Archive | Syndicalisme

23 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

manifestation à l’hôpital de la cavale-blanche (of)

manifestants-hopital-SUD

Environ 350 personnes sont réunies ce mardi matin dans le hall de la Cavale-Blanche à l’appel de trois syndicats CFDT, CGT et Sud.

Trois syndicats appelaient à débrayer ce mardi matin au CHRU de la Cavale-blanche. Mais CFDT, CGT et Sud santé, s’ils ont des préoccupations communes, ne travaillent pas en intersyndicale pour autant. Les syndicats protestent notam- ment contre les 183 suppressions de poste annoncées pour résorber le déficit de 8,7 millions d’euros de l’établissement.

Ce matin, se déroule un comité technique d’établissement. Brest – 09h46

http://www.ouest-france.fr/social-manifestation-lhopital-de-la-cavale-blanche-2846172

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19 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

Brest grève au chu le 23 septembre (cb)

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Le syndicat CGT du CHU de Brest appelle le personnel du CHU à 24 heures de grève, mardi 23 septembre pour dénoncer le plan de retour à l’équilibre mis en place pour tenter de juguler le déficit de l’établissement qui entraînerait, selon le syndicat, des suppressions de postes. Un rassemblement est prévu à partir de 9 h 30 dans le hall de la Cavale Blanche.

Publication : 19/09/2014 à 11:31

http://www.cotebrest.fr/breves/9955-greve-au-chu-de-brest-le-23-septembre/

 

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18 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

Seuils sociaux: jusqu’où vont-ils descendre? (npa)

medef

Le 9 septembre dernier, les organisations patronales et les cinq confé- dérations se sont retrouvés pour arrêter l’agenda social des prochains mois…

Parmi les négociations interprofessionnelles à venir, celle relative à «la qualité et l’efficacité du dialogue social dans les entreprises et l’amélioration de la repré- sentation des salariés» prévue d’octobre à décembre prochain.

Derrière cet intitulé abscons, l’objectif du patronat, soutenu par le gouver- nement, est d’amoindrir les moyens de défense des travailleurEs et, dans les grandes entreprises, de rendre davantage soluble le syndicalisme dans un prétendu dialogue social.

Pour comprendre l’ampleur du recul annoncé, si, comme il se murmure, on passait du seuil de 11 à 20 pour la mise en place de déléguéEs du personnel, c’est 1,5 million de salariéEs supplémentaires qui se verrait refuser un tel droit. Plus d’un tiers du salariat du secteur privé ne serait alors couvert par aucune représentation du personnel…

Or, selon une étude récente de la DARES, outre leur traditionnel rôle de contre-pouvoir, la présence de déléguéEs syndicaux favorise la rémunération par l’intermédiaire de la négociation collective.

Discuter «sans tabou»… CGT et FO ont fait savoir que, pour eux, il n’était pas question d’augmenter les seuils existants. La CFDT se dit, elle, prête à discuter «sans tabou», pourvu que soit mis en place des instances territoriale de repré- sentation des salariéEs des entreprises en question, y compris dotées d’un pouvoir de médiation…

Avec l’institutionnalisation d’un syndicalisme hors les murs, on distendrait davantage les liens entre les déléguéEs et leurs mandats alors que les rapports de classes s’exercent eux au quotidien dans les boîtes. Plus encore, un tel recul serait compris comme un allégement des règles applicables aux petites et moyennes entreprises, déjà couramment malmenées!

Outre la défense intransigeante des seuils existants, il est urgent de créer des convergences syndicales pour, par exemple, exiger la mise en place d’un droit de veto pour les comités d’entreprises ou, à l’occasion de la prochaine élection TPE en 2017, l’élection des conseillerEs du salarié, dont le rôle actuel se limite à assister les travailleurs dépourvus de représentation en cas de rupture de contrat, conseillerEs qui serait dotés de prérogatives étendues. LD

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18 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

A quoi ressemblerait la vie d’un salarié si le medef réussissait à imposer ses vues? (libération)

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Je veux vivre, pas survivre…

Fiction (ou pas): 1er mai 2017, Bernard sort à 22 h 30…

Lundi 1er mai 2017, 22 h 30, Bernard, 52 ans, termine sa journée de labeur. Un brin nostalgique, il se souvient des défilés «Bastille-Nation» de la Fête du travail en faveur du progrès social. Une institution du passé.

Depuis deux ans, le jour sacré a perdu son statut de jour férié, tout comme le 1er janvier. Le travail, Bernard l’a donc fêté… au travail. «Le meilleur endroit pour lui rendre hommage», selon son patron. Depuis vingt mois, et après deux ans de chômage, il est vendeur dans un magasin alimentaire. Licencié du secteur de la communication, la vente n’était pas sa vocation. Père de famille, il n’était pas non plus très enclin à travailler le dimanche, comme le prévoit son poste. Mais la pres- sion liée aux contrôles renforcés de Pôle Emploi ne lui a guère laissé le choix. Il a donc accepté un salaire 1 156 euros brut mensuels (80% du Smic actuel).

Quinquagénaire, Bernard fait partie des «populations les plus éloignées de l’emploi» éligibles aux nouveaux contrats payés en dessous du revenu minimum. En complément, il perçoit une allocation sociale de 289 euros brut par mois. Mais, tous les mois, les lourdeurs administratives retardent le versement de l’aide. Pour débloquer la situation, le mieux serait de se rendre dans l’agence en charge de son suivi, mais certaines semaines, Bernard a du mal à se libérer.

L’an passé, son entreprise a mis en place un nouvel accord sur le temps de travail, faisant passer la durée de son contrat à quarante heures hebdomadaire. «Un retour en arrière de plus de quinze ans», se lamente-t-il, lui qui a battu le pavé pour les 35 heures instaurées en 2000 par Martine Aubry.

Turnover. Les nouveaux horaires de fermeture du magasin, repoussés à 22 h 30, ont aussi généralisé les heures sup. Et ce, d’autant plus que la direction a obtenu leur majoration à seulement 5%. Pour Bernard, impossible désormais de savoir en avance à quelle heure il va pouvoir partir. «On s’adapte au flux de clientèle», lui a expliqué son supérieur. L’absentéisme galopant, suite à la mise en place des nouvelles conditions de travail, et le fort turnover n’ont pas arrangé les choses.

Autre subtilité de son contrat, ce dernier est «à durée indéterminée qui pren- dr[a] fin automatiquement une fois le projet réalisé», selon le jargon du patronat. Pensé pour réduire la «peur de l’embauche» qui «tétanise» les patrons, son con- trat peut donc s’arrêter à tout moment si son employeur décide de clore le projet pour lequel il a été embauché. Dans ce cas, vu sa faible ancienneté, Bernard serait remercié avec une indemnité symbolique.

«Lissage». Le plus pénible? Les trois longues heures de coupure, imposées entre 13 h 30 et 16 h 30 au titre du nouvel aménagement du temps de travail. Pour Ber- nard, qui habite en banlieue, à une heure de trajet en transport en commun, impossible de rentrer chez lui. Du coup, il attend dans un fast-food du coin.

Avant que le comité d’entreprise ne plie, suite à la réforme des seuils so- ciaux, il profitait de cette pause pour se rendre à la salle de sport. Mais depuis, sans prise en charge de son abonnement par le CE, il n’a plus les moyens. Prise de poids, mal de dos, les résultats se sont vite fait ressentir. La situation a empiré quand la direction a imposé de nouvelles tâches de manutention aux vendeurs.

Dans les rayons, Bernard n’est pas le seul à s’en plaindre. Mais se faire entendre est devenu plus difficile. Le «lissage» des seuils sociaux, voulu par le Medef, a beaucoup joué dans sa société de 62 personnes. Outre le CE, son entreprise a perdu son comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). Et ses délégués syndicaux. Depuis, les délégués du personnel ont pris le relais. Mais peinent à tout gérer.

Amandine CAILHOL 15 septembre 2014 à 19:46

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18 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

Gattaz donne une leçon de lutte de classe aux chefs syndicaux (lo)

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Tous les dirigeants syndicaux ont réagi aux propositions patronales.

Mailly, le leader de FO, s’est demandé «si c’était le 1er avril». Lepaon de la CGT s’est dit «stupéfait du culot du patronat». Quant à Berger, de la CFDT, grand défenseur du «dialogue social», il se sent trahi et se demande s’il peut encore faire confiance au patronat!

La trahison n’est pas dans ce que dit et fait le Medef. La trahison, c’est de ne pas dire que la bourgeoisie mène la lutte de classe et qu’elle ne s’arrêtera que si les travailleurs l’y contraignent. La trahison est du côté de ces dirigeants des confédérations syndicales qui laissent croire aux travailleurs qu’il y aurait quelque chose de favorable à attendre du patronat.

Pourquoi s’étonner des propositions du Medef? Au patronat, il lui en faut toujours plus. Et dans une période de crise, ce «toujours plus» au patronat signifie forcément toujours moins pour les travailleurs. Lila VERMER

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2407&id=7

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15 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

En Chine, colère cherche syndicats (le monde diplo)

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Multiplication des grèves et des mouvements sociaux

Ouvriers travaillant pour Nike, Adidas ou Converse, salariés du géant de la distri-bution américain Walmart… Jamais les grèves n’ont été aussi nombreuses et spectaculaires en Chine. Han Dongfang, fondateur du premier syndicat indépen- dant, emprisonné après les événements de la place Tiananmen en 1989, puis expulsé du pays en 1993, tire les enseignements de ces luttes auxquelles son organisation contribue.

Qui peut encore douter de la capacité de mobilisation des travailleurs chi- nois quand leurs droits sont menacés? En avril dernier, à Dongguan, ville du sud de la Chine, les quarante mille ouvriers de l’usine géante de chaussures Yue Yuen, qui produit pour des marques occidentales comme Nike, Adidas, Conver- se… ont fait grève pendant deux semaines. Ce fut l’un des mouvements les plus importants de ces dernières années. Il a révélé à quel point, au cours des trois décennies écoulées, les gouvernements locaux ont contourné le droit du travail ou ignoré ses violations afin d’attirer puis de conserver les investissements.

Tout a commencé lorsque des salariés ont découvert que, depuis dix ans, cette compagnie taïwanaise n’avait pas payé la part employeur des cotisations sociales. Celles-ci étant versées à un fonds contrôlé par le gouvernement local, les autorités de Dongguan étaient forcément au courant. Elles avaient fermé les yeux, en espérant que personne ne s’en rendrait compte et que, dans le cas contraire, nul ne ferait d’histoires.

Or non seulement certains ouvriers s’en sont aperçus, mais ils ont extrême- ment mal réagi. Face à une situation qui se détériorait rapidement et qu’elles ne savaient comment résoudre, les autorités ont paniqué. Non qu’elles n’aient pas l’habitude des grèves: il en éclate quasiment tous les jours dans la ville. Mais celle de Yue Yuen, beaucoup plus importante que les autres, a attiré l’attention des médias nationaux et internationaux.

Le gouvernement local ne disposait d’aucun mécanisme de règlement pour un tel conflit. Il y a bien un syndicat dans l’usine, mais il n’a pas bougé. Les em- ployés n’avaient donc aucun représentant habilité à faire valoir leurs doléances auprès de la direction ou à exiger une négociation collective. Une organisation non gouvernementale (ONG) de défense des droits des travailleurs comme il en existe plusieurs dans le pays, le Shenzhen Chunfeng Labor Dispute Service Center, est alors intervenue pour aider à mettre sur pied l’élection de délégués et à élaborer une (…) par Han Dongfang, septembre 2014

http://www.monde-diplomatique.fr/2014/09/DONGFANG/50755

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14 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

IntermittentEs et précaires: la lutte continue de plus belle!

fool

Du 31 août au 2 septembre, 16 coordinations régionales venues de toutes la France étaient réunies à Dijon pour faire le point sur les mobilisations de l’été et surtout discuter des perspectives pour la rentrée.

Après les déclaration de Rebsamen contre les chômeurs, l’intitulé du commu- niqué final de la coordination nationale, « Pour la fin du néolibéralisme de gauche »  donne le ton et l’état d’esprit de cette coordination de grande qualité. Sur le bilan de l’été, on peut retenir une très forte mobilisation sur juillet, avec des actions mul- tiples et variées, notamment dans quasiment tous les festivals, mais aussi en direction des chômeurs et précaires.

Un débat a traversé la coordination sur le bilan du festival d’Avignon et sur les grèves: il a été noté la capacité des directions à faire pression sur les équipes et à lâcher un peu pour éviter la grève et l’annulation, avec parfois des pratiques déloyales, lock-out…Contrer les faux amis du mouvement, qui se sont limités à des déclarations sans actes concrets, reste un enjeu. La coordination a insisté sur la force de la grève dure pour peser, ce qui est possible grâce aux caisses de soutien, comme à Montpellier.

Un débat de fond a été engagé sur l’identité et la perspective de ce mouve- ment. Renforcer l’orientation intermittents et culture ou poursuivre la fédération des précaires? La discussion reste ouverte mais ce qui ressort, c’est la volonté d’élar- gir le mouvement à tous les chômeurEs et précaires, y compris ceux du secteur culturel. La coordination a inscrit la lutte dans la durée et souhaite l’élargissement et la convergence des luttes, avec les associations, les syndicats, pour gagner de nouveaux droits pour les chômeurEs et les travailleurEs en activité discontinue. Dans toutes les villes, des initiatives sont prises dans cette perspective.

Sur tous les fronts… La coordination a proposé plusieurs axes de mobilisation : des actions tous les mardis à partir du 16 septembre en direction des Pôle emploi, notamment pour obtenir les chiffres de l’Unedic qui ont été promis; des actions lors des journées du patrimoine:  nos droits sociaux sont un patrimoine» ; des ac- tions diverses sur les ouvertures et premières de saisons des différents lieux cul- turels:

un appel à grève reconductible pour le 1er octobre, jour de la mise en appli- cation des nouvelles règles concernant les droits rechargeables et l’activité réduite ; une journée nationale d’action, avec des initiatives dans les centres villes, sous le signe du «Charivari», avec sirène, vacarme, etc. ;

une participation à la journée européenne contre TAFTA (traité transatlan- tique) le 11 octobre; la participation à la convergence des luttes en Europe, mi-septembre à Rome et les 26 et 27 septembre à Bruxelles, rencontre des ministres du Travail ; une action juridique, déposée par 39 précaires, auprès du conseil d’État contre la validation de la réforme injuste et illégale, enfin, une dénonciation de Pôle emploi, devenant de plus en plus une zone de non-droit…

Laissons donc temporairement le mot de la fin au communiqué issu de la coordination: «Notre capacité à nous organiser dans un système de solidarité est une arme de notre lutte. Nous lutterons, sans aucune pause et de toutes nos for- ces, parce que nous sommes nombreux, contre toutes les répressions dont font l’objet les luttes sociales. Nous rappelons, aux anciens comme aux nouveaux mem- bres du gouvernement, qu’ils sont personnes non grata partout où nous sommes. Nos actions ne connaîtront pas de pauses. Ce que nous défendons, nous le défendons pour tous.» Correspondant

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13 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

Sur les écrans: « on a grèvé », femmes de chambre en lutte (al+regards+ccr)

En 2012, un hôtel Campanile Première Classe de Suresnes est paralysé par une grève des femmes de chambre, soutenue par la CGT et la CNT.

Durant les 28 jours du conflit, Denis Gheerbrant les regarde danser, les écoute chanter et parler. Son film, On a grèvé, raconte la naissance d’une force collec- tive, et son impact sur l’existence de ces femmes en majorité africaines, récem- ment arrivées en France et souvent illettrées.

Depuis quelques années, un mouvement revendicatif, pour de meilleurs salai- res et de meilleures conditions de travail, se développe parmi les femmes de chambre de l’hôtellerie française. Une étape victorieuse de ce mouvement, la grè- ve, en 2012, d’une vingtaine d’entre elles à Suresnes, dans un hôtel Campanile Première Classe, a été filmée par Denis Gheerbrant.

C’est une grève qui, sur bien des points, fut exemplaire par la conjonction d’une stratégie syndicale pertinente et de la détermination des grévistes. Entre le petit syndicat d’entreprise, CGT HPE (Hôtels de prestige et économiques), appuyé par la CNT du Nettoyage [1], et ces femmes, en majorité africaines, récemment arrivées en France et souvent illettrées, le partage des rôles fut particulièrement efficace.

On a grèvé nous permet ainsi de mieux les connaître, de leur donner des visa- ges, d’appréhender des esquisses de vies… Le spectateur observe comment le groupe se constitue, comment cette action collective transforme les unes et les autres, et s’interroge, à la fin, sur ce que ce type de lutte porte en germe. Car si ce moment d’apprentissage et d’initiation à la politique participe d’une véritable dynamique syndicale, le film de Denis Gheerbrant pose aussi, en creux, la ques- tion des rapports femmes-hommes ou Noirs-Blancs au sein de cette nouvelle classe ouvrière. 7 septembre 2014

http://alternativelibertaire.org/?Sur-les-ecrans-femmes-de-chambre

« On a grèvé », le chemin d’une victoire (Regards)

Par Tangui Perron| 10 septembre 2014

"On a grèvé", le chemin d'une victoire

Avec son documentaire sur la grève exemplaire de femmes de chambre contre la direction d’un grand hôtel, Denis Gheerbrandt livre un récit optimiste et humaniste sur les vertus d’une lutte syndicale pourtant donnée perdue d’avance. En salles aujourd’hui.

Dès les années 1970, à la fois lucides, amers et caustiques, certains mili- tants fredonnaient «de défaites en défaites jusqu’à la victoire finale». Le fossé était en effet grand entre, d’une part, des systèmes de propagande ripolinant tout en rouge et, d’autre part, le vécu et les sentiments de militants de base confrontés à des « luttes perdues » et des chemins politiques obstrués. Mais la propagande de naguère n’est pas pire que la communication d’aujourd’hui. Et si ce qui est lié à ce qu’on appelait autrefois le mouvement ouvrier s’exprime avec les images et les mots de ses adversaires, le risque est grand d’une pensée unique, sans perspective d’émancipation.

Une expérience ouvrière Denis Gheerbrandt, cinéaste, n’a jamais commis de film de propagande, ce n’est pas le plus grand crime, ni de film de communi- cation. Toutefois, on en saurait que trop conseiller son dernier documentaire, On a grèvé, aux militants syndicaux, culturels et politiques pour que ceux-ci organisent à leur tour, à destination d’un public plus large, des projections et des débats afin de «transmettre une expérience ouvrière», pour paraphraser un film de René Vautier aujourd’hui perdu, expérience qui narre une grève récente et gagnée. Chose assez rare aujourd’hui. Ajoutons que les protagonistes de « On a grèvé » sont des femmes, majoritairement noires, dont certaines sont sans-papiers et parfois illet- trées et, enfin, qu’elles exercent le métier de femmes de chambre dans un hôtel dépendant d’une grande chaîne, propriété, pour partie, d’un fonds de pension américain. Sur le papier, on ne donnerait pas cher de leur peau.

Pourtant, après vingt-huit jours de grève, en 2012, cette vingtaine d’emplo- yées, jusque-là condamnées au travail à la tâche pourtant illégal en France, ont eu raison de leur direction. Ceci n’est pas le résultat d’un miracle, mais le fruit de leur détermination, d’une impeccable préparation et organisation de la grève et, égale- ment, de la solidarité. Chaque jour de grève était payé par le syndicat de la CGT HPE (Hôtels de prestige et économiques) et ce mouvement a bénéficié du fort appui de militants expérimentés de la CGT et de la CNT-Solidarité ouvrière, œu- vrant en bonne intelligence. Au passage, on notera que des militants du Front de gauche font leur indispensable boulot de militants et que la députée de Nanterre, Jacqueline Fraysse, vient exprimer son soutien.

Slogans syndicalistes et tubes de la FM Denis Gheerbrandt, seul avec sa caméra et son micro, a choisi, les réunions de négociations lui étaient du reste interdites, de partager le quotidien du piquet de grève et de rester avec ces fem- mes sur un bout de trottoir stratégique, en face de cet hôtel de Suresnes, au sein d’un décor urbain banal et bruyant. Un prolétariat-monde dans la grande ville, existant en tant que groupe. Si le cinéaste suit les actions militantes, les interven- tions des dirigeants, une tentative de refoulement des « jaunes », il s’attarde surtout sur les visages, les rires, l’ennui de ces femmes mobilisées, les danses et les chants mêlant slogans syndicalistes et tubes de la FM (le fameux Corde à sauter de Moussier Tombola).

Lors de discussions entre le cinéaste en empathie et ces grévistes en confian- ce, se dessine la vie d’employées exploitées, de femmes et d’immigrées. Les trois fils de l’une d’elles viennent sur le piquet de grève et l’on entraperçoit alors l’uni- vers de jeunes gars d’aujourd’hui. Une seule fois la caméra s’éloigne du seuil de l’hôtel pour suivre une distribution de tracts au pied d’un immeuble de la direction ; un lent panoramique circulaire glisse sur la façade aveugle du bâtiment devenant alors, peut-être, le symbole d’un monde opaque et violent – mais il s’achève sur le visage d’une gréviste.

On aurait sans doute aimé en savoir plus sur les négociations et plus encore sur ces femmes, mais « On a grèvé » est une pièce supplémentaire dans l’œuvre d’un documentariste qui filme seul dans la ville, à la rencontre des autres. Depuis plus de trente ans, Gheerbrant enregistre ainsi, avec cohérence, le peuple et les passages (le passage de l’enfance ou de l’adolescence à l’âge adulte), parfois «le communisme qui manque» ou, comme ici, une grève réussie qui porte au-delà d’elle.

http://www.regards.fr/web/on-a-greve-le-chemin-d-une,7912

http://www.ccr4.org/On-a-greve-On-a-gagne

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13 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

Pont l’abbé, les facteurs ont débrayé ce samedi matin (lt)

greve-poste-privatisation

La tension monte au centre de tri de Pont-l’Abbé.

Comme samedi dernier, les facteurs ont débrayé ce samedi matin pour protester contre leurs conditions de travail. A 7 h 20, à l’heure où le premier camion arrive au centre de tri, la quasi-totalité des salariés, regrettant qu’aucune réponse n’ait été apportée à ses revendications, a cessé le travail pour demander « des moyens suffisants ». La direction, présente dans l’établissement, n’a pas souhaité s’exprimer.

http://www.letelegramme.fr/finistere/pont-labbe/pont-l-abbe-les-facteurs-ont-debraye-ce-samedi-matin-13-09-2014-10339064.php

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13 septembre 2014 ~ 0 Commentaire

Honeywell, plaintel, le nouveau des mesures de chômage partiel (of)

y-en-a-marre

*

Les salariés du groupe américain Honeywell, spécialiste de masques respira- toires jetables, implanté à Plaintel, sont inquiets.

Le personnel a été informé début septembre que la direction avait demandé l’auto- risation de chômage partiel, pour septembre et octobre, pour 30 salariés sur les 65 encore présents dans l’entreprise aujourd’hui. 25 personnes sont concernées à la production, trois au laboratoire et deux au magasin. La mesure est déjà effective dans le secteur production. Cette mesure fait suite à un récent plan de neuf licen- ciements, intervenu fin juillet. Neuf personnes avaient déjà été licenciées l’année précédente, 20 en 2011 et 43 en 2010.

Ebola : deux semaines de travail «Nous n’avons presque plus de travail. Hier, une commande de 160 000 masques est arrivée pour le virus Ebola. Ça repré- sente deux semaines de travail. Après on n’a plus rien, s’alarme une déléguée syndicale CGT. Les commandes, c’est catastrophique. On ne sait pas où on va. »

Le groupe américain Honeywell est le principal actionnaire du fabricant français de masques respiratoires jetables. L’entreprise rencontre des difficultés depuis plusieurs années. Plaintel 9h48

http://www.ouest-france.fr/honeywell-plaintel-de-nouveau-des-mesures-de-chomage-partiel-2821706

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