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26 mars 2016 ~ 0 Commentaire

ascenseur anti-social (révolution permanente)

cfdt medef

La CFDT, un tremplin pour faire carrière au gouvernement 

L’affaire de la loi Travail l’a montré une nouvelle fois : les liens sont étroits entre la CFDT et le gouvernement.

En signant le projet de loi, la deuxième centrale syndicale du pays a de nouveau sauvé la face du gouvernement, au mépris de l’attaque contre les travailleurs que cette loi constitue. Des liens tellement étroits donc que des dirigeants de la CFDT se retrouvent même au gouverne- ment.

L’affaire date de début février 2016. Une affaire restée plutôt confidentielle à l’époque, mais qui mérite d’être ressortie du placard après la trahison de la direction de la CFDT sur l’épisode de la loi travail. À l’époque, Anousheh Karvar, qui jouait un rôle important jusqu’ici à la CFDT, est nommée au cabinet de la nouvelle ministre du travail… Myriam El Khomri en personne!

Et celle qui devient directrice de cabinet adjointe, chargée de l’emploi et de la formation professionnelle, a un long parcours à la CFDT : secrétaire nationale de la CFDT Cadres de 2001 à 2003, avant d’occuper les fonctions de secrétaire générale adjointe de la CFDT Cadres, jusqu’en 2012. Parallèlement, de 2010 à 2012, Anousheh Karvar a exercé les fonctions de trésorière confédérale de ce même syndicat.

Un nouveau poste donc, qui a tout l’air d’une promotion pour services rendus, tant la centrale syndicale est au service du gouvernement dans ses attaques contre les travailleurs depuis le début du quinquennat Hollande.

Et ce genre d’affaire n’est pas une nouveauté. Déjà, en 2012, l’ancien secrétaire général de la CFDT avait été nommé président de Terra Nova, un think thank très proche du PS, mais aussi de l’Agence du service civique, nommé à cette place par Hollande lui-même. Ainsi, pour les dirigeants de la CFDT, trahir les salariés, c’est bel et bien un métier qui peut rapporter gros… au mépris des intérêts de leurs syndiqués et des travailleurs.

25 mars 2016 Renan Granger

http://www.revolutionpermanente.fr/CFDT-un-tremplin-pour-faire-carriere

Commentaire: Sans oublier la CGT

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bernard_Thibault

 

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25 mars 2016 ~ 0 Commentaire

loi travail (anti-k)

germinal

Communiqué commun:

CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL

Comme les 9 et 17 mars, étudiant-es, lycéen-nes, salarié-es, privé-es d’emploi et retraité-es ont montré ce jour toute leur détermination à obtenir le retrait du projet de loi travail.

Les organisations signataires rappellent que les pouvoirs publics doivent garantir le droit à manifester, à se réunir, à s’organiser, tout en assurant la sécurité des manifestant-es.

Les modifications apportées par le gouvernement au projet de loi Travail ne changent rien à l’affaire : le texte présenté au conseil des ministres reste toxique pour les salarié-es d’aujourd’hui et de demain. De toute évidence, ce texte ne permettra pas les créa- tions nécessaires d’emplois, généralisera la précarité et aggravera les inégalités profession- nelles notamment envers les femmes et les jeunes. C’est ce que montre l’exemple des pays européens ayant suivi cette voie.

Dans ce contexte où l’emploi et les salaires restent des préoccupations majeures, il est urgent de développer des emplois stables, de qualité, et de nouveaux droits sociaux.

Les organisations syndicales (CGT, FO, FSU, Union syndicale Solidaires, UNEF, UNL, FIDL) appellent l’ensemble des salarié-es, privé-es d’emploi, étudiant-es, lycéen-nes, retraité-es à se mobiliser par la grève et à participer massivement aux manifestations le 31 mars pour obtenir le retrait de ce projet de loi et conquérir de nouvelles garanties et protections collectives.

A l’issue de la journée du 31, le gouvernement doit répondre. Si tel n’était pas le cas, les organisations signataires inviteront les salarié-es et les jeunes à débattre la poursuite de l’action dans les jours suivants et à renforcer les mobilisations, y compris par la grève et les manifestations. Les organisations signataires appellent d’ores et déjà le gouvernement à les recevoir pour prendre en compte leurs revendications et les mobilisations massives et répétées. Paris, le 24 mars 2016

http://www.anti-k.org/loi-travail-cgt-fo-fsu-solidaires-unef-unl-fidl

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25 mars 2016 ~ 0 Commentaire

ploumagoar-guingamp (ouest france)

lidl gw

Les salariés de Lidl en grève

Une trentaine de grévistes se sont réunis jeudi à la plateforme Lidl de Plouma- goar pour réclamer une amélioration des conditions de travail.

Plusieurs dizaines de salariés du groupe Lidl se sont regroupées, suite à l’appel intersyndical national, ce jeudi, à l’entrepôt de Ploumagoar. Les délégations syndicales présentes: FO, l’Unsa et la CGT réclament une augmentation des salaires pour les employés. «Les négo- ciations de février n’ont abouti qu’à une augmentation de 0,2 % des salaires pour 2016. Des salaires qui n’ont d’ailleurs pas augmenté en 2015 alors que le chiffre d’affaires du groupe Lidl a lui bondi de 10 % » explique Julien Baladi, délégué syndical de l’Unsa. « Nous réclamons une augmentation minimum de 1 %, ce qui est très peu vu la richesse du groupe Lidl. »

Des accidents du travail plus nombreux et plus graves La dégradation des conditions de travail des salariés est également abordée par les grévistes. « Les accidents de travail sont cinq fois plus nombreux et quatre fois plus grave chez Lidl que la moyenne dans le secteur de la distribution. C’est ce qui ressort d’une étude effectuée par le cabinet d’expertise Tandem » indique Jocelyn Themista, délégué CGT. Pour l’instant, tous les camions de livraison sont bloqués et ne peuvent accéder à la centrale de Ploumagoar. Ploumagoar 24/03/2016

http://www.ouest-france.fr/ploumagoar-les-salaries-de-lidl-en-greve

Communiqué de presse:

L’Union Locale CGT de Guingamp apporte tout son soutien aux salariés de LIDL Ploumagoar  qui viennent d’être assignés en fin d’après midi devant le tribunal de St Brieuc.

La direction leur reproche le blocage de l’entrée de l’entrepôt dans le cadre du mouve- ment de gréve nationale à l’initiative de la CGT  et de l’UNSA suite à la proposition ridicule d’augmentation des salaires de 0,2% pour 2016. Champion des prix bas, LIDL est également le spécialiste des bas salaires….

Assignation devant le tribunal qui frise le ridicule car seuls trois jeux de palets étaient positionnés devant la grille principale d’accès… et qu’à 18h00, les grévistes avaient levé le camp.

Encombrer la justice par des procédures dilatoires ne va peut être pas porter chance à la direction de LIDL… Qui était moins hardi quand les agriculteurs bloquaient le même entrepôt en février dernier…….

La  CGT GUINGAMP

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24 mars 2016 ~ 0 Commentaire

les syndicats (terrains de luttes)

Au cœur du rapport de force entre classes

La dénonciation des syndicats est un sport national, tout comme celle des soi-disant privilèges des cheminots à chaque grève déclenchée à la SNCF.

Les attaques contre le mouvement syndical viennent de la droite ou des gouvernements en place.

On ne s’en étonne guère. Mais elles sont aussi véhiculées au sein de la gauche plus ou moins radicale. Dépassés ? Sclérosés ? Les syndicats et leurs militants ne seraient-ils pas plutôt au cœur du rapport de force entre les travailleurs et les classes dominantes ?

Retour sur des expériences récentes. L’actuelle protestation contre le projet de loi travail n’échappe pas à la règle : des plumes se mobilisent pour célébrer un souffle protestataire que porteraient une « foule »[1] ou des « subjectivités rebelles »[2] contre des organisations syndi- cales « à bout de souffle » et en voie de « bureaucratisation » avancée. Prises dans le jeu des relations professionnelles et de la recherche de l’unité syndicale la plus large possible, les directions syndicales peuvent s’éloigner des préoccupations de la masse des salariés. C’est un fait. Mais dénoncer certains travers du mode de fonctionnement des confédérations syndicales conduit souvent à occulter le rôle des syndicalistes dans la dynamique d’une mobilisation telle que nous la vivons ces jours-ci.

Le terrain des luttes se travaille  Alors que certains vantent l’irruption d’une société ou d’un peuple 2.0 au-delà des organisations, voire contre celles-ci, rappelons simplement que le lancement de la pétition contre la loi El Khomri est surtout le fait de syndicalistes, essentiel- lement de la CGT, mais aussi d’autres organisations (FO, UNSA, CGC, UNEF, syndicat des avocats) regroupés autour de la féministe Caroline De Haas, ancienne dirigeante de l’UNEF. De même, la création sur Facebook de l’événement appelant à manifester le 9 mars est une réaction face à l’attitude timorée de l’intersyndicale, mais on trouve des militants de la CGT parmi ses organisateurs.

Surtout, ce sont les réseaux militants, tant virtuels qu’organisés dans les localités, les entreprises et les établissements scolaires, qui ont assuré la diffusion de cet appel et le succès d’une mobilisation de rue qui dépasse les seules organisations. Dans un autre domaine, deux films récents donnent à voir le rôle clefs des militants syndicaux dans la contestation de l’ordre néo-libéral.

D’abord le magnifique documentaire Comme des lions réalisé par Françoise Davisse (sortie en salle le 23 mars) sur la lutte des salariés de Peugeot Aulnay contre la fermeture de leur usine. L’action des militants et délégués CGT du site est essentielle pour comprendre l’intensité et la durée de la grève et sa popularité au-delà des seuls rangs syndiqués. Ils assu- rent la transmission d’un savoir-faire et de leurs expériences militantes accumulées sur des décennies contre les logiques d’éclatement des collectifs ouvriers et contre les syndicats maisons alliés à la direction de Peugeot.

Ensuite, mentionnons le film jouissif et percutant de François Ruffin, Merci Patron !, actuellement en salle, qui est dédié à Marie-Hélène Bourlard, ancienne déléguée CGT. C’est cette militante qui permet la rencontre entre le journaliste petit-bourgeois[3] et les Klur, la famil- le ouvrière au cœur de l’intrigue dont le père, Serge, a été licencié d’une filiale du groupe LVMH. Dans un monde social de plus en plus clivé, les syndicalistes ouvriers jouent un rôle irremplaçable d’intermédiaires à la base de possibles synergies militantes entre les professions intellectuelles et les classes populaires. C’est cette alliance qui a fait, rappelons-le, la force passée du mouvement ouvrier et notamment du PCF, où se côtoyaient des militants ouvriers et des enseignants.

Un renouveau syndical par la force des choses Depuis 30 ans, les syndicats sont censés disparaître et se couper du monde du travail. A force de vieillir et se scléroser, on se demande bien comment il existe encore des syndicats aujourd’hui. Or force est de constater que les syndicats sont toujours présents dans les grandes entreprises: SNCF, EDF, Renault, La Post tout comme dans les complexes industriels majeurs (Peugeot à Sochaux, Michelin à Clermont-Ferrand, la Navale à Saint-Nazaire…). Le plus souvent CGT en tête alors même que le rapport de force est plus que jamais défavorable.

Par la force des choses, les militants de ces syndicats ne viennent pas tous des années 1970. Les organisations se sont renouvelées : de nouveaux embauchés se sont syndiqués et de jeunes ouvriers sont devenus représentants du personnel. Le syndicat SUD s’est par ailleurs structuré dans d’autres secteurs, comme la santé et le social, les prestataires de services, ou encore la culture.

La diversité sociale des militants syndicaux et leur ancrage dans les milieux populaires contrastent avec l’embourgeoisement généralisé du monde politique. De façon significative, nombreux sont les travailleurs issus de migrations récentes, du Maghreb notamment, à se mobiliser dans les syndicats de leurs entreprises comme on peut le voir dans le film Comme des lions et, plus généralement, au sein de la métallurgie.

Mais pas seulement : ancien délégué CGT de Cellatex, Maurad Rabhi dirige par exemple la fédération Textiles, Habillement et Cuirs. Et on pourrait multiplier les exemples dans les syn- dicats locaux, notamment dans le commerce, la restauration ou encore la propreté[4]. Or de tels profils populaires sont largement absents dans les partis et municipalités de gauche. En fait, les syndicats apparaissent comme l’un des rares milieux où les ouvriers et employés de service, hommes et femmes, loin d’être relégués, sont aux avant-postes, en première ligne.

Et même lorsque les syndicalistes deviennent permanents, ils ne se coupent pas forcé- ment du monde du travail car ils peuvent être détachés au cours de trajectoires profession-nelles souvent longues. C’est souvent après avoir expérimenté la dureté du travail subalterne que certains se consacrent totalement à l’organisation syndicale et se soustraient de la répres- sion anti-syndicale. Contrairement là-encore aux partis politiques, où l’on devient professionnel très tôt, dès la sortie du système scolaire, sur des postes d’attaché parlementaire ou de collaborateur d’élu.

Des contre-pouvoirs populaires Face aux discours anti-organisationnels simplistes, il est important de souligner que les profils militants sont multiples et que les rapports de force dans les entreprises se constituent autour de syndicalistes qui s’organisent aussi grâce aux man- dats. Ils s’appuient sur les possibilités d’échapper, en partie, aux contraintes de la production pour faire en quelques sortes un autre travail, militant, au service des salariés.

C’est le travail quotidien des syndiqués, surtout de celles et ceux toujours présents dans les entreprises ou actifs dans leur union locale, y compris lorsqu’ils sont retraités, qui pose les bases des protestations collectives. Sans ce travail de terrain, de transmission de valeurs et d’organisation collective, le « peuple » ou la « foule » seraient bien désarmés. Cette organisa- tion syndicale constitue même une résistance aux risques de confiscation des mobilisations sociales par les élites petites-bourgeoises[5].

Le syndicalisme est en effet un puissant vecteur de mobilisation des classes populaires dans l’espace public, un outil efficace de lutte contre leur marginalisation politique. L’appren- tissage à l’œuvre au sein des syndicats permet aux ouvriers de tenir un rôle de représentant dans l’espace public à travers la mobilisation d’un savoir-faire relationnel et de l’acquisition d’une confiance en soi contre une honte sociale.

S’affirmer face à la hiérarchie, face aux cadres dirigeants, dans le cadre de la lutte syndicale donne des ressources pour tenir tête ensuite aux classes moyennes et supérieures dans les organisations et l’espace public. Alors que les membres de la petite bourgeoisie ten- dent à dominer la vie militante, l’engagement syndical constitue l’une des principales matrices permettant une promotion de militants issus des classes populaires qui n’entendent pas s’en remettre à d’autres pour les représenter et les défendre.

C’est ce que j’ai pu observer à l’occasion d’une enquête menée auprès de cheminots d’une région rurale : les travailleurs du rail se sont forgé des outils au sein du syndicat pour s’impliquer dans les réseaux associatifs et politiques locaux et pour politiser leur action au-delà des revendications locales. Ils sont en mesure de contrarier l’entre-soi des municipalités sinon essentiellement dirigées par des représentants des élites sociales et culturelles. La dénon- ciation des orientations managériales et de la hiérarchie dans l’entreprise ferroviaire se prolon- ge dans l’espace local où les cheminots CGT et SUD peuvent contester la structuration du pouvoir municipal autour des membres de l’encadrement et politiser les enjeux électoraux.

Même à cette échelle, j’ai pu observer une distance entre certains représentants syndicaux et les syndiqués. Il ne faudrait pas le nier : les dirigeants syndicalistes peuvent être pris dans le piège de l’évolution des relations professionnelles, impulsée notamment par les managers des grandes entreprises, qui les éloigne de leur base militante et des réalités quotidiennes de leurs collègues de travail. Ils peuvent aussi découvrir tout un horizon de fréquentations et d’activités qui les distinguent de celles et ceux qu’ils sont censés représenter.

Cette professionnalisation et cette bureaucratisation peuvent favoriser la dépossession des syndicalistes « de base ». Mais, au lieu de pointer l’existence des syndicats ou même des permanents comme source de tous les maux et faiblesses du mouvement social, c’est proba- blement du côté du contrôle des permanents par les militants que se joue la possibilité d’un rapport de force qui se ferait avec la mobilisation de la masse des salariés. Du côté également de leur capacité à s’adresser aux fractions les plus dominées et les moins organisées des classes populaires.

À cet égard, les politiques organisationnelles de syndicalisation peuvent constituer des leviers puissants pour lutter contre la reproduction des rapports de domination au sein des mouvements sociaux qui favorisent les hommes, les plus diplômés, les nationaux, etc. D’une façon générale, un rapport de force favorable aux classes populaires se construit dans le temps, à travers la structuration d’armes militantes et collectives de lutte contre l’exclusion politique du plus grand nombre.

Julian Mischi, sociologue 15 mars 2016

http://terrainsdeluttes.ouvaton.org

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24 mars 2016 ~ 0 Commentaire

comme des lions (regards)

Le combat vécu

En racontant la lutte des Peugeot contre la fermeture de l’usine d’Aulnay, Françoise Davisse filme au plus près des ouvriers, rendant justice à leur dignité et restituant une énergie contagieuse pour le spectateur.

Comme des lions, qui sort ce mercredi en salle, a été tourné entre 2012 et 2014, tout au long de la lutte contre la fermeture de l’usine Peugeot d’Aulnay, en Seine Saint-Denis. Comme dans un épisode de Colombo, on connaît la fin de l’histoire, mais Françoise Davisse parvient à faire vivre le suspens de ces deux années de mobilisation et de grève. Elle nous fait partager les questions, les décisions de Salah, Mercier, et les autres… Car contrairement aux documen- taires sur les luttes passées, il ne s’agit pas ici de retracer un combat, mais de le vivre avec les acteurs.

Face au mensonge Dans cette histoire, ils sont nombreux. Il y a d’abord les ouvriers. Tous découvrent que la direction prépare la fermeture de leur usine. Ils sont tiraillés entre l’envie de croire que d’autres emplois vont être créés, que les ouvriers seront reclassés… et l’expérience qu’il faut se battre. Au plus fort du mouvement, ils ne seront que six cents à faire grève. Mais si le groupe ouvrier est tiraillé, il n’explose pas. La caméra saisit les gestes d’entente entre tous, grévistes et non-grévistes. La frontière n’est pas étanche.

En face d’eux, il y a un ministre. Arnaud Montebourg fait le beau. « J’ai un petit problè- me à régler », lâche-t-il quand il croise inopinément les ouvriers de PSA. Il y a aussi des jour- nalistes, qui répètent en boucle les mêmes éléments de langage. Jean-Pierre Elkabbach assè- ne que les ouvriers sont des casseurs. Il faut la solide détermination de Jean-Pierre Mercier pour lui tenir tête, calmement, au micro d’Europe 1. Il y a surtout une direction. Qui ment com- me une arracheuse de dents. L’usine ne fermera pas : elle a fermé. On va réindustrialiser le site : une opération spéculative est en cours. Le mensonge s’avère bel et bien une stratégie pour déstabiliser les ouvriers.

Rester debout Françoise Davisse filme ces ouvriers, des hommes et quelques femmes, aux prises avec le doute, la peur, les hésitations. Ils jouent gros, un peu de leur vie. Mais ce que montre aussi Comme des lions, ce sont les moments où chacun s’autonomise, se libère, déci- de. C’est le cœur du film : la lutte pas seulement pour gagner de meilleures conditions de licen- ciement, mais pour rester debout. Le regard de la réalisatrice est tout entier dans sa façon de filmer en gros plan : il n’y a rien d’intrusif et de violent, juste de la proximité et une brin d’admiration pour ces belles personnes.

Avec Comme des lions, Françoise Davisse ne raconte pas seulement un moment de l’his- toire contemporaine ; elle montre des ouvriers d’aujourd’hui, intelligents, drôles et audacieux, dans une lutte bien différente de celle de leurs ainés. Ce film est bourré d’énergie et ce qu’il montre est assez rare. Ne laissez pas passer cette chance. Courez le voir.

http://www.regards.fr/Comme-des-lions-le-combat-vecu

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24 mars 2016 ~ 0 Commentaire

jeudi 24 mars (finistère)

24 mars

Rassemblements 12H

Brest, Quimper, Morlaix, Quimperlé

Contre le projet de loi travail

A l’appel de  CGT, FO, Solidaires, FSU, UNEF

BREST: 12 H Place de la Liberté

QUIMPER: 12 H Place de la Résistance

MORLAIX: 12 H Place de la Mairie

QUIMPERLÉ: 12 H Coat Kaër

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23 mars 2016 ~ 0 Commentaire

contre la loi « travail » (anti-k)

on bloq

L’appel des syndicalistes

Le projet de loi El Khomri est une insulte au monde du travail.

Rarement l’attaque aura été aussi grave. Avec l’inversion de la hiérarchie des normes qui permet aux accords locaux au rabais, obtenus sous la pression, de se substituer aux accords de branche ; en lançant l’offensive contre l’outil syndical avec la promotion des référendums-bidons en entreprise ; en organisant et généralisant la précarité, la flexibilité et en facilitant les licenciements, c’est une dégradation majeure du temps et des conditions de travail de millions de salarié.e.s que prépare activement le gouvernement.

À nous de nous préparer tout aussi activement à l’en empêcher !

Tout ce que mérite un tel projet c’est une riposte déterminée et massive des travailleuses, des travailleurs et de la jeunesse.

Et pour cela, c’est le blocage de l’économie qui est à l’ordre du jour.

Le 9 mars, nous étions des centaines de milliers à battre le pavé. Pour nombre de salarié.e.s qui composaient la majorité des cortèges, la grève s’imposait. Et depuis le 17 mars, journée nationale de mobilisation appelée par les organisations de jeunesse, des dates de grève dans différents secteurs professionnels sont annoncées:

Le 24 mars, nouvelle  journée de mobilisation, le projet de loi sera présenté en Conseil des ministres, avec sans doute quelques effets d’annonces destinés à faire croire que la copie a été revue : nous le disons tout net, le projet de loi n’est ni amendable, ni négociable et seul son retrait, total, s’impose.

Enfin le 31 mars, la grève interprofessionnelle est à l’ordre du jour. Cette grève doit être activement préparée et nous pouvons profiter pour ça du calendrier d’action qui se dessine jusque-là pour renforcer la mobilisation.

La seule manière de gagner et de faire plier le gouvernement, c’est de bloquer l’écono- mie. Les travailleurs et les travailleuses doivent en effet prendre leurs affaires en mains dans cette lutte et ne doivent pas s’en remettre à des politiciens ou politiciennes qui n’ont que les élections de 2017 en vue. Et pour bloquer l’économie, ce qu’il faut c’est d’abord réussir la grève du 31 mars et préparer sa généralisation et sa reconduction partout où c’est possible dans les jours et semaines qui suivront !

Alors nous obtiendrons le retrait du projet de loi El Khomri. Alors nous pourrons prépa- rer la contre-offensive, NOTRE contre-offensive en popularisant des revendications qui per- mettent de rassembler, sur lesquelles les équipes syndicales pourraient s’engager ensemble, à la base et dans l’unité.

La réduction du temps de travail à 32 heures par semaine, sans réduction de salaires, ni flexibilité, sans arnaque à la clef comme l’ont été dans de nombreux secteurs les « 35 heures- Aubry », voilà par exemple ce qu’il est urgent de mettre en avant pour contrer les dégradations des conditions de travail et imposer des créations d’emplois.

Tout cela, nous nous engageons à le mettre en débat auprès de nos collègues, dans nos structures syndicales, dans les intersyndicales auxquelles nous participons. Nous sommes certain.e.s que ces préoccupations, nombreuses et nombreux sont les syndicalistes qui les partagent.

Quelles que soient les appartenances syndicales, nous les appelons à rejoindre cet appel, à en proposer la signature à leur structure syndicale et à mutualiser les informations sur la mobilisation sur le blog lié à cet appel.

C’est toutes et tous ensemble qu’on va lutter, c’est toutes et tous ensemble qu’on va gagner !

22 mars 2016  http://onbloquetout.org/

Signez l’appel ! Syndicalistes, rejoignez-nous ! Signez l’appel : « On bloque tout »

Facebook: https://www.facebook.com/On-Bloque-Tout

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22 mars 2016 ~ 0 Commentaire

Le coup de bluff (solidaires)

Du gouvernement a échoué

La tentative du gouvernement de désamorcer le rejet de son projet de loi a échoué, les organisations qui négocient et organisent le recul social n’ont pas convaincu. La colère monte. 

Le gouvernement a tenté de mettre les fonctionnaires de son côté avec une augmen- tation de 0,6% en 2016 et en 2017: alors que la dernière augmentation date de 2010, un fonctionnaire payé 1300€ par mois se verra  donc gratifié de 7,80 € de plus à compter de l’année prochaine !

Dans le secteur privé, les actionnaires continuent de s’enrichir et les patrons ont empoché 50 milliards grâce au «pacte de responsabilité»: c’est moins que le montant annuel de leurs fraudes fiscales!

Les chômeurs et chômeuses savent bien que ce n’est pas en détruisant les quelques droits de celles et ceux qui ont encore un boulot qu’ils et elles retrouveront du boulot.

Les retraité·e·s étaient dans la rue le 10 mars pour leurs revendications spécifiques et participent en nombre aux actions interprofessionnelles contre ce projet de loi qui attaque les acquis des générations précédentes.

La promesse d’une «garantie jeunes» qui n’est pas financée n’a pas trompé les lycéen(ne)s et et les étudiant(e)s: ils et elles ont répondu par les grèves et occupations de nombreux établissements.

L’état d’urgence sert à réprimer les mouvements sociaux 

L’état d’urgence se caractérise par une restriction des libertés individuelles et collectives et se traduit par une forte répression des mouvements sociaux. Nous l’avions constaté dès novem- bre, au moment de la COP21, avec  plusieurs arrestations et assignations à résidence arbi- traires. Mais 900 parlementaires sur 906 avaient jugé utile de ne pas voter contre la mise en place de ce régime d’exception!

Les condamnations de syndicalistes illustrent aussi cette politique réactionnaire. Mainte- nant, ce sont les jeunes qui sont visés: fermetures administratives d’établissements, interven- tions et violences policières sur les campus universitaires, menaces et sanctions disciplinaires envers des lycéens et Lycéennes.

L’Union syndicale Solidaires condamne ces agissements et, comme la Coordination nationale étudiante réunie ce week-end 19-20 mars, «exige la libération immédiate et l’arrêt des poursuites».

Les grèves et manifestations du 31 seront déterminantes pour la suite 

Le 24 mars, jour de présentation du projet de loi au Conseil des ministres, des actions et des manifestations auront lieu dans de nombreuses villes et entreprises. Elles sont un des élé- ments pour préparer le 31 mai. L’Union syndicale Solidaires appelle à y participer activement.

• Dans nos entreprises et services, avec tous les collègues, organisons-nous pour réussir cette journée nationale interprofessionnelle unitaire (CGT, FO, Solidaires, FSU) du 31 mars.

Donnons-nous les moyens de généraliser et reconduire le mouvement tant que le gouvernement et le patronat  n’auront pas cédé, tant que des négociations n’auront pas lieu sur nos revendications et pas celles du MEDEF! (21 mars 2016)

Publié par Alencontre, 21mars 2016

Source Union syndicale Solidaires

http://alencontre.org/Le-coup-de-bluff-du-gouvernement-a-echoue

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22 mars 2016 ~ 0 Commentaire

lidl guingamp (unsa, cgt)

lidl gw

10h30, Piquet de grève

Force Ouvrière appelle à la grève sur les DR de Guingamp, Arcs sur Argens, Barbery, Cadaujac et Arpajon .

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21 mars 2016 ~ 0 Commentaire

appel de la coordination étudiante (anti-k)

cordinat

Coordination nationale étudiante

Nous, mandaté-e-s des assemblées générales de plus de soixante établissements
d’enseignement supérieur, réuni-e-s en coordination nationale le 19 mars, poursui- vront jusqu’au bout le combat pour le retrait pur et simple de la Loi Travail.

Loin d’être une attaque isolée, la Loi Travail fait suite à une longue série de contre réformes mises en place par les gouvernements successifs, qui n’ont eu de cesse de détruire un par un nos acquis sociaux, de développer la précarité, de s’attaquer aux services publics et de dévaloriser nos diplômes.

La Loi Travail est une attaque d’une ampleur considérable, car elle remet en cause tous les droits sociaux des salarié-e-s (35h, protection garantie par le droit du travail, CDI…).

Nous ne sommes pas de la chair à patrons !

La baisse de la rémunération des heures supplémentaires, la simplification des licenciements, des barèmes ridicules d’indemnisation en cas de licenciement abusif, le basculement vers la prédominance des accords d’entreprise (inversion de la hiérarchie des normes), et toutes les autres mesures de la loi sont inacceptables et nous ramènent des dizaines d’années en arrière!

D’aucuns nous disent qu’en tant qu’étudiant-e-s, nous ne connaissons rien au travail, mais pourtant plus d’un-e étudiant-e sur deux est déjà salarié-e. Nous savons ce qu’est la réalité du
monde du travail et la précarité.

Nous, étudiant-e-s et salarié-e-s valons mieux que ça !

De plus, ce projet de loi précarise encore plus les femmes, les personnes victimes de racisme ou LGBTIQ, qui subissent déjà les temps partiels, les heures supplémentaires, un travail déva- lorisant. Le mécanisme de négociation des droits au sein de chaque entreprise annulera des lois censées « défendre » l’égalité des droits.

La mobilisation a commencé très fort, avec plus de 500 000 personnes dans la rue le mercredi 9 mars. Elle a obligé le gouvernement à reculer sur la question des apprenti-e-s, tout en maintenant le contenu profond de la loi. C’est pourquoi nous exigeons toujours le retrait sans négociation ni amendement de la Loi Travail. Si certaines organisations (CFDT, Fage…)
négocient des changements à la marge (dont la garantie jeune, une mesure inadmissible qui
revient à du travail offert aux entreprises), ce n’est pas en notre nom !

Le 17 mars, nous sommes à nouveau descendu-e-s dans rue, beaucoup plus nombreux (plus de 150 000) dans des cortèges dynamiques résultants de la convergence construite entre étudiant-e-s et lycéen-ne-s, qu’il faut renforcer. Nous avons ainsi montré que nous ne sommes pas dupes des manoeuvres du gouvernement et que ce n’est pas avec des modifica- tions à la marge du projet de loi qu’on nous arrêtera.

Le gouvernement semble quant à lui avoir compris le message, intensifiant la répres- sion avec des fermetures d’universités pour empêcher les étudiant-e-s de se réunir et de s’or- ganiser. C’est une remise en cause intolérable de nos droits de grève et de réunion. Dans certaines universités, ces fermetures administratives ont été accompagnées de graves violen- ces policières, avec le déploiement de CRS à l’intérieur même de nos campus, appelés par les président-e-s d’universités. Cela a été notamment le cas à Tolbiac (Paris 1), Strasbourg,
Lyon…

Nous condamnons cette répression et exigeons la libération immédiate et l’arrêt des
poursuites contre tou-te-s nos camarades interpellé-e-s. Pourtant, le gouvernement est loin de nous faire plier. Notre mouvement a démarré puissamment sur des dizaines d’universités, mais la colère qui s’est exprimée est encore loin de s’être entièrement traduite dans les assemblées générales et dans la rue.

C’est pourquoi la principale tâche du mouvement dans les jours qui viennent est celle de la massification par un travail d’explication sur les conséquences de la Loi Travail pour les jeunes et la structuration de la mobilisation dans chaque filière et département de nos univer- sités. Pour cela, il est indispensable d’arrêter le fonctionnement normal des activités dans nos établissements, en construisant la grève à côté des enseignant-e-s et des personnel-le-s et en la généralisant sur tous les campus.

La grève est notre meilleure arme puisqu’elle permet à tou-te-s les étudiante-s de se libérer du temps pour s’adresser aux autres étudiant-e-s mais aussi aux lycéen-e-s et aux salarié-e-s.

Nous appelons les assemblées générales à mener un travail de convergence avec les salarié-e-s qui les entourent. Il est nécessaire de construire un mouvement de grève recon- ductible illimitée dans la jeunesse et dans le monde du travail afin de faire reculer le gouver- nement.

Nous appelons donc l’ensemble des jeunes et des salarié-e-s, ainsi que leurs organisations, à rejoindre ces journées de grèves et à poser des préavis reconductibles.

Nous exigeons :
– Le retrait immédiat, total, définitif et sans négociation de la Loi Travail,
– La réduction et le partage du temps de travail : semaine de 32h,
– La levée immédiate et définitive de l’état d’urgence ainsi que le retrait de la constitu-tionnalisation de cet état d’urgence et de la mesure de déchéance de nationalité,
– La fin de la répression et la relaxe de nos camarades inculpé-e-s (mobilisé-e-s contre la loi
travail, syndicalistes de Goodyear, et tou-te-s les autres)
– La dispense d’assiduité des cours pendant les journées de mobilisation et pendant les
assemblées générales.

Nous appelons tous les secteurs à s’unir afin de faire aboutir nos revendications. Nous
appelons tou-te-s les salarié-e-s, chômeur-euses, retraité-e-s, étudiant-e-s, lycéen-ne-s dans la rue :
Le jeudi 24 mars à une journée de mobilisation nationale et à des manifestations,
Le jeudi 31 mars à une journée de grèves et manifestations massives aux côtés des organisations syndicales (CGT, FO, FSU, Solidaires), qui doit ouvrir un mouvement de grève reconductible et illimitée dans plusieurs secteurs de la société.

Le mardi 5 avril à une journée de mobilisation nationale

Nous appelons aussi le 22 mars à une journée d’actions de blocage coordonnées dans toutes les villes de France.

Seule la lutte paye ! Nous la mènerons jusqu’au retrait total de la Loi Travail !

coordparis8@openmailbox.org

http://www.anti-k.org/2016/03/21/appel-de-la-coordination-nationale-etudiante/

Coordination des lycées francilliens:

http://www.revolutionpermanente.fr/Lycees-franciliens

AG des doctorants francilliens:

http://www.revolutionpermanente.fr/A-Paris-1-Les-doctorants

Article sur l’AG:

http://www.revolutionpermanente.fr/Coord-Nationale-Etudiante-60-etablissements

 

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