Archive | Syndicalisme

22 avril 2016 ~ 0 Commentaire

carhaix le 28 avril (ouest france)

loi_travail

Loi travail, rassemblement le 28 avril 

La section locale de la CGT appelle à un nouveau rassemblement contre le projet de réforme du Code du travail, ce jeudi 28 avril à 10 h 30 à Carhaix

Les précédents rassemblements du 31 mars et du 9 avril avaient attiré entre 130 et 300 personnes dans les rues de Carhaix. La section locale de la CGT-territoriaux appelle de nou- veau à la mobilisation contre le projet de réforme du Code du travail porté par la ministre Myriam El Khomri. Le rassemblement se déroulera le jeudi 28 avril prochain, à 10 h 30, place du Champ-de-Foire.

Dans un communiqué, le syndicat explique : « Le gouvernement doit cesser son entêtement à porter une loi qui, dans un contexte de hausse du chômage, d’explosion de la précarité et de la pauvreté, va de nouveau durement toucher celles et ceux qui créent les richesses : les sala- riés, et satisfaire encore plus les exigences des actionnaires[...] Jusqu’au retrait, pas question de relâcher la pression. » Ce rassemblement est prévu alors qu’un autre, dans le cadre du mouvement citoyen Nuit debout, est prévu à Carhaix le samedi 30 avril, à 18 heures, place du Champ-de-Foire. Carhaix-Plouguer -  21/04/2016

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21 avril 2016 ~ 0 Commentaire

usa: des propriétaires d’esclaves à bernie sanders 1 (inprecor)

democratic-party-campaign-poster

Brève histoire du Parti démocrate, pour les étrangers

Le Parti démocrate des États-Unis est le plus ancien parti moderne (1). Au cours de son histoire de plus de deux siècles, il a survécu à de nombreuses crises politiques, dont une véritable révolution sociale, en se transformant en conséquence à chaque fois.

Ce qui était autrefois une opération politique des propriétaires d’esclaves du sud des États-Unis, la structure la plus proche d’une aristocratie que le pays ait connue, s’est présenté au milieu du 20è siècle comme le parti de la gestion keynésienne de l’État, du populisme économique et de l’antiracisme institutionnel. À la fin de ce siècle, il est devenu le « deuxième parti le plus “capitaliste-enthousiaste” dans l’histoire », d’orientation néolibérale.

Le socialisme américain a toujours eu une attitude un peu schizophrène envers les Démocrates, et cela depuis ses débuts à la fin du 19è siècle. Si Eugene Debs, parrain du Parti Socialiste des États-Unis à son apogée et son candidat continuel à la présidentielle, menant même une fois sa campagne depuis la prison, a pu dire que le conflit entre les Démo- crates et les Républicains «n’avait pas de solution, pas de principes qui pourraient avoir un intérêt pour la classe ouvrière» (2).

De même, les mouvements de masse, tel celui pour les droits civils des Noirs, se sont divisés sur cette question. Alors que Martin Luther King a ouvertement rompu avec les Démocrates sur la guerre du Vietnam, à la fin de sa vie, son successeur Jesse Jackson a réalisé plusieurs campagnes populaires de grande envergure au sein de ce parti.

Sénateur indépendant du Vermont et se revendiquant socialiste démocratique, Bernie Sanders a fait la première page des journaux du monde entier avec son appel à une « révolution politique contre la classe milliardaire » au cours de sa campagne pour l’investiture démocrate à la présidence. Cela pose à la gauche des États-Unis la question du Parti Démo- crate de manière beaucoup plus aiguë qu’au cours des décennies passées. Même ceux qui, comme moi, viennent d’une tradition qui a soutenu constamment l’idée que la gauche, la classe ouvrière et les mouvements sociaux progressistes doivent rompre avec le Parti démocrate, n’ont pas de réponses simples, et beaucoup d’anciens révolutionnaires et même certains défenseurs actuels du socialisme par en bas plaident pour l’engagement et la participation à la campagne de Bernie Sanders (4).

Cet article est par la force des choses une histoire abrégée du Parti démocrate. Alors que de nombreux militants de la gauche européenne ont tendance à voir dans le Parti Démo- crate un équivalent étatsunien de la social-démocratie la plus droitière, je voudrais démontrer que l’histoire et la composition sociale des Démocrates en fait un parti qualitativement différent.

Contrairement au Parti travailliste britannique ou au Parti socialiste français, les Démocrates n’ont jamais été un parti ouvrier et n’ont pas eu de liens structurels avec les organisations de la classe ouvrière. En outre, il s’agit d’une machine électorale et non d’un parti politique de masse, ce qui les laisse sans la base militante avec laquelle même les plus affaiblis des partis sociaux-démocrates européens opèrent dans l’ère du néolibéralisme.

Le bon vieux parti La lignée du Parti démocrate commence avec Thomas Jefferson, auteur de la Déclaration d’Indépendance, favorable à la Révolution française, troisième président des États-Unis et probablement aussi le plus influent écrivain et théoricien de la démocratie libérale américaine. Il devient le premier président membre de ce parti lorsqu’il bat le fédéraliste John Adams dans l’élection de 1800. Pourtant, une pointe d’ironie, l’organisation de Jefferson portait le nom de Parti démocrate-républicain, appelé de manière plus concise… «Républicains».

Bien qu’il ait été le théoricien le plus remarquable de la liberté politique du début des États-Unis, Jefferson était un des plus riches esclavagistes de son État, la Virginie, où sa bruta- lité était notable même selon les normes de son temps (5). Une vraie contradiction. Aux États- Unis, jusqu’en 1865, la liberté politique et la démocratie radicale pour l’homme blanc étaient dialectiquement liées à la brutalité envers le peuple esclave noir.

Dans ses Observations sur l’État de Virginie (6), Jefferson a exprimé certains des principes fondamentaux de sa vision du monde qui, dans une certaine mesure, continuent d’encadrer le discours politique américain. Il y expliquait que le fermier qui travaille sa terre, indépendant, libre et vertueux, est le socle de la démocratie américaine. Dans une société essentiellement agraire jusqu’à la guerre civile, la plus grande menace pour la liberté individuelle était le gouvernement fédéral, dirigé par des politiciens professionnels susceptibles d’utiliser leurs privilèges pour favoriser leurs propres intérêts ou ceux de groupes d’intérêts particuliers. Par conséquent, « moins le gouvernement gouverne, meilleurs il est », selon les principes de la démocratie politique et du laissez-faire économique.

Comme l’a montré l’historien marxiste britannique John Ashworth (7), la démocratie jeffersonienne et plus tard jacksonienne (8), a été une idéologie fonctionnelle de l’esclavage. Cela ne signifie pas que tous les démocrates de cette époque étaient des défenseurs de l’esclavagisme, même si des démocrates esclavagistes éminents, comme Jefferson, ont maintenu tout au long de leur vie une ambiguïté morale envers l’esclavage. Les plaidoyers en faveur de plus de liberté politique et économique avaient souvent (ne serait-ce que tacitement) pour effet d’entériner l’esclavage dans les États du Sud, car les promesses de la démocratie américaine ne s’adressaient pas aux Noirs. Pour le Démocrate de base, l’esclavage était une question de conscience individuelle, dans laquelle le gouvernement fédéral ne devait pas interférer. Ainsi un démocrate du Nord, qui n’avait aucun intérêt dans l’esclavage mais accep- tait l’idéologie jeffersonienne, pouvait se retrouver farouche défenseur des propriétaires d’esclaves dans les débats nationaux.

En tant qu’expression politique organisée de la classe des propriétaires d’esclaves, les Démocrates ont éclaté et se sont effondrés en tant que parti national lors du déclenche- ment de la guerre civile en 1861. Lorsque les forces de leur parti dans le Sud se sont enga- gées dans la rébellion, les Démocrates du Nord ont soit rejoint le nouveau Parti républicain, soit sont devenus une force marginale dans cette partie du pays. Bien que le pouvoir de la classe des planteurs, et donc des Démocrates, ait été rétabli dans le Sud après la reconstruc- tion nationale en 1876, les Démocrates n’ont pas pu prétendre être un parti national durant des décennies. De la fin de la guerre civile jusqu’à la Grande Dépression (une période de soixante-dix ans) il y eut seulement deux présidents Démocrates pour quatre mandats.

La réinvention de Roosevelt Un véritable renouveau du Parti démocrate a eu lieu sous Franklin Delano Roosevelt, qui a été élu quatre fois président entre 1932 et 1944. Son premier succès est le fruit d’un rejet du Parti républicain dirigé par le président Herbert Hoover, qui s’est montré à la fois incapable et sans réelle volonté de trouver une sortie de la crise économique commencée en 1929.

Bien que la courageuse promesse d’un « New Deal pour le peuple américain » faite par Roosevelt au cours de la campagne de 1932 n’ait pas été accompagnée de beaucoup de propositions concrètes visant à mettre fin à l’écrasante pauvreté et au chômage qui touchaient des millions d’Américains qui l’ont élu, c’est le New Deal qui allait marquer sa présidence ainsi que toute une période de la politique institutionnelle étatsunienne. C’est la reprise économique construite par Roosevelt, s’inspirant de la gestion économique keynésienne, qui allait mettre fin à un Parti démocrate tenu par la vieille élite du Sud et, en lui fournissant de nouveaux appuis massifs parmi les travailleurs organisés et parmi le peuple noir, le cimenter en tant que le plus libéral et le plus populiste des deux partis dominants.

Les réalisations du New Deal furent en effet importantes. Des millions d’Américains, depuis les ouvriers du bâtiment jusqu’aux artistes, ont été employés par le gouvernement fédéral dans WPA (9). Roosevelt a également institué un système de retraites, réduisant le dénuement des personnes âgées, ce qui, malgré l’opposition conservatrice des Républicains, reste toujours le programme gouvernemental le plus durablement populaire dans l’histoire des États-Unis. Sous l’impulsion de leaders noirs, comme Asa Philip Randolph, l’administration de Roosevelt a également commencé à démanteler certaines formes de discrimination raciale dans l’armée américaine. Roosevelt a également signé la loi dite G.I. Bill, assurant aux soldats de la Seconde Guerre mondiale démobilisés le financement de leurs études universitaires, qui a bénéficié à des centaines de milliers d’entre eux.

C’est cette période de la vie politique américaine que Bernie Sanders a évoquée à maintes reprises dans ses discours de campagne, demandant de prendre exemple sur Roosevelt pour conduire une reprise économique pouvant permettre à des millions de gens de retrouver le chemin de l’emploi ou des études. Dans un discours à l’université de Georgetown en novembre dernier, Sanders présentait les réalisations de Roosevelt comme un exemple de son propre «socialisme démocratique»: «La liberté réelle doit inclure la sécurité économique», disait-il en paraphrasant Roosevelt.

Je crois que tout cela choquerait Roosevelt s’il était encore vivant. La grande crainte de Roosevelt, en digne rejeton de la classe dirigeante, était que la dépression ouvre la voie à la révolution socialiste, si elle n’était pas canalisée par l’intervention économique de l’État fédéral. Il l’a clairement exprimé dans une lettre à Felix Frankfurter, qu’il a nommé à la Cour suprême, déplorant «l’incapacité des possédants à réaliser que je suis le meilleur ami que le système du profit ait jamais eu» (10).

Cela révèle une profonde vérité sur le New Deal, que Sanders et un grand nombre de ses partisans ne parviennent pas à saisir. Les programmes mis en place par Roosevelt n’étaient pas une variante du socialisme, ils avaient pour but de protéger le capitalisme de ses propres tendances destructrices. La reconstruction économique dans l’Europe de l’après-guerre, qui a eu lieu sous le drapeau du socialisme (réformiste, étapiste), est allée beaucoup plus loin que ne l’a fait, ni était censé le faire, le New Deal. Les réalisations de la social-démo- cratie européenne, tels le service public de santé, les nationalisations de branches entières de l’industrie, l’expérimentation dans certains endroits de la propriété ouvrière, ou le niveau de prospérité durable de la classe ouvrière, n’ont jamais été tentées aux États-Unis.

Comme l’a souligné Robert Brenner (11), les réformes du New Deal ont conduit pour l’essentiel chaque grand syndicat à négocier un «petit État-providence» pour ses propres membres. Certains de ces avantages ont été ensuite étendus au coup par coup au reste de la classe ouvrière. Mais l’État-providence étatsunien a finalement été beaucoup plus faible et plus vulnérable à un retournement de la classe capitaliste. Car un État-providence plus durable et plus stable aurait requis :

(a) La volonté de la classe dominante de s’adapter,

(b) lL force de la classe ouvrière assurée par un Parti du Travail indépendant et massif.

Ces deux conditions ont toujours manqué aux États-Unis.

Il y a eu plusieurs tentatives pour construire un tel parti : le Parti socialiste de l’époque de Debs et le Parti des paysans et des ouvriers soutenu par les communistes des années 1920. Au cours des années 1930, le militantisme ouvrier, qui était à la fois la condition et le résultat du succès du New Deal, a abordé une nouvelle fois cette question avec les dirigeants syndicaux. Mais la volonté de rompre avec les Démocrates était absente. Les dirigeants de la centrale syndicale CIO, nouvellement constituée, qui avaient lancé des campagnes de recrutement sous le slogan « le Président veut que vous rejoigniez le syndicat », considéraient que l’invitation à la table de Roosevelt convenait mieux à leur instinct (12).

http://www.inprecor.fr/article

Synthèse et articles Inprecor

Lire aussi:

http://www.inprecor.fr/

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20 avril 2016 ~ 0 Commentaire

diego cañamero (pùblico.es)

sat

Diego Cañamero

La juge ordonne de nouveau la détention du leader du Syndicat des Travailleurs Andalous

Pour son absence réitérée au tribunal pour déclarer sur des actions de protestation dont des opérations d’expropriation de produits alimentaires et de fournitures scolaires dans des supermarchés d’Andalousie, la juge d’instruction N° 19 a ordonné sa détention ainsi que celle d’autres militants du SAT pour qu’ils se présentent comme la loi les y oblige.

Des arrestations dans le campement de soutien à Bodalo

Ce matin, la Guardia Civil (Gendarmerie) s’est présentée à Jodar (Province de Jaen) pour arrêter plusieurs dirigeants du syndicat « insoumis judiciaires ».

‘Expropriations’ dans des supermerchés

Cañamero, est accusé d’avoir participé à la soustraction d’aliments dans un supermarché de de la localité d’Écija dans la province de Séville. De plus il aurait dérobé des fournitures scolaires lors d’une action publique de protestation contre la misère.

Les trois syndicalistes ont par ailleurs demandé l’amnistie pour Andrés Bódalo, élu de Podemos à Jodar, en prison depuis le 30 mars suite à sa condamnation à 3 ans et demi  pour avoir « agressé » un élu lors d’une action en 2012.

http://www.publico.es/espana/juez-ordena-detener-nuevo

Commentaire: Au moment où les « Listes de Panama » remontent jusqu’au gouvernement et jusqu’au roi (père) sans parler des innombrables corrompus, il est piquant de constater que la Justice bourgeoise, elle, ne perd pas le Nord! Même sans gouvernement elle sait traquer les classes (véritablement) dangereuses.

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19 avril 2016 ~ 0 Commentaire

congrès cgt (npa)

CGT

La contradiction interne de la CGT en un dessin: lutter ou signer?

Une ouverture (trop) tranquille

Le 51ème congrès de la CGT s’ouvrait ce lundi à Marseille dans l’ambiance de la mobilisation contre la loi travail. La place prise par la CGT dans cette mobilisation met la direction confédérale en situation favorable dans ce congrès.

Un congrès ouvert par la chanson de Moustaki, « Sans la nommer » ventant la révolution permanente.

Le secrétaire général de l’UD 13 a rappelé l’histoire des luttes dans la région depuis 1936 et la guerre d’Espagne jusqu’aux luttes des marins, traminots et bien sûr celle des Fralib. Dans son discours d’introduction, Philippe Martinez a commencer par un balayage large des motifs de révolte et de mobilisations : Goodyear, Air France, Loi travail, sans papiers, répression des militantEs, fermeture des locaux syndicaux.

Avec une critique virulente de la politique internationale du gouvernement y compris le soutien à Israël dans l’écrasement du peuple palestinien. Affirmant le soutien à la mobili- sation à Mayotte. Plus globalement, Philippe Martinez a insisté sur la nécessaire humilité sur les questions internationales.

La deuxième partie de son intervention abordait la mobilisation contre la loi travail. Reconnaissant le rôle d’aiguillon de la pétition contre la loi et de l’action des jeunes, Martinez a affirmé qu’il fallait poser la question de la grève reconductible mais que celle-ci ne pouvait se décider que démocratiquement dans des AG de salariés.

Sur le syndicalisme rassemblé (accompagnement de sifflets), il a reconnu que dans la foulée de l’accord sur la représentativité de 2008, on était allé trop loin dans l’unité avec la CFDT. Ce travers a été corrigé dans le cadre de la mobilisation actuelle avec les deux regrou- pements différents en fonction de la volonté de se battre à des niveaux différents. Pour la suite de la mobilisation, Martinez a reconnu le rôle positif du mouvement des Nuits Debout et engagé l’ensemble des militantEs à mobiliser le plus largement possible les 28 avril et le 1er mai.

La troisième partie portait sur la CGT, elle-même. Affirmant que les attaques portées contre elle validait ses positionnement car «on ne tire pas sur les morts». Se félicitant des 78 % de déléguéEs présentEs pour la première fois à un congrès confédéral, le secrétaire général de la CGT a souligné la présence d’autant de femmes que d’hommes parmi les 980 déléguéEs.

Sur le fond, Martinez après avoir réaffirmé le positionnement de la CGT comme syndi- cat de masse et de classe, a insité sur la centralité de la bataille pour les 32h (permettant la création de 4,5 millions d’emplois) et de la question du travail. Sur les questions des structures, Martinez est revenu sur la nécessité de donner à toutes les couches de salariéEs de rejoindre le syndicalisme dans le cadre d’un débat sans procès d’intention.

Dans la foulée le bureau a passé en revue les invitéEs présentEs ce jour. Au milieu des applaudissement traditionnels saluant pêle-mêle Thibault, Viannet, Séguy, LO, le PG (dont Mélenchon), l’UNEF et la FSU, le représentant de la CFDT a été largement sifflé et hué et celui du PS a soulevé une véritable bronca ponctué de « Retrait de loi El Khomri ». Le tout, sans réaction du bureau et justifié par Martinez lors de la conférence de presse : « le congrès s’est exprimé ».

Au total, une ouverture de congrès qui paraît déconnecté de la mobilisation en cours et du nécessaire débat sur la stratégie de lutte, de la prise de responsabilité de la CGT dans cette lutte. Une proposition d’insertion d’un débat de deux heures et du vote d’un appel à la mobilisation a été faite. L’acceptation de cette modification de l’ordre du jour sera un premier test sur le positionnement de la direction confédérale et de la capacité du congrès à peser sur ce positionnement.  Mardi 19 avril 2016

https://npa2009.org//congres-cgt-une-ouverture-trop-tranquille

Voir aussi:

http://alternativelibertaire.org/?En-direct-du-congres-CGT

http://alternativelibertaire.org/?En-direct-du-congres-CGT-Feu-sur

https://npa2009.org/congres-cgt-mardi-la-temperature-monte

https://npa2009.org/51eme-congres-cgt-premieres-lecons

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19 avril 2016 ~ 0 Commentaire

plouédern (france 3)

Industrielle du Ponant: vers la liquidation judiciaire

Séquestrés depuis ce lundi par des salariés, les dirigeants de l’entreprise de Métallurgie l’Industrielle du Ponant ont réussi à s’échapper dans la soirée.

Ce matin le tribunal de commerce de Brest a demandé la liquidation judiciaire de l’entreprise, dont la situation financière est désastreuse.

Un million d’euros estimés de cotisations non payées à l’Urssaf, des retards récurrents dans le versement des salaires, des outils de travail devenus inadaptés, depuis des mois l’industrielle du Ponant à Plouédern dans le Finistère, accumule les difficultés financières. L’entreprise de metallurgie avait été placée en redressement judiciaire en 2013, mais en janvier 2015, il avait été décidé de mettre en place un plan de continuation de l’activité.

Ce mardi l’entreprise était à nouveau assignée devant le tribunal de commerce de Brest, par l’Urssaf cette fois. La liquidation judiciaire a été demandée par toutes les parties, direction, administrateur et tribunal. Une liquidation qui devrait être actée ce 20 avril.De la grève à la séquestration des patrons Excédés par la situation de leur entreprise, 26 des 60 salariés, étaient en grève illimitée depuis le début du mois. Ils demandaient le verse- ment des salaires de mars ainsi qu’une prime de 250 euros promise en « compensation » des retards de paiement des salaires.
Ils ont décidé ce lundi de bloquer l’entreprise et ils ont séquestré leurs patrons une partie de la journée. Mais le président directeur général Stéphane Kaddour et son directeur, Patrick Corbé ont réussi à s’échapper dans la soirée. Krystell Veillard 19/04/2016

Reportage à Brest de Muriel Le Morvan et Carole Collinet

http://france3-regions.francetvinfo.fr/industrielle-du-ponant-vers-la-liquidation-judiciaire

Commentaire: Une séquestration bien méritée et la journaliste ne se transforme pas en procureur! Elle ne demande pas des comptes comme lors d’autres affaires médiatisées! Les temps changent! La séquestration est légitime pour faire payer les patrons!

Voir aussi:

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/plouedern-29-le-conflit-se-durcit

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18 avril 2016 ~ 0 Commentaire

la cgt en lutte (jdd)

CGT

Humour involontaire: à la CGT, certains veulent signer des accords, comme la CFDT…

Contre son déclin

Philippe Martinez sera reconduit cette semaine à son poste de secrétaire général. La centrale est en passe d’être doublée par la CFDT.

Il a ressoudé les troupes, il est à la pointe de la mobilisation contre la loi El Khomri, il va être ­reconduit à la tête de la CGT. Philippe Martinez, 55 ans, aborde le congrès de la centrale syndicale, cette semaine à Marseille, dans une posture favorable. L’appareil cégétiste l’avait porté dans le fauteuil de Thierry Lepaon, démissionnaire. Il sera cette fois-ci désigné par les militants, étant le seul candidat. Mais il fait face à un défi historique : la CGT est en passe de perdre son rang de premier syndicat de France.

Martinez n’a pas transigé. Il a mené campagne en s’opposant systématiquement à François Hollande et à Manuel Valls. S’en prenant à une politique « d’austérité », boycottant une confé- rence sociale organisée par l’exécutif, aiguillonnant, avec FO, la contestation contre la loi tra- vail, une nouvelle journée de manifestations est prévue le 28 avril. Succès assuré auprès des adhérents. « Pour se faire élire à la CGT, il faut être très à gauche », rappelle un autre respon- sable de la centrale.

« Il est temps d’avoir des débats » Le leader aux imposantes moustaches se garde toutefois d’afficher ses préférences politiques. « La CGT ne doit pas donner de consigne de vote », a-t-il indiqué mercredi devant l’Association des journalistes de l’information sociale. Bernard Thibault avait, lui, appelé à faire battre Nicolas Sarkozy en 2012 après avoir engagé un processus d’éloignement du PCF, ne voulant pas que le syndicat soit lié aux déroutes électoralesn du parti.

« La CGT a du mal à se fixer une doctrine claire de stratégie et d’action. Depuis son arrivée, Philippe Martinez a appliqué une politique d’opposition tous azimuts pour assurer l’uni- té des troupes. La question qui se pose est de savoir s’il jouera la carte de l’unité retrouvée ou bien s’il poursuivra dans la fermeture. Dans sa situation, il est plus évident de faire le héris- son », observe Raymond Soubie, président des sociétés de conseil Alixio et Taddeo, et ancien conseiller ­social de Nicolas Sarkozy à l’Élysée.

En interne, les chantiers ne sont ainsi pas clos. « Sur les structures, la stratégie, le rapport au politique, il est temps d’avoir des débats », s’impatiente un autre dirigeant. À savoir, entre le maintien d’une ligne dure et le pouvoir de signer des accords au niveau national. D’autant que, malgré l’impopularité de l’exécutif, la CGT risque d’être dépassée par la CFDT, qui, elle, a négocié avec Manuel Valls. Ce serait une secousse inédite sur l’échiquier social qu’elle domine depuis l’après-guerre. « Oui, on a une crainte : de ne plus être la première organisation syndicale », s’inquiète Philippe Martinez.

Une nouvelle hiérarchie doit être établie l’an prochain, de façon officielle, sur la base des élections dans les entreprises. Au dernier décompte, en 2013, la CGT était juste devant la CFDT, avec 26,8 % des voix contre 26 %. Mais depuis, elle a perdu du terrain dans ses bas- tions : RATP, EDF, La Poste… Elle a même été reléguée en quatrième place l’an passé chez Air France, où la CGC (cadres) a pris le leadership. « Philippe Martinez a reconnu ce qui se des- sine : à la prochaine mesure de la représentativité, il est quasiment certain que la CFDT sera première. Dans l’histoire de la CGT, c’est un constat douloureux », observe Raymond Soubie. Martinez évoque un différentiel de 300.000 voix chez les salariés, qui ferait basculer l’ordre établi.

Recul en effectifs S’agissant des effectifs, la CGT recule aussi. Elle dénombrait 676.623 adhérents fin 2014, en baisse de 1,8 % sur un an. L’organisation revendiquait 5,6 millions de syndiqués après-guerre, dans un pays de 40 millions d’habitants (64 millions aujourd’hui). « Notre premier objectif, c’est de réduire le nombre d’endroits où nous ne sommes pas pré- sents », prévient le secrétaire général. Il veut conquérir de nouveaux adhérents parmi les ca- dres, ingénieurs et techniciens, mais également dans les nouvelles catégories d’emploi comme les chauffeurs de VTC. Prudent, Philippe Martinez ne donne toutefois pas d’objectif chiffré comme l’avait fait en son temps Bernard Thibault, qui visait un million de cartes.

Nicolas Prissette – Le Journal du Dimanche dimanche 17 avril 2016

http://www.lejdd.fr/Societe/La-CGT-en-lutte-contre-son-declin

Commentaire: Les dirigeant(e)s de la CGT, sont des hommes/femmes comme les autres, ils ont le droit d’avoir des idées politiques. Et si c’est moins au PCF, c’est forcément ailleurs… Et si c’est interdit d’en parler cela ne veut pas dire que cela n’existe pas: c’est un secret de poli- chinelle que les affrontements actuels sont entre « orthodoxes »: la gauche et « modernistes »: les proches des socialistes. L’enjeu en est la question de la possibilité de signer des accords comme la CFDT, d’abandonner les manifs d’un jour « inefficaces » (pour sûr!) pour la négociation de « bons accords »

Brève:

CGT-cheminots

À la SNCF, les cheminots veulent les 32 heures

Les cheminots CGT réclament les 32 heures, soit 18 jours de repos supplémentaires. Le syndicat a dévoilé cette semaine ses revendications, dans un document de 37 pages, pour la négociation de la convention de branche, qui s’appliquera à la SNCF et à ses concurrents. Les entreprises du secteur estiment qu’une telle disposition renchérirait le coût des billets de 20 %, sans compter la suppression de trains. Une grève est prévue le 26 avril. N.P.

Voir aussi:

Bref historique du Syndicalisme

Syndicat: La bureaucratie est toujours-la

Des nominations qui tombent à pic pour des syndicalistes de la CGT et de FO

Au congres de la cgt hollande attaque et lepaon hué

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18 avril 2016 ~ 0 Commentaire

pendant de temps à londres, samedi

4500

Des dizaines de milliers ont scandé: « Health, homes, jobs and education, Cameron must go, Tories out! », (Santé, logements, boulot et éducation, Cameron démission, conservateurs dehors).

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16 avril 2016 ~ 0 Commentaire

le 23 avril à paris

on bloc

Rencontre nationale de « On bloque tout »

Un mois après le lancement de l’appel « On bloque tout » par 100 syndicalistes, plus de 1.200 signataires individuels et 60 structures syndicales locales ou départementales l’ont rejoins.

Une rencontre nationale se tiendra le 23, pour préparer la grève du 28 avril et la suite du mouvement.

Nous sommes désormais plus de 1200 syndicalistes et plus de 60 structures syndicales en tant que telles à avoir signé l’appel «On Bloque Tout!» ! Que ce soit dans la rue, aux côtés des lycéen.ne.s et étudiant.e.s mobilisé.e.s (la Coordination nationale étudiante appelle à des journées de mobilisation les 14 et 20 avril), dans les «Nuits Debout » auxquelles nous participons selon les endroits… et bien sûr dans nos syndicats, dans nos entreprises et services, pour préparer la grande grève du 28 avril, continuons de diffuser et faire connaître l’appel « On Bloque Tout ! »

Et afin d’échanger sur la poursuite du mouvement et la préparation du 28 avril et ses suites, nous appelons à une rencontre nationale.

Rencontre nationale de l’appel « On Bloque Tout ! »

Le Samedi 23 avril, de 10 à 17 heuresSalle Léon Jouhaux de la Bourse du Travail de Paris (Annexe Turbigo)

67 rue de Turbigo, Paris 3e

M° Temple ou Arts et métiers

Cette rencontre est ouverte à toutes et tous les signataires et adhérent.e.s de structures syndicales qui s’y reconnaissent, de toutes les régions ! Un document avec proposition d’ordre du jour et modalités pratiques sera très prochainement publié sur le site et envoyé par la prochaine newsletter (pour y être inscrits, signez l’appel !).

Nous invitons les camarades qui souhaitent participer à nous l’indiquer en envoyant un mail à contact@onbloquetout.org (Objet : rencontre nationale).

Par ailleurs, en Ile-de-France, un groupe de camarades souhaite se réunir pour assurer la diffusion et la présence de l’appel dans les initiatives et mobilisations franciliennes : si d’autres camarades sont intéressé.e.s pour participer, merci d’envoyer un mail à contact@onbloquetout.org (Objet : groupe francilien).

Enfin, des affichettes ont également été réalisées pour vos manifs, panneaux syndicaux…

http://www.alternativelibertaire.org/Rencontre-nationale-de-On-bloque

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15 avril 2016 ~ 0 Commentaire

thierry lepaon (jdd)

le paon cgt

Le gouvernement crée une agence sur mesure pour le recaser

Comment recaser Thierry Lepaon, démissionné de son poste à la CGT mais toujours salarié par le syndicat? Selon Europe 1, le gouvernement est tenté de créer un poste rémunéré sup- plémentaire pour lui, dans un secteur où la fonction est déjà remplie, mais de manière béné- vole. Ce devait être un coup de pouce, c’est devenu un casse-tête pour le gouvernement : comment recaser Thierry Lepaon, sans emploi depuis le scandale au sujet de son appartement de fonction?

Il avait démissionné en janvier 2015 après des révélations sur le coût de la rénovation de son appartement de fonction (un devis de 150.000 euros, 105.000 d’après l’intéressé), son bureau (62.000 euros) et des indemnités de départ de sa fédération avant son élection à la tête du premier syndicat français. L’ex-numéro un de la CGT, qui n’a pas été lâché en rase campagne par l’organisation syndicale qu’il dirigeait, est donc payé depuis plus d’un an par la CGT en attendant une nouvelle situation professionnelle.

Pour mettre fin à cette situation, sur fond de mobilisation contre la loi Travail – à laquelle la CGT a pris part –  le gouvernement a voulu lui donner un coup de pouce, rapporte Europe 1. La solution était toute trouvée : l’homme a un tropisme pour la lutte contre l’illettris- me, au sujet de laquelle il a même rédigé un rapport en 1996 pour le Conseil économique et social de Basse-Normandie. Ne restait plus qu’à placer Thierry Lepaon à la tête de l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme, à la place de Marie-Thérèse Geoffroy, l’actuelle présidente.

L’info avait pourtant été démentie il y a quelques jours par l’Agence :  »Aucun poste n’est actuellement vacant », a-t-assuré à l’AFP. Et pour cause : la présidence convoitée s’est avérée être un travail bénévole, alors que tout l’enjeu du recasage de Lepaon est de lui assurer un nouveau salaire pour qu’il cesse d’être payé par la CGT.

Deux agences identiques pour un poste Qu’à cela ne tienne : le gouvernement décide de créer une structure identique à l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme avec cette légère variante : son président sera rémunéré, rapporte la radio. Cette « Agence de la langue françai- se pour la cohésion sociale », comme l’a appelée Manuel Valls mercredi, verra ses missions définies par plusieurs personnes qualifiées sur le sujet, dont Thierry Lepaon, précise encore Europe 1.

Reste qu’il est difficile de justifier de l’existence de deux agences à la finalité iden- tique. L’Etat aura pourtant du mal à rationnaliser la situation en fusionnant de force les deux agences car sur le terrain, on ne voit pas ce qu’il y a  à reprocher à l’Agence actuelle. Cette dernière a le mérite de ne pas coûter cher, elle n’emploie que 12 personnes pour un budget annuel de 1,2 million d’euros, dont 600.000 euros de subvention d’État et elle avait même reçu les compliments de la Cour des comptes à ce sujet, rappelle la chaîne radio.

Alix Hardy – leJDD.fr

http://www.lejdd.fr/Le-gouvernement-cree-une-agence-sur-mesure-pour-Lepaon

Lire aussi:

http://www.revolutionpermanente.fr/51eme-congres-de-la-CGT

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15 avril 2016 ~ 0 Commentaire

2000 fauteurs de trouble à chicago (essf)

labor-notes-conference-movement-of-rank-and-file-educators_850_576

Photos: Profs des écoles de New York

Le week end dernier,  2 200 militants syndicaux des diverses industries (dont 150 visiteurs de 22 pays), se sont réunis à Chicago.

http://inthesetimes.org/

http://www.labornotes.org/

http://www.europe-solidaire.org/

En savoir plus sur l’Anti-k

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