Archive | Syndicalisme

30 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

rennes: les agents hospitaliers devant l’agence régionale de santé (fr3 + of)

manifestants-hopital-SUD

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Ils sont environ 400 rassemblés devant l’Agence régionale de santé (ARS) à Rennes ce midi. Les agents hospitaliers manifestent afin de dénoncer la dégra- dation de leurs conditions de travail et pour refuser les plans de retour à l’équilibre imposés par l’ARS. Des plans prescrits pour enrayer les déficits. En effet les hôpitaux bretons de taille moyenne sont confrontés à de lourds déficits, c’est ce que détaille un article de nos confrères du Télégramme.

Des hôpitaux déficitaires

Le déficit est de 10 millions d’euros pour l’hôpital de Lannion, 3 millions à Pontivy, plus de 2 millions à Guingamp, 1,5 millions à Morlaix, ou encore 800 000 euros à Quimperlé. Ces déficit s’expliquent par des frais de fonctionnement importants pour des blocs opératoires au regard de leur activité; une tarification pénalisante pour ces hôpitaux où les pathologies prises en charge sont moins rémunératrices. Des établissements qui ont également beaucoup recours à l’intérim médical, très onéreux, car les médecins viennent y travailler plus difficilement.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/2015/01/29/bretagne-la-mauvaise-sante-des-hopitaux-de-taille-moyenne-643145.html

Santé. 400 hospitaliers en colère ont défilé à Rennes (OF)

Rennes – 29 Janvier – 0

Venus de toute la Bretagne, à l’appel de la CGT et Sud, 400 personnels des hôpitaux publics ont manifesté à Rennes. Une délégation a été reçue à l’Agence régionale de santé.

Infirmières, aides-soignantes, personnels techniques et administratifs… 350 à 400 employés des établissements hospitaliers de Bretagne se sont réunis sur l’esplanade De Gaule, à Rennes, ce jeudi après-midi.

Venus d’Ille-et-Vilaine, des Côtes-d’Armor, du Morbihan et du Finistère, les hospitaliers bretons réclament le retrait du projet de loi santé de Marisol Touraine, synonyme, selon eux, « d’austérité » et de « dégradation de l’accès aux soins et des conditions de travail ».

Reçus à l’ARS

Le cortège a pris la direction de l’Agence régionale de Santé, au Colombier, où une délégation a été reçue pendant 45 minutes. Déçue que le dialogue ait tourné court, Dominique Besson, pour la CGT, a appelé les manifestants à « amplifier le mouvement » dans les prochains jours.

http://www.ouest-france.fr/sante-400-hospitaliers-en-colere-ont-defile-rennes-3151212

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25 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

douarnenez: dans la rue pour sauver la chirurgie (npa)

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Rien n’est perdu dans le combat pour maintenir le service de chirurgie à l’hôpital de Douarnenez : c’est le message porté ce samedi 17 janvier à Quimper par près de 2 000 personnes.

En tête du cortège, la banderole de la coordination nationale de « Touche pas à mon hosto », suivie des salariéEs et leurs syndicats CGT et CFDT, l’association des maires ruraux et des usagerEs. Venus du Cap-Sizun, du Porzay, du haut Pays bigouden, de Carhaix et bien sûr de Douarnenez, ces manifestants ont défilé en centre-ville rejoint par une délégation de militantEs de SUD Santé des deux hôpitaux de Quimper. Des militantEs quimpérois d’Attac, du PCF et du NPA sont aussi venus grossir les rangs de cette manifestation.

Besoin de radicalité Depuis plusieurs semaines, les Sud-Finistériens se mobilisent : le 6 décembre, ils avaient déjà été plus de 5 000 à défiler dans les rues de Douarnenez. En revanche, on peut déplorer que cette nouvelle manifestation n’ait pas mordu sur le reste du département.

Dans la manifestation, bien des participantEs regrettaient la mollesse de l’action et le peu de mots d’ordre offensifs, car tout le monde a encore en mémoire la radicalité de la lutte pour la défense de l’hôpital de Carhaix et sa victoire. C’est sûrement ce rôle que devront jouer les salariéEs avec leurs syndicats et les comités d’usagers s’ils ne veulent pas rester isolés et perdre ce combat décisif.

Pour faire plier l’Agence régionale de santé, il faudra certainement plus que de simples défilés dans les rues de Quimper. Correspondante

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25 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

oberthur technologies, vitré, une centaine de salariés débraient (of)

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Ce vendredi, des salariés de l’entreprise Oberthur technologies, à Vitré, ont temporairement stoppé leur activité. Ils dénoncent « une dégradation des conditions de travail ».

À Vitré (Ille-et-Vilaine), l’entreprise Oberthur technologies fabrique des cartes à puces et des passeports. Le site compte 550 salariés. En 2014, le groupe avait décidé de faire de Vitré son « unique site de production en Europe pour les solu- tions de paiement et les pièces d’identité de Vitré », avait-il alors été indiqué.

L’usine bretonne a donc récupéré une partie de la production jusqu’alors réalisée à Barcelone (Espagne) et de Tewkesbury (Grande-Bretagne) pour les cartes de paiement, et à Templemars (Nord) , pour les pièces d’identité. Outre ses trois sites, celui de Puy-Guillaume (Puy-de-Dôme) a également fermé.

Jeudi soir et ce vendredi, environ une centaine de salariés a débrayé. Leurs revendications portent notamment sur les «conditions de travail». Ils dénoncent par exemple «une désorganisation», «une charge de travail mal organisée», «des problèmes de management»…

Le mouvement a été initié par la CFDT ; FO, l’autre syndicat de l’entreprise, s’y est joint dès jeudi. Croisé sur place ce vendredi, un représentant de la direc- tion a indiqué que cette dernière ne souhaitait pas commenter la situation. D’autres débrayages sont prévus jusqu’à lundi.Vitré – 23 Janvier

http://www.ouest-france.fr/oberthur-technologies-vitre-une-centaine-de-salaries-debraie-3136868

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23 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

les travailleurs, dans les cars! les décideurs, dans le tgv et l’avion (sud rail bretagne))

les travailleurs, dans les cars! les décideurs, dans le tgv et l’avion (sud rail bretagne)) dans Luttes sociales en Bretagne

En décembre, le conseil régional a voté le budget 2015 dédié au transport.

En comparaison du budget 2014, on peut observer une baisse significative de l’investissement ferroviaire de 22,5% (modernisation du réseau et développement du fret) et une montée de 355% des investissements pour les aéroports, dont l’inutile Notre Dame des Landes (NDDL). Ces orientations auront de graves conséquences pour le service public ferroviaire et l’emploi.

Des lignes TER en sursis Au vu des investissements pharaoniques du Conseil Régional pour la LGV (Ligne à Grande Vitesse) et NDDL, les élus déclarent ne pas avoir les 200 millions d’euros nécessaires pour remettre à niveau les lignes ferro-viaires nécessitant des investissements : «Dol-Lamballe», «Guingamp-Paimpol», «Rennes-Châteaubriant», «Brest-Quimper» ; sans oublier la ligne «Morlaix-Roscoff» qui n’a même pas été citée. Son sort est déjà fixé… car sur cette dernière, en parallèle du ferroviaire, fonctionne un service de bus qui sera renforcé pour enlever tout intérêt au train.

SUD Rail a déjà plusieurs fois alerté la population, les élus, la SNCF, sur l’avenir de ces lignes. On nous a toujours répondu que la LGV profiterait à l’en-  semble des Bretons et que cela ne nuirait pas aux lignes «secondaires». On nous avoue aujourd’hui que cela semble très «compromis». L’argument avancé est que la région payant déjà les frais d’exploitation, elle ne peut se permettre d’investir sur le réseau.

Actuellement des limitations de vitesses sont appliquées sur ces lignes, fau- te d’entretien suffisant. Ainsi les temps de parcours augmentent, quand dans le même temps on fait miroiter aux citoyens les effets de la grande vitesse avec les projets BGV (Bretagne Grande Vitesse) et LNOBPL (Ligne Nouvelle Ouest Breta- gne Pays de la Loire). Mais le fait de rénover ces lignes, adapter les horaires, diminuer les temps de parcours ne les rendrait-il pas plus attractives et donc moins déficitaires ? On le sait, l’état, propriétaire du réseau ferré, a laissé tomber celui-ci en déshérence en misant sur le tout routier depuis quarante ans. Dans le même temps, il a engagé la SNCF à investir dans le financement des lignes TGV endettant celle-ci de manière inconsidéré et irréversible.

Aujourd’hui, les élus régionaux ont beau jeu de refuser de se substituer à l’état dans ce qui relève bien d’infrastructures d’aménagement du territoire natio- nal. Mais nous parlons là de l’avenir des trains du quotidien, utilisés par les tra- vailleurs, les scolaires, les citoyens modestes. Alors qu’est ce qui justifie l’arbi- trage des subventionnements en faveur de la LGV et de l’aéroport, utilisés essen- tiellement par les décideurs, les catégories socio professionnelles dites supé- rieures, les touristes… Nos élus préfèrent subventionner les géants du BTP, tels EIFFAGE et VINCI, pour nous construire des pyramides des temps moder- nes, omettant les besoins de la majorité population et l’indispensable transition énergétique.

Déshumanisation des trains et des gares Dans le budget, il est inscrit: «La convention garantit le maintien du niveau de service TER Bretagne en exigeant des engagements sur les prestations réalisées en gare et sur la capacité offerte dans les trains». Or, les amplitudes de guichets ne cessent de diminuer dans les petites gares, ainsi que la présence sur les quais. Cette déshumanisation des gares n’est pas sans contraintes pour les personnes en situation de handicap. Pour pallier à cette déshumanisation, on sous-traite les prestations de surveillance des quais dans certaines gares avec des emplois précaires.

En plus du personnel des gares, les contrôleurs sont en voie de disparition sur le TER. L’Equipement à agent seul se met en place (train avec comme seul personnel un conducteur). Vingt et un trains par semaine sont prévus dans un premier temps avant d’atteindre 86 trains d’ici le mois de Mai.

Et le Fret ? Le trafic de Fret ferroviaire en Bretagne, c’est à peine plus de 1% du total des trafics marchandises. Malgré l’ouverture à la concurrence en 2006, le trafic de Fret ferroviaire global est toujours en chute libre ! Les opérateurs privés se sont contentés de récupérer une partie des marchés délaissés  délibérément  par Fret SNCF (1er opérateur routier national avec sa filiale Géodis, rappelons-le).

Certains, au passage, ont pu bénéficier de subventions régionales (pour l’adaptation des remorques au multimodal). Ils y ont pris goût. Toujours les pre- miers à hurler après l’impôt et la dépense publique, mais toujours premiers aussi à réclamer la manne publique ; ils savent se faire entendre des élus régio- naux. Le Conseil Régional de Bretagne va en effet financer un vaste plan « ayant pour objectif d’accompagner les initiatives privées ». Les initiatives pouvant profiter de ces subventions sont le transport multimodal, la mise en place de nouvelles lignes ferroviaires…

Pour tous ces sujets de transports de marchandise par fer, un groupe et un comité d’experts composés d’acteurs économiques régionaux seront créés. Ces instances seront donc pilotées par les mêmes acteurs économiques qui béné- ficieront des subventions… Très fort ! Pour SUD Rail, ce n’est ni plus ni moins qu’une délégation de pouvoirs de nos élus à l’oligarchie économique ! Quelle place pour les travailleurs et la population dans l’utilisation de ces financements publics après l’abandon de l’écotaxe.

Le transport ferré impose un haut niveau de sécurité. L’EPSF (Etablissement Public de Sécurité Ferroviaire) délivre des certificats aux transporteurs qui leurs sont propres. Des entreprises ont déjà trouvé la faille pour déjouer ces contraintes en utilisant le certificat d’une autre. Ce «détournement» est dangereux pour la sécurité des circulations sur le réseau. Mais il est encouragé par les orientations budgétaires régionales qui s’apprêtent à subventionner des entreprises ne respectant pas ces critères. A titre d’information, COMBIWEST ne possède pas de certificat de sécurité au 6 janvier 2015 mais fait néanmoins circuler des trains.

Alors que l’on a fait crever le service public de transport ferré SNCF, alors que la lutte urgente contre les G.E.S. (Gaz à effet de serre) imposerait une revita-lisation immédiate sous contrôle public de celui-ci, SUD Rail dénonce le lâchage des élus régionaux qui s’apprêtent à subventionner des patrons opportunistes  et bafouant le droit du travail.

SUD Rail demande que l’argent prévu pour le projet LNOBPL et celui de NDDL soit consacré à la rénovation des lignes et au fonctionnement des Trains TER pour desservir tous les bretons. De plus, nous voulons des emplois à haut niveau social pour garantir la sécurité du réseau et prendre en compte la pénibilité des travailleurs du rail.

Pour maintenir un service public ferroviaire de haut niveau, ne faisons qu’une seule SNCF !

jeudi 22 janvier 2015 Syndicat SUD Rail Bretagne

http://www.rennes-info.org/Les-travailleurs-dans-les-cars-Les

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22 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

l’inspection du travail persona non grata sur le chantier de l’aéroport de nddl! (cgt)

l’inspection du travail persona non grata sur le chantier de l’aéroport de nddl! (cgt) dans Syndicalisme 1819463_5_7a74_dans-le-bocage-nantais-le-face-a-face_87206f156c57fe2aa4b972b0339a95d6

COMMUNIQUE DE PRESSE

La réforme de l’Inspection du travail, mise en œuvre depuis la fin 2014, se traduit par une reprise en main politique d’une institution proche des salariés, considérée par le patronat et le gouvernement comme une contrainte insupportable.

Dernier exemple qui fera date : la décision du Directeur Régional du Travail de Loire Atlantique de retirer le contrôle du chantier de NDDL confié initialement à l’Inspecteur du travail géographiquement compétent pour l’attribuer… à son supérieur hiérarchique !

En dessaisissant l’agent de contrôle couvert par une garantie d’indépendance au profit d’un fonctionnaire qu’il a lui-même choisi, l’Etat, par l’intermédiaire du Directeur régional aux ordres du Préfet, indique clairement que rien, et surtout pas l’application de la règlementation du travail, ne doit l’empêcher de mener son projet d’aéroport qu’il tente d’imposer par la force et ce malgré un fort mouvement d’opposition.

Le SNTEFP CGT condamne cette décision, en exige son retrait immédiat et saisi l’organisation internationale du travail de ce dossier.

Le 19 janvier 2015 Publié le 21 janvier 2015 par CGT

http://cgt-tefp.fr/linspection-du-travail-persona-non-grata-sur-le-chantier-de-laeroport-de-notre-dame-des-landes/

 

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20 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

guadeloupe: procès contre l’ugtg! nous sommes charly! (rennes infos)

guadeloupe: procès contre l’ugtg! nous sommes charly! (rennes infos) dans Anticolonialisme charly-54d16

L’Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe avait joué un rôle détermi- nant en 2009 dans la constitution du collectif LKP (Liyannaj Kont Pwofitasyon ) qui regroupe une cinquantaine d’organisations syndicales, associatives, politiques et culturelles de l’ile et qui anima une grève de deux mois contre la vie chère.

L’UGTG est un syndicat de masse et de classe dont la proximité avec la cause de l’indépendance de la Guadeloupe est bien connue. Ses militants sont fréquem- ment trainés devant les tribunaux français pour leurs activités en faveur de la libération sociale du peuple Guadeloupéen.

Un nouveau procès lié au conflit de 2009 aura lieu le 20 janvier prochain .
Voici un des textes solidaires relatif à la mobilisation en faveur du principal accusé Chaly Lendo (membre de l’UGTG).

Pour l’arrêt de la répression antisyndicale en Guadeloupe Pour la relaxe de Charly Lendo, ancien secrétaire général adjoint de l’Union générale des travailleurs de Guadeloupe (UGTG)

La grève générale qui a eu lieu en Guadeloupe en 2009, grève qui a duré 44 jours, a rassemblé des dizaines de milliers de travailleurs avec leurs organisations, soutenus par la population laborieuse. Au cours de ce mouvement de nombreux barrages routiers ont été dressés à différents endroits du pays. Sur l’un de ces barrages, un jeune motard a trouvé une mort tragique.

Le 20 janvier 2015, Charly Lendo, ancien secrétaire général adjoint de la l’UGTG est convoqué au tribunal de Pointe à Pitre (Guadeloupe) accusé « d’homicide involontaire »… Ce procès est une provocation contre le mouvement syndical.

Depuis cinq ans, ce sont plus de cent militants et responsables syndicaux de Guadeloupe qui ont été convoqués par la justice. Rapporté à la population salariée de l’Hexagone, ce chiffre correspond à environ quinze mille militants syndicalistes convoqués par la justice pénale.

Il s’agit d’une marche à la criminalisation de l’activité syndicale. Cette répression antisyndicale s’accompagne de la part du patronat (Medef), d’une multiplication des délits d’entrave, de pressions de toute nature, sans parler des licenciements.

A la veille du procès de Charly Lendo, le 20 janvier 2015, en nous rassemblant à la Bourse du travail, nous exprimerons notre solidarité ouvrière à l’égard des syndicalistes de Guadeloupe et exigerons la relaxe pure et simple de Charly Lendo.

En défendant les libertés syndicales, le droit de revendiquer pour les organisations syndicales de Guadeloupe et pour leurs militants, nous défendons le droit de nos organisations à agir librement, nous nous défendons nous-mêmes.

Sous la présidence du Comité international contre la répression (pour la défense des droits politiques et syndicaux) participeront au meeting :

- Maïté HUBERT, secrétaire générale adjointe de l’UGTG ; Ruddy TESSIER, secrétaire général adjoint de l’UGTG

- des responsables syndicaux de l’Hexagone

Le Cicr répondant à l’appel d’Elie Domota, se rendra au procès de Charly Lendo à Pointe-à-Pitre le 20 janvier 2015.

Plus d’infos sur le dossier ici http://ugtg.org/article_2088.html

Source UGTG http://ugtg.org/

http://www.rennes-info.org/Guadeloupe-proces-contre-l-UGTG

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19 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

easyjet: les ailes des rapaces (npa)

carotte

Fin décembre 2014, le personnel navigant d’EasyJet s’est fait remarquer par deux grèves successives lancées les 24-25 décembre et 31 décembre-1er janvier.

EasyJet est une compagnie aérienne européenne connue pour être, avec Ryan- air, la championne européenne du modèle « low cost ». Elle utilise toutes les ficel- les mises en œuvre depuis 1995 par son fondateur, un armateur chypriote qui a immatriculé la compagnie à Jersey, paradis fiscal de la couronne britannique…

En 2014, EasyJet a réalisé un bénéfice opérationnel record de 743 millions d’euros, en croissance de 21 %. Même si le chiffre d’affaires et le niveau d’activité de cette compagnie sont de 5 à 6 fois inférieurs à ceux des compagnies majeu- res: Lufthansa, Air France, British Airways, celle-ci sert depuis de nombreuses années de modèle de réussite capitaliste dans le secteur pour les investisseurs et actionnaires qui mènent les attaques patronales dans tout le secteur.

La règle est donc évidemment de mettre en œuvre le maximum de flexibilité et de baisser au maximum la masse salariale. Dès le départ, EasyJet a externalisé toutes les opérations de maintenance, d’assistance au sol et d’enregistrement. Mais, même en ce qui concerne le personnel navigant: hôtesses, stewards et pilotes, la politique est la précarité maximale des conditions de travail.

Les plannings de vol peuvent être déstabilisés en permanence, empêchant toute organisation de sa vie personnelle. Ainsi, les navigantEs peuvent avoir 20 modifications de plannings sur le même mois. En effet, la compagnie se vante d’arriver à la flexibilité maximale pour réaliser le maximum de vols avec le minimum de personnel : demi-tour réalisé dans un minimum de temps, nettoyage de la cabine réalisé par le personnel de bord, consignes délivrées sur des téléphones portables personnels, etc. la liste est longue.

Triste modèle… Si la coupe est pleine pour les personnels, c’est bien évidemment parce que les bénéfices réalisés vont aux actionnaires et aux grands dirigeants, ne laissant que des miettes pour les salariéEs. Même si les syndicats de l’entre- prise ont accepté depuis longtemps que « ce retour sur productivité » se fasse sous forme d’actions et non pas avec de réelles augmentations de salaires, la direction a même eu cette année l’indécence de baisser de 25 % les actions données en remerciement.

Cela alors que les dividendes versés aux actionnaires et aux dirigeants ont augmenté de 35 % et que le salaire de la PDG Carolyn Mc Call est passé de 6,4 à 7 millions de livres (8,9 millions d’euros)…

Cela a déclenché la colère des salariés basés en France (1 000 sur 9 600) : une grève contre ce mépris et pour obtenir un accord sur les plannings garantissant moins de déstabilisation. Inutile de dire qu’à la suite de l’annonce le 11 décembre de cette grève, il n’y a eu aucune négociation… Par contre, la direction a offert plus de 100 livres au personnel navigant commercial basé hors de France pour venir casser la grève de leur collègues, une grève ultra-majoritaire. EasyJet a dû annuler des dizaines de vols à partir des escales françaises.

Les dirigeants des compagnies aériennes françaises: Air France, Corsair, Air Austral, prennent comme modèle EasyJet et Ryanair et cherchent à appliquer contre les salariéEs des recettes équivalentes. Même l’ancien secrétaire d’État socialiste aux Transports, Cuvillier, avait chaudement accueilli, il y a quelques mois, la PDG d’EasyJet, la félicitant du développement de sa compagnie en France.

Le triste exemple de conditions imposées aujourd’hui aux salariéEs d’EasyJet montre que les capitalistes, dans le secteur aérien comme ailleurs, n’ont d’autres limites que celles que les travailleurs sont capables de dresser contre eux.

Léon Crémieux Dimanche 18 Janvier 2015

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19 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

commerce: la riposte est en marche (npa)

commerce: la riposte est en marche (npa) dans Syndicalisme

Lundi 26 janvier, date de l’examen du projet Macron à l’Assemblée nationale, le CLIC-P sera de nouveau dans la rue.

Cette nouvelle mobilisation, avec appel à la grève et à la manifestation, rejointe, pour le moment, par la CGT au niveau régional et par Solidaires au niveau national, s’inscrit bien dans une riposte globale contre cette loi.

Cette journée sera précédée par une diffusion aux entrées du personnel des grands magasins parisiens, le 20 janvier à partir de midi, de la carte postale à adresser à Hollande pour lui rafraîchir la mémoire (cf. l’Anticapitaliste n°269). Cette même carte commence aussi à fonctionner en régions.

Macron c’est non ! D’ici le 10 février, jour probable du vote de la loi, d’autres actions sont envisagées comme une manifestation dans une gare, ces dernières étant visées par le projet d’ouverture dominicale, ainsi qu’un meeting. Des asso- ciations féministes et de jeunesse rejoignent le collectif de mobilisation composé de syndicats et d’organisations politiques, dont le NPA, et commencent à se faire entendre.

Il est clair que les femmes et les étudiantEs, obligés de travailler pour payer leurs études (ce qui ne les rendra certainement pas milliardaires), seront les premières victimes de cette loi. Ces racistes, ces fauteurs de guerres, nous ne marchons pas dans leur unité nationale. Contre le projet Macron, une seule ligne de démarcation, celle de classe. LD Dimanche 18 Janvier 2015

http://npa2009.org/actualite/commerce-la-riposte-est-en-marche

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15 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

une première depuis 60 ans! (sud ptt)

une première depuis 60 ans! (sud ptt) dans Syndicalisme yann_-_copie-94da0

La Poste révoque un fonctionnaire militant SUD pour faits syndicaux !

Signez la pétition!

http://reintegrationyann.sudptt.org/index.php?petition=3

Yann Le Merrer, secrétaire départemental adjoint de SUD PTT des Hauts-de-Seine vient de recevoir sa notification de révocation pour des faits liés à l’activité syndicale et au conflit qui a agité les Hauts-de-Seine au premier semestre 2014. Du jamais vu depuis 1951, date à laquelle deux responsables de la CGT avaient subi une sanction similaire, la plus lourde qui soit pour un fonctionnaire. Pourtant le dossier disciplinaire de Yann ne fait état que de faits liés à son activité syndicale : participation active à un conflit du travail, information aux collègues non grévistes, interpellation des directions…

Des centaines de syndicalistes subissent menaces et sanctions dans leurs activités quotidiennes pour avoir simplement relayé les revendications des personnels ou d’être à leurs côtés dans les luttes. La simple liberté d’information est interdite dans certaines directions, les représentant-es syndicaux-ales n’ayant pas le droit de rentrer dans les bureaux pour distribuer ne serait-ce qu’un tract. Pourtant les dirigeants de la Poste ont demandé à tous les postier-ères de respecter une minute de silence pour la défense de la liberté d’expression, habillant en parallèle le site de La Poste du symbole « Je suis Charlie ». Quelle ironie quand on sait que cette même liberté n’a pas droit de cité dans l’entreprise !

Même hypocrisie du côté du gouvernement qui n’a jamais daigné nous rece- voir sur les libertés syndicales à La Poste depuis 2 ans malgré les courriers d’alerte que nous avons envoyés aux ministres de tutelle successifs. Même silence des représentant-es de l’Etat au Conseil d’Administration, instance dans laquelle nos représentant-es font souvent état de la répression anti-syndicale qui s’abat sur les militant-es. Ce gouvernement a une drôle de conception de la liberté d’expression quand il s’agit de l’entreprise tant vantée par le premier ministre.

Depuis des années La Poste sanctionne sans vergogne les représentant-es syndicaux qui luttent aux côtés des personnels. Elle interdit l’exercice de leur mandat syndical, leur expression, la discussion avec les personnels, la diffusion de leurs revendications. Elle vient de franchir un nouveau palier en révoquant un fonctionnaire.

Evidemment nous allons riposter et toutes les voies de recours seront utilisées pour casser cette décision inique. D’ores et déjà nous travaillons sur un référé suspension. Nous ne nous laisserons pas bâillonner. Nous continuerons d’être au côté des personnels. On ne nous fera pas taire !

COMMUNIQUÉ SUD PTT 14 janvier 2015

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09 janvier 2015 ~ 0 Commentaire

éducation nationale: la fsu appelle à la grève le 3 février (les echos)

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«On est au milieu du gué en ce qui concerne la refondation de l’école et les personnels», justifie la secrétaire générale de la principale fédération syndicale de l’Education nationale, Bernadette Groison.

La principale fédération syndicale de l’Education nationale, la FSU, lance un appel à la grève le 3 février. « On ne peut plus attendre, confie aux « Echos » la secré- taire générale de la FSU, Bernadette Groison. Les personnels ont besoin de signaux et d’outils pour assurer la transformation du système éducatif. » 

Les motifs de cet appel à la grève qui concerne les enseignants du premier et second degré ainsi que les autres personnels de l’Education nationale sont de trois ordres  : conditions de travail, emploi et revalorisation des salaires. « On est au milieu du gué en ce qui concerne la refondation de l’école et les person- nels, poursuit Bernadette Groison qui vient d’adresser une lettre en ce sens à la ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem. Sur les conditions de travail, sur la formation, sur les salaires, on n’avance pas assez vite. »

« L’éducation est devenue un sujet secondaire »

Pour le premier degré, Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp-FSU, insiste sur « la fragilité des fondations » de la grande réforme de l’école voulue par l’ex- ministre de l’Education Vincent Peillon. « On souhaite qu’un certain nombre de réformes soient conduites jusqu’au bout, précise-t-il. Or, dans le primaire, tout a été parasité par les nouveaux rythmes scolaires qui restent largement insa- tisfaisants. De plus, certaines réformes sont restées à quai comme celle de la formation continue. La formation initiale est laborieuse, comme l’a reconnu un récent rapport de l’Inspection générale. Les classes restent parmi les plus chargées d’Europe. Le « plus de maîtres que de classes’ » patine un peu. Et la revalorisation des professeurs des écoles est en panne. »

Sur cette question salariale, qui va selon lui « être au centre de la grève du 3 février » et qui « devient une urgence », le Snuipp-FSU réclame, comme d’autres syndicats, un calendrier et une programmation du rattrapage de la prime des enseignants du premier degré sur celle du second degré (400 euros par an pour l’une, contre 1.200 euros pour l’autre). La demande intervient dans un contexte budgétaire où l’enveloppe catégorielle pour le ministère se monte, pour 2015, à 250 millions d’euros. « On a le sentiment que l’éducation est devenue un sujet secondaire, déplore encore Sébastien Sihr, en se référant à l’intervention de François Hollande sur France Inter , lundi 5 janvier.

Sur la formation des enseignants, conçue par Vincent Peillon comme étant le cœur de la « refondation » de l’école, le syndicat continue de réclamer « un bilan des nouvelles Ecoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE) pour rectifier le tir ». Et en appelle à davantage de formation continue  : « Comment faire une rénovation pédagogique sans former ceux qui sont directement concernés au quotidien, interroge Sébastien Sihr. On ne va pas refonder l’école avec des conférences en ligne. »

L’ensemble des personnels de l’Education

La FSU invitera d’autres organisations syndicales à la rejoindre dans cet appel à la grève. « On proposera notre plate-forme aux autres organisations syndicales et on sera prêts à discuter », indique Bernadette Groison. Dans le champ de l’ensei- gnement professionnel public, la FSU est d’ailleurs montée au créneau, lundi 5 janvier, dans le cadre d’une intersyndicale pour mettre en garde contre le déve- loppement de l’apprentissage qui, selon les syndicats, « fait peser de graves menaces sur l’enseignement professionnel public ». « Nous n’avons pas les moyens des ambitions affichées par le ministère », déplore Jérôme Dammerey, secrétaire général du SNUEP-FSU – syndicat de l’enseignement professionnel – qui regrette, entre autres, qu’ « aucun des 60.000 postes promis par François Hollande n’ait été fléché sur les lycées professionnels ».

L’ensemble des personnels de l’Education nationale est concerné par la grève, et pas seulement les enseignants, insiste Bernadette Groison. Qui cite par exemple les assistants sociaux ou les personnels administratifs parmi les caté- gories de personnels qui « n’ont pas bénéficié d’assez de créations de postes ».

http://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/0204058093781-education-nationale-la-fsu-appelle-a-la-greve-le-3-fevrier-1080702.php

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