et son gouvernement pourraient bien avoir marqué un point avec la mise en œuvre des ordonnances déglinguant une bonne partie du Code du travail. La préparation de la journée du 16 novem- bre ne donne pas toutes les garanties sur la possibilité d’une montée en puissance de la mobilisation.

La date retenue pour la prochaine journée de mobilisation est le 16 novembre, avant-veille du début du débat au Parlement pour que les ordonnances aient force de loi.

Le gouvernement, sûr de sa majorité parlementaire, considère comme actées les ordonnances et souhaite passer à la prochaine contre-réforme.

Attaques tous azimuts

Assurance chômage et formation professionnelle sont les principaux dossiers en vue. Mais les attaques du gouvernement du président-banquier ne s’arrêtent pas là. Après la suppression des emplois aidés, la baisse des APL, la suppression de l’ISF, les chômeurEs sont dans le collimateur, avec des projets de même teneur sur les retraites, la sécurité sociale, la fonction publique, notamment l’hôpital et les universités. Sans oublier la pérennisation de l’état d’urgence avec la loi « antiterroriste ».

Au vu d’une telle liste, il reste à comprendre pourquoi les mobilisations ne sont pas à la hauteur, et débattre des moyens permettant de construire un rempart face à cette politique.

Selon les sondages Macron-président ne fait pas plus recette que ses prédécesseurs. Une majorité de la population considère que sa politique sert d’abord les riches, les nantis. Cette même majorité pense que les mesures prises ne feront en rien reculer le chômage, l’argument massue des gouvernements depuis des décennies.

Attentisme

L’attentisme repose d’abord sur le bilan des mobilisations des dernières années. Les demi- succès de 1995 ou du CPE sont maintenant bien loin. Ce qui est dans les têtes, se sont les mobilisations sur la sécu, les retraites, la loi travail version Hollande… qui n’ont pas fait reculer les gouvernements.

De même, les grandes luttes contre les fermetures de sites (Continental, PSA, Goodyear) se sont soldées par des échecs.

Sans oublier les fermetures de dizaines d’entreprises dans les régions : pas une grande ou moyenne ville, pas un département qui ne soit touché par la fermeture de ce qui était souvent la plus importante, voire la seule entreprise du coin. Des centaines de suppressions de postes qui sont multipliées par trois ou quatre avec les emplois « indirects ». Un accroissement de la misère, de la détresse sociale qui détruit un tissu social mais aussi militant, en produisant plus de résignation et de prise de distance militante syndicale ou politique que de colère.

La stratégie des directions syndicales est aussi en cause.

Si l’on peut considérer que presque toutes ont renoncé à être actrices d’un renversement du système, les nuances tactiques sont importantes. D’une part, celles (CFTC, UNSA, FO, CGC, CFDT, FSU) qui ne doivent leur place dans l’édifice des rapports sociaux qu’à leur collaboration pleine et entière avec le patronat et/ou le gouvernement. De l’autre, la CGT, Solidaires qui pour l’essentiel construisent leur légitimité sur leur capacité à mobiliser contre les projets patronaux et gouvernementaux. Et, dans un « camp » comme dans l’autre, des contradictions, des batailles internes, peuvent faire bouger des lignes.

Résistances

Malgré ce climat d’attentisme, il existe un « bruit de fond » de mobilisations, pour l’essentiel dans des secteurs à la marge du mouvement ouvrier traditionnel. Les luttes des salariéEs de la restauration, du nettoyage, de l’hôtellerie, les sans-papiers, les intérimaires, les travailleurEs ubérisés… montrent un potentiel de mobilisation avec des succès à la clef. Tout comme les résistances aux plans de licenciement chez GM&S ou General Electric.

Ces luttes, partant de revendications concrètes, largement partagées, montrent les potentiels de mobilisation.

Les injonctions à l’unité ne peuvent être utiles que si elles s’appuient sur des revendications unifiantes, partagées au-delà des équipes militantes, comme l’ont montré les succès partiels obtenus par les dockers et les routiers. Une dimension sur laquelle les mobilisations en préparation chez les raffineurs, dans le bâtiment, dans la fonction publique et celles, plus larges, à construire contre le budget, sur l’assurance chômage… ne pourront faire l’impasse.

Jeudi 2 novembre 2017  Robert Pelletier

https://npa2009.org/

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03 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

mouvement social quimper (le télégramme)

ne lachez rien

« S’unir pour ne pas subir… »

 «Lutter contre la remise en cause d’une grande partie des acquis sociaux», c’est l’objectif du nouveau collectif «S’unir pour ne pas subir», qui regroupe déjà seize organisations.
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Budget de la sécurité sociale, réforme des retraites et des universités…
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Devant «une nouvelle loi Travail « XXL » qui remet en cause un grand nombre d’acquis sociaux», un ensemble de partis politiques, collectifs, syndicats et associations décide de s’unir. Initiative lancée par Sud Solidaires, un collectif a été créé, basé sur la convergence des luttes, afin d’en finir avec les manifestations « dispersées et inefficaces ». « On a décidé de s’unir pour ne plus subir, explique Gérard Mas, porte-parole du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA). Le but est de créer une large unité face aux attaques sociales et démocratiques de Macron ».
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Multiplier les moyens d’information
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Face à un gouvernement qui utilise « un vocabulaire pas toujours clair », pour ces militants « il est essentiel d’informer les gens afin de leur faire comprendre la réalité des changements qui se profilent. « Il faut expliquer qu’avec ce logiciel macronien, il n’y a d’avenir que pour les riches », éclaire Louis Le Pape, membre de la Fédération Syndicale Unitaire (FSU).
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Ce collectif aura donc pour objectif d’aller sur le terrain, là où les conséquences sont visibles, afin de motiver les gens à se défendre.
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« On veut redonner de l’espoir et l’envie de se battre », souligne Hélène Derrien, membre du Collectif Services Publics Cornouaille. Après avoir constaté la faible efficacité des manifesta- tions contre la loi Travail l’année dernière, de nouvelles formes d’action sont nécessaires, selon les membres du collectif. « On va établir un vrai rapport de force avec d’autres moyens, puisque la démocratie actuelle ne prend pas en compte nos actions », insiste Pascal Petit, membre de la France Insoumise.
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« Plus de 600 militants ont été arrêtés pendant les manifestations contre la loi Travail, ajoute Jean-Paul Sénéchal, membre de Sud Solidaires. L’état d’urgence, qui est maintenant intégré dans la loi, a été plus utilisé par le gouvernement pour combattre les actions syndicales que pour son but premier ».
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Le manque de dialogue est un des principaux reproches faits au gouvernement. Comme l’explique Louis Le Pape, « on a été mis devant les faits accomplis ». « Il faut se mobiliser devant ce gouvernement qui n’écoute rien », déplore Gérard Mas. Faire revivre la démocratie, proposer des solutions et surtout proposer un contre-système: voilà le coeur de ce mouvement naissant.
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« C’est ainsi qu’on pourra construire un avenir ensemble et enrayer le déclin social actuel », assure Martine Petit, membre d’Europe Écologie-Les Verts (EELV). Le collectif est déjà cons- titué de seize organisations. Il invite tous ceux qui le souhaitent à le rejoindre.
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Rendez-vous le 13 novembre

Prochain rendez-vous, programmé lundi 13 novembre à 18 h, aux halles Saint-François, à Quimper.
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3 novembre 2017
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Attac Sud Solidaires 29  La France Insoumise NPA  Collectif anti-fasciste EELV Collectif Services publics Cornouaille FSU.
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