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30 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Morlaix, réforme des retraites, la CGT entend mobiliser (LT)

Morlaix, réforme des retraites, la CGT entend mobiliser (LT) dans Retraites lappel

À la suite des nouvelles mesures sur les retraites proposées par le gouvernement, l’union syndicale des retraités CGT du département tire la sonnette d’alarme.

« Aujourd’hui, on est en train de vivre des situations catastrophiques pour une partie des 219.000 retraités du Finistère ». Gilbert Phelep, de l’union syndicale des retraités CGT du département, tire la sonnette d’alarme. « Les réformes successives, les décisions gouvernementales impactent le pouvoir d’achat. On ne peut plus accepter cette spirale qui remet en cause les droits des retraités ».

Infléchir la politique gouvernementale  Désindexation progressive des retraites sur l’inflation, fiscalisation des compléments familiaux pour les retraités ayant élevé au moins trois enfants, proposition de reporter la revalorisation des retraites au 1er octobre… L’annonce de ces nouvelles mesures convaint la CGT de la nécessité de mobiliser les troupes. « Le rassemblement des uns et des autres doit permettre d’infléchir ce qui nous est proposé aujourd’hui dans la réforme des retraites ». Le syndicat prévoit d’organiser des réunions par bassin de vie, pour alerter la population. « Dans les régions rurales, il y a des personnes isolées. Certaines vivent en situation très précaire avec seulement 500 € ou 600 € par mois. Ce sont surtout des femmes. 60 % d’entre elles touchent moins de 900 € de retraite », constate Marie-Andrée Bernard, du bureau de l’USR.

Assemblée générale le 15 novembre  Sans contester la nécessité d’une réforme des retraites, la CGT entend défendre le régime par répartition en « trouvant d’autres sources de financement, notamment auprès du CAC 40. Quarante milliards de dividendes ont été versés aux actionnaires », proteste Gilbert Phelep. « Les allégements que l’on a donnés aux entreprises n’ont eu aucune incidence sur l’emploi. Pas d’emploi, pas de cotisation. C’est la protection sociale dans son ensemble qui est attaquée. Si on se bat, on peut gagner et imposer un autre moyen de financement ». C’est ce message que la CGT entend faire passer pour convaincre les retraités de se mobiliser, avant l’assemblée générale des syndicats interprofessionnels CGT, le 15 novembre. Cathy Tymen 30 septembre 2013

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-nord/morlaix/ville/reforme-des-retraites-la-cgt-entend-mobiliser-30-09-2013-2251356.php

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24 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Sécurité ferroviaire : ces questions qui dérangent la SNCF (Bastamag)

Sécurité ferroviaire : ces questions qui dérangent la SNCF (Bastamag) dans Services publics bataillledurail

L’accident de Brétigny a révélé le malaise qui règne chez une partie des cheminots.

Organisation du travail bouleversée, productivité accrue aux dépens de la qualité, recours à une sous-traitance pas suffisamment formée, explosion du travail de nuit… Sur fond d’ouverture à la concurrence et de « compétitivité ». Plusieurs syndicats dénoncent une « logique purement financière » et l’entrée dans « l’ère du risque calculé », où la sécurité des voyageurs ne serait qu’un objectif parmi d’autres. Enquête parmi les cheminots.

12 juillet 2013, 17h14. Le train Paris-Limoges déraille en gare de Brétigny-sur-Orge dans l’Essonne entrainant la mort de 7 personnes. Alors que la sécurité ferroviaire, pilier de l’entreprise SNCF, est ébranlée, plusieurs cellules de crise sont immédiatement mises en place. D’emblée, la SNCF, en charge de l’entretien du réseau, organise des conférences de presse communes avec Réseau Ferré de France (RFF), propriétaire du réseau. Dans les 24h qui suivent la catastrophe, les deux établissements publics pointent la défaillance d’une « éclisse », pièce d’acier reliant deux rails, et lancent une grande campagne de vérification sur l’ensemble du réseau national. « La SNCF et RFF sont responsables et nous assumerons la totalité de nos responsabilités » confirme le président de RFF, Jacques Rapoport, le 15 juillet [1]. Deux mois après les faits, une information judiciaire est toujours en cours pour déterminer les causes de cette défaillance.

En 30 ans, la SNCF a été confrontée à une quinzaine de déraillements ou de collisions graves, dont huit ayant causé des morts. « Notre instructeur nous disait à l’époque que nous avions le meilleur système de sécurité du monde, se souvient un aiguilleur, entré en 1984 au sein de l’entreprise publique. Un an après, je travaillais sur la ligne où a eu lieu la collision mortelle de Flaujac (Lot) faisant 32 morts ». Depuis 2000, la SNCF n’avait plus connu de déraillements mortels.

Dans ce contexte, le drame de Brétigny relève-t-il d’une défaillance tragique mais isolée ? Ce n’est pas l’avis d’une partie des cheminots. « La sécurité ferroviaire c’est une chaîne, et si l’on commence à affaiblir un maillon, la chaîne casse. Aujourd’hui, cette chaîne est fragilisée à plusieurs endroits », alerte David Gobé, responsable du secteur fédéral Europe et International à la fédération des cheminots CGT. Derrière un guichet, dans un atelier, ou le long des voies de chemin de fer, le travail des agents SNCF s’est considérablement transformé en quelques années. En cause : le vaste mouvement de libéralisation progressive du transport ferroviaire. Avec l’ouverture à la concurrence du fret (en 2003) puis du transport international de voyageurs (en 2009), tout en restant publique, la SNCF a dû « s’adapter » aux nouvelles règles de marché [2]. « Un référentiel marchand a alors vu le jour, fondé sur la poursuite de la rentabilité et sur la recherche continue de gains de productivité », soulignent les auteurs d’une étude de 2012 réalisée par le cabinet Emergences, sur les risques psychosociaux à la SNCF [3].

« Maintenant, c’est devenu chacun pour soi » L’entreprise publique s’est globalisée. Le groupe compte désormais un millier de filiales et 243 000 salariés dans le monde. « Ses propres filiales sont mises en concurrence, ce qui n’est pas très agréable quand on est un agent SNCF », relève Dominique Decèze, journaliste et auteur de Gare au Travail. La filiale Geodis par exemple, une société de transport routier, concurrence directement le fret ferroviaire. Même cas de figure avec IDBus face aux trains de voyageurs.

En interne, l’organisation du travail et les priorités changent. « A l’époque, on parlait tous le même langage en termes de sécurité, raconte Robert Leroy, secrétaire fédéral CGT chargé des questions d’infrastructure et de sécurité, entré à la SNCF en 1982. Il y avait des passerelles entre les métiers. Un conducteur de train fret pouvait intervenir sur un train voyageur. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, le conducteur doit choisir entre un TER, un fret et un TGV. Il y a une organisation d’entreprise qui sépare les activités. »

A cette spécialisation se sont ajoutés des objectifs et des primes financières individuels. La solidarité qui prévalait aurait cédé sa place à une forme d’individualisme, voire même à des tensions. « Avant quand on avait un problème, on s’entraidait, explique un agent. Maintenant, c’est devenu chacun pour soi. Le système de primes a créé de la concurrence entre nous ». La SNCF n’a pas souhaité répondre à Basta ! sur ce sujet, mais d’autres témoignages établissent un lien entre ces pressions managériales et la sécurité ferroviaire.

Rentabilité contre qualité ? « Chaque entité doit désormais dégager de la marge, ajoute David Gobé. Derrière les différentes restruc- turations de cette entreprise, les politiques libérales mises en œuvre poussent les cheminots à négliger la sécurité au profit d’objectifs de ventes pour les commerciaux, de régularité pour les aiguilleurs et les agents de conduite, de recettes pour les vendeurs au guichet et les contrôleurs », analyse t-il. « Travailler sous la menace perpétuelle de « l’objectif non rempli » amène à différer certaines tâches au profit de celles « qui se voient » », précise un communiqué de Sud Rail.

Afficher un bon taux de ponctualité sur une ligne, c’est du concret pour les managers… et les clients. Tout le travail nécessaire pour y arriver, comme les interventions sur la voie, sans négliger la sécurité sont, elles, invisibles. Comme les contraintes auxquelles sont confrontés les cheminots. Un arbre menace d’obstruer la voie ? Les cheminots en intervention se voient obliger de troquer « la tronçonneuse cassée » par une scie manuelle… « On a des vieux câbles, mais on n’a plus d’argent pour les réparer, la qualité du travail est alors moindre », relate un autre agent, cité par l’étude d’Emergences.

« Les cheminots évoquent ce sentiment permanent de ne plus avoir les moyens de faire du travail de qualité. Ils nous disent le mal-être causé par les injonctions contradictoires entre la pression sur les délais ou les coûts et des moyens inadaptés », résume un courrier envoyé le 4 septembre par l’UNSA, Sud Rail et la CGT Cheminots à l’attention du ministre des Transports. Seul le retard sur la ligne se verra. Pas la manière dont les cheminots ont dû pallier des ressources défaillantes.

L’impératif de sécurité serait ainsi mis en balance avec d’autres engagements comme la ponctualité. Pour Robert Leroy, ce ne sont pas les cheminots qui doivent être pointés du doigt mais « les pressions et les organisations mises en place qui arrivent à fragiliser les procédures. » Les moyens humains ont ainsi fortement diminué. Entre 2007 et 2011, les effectifs de la SNCF sur la région Nord-Pas-de-Calais ont par exemple reculé de près de 19 %. Un salarié sur cinq est parti.

« En quatre ou cinq ans, la production a doublé et le nombre des agents a été divisé par deux. On est au taquet tout le temps et ça se ressent sur la qualité du travail. Par exemple, on a une ampoule qui clignote sur le tableau de bord. On change l’ampoule, mais on regarde pas la cause », confie un cheminot sous couvert d’anonymat. Le rythme de travail s’est ainsi fortement accéléré. « En 2013, il y aura plus d’embauches que de départs dans les métiers de la maintenance. Mais le volume de travaux a augmenté de manière considérable », précise Thierry Marty, de l’UNSA Cheminots. Par Sophie Chapelle (23 septembre 2013)

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22 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Lutte des classes!

Lutte des classes! dans Europe convegnoeuropeo_sindalternat_sept2013

Hier se sont réunis à Rome des syndicats d’enseignants de toute l’Europe (du Sud!).

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20 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Retraites : qui veut construire les suites du 10 septembre ?

Retraites : qui veut construire les suites du 10 septembre ? dans Retraites affiche-retraites.preview-208x300

À la veille des 180 manifestations regroupant 300 000 manifestantEs, les médias se répandaient largement sur la faible mobilisation contre la première contre-réforme de « gauche » des retraites. L’enfumage du rapport Moreau, la proximité des congés, le poids du chômage et des difficultés économiques, la répression dans les entreprises et le déminage du gouvernement en direction des fonctionnaires rendaient la mobilisation compliquée.
Soutiens voyants Dans ce décor, les acteurs syndicaux jouent des partitions différentes. La direction confédérale CFDT avec, en coulisses la CFE-CGC et la CFTC, s’affiche comme un des meilleurs défenseurs du projet gouvernemental, sous couvert de défense des salariéEs et des retraitéEs. Les départs successifs de dizaines d’équipes militantes, notamment à l’occasion des précédentes mobilisations sur la question des retraites, de l’ANI, etc., a considérablement réduit les velléités de nombreuses équipes. Les animateurEs de la lutte des Sanofi ont pu expérimenter encore récemment les risques que comportaient des positionnements radicaux.
Le gouvernement de « gauche » met les directions syndicales critiques en situation délicate. Pour FO dont les liens historiques avec la social-démocratie sont solidement établis, les fanfaronnades de la direction cachent mal l’hétérogénéité des équipes : dans le privé, souvent des instruments des directions et, dans le public, parfaitement intégrés au système de gestion, à l’exception de quelques structures combatives animées par des militantEs d’extrême gauche.
Oppositions mesurées Du côté de l’union syndicale Solidaires, il y a une affirmation claire d’hostilité au projet et une réelle mobilisation même si une partie de ses dirigeantEs, de ses militantEs, se retrouvent dans le projet politique du Front de gauche.
Pour la CGT et la FSU, la volonté politique des directions de ne pas mettre en danger le gouvernement les conduit à des positionnements dilatoires. Les quelques mesures en trompe-l’œil du projet sont présentées comme des « avancées » s’inscrivant dans les préoccupations de ces syndicats. L’accent est mis sur les exigences vis-à-vis du patronat, de la « finance », manière de dédouaner le gouvernement et les partis politiques qui le composent, le soutiennent ou refusent de l’affronter clairement.
L’identité des formules, « la gravité de la situation exige un changement de cap » (déclaration confédérale CGT du 8 juin 2013 à propos de la conférence sociale) et « une étape pour changer de cap » (thème des assises du Front de gauche du 16 juin) met en évidence la proximité des politiques, faites du respect des institutions et du dialogue social. Les équipes militantes « à la base» et même « intermédiaires » tirent souvent des bilans très critiques des mobilisations de 2007, des journées saute-mouton de 2009 (contre la « crise ») ou de 2010 contre la réforme Sarkozy-Fillon-Woerth.

Le rejet des stratégies syndicales assises sur des projets politiques de « gauche » (à l’œuvre depuis le milieu des années 80) sert de prétexte aux directions et désarme les équipes combatives, orphelines de perspectives globales et ne voyant pas comment reconstruire un rapport de forces plus favorable aux salariéEs.
Prendre nos affaires en main C’est dans ce cadre qu’il nous faut tout faire pour prolonger la journée du 10 septembre. D’un côté, dans les structures syndicales, défendre une autre stratégie de mobilisation : l’idée que seul un affrontement prolongé, assis sur des grèves puissantes, peut faire reculer le gouvernement et aboutir à l’abandon du projet. De l’autre, partout, s’appuyer sur les revendications, les colères, les mécontentements pour engager des luttes, faire naître des échanges, des coordinations.
Le succès relatif de la journée du 10 septembre permet aux directions syndicales de ne pas engager une poursuite de la mobilisation. La journée « jeunes » du 18 septembre ne saurait constituer une réelle étape dans cette voie. Les débrayages répétés dans l’ensemble du groupe PSA, marqué par la liquidation du site d’Aulnay, montrent, entre autres, que les ressorts de mobilisations importantes existent. À nous de faire qu’ils se mettent en action.

Robert Pelletier Jeudi 19 septembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 209 (19/09/2013)

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19 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Paris/Rassemblement/assassinat en Grèce de Pavlos Fyssas, militant antifasciste (Union syndicale Solidaires)

Paris/Rassemblement/assassinat en Grèce de Pavlos Fyssas, militant antifasciste (Union syndicale Solidaires) dans Europe killahp_bandeau_0

Rassemblement jeudi 19/09/13 à place St Michel

Le musicien de hip-hop et militant antifasciste Pavlos Fyssas est mort. Il a été froidement assassiné par un membre du parti néo-nazi, Aube Dorée le 17 septembre 2013. L’antifasciste a reçu des coups de couteau directement au niveau du cœur devant de dizaines des personnes avec la tolérance des forces policières qui ont refusé d’intervenir.

Cet assassinat intervient cinq jours seulement après l’attaque meurtrière par des néonazis d’Aube Dorée contre des militants du PC grec qui faisaient un collage dans un quartier ouvrier de Pirée. Ces événements font partie d’une grande série d’agressions, de ratonnades et d’assas- sinats d’immigrants et de militants antifascistes qui ont eu lieu pendant les dernières années.

Dans un pays où le taux du chômage atteint 28%, où la plupart des travailleurs sont soit licenciés soit au chômage technique, où le 20% de la population vit sous le seuil de pauvreté, les néonazis en pleine collaboration avec le gouvernement grec poursuivent leur attaque contre l’ennemi intérieur. Chaque travailleur qui ne baisse pas la tête devant les attaques du capital, chaque immigrant qui essaie de gagner sa vie, chaque femme qui défend ses droits, chaque résistance contre la politique gouvernementale est qualifié « d’ennemi intérieur ». L’Aube Dorée est devenu l’amortisseur parfait de la colère populaire née par le désastre humanitaire provoqué par le gouvernement et la Troïka.

Le gang d’assassins a « bien » choisi les dates des attaques. Au moment où les enseignants menacés de licenciement descendent dans la rue avec une participation à la grève qui monte à 90%, au moment où les travailleurs d’autres secteurs rejoignent les enseignants en lutte, les néonazis jouent le seul rôle qu’ils connaissent depuis 70 ans, celui de l’écrasement de chaque voix libre.

La mort de Pavlos Fyssas ne sera pas vaine. Elle rend plus décisives la lutte antifasciste et la lutte des travailleurs contre le gouvernement, la Troïka et l’Aube Dorée, le bras dur du capitalisme.

Les morts de Clément Méric et de Pavlos Fyssas doivent être les derniers crimes des criminels fascistes et néonazis.

Ni en France, ni en Grèce !
El fascismo no pasarà !
Solidarité internationale !

Union syndicale Solidaires

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19 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Après la journée du 10 septembre, que propose la CGT ? (LO)

Après la journée du 10 septembre, que propose la CGT ? (LO) dans A gauche du PS patrons-251x300

Les manifestations organisées le 10 septembre ont montré que dans tout le pays des milliers de militants et de travailleurs ne sont pas prêts à accepter les attaques du patronat et du gouvernement sans rien dire.

De ce point de vue cette mobilisation n’était donc pas cet échec que les médias aux ordres avaient annoncé. Mais nombre de travailleurs qui ont manifesté se posent naturellement la question de quoi faire après cette journée du 10 septembre. Et ce n’est pas la politique des directions syndicales, pas plus celle de la CGT que celles des autres syndicats, qui peut leur apporter une réponse.

Le secrétaire de la CGT, Thierry Le Paon, a annoncé l’organisation d’une autre journée de mobilisation, sans toutefois avancer de date. Mais quelle perspective la CGT propose-t-elle ? Début septembre, dans les meetings de rentrée qu’il a tenus, le ton du secrétaire de la CGT se voulait certes combatif. Mais sur le fond, qu’a-t-il défendu ? Il s’est félicité de la participation de la CGT aux conférences sociales, ces réunions entre représentants du patronat, du gouvernement et des confédérations syndicales qui n’ont servi qu’à écouter, et finalement, de fait, à approuver les diktats patronaux. Il a expliqué que ce gouvernement « écoute » trop le patronat, et « pas assez » la CGT, mais que, suite aux meetings de la CGT, « l’audition commencerait à revenir ». Et le secrétaire de la CGT de conclure : « Nous sommes donc sur la bonne voie ! », et ce, alors que ce gouvernement poursuit ses mesures antiouvrières !

Dans son entretien à L’Humanité Dimanche du 5 septembre, Thierry Le Paon est encore plus clair. « Avec ce gouvernement, tel qu’il est, dit-il, les choses peuvent avancer », ajoutant plus loin qu’« il y a une différence entre la gauche et la droite. Considérer que c’est la même chose c’est permettre au Front national d’empocher la mise. Jamais la CGT ne fera ce jeu. » Dénoncer le gouvernement pour ce qu’il est, un gouvernement entièrement au service des patrons, serait donc faire le jeu de l’extrême droite. Tout le monde l’aura compris, il ne reste donc qu’à le « soutenir ».

Alors proposer des journées d’action sans véritable plan, et surtout sans objectifs clairs, ne peut pas aider les travailleurs qui cherchent quoi faire. Il faut dire la vérité. On ne pourra s’opposer aux attaques des patrons sur les salaires, sur l’emploi, sur les retraites que si les travailleurs sont capables, par une mobilisation ample, déterminée, par leur organisation, de renverser le rapport de force avec le patronat. Aujourd’hui, le moral n’y est pas, et les travailleurs ne sont pas prêts à cela. Mais on peut s’y préparer en défendant dès maintenant des objectifs qui devront être ceux des luttes de demain, tels que l’interdiction des licenciements, la répartition du travail entre tous avec maintien du salaire, et encore l’échelle mobile des salaires et des retraites. Il faut être convaincu qu’il s’agit d’une guerre avec le patronat et que ce gouvernement est entièrement à son service. Mais une telle politique, on ne peut visiblement pas l’attendre de la direction de la CGT. Aline RETESSE

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2355&id=3

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11 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Manifs retraites dans le 56, Lorient, Pontivy (LT)

Manifs retraites dans le 56, Lorient, Pontivy (LT) dans Luttes sociales en Bretagne manif-retraite-1

Pontivy retraites, 200 manifestants sous la même bannière

Dans de nombreuses villes bretonnes, hier matin, des manifestants se sont rassemblés pour dire non à la nouvelle réforme des retraites. À Pontivy, ils étaient un peu plus de 200.

Le contexte économique délicat, le pouvoir d’achat en berne et des difficultés financières grandissantes… Les conditions ne sont pas optimums pour mobiliser. Pourtant, à Pontivy ils étaient un peu plus de 200… Un nombre insuffisant aux yeux des personnes présentes. « Il faut comprendre les gens, ils n’ont plus les moyens de perdre une journée de salaire pour faire grève », déplorait, hier matin, Frédérique Lalys, professeur d’histoire et de géographie en collège.

Déçue par Hollande Venue grossir le flot des manifestants sur la Plaine, sous la bannière FSU, elle souligne l’injustice de cette réforme et s’inquiète, comme beaucoup, de ce que sera sa retraite. « Ce sont encore une fois les salariés qui vont être ponctionnés alors que le patronat est à peine égratigné. Sans parler de l’évasion fiscale et de la rémunération du capital. De toute façon, la gauche, aujourd’hui, s’inscrit dans la continuité de la politique des précédents gouvernements et, personnellement, je n’attendais pas grand-chose de François Hollande. Cela ne m’étonne pas, mais ça me déçoit ». Pour elle, « quand la gauche était dans l’opposition, elle proposait d’autres perspectives et d’autres solutions que celles qu’elle veut imposer aujourd’hui ». Frédérique a commencé à travailler à 26 ans. « Sincèrement, je ne me vois pas encore en activité à 69 ans. Même si je ne fais pas un métier pénible physiquement, être prof, c’est tout de même usant psychologiquement. Cela requiert une grande énergie et une disponibilité que l’on n’a plus vraiment à près de 70 ans ! Il faut savoir dans quelle société on veut. On vit peut-être plus vieux, mais pas forcément en bonne santé. Les meilleures années se situent entre 60 et 70 ans, si on nous les enlève… ».

En déambulateurs ! Même discours côté CGT, peut-être encore plus radical… « Le niveau des retraites va baisser forcément avec de telles réformes. Il faut donc mobiliser, mais cela semble difficile. Pourtant, c’est la seule solution pour éviter de voir passer cette réforme. Il y a d’autres solutions ». Chiffres à l’appui et drapeau en main, Jean-Pierre Rouet est déterminé. « On finira par aller bosser en déambulateur ! L’argent, il existe, cette réforme est totalement injuste. Rien que dans l’évasion fiscale, on pourrait trouver les fonds pour les retraites. Plus grave encore pour les jeunes nés après 1973, il n’y aura pas de solidarité intergénérationnelle. Moi, je suis là aussi pour eux ». L’un d’entre eux s’est d’ailleurs invité, tout seul comme un grand avec son drapeau, en tête du cortège, façon électron libre pour réclamer : « On veut du travail, pas des retraites… ». Ce qui en dit long sur le mal-être ambiant.11 septembre 2013  Véronique Le Bagousse

http://www.letelegramme.fr/local/morbihan/pontivy/ville/retraites-200-manifestantssous-la-meme-banniere-11-09-2013-2230206.php

Lorient, retraite. Plus de 1500 manifestants en ville

Les revendications et les craintes n’ont pas changé. Mais trois ans après les manifestations monstres contre la réforme des retraites, celle d’hier, toujours sur le même sujet, n’a guère mobilisé les salariés.

Ils n’ont pas misé sur une rentrée sociale agitée comme à l’automne 2010 lors du mouvement contre la réforme des retraites du gouvernement Fillon. En ressortant les mêmes revendications, ils ne visaient pas non plus les participations records enregistrées lors des manifestations trois ans plus tôt (jusqu’à 20.000 manifestants).

Pas d’itinéraire bis Au contraire, hier matin, les syndicats craignaient un fort reflux de la mobilisation. La résignation ayant gagné les rangs après les divisions syndicales et le vote de la réforme, tant décriée dans la rue. D’ailleurs, les quatre organisations syndicales (CGT, FO, FSU, Solidaires) avaient prévu un itinéraire bis. Mais à l’heure du départ de la manifestation, les organisateurs, rassérénés par les nombreux drapeaux, ont choisi d’emprunter le parcours habituel.« Cette participation nous encourage à poursuivre », osait même un responsable syndical à la vue du cortège, estimé à 1.500 personnes par la police et plus de 2.000 par les syndicats.

« Où sont les jeunes ? » Dans le cortège dominé par les drapeaux rouges de la CGT, les propos oscillaient entre déception et colère à l’encontre de l’actuel président de la République.« Le changement annoncé est pour quand ? Ce que Sarkozy n’a pas osé, Hollande le fait ! »Et un autre manifestant d’ajouter : « On nous parle d’effort juste ; mais qui le fait ? Les salariés et les retraités ! »Les syndicats s’opposent à une réforme qui passe à la fois par une hausse des cotisations et le report de l’âge de départ.« Dans l’agroalimentaire, 70 % des effectifs quittent leurs entreprises en invalidité avant 60 ans ! Et c’est la sécu qui paye. Où est le progrès social », tonne un salarié tout en déplorant l’absence des jeunes dans le cortège. « Pourtant, ce sont les premiers concernés. À quel âge partiront-ils à la retraite et avec quelle pension ? Ils ont de quoi s’inquiéter ! » 11 septembre 2013 -

« Même Sarkozy n’avait pas osé ! » « Je manifeste par conviction. Je ne veux pas partir à la retraite à 65 ans. Et je pense aussi à ma fille. Les principales sociétés du CAC 40 continuent d’engranger des bénéfices. Grâce à qui ? Au travail des petites mains !Mais au lieu de rechercher de l’argent du côté des actionnaires pour financer le système de retraite, on tape toujours sur les mêmes, c’est-à-dire les salariés ! Et dire que c’est un président socialiste qui propose cette réforme. Même Sarkozy n’avait pas osé ! »« Nous sommes opposés à l’allongement des cotisations. N’oublions pas que la retraite est aussi l’affaire des jeunes. Les emplois que l’on libère avec les départs doivent offrir des perspectives. C’est aberrant qu’un gouvernement de gauche en remette une couche ! C’est le système par répartition qui est remis en cause au profit d’un système par capitalisation. Nous sommes pour un système solidaire, avec une retraite décente. Non pas trimer toute sa vie pour une pension ridicule ! Nous ne voulons pas passer notre vie à la gagner ! Or il nous faudra choisir. Soit une retraite à taux plein mais en étant âgé et en moins bonne santé pour en profiter. Soit on part plus tôt mais sans les trimestres de cotisation suffisants ; dans ce cas on est limité par le niveau de nos revenus. Dans les deux cas, ce n’est pas engageant.Cette évolution est inquiétante pour les jeunes. Lorsqu’on finit ses études à 25 ans, à quel âge peut-on prétendre désormais à une retraite ? 68 ans, plus ? »« Nous sommes en retraite depuis plus de 20 ans. Nous sommes partis à 56 et 60 ans. À l’époque, on prenait en compte les conditions de travail et la pénibilité pour pouvoir partir plus tôt. Nous manifestons pour dénoncer la dévalorisation de nos pensions et par solidarité avec les copains. Le salarié a le droit de partir à la retraite en bonne santé, et pas usé. Cette réforme est une régression sociale ! C’est le point de vue de la finance qui dicte les choix ».

http://lorient.letelegramme.fr/local/morbihan/lorient/ville/retraite-plus-de1-500-manifestants-en-ville-11-09-2013-2230154.php

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09 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Lutte dans les fast-foods aux USA

Lutte dans les fast-foods aux USA dans International feature_570

Le 29 août dernier, des milliers de travailleurs des fast-foods ont arrêté le travail dans 58 villes américaines.

Un millier de restaurants ont été touchés. Quelques piquets de grève se sont transformés en occupations temporaires, et plusieurs restaurants ont dû fermer. Dans ceux qui n’avaient pas fermé, les managers ont du se débrouiller pour combler les vides. Les salariés ont manifesté dans plusieurs villes.

À Memphis, dans le Tennessee, une travailleuse de McDonald’s a résumé les objectifs du mouvement : « ça fait près d’un an que je travaille ici. 7, 25 $, ça ne permet pas de vivre ». 7, 25 $ (5, 7 €), c’est le salaire minimum fédéral, inchangé depuis 2009… Les luttes dans les fast-foods ont démarré depuis plusieurs mois mais une telle extension géographique simultanée est quelque chose de nouveau. Ainsi en mai-juin dernier, elles n’avaient touché que 8 villes. Le 29 août représente donc un pas en avant. Au début, les dirigeants syndicaux ont fait profil bas mais ces dernières semaines, devant l’écho national du mouvement, leur attitude a changé.
La structure de l’activité rend plus difficile le mouvement. Ainsi, McDonald’s explique ne pas être concerné car la majorité de ses restaurants sont des franchisés (qui lui payent des redevances)… mais, dans les 20 % de restaurants gérés directement par la société, les conditions ne sont guère meilleures. Le discours patronal assure aussi qu’il s’agit de boulots d’appoint occupés par des jeunes, mais c’est de moins en moins vrai.
Les grévistes réclament d’abord un salaire horaire de 15 $. Des revendications portent aussi sur le droit syndical et les conditions de travail. En mars 2013, Obama avait proposé de porter progressivement le salaire minimum fédéral à 9 $ (6, 9 €). Mais cela suppose le vote d’une loi, ce qui est très hypothétique. C’est donc sur leur organisation et leur détermination que les salariés doivent compter pour gagner.

Dimanche 8 septembre 2013Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 207 (05/09/2013)

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08 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Retraites, appel à la mobilisation mardi (LT)

Retraites, appel à la mobilisation mardi (LT) dans Retraites retraites-a

Quatre syndicats -CGT, FO, FSU, Solidaires- appellent les salariés à faire grève et à manifester mardi contre la réforme des retraites et pour les salaires, la première mobilisation de la rentrée scrutée de près par le gouvernement.empty dans Syndicalisme

Des arrêts de travail sont annoncés dans différents secteurs et 181 défilés et rassemblements sont prévus à travers le pays, selon la CGT. A Paris, le cortège partira en début d’après-midi de la place de la République vers Nation avec en tête les leaders de la CGT, Thierry Lepaon et de FO, Jean-Claude Mailly. Les deux hommes défileront une nouvelle fois main dans la main après avoir protesté ensemble au printemps dernier – mais sans succès – contre la réforme du marché du travail. C’est début juillet, alors que la réforme des retraites était encore dans les limbes, que les quatre centrales ont décidé d’organiser une journée d’action le 10 septembre pour « imposer d’autres choix au gouvernement » sur les « salaires, l’emploi, les retraites ». Des syndicats de fonctionnaires et de retraités ont rejoint le mouvement, de même que des organisations de jeunesse dont l’Unef. Des leaders politiques, Jean-Luc Mélenchon (PG), Pierre Laurent (PCF), Olivier Besancenot (NPA), se sont associés au mouvement.
Une loi « anti-jeunes » ? La contestation est centrée autour du refus du projet de loi sur les retraites qui sera sur la table du Conseil des ministres le 18 septembre, pour un débat au parlement début octobre. Les syndicats dénoncent en particulier l’allongement de la durée de cotisations à 43 ans en 2035 qui, à leurs yeux, fait du texte une loi « anti-jeunes ». « Ce projet de loi n’est pas acceptable, il est injuste et économiquement inefficace », martèle la CGT.

Trois Français sur quatre se disent aussi insatisfaits du projet, selon un sondage Ifop. Toutefois, l’objectif de la mobilisation n’est pas le retrait du texte – comme cela était le cas en 2010 contre la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy- mais de permettre « d’améliorer le projet lors des débats parlementaires », souligne M. Lepaon.  Dans l’élaboration de la loi, le gouvernement a tenu compte de la pression syndicale. La CGT et FO reconnaissent des avancées, en particulier sur la prise en compte de la pénibilité. Outre les retraites, la mobilisation sera axée sur des revendications salariales sur fond de baisse de pouvoir d’achat qui pénalise en particulier les bas salaires, ce que le gouvernement lui-même reconnaît.
« Un coup de barre à gauche » « Sur le terrain on ressent un profond mécontentement qui monte de partout » et « de plus en plus de gens n’arrivent pas à boucler les fins de mois », affirmait vendredi M. Lepaon, qui reproche au gouvernement d’être « sourd » aux revendications des salariés et de « pencher » du côté du patronat. « Il est nécessaire d’agir pour obtenir un coup de barre à gauche », dit-il. La CGT a mis tout son poids dans la balance pour réussir cette première mobilisation de la rentrée: Thierry Lepaon a tenu quatre meetings la semaine dernière – notam- ment jeudi en région parisienne rassemblant 4.000 militants- pour préparer l’événement. Une dernière réunion publique est prévue lundi à Lyon à la veille de la journée d’action.
Ni CFDT, ni CFTC, ni CFE-CGC Les leaders syndicaux ne s’attendent pas à voir trois millions de Français battre le pavé comme au plus fort des protestations de 2010, d’autant plus que l’unité syndicale est rompue. La CFDT qui a salué des mesures de justice dans le projet retraites ne descendra pas dans la rue, ni la CFTC et la CFE-CGC qui préfère « porter dans le débat parlementaire des amendements » notamment en faveur des jeunes. Mais après le 10 septembre « il y aura des suites si le gouvernement ne bouge pas », assure M. Lepaon qui n’écarte pas une unité avec la CFDT sur d’autres revendications, en particulier sur les salaires et l’assurance-chômage. 8 septembre 2013 à 10h09

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/france-monde/france/retraites-appel-a-la-mobilisation-mardi-08-09-2013-2226590.php

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07 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Suicides à La Poste: désastre en continu

Suicides à La Poste: désastre en continu dans Santé la-poste Message du PDG aux « inadaptés »

À La Poste, le malaise social n’a pas connu de trêve estivale.

Ainsi, plusieurs postières et postiers ont mis fin à leurs jours. Pour le seul mois d’août, le lien entre deux suicides et le travail est évident.
À la fin du mois dernier, à Langeac (Haute Loire), une chef d’équipe s’est suicidée sur son lieu de travail. En début de mois, un cadre de la direction de la formation se pendait à Orléans. Après avoir, à plusieurs reprises, alerté des représentants syndicaux sur le harcèlement qu’il subissait et sa situation de placardisation. Pourtant, les responsables de l’entreprise restent dans le déni. Pour eux, leur « modèle social » est un modèle indépassable et celles et ceux qui se sentent mal ne sont que des inadaptéEs, comme l’affirmait Bailly, le PDG, dans un récent livre d’Hervé Hamon !
Responsables et coupables Ils ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas ! Une indiscrétion, confirmée, fait état de l’existence depuis 2008 d’une cellule de veille rattachée à la direction générale, et dont la fonction est de comptabiliser les suicides et les tentatives de suicide en relation avec l’activité professionnelle.

Selon ces chiffres, ce n’est pas moins de 200 suicides ou tentatives qui ont un lien direct avec le travail, soit une moyenne de 50 par an ! Il est à souligner que l’existence de cette cellule n’a jamais été rendue publique…
Aujourd’hui encore, les patrons de La Poste nient l’évidence. Il est vrai que leur attitude, depuis des années, n’est pas glorieuse ! Non seulement, ils étaient au courant de l’ampleur du malaise social mais leur seul objectif était de le cacher et de protéger leur image de patrons sociaux… Une image ô combien usurpée avec plus de 80 000 suppressions d’emplois en 10 ans !
Contrairement à son attitude depuis sa prise de fonction, Montebourg, ministre de tutelle de La Poste, doit prendre ses responsabilités et faire ses cesser une politique qui pousse des salariéEs au suicide. Pour qu’une telle situation prenne fin, il doit également imposer d’autres orientations sociales et de développement des activités de service public. La nomination d’un nouveau PDG est l’occasion pour le gouvernement de changer la donne. Toutefois, au vu de ses actions depuis un an, la mobilisation contre les réorganisations et restructurations restent bien la meilleure arme de défense pour les postierEs !

Bruno Quignard Vendredi 6 septembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 207 (05/09/2013)

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