Archive | Syndicalisme

26 mai 2016 ~ 0 Commentaire

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doucy

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26 mai 2016 ~ 0 Commentaire

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15 000 sidérurgistes craignent de perdre leur emploi

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25 mai 2016 ~ 0 Commentaire

loi travail (basta)

douchy

Après les raffineries, les centrales nucléaires se mettent en grève

Après les raffineries et les dépôts de carburants, les centrales nucléaires et l’électricité ?

Les salariés de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, située dans l’Aube, viennent de voter la grève et l’arrêt de la production d’électricité, pour protester contre la loi Travail. La CGT a lancé un appel général à compliquer la production dans l’ensemble des centrales nucléaires, à partir de jeudi 26 mai. Avec FO, elle prévoit des blocages de certains sites, avec des baisses de production électrique, jusqu’à l’arrêt complet de certaines centrales.

« Notre but n’est pas de faire tomber le réseau, mais on passe au cran supérieur », explique le secrétaire général du syndicat CGT-Energie de l’Aube, Arnaud Pacot, cité par Francetv info. Mardi 24 mai, des coupures de courant ont déjà eu lieu dans le plus grand centre commercial d’Europe, près de Marseille, ainsi que dans plusieurs quartiers de Nantes.

Dans les autres secteurs énergétiques, la mobilisation s’amplifie contre la loi Travail. La section CGT d’Elengy, filliale de Engie (ex GdF-Suez) a appelé à une grève reconductible du 24 au 26 mai. L’entreprise exploite trois des quatre terminaux méthaniers de France, par où transitent les stocks de gaz naturel. Du côté de l’industrie pétrolière, les huit raffineries françaises sont désormais bloquées (lire notre reportage à Donges).

Conséquence : plus de 20% des stations-service sont en rupture de stock totale ou partielle sur le territoire national. La tension continue de monter, après l’intervention des forces de l’or- dre mardi 24 mai pour débloquer les accès aux dépôts de Fos-sur-Mer et de Lorient. Suite au blocage des cinq raffineries opérées par Total, le groupe a annoncé vouloir « réviser sérieu- sement » les projets d’investissement pour tous ces sites : « Si nos collègues veulent prendre en otage, pour une cause qui est étrangère à l’entreprise, un outil industriel, il faut qu’on se pose la question de savoir si c’est là que nous devons investir », a menacé Patrick Pouyanné, son PDG. Le chantage à l’emploi pour répondre aux aspirations sociales…

Du côté des transports, le mouvement se poursuit également, passant au stade supé- rieur. A la SNCF, deux jours de grève sont prévus cette semaine – mercredi et jeudi. Les chemi- nots ont décidé de débrayer tous les jours à partir de juin, la CGT et Sud-Rail appelant à la grève reconductible. Dans le métro, la situation devrait également se compliquer début juin : au sein de la RATP, la CGT appelle à la grève illimitée à partir du 2 juin. Les syndicats de l’aviation civile prévoient également de stopper le travail les 3, 4 et 5 juin prochain.

Une huitième journée nationale d’action aura lieu ce jeudi 26 mai dans toute la France, à l’appel de l’intersyndicale (CGT, FO, Solidaires, FSU, Unef, Fidl, UNL). Elle devrait être marquée par un arrêt d’activité dans la plupart des ports. La neuvième journée d’action est programmée le 14 juin, avec une manifestation nationale à Paris.

Agnès Rousseaux 25 mai 2016

A lire sur Basta ! :
Raffineries : à Saint-Nazaire, les grévistes prêts à « aller jusqu’au bout » contre la loi travail
Loi travail : les plus gros bobards du gouvernement
Les réformes du droit du travail généralisent la précarité partout en Europe
Loi travail : « Dire que c’est en facilitant les licenciements qu’on crée des emplois est ahurissant »

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25 mai 2016 ~ 0 Commentaire

lorient et brest (europe1)

penuressence

Levée des blocages des accès aux dépôts pétroliers

Les opposants à la loi Travail ont levé leurs barrage, mardi en fin de matinée. Les opposants à la loi Travail, qui bloquaient depuis mardi matin à l’aube les accès aux dépôts pétroliers de Lorient et Brest, ont levé leurs barrages en fin de matinée.

Les camions citernes ont repris leurs chargements. A Lorient, où trois rues donnant accès au dépôt étaient bloquées depuis 5h du matin, les manifestants sont partis en fin de matinée sans affrontement avec les forces de l’ordre, a déclaré Olivier Laurent, représentant CGT. « On va se réunir maintenant pour décider des actions à mener demain », a-t-il ajouté, précisant que les camions citernes avaient repris leurs chargements d’essence au dépôt, sous la surveillance des forces de l’ordre.

A Brest, entre 150 et 200 manifestants, appartenant à FO, Nuit Debout et la mouvance d’extrême-gauche, ont quitté en fin de matinée les ronds-points du port où ils avaient pris position depuis le matin. Leur action a provoqué d’importants embouteillages, en particulier à l’heure de pointe, mais sans empêcher la rotation des camions citernes entrant et sortant du dépôt sous le contrôle des forces de l’ordre. 12h48, le 24 mai 2016

http://www.europe1.fr/levee-des-blocages-des-depots-petroliers-de-lorient-et-brest

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24 mai 2016 ~ 0 Commentaire

saint-nazaire (basta)

bisou

Raffinerie: les grévistes prêts à «aller jusqu’au bout» contre la loi travail

Les huit raffineries françaises sont désormais en grève.

Plusieurs dépôts de carburants sont bloqués. A Donges, près de Saint-Nazaire, où se ravitaillent une bonne partie des stations du grand ouest, le blocage dure depuis une semaine. Posé à la croisée de deux routes qui desservent la raffinerie, le terminal charbonnier, le port et d’autres terminaux industriels, le piquet de grève rassemble des dockers, des salariés de Total ou de la chimie, des sous-traitants, des intérimaires…

Présents jours et nuits, ils affichent une détermination sans faille contre une loi qui, selon eux, va tirer tout le monde vers le bas, menaçant l’avenir de leurs enfants. Reportage sur place, alors que les forces de l’ordre menacent d’évacuer les grévistes et leurs soutiens.

Laurent Guizard, Nolwenn Weiler 24 mai 2016

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23 mai 2016 ~ 0 Commentaire

grèves, raffineries bloquées (jdd)

penuressence

« Une réponse à la radicalité du blocage politique »

Alors que la mobilisation contre la loi Travail persiste, la CGT appelle désormais à la grève générale sur fond de pénurie de carburants. Enseignant en histoire du syndicalisme à l’univer- sité de Cergy-Pontoise, Stéphane Sirot analyse cette nouvelle étape dans la contestation.

En quoi le blocage des raffineries et l’appel de la CGT à « généraliser les grèves » marquent un nouveau palier dans la contestation de la loi Travail?

C’est une nouvelle étape qui s’est constituée en trois temps. Premièrement, avec deux jour- nées de grèves interprofessionnelles consécutives en une semaine – une première dans la chronologie du mouvement. Deuxièmement, avec des appels à des grèves reconductibles. Et enfin, avec des actions de blocage en particulier dans les raffineries. Ce processus montre clairement qu’il y a une volonté de durcir la ligne chez les organisations qui chapeautent le mouvement, CGT en tête. Ce crescendo s’explique en grande partie par l’accélération de la procédure institutionnelle et l’usage du 49.3 par le gouvernement. Ces deux éléments sont interdépendants l’un de l’autre.

« La CGT veut renouer avec la lutte syndicale. Au sein de la CGT, la fédération de chimie est réputée pour être parmi les plus combatives»

Pourquoi les raffineries, et plus particulièrement celles du grand Ouest, sont les premières touchées?

Traditionnellement, les mouvements sociaux dans l’Ouest sont particulièrement tendus. Néan- moins, dimanche, la moitié des raffineries de France sont bloquées. C’est le signe qu’il y a une volonté d’étendre les blocages, qui est plutôt liée au contexte professionnel que régional. Ce secteur est en effet coutumier des pratiques radicales en matière de contestations. Au sein de la CGT, la fédération de chimie (dont dépendent les raffineries, NDLR) est réputée pour être parmi les plus combatives. C’est une des dernières qui adhère encore à la Fédération syndicale mondiale, l’internationale des syndicats d’obédience ou de sympathie communiste.

Ces méthodes font-elles partie inhérente du bras de fer entre syndicats et gouvernement?

Oui, lorsque l’on est dans une situation de blocage. La situation est d’ailleurs comparable avec celle de 2010, lors des manifestations contre la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy, où le secteur des raffineries était déjà mobilisé. Dans les deux cas, la radicalisation sociale répond à la radicalité du blocage politique, au sens où il n’y a plus aucune marge de négociations. En 2010, c’était le cas lorsque Nicolas Sarkozy avait annoncé qu’il ne changerait pas sa réforme des retraites. C’est aujourd’hui le cas avec le passage en force du 49.3. Ce qui change en revanche, c’est l’attitude de la direction de la CGT. En 2010, à l’époque de Bernard Thibault, les dirigeants de la CGT n’encourageaient pas à des formes d’actions plus radicales. Aujour- d’hui, avec son nouveau secrétaire Philippe Martinez, la CGT veut renouer avec la lutte syndicale.

Est-ce que cette nouvelle attitude de la CGT est en phase avec l’opinion des manifestants sur le terrain?

Je pense que cela fait écho. Pour avoir observé un certain nombre de manifestations, cela colle avec un état d’esprit qu’on trouve de plus en plus dans la rue. Une forme d’exaspération, voire de dégoût, vis-à-vis de ce qui est vécu comme une oligarchie politique, gouvernant à l’encontre de ce qu’elle avait promis. De ce point de vue, le discours de la CGT est en adéquation avec une partie de l’opinion.

Le conflit social est-il plus payant que la négociation?

Sur les deux dernières décennies, hormis en 2006 avec la loi sur le CPE (et l’écotaxe en 2013, NDLR), les mouvements sociaux ont tous systématiquement connu l’échec. Ce fut le cas en 2003 avec le mouvement des fonctionnaires contre l’allongement de la durée de cotisation, en 2007 avec les cheminots et la RATP, en 2010 avec la réforme des retraites… Il faut noter que ce sont des mouvements qui ont vu émerger quelques actions de blocage éparses sans jamais être véritablement soutenues par les directions confédérales. Aujourd’hui, la tendance s’est inversée. La CGT n’est plus dans une dynamique de compromis et de négociations. Et il faut aussi analyser cela au regard de la compétition avec la CFDT. Les deux syndicats sont au coude-à-coude en ce qui concerne les prochaines élections professionnelles. En 2017, il se peut que la CGT devienne la première force syndicale de France. Philippe Martinez cherche de fait à rompre avec le syndicalisme de la CFDT.  Axel Roux JDD.fr dimanche 22 mai 2016

http://www.lejdd.fr/raffineries-bloquees-reponse-a-la-radicalite-du-blocage-politique

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20 mai 2016 ~ 0 Commentaire

sat et andrés bódalo (pùblico.es)

(Sous-titres en portugais)

Des syndicats alternatifs de toute l’Espagne se réunissent samedi à Madrid pour soutenir le Syndicat des Travailleurs Andalous et Andrés Bodalo. Une douzaine de syndicats viendront  pour soutenir le syndicat des journaliers et pour la libération  de l’ancien conseiller (Podemos)  de Jodar, Province de Jaen, condamné à trois ans fermes, pour une supposée agression contre un élu du PSOE.

Seront présents: la Central Unitaria de Traballadores (CUT) de GaliceCGT, CNT, Corriente Sindical de Izquierdas (Asturies), ESK (Euskadi), Intersindical Alternativa de Catalunya, Intersindical de Aragón, Colectivo Unitario de Trabajadores (Aragón), Intersindical Valenciana, Solidaridad Obrera, Confederación Intersindical et Coordinadora Sindical de Clase, avec le soutien de LAB, de la Federación Sindical Obrera Canaria y la Intersindical Canaria.

Selon Camaño du SAT, il n’y a pas de contacts avec les syndicats majortaires CCOO  et UGT, ni de message de soutien. Cette initiative survient après des discussions au sein des Marches de la Dignité auquelles n’adhèrent pas les centrales majoritaires.

JAIRO VARGAS 19.05.2016 21:39

http://www.publico.es/politica/sindicatos-alternativos-citan-madrid-apoyar.html

Lire aussi:

Le successeur de Bodalo, Camaño, sera candidat député Podemos pour Jaen et donc pour la première fois dans l’histoire, un journalier entrerait au parlement:

http://www.andalucesdiario.es/por-primera-vez-va-a-haber-un-jornalero-de-diputado

http://www.eldiario.es/Diego-Canamero-Unidos-Podemos-Jaen

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13 mai 2016 ~ 0 Commentaire

le «jobs act» italien (révolution)

berlusconi-renzi

Matteo Renzi (« gauche »!) et son modèle

Modèle pour les bourgeoisies européennes

La loi Travail n’est pas un coup de tonnerre dans un ciel serein. Elle fait partie d’une offensive générale des classes dirigeantes européennes contre l’ensemble des conquêtes sociales du mouvement ouvrier.

A ce titre, le « Jobs Act » italien est souvent cité en exemple par les politiciens bour- geois. Cette loi précarisant le marché du travail italien fut adoptée en mars 2015 par le gouver- nement de Matteo Renzi, malgré un grand mouvement de lutte. Quelles leçons le mouvement ouvrier français peut-il en tirer ?

Propagande Lorsqu’ils abordent ce sujet, en France, les grands médias reprennent simple- ment la propagande de Renzi. En détruisant les « protections archaïques » des salariés, le Jobs Act aurait libéré l’optimisme des patrons, qui auraient davantage embauché. D’où une baisse du chômage.

Par ailleurs, le recrutement en CDI serait devenu la norme, moyennant une exonération fiscale pour les patrons et, surtout, un nouveau contrat à « garanties croissantes ». Plus le salarié accumule de l’expérience dans la même entreprise, moins il risque de se faire licencier.

« Merci patron ! » Dans les faits, les « garanties croissantes » sont une fable, car le Jobs Act a légalisé la liberté quasi totale de licencier. Renzi a supprimé l’article 18 du Statut des Travail- leurs, qui les protégeait contre les licenciements abusifs. L’obligation de réintégrer le salarié en cas de « licenciement pour discrimination » est désormais remplacée par une faible indemni- sation fixée à l’avance (ce qui rappelle les mesures de la loi Travail sur les indemnités prud’ho- males). Et dans le même temps, les contrats précaires se développent massivement, Renzi ayant annulé « l’obligation de justification » pour leur non-renouvellement.

Un « modèle de réussite » pour qui ? Le « miracle » du Jobs Act n’existe que dans les dis- cours de la bourgeoisie. Depuis janvier 2016, la création d’emplois est presque nulle. Selon les chiffres officiels, il y a eu 106 697 nouveaux CDI en janvier 2016, soit 39,5 % de moins qu’en janvier 2015. C’est lié au fait que le Jobs Act prévoyait une exonération totale des impôts pen- dant une période limitée. Or cette période est terminée. Cette exonération est désormais limitée à 40 % et ce pendant deux ans.

Derrière la propagande se cachent les habituels cadeaux fiscaux pour les capitalistes, qui viennent s’ajouter aux privatisations de ce qui reste de l’industrie d’Etat et de la poste ita- lienne. C’est un transfert direct des ressources publiques dans les poches de parasites richis- simes. En 2015, la croissance des investissements est restée bloquée à 0,2 % du PIB. Le capi- talisme italien connaît la même crise de surproduction que partout ailleurs. La dette publique italienne, qui continue d’augmenter, est à 130 % du PIB. C’est une véritable bombe à retar- dement.

Renzi et Hollande sont d’accord sur la « solution » : les gouvernements doivent offrir à leurs maîtres capitalistes une formidable arme de chantage à l’emploi, pour faire accepter bas salaires et mauvaises conditions de travail. Le véritable objectif des Jobs Act et autres « lois Travail » est donc de soumettre complètement les travailleurs au pouvoir absolu du patron dans l’entreprise, où tout est subordonné aux besoins de la production et des profits, y compris la vie personnelle de l’employé. Cela passe notamment par la mise au pas des syndicats et par la seule négociation individuelle avec l’employeur. La répression syndicale explose en Italie comme en France.

Quelle réponse ? En 2014, de grandes mobilisations de 24 heures ont été organisées contre le Jobs Act par la CGIL, principale confédération syndicale du pays. Mais une fois sa capacité de mobilisation démontrée, la direction de la CGIL a cherché à « revenir à la table des négo- ciations ». Or Renzi et les capitalistes ne voulaient rien « négocier » de sérieux. Ils voulaient le Jobs Act et ils l’ont eu.

Comme l’expliquaient nos camarades italiens de Rivoluzione à l’époque, seule une stratégie de mobilisation croissante, vers une grève générale et reconductible, si nécessaire, aurait permis de repousser cette contre-réforme. Mais les dirigeants de la CGIL s’y refusaient de toutes leurs forces. En France, nous sommes confrontés à la même problématique. Tirons les leçons de l’expérience italienne !

11 mai 2016 Marco Giovanessi (Paris)
http://www.marxiste.org/le-jobs-act-italien-modele-pour-les-bourgeoisies-europeennes

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13 mai 2016 ~ 0 Commentaire

49-3? (solidaires)

49 3

Mais nous, on est des millions!

Des millions de manifestant·e·s, plusieurs journées de grève interprofessionnelle : depuis plus de deux mois, le projet de loi Travail est massivement rejeté.

Pour gagner, l’organisation d’un mouvement national reconductible est en débat: dans les entreprises et les localités, beaucoup de syndicalistes s’y emploient.

Ils et elles sont à la CGT, à FO, à Solidaires, à la FSU, à la CNT-SO, à la CNT, à LAB, il y en a même une poignée à la CFDT ou à l’UNSA. Des jeunes engagés à l’UNEF, l’UNL ou la FIDL y contribuent. La Coordination nationale étudiante, Solidaires étudiant-e-s ou encore les syndi- cats CGT et SUD Lycéens défendent cette position. Des collectifs d’intermittents du spectacle s’inscrivent dans cette dynamique. Les syndicalistes de l’appel «On bloque tout !» y contri- buent depuis le mois de mars. C’est aussi un sujet discuté dans beaucoup de rassemblements Nuit debout à travers des centaines de villes.

Craignant de ne pas avoir de majorité sur le texte lui-même, le gouvernement utilise une des armes que lui confie la Constitution via l’article 49-3: pour que le projet de loi ne soit pas validé, il faut que les parlementaires votent une motion de censure, c’est-à-dire qu’ils fassent tomber le gouvernement. Ce sont donc toujours les parlementaires qui décident, mais sans discussion de fond sur le projet de loi, sans amendement et en changeant l’objet du vote. Le gouvernement instrumentalise l’institution républicaine; il sait que ça peut marcher : en novembre dernier, il n’y eut que 6 parlementaires sur 906 pour voter contre l’Etat d’urgence…

Validée ou pas par le Parlement, nous refusons la régression sociale de la loi Travail

  • Remise en cause de la «hiérarchie des normes» dans la négociation collective. Aujourd’hui, une convention collective ne peut pas contenir des dispositions qui seraient, pour les salariée·s, inférieures à la loi; de même, un accord d’entreprise, ne peut imposer des dispositions plus mauvaises que le contenu de la convention collective applicable dans le secteur. Cette «hiérarchie des normes» fait l’objet d’attaques patronales depuis des décennies et de récentes autres lois l’ont écornée. Le projet de loi Travail s’y attaque plus frontalement et définitivement.
  • Le patronat pourra licencier encore plus facilement.
  • Suppression des 35 heures de travail hebdomadaires, allongement du temps de travail, heures supplémentaires moins payées, maintien au chômage d’un nombre impor- tant de travailleurs et de travailleuses avec tout ce que cela implique (misère, précarité et exclusion pour les un-es, chantage à l’emploi et aux salaires pour les autres).
  • Attaques contre la médecine du travail, notamment par la réduction des obligations patronales en matière de visites médicales.

La semaine prochaine sera décisive!

L’intersyndicale nationale (CGT, FO, Solidaires, FSU et les organisations de jeunesse) appelle à «deux nouvelles journées de grèves et de manifestations, le mardi 17 puis le jeudi 19 mai». Pour ces mêmes jours, des grèves reconductibles se préparent dans le ferroviaire, chez les routiers, dans la chimie, la construction, l’énergie, aux aéroports de Paris, etc. Dans plusieurs départements, des appels interprofessionnels unitaires appuient sur la nécessité d’une grève générale.

9 mars, 12 mars, 17 mars, 24 mars, 31 mars, 9 avril, 12 avril, 14 avril, 20 avril, 28 avril, 12 mai, 17 mai, 19 mai… Maintenant, il faut organiser la grève reconductible! (Publié dans le Bulletin La Grève, N° 9, 11 mai 2016)

Union syndicale Solidaires

http://alencontre.org/49-3-mais-nous-on-est-des-millions

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12 mai 2016 ~ 0 Commentaire

brest (ouest france)

 atsem

Le mouvement des Atsem se poursuit

Le terrain d’entente qui se profilait n’a finalement pas été trouvé. Le vote à bulletins secrets, ce mercredi midi, a décidé de la poursuite du mouvement des Atsem. Ce mercredi midi, une as- semblée générale était organisée à la Maison des syndicats. À l’issue du vote à bulletins se- crets, sur les 75 votants, 59 se sont exprimés pour la reconduction du mouvement, 16 contre.

Le gros point de désaccord reste le refus de la municipalité d’accorder la prime de 100 € réclamée par les Atsem des écoles maternelles. 

Prochain rassemblement vendredi. Ce jeudi, en raison du mouvement de grève national contre la loi Travail, 25 écoles seront fermées et il n’y aura pas de rassemblement devant la mairie. « Chacun restera dans son école si elle n’est pas fermée, et sera donc libre de débrayer s’il le veut », explique Eric Pellennec, de la CGT.  Pas de rassemblement donc jeudi midi. Mais les Atsem se retrouveront à nouveau vendredi midi, et les cantines seront fermées.

Brest – 11/05/2016

http://www.ouest-france.fr/brest-le-mouvement-des-atsem-se-poursuit

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