Archive | Syndicalisme

01 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Congrès de la cgil en italie (avanti.be)

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La gauche syndicale s’organise

Les 6, 7 et 8 mai prochains se tiendra à Rimini le XVIIe Congrès national de la Confederazione Generale Italiana del Lavoro (CGIL), le plus grand syndicat du pays.

Héritier du syndicalisme de classe antérieur au fascisme, du syndicalisme de la résistance antifasciste, il est sans doute celui qui a le plus d’enracinement dans l’histoire de la classe ouvrière italienne. C’est le syndicat qui, après la Seconde Guerre mondiale, a réuni en son sein le travail syndical du Parti communiste et du Parti socialiste et qui, par la suite, a suivi toutes les involutions néolibérales des ces dernières décennies.

L’acceptation du capitalisme comme horizon indépassable, l’évolution réformiste et l’adhésion au modèle de la « concertation », c’est-à-dire au système de cogestion de la politique économique bourgeoise dans la phase du changement néolibéral, constituent les piliers de ce recul.

Ces dernières années, la CGIL a assisté, sans opposer aucune opposition subs- tantielle, à l’agression brutale déclenchée par le patronat et les gouvernements successifs italiens contre les conditions de vie des travailleuses et des travailleurs: le gel des salaires, l’extraordinaire croissance du chômage, l’exacerbation de l’exploitation, la généralisation des contrats précaires, surtout parmi les jeunes, le rétrécissement des droits syndicaux et indi- viduels, le recul de l’âge de la retraite jusque 70 ans… Pendant tout ce temps, la CGIL a fait le choix de ne pas s’opposer à cette politique économique et sociale, abandonnant une orien- tation un peu plus radicale (qui, par ailleurs, avait continué pendant les années 2002 et 2003, parvenant à bloquer jusqu’à un certain point la politique patronale) afin de revenir à « l’unité syndicale » avec les syndicats soumis au patronat ; la CISL et l’UIL.

Au delà de la CGIL, qui compte 5.700.0000 affiliés (pratiquement répartis à parts égales entre actifs et allocataires sociaux) s’est formée depuis les années 1970 une gauche syndicale influencée par la radicalisation de la jeunesse et ouvrière des années 1968-1969. Cette gau- che syndicale a joué un rôle important, surtout dans certains secteurs comme la FIOM (la fédération des métallos) où, à la différence de la Confédération, une orientation syndicale antilibérale a été adoptée, culminant avec la participation de la FIOM au mouvement alter- mondialiste du début des années 2000 et dans la mobilisation de Gênes en 2001. Un autre succès de la lutte de cette gauche syndicale de la FIOM et de la CGIL fut la bataille menée contre le projet autoritaire de la direction de la FIAT qui, en 2010, a imposé aux travailleuses et aux travailleurs de la multinationale de l’automobile une convention dégradant leurs conditions de travail.

Cependant, au cours de ces dernières années, le radicalisme de cette gauche syndicale s’est partiellement affaibli en adoptant une politique à contre courant du passé et en faveur d’une « repacification » avec la majorité de la Confédération. Ce « rapprochement » avec la direction de Susanna Camusso (secrétaire générale de la CGIL – NdT) s’est concrétisé dans l’adhésion (quoique « critique ») de Maurizio Landini, le principal dirigeant de la FIOM (ainsi qu’une grande partie des autres dirigeants de la gauche syndicale de la CGIL) au document de la majorité pour le XVIIe Congrès. Néanmoins, un petit groupe de dirigeants (pour être précis, 6 d’entre eux dans une direction nationale de plus de 150 membres) n’a pas capitulé et a décidé de ne pas souscrire à ce pacte en présentant pour ce congrès un document alternatif significativement intitulé « Le syndicat est autre chose ».

Il s’agit d’un document qui propose une réinterprétation profonde du syndicat et l’ado- ption d’une plateforme de lutte radicale tant par rapport aux objectifs revendicatifs (lutte contre la précarité et contre le chômage par la réduction du temps de travail; défense des salaires avec une nouvelle échelle mobile des salaires; récupération des droits amputés par les contre-réformes néolibérales; défense de la santé et de l’environnement sur les lieux de travail et dans les territoires; lutte contre les privatisations de services publics, surtout dans la santé et l’enseignement, et pour une fiscalité qui grève les grosses fortunes, pour les droits égaux en faveur des immigrés…) que par rapport à la réforme du syndicat lui-même par une profonde transformation démocratique d’un syndicat fortement marqué par une lourde structure bureaucratique (12.000 postes de permanents).

Dans les préparatifs du congrès, face aux coups du groupe dirigeant, le pacte entre Camusso et la (ex) gauche syndicale s’est en grande mesure brisé. Landini et les siens se sont vus forcés de rompre (au moins partiellement) avec le groupe dirigeant central. En même temps, leurs décisions dans ce sens ont été contradictoires et peu claires. Par conséquent, les résultats du congrès national de mai sont encore incertains. La bataille livrée dans les préparatifs du congrès par les signataires du document « Le syndicat est autre chose » a mis en évidence une grande capacité militante. Près d’un millier de camarades, soutenus par à peine plus de 20 permanents syndicaux (sur les 12.000 que compte la Confédération), ont expliqué les raisons du document alternatif dans plus de 10.000 assemblées aux affiliés sur les lieux de travail, obtenant environ 42.000 votes en faveur de ce document.

Il est vrai que ces 42.000 votes ne constituent seulement qu’une très petite partie des 1.800.000 votes déclarés (mais non prouvés) par les dirigeants majoritaires en faveur de leur document. Il faut cependant tenir compte de la grave crise de participation à la base de la CGIL, de sorte que le nombre de votants en faveur du document de la majorité ne mérite absolument aucun crédit, pas plus que celui qu’obtient Poutine dans ses référendums. La bureaucratie se défend en falsifiant les chiffres et les carnets syndicaux mais la force d’un syndicat repose sur sa capacité à protéger et améliorer les conditions de vie et de travail des classes populaires et non à survivre sur base de la tromperie. En tous les cas, les 42.000 votes mettent en évidence la persistance sur les lieux de travail d’un réseau important de syndicalistes qui ne se prêtent pas au collaborationnisme avec le patronat et les gouver-nements à sa solde, et cela en dépit de la propagande massive en faveur de la résignation qu’ont développé les appareils bureaucratiques. Il s’agit d’un patrimoine de classe petit mais fondamental qui pourra contribuer de manière décisive à la relance d’une véritable lutte de classe.  Andrea Martini 1er mai 2014

http://www.avanti4.be/analyses/article/congres-de-la-cgil-en-italie-la-gauche

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29 avril 2014 ~ 0 Commentaire

200 greffiers manifestent à rennes (fr3)

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200 greffiers ont manifesté à Rennes ce mardi.

Une manifestation qui réunit les juridictions de la Cour d’Appel de Rennes. Les greffiers réclament une revalorisation de leur statut et de leur rémunération d’autant plus que leur mission pourrait être élargie avec la réforme de la Justice.

Les principaux syndicats de greffiers ont appelé à la grève ce mardi 29 avril. Il s’agit du premier mouvement national dans la profession depuis 14 ans. Il y a aussi une manifes-tation à à Paris. C’est le grand chantier dit de la « Justice du XXIe siècle », une réforme d’ampleur en gestation, qui a mis le feu aux poudres et déclenché cette grogne venue de la base. Parmi les très nombreuses pistes évoquées pour cette réforme figure la création d’un greffier juri- dictionnel, aux missions élargies. Il pourrait notamment prononcer un divorce par consentement mutuel, compétence qui relève aujourd’hui du seul juge. Beaucoup de greffiers n’y sont pas opposés mais estiment qu’une revalorisation préalable est nécessaire.
Par Sylvaine Sallio Publié le 29/04/2014 | 12:13
Les greffiers en grève : pour de meilleurs salaires et conditions de travail (LO)
Assistant les juges, les greffiers sont chargés de constituer les dossiers avant les procès, transcrire les débats de ces procès, rédiger les décisions du tribunal, archiver les pièces, etc.Mardi 29 avril, ils se sont mis en grève et ont été nombreux à manifester à Paris et dans les grandes villes pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail et demander une revalorisation de leur salaire.

Comme tous les autres salariés des services publics, les 9 000 greffiers subissent les conséquences de la politique de restriction budgétaire. Dans leur cas, cela signifie des locaux sous-dimensionnés et mal entretenus, ainsi qu’une pénurie constante de moyens matériels : ils manquent d’encre, de papier, d’ordinateurs, de fournitures de bureau… et même d’exemplaires du Code pénal !

Les tâches qui leur incombent ont aussi augmenté au fil des années, sans que les créations de postes suivent, et ils ont toutes les raisons de craindre que la nouvelle réforme de la justice envisagée par Christiane Taubira, dite « pour une justice du XXIe siècle », aggrave encore la situation. Beaucoup ne comptent déjà pas les heures supplémentaires, ni payées ni récu- pérées le plus souvent, pour faire face aux besoins, alors que leurs salaires frôlent le smic en début de carrière et ne dépassent pas 2 500 euros brut à la fin.

Le mouvement qui a débuté à Agen pour réclamer une réforme du statut et une revalorisation salariale a vite fait tache d’huile. Depuis un mois, les greffiers en colère refusent de faire des tâches qu’ils estiment ne pas leur incomber, et se rassemblent devant leur tribunal au moment de l’embauche ou de leur pause-repas pour dénoncer la situation. Mardi 29 avril, ils se sont mis en grève, ce qu’ils n’avaient pas fait au niveau national depuis 2003, pour se faire entendre de la ministre, juste avant une séance de négociations sur les salaires prévue le même jour. Valérie FONTAINE

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2387&id=17

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29 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Belgique: tous les trois jours ouvrables, deux travailleurs meurent (levif.be)

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Travailler peut être une activité dangereuse comme le précise un rapport alarmant de la confédération des syndicats chrétiens (CSC) à l’occasion de la journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail.

Le 28 avril est la journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail. L’occasion de revenir sur les conditions de travail qui sont encore loin d’être idylliques dans beaucoup d’en- treprises. Les chiffres avancés dans le dernier rapport de la CSC sont là pour le prouver. À titre d’exemple, sur trois jours ouvrables, deux travailleurs meurent des suites d’un accident de travail. Des chiffres qui doivent être plus élevés encore dans la réalité lorsqu’on sait que pour un accident déclaré deux ne le sont pas. Beaucoup d’entreprise préférant régler cela à l’amia- ble pour une question de coûts de prime d’assurance et d’image de marque. Par ailleurs, une entreprise n’a, en moyenne, qu’une visite de l’inspection du travail tous les 21.5 ans.

Si les accidents de travail « légers », soit ceux n’entraînant qu’une incapacité passagère, ont baissé de 50% depuis les années 80, les accidents entraînant une incapacité à vie sont eux restés stables puisque chaque année plus de 11 000 travailleurs sont victimes d’une incapacité de travail permanente. Soit plus de 79 personnes par jour ouvrable.

Parmi les employés, il y a aussi des inégalités. Notamment en ce qui concerne les intéri- maires qui, moins bien formés et plus jeunes, ont deux fois plus de chances d’être victimes d’un accident de travail que les autres travailleurs.

Le nombre d’accidents de travail que les assureurs refusent de reconnaître a été multiplié par cinq depuis 1980. Or c’est l’assurance et non l’entreprise qui décide s’il s’agit d’un accident de travail ou non. En 2012, 21 000 dossiers ont été refusés. Lorsqu’un dossier est refusé, il n’est pas non plus indemnisé. Il existe pourtant de grosses différences entre les com- pagnies d’assurance qui peuvent, selon l’assureur de l’entreprise, entraîner des inégalités de traitement réelles entre victimes d’accident de travail . Selon la CSC, c’est Ethias suivi d’AXA qui détiennent le record du plus haut pourcentage de refus.

Dans le secteur de la construction, on remarque aussi que le nombre d’accidents de travail mortels dépasse les chiffres des statistiques. Cela est dû au fait que les accidents concernant des travailleurs étrangers ne sont pas repris dans les statistiques belges et/ou tout simplement pas déclarés. En 2012, 15 des 67 accidents de travail mortels concernaient des travailleurs étrangers.

Lundi 28 avril 2014 à 11h11

http://www.levif.be/info/actualite/belgique/belgique-tous-les-trois-jours-ouvrables-deux-travailleurs-meurent/article-4000606690557.htm

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29 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Quimper, un 1er mai comme « marche vers d’autres manifs » (of)

Une intersyndicale CGT-Solidaires-SNUIPP-FSU-SNES appelle à participer au défilé du 1er mai. Un moyen pour les salariés, retraités et chômeurs d’exprimer leur mécontentement.

Le rendez-vous est donné à 10 h 30, place de la Résistance, ce jeudi 1er mai, à Quimper. Pour les organisateurs, le 1er-Mai est l’occasion « de transformer son mécontentement en revendication et non en abattement ». Ils précisent que la date du 1er-Mai ne sera « qu’une marche vers d’autres manifestations ». Le 15 mai, un rassemblement autour des métiers de la fonction publique est prévu ; le 22 mai, les cheminots manifesteront à Paris ; le 3 juin, ce seront les retraités qui se mobiliseront. Quimper – 28 Avril

http://www.ouest-france.fr/manifestation-quimper-un-1er-mai-comme-marche-vers-dautres-manifs-2461726

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24 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Le prix payé pour permettre aux actionnaires d’encaisser des profits est passé sous silence (basta)

Chico Buarque: « Construçao », la mort d’un ouvrier.

Les cours de la bourse peuvent être suivis quotidiennement.

Les résultats financiers des entreprises sont communiqués chaque trimestre. Flexibilité et compétitivité sont instaurées en dogme. Mais la situation de celles et ceux qui créent cette richesse – les salariés – demeure quasiment invisible. La journée mondiale pour la santé et la sécurité au travail, célébrée le 28 avril, passera probablement inaperçue. Pourtant, les salariés paient encore un lourd tribut à la création de valeurs : 160 000 travailleurs européens meurent chaque année de leurs conditions de travail ou de leurs conséquences sur la santé.

La date du 28 avril ne vous dit sans doute rien. Elle rappelle l’adoption en 1914 d’une loi canadienne pour l’indemnisation des accidents du travail (en anglais workplace injuries). La date a été choisie en 2003 par l’Organisation internationale du travail pour en faire une jour- née mondiale pour la santé et la sécurité au travail. On aurait pu imaginer la commémoration d’une date qui a laissé plus de traces dans la mémoire ouvrière.

10 mars 1906, catastrophe de Courrières dans le Nord de la France, avec un bilan officiel de 1 099 morts. L’incendie avait été détecté dès le 7 mars. La présence de grisou avait été signalée par des mineurs. La compagnie n’a pas suspendu le travail. Elle ne voulait pas perdre d’argent. Ce sont les ouvriers des mines voisines qui ont spontanément organisé les opérations de secours, alors que le gouvernement envoyait 26 000 soldats pour écraser les mouvements de protestations qui avaient éclaté dans la région à la suite de la tragédie.

25 mars 1911, incendie de l’usine textile Triangle Waist Company à Manhattan, en plein cœur de New York : 123 ouvrières et 23 ouvriers meurent parce que les patrons avaient fermé les portes à clé. Ces patrons seront acquittés au cours du procès pénal.

6 juillet 1988, 167 ouvriers meurent sur la plateforme de forage pétrolier de Piper Alpha au large des côtes écossaises. On est dans les années Thatcher avec une attaque systé- matique contre les droits syndicaux et l’affaiblissement de l’inspection du travail.

10 mai 1993, 188 ouvriers (en grande majorité des femmes) trouvent la mort dans l’incendie de la Kader Toy Factory (en Thaïlande) qui produisait des jouets pour les grandes multinationales du secteur.

24 avril 2013, c’était il y a près d’un an. Plus de 1 100 ouvrières et ouvriers meurent au Bangladesh, exploités dans des conditions extrêmes par les grandes marques d’habillement d’Europe et des États-Unis.

La santé est aussi mal partagée que les richesses À bien y réfléchir, c’est une bonne chose d’avoir une date qui se perd dans l’anonymat du calendrier. Le 28 avril ne nous parle pas d’un accident qu’on se représente comme un événement exceptionnel. Il nous parle de notre vie quotidienne. Mourir du travail reste une réalité déterminée par la soif de profits, la flexibilité, l’absence de démocratie au travail. Dans l’Union européenne, des données mini- males calculées par l’Agence européenne pour la santé et la sécurité font état de 400 à 500 morts par jour. Plus de 160 000 morts par an.

Pour la majorité des travailleurs, ce n’est pas la mort mais les maladies, les douleurs persistantes du dos et des articulations, les dépressions, la nécessité de quitter leur travail avant d’arriver à l’âge de la retraite. Le résultat global est que la santé est aussi mal partagée que les richesses, le logement ou l’éducation. Les privilégiés vivent plus longtemps et en bien meilleure santé que ceux qui produisent les richesses. Ces inégalités s’accroissent sous l’effet des politiques de dérégulation. Tous les matins, vous pouvez entendre à la radio le cours des actions à la bourse. On dirait des communiqués de guerre où transparaît l’idéologie de la compétitivité. Le prix payé par les travailleurs pour permettre aux actionnaires d’encaisser des profits est passé sous silence.

Le 28 avril, les institutions nationales et européennes exprimeront leur compassion. Elles s’engageront solennellement à améliorer les conditions de travail. Les 364 autres jours de l’année, la réalité dément ces déclarations. Depuis dix ans, avec les deux Commissions présidées par M. Barroso, la politique de l’Union européenne en santé au travail est prati-quement paralysée. Des procédures bureaucratiques très lourdes empêchent l’adoption de nouvelles législations. Il faut passer par des études d’impact qui démontreraient que la vie et la santé des travailleurs sont une marchandise rentable, qu’elles ne constituent pas un « fardeau » pour les employeurs.

La directive sur les cancers professionnels bloquée depuis dix ans Le 28 avril, mé- fions-nous des larmes de crocodile. Exigeons des comptes précis et clairs. Pourquoi la révision de la directive sur les cancers professionnels est-elle bloquée depuis dix ans ? Pourquoi la directive sur les troubles musculosquelettiques n’a-t-elle jamais vu le jour ? Pourquoi, dans la majorité des pays de l’Union, les ressources de l’inspection du travail sont-elles insuffisantes ? Pourquoi moins d’un travailleur sur deux en Europe dispose de cette forme minimale de démo- cratie qu’est la désignation d’un représentant pour la santé et la sécurité ? L’expérience montre que sans ce contre-pouvoir qui exerce un contrôle sur les décisions des entreprises, la prévention est un leurre.

Le 28 avril, on va commémorer les morts. On va entendre les discours rassurants sur les efforts entrepris, les progrès réalisés, les points mis à l’ordre du jour pour les politiques de demain. La santé au travail constitue un enjeu conflictuel moins visible que les salaires mais plus fondamental. Parce qu’elle remet en question le pouvoir patronal de déterminer l’orga- nisation du travail, de choisir les procédés de production et les substances, de faire appel au travail précaire et à la sous-traitance. À travers notre action, faisons de toute l’année un 28 avril en mettant les conditions de travail et l’égalité sociale au cœur des débats politiques. Souvenons-nous du cri lancé il y a un siècle par l’activiste syndicale américaine Mother Jones : « Célébrons les morts mais battons-nous comme des diables pour les vivants » [1]. Par Laurent Vogel 24 avril 2014

Laurent Vogel, chercheur à l’Institut syndical européen

http://www.bastamag.net/Le-28-avril-mefions-nous-des

Notes:

[1] En anglais « Pray for the dead, and fight like hell for the living.

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17 avril 2014 ~ 0 Commentaire

La centralité du salaire minimum en Europe et aux Etats-Unis (solidarités.ch)

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La centralité du salaire minimum en Europe et aux Etats-Unis

La revendication d’un salaire légal permettant de vivre décemment est défendue aujourd’hui comme une perspective centrale par de nombreux syndicats. C’est vrai dans les pays où le salaire minimum existe déjà, mais où il est notoirement trop bas pour assurer une vie décente, comme aux Etats-Unis, où plusieurs organisations syndicales revendiquent actuellement son doublement, de 7,25 à 15 $ de l’heure.

En France aussi, la CGT, exige son augmentation, de 9,5 à 11,2 € de l’heure… En Angle- terre, où il va être porté à 6,5 £, les Trade Unions demandent 8 £ l’heure. En Allemagne, il sera introduit pour la première fois en 2015, au niveau très modeste de 8,5 € l’heure. En tenant compte des niveaux très différents des salaires indirects (charges patronales) et des coûts de la vie, les 22 francs suisses de l’heure (4000 francs suisses par mois) revendiqués par les syndicats suisses sont du même ordre que les 15 $, les 11,2 € ou les 8 £ réclamés aux Etats-Unis, en France ou en Angleterre.

Dans le contexte actuel d’attaque généralisée contre les salaires, où les working poor sont de plus en plus nombreux, cette bataille permet de renforcer l’unité des travailleurs-euses – 70% des bas salaires concernent les femmes ! Elle est essentielle, en particulier dans les services, où de larges secteurs ne sont couverts par aucune convention collective et échap- pent à toute forme de contrôle syndical. C’est la raison pour laquelle, il est essentiel de com- battre les exceptions, qui permettent d’exclure du salaire minimum légal des branches entières, et souvent l’ensemble des jeunes, comme c’est le cas dans plusieurs pays, et d’exiger son indexation au coût de la vie.

En Suisse, la majorité des salarié-e-s ne sont couverts par aucune convention col- lective, voire par des conventions ne contenant aucune disposition salariale, ce qui n’est pas le cas en Allemagne et en Scandinavie, où le salaire minimum n’existait pas jusqu’ici. Récem- ment, si l’industrie suisse des machines a accepté d’introduire des salaires minimaux dans la dernière convention collective de la branche, ce n’est que pour mieux combattre l’initiative de l’USS, parce que ceux-ci étaient notoirement inférieurs à ceux pratiqués dans la plupart des entreprises… Les « partenaires » syndicaux qui ont signé cet accord se sont donc bien tirés une balle dans le pied.

Le vote d’une majorité de salarié-e-s suisses contre la libre circulation, le 9 février der- nier, en dépit d’un taux de chômage modeste, en comparaison européenne, s’explique en grande partie par la crainte du dumping salarial dans un pays largement dépourvu de dispo- sitifs légaux ou conventionnels pour défendre le niveau des salaires, et où la prévoyance so- ciale est de surcroît particulièrement faible. Ce vote va malheureusement accentuer encore les divisions entre Suisses, étrangers établis, frontaliers, détenteurs-trices de permis précaires, voire sans papiers… sans contrecarrer le développement des très bas salaires.

C’est la raison pour laquelle la votation du 18 mai pour l’introduction d’un salaire minimum de 22 francs de l’heure (4000 francs par mois) est une échéance d’importance capitale, non seulement en Suisse, mais à l’échelle européenne. La difficulté rencontrée pour appuyer cette bataille politique par la mobilisation des principaux intéressés, comme c’est le cas aujourd’hui aux Etats-Unis dans les grandes surfaces et les fast food, montre combien la peur des repré- sailles patronales domine, en particulier dans ces branches où les travailleurs-euses étrangers sont particulièrement nombreux. Raison de plus pour voter OUI !

Pour débattre de l’importance de la revendication du salaire minimum à l’échelle internationale, aujourd’hui, nous avons invité Michel HUSSON, économiste marxiste renommé, homme politi- que français, chercheur à l’IRES – Paris auteurs de nombreux ouvrages.

Soirée-débat avec Michel Husson, auteur de « Le capitalisme en 10 leçons » (2012), « Un pur capitalisme » (2008), et co auteur du livre « Salaire et compétivité, pour un vrai débat » (2013)

Genève, le mercredi 7 mai, 20h, Maison des Associations (Salle Carson)

Lausanne, le mardi 6 mai, 20h. Buffet de la Gare (Salle des Vignerons)

Publié le jeudi 17 avril 2014  http://www.solidarites.ch/

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13 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Sud et intermittents à paris

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03 avril 2014 ~ 0 Commentaire

Le havre : procès contre des militants syndicaux: un premier succès pour les accusés (npa+ lo)

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Le Havre: C’est la relaxe, victoire !

Devant plusieurs milliers de manifestantEs, le tribunal du Havre a prononcé lundi 31 mars la relaxe des camarades menacés de 6 mois de prison dans le cadre de l’affaire de l’huissier (voir l’Anti- capitaliste n°232). Il reste la possibilité au parquet de faire appel, mais le verdict constitue d’ores et déjà un camouflet pour le procureur.

Les deux autres camarades inquiétés pour le dévissage symbolique de la plaque de la députée PS sont reconnus coupables de recel, mais exemptés de peine. Sur le fond, cela reste injustifié dans la mesure où cela entérine une notion de culpabilité vis-à-vis d’une action syndicale, qui n’a rien à voir avec du vol ni encore moins du recel, et qui laisse la possibilité à la justice de donner des suites au refus de prélèvement ADN. Le verdict des juges remet à sa place le réquisitoire du procureur : celle d’une attaque politique contre des militants combatifs qui dérangent le patronat local.

Après le tribunal, en marche ! L’important dispositif de gendarmerie mobile déployé à l’arrière du tribunal n’aura donc finalement pas eu à intervenir face au milliers de manifestants rassemblé ce lundi. Dockers et portuaires du Havre et de Rouen constituaient le plus gros cortège, mais des délégations de plusieurs secteurs en lutte, comme les « Jeannette » de Caen ou les camarades de Roanne, venaient également affirmer l’enjeu national de la procédure.

Après l’intervention de Reynald Kubecki, secrétaire de l’union locale CGT qui a rappelé les faits et l’exigence de la relaxe de nos camarades, des représentants de l’intersyndicale (com- prenant aussi la FSU, FO et Solidaires) ont réaffirmé que la répression contre un syndicaliste était une agression contre tout le mouvement social. Thierry Lepaon, Annick Coupé et Christine Poupin pour le NPA étaient également présents à la manifestation.

C’est fort de cette victoire pour les camarades de la CGT et de l’ensemble du mouvement social que nous nous préparons à organiser de façon unitaire (CGT, Sud PTT, Femmes solidaires, PG, Ensemble, NPA…) la marche du 12 avril à Paris. Correspondant

Hebdo L’Anticapitaliste – 236 (03/04/2014)

http://npa2009.org/content/le-havre-76-cest-la-relaxe-victoire

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2383&id=23

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24 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Intermittents

fin

« Pour le Medef et son allié la CGPME, l’objectif est de se désengager des annexes, de les sortir de la solidarité interprofessionnelle »

Entretien. Christophe Jaillet est comédien et marionnettiste. Il est membre du SFA-CGT (Syndicat français des artistes) et a participé à toutes les luttes des intermittentEs à Lyon depuis 1991. Avec lui, nous revenons sur les débats autour du régime des intermittentEs, et leur mobilisation en défense des acquis.

Quels sont les projets du Medef concernant le régime spécifique des intermittents du spectacle ? Celui-ci est-il réellement divisé comme pourrait le laisser entendre la prise de position de Laurence Parisot dans les Échos ?

Laurence Parisot n’a jamais eu à traiter la « patate chaude » du régime spécifique d’indemnisation chômage des intermittents du spectacle. Dès 2008, Sarkozy avait demandé la prorogation en l’état des annexes 8 et 10 jusqu’en 2013 : il ne voulait pas être emmerdé avec ça alors qu’il y avait des dossiers lourds à venir (réforme des retraites, de la Sécurité sociale, loi TEPA, TVA sociale etc.). Parisot n’a jamais vraiment digéré son éviction lors du vote du Conseil exécutif en mars 2013 alors qu’elle était candidate à sa succession à la tête du Medef. Donc, c’est plus « le coup de pied de l’âne » à Gattaz qu’un soutien vibrant à la politique culturelle ou un soudain amour pour les acteurs de la culture en France…

Pour le Medef et son allié la CGPME, l’objectif est de se désengager des annexes, de les sortir de la solidarité interprofessionnelle. Mais l’objectif est difficilement atteignable car les professionnels du secteur sont fortement mobilisés depuis plus de vingt ans. La difficulté pour le Medef est de séparer le bon grain de l’ivraie. Ils veulent continuer à faire du dumping grâce à la permittence, c’est-à-dire l’emploi d’intermittents de façon permanente ou quasi permanente par un même employeur (dans les boîtes audiovisuelles, par exemple, qui abusent du recours au CDD d’usage avec la bienveillance hypocrite du patronat) et refourguer à la charge de l’État les « improductifs et subversifs » du spectacle vivant. C’est ce qui a été en partie réalisé en 2003 avec la poursuite du phénomène de la permittence dans le secteur privé et la prise en charge de fonds spéciaux abondés par le ministère de la Culture (fonds de transition, fonds transitoire, fonds de professionnalisation, AFD etc.) pour ceux « qui n’arrivent plus à faire leurs heures ». Pour l’heure, le patronat n’a pas évoqué dans ses projets un traitement différencié des artistes et des techniciens.

Que penses-tu de l’argument, largement repris dans les milieux culturels, de l’apport économique que représente aujourd’hui le monde de la culture et qui justifierait de le protéger ?

C’est un terrible renoncement, une défaite idéologique ! Cela pourrait avoir des conséquences tragiques à l’avenir. En utilisant les arguments des capitalistes, à force de claironner que la culture, c’est un champion économique (on « pèse » plus que l’industrie automobile en terme d’emplois, etc.), cela ne justifiera-t-il pas de supprimer les subsides nécessaires à une création diverse, qui ne soit pas inféodée au pouvoir économique ? Si la culture est rentable et rapporte, pourraient affirmer les capitalistes, pourquoi alors ne pas l’intégrer dans les négociations de l’accord de libre échange panaméricain ?

Quelles sont les revendications principales du mouvement ? Et sur quoi, car il n’est pas unifié, se divise-t-il ?

Loin de la guerre souterraine de 2003 entre les partisans des thèses de Toni Negri et du revenu universel et les organisations syndicales du secteur (CIP/IDF contre Fédération du spectacle CGT), le mouvement est aujourd’hui unifié autour du Comité de suivi et de ses propositions pour la réforme des annexes spécifiques de l’assurance chômage des artistes et techniciens, avec la caution des deux ministres socialistes, Sapin et Filippetti. Sans entrer dans des détails trop techniques, le Comité de suivi préconise une annexe unique pour les artistes et les techniciens : 507 heures sur 12 mois, pour ouvrir 12 mois d’indemnisation avec une date anniversaire préfixe, l’assimilation des périodes de travail hors spectacle à raison d’un tiers des heures, le plafonnement mensuel du cumul salaires et allocations chômage et un nouveau mode de calcul plus mutualiste, maintien du principe de solidarité intra et interprofessionnel.

En quelques jours, la mobilisation a connu un fort accroissement. Quelles sont les prochaines échéances ?

La dernière séance de négociation de l’assurance chômage aura lieu le 20 mars. Il y a fort à parier que grâce à la forte mobilisation, l’ordre du jour portera intégralement sur le régime général et l’annexe 4 et que les annexes 8 et 10 seront prorogées, dans l’attente pour le Medef de trouver une nouvelle fenêtre de tir plus favorable (au mois d’août ?) afin de modifier à la baisse ces annexes. C’est pourquoi il faudra que les forces en lutte restent mobilisées…

La question de la grève est-elle abordée ? En particulier celle des festivals ?

La question de la grève est complexe. L’avis le plus répandu chez les artistes, c’est qu’il est plus efficace de rencontrer le public, lire des textes avant ou après les spectacles, faire signer des pétitions, créer des happenings spectaculaires (manifs de droite, enterrements scénarisés, etc.) plutôt que de descendre le rideau de fer. Pour beaucoup, le travail est rare et ils ont le sentiment de « se tirer une balle dans le pied » en ne jouant pas. Pour les techniciens, qui ont un rapport au travail plus proche des ouvriers, la grève reste le recours ultime. Ainsi, en juillet 2003, c’est la grève d’une demi-douzaine de techniciens qui a conduit à l’annulation du festival d’Avignon. Il y a aussi l’arme de « l’écran noir » à la télévision, chose qui n’est jamais arrivée, ce qui eut été possible dans les années 70 à l’époque de l’ORTF, mais qui semble quasi impossible techniquement à ­réaliser aujourd’hui.

Cette bataille intervient alors qu’une mobilisation était en cours contre la diminution du budget de la culture (ce que la droite n’avait jamais osé faire). Comment s’articulent ces deux luttes ?

Assez difficilement. La difficulté provient du téléscopage des « marches pour la culture » initiées conjointement en janvier par les employeurs du secteur et la CGT spectacle, et la lutte pour la sauvegarde des annexes 4, 8 et 10 qui se développe depuis l’annonce choc du patronat du 12 février de la suppression des trois annexes. La porosité entre les deux mouvements n’est pas pour plaire aux patrons du secteur qui défendent des positions assez corporatistes, mais légitimes tant la politique culturelle du gouvernement socialiste est en régression depuis 2012. En région, les militants de la CGT jouent les « entremetteurs » entre les privés d’emploi et précaires du PEP-CGT et les res- ponsables du Syndicat des entreprises artistiques et culturelles (Syndéac), de la Chambre pro- fessionnelle des directions d’opéra (CPDO) et du Syndicat national des scènes publiques (SNSP). Ils essayent de garder l’unité de la lutte sans laisser le leadership à l’une ou l’autre partie, chose pas toujours aisé tant les antagonismes sont forts…

Propos recueillis par Olivier Neveux Hebdo L’Anticapitaliste – 234 (20/03/2014)

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23 mars 2014 ~ 0 Commentaire

Rassemblements, le 2 avril devant les rectorats (sud éduc)

Les 28.000 auxiliaires de vie scolaire, chargés d'aider les élèves handicapés, devraient être progressivement titularisés.
Pour la scolarisation des élèves atteints de handicap

La fédération SUD éducation appelle à participer aux mobilisations qui se dérouleront le mercredi 2 avril 2014 en faveur de la scolarisation des élèves en situation de handicap et pour exiger un véritable statut pour les personnels exerçant des missions d’AVS. Nous vous invitons à prendre contact avec vos syndicats locaux pour rejoindre les rassemblements qui auront lieu dès 9h00 devant les Rectorats de toutes les académies.

Le 22 août dernier, le gouvernement a annoncé la création d’un « statut spécial », la reconnaissance « d’un vrai métier » pour les collègues accompagnant les élèves en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire.

M. Ayrault et M. Peillon proclamaient alors « la fin de la précarité » pour les auxiliaires de vie scolaire (AVS)… Si ce coup médiatique de rentrée a pu susciter une lueur d’espoir chez les personnels concernés et les parents d’élèves en situation de handicap, la réalité, une fois l’effet d’annonce passé, s’avère très cruelle :

• Un CDI uniquement pour les AVS qui arrivent au terme de leurs reconductions, donc ayant déjà exercé 6 ans comme AED-AVS. Ces dernier-e-s devront s’être auparavant engagé-e-s dans un dispositif de VAE… En 2014, la mesure ne concernera donc que 2 500 postulant-e-s sur 28 000 AED-AVS, soit moins de 10% de ces dernier-e-s…

• Un CDI qui portera sur la « même quotité de temps de travail », leurs salaires resteront donc scandaleusement faibles et n’excéderont que très rarement les 600-700€ !

• Cette possibilité de « CDIsation » ne concernera pas les accompagnant-e-s en contrat aidé, notamment les 8 000 accompagnant-e-s recruté-e-s cette rentrée. C’est donc plus de 50 000 EVS, soit plus de 60% des accompagnant-e-s qui ne seront pas concerné-e-s. Que d’inégalités de statuts pour un même travail !

• Une « formation équivalente à celle que reçoivent tous les auxiliaires de vie scolaire leur sera offerte », c’est-à-dire 120 heures en tout ; on appréciera ce « grand plan de formation » !

Nous sommes bien loin d’un métier et de conditions de travail décentes, nous sommes également bien loin des préconisations rendues au printemps dernier par le rapport du groupe de travail interministériel sur la « professionnalisation des AVS » qui a longuement planché sur la question

Rassemblements,  le 2 avril devant les rectorats (sud éduc) dans Educ'action arton1333-51a91

►SUD éducation affirme que l’accompagnement des élèves en situation de handicap et les conditions de travail de celles et ceux qui les accompagnent méritent tout autre chose qu’un coup de communication.

► SUD éducation revendique des moyens supplémentaires pour l’aide aux élèves en situation de handicap et la titularisation sous statut de fonctionnaire pour toutes celles et tous ceux qui ont exercé cette mission.

► SUD éducation revendique la mise en place d’une réelle formation, indispensable à l’exercice du métier d’auxiliaire de vie scolaire.

Communiqué de la Fédération SUD éducation du 21 mars 2014

http://www.questionsdeclasses.org/?Rassemblement-du-2-avril-devant

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