Archive | Syndicalisme

25 juin 2014 ~ 0 Commentaire

CGT: l’homme malade du syndicalisme?

gattaz maman

Valls l’a répété la semaine dernière, qu’il s’agisse des intermittentEs ou des che- minotEs, «partout, c’est la même chose: il y a un problème avec la CGT».  

Ainsi, pour les intermittentEs, «la CGT avait jugé bon l’accord. Puis elle a refusé de le signer parce que la CNT et la Coordination l’ont rejeté, alors que FO et la CFDT l’ont signé.(…) L’extrême gauche radicalise le débat social, ce qui oblige la CGT et le Parti communiste à suivre pour ne pas laisser le champ libre à Mélenchon.»

Pour le secrétaire d’État chargé des transports, Cuvillier: «C’est d’abord à la CGT des cheminots de savoir où elle en est et quelle est aujourd’hui son identité»… Analyses partielles et partiales qui masquent mal la haine que ces gestionnaires dociles au service du patronat vouent à la grève, aux grévistes, à tous celles et ceux qui osent résister. Gouvernement et patronat ne supportent pas que des militantEs CGT soient engagés dans les mobilisations contre leurs politiques.

Une réforme déjà signée… Il est vrai qu’au plus haut niveau de la Confédération des gages ont été donnés au gouvernement dans le dossier de la privatisation de la SNCF. Ainsi, lors de la présentation en juin 2012, au Conseil économique social et environnemental (CESE) de l’«ouverture à la concurrence des services ferroviaires régionaux de voyageurs», le repré-sentant de la CGT déclarait: «Le projet d’avis conjugue enjeux sociaux, économiques et environnementaux et a été construit en tenant compte des riches échanges. C’est pourquoi la CGT votera le texte».

Il faut dire qu’une bonne partie de la présentation avait été faite par…Thierry Lepaon en ces termes: «Comme le dit le projet d’avis, si l’on veut que l’expérimentation d’une ouver- ture à la concurrence soit réussie, il convient de faire en sorte que l’opérateur historique et ses salariés s’y reconnaissent. (…) Il conviendra de laisser aux régions volontaires (…) le soin de définir le rythme et l’étendue de l’ouverture à la concurrence ». Une vraie leçon de dialogue social!

Pas étonnant que dans ces conditions de nombreux militantEs CGT cheminots aient défendu l’idée de l’impossibilité de faire reculer le gouvernement. Pour ces militantEs, la grè- ve ne pouvait imposer le retrait du projet, faute de relais politique suffisant. Les appels à la grève, y compris reconductible, n’étaient conçus que comme un moyen de valorisation des propositions des parlementaires du PCF (les amendements Chassaigne) et surtout sans l’idée de se battre pour gagner.

Dialogue social «à froid» La grève des cheminotEs est une parfaite illustration de la réalité de la CGT d’aujourd’hui. Une direction en forme de tête d’épingle, où la politique du dialogue social «à froid» a pris le pas sur celle du PCF où les luttes étaient au service des méandres de sa politique. Les appareils intermédiaires sont beaucoup plus pluriels, entre les courants traditionnels nostalgique des périodes «classe contre classe» du PCF et affichant une cer- taine radicalité et des courants qui cherchent une alternative mêlant démocratie, refus du dialogue social et confrontation sociale.

L’absence de toute tradition de débat démocratique rend souvent illisible et/ou imprévue la concrétisation des désaccords. C’est ainsi que Thibault avait pu être mis en minorité en 2005 sur le Traité constitutionnel européen, et que des débats sur la formation profession- nelle ou la presse du syndicat peuvent être tendus, voir houleux. Sans oublier l’élection de l’actuel secrétaire général qui a donné lieu à une grande cacophonie pour un résultat désas- treux.

Aujourd’hui, le risque, c’est qu’une bataille, une coalition anti-Lepaon ne masque les vrais enjeux de l’orientation de la CGT: l’existence d’un syndicalisme de résistance, op- posé à l’accompagnement des politiques patronales et gouvernementale tel que le pratique la CFDT. Un syndicalisme qui combatte l’austérité et s’oppose au gouvernement.

Robert Pelletier

Dis moi qui tu hais…
Un sondage, « habilement » effectué pendant la grève des cheminotEs, l’affirme: «la CGT et Thierry Lepaon très impopulaires». Les sympathisants de gauche sont une majorité à avoir une bonne opinion de la CGT (57 %). C’est le cas de presque tous les sympathisantEs plus à gauche que le PS (89 % de bonnes opinions), mais pas celui des sympathisantEs socia- listes, qui sont 60 % à en avoir une mauvaise opinion.

Les sympathisantEs de droite ont presque tous une mauvaise opinion de la CGT (89 %), même si les sympathisantEs FN (72 %) sont moins hostiles que ceux de l’UMP (93 %). Au contraire, la CFDT est très largement préférée (48 %) à la CGT et à Force ouvrière (à 17 %) et seuls les sympathisantEs plus à gauche que le PS préfèrent nettement la CGT aux deux autres (58 %, contre 24 % préférant Force ouvrière et 17 % préférant la CFDT).

R.P. Hebdo L’Anticapitaliste – 248 (26/06/2014)

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20 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Manif des cheminot(e)s

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20 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Confions l’exploitation et l’infrastructure ferroviaires à une entreprise publique unique (sud rail)

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Comme la grande majorité de la population, les cheminots exercent un métier socialement utile. Alors, quand nous faisons grève, inévitablement, c’est gênant. C’est une différence notable avec celles et ceux dont l’activité principale depuis plusieurs jours est de se plaindre qu’il n’y ait pas de trains avant de remonter leur voiture de fonction avec chauffeur…

Nous travaillons régulièrement avec des associations d’usagers, indépendantes, fédérées au sein de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut), ou encore avec la Fédération des usagers des transports et des services publics (FUT-SP). Avec cette dernière, nous avons demandé la légalisation des «grèves de gratuité» qui permettrait aux usagers de voyager sans payer; aucun gouvernement n’y a répondu et ces mouvements sont toujours illégaux.

La grève reconductible touche l’ensemble des catégories de cheminots. Le secrétaire d’Etat chargé des transports, Frédéric Cuvillier, et Manuel Valls disent que leur porte est grande ouverte. Ce sont des menteurs: le ministère refuse tout contact avec SUD-Rail depuis le 12 juin. La direction SNCF n’a comme seule proposition que d’annoncer chaque jour la fin de la grève pour le lendemain. Tout ça n’est guère raisonnable!

Les grévistes refusent l’abrogation de la réglementation du travail SNCF, demandent son amélioration et son extension à tous les salariés du secteur. Le progrès social en somme !

UN consensus droite gauche La restructuration interne compulsive de la SNCF, placée toujours plus sous le signe d’absurdes rapports clients/fournisseurs là où il faudrait de la complémentarité, aboutit à une destruction du sens même des tâches des cheminots et à une grande souffrance au travail.

L’éclatement du système ferroviaire français est le fruit d’un consensus droite/ gauche : en 1996, la droite décide, pour détruire le corps social cheminot au lendemain de la grève de 1995, de casser la SNCF en créant Réseau ferré de France (RFF); en 1997, le gouvernement PS/PCF/Verts met en œuvre cette fatale rupture entre infrastructure et exploi-tation ferroviaires. SUD-Rail dès ce moment, d’autres syndicats un peu plus tard, quelques cadres de l’entreprise par ailleurs, alertèrent des dangers et de l’absurdité de ce choix.

En matière ferroviaire, infrastructure et exploitation sont totalement liées et inter-dépendantes; c’est la nature même de ce mode de transport guidé, comme en attestent près de deux siècles d’expérience… et le bon sens (les rails sans trains n’ont guère d’utilité, et réciproquement). Créer plusieurs entités aboutit à un affaiblissement de la qualité et de la sécurité, amène des doublons, des contrôles et suspicions réciproques absurdes.

Diverses études concluent à un surcoût annuel d’un milliard d’euros, soit l’équivalent de ce qui manque pour entretenir convenablement le réseau existant. Quoi qu’on pense des réglements européens (auxquels il pourrait être décidé de ne pas se soumettre!), rien dans ces textes n’oblige à cette séparation, non mise en œuvre dans d’autres pays.

Une holding dont le seul but est « faire du fric » Durant quinze ans, patrons de la SNCF, représentants du gouvernement et experts en tout genres repoussaient nos demandes de réunifier le système ferroviaire, sans même en discuter. Désormais, on ne compte plus les déclarations enflammées sur cette nécessité. Les convertis de dernière heure sont les plus expansifs, à l’image du président de la SNCF, artisan de la dislocation de 1997 dont il se fit le chantre durant quinze ans.

Ces ralliements sont aussi tardifs que factices: il faut réintégrer l’exploitation et l’infra-structure ferroviaires dans une entreprise publique unique; cela ne se fera pas avec une holding dont le seul but est de «faire du fric», y compris en participant à la privatisation des réseaux ferroviaires d’autres pays! L’infrastructure ou la gestion des gares doivent être des services d’une SNCF publique unifiée.

Une réunification? Là où il y avait deux établissements publics industriels et commerciaux (EPIC), le projet de loi en crée trois! C’est le scénario belge: peu après son invention, l’éta-blissement «de tête» a été supprimé, pour une séparation totale où le gestionnaire d’infra- structure (en France, RFF renforcé devenant SNCF Réseau) impose ses choix à ce qui n’est plus qu’une entreprise de transport ferroviaire (SNCF Mobilités) parmi d’autres… non publiques. Car un des objectifs du projet de loi est de généraliser la privatisation du secteur ferroviaire.

C’est à coup de gaz lacrymogènes et de matraques que les gendarmes mobiles ont ouvert la voie au premier de train de fret privé en France, le 13 mai 2005. Mais les militants SUD-Rail et Solidaires alors présents avaient raison: aujourd’hui, les cheminots des entre-prises privées ont des conditions de travail très mauvaises et dangereuses, le statut SNCF a été affaibli, mais cela n’a nullement contribué à ce que la part du ferroviaire dans le transport de marchandises augmente. Au contraire, nous sommes tombés au niveau de 1911! Com- me cela n’a pas marché pour le fret, on nous propose de faire la même chose pour le trans- port de voyageurs.

Les trains seront-ils moins chers une fois privatisés? Nous avons la réponse avec le gaz par exemple, dont le prix pour l’usager avait augmenté de 60% six ans après la privatisation de GDF.

Une nécessité sociale, écologique et économique Nous avons besoin de trains à l’heu- re, non supprimés, propres, de personnel formé dans les gares et les trains. Nous voulons des trains qui roulent dans les meilleures conditions de sécurité, ce qui suppose de réaliser la maintenance et les travaux quand c’est nécessaire, et passe par une organisation cohérente du système ferroviaire public.

Le transport ferroviaire, de marchandises et de voyageurs, répond à une nécessité sociale, écologique et économique. Par définition, cela ne peut pas être l’objectif d’entreprises pri- vées qui ont pour but de servir des dividendes à leurs actionnaires, c’est-à-dire de défendre les intérêts d’une minorité, au besoin contre l’intérêt général et les besoins de la collectivité.

Les cheminots, qui ne sont évidemment pas payés durant la grève, décident de leur mouvement en assemblées générales. SUD-Rail et l’union syndicale Solidaires les sou- tiennent. Direction et gouvernement doivent négocier sur les revendications, au lieu de donner des leçons de morale fort déplacées !

Nathalie Bonnet (Secrétaire de la fédération SUD-Rail [Solidaires])* Le Monde.fr | 17.06.2014 à 15h59 • Mis à jour le 17.06.2014 à 17h49.

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article32253

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19 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Licencié pour avoir revendiqué! (sud)

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Communiqué de la Fédération SUD PTT

La direction de la Poste vient d’envoyer une lettre de licenciement à un militant SUD des Hauts-de-Seine. L’entreprise lui reproche des faits s’étant déroulés pendant le conflit des Hauts-de-Seine: envahissement de locaux, occupation…

Alors que le déclenchement de la grève était motivé par la réintégration de collègues sous contrats aidés, congédiés sans réels motifs, la direction a purement laissé pourrir le conflit, n’entamant les négociations qu’après deux mois de grève. Les moyens d’actions utilisés par notre militant étaient la seule alternative face à l’attitude d’une direction revan-charde, refusant le dialogue avec le personnel.

La direction de l’entreprise va encore plus loin, bafouant les règles de droit. En effet, elle prononce ce licenciement sans avoir consulté l’Inspection du travail, alors que notre militant est considéré comme un salarié protégé.

Non seulement elle licencie pour faits de grève, mais en plus, foule aux pieds la protection des militant-e-s syndicaux par le code du travail.

La Fédération SUD condamne avec la plus grande vigueur le licenciement d’un de ses militants. Elle demande à la direction de la Poste la réintégration de ce camarade.

Paris, le 18 juin 2014

http://iphonespip.sudptt.org/spip.php?article107

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18 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Vivent les grèves!

Vivent les grèves! dans NPA 5c301331c962df82c69ced6ab13e12e2

Malgré la Coupe du monde de football, les mobilisations font enfin la Une de l’actu-alité. Certes, le plus souvent pour désigner les grévistes comme des nantis et des preneurs d’otages, mais la réalité est là : avec la grève des cheminotEs et celle des artistes et technicienEs, les luttes collectives réoccupent le haut du pavé.

Parce que ces luttes sont visibles, incontournables, qu’elles bloquent, arrêtent, empê- chent… elles parviennent à briser le silence qui étouffe tant d’autres résistances. Elles changent l’air du temps.

Sur le fond, elles s’opposent frontalement à la politique menée par ce gouvernement PS-Medef. Les premiers refusent la réforme ferroviaire qui organise le dépeçage de la SNCF pour mieux privatiser les activités rentables dans la droite ligne des politiques libérales imposées partout en Europe.

Les seconds ne veulent pas voir ratifier l’accord du 22 mars sur l’assurance chômage qui, sous prétexte d’alignement, détruit purement et simplement le statut des intermittentEs et fragilise plus encore les précaires et les intérimaires.

Dans les deux cas, la destruction des services publics et de la protection sociale, qui sont au cœur des politiques austéritaires, sont contestées. Elles et ils se défendent face au rouleau compresseur qui détruit leurs conditions de travail et de vie, mais en même temps défendent une autre idée du service public pour répondre aux besoins des usagerEs, une autre idée de la culture qui ne doit être ni un privilège ni une marchandise.

Des luttes pour gagner ! Autre point commun, la volonté de gagner, pas de négocier un moindre mal ou des contre-parties: les cheminotEs veulent le retrait de la réforme, les inter-mittentEs exigent du ministre qu’il n’agrée pas l’accord signé entre le Medef, la CFDT et FO. Pour gagner, pour faire céder le gouvernement et le patronat, il faut un rapport de forces et celui-ci ne s’établit pas avec une journée d’action de temps en temps: il se construit, se prépare, il a besoin de démocratie, d’auto-organisation.

À la SNCF, la grève est reconductible, massive, unitaire, radicale, débattue dans les assemblées générales. Ce sont aussi des assemblées générales qui prennent la doulou- reuse décision de faire annuler les festivals les uns après les autres, au risque pour les grévistes de se retrouver au RSA. Elles et ils ont contre eux les syndicats « partenaires », ceux qui pensent qu’ils savent mieux que les premiers concernéEs ce qui est bon pour eux, ceux qui prétendent parler au nom des salariéEs dans un tête-à-tête quasi permanent avec le Medef ou la direction de la SNCF.

Plus ferme avec les grévistes qu’avec la finance… Ces grèves nationales, ainsi que d’autres plus partielles comme à La Poste, agissent comme un révélateur. Hollande qui n’a raté aucune occasion de reculer, sur la PMA devant les réacs de la «manif pour tous», sur le droit de vote pour les étrangers, devant les patrons grands et petits… fait aujourd’hui la leçon aux grévistes. Il choisit la principauté d’Andorre, principauté sans droit de grève où il a été reçu en «co-prince» (!), pour assener: «Il y a un moment où il faut savoir arrêter un mouve- ment et être conscient des intérêts de tous»…

Aussitôt, Manuel Valls a renchéri sans surprise : « Il n’y a aucune raison que la grève continue ». Mais il a été obligé de dire plus dans son allocution devant le conseil national du Parti socialiste samedi 14 juin: «Il nous faut tenir. Tenir. Y compris face à la radicalité de certains mouvements sociaux».

Car aujourd’hui, ce n’est pas la pression de la droite ou de l’extrême droite qui s’exerce sur ce gouvernement complètement discrédité, mais celle de mouvements sociaux déter- minés. Elle oblige députés, partis, courants et sous-courants à se positionner par rapport à leurs revendications, et pose sans échappatoire possible la question : soit soutenir le gouver- nement et s’opposer aux grévistes, soit soutenir les grévistes et s’opposer au gouver- nement.

La gauche sociale, syndicale, associative, et politique (Front de gauche, NPA, LO, AL…) doit parler d’une même voix pour dire, avec conviction, sa solidarité avec les grévistes. Et, dans la continuité de la manifestation du 12 avril, au-delà des débats publics comme ceux du 21 juin qui sont utiles, nous pouvons planter dans le décor la perspective d’une mobilisation d’ensemble nécessaire, combinant manifestations, grèves et occupations de places…

Christine Poupin Hebdo L’Anticapitaliste – 247 (19/06/2014)

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18 juin 2014 ~ 0 Commentaire

sncf: la grève, c’est notre arme (npa)

trainandsmokestack

Les cheminotEs ont cessé le travail depuis le 10 juin contre un projet de réforme du ferro- viaire présenté au Parlement à compter du 17 juin. Après une semaine de grève, malgré le front antigrève qui coalise Fillon, Hollande, Valls et Berger, la détermination demeure intacte.

Contrairement aux annonces d’améliorations du trafic de jour en jour, les plans de circu- lation attestent d’un ancrage de la mobilisation et de son caractère massif. Nous nous bat- tons contre une réforme qui vise à diviser les cheminots entre trois entreprises distinctes préparant un dépeçage qui suit la logique de la privatisation des profits et la socialisation des pertes.

Nous subissons également la mise en place d’un accord compétitivité à travers l’abro- gation de notre réglementation du travail. Des attaques qui viennent s’ajouter à celles subies depuis plusieurs années: suppressions d’emplois sans fin, réorganisation, blocage voir baisse des salaires. De ce point de vue, la situation vécue par les cheminots est identique à celle de l’ensemble de la classe ouvrière.

Une combativité qui se construit Notre mobilisation est la première grève aussi déter- minée à l’échelle nationale depuis l’arrivée de la gauche à la tête de l’État. Nous entrons désormais dans une nouvelle phase du conflit du fait du passage du projet de loi en 1re lecture à l’Assemblée nationale. Avec un gouvernement qui durcit ses positions, les organi–sations syndicales se montrent hésitantes mais poussées par la base à continuer le mouve- ment, la situation risque d’évoluer rapidement.

C’est ce qui s’est passé avec la démonstration de combativité lors du rassemblement devant le ministère des Transports le jeudi 12 juin, rassemblement rapidement dissous par les fédérations syndicales une demi-heure après l’heure de début officielle. Dans la foulée, il était prévu mardi 17 juin d’organiser un rassemblement devant l’Assemblée nationale le pre- mier jour de l’examen de la loi.

Suite à des rumeurs d’interdiction du rassemblement par la préfecture, il était prévu d’emmener les grévistes se cacher dans les ateliers de l’Ourcq en banlieue parisienne. Mais vu le retour des assemblées générales qui appelaient toutes à maintenir une manifestation aux abords de l’Assemblée, un rassemblement aux Invalides a finalement été confirmé la veille !

Ce sont donc plus de 2 000 cheminotEs et soutiens qui se sont rassemblés à quelques centaines de mètres d’une Assemblée nationale bien gardée par les forces de l’ordre. Après un meeting où seules les organisations syndicales et le groupe parlementaire lié au PCF ont pu s’exprimer, plusieurs centaines de personnes sont parties bloquer les voies à Montpar-nasse.

À Paris, ­l’assemblée générale de Paris Saint-Lazare appelle à une AG des AG, celles-ci appelant à une nouvelle manifestation devant l’Assemblée nationale jeudi 19 juin à 14h. Dans le même temps, plusieurs villes en régions ont vu des actions radicales exprimant la colère des cheminotEs.

Prendre notre lutte en main Ces épisodes illustrent parmi d’autres exemples le décalage entre l’état d’esprit, les revendications et les volontés d’action des assemblées générales cheminotes, et la politique des états-majors syndicaux. Il illustre aussi, malgré quelques limites, les capacités des grévistes à progressivement pouvoir prendre en main leur grève.

Il est donc désormais nécessaire de franchir une étape dans leur structuration. Il faut donc rendre les assemblées générales souveraines, les doter de structures mettant en place leurs décisions et commencer à se poser la question de la coordination de leurs actions, au moins en Île-de-France.

Les craintes du gouvernement et du patronat quant à une « coagulation » des luttes en cours contre les conséquences de leur politique, éclaire les grévistes quant au chemin à emprunter. La mobilisation des cheminotEs pourrait bien être le vecteur d’une mobilisation d’ensemble de plusieurs secteurs en lutte. Des premiers pas que les cheminotEs parisiens ont commencé à faire ce lundi en envoyant des délégations de toutes les gares parisiennes au rassemblement des intermittents du spectacle.

TouTEs ensemble, nous avons pu crier notre refus des plans d’austérité que nous subis- sons chacun dans nos secteurs. L’itinéraire est désormais tracé, il appartient maintenant aux convois des cheminotEs en lutte de l’emprunter.

CorrespondantEs en grève Hebdo L’Anticapitaliste – 247 (19/06/2014)

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18 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Les intermittents multiplient les actions en bretagne (fr3)

fool

Les professionnels du spectacle sont en colère et ils continuent à le faire savoir.

Après leur manifestation à la Drac de Rennes lundi, ils ont investi cette nuit les locaux de la Direccte, à Cesson-Sévigné. Et à Pleuven, l’entreprise du président du Medef du Finistère est bloquée depuis ce matin.

Dans le Finistère, blocage d’une entreprise Une cinquantaine d’intermitents du spectacle bloquent depuis ce mercredi matin l’accès de l’entreprise Le Bris de Pleuven (29). Cette société dans le bâtiment est dirigée par Pierre Balland, président du Medef du Finistere.

A Rennes, occupation de la Direccte A Rennes, les intermittents devaient se rejoindre ce mercredi à 10 h 30 devant la Direction régionale du travail (Direccte). Ils se sont finalement retrouvés à l’intérieur, en pleine nuit. Selon eux, ils ont pu y entrer « sans effraction« . Une quarantaine de personnes occupent actuellement les lieux « de façon pacifique » et ont déroulé des banderoles aux fenêtres. Il s’agit de bloquer un service « qui est l’émanation du ministère du travail« , donc du ministre François Rebsamen, qui doit décider de la réforme de leur statut. Ils déclarent d’ailleurs qu’ils occuperont les lieux jusqu’à ce qu’ils obtiennent un entretien téléphonique avec lui. D’autres militants et la CGT Bretagne Spectacle devaient rejoindre la CIP Bretagne, à l’initiative de cette action, à 10 h 30, pour une assemblée générale.
Les festivals de l’été annulés? Une assemblée générale, qui a lieu dans la matinée, devra décider de la suite du mouvement. D’autres lieux à investir ? Les festivals de l’été vont-ils être bloqués ? Les manifestants n’excluent pas cette possibilité, a déclaré un porte-parole du mouvement à nos équipes sur place.

Pourquoi ces manifestations ? Les professionnels du spectacle sont déterminés à faire pression sur le gouvernement pour l’empêcher d’agréer « l’accord du 22 mars » sur la nouvelle convention de l’assurance-chômage (Unedic), qui vise à faire des économies. Ils dénoncent en particulier les nouvelles annexes 8 et 10. Elles reconduisent la réforme de 2003, qui avait déjà été très contestée, tout en restreignant les droits des artistes et des techniciens intermittents.

Leïla Marchand Publié le 18/06/2014 | 09:30, mis à jour le 18/06/2014 | 12:43

http://bretagne.france3.fr/2014/06/18/les-intermittents-multiplient-les-actions-en-bretagne-500837.html

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17 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Sncf: hollande et valls déraillent

Sncf: hollande et valls déraillent dans Macronie 302-Monty-Python-and-the-Holy-Grail-quotes

Une véritable chasse aux sorcières! (Mais de gauche!)

Les cheminotEs sont en grève depuis le 10 juin.

Ils refusent l’éclatement de la SNCF prévue par la réforme ferroviaire et la fin du service public qui ira de pair avec la libéralisation du rail. Cette réforme prépare en effet l’arrivée d’opérateurs privés sur les activités susceptibles de dégager des bénéfices (TER, TGV…)… en laissant à la charge de l’Etat l’entretien et la gestion du réseau jugés trop couteux. Côté pile en tant que contribuables, nous paierions pour l’entretien des voies, côté face comme usagers nous aurions un service dégradé sur certains axes et des prix en hausse comme en atteste la libéralisation d’EDF-GDF.

Cette réforme n’est pas dans nôtre intérêt ! Le gouvernement mène en parallèle une attaque en règle contre la réglementation du travail des 150 000 cheminots du public en l’harmonisant par le bas sur celle des 3 000 cheminots du privé. Comme ailleurs, gouvernement et patronat profitent de la crise pour raboter les droits sociaux et s’attaquer aux conditions de travail et de vie des plus modestes.

Hollande et Valls déraillent… Depuis, le début de cette grève massive- on le voit bien en tant qu’usagers !- le même gouvernement qui ne s’inquiète nullement des investissements que devrait faire la SNCF pour éviter la galère des transports au quotidien, qui n’a nullement pris de mesures particulières pour l’entretien des voies depuis l’accident mortel de Brétigny-sur-Orge, semble aux abois et lance des appels à la reprise du travail aux cheminots, sous prétexte de notre intérêt d’usager. Etonnant qu’il ne s’inquiète de notre intérêt que lorsque les cheminots se battent pour défendre le service public…

Sa dernière rengaine c’est que la grève empêcherait le déroulement du bac. Cette instrumentalisation est scandaleuse ! D’une part, c’est faux car le Ministère de l’Education Nationale a annoncé que serait accepté un retard d’une heure des lauréats à leur examen, mais surtout c’est le gouvernement lui-même qui porte la responsabilité de cette caco- phonie. En effet, cette grève a été précédée de nombreuses actions, depuis juin 2013, sans aucun effet sur les projets gouvernementaux, et à la manifestation nationale de plus de 20 000 cheminotEs le 22 mai 2014. Enfin, ce ne sont pas les cheminots qui fixent les calen- driers des réformes, pas plus que n’importe quel autre salarié ne décide des dates des sales coups qui leur tombent sur la tête ! Sans compter que bien des cheminotEs sont aussi les parents de jeunes qui passent le bac…

Usagers, solidaires de la mobilisation des cheminots ! L’ouverture à la concurrence est présentée comme un « plus » en faisant miroiter une baisse des tarifs. C’est faux ! Nulle part, la libéralisation n’a permis un meilleur accès aux services, mais en plus avec la «réforme» le prix des péages pour faire circuler les trains va augmenter de 30%…

Par ailleurs, la privatisation du rail fait courir de graves dangers à la sécurité des transports comme en atteste l’exemple anglais. Suite à la privatisation en 1996, les entre- prises ferroviaires privées, en même temps qu’elles augmentèrent les tarifs, ont diminué les investissements et supprimé deux tiers des emplois cheminots. Les coûts de maintenance furent réduits en deçà du minimum nécessaire à la sécurité des circulations. Les consé- quences : une augmentation très importante des accidents (souvent mortels), des retards systématiques, un service quotidien largement dégradé !

Usagers – cheminots, nous sommes victimes de la politique du « toujours plus d’austérité » du gouvernement, de la baisse du coût du travail, du chantage à la compétitivité, du travailler plus pour gagner moins.

A la SNCF, les retards à répétition, l’attente aux guichets, les trains surchargés, les retards d’investissement et d’entretien sont de la responsabilité de l’Etat et de la direction de l’entreprise. Contre cette politique, il n’y a pas d’autre réponse que de se mobiliser, comme le font aujourd’hui les cheminots, pour la mettre en échec.

http://npa2009.org/content/sncf-hollande-et-valls-deraillent

 

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16 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Les raisons de la colère…

Pas vu à la télé!

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16 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Les lycéen(ne)s refusent d’être pris en otage par le gouvernement (unl)

martine_greve

BAC 2014 ET GRÉVE SNCF

Le 17 juin prochain sera débattu par le Parlement le projet de réforme ferroviaire. Les prin- cipaux syndicats de cheminots sont, depuis le début de la semaine dernière, rentrés en grève pour dénoncer la réforme. Le gouvernement n’a pas su apporter de réponse à cette crise sociale, celle-ci se poursuivra ainsi dans le début de la semaine prochaine, et risque de perturber fortement les épreuves du baccalauréat qui démarrent dès lundi.

Les lycéens refusent d’être instrumentalisés

Le gouvernement a d’ores et déjà commencé à faire pression sur les cheminots en les accusant de prendre en otage les lycéens. L’UNL, en tant qu’acteur du mouvement social, est attaché au droit de grève et refuse que les lycéens soient utilisés pour écraser la con- testation sociale.

Nous ne servirons pas de prétexte à François Hollande pour se dérober à son obligation de dialoguer avec les syndicats professionnels.

Nous comprenons les cheminots qui se battent et demandons à ce qu’ils soient entendus au plus vite : nos examens n’ont pas à pâtir de l’incapacité du gouvernement à dialoguer avec le camp social. (…) Dimanche, 15 Juin 2014 17:18

http://unl-fr.org/bac-2014-et-greve-sncf-les-lyceens-refusent-d-etre-pris-en-otage-par-le-gouvernement

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