Archive | Syndicalisme

09 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

saint malo dockers (fr3)

dockers

Saint-Malo : les dockers manifestent en soutien aux 32 licenciés

200 dockers ont manifesté jeudi sur le port de Saint-Malo (35) contre la perte de 32 emplois. Placée en liquidation judiciaire, leur entreprise leur aurait adressé une lettre de licenciement sans plus de précisions. Des dockers venus de Lorient et du Havre ont rejoint les rangs par solidarité.

La société Saint-Malo Manutention SMM a été placée en liquidation judiciaire sans reprise d’activité le 24 juin dernier par le tribunal de commerce de Saint-Brieuc. L’entreprise, qui emploie 34 personnes, était déjà dans une situation financière compliquée. La crise du Covid-19 n’a fait qu’accroître les difficultés.

Les dockers auraient reçu une lettre sans davantage d’explication. Une décision inconcevable pour la CGT. L’objectif est ni plus ni moins de maintenir tous les emplois.

Sauver les 32 emplois !

En soutien à leurs collègues malouins, tous les syndicats de la fédération des dockers appe-laient leurs adhérents à cesser le travail pendant 24 heures. Des ouvriers portuaires venus de Lorient et du Havre sont venus en solidarité défiler ce matin.

Des négociations doivent avoir lieu vendredi 10 juillet à 14h à la sous-préfecture de Saint-Malo.

09/07/2020

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire la suite

09 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

hop morlaix (fr3 rp)

npa_interdiction_des_licenciements_et_des_suppressions_demplois

Morlaix : nouvelle mobilisation des salariés de Hop contre la fermeture du site

Le site de maintenance de la compagnie aérienne Hop de Morlaix est menacé de fermeture, avec la suppression de 276 emplois. Salariés, élus sont mobilisés ce 8 juillet, alors qu’une rencontre est prévue avec le PDG Pierre-Olivier Bandet, pour donner les conditions de ce plan de fermeture.

Salariés, élus, habitants sont réunis ce 8 juillet devant le site de la compagnie aérienne à Morlaix. Ils contestent sa fermeture annoncée. 276 postes sont en jeu. A Morlaix, la moitié des emplois sont consacrés à la maintenance des appareils, une quarantaine à la formation des pilotes et les autres sont occupés par les services administratifs. Pierre-Olivier Bandet, le PDG doit préciser ce plan de fermeture.
.
« Entre chômage et délocalisation c’est comme choisir entre la peste le choléra »
.
Sur place, Morgane est venue avec ses deux enfants, Margot et Antoine. Ils arborent une pancarte sur laquelle on peut lire « Famille en Air Souf-France ». Le poste de son mari qui travaille à Hop va être délocalisé à Paris.« Mon mari fait partie des sacrifiés. Notre vie est ici, moi j’ai un CDI ici, je suis titulaire de mon poste. Comment on s’organise ? C’est hyper compliqué, ce sont des choix infaisables. » 
.
Des  élus affichent leur soutien.Yohann Nédélec, adjoint au maire de Brest et Jean-Paul Vermot, conseiller départemental sont présents. Ils condamnent « la casse sociale et économique dans le Pays de Morlaix. » En fin de matinée, les échanges se poursuivent avec la direction.
.
Une réunion aura lieu à 16 h, avec les élus locaux.Secouée par le coronavirus, la direction du groupe Air France prévoit au total la suppression de 7 580 emplois, 1 020 concernent la filiale court-courrier Hop. Mardi, ce sont les salariés de Lille-Lesquin qui s’étaient rassemblés. Eux aussi affichaient leur incompréhension et leur déception. Leur site doit fermer en 2023.
.
Emilie Colin 8/07/2020
.
.
Lire aussi:
.

Lire la suite

09 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

janzé (lutte ouvrière)

greve-poste-privatisation

Centre Tri courrier Janzé : un exemple à suivre

Prétextant protéger les facteurs contre le Covid-19, la direction de La Poste de Janzé, en Ille-et-Vilaine, a imposé en mai de nouveaux horaires plus contraignants et créé deux équipes, l’une commençant à 7 heures et l’autre à 10 heures.

La canicule des 25 et 26 juin a encore détérioré les conditions de travail, déjà très dégradées. Le vendredi 27 juin, 80 % des facteurs ont fait valoir leur droit de retrait, se mettant de facto en grève. Le directeur, qui se veut un homme à poigne et dit ne pas vouloir entendre parler de grève, a commencé par ignorer le mouvement.

Mais, face à la détermination du groupe, très soudé, il a dû en rabattre. Et le mercredi 1er juillet, une visio-conférence s’est tenue avec trois facteurs, le médecin du travail et le directeur, prudemment resté dans son bureau à Fougères.

La direction a accepté l’ensemble des revendications, l’embauche se fera à 6 h 46 pour la grande majorité et à 9 h 00 pour celles et ceux ayant des obligations familiales. Même la prime dite de « collation », disparue depuis quelques années, a été rétablie !

C’est sur cette victoire que le travail a repris le 2 juillet, dans une ambiance joyeuse, tous fiers d’avoir su se faire respecter d’une direction qui, jusqu’ici, se croyait toute puissante.

Correspondant LO 08 Juillet 2020
.

Lire la suite

08 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

nokia lannion (fr3)

nokia

Les salariés de Nokia Lannion, à Paris pour exprimer leur colère

C’est en TGV que les salariés de Nokia sont arrivés ce matin à Paris pour s’opposer aux 400 suppressions d’emplois qui menace le site de Lannion.  

En rangs serrés et parfois accompagnés de leurs familles, ils sont plus de 400 à avoir fait le déplacement… Calmes et déterminés, tous ont l’intention de faire entendre leurs voix… Rejoints par leurs collègues du site de Nozay en Essonne, lui aussi sous la menace de 800 suppressions de postes, le cortège précédé par une cornemuse a mis le cap vers le quartier des Invalides. C’est là que vers midi, plusieurs prises de paroles sont attendues devant l’ambassade de Finlande.

Interpeller aussi les parlementaires

Cette mobilisation devrait aussi permettre aux salariés d’interpeller plusieurs parlementaires. L’Assemblée Nationale n’est pas loin et Eric Bothorel, député En Marche des Côtes d’Armor devrait sans doute venir au-devant des manifestants. Il se murmure également que le député de La France Insoumise, Eric Coquerel pourrait rencontrer les salariés de Nokia.

08/07/2020

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire la suite

07 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

programme (la conf’)

conf

Remaniement : notre programme d’actions pour le nouveau Ministre

Si le temps « est à l’action », comme l’a affirmé le nouveau Premier Ministre, la Confédération paysanne propose au nouveau Ministre de l’agriculture et de l’alimentation, Julien Denormandie, un plan en trois volets inter-dépendants : protéger, installer et socialiser pour inscrire les 2 années à venir dans la rupture des précédentes et tirer les enseignements de la crise sanitaire.

Le travail paysan doit être protégé du libre-échange, de la concurrence déloyale intra et extra européenne des importations et des prédateurs de la valeur des filières alimentaires.

Protéger passe donc par un durcissement de la loi Egalim, une régulation des volumes au niveau européen et une PAC* articulée sur l’actif agricole et non plus sur l’hectare. Une demande d’ailleurs reprise par la Convention citoyenne pour le climat.

Ces outils de protection économique sont un préalable incontournable pour relocaliser notre système alimentaire et pour accompagner les paysan.ne.s dans la transition sociale et écologique indispensable.

Installer relève d’une urgence sociale démographique et d’une urgence écologique, car seule une agriculture dense en emplois pourra durablement répondre aux défis actuels. Il faut donc que le nouveau ministre porte en urgence une loi foncière ambitieuse assumant les enjeux de l’installation, de la transmission et donnant les moyens de lutter contre les contournements actuels et l’artificialisation des terres.

Socialiser, enfin, car agriculture et alimentation ne doivent plus être dissociées. Elles incarnent un choix de société crucial pour la vie des territoires et la santé des populations. La sécurité sociale de l’alimentation et la PAC sont deux grands leviers sur lesquels bâtir une démocratie alimentaire capable d’en finir avec la course aux prix bas et la précarité alimentaire.

Nous attendons de Julien Denormandie des actes forts et structurants pour notre métier et nous saurons être à la fois exigeants et constructifs pour donner notamment corps à la souveraineté alimentaire.

http://www.confederationpaysanne.fr/

Lire la suite

06 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

carpettes (npa)

belgique

Les carpettes du patronat

Décidément, on a mal à un certain syndicalisme, dit « d’accompagnement ». On peut en effet parler de « carpettes » pour désigner certaines centrales, devant une telle servilité en un tel moment.

On apprend ainsi qu’en pleine période d’offensives patronales, avec la destruction de milliers voire de millions d’emploi, des syndicats viennent d’écrire un courrier à Macron – président détesté des FrançaisEs – dans lequel ils osent déclarer :

« Les organisations signataires considèrent que les partenaires sociaux, représentants légitimes des employeurs et des salariés, ont un rôle majeur à jouer. Nous partageons en effet une même volonté de préserver nos entreprises et nos emplois. […] nous engageons un travail de réflexion pour aboutir à des réponses concrètes. »

Cette lettre, datée du 22 juin 2020, a pour signataires les organisations CFDT, CGC, UNSA et CFTC, mais aussi Medef, CPME, U2P et FNSEA, bref la totalité du monde patronal et de ses larbins syndicaux.

L’heure est donc aux grandes manœuvres pour éviter l’explosion sociale.

La nomination récente du Premier ministre entre dans ce cadre, lui qui est un spécialiste des relations avec les syndicats. En conséquence, un des premiers à saluer sur France Inter cette nomination a été Jean-Claude Mailly, longtemps dirigeant de FO, vivant depuis de sa retraite dorée et de ses activités en conseil en restructuration d’entreprises.

Nombreux sont ainsi les dirigeants syndicaux à avoir des dettes envers le pouvoir, entre rémunérations annexes, embauches de proches et faveurs diverses.

De multiples ficelles que le patronat et ses alliés savent tirer en cas de difficultés. C’est précisément le cas en ce moment, où les travailleurs/euses auraient au contraire besoin de l’unité de toutes leurs organisations.

Mais, à la base, les adhérentEs des syndicats sont heureusement plus indisciplinéEs.

À nous de faire connaître ce courrier honteux et passé presque inaperçu pour distendre certains liens… avant de les rompre !

Lundi 6 juillet 2020  Joël Le Jeannic

https://npa2009.org/

Lire la suite

06 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

caissières (bastamag)

Les-damnees-de-la-caisse

Les caissières : hier « héroïnes », aujourd’hui flouées malgré les profits de la grande distribution

La grande distribution affiche de confortables profits, réalisés en particulier grâce au dévouement de leurs employés de caisse.

Certaines grandes enseignes ont cependant décidé d’accélérer leur remplacement par des caisses automatiques, et les promesses de primes à 1 000 euros n’ont pas vraiment été tenues.

Un peu partout en France, certains supermarchés ont fait un pas de plus vers l’automatisation pendant la crise du Covid-19.

C’est le cas dans plusieurs magasins Casino parisiens, comme à Riquet ou à Ménilmontant, équipés de nouvelles caisses automatiques en plein confinement, en plus de celles qui avaient été installées avant.

Au Géant Casino de Lannion, dans les Côtes-d’Armor, les clients ont également vu apparaître un nouveau mode de paiement. Ils ont désormais la possibilité de passer par un grand portique vert dont l’accès est réservé au « Scan Express » avec l’application Casino Max.

Autrement dit : les acheteurs peuvent dorénavant scanner et payer les produits directement avec leur smartphone, en ayant préalablement téléchargé l’application et enregistré leur carte bancaire. Pour sortir, plus de passage en caisse, mais un portillon à ouvrir avec un code barre affiché sur son smartphone.

Du côté de la vente en ligne chez Monoprix, qui appartient au groupe Casino, préparer un panier de 50 produits prend désormais six minutes. Depuis le 19 mai, la marque a lancé sa solution de e-commerce alimentaire « Monoprix Plus » : un entrepôt géant de 36 000 m² à Fleury-Mérogis, dans lequel des robots se chargent d’empaqueter, en l’espace de quelques secondes, les produits commandés par les clients.

Ce n’est pas le scénario d’une dystopie imaginant nos futurs modes d’achats dans la grande distribution, mais la réalité d’une automatisation qui pourrait encore s’accélérer. Et qui rend certaines caissières, « héroïnes » en première ligne face au virus, profondément amères.

Vers une « digitalisation » accrue des magasins

Dans son assemblée générale du 17 juin 2020, le groupe Casino détaille plusieurs mesures spécifiques liées à l’épidémie du Covid-19. Parmi elles : l’accélération de l’encaissement automatique, l’augmentation des capacités de livraison à domicile, du « click & collect » et du drive.

Ce n’est qu’une nouvelle étape d’une stratégie de « digitalisation du parcours clients » entamée depuis plus longtemps : en février et mars 2020, 45 % des paiements en hypermarchés et 36 % en supermarchés Casino ont été réalisés par smartphone ou en caisse automatique. Sur les deux derniers mois de 2019, l’enseigne loue également « une forte pénétration de l’application digitale CasinoMax avec 20 % du chiffre d’affaires généré par les utilisateurs ».

Objectif affiché lors de l’assemblée générale des actionnaires du groupe l’année précédente : « Atteindre 40 % du chiffre d’affaires réalisé par les utilisateurs de l’application Casino Max en 2021 ».

Même si l’automatisation généralisée des caisses n’a pas été observée dans toutes les ensei-gnes pendant le confinement, ce dernier a bel et bien mis un coup d’accélérateur aux stratégies de vente en ligne.

Au premier trimestre 2020, le e-commerce alimentaire chez Carrefour a par exemple affiché une croissance de +45 %. Parmi les objectifs financiers de l’entreprise : 4,2 milliards de chiffre d’affaires e-commerce alimentaire en 2022.

Mais aussi « un plan d’économies sur trois ans de 2,8 milliards en année pleine à fin 2020 » et la « poursuite de la dynamique d’économies de coûts au-delà de 2020 ». En 2019, le groupe Casino avait annoncé, de son côté, « un plan d’économies de coûts de 200 millions d’euros » d’ici 2020, tout en se félicitant en conclusion d’une « trajectoire d’amélioration continue de la rentabilité ». Au détriment des caissières ?

Ouverture 24h/24 et remplacement des caissières par des vigiles

« Sous couvert de crise sanitaire, Casino accélère la mise en place des caisses automatiques. Mais ces dernières ne représentent qu’une pierre de l’édifice », prévient Jean Pastor, délégué syndical central CGT Géant Casino.

Prochaine étape, déjà bien enclenchée par endroits, selon lui : l’ouverture de 6h à 8h, de 20h à minuit, et le travail de nuit. Plusieurs magasins Casino sont déjà ouverts 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Au supermarché Casino de Ménilmontant à Paris, où de nouvelles caisses automatiques ont été installées en avril dernier, ce sont les agents de sécurité qui surveillent les clients à partir de 21h, et ce pour toute la nuit, jusqu’à l’arrivée des caissières à 8h30.

« Ces salariés n’ont pas la même convention collective et peuvent travailler les dimanches et les jours fériés », commente Jean Pastor. En octobre dernier, un Casino avait d’ailleurs été rappelé à l’ordre à ce propos par le tribunal de grande instance d’Angers. Pour contourner l’interdiction de travail dans les commerces alimentaires après 13h le dimanche, l’hypermarché faisait appel à des animatrices en événementiel les week-ends.

Dans le supermarché Casino du boulevard Gambetta à Nice, ce sont des vigiles qui assurent la relève quand les hôtesses de caisse finissent leur service à 20h15. Mais peut-être plus pour longtemps : « Ils parlent de nous faire travailler jusqu’à 23h pour nous faire vendre de l’alcool.

C’est en pourparlers mais ça va finir par être accepté », témoigne une caissière. Comme elle, de nombreuses collègues craignent une disparition de leurs emplois. Dans ce magasin, de nouvelles caisses automatiques ont également été installées pendant le confinement. Et ce, au détriment des emplois : « Il y a beaucoup de caissières qui sont parties en retraite et n’ont pas été remplacées ».

Face aux craintes des employé.es, et alors que le nombre de caissières a baissé de 5 à 10 % en 10 ans, selon la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), le groupe Casino a annoncé vouloir les former à un « nouveau métier ».

« Nous avons réussi à négocier un accord d’anticipation sur ce que vont devenir les salariés du secteur de l’encaissement. Nous avons obtenu un engagement de la direction à ne pas ouvrir de plan social, mais à recaser les gens », explique Laurence Gilardo, déléguée Force ouvrière de Casino. Cet accord, conclu le 26 février et doté d’une enveloppe de cinq millions d’euros, vise à former 6 000 « hôtes » et « hôtesses » de caisses des enseignes Géant Casino et Casino Supermarché (qui emploient 25 000 salarié.es au total) à de nouveaux métiers.

Le nouveau métier de « conseiller clientèle » bénéficierait ainsi d’un salaire légèrement supérieur à celui des caissières, mais compterait aussi 30 % de contrats à temps partiel. Si le syndicat FO se félicite de ce plan, la CGT n’est pas de cet avis : « Sous couvert de créer un nouveau métier, la direction va simplement remplacer les départs dans les rayons par des caissières », alerte Jean Pastor.

Craignant une « casse sociale sans précédent », Sylvie Vachoux, secrétaire fédérale de la CGT commerce et services, salariée du Groupe Casino, attend toujours des précisions de la direction sur ces promesses : « Ils ont commencé à évoquer une évolution des métiers, mais les caissières ne voient rien venir, personne ne leur parle de formations ». (…)

Rozenn Le Carboulec 6 juillet 2020

Lire la suite sur Bastamag

Lire la suite

06 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

nokia lannion (la déviation)

Nokia mettra-t-il le Trégor KO ou debout ?

Un trait de plume à Helsinki peut provoquer une tempête à Lannion (Côtes-d’Armor).

Plus que jamais soumise aux aléas de l’économie mondialisée, la « capitale des télécoms » s’apprête à essuyer une énième vague de suppression d’emplois. Sauf que cette fois, c’est un tsunami qui risque d’emporter 402 postes sur 772 chez Nokia et probablement bien plus dans son sillage.

« Un ingénieur qui disparaît, ce sont jusqu’à cinq emplois perdus au total », estime Benoît Dumont. Le secrétaire de l’union locale CGT est lui-même salarié de Météo France, une des entreprises historiquement installées sur le « plateau », cette zone d’activité sortie de terre à partir de rien dans les années 1960.

A l’époque, l’Etat choisit cette région agricole bordée par la Manche et loin des grands centres de décision pour implanter le Centre national d’études des télécommunications (Cnet, futur Orange Labs).

Soixante ans plus tard, les élu·es ont perdu la main depuis longtemps face aux industriels et aux financiers. La fuite des compétences n’a jamais cessé depuis le rachat d’Alcatel-Lucent par Nokia, validé par le ministre de l’Economie Emmanuel Macron contre des promesses d’embauche en 2015.

L’ambition de faire de Lannion un centre majeur dans la cybersécurité, répétée un an plus tard devant le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, ne s’est jamais concrétisée. Pis, les cols blancs doivent eux-mêmes former leurs successeurs en Inde ou en Finlande et leur offrir les résultats de leur travail.

Après les fonctions dites support (vente, comptabilité…), c’est la R&D qui risque d’être amputée de moitié. Le cœur même de l’activité. Alors même que 200 personnes ont été recrutées ces dernières années.

« On court derrière des choses qu’on ne maîtrise pas et qui sont contradictoires », reconnaissait le maire PS Paul Le Bihan le 23 juin sur France 3 Bretagne, le lendemain de l’annonce du plan de réorganisation en Comité social et économique (CSE).

Le Trégor a toutefois conservé intacte sa capacité de mobilisation, avec 3.500 à 5.000 manifes-tants dans la rue ce samedi 4 juillet 2020. Près de 500 salarié·es partiront mercredi dans un TGV spécial direction Paris, pour une nouvelle démonstration de force entre Bercy et l’ambas-sade de Finlande.

Ils retrouveront leurs collègues de Nozay dans l’Essonne, où 831 postes sur 2.900 figurent sur la liste noire de la direction. Mais si les syndicats se refusent à employer un autre mode que le conditionnel pour évoquer ce plan, à qui peuvent-ils s’adresser ?

4 juillet 2020 Sylvain Ernault

https://ladeviation.com/

Lire la suite

05 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

t2a castex (nap)

penibilite

Castex, « Monsieur T2A »

N’est pas un inconnu pour l’Hôpital

« Un inconnu à Matignon », c’est souvent en ces termes qu’a été accueillie la nomination de Jean Castex au poste de Premier ministre. Le monde de l’hôpital ne le connait certes pas, mais il connait par contre très bien les effets de son passage au ministère de la santé. Il y fut en effet le promoteur zélé d’une réforme de la tarification hospitalière dite « T2A », l’un des piliers de la transformation de l’Hôpital en entreprise.

La rentabilité ou la fermeture

La Tarification à l’activité, la « T2A », a fait de l’Hôpital une « entreprise de production de soins ». Avec elle, l’établissement ne reçoit plus un budget destiné à répondre à des besoins, mais est rémunéré d’après sa « production ». Et comme dans toute entreprise, celle-ci doit être suffisante et rentable.

La conséquence est inéluctable. Les Hôpitaux sont incités financièrement à sélectionner les pathologies les mieux rémunérées et les patients n’entrainant pas de « surcoûts », comme par exemple les personnes âgées ayant de multiples pathologies.

La « T2A » pousse à la fermeture des services de soins ou les maternités de proximité n’atteignant pas le « seuil de rentabilité ». Pour être rentable un séjour doit être court, mieux vaut donc renvoyer au plus vite (et parfois trop vite) le malade chez lui… quitte à le réadmettre quelques jours plus tard, en générant un nouvel acte à nouveau « rentable ».

Les missions de service public, la nécessité de disposer de lits disponibles pour faire face à des événements exceptionnel (épidémie) n’ont guère de place dans un tel système.

Monsieur T2A

Castex, en tant que Directeur de l’Hospitalisation et de l’Offre de Soins au ministère de la santé fut l’homme qui défendit et mit en place cette réforme. Il déclarait au Monde en 2006 : « ce système nécessite un gros travail de pédagogie. Il a le mérite, d’obliger tous les établissements à se regarder avec lucidité. »

L’abolition de la T2A, un financement fondé sur les besoins, est avec l’exigence de recrutements massifs pour l’hôpital l’une des revendications principales des personnels et médecins hospitaliers, qu’ils ont portée dans toutes leur lutte depuis un an.

Avec l’arrivée à Matignon de J. Castex, flanqué, comme directeur de cabinet de Nicolas Revel, ancien directeur de l’Assurance Maladie et défenseur de toutes les politiques d’austérité, les personnels hospitaliers savent à qui ils auront à faire. Au lendemain de la mascarade du Ségur de la santé. Le « monde d’après », est bien le retour au « monde d’avant », avec les pires acteurs de celui ci.

Pour Macron le « temps de héros » est bien passé. Pour les personnels hospitaliers et leurs soutiens, celui de la lutte déterminée et coordonnée pour la défense de l’Hôpital Public, pour l’accès aux soins de tous et toutes est à l’ordre du jour.

Samedi 4 juillet 2020 Jean-Claude Delavigne

https://npa2009.org/

Lire la suite

02 juillet 2020 ~ 0 Commentaire

demeter (eaux et rivières)

agrib

Agribashing  Non à une antenne Demeter en Bretagne

Un observatoire de l’agribashing en Ille-et-Vilaine est lancé par la préfète de Bretagne. Nous dénonçons cette mascarade et appelons tous nos adhérents à s’auto-dénoncer à la cellule Demeter.

Ce jeudi 2 juillet, la préfète d’Ille-et-Vilaine et de Bretagne annonce la mise en place d’un            « observatoire départemental de l’agribashing ». La Fédération Bretagne Nature Environnement, dont faire partie Eau et Rivières de Bretagne, dénonce la collusion et le manque d’objectivité à l’origine d’un tel projet. Il s’inscrit dans la droite ligne de la cellule Demeter, dont la dissolution a été demandée par 27 associations en février dernier.

Le monde associatif exclu de l’Observatoire

Cet « observatoire de l’agribashing » doit réunir la chambre départementale d’agriculture, les syndicats agricoles représentatifs (FDSEA, Jeunes agriculteurs, Confédération paysanne, Coordination rurale), les représentants du secteur agroalimentaire (ABEA, UGPVB) ainsi que les services de l’État (DDTM, DDCSPP, police et gendarmerie).

Le monde associatif est, bien malgré lui, prié de ne pas rejoindre la table des discussions et que l’expertise de nos associations sur la question agricole ne pourra certainement pas y être entendue.

Nous remettons donc en cause l’impartialité et l’objectivité des débats et des solutions pouvant être discutées et apportées par cet « observatoire ».

Collusion à grande échelle

L’annonce de la mise en place de cet « observatoire » a lieu au sein même de l’exploitation agricole du président de la chambre départementale d’agriculture d’Ille-et-Vilaine. Cela illustre parfaitement les liens douteux entre les représentants politiques départementaux et ces instances de promotion et diffusion d’un modèle agricole intensif et dévastateur.

Cette annonce fait suite à la nomination de Thierry Merret en tant que personnalité qualifiée au Conseil économique, social et environnemental (Ceser) par la préfète elle-même. Un autre geste éloquent en faveur du système agricole conventionnel et de ses fervents défenseurs.

Nous dénonçons fermement le manque de transparence et la complicité coupable de la préfecture d’Ille-et-Vilaine qui appuie avec force la mise en place d’un tel projet, lequel ne peut objectivement être considéré comme une priorité départementale.

« Agribashing » : la menace fantôme

La mise en place de ce projet est en lien direct avec son expression nationale, la cellule Demeter, projet gouvernemental déjà dénoncé par nos associations. Un objectif concret de cet « observatoire » est la constitution d’une base de données permettant une remontée d’informations vers la cellule.

Les actions portées par nos associations s’inscrivent dans le respect du droit pour la défense de l’intérêt général. La criminalisation d’actions associatives, assimilées à un agribashing, est en contradiction formelle avec le principe de liberté d’opinion.

Que dire des intimidations faites auprès de nos militants associatifs ? Des dégradations faites au niveau des locaux de nos associations ? Du droit environnemental bafoué d’un revers de la main, sous prétexte que nous ne sommes « que » des lanceurs d’alertes, parfois traités d’écolo-terroristes… Madame la Préfète pourrait créer un « observatoire de l’écolo-bashing » ?

Coupons l’herbe sous le pied de cet observatoire !

Pour couper l’herbe sous le pied de cette cellule et de l’observatoire, Eau et Rivières de Bretagne appelle tous ses adhérents et sympatisants à s’auto-dénoncer.

Comment ? En signant la pétition en ligne et en approuvant ce texte :

« J’exprime, jusqu’ici en toute liberté, des critiques vis à vis du système agro-industriel breton, en raison d’impacts que je juge négatifs sur l’environnement et la santé. L’opacité sur les cibles et les fonctions de l’observatoire me laissent penser que je pourrais être visé, à mon insu, et donc surveillé par des organisations corporatistes ou à but lucratif. Soucieux de la bonne utilisation des deniers publics, particulièrement mobilisés en ces temps de crise, je tiens à alléger la charge des opérateurs de l’observatoire en m’auto-dénonçant comme porteur résolu de critiques sur le système agro-industriel et ceux qui le font perdurer. »

02 juillet 2020

https://www.eau-et-rivieres.org/

Signez ici la pétition.

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin