Archive | Syndicalisme

20 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

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Droit de retrait à la SNCF : un mouvement qui fait tache d’huile (NPA)

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18 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

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17 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

5 décembre

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17 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

5 décembre (npa)

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5 décembre : un appel utile, une mobilisation à construire

Ce mercredi 16 octobre, les organisations syndicales et de jeunesse (CGT, FO, FSU, Solidaires, Fidl, MNL, UNEF, UNL) appellent à « une première journée de grève interprofessionnelle, le jeudi 5 décembre ».

Cette journée avait été initialement lancée par l’intersyndicale de la RATP (UNSA, CFE-CGC, SUD, FO et Solidaires). Rapidement SUD Rail et la CGT RATP avaient rejoint l’appel. Par la suite, plusieurs fédérations et unions départementales CGT ainsi que Solidaires avaient fait de même.

Les fortes mobilisations à la RATP, celles des retraitéEs et celles du Collectif SOS Retraites (regroupant les avocats et quatorze autres professions libérales) ont montré que les enjeux de la contre-réforme proposée par le rapport Delevoye sont largement compris, au-delà des rangs militants politique, syndicaux et associatifs. 

D’ici le 5 décembre, deux objectifs doivent être atteints.

D’abord, construire réellement la mobilisation. Cela suppose de vaincre les hésitations des salariéEs et, au-delà, de touTEs celles et ceux qui sont visés par le projet Macron.

Cela commence par mettre fin aux pseudo-concertations qui laissent planer un doute sur la possibilité de reculs significatifs du pouvoir. L’objectif de ce dernier est de mettre fin, de fait, au système par répartition, par la mise en place du système par points. Quitte à moduler sa mise en place dans la forme et dans le temps. 

Il s’agit en outre d’imposer la tenue des réunions de préparation les plus unitaires possibles sur les lieux de travail, dans les villes, les régions… associant syndicats, organisations politiques, associations.

Des réunions qui, par le biais de collectifs, assureront l’organisation démocratique du mouvement, sa coordination, ses expressions publiques.

Il faudra définir une plateforme revendicative qui combatte totalement le projet Delevoye mais aussi formule, en positif, des revendications unifiantes, permettant un front commun de l’ensemble des concernéEs.

Pour obtenir une victoire, ce front devra exprimer la volonté de se battre jusqu’au bout avec comme moyen incontournable la grève qui se généralise, qui est reconduite sous la direction de celles et ceux qui sont engagés dans la mobilisation. 

Rejet total du projet Macron-Delevoye,

Retraite à taux plein à 60 ans maximum pour toutes et tous et 55 ans pour tous les métiers pénibles,

Dès 35 ans d’activité (travail salarié, les années d’études et de formation dès 18 ans, les périodes sans travail à cause du chômage, de la maladie ou d’un accident, de l’invalidité, de la maternité),

A 75% des 5 meilleures années,

Pas de pension en-dessous de 1800 euros,

Réduction du temps de travail sans perte de salaire,

Réalisation effective de l’égalité hommes-femmes dans le travail et à la retraite,

Financement assuré par la suppression de toutes les exonérations de cotisations patronales et éventuellement par une augmentation de ces cotisations,

Gestion des caisses par les salariéEs

…doivent être au centre des discussions. Telles sont nos propositions, à débattre.

Mercredi 16 octobre 2019

https://npa2009.org/

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Réforme des retraites : le gouvernement tente d’éviter une grève générale (Le Monde)

 

 

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17 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

pic rennes (lutte ouvrière)

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https://journal.lutte-ouvriere.org/

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15 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

convergence (bastamag rp)

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Les pompiers et le mouvement des hôpitaux convergent face à la dégradation du service public

Les pompiers battront le pavé parisien ce mardi 15 octobre, aux côtés de leurs collègues des hôpitaux dont le mouvement continue de s’étendre. Au cœur de leurs inquiétudes : la qualité dégradée de la prise en charge des patients, liée à leurs conditions de travail de plus en plus pénibles.

Les pompiers et personnels des urgences, rejoints par d’autres secteurs hospitaliers, manifes-tent ensemble ce mardi 15 octobre dans les rues de Paris. Ils sont habitués à se côtoyer : « On se voit au travail, à hôpital, tous les jours », raconte Matthieu, pompier à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), et membre du syndicat autonome de la fonction publique (SAFP). Avec ses collègues, il a vu augmenter le nombre de brancards installés dans les couloirs, et les cernes se creuser sous les yeux des soignants.

« Le confort des victimes et la santé des patients passent par le bien-être au travail des agents, poursuit Matthieu. Or, les conditions d’exercice ne cessent de se dégrader. Nos collègues soignants sont de plus en plus nombreux à être en burn-out. » La qualité d’accueil est d’autant plus importante que nombre de gens qui arrivent aux urgences sont sérieusement amochés. Notamment celles et ceux qui sont amenés par les pompiers.

« On laisse là des gens en pleurs, sans pouvoir les aider. C’est très dur »

« Les gens qui ont eu un accident de voiture sont souvent très angoissés, décrit Laure, infirmière et membre du collectif Inter-urgences au sein de l’hôpital local. Mais bien souvent on est obligés d’arrêter les discussions qui leur font tant de bien, parce qu’on n’a pas le temps.

On laisse là des gens en pleurs, sans pouvoir les aider. C’est très dur. » « A Saint-Malo, 41 000 personnes passent aux urgences tous les ans, alors que le service est dimensionné pour en accueillir 20 000, précise Katell, infirmière. À Partir de 21h, il n’y a plus de secrétaire d’admission. Ce sont les infirmières qui doivent tout faire, et nous ne sommes jamais assez nombreux pour assurer les soins. Les gens passent des heures et des heures à attendre, c’est intolérable. Les pompiers sont évidemment impactés par cette très mauvaise organisation. »

« Les temps d’attente ne cessent de s’allonger, même pour nous lorsque nous amenons des patients, alors que nous sommes censés être prioritaires, se désole Matthieu. Nous ne voulons pas laisser des personnes âgées que nous avons ramassées par terre chez elles sur des brancards, dans un couloir, à l’hôpital. »

« Ce n’est pas sécurisant pour les patients, et pour nous non plus, reprend Laure. Nous ne pouvons pas gérer tout le monde. Dans les couloirs, les gens n’ont pas de sonnettes pour nous prévenir. Nous avons des anciens qui ont des soucis de démence et qui se lèvent, se déshabillent parfois, et errent entre les brancards. C’est affreux d’accueillir les gens dans de telles conditions. »

Faudra-t-il grimper à l’échelle de 35 mètres jusqu’à 60 ans, voire plus ?

« Le malaise des établissements hospitaliers nous touche bien évidemment, constate Hervé, pompier depuis plus de 30 ans, et syndiqué à la CGT. Ils sont en train de les démanteler, de les privatiser pour les donner en pâture à des gens qui vont faire de la spéculation. Comme ils ont fait avec la SNCF. »

En plus de dénoncer une dégradation de toute la chaîne de secours, les pompiers tiennent à alerter l’opinion sur deux points qui les concerne plus particulièrement, en premier lieu les mena-ces qui planent sur leur retraite. Bénéficiant d’un régime spécial, dû aux risques inhérents à leur métier, les pompiers ont le droit de partir dès 57 ans à la retraite, moyennant une sur-cotisation, et sous réserve d’avoir travaillé 42 ans. Ce dispositif pourrait prendre fin avec la nouvelle réforme des retraites.

« On commence à nous dire qu’il va falloir continuer à monter à l’échelle de 35 mètres, même passés 60 ans… Ça va être compliqué !, souligne Hervé. Sur le terrain, tant qu’on est suffisam-ment nombreux, on s’organise pour que ce soit les plus jeunes qui y aillent, mais comment fera-t-on demain ? »

Les pompiers demandent également une revalorisation de leur prime de feu, qu’ils aimeraient voir convertie en prime de risque. Leur récente participation à l’extinction de l’incendie de Lubrizol à Rouen, dans des conditions très difficiles, a clairement souligné les dangers auxquels ils peuvent être exposés.

« On intervient aussi de plus en plus souvent sur des scènes d’attentats », ajoute Hervé. D’autres évoquent les agressions qu’ils subissent, en augmentation. « Il s’agit de remettre l’humain au cœur des préoccupations des politiques, affirme Katell, du collectif Inter-urgences. Il faut nous rassembler pour lutter : pompiers, retraités, usagers, soignants des différents services … tous ensemble, nous serons plus forts. »

Nolwenn Weiler  15 octobre 2019

https://www.bastamag.net/

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Dans un silence médiatique absolu, des milliers de pompiers et urgentistes ont pris la rue (Révolution Permanente)

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14 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

cgt hôpital (le télégramme)

Le syndicat CGT brestois du CHRU Brest-Carhaix appelle à deux mobilisations cette semaine.

Le syndicat CGT brestois du CHRU Brest-Carhaix appelle à deux mobilisations cette semaine. Ce lundi, les infirmièr(e)s de blocs opératoires diplômé(e)s d’État (Ibode) vont débrayer de 8 h à 10 h et manifester devant le bâtiment 5 de l’hôpital Morvan pour revendiquer une meilleure reconnaissance de leur spécialité, ainsi qu’une revalorisation de leur salaire et la protection de leurs compétences spécifiques.

Mardi, la mobilisation aura lieu à l’hôpital de Bohars, avec un débrayage de 8 h 30 à 9 h 30, devant l’entrée de l’établissement psychiatrique. Les agents de psychiatrie ont décidé d’amplifier leur mobilisation face à l’absence de réponse de la direction à leurs revendications. Ils demandent une reconnaissance des risques professionnels liés à la violence en psychiatrie et des mesures immédiates pour la prévenir. Ce mouvement sera reconduit tous les mardis.

Les agents du service des urgences de l’hôpital de la Cavale Blanche ont décidé de se joindre à la mobilisation des pompiers à Paris le mardi 15 octobre. Une délégation du CHRU Brest-Carhaix participera à la manifestation.

13 octobre 2019

https://www.letelegramme.fr/

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12 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

tms (le-télégramme ouest-france)

tms

Santé au travail. Les TMS, un mal breton
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En Bretagne, l’Assurance maladie a fait de la prévention des troubles musculosquelettiques (TMS) une de ses priorités à l’heure où les chiffres placent plus que jamais notre région au sommet d’un triste palmarès.

Qu’on se le dise : la Bretagne est deux fois plus touchée par les TMS que le reste du pays. En augmentation de 4,6 % entre 2017 et 2018, ces troubles représentent chez nous 92 % des mala-dies professionnelles. En tête du peloton, le Finistère dépasse les autres départements en nombre d’arrêts de travail : 280 000 jours au total, soit 1 200 équivalents temps pleins à l’année.

On comprend que cela inquiète l’Assurance maladie et notamment sa caisse dédiée aux mala-dies professionnelles, la Carsat (Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail). « La Bretagne est une terre d’industrie manufacturière. De nombreux postes demandent de la manu-tention manuelle de charges lourdes », avance en guise d’explication Jean-Michel Fougères, ingénieur adjoint des risques professionnels à la Carsat. L’aide à domicile, la grande distribution, la transformation de poisson, viande et volaille sont les secteurs les plus touchés.

Un coût de 62 M€

La Carsat souhaite donc prendre le problème à bras-le-corps. Car, les TMS, ce sont des dommages pour les deux parties. Au-delà des gênes et douleurs, le salarié peut, au pire des cas, être guetté par l’inaptitude et donc la perte d’emploi. Pour l’entreprise, c’est un déficit de compétence et éventuellement de production. En effet, lors de l’arrêt de travail du salarié, l’intérimaire n’a pas forcément le savoir-faire du « titulaire ».

Et, au final, tout cela se chiffre. En Bretagne, on estime en effet que les TMS coûtent chaque année 62 M€ à la Sécu.

https://www.letelegramme.fr/

tms

Les troubles musculo-squelettiques : un mal breton (OF)

Les troubles musculo-squelettiques (TMS) sont particulièrement présents dans la région : les 3 300 cas déclarés en Bretagne représentent 10% du total national, alors que la population breton-ne salariée ne représente que 5% de la population française au travail. Pourquoi ? Ces lésions affectant principalement les membres supérieurs et la région lombaire, sont dues à des gestes répétitifs très présents dans l’agroalimentaire (40% des TMS), activité prépondérante en Breta-gne. Les TMS se retrouvent également dans les secteurs du bâtiment et de la métallurgie.

Ouest-France, 06/11/09

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10 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

ag de la conf’ (actu bzh)

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Près de Josselin : l’agriculture paysanne pour respecter l’environnement

L’assemblée générale de la confédération paysanne de Bretagne a fait ressortir les inquiétudes des paysans quant à l’avenir de la profession et à l’environnement à Lanouée (56).

Philippe Pointereau est co-directeur de Solagro, une entreprise associative spécialisée dans l’ingénierie, le conseil et la formation dans le secteur de l’agro-écologie, la méthanisation, le bois énergie, les stratégies territoriales et le gaz renouvelable, était intervenant à la conférence de Lanouée (Morbihan). Entre la ferme et l’assiette, on ne voit pas comment on peut réduire les gaz à effet de serre sans réduire les élevages les moins vertueux.

C’est ce qu’a souligné Philippe Pointereau en détaillant les courbes des études menées jusqu’à présent pour réaliser les objectifs gouvernementaux. Réduction de 75 % des gaz à effet de serre d’ici 2050, de 50 % pour l’usage des pesticides en 2025, 15 % de production bio en plus… Il y a des leviers à mobiliser mais il faut des outils pour construire des scénarios plus adaptés.

Vagues de chaleur, évolution des rendements, empreinte énergie et GES (Gaz à effet de serre), surfaces pour produire notre alimentation, manque d’eau… La réunion était illustrée par la vidéo projection sur le thème « Comment l’agriculture paysanne peut contribuer à réduire les émissions de Gaz à effet de serre et accélérer la transition écologique ».

L’implication des paysans et paysannes

Très attentifs au débat, les adhérents de la confédération paysanne défendent depuis 1987 de nouvelles manières de produire moins mais de qualité dans le respect de l’environnement « Pour faire vivre le territoire dans un esprit solidaire. »

Pour Yvon Cras (Nord-Finistère), membre depuis 30 ans, « c’est une conviction originelle. Il faut reconsidérer les pratiques et le résultat et prendre conscience des enjeux pour la planète. » Jean Cabaret, ancien porte-parole de la Confédération régionale et militant depuis 35 années explique : « On sent une prise de conscience qu’il n’y avait pas il y a 25 ans. Il faut préserver les ressources de la planète et mieux répartir la production entre les paysans contre la productivité entre les mains de quelques-uns ».

Des inquiétudes

Comment gérer cette transition en l’espace de 30 ans ? Comment passer à la vitesse supérieure ? Les questions posées à la suite de la projection montraient bien la forte implication des paysans et paysannes mais aussi leurs inquiétudes quant à la manière d’atteindre des objectifs qui leur semblent très difficiles à tenir.

Le représentant de la Breizh Cop, Henri Dauce, paysan à la retraite à Romille (Ille-et-Vilaine), est intervenu :  « Les réponses des pouvoirs publics ne sont pas assez claires pour arriver à progresser dans tous les domaines ».

La colère du syndicat

Jean-Marc Thomas et Véronique Marchesseau, respectivement porte-parole de la confédération paysanne Bzh et nationale, ont exprimé la profonde colère des paysans : Il faut remettre des gens dans les campagnes pour créer un lien fort entre territoire et alimentation, entre sol, animaux et végétaux en recréant des emplois.

L’autre tempête, faisant référence au Projet de ferme-usine de 192 500 volailles à Néant-sur-Yvel (Morbihan):  On ne peut pas rester dans le schéma actuel où les plus gros s’emparent des surfaces et des productions au détriment de l’environnement et où les pouvoirs publics continuent de les laisser s’installer.

Interrogé sur la capacité des pouvoirs publics à financer et à mettre en œuvre le changement climatique, Thierry Burlot, conseiller général, président du comité de Bassin Loire-Bretagne, a la ferme conviction que « Ce sera le changement du schéma économique qui fera le développe-ment environnemental. »

10 Octobre 2019

https://actu.fr/bretagne/lanouee

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09 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

équateur (les-inrocks rp)

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Comment expliquer l’embrasement social en Equateur ?

Depuis le 3 octobre, l’Equateur est plongé dans une crise politique et sociale qui a conduit le président Lenín Moreno à transférer la capitale de Quito à Guayaquil. Christophe Ventura, directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques, spécialiste de l’Amérique latine, décrypte la situation.

Que s’est-il passé dans l’immédiat pour que Lenín Moreno transfère la capitale de l’Equateur à Guayaquil, où il s’est réfugié ?

Christophe Ventura – Cette décision intervient dans un contexte d’embrasement assez subit de l’Equateur depuis le 3 octobre. Le président équatorien a décrété l’état d’exception, équivalent à l’état d’urgence en France, pour soixante jours renouvelables. La Cour constitutionnelle a amen-dé cette décision en la réduisant à 30 jours, avec des exceptions pour certains secteurs profes-sionnels. Dans ce cadre, Lenín Moreno a demandé le changement de siège du gouvernement, de Quito, capitale politique de l’Equateur, à Guayaquil, capitale économique.

Quelle est l’origine de ce mouvement social ?

La décision récente qui a mis le feu aux poudres, c’est la même qui a lancé le mouvement des Gilets Jaunes en France : l’augmentation des prix des carburants à la pompe, jusqu’à 123 % pour le gazole, qui est le carburant populaire en Equateur. Le président a pris cette décision dans le cadre d’un paquet de mesures économiques qu’on qualifierait en France de mesures d’austérité.

Comme souvent dans les pays pétroliers, l’or noir est subventionné par l’Etat en Equateur, par tradition et par affirmation d’une souveraineté qui doit bénéficier aux habitants du pays. Les consommateurs payaient la moitié de leur litre d’essence, et l’Etat l’autre moitié. C’est cette deuxième moitié que l’Etat a décidé de stopper, ce qui a fait exploser socialement le pays.

Mais il y a aussi d’autres mesures : des restrictions salariales, des congés en moins pour les fonctionnaires, et la baisse de certains impôts sur la sortie des capitaux du territoire, donc concernant les groupes sociaux les plus riches. On se retrouve avec un mouvement multisec-toriel, qui met dans la rue les camionneurs, les opposants politiques de Moreno, les partisans de l’ancien président Rafael Correa, les secteurs indigènes… Il y a une coagulation de tous les mécontentements.

Les peuples autochtones ont marché sur la capitale. Ce sont eux qui semblent être le fer de lance de la contestation : pourquoi ?

Les peuples autochtones sont traditionnellement un des secteurs les plus radicaux. La Confédération des peuples autochtones (Conaie) a été au cœur des grandes convulsions sociales des années 1990, qui ont abouti à l’effondrement du pays et à l’arrivée de Rafael Correa en 2006. Ils ont été parmi les acteurs les plus mobilisés contre les plans d’ajustement structurel du FMI, que Lenín Moreno est en train de reprendre aujourd’hui.

En effet, les mesures qu’il prend s’inscrivent dans la contraction d’un prêt de 10 milliards de dollars en février dernier, auprès du FMI (à hauteur de 4 milliards de dollars), de la Banque mondiale, Banque interaméricaine de développement et de l’Agence Française de Dévelop-pement. L’Etat cherche à réduire la dépense publique pour rembourser ces prêts. Cependant, le secteur des camionneurs et les syndicats pèsent aussi lourd dans ce mouvement social. Elles sont moins visibles, mais d’autres actions ont lieu dans le pays, de blocage des flux économiques, des routes, etc.

09/10/19 Mathieu Dejean
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