Archive | Syndicalisme

25 juin 2016 ~ 0 Commentaire

cgt et gouvernement (npa)

engre

Ne pas mettre le doigt dans l’engrenage

Avec un Valls de plus en plus chaussé en Clemenceau, la haine patronale et gouvernementale se concentre sur la CGT et son secrétaire général Philippe Martinez. Pas un jour sans que ces attaques ne s’étalent à grand renfort de médias. Une pression qui peut aussi peser sur les positionnements de la centrale syndicale.

Acharnement

C’est ainsi qu’à la veille du match France-Roumanie qui a ouvert l’Euro, des journalistes zélés sont allés chercher une intervention de Martinez au congrès de l’UD CGT du Loiret disant que : « Je ne suis pas sûr que bloquer les supporters soit la meilleure image que l’on puisse donner de la CGT. » Déclaration malencontreuse la veille du jour où les cheminotEs préparaient une grève massive, y compris sur la ligne du RER desservant le Stade de France le jour du match France-Roumanie. Une citation qui tournera en boucle l’après-midi et la soirée mais qui a disparu des écrans et des premières pages dès le lendemain.

Depuis, Valls et Hollande ont continué avec acharnement de dénoncer la volonté affi- chée de la CGT de combattre la loi travail dont ils n’envisagent pas de changer la moindre virgule. Mais le gouvernement est passé à une nouvelle phase avec le honteux amalgame fait entre le caillassage de l’hôpital Necker, la casse de panneaux publicitaires et de devantures de banques, et la riposte légitime du service d’ordre de la CGT face aux attaques des flics.

Le tout sert évidemment d’arguments à la volonté d’interdiction des prochaines manifestations. La réponse de l’intersyndicale est claire : les appels à manifester le 23 juin sont maintenus en réponse aux exigences du gouvernement de se limiter à des « rassemblements statiques » !

Attention reculs ! Mais ces pressions, ces violentes agressions semblent peser sur les positionnement de l’intersyndicale, et plus particulièrement sur ceux de la CGT. C’est ainsi que l’on peut s’interroger sur le sens des propositions faites par la délégation de la confédération reçue par El Khomri vendredi dernier.

En effet, jusqu’à présent, la juxtaposition de l’exigence du retrait du projet de loi, de la suspension des débats au Parlement ou dernièrement du retrait de la « colonne vertébrale du projet de loi », étaient parfaitement compatibles avec le développement de la mobilisation, tout comme le décorticage des différents articles et la dénonciation même parfois limitée à certains d’entre eux.

Mais les propositions faites dans le cadre du « code du travail du 21e siècle » proposent de limiter les enjeux à « porter à la discussion les articles du projet de loi qui structurent à eux seuls l’intégralité du texte », valident des Commissions paritaires régionales interprofession- nelles (CPRI) des Très petites entreprises (TPE), consultatives, instaurées par la loi relative au « dialogue social et à l’emploi » de 2015.

Mais, surtout, cela entérine la logique de l’article 2 : «  Les accords d’entreprise seront négociés dans les limites fixées par la branche et devront alors être validés par les Orga- nisations Syndicales majoritaires. Soit les entreprises souhaitent obtenir des dérogations au cadre fixé par la branche, dans le respect des limites légales.

Auquel cas, la demande sera adressée à la Commission de branche, celle-ci devra effectuer un contrôle en légalité mais aussi en opportunité c’est-à-dire vérifier que les concessions réciproques sont équilibrées, que le contexte économique et social justifie une telle dérogation, qu’il n’y a pas d’atteinte à la santé des salariés.

Pour cela, les membres de la commission de branche doivent avoir accès aux données économiques, pouvoir se faire assister d’experts (création d’un droit d’expertise au niveau de la branche) et disposer d’une assistance juridique en plus de leurs moyens habituels de fonctionnement. » Des gardes-fous administratifs, technocratiques et juridiques, dont on connaît les limites et la précarité…

Ne rien lâcher ! Et en guise de conclusion, une « refonte totale du code du travail, prévue par le projet de loi, doit procéder de la même articulation », refonte qui s’inscrit dans le projet de ramener le code plutôt vers le 21e siècle que vers le 20e.

Ces propositions qui tendent à effacer les votes du 51e congrès, ne bénéficient d’au- cune légitimité dans la mesure où aucune structure de la confédération (CCN, UD et FD) n’a été sollicitée pour avis. Elles sont en recul sur ce que crient les manifestantEs : «Ni négociable ni amendable, retrait de la loi travail ! », et donnent le sentiment d’une anticipation du déclin du mouvement.

Mais face à un gouvernement qui fait de l’intransigeance et de la répression ses marqueurs, ces propositions pour une reprise du dialogue social ne sont certainement pas la meilleure voie pour le faire reculer.

Vendredi 24 juin 2016 Robert Pelletier

http://npa2009.org/Ne-pas-mettre-le-doigt-dans-l’engrenage

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24 juin 2016 ~ 0 Commentaire

rêve générale (npa)

greve

Comme dans tout mouvement social qui s’inscrit dans la durée et couvre un champ revendicatif large, la question de la généralisation de la grève a été largement débattue tout au long de la mobilisation contre la loi travail… À la fois comme tactique propre à élargir le mouvement et comme moyen de faire reculer un gouvernement qui s’est tout entier arc-bouté sur un texte emblématique d’un choix de société, d’un choix de classe.

Aux origines

Le 9 août 1888, Joseph Tortelier prend la parole lors d’une grève des terrassiers : « Ce n’est que par la grève universelle que l’ouvrier créera une société nouvelle, dans laquelle on ne trouvera plus de tyrans ». Depuis 1890, le 1er Mai était une journée de grève générale pour la journée de 8 heures de travail, et, lors de son congrès de fondation de 1895, la CGT en fait un de ses objectifs gravé dans le marbre de la Charte d’Amiens de 1906 : «  [Le syndicalisme] prépare l’émancipation intégrale, qui ne peut se réaliser que par l’expropriation capitaliste ; il préconise comme moyen d’action la grève générale et il considère que le syndicat, aujourd’hui groupement de résistance, sera dans l’avenir le groupement de production et de répartition, base de réorganisation sociale. »

Pour Victor Griffuelhes, secrétaire général de la CGT, «  la grève est pour nous néces- saire parce qu’elle frappe l’adversaire, stimule l’ouvrier, l’éduque, l’aguerrit, le rend fort, par l’effort donné et soutenu, lui apprend la pratique de la solidarité et le prépare à des mouve- ments généraux devant englober tout ou partie de la classe ouvrière ».

En 1908, la CGT s’en tenait à la formule : «au point de vue international, faire l’instruction des travailleurs afin qu’en cas de guerre entre puissances, les travailleurs répondent à la déclaration de guerre par une déclaration de grève générale révolutionnaire ». Dans les faits, cela se résoudra en ralliement de la CGT à l’Union sacrée…

Instrumentalisation Les tentatives de grève générale de 1919 et 1920 engendrent, dans la CGT et le jeune Parti Communiste, des interrogations sur le rôle et la place de la grève dans leur stratégie, avec des évolutions distinctes après la scission CGT/CGT-U. Pour la CGT « réformiste », la grève est un moyen pour peser pour une intervention de l’État, tandis que pour la CGT-U stalinisée, elle devient un instrument de la politique du PC, fait de zigzags allant du « gauchisme » au Front populaire.

Cette instrumentalisation, renforcée après la guerre du fait de la place prise par le PCF, conduit à l’organisation de journées ponctuelles de débrayages et de manifestations interpro-fessionnelles. La grève générale n’est plus conçue comme une grève insurrectionnelle devant accoucher du « grand soir ». Elle est d’abord destinée à servir de point d’appui pour établir un rapport de forces dans les négociations avec le patronat et le gouvernement, ou pour prolon- ger l’action politique du Parti communiste par des mobilisations de masse dans les entreprises et dans la rue.

En 1968, le 13 mai, première journée de grève générale, est appelé par l’intersyndicale contre la répression des mobilisations étudiantes. La reconduction de la grève est décidée dans certaines usines, alors même que les directions n’avaient pas envisagé de suites à cette journée. La claire dimension politique d’affrontement avec le pouvoir gaulliste  «10 ans ça suffit !», meeting de Charléty sera étouffée par la CGT par le refus de l’auto-organisation, l’anti-gauchisme virulent et les négociations de Grenelle.

Un débat relancé Force ouvrière, originairement opposé à la politisation des grèves, modifie son approche après la perte de sa position d’interlocutrice privilégiée du patronat et du gou- vernement au profit de la CFDT. Depuis 1995, avec l’appréciation que les négociations ne visent plus à produire du progrès social mais à imposer des reculs sociaux, FO s’est engagée au côté de la CGT dans le mouvement contre le projet de réforme de la Sécurité sociale et contre les réformes successives des retraites. Solidaires rejoint les deux centrales en repre- nant des postures du syndicalisme révolutionnaire, tandis que la FSU s’aligne sur la CGT.

Après avoir pris ses distances avec le PCF, interpellée en interne sur les journées de grève sans lendemain et la stratégie du « syndicalisme rassemblé », sortant à grand peine d’une crise interne sans précédent, la direction de la CGT reste tiraillée entre le refus de la marginalisation dans le cadre du dialogue social et l’affirmation d’un syndicalisme « lutte de classe ».

Rappelant que, selon la formule consacrée, cela «ne se décrète pas», Martinez expliquait le 28 avril dernier, devant le mouvement Nuit debout, que «dans les entreprises, appeler à la grève reconductible, c’est plus compliqué. Il faut user de la salive pour aller convaincre les salariés»Vendredi 24 juin 2016 Robert Pelletier

http://npa2009.org/social-autres/reve-generale

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23 juin 2016 ~ 0 Commentaire

psa rennes (lutte ouvrière)

psa

Nouvelle voiture, un trompe-l’œil

Lundi 20 juin, Tavares, PDG du groupe PSA, accompagné des élus PS locaux, dont le prési- dent de la région Bretagne Jean-Yves Le Drian, est venu à Rennes annoncer que l’usine de la Janais fabriquerait une nouvelle voiture en 2018. Ce nouveau véhicule ferait passer la produc- tion de 60 000 voitures par an actuellement à 100 000 voitures. Cette nouvelle, reprise à la une des médias, est censée « clore les années noires de l’usine » et « garantir dix ans de travail ».

Cet enthousiasme, claironné par les élus locaux et la plupart des syndicats de l’usine, est loin d’être partagé par ses 2 600 travailleurs.

En effet, comme à son habitude, avant d’attribuer une nouvelle production, la direction de PSA a fait le chantage à la compétitivité en mettant les usines en concurrence. Et alors même que, de l’aveu de la direction, seule l’usine de Rennes était en capacité d’absorber cette nouvelle production, les syndicats locaux, hormis la CGT, se sont empressés de signer en avril un accord spécifique à l’usine de la Janais bloquant les salaires jusqu’en 2019 et supprimant des jours de congé pour les plus de 50 ans.

De plus, la direction annonce déjà qu’elle va continuer à supprimer des emplois, par le biais des départs anticipés à la retraite non remplacés et du transfert, d’ici la fin de l’année, d’une centaine de postes des bureaux d’études vers les centres de développement parisiens et de Sochaux. Alors, ce n’est pas la promesse de recrutement d’une centaine d’intérimaires en 2018 qui rassure.

Quant à l’investissement annoncé de 100 millions d’euros, chacun sait qu’il servira à transformer une vieille usine, qui a aujourd’hui la capacité de produire 140 000 véhicules par an en 2×8, en une usine pouvant en produire 100 000 en 3×8 avec moins de travailleurs. C’est ce que Tavares appelle l’usine du futur : une usine pouvant exploiter au maximum un minimum d’ouvriers.

Au moment de la venue de Tavares, les militants CGT qui manifestaient à l’entrée de l’usine leur rejet de la loi travail et dénonçaient les manœuvres de la direction de PSA exprimaient un sentiment largement partagé par les travailleurs de l’usine.

Correspondant LO  22 Juin 2016

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23 juin 2016 ~ 0 Commentaire

rennes la poste (lutte ouvrière)

la poste

Le mécontentement monte

Le fait que leurs collègues du Tri de Poitiers ont obtenu une prime de 450 euros suite à des arrêts de travail début mai, a bien fait discuter les travailleurs de la PIC (Plate-forme industrielle courrier de Rennes-Armorique) de Rennes. La grande majorité des salaires se situant entre 1 200 et 1 500 euros, le sujet est d’autant plus sensible.

Une pétition à l’initiative de la CGT, puis de FO et SUD, réclamant 600 euros, a vite recueilli plus de 300 signatures, soit la grande majorité des postiers en production. Des remi- ses collectives de pétitions ont eu lieu, y compris en cessant le travail. L’idée de la grève a fait son chemin. C’est ainsi que le 14 juin la majorité était en grève, et des piquets de plusieurs dizaines de personnes se sont retrouvés sur la route, malgré la pluie tout au long de la journée.

Les grévistes du matin et de nuit ont manifesté dans le hall pour interpeller des repré-sentants de la direction, plutôt mal à l’aise. Le directeur n’étant pas présent, plusieurs grévistes ont fait savoir, haut et fort, que ce n’était pas le moment pour lui de partir en vacances ou de regarder les matchs à la TV. Le lendemain soir, les postiers de nuit et d’après-midi se sont réunis à une soixantaine pour exiger une réponse immédiate à la revendication financière.

L’adjoint de la direction a pu prendre la mesure d’une colère qui commence à monter en production. Des dizaines de salariés ont lâché ce qu’ils avaient sur le cœur. « Ras le bol de travailler en sous-effectif depuis des années, vous nous devez une compensation ! », ou encore : « On ne veut pas de votre reconnaissance individuelle, on veut 600 euros pour tous. » Ou bien encore : « Ça fait trois ans que vous aviez l’habitude qu’on la ferme, et bien maintenant on recommence à l’ouvrir ! »

Enfin, au cas où les choses ne seraient pas assez claires pour le patron, les équipes du matin se sont rassemblées vendredi 17 juin à 11 heures, histoire de faire une piqûre de rappel. Lundi 20 juin, la direction, qui dit vouloir « ouvrir le dialogue » a reçu les syndicats sans rien proposer de sérieux. Alors, tout le monde reste méfiant. Les réseaux sociaux marchent à fond pour se tenir informés et être prêts à agir à nouveau.

Correspondant LO 22 Juin 2016

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22 juin 2016 ~ 0 Commentaire

lannion (le trégor + of)

 nuit

L’intersyndicale et Nuit Debout manifestent jeudi

Jeudi 23 juin à 10 h, l’intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires et Nuit Debout Lannion organiseront une votation sur la loi travail sur le marché de Lannion avec Nuit Debout Lannion. Puis un rassemblement à 11h30 sur le parking de Kermaria, pour une manif jusqu’à la mairie, où sera à nouveau proposée la votation. A partir de 18h devant la mairie, assemblée générale, présentation de  » Nuit Debout Partout « , auberge espagnole et 10e émission en direct de Radio Debout Lannion. 21/06/2016  Erwann Hirel

 Lien : https://www.facebook.com/nuitdeboutlannion/

http://www.letregor.fr/lannion-l-intersyndicale-et-nuit-debout-manifestent-jeudi

Nuit debout Lannion: rassemblements interdits près de la mairie

http://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-nuit-debout-lannion-rassemblements-interdits

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22 juin 2016 ~ 0 Commentaire

manifester ses opinions (fo)

europe grece

Est un droit fondamental qui date de 1789

Le Premier ministre, dans un entretien au JDD daté du 19 juin, a appelé les syndicats opposés à la loi Travail à « annuler eux-mêmes » les manifestations prévues les 23 et 28 juin et a laissé entendre qu’elles pourraient être interdites. Dans Le Parisien daté du 20 juin, Jean-Claude Mailly estime qu’une interdiction serait « assez incroyable » et « poserait un sacré problème de démocratie ».

Si le droit de manifester n’est pas clairement inscrit dans la Constitution de la République, il figure dans la Déclaration des droits de l’homme de 1789, qui lui sert de préambule. Ce texte stipule que « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi ».

Recours auprès du tribunal administratif

Il est aussi consacré par la Convention européenne des droits de l’homme, qui protège « la liberté de manifester ses convictions », ainsi que « la liberté de réunion », dans la limite de la sûreté publique. La liberté de manifester est régie par le code de la sécurité intérieure. La déclaration préalable en mairie (ou à la préfecture de police à Paris) au moins trois jours en amont est obligatoire.

Une manifestation peut être interdite si elle est « de nature à troubler l’ordre pu- blic ». Or, ni l’objet de la manifestation « Contester le projet de loi Travail », ni les organisa- teurs (deux des principales confédérations syndicales représentatives) n’entrent dans cette définition. L’interdiction peut, dès lors, légitimement être comprise comme une atteinte à la liberté de manifester cette contestation… que ne supporte plus le gouvernement !

Mardi 21 juin 2016

http://www.force-ouvriere.fr/manifester-un-droit-fondamental-qui-date-de-1789

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22 juin 2016 ~ 0 Commentaire

8 morts au mexique (révolution permanente + révolution)

La police tire à balles réelles sur des enseignants en lutte

Journée de rage à Oaxaca ce dimanche : le gouvernement de Peña Nieto et de Gabino Cué a déployé une répression brutale en divers points de l’État contre les enseignants mobilisés et les secteurs populaires qui les soutiennent. A ce jour, huit morts ont été confirmés.

À Salina Cruz, Nochixtlán et Oaxaca de Juárez, la rage du Président Enrique Peña Nieto et du secrétaire d’État de l’Éducation publique, Aurelio Nuño, s’est déployée contre les enseignants de la 22e section et les secteurs populaires qui les soutiennent.

Le gouvernement cherche à noyer la lutte contre la réforme éducative sous les tirs à balles réelles et les gaz lacrymogènes. Aux huit morts dénombrés jusqu’à présent, aux nombreux blessés et aux multiples arrestations, s’ajoutent la détention de Juan José Ortega Madrigal, dirigeant de la 18e section de la Coordination nationale de travailleurs de l’Éduca- tion, et la récente arrestation de plusieurs dirigeants de la 22e région, comme Rubén Núñez et Francisco Villalobos.

Par le biais de cette répression sauvage, ils veulent faire payer les enseignants qui résis- tent. Ils frappent ainsi un des secteurs d’avant-garde (protagonistes de l’héroïque Commune d’Oaxaca en 2006) et prétendent donner une leçon aux jeunes travailleurs et au peuple mexi- cain, pour décourager la résistance contre les plans dictés par la Maison blanche et mis en place par Peña Nieto et les partis du Pacte pour le Mexique. Cela est arrivé deux jours après la grande manifestation qui s’est tenue à Mexico, où les enseignants se sont confrontés à Mancera, complice du PRI. Plus de 14 000 personnes ont pris les rues, et la solidarité a été particulièrement présente à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

Peña Nieto et Aurelio Nuño contre les enseignants

Suite au désastre électoral du PRI, le 5 juin, au niveau national, la rage contre les enseignants qui s’opposent à la réforme éducative s’est approfondie jour après jour. La priorité de Peña Nieto, qui fait face au taux d’acceptation le plus faible depuis le début du septennat, est d’étouffer les manifestations pour obtenir à tout prix la « paix sociale » exigée par les pays impérialistes et les investisseurs internationaux.

Il n’est ainsi pas anodin que le président ait lancé une annonce sur le développement des Zones économiques spéciales dans les États où il y a eu le plus de manifestations sociales : Oaxaca, Chiapas, Veracruz, Michoacán et Guerrero. Les principaux bastions des enseignants dissidents. Pour Peña Nieto et pour Nuño, les gérants du capital international, il est vital d’écraser l’unité entre les enseignants, les autres travailleurs et les secteurs populaires, de plus en plus nombreux dans la lutte.

Soyons des milliers dans les rues pour soutenir les enseignants

Face au renouvellement des attaques contre le peuple travailleur, il est d’une importance vitale d’apporter aux enseignants une solidarité active. Il faudrait mettre en place un grand mouve- ment démocratique unitaire dans les rues, qui puisse offrir sa solidarité aux enseignants qui subissent aujourd’hui la répression à Oaxaca, et qui permette de stopper l’offensive répressive. Les organisations politiques, syndicales, sociales, les intellectuels ainsi que les organisations des droits de l’homme doivent impulser immédiatement une grande mobilisation. Nous devons être des centaines de milliers, des millions même, dans les rues. Halte à la répression du gouvernement contre les enseignants en lutte ! Exigeons la condamnation des responsables des assassinats de nos camarades ! Tout notre soutien aux exigences de la CNTE !

De même, il est urgent de convoquer une grande campagne de solidarité internationale, par le biais d’actions de soutien devant les ambassades du Mexique, accompagnées de commu- niqués et de déclarations. Plusieurs collectifs de travailleurs de l’éducation ont commencé à manifester leur solidarité dans plusieurs pays, comme on peut le voir sur La Izquierda Diario.

Si cette bataille contre Peña Nieto, Aurelio Nuño et les organismes internationaux face à nos enseignants est victorieuse, cela sera un triomphe de toute la classe travailleuse. Il y aura de meilleures conditions de vie et de travail pour le peuple travailleur face aux réformes structu- relles. Exigeons la remise en liberté des prisonniers politiques ! Halte à la répression de Peña Nieto et Gabino Cué ! Tout notre soutien aux enseignants héroïques et au peuple de Oaxaca en lutte ! À bas la réforme éducative ! 20 juin 2016 (Résumé)

http://www.revolutionpermanente.fr/8-morts-au-Mexique-la-police-tire-a-balles-reelles-sur-des-enseignants-en-lutte

http://www.revolutionpermanente.fr/Devant-l’ambassade-du-Mexique-a-Paris

http://www.marxiste.org/mexique-12-morts-suite-a-la-repression-contre-le-mouvement

http://www.europe-solidaire.org/

pena nieto

Avoir un bon copain: Hollande avec Peña Nieto en 2015

Commentaire: Surprise! La priorité de Peña Nieto, qui fait face au taux d’acceptation le plus faible depuis le début du septennat, est d’étouffer les manifestations pour obtenir à tout prix la « paix sociale » exigée par les pays impérialistes et les investisseurs internationaux.

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22 juin 2016 ~ 0 Commentaire

troubles mentaux, hypertension, cancers…(francetv)

pause

Le travail de nuit est un cauchemar pour la santé

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail a étudié, dans le détail, les effets nocifs du travail de nuit. L’étude fait froid dans le dos. Un rapport d’expertise de l’Anses (l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimen- tation, de l’environnement et du travail), publié mercredi 22 juin, souligne les dangers du travail de nuit. Réclamé par le syndicat CFTC, ce rapport a été conduit par un groupe d’experts. Pendant quatre ans, ils ont étudié la documentation scientifique et consulté d’autres experts.

Au terme de cette vaste étude, ils concluent que « le travail en horaires de nuit s’accompagne d’une désynchronisation des rythmes biologiques, sociaux et familiaux, pouvant conduire à des répercussions sur l’état de santé ». Une étude d’autant plus inquiétante que « le nombre de travailleurs de nuit a presque doublé en vingt ans ». En 2012, 15,4% de la population était  concernée (majoritairement des hommes, 21,5%, contre 9,3% de femmes, mais les chiffres augmentent). Soit 3,5 millions de personnes en France.

Ce que dit l’étude

L’étude divise le « niveau de preuve » des effets du travail de nuit : les effets avérés, ceux qui sont probables et ceux qui sont possibles.

Les effets avérés. Sans surprise, il est avéré que le travail de nuit engendre des problèmes de sommeil. Il est de mauvaise qualité et souvent trop court. Travailler la nuit provoque aussi de la somnolence. Enfin, il est prouvé que travailler de nuit provoque un syndrome métabo- lique, c’est-à-dire l’association d’une série de problèmes de santé (tour de taille, pression artérielle, cholestérol…).

Les effets probables. Ils sont beaucoup plus nombreux. Les experts relèvent des risques de cancers (du sein, de la prostate, du pancréas…), d’obésité, de diabète, de maladies corona- riennes, mais aussi de troubles de la santé psychique ou encore des problèmes de performan- ces cognitives. Par exemple, des études « suggèrent que l’augmentation de la prise alimentaire (plutôt sucrée) serait une réponse (…) compensatoire à la privation de sommeil, qui s’observe lors du travail posté avec horaire de nuit ». Les experts remarquent encore que « le travail de nuit influerait sur les facteurs de risques psychosociaux et les troubles du sommeil, qui à leur tour pourraient augmenter les risques de troubles mentaux ».

Les effets possibles. Enfin, faute de documentation, certains effets sont considérés comme seulement « possibles », à savoir l’hypertension artérielle, les accidents vasculaires cérébraux et les dyslipidémies (une concentration anormalement élevée ou diminuée de lipides).

Ce que conseille l’Anses

En conséquence, l’agence « recommande de limiter le recours au travail de nuit » qui devrait rester « exceptionnel », conformément au Code du travail. Elle recommande « d’évaluer l’adap-tation du cadre réglementaire en vigueur à la protection de la santé des travailleurs de nuit, et le faire évoluer le cas échéant, en considérant la dimension européenne ». Elle juge nécessaire, à court terme, « d’ajuster la surveillance médicale des travailleurs de nuit », tout en prônant « l’optimisation des modes d’organisation du travail de nuit, afin d’en minimiser les impacts sur la vie professionnelle et personnelle ».

L’Anses pointe qu’il faudrait évaluer « le coût social du travail de nuit » qui pourrait se mesurer en « répercussions sur la vie familiale, les coûts induits par les transports ou encore l’absen- téisme ». Aujourd’hui, il est « très difficilement évaluable, car les statistiques associant les consé- quences médicales et sociales avec les horaires de travail sont peu nombreuses ». Elle  préco- nise de se pencher sur la question et de comparer ce coût social aux « bénéfices potentiels ».

Enfin, l’agence conseille de poursuivre les études, notamment sur « les effets pour lesquels les éléments de preuve sont limités ».  22/06/2016

http://www.francetvinfo.fr/roubles-mentaux-hypertension-cancers-le-travail-de-nuit

http://www.lemonde.fr/alerte-sur-les-dangers-du-travail-de-nuit-pour-la-sante

Commentaire: C’est pas très moderne tout çà! Avec un referendum d’entreprise, on « macronisera » tout çà! Qui veut être viré pour refuser de bosser la nuit?

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21 juin 2016 ~ 0 Commentaire

protestation sociale (npa)

aid

Le FN danse sur un fil…

Une fois n’est pas coutume : ça fait quelques semaines qu’on n’a pas trop vu le Front national (FN) dominer le débat médiatique, qu’on ne l’a pas tellement entendu plastronner sur les plateaux télévisuels.

Certes, il est bien là, installé dans le paysage, mais il se fait relativement discret et attend son tour. Il n’y a pas de secret à cela : les périodes marquées par un intense conflit social, par un conflit central opposant mouvements sociaux et gouvernement, ne sont pas des temps faciles pour lui. Soutient-il l’opposition sociale qui se trouve dans la rue, il risque alors de se couper de pans entiers de la droite, d’apparaître « non crédible » aux yeux du patronat, et en même temps de se faire jeter par – au moins – une partie des syndicats qui pourraient rejeter son soutien. S’aligne-t-il, au contraire, sur le gouvernement, et il se coupe alors d’un électorat qui voit en lui un porte-parole de ses colères et ses frustrations.

Mais il y a autre chose : l’électorat du FN, qui est parfois composé de membres des couches moyennes puis aisées (dans une partie du Sud de la France, par endroits en Alsace) et parfois plutôt issu de classes populaires (dans le Nord-Pas de Calais-Picardie, en Lorraine…), se montre lui-même divisé.

La chose n’est pas nouvelle. En novembre et décembre 1995, lors des grandes grèves dans les fonctions publiques, l’électorat FN s’était carrément coupé en deux. Selon les sondages, entre 50 et 60 % déclaraient leur « soutien », « sympathie » ou « compréhension » pour ce mouvement social, alors que l’autre bloc le rejetait nettement.

L’électorat du parti d’extrême droite était alors le plus composite, en ce qui concernait son attitude vis-à-vis de la grève (celui de la gauche de l’époque, PS et PCF confondus, la soutenait à 80 % et celui de la droite RPR/UDF la rejetait dans les mêmes proportions). Or, le noyau dur du parti et sa presse, le FN éditait en ces années-là son propre journal hebdo- madaire sur papier, National Hebdo , dénonçait alors brutalement cette grève, « prise d’otages inadmissible de la nation ».

Ce n’est qu’une fois ce mouvement social anti-Alain Juppé terminé que Bruno Mégret, numéro deux du parti à l’époque, tentait de rattraper le coup en déclarant dans Le Monde du 13 février 1996 : « Nous soutenons les mouvements sociaux mais dans une démarche réno- vée », cette démarche consistant en gros à dire que tout était la faute à l’Union européenne (à l’époque : au traité de Maastricht) et au « mondialisme ». Aujourd’hui, une tendance plus nette se cristallise dans l’électorat du FN, alors que le parti lui-même se montre beaucoup plus prudent vis-à-vis du mouvement social, tout en étant divisé à l’intérieur.

L’électorat FN soutient plus le mouvement que celui des Républicains

Actuellement, selon une enquête de l’institut Ifop dont les résultats furent publiés le vendredi 17 juin 2016, ce ne sont pas moins de 72 % de l’électorat du FN qui considérerait que le mouvement social actuel est « justifié » ou compréhensible. 46 % dans ses rangs choisissaient même la réponse la plus forte proposée : « tout à fait justifié ».

A titre de comparaison, au même moment, c’est-à-dire entre le 06 et le 08 juin (moment où les participantEs au sondage furent interrogés), la réponse la plus forte « tout à fait justifié » – n’a été choisie que par 28 % de tous les interrogéEs; sachant qu’au total, les réponses valant soutien plus ou moins net au mouvement étaient majoritaires. Encore à titre de comparaison : dans l’électorat du principal parti de la droite, Les Républicains (LR), le total des réponses positives pour le mouvement social ne dépasse pas 31 %, et la proportion de ceux et celles ayant choisi l’option la plus forte (« tout à fait justifié ») tombe à 7 % parmi les sympathisantEs LR.

Ceci tend à montrer la vision que semblent avoir certainEs sympathisantEs du FN d’eux-mêmes et d’elles-mêmes: une force de protestation contre l’ordre établi, majoritaire en ce moment. Même si des clivages de classe, qui existent à l’intérieur de l’électorat FN, apparais- sent à l’occasion de ces réponses. Ainsi 84 % des ouvriers et employéEs qui votent FN trouveraient le mouvement social ou « justifié » ou bien « tout à fait justifié », mais seulement 63 % des retraitéEs votant pour le même parti.

Chez les (petits) patrons, commerçantEs, artisans… votant pour le FN, cette proportion tombe à 58 %… mais reste tout de même majoritaire. Deux facteurs explicatifs peuvent être avancés : d’un côté, ces membres de la petite ou moyenne bourgeoisie peuvent se considérer, en adhérant au vote FN, au moins temporairement comme membres d’une communauté entrée « en lutte » contre les forces politiques établies. De l’autre côté, dans leurs explications publi- ques, des dirigeantEs du FN, avant tout Marion Maréchal-Le Pen, expliquent à leur public que ce projet de « Loi Travail » serait mauvais aussi pour les petits patrons, parce qu’il ne donne- rait des droits supplémentaires qu’aux gros, aux « patrons du CAC 40 ». Ce qui n’est pas forcément exact, même pas du tout, mais l’idée semble avoir fait son chemin, en tout cas dans l’électorat petit-bourgeois frontiste.

Le parti d’extrême droite n’est pas à l’abri de contradictions flagrantes

Ainsi les deux sénateurs qui appartiennent au FN, David Rachline (maire de Fréjus) et Sté- phane Ravier (maire de secteur à Marseille), s’apprêtaient à présenter des amendements ultra-libéraux lors du débat sur le projet de « Loi Travail », qui se déroule au Sénat du 13 au 28 juin. Ils auraient encore durci le texte, en cas d’adoption. Or, suite à une intervention de la direction centrale du parti, ils ont retiré leurs amendements, expliquant que leurs attachés parlementaires avaient « fait du zèle » et n’avait pas demandé leur accord politique sur la nature des amendements.

Actuellement, un débat, tactique, traverse aussi la direction du FN, en ce qui concerne l’attitude à avoir vis-à-vis du projet du gouvernement d’interdire des manifestations syndicales telle que celle prévue le 23 juin à Paris. Florian Philippot, qui fait plutôt figure de spécialiste ès démagogie sociale du parti dont il est l’un des vice-présidents, dénonce ainsi cette idée du gouvernement. Il met en garde contre le risque qu’en période électorale, des meetings, il semble penser à ceux de son propre parti, pourraient également être interdits, au nom de l’état d’urgence et parce que « des voyous les attaquent ».

Le lendemain vendredi 17 juin, Philippot demandera certes à la CGT de « faire le ménage », en se séparant des méchants casseurs ; mais l’axe principal de sa dénonciation ne vise pas ouvertement les syndicats. Il vise l’Union européenne, puisque c’est elle qui voudrait « préca- riser le travailleur français », et que c’est elle qui serait clairement et uniquement à l’origine du projet de Loi.1 Au contraire, la députée FN Marion Maréchal-Le Pen ne se montre « pas particulièrement choquée » par la perspective de voire des manifestations syndicales interdites, « bien sûr temporairement », au nom de l’état d’urgence et de l’ « Euro 2016 ». Cependant, sa tante Marine Le Pen l’a contredite sur ce point, confirmant son propre pointe de vue encore le lundi 20 juin 2016.

Le clivage se reflète aussi dans les positions prises vis-à-vis du fond du projet de Loi lui-même. Ainsi aux yeux de Marion Maréchal-Le Pen, ce projet est « insignifiant » parce que « n’allant pas assez loin, surtout pour les patrons de PME et PMI ». La jeune députée n’hési- tant pas à dénoncer aussi directement les syndicats, considérant par exemple que « la CGT ne représente pas le peuple français ». Ses positions sont similaires à celles de Robert Ménard, maire de Béziers (la plus peuplée des douze villes actuellement gérées par le FN auxquelles s’ajoutent trois municipalités de la Ligue du Sud), qui déplore surtout que le projet de Loi soit progressivement « châtré, édulcoré » au cours des débats ; et qui se montre « pas choqué » par le recours à l’article 49-3 décidé par Manuel Valls.

Philippot, envers qui Ménard ne cache plus du tout son hostilité ouverte évite de critiquer aussi ouvertement les prises de position syndicales. Il critique plutôt le projet de Loi pour être un projet « de précarisation des salariés ». Ca ne fera absolument pas de Florian Philippot, homme politique du FN, ennemi de l’immigration, nationaliste et souverainiste un personnage progressiste, loin s’en faut ! Mais il défend une ligne qui semble coller davantage aux aspirations d’un électorat FN, surtout dans le Nord et l’Est de la France, dont une partie vient historiquement de la gauche (suite aux faillites politiques successives du PS et du PCF). Et qui correspond d’ailleurs aux récentes tendances, concernant les réactions de cet électorat au projet de « Loi Travail ».

Bertold Du Ryon Mardi 21 juin 2016

http://npa2009.org/protestation-sociale-le-fn-danse-sur-un-fil

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20 juin 2016 ~ 0 Commentaire

cgt: ul guingamp

cgt super h

L’Union Locale CGT de Guingamp apporte tout son soutien à Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT et à son refus de se plier aux injonctions de Manuel Valls qui enjoint à la CGT et à l’intersyndicale d’arrêter les manifestations contre la loi travail.

Après vérification d’usage, nous constatons que cet homme politique n’est pas adhérent de la CGT. Il n’a donc aucune légitimité à dicter sa loi à notre confédération !

Après avoir participé à la manifestation parisienne du 14 juin, nous continuerons jusqu’au retrait de la loi EL KHOMRI et nous appelons donc à manifester jeudi 23 juin

à St Brieuc: 11h00 Place de Robien

à Lannion: 11h30 devant Pôle Emploi à KER UHUEL

Jeudi 23 juin à 19h00 nous organisons un rassemblement festif de l’intersyn- dicale sur le parvis de la Mairie de Guingamp. ( casse croûte, musique). On n’est pas fatigué.

Nous avertissons Manuel Valls que l’intersyndicale de Guingamp n’a jamais constitué de Service d’Ordre, ce qui ne nous a pas empêché depuis 30 ans de manifester.
Même sous Chirac ou Sarkozy personne ne nous en a fait le reproche…..

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