Archive | Syndicalisme

14 février 2014 ~ 0 Commentaire

Grève des postiers du 92: reportage du parisien

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14 février 2014 ~ 0 Commentaire

Les grévistes occupent le siège et arrachent une négociation (sud ptt92)

la poste
Résumé du 16ème jour de grève des postiers du 92
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La question de l’extension départementale est posée
En plus des facteurs de Rueil, La Garenne-Bois-Co, Courbevoie et du CTED, les facteurs de Gennevilliers ont massivement débrayé aujourd’hui. C’est un bureau qui ne s’était pas mobilisé depuis plus de 10 ans. Ils ont été rejoints dans la grève par Montrouge et Malakoff-Vanves. L’AG du jour a regroupé près de 120 personnes, c’est le nombre le plus important depuis au moins 2010.
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Occupation du Siège
Les grévistes ont ensuite décidé de taper le plus fort possible, en se rendant au Siège social de la plus grande entreprise du pays. Quand ils ont pu constater que l’entrée n’était pas barricadée, ils ont réussi à passer adroitement à travers le barrage de vigiles. Les grévistes ont directement demandé à obtenir une négociation pour l’ensemble des bureaux en conflit. Comme la réponse tardait à leur arrivée, ils ont décidé d’effectuer une petite visite du Siège, dont les locaux sont infiniment plus luxueux que les bureaux où travaillent l’immense majorité des postiers : écrans géants, tables de repas bien garnies, baies vitrées, salles de réunions cozy…
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Ils ont fini par s’installer dans le grand auditorium pour tenir la réunion de leur comité de grève… et pour se distraire également en chantant ensemble et en interpellant le directeur des relations sociales pour le Siège pour montrer leur cohésion et leur détermination. Constatant que les grévistes étaient prêts à rester le temps qu’il faudrait, la Poste a fini par céder : une audience de négociation aura donc lieu demain matin.
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La journée d’aujourd’hui a été une des plus remplies depuis le début du conflit, et l’une des plus productives. La cohésion des grévistes est plus forte que jamais, la couverture médiatique du conflit s’est améliorée, les perspectives d’extension sont tangibles. En bref : la grève va continuer à donner du fil à retordre à la direction du 92 mais aussi aux plus hautes sphères de l’entreprise.

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13 février 2014 ~ 0 Commentaire

Facilités de circulation des cheminots sncf (sud rail bretagne)

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Ils remettent ça ! Dans son bilan annuel, la Cour des comptes reprend les conclusions d’un rapport publié il y a quelques mois à propos des « facilités de circulation » des cheminots et cheminotes. Il recommandait notamment de supprimer le permis annuel auxquels ont droit les ascendant-es des cheminot-es ou encore d’élargir les interdictions d’utilisation (lignes et horaires) des facilités de circulation.

La Cour des comptes « oublie » que ces facilités de circulation sont, depuis la création de la SNCF en 1938, partie intégrante du contrat de travail. Elle « oublie » de dire que les patrons de la SNCF justifient les bas salaires et faibles pensions de nombreux cheminot-es par l’existence de ces facilités de circulation.

Mais qui sont ceux qui ont un avis sur les cheminots et les cheminotes ?

Le Président de la Cour des comptes a été député durant 12 ans, questeur de l’Assemblée nationale durant 5 ans : il n’a jamais protesté contre les Facilités de Circulation des parlementaires, plus importantes que celles de la majorité des cheminot-es ! Quant au « conseiller maître » auteur du rapport, il se nomme André Le Mer, ex-numéro 2 de la DGSE et directeur du Renseignement venu finir sa carrière à la Cour des comptes, un spécialiste des postes sans facilités particulières en quelque sorte…

Méprisons l’avis des donneurs de leçons, qui profitent bien plus que nous du système qu’ils font mine de dénoncer ! Avec d’autres fédérations syndicales, SUD-Rail appelle les cheminot-es à défendre les droits acquis par les luttes passées. Le 11 février 2014 Source Sud Rail Bretagne

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13 février 2014 ~ 0 Commentaire

Afrique du sud: les ouvriers du platine ont repris la lutte (lo)

numsa

Le 23 janvier, quelque 100 000 mineurs du bassin du platine de Rustenburg, dans le nord-ouest de l’Afrique du Sud, se sont mis en grève pour imposer un salaire minimum mensuel de base de 12 500 rands (825 euros).

Depuis le 3 février, les 3 000 ouvriers des raffineries de platine de Rustenburg, les seules qui continuaient à fonctionner dans le pays, ont rejoint la grève. Depuis, la production de platine des trois géants du secteur, Anglo Platinum, Impala Platinum et Lonmin, est totalement arrêtée, tant celle d’Afrique du Sud que celle du Zimbabwe, qui est raffinée en Afrique du Sud. Les grévistes ont multiplié manifestations, barricades et barrages routiers, qui ont donné lieu à des affrontements avec la police dans tout le bassin.

C’est au cours de l’un de ces affrontements qu’un mineur militant syndical a été abattu par balle par la police, le 7 février. Les ouvriers de ces mêmes mines avaient été l’élément moteur de la grande grève qui, après l’assassinat de 34 mineurs grévistes du complexe Lonmin de Marikana par la police, en août 2012, s’était étendue à l’ensemble du secteur minier et l’avait paralysé pendant plus de deux mois. Néanmoins, les conditions dans lesquelles se déroule la grève actuelle sont bien différentes. En 2012, le NUM, le syndicat national des mineurs, lié au pouvoir de l’ANC comme au patronat minier, était seul reconnu dans la plupart des mines. La grève était partie d’un mouvement de colère, tant contre la direction de Lonmin que contre l’appareil du NUM. C’était une grève sauvage et il en avait été de même du mouvement général qui avait suivi après le massacre de Marikana.

En 2014, le NUM a perdu son monopole dans le platine où il a été remplacé par AMCU (Alliance syndicale des mines et de la construction), syndicat formé à l’origine par des exclus du NUM, qui connut une ascension météorique après la grève de 2012. Dans les mines des trois grandes compagnies du platine, AMCU revendique aujourd’hui 60 % d’adhérents et est le seul syndicat reconnu. Par ailleurs, cette grève se déroule cette fois dans le cadre légal de la renégociation des accords collectifs salariaux du secteur avec la Chambre des mines. Pour les dirigeants d’AMCU, cette négociation revêt une importance particulière, parce que c’est leur premier accord collectif national et ils comptent bien s’en servir pour avancer dans leur objectif de déloger le NUM dans l’ensemble du secteur minier.

On est donc loin du caractère explosif de la grève de 2012, loin aussi des formes d’orga- nisation spontanées que s’étaient données alors les grévistes et de la façon dont ils avaient étendu eux-mêmes leur mouvement. Au lieu de cela, les rivalités et les calculs d’appareil tiennent cette fois-ci une place de premier plan. Ainsi les ouvriers des raffineries de Rustenburg ont rejoint la grève des mineurs, mais ils sont organisés par le syndicat de la métallurgie NUMSA, le plus grand syndicat du pays, et la direction d’AMCU a fait savoir qu’elle ne voulait rien avoir à faire, ni avec cette grève ni avec NUMSA. Ce dernier a pourtant été le seul des grands syndicats à soutenir activement les mineurs en 2012 et la grève des raffineries contribue effectivement à renforcer celle des mineurs. Mais la direction d’AMCU tient avant tout à son corporatisme.

Les mineurs du platine n’ont donc pas forcément gagné au change avec le remplacement du NUM par AMCU. Mais ils n’ont pas vécu la grève de 2012 sans avoir appris au passage quantité de choses, et leur combativité ne fait aucun doute. Alors s’ils ont pu prendre la mesure du NUM et se battre non seulement sans lui mais contre lui en 2012, on peut espérer qu’ils sauront aussi jauger les dirigeants d’AMCU et se donner une direction qui représente, elle, réellement leurs intérêts.

Amanda HUNT http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2376&id=45

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11 février 2014 ~ 0 Commentaire

Il faut soutenir la grève des postiers de rueil et du 92

la poste

Une grève offensive
La grève reconductible de Rueil-Malmaison est partie pour défendre une collègue précaire, dont la direction refusait le renouvellement du contrat d’insertion. La revendication de départ était pour le moins minimaliste : renouveler son CDD, pour lui permettre ensuite de signer un contrat de professionnalisation. Pour autant, les direction locale et départementale en ont fait une question de principe : « Vous n’empiéterez pas sur notre sacro-saint pouvoir de direction ». La grève a dès le début été « ultra majoritaire » avec un taux de grève entre 80% et 90% depuis le 29 janvier.
 
Une grève qui fait le lien entre chômeurs et travailleurs
La détermination des collègues a même permis de donner confiance à d’autres salariés privés d’emploi qui étaient récemment passés par le bureau de poste de Rueil. Cette confiance s’est retranscrite par une participation active à la grève. Transformant la revendication individuelle autour d’un agent à une revendication collective autour de quatre ex-agents. Ce qui est donc demandé aujourd’hui, c’est l’embauche au sens large des précaires.
 
Une grève exemplaire à plus d’un titre
Il s’agit donc à une petite échelle d’une grève exemplaire : à la fois offensive, car les collègues de Rueil ne défendent pas des acquis (nombre de tournées, repos de cycle ou organisation du travail) et par ce qu’ils mènent une lutte conjointe dans l’action entre des travailleurs avec ou sans emploi. Cette grève met par ailleurs en lumière le business bien juteux des contrats aidés. La Poste ne paie pas le salaire indirect et peut être subventionnée jusqu’à hauteur de 80% du salaire net.
Par ailleurs, elle perçoit tous les mois entre 230 et 320 euros par tuteur encadrant chaque contrat précaire. On comprend mieux alors pourquoi la direction de La Poste procède au « turn over » de contrats aidés afin de bénéficier de cet argent public sans devoir pour autant embaucher derrière. C’est tout bénef ! Cette grève permet –toujours à une petite échelle- de mettre le doigt sur ces ca- deaux faits au patronat sans contrepartie d’emplois. On voit là de façon concrète la réalité de la politique du « pacte de responsabilité » proposée par Hollande.
 
Comment contribuer à la victoire de cette grève ?
Les Postiers du 92 ont l’habitude des grèves longues, et c’est bien ce scénario d’un conflit sur la durée qui risque de se réaliser une fois de plus. D’autant plus que la direction va sûrement vouloir briser une grève exemplaire et une équipe militante qui s’accroche malgré la répression. Le calcul pour la direction peut être fort simple : tout détruire ! Et cela d’autant plus à l’approche des élections pro- fessionnelles. Pour autant ce pronostic peut aussi se transformer en son contraire et tourner en la faveur des Postiers et postières du 92.
Pour ce faire nous allons tout faire pour stabiliser et élargir la grève. Cela implique d’établir une plateforme revendicative qui permette de se donner des objectifs qui combinent à la fois les préoccupations et réalités locales avec des revendications unifiantes au niveau dépar- temental. Impulser une structuration en comité de grève qui permette de donner une direction à la grève et un maillage plus large. Prendre dès maintenant des contacts avec d’autres départements de la région parisienne pour dans un premier temps populariser notre grève, mais aussi pouvoir envisager dans un second temps son extension au-delà des frontières du 92.
 
L’argent reste le nerf de la guerre
Une caisse de grève est mise en place. La Poste ne joue pas avec les jours de grève. Elle procédera chaque 20 du mois à la retenue du maximum de jours de grève jusqu’à ne laisser que le minimum vital sur la paie, soit un peu plus de 400 euros. Tout le monde comprend donc bien ce que cela peut avoir comme conséquence pour les postiers. Tout ce qui ira dans le sens de motions de soutien, de chèques et virements de solidarité seront donc les bienvenus.
Nous nous donnons l’objectif de collecter 15000 euros d’ici le 20 février, afin de maintenir une partie des salaires. Les collègues organiseront bien sûr une fête de soutien au postiers en grève pour collecter des fonds. La participation la plus large est souhaitée ainsi que la popularisation de ce type d’initiative dans nos réseaux respectifs. Ne pas hésiter à relayer le facebook du syndicat : « Sudposte Hauts de seine »

Donc tous à vos claviers pour les motions de soutien et à vos chèquiers pour la caisse de grève.

Chèques à l’ordre de Sud Poste 92
51 rue Jean Bonal
92250 La Garenne Colombes
(avec la mention solidarité grève au dos du chèque)

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10 février 2014 ~ 0 Commentaire

Vigo, répression syndicale

Vigo, dimanche 9 février, contre la condamnation à trois ans de prison ferme, pour participation à un piquet de grève en 2008:  « Indulto », amnistie!

Source: http://www.diarioliberdade.org/

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05 février 2014 ~ 0 Commentaire

Brest, le 6 février la cgt appelle à manifester (of)

cgt

Jeudi 6 février, l’appel du syndicat sera national. A Brest, le rassemblement se fera devant Jabil, touchée par un plan de licenciements.

Jeudi 6 février, au niveau national, la CGT appelle à manifester contre la politique du gouvernement actuel, jugée trop favorable aux chefs d’entreprises. « Des cadeaux au patronat sans contrepartie, dénonce Olivier Le Pichon, secrétaire de l’Union locale CGT du pays de Brest. Pour sortir de la crise, il faudrait plutôt augmenter les salaires et recréer de l’emploi. Il est temps que les salariés se mobilisent !  »

À Brest, à 11h, par solidarité, un rassemblement est prévu devant l’entreprise Jabil, touchée par un nouveau plan de licenciements (97). « On peut s’étonner que, depuis des années, il n’y ait pas eu de politique plus offensive pour anticiper sur les éventuels licenciements. On a besoin d’industries à Brest.  » Olivier Le Pichon rappelle qu’il y a 18 286 chômeurs dans le Pays de Brest. Brest 03 Février

http://www.ouest-france.fr/le-6-fevrier-brest-la-cgt-appelle-manifester-1903793

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02 février 2014 ~ 0 Commentaire

Solidarité jabil!

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Jabil : les salariés en colère investissent la mairie de Brest (cb)

90 personnes manifestaient jeudi 30 janvier. Elles ont engagé le dialogue avec le vice-président de BMO chargé de l’économie et le directeur de cabinet du maire.

Le vice président de BMO chargé de l’économie et le directeur de cabinet du maire ont écouté pendant près d’une heure les revendications des salariés de Jabil Brest, et des syndicats (FO, CGT). Ils ont annoncé une réunion vendredi 31 janvier en présence du maire.
« Vous vous fichez de nous, pensez-vous réellement que cette entreprise existera encore dans les années à venir ? » a martelé une salariée. « Il faut que la mairie nous soutienne pour que la situation redevienne normale parce que là, elle ne l’est pas. » Jeudi 30 janvier, quelque 90 salariés de Jabil Brest (fabricant de circuits électroniques) et les syndicats (FO, CGT) ont manifesté leur colère pendant près d’une heure dans le hall d’accueil de la mairie de Brest. L’objet de leur colère, c’est l’annonce faite vendredi 10 janvier d’un nouveau plan de suppression de 97 postes sur le site Jabil Brest. Un véritable coup dur pour cette entreprise qui a employé jusqu’à 1 000 salariés par le passé . À défaut de pouvoir sauver ces emplois, les syndicats espèrent limiter au maximum les dégâts…

« Nous suivons de près le dossier Jabil »

Face aux manifestants, le directeur de cabinet du maire Marc Mathieu et le vice-président de BMO chargé de l’économie, Fabrice Huret, étaient tous deux quelque peu décontenancés. « Pour discuter, il faut que nous ayons tous les éléments en notre possession, mais c’est vous qui les avez », a affirmé Marc Mathieu. « Malgré tout c’est un dossier que nous connaissons et que nous suivons de près. Nous sommes au courant que vous êtes très dépendants de la société Alcatel. Nous savons tout cela », a renchérit Fabrice Huret, vice président de Brest Métropole Océane. Ce que reprochent surtout les salariés et les syndicats aujourd’hui, c’est la certaine passivité dont a fait preuve, selon eux, la Municipalité. « Nous voulons que le maire nous apporte son soutien par écrit, et fasse pression sur la direction de Jabil pour limiter au maximum les suppressions de postes, a soutenu Thierry Milin, chef des délégués de la CGT. Nous n’avons jamais eu de communiqué présentant le soutien des collectivités locales. »

« Un ras-le-bol général »

Pour ces employés menacés de chômage, l’heure n’est pas vraiment à la détente. « C’est un ras-le-bol général que nous exprimons, a glissé l’un d’entre eux. L’entreprise ne sera jamais fiable avec seulement 20 ouvriers de production, il faut arrêter de se leurrer...  »  Une réunion aura lieu à la mairie vendredi 31 janvier à 16 h. Une poignée de salariés épaulés par les syndicats rencontreront le maire François Cuillandre pour exprimer leurs revendications. Franck Martin Dernière mise à jour : 30/01/2014 à 15:49

http://www.cotebrest.fr/2014/01/30/jabil-les-salaries-en-colere-investissent-la-mairie-de-brest/

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26 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Schneider électric: l’usine bloquée, la cgt obligée de suivre!

Ladies_tailors_strikers Piquet de grève 1910

Depuis le début du mois, la pression monte dans les ateliers de l’usine de Petit-Quevilly qui à la fin de la procédure ne comptera plus que 86 personnes sur 311.

Les salariés se plaignent de l’immobilisme syndical.

Pour répondre à cette fronde, CGT et CGC ont organisé un rassemblement de 120 personnes devant la préfecture, puis une montée au siège social de Schneider Electric à Rueil-Malmaison (92). Sur place, très vite les grilles d’entrée ont sauté et le hall a été envahi par 150 salariés, avec percussions improvisées et trompettes de stade. Quatre heures de bruits pour ne rien obtenir… Colère et déception.

Au retour sur le site, nouvelle déception: les syndicats n’ont pas discuté d’actions pour le lendemain. Les salariés rentrent chez eux dépités et en colère. Surprise le lendemain matin : sans consignes syndicales, au retour de Rueil, un groupe de filles a organisé le blocage de l’entrée du site par téléphone. Un grand feu est allumé, des barbecues fabriqués.

Les femmes en pointe de la mobilisation La CGC se désolidarise du mouvement, la CGT est contrainte de participer. Pendant deux jours, l’usine est bloquée, les femmes étant à la pointe de la conduite du mouvement. En l’absence d’avancées, de plus en plus de voix, surtout de filles, se plaignent de la passivité des élus CGT, de leur absence de perspectives. Face à cela, la CGT concède l’ouverture de la conduite de la lutte à deux filles extérieures aux négociations.

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Devant des propositions de la direction considérées comme largement insuffisantes par celles et ceux qui vont être mutés ou licenciés et la criante absence de perspectives syndicales, le délégué syndical CGT est interpellé et un débat s’instaure autour du barbecue puis en AG entre celles et ceux qui veulent durcir le mouvement et ceux qui prônent l’attente. Des actions sont retenues pour contraindre la direction à revoir sa copie. La direction contactée considère les négociations comme terminées.

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Vendredi 17 janvier, les salariéEs ont envahi le bureau du directeur. Ils l’ont relâché vers 12h30 contre l’engagement de rouvrir, puis de suspendre le CE, sans garantie de négociations à venir. « Cela ne dépend plus de lui, mais de la DG… ». Le soir même, une cinquantaine d’ouvrierEs, avec la CGT, se sont invitéEs aux vœux du maire de Petit-Quevilly. Il a peu apprécié… D’autres initiatives sont prévues la semaine prochaine. À suivre.

Correspondant Hebdo L’Anticapitaliste – 226 (23/01/2014)

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24 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

Manifestations: dans la rue contre le gouvernement du medef

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«  On a le sentiment que le Premier ministre, c’est Pierre Gattaz et les ministres chargés de cette nouvelle gestion de la France sont des employeurs…

C’est la première fois dans notre histoire qu’un président de gauche touche au socle du financement de la protection sociale issu du Conseil national de la Résistance. Pour François Hollande, le travail ne peut plus payer le hors travail »… C’est Thierry Lepaon qui le dit.

Cette déclaration du secrétaire de la CGT dans une interview au journal le Monde du 20 janvier pourrait passer pour une déclaration de guerre. Mais quelques lignes plus loin, il réajuste le tir : « Pour la CGT, la nation doit aider les entreprises qui en ont besoin… Dire à des électeurs de gauche qu’ils ont cru voter pour un Hollande de gauche et qu’ils ont un Hollande de droite, cela conduit à des impasses ».

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Question forces politiques, Mélenchon et le Parti de gauche claironnent toujours plus fort qu’il faut s’opposer au gouvernement… tout en affichant un rabibochage avec Pierre Laurent dont le parti se prépare à faire liste commune et soutenir le Parti socialiste et ses alliés dans les élections municipales.

On reste sur sa faim Dans les faits, pas vraiment de proposition de mobilisation. Côté syndical, après la calamiteuse séquence bretonne, on reste plus que sur notre faim. En premier lieu avec la déclaration intersyndicale (CFDT, CGT,  FSU, UNSA) qui se contente d’exiger de discuter des contre-parties aux cadeaux faits au patronat, et surtout ne propose aucune échéance de mobilisation.

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Au niveau politique, il y a bien l’appel à la manifestation unitaire du 8 février, centré sur la hausse de la TVA et les questions fiscales, mais sans élargissement à la dénonciation de l’ensemble de la poli- tique du gouvernement PS-Medef. Le NPA ne l’a pas signé, mais sera bien présent à cette mani- festation. Enfin, il reste comme échéance rapprochée la journée de mobilisation initiée par la CGT le jeudi 6 février. Mais comment sortir du brouillage des discours confédéraux sur le positionnement face au gouvernement et l’acceptation du dialogue social ?

À Marseille, d’autres pistes… Les équipes militantes des Bouches-du-Rhône tentent de prendre ces questions un peu différemment. La direction de l’Union départementale CGT 13 avait décidé de ne pas attendre la date nationale du 6 février pour mobiliser les salariéEs des entreprises en difficulté et les militantEs qui piaffaient d’impatience. Après plusieurs initiatives ponctuelles avec ces équipes, l’occupation de la mairie des 1er/7e arrondissements de Patrick Menucci, candidat socialiste à la mairie, ou les états généraux de la santé, la CGT 13 avait arrêté la date du samedi 18 janvier pour une manifestation contre l’austérité. Une réunion à la Bourse du travail s’est tenue le 8 janvier avec toutes les organisations politiques (sauf le PS) et associatives, pour préparer la manifestation. Le NPA y était invité, comme pour la cérémonie des vœux de la CGT 13. Pas de déclaration unitaire mais un tract avec en-tête commun et liste des appelants. Chaque organisation développait son message et ses mots d’ordre dans une conférence de presse commune.

En vedette, les salariéEs en lutte Samedi 18 janvier, sous une pluie battante, 5 à 6 000 manifestantEs ont donc défilé derrière la banderole de tête, avec des représentants de chaque syndicat et parti. Le temps exécrable avait certes découragé beaucoup de monde, mais l’essentiel était que cette initiative se tienne et surtout, comme l’a souligné Marthe, militante NPA, que ce ne soit qu’une première étape dans la coordination des luttes et dans la contre-offensive. Si Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon ont aussi participé à cette manifestation, les véritables « vedettes » en étaient les salariéEs de Fralib, qui, le matin même, avaient encore mené une action « Boycott Unilever », ceux des Moulins Maurel, de Kem One, de la SNCM, de LFoundry… Toutes ces boîtes menacés de fermeture ou de licenciements, et qui refusent de baisser la tête.

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Après ce premier succès de la mobilisation, une rencontre de bilan doit se tenir à l’UD pour décider des suites. Le 6 février, et après ? Marseille : une démarche et des modalités de mo- bilisation, dont vont s’inspirer les responsables nationaux ? Construire la riposte au gouvernement du Medef devra s’appuyer sur les luttes, toutes les luttes : contre les licenciements, les fermetures de sites, les accords compétitivité, les attaques contre la protection sociale.

Hebdo L’Anticapitaliste – 226 (23/01/2014)

Robert Pelletier et Jean-Marie Battini

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