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21 juin 2015 ~ 0 Commentaire

italie, contre l’école entreprise qualifiée de «bonne école» (al’e)

renzi

Après la grande journée de mobilisation du 5 mai 2015 – voir l’article publié sur ce site le 15 mai 2015 – le mouvement de protestation contre le projet de «Bonne école» du Premier ministre Matteo Renzi ne s’est pas arrêté.

Plusieurs actions locales d’enseignant·e·s, d’étudiant·e·s, d’élèves et de parents d’élèves se sont déroulées au cours de ces dernières semaines. Il faut signaler «la grève des notes», à savoir le boycott des examens de fin d’année qui vient de se terminer. Il a connu une adhé- sion moyenne de 80%, selon des sources syndicales.  Le mouvement de l’école a exprimé une vraie combativité. Son but: obtenir le retrait complet du projet de l’école néolibérale de Renzi. La bataille contre le projet de «Bonne école» pourrait aboutir à une première véritable victoire (partielle) du mouvement de protestation qui semble connaître un nouvel essor en Italie grâce au rôle des enseignants de l’école publique, véritable «fer de lance » des protes- tations de ces derniers mois dans le pays. Des mobilisations nationales doivent se dérouler du 23 au 25 juin.  (Réd. A L’Encontre)

Lors de sa récente apparition à l’émission télévisée Porta à Porta [conduite par Bruno Vespa, un «homme de Berlusconi»], le Premier ministre Matteo Renzi a parlé à nouveau de son projet de «Bonne école». Il a annoncé que les quelque 3000 amendements présentés dans le cadre de la discussion du projet au Sénat portent atteinte à l’ensemble du projet ainsi qu’à une mesure jugée centrale, à savoir l’embauche de 100 000 enseignant·e·s précaires prévue par la proposition de loi (Disegno di legge-DDL).

A ce propos, la démarche d’adoption de ce projet pourra se prolonger d’une année. La possibilité de l’impasse autour de ce projet était annoncée depuis quelques jours et, en particulier, depuis que le DDL a été jugé non constitutionnel par la Commission des affaires constitutionnelles de la Chambre des députés. Plusieurs aspects anticonstitutionnels de la «Bonne école» ont été mis en évidence non seulement par les organisations syndicales mais aussi par des magistrats fort connus tels que Ferdinando Imposimato, président hono- raire adjoint de la Cour suprême de cassation, qui a aussi lancé un appel au président de la République Carlo Mattarella [1].

Les déclarations du président du Conseil prononcées lors de cette émission télévisée révèlent un élément de nouveauté par rapport aux précédentes déclarations portant sur la «Bonne école». Le chantage à la base de la philosophie du projet peut être résumé ainsi: ou on accepte tout le paquet (embauche en échange de la perte des droits), ou tout va exploser, y compris les embauches prévues. Aux déclarations de Renzi s’ajoutent celles de la ministre Stefania Giannini [2] et du ministre Giulano Poletti [3]. Ces ministres soulignent le danger d’adopter un projet de loi (DDL) spécifique concernant seulement les embauches en le détachant du projet d’ensemble de la «Bonne école».

Une prise de position du Parti démocrate (PD) fait écho à la position de Renzi. Le PD lance un appel, qui est de facto un chantage adressé aux syndicats et à l’opposition interne au PD [«critique » vis-à-vis de ce projet de loi] qui affirme: «Dans les prochains jours l’oppo- sition [au sein du PD] peut travailler au sein de la Commission afin d’éliminer ou de réduire les amendements dans le but d’aboutir à l’adoption de la réforme dans des délais brefs et en procédant ainsi à l’embauche des précaires. On verra si les syndicats vont se profiler en faveur ou contre les 100 000 salarié·e·s précaires qui devraient être embauchés.» [4]

En réalité, face à une chute de popularité et face aux protestations continue du «monde de l’école», Renzi essaye de jouer à nouveau la carte de la division en mettant l’un contre l’autre les syndicats, qui jusqu’à maintenant se sont mobilisés de façon unitaire contre le projet de «Bonne école» et les travailleurs et travailleuses précaires de l’école, menacés de ne pas être embauchés.

Le charlatan Renzi utilise ces déclarations, comme il l’avait fait en s’improvisant ensei- gnant pour expliquer, par le biais d’une vidéo, lors du lancement du projet de «Bonne école»  pour s’adresser «au public» et non pas aux enseignants dans le but qu’une éventuelle défaite du DDL ne soit pas attribuée au gouvernement. C’est ainsi qu’il continue à mener conjoin- tement la bataille contre l’opposition au sein du PD et contre les syndicats (par le biais du chantage autour des embauches).

Son but est d’isoler la protestation des travailleurs et travailleuses du monde de l’école du reste du pays, afin de prévenir les diverses possibilités de solidarité entre des salarié·e·s des divers secteurs et de diviser les précaires de l’école qui, à parité de formation comme prévu par la «Bonne école», ne seront pas tous embauchés. (…).

L’impasse dans laquelle le gouvernement est tombé autour du projet de «Bonne école» constitue une démonstration qu’il y a une possibilité réelle que ce projet soit retiré et que Renzi lui-même puisse être battu par l’action directe plus que par les manœuvres politiques au sein d’une configuration gouvernementale qui s’intéresse avant tout à ses rentes de pouvoir au détriment du destin de la classe laborieuse de ce pays.

A l’heure actuelle, nous ne devons pas nous contenter du renvoi, mais il faut continuer la lutte et les mobilisations jusqu’à obtenir le retrait du projet de loi et exiger les embauches. Seulement ainsi nous pourrons affirmer avoir gagné cette bataille. Pour aboutir au retrait du projet, il est nécessaire de continuer à se mobiliser dans les rues et à battre le fer tant qu’il est chaud, en élargissant le front de la mobilisation.

A partir d’aujourd’hui et dans les prochains jours, nous sommes appelés à des nouvelles mobilisations: après les manifestations syndicales de Flc-Cgil, Cisl e Uil Scuola, Gilda e Snals, Cobas du 18 juin à Rome, demain [19 juin 2015] et après-demain [20 juin 2015], des mobilisations se tiendront dans d’autres villes. Les mobilisations nationales du 23 au 25 juin 2015 sont aussi confirmées. Continuons à participer nombreuses et nombreux c’est le bon moment. (Traduction A l’Encontre; article publié en italien en date du 17 juin 2015)

Chiara Carratù est enseignante dans la ville de Turin (Piémont) et membre de Sinistra Anticapitalista, Publié par Alencontre le 20 – juin – 2015

http://alencontre.org/europe/italie/italie-contre-lecole-entreprise-qualifiee-de-bonne-ecole.html

Commentaire: Notr « cher » Hollande, lui n’avait promis que 60 000, on ne les a pas vu non plus!

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20 juin 2015 ~ 0 Commentaire

roscoff: manifestation des salariés de la clinique kerlena (tc)

Manara-marre

Le personnel de la Clinique Kerléna, appuyé par ses délégués et le syndicat CGT, a manifesté, hier, sa détermination à faire valoir ses droits dans une conjoncture qu’il considère comme «une impasse».

Une délégation a rencontré, dès 9 h, Joseph Séïté, maire, conscient de la gravité de la situation et qui devait évoquer immédiatement «la question des équilibres mêmes des acti- vités santé sur le territoire» au Conseil d’administration de la Fondation Ildys, à Perharidy.

L’ensemble du personnel a observé un débrayage devant l’établissement à 11 h, au cours duquel Angélique Caroff, déléguée CGT, a dénoncé comme «un fait accompli», le transfert de l’activité vers Landerneau ou Brest, bien loin des «valeurs d’esprit de famille, de transparence et d’humanisme» revendiqué par le groupe Le Noble Age, lors du rachat de la clinique.

«Insécurité face à l’avenir» «Depuis 2013, les conditions de travail, la perte des acquis et la diminution de primes pour le personnel ont augmenté l’insécurité face à l’avenir», a rappe- lé la déléguée CGT, qui a fait part de sa démarche auprès de la direction et d’une respon- sable du Noble Age pour l’alerter sur «les difficultés financières ainsi qu’organisationnelles de travailler dans la région brestoise pour certains salariés».

Jean-Jacques Labous, de l’UL CGT, a, lui, mis en évidence les difficultés de prise en charge des patients âgés du Haut Léon qui souhaitent avoir des soins de proximité près de leurs familles. «Certains patients de l’hôpital de jour, dont le domicile est à une distance supérieure à 50 km du nouveau bâtiment, pourront-ils être pris en charge?».

Franck Monfort, délégué syndical CGT de Ildys, a engagé les personnels de Kerléna, dont «le droit évident est de travailler où ils vivent, à prendre les moyens de se défendre sans attendre au moyen de la grève et d’une opération escargot entre Roscoff et Morlaix, par exemple».

Brève publiée le 20 juin 2015 Le Télégramme, 20 juin 2015 :

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20 juin 2015 ~ 0 Commentaire

rennes: psa, la janais: 200 salariés en débrayage (fr3)

peugeot 68

De 9h45 à 11h ce vendredi, quelques 200 salariés, selon les syndicats, ont débrayé sur le site PSA de La Janais . Ils s’opposent à la suppression de certains avantages sociaux

Selon un représentant syndical ils seraient près de 200 salariés de PSA La Janais à avoir cessé le travail ce matin à 9h45. Ils entendent ainsi protester contre la suppression annoncée de leur prime d’équipe, une prime d’une centaine d’euros versée jusque là pour compenser la pénibilité des horaires. Car à partir du mois d’août la nouvelle organisation du travail prévoit que les salariés commenceront à 7h10 et non plus à 5h39, d’où la décision de la direction d’arrêter le versement de cette prime qui concerne 1400 salariés.

La direction a également annoncé vouloir supprimer définitivement le service de trans- port en car pour la même raison. Ce service de ramassage des salariés était fourni par l’entreprise mais payé par les 300 salariés usagers. Le débrayage s’est poursuivi jusque 13h aujourd’hui. C’est le dixième mouvement de ce genre ce mois ci pour protester contre ces décisions. Les représentants du personnel envisage une nouvelle mobilisation dès lundi.

Par Maylen Villaverde Publié le 19/06 12:32 mis à jour le 19/06 14:49

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/2015/06/19/psa-la-janais-200-salaries-en-debrayage-pour-conserver-leurs-primes-751605.html

Lire aussi:

psa-rennes: débrayer pour freiner les attaques (lo)

colère à l’usine psa de rennes la janais (npa)

débrayage massif à psa rennes contre une baisse de salaire (ccr)

rennes, psa : un projet de changement d’horaire crée un conflit social (fr3)

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18 juin 2015 ~ 0 Commentaire

psa-rennes: débrayer pour freiner les attaques (lo)

pijot

Le 2 juin, à l’appel de la CGT rejointe par la CFDT, 800 salariés débrayaient contre le projet de supprimer la prime d’équipe et le transport par cars.

Conscients que cela ne suffira pas à faire reculer la direction, des dizaines de salariés maintiennent la pression. La direction veut les faire passer d’un horaire de matin permanent à celui de journée. Son but est d’économiser le montant d’une prime mensuelle d’environ 120 euros, pour les 1 400 salariés de production en équipe de matin, plus celui du transport par cars concernant 300 travailleurs.

Pour les travailleurs, les enjeux sont de taille. En plus de bouleverser l’organisation de leur vie, ce projet représente la perte d’environ un mois de salaire par an, dans un contexte où les paies sont bloquées depuis plus de trois ans et amputées par de nombreux jours de chômage. Suite aux trois heures du débrayage réussies le 2 juin, la direction a annoncé huit demi-heures supplémentaires de travail, du lundi au jeudi sur deux semaines, pour récupérer sa production. Pour maintenir la pression, des dizaines de salariés, à l’appel de la CGT, ont débrayé lors de ces demi-heures travaillées.

Les grévistes sont ravis de se rassembler pour montrer à la direction que ses sales coups ne passent plus. Il leur apparaît clairement que c’est le seul moyen dont ils dispo- sent pour se défendre et, que, comme ils le scandent : «La force des travailleurs, c’est la grève!». C’est aussi un bon moment pour se retrouver, discuter de leurs problèmes et créer des liens entre eux. De plus, une pétition CGT, largement signée, témoigne du soutien de la majorité des salariés.

De son côté, la direction, incapable de vraiment récupérer son retard de production, remplace des grévistes par des salariés hors production au mépris de la sécurité et de la qualité. Ainsi elle vient d’annoncer une réunion de concertation dans laquelle elle a ajouté un point concernant des «compensations financières» à la perte de la prime, sujet qu’elle refusait de discuter jusque-là. C’est indéniablement un premier résultat de la mobilisation. La lutte continue… Correspondant LO 17 Juin 2015

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/2015/06/17/psa-rennes-debrayer-pour-freiner-les-attaques_37357.html

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11 juin 2015 ~ 0 Commentaire

colère à l’usine psa de rennes la janais (npa)

pigeot

Mardi 2 juin 800 ouvrier-e-s ont cessé le travail sur le site de PSA Rennes suite à une provocation de la direction annonçant vouloir leur supprimer la prime d’équipe, qui représente 110 euros par mois, et la fin de transport du personnel. C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Des reculs sociaux prévus de longue date… Pour mieux comprendre la situation du site de La Janais qui a perdu plus de 2000 emplois depuis 2010 et qui est l’un des premier à met- tre en place la ligne ultra moderne EMP2 qui sera expérimentée sur le site de Mulhouse éga- lement, il faut comprendre que les effectifs n’ont pas cessé de baisser, jusqu’à arriver à une seule équipe du matin depuis un an. Voilà que la direction dans sa recherche d’économie permanente veut imposer maintenant un nouvel horaire en journée. Mais là où le bât blesse, c’est que cela est censé se faire avec la suppression de la prime de doublage et des bus.

Pour éviter de la fatigue aux ouvriers, on leur pique 110 euros !
L’argument de la DRH Pascale Tschaen, très connue pour sont sens inné du social, elle était l’ancienne DRH de PSA Mulhouse, a été présenté dans un briefing improvisé dans les ateliers. Le changement est censé « permettre de lutter contre la fatigue des ouvrier-e-s ». La seule condition, en revanche, c’est d’être disposé à être moins fatigué au prix de 110 euros par mois.

Une colère qui a traversé tout le site comme une traînée de poudre ! Avec un effectif de 2700 salarié-e-s et 1400 ouvrier-e-s de production sur le site de La Janais, la CGT a appelé les travailleur-se-s a un arrêt de travail le mardi matin de 9h45 à la fin de la prise de poste de 13h00, suivi par la CFDT. 800 ouvrier-e-s, principalement de production, ont débrayé en défilant dans les ateliers avec une grande détermination.

Ne pas en rester là. Ce n’est qu’un début… A l’heure actuelle, la direction n’a pas reculé sur son projet de passer tous les salarié-e-s en horaire de journée, ni sur la suppression de la prime d’équipe. Néanmoins, avec ce premier coup de semonce, les travailleur-se-s ont commencé à poser les conditions d’un rapport de force qu’il faut amplifier dans les jours qui viennent et ainsi mettre en échec total la direction.

La lutte des salariés de Rennes vaut pour tout le groupe PSA comme partout où la classe ouvrière commence à mener des batailles. Ce lundi 8 juin les salarié-e-s ont débrayé lors de la 1/2h supplémentaire imposée par la direction (qui ne sera pas payée la semaine prochaine !!) de 13h à 13h30 à environ une centaine pour mettre la pression sur la direction qui veut supprimer cette prime d’équipe ! Il faut poursuivre le combat ces prochains jours en étant toujours plus nombreux-ses !! Seule la lutte paie !

Publié le 9 juin 2015 par NPA PSA Rennes La Janais

Correspondance de NPA Usine PSA Rennes La Janais.

http://www.npa-auto-critique.org/2015/06/colere-a-l-usine-psa-de-rennes-la-janais.html

Psa-Rennes: une réaction à hauteur de l’attaque (LO)

Depuis plusieurs années, la production de l’usine PSA de Rennes n’a cessé de baisser, pour se stabiliser à un peu plus de 300 voitures par jour depuis un an.

Il y a un an, plutôt que de répartir la production entre les deux équipes de fabrication, la direc- tion a supprimé le régime des 2×8, pour le remplacer par une équipe de fabrication dite du matin permanent. C’est-à-dire que les ouvriers fabriquent les voitures toutes les semaines de 5 h 39 à 13 h, alors qu’avant ils alternaient chaque semaine entre le matin et l’après-midi. Cette production sur une seule équipe a permis à la direction de maintenir une cadence très élevée, malgré un volume plus faible. Elle a surtout permis la suppression de centaines de postes de travail.

Après en avoir fait courir le bruit depuis le début de l’année, c’est dix minutes avant de partir en week-end, le vendredi 29 mai, que la direction a dévoilé un plan de modification des horaires de travail de l’équipe de fabrication. Il est certes aberrant de fabriquer des voitures à 5 heures du matin, mais ce n’est pas cela qui motive le projet de la direction.

Elle veut surtout en profiter pour supprimer les primes liées aux «inconvénients» d’ho- raires, qui représentent l’équivalent d’un mois de salaire sur l’année! Elle veut aussi instaurer ce qu’elle appelle la «garantie journalière de production» ou «overtime». Cela lui permettra de faire rattraper les voitures non fabriquées à cause de pannes des installations, le jour même, en prolongeant la journée. Avec cette mesure, les ouvriers ne sauront jamais en arrivant au travail à quelle heure ils finiront.

La direction veut également en profiter pour supprimer les cars de transport du per- sonnel, espérant ainsi une économie de plus de 400 000 euros par an. Elle imposerait ainsi un casse-tête insoluble à certains des 300 ouvriers qui utilisent ce système de transport. La direction a présenté son projet à tous les ouvriers comme étant bouclé, ne laissant aux syndicats qu’à déterminer l’heure de la prise de poste et le positionnement d’une éventuelle pause de 20 mn, non payée, pour manger un casse-croûte dans l’atelier !

Très vite, chacun s’est rendu compte de l’ampleur de l’attaque. Dès le lundi 1er juin matin la CGT appelait à débrayer pour le lendemain, au moment où la direction recevait les syndicats pour discuter des détails de son projet. La revendication principale et non négo- ciable était le maintien des primes d’équipe. La CFDT s’est jointe à l’appel de la CGT, alors que les autres syndicats étaient contre, prétextant que la négociation n’était pas terminée.

Le mardi, les chaînes de production du Montage n’ont pas redémarré après la pause de 9 h 45, des centaines d’ouvriers ont quitté leur poste pour aller vers le lieu de rassem- blement prévu par la CGT. Ils ont été rejoints par des dizaines d’ouvriers d’autres ateliers. Au total, ce sont près de 800 travailleurs qui ont débrayé, dont 80 % des ouvriers du Montage. Les grévistes ont défilé dans les ateliers quasiment déserts en criant des slogans: «Pas touche à nos salaires», «Non, non, non à la suppression de la prime», «Sans nous, pas de bagnoles».

Devant cette réaction massive, la direction a dit qu’elle réétudierait la question de la prime d’équipe et qu’elle ferait de nouvelles propositions. Sans attendre, dès le lundi suivant, com- me la direction avait prévu une demi-heure supplémentaire pour rattraper la production per- due, un nouveau débrayage a eu lieu à l’appel de la CGT, pour redire qu’il n’est pas question de laisser la direction faire ce qu’elle veut de nos salaires

Comme le scandaient les grévistes, « la force des travailleurs, c’est la grève » !

Correspondant LO 10 Juin 2015
Voir aussi:

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05 juin 2015 ~ 0 Commentaire

usa: la plus grande manifestation des travailleurs à bas salaires (npa)

strike

Le 15 avril dernier, des dizaines de milliers de travailleurs de la restauration rapide ont manifesté aux États-Unis.

C’était la plus importante des journées d’action nationale de la campagne lancée par le syndicat des services SEIU en novembre 2012. Les revendications étaient un salaire mini- mum de 15 $ de l’heure et le droit de former un syndicat dans une industrie où les barrières sont nombreuses.

On peut noter la présence de plus en plus importante de salariéEs d’autres sec- teurs, non seulement en soutien mais partageant les mêmes revendications : travailleurs de la santé, personnels administratifs des universités, salariés de la grande distribution, etc. Le salaire minimum fédéral est de 7,25 $ de l’heure, mais celui-ci ne permet pas de vivre décemment, les salariés étant souvent forcés de cumuler les emplois pour des semaines atteignant 60 heures.

Les salariés payés moins de 15 $ de l’heure représentent 95,9 % des salariés de la restauration rapide, 88,6 % des aides ménagères et 80 % des salariés de la grande distri-bution, des secteurs très peu syndiqués, contrairement aux 45,6 % dans l’automobile, où le taux de syndicalisation est de 28,7 %.

La mobilisation pousse également les bureaucraties syndicales d’autres secteurs à se montrer plus offensives lors des négociations des accords d’entreprise, comme chez les camionneurs. Du fait de la surreprésentation des Noirs et Latinos dans ces secteurs les plus précaires, le lien est aussi fait avec les mobilisations contre les assassinats policiers enta- mée en août à Ferguson. Au côté des syndicats, les associations locales jouent un rôle. Des organisations ad hoc de soutien à la lutte comme « Fight for 15 » rassemblant individus, syndicats et organisations politiques révolutionnaires se sont formées dans les villes les plus importantes.

Une dynamique, des expériences Barack Obama avait caressé l’idée d’un salaire mini- mum fédéral de 10,10 $ de l’heure, en priorité pour les employés fédéraux, avant de prétexter de sa défaite aux élections de mi-­mandat de novembre 2014 pour repousser tout cela aux calendes grecques. Une série de mesures locales ont été prises pour augmenter le salaire minimum, notamment à Seattle, San Francisco et Los Angeles… mais souvent sur des ca- lendriers très étendus. Ainsi, les salariés de Los Angeles obtiendront leurs 15 $ de l’heure … d’ici 2020, ce qui avec l’inflation anticipée consiste en une augmentation bien plus modeste.

Si la bureaucratie de SEIU n’a pas sifflé la fin de la récréation, elle se gargarise des mesures cosmétiques passées par ses alliés du Parti démocrate dont elle finance allégre- ment les campagnes électorales. De plus, le flou juridique sur la répartition exacte des compétences entre les villes et les États permet aux employeurs d’attaquer en justice les villes passant de telles ordonnances.

L’extension de la mobilisation, son soutien par l’opinion publique et le caractère radical de certaines actions (comme les occupations de restaurants pour quelques heures) soulignent une dynamique. Mais dans les grandes villes (surtout), la bureaucratie syndicale contrôle chaque aspect de la mobilisation et ne laisse que peu de place à la prise d’initiative par les travailleurs du rang. Dans des villes de taille moyenne, où la bureaucratie est moins impor- tante, un espace existe, ce qui permet aux travailleurs et aux militants radicaux de faire des expériences communes.

Stan Miller Jeudi 4 Juin 2015

 

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05 juin 2015 ~ 0 Commentaire

retraites: prendre en compte les dégâts du travail, c’est toujours pénible pour les patrons! (npa)

jesus

La possibilité d’un départ anticipé à la retraite prenant en compte les dégâts dus aux conditions de travail était la seule prétendue avancée obtenue par la CFDT.

C’était la contrepartie de son lâchage de la lutte sur les retraites lors des grandes mobilisations de 2010 contre l’allongement de la durée de cotisation…

Les dispositions sur l’incapacité permettant notamment d’abaisser à 60 ans l’âge légal d’ouverture du droit à pension sont particulièrement restrictives, ne s’appliquant qu’aux salariéEs soumis à incapacité ­permanente d’au moins 10 %.

Prise en compte a minima

En ce qui concerne la pénibilité, sous la pression du patronat, la mise en place du dispositif a été constamment repoussée. Et c’est seulement en 2014 que la loi sur la réforme des retraites a précisé les conditions nécessaires à l’accumulation de points à transformer en droit à des formations, au passage à temps partiel, à un départ anticipé à la retraite.

Pour alimenter ce compte, il faut avoir été exposé à l’un des risques suivants :

– contraintes physiques : manutention (600 heures par an), postures pénibles (900 h/an), vibrations mécaniques (400 h/an) ;

– environnement agressif : agents chimiques y compris fumées et poussières, pression hyperbare, températures extrêmes (900 h/an), bruit (900 h/an) ;

– certains rythmes de travail : travail de nuit (120 nuits par an), posté (50 nuits par an), répétitif (900 h/an).

Trois mois d’exposition à un des facteurs « donnent » un point, à plusieurs facteurs, 2 points. L’acquisition est possible tout au long de la carrière avec un plafond de 100 points. Pour les salariéEs nés avant le 1er juillet 1956 et toujours exposés à la pénibilité, le nombre de points est doublé. Les 20 premiers points sont obligatoirement utilisés pour financer une formation, sauf pour les salariéEs âgés (nés avant 1960).

Le départ en retraite anticipé est ouvert aux salariéEs de plus de 55 ans :

dix points donnent droit à une majoration de durée de cotisation et donc de départ en retraite avancé d’un trimestre avec un maximum de 8 trimestres. Le départ pourra intervenir à 58 ans pour les carrières longues et à 60 ans pour un départ à l’âge légal de 62 ans.

La prise en compte de seulement quatre facteurs (travail de nuit, répétitif, en milieu hyperbare ou en équipes alternantes) avait été repoussée à janvier 2015, et les six autres à début 2016.

Et encore des reculs...

Ce dispositif était déjà très largement en-dessous d’une prise en compte réelle des dégâts occasionnés par les conditions de travail. L’amiante, les risques psycho-sociaux, pour n’évoquer que les cas les plus emblématiques sont absents des risques pris en compte. Mais cela est encore trop pour le patronat, et le gouvernement s’est rendu en grande partie à ses arguments. Les derniers reculs sont issus du rapport commis par un député socialiste et Michel Davy de Virville (ex-DRH de Renault et précurseur sur la voie de la destruction du code du travail), et font l’objet d’amendements au projet de loi sur le dialogue social.

L’entrée en vigueur des six facteurs prévue en janvier 2016 a été repoussée de six mois. Pour l’évaluation de l’exposition des salariéEs, les employeurs ne seront plus tenus d’évaluer la pénibilité pour chaque salariéE, mais pourront se baser sur un référentiel construit au niveau des branches professionnelles définissant les postes, métiers et situations de travail pouvant être jugés pénibles. À charge pour la caisse de retraite d’informer le salariéE sur son degré d’exposition et sur les points qu’il a accumulés. La définition de certains facteurs pourrait, de surcroît, être modifiée. Celle relative aux gestes répétitifs devrait ainsi être revue d’ici à fin juillet, afin d’adapter sa définition à « la réalité du travail dans les entreprises industrielles ». À la baisse pour les salariéEs ?

Au total, un ensemble de mesures qui reste essentiellement une caution au refus des employeurs à prendre réellement en compte les risques du travail. Cela voudrait dire s’y attaquer en amont par une prévention qui reste le parent pauvre des politiques patronales et gouvernementales.

Robert Pelletier

* Parus dans notre presse : Hebdo L’Anticapitaliste – 291 (28/05/2015). http://www.npa2009.org/

Travail dominical : mobilisation payante dans le commerce

A l’appel du CLIC-P, plus de 300 salariéEs du commerce ont manifesté ce jour à Odéon alors que se tenait au Sénat la Commission Mixte Paritaire consacrée à la loi Macron. EmployéEs de la Fnac, de Gibert Joseph ou des grands magasins, ils ont crié leur détermination à ne pas voir leurs dimanches et leurs nuits remis en cause par l’avidité des patrons des grandes enseignes.

Le feu roulant de mobilisation entretenu depuis fin 2014 par l’intersyndicale du commerce parisien, qui regroupe la CFDT, la CGT, l’UNSA et SUD, porte ses fruits : non seulement la CMP a échoué mais le gouvernement va demander que l’amendement sénatorial autorisant les commerces de biens culturels à ouvrir chaque dimanche soit retiré ainsi qu’à revenir sur les dispositions relatives au travail dominical et nocturne durcies par la droite sénatoriale.

La détermination et l’unité des salariéEs du commerce et les succès obtenus par leur mobilisation doit relancer des perspectives de mobilisations interprofessionnelles à même de gagner le retrait de cette loi régressive !

Les manifestantEs ont décidé d’un nouveau rassemblement place St Michel le 16 juin prochain, date de début du second examen du texte par l’Assemblée Nationale, ainsi que de l’organisation d’un pique-nique revendicatif le 28 juin, premier dimanche des soldes, place de l’Hôtel de Ville.

PELLETIER Robert 28 mai 2015 Mercredi 3 Juin 2015

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article35091

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03 juin 2015 ~ 0 Commentaire

lingerie: chantelle veut se séparer de son site de lanester (fr3)

Manara-marre

La direction de Chantelle, entreprise spécialisée dans la lingerie féminine et la corseterie, a annoncé mardi sa volonté de se séparer de son site de production
de Lanester, près de Lorient dans le Morbihan. 112 emplois sont menacés. La direction est sur place ce mercredi. L’annonce a été faite lors d’un CCE (Comité Central d’Entreprise) au siège de la société à Cachan (94) en région parisienne.

Lanester: 112 salariés pour de la corseterie L’atelier de production Chantelle à Lanester a été créé en 1973. Il est dédié à la production en petites séries de pro- duits de corseterie. Ses 112 employés réalisent moins de 2 % de la production du groupe. Chantelle, PME familiale créée en 1876, est devenu un groupe qui a réa- lisé un chiffre d’affaires de 384 millions d’euros en 2014, dont près de la moitié en France. Chantelle c’est plus de 6.000 employés dans le monde dont 2.200 dans l’Hexagone.

La direction sur site ce mercredi La direction a indiqué mardi que « le niveau de résultat deviendra en 2015 insuffisant pour poursuivre les investissements nécessaires pour assurer son développement et maintenir sa compétitivité ». En conséquence, la direction du groupe a décidé de se désengager du site morbi- hannais. Chantelle a déjà confié la recherche d’un repreneur à un cabinet spé- cialisé. Le directeur des ressources humaines de Chantelle se rend ce mercredi à Lanester pour informer le personnel.

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28 mai 2015 ~ 0 Commentaire

sncf région de nantes (lo)

cheminot

Les cheminots restent mobilisés

Pour la région SNCF de Nantes, qui recouvre un secteur allant du Mans au Croisic en passant par Laval et Thouars, le mouvement contre la suppression des postes de chef de quai dans les gares et la suppression des contrôleurs à bord des trains a pris une nouvelle ampleur avec la journée de grève de 24 heures du 22 mai, qui a succédé à celle du 13.

À l’appel d’une intersyndicale regroupant la CGT, Sud-Rail, la CFDT et FO, cette nouvelle journée a été un succès, avec l’entrée dans la grève de nouveaux secteurs comme celui du TER et les agents chargés de la circulation des trains. Pour les contrôleurs, c’était à 30 % de plus. L’assemblée générale qui s’est tenue dans la matinée du 22 en gare de Nantes a regroupé davantage de participants, dont des délégations de grévistes des gares d’Angers, de Savenay, de Saint-Nazaire et d’Ancenis.

La discussion a été riche, dans un esprit combatif, pour dire que ce n’était pas le moment de baisser les bras et qu’il fallait continuer pour que la direction retire ses attaques.

Les revendications des grévistes sont simples: arrêt des suppressions de postes sur les quais, dans les trains et partout où elles sont programmées, avec au contraire l’embauche des CDD et des jeunes en contrat d’avenir, qui travaillent en situation précaire à côté des cheminots et qui sont de plus en plus nombreux.

L’assemblée générale des grévistes a revoté la grève, à l’unanimité des 170 che- minots présents moins 5 abstentions, et malgré l’appel à suspendre le mouvement de la part du responsable FO de Nantes gare. Au Mans aussi, l’AG a reconduit la grève pour le 5 juin.

Pour l’instant, la réponse de la direction régionale a été de reculer d’un an l’application de la suppression des chefs de quai. Ce petit recul n’a pas suffi à calmer le mouvement, au contraire il est apparu comme un encouragement à se mobiliser toujours plus nombreux et à populariser la lutte à d’autres régions, touchées elles aussi par de telles attaques.

Correspondant LO 27 Mai 2015

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26 mai 2015 ~ 0 Commentaire

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