Archive | Syndicalisme

23 février 2017 ~ 0 Commentaire

la poste rennes (lutte ouvrière)

 boite postale

Un projet qui ne passe pas

Mercredi 15 février, à 22 h 30, les machines de tri de la plateforme du courrier Rennes-Armorique se sont arrêtées d’un coup. Le silence s’est imposé et la grande majorité de la première équipe de nuit a rejoint la deuxième à son embauche, pour une action commune.

Cela faisait plusieurs jours qu’un projet de la direction concernant les pauses et l’organisation des positions de travail faisait discuter les postiers. La veille, les patrons de la PIC (plateforme industrielle courrier) avaient commencé à les réunir à tour de rôle pour leur faire remplir un questionnaire.

Au vu des questions posées, beaucoup ont très vite compris l’objectif de la direction : pouvoir moduler les horaires de pause et obtenir plus de polyvalence sur les positions de travail. Cela ne passe pas, d’autant que les trois quarts des départs à la retraite ou mutations n’ont pas été remplacés depuis plus d’un an. Comme l’ont dit les postiers ce soir-là au chef de production de nuit : « Vous voudriez qu’il n’y ait plus du tout de temps mort, que toutes les machines tournent en permanence, y compris durant les pauses, vous trouvez que l’on n’en fait pas assez déjà comme ça ? »

Une pétition intersyndicale signée par la grande majorité a donc été remise à ce chef. Mais, avant de reprendre le travail, beaucoup se sont promis de remettre ça au cas où l’avertissement adressé à la direction n’aurait pas suffi.

Correspondant LO 22 Février 2017

Lire la suite

23 février 2017 ~ 0 Commentaire

ploërmel (le ploermelais)

CGT-Bretagne

La plateforme Serval d’EDF bloquée une journée

A l’appel de la CGT, une vingtaine de personnes bloquent actuellement la plateforme Serval, structure logistique alimentant en matériel les entreprises EDF du Grand-Ouest, située sur le parc d’activités de Camagnon.

Depuis le 7 février dernier, la CGT section mines-énergie initie, chaque mardi, un mouvement de grève destiné à dénoncer leurs conditions salariales et le démantèlement progressif du service public. Une mobilisation intitulée « Les Mardis de la colère » qui s’invite actuellement sur le parc d’activités de Camagnon à Ploërmel, et plus précisément à la plateforme Serval, propriété d’EDF.

Un lieu hautement stratégique

Si la CGT a choisi de bloquer la plateforme Serval, c’est tout simplement parce que c’est un lieu hautement stratégique. En effet, cette plateforme logistique alimente en matériel les entreprises GRDF et ERFD, récemment devenue Enedis, des régions Bretagne, Pays de la Loire et Poitou-Charente, soit un total de 13 départements. Un mouvement enclenché par le syndicat au niveau national. « Car, aujourd’hui, sept plateformes de ce type, au nombre de 11 en France, sont bloquées », souligne Stéphane Le Roux, secrétaire général du syndicat des mines et de l’énergie du Morbihan.

Blocage total

Les syndicalistes présents n’ont pas empêché les salariés qui le souhaitaient à rejoindre leur poste de travail à l’intérieur de la plateforme. Toutefois, ils n’ont pas hésité à bloquer l’entrée et la sortie des livraisons. Résultat : aucun camion n’a pu venir chercher du matériel ou en déposer jusqu’à la fin de la journée. « L’objectif : faire pression sur nos patrons afin qu’ils revoient leur copie. » Un mouvement qu’ils reconduiront jusqu’au mardi 7 mars compris, sur de multiples sites, tenus secret, du groupe EDF.

Revendications

Quelles sont leurs revendications ? « Elles concernent pour l’essentiel les mesures salariales, explique Stéphane Roux. Nos salaires sont bloqués pour l’année 2017, avec 0 % d’augmen- tation. C’est du jamais vu depuis 70 ans ! » De plus, il dénonce la suppression de 7000 emplois annoncée par EDF, « dont 2000 concerne la seule filiale Enedis. Et pourtant, Enedis vient d’acter, pour 2020, une enveloppe de 742 millions à destination de ses actionnaires. »

Cette perte d’emploi, associée à la dégradation des conditions de travail, la CGT mines-énergie de la digère pas. « EDF nous asphyxie pour financer ses projets, tel celui du « grand carénage », qui consiste à sécuriser ses sites nucléaires afin de prolonger leur durée de vie. Coût : 55 milliards d’ici 2025. Tout cela, comme le financement des EPR anglais, Areva et la mise en place des compteurs Linky, n’est, selon nous, qu’une grosse fumisterie », analyse Christophe Guillet, secrétaire général de la section mines-énergie d’Ille-et-Vilaine.

« EDF est en train de tout casser »

Ce qu’il regrette également, avec son homologue morbihannais, c’est le démantèlement progressif du service public d’EDF. « On ferme des boutiques, on retire le minimum de contact et invite les usagers à se rendre sur Internet ! Pourtant, les usagers, eux, payent toujours plus cher. Comment comprendre que la facture s’alourdit alors que l’on se voit proposer de moins en moins de services ? », s’interrogent-ils. EDF malheureusement est en train de tout casser. »

Maëva Dano 21/02/2017 56800 Ploërmel

http://www.leploermelais.fr/

Lire la suite

22 février 2017 ~ 0 Commentaire

dossier système de santé 5 (npa)

act

Santé : Du côté des associations

Entretien. Quelle peut être la place des patients et de leurs associations dans le système de santé et dans les luttes pour le défendre ? Nous avons demandé son avis à notre camarade Jacques Giron, médecin hospitalier, à partir de sa pratique avec les militantEs d’Act Up à Toulouse.

Comment as-tu été amené à rencontrer les militantEs d’Act Up à Toulouse ?

Nous nous sommes retrouvéEs dans les combats que nous avons menés ensemble au sein du comité de défense de l’hôpital public, et dans des actions avec la CGT santé et SUD pour la défense de l’IVG. Cela a nourri des discussions.

Comment définissent-ils le rôle de leur association ?

Une association comme Act Up a pour mot d’ordre « information = pouvoirs ». Elle défend la notion d’usagerEs experts de sa pathologie. En effet, l’histoire de la lutte contre le sida a montré la réappropriation du savoir par les malades afin de pouvoir agir tant sur ceux qui ont le pouvoir de voter les lois pour permettre l’accès aux soins et aux droits, que sur le monde médical et sur celui de la recherche pour obtenir par exemple l’accès ­précoces aux molécules.

Comment cela s’est-il traduit à Toulouse ?

Act Up a investi la défense de l’hôpital La Grave et rejoint le comité de défense de l’hôpital public, parce que cet hôpital accueillait le centre de dépistage, les consultations VIH et les PASS1. Du point de vue du patient, il était hors de question de laisser transférer ces services en dehors du centre ville, où ils auraient été beaucoup plus difficiles d’accès. Pour eux, la notion de service public et d’égalité d’accès sur le territoire de proximité des soins est essentielle.

Le comité de défense de l’hôpital public est important parce que c’est un lieu d’expertise, d’échange, qui permet d’acquérir du savoir sur le fonctionnement de l’hôpital, sur le décryptage des lois sur la santé, sur le fonctionnement de la sécurité sociale et de son financement. Pour Act Up, la lutte pour la défense du système de santé en général et de l’hôpital public en particulier doit se mener avec tous les acteurs : usagerEs et personnels soignants et non soignants. Ils refusent aussi de se limiter à la seule défense des services en charge du VIH (le suivi des personnes séropositives se fait à 90 % au sein de l’hôpital) sans tenir compte de la défense de l’hôpital. C’est la globalité de l’hôpital et de la Sécurité sociale qui doit être protégée.

Quels sont leurs modes d’action ?

Les militantEs d’Act Up visent à la fois par leurs actions les centres de décisions politiques nationaux et régionaux, ainsi que les institutions telles que l’Agence régionale de santé (ARS). Ils agissent également sur le terrain auprès des directeurs d’hôpitaux ou des médecins chefs de service. Leur interpellation se fait soit par des réunions avec les personnes concernées, par des communiqués de presse, mais aussi par des occupations, le tout relayé par les médias.

Propos recueillis par un correspondant

L’anticapitaliste Hebdo – 15 Février 2017

http://www.anti-k.org/

 

Lire la suite

17 février 2017 ~ 0 Commentaire

bigard quimperlé (le télégramme)

.

Hier matin, une demi?heure après l’ouverture des négociations annuelles obligatoires, une centaine de salariés de chez Bigard ont débrayé, à l’appel de la CGT.

Ils veulent une augmentation de leur salaire. « La direction n’aime pas négocier sous la pression. Visiblement, elle nous connaît mal ». C’est avec un petit sourire en coin qu’un salarié de chez Bigard, justifiait sa présence, hier matin, aux portes de la plus grande entreprise de Quimperlé.

Autour de lui, une centaine de camarades, issus de tous les ateliers qui, à l’appel de la CGT, avaient décidé de cesser le travail, à partir de 9 h 30. Et ce, pour peser sur les négociations annuelles obligatoires qui venaient d’ouvrir une demi-heure plus tôt en présence des délégués des entreprises du groupe Bigard : Socopa et Charal.

Discussion suspendue dans la foulée À peine, le rassemblement avait-il commencé que la réunion présidée par Benjamin Castel, le nouveau directeur des ressources humaines, était interrompue.

« La direction ne voulait pas que l’on débraye. En réponse, elle a suspendu les discus- sions » lance le délégué CGT, Michel Le Goff, à ses troupes. Le leader syndical a ensuite fait part des dernières informations en sa possession. « Avec la chute des cours du boeuf qui met en péril la filière même, l’année 2016 a été exceptionnelle pour Bigard. Le groupe s’apprête donc à verser de l’intéressement et de la participation.

Quels seront les montants ? La direction ne peut pas le dire. Elle attend d’avoir tout calculer pour les dévoiler ». 1.950 € bruts par mois Et Michel Le Goff de poursuivre : « L’intéressement et la participation, c’est bien. Mais nous, ce que nous demandons, c’est une augmentation de salaire. Certes, tous les ans, on a un petit coup de pouce. Mais il diminue d’année en année. Face à cela, tous les mois, on doit payer les loyers, les charges, l’entretien de la voiture… Au final, à la fin du mois, il ne nous reste pas grand-chose.

Ce qu’il faut, c’est au moins, un salaire de base à 1.950 € bruts par mois. Et pour l’instant, on en est loin ». « Le groupe Bigard fait de bons résultats. C’est bien. C’est même très bien. Mais nous, on demande une augmentation de salaire, un vrai coup de pouce. Du concret, quoi ! » ajoutera une salariée. Lors de l’échange, Michel Le Goff a par ailleurs affirmé que le groupe Bigard serait intéressé par le groupe Piffaut (William Saurin, Madrange, Garbit) dont l’unique actionnaire était Monique Piffaut qui est décédée, à la fin de l’année dernière. Ce projet pourrait être une réponse à la baisse en général de la consommation de viande, en France (- 4 %).

Des avancées… Parmi les autres revendications, la CGT place en tête la suppression des trois jours de carence en cas d’arrêt maladie et une augmentation du budget alloué au comité d’entreprise. Le mouvement de grogne s’est arrêté en fin de matinée. Et les négociations ont pu reprendre l’après-midi. À leur issue, la direction a accordé une augmentation de 1,2 % des salaires (0,7 % au 1e r février et 0,5 % au 1e r juillet).

La prime d’habillage est multipliée par deux (30 € au lieu de 15 €). Le travail de nuit va être également réévalué. Et des primes individuelles sur les 12.700 salariés du groupe. Commen- taire de Michel Le Goff : « On est loin du compte. Plus le groupe gagne et moins, nous, on gagne ».

  17 février 2017  Yann Le Scornet

Lire la suite

17 février 2017 ~ 0 Commentaire

7 mars (cgt 56)

7 mars

LA GRÈVE NATIONALE DU 7 MARS

Un appel à la grève nationale intersyndicale CGT-FO-SUD qui concerne la santé, l’action sociale et également les organismes sociaux le 7 Mars 2017 a été déposé.
Depuis, l’appel est étendu à toute la fonction publique.

Nous proposons à rendez-vous à 11h devant l’ancien hôpital D’Hennebont avec des prises de paroles, puis la distribution d’une soupe populaire à 12h30. (Pour rappel, lors de la création du Centre Hospitalier de Bretagne Sud (CHBS), le 1er janvier 1997, les hôpitaux de Lorient et d’Hennebont ont fusionné, provoquant ainsi la fermeture progressive en 2000 de l’hôpital d’Hennebont. En sera t-il de même lors de la fusion de 4 hôpitaux (CHBS de Lorient, CH Quimperlé, CH Le Faouët et le CH Port-Louis/Riantec ? …

Il faut affirmer un NON magistral !

A partir de 13h30, un défilé en blouse, panneaux, slogans drapeaux… dans Hennebont, avec la possibilité de s’arrêter pour des prises de paroles devant les différents services publics (Mairie, école…).

Il nous faut construire ensemble une action sur ce lieu « Symbole de la casse des hôpitaux de proximité et plus largement des services publics ».
Nous souhaitons que tous les syndicats CGT Santé, de l’Action sociale et des services publics s’associent dans cette démarche et que cette action en ce lieu puisse être l’occasion de l’expression collective de chacun et chacune.

La réunion intersyndicale CGT FO SUD Santé Action Sociale a eu lieu lundi dernier de 18h à 20h15. Nous sommes en accord sur l’action prévue sur Hennebont et souhaitons qu’une action ait lieu sur Vannes.  Sud Santé Action Sociale et Solidaires appellent sur Paris en premier lieu et sans pour autant se désolidariser des actions départementales.

LUDOVIC BENABES
Secrétaire USD CGT 56

Facebook

Lire la suite

15 février 2017 ~ 0 Commentaire

7 mars (france tv)

7 m

Les syndicats de fonctionnaires appellent à la mobilisation le 7 mars

Initiée par le secteur de la santé, cette journée de mobilisation nationale, également annoncée dans la fonction publique territoriale, sera « l’occasion de porter nos revendications en matière de défense du service public hospitalier et de la sécurité sociale », indiquent les fédérations de fonctionnaires CGT, FO, Solidaires et FA-FP.

Les fédérations de fonctionnaires CGT, FO, Solidaires et FA-FP appellent, lundi 13 février, à participer à la mobilisation du 7 mars lancée par le secteur de la santé, pour « défendre le service public ». « Actions et grèves » sont donc prévues le jour annoncé, indiquent les syndicats dans un communiqué commun.

Initiée par le secteur de la santé, cette journée de mobilisation nationale également annoncée dans la fonction publique territoriale, sera « l’occasion de porter nos revendications en matière de défense du service public hospitalier et de la sécurité sociale », ajoutent-ils.

Contre les conséquences de la loi Touraine et la réforme territoriale

Les syndicats dénoncent un secteur de la santé « en péril en termes d’égalité d’accès aux soins », « asphyxié par les déremboursements, les dérégulations, les suppressions de postes et les réorganisations permanentes, auxquels s’ajoutent les regroupements d’hôpitaux imposés par la loi Touraine ».

Ils s’en prennent également à la « réforme territoriale et ses conséquences: fusion de communes, de conseils régionaux, création de métropoles », qui « entrainent des mobilités forcées et des inquiétudes grandissantes chez les agents et dégradent le service public ».

« La fonction publique de l’Etat n’est pas épargnée », soulignent encore les syndicats qui rappellent que plusieurs secteurs ministériels (enseignement, environnement, culture…) ont déjà annoncé leur participation à cette grève.

franceinfo13/02/2017
cgt1

Lire la suite

14 février 2017 ~ 0 Commentaire

mouvements (essf)

precaires

Nos droits contre leurs privilèges

Un appel de mouvements sociaux

Dans cet appel des mouvements sociaux, la société civile organisée veut faire entendra sa voix et ses propositions. « Les énergies sont disponibles dans notre société pour porter l’espoir de progrès sociaux et d’une société juste et égalitaire. Pour faire vivre ces résistances et nos alternatives, notre espace favorisera les convergences et l’action, dans le respect des modes et des choix d’intervention de chacune de nos organisations. »

Nous, mouvements sociaux, dans notre diversité associative, syndicale et citoyenne comptons bien faire entendre nos voix et nos propositions dans les prochains mois. Dans la période électorale qui s’ouvre, nous ne mettrons ni nos actions ni nos revendications de côté. Même si nous savons que tous les candidat.es ne défendent pas les mêmes positions, cette campagne présidentielle risque d’être propice aux vents mauvais, aux propositions démagogiques et réactionnaires et aux petites phrases. Aussi nous sommes déterminé.es à dépolluer le débat public pour que les préoccupations de la majorité supplantent les intérêts de quelques-uns.

Les inégalités augmentent, le chômage, la précarité et la pauvreté touchent de plus en plus de personnes, en particulier les femmes et les jeunes.

L’explosion de la richesse de quelques-uns se fait au détriment de toutes et tous. Islamophobie, antisémitisme, négrophobie, rromophobie… les diverses formes du racisme gangrènent notre société ; les droits des femmes sont attaqués ; les droits des salarié.es, la protection sociale, les services publics déjà affaiblis, sont menacés dans leurs fondements ; le vivre ensemble se délite ; l’état d’urgence devient un état permanent ; et les enjeux écologiques sont remisés au second plan. Au contraire, notre société a besoin de plus de justice et d’égalité, d’une profonde transition écologique avec une réelle égalité des droits pour toutes et tous.

La justice fiscale et la fin de l’impunité d’une minorité permettraient de favoriser des services publics de qualité accessibles sur tout le territoire, des investissements pour nos quartiers et les zones rurales délaissées, un logement digne pour chacun.e, la création de centaine de milliers d’emplois de qualité liés notamment à la transition écologique, la garantie d’une protection sociale de haut niveau.

Dès maintenant, nous construisons un espace commun pour permettre le débat citoyen et l’appropriation par toutes et tous des vrais enjeux auxquels la majorité de la population est confrontée. Nous voulons expertiser et déconstruire, dans les prochains mois, les contre-vérités qui polluent déjà le débat politique.

Le mouvement contre la loi travail, des mobilisations syndicales à « Nuit debout », ont démontré que les résistances persistent dans ce pays, malgré la répression et les violences policières.

Les luttes et les grèves n’ont pas disparu. De multiples initiatives d’accueil et de solidarité auprès des réfugié.es existent dans notre pays, à l’encontre des discours de haine et de rejet développés par certain.es. Les énergies sont disponibles dans notre société pour porter l’espoir de progrès sociaux et d’une société juste et égalitaire. Pour faire vivre ces résistances et nos alternatives, notre espace favorisera les convergences et l’action, dans le respect des modes et des choix d’intervention de chacune de nos organisations.

Premiers signataires :

AC ! APEIS ATTAC CEDETIM CNT Solidarité Ouvrière

Comité Vérité et Justice pour Ali Ziri Confédération Paysanne

Coordination Sans Papiers 75 DAL FASTI Fondation Copernic

FSU Les jours heureux MRAP MNCP Osez le Féminisme !

ReAct Solidaires Finances Publiques Sortir du colonialisme

SUD Éducation SUD PTT SUD Santé Sociaux

Syndicat de la Magistrature Union syndicale Solidaires

UTOPIA VISA

contact@nosdroits.org

https://blogs.mediapart.fr/

http://www.europe-solidaire.org/

Lire la suite

14 février 2017 ~ 0 Commentaire

cours des comptes (ifrap.org)

cours des comptes

Rapport de la Cour des comptes 2017, le milliard des Chambres d’agriculture

2015-2016 : crises dans les secteurs du lait, de l’élevage bovin, du porc et de la volaille, très mauvaise récolte de céréales et montée en puissance d’une concurrence de pays de l’ex-URSS, faillite et disparition de 10.000 exploitations agricoles.

La Cour des comptes a bien fait de s’intéresser à nouveau aux Chambres d’agriculture, une structure de 8.000 salariés, financée par les agriculteurs et censée les aider, voire les guider. Le recul de l’agriculture française face à celle des pays voisins conduit naturellement à s’interroger sur l’efficacité de ces Chambres. Mais il est regrettable que la Cour n’ait pas traité en même temps de l’ensemble des organismes de « soutien » aux producteurs, notamment du ministère de l’Agriculture et des SAFER. Le constat est sévère : moins il y a d’agriculteurs, plus il y a de conseilleurs à leur charge.

Le réseau des Chambres d’agriculture est investi de 3 missions :

  • Contribuer à l’amélioration de la performance économique, sociale et environnementale des exploitations agricoles et de leurs filières ;
  • Accompagner dans les territoires la démarche entrepreneuriale et responsable des agriculteurs ainsi que la création d’entreprises, et le développement de l’emploi ;
  • Assurer une fonction de représentation auprès des pouvoirs publics et des collectivités territoriales.

Le diagramme construit par la Cour résume le dysfonctionnement du système. En vingt ans, le nombre d’exploitations et d’actifs agricoles a baissé de 50 à 60%, pendant que le nombre de salariés des Chambres d’agriculture augmentait de 30%. Une évolution qui dure en réalité depuis 50 ans.

Au niveau de la gestion, la Cour dénonce aussi la multiplication des instances (sessions, bureaux, comités, commissions) « redondantes et inutiles » et coûteuses, ainsi que le nombre d’élus (4.200).

Les Chambres d’agriculture sont financées par une taxe additionnelle à la taxe sur les propri- étés non bâties, par des subventions publiques (Etat, collectivités locales, Europe) et par des revenus rémunérant des services payants rendus aux agriculteurs et aux collectivités locales (à différencier des CVO (cotisations volontaires obligatoires) propres au financement des organismes interprofessionnels de filière).

Leur conseil d’administration étant élu par les agriculteurs, ces organismes sont très étroitement liés aux syndicats agricoles.

La FNSEA contrôle la quasi-totalité des chambres départementales (95 sur 100). Le gouver- nement, déjà conscient du coût élevé de ces organismes (910 millions d’euros par an) et de la charge qu’ils représentent, avait décidé de plafonner la ressource fiscale[1] sur la période 2013-2018.

Le rapport de la Cour est globalement sévère pour ces Chambres, relevant des défauts qu’elle a fréquemment relevés dans la gestion d’organismes paritaires (ex. caisses primaires d’assurance-maladie, 1% logement, HLM).

Exemples :

Manque de rigueur de la gestion[2] : « augmentation non maitrisée des effectifs, mais aussi de la masse salariale, en raison d’avantages salariaux individuels et collectifs exorbitants : reva- lorisation automatique annuelle de 1,7% de la masse indiciaire de base, liée à l’attribution des points au choix, primes exceptionnelles, régime indemnitaire peu incitatif au rendement (13ème mois), réductions du temps de travail (RTT) mal encadrées. »

Mises à disposition de personnels non documentées et parfois gratuitement au profit de structures externes, investissement dans des salles de spectacles, télévisions ou journaux locaux, gestion coûteuse du parc immobilier et automobile, saupoudrage de subventions, absence de comptabilité analytique, absence d’évaluation des politiques menées…  La Cour constate que la structuration du réseau et la régionalisation des Chambres sont entreprises avec beaucoup de retard.

Ministère de l’agriculture

En 2009, le rapport de la Cour des comptes consacré à l’évolution des effectifs des ministères entre 1986 et 2007 s’était déjà étonné de la situation au ministère de l’Agriculture :

  1986 2007 2017
Effectif ministère 34.200 33.800 32.200
Nombre actifs agriculture: 2 millions  1 million 0,9 million

De leur côté, les établissements publics administratifs du ministère de l’Agriculture (Epa) comptent 13.500 autres agents. Des chiffres effrayants, d’autant plus qu’un ministère-bis de l’Agriculture (plus de 1.000 personnes) s’est développé à Bruxelles à la Commission européenne.

SAFER

« Les Sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural permettent à tout porteur de projet viable – qu’il soit agricole, artisanal, de service, résidentiel ou environnemental – de s’installer en milieu rural. Les projets doivent être en cohérence avec les politiques locales et répondre à l’intérêt général. » Une prétention peu crédible au vu des résultats.

  1986 2017
Effectifs SAFER 800-900   1100-1200
Nombre d’exploitations  1 million    0,4 million

Conclusion

En 2017, les agriculteurs, de moins en moins nombreux, de mieux en mieux formés, de plus en plus compétents et spécialisés, ont moins besoin d’être encadrés par des administrations que de voir diminuer leurs charges et les règlementations inutiles.

Comme tous les entrepreneurs, ils savent se faire conseiller soit par leurs propres organisa- tions professionnelles (vin, céréales, sucre, oléagineux, lait, bovins, bio…) soit par des cabi- nets privés spécialisés rémunérés en fonction des résultats. Il est étrange de voir qu’une des justifications des Chambres d’agriculture est l’aide qu’elles apportent aux agriculteurs pour affronter la complexité des règlements mis en place par les administrations à Paris et Bruxelles. La bonne solution serait de simplifier, plutôt que de mettre en place une strate d’intermédiaires capables de les traduire.

Concrètement, il est urgent de faire évoluer le nombre de ces « aidants » parallèle- ment au nombre d’exploitations.  Et pour rattraper le retard pris en 40 ans, de diviser très rapidement par deux le personnel du ministère de l’Agriculture (hors enseignement agricole), des Chambres d’agriculture et des SAFER. La logique voudrait même que ce nombre d’employés diminue aussi en fonction des progrès de productivité (1 à 3% par an), faisables et nécessaires dans ce secteur : sans progrès de productivité, les augmentations de revenus dont ont bénéficié les employés de ces organismes ont été réalisés aux dépens des autres Français, et d’abord des agriculteurs.

 11 février 2017 • Philippe François

[1] Une mesure similaire a été prise pour les Chambres de commerce et d’industrie.

[2] Il est étrange que les agriculteurs, financeurs et en principe dirigeants de ces salariés, ne soient pas choqués par cette situation, eux qui, en moyenne, travaillent beaucoup plus, gagnent beaucoup moins tout en prenant beaucoup plus de risques.

http://www.ifrap.org/

Lire la suite

13 février 2017 ~ 0 Commentaire

robotisation (ouest france)

robot-

Etude de la CFDT. L’agroalimentaire digère mal la robotisation

Les usines automatisent les chaînes de fabrication. La formation des salariés ne suit pas. Les pannes se multiplient. Et le stress des opérateurs monte en flèche, alerte la CFDT.

Course à l’innovation, à la compétitivité… Les groupes agroalimentaires ligériens investissent dans des machines de plus en plus perfectionnées. La robotisation des chaînes de fabrication bouleverse la vie des salariés, pointe un rapport de la CFDT restitué vendredi à Angers.

Ce rapport se base sur les témoignages d’une cinquantaine d’élus syndicaux en poste dans les entreprises de la région. Il met en évidence que la formation des salariés ne suit pas la montée en puissance de la technologie.

« On a un vrai souci »

À Segré, l’usine La Toque angevine (700 salariés, groupe LDC), spécialiste des pizzas, burgers et sandwiches, a investi 25 millions d’euros dans des robots de manutention. « Dès le moindre dysfonctionnement, relate Loïc Nédellec, salarié de l’entreprise, on ne sait plus faire. Les techniciens maintenance et les salariés de production ne sont pas formés aux nouvelles machines. »

À Sablé-sur-Sarthe, les 650 salariés des fromageries Bel travaillent dans une usine « en perpétuelle mutation technologique. La maintenance n’a pas le temps de s’approprier les nouveaux process », décrit Xavier Darondeau, élu CFDT. « Dans beaucoup d’entreprises, complète Philippe Michaud, délégué syndical chez Fleury Michon, les techniciens maintenance ne sont pas consultés en amont sur le choix des machines. Les gars de la production se forment sur le tas. »

Philippe Grié, directeur des ressources humaines de la coopérative Terrena, ne conteste pas cette réalité: « La technique avance tellement vite qu’on sera toujours en retard. On a un vrai souci de formation des salariés. Il faut anticiper en amont cette automatisation. » Consé- quence: les pannes et soucis techniques se multiplient. « Une nouvelle machine ne fonctionne qu’à la moitié de son rendement », souligne Philippe Michaud. Sur les chaînes, les salariés « stressent », « sont en rupture », « pètent un câble », selon divers témoignages.

Dans ce contexte, les usines font la chasse aux pros de la maintenance. «Ce sont des moutons à cinq pattes, les entreprises n’arrivent pas à les trouver. C’est un métier en tension », observe Anne-Flore Marot, de la CFDT des Pays de la Loire. Très courtisés, les as des robots et des automates préfèrent intégrer d’autres branches industrielles.

Deux formations à la rentrée

Coincées entre la pression de la grande distribution et la volatilité du prix des matières premières agricoles, les entreprises agroalimentaires n’allongent pas des salaires suffisam- ment alléchants pour compenser leur mauvaise image en termes de conditions de travail.

« Nous ne baissons pas les bras, déclare André Martin, vice-président de la commission formation au conseil régional. La Région ouvrira à la rentrée 2017 deux formations pour conducteurs de ligne et un BTS maintenance. » Les salariés font aussi état d’une augmen- tation des cadences et de la suppression d’emplois. Xavier Darondeau livre une démonstration imparable: « En 2008, nous étions 200 pour fabriquer 17 000 tonnes de fromages Kiri. Aujourd’hui, nous sommes 108 personnes pour fabriquer 21 300 tonnes ! »

12/02/2017 Xavier BONNARDEL

http://www.ouest-france.fr/

Lire la suite

12 février 2017 ~ 0 Commentaire

initiative (la conf’ + eaux et rivières)

glyphosate n

Initiative citoyenne européenne pour l’interdiction des glyphosates

La Confédération paysanne est partenaire d’une initiative citoyenne européenne (ICE) demandant l’interdiction du glyphosate et visant à améliorer l’évaluation des risques des pesticides par l’UE et réduire l’utilisation de pesticides toxiques dans l’UE.

Après avoir été classé cancérigène probable pour l’homme par le CIRC,  le glyphosate (principe actif du round up) est revenue dans le processus de ré-autorisation de l’UE en 2016. Alors que les promoteurs du glyphosat escomptaient une ré-autorisation facile pour 15 ans, ils n’ont obtenu de l’UE qu’une autorisation de cette substance pour 18 mois dans l’attente de nouvelles études menées par l’ECHA. Cette année est donc cruciale pour l’avenir de cette molécule dangereuse.

Ainsi le 8 février 2017 la coalition d’organisations partenaire a lancée une Initiative Citoyenne Européenne (ICE) afin d’espérer accélérer le processus de retrait du marché du glyphosat.

Quels sont les objectifs de cette ICE ? Les organisations partenaires demandent à la Commission européenne :

  • De proposer aux États membres une interdiction du glyphosate : Le glyphosate est l’un des pesticides les plus répandus en Europe, et ses répercussions négatives sur l’environnement et la biodiversité sont clairement documentées. De plus, des preuves scientifiques toujours plus nombreuses montrent que le glyphosate représente une menace sérieuse pour la santé des êtres humains.
  • De réformer la procédure d’approbation des pesticides : Les études qui sous-tendent l’agrément européen des pesticides doivent être commandées par les pouvoirs publics, et non pas par l’industrie chimique. Toutes les études utilisées pour l’agrément des pesticides doivent être publiées. Enfin, l’industrie chimique ne doit pas pouvoir décider quel État membre de l’UE pourra diriger l’évaluation scientifique de ses produits.
  • Et de fixer à l’échelle de l’UE des objectifs obligatoires de réduction de l’utilisation des pesticides. Un corpus de preuves en pleine expansion montre également comment l’usage des pesticides a des effets délétères sur la santé des agriculteurs, de leurs familles et de la population. Nous sommes exposés à un cocktail de pesticides par les aliments que nous consommons chaque jour, l’eau que nous buvons et l’air que nous respirons dans les zones agricoles. Les alternatives non chimiques à la lutte contre les nuisibles et les herbes indésirables sont disponibles, mais ont besoin d’un soutien politique et financier pour être généralisées.

Bruxelles a donné son accord début janvier pour cette ICE.

Mais pour que cette Initiative aboutisse il faut qu’un million de citoyens de l’UE la signe d’ici le 31 janvier 2018 (il faudra que la France recueille elle 55 500 signatures). Si nous obtenons ces signatures, la Commission européenne sera obligée d’examiner nos demandes.

Pour participer à cette ICE #StopGlyphosate, vous êtes invités à la signer ICI

Qu’est-ce qu’une ICE ?

Une initiative citoyenne européenne est une invitation faite à la Commission européenne de présenter une proposition législative dans un domaine dans lequel l’UE est habilitée à légiférer. L’initiative doit être soutenue par au moins un million de citoyens européens issus d’au moins 7 pays sur les 28 que compte l’Union. Un nombre minimum de signataires est requis dans chacun des États membres.

Que se passe-t-il lorsqu’une initiative obtient 1 million de signatures?

Dans les 3 mois après avoir reçu l’initiative:
- des représentants de la Commission rencontreront les organisateurs, qui pourront leur exposer en détail le contenu de leur initiative;
- les organisateurs auront la possibilité de présenter leur initiative lors d’une audition publique organisée au Parlement européen;
- la Commission adoptera une réponse officielle dans laquelle elle présentera éventuellement l’action qu’elle propose en réponse à l’initiative, ainsi que les raisons motivant l’adoption ou non d’une action.

La réponse, qui prendra la forme d’une communication, sera formellement adoptée par le collège des commissaires et publiée dans toutes les langues officielles de l’UE.

http://www.confederationpaysanne.fr/

http://www.eau-et-rivieres.asso.fr/

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin