Archive | Syndicalisme

30 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Syndicats: le dialogue social comme seul avenir? (essf)

patron Dialogue social

Extrait de la déclaration des organisations CFDT, CFTC, CGT, FSU, UNSA du lundi 25 novembre : «   C’est pourquoi doit s’engager ou se poursuivre un dialogue social (…) dans les entreprises comme dans les secteurs d’activités, les territoires et au niveau national  »

À quelques mois des élections municipales et européennes, la majorité parlementaire et surtout le Parti so cialiste tentent par tous les moyens de remonter la pente depuis le fond du trou des sondages atteint par le président de la République et le Premier ministre. Avec un Valls à la manœuvre, difficile de faire de la défense de Christiane Taubira autre chose qu’un dérisoire prétexte pour tenter de ressouder les rangs de la majorité.

La fiscalité  : alibi et régression sociale Alors rien de tel que de nous rejouer le grand jeu du dialogue social. Le choix du thème est imposé par un ras-le-bol interclassiste et donc lourd de confusions  : la fiscalité. Certes, il s’agit de l’un des engagements du candidat Hollande, mais de renoncement en renoncement, on est presque surpris de ce retour sur une promesse électorale.

Ce qui frappe, c’est la rapidité avec laquelle les «  partenaires sociaux  » se sont empressés de répondre présents. Pour le patronat, il s’agit d’en remettre une couche sur le thème de la baisse des prélèvements obligatoires.

Pas de surprise non plus du côté de la CFDT qui « appelait depuis de nombreux mois à une mise à plat de la fiscalité », de la CFTC qui déclare ne pouvoir « qu’encourager cette démarche », et la CGC exprime « une certaine satisfaction ». Mais surtout, on connaît les prédispositions de ces confédérations à privilégier non seulement le dialogue avec le patronat et le gouvernement, mais aussi et surtout à soutenir leurs propositions et politiques.

De son côté, FO a salué « une bonne initiative ». Pour la direction confédérale de la CGT, Thierry Lepaon a rappelé qu’il avait demandé il y a six mois «  un débat national sur la création de richesse et sa répartition ». « Aujourd’hui, le gouvernement est contraint d’ouvrir une discussion, mieux vaut tard que jamais ». Pour Solidaires (finances publiques), « cette annonce est tardive mais l’orientation générale est nécessaire et doit se traduire concrètement dans les faits ».

Ainsi toutes les directions syndicales de salariéEs se retrouvent pour discuter avec le gou- vernement et le patronat. Pour le gouvernement, l’enjeu est de taille. Il s’agit, en affichant de nou- velles promesses sur le terrain de la fiscalité, de tenter de faire oublier sa politique antisociale. Le secrétaire général de la CFDT appelle Hollande à «faire acte de vision, de hauteur, d’autorité » et, comme la CFTC, n’est pas hostile à la fusion CSG-impôt sur le revenu. Pour les autres centrales, seules FO et la CGT se déclarent clairement hostiles à cette fusion et à l’augmentation de la TVA.

Faire oublier les faiblesses et les reculs Les directions syndicales nationales saisissent aussi la main tendue par le gouvernement pour faire oublier le trou d’air dans lequel elles semblent avoir sombré, de la loi sur la compétitivité aux mobilisations bretonnes en passant par la réforme des retraites.

Les manifestations unitaires bureaucratiquement organisées en Bretagne, depuis Carhaix jusqu’aux quatre manifestations du week-end dernier, le rendez-vous unitaire initié par la CGT, sont des contrefeux dont les objectifs et résultats sont peu convaincants.

L’affaiblissement des organisations syndicales permet aujourd’hui au gouvernement de supprimer les élections prud’homales. Les reculs de participation aux élections pro- fessionnelles ou celui de la CGT dans des bastions comme Renault ou EDF ne relèvent pas seulement des évolutions sociologiques. L’absence d’une volonté au niveau des exigences de la situation est largement critiquée dans les syndicats. Dans la CGT, la FSU et Solidaires, de nombreuses voix se sont élevées contre cette politique. Pour commencer à renverser le rapport de forces en notre faveur, ce n’est pas sur ces directions syndicales que l’on peut s’appuyer.

Plus que jamais, l’heure est à la construction de convergences entre les mobilisations. Les jeunes, les enseignantEs, les salariéEs de l’agro-alimentaire ou de La Redoute montrent une autre voie que celle de la résignation et du dialogue social.

Robert Pelletier 27 novembre 2013

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article30473

 

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27 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

L’impasse du dialogue social (prométhée)

patron Le dialogue social

Dans notre article « En passant par la Bretagne » nous soulignons que les syndicats bretons (sauf FO) se prononçaient pour le dialogue social avec les exploiteurs et le gouvernement au service de ceux-ci.

Certes, rien de très nouveau sous le soleil ! Cette pratique, sanctionnée par une longue série de défaites notamment sur la question des retraites, prévaut depuis des lunes. Même si jusqu’à présent la CGT, la FSU et Solidaires ne l’affichaient pas aussi ouvertement. Le 25 novembre – alors qu’elles se précipitaient chez le Premier Ministre pour discuter d’une éventuelle réforme fiscale – les mêmes centrales syndicales (sauf Solidaires) se fendaient d’une déclaration, nationale celle-ci [1].

Cette fois les choses sont claires, les chefs syndicaux hissent les couleurs : pas question d’accroître les difficultés du gouvernement. Constatant les dégâts de la crise sur le monde du travail, les directions syndicales redoutent que l’ampleur des drames sociaux conduise « à la désespérance et menace la cohésion sociale, la capacité à vivre ensemble et in fine la démocratie ».

Cohésion sociale, vivre ensemble : quel langage bizarre pour des syndicalistes ! Sans parler couramment le prolétarien, ces termes ont comme un arrière-goût de… collaboration de classes.

Pour ces directions syndicales le danger immédiat réside dans le fait que «  l’expression légitime des intérêts particuliers ne peut sans danger laisser se développer les corporatismes en ignorant l’intérêt général ».

C’est quoi au juste l’intérêt général ? Un lien commun entre bourgeois et prolétaires, mais ce lien porte un nom : exploitation. Les conséquences du mode de production capitaliste se com- prennent autrement : « L’unique puissance sociale de côté des ouvriers est leur masse. Cependant, la puissance de la masse est brisée par la désunion. La dispersion des ouvriers est engendrée par leur concurrence inévitable. » [2] Ce qui implique une action permanente pour dépasser cette réalité en se concentrant contre le Capital et son pouvoir politique.

Dans leur déclaration commune, les directions syndicales font volontairement un choix dia- métralement opposé : « C’est pourquoi doit s’engager ou se poursuivre un dialogue social avec ces objectifs, dans les entreprises comme dans les secteurs d’activités, les territoires et au niveau national. » Sans risque d’erreur, nous pouvons affirmer que les mêmes causes produiront les mêmes effets.

L’audace des directions syndicales se limite à quémander aux :  «  responsables éco- nomiques et politiques, au patronat et au gouvernement, de prendre la mesure des mécon- tentements qui taraudent la société et d’y apporter des réponses ». Autant confier les clefs de la caserne des pompiers à un gang de pyromanes. Les illusions des uns et les contorsions des autres ne changeront jamais la tendance générale du capitalisme qui n’est pas d’élever le niveau de vie des travailleurs mais de l’abaisser. Dans la continuité de celle de Nicolas Sarkozy, la politique de François Hollande l’atteste chaque jour. Publié le 27 novembre 2013

Emile Fabrol http://www.promethee-1871.com/limpasse-du-dialogue-social/

1.- La déclaration dans son intégralité
2.- Résolution sur les syndicats élaborée par Karl Marx et adoptée au 1er congrès de l’Association internationale des travailleurs à Genève en 1866.

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26 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Sncf, quatre syndicats de cheminots appellent à la grève le 12 décembre (lt)

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Quatre syndicats de cheminots hostiles au projet de réforme ferroviaire appellent à la grève le 12 décembre. 

Ils accusent la SNCF « de tenter de mettre en œuvre la réforme » avant le débat prévu au Parlement au premier semestre 2014. Le préavis de grève déposé par la CGT, l’Unsa et Sud-Rail, rejoints par FiRST, court du mercredi 11 décembre, à 19 h, au vendredi 13 décembre, à 8 h.

Les syndicats s’inquiètent de la création au 1er janvier 2015, à la place de la SNCF et de Réseau ferré de France (RFF), gestionnaire des infrastructures, de trois établissements publics qui, selon eux, mènera à un éclatement du système ferroviaire.

Les objectifs de cette réforme sont de stabiliser la dette du système ferroviaire, qui s’élève actuellement à 40 milliards d’euros, et de préparer le secteur à l’ouverture à la concurrence du transport de voyageurs. 26 novembre 2013 à 07h23 -

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/france-monde/france/sncf-quatre-syndicats-de-cheminots-appellent-a-la-greve-le-12-decembre-25-11-2013-2315460.php

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24 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Morlaix, Lorient, St Brieuc: entre 8.000 et 10.000 manifestants en Bretagne (lt)

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Jour de manifestation pour un pacte social en Bretagne

Des défilés ont réuni ce matin et cet après-midi des manifestants dans quatre villes : Saint-Brieuc, Morlaix, Rennes et Lorient. Ces défilés ont réuni entre 8 et 10.000 manifestants. Des actions plus sporadiques, menées par d’autres entités, des Bonnets rouges notamment, sont venues s’ajouter au mouvement initial

18H30. L’heure des comptes Entre 8.000 et 10.000 personnes ont battu le pavé ce samedi en Bretagne, une mobilisation inférieure à celles des « Bonnets Rouges » début novembre à Quimper, alors que les syndicats espéraient reprendre la main en exigeant des mesures sociales dans le « Pacte d’avenir » lancé par l’Etat. Répartis entre Rennes (Ille-et-Vilaine), Lorient (Morbihan), Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) et Morlaix (Finistère), les manifestants n’ont pas réussi à égaler en nombre les 15.000 à 30.000 personnes réunies le 2 novembre à Quimper sous la bannière du collectif « Vivre, décider et travailler en Bretagne ».

17H00. La manifestation morlaisienne se disperse dans le calme

16H29. 3.000 manifestants et l’habituelle guerre des chiffres 5.000 manifestants selon les organisateurs, 2.500 selon les autorités et 3.000 selon nos propres estimations : le défilé de Morlaix est aussi important que celui qui s’est tenu à Rennes ce matin.

15H39. Le cortège s’élance vers le centre-ville Ils sont désormais 2.000 armés de banderoles et de drapeaux dans un défilé qui s’étire vers la mairie.

15H30. Début du discours de Frédéric Huon, CFDT Ils sont désormais 1.500 massés place Puyo et il revient à Frédéric Huon de la CFDT d’ouvrir la manifestation. Christian Troadec s’est vu interpellé par un militant CFE-CGC qui trouve « irrespecteuse » sa participation au mouve- ment. Philippe Poutou, NPA, est également de la partie.

15H10. Christian Troadec était dans le cortège de Lorient et est arrivé à Morlaix
« Je n’ai pas quitté le cortège à Lorient. J’ai participé à la manifestation jusqu’à la fin. Il y a bien eu des insultes et des quolibets en début de cortège mais j’ai aussi discuté avec des personnes qui viendront à la manifestation du 30 novembre à Carhaix », tient à préciser Christian Troadec. Le porte-parole du collectif « Vivre, décider et travailler en Bretagne » a rejoint Morlaix en début d’après-midi. Il était dans le cortège vers 15 h.

14H45. 700 à 800 manifestants dans le calme place Puyo Pas de bonnets rouges,ni de Christian Troadec place Puyo à Morlaix où 700 à 800 personnes ont convergé. Parmi elles, Thierry Lepaon, secrétaire fédéral de la CGT.  

14 h 30. 300 personnes convergent vers la place Puyo A Morlaix, trente minutes avant le depart officiel du cortège quelque 300 personnes convergent vers la place Puyo avec banderolles et drapeaux.

13H00. Le centre-ville de Morlaix bloqué Jusqu’ici la mobilisation est assez faible en Bretagne. 800 personnes à Saint-Brieuc, entre 1.100 et 2.500 à Lorient et entre 2.000 et 4.000 à Rennes, selon les sources. Le rassemblement prévu à Morlaix va-t-il donner de l’épaisseur à cette journée de manifestation pour un pacte social initié par la majorité des syndicats ? Réponse dans les minutes à venir. Le centre-ville de Morlaix est d’ores-et-déjà bloqué. La manifestation doit débuter à 15 h.

12H25. Entre 1.100 et 2.500 manifestants à Lorient Selon les estimations syndicales entre 2.000 et 2.500 personnes ont participé à la manifestation de Lorient. La police n’en a compté que 1.100. La manifestation est terminée. Thierry Lepaon, leader de la CGT, a annoncé qu’il serait présent cet après-midi à Morlaix.


12H15. Lorient : Christian Troadec rebrousse chemin
Le maire de Carhaix et porte-parole du collectif « Vivre, décider et travailler en Bretagne », Christian Troadec, était bien présent ce matin à Lorient. Sa présence a été remarquée par les médias mais aussi par les représentants syndicaux qui lui ont fait comprendre qu’il n’était pas forcément le bienvenu à cette manifestation. Christian Troadec a donc quitté le cortège avant le début du défilé.

12H00. Saint-Brieuc : une partie des manifestants sera à Morlaix dans l’après-midi
Les représentants syndicaux et les plus motivées des 800 manifestants décomptés ce samedi matin à Saint-Brieuc poursuivront leur journée d’opposition à Morlaix où une nouvelle mobilisation est prévue à partir de 15 h.
11H45. Très faible mobilisation près des portiques Les forces de l’ordre ont déployé un important dispositif à proximité des portiques de Montauban et de Plélan-le-Grand. Les services de la Diro avaient prévu de mettre en place des déviaitions sur les RN12 et RN24. Pour l’instant, pas besoin. A Montauban, une vingtaine de manifestants sont réunis sur un pont enjambant la voie express sous l’oeil attentif d’une centaine de gendarmes mobiles.

11H30. Plus d’un millier de personnes à Lorient Forte mobilisation à Lorient pour le pacte social souhaité par les syndicats. Plus d’un millier de manifestants sont réunis derrière les leaders de la CGT, Thierry Lepaon, et de la CFDT, Laurent Berger, qui ont pris la tête du cortège. Christian Troadec, le maire de Carhaix et porte-parole du collectif pour le maintien de l’emploi en Bretagne, serait également présent.

11H00. Quelques centaines de manifestants à Saint-Brieuc Les forces de l’ordre s’attendaient à accueillir jusqu’à 4.000 manifestants ce samedi à Saint-Brieuc. Ce chiffre ne devrait pas être atteint. Au départ du cortège, 800 personnes, selon nos constatations, étaient réunies place de la Liberté.

10H50. Montauban : plus de gendarmes que de manifestants On circule toujours sur la RN12 au niveau du portique de Montauban. Une quinzaine de manifestants sont actuellement positionné à proximité de la structure gardée… par plusieurs dizaines de gendarmes mobiles. Les déviations sont prêtes à être mises en place (voir carte).

10H30. Montauban : important dispositif de gendarmerie Actuellement sur la RN12, en prévision d’une manifestation, un important dispositif de gendarmerie est deployé entre les communes de Pleumeleuc et de Saint Jouan de l’isle. En amont, en aval et surtout au niveau du portique ecotaxe de Montauban, 20 fourgons de gendarmes sont stationnés. Plusieurs véhicules de la Diro sont aussi garés au niveau des glissières de sécurite centrale en protection.

10H. Rennes : FO en tête de cortège La manifestation pour le pacte social à Rennes doit débuter à 10 h 30. Première surprise : des représentants de FO, qui ne soutient pas le message porté par les autres syndicats, sont présents. Ils ne vont pas manifester pour un pacte social mais pour la sauvegarde de l’emploi en Bretagne. Et veulent prendre la tête du cortège.

9H30. Deux actions prévus sous les portiques Les forces de l’ordre et les services techniques s’attendent à deux manifestations sous les portiques de Montauban (RN12) et de Plélan-le-Grand (RN24). Perturbations à prévoir sur les routes. Les conseils de Bison fûté.

9H00. Quatre manifestations programmées en Bretagne Les syndicats ont prévu quatre manifestations ce samedi en Bretagne. Voici les informations pratiques, ville par ville. 23 novembre 2013 à 18h42

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/manifestations-en-bretagne-direct-deux-actions-prevues-sous-les-portiques-23-11-2013-2313419.php

Lorient, pacte social, « Nous le revendiquons sans casser ! »

24 novembre 2013 à 10h00

A l’appel de sept organisations syndicales (1), près de 2.000 personnes ont défilé dans les rues du centre-ville, hier matin, en faveur d’un pacte social et environnemental pour la Bretagne.

Morlaix, Lorient, St Brieuc: entre 8.000 et 10.000 manifestants en Bretagne (lt) dans Luttes sociales en Bretagne empty

Faible participation à l’échelle du département.  Les organisations syndicales s’attendaient sans nul doute à une plus forte mobilisation, hier matin à Lorient. Le front intersyndical – boudé seulement par FO – misait sur ce rassemblement unique dans le Morbihan pour donner un large écho à la contre-offensive organisée contre le mouvement des bonnets rouges qualifié « de populiste et d’hétéroclite ». Mais à l’heure des comptes, les organisateurs annonçaient 2.500 participants quand la police en dénombrait 1.100. Deux estimations éloignées des attentes initiales.

Une manifestation très médiatique. Les chaînes de télévision et les radios nationales se sont déplacées en nombre à Lorient. La raison de cet intérêt ? La présence, côte à côte dans le cortège, de Thierry Lepaon et Laurent Berger, les secrétaires nationaux de la CGT et de la CFDT. Ces projecteurs braqués sur les leaders des deux grandes centrales syndicales ont fait de l’ombre aux autres organisations syndicales. « Pensez à réaliser un plan large ! Ce serait bien pour l’intersyndicale », s’est exclamé l’un des responsables locaux de Solidaires à l’intention des cameramen.

Un bonnet rouge dans le cortège.  Bonnet rouge sur la tête et drapeau de la CFDT à la main, ce salarié d’Ebrex ne s’est pas trompé de manifestation. « Désolé, je n’ai qu’un seul bonnet mais je l’avais avant ce mouvement ! Je crois encore à la force syndicale et non à celle des patrons. D’ailleurs, le mien ne me connaît toujours pas après plus de dix ans d’ancienneté », témoigne Éric. « Je suis inquiet pour nos emplois et l’avenir de nos enfants. D’autant qu’on est situé à la pointe de l’Europe. Pour moi, la crise, ce n’est pas des discours ou des articles, c’est une réalité. Ma femme est employée chez Daily France où plane la menace d’un plan de licenciement. Et le site de Brandérion où je travaille doit fermer. Les reclassements promis ne sont encore que des promesses. Et mon beau-frère est au chômage ! Notre avenir est incertain alors qu’on vient d’emménager dans notre maison. On a mis trois ans pour la construire ».

http://lorient.letelegramme.fr/local/morbihan/lorient/ville/pacte-social-nous-le-revendiquons-sans-casser-24-11-2013-2313904.php

St Brieuc, emploi, 800 manifestants pour un pacte social breton

Elle était très attendue et faisait figure de test pour des syndicats totalement dépassés par la révolte des Bonnets rouges.

Hier matin, la manifestation réclamant la création d’un pacte social breton a attiré 800 personnes en ville. Contexte économique très difficile, licenciements en série, colère, désespoir… Ces derniers jours, dans les rangs des policiers briochins, il se disait que cette manifestation intersyndicale de défense de l’emploi en Bretagne était susceptible d’attirer plusieurs milliers de personnes en ville. Il n’en a finalement rien été. Hier, à 10 h 30, heure prévue de rassemblement place de la Liberté, on s’est vite rendu compte que la mobilisation ne serait pas à la hauteur des espérances des syndicats, qui affichaient pourtant, et c’est de plus en plus rare, un front uni. Ou presque. CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FSU, Solidaires, Unsa… Dans ce tableau multicolore, où avaient également pris place des militants de différents mouvements politiques, seule Force ouvrière brillait par son absence. Un seul être vous manque…
Motivés mais peu nombreux  Lorsque le cortège s’est mis en branle, derrière la banderole « Pour nos emplois, pour nos territoires : un pacte social pour la Bretagne », on comptait tout de même plusieurs centaines de personnes, drapeaux à la main. 800 exactement. Loin d’être résignées. Et qui se sont époumonées : « Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère. On n’en veut pas, de cette société-là ». Insuffisant toutefois, pour pouvoir faire pression sur quiconque, admettait à demi-mot une militante CFDT dans son micro. « On a été nuls. On a trop tardé à réagir, laissant le temps aux Bonnets rouges, qu’ils soient vrais ou faux, de s’engouffrer dans la brèche », soufflait quant à lui un représentant de Solidaires, à la fois déçu et soucieux de défendre le rôle des syndicats.

Un train de retard  Si ces derniers ont dénoncé « les discours et postures réactionnaires » et réaffirmé leur « refus de la violence, du vandalisme et de la destruction de biens publics », ils semblent toutefois avoir pris un train de retard sur la gronde bretonne. « Nous ne sommes pas très nombreux, confessait un adhérent de la CFE-CGC. Mais 1.500 c’est pas mal quand on sait qu’il y avait deux autres manifestations à la même heure à Rennes et Lorient. Plus une autre à Morlaix dans l’après-midi. » C’est une explication, certes. Mais cette femme croisée rue du 71e-RI, point d’arrivée de la manifestation, en avait une autre. « Ces gens-là ne représentent plus personne. Et ils jouent avec les chiffres pour faire croire le contraire. Moi, c’est à Carhaix que je manifesterai, le 30 novembre. » Et d’assurer que ce jour-là, ils seront nombreux. « Bien plus que 800 ou 1.500 ». Gwendal Hameury

http://saint-brieuc.letelegramme.fr/local/cotes-d-armor/saint-brieuc/ville/emploi-800-manifestants-pour-un-pacte-social-breton-24-11-2013-2313748.php

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23 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Pacte social, quatre manifestations ce samedi en Bretagne (lt+of)

Charles TILLON 1926

Une semaine avant une nouvelle manifestation des « bonnets rouges », à Carhaix , un mouvement dans lequel ils ne se reconnaissent pas, sept syndicats appellent les salariés à défiler, aujourd’hui, dans quatre villes bretonnes, pour exiger un volet social dans le Pacte d’avenir

Les manifestations en Bretagne: Morlaix, Rennes, Saint-Brieuc, Lorient

La semaine dernière, sept organisations syndicales de Bretagne-CFDT, CGT, Solidaires, CFTC, Unsa, CFE-CGC et FSU- ont lancé en commun cette journée de mobilisation, qui prendra la forme de cortèges à Rennes, Saint-Brieuc, Morlaix et Lorient. Dans cette dernière ville, où le rassemblement est prévu à 10 h 30, boulevard Cosmao-Dumanoir, seront présents les leaders de la CFDT, Laurent Berger, et de la CGT, Thierry Lepaon. Thierry Lepaon qui poursuivra à Morlaix, où la manifestation se déroulera l’après-midi. Seule Force Ouvrière-Bretagne a fait bande à part. Mais FO souligne qu’elle avait déjà appelé en octobre à manifester contre les plans de licenciement qui se sont succédé en Bretagne depuis plus d’un an, conséquences d’une avalanche de restructurations qui ont touché, notamment, l’agroalimentaire, les télécoms et l’automobile, piliers de l’économie bretonne.

Un volet social dans le Pacte d’avenir La colère des milliers de salariés, amplifiée par les actions parfois violentes contre l’écotaxe, qui devait être mise en oeuvre, avant sa suspension, le 1er janvier, avait conduit le gouvernement à lancer mi-octobre un Pacte d’avenir pour la Bretagne, pour trouver d’ici à fin novembre des solutions pérennes à la crise. Les discussions se succèdent à la préfecture de région mais laissent les syndicats sur leur faim. Le pacte est qualifié d’« insuffisant » par les sept organisations syndicales qui revendiquent, parallèlement aux mesures économiques que contiendra le Pacte d’avenir, « un volet social conséquent ». Cela passe, expliquent les représentants des syndicats, par des mesures concernant la formation, l’accompagnement des personnes licenciées, les conditions de travail, mais aussi les modalités du dialogue social pour que les salariés participent effectivement à la réflexion sur les mutations économiques et industrielles dans la région. Ces mutations « doivent être anticipées pour permettre aux salariés de se réorienter et de se former dans un parcours sécurisé et ainsi éviter les suppressions d’emplois », pointent les organisations syndicales. « Il ne faut pas que les salariés soient la variable d’ajustement », plaide Louis Baron, secrétaire régional de la CFDT. « On demande que ce qui se fait après les licenciements se fasse avant », analyse Thierry Gourlay, secrétaire régional de la CGT.

« Reprendre la main » sur les bonnets rouges Pour les organisations syndicales, il s’agissait, en lançant une journée de mobilisation, d’être « à la hauteur des enjeux », alors que des milliers de salariés ont perdu ou risquent de perdre leur emploi chez Doux ou Tilly-Sabco (poulets à l’export), chez Gad (abattoirs de porcs), PSA ou Alcatel, mais aussi de « reprendre la main », à une semaine de la nouvelle manifestation des bonnets rouges, le 30 novembre, à Carhaix. Le mouvement s’est illustré en réunissant, le 2 novembre, à Quimper, entre 15.000 et 30.000 personnes coiffées de bonnets rouges, une foule hétéroclite de salariés, de chefs d’entreprise, d’élus, de militants politiques, de défenseurs de la décentralisation réunis à l’appel du collectif « Vivre, décider et travailler en Bretagne ». Trois syndicats -CGT, Solidaires et FSU- s’étaient déjà désolidarisés de cette action. « On aurait été avec eux s’il n’y avait eu une manipulation téléguidée par le patronat, la FNSEA, le Medef et certains politiciens », a justifié Serge Le Quéau (Solidaires), visant le maire de Carhaix, Christian Troadec, un des initiateurs du collectif « Vivre, décider et travailler en Bretagne ». Le patronat et la FNSEA « réclament moins de contraintes administratives, fiscales, moins de charges. Tout cela va à contresens des intérêts des salariés », poursuit Serge Le Quéau, qui pointe « les risques de désillusions gravissimes » des salariés. Quant à Christian Troadec, c’est son combat pour la décentralisation qui provoque le rejet des syndicats. FO, seule organisation à avoir appelé à la manifestation quimpéroise, a d’ailleurs fini par se désolidariser des bonnets rouges, malgré la présence de certains de ses membres dans ce collectif. 23 novembre 2013 à 07h46

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/morbihan/crise-les-syndicats-mobilisent-aujourd-hui-23-11-2013-2312527.php

http://www.ouest-france.fr/grogne-sociale-les-syndicats-dans-la-rue-pour-reprendre-la-main-1734573

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21 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Rythmes scolaires, grève dans le primaire le 5 décembre (lt)

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Le SNUipp, le premier syndicat d’enseignants du primaire, appelle à la grève pour le jeudi 5 décembre.

L’objet de son courroux : la réforme des rythmes scolaires. C’est ce que révèle France Info. C’est la première fois que le SNUipp, syndicat majoritaire dans le primaire, appelle à un mouvement national de grève contre la réforme des rythmes scolaires. Car, comme l’indique France Info, « jusqu’à présent, la mobilisation contre cette réforme était organisée sur le terrain ou par des syndicats minoritaires ».

« Une réforme mal fichue » Pour Sébastien Sihr, son secrétaire général, « toutes les écoles ne pourront pas appliquer la réforme dès la prochaine rentrée ». Il appelle donc Vincent Peillon, ministre de l’Education nationale, à suspendre sa généralisation pour 2014. Et de justifier cet appel à la grève « parce que la priorité à l’école primaire ne peut pas se résumer par la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires qui est contestée et qui est mal fichue ». N. A. / @NathalieAndré 21 novembre 2013 à 07h51

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/france-monde/france/rythmes-scolaires-greve-dans-le-primaire-le-5-decembre-21-11-2013-2311028.php

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20 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Stupeur : ils vont aussi tuer aussi les élections prud’homales (gf+regards)

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La décision serait prise : les élections prud’homales, la seule élection sociale démocratique transparente, vont être supprimées.

Immense recul de la démocratie.

On devait voter en 2014, Sarkozy avait repoussé en 2015…

Rachida Dati avait supprimé 30 % des  tribunaux prud’hommes. La gauche va donner le coup de grâce. Il paraît que ça coûte trop cher et qu’il n’y a pas assez de votants. Trop facile d’accuser son chien d’avoir la rage… Il suffisait d’y ré introduire des moyens, une plus grande volonté d‘infor- mation et de débats pour redynamiser aussitôt l’élection.

Y a t il « trop » de droits et de vie syndicale dans ce pays ?

Le scrutin coûtait 91 millions d’euros, 4,77 euros par électeur inscrit. Une goutte d’eau. Ce n’est rien comparé à tant d’autres élections professionnelles moins importantes. C’est quatre fois moins cher que ce que l’état s’apprêtait à donner (440 millions) à « ecomouv’ » l’organisme privé qui devait récolter « l’écotaxe ».

Il y aurait trop d’abstentions: certes elle est passée de 37 % en 1979 à 74,5 % en 2008. Oui, mais on est passé à 5 millions de chômeurs, les grands médias boycottent tous débats sur ce sujet, les listes sont erronées et incomplètes, le patronat a largement saboté, la chasse au sorcières antisyndicale s’est démultipliée.

Tiens : les salariés des petites entreprises (97 % ont moins de 50 soit 8 millions de salariés) ont le « droit » de quitter leur travail pour aller voter sans perdre de salaire… mais les patrons écrasent ce droit ! Décidons que, une fois tous les 5 ans, le jour du vote sera férié et le taux de participation augmentera ! Améliorez l’information et les salariés immigrés – qui ont le droit de voter dans ce scrutin national pour élire les juges de la République – y participeront fièrement…

Aux prudhommes, 4,5 millions de salariés, c’est énorme, venaient voter pour leurs syndicats et donnaient une majorité (comme les élections des TPE) pour la CGT et FO, avec 33,56 % des voix pour la CGT et 15,68  % pour FO, la CFDT obtenant 21,67 %.

A l’avenir, les juges prud’homaux salariés ne seraient plus élus mais « désignés » – loin des salariés – en fonction du « poids » de chaque syndicat. Depuis mars 2013, ce « poids » des syndicats est établi en agglomérant les résultats des élections d’entreprises CE et DP au niveau des branches. Mais ces votes sont douteux, étalés sur 4 ans, transmis par les DRH avec plein d’erreurs et collationnés par les technocrates du ministre du travail ! Une opacité de plus.

Avec ce nouveau mode de scrutin par entreprise, la CGT ne nommera plus que 26,77 % des juges prud’homaux, la CFDT 26 %, FO 15,94 % ! La CFTC monterait à 9,30 %, la CFE-CGC à 9,43 % ! L’UNSA 4,56 % et Solidaires (SUD) 3,47 % sont éliminés. Soit un renversement de la « majorité » pour CFDT-CGC-CFTC.

Coté patronal, le Medef est un groupuscule électoral : il refuse donc toute élection de représentativité car l’Union professionnelle artisanale (UPA) forte de ses 1,3 million d’entreprises adhérentes, deviendrait la première organisation, devant la CGPME et…le Medef.

Apres avoir supprimé les élections, seul lien direct avec les salariés, il sera plus facile de supprimer les prud’hommes – comme le réclame, in fine, le Medef.

Cet article a été écrit par Gérard Filoche, publié le 19 novembre 2013 à 21:50

http://www.filoche.net/2013/11/19/stupeur-ils-vont-aussi-tuer-aussi-les-elections-prud%E2%80%99homales/#.UovBRdBu7LU.facebook

Le ministre du travail supprime les élections prud’homales (Regards)

Par une lettre aux différents partenaires sociaux, le ministre du Travail Michel Sapin vient de signifier sa décision de supprimer purement et simplement les élections prud’homales prévues en 2015. Au-delà de la méthode, sans concertation, sans débat préalable, l’argumentation vaut son pesant de cacahuètes.

Le faible taux de participation, 25% lors des dernières élections de 2008, se veut un premier argument fort. Pourtant, plutôt que de pointer un éventuel désintérêt des salariés pour les prud’hommes, il ne serait pas inutile de s’interroger sur les modalités d’organisation du scrutin. Lors des dernières élections, seules celles et ceux qui travaillaient à Paris avaient pu voter par Internet, les autres se voyant offrir soit le vote par correspondance, soit la solution traditionnelle du bureau de vote. Mais quelle est la fonctionnalité d’un bureau de vote s’il est éloigné du lieu de travail et qu’il n’existe pas de temps de travail dégagé pour s’y rendre ?

Les « démocrates » du gouvernement sont plus expéditifs : ils constatent l’abstention et décident de supprimer les élections. Désormais, les conseillers prud’homaux ne seront plus élus mais désignés en fonction de l’audience nationale des différentes organisations patronales et syndicales. Cette évolution de la démocratie sociale pourrait trouver des applications merveilleuses pour d’autres élections. Trop d’abstention aux européennes ? Hop, on supprime le scrutin et on désigne les députés européens au pro rata du résultat des élections législatives. Dans cette optique, il va de soi que les élections partielles pourraient aussi être interdites faute de combattants suffisants.

Le seul taux de participation ne saurait contenter l’imagination fertile de Michel Sapin qui met en avant une deuxième raison majeure : le coût des élections, près de 100 millions d’euros en 2008. On pourrait faire remarquer que cette élection n’a lieu que tous les sept ans mais reconnaissons cette réalité imparable, la démocratie a un prix et désigner sera bien plus économe. La force de cette argumentation ouvre d’ailleurs des perspectives insoupçonnables. Par exemple, remplaçons les prochaines élections territoriales par un simple sondage qui sera bien plus soucieux des deniers publics. Michel Sapin en éminent représentant de la promotion Voltaire sait bien qu’il faut aussi offrir quelques friandises aux organisations syndicales et patronales. On apprend donc que le ministre du travail « réfléchit » à affecter les fonds économisés aux différents partenaires sociaux représentatifs.

En somme, une attaque contre la démocratie sociale compensée par un peu de corruption. Ce gouvernement est vraiment fantastique.

Par Guillaume Liégard| 21 novembre 2013

http://www.regards.fr/web/Le-ministre-du-travail-supprime,7233

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16 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Brest Pacte social, les syndicats appellent à la mobilisation (lt)

Brest Pacte social, les syndicats appellent à la mobilisation (lt) dans Luttes sociales en Bretagne charles-tillon-1926

Lors d’une conférence de presse hier, l’intersyndicale a appellé à une mobilisation forte sur les lieux de travail et samedi 23 novembre à Morlaix, afin d’ajouter un volet social au Pacte d’avenir.

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Les organisations syndicales n’auront jamais été aussi unifiées depuis 2010. CFDT Bretagne, CGT, Solidaires, CFTC, Unsa Bretagne, CFE-CGC et FSU appellent d’une même voix à une manifestation d’am- pleur le samedi 23 novembre, place de la mairie à Morlaix, à partir de 15 h. Une mobilisation qui se tiendra au même moment à Rennes, Saint-Brieuc et Lorient.

« Envoyer un signal fort » « Aujourd’hui, l’ampleur des drames sociaux, leur concentration sur des filières fondamentales, menace l’avenir de nos territoires », ont-elles écrit dans un communiqué.
« Nous voulons envoyer un signal fort, a déclaré hier Olivier Le Pichon, secrétaire général de la CGT 29, lors d’une conférence de presse de l’intersyndicale locale. Nous appelons à une mobilisation la plus large possible qui doit s’ancrer dans le temps et concerner l’ensemble des salariés. Le Pacte d’avenir est in- suffisant, nous voulons un pacte social », ont déclaré les porte-parole des organisations syndicales. « Il nous faut des réponses très claires sur les questions liées aux licenciements et à l’emploi en Bretagne.

Aujourd’hui, le Pacte d’avenir essaie d’abonder les exigences du patronat. Nous souhaitons que les aides que l’État apporte aux entreprises ne soient conditionnées qu’à une seule question : l’em- ploi ». Et Patrick Jagaille, de la CFDT, de compléter : « Nous avons deux cibles : le patronat, qui porte la responsabilité première des licenciements, et l’État, qui est garant d’un certain nombre de choix, et notamment des contreparties aux aides aux entreprises ». Dans leur communiqué, les organisations syndicales poursuivent : « Une réponse conjoncturelle ne peut suffire à une crise structurelle. L’effort collectif qui permettra le soutien au territoire breton ne saurait être engagé sans garanties formelles et transparentes des entreprises quant à l’utilisation de ces moyens, en termes d’anticipation, d’innovation et de politique sociale. « Il faut en finir avec ces méthodes de gestion de trop d’entreprises irrespon-sables et arrogantes, détournant et gaspillant subventions et force de travail, détruisant impunément le bien public et méprisant la santé des salariés sans aucune volonté de préparer l’avenir. Il en découle pour l’État la mission impérative de s’assurer que les employeurs mettent en oeuvre leurs obligations et que les droits des salariés soient effectivement respectés. Le contexte nécessite de nouveaux modèles articulant les exigences économiques, sociales et environnementales, pour sortir d’une crise dont les salariés ne sont pas responsables ».

« Refus de la violence et du vandalisme »  « Nos organisations sont pleinement solidaires des salariés actuellement victimes des licenciements et partagent leur colère, l’angoisse de leurs familles et de leur entourage, poursuit le communiqué. Pour autant, face aux manoeuvres de récupération de cette détresse, nos organisations dénoncent les discours et postures réactionnaires et affirment leur refus de la violence, du vandalisme et de la destruction du bien public à ce jour impunie ». De son côté, FO a déclaré « tenir à garder son indépendance, mais soutenir tous les salariés (avec ou sans bonnet) qui vont s’organiser pour défendre leur travail, leur salaire, leur protection sociale ». Jean-Marc Le Droff 16 novembre 2013

http://brest.letelegramme.fr/local/finistere-nord/brest/ville/pacte-social-les-syndicats-appellent-a-la-mobilisation-16-11-2013-2304868.php

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14 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Bretagne, sept syndicats appellent à une nouvelle mobilisation le 23 novembre (lt+fr3)

Bretagne, sept syndicats appellent à une nouvelle mobilisation le 23 novembre (lt+fr3) dans Luttes sociales en Bretagne unite-syndicale

« Pour l’avenir de la Bretagne » et pour « un pacte social » : sept organisations syndicales régionales - CFDT, CGT, Solidaires, CFTC, UNSA, CFE-CGC et FSU – ont appelé les salariés à une journée de mobilisation régionale le samedi 23 novembre.

Concrètement, une manifestation devrait  se tenir ce jour-là dans chaque département, trois semaines après le rassemblement  de Carhaix, en marge de la manifestation des Bonnets rouges à Quimper. La  mobilisation, samedi 23 novembre, prendra la forme de rassemblements ou de manifestations dans chacun des quatre départements bretons, précise une responsable de la CFDT, Jocelyne Cabanal. Les lieux des différentes actions seront précisés ultérieurement.

Sans FO FO ne figure pas dans cette intersyndicale régionale : ce syndicat a quitté les discussions sur la crise bretonne, mercredi 6 novembre, à la préfecture de région à Rennes, qui rassemblaient élus, par- tenaires sociaux et acteurs économiques dans le cadre du Pacte d’avenir pour la Bretagne lancé par le Premier ministre.  Il a aussi boycotté une nouvelle réunion à la préfecture, vendredi, toujours sur la crise bretonne, cette fois en présence des ministres de l’Agriculture Stéphane Le Foll et de l’Agro- alimentaire Guillaume Garot.

Un pacte d’avenir « insuffisant » Dans un communiqué commun publié mercredi, les organisations syndicales estiment que le « pacte d’avenir » pour la Bretagne, et en cours de construction, « est insuf- fisant ».  « Aux propositions économiques qu’il contient, il faut ajouter un volet social conséquent qui prenne en compte l’urgence des situations. Ce pacte doit dessiner un avenir pour l’ensemble des filières et des territoires, ce qui passe également par un engagement fort des pouvoirs publics et des entreprises vis-à-vis des salariés », assurent les syndicats.  « Une réponse conjoncturelle ne peut suffire à une crise structurelle », ajoutent-ils. « L’effort collectif qui permettra le soutien au territoire breton ne saurait être engagé sans garanties formelles et transparentes des entreprises, quant à l’utilisation de ces moyens, en termes d’anticipation, d’innovation, et de politique sociale », poursuivent les syndicats. Depuis la se- maine dernière, des réunions de concertation pour tenter de trouver une solution pour fin novembre à une sortie de crise pérenne ont commencé avec les élus, la préfecture, les acteurs économiques et sociaux, mais sans le syndicat FO.

Des manifestations, le 23, qui auront lieu trois semaines après le rassemblement à Carhaix, le 2 no- vembre, à l’appel d’une intersyndicale (CGT, Solidaires, FSU). Une mobilisation pour l’emploi qui avait voulu se démarquer de l’appel des « Bonnets rouges » qui se rassemblaient au même moment à Quimper. Le collectif « Vivre, travailler et décider en Bretagne » a de son côté annoncé une autre mobilisation le samedi 30 novembre, qui pourrait se tenir à Morlaix ou Pontivy.

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/bretagne/bretagne-sept-syndicats-appellent-a-une-nouvelle-mobilisation-le-23-novembre-14-11-2013-2302986.php

http://bretagne.france3.fr/2013/11/14/appel-la-manifestation-en-bretagne-le-23-novembre-357151.html

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12 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

« Aucun salarié de ce pays ne travaille le dimanche par « volontariat », mais parce que le patron le veut »

« Aucun salarié de ce pays ne travaille le dimanche par « volontariat », mais parce que le patron le veut » dans Justice & libertés dimanchejpg-f086-07b94

Au moment où le patronat, sous couvert de « liberté du travail », mène une offensive pour le travail du dimanche et de nuit, nous avons rencontré l’inspecteur du travail en retraite, Gérard Filoche, membre du bureau national du Parti socialiste et animateur du courant Démocratie et Socialisme. Il nous donne son point de vue sur les enjeux de cette question pour le monde du travail.

Où en est-on des décisions de justice concernant le travail le dimanche ?
Gérard Filoche : Elles sont contradictoires, les juges ont des opinions personnelles différentes sur l’ouverture du dimanche, et le laissent transparaître dans leurs décisions. Cela est rendu possible parce que le principe du repos dominical existe toujours, mais il y a trop de dérogations disparates depuis la loi Maillé-Sarkozy. On en arrive à ce que des juges condamnent les infractions à l’ouverture du dimanche, mais avec des astreintes insuffisamment dissuasives. D’autres donnent raison à un patron qui porte plainte contre les autres, et d’autres annulent ce jugement…

Quelle est actuellement la réalité du travail le dimanche ?  Sur 700 000 commerces, 22 000 sont ouverts légalement avec des dérogations préfectorales et municipales (zones touristiques, périmètres d’usage commercial exceptionnel…). Après ça, il y en a quelques milliers ouverts illégalement. L’enjeu est « oui » ou « non » au travail du dimanche dans tout le secteur du commerce. Cela fait 4 millions de salariés concernés avec emplois induits.  Ce serait un changement de société lourd, et remplacerait la civilisation du loisir par la « civilisation du caddy », comme disait Henri Krasucki. 5 % des salariés travaillent le dimanche de façon régulière (hôpitaux, feux continus, transports, loisirs, là ou c’est indispensable…) et 25 % travaillent occasionnellement. On dit que plus de 75 % des « sondés » seraient favorables à l’ouverture le dimanche, mais 85 % des « sondés » disent aussi qu’eux-mêmes ne veulent pas travailler ce jour là…
GF: Les salariés de Leroy Merlin et Castorama ont été totalement organisés par leurs patrons : séances de formation avec des communicants sur leur temps de travail, déplacements payés, jours payés, transports et repas payés, T-shirts, banderoles, tracts payés. Ils habillent cela du mot « volontariat », mais le volontariat n’existe pas en droit du travail. Ce qui caractérise un contrat de travail est un « lien de subordination juridique permanent ». Aucun salarié de ce pays ne travaille le dimanche par « volontariat », mais parce que le patron le veut. En fait, mettre en avant des salariés qui « veulent » travailler le dimanche, c’est une manipulation complète.

Patrons et ministres invoquent relance de la consommation. Alibi ou réalité ?
C’est hors sujet. Ce qui sera acheté le dimanche ne le sera pas le samedi ou le lundi. Les porte-monnaies ne sont extensibles en ces temps d’austérité. Les magasins ouverts en fraude, claironnent des chiffres d’affaires mirobolants majorés de 20 %… mais justement c’est parce qu’ils fraudent, violent la « concurrence » et se font de la « pub » en plus.

Et la sauvegarde des emplois ? Un emploi du dimanche sera un emploi de moins le lundi. Les grandes chaînes s’en tireront en embauchant des femmes pauvres et précaires ou des étudiants en turn-over permanent façon McDonald’s.  Ils « tiennent » un peu les salariés en leur donnant des primes de 25 %, 30 %, 50 % parfois mais rarement 100 % : ces primes ne sont pas inscrites dans la loi. Vu que les salaires sont trop bas, les pauvres n’ont pas le choix. Et s’il y avait généralisation de l’ouverture du dimanche, ces primes « exceptionnelles » n’auraient plus de raison d’être et seraient supprimées à ceux qui aujourd’hui les réclament. La banalisation du dimanche en fera un jour de vente comme les autres, il y a même fort à parier que ce jour-là deviendra un jour à faibles ventes.

Une nécessité économique dans les secteurs concernés ? Il n’y a rien d’économique là-dedans, c’est idéologique : le patronat veut surtout déréguler la semaine et les durées du travail hebdomadaires. C’est pareil pour les ouvertures de nuit genre Sephora. Le but est de remplacer la semaine de 35 heures par des horaires à la carte comme l’exige le Medef. Toutes les activités commerciales et annexes peu- vent être concernées par la déréglementation voulue par le Medef : vendre du parfum et de la fringue le dimanche, quel sens cela a-t-il ? Le dimanche, c’est un jour de repos collectif, socialisé, facilitant les rapports humains pour toutes les activités de loisirs, culturelles, associatives, citoyennes, familiales et même sportives ou religieuses. Il arrive qu’un étudiant veuille travailler le dimanche, mais ce ne durera pas pour lui, et plus tard, qui gardera les enfants, qui fêtera leur anniversaire si les parents travaillent le dimanche ? L’ouverture généralisée profiterait aux grandes chaînes contre les petits commerces qui en subiraient le contre-coup : il a été calculé que ce serait un solde négatif de 30 000 emplois perdus.

Qui sont « les bricoleurs du dimanche » ? Des braves gens qui pourraient faire leurs courses le vendredi après-midi s’ils bénéficiaient vraiment des 35 heures.

Que défendent les syndicats hostiles au travail du dimanche ? Le respect du principe du repos dominical voté en 1906 à l’unanimité par l’Assemblée nationale, et des dérogations limitées strictement aux nécessités. En vérité, on devrait réclamer le retour aux deux jours de repos consécutifs, dont le dimanche. La semaine de 5 jours serait un minima et seule la réduction du temps de travail peut faire reculer le chômage de masse. Le salaire du dimanche devrait être doublé dans la loi avec repos compensatoire.

Les projets du gouvernement ? Ce n’est pas bon signe qu’il ait reçu les patrons fraudeurs à Matignon (alors qu’il n’a pas amnistié les syndicalistes). Pas bon signe non plus qu’il ait attribué à Jean-Paul Bailly, ex-PDG peu brillant de La Poste, le soin de « faire un rapport ». Mais la pression syndicale est grande et le gouvernement a fait tellement de cadeaux au Medef (lequel ne lui en est nullement reconnaissant) que celui-là n’est peut-être pas nécessaire. Vigilance !

Propos recueillis par Robert Pelletier Jeudi 7 novembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 216 (07/11/2013)

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