Archive | Syndicalisme

27 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Afrique du sud, dans les mines, la lutte a fini par payer (ci)

south african miners strike

Après six mois de grève, les miniers du platine ont signé un accord, le 23 juin, avec les trois principales entreprises d’extraction sud-africaines. C’est la fin d’un mouvement social sans précédent.

 

Un accord a été trouvé entre l’Association des mineurs et de la construction (le syndicat Amcu) et les trois principaux exploitants des gisements de platine sud-africains, les sociétés Lonmin, Impala Platinum et Anglo-American Platinum. En grève depuis le 23 janvier, les mi- neurs réclamaient des augmentations de salaire. L’accord prévoit des revenus majorés de 1 000 rands (70 euros) par mois, en particulier à destination des mineurs gagnant au-dessous du salaire minimum, établi à 12 500 rands (865 euros).

Le leader du syndicat déclare dans le Financial Times que ”c’est la plus forte augmentation de salaire acquise par des travailleurs en Afrique du Sud », avant de préciser que « la grève a coûté plus de 2 milliards de dollars aux producteurs, et a réduit l’offre mondiale de platine de 40 % ».

« Cette grève prend racine dans la politique actuelle, les inégalités, l’apartheid et le massacre de Marikana [34 mineurs ont été abattus par la police en août 2012]« , écrit The Guardian. Saluant « la première victoire d’une organisation noire autre que le Congrès natio- nal africain (ANC, parti au pouvoir) », le quotidien déclare qu’il est souvent dit que « l’apartheid est fini, mais pas pour ces mineurs. Eux, le vivent tous les jours. »

Le webzine sud-africain Daily Maverick tempère cet enthousiasme. Le journal rapporte que le leader du syndicat minier a dit aux mineurs que le travail n’était pas fini et il les a appe- lés à « défendre leur syndicat et leurs acquis, car la lutte continue ». En effet, les hausses de salaire ne concernent que les travailleurs syndiqués du secteur du platine.

Quant au quotidien économique sud-africain Business Day, il rappelle d’abord que « l’accord signé avec l’Acmu s’étend sur trois ans. Les négociations recommenceront. Les produc- teurs risquent de restructurer, avec comme conséquence des pertes d’emplois et d’autres grèves. » Après avoir listé les détails de l’accord, le journal écrit que la fin de la grève a réjoui la présidence, le corps religieux, les associations d’affaires et les organisations du travail. Mais, au-delà, « des voix se font entendre pour changer la législation du travail afin d’empê- cher des grèves si dommageables ».

A Marikana, la grève des mineurs continue

La colère, toujours, sur la mine de platine. La semaine dernière, l’inculpation des mineurs grévistes pour le meurtre de leurs 34 camarades, qui avaient été abattus par la police, a ravi- vé la tension. Lundi 3 septembre, la justice sud-africaine a relâché 162 des 270 grévistes arrêtés le 16 août, après la suspension de leur inculpation. Les 108 autres devaient être remis en liberté le jeudi 5 septembre, sous réserve qu’ils n’aient pas été impliqués dans des violences antérieures à la fusillade du 16 août.

En grève depuis le 10 août, les 3 000 mineurs réclament au groupe britannique Lonmin le triplement de leur salaire mensuel de 450 euros. Les négociations continuent. Le secteur minier emploie plus de 1 million de personnes dans le pays et représente près de 20 % du PIB sud-africain. Courrier international  Lionel Pelisson 26 juin 2014

http://www.courrierinternational.com/article/2014/06/26/dans-les-mines-la-lutte-a-fini-par-payer

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27 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Mascarade sociale des 7-8 juillet: boycott! (al)

dial

Le «dialogue social» ne sert qu’à plumer les classes populaires.

Les conférences interprofessionnelles voulues par Hollande au nom du « dialogue social » ont été des pièges. Elles ont permis de négocier sur les revendications du Medef et d’obtenir l’aval de la CFDT.

Si la chaise vide ne fait pas une politique, la chaise pleine non plus. Le boycott de la prochaine conférence permettrait d’afficher clairement qu’il existe un camp du syndicalisme du refus de la régression sociale, un syndicalisme de combat.

Hypocrite «dialogue social» Hollande avait promis au patronat un dialogue social apaisé. En échange de vagues contreparties concédées à la CFDT et à ses alliés, les conférences sociales ont permis :

  • de faciliter les licenciements collectifs,
  • de baisser les salaires,
  • de baisser le droit à la formation professionnelle,
  • de baisser les droits des chômeurs,
  • de baisser la part patronale des cotisations sociales…

La CFDT, qui a accepté ce petit jeu, est dorénavant au pied du mur pour faire respecter les maigres compensations promises en échange de sa trahison. Elle joue gros…mais sur le dos des salarié.e.s !

Négocier quelle compensation? Le pacte de responsabilité est un open-bar pour les patrons, qui ne laisse aucune place pour une vraie négociation. Les journaux et les télés peuvent bien nous traiter d’«archaïques» ou de «corporatiste », mais en quoi la destruction des lois sociales serait-elle «moderne» ? Le syndicalisme doit défendre bec et ongles les acquis obtenus par les luttes précédentes mai surtout permettre des progrès sociaux pour toutes et tous les travailleurs. Aller négocier pour faire régresser les droits des salarié.e.s n’a aucun sens.

Conforter la reprise des luttes Après avoir viré Sarkozy en 2012, pas mal de monde a cru avoir mis fin au rouleau compresseur du patronat. Mais le réveil est dur, car Hollande a con- tinué la même politique économique et sociale au profit des plus riches.

Avec les grèves des cheminot.e.s et des intermittent.e.s, la combativité sociale cherche visiblement un nouvel élan. Contre les licenciements, pour l’augmentation des salaires, contre les plans d’austérité qui annulent des décennies de conquêtes ouvrières, pour le maintien des services publics, les salarié.e.s retrouvent la voie du combat.

Le boycott de la conférence sociale de juillet serait un événement rare et puissant pour indiquer le chemin, incontournable, des combats acharnés qu’il faudra mener pour reprendre au patronat et aux actionnaires ce qu’ils nous volent depuis trop longtemps : les profits tirés de notre travail. La seule formule de «partenaires sociaux», c’est la négation de la lutte des classes.

Il faut ouvrir les yeux et arrêter de faire semblant: la seule chose utile et logique vis-à-vis de la «grande conférence sociale» État-patronat-syndicats du 7-8 juillet, c’est le BOYCOTT.

24 juin 2014 par Secrétariat Entreprises

http://alternativelibertaire.org/?Mascarade-sociale-des-7-8-juillet

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27 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Brest, social, mécontents à l’unisson (lt)

Manara-marre

Rassemblement contre le pacte de responsabilité. Grève au centre de tri postal. Concert en faveur des intermittents qui défendent leur statut et leurs acquis sociaux. Il régnait, hier, à Brest, une sérieuse brise de contestation.

Pas évident de rassembler en masse contre le pacte de responsabilité. Malgré l’appel commun des syndicats CGT, FO, FSU, Solidaires et Unef (appel soutenu par le collectif des intermittents Art 29) et une originale mise en scène devant la sous-préfecture, moins d’une centaine de personnes se sont retrouvées pour dénoncer les récentes décisions défendues par François Hollande et son gouvernement. En pleine époque d’examens, les organisateurs décernaient à François Hollande un contre-diplôme fustigeant les dernières décisions socia- les et politiques. «Mobilisons-nous en exigeant une autre politique économique et sociale», résumait, au micro, Olivier Le Pichon, de la CGT.

«Renoncer au pacte de responsabilité» «Ah c’est sûr, Hollande n’aura pas son bac cette année». Sera-t-il invité au repêchage? «Sa seule chance serait de renoncer au pacte de responsabilité qui, pour satisfaire le Medef, impose l’austérité. Ce n’est certainement pas aux plus petits de supporter le poids de ces cadeaux au patronat! ». «La baisse continue des cotisations depuis près de 20 ans n’a pas amélioré la situation de l’emploi mais a augmenté les dividendes offerts aux actionnaires». De son côté, Solidaires filait la métaphore d’un sujet qui aurait pu tomber au bac, en série économie. «Comment la flexibilité du marché du travail peut-elle réduire le chômage? ». Sans attendre le ramassage des copies, la réponse tombait sans surprise: «Ce n’est pas d’un plan d’austérité économiquement dangereux et socia- lement injuste que nous avons besoin! ».

«La grève ne devrait pas affecter les usagers» De leur côté, dans le cadre de la se- maine d’actions interprofessionnelle qui a débuté lundi, des salariés du centre de tri postal font grève, depuis hier et jusqu’à demain matin, à l’appel de la CGT du secteur des activités postales et de télécommunications. Hier matin, vers 10 h 30, ils étaient une dizaine devant les bâtiments du centre de tri postal de Kergaradec, désormais appelé Plateforme indus-trielle du courrier (Pic).

Revendications principales: «L’organisation, le contenu la finalité et les conditions de travail, ainsi que les emplois, les droits et les garanties des salariés». Philippe Poupon, se- crétaire de la CGT de la Pic, estime ainsi à une vingtaine le nombre de CDI manquants, «la direction faisant en permanence appel à des intérimaires. Nous allons également passer d’une vingtaine de saisonniers à seulement trois». Le syndicat s’inquiète, par ailleurs, de l’allongement des délais de remise des plis que risque d’induire la réorganisation de la distribution du courrier. «La grève ne devrait pas affecter les usagers», a-t-il cependant précisé. La «plancha révolutionnaire» prévue hier, à 13 h, par la section CGT du Centre Courrier de Brest-Rive droite a, quant à elle, été repoussée à une date ultérieure. 27 juin 2014

http://www.letelegramme.fr/finistere/brest/social-mecontents-a-l-unisson-27-06-2014-10232239.php

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27 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Brest, mouvement de grève chez les postiers (of)

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Ce jeudi matin, un rassemblement de postiers était prévu devant la plateforme indus- trielle de courrier de la zone Kergaradec, à Brest. Un préavis de grève a été déposé.

La section CGT du centre de tri et celle du centre courrier rive droite ont appelé les salariés à faire grève ce jeudi et ce jusqu’à samedi matin. Ce jeudi matin, ils étaient une dizaine de salariés à se rassembler devant la plateforme industrielle de courrier de la zone Kergaradec.

Ce mouvement de grève s’inscrit dans le cadre d’une semaine d’actions interprofes- sionnelles au niveau de la CGT. Pour les représentants, les réorganisations de la Poste augmentent la charge de travail des agents, les stressant davantage. «La crainte qu’on a, c’est que certains salariés atteignent une situation de détresse morale», explique Philippe Poupon, secrétaire du CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) à la plateforme industrielle de courrier de la zone Kergaradec. Brest – 26 Juin

http://www.ouest-france.fr/brest-mouvement-de-greve-chez-les-postiers-2653184

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26 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Ratp: appel à la grève… pour le 26 juin (lo)

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La CGT RATP a appelé à la grève le 26 juin, en fait pour les mêmes raisons que les cheminots.

Le découpage envisagé entre d’un côté un opérateur «mobilité» et de l’autre un secteur «infrastructure» vise à préparer la mise en concurrence et l’introduction du privé. Les tra- vailleurs de la RATP, à commencer par ceux des bus, secteur le premier concerné, peuvent craindre une aggravation de leurs conditions de travail.

Pourquoi, dans ces conditions, les syndicats n’ont-ils pas appelé les travailleurs du transport dans un même mouvement? Au métro, la direction syndicale CGT a répondu à cette question en disant que chacun doit s’occuper de ses revendications, chez soi.

Aux autobus, le tract CGT appelant au 26 juin s’intitule Pour une mobilisation de très haut niveau. Il souligne à quel point les revendications sont les mêmes que celles des che- minots: «Nous n’accepterons pas plus que les cheminots d’être mis en concurrence et qu’au nom de cette mise en concurrence on détruise nos conditions de travail!»

Alors, pourquoi ne pas avoir avancé la date de mobilisation afin qu’elle coïncide avec la grève des cheminots? Tout simplement parce que les directions syndicales ne le voulaient pas. D’ailleurs, à la manifestation interprofessionnelle du 19 juin appelée par les unions dé- partementales d’Île-de-France et dont l’objectif était de soutenir les cheminots alors en grève, les dirigeants syndicaux de la RATP, comme d’autres, brillaient par leur absence.

Même avec une revendication aussi limitée que celle demandant le retrait de la réforme, voire une autre réforme, revendication qui se pose à la SNCF comme à la RATP, les direc- tions syndicales ne veulent ouvrir aucune possibilité que les luttes des travailleurs se rejoignent. Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2395&id=5

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26 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Après la grève à la sncf (lo)

le paon cgt

Mardi 24 juin, des grévistes manifestaient encore aux abords de l’Assemblée na- tionale, alors que les députés du PS, les Verts et une partie de la droite votaient une réforme rejetée par tous les cheminots.

Durant deux semaines, une large majorité de cheminots ont participé à la grève, totalement ou partiellement. Les assemblées de grévistes ont longtemps conservé la même affluence et les manifestations, à Paris ou en province, ont regroupé des milliers de cheminots.

La presse, toujours hargneuse, a attribué la décrue du mouvement aux concessions faites par le gouvernement sur la réforme. Il s’agit là d’un mensonge. Le gouvernement n’a fait aucune concession, ni sur l’éclatement de la SNCF en trois entreprises, ni sur la démo- lition de la réglementation du travail. Les amendements adoptés n’étaient que de l’enfumage, comme disent les cheminots, habitués aux fumigènes.

Le fait que Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT, y ait vu des avancées, mon- tre seulement dans quel camp il se situe: du côté du gouvernement, pour faire pression sur les grévistes.

Si, au terme de cette grève, il y a bien sûr la déception de n’avoir pas gagné, le sen- timent dominant était plutôt à la fierté d’avoir relevé la tête, d’avoir mené un combat difficile mais indispensable, et qui n’est certainement pas terminé.

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2395&id=3

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26 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Ils n’en ont pas fini avec les cheminots (lo)

BATAILLE-du-RAIL-Rene-Clement

Malgré la grève, malgré l’opposition massive des cheminots, le gouvernement a donc choisi de faire passer en force sa «réforme ferroviaire», qui supprime la réglementation du travail à la SNCF et prépare la privatisation du transport voyageurs.

Ce gouvernement, qui a cédé à toutes les revendications du patronat, qui ne s’est opposé à aucun licenciement, même quand les fermetures d’usines dévastaient des dépar- tements et des régions entières, comme à PSA Aulnay ou à Florange, n’a rien voulu céder aux cheminots. Avec tous les privilégiés de ce pays, il s’est élevé contre la grève qui, à ses yeux, n’avait pas de raison d’être.

C’était ne pas vouloir entendre nos revendications, se moquer du manque criant de person- nel, de nos conditions de travail dégradées, des salaires qui n’augmentent pas et de la crain- te justifiée que nous avions que la réforme détériore encore notre situation. C’était ne pas vouloir entendre les raisons du ras-le-bol, de la colère ; une colère qui ne s’est pas apaisée avec la fin de la grève, loin s’en faut.

Et bien, malgré toute cette hargne et les mensonges qui la justifiaient, les cheminots ont tenu tête, donnant au passage un cinglant démenti aux propos d’un Sarkozy qui, il y a peu de temps, ironisait sur le fait que maintenant, «quand les cheminots font grève, personne ne s’en rend compte».

Cette grève, personne ne pouvait l’ignorer. Elle a été importante, au-delà même de la SNCF. C’est la première fois, depuis plus de deux ans que le gouvernement socialiste est en place, qu’à l’échelle du pays un secteur important du monde du travail, c’est-à-dire plusieurs dizaines de milliers de salariés, se dressent contre lui, rencontrant pour le moins la compré-hension d’une large partie des usagers, que le mouvement gênait pourtant.

Pour autant, notre mouvement n’a pas été victorieux. La responsabilité n’en revient pas aux cheminots, qui ont répondu présents dans leur grande majorité. Elle n’incombe pas non plus aux militants syndicaux, qui ont été les fers de lance de la grève et sans la présence desquels le mouvement n’aurait pas eu lieu. Le point faible de notre mouvement a été à sa direction et les limites dans lesquelles les confédérations syndicales l’ont enfermé.

Notre lutte aurait pu avoir le soutien d’autres catégories de travailleurs, et peut-être même s’étendre. C’est en tout cas ce que craignait Hollande quand, répondant à un journa- liste, il a déclaré: «Le mouvement ne fédère pas les Français. Leurs revendications ne pourront pas en rejoindre d’autres.» Bel aveu de la crainte que la grève fasse tache d’huile.

C’est cette voie que les directions syndicales n’ont jamais voulu donner à la grève. Elles ont choisi d’en limiter les objectifs au seul retrait de la réforme, voire de revendiquer une autre réforme. Ce n’était pas le meilleur moyen de nous faire comprendre, de montrer aux autres travailleurs qu’ils pouvaient se retrouver dans nos revendications qui, outre le refus de la réforme, sont: les embauches, l’amélioration des conditions de travail, des sa- laires plus importants. Ce sont bien là les exigences à opposer aux attaques contre nos conditions d’existence. Elles sont celles de tous les travailleurs, confrontés aux mêmes attaques que les cheminots.

Poser clairement ces objectifs à la grève était nécessaire pour qu’un nombre plus grand de travailleurs identifient leurs intérêts aux nôtres. C’était la meilleure façon de com- battre la propagande anti-cheminots du gouvernement et des médias.

Ce n’est pas le choix qu’ont fait les confédérations syndicales. Et on a même vu Thierry Le Paon, le dirigeant de la CGT, participer à l’enfumage du gouvernement en pré- tendant que les amendements totalement symboliques votés par le PS à l’Assemblée constituaient des avancées susceptibles de mettre fin à la grève.

Les grévistes, tous les militants qui ont préparé, organisé la grève, convaincu autour d’eux, méritaient bien mieux que la revendication étriquée et catégorielle que leur proposaient les directions syndicales. Il faudra se souvenir de tout cela lors de nos mobilisations à venir : mobilisations qui viendront peut-être vite, dès que le gouvernement et les patrons du rail voudront nous imposer une convention collective qui s’en prendra à nos droits, à l’emploi, à nos conditions de travail, à nos salaires.

«Tous ensemble, tous ensemble» était le slogan de précédentes grèves. Il devra le redevenir.

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2395&id=2

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26 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Postiers du 92: le 2 juillet, nouveau rendez-vous à la sûreté!

la poste

Brahim, Mohamed et Gaël sont de nouveau convoqués à la Sûreté territoriale.

Le gouvernement et La Poste semblent donc vouloir s’acharner. Cette convocation se situe dans la suite des gardes à vue de 10h du 21 mai dernier à l’encontre des 3 camarades cités plus et de Dalila. La Garde à vue s’était conclue par la mise à disposition des camarades pour toute nouvelle convocation. Nous y voilà donc. Il faut bien sûr tout à fait prendre au sérieux cette convocation et les risques d’une nouvelle garde à vue.

Après le refus de licenciement de Gaël par l’Inspection du travail, mettons de nouveau des bâtons dans les roues de la direction de La Poste et soyons nombreux-euses le mercredi 2 juillet:

Rassemblement à 9h devant la Sûreté au 27 bd Bourdon à Paris 4ème arrondissement lors de la convocation de Brahim, Gaël et Mohamed, métro Bastille

Donnez encore et toujours vos chèques à SUD Poste 92, 51 rue Jean Bonal, 92250 La Garenne-Colombes, ordre : SUD Poste 92, mention « solidarité grévistes » au dos

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25 juin 2014 ~ 0 Commentaire

CGT: l’homme malade du syndicalisme?

gattaz maman

Valls l’a répété la semaine dernière, qu’il s’agisse des intermittentEs ou des che- minotEs, «partout, c’est la même chose: il y a un problème avec la CGT».  

Ainsi, pour les intermittentEs, «la CGT avait jugé bon l’accord. Puis elle a refusé de le signer parce que la CNT et la Coordination l’ont rejeté, alors que FO et la CFDT l’ont signé.(…) L’extrême gauche radicalise le débat social, ce qui oblige la CGT et le Parti communiste à suivre pour ne pas laisser le champ libre à Mélenchon.»

Pour le secrétaire d’État chargé des transports, Cuvillier: «C’est d’abord à la CGT des cheminots de savoir où elle en est et quelle est aujourd’hui son identité»… Analyses partielles et partiales qui masquent mal la haine que ces gestionnaires dociles au service du patronat vouent à la grève, aux grévistes, à tous celles et ceux qui osent résister. Gouvernement et patronat ne supportent pas que des militantEs CGT soient engagés dans les mobilisations contre leurs politiques.

Une réforme déjà signée… Il est vrai qu’au plus haut niveau de la Confédération des gages ont été donnés au gouvernement dans le dossier de la privatisation de la SNCF. Ainsi, lors de la présentation en juin 2012, au Conseil économique social et environnemental (CESE) de l’«ouverture à la concurrence des services ferroviaires régionaux de voyageurs», le repré-sentant de la CGT déclarait: «Le projet d’avis conjugue enjeux sociaux, économiques et environnementaux et a été construit en tenant compte des riches échanges. C’est pourquoi la CGT votera le texte».

Il faut dire qu’une bonne partie de la présentation avait été faite par…Thierry Lepaon en ces termes: «Comme le dit le projet d’avis, si l’on veut que l’expérimentation d’une ouver- ture à la concurrence soit réussie, il convient de faire en sorte que l’opérateur historique et ses salariés s’y reconnaissent. (…) Il conviendra de laisser aux régions volontaires (…) le soin de définir le rythme et l’étendue de l’ouverture à la concurrence ». Une vraie leçon de dialogue social!

Pas étonnant que dans ces conditions de nombreux militantEs CGT cheminots aient défendu l’idée de l’impossibilité de faire reculer le gouvernement. Pour ces militantEs, la grè- ve ne pouvait imposer le retrait du projet, faute de relais politique suffisant. Les appels à la grève, y compris reconductible, n’étaient conçus que comme un moyen de valorisation des propositions des parlementaires du PCF (les amendements Chassaigne) et surtout sans l’idée de se battre pour gagner.

Dialogue social «à froid» La grève des cheminotEs est une parfaite illustration de la réalité de la CGT d’aujourd’hui. Une direction en forme de tête d’épingle, où la politique du dialogue social «à froid» a pris le pas sur celle du PCF où les luttes étaient au service des méandres de sa politique. Les appareils intermédiaires sont beaucoup plus pluriels, entre les courants traditionnels nostalgique des périodes «classe contre classe» du PCF et affichant une cer- taine radicalité et des courants qui cherchent une alternative mêlant démocratie, refus du dialogue social et confrontation sociale.

L’absence de toute tradition de débat démocratique rend souvent illisible et/ou imprévue la concrétisation des désaccords. C’est ainsi que Thibault avait pu être mis en minorité en 2005 sur le Traité constitutionnel européen, et que des débats sur la formation profession- nelle ou la presse du syndicat peuvent être tendus, voir houleux. Sans oublier l’élection de l’actuel secrétaire général qui a donné lieu à une grande cacophonie pour un résultat désas- treux.

Aujourd’hui, le risque, c’est qu’une bataille, une coalition anti-Lepaon ne masque les vrais enjeux de l’orientation de la CGT: l’existence d’un syndicalisme de résistance, op- posé à l’accompagnement des politiques patronales et gouvernementale tel que le pratique la CFDT. Un syndicalisme qui combatte l’austérité et s’oppose au gouvernement.

Robert Pelletier

Dis moi qui tu hais…
Un sondage, « habilement » effectué pendant la grève des cheminotEs, l’affirme: «la CGT et Thierry Lepaon très impopulaires». Les sympathisants de gauche sont une majorité à avoir une bonne opinion de la CGT (57 %). C’est le cas de presque tous les sympathisantEs plus à gauche que le PS (89 % de bonnes opinions), mais pas celui des sympathisantEs socia- listes, qui sont 60 % à en avoir une mauvaise opinion.

Les sympathisantEs de droite ont presque tous une mauvaise opinion de la CGT (89 %), même si les sympathisantEs FN (72 %) sont moins hostiles que ceux de l’UMP (93 %). Au contraire, la CFDT est très largement préférée (48 %) à la CGT et à Force ouvrière (à 17 %) et seuls les sympathisantEs plus à gauche que le PS préfèrent nettement la CGT aux deux autres (58 %, contre 24 % préférant Force ouvrière et 17 % préférant la CFDT).

R.P. Hebdo L’Anticapitaliste – 248 (26/06/2014)

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20 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Manif des cheminot(e)s

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