Archive | Syndicalisme

30 mai 2014 ~ 0 Commentaire

3 juin, manifestation des retraités (lo)

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Halte aux attaques sur les retraites!

Le mardi 3 juin, l’ensemble des confédérations syndicales appelle les retraités à une mani- festation nationale à Paris, à 11 heures, place Joffre, derrière la Tour Eiffel.

Sauf la CFDT, sans doute par crainte des huées de retraités n’ayant pas oublié que cette confédération a soutenu le gouvernement dans ses attaques contre les retraites en octobre dernier : passage de 41,5 à 43 années de cotisations pour avoir droit à une pension com- plète, report et gel des revalorisations des pensions CNAV et complémentaires.

Les retraités ont mille fois raison de descendre dans la rue. Ces 15 millions de travail- leurs âgés voient de plus en plus leur pouvoir d’achat amputé, certains tombant dans la mi- sère. D’après la CGT, la pension moyenne (de base et complémentaire) est de 1 550 euros pour les hommes et de 899 euros pour les femmes. Quatre millions de retraités ayant des pensions de misère sont secourus par des allocations sociales, minimum contributif pour ceux ayant cotisé tous leurs trimestres ou minimum vieillesse à 792 euros par mois pour ceux qui n’ont pas une carrière complète.

Dernièrement, le gouvernement a instauré une nouvelle taxe de 0,30 % sur les retraites im- posables et il a maintenu la mesure de Sarkozy supprimant la demi-part d’exonération fis- cale pour les retraités ayant élevé seuls un ou des enfants. Cette manifestation de retraités devient pour les confédérations syndicales un rituel annuel.

Sous prétexte de revendications spécifiques, elles saucissonnent les appels à la grè- ve et aux manifestations. Le 15 mai appel à la grève pour les fonctionnaires, le 22 mai pour les agents de la SNCF, le 3 juin manifestation pour les retraités… et demain une marche à part pour les chômeurs ?

Les attaques gouvernementales concernent tous les travailleurs, qu’ils soient salariés, chômeurs ou retraités, c’est donc tous ensemble qu’il faut riposter. Louis BASTILLE

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2391&id=58

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29 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Usine seita, les salariés retiennent cinq membres de la direction

Manara-marre

Les salariés de la Seita, qui bloquent leur site de Carquefou depuis lundi 16 h, retiennent, dans le bureau du directeur, cinq membres de la direction.

Les salariés de la Seita, qui bloquent leur site de Carquefou depuis lundi 16 h, retiennent, dans le bureau du directeur, cinq membres de la direction de leur usine de cigarettes. Trois dirigeants étaient retenus depuis le début de l’après-midi et deux autres les ont rejoints. Tous s’apprêtent à passer la nuit dans l’usine.

Trois revendications Cette action est « une réaction à l’escalade de pression » que les salariés disent subir depuis l’annonce de la fermeture du site, le mois dernier. Ils affichent trois revendications : l’effacement des sanctions (jours non travaillés non payés pour l’ins- tant), la levée de la « pression de l’encadrement » et la fin des contrôles d’huissiers. Les salariés ont rassemblé, au milieu de l’usine, 8 000 cartons de cigarettes qui représentent une valeur de 12 millions d’euros, disant que c’est « leur propriété ». Carquefou – 28 Mai

http://www.ouest-france.fr/usine-seita-les-salaries-retiennent-trois-membres-de-la-direction-2576716

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28 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Grève des pompiers morbihannais, vers une sortie de crise? (of)

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Une rencontre entre les syndicats des pompiers professionnels et le Sdis a eu lieu ce mardi soir.

Le Sdis a fait une proposition qui semble « acceptable » à l’intersyndicale. Un accord pourrait bien avoir été trouvé, dans le conflit sur l’application d’un décret sur le temps de travail qui oppose depuis le 12 mai les syndicats de pompiers professionnels au Service départemental d’incendie et de secours (Sdis). Une rencontre a eu lieu ce mardi de 17 h 30 à 19 h 30, entre Henri Le Dorze, conseiller général, le colonel Cyril Berrod, directeur dépar- temental du Sdis, et ses adjoints, plusieurs chefs de groupements et l’intersyndicale CGT- SNSPP-FO.

11 embauches promises Le Sdis s’engage à recruter onze sapeurs-pompiers profes-sionnels d’ici la fin de l’année, en plus des trois postes créés le 1er mars. Il accepte éga- lement de rémunérer 17 h de travail par garde de 24 h, au lieu de 16 h actuellement. « Cela nous semble acceptable, cohérent », a estimé Sébastien Veillon, de la CGT.

Fin de la grève vendredi ? En fin de semaine, les syndicats vont proposer cet accord aux différents centres de secours morbihannais. S’ils l’acceptent, la grève, entamée le 12 mai, s’achèvera vendredi. Lorient – 27 Mai

http://www.ouest-france.fr/greve-des-pompiers-morbihannais-vers-une-sortie-de-crise-2574971

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28 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Fralib, les salariés obtiennent 20 millions d’euros d’unilever (of)

Fralib, les salariés obtiennent 20 millions d'euros d'unilever (of) dans Economie FralibChe

Le conflit entre les Fralib et Unilever est terminé. La multinationale a accepté de leur verser 20 millions d’euros pour un projet de coopérative.

76 ouvriers de l’usine Fralib de Gémenos (Bouches-du-Rhône), en lutte depuis trois ans et demi contre Unilever, ont gagné la bataille.

Délocalisation Ces salariés fabriquaient les thés Lipton et les infusions Eléphant, une marque centenaire créée à Marseille, avant qu’Unilever ne délocalise la production en Pologne. Depuis septembre 2012, les ouvriers ont occupé l’usine pour que les machines ne soient pas démé- nagées et ont également mené la lutte sur le terrain judiciaire, obtenant notamment l’annulation de trois plans de sauvegarde de l’emploi successifs.

« Une victoire symbolique » L’accord qui vient d’être conclu prévoit notamment le versement de 20 millions d’euros aux Fralib pour le démarrage d’une Scop, qui permettra aux 76 salariés de poursuivre leur activité. Selon la direction, la signature de cet accord « met un terme à l’ensemble des litiges et procédures en cours entre les deux parties ». « C’est une victoire symbolique qui doit donner de l’espoir à tous ceux qui luttent pour la sauvegarde de leur emploi », a réagiThierry Pettavino, le secrétaire fédéral de La CGT des Bouches-du-Rhône. France – 27 Mai

http://www.ouest-france.fr/fralib-les-salaries-obtiennent-20-millions-deuros-dunilever-2574793

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26 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Derrière l’image positive du recyclage règne une exploitation souvent sauvage

penibilite-
Des travailleurs en danger

C’est sous ce titre que le magazine de l’Institut syndical européen publie, dans sa revue «HesaMag» nº 9, un dossier sur un domaine d’activités prétendument «  vertes  ». Deux exemples, pris en Italie et en Grande-Bretagne, montrent clairement que derrière l’image positive du recyclage, et donc de la diminution de la pollution, règne une exploitation souvent sauvage et sanglante.

«Aujourd’hui, en Italie, le travail d’éboueur est plus pénible qu’autrefois: aux charges à porter, aux poussières, aux mouvements répétitifs, au risque biologique est venue s’ajouter une nette intensification du travail. Pour ne pas faire exploser les coûts du tri sélectif, imposé par les exigences de respect de l’environnement, les travailleurs ont été soumis à rude épreuve puisque leur nombre est resté inchangé alors que le travail à accomplir était au moins multiplié par quatre. Bien entendu la qualité du service s’en ressent. ? » Le tableau des conditions de travail des éboueurs dressé par Massimo Cenciotti, responsable national du secteur de l’hygiène environnementale pour le syndicat des travailleurs des services publics de la CGIL, n’a rien de réjouissant.

 Italie : Le coût de l’austérité  «On observe une augmentation des risques et une aggra-vation des conditions de travail », poursuit-il. «En 2011, le syndicat a recensé 12 décès sur le lieu de travail, un fait inimaginable il y a encore quelques années. Les causes sont la par- cellisation du travail, l’augmentation des rythmes et les mouvements répétitifs. Le travaill0- eur se cogne, trébuche, tombe, charge et décharge continuellement. Les déchets sont lourds. La tournée de collecte en porte-à-porte peut s’étendre jusqu’à 600 points différents et l’on arrive ainsi à 1200 sacs ou poubelles par tournée. Aujourd’hui, les éboueurs sont furieux. Réaliser le tri sélectif des déchets en dépensant le même budget qu’autrefois revient à dé- grader fortement les conditions de travail et à mettre en danger la santé des travailleurs, sans que les services publics de prévention interviennent.  »

Le secteur de la collecte des déchets solides urbains (DSU) comprend 90 000 tra- vailleurs parmi lesquels en moyenne 75 % travaillent dans les rues, soit 67 500 travailleurs, dont 15 % sont des femmes. Le secteur compte environ 600 entreprises, publiques et pri- vées. Les entreprises publiques emploient 60 % des travailleurs du secteur, contre 40 % pour le privé. Il s’agit d’un monde très diversifié et complexe, avec un poids important des ser­vices en sous-­traitance, où la prévention est souvent oubliée, ce qui a des répercussions sur la sécurité et la santé des travailleurs. Les statistiques de l’Institut national d’assurance contre les accidents du travail et les mala­dies professionnelles sont éloquentes  : entre 2009 et 2011, en moyenne, chaque an­née, 133 balayeurs sur 1000 ont eu un acci­dent ? ; un taux cinq fois supérieur à celui du total des secteurs.

Royaume-Uni: attention travaux dangereux Il ne fait aucun doute que le recyclage des déchets constitue au Royaume-Uni un travail dangereux. Au cours de ces neuf dernières années, les chiffres officiels montrent que 83 travailleurs ont été tués, souvent en déplaçant des véhicules ou des équipements […]. En 2012-2013, douze personnes ont péri, un chiffre 16 fois supérieur à la moyenne de l’ensemble des secteurs d’activité au Royaume-Uni, selon l’inspection du travail. Chaque année, plus de 3000 travailleurs de l’industrie du recyclage et des déchets sont blessés, un taux quatre fois supérieur à la moyenne de l’ensemble des secteurs. […]

Au moins 140 000 personnes travaillent dans le secteur des déchets et du recyclage, ce qui correspond à moins d’un pour cent de la population active du Royaume-Uni. Pourtant, le secteur représente près de 3 % de l’ensemble des accidents du travail répertoriés. Le sec- teur a connu une croissance de près de 5 % entre 2012 et 2013 et les autorités, centrales comme locales, s’efforcent de recycler plus de 75 millions de tonnes de déchets produits chaque année afin de respecter les objectifs européens de réduction des quantités mises en décharge.

Les travailleurs du secteur du recyclage sont également confrontés à des risques insidieux, à long terme, provenant des poussières, des métaux toxiques et des infections auxquels ils peuvent être exposés.

Les expositions au plomb, au mercure et à d’autres métaux dangereux dans les instal-lations qui recyclent les déchets de ferraille et les déchets électriques «peuvent être suffi- santes pour présenter un caractère toxique», avertissent les auteurs [d’une étude de l’Ins- titut de médecine du travail d’Edimbourg de 2012, réd.] Par ailleurs, «les travailleurs qui sont en contact direct avec les déchets courent potentiellement un risque d’infection en raison de la présence de déchets tels que des aiguilles et des couches jetables». «La mobilité de la main-d’œuvre et le laps de temps important qui s’écoule avant qu’une maladie respiratoire grave puisse se développer signifient qu’il peut exister une problématique cachée en matière de santé associée au fait de travailler dans le secteur des déchets et du recyclage  », préviennent les auteurs de l’étude. […]

Hilda Palmer, qui préside actuellement la campagne britannique contre les accidents du travail, estime que les véritables dommages causés par le secteur seraient encore pires que ce que les statistiques officielles laissent penser, parce que de nombreux accidents et maladies ne sont pas signalés. «  Le secteur dissimule des activités criminelles, en n’hé- sitant pas à payer au noir des travailleurs vulnérables pour des activités de démolition et de ferraillage pour lesquelles les accidents et les maladies ne sont pas signalés  » […]

* Paru en Suisse dans « solidaritéS » n° 248 (15/05/2014) p. 9. http://www.solidarites.ch/

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25 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Fast-foods: le début d’une organisation internationalisée des salarié(e)s (al’e)

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A la fin de 2012, un groupe de salarié·e·s des fast-foods new-yorkais a décidé de faire une grève d’un jour, sans savoir que ce geste allait susciter un mouvement qui, aujourd’hui, se développe autour du monde.

Cette coalition nouvelle entre salariés des fast-foods, syndicats et organisations de citoyens s’est depuis lors affirmée sur la scène internationale. Et sa bataille pour une augmentation des salaires et le respect des droits syndicaux se poursuit sous le hashtag #fastfoodglobal [site: http://fastfoodglobal.org].

Le 15 mai 2014, le mouvement a organisé dans une trentaine de pays et dans 150 villes des Etats-Unis une série de grèves, de manifestations et de flash mob pour réclamer un salaire minimum de 15 dollars de l’heure.

L’apparition inattendue du mouvement Fast food forward semble, à première vue, être le produit d’une campagne effectuée à partir des réseaux sociaux plus que d’une révolte orga- nisée des travailleurs et travailleuses. Mais, durant les derniers mois, les salariés de New York ont recruté des collègues de travail et ont coordonné la campagne avec le syndicat Service employees international, afin d’affirmer la dimension mondialisée du mouvement, ce qui constitue une grande victoire.

Naquasia LeGrand, qui travaille comme caissière pour 8 dollars de l’heure dans un Kentucky Fried Chicken de Brooklyn, est étonnée des progrès du mouvement depuis le lancement de la campagne en 2012. Elle affirme : «J’ai participé à la première grève. Je m’en rappelle comme si c’était hier. Je n’aurais jamais osé dire que cela deviendrait une action internationale.»

Lors de la conférence internationale des salariés des fast-foods et conjointement des organisations de travailleurs – qui s’est tenue à New York le 7 mai 2014 –, Naquasia LeGrand a découvert la similitude des difficultés rencontrées par les salarié·e·s des Etats-Unis et celles auxquelles font face leurs collègues de Thaïlande. Dans ce pays, les conditions de travail sont encore plus dures et le salaire est inférieur. Les différences entre les salariés de différents pays montre néanmoins une perspective commune. Les salariés danois de Mc Donald’s, par exemple, gagnent plus de 20 dollars de l’heure et disposent d’une convention collective depuis des années. Selon Naquasia LeGrand, les bas salaires et les conditions de travail humiliantes des fast-foods démontrent que les grandes entreprises «ne veulent pas que les travailleurs et travailleuses s’unissent et qu’ils disposent d’un pouvoir et d’une voix parce que les patrons savent que nous sommes bien plus nombreux qu’eux».

L’avantage numérique des travailleurs et travailleuses est apparu avec force le 15 mai quand des milliers d’activistes et de salarié·e·s des fast-foods se sont réunis dans le square Herald de Manhattan, avec des trompettes [des vuvuzelas comme en Afrique du Sud] et des pancartes rouges sur lesquelles étaient inscrits l’hastag #fastfoodglobal et des mots d’ordre revendicatifs en anglais et en espagnol. Les mêmes slogans ont été scandés lors des manifestations aux Etats-Unis, de Chicago à San Diego, ou dans la capitale du Salvador ainsi qu’à Bogotá.

Pour des raisons de fuseau horaire, les premières manifestations ont eu lieu à Auckland, en Nouvelle-Zélande, où les salariés des fast-foods ont demandé une augmentation de salaire. Taylor McLoon, un représentant du syndicat néo-zélandais Unite, a expliqué que les travail- leuses et travailleurs néo-zélandais – protégés par un «contrat collectif assez exceptionnel» – ont voulu «exprimer leur solidarité avec les salariés des fast-foods états-uniens et du reste du monde».

A Tokyo, les manifestants ont défilé dans le quartier commercial du Shibuya. A São Paulo et à Séoul, les travailleurs et les syndicats ont manifesté contre la précarité des con- trats, les bas salaires et les traitements illégaux. Dans le centre de Londres, les manifes- tant·e·s se sont réunis pour dénoncer les contrats «à zéro heure», c’est-à-dire qui n’assurent même pas un minimum d’heures de travail et laissent les personnes dans l’attente d’être appelées pour un emploi de quelques heures, durant quelques jours, ou encore durant quelques semaines. Par Michelle Chen

(Article publié par l’hebdomadaire The Nation, traduction A l’Encontre) Publié par Alencontre le 24 – mai – 2014

http://alencontre.org/societe/syndicats/fast-foods-le-debut-dune-organisation-internationalisee-des-salarie%C2%B7e%C2%B7s.html

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24 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Éboueurs, public, privé: même pénibilité, même combat!

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Éboueurs, balayeurs, chauffeurs, agents de tri et de traitement des déchets… ont participé le 12 mai à un mouvement national à l’appel de la CGT, syndicat majoritaire dans le secteur, mouvement parfois reconduit jusqu’au 15 mai.

Ils réclamaient notamment une meilleure prise en compte de la pénibilité.

La participation à la grève a été importante dans plusieurs entreprises privées et dans certaines collectivités locales. La filière compte quelque 35 000 agents dans le public et autant dans le privé. Aujourd’hui, les agents du privé peuvent partir en retraite à 60 ans et ceux du public à 57 ans.

Pour les fonctionnaires, cet « avantage » n’est pas assorti d’un taux plein. Il faut en effet travailler jusqu’à 62 ans pour obtenir ce taux plein. Dans le privé, le compte pénibilité, décidé en 2013, va être mis en place l’an prochain. Il donnera lieu à deux ans de bonification, au mieux, pour les départs en retraite… Mais seulement pour la prochaine génération, car cette loi n’a pas d’effet rétroactif.

Les entreprises doivent payer Une étude de l’ARSS (Actes de recherche en sciences sociales) démontre que les professionnels de cette branche ont « 17 ans d’espérance de vie en bonne santé de moins que les cadres et administratifs » et vivent cinq ans et demi moins longtemps. L’objectif   d’obtenir la reconnaissance de la pénibilité des métiers, avec notam- ment un départ à la retraite anticipé entre 5 et 10 ans selon les postes, et la semaine de 28 heures.

La CGT remet en cause le « fini-parti », accord tacite appliqué dans de nombreuses collectivités et qui permet de partir quand la collecte est finie. En effet, cette pratique permet de donner plus de travail que ce que les gens feraient normalement dans le même temps. Elle réclame aussi une législation pour encadrer les pratiques du service de collecte des déchets, et demande à l’État d’orienter sa politique sur le principe « pollueur-payeur » : faire peser le coût de la collecte et du traitement des déchets davantage sur les entreprises.

Correspondant Hebdo L’Anticapitaliste – 243 (22/05/2014)

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24 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Europe, usa: le salaire minimum, un objectif international

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Cette revendication est aujourd’hui largement appuyée par les syndicats, sauf en Italie et dans les pays scandinaves, où les conventions collectives fixant des sa­laires mini- maux couvrent encore une partie significative des sa­la­rié·e·s.

En Angleterre, le salaire minimum a été introduit en 1998, et le sera en Allemagne en 2015, au niveau très modeste de 8,5 € de l’heure, avec une série d’exceptions. Ce change- ment d’attitude des syndicats allemands, qui explique aussi le ralliement de l’Union syndicale suisse, s’explique par l’affaiblissement de leur capacité de négociation, en particulier dans les services, qui ne sont plus en mesure de résister à l’épidémie des très bas salaires imposés par le patronat.

Aux Etats-Unis aussi, le débat a rebondi vu que le salaire minimum n’a cessé de reculer, en valeur réelle, depuis la fin des années 60. Son réajustement de 7,25 $ à 10,10 $, défendu aujourd’hui par les démocrates, ne ferait ainsi que rattraper l’inflation. Selon une prise de position de 600 économistes, dont deux Prix Nobel, cette «augmentation» n’aurait aucun impact sur l’emploi. Ceci peut être démontré par des études comparant les Etats de l’Union qui pratiquent des salaires minimaux différents (ils ont en effet la compétence de relever le minimum fédéral). Des études similaires sont arrivées au même résultat en Angleterre, après l’introduction du salaire minimum, en 1998. En France, enfin, où la loi des 35 heures a provoqué une hausse globale du salaire horaire, elle a aussi permis la création de près de 2 millions d’emplois  !

Dangereux pour l’emploi? La théorie économique dominante explique que l’imposition d’un salaire minimum tendrait à «surpayer» des travailleurs et travailleuses dont la productivité est trop faible, ce qui conduirait à la suppression de leur emploi. Or, l’idée que le salaire de cha­cun·e correspondrait à sa productivité individuelle est une illusion que la réalité empirique contredit tous les jours: qui oserait en effet prétendre que le PDG qui reçoit un salaire 100 fois supérieur au salarié moyen de son entreprise est 100 fois plus productif que lui?

En France, depuis les mobilisations ouvrières de 1968, le salaire minimum a été indexé, non seulement aux prix à la consommation, mais aussi au salaire moyen, ce qui fait qu’il a progressé plus vite que les prix. C’est la raison pour laquelle les amis sociaux-libéraux du gouvernement «socialiste» actuel proposent de revenir sur ce mode d’indexation mixte et de prévoir des salaires minimaux plus bas pour les régions économiquement faibles et pour les jeunes. Or paradoxalement, c’est au moment où François Hollande ne cesse de vanter les mérites de l’ex-chancelier Schröder (SPD), grand démolisseur des minimums sociaux en Allemagne, que ce pays fait un timide pas vers le salaire minimum…

Quel salaire minimum européen? Aujourd’hui, au-delà de cette bataille défensive pour le salaire minimum dans chaque pays, les syndicats européens doivent avancer vers une revendication unificatrice de salaire minimum européen. Cette idée est née en marge des Marches européennes contre le chômage, à la fin des années 90. Concrètement, il s’agirait de fixer un salaire minimum équivalant par exemple à 60 % du salaire médian de l’Etat con- cerné. Selon les calculs qui avaient été faits, et qu’il faudrait revoir aujourd’hui, une telle mesure relèverait les salaires de 13 à 24 % des tra­vail­leurs·euses européens les plus mal payés, selon le pays.

Enfin, la bataille pour un salaire minimum décent devrait être couplée avec la reven-dication de la réduction du temps de travail. En effet, le chômage de longue durée, les diminutions de temps de travail et de salaire, les temps partiels imposés représentent une forme bien réelle de réduction du temps de travail, très inégalement répartie, et payée exclu-sivement par les sa­la­rié·e·s, en particulier par les femmes. C’est pourquoi, en dépit des rapports de forces actuels, défavorables au monde du travail, il est essentiel de continuer à défendre aussi un objectif clair de réduction du temps de travail sans réduction du salaire.

Jean Batou 15 mai 2014

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22 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Mondial: une grève des bus crée le chaos à sao paulo (20 mn)

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Les conducteurs réclament de meilleurs salaires à l’approche du Mondial…

Quelque 2,5 millions de personnes ont été touchées mercredi par la grève des chauffeurs de bus qui a occasionné un énorme chaos logistique à Sao Paulo, ville la plus peuplée du Brésil où démarrera la Coupe du monde de football le 12 juin. Dans d’autres parties du pays, les policiers civils ont également observé un mouvement social pour réclamer de meilleurs salaires. A Sao Paulo, au bassin de population de 20 millions d’habitants, peu d’autobus roulaient. Certaines stations de métro étaient du coup prises d’assaut et des milliers de passagers se battaient pour accéder aux wagons, extrêmement bondés, selon des images de la presse brésilienne.

Plusieurs bus incendiés «Cette grève perturbe tous mes plans. J’ai dû sortir à 4 heures du matin pour arriver à temps au travail et maintenant pour rentrer je dois prendre le métro et le bus, ce qui me coûte plus cher et me prend plus de temps» que prendre seulement un bus, raconte à l’AFP Maria Francisca Silva, une femme de ménage de 46 ans. Le matin, des chauffeurs de bus demandaient aux usagers de descendre du véhicule au milieu de la chaussée et les laissaient là, sur de grosses artères, craignant parfois des représailles de la part de grévistes. Plusieurs bus avaient été incendiés mardi, quand a commencé le mou- vement pour de meilleurs salaires que ceux négociés entre syndicats et patronat. «C’est regrettable (…) une grève imprévue, qui n’a pas été annoncée, de l’irresponsabilité vis-à-vis des citoyens», a estimé sur une radio locale, Gilberto Carvalho, ministre du secrétariat à la Présidence.

2.5 millions de personnes touchées par la grève En fin d’après-midi, la télévision Globo News estimait à 2,5 millions le nombre de personnes affectées par cette grève. «Nous ne savons pas jusqu’à quand durera cette mobilisation. Cet après-midi (mercredi), il y a une réunion et nous espérons trouver une solution», a dit à l’AFP un porte-parole de la régie des transports de Sao Paulo (SPTrans). Selon SPTrans, 12 des 28 terminaux de bus sont fer- més, surtout dans le centre et le sud de la ville, même si aucun pourcentage d’adhésion n’était disponible sur les 15.000 bus.

Le maire de la métropole, Fernando Haddad, a âprement critiqué le mouvement qui l’a pris par surprise. «C’est une guérilla inadmissible dans la ville de Sao Paulo», a dit l’édile à la télévision Bandeirantes. Comment peut-on demander à un passager de descendre du bus, puis placer le bus en travers de la route et partir avec la clef? Il n’est pas normal qu’une minorité agisse de la sorte alors que le syndicat a conclu un accord». La police, qui a renforcé ses patrouilles, a dispersé en matinée à l’aide de gaz lacrymogènes une petite manifestation de grévistes dans un dépôt de bus, selon le site G1. Une enquête a été ouverte par la police civile pour déterminer si la grève est légale, a annoncé le secrétariat à la Sécurité de Sao Paulo. Les leaders de la grève ont été appelés à s’expliquer.

Des policiers civils également en grève A l’approche du Mondial (12 juin-13 juillet) et des élections générales d’octobre, plusieurs secteurs connaissent des mouvements sociaux. Dans sept États fédéraux, les policiers civils (qui s’occupent des enquêtes criminelles) ont démarré une grève de 24 heures pour exiger de meilleurs salaires et des réformes dans la politique de sécurité du pays, qui selon leur syndicat est un «chaos». 30 % d’entre eux travaillaient pour assurer un service minimum. A Rio de Janeiro, les plaintes étaient traitées normalement, selon la télévision Globo News. Un total de 16 États sur 27 soutient le mou- vement, même si la grève n’est pas toujours le mode d’action choisi. Des marches et des assemblées ont ainsi été organisées dans les commissariats eux-mêmes, a indiqué à l’AFP le service de presse du syndicat Cobrapol.

500 policiers défilent devant le Parlement Des manifestations à Brasilia et Rio étaient con- voquées pour l’après-midi. Dans la capitale, quelque 500 policiers civils et fédéraux défilaient devant le Parlement. «Si un Black Bloc passe par ici, identifiez-le. Nous, nous sommes des policiers, nous sommes le White Bloc», a dit un leader depuis un camion, en référence aux anarchistes qui perturbent les manifestations. La police militaire (PM), resnponsable de l’ordre public, ne s’est pas solidarisée avec le mouvement. La loi lui interdit de faire grève, même si cette norme n’est pas toujours respectée. La semaine dernière, une vague de pillages de commerces a secoué Recife (nord-est) à la suite d’une grève partielle de la police militaire dans cette ville hôte du Mondial.

avec AFP Créé le 22/05/2014 à 09h27 — Mis à jour le 22/05/2014 à 09h29

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21 mai 2014 ~ 0 Commentaire

Quatre syndicalistes sont placés en garde à vue!

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Après plus de 100 jours de grève des postiers des Hauts-de-Seine,

Stop à la criminalisation du mouvement social ! Arrêt des poursuites !

Mercredi 21 mai, quatre syndicalistes et grévistes ont été placés en garde à vue. La répression qui s’abat sur eux est basée sur un tissu de mensonges de la part de la direction de la Poste et ne vise qu’à briser leur mobilisation qui dure depuis plus de 100 maintenant !

Une grève contre la précarité et contre les suppressions d’emplois

La grève est partie de Rueil pour exiger la titularisation en CDI d’une salariée précaire, mise à la porte à la fin de son contrat. La Poste est championne de cette pratique qui consiste à embaucher des « emplois d’avenir », « contrats uniques d’insertion » et autres emplois aidés pour toucher des subventions… puis à mettre sur le carreau ces salarié-e-s pour en embau- cher d’autres et ramasser de nouvelles aides publiques. Sur les 627 millions de bénéfices de La Poste, 293 proviennent du Crédit Impôt Compétitivité Emploi généreusement accordé par l’Etat.

La grève remet en cause le droit des patrons à prendre et à jeter les travailleurs et les travailleuses à leur guise. Un enjeu qui dépasse largement le niveau local alors que la plupart des bureaux connaissent aujourd’hui des « réorganisations » tous les deux ans.

Tous ensemble ! La grève regroupe depuis début février des facteurs de plusieurs centres. En février et mars, elle a également impliqué des postiers d’autres métiers (guichetiers de Rueil, Plate-forme colis de Gennevilliers). Ces dernières semaines, les grévistes se sont adressés à leurs collègues facteurs de Paris, où ils ont été favorablement accueillis, en par- ticulier dans les bureaux visés également par des restructurations. Ils mènent également des actions communes avec les intermittents du spectacle et précaires, qui sont attaqués par le MEDEF et le gouvernement. Oui, il est possible de regrouper les secteurs qui se battent contre l’austérité et contre le gouvernement !

Non à la répression ! Après avoir refusé la discussion avec les grévistes pendant deux mois, La Poste mise maintenant sur la répression pour défaire le mouvement.

Sept militants du 92 sont menacés de licenciement, ainsi que quatre militants de Paris qui se sont solidarisés de la grève. Ce qui est nouveau et qui indique une implication directe de l’Etat dans la tentative d’écraser les grévistes, c’est le placement en garde à vue de quatre des cinq postiers grévistes des Hauts-de-Seine convoqués le mercredi 21 mai à la brigade de la Sûreté territoriale de Paris et ce malgré un rassemblement de soutien de plusieurs centaines de personnes.

Une fois plus, le gouvernement Hollande-Valls montrent leur engagement aux côtés du patronat et de la répression. Un pas supplémentaire est encore franchit dans la criminalisation des mouvements sociaux.

Face à une lutte qui remet en cause la précarité et les suppressions d’emplois, la Poste et l’État s’apprêtent à frapper un grand coup. Ne les laissons pas faire ! Cette lutte, c’est celle de tous les salariés de la Poste et au-delà ! Mobilisons-nous pour demander l’arrêt immédiat de toutes les poursuites contre les syndicalistes et organisons la solidarité avec les grévistes des Hauts-de-Seine pour la victoire de la grève !

Pour aider les grévistes :

Une pétition a été mise en ligne (http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/sud-poste-92-apr%C3%A8s-trois-mois-de-gr%C3%A8ve-soutenons-les-postiers-du-92).

Soutien financier : envoyez vos chèques à l’ordre de SUD Poste 92, 51 rue Jean Bonal, 92250 La Garenne-Colombes (avec la mention « solidarité grévistes » au dos du chèque)

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