Archive | Syndicalisme

17 juin 2016 ~ 0 Commentaire

après le 14 juin (essf)

hollande

Mobilisations contre la Loi Travail : Après le 14 juin, le combat continue

Pour le gouvernement et les medias contrôlés par le pouvoir et les grands groupes, cette journée devait être un non-évènement, le baroud d’honneur d’un mouvement essoufflé. Pour- tant, c’est un immense cortège qui a défilé dans les rues de la capitale, traversant les quartiers Sud-Ouest de Paris de la Place d’Italie aux Invalides.

Quatre heures après le départ du carré de tête, des groupes attendaient encore pour démarrer ….Alors que la CGT a annoncé 1,2 millions de manifestants, le gouvernement n’a vu dans les rues que 120 000 personnes, mettant un point d’honneur à ce que ce chiffre soit le plus bas annoncé depuis le 31 mars. Mais surtout, la seule communication médiatique et gouvernementale depuis la manifestation aura concerné « la violence des casseurs », une dizaine de vitres brisées et des murs tagués d’un grand hôpital pédiatrique parisien qui se trouvait sur le parcours.

Concernant le fond du dossier, le Premier ministre a comme posture que le dossier est clos, la loi est bouclée, il n’y aura aucune modification et la mobilisation sociale doit immédia- tement disparaître des écrans médiatiques. D’ailleurs, il menace même d’interdire les prochai- nes manifestations annoncées pour la semaine prochaine.

Pourtant, la mobilisation a la vie dure. Ce fut la plus grosse manifestation parisienne depuis le début du mouvement, il y a trois mois, deux ou trois fois plus grosse que celle du 31 mars. Evidemment, il s’agissait d’une montée nationale, mais plusieurs grandes villes étaient aussi dans la rue, comme Marseille, Toulouse, Strasbourg, Rennes… De même, l’ambiance n’était pas à un dernier tour de piste. Car dans cette manifestation, comme dans toutes les actions menées depuis des semaines, l’état d’esprit est à la détermination. Un grand nombre de salariés venait d’entreprises grandes ou petites du secteur privé, de toutes les régions, le plus souvent amenés en cars par la CGT, mais aussi par Force ouvrière ou Solidaires.

Le cortège, les mots d’ordre témoignaient de la détermination dans l’exigence de retrait de la loi El Khomri et du rejet du gouvernement du PS. Malgré la propagande quotidienne menée depuis des mois à la radio et à la télé par le PS et l’ensemble des commentateurs et prétendus experts économiques et sociaux, les salariés sont toujours vent debout contre cette loi : dans tous les sondages, seulement 30% de l’opinion soutient le maintien du projet de loi. 70% – et la quasi-totalité des salariés- veulent son retrait pur et simple ou au moins de profondes modifications.

Pourtant, le mouvement n’a pas encore réussi à faire plier le gouvernement. Car les données présentes depuis le début du mouvement sont toujours là. D’un côté le gouvernement est toujours aussi faible. Sa crédibilité se réduit semaines après semaine comme une peau de chagrin. Le couple dirigeant Valls-Hollande affiche le visage de dirigeants forts, d’un Etat de plus en plus policier pour masquer leur faiblesse. Le Premier Ministre joue sur ce registre en répétant à l’envie que la France est en guerre face au terrorisme, que la République doit être défendue et on assiste désormais à une hystérisation médiatique, orchestrée par le gouverne- ment, de tout événement qui peut entrer dans cette grille de lecture.

Il en a été ainsi, au matin du 14 juin, après le meurtre d’un couple de policiers en Région parisienne qui est devenu une attaque terroriste de première importance. A la suite de ce fait divers meurtrier, le ministre de l’Intérieur a accédé à une vieille revendication des syndicats réactionnaires de policiers et de l’extrême droite : l’autorisation du port d’armes pour les poli- ciers en dehors du service. Les dégradations subies par la façade de l’hôpital pour enfants le 14 juin ont, elles, été sublimées par le Premier ministre en « un hôpital dévasté », alors qu’au- cun manifestant n’a pénétré à l’intérieur.

Mais cette mise en scène médiatique d’un « acte inhumain », va servir à justifier, peut- être, l’interdiction de prochaines manifestations. Ironiquement, le leader de Force ouvrière, Jean Claude Mailly a répondu à cette menace en disant qu’il faudrait parallèlement interdire les prochaines matches de l’Euro 2016, prétexte à de multiples affrontements avec au moins déjà un mort et des blessés graves. Sur ce terrain de l’Etat policier et de la mise en scène d’un pays en guerre, le gouvernement se fait prendre à son propre jeu, la droite et le Front national lui reprochant désormais sa faiblesse devant le désordre social.

Ce climat de violence d’Etat, le gouvernement et sa police l’applique aux manifesta- tions. Au moins 150 manifestants ont été blessés le 14 juin, 15 ont dû être dirigés vers des services d’urgence et au moins un est dans un état grave, sa colonne vertébrale atteinte par une lacrymogène tirée à tir tendu. L’utilisation des flash-balls, de LBD, de grenades de désen- cerclement et des lacrymogènes amène à blesser sérieusement les manifestants, sans parler des charges contre les cortèges avec l’usage intensif des matraques. Le gouvernement cher- che donc à sortir de la situation après le 14 juin en faisant monter la tension et les violences policières. Le but est d’arriver à casser définitivement le mouvement social avant le deuxième passage de la loi à l’Assemblée nationale début juillet.

Du côté du mouvement les choses sont toujours contradictoires. Les échéances don- nées par l’Intersyndicale nationale, beaucoup trop espacées, surtout depuis la mi-mai ne per- mettent pas de construire le rapport de force, d’acculer le gouvernement à la défaite. La déter- mination des équipes syndicales combatives a permis jusqu’à aujourd’hui de maintenir la force du mouvement, mais beaucoup de secteurs, d’entreprises, sont entrés en grève de façon dispersée, reprenant quand une autre démarrait.

Le seul moment où le gouvernement a été à deux doigts de céder, ces dernières semaines, a été fin mai, lorsque le blocage des dépôts de carburants et la grève des chauf- feurs routiers a mis à sec 30% des stations-services. Faire céder le gouvernement n’est possible que par un blocage de la vie économique du pays, au moins assez fort pour créer une situation dans laquelle l’isolement social et politique de l’exécutif l’oblige à céder. De cette question, beaucoup de syndicalistes sont conscients depuis le début du mouvement.

C’était le sens de l’appel « On bloque tout », lancé le 22 mars par 100 syndicalistes, essentiellement CGT et Sud. C’est aussi l’état d’esprit de nombreuses équipes syndicales qui, notamment depuis la mi-mai ont multiplié les blocages, les grèves, comme celles du ramassage et du traitement des ordures ménagères dans plusieurs villes de France.

Les salariés des raffineries de pétrole ont tenu plusieurs semaines, mais l’impact de leur grève a été cassé par l’importation massive de carburant par les grands groupes. Les grèves de la SNCF, des pilotes d’Air France, vertébrées sur des revendications locales n’ont pas pu donner depuis le 1er juin, une vigueur comparable à la tension des deux semaines précédentes. Cela d’autant plus, à la SNCF, qu’avant d’imposer à la CGT une grève recon- ductible à partir du 1er juin, il y avait eu, depuis mars, plusieurs journées isolées ou de 48h, usant une partie des forces.

Pourtant, d’autres secteurs, travailleurs des centrales nucléaires, des ports, de la verrerie, de l’agro-alimentaire sont aussi entrés dans l’action ces dernières semaines. La force de ce mouvement et la composition des manifestations brise l’image brossée depuis des années d’un mouvement syndical et revendicatif limité aux salariés de la Fonction publique. Depuis, des mois, ce sont les salariés de l’industrie, des transports, du commerce et des services qui structurent la mobilisation.

Bloqué dans une situation dont elle n’est pas maîtresse, la direction de la CGT essaye de louvoyer, notamment depuis la mi-mai. Prise en tenaille entre la force du mouvement qui la pousse en première ligne et le blocage de toute marge de négociation avec le gouvernement, Philippe Martinez gère mais ne veut pas pousser davantage à l’affrontement. Ainsi, a-t-il explicitement refusé de profiter du lancement de l’Euro 2016, le 10 juin, pour acculer le gouvernement sur la défensive, désavouant les équipes syndicales qui avaient renforcé la grève sur les lignes de transport desservant les stades de foot.

De même, l’Intersyndicale n’a pas tracé de plan de mobilisation crescendo après le 14 juin. La prochaine échéance est seulement une journée le 23 juin et l’Intersyndicale appelle moins à renforcer les grèves qu’à multiplier les signatures de pétitions. L’Union départementale CGT des Bouches du Rhône, pour sa part, s’appuyant sur la force du 14 juin avec 300 entre- prises du privé de la région marseillaise en grève ce jour-là, a lancé un appel à la grève de 48h, les 23 et 24 juin, dans l’état d’esprit d’enclencher un réel bras de fer.

Une nouvelle fois, rien n’est réglée dans cette mobilisation qui dure depuis 4 mois, en ayant plusieurs fois renouvelé ses forces. jeudi 16 juin 2016 Léon Crémieux

http://www.europe-solidaire.org/

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17 juin 2016 ~ 0 Commentaire

loi travail (jdd)

cgt uncle sam

Pour Martinez, « les désaccords se sont confirmés » après sa rencontre avec El Khomri

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a été reçu vendredi matin par la ministre du travail, Myriam El Khomri, pour tenter de trouver une issue au conflit social qui agite la France depuis la présentation du projet de loi travail.

Les « désaccords se sont confirmés » avec le gouvernement sur la loi travail, a déclaré le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez après sa rencontre avec la ministre du Tra- vail Myriam El Khomri vendredi.  »Il y a des points de désaccords entre la CGT et le gouver-nement sur des choses de fond, ces désaccords se sont confirmés aujourd’hui », a-t-il dit. Le représentant du premier syndicat, à la pointe de la contestation contre la loi travail, a listé comme divergences « la question du respect de la hiérarchie des normes, des licenciements économiques, de la médecine du travail, du référendum ».

« Aucune raison » de renoncer aux journées de mobilisation des 23 et 28 juin

« Il faut retirer ou réécrire ces articles », a-t-il affirmé en jugeant qu’il n’y a « aucune raison » de renoncer aux journées de mobilisation des 23 et 28 juin. A l’issue de la rencontre avec la minis- tre, une première depuis début mars, le leader de la CGT a dénoncé l’absence de réaction de François Hollande qui, malgré les différentes mobilisations, n’a pas donné suite à la demande de rencontre formulée par l’intersyndicale opposée à la loi travail.  »Dommage que le président n’ait pas répondu oui ou non » à la lettre envoyée par les organisations de salariés (CGT, FO, FSU, Solidaires) et de jeunesse (Unef, Fidl, UNL).

Myriam El Khomri défend cette semaine au Sénat un projet qu’elle juge « utile » pour l’emploi, les salariés et la compétitivité. L’intersyndicale dénonce de son côté un texte trop favorable aux employeurs. Axel Roux  leJDD.fr

http://www.lejdd.fr/Martinez-les-desaccords-se-sont-confirmes-apres-sa-rencontre

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17 juin 2016 ~ 0 Commentaire

manifestation du 14 juin et violences (sud)

sud solidaires

Le gouvernement inverse la hiérarchie des responsabilités

La manifestation du 14 juin a été un succès vécu par tous ceux et celles qui y ont participé. Massivement, les salarié-es particulièrement mobilisés dans le privé ont fait le déplacement et ont participé ensemble à cette démonstration de force et de détermination.

Du coup, le gouvernement qui joue « droit dans ses bottes » comme Juppé en 1995 s’attaque aux manifestant-es et aux organisations syndicales, les accuse d’organiser la violen- ce et les somme de renoncer aux manifestations et de renoncer tout court à leur combat. Cette exigence de renoncement fait suite aux pressions qu’il a déjà faites sur les grèves, les actions, les manifestations pour d’autres motifs : inondations, euro…

Ce que Valls, Cazeneuve et Hollande mettent en cause, c’est le droit des organisations syndicales et des salarié-es d’agir avec les moyens qui sont les leurs. La manifestation du 14 a été perturbée par des événements multiples : arrivée de certains cars sur le périphérique, fouilles et annulations de cars en dernière minute, retards pour les manifestant-es, impossibilité pour la manifestation de rejoindre le lieu prévu pour la dispersion, cortège coupé, manifes-tant-es nassé-es.

Plus grave, des violences policières se sont répétées comme lors des précédentes manifestations parisiennes en particulier et ce depuis le début du mouvement. Le gouverne- ment instaure ainsi un climat délétère, il est responsable de la dégradation du climat social et de l’exaspération par son refus d’entendre et par son attitude répressive. Cette politique répressive s’est déjà exercée lors des manifestations de la COP21, sous couvert de l’état d’urgence.

Manifester est un droit

L’union syndicale Solidaires est attachée au droit de manifester et au fait que les manifesta- tions puissent accueillir massivement tout ceux et toutes celles qui partagent les objectifs de la lutte, le retrait du projet de loi travail. Le caractère massif et multiforme de notre mouvement est sa force depuis le début. Son soutien par la majorité de la population, salarié-es, chô- meurs-euses, jeunes, retraité-es, nous donne raison contre tous les 49.3.

Pour ces raisons, les actes qui contribuent à dissuader de participer aux manifestations, ou à leur discrédit auprès du public ne font que repousser la possibilité d’une victoire. On ne peut que s’interroger sur le sens de s’attaquer à une vitrine de l’hôpital Necker qui a immédiatement fait le tour de la presse.

Il est clair que nous ne partageons pas ces objectifs. Ceux et celles qui les portent ne partagent pas les nôtres. Cela n’a rien à voir avec des images qui ont moins circulé, manifes- tant-es à terre ensanglanté-es, violences gratuites et graves contre des personnes pacifiques. Nous refusons aussi l’amalgame qui ferait de toute personne qui défile en dehors du cortège syndical, organise un blocage, un passage gratuit, une action d’occupation… un dangereux casseur, voire un terroriste en puissance. La force de notre mouvement, c’est sa diversité !

Nous continuerons à manifester.

Les 23 et 28 juin, avant le vote du sénat, l’intersyndicale appelle à deux nouvelles journées qui seront de nouvelles occasions pour manifester. Des grèves continuent et des actions sont organisées. La votation citoyenne doit encore s’organiser pour permettre l’expression massive de la population. Depuis 3 mois, dans les entreprises et les services, dans la rue, la grève, l’action, la nuit, le jour, jusqu’à satisfaction : retrait du projet de loi travail.

Union syndicale Solidaires, Paris, le 16 juin 2016

http://iphonespip.sudptt.org/

http://www.europe-solidaire.org/

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16 juin 2016 ~ 0 Commentaire

manif du 14 paris

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16 juin 2016 ~ 0 Commentaire

csi (l’humanité + basta)

syndicaliste

La Confédération Syndicale Internationale inscrit la France dans son rapport sur les violations des libertés syndicales

Pour la première fois depuis le début des années 2010, la France se retrouve dans le rapport annuel publié par la Confédération Syndicale Internationale, pointant les plus mauvais pays en matière de respect des libertés syndicales dans le monde.

« Au Royaume-Uni et en France, (…), les organisations syndicales se battent contre des changements législatifs régressifs » souligne Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI, dès les premières lignes de son avant-propos au rapport. Suivent plusieurs pages égrainant les nombreuses violations des droits et la répression auxquelles sont soumis les militants syndicaux depuis plusieurs mois en France :
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Recours illégal à des intérimaires lors d’une grève et mise à pied d’un délégué syndical (notre camarade Frédéric Willemain, délégué syndical de Start People) ;
Discrimination et répression antisyndicale à la SNCF, à Air Liquide et l’AFP ;
Chantage, intimidation, sanctions, harcèlement et licenciement chez Mac Donald’s ;
Entrave au droit de grève chez Sodexo et ID Logistics.
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Dans ce dernier cas, le rapport dénonce notamment l’intervention des forces de l’ordre pour casser un piquet de grève et engage donc la responsabilité de l’Etat. Au mois de janvier dernier, Sharan Burrow figurait d’ailleurs déjà parmi les premiers signataires de l’Appel en défense de nos camarades de Goodyear, injustement condamnés par le tribunal d’Amiens à des peines de 9 mois de prison.
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Ce rapport tombe à point nommé pour pointer l’attitude du gouvernement et sa responsa- bilité dans le climat délétère actuellement entretenu en France. Il s’inscrit dans le prolongement de la dénonciation par la CGT, le 6 juin dernier à Genève, des répressions anti-syndicales et des violences policières devant le Comité des Droits Economiques Sociaux et Culturels des Nations-Unies.
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Sur fonds d’état d’urgence, les répressions syndicales et les violences qui égrènent les manifestations renvoient une image déplorable de notre pays, en plein euro de Foot, dont le gouvernement porte l’entière responsabilité.
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La CGT continuera à dénoncer ce climat et les violations aux droits fondamentaux qu’il génère, s’ajoutant à celles que ne manquera pas de produire le projet de loi de dumping social, dite loi El Khomri que le gouvernement entend imposer au pays, contre la volonté de l’immense majorité de nos concitoyens. Montreuil, le 15 juin  Source: La CGT

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16 juin 2016 ~ 0 Commentaire

cancale hôpital (fr3)

 manifestants-hopital-SUD

Le personnel de l’hôpital en grève

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Une grande partie du personnel soignant du centre hospitalier des Près Bosgers a débrayé aujourd’hui pour s’opposer aux suppressions de postes annoncées.

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Aides-soignantes, infirmières, ou aides médico-psychologiques, ils étaient aujourd’hui 60 % des personnels soignants de l’Hôpital des Près-Bosgers à s’être mis en grève ce mercredi. Regroupés d’abord devant l’EPHAD, le cortège de manifestants s’est ensuite dirigé vers le centre ville, nous rapporte nos confrères de Ouest-france. Ils protestent contre l’annonce de suppressions de postes dans leur établissement. La grève devrait se poursuivre jeudi et vendredi à raison de deux heures chaque jour. Maylen Villaverde 15 juin 2016
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16 juin 2016 ~ 0 Commentaire

cfdt (lutte ouvrière)

berger

Berger supplétif du gouvernement

Dans un entretien publié le 12 juin par le Journal du dimanche, le dirigeant de la CFDT Laurent Berger déplore la poursuite de la mobilisation contre la loi travail, qu’il a abandonnée en fait depuis le début. Il l’attribue à un « jeu de rôle où chacun [la CGT et le gouvernement] montre ses muscles ».

Berger se fait l’agent direct du gouvernement en reprenant des attaques qui, même quand elles visent la CGT, sont dirigées contre les travailleurs en lutte. Il dénonce des bloca- ges, qui viendraient de salariés « qui ne sont pas concernés par le projet de loi » et « la dérive des mouvements d’extrême gauche ». Au sujet de la non-parution de certains quotidiens pour cause de grève le 26 mai, il ajoute que si un mouvement d’extrême droite en avait été respon-sable, « nous aurions été un million dans la rue contre le fascisme », assimilant, sans le dire, la CGT et l’extrême droite.

Ce qu’il reproche au gouvernement, c’est une communication ratée qui n’aurait «pas permis de donner le sens» d’un projet qui «hystérise la société». Quant à ceux qui s’oppo- sent à la loi travail, ce serait, dit-il, parce qu’ils n’en comprennent pas bien le sens. Quel mépris! Quelle morgue !

Laurent Berger joue sa carte en essayant de faire croire que la loi aurait « argement évolué en faveur des salariés» grâce à l’action de la CFDT. Et bien entendu à aucun moment Berger n’incrimine le patronat dont il reprend la propagande en expliquant que «la performance sociale et la performance économique vont de pair», et en prétendant que «l’affrontement stérile est toujours plus bénéfique aux patrons qu’aux salariés».

Pourtant ce ne n’est pas l’habileté tacticienne de Berger qui a permis les petits reculs acceptés par le gouvernement, mais bien la mobilisation de milliers de travailleurs, preuve que l’affrontement n’est pas si « stérile »

Mais le « syndicalisme d’accompagnement » du dirigeant de la CFDT lui vaudra peut-être d’accéder à des postes plus valorisants et plus bénéfiques encore… pour lui ! La voie pour devenir sous-ministre du Travail lui semble ouverte. Nicolas CARL

http://journal.lutte-ouvriere.org/cfdt-berger-suppletif-du-gouvernement

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15 juin 2016 ~ 0 Commentaire

lannilis (fr3)

y-en-a-marre

Mobilisation des salariés de Cargill qui craignent la fermeture de leur usine

Une quarantaine de salariés de l’usine Cargill de Lannilis ont débrayé. Ils craignent la fermeture de l’entreprise si aucun repreneur ne se manifeste. Cargill fabrique des produits à base d’algue à destination de l’agroalimentaire et du secteur pharmaceutique.

Ce matin une quarantaine de salariés de Cargill à Lannilis ont débrayé et distribué des tracts devant leur usine.

Ils redoutent la fermeture de leur usine à la fin de l’année si aucun repreneur n’est trouvé. L’entreprise installée depuis une cinquantaine d’années fabrique des produits à base d’algue pour les secteurs de l’agro-alimentaire et pharmacieutique. Des algues pêchées dans les eaux finistériennes. Malgré les 11 millions d’euros d’investis pour moderniser le site, l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament avait suspendu certaines activités de l’entreprise à l’automne dernier. Depuis l’entreprise qui emploie  67 personnes a perdu des clients et son équilibre financier. Les salariés ont lancé une pétition en attendant le Comité Extraordianire d’Entreprise qui se tiendra la 21 juin prochain.

Maylen Villaverde 15 juin 2016

http://france3-regions.francetvinfo.fr/lannilis-mobilisation-des-salaries-de-cargill

http://www.letelegramme.fr/lannilis-greve-de-24-heures-chez-cargill

http://www.ouest-france.fr/lannilis-les-salaries-de-cargill-manifestent

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15 juin 2016 ~ 0 Commentaire

loi travail (jdd)

medef

On a remonté le cortège parisien

« Avec la loi El Khomri, on sera précaires toute notre vie »

A 13 heures sur le boulevard de Port Royal, la « commission action travail social » de Nuit De- bout a pris place en tête de cortège et donne de la voix. A leurs côtés, les postiers des Hauts-de-Seine, en grève reconductible depuis le 10 mai.

« Ce matin, la Plateforme industrielle courrier de Villeneuve-la-Garenne a été bloquée. Pas une seule lettre n’a été distribuée dans le 92″, assurent Mohamed et Brahim, respective- ment âgés de 36 et 28 ans. « Ce sont les secteurs en lutte qui ouvrent la manifestation, ceux qui perdent de l’argent tous les jours. C’est plus légitime que les cortèges syndicaux classiques », estiment-ils, avant de reprendre en choeur les chansons criées dans le mégaphone voisin.  « On veut le retrait, il n’y a pas de discussion à avoir. Entre la peste et le choléra, on ne choisit pas », renchérissent les deux hommes. « C’est un paquet de saloperies. » A la loi Travail s’ajou- tent des revendications internes, comme chez la plupart des manifestants rencontrés mardi.

« Ce n’est pas possible, on ne peut pas accepter ça »

«Pour moi, ce n’est pas un gouvernement de gauche. Sinon je ne serais pas là» Quelques dizaines de mètres après, après avoir laissé les violences entre forces de l’ordre et casseurs derrière nous (et le gaz lacrymogène), on rencontre Eliane et Christine. Avec 300 CGtistes des Alpes-Maritimes, elles sont arrivées à Paris mardi matin par le train et repartent vers 17 heures. C’est la première fois qu’elles montent dans la capitale pour manifester contre cette loi. « Ça fait longtemps qu’on manifestait en bas, là on s’est dit on monte », expliquent-elles. C’est aussi la première fois qu’elles défilent contre un gouvernement de gauche. « Pour moi, ce n’est pas un gouvernement de gauche. Sinon je ne serais pas là », estime Eliane, une Niçoise de 65 ans, qui demande le retrait du texte législatif. « Ce n’est pas possible, on ne peut pas accepter ça. »

Tout au long du cortège, certains manifestants tentent de discuter avec les policiers postés à chaque carrefour. Dans une ambiance plus ou moins tendue. « Les bleus avec les manifestants pour une fois », lance un jeune homme en passant à côté de forces de l’ordre blo- quant une rue perpendiculaire. « La police est là pour protéger les plus riches pas les pauvres », dira une autre. Les critiques à l’encontre du gouvernement et du Parti socialiste sont légion : « Et le PS c’est dégueulasse », entonnent les uns ; « Tout ça c’est de la faute du PS », disent les autres ; « Ne votez plus jamais Hollande », renchérissent certains. Pour la majorité des manifestants, cela ne fait plus de doutes. 

« Ça doit être mon dixième jour de grève cette année »

Charles, lui, est venu de Carcassonne et défile avec FO de l’Aude. La dernière fois qu’il est venu à Paris battre le pavé c’était en 2005 contre le traité anticonstitutionnel. « Aujourd’hui c’est une date extrêmement importante, on veut faire céder le gouvernement », explique cet institu- teur de 59 ans qui a pris le train mardi matin avec 68 autres camarades. « Ça doit être mon dixième jour de grève cette année. Ce sont les acquis de toutes les luttes de nos aïeux. Je ne le fais pas pour moi, mais pour mes enfants, mes petits-enfants », confie-il. Dans le cortège, les drapeaux de la CGT, de FO sont nombreux. Des Hautes-Pyrénées, de Savoie, du Vauclaise, de Moselle, du Loir-et-Cher…

Côté politique, des drapeaux du PC, du NPA et de FO flottent. Un ballon Front de Gau- che prend de la hauteur. Une délégation d’Europe Ecologie Les Verts est également présente. Des tracts et des autocollants La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon sont distribués. Dans la manifestation, on aperçoit Eric Coquerel (Parti de Gauche) et Clémentine Autain (Ensemble).

Des forestiers et leur tronçonneuse Toujours plus loin, les dockers sont applaudis à leur passage, et des manifestants font vrombir des tronçonneuses devant une bannière des « ouvriers forestiers de droit privé de l’ONF » [Office national des forêts].

« Le retrait de la loi Travail n’est ni négociable, ni amendable »

«S’il faut se rasseoir à la table des négociations, ce sera après que le gouvernement ait accepté d’entendre la rue et les citoyens» « On n’a jamais été aussi nombreux » de la Bibliothèque nationale de France, assure Caroline, 45 ans, qui est bibliothécaire au départe- ment des Estampes. « C’est une journée importante, une étape dans les négociations de la loi Travail au Parlement », estime-t-elle. Parisienne, ce n’est pas sa première manifestation. A la loi Travail, s’ajoutent là encore des négocations internes sur « la chute de l’embauche » et des « conditions de travail qui se durcissent ».

Pour Astrid, sage-femme, et ses collègues aussi, les revendications sectorielles, notam- ment face à la réforme de l’APHP voulue par Martin Hirsch  « vont de pair avec le climat social qui s’est dégradé dans le pays ». « Le retrait de la loi Travail n’est ni négociable, ni amendable », dit la jeune femme de 32 ans de l’Usap GCT. « S’il faut se rasseoir à la table des négociations, ce sera après que le gouvernement ait accepté d’entendre la rue et les citoyens », renché- rit-elle, voyant cette journée de mobilisation comme un « avertissement supplémentaire ». Avec ses collègues Magdelone, Pascale et Isabelle, elle n’a pas encore avancé. Il est 16h30 place d’Italie, et beaucoup de manifestants n’ont toujours pas quitté la place. A côtés d’elles, des dizaines de taxi bouclent le cortège. Et à quelques mètres de là, un peu en amont, les gens chantaient : « Aujourd’hui dans la rue, demain on continue. »

Anne-Charlotte Dusseaulx – leJDD.fr

http://www.lejdd.fr/Loi-Travail-on-a-descendu-le-cortege-parisien

Lire aussi Médiapart

http://www.anti-k.org/dejouant-les-pronostics-un-raz-de-maree-contre-la-loi-travail

Sur Bastamag

http://www.bastamag.net/Depuis-le-debut-de-la-mobilisation-de-la-loi

Sur Révolution Permanente

http://www.revolutionpermanente.fr/un-million-de-personnes-a-Paris

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12 juin 2016 ~ 0 Commentaire

euro 2016 (anti-k)

 caz zeneuve

La liberté d’expression existe-t-elle encore pour le ministère de l’Intérieur ?

C’est avec stupéfaction que la CGT vient de découvrir les consignes de sécurité publiées par le ministère de l’Intérieur pour l’Euro.
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Dans le chapitre intitulé « Bien se comporter au sein et aux abords des stades », le ministère de l’intérieur recommande de « ne pas tenir de propos politiques, idéologiques, injurieux, racistes ou xénophobes ».
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Ces consignes remettent en cause le fondement de la démocratie, la liberté d’expres- sion. En mettant sur le même plan propos diffamatoires, racistes ou xénophobes – qui relèvent de l’infraction pénale – et propos politiques et idéologiques – qui fondent les libertés constitu- tionnelles et le débat démocratique – elles génèrent un scandaleux mélange des genres.
*
Notons au passage que le ministère de l’intérieur s’inquiète davantage des propos politiques que du sexisme et de l’homophobie, oubliés de ces consignes alors qu’ils sont malheureusement bien présents dans les stades.
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Le gouvernement a-t-il peur que les supporters, qui sont aussi salarié-es, privé-es d’emplois, jeunes… ne débattent de la loi travail?
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La ficelle est grosse et démontre que la stratégie visant à opposer supporters et grévistes ne fonctionne pas. Une large majorité de français-es refusent la loi travail, c’est donc aussi le cas des supporters ! De telles consignes sont en tout cas la preuve de la fébrilité du gouverne- ment, qui depuis 4 mois, en empêchant la négociation et le débat parlementaire, refuse tout débat sur la loi travail. La CGT exige des clarifications rapides de la part du ministère de l’intérieur et la modification de ces consignes, manifestement contradictoires avec les libertés constitutionnelles.
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La CGT continuera sa campagne d’information massive sur la loi travail et ses dangers, sur les lieux de travail, les lieux publics et aux abords des stades. La CGT Ile de France organise d’ailleurs dès cette après-midi une opération « Carton rouge à la loi Travail ». Des initiatives de votation et débats avec les supporters sont prévues partout en France. Pour que les supporters passent un bel Euro et que ce grand événement sportif valorise la France, la CGT réitère son appel à l’ouverture de discussions.
*
L’intersyndicale attend toujours la réponse du Président de la République à son courrier du 20 mai dernier, dans lequel les organisations syndicales demandaient à être reçues. Par son refus de négocier le gouvernement est responsable du blocage. La loi travail est minoritaire dans l’opinion, minoritaire chez les syndicats, minoritaire chez les parlementaires, elle doit être retirée ! 10 Juin 2016 VENDREDI HUMANITE.FR
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