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10 mars 2015 ~ 0 Commentaire

avant le printemps… un parfum de luttes (npa)

guide

L’équation est posée depuis les débuts de la présidence Hollande.

Mais plus encore depuis que les «socialistes» assument ouvertement leur politique libérale : en l’absence de luttes sociales d’envergure et de victoires, même par- tielles et limitées, qui seraient capables de redonner aux salariés confiance en leur force collective.

La rupture des classes populaires avec le gouvernement se traduit en un rejet de «la politique», avec pour corollaire la montée de l’abstention, ainsi que dans un renforcement des courants réactionnaires et une progression électorale constante du Front national, à des niveaux devenus alarmants.

Il ne s’agit certes pas de nier l’importance du combat politique et idéologique. Mais plus que jamais, alors que l’échec du Front de gauche, qui se voulait l’alter- native institutionnelle à gauche, est patent, la situation d’ensemble ne pourra se débloquer dans un sens progressiste sans une modification qualitative du niveau des mobilisations du monde du travail et de la jeunesse.

C’est l’une des raisons pour lesquelles nous sommes toujours aussi atten- tifs au moindre frémissement des luttes. Jusqu’à présent, aucune: travailleurs de PSA, lycéens, enseignants, salariés bretons, cheminots, intermittents et pré- caires… n’a permis d’arracher au gouvernement et au patronat des concessions un peu significatives. A fortiori, les mobilisations interprofessionnelles appelées par les confédérations syndicales ont fait peu recette, tant elles avaient un caractère rituel, de témoignage plutôt que de lutte effective.

Aujourd’hui apparaissent cependant de nouvelles possibilités. Après la grève d’un mois de Leroy-Sommer (Angoulême) pour les salaires, et alors que des luttes en défense de l’emploi se poursuivent, la période des NAO-négociations annuelles obligatoires a vu se développer un nombre inédit de mouvements: grèves, débra- yages, rassemblements, dans les secteurs les plus divers, de Toyota à Aéroports de Paris, de Sanofi à la Brink’s, jusqu’à des entreprises de taille beaucoup plus réduite. Et, fait notoire, dans plusieurs cas ont été obtenues des augmentations de salaire allant au-delà des propositions patronales.

Deux mouvements en cours retiennent particulièrement l’attention. L’un est la grève des personnels administratifs de catégorie C ou précaires de l’université de Paris 8 (Saint-Denis), essentiellement des femmes, engagée depuis le 19 janvier pour une augmentation mensuelle de 98 euros nets.

La présidente «de gauche», Danielle Tartakowsky, a concédé 70 euros bruts à l’heure où nous écrivons; la grève se poursuit, toujours déterminée. L’autre est celui des facteurs de Basse-Normandie, qui ont été (et pour certains restent) en grève contre une réorganisation impliquant, à travers l’instauration d’une «pause méridienne» non payée, un allongement de la journée de travail.

Ce qui dans ce dernier cas est remarquable est le caractère majoritaire du mouvement, inédit à une telle échelle : 1236 facteurs en grève le premier jour (24 février) sur un total d’environ 2000. Résultat, la revendication a été arrachée au bout de seulement deux jours par toute une partie des personnels concernés. Les manœuvres de division de la direction, qui maintient son plan pour d’autres sec- teurs, notamment les postiers les plus nombreux et concentrés de Caen, la capi- tale régionale, mettent en évidence les faiblesses des syndicats et les difficultés d’organisation des salariés, mais n’invalident pas la leçon de ce qu’une lutte massive et déterminée peut arracher.

C’est dans cette situation que vient l’appel des confédérations CGT, FO et SUD, rejointes par la FSU, à une journée interprofessionnelle de grève et de manifestations le 9 avril.

La date sera bien trop tardive pour prétendre s’opposer sérieusement à l’adop- tion de la loi Macron. Mais dans le contexte actuel, marqué par:

_ l’effondrement du PS et du gouvernement

_la percée électorale du FN qui devrait se poursuivre dans les départementales de fin mars,

_mais aussi le frémissement en cours des luttes, les salariés pourraient investir cette échéance d’un autre contenu que celui que les directions syndicales veulent lui donner.

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10 mars 2015 ~ 0 Commentaire

contre l’union nationale et ses flics, vive l’unité populaire! (slb)

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Après la «semaine de résistances» nantaise (16-22 février 2015), le mois de mars apporte à Rennes de nouvelles occasions d’échanger, de s’organiser et de se montrer solidaires face aux violences de la police, dans les manifs, les quartiers et les ZAD.

Chaque manifestation apporte son lot de violences policières et de condam- nations. La dernière en date, le 21 février à Nantes, ne fait pas exception. La police a encore tiré sur la foule à hauteur de tête avec des «lanceurs de balles de défense». Mais c’est quatre manifestants qui ont été lourdement condamnés suite à la manifestation (prison, avec ou sans sursis, interdiction de se rendre en Loire-Atlantique, dommages et intérêts à verser aux flics). Pourtant, ces personnes n’ont fait que répondre à la violence des mêmes policiers qui, au même endroit l’année dernière, crevaient l’oeil de trois manifestants et en blessaient des dizaines d’autres.

La répression des manifestations qui ont suivi la mort de Rémi Fraisse a été systématique. Le 18 décembre 2014 par exemple, 200 personnes manifestent à Rennes contre la venue le lendemain de Manuel Valls et sa politique sécuritaire, patronale et xénophobe. Ils font face à 400 CRS. Une centaine de manifestants se retrouve finalement bloquée trois longues heures par ce dispositif policier hallu- cinant (rue Vaneau). Lorsque la police décide de libérer les manifestants elle procède à de nombreux contrôles d’identité et embarque plusieurs personnes (il faut bien faire un peu de chiffre). Plusieurs d’entre elles passent en procès à Rennes à la fin du mois pour «outrage» ou encore «violence».

Dans les quartiers populaires, la pression policière est constante et la police tue plusieurs personnes chaque année, en toute impunité. Du 16 au 20 mars se tiendra à Rennes le procès de deux des policiers qui poursuivaient Zyed Benna et Bouna Traoré lorsque, le 27 octobre 2005 à Clichy-sous-Bois, ceux-ci ont tenté de trouver refuge dans un transformateur EDF et sont morts électrocutés.

Même s’il y a peu de chances que ce procès apporte «vérité et justice» et condamne la police il sera certainement l’occasion d’échanger et de s’organiser plus largement face aux violences policière.

Nous appelons donc à participer aux initiatives organisées à Rennes du 16 au 18 mars :

- cantines-rassemblements devant le tribunal correctionnel tous les midis du 16 au 20 mars et discussions en soirée dans différents lieux à Rennes.

- manifestation mercredi 18 mars à 15h au départ de la Cité Judiciaire.

Rappelons aussi qu’Enguerrand vient de passer neuf mois et demi en prison pour avoir lancé un fumigène artisanal (qui n’a blessé personne) lors de la manifestation du 22 février 2014 à Nantes contre le projet d’aéroport à NDDL. Quant aux policiers qui ont mutilé, qui ont assassiné Rémi, Zyed, Bouna tous et les autres, ils sont toujours en liberté et n’ont rien à craindre de la justice. Ils ont le droit avec eux. Mutiler et tuer fait partie de leur métier.

La police française est largement raciste. Elle mutile dans les manifestations, elle a tué à Sivens et elle tue régulièrement dans les quartiers populaires.

Alors contre l’union nationale et ses flics, vive l’unité populaire !

Breizh dieub ha sokialour !

Sindikad Labourerien Breizh (SLB) Skol-Veur. lundi 9 mars 2015

http://www.rennes-info.org/Contre-l-union-nationale-et-ses

 

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09 mars 2015 ~ 0 Commentaire

quimper-brest: l’avenir incertain de la ligne sncf (of)

cheminot

 

Les cheminots CGT s’interrogent sur l’avenir de la ligne Quimper-Brest.

Des travaux sont prévus en 2017. En attendant, les trains seront ralentis. Et les propos de Guillaume Pepy, président de la SNCF, sèment le doute.

« Ils sont en train de fermer la ligne Quimper-Brest… »

La déclaration lapidaire d’un cheminot CGT de la gare de Quimper illustre les interrogations qui planent sur le devenir de cette ligne. En cause, le retard sur les projets de modernisation de la ligne à voie unique et non électrifiée entre Quimper et Landerneau (puis Brest).

« Les travaux auraient dû être réalisés en 2013, rappelle Gabriel André, con- ducteur de train et responsable du syndicat. L’éboulement qui s’est produit sur la ligne Brest-Paris, à hauteur de Morlaix, a entraîné un report à 2014. » Nou- veau coup dur, des études réalisées par SNCF Réseau (ex-RFF), font appa- raître que la ligne est vraiment en mauvais état. « Il faudrait refaire complè- tement le tablier de la voie, ce sur quoi reposent les rails. » La facture, qui s’établissait à 75 millions d’euros, passe à 110 millions.

Vitesse très réduite à partir d’avril

« Les travaux ont une nouvelle fois été repoussés à 2017, selon la Région, poursuit Gabriel André. Mais le projet de modernisation est devenu moins ambitieux. À l’origine, il était prévu de réduire la durée de la liaison, passant d’une heure quinze à 59 minutes tout en doublant le trafic (12 voyages). Désormais, la durée ne changerait pas et on passerait de 6 à 9 voyages. »

En attendant cette échéance, les cheminots CGT s’inquiètent de l’état de la ligne. Et des répercussions sur la qualité du service public. « À partir d’avril, la vitesse autorisée va être encore réduite pour des raisons de sécurité. » Sur une partie du parcours, le TER rongera son frein à 80 km/h, voire 60 km/h… au lieu de 120 km/h. Entraînant, toujours selon les cheminots CGT, des suppressions de voyages (un au départ de Brest, l’autre au départ de Quimper).

Cette dégradation du service sera-t-elle provisoire ?

Si on s’en tient aux prévisions, oui. Mais en entendant Guillaume Pepy, le 13 février dernier sur France Info, les cheminots ont déchanté. « Il était interrogé sur l’impact de la loi Macron, qui autorise la libéralisation du transport par cars sur des longues distances. Spontanément, le PDG de la SNCF a cité l’exemple de la ligne Brest-Quimper comme une liaison pouvant être assurée par car. » De quoi semer le trouble.

Interrogé jeudi à Quimper, Gérard Lahellec, vice-président de la Région Bre- tagne au transport, a confirmé que 70 millions d’euros sont programmés dans le prochain contrat de plan État-Région. En reconnaissant toutefois que «dans ce dossier, tout concourt à nous faire abandonner : l’état des finances publi- ques, les investissements de la SNCF et les gros travaux structurels à faire sur la ligne. Mais nous nous battons.»

La CGT a lancé une pétition en ligne sur le site:

http://www.petitions24.net/liaison_ferroviaire_quimperbrest_en_danger

Jean-Pierre Le CARROU
Ouest-France du 7-8 mars 2015 

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08 mars 2015 ~ 0 Commentaire

brest, l’inquiétude des éducateurs de rue (cb)

brest, l'inquiétude des éducateurs de rue (cb) dans Brest et région

Les salariés de la prévention spécialisée (association Don Bosco) réagissent mal à l’annonce d’une amputation de leur financement par le Conseil général du Finistère.

Les éducateurs de rue brestois, salariés de l’association Don Bosco, sont inquiets.

Le Conseil général du Finistère, qui finance en grande partie leurs actions, a annoncé une diminution des fonds alloués pour le budget 2015. «On a entendu 25 % de baisse, ce qui représenterait six postes en moins sur une équipe qui compte 21 personnes », calcule Pascal Derrien, l’un des éducateurs. Le Conseil général ne confirme pas ce chiffre de 25 % et tient à signaler que les discussions avec la direction de l’association sont toujours en cours. Il ne souhaite pas en dire davantage pour le moment.

800 jeunes accompagnés chaque année Les éducateurs du service de préven- tion spécialisée de l’association Don Bosco interviennent dans les quartiers prio- ritaires de Brest (Bellevue, Keredern, Pontanézen et Kerourien). « Une équipe intervient également dans le centre-ville de Brest et dans les communes alen- tours, précise Cédric Ferqoul, éducateur lui aussi.

Nous allons à la rencontre des jeunes jusqu’à 25 ans et aidons ceux qui ont décroché du système, et qui le souhaitent, à y retrouver une place en les ac- compagnant vers les institutions. Nous agissons dans la rue pour repérer ceux qui pourraient être “récupérés” par des personnes mal intentionnées et leur offrir une alternative. » Un travail pas forcément très visible mais qui concerne 800 jeunes par an selon les éducateurs. «Dans un contexte où l’État demande plus de lien social dans les quartiers difficiles, nous comprenons mal cette coupe budgétaire des pouvoirs publics. Elle remet en cause un travail de 40 ans dans la ville, une action de terrain qui va souvent où les institutions ne vont pas. »

Un rassemblement jeudi 5 mars Une réunion entre la direction de l’association Don Bosco et des représentants du Conseil général serait prévue la semaine prochaine. « Nous espérons y obtenir des informations claires, en toute franchise. Car pour l’instant, nous ne pouvons pas nous projeter dans l’avenir… Nous sommes en mode survie ! » En attendant, les éducateurs sont bien décidés à faire entendre leurs voix. Ils organisaient jeudi 5 mars à midi un rassemblement au centre social de Keredern avec les habitants des quartiers et les partenaires du service de prévention.04/03/2015 à 14:33 par martinedesaintjan

http://www.cotebrest.fr/2015/03/04/linquietude-des-educateurs-de-rue/

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07 mars 2015 ~ 0 Commentaire

nous serons en grève le 9 avril (solidaires)

fève

Tract de l’Union syndicale Solidaires

CGT, FO et Solidaires appellent à une journée de grève nationale interpro- fessionnelle et de manifestations, le 9 avril.

Ensemble, nous exprimerons ainsi notre refus de l’austérité, de la casse des services publics, des cadeaux aux patrons et actionnaires, de la détérioration de nos conditions de travail et de vie.

Ensemble, nous exigerons un autre partage des richesses que nous produisons par notre travail et qui sont aujourd’hui confisquées par les capitalistes.

C’est nous qui faisons fonctionner la société ! Ce ne sont pas les patrons, les actionnaires, les politiciens professionnels ou les rentiers qui font vivre la société. Ce qui nous permet de vivre ensemble, de produire des biens utiles à tous et à toutes, de mettre en commun des services, de partager les connaissances, etc., c’est le travail de chacun et chacune.

L’organisation actuelle de la société rejette une partie d’entre nous vers le chômage et la précarité pour mieux faire pression sur toutes et tous et nous impo- se des conditions de travail toujours plus mauvaises (stress, dangers physiques, flexibilité, etc.). Mais puisque personne ne travaille pour nous, pourquoi déciderait-on pour nous ?

Les capitalistes ne servent à rien L’an dernier, les 40 entreprises françaises les mieux cotées à la Bourse (le CAC 40) ont versé 56 milliards à leurs actionnaires. Uniquement pour ces 40 entreprises là, une poignée de personnes s’est réparti 56 milliards, quand on nous affirme que le chômage est inéluctable, qu’il faut travailler plus pour gagner moins, que les minimas sociaux, les pensions de retraite, le SMIC et nos salaires ne peuvent être augmentés.

Les capitalistes investissent (une partie de) leur argent dans les entreprises, nous dit-on ? Mais on oublie de nous dire que cet argent vient … de notre seul travail ! Il est à nous ! Et on ne nous en reverse qu’une partie à travers notre salaire. 0,1% des profits des entreprises du CAC 40, c’est 10 maternités sauvées par an !

Organisons-nous pour la 9 avril et la suite! La grève et les manifestations du 9 avril sont importantes. Montrons la force que nous représentons! Dans les entre- prises, dans les administrations, dans les villes, organisons-nous dans les semai- nes qui viennent pour discuter et établir nos cahiers revendicatifs.

La grève nationale du 9 avril doit aussi nous servir à faire pression sur celles et ceux qui prétendent nous diriger chaque jour : imposons des négociations, sur la base du rapport de forces que nous créerons le 9 avril.

La réussite, et les suites, de la grève nationale interprofessionnelle du 9 avril, c’est nous qui en décidons par ce que nous construirons ensemble, localement, à la base, d’ici le 9 avril !

http://www.sudeducation.org/Nous-serons-en-greve-le-9-avril.html

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20 février 2015 ~ 0 Commentaire

manifestation pour la liberté d’expression, pour l’exercice du droit syndical (ri)

Laposte

Le climat social à La Poste se détériore et les relations sociales deviennent très difficiles.

Un responsable départemental du syndicat SUD-PTT des Hauts de Seine, Yann Le Merrer vient d’être révoqué pour avoir animé sans incident une longue grève des facteurs dans le département des Hauts de Seine. Une révocation pour activités syndicales à La Poste ne s’était vue depuis.. 1951.

Dans le même temps, nos propres responsables départementaux de SUD- PTT d’Ille et Vilaine reçoivent des sanctions : 2 collègues travaillant à la plate forme colis de La Poste au Rheu ont été traduits en conseil de discipline suite à un conflit classique du travail et sanctionnés finalement d’un blâme ce qui a nécessité le dépôt de recours devant les juridictions compétentes.

Plus récemment, le secrétaire départemental, Serge Bourgin, s’est vu infliger un blâme pour s’être exprimé publiquement et brièvement en tant que membre du CHS-CT du centre financier de Rennes dans le cadre d’une réorganisation de service le 3 février dernier.

Plus généralement, les relations dans les instances représentatives du personnel dans lesquelles compte tenu de nos résultats électoraux nous sommes fortement représentés (CHS-CT et Comités Techniques), sont très tendues et les repré- sentants du personnel sont discriminés dans l’exécution de leur travail ou dans le déroulement de leur carrière (notation, charge de travail, etc..).

Enfin, la direction de La Poste refuse les désignations des représentants syndicaux dans les différents CHS-CT, refus qui constitue une nouvelle fois une entrave au fonctionnement de cette instance.

En conséquence, le syndicat SUD-PTT d’Ille et Vilaine a décidé de manifester pour faire respecter la liberté d’expression et l’exercice du droit syndical le lundi

23 février 2015 à 11h45 devant la préfecture de Rennes (rue Martenot).

http://www.rennes-info.org/Manifestation-pour-la-liberte-d

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18 février 2015 ~ 0 Commentaire

loi macron: «dimanche: no week-end»

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Mesdames et Messieurs les députés socialistes, le 11 décembre 2008, avec d’autres parlementaires de gauche, vous aviez signifié votre opposition à la loi Maillé relative au travail dominical par une tribune publiée dans Libération, intitulée «Dimanche: Yes Week-End!»

Dans la majorité en 2015, vous vous apprêtez pourtant à entériner une loi similaire [dans le cadre de la loi Macron] qui, de surcroît, ne figure pas dans les 60  engagements pour la France pris par François Hollande en 2012. Elle sera même pire car elle prévoit de légaliser le travail de nuit dans les nouvelles zones touristiques internationales, ouvrant ainsi la voie à sa généralisation.

Vous me rétorquerez que ce texte est là pour créer des emplois alors que notre pays, en proie au chômage de masse, en a bien besoin? La fermeture des magasins Virgin Mégastore, en 2013, et les 1000 licenciements qui en découlent sont là pour rappeler que l’extension des horaires d’ouvertures des commerces, dont cette enseigne s’est fait le chantre, n’est pas gage de pérennité de l’emploi…

Et un patron du bricolage (Brico Dépôt, entre autres], ardent promoteur du travail dominical, faisait le constat, l’an dernier, que cela n’augmentait pas son chiffre d’affaires malgré sa légalisation dans cette branche. Selon le ministre du Tourisme [Mathias Fekl], il permettra aussi de renforcer l’attractivité de la France, or notre pays est déjà parmi les premières destinations touristiques mondiales.

Pour que les salarié·e·s ne soient pas en reste, le projet de loi instaure des garanties sociales telles que le volontariat et l’obligation de négocier des contre-parties. «Pour l’extrême majorité des salariés, il n’y aura ni volontariat ni contre- partie au travail dominical qui leur sera imposé sous peine de sanction, jusqu’au licenciement. Et quel demandeur d’emploi exprimera son refus de travailler le dimanche au moment de l’entretien d’embauche?»

J’avoue ne pas être l’auteur des lignes qui précédent, elles émanent de votre parti qui raillait, en 2009, cette même loi Maillé, qualifiant le travail du dimanche de «tromperie organisée». Et qui peut croire que le Medef acceptera durablement de payer plus le travail du dimanche que celui des autres jours de la semaine?

Le scandale est à son comble avec l’instauration du travail jusqu’à minuit baptisé en «soirée», sa prise en compte au titre de la pénibilité n’étant prévue qu’après cette heure. Voter ce texte, c’est non seulement aller à l’encontre de la baisse historique du temps du travail, un des marqueurs de la gauche, mais ren- dre davantage invivable la vie de millions d’employé·e·s du commerce, déjà éprou- vés par le temps partiel imposé et la smicardisation de leur statut. Et, surtout, cela reviendrait tout bonnement à vous dédire.

Publié en p. 22 de Libération du 16 février 2015

Publié par Alencontre le 17 – février – 2015

Laurent Degoussée, co-délégué de la Fédération SUD commerces et services et Solidaires. Voir à ce propos, sur le site alencontre.org, les derniers articles publiés en date du 1er février 2015 ; du 30 janvier 2015 ; du 29 janvier 2015, dans l’onglet France.

http://alencontre.org/europe/france/france-loi-macron-dimanche-no-week-end.html

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14 février 2015 ~ 0 Commentaire

cgt: sortie de crise?

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L’élection du bureau confédéral, de l’administratrice financière et du secrétaire général de la CGT semble marquer une pause dans la crise de la confédération commencée en octobre 2014 avec les premières révélations sur les dérives du mode de vie de Thierry Lepaon.

Orientation et démocratie en question

Cette crise a mis en évidence les interrogations qui traversent la confédération. Tout d’abord des exigences démocratiques qui touchent aux règles de vie à l’œuvre dans l’ensemble des structures : salaires, avantages divers, mode de rémunération des permanentEs ainsi que le contrôle des instances, des prises de décision, des mandats, des modes d’élection des responsables.

L’autre grande interrogation est centrée sur l’orientation de la Confédération, c’est-à-dire ses positionnements vis-à-vis du gouvernement, du patronat, plus globalement du dialogue social, mais renvoie aussi à la tactique unitaire et à la construction des mobilisations.

Certes, ces débats n’ont que peu traversé les structures de base de la CGT dont les militantEs se sont surtout efforcés de résister aux attaques conjointes des autres syndicats, des patrons et parfois de salariéEs, de sympathisantEs. Comme lors du débat sur le Traité constitutionnel européen, ce sont pour l’essentiel les structures intermédiaires (UD, quelques UL, fédérations) qui se sont positionnées de la façon la plus critique à la fois sur la démocratie interne et sur l’orientation.

Un grand nombre certes, mais pas toutes, ce qui explique la longue résistance de Thierry Lepaon, appuyé par de nombreuses structures peu désireuses de mettre en cause l’orientation confédérale telle qu’elle était mise en œuvre par le successeur de Bernard Thibault. Le résorption de ce décalage de préoccupations est un des enjeux pour asseoir un minimum de démocratie syndicale.

Votes et recherche d’équilibre C’est à cette réalité complexe que tente de ré- pondre la nouvelle équipe rassemblée autour de Philippe Martinez. Le plus souvent présenté comme un « dur » voire un « communiste » dans la presse, il est surtout notable que lors de sa mandature à la tête de le direction fédérale métallurgie, cette fédération n’a marqué aucune rupture par rapport à la ligne confédérale.

En ce qui concerne le Bureau fédéral de dix membres nouvellement mis en place, s’il faut se féliciter de la parité hommes-femmes, ce qui frappe d’abord, c’est l’inégalité privé/public, avec huit membres issuEs du secteur public contre seulement deux du privé. De même avec quatre cadres et quatre agents de maîtrise ou technicienNEs, on s’éloigne de l’image de syndicat de la « classe ouvrière », parfois caricaturale et souvent formelle qui reste attachée à la CGT.

Sur le plan des orientations, ou plutôt de la façon dont certaines se sont réfrac- tées dans les votes anti ou pro-Lepaon, le partage est égal : cinq contre cinq. Il y a là une volonté de tenter de ressouder les rangs de la CGT en ménageant les sen- sibilités mais surtout les prérogatives d’appareils ne partageant pas les mêmes analyses et la même perception des enjeux politiques et sociaux, ainsi que des réponses à y apporter.

Une volonté pas entièrement partagée, comme en témoigne le vote de la com- mission exécutive confédérale, avec 27 voix pour, 9 abstentions et 6 contre la proposition de bureau confédéral. Mais une volonté plus assumée par un comité confédéral national dont les votes critiques se sont concentrés sur l’élection de l’Administratrice, pour laquelle des organisations notamment régionales – qui ont voté contre ou se sont abstenues –sont globalement plutôt classées à « gauche ». En ce qui concerne le bureau et le secrétaire général, l’équilibre recherché a atteint son but, rassemblant quasiment toutes les votes y compris celui de structures critiques.

La vraie issue : mobiliser Il est significatif que la presse pointe la présence de responsables ou de structures s’étant engagées dans le Collectif 12 avril/3A ou dans les manifestations qu’il a initiées (12 avril, 15 novembre, 26 janvier…). C’est bien la volonté de ce collectif d’initier des mobilisations, des manifestations de rue, contre le gouvernement, de façon unitaire, avec notamment les organisations poli- tiques mais aussi des associations, qui s’est confrontée au refus de la direction confédérale. Tout comme les mobilisations unitaires autour de la défense de l’hôpital et de la santé, contre « l’Hôstérité », se sont heurtées à la défiance de la fédération.

Comme l’ont pointé nombre de motions ou contributions de différentes struc- ntures, les questions de l’orientation – pour une « CGT lutte de classe » – et de démocratie sont étroitement liées. Les histoires plus ou moins récentes de telles confrontations ont souvent débouché sur des solutions autoritaires qui n’ont abouti qu’à un affaiblissement du syndicalisme.

Les équilibres construits au niveau confédéral ne doivent pas servir à étouffer les débats. Mais surtout, la meilleure façon de sortir de l’ornière dans laquelle les pratiques bureaucratiques ont entraîné la confédération est d’engager la bataille contre les agressions patronales, les reculs engagés par le gouver- nement. Les objectifs sont clairs : salaires, CICE, loi Macron, seuils sociaux. La détermination de l’ensemble de la CGT doit être à ce niveau.

Robert Pelletier Vendredi 13 Février 2015

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10 février 2015 ~ 0 Commentaire

les actionnaires se sont partagé 56 milliards d’euros en 2014, en hausse de 30% (cgt dieppe).

Les actionnaires se sont partagé 56 milliards d'euros en 2014, en hausse de 30%.

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Les milliards coulent à flot, alors qu’il parait qu’il n’y aurait plus d’argent ?

« Il n’y a plus d’argent« , c’est ce que les patrons prétendent et assènent dans les NAO, pour ne pas accorder d’augmentations de salaires à leurs salariés. C’est ce que prétend l’État, pour bloquer les salaires de ses salariés (les fonctionnaires) depuis 2010, et pour geler les pensions des retraités.

Or il s’avère que les sommes versées par les conseils d’administration des entreprises du CAC 40 à leurs actionnaires, sous forme de dividendes et de rachats d’actions, ont grimpé de 30% l’an dernier à 56 milliards d’euros. Cela fait la « Une » des quotidiens, des radios et des télévisions ce matin !

Ce total égalerait presque le record atteint en 2007 par les grands groupes français cotés en Bourse, juste avant la crise financière qui avait éclaté l’année suivante.

La somme est tellement astronomique que les chiens de garde des riches montent au créneau pour la justifier. Le Figaro anticipe même sur une possible relance de la « polémique sur la propension des grands groupes français à récompenser leurs actionnaires plutôt qu’à embaucher et à investir, alors que le gouvernement a pris des mesures importantes en leur faveur avec le CICE puis le pacte de responsabilité« . A l’évidence le CICE ne sert qu’à enrichir les plus riches, et pas à relancer l’emploi.

Car ce total faramineux aurait été gonflé par deux énormes opérations qui seraient prétendument exceptionnel : la sortie partielle de Nestlé du capital de L’Oréal, qui a vu celui-ci racheter pour environ 6 milliards d’euros de ses propres actions à Nestlé, et une distribution d’actions Hermès par LVMH à ses actionnaires. Mais c’est tous les gens que ce genre de « passe-passe » a lieu entre grands groupes. Cela n’a rien d’exceptionnel.

Et même si c’était vrai, sortis de ces opérations, les rachats d’actions de l’an dernier les dividendes grimperaient tout de même de 5,5%, soit près de 4% de plus que le livret A, alors que les salaires stagnent, que ceux des fonctionnaires baissent, ainsi que les pensions de retraités ! A l’évidence la politique gouver- nementale s’apparente à un siphonage des ressources du pays au profit d’une minorité de privilégiés: les plus riches. 09 févr. 2015

Trop c’est trop ! L’austérité ça suffit ! Avec la CGT, préparons ensemble une grande et large journée d’action pour le début du printemps.

http://www.cgt-dieppe.fr/2015/02/les-actionnaires-se-sont-partage-56-milliards-d-euros-en-2014-en-hausse-de-30.html

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05 février 2015 ~ 0 Commentaire

sita ouest, rennes: les travailleurs mobilisés (lo)

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Vendredi 30 janvier, près de 70 % des travailleurs de la collecte des ordures ménagères de Sita Ouest ont une nouvelle fois fait grève pour le paiement de leur pause repas et pour de bonnes conditions de restauration.

Ce qui a déclenché la colère est une note de la direction en décembre, qui re- mettait en cause le fait que certaines équipes puissent revenir pour prendre la pause repas au dépôt de Chartres-de-Bretagne. On y trouve un réfectoire amé- nagé avec micro-ondes, distributeur de boissons et séchoir à linge permettant de réchauffer ses vêtements de travail parfois détrempés par la pluie. D’autres équipes font comme elles peuvent, en s’arrêtant pour le repas sur leur itinéraire, mais la direction n’a rien aménagé pour elles.

La direction cherchait ainsi à économiser quelques minutes supplémentaires au détriment des salariés : tant pis pour leurs conditions de restauration. Les salariés, avec leurs syndicats CGT et CFDT, n’ont pas voulu laisser passer cette attaque sans rien dire et ils en ont profité pour avancer leurs revendications : paiement de 20 minutes du temps de repas, attribution de vrais lieux de restauration sur le circuit de la collecte, augmentation des salaires de 2,5 %.

D’autre part, la charge de travail est telle que les équipes n’ont pas toujours le temps de faire totalement leur tournée en sept heures, comme prévu dans leur contrat. Une des formes de la protestation est donc d’arrêter les tournées dès les sept heures accomplies. En conséquence, des poubelles ne sont pas collectées dans certains quartiers.

Sita Ouest a une délégation de service public et fait partie de Suez environ-nement. La direction tergiverse, comptant sur le pourrissement du mouvement. Il y avait déjà eu deux jours de grève fin 2014 et les salariés sont déterminés à continuer leur lutte. Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2427&id=31

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