Archive | Syndicalisme

08 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

gilets brest quimper (actu)

tonnerre de brest 1

Une marée de gilets jaunes pour la deuxième marche citoyenne à Brest samedi 8 décembre

Ils étaient plus nombreux que le samedi précédent : ce 8 décembre 2018, de 2500 à plus de 3500 gilets jaunes selon les sources, ont défilé dans le calme et en musique à Brest.

2500 gilets jaunes selon la police, plus de 3500 selon les organisateurs, ont défilé dans les rues de Brest (ici Siam) samedi 8 décembre 2018 lors de la deuxième marche citoyenne 22e jour de mobilisation pour les gilets jaunes à Brest. Avec, en ce samedi 8 décembre 2018, un appel à prendre part à la deuxième marche citoyenne, après celle qui avait rassemblé quelque 2000 personnes samedi 1er.

2500 à plus de 3500 participants

Cette fois-ci, ils étaient 2500 selon la police, plus de 3500 selon les organisateurs.  Partis à 14h de la place de Strasbourg où le rendez-vous était donné à 13h30, le cortège a emprunté la rue Jean-Jaurès. Dans le calme, au rythme des «Macron démission», des diverses revendi-cations pour augmenter le pouvoir d’achat, des Marseillaise entonnées le long du parcours. Et en musique ! Une ambiance festive et bon enfant. Sous la pluie qui n’a, en rien, découragé les gilets jaunes, visiblement plus motivés que jamais. «Vous pouvez l’écrire, nous ne lâcherons rien !», martelaient les gilets jaunes dès le départ.

Les deux cortèges de gilets jaunes s’évitent

Vers 15h, en apercevant le deuxième rassemblement organisé à Brest par d’autres gilets jaunes en haut de la place de la Liberté, qui manifestaient en compagnie des syndicats, les gilets jaunes mobilisés depuis le 17 novembre au rond-point de Pen-ar-C’hleuz (barrage filtrant à l’entrée/sortie de la RN12 Brest-Rennes), ont décidé de faire bifurquer leur cortège à droite pour ne pas se mélanger.  Ils ont donc emprunté la rue Dupleix puis celle de Kérabécam pour revenir sur le boulevard Clemenceau et descendre la rue de Siam.

Une minute de silence sur le pont de Recouvrance

Pour passer le pont de Recouvrance où les ont rejoints des motards. Juste avant d’arriver rive droite, vers 15h50, le cortège a stoppé sur le pont pour respecter une minute de silence en hommage aux gilets jaunes décédés et aux blessés, mais également à ceux qui se sont donnés la mort dans l’exercice de leur profession.

La marche pour le climat applaudie

Les gilets jaunes ont ensuite fait demi-tour autour de la station de tram de Recouvrance, puis ont remonté la rue de Siam. En discutant avec les Brestoises et les Brestois qui faisaient leurs courses.  En haut, ils ont croisé le cortège de la marche pour le climat, Climate alarm, organisée à Brest et qui s’était rassemblée square Mathon. Les deux cortèges se sont applaudis.

Pas de tram

Puis les gilets jaunes ont remonté la rue Jean-Jaurès pour revenir place de Strasbourg où, après un petit discours des organisateurs, tout le monde s’est dispersé. Toujours dans le calme, peu après 17h.  Bien entendu, la circulation du tram a été suspendue l’après-midi. Bibus avait mis en place des bus de remplacement.

8 Décembre 2018

https://actu.fr/bretagne/brest

Lire aussi:

Finistère. Gilets jaunes : ce qu’il faut retenir de la manifestation du 8 décembre à Quimper (Actu)

Édouard Louis en tête d’un cortège de gilets jaunes à Saint-Lazare. La députée de la France insoumise Clémentine Autain était également présente. ( Le Huff’)

Lire la suite

07 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

gilets lycéens (jdd bastamag fr3)

crs cesse

Mouvement lycéen:  y-a-t-il vraiment un lien avec les Gilets Jaunes

Lien ambigu avec les Gilets Jaunes

Toutefois, le lien entre les deux mouvements reste pour l’instant assez ambigu. Chez SGL, le soutien aux Gilets jaunes est toutefois affiché. « On veut une révolte générale », a ainsi déclaré à l’AFP Nabil Hedar, le porte-parole du syndicat appelant de ses voeux « un mouvement intergé-nérationnel, avec les Gilets jaunes ». Dans un communiqué, le syndicat dit regretter « les violen-ces dans les métropoles du pays » mais « réitère son soutien aux gilets jaunes pacifistes ». « Les lycéens doivent avoir une part de responsabilité dans cette révolte citoyenne », poursuit le texte.

Le propos est plus mesuré du côté de la FIDL

« Bien que la mobilisation des Gilets jaunes puisse porter certaines revendications pouvant concerner les lycéens et pouvant avoir un effet entraînant pour les dynamiques de mobi-lisations lycéennes, la FIDL ne se revendique pas « gilet jaune », peut-on ainsi lire dans un communiqué daté du 3 décembre.

« Comme le reste de la France, les lycéens sont inquiets pour leur avenir, ils ont le sentiment d’être incompris et expriment une exaspération globale », affirme Stéphane Crochet, du syndicat enseignant SE-Unsa. Tout en disant comprendre « l’inquiétude légitime de la jeunesse », la fédé-ration Peep de parents d’élèves a dénoncé « les amalgames » entre les revendications des Gilets jaunes et celles des lycéens.

Les revendications de ces derniers restent en effet assez centrées sur les thématiques qui leur sont propres. Plus qu’aux Gilets jaunes, le hashtag #RevanchesLycéennes fait d’ailleurs référence aux mobilisations du printemps dernier. Même constant dans un tract de l’Union nationale des lycéens (UNL), qui liste plusieurs revendications.

Des revendications propres au mouvement lycéen

Tout d’abord, l’UNL se positionne contre Parcoursup. Le syndicat estime qu’avec la loi Orien-tation et réussite des étudiants en vigueur depuis mars, « le gouvernement a fait le choix de la sélection » avec cette nouvelle plateforme.

Un argument abondement repris lors du mouvement au printemps dernier. Cette fois cepe-ndant, s’ajoute la contestation contre la réforme du bac qui doit entrer en vigueur à partir de l’année prochaine. L’UNL estime en effet que la multiplication des options « augmente les inégalités sociales ». Le syndicat lycéen critique également la réforme de la formation profes-sionnelle, s’oppose à l’instauration du service national universel qu’il juge « coûteux » et « inutile » et demande l’augmentation des bourses.

Enfin, le trac de l’UNL dénonce une hausse des frais d’inscription de 170 euros à 2.800 euros (en fait 2.770) pour les licences… en oubliant de préciser que cette hausse ne concerne en réalité que les étudiants étrangers hors Union européenne.

Début de mobilisation dans les universités

C’est seulement sur ce point en particulier que se mobilise depuis plusieurs jour l’Unef. Le syndicat étudiant appelle à la mobilisation le 13 décembre après une première journée de protestation samedi 1er décembre. En parallèle, deux sites d’universités parisiennes sont bloqués depuis mardi. Le campus Censier de l’université Sorbonne Nouvelle et le site de Tolbiac, épicentre de la contestation contre la loi ORE au printemps dernier. Ils ont été rejoints jeudi matin par une partie du campus lettres et sciences humaines et sociales à Nantes.

De son côté, l’UNL appelle à une manifestation vendredi à 11 heures depuis la place Stalingrad à Paris avant de rejoindre la place de la République.

Environ 200 lycées sont bloqués ce jeudi après l’appel à la mobilisation de deux syndicats. Plusieurs incidents ont éclaté et 146 personnes ont notamment été interpellées à Mantes-la-Jolie. Alors que certains espèrent profiter de l’élan des Gilets jaunes, les revendications du mouvement lycéen restent centrées sur des thématiques propres aux élèves. Depuis lundi, les lycéens, et dans une moindre mesure les étudiants, se mobilisent pour protester contre la politique gouvernementale. Environ 200 lycées et collèges ont été de nouveau bloqués ou perturbés en France jeudi alors que deux syndicats lycéens, la SGL et la FIDL, avaient appelé à maintenir la pression et intensifier le mouvement. En marge de ces rassemblements, plu-sieurs incidents ont éclaté. Un total de 146 personnes ont notamment été interpellées jeudi devant un lycée de Mantes-la-Jolie, après des heurts et dégradations dans cette ville des Yvelines. Ces arrestations ont eu lieu après de nouveaux incidents à proximité du lycée Saint-Exupéry, où deux voitures ont été incendiées mercredi et où des heurts ont éclaté avec la police. Des échauffourées ont aussi eu lieu à Nice et Marseille et deux lycéens ont été légère-ment blessés dans des heurts à Béziers. De nombreux incidents avaient déjà été relevés en début de semaine. Lundi, des accrochages ont notamment opposé des manifestants aux forces de l’ordre à Toulouse. Des violences avaient également éclaté à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), aux abords du lycée Timbaud, où un feu avait été déclenché. Mercredi, un jeune homme a été gravement blessé à la tête par un tir de flash-ball devant un lycée de Saint-Jean-de-Braye (Loiret). Selon France Bleu Paris, un lycéen a également été hospitalisé à la suite également d’un tir de flash-ball à Garges-les-Gonesse (Val-d’Oise). 

6 décembre 2018

https://www.lejdd.fr/

Lire aussi:

Une répression massive, à coups de flashball, provoque des blessés graves chez les lycéens (Bastamag)

Manifestation de lycéens et gilets jaunes à Saint-Brieuc : que s’est-il passé? (Fr3)

Deuxième jour de blocage dans certains lycées bretons (Fr3)

A Rennes, les lycéens rejoints par les étudiants dans leur contestation des réformes (Fr3)

Facebook FIDL

Facebook SGL

Facebook UNL

Facebook SUD

 

Lire la suite

07 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

lettre ouverte (la conf’)

conf'

Lettre ouverte à nos concitoyen-ne-s, avec ou sans gilet jaune

La Confédération paysanne en manifestation au Space de Rennes en septembre dernier pour exiger un réel partage de la valeur dans les filières.
Nous paysannes et paysans de la Confédération paysanne défendons, dans le respect profond de la diversité de nos territoires et productions, l’urgence d’une justice sociale et environnementale au travers du projet d’agriculture paysanne. Et ce, au-delà des réflexes corporatistes. Certaines des revendications portées par le mouvement social des gilets jaunes trouvent un écho particulier pour les ruraux et les citoyens que nous sommes.

Nous partageons pleinement les revendications sur le pouvoir d’achat et une juste répartition des richesses qui s’expriment partout dans le pays. Au quotidien, nous subissons l’inégal partage de la valeur produite dans les filières, confisquée par l’industrie agro-alimentaire et la grande distribution. Le revenu des paysans reste donc dramatiquement baset les écarts se creusent encore.

La Confédération paysanne combat depuis toujours la mise en concurrence effrénée portée par les différents accords de libre-échange qui ruinent les solidarités collectives, entravent la transformation de notre modèle agricole et environnemental et empêchent le déploiement d’une alimentation de qualité accessible à toutes et tous.

L’accès à une alimentation de qualité n’est pas le seul sujet de convergence avec les préoccupations exprimées dans la rue depuis trois semaines. Les paysannes et paysans que nous sommes, vivons aussi, au quotidien, la désertification rurale et le désengagement orchestré des services publics : maternités, écoles, transports en commun, hôpitaux, agences postales…

Désengagements qui rendent dépendant du « tout voiture ». La précarisation des petites communes rurales où nous vivons va à rebours des nécessités environnementales que le gouvernement prétend porter en signant des accords internationaux, qu’il s’empresse ensuite de mettre sous le tapis. La COP24 en est le triste reflet ! Ce double discours, les paysannes et paysans qui s’engagent ou souhaitent s’engager dans la transition de leur système de production en sont aussi victimes.

Aujourd’hui, le mépris du gouvernement génère de la violence et le rejet des acteurs de la démocratie représentative. Cela nous inquiète. Nous avons toujours défendu des politiques publiques fortes, pour accompagner la transition agricole et environnementale qu’exige l’urgence sociale et climatique. Jamais nous n’avons cru aux mesures coercitives qui stigmatisent, sans aucune assise structurante.

Depuis sa création, la Confédération paysanne s’inscrit résolument dans la société. Pour nous, il ne peut donc y avoir de solutions dans le repli sur soi mais dans la solidarité. Des Confédérations paysannes départementales ont rejoint ou vont rejoindre le mouvement des gilets jaunes. Ces points de convergence ne demandent qu’à grandir, au gré des rencontres et des débats sur nos territoires.

Le Secrétariat national de la Confédération paysanne

https://www.confederationpaysanne.fr/

Lire la suite

06 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

fo 29 (aplutsoc)

reformes

Déclaration UD FO du Finistère du 05-12-2018

Communiqué de l’Union Départementale CGT-Force Ouvrière du Finistère du 5 décembre 2018

Cela fait trois semaines que les gilets jaunes ont fait irruption sur les ronds-points et dans les rues des villes de tout le pays.

C’est la première fois qu’un mouvement d’une telle ampleur adopte les méthodes d’action que nous défendons depuis plusieurs années : blocage de l’économie, action directe, auto-organisation à la base, refus d’être « raisonnable » et de se limiter sur les revendications.

Nous ne pouvons que nous en réjouir. Comme nous l’espérions depuis longtemps, les travailleurs et les travailleuses, qu’ils et elles soient salariés, précaires, intérimaires, chômeurs, chômeuses ou retraités, ont décidé de prendre leur destin en main et de s’organiser pour faire aboutir des revendications qui sont aussi les nôtres : augmentation des salaires, défense de la Sécurité sociale et des retraites, refus de payer pour les riches, etc.

Nombreux sont les militants syndicalistes qui se sont engagés dans le mouvement. Nous, Union Départementale CGT-FO du Finistère, affirmons que nous n’avons aucunement l’intention de «récupérer» le mouvement comme certains le craignent. C’est aux personnes mobilisées de décider.

Il faut désormais se donner les moyens de gagner : pour cela, le mouvement doit s’étendre à l’intérieur des entreprises. Les salariés du transport routier sont appelés par leurs fédérations FO et CGT à la grève dès dimanche soir.

Nous appelons l’ensemble des travailleurs, salariés, chômeurs, retraités, à rejoindre les mouvements et notamment la manifestation appelée par les gilets jaunes brestois :

Samedi 8 décembre à 14h

Place de la Liberté à Brest

Nous appelons nos militants, adhérents et sympathisants à organiser dès aujourd’hui des Assemblées Générales dans leurs entreprises et à lutter par tous les moyens qu’ils jugeront nécessaires, notamment la grève, pour bloquer le pays. Nous respecterons ainsi la résolution générale du Congrès de Lille :

« Compte tenu de l’extrême gravité de la situation […] le congrès considère que la perspective d’une mobilisation interprofessionnelle est aujourd’hui nécessaire, y compris par la grève. […] Il appelle toutes les structures FO, tous les militants, à rester réactifs et mobilisés. Résister, revendiquer, reconquérir. »

 5 décembre 2018

https://aplutsoc.org/

Lire aussi:

Entre gilets jaunes et syndicats, une convergence possible, « mais pas sur n’importe quoi » (Bastamag)

Tentative de récupération: « Pacte de Marrakech » : l’extrême droite à la manœuvre pour torpiller le mouvement des Gilets Jaunes (RP)

Lire la suite

06 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

lycées brest (le télégramme)

supergirl

Lycéens. « C’est notre avenir qui est en jeu »

 « Il faut créer des universités et des postes.
.
Pourquoi ce mouvement maintenant ? On a l’impression que ça tombe comme un cheveu sur la soupe…
.
« Il s’agit d’un appel national lancé jeudi par l’Union nationale lycéenne (UNL). J’ai vu le message passer sur les réseaux sociaux et j’ai décidé de le relayer au niveau local. J’ai créé un groupe, à Lesven uniquement dans un premier temps, et ça a pris de l’ampleur. Au départ, vendredi, on était trois à bloquer. Les autres ne semblaient pas très motivés. On a essayé d’empêcher un prof d’entrer. Il a voulu forcer. J’ai tenu. Les autres élèves sont alors arrivés, on était 30, puis 100, puis 500 en fin de journée. Je ne pensais pas qu’on serait autant ».
.
Vous vous êtes improvisé leader ?
.
« Pas leader, il n’y a pas de chef. Plutôt porte-parole. Vu que je fais partie du conseil de vie lycéenne, de la Maison des lycéens, du conseil d’administration aussi, je me suis senti investi »
.
.Vos parents vous soutiennent-ils dans cette action ?
« Oui. Comme ils soutiennent les gilets jaunes, même s’ils n’ont pas manifesté. Ils comprennent que si c’est difficile pour eux en ce moment, on puisse, nous lycéens, s’inquiéter pour demain. Bien sûr, ils sont dans leur rôle de parents et m’ont mis en garde, m’ont demandé d’être prudent. Mais ils comprennent mes convictions »..

Quelles sont vos revendications exactement ?

.
« Avant tout, on soutient les gilets jaunes. On se dit que les taxes, tout ça, c’est nous qui paie-rons plus tard. C’est donc maintenant qu’il faut défendre notre avenir. On dénonce aussi la réforme du bac qui va engendrer des suppressions de postes d’enseignants. Ça veut dire qu’on va se retrouver à plus de 40 par classe, ce n’est pas pensable. Sans parler de Parcoursup qui laisse des gens sur le carreau ».

Et que suggérez-vous ?

.
« Il faut créer des universités et des postes. Il faut embaucher dans les filières prisées plutôt que de sélectionner et réorienter des gens vers des études qui ne les intéressent pas. Au lieu de tout mettre en œuvre pour qu’on ait de bonnes conditions de travail, le gouvernement veut nous imposer le Service national universel qui va coûter une fortune. Ils se trompent de priorités ».

Que pensez-vous ce qui s’est passé à Paris ce week-end ?

.
« Je suis pacifiste et je déplore les débordements qu’il y a eu. Ils ont été un peu loin en s’attaquant à l’Arc de Triomphe… Mais quand on n’est pas écouté, je comprends aussi qu’on essaye de se faire entendre comme on peut ».

Vendredi, certains ne semblaient pas savoir pourquoi ils manifestaient… Ce lundi, c’est parti un peu dans tous les sens… Vous n’avez pas le sentiment d’avoir été débordé ?

.
« À la base, ce n’est pas du tout ça qui était prévu. L’appel de l’UNL, c’était de bloquer les établissements. À Lesven, le principal a refusé catégoriquement que nous manifestions dans l’enceinte et nous a demandé de partir. J’ai été convoqué dans son bureau. Quand je suis ressorti, j’ai expliqué ce qu’il m’avait dit et on a voté. Les lycéens se sont retrouvés dehors. On a été rejoint par des gilets jaunes qui ont commencé à donner des ordres et tout est parti sans que rien ne soit vraiment préparé. Vendredi, je pense qu’on a réussi à se faire entendre. Ce lundi, on a été un peu dépassé par les événements. Ce n’est pas comme ça qu’on voyait les choses ».

Est-ce que le mouvement va se poursuivre ?

.

« Franchement, je ne sais pas. L’UNL appelle à maintenir la pression toute la semaine. Ici, certains ont envie de continuer, d’autres pas. Ça me semble compliqué dans ces conditions, je suis un peu déçu de la tournure qu’ont pris les choses et je pense qu’il faut faire une pause. Quitte à se remobiliser dans quelques semaines. Personnellement, en plus, j’habite à Lannilis. Et vu la pénurie de carburant, je ne suis même pas sûr de pouvoir venir au lycée les prochains jours ».

.

Il faut embaucher dans les filières prisées plutôt que de sélectionner et réorienter des gens vers des études qui ne les intéressent pas », soutien Maxime, 16 ans. Ils étaient 500 dans les rues vendredi dernier. Un peu moins ce lundi 3 décembre. Mais du boulevard Montaigne à la place de Strasbourg, ils ne sont pas passés inaperçus. À l’origine de ce mouvement lycéen à Brest : Maxime. À 16 ans, cet élève de 1re ES à Jules-Lesven, qui se destine à devenir avocat, explique « se battre contre les injustices ». Mais reconnaît aussi avoir été « un peu débordé par les événements »…

03 décembre 2018  Sarah Morio

 https://www.letelegramme.fr/

Lire aussi:

Réforme du bac: des actions dans des lycées d’Ille-et-Vilaine (FR3) 

Des lycéens s’opposent à la réforme de leur scolarité en Bretagne aussi (FR3)

Lire la suite

05 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

urgence (attac)

L’exécutif refuse de changer de cap 

Il ne prend pas la mesure de l’urgence sociale et écologique

Depuis plusieurs semaines, un profond sentiment d’injustice s’exprime dans tout le pays à travers le mouvement des « gilets jaunes ». Là où un changement de cap était attendu, l’exé-cutif ne propose que des suspensions temporaires de mesures impopulaires qui ne résoudront ni la situation des plus fragiles ni n’agiront efficacement face à l’urgence climatique.

Là où des décisions fortes et courageuses étaient nécessaires pour réduire les inégalités, améliorer la situation des plus pauvres et plus précaires tout en donnant plus d’ambition à une politique écologique qui en manque cruellement, l’exécutif se limite à reporter toutes les déci-sions importantes après les élections européennes, comme s’il était possible d’enjamber la situation présente et ignorer la réalité du quotidien de nos concitoyens.

Le refus de donner un coup de pouce au SMIC ou d’augmenter les minima sociaux est une gifle assénée à toutes celles et tous ceux qui n’arrivent pas à boucler les fins de mois.

La majorité En Marche a fait de même envers les retraités ce lundi en votant sans sourciller le projet de loi de financement de la sécurité sociale et donc en écartant toute possibilité d’indexer à nouveau les pensions de retraite sur l’inflation. L’exécutif n’a clairement pas pris la mesure de la colère sociale qui s’exprime dans le pays.

Que Bruno Le Maire et Edouard Philippe essaient de réduire la mobilisation des gilets jaunes à une aspiration poujadiste à « moins d’impôts » indique le peu de considération qu’ils peuvent avoir envers ces centaines de milliers de personnes qui se mobilisent contre la politique fiscale inégalitaire, injuste et inefficace du gouvernement.

N’ont-ils pas entendu les appels à supprimer les cadeaux fiscaux faits aux plus riches (ISF), aux détenteurs de capitaux (Flat tax) ou aux multinationales (CICE) afin d’améliorer la situation des plus précaires et de financer les services publics toujours plus éloignés des lieux de vie ? Croient-ils que saborder le projet de taxe européenne sur les transactions financières et qu’entériner une taxation des GAFA bien moins ambitieuse que prévue est de nature à « calmer » le sentiment d’injustice fiscale qui parcourt le pays ?

Une telle surdité et une telle intransigeance confinent à la provocation.

On ne dirige pas un pays comme on dirige une start-up, où l’on pourrait suspendre une mobilisation sociale d’ampleur avec quelques mesures temporaires et une concertation dont les contours n’ont pas été précisés. Obligé de concéder quelques mesurettes sous la pression des mobilisations en cours, le gouvernement tente d’éteindre un incendie avec des arrosoirs percés : il est peu probable qu’il y parvienne ainsi.

Emmanuel Macron et son gouvernement ne répondent ni à la colère sociale ni à l’urgence climatique.

Alors que la COP24 s’est ouverte en Pologne, le gouvernement vient en effet de réduire son ambition en matière de lutte contre les dérèglements climatiques, prévoyant d’augmenter les émissions de CO2 de 6% de plus que les objectifs annoncés sur les cinq prochaines années. Où est donc l’ambition climatique, pourtant assénée régulièrement ces dernières semaines pour justifier une fiscalité carbone inefficace et injuste ? Pourquoi le gouvernement refuse-t-il de basculer les hausses de la taxe carbone sur les sites industriels les plus polluants du pays et qui en sont aujourd’hui largement exonérés [1] ?

Pour Attac, ces politiques injustes socialement et écologiquement doivent être combattues avec la même détermination. Face à l’intransigeance d’Emmanuel Macron et de son gouverne-ment qui refusent de changer de politique, Attac appelle ses sympathisant·s, ses adhé-rent·e·s et ses comités locaux à renforcer les mobilisations actuelles, à faire connaître ses ana-lyses et ses propositions et à être dans la rue massivement le 8 décembre, journée de mobilisation internationale pour la justice climatique et quatrième journée de mobilisation des gilets jaunes.

mardi 4 décembre 2018

https://france.attac.org/

Lire la suite

05 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

gael quirante (npa)

geal.jpg 2

150 postiers des Hauts-de-Seine sont en grève depuis plus de 8 mois et font face au mépris de la direction de La Poste.

A l’invitation du NPA et de syndicalistes, Gaël Quirante, délégué SUD Poste 92 et l’un des animateurs de la lutte, sera au

Run ar Puñs le Jeudi 13 Décembre à 20H

Des syndicalistes CGT et Solidaires ayant été réprimés pour leurs actions seront également présents.

Lire la suite

04 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

gael quirante (npa)

geal.jpg 2

Communiqué:

150 postiers des Hauts-de-Seine sont en grève depuis 8 mois et font face au mépris de la direction de La Poste.

Gaël Quirante, délégué départemental SUD Poste 92, l’un des animateurs de cette longue lutte, sera à Run ar puns le Jeudi 13 Décembre à 20h00 à l’invitation du NPA.

Il exposera les motifs et le déroulement de cette grève ainsi que la répression que lui et ses camarades subissent.Des syndicalistes CGT et Solidaires ayant été réprimés pour leurs actions seront également présents.Ensuite un débat s’engagera avec les participants où il sera probablement question des Gilets jaunes.

Lire la suite

04 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

unl (regards)

Louis Boyard : « Si les jeunes rejoignent les gilets jaunes, on peut gagner »

Depuis vendredi dernier, des lycéens sont entrés dans la danse pour accompagner et participer aux mouvements des gilets jaunes. Louis Boyard, président de l’Union nationale lycéenne (UNL), était l’invité de #LaMidinale.

 Sur le contexte de la mobilisation des lycéens 

« Notre mobilisation s’inscrit dans le contexte social des gilets jaunes. »
« Le gouvernement ne nous écoute pas : on a eu la sélection à l’université, la réforme du baccalauréat, la réforme de la voie professionnelle, le service national universel, des suppressions de postes de professeurs. » « Nous aussi, on a un quotidien difficile et des attentes auxquelles personne ne répond. »

 Sur le mouvement des gilets jaunes 

« Les gilets jaunes sont en colère parce qu’ils ont un quotidien difficile et un gouvernement qui ne répond pas à leurs attentes et nous les lycéens, on a aussi ce même ressenti. »
« Les gilets jaunes, c’est la colère populaire. » « On a cela en commun avec les gilets jaunes : on souffre de la politique libérale. » « Il y a un ras-le-bol général de toutes les politiques qu’on a toujours menées. » « Si aujourd’hui le quotidien est difficile, c’est que les services publics sont en difficulté. » « Si on est obligé d’autant taxer les gens, c’est parce que l’on taxe moins les riches. » « On l’attend toujours le ruissellement. »

 Sur le fait que les lycéens n’ont rejoint les gilets jaunes que 3 semaines après le début du mouvement 

« Ca a posé des questions les gilets jaunes : on ne savait pas trop ce que c’était. »
« Beaucoup d’organisations, notamment lycéennes, sont restées dans l’immobilisme par peur de ce qu’étaient les gilets jaunes. »
« Aujourd’hui, les gilets jaunes, c’est une occasion en or de pouvoir gagner des avancées sociales. »
« Le problème quand on est jeune et qu’on s’inscrit dans un mouvement qui est plus large, souvent, les revendications des jeunes sont effacées. »
« Notre appel, c’est que les jeunes se mobilisent avec des mobilisations propres. »
« Il y a des lycéens qui portent des gilets jaunes. »
« On n’a pas de consignes à donner sur la couleur du gilet ou sur l’étiquette à avoir ; juste à sortir dans la rue et à porter sa colère. »

 Sur l’importance de la convergence des luttes 

« Les gilets jaunes sont dans la rue et ils sont en train de gagner des choses. »
« On est reçu par le gouvernement pour discuter : on ne cédera pas sur nos revendications. Pour nous, c’est tout ou rien. »
« Les gilets jaunes ont compris que si les jeunes les rejoignent, leur rapport de force sera d’autant plus puissant pour pouvoir gagner. »
« Aujourd’hui, on a un gouvernement qui a peur et qui comprend que tous les week-ends, il manque la révolution. »
« La légitimité du gouvernement à être au pouvoir est remise en question. »

 Sur l’avenir du mouvement des lycéens et des gilets jaunes 

« Notre mobilisation est toute naissante mais elle prend extrêmement bien. »
« Il ne faudra pas commettre à nouveau les erreurs commises à l’époque de la loi Travail : il faudra être très durs sur la ligne à porter. »
« Emmanuel Macron ne cède pas à la marche dans la rue mais au blocage du pays. »
« Il n’y a pas de lutte plus importante qu’une autre. »
« On a un ennemi commun qui est Emmanuel Macron. »
« Il n’y a qu’en ayant un mouvement de masse que l’on réussira à gagner. »
« Nous, on appelle à bloquer les moyens de production. »
« Plus la mobilisation durera, plus les violences s’accentueront. »
« Aujourd’hui, on est en capacité de canaliser les violences mais on ne le sera pas toujours. »

http://www.regards.fr/

Lire la suite

04 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

mépris (bastamag)

le peril jeune

Lycéens et étudiants dénoncent aussi le « mépris » du gouvernement

Les blocages de lycées ont repris tôt ce matin, un peu partout en France. « Nous ne voulons plus être les ignoré.es de ce quinquennat », avait lancé l’Union nationale lycéenne (UNL) ce 30 novembre, appelant à bloquer les lycées et à rallier le mouvement des gilets jaunes [1].

Rejoignant les revendications des gilets jaunes sur la question du pouvoir d’achat, les syndicats lycéens évoquent le coût des transports qui pèse sur le quotidien des élèves et les difficultés financières qui les empêchent parfois, tout simplement, de se nourrir correctement. Autre point de convergence : le mépris du gouvernement.

« Plutôt qu’une oreille attentive, c’est un certain mépris qui a maintes fois été opposé aux aspi-rations de la jeunesse, que ce soit sur la mise en place de la plateforme Parcoursup, la réfor-me du bac ou les annonces concernant l’implantation de policiers dans les lycées. C’est ce mépris qui est l’élément déclencheur de toutes ces mobilisations, de cette réponse collective », renchérit Marouane Majrar, vice-président de la FIDL, interrogé par Marianne ce lundi 3 décembre.

Parcoursup, acte 2

Parmi les sujets que les lycéens aimeraient aborder : l’augmentation des bourses et les inégalités d’accès à l’enseignement supérieur que Parcoursup a beaucoup renforcées. La mise en place de ce système, une plateforme internet sur laquelle les bacheliers enregistrent leurs vœux pour leur année post-bac, avait suscité un vaste mouvement étudiant au printemps dernier.

« La sélection a laissé des milliers de lycéens sans université au début de l’année scolaire, dénonce aujourd’hui l’UNL. La réforme de la voie professionnelle offre une main d’œuvre gratuite et docile au patronat. Notre droit à l’éducation est attaqué, notre droit à l’avenir est remis en doute, notre liberté de choix est entravée. » Soutenus par certains enseignants, les lycéens annoncent qu’ils ne reculeront pas. Ils espèrent être rejoints par d’autres secteurs d’activité comme celui des transporteurs. À Limoge, ce lundi, des agriculteurs ont rallié le rassemblement lycéen.

Samedi 1er décembre, il y avait aussi des étudiants dans les rues – notamment étrangers – pour demander l’annulation d’une brutale augmentation des frais d’inscription à l’université pour les « non-européens ». À compter de la rentrée 2019, ces frais passeront de 170 à 2770 euros en licence et de 380 à 3770 euros en master et doctorat. « Cette mesure vient renforcer les inégalités qui existent entre les étudiant.e.s français.e.s et étranger.e.s ainsi que la préca-rité subie par les étudiant.e.s étranger.e.s » ont dénoncé des organisations de jeunesse dans un appel à manifester le 1er décembre [2]. Samedi, dans certaines villes, comme à Lyon, les cortèges des étudiants ont rejoint ceux des gilets jaunes.

Vers une augmentation généralisée des frais d’insription ?

« Le seul le droit d’entrer dans une université française coûte [déjà] environ 2000 euros, précise un collectif d’étudiants non-européens [3]. Ce sont les frais minimums pour venir étudier en France, auxquels s’ajoutent ensuite ceux du logement, de la nourriture, du transport… De plus, pour la plupart d’entre nous le foyer fiscal n’est pas en France, nous n’avons donc accès ni aux bourses ni aux logements du Crous. »

« Cette première augmentation des frais d’inscription pour les étudiant.e.s étranger.e.s ouvre également la porte à des augmentations successives et généralisées des frais d’inscription » , poursuit le collectif d’associations qui comprend notamment le syndicat étudiant Unef et le syndicat lycéen Unel.

Une crainte que soulève également Solidaires étudiants :

« Il est évident que cette première annonce de l’augmentation des frais pour les étudiant.e.s étranger.e.s sert à préparer l’opinion à une augmentation généralisée des frais d’inscription avec pour conséquences à terme le renoncement aux études supérieures pour les plus démunis ou un surendettement massif pour ceux qui persisteraient. C’est exactement ce qui s’est passé au Royaume-Uni ».

En Grande-Bretagne, l’idée de faire payer les étrangers a été initiée dès 1980 par Margaret Thatcher, puis amplifiée par Tony Blair et les gouvernements successifs. Aujourd’hui les étudiants britanniques paient l’éducation supérieure publique la plus chère du monde industrialisé et croulent sous les dettes.

Nolwenn Weiler 4 décembre 2018

https://www.bastamag.net/

Lire aussi:

Parcoursup : un algorithme absurde qui renforce les inégalités sociales.

Parcoursup : comment les portes de l’université vont se refermer pour les « bacs pro » issus des classes populaires.

Notes:

[1] Lire ce tract sur la page FB du syndicat.

[2] Liste des organisations qui ont appelée à manifester : MJCF – Jeunes Génération.s – Réseau Jeune du Parti de Gauche – FIDL – JOC – UNEF – UNL.

[3] Détail des 2000 euros : cours de français et examen requis pour l’admission : 1000 euros ; procédures et ses traductions : 261 euros ; frais de dépôt du dossier sur Campus France : de 75 euros à 200 euros ; timbre fiscal pour l’obtention du titre de séjour – et pour son renouvellement : de 79 à 269 euros.

Cet article vous a intéressé ? Basta ! a besoin de ses lecteurs pour poursuivre son travail, faites un don.

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin