Archive | Syndicalisme

21 juin 2017 ~ 0 Commentaire

ter-tgv (sud rail bretagne)

cheminot

Le Train du quotidien devrait être la priorité !

Pour SUD-Rail / SOLIDAIRES, la priorité n’est pas de gagner une demi-heure pour aller à Paris.

Les investissements pour le TER et le transport de marchandises sont insuffisants. Des lignes secondaires sont fermées parce qu’elles n’ont pas été rénovées à temps. Il faudrait développer encore plus l’offre TER pour permettre à la population de se passer de la voiture et éviter la pollution et les risques routiers. Cela veut dire d’investir encore plus dans les matériels, les infrastructures et les personnels.

Le 2 juillet prochain, la nouvelle ligne TGV fera gagner une demi-heure entre Rennes et Paris. C’est 3,4 MILLIARDS d’argent public qui sont dépensés pour ce projet.

L’arrivée de la LGV et la mise en place du cadencement entraîne de gros changement dans les horaires, les TER sont mis en lien avec le TGV sans tenir compte des besoins des travailleurs utilisant ces trains du quotidien.

De nombreux usagers font remonter des problèmes :

Des arrêts auparavant desservis ou des trains d’extrême matinée ou de milieu de journée sont supprimés. Ces nouveaux horaires ne permettent plus d’arriver à l’heure au travail et poussent des usagers à reprendre leur voiture. Des temps de parcours sont allongés, Il sera aussi rapide d’aller de Rennes à Paris qu’à Châteaubriand ou St-Brieuc en Bretagne.

La LGV ne répond pas aux besoins de la population mais à ceux d’une minorité.

Nous appelons les usagers et cheminots à venir exposer tous les problèmes rencontrés et à participer à un rassemblement le 1er juillet 2017 près de la gare de Rennes (jour de l’inau- guration) pour exiger que les intérêts de la population passe avant la LGV et son monde.

Rassemblement  1er juillet 

6 bis rue Pierre Martin (Rennes)

17h00

Un préavis permet aux cheminots du GPF de se mettre en grève du mercredi 28 juin à 20h00 au lundi 3 juillet 2017 à 8h00

Syndicat SUD-Rail Bretagne 6 bis rue Pierre Martin – 35000 Rennes
courriel : sudrail.bretagne@gmail.com Tel : 09 50 92 76 57

http://www.rennes-info.org/

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21 juin 2017 ~ 0 Commentaire

santé (anti-k)

dentit breiz

On va faire le grand bond en arrière!

Syndicat de la Médecine Générale : Duo Macron-Buzyn, un danger pour la santé

Le Syndicat de la Médecine Générale s’inquiète du programme santé d’Emmanuel Macron. Austérité, démantèlement de la solidarité au profit des assurances privées et soutien à l’indus- trie pharmaceutique, risquent de mettre en péril la santé de tous et toutes.

Emmanuel Macron prévoit de réduire les dépenses de l’État de 25 milliards, de l’assurance-chômage de 10 milliards, de l’Assurance maladie de 15 milliards et des collectivités territoriales de 10 milliards d’euros (1). On ne peut que se préoccuper de cette baisse des dépenses publiques qui servent à financer la solidarité et les services publics. Le recours à la numéri- sation forcée et à la télémédecine n’y changeront rien. On ne peut pas faire mieux avec toujours moins.

En remplaçant la cotisation salariale, gérée en partie par les représentants des travailleurs et dédiée au financement de la protection sociale, par un impôt, la CSG (Cotisation Sociale Généralisée), Emmanuel Macron prévoit une reprise en main autoritaire de la solidarité par l’État. A l’instar d’autres pays européens, l’État français aura alors tout loisir de réduire les allocations-chômages ou les dépenses de santé sans concertation avec les partenaires sociaux (2) en fonction des conjonctures ou des priorités. En Grande-Bretagne, l’allocation chômage (qui ressemble plus à une aumône) est ainsi tombée pour tous à 65,45 livres par semaine, (75,92 euros) quel que soit l’emploi ou le temps travaillé. Au Danemark, le niveau des pensions de retraite varie d’un mois sur l’autre en fonction de l’inflation.

Enfin, l’annonce de l’accélération des procédures des AMM (autorisations de mise sur le marché) des médicaments (3) et la nomination d’Agnès Buzyn comme ministre de la Santé, qui clame sa connivence avec l’industrie pharmaceutique (4), mettent en danger les patients. On peut dès lors prédire de nouvelles catastrophes sanitaires comme le Mediator® avec la commercialisation de médicaments mal évalués par des experts ayant des conflits d’intérêts avec l’industrie. La nomination de Gilles de Margerie, ex directeur général adjoint de Humanis, 3e groupe assureur complémentaire santé comme directeur de cabinet de la ministre de la Santé, montre à quel point le projet de Macron s’oriente vers une privatisation rampante de notre Sécurité sociale. Les médias réactionnaires s’en félicitent déjà (5).

La santé d’une population dépend très largement de paramètres non médicaux : logement, revenus, niveau d’inégalités, services publics, comme l’a montré par exemple Richard Wilkinson (6). En engageant une politique austéritaire et étatique, Emmanuel Macron et son gouvernement risquent de précariser encore plus la société française, d’augmenter le niveau d’inégalités et de dégrader l’état de santé de la population.

SMG  29/05/2017

http://www.anti-k.org/

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18 juin 2017 ~ 0 Commentaire

tribune (npa)

fron tfs gg

Construire une opposition militante à Macron, maintenant 

Pour contrer la majorité présidentielle, les porte-paroles du NPA, Olivier Besancenot, Christine Poupin et Philippe Poutou appellent à un grand rassemblement :

«Ensemble, syndicalistes, militantEs politiques, défenseurEs des droits démocratiques, opposantEs aux grands projets destructeurs, antiracistes et féministes… nous devons débattre des moyens de reprendre l’offensive, dans les mobilisations…»

Les élections législatives donneront manifestement une solide majorité à E. Macron et E. Philippe à l’Assemblée pour faire passer leur politique. Avec moins de 17% des inscrit.e.s au premier tour, Macron peut cumuler les pouvoir essentiels ! Les institutions et le système électoral de la 5è République, montrent une nouvelle fois leur caractère antidémocratique !

Mais la démocratie Macron s’en fout, il lui suffit d’avoir le pouvoir !

Il a prévu de gouverner par ordonnances. On comprend pourquoi quand on lit ce qu’il prévoit: aucunE salariéE ne peut accepter un tel tissu d’horreurs ! Dans leur projet, il n’existerait plus aucune garantie collective concernant le travail, tout se réglerait au niveau de l’entreprise, là où le rapport de forces est le plus défavorable aux salarié.e.s :

Le contrat et la durée de travail,

La santé et la sécurité,

Les salaires et l’emploi,

Les motifs de licenciement,

Le recours aux CDD… avec y compris la possibilité de référendums d’entreprises à l’initiative de l’employeur.

La fusion des institutions représentatives du personnel réduirait encore les moyens de défense des salariéEs, surtout en matière de santé et de sécurité du travail.

Sans parler de la « sécurisation » des patrons hors la loi avec le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciements illégaux, ou de la réduction des délais de recours.

A cela s’ajoutent:

Les suppressions de postes,

La hausse de la CSG, l

L’attaque contre la Sécu,

L’assurance chômage puis les retraites,

Le projet de sélection à l’entrée des universités.

Ce bulldozer ultralibéral a un pendant, la répression et le racisme.

Macron s’était présenté comme peu favorable à l’état d’urgence, mais l’a prolongé aussitôt élu et, pire, en intégrant des mesures d’exception dans la loi ordinaire, il crée un état d’urgence permanent. Son élection a d’ailleurs été suivie, dès le lendemain, d’interdictions de manifester pour plusieurs dizaines de militantEs.

Macron s’est présenté comme moins raciste que la droite… et enrobe les politiques anti-immigrés de plaisanteries racistes contre les migrants qui meurent  et avec les mouve- ments sociaux et les classes populaires, les musulmanNEs ou supposéEs l’être, les minorités… seront les premières cibles de cet état d’urgence à perpétuité.

Il y a une urgence absolue à construire une contre-offensive et une opposition au gouvernement

Macron organise et alimente la division entre les organisations syndicales qu’il veut neutraliser dans ses pseudo-négociations et touTEs celles et ceux qui voudraient empêcher sa politique qu’il réprimera violemment.

Il y a donc urgence à ce que les organisations de toute la gauche, que toutes celles et tous ceux qui sont prêtEs à empêcher le gouvernement de mettre en place sa politique, fasse converger leurs forces, se rencontrent et agissent ensemble.

Dès le 19 juin, avec les manifestations du Front social dans plusieurs villes. Dans les jours suivants, divers secteurs seront mobilisés, au Ministère du travail, dans l’énergie, chez GM&S, Tatti, etc. La CGT Ile-de-France appelle à se mobiliser le 27 juin. Mais ce qui manque, c’est une journée interprofessionnelle et unitaire, des grèves et des manifestations massives avant la fin du mois de juin, qui montrent que le monde du travail ne se laissera pas faire Et au-delà, un plan de mobilisation pour arrêter le gouvernement et imposer nos revendications.

Après le score de Marine Le Pen à la présidentielle, celui du FN aux élections législatives, même s’il est plus faible, montre le danger de l’enracinement de l’extrême-droite. Cela sonne comme un avertissement : si le mouvement social, si nous ne prenons pas nos affaires en main, l’étape d’après risque d’être une nouvelle accélération désastreuse des reculs démo- cratiques et sociaux. Déjà, le poids de l’extrême droite se fait sentir dans la répression, l’offen- sive raciste et antisociale.

La crise climatique, les guerres, tout cela montre un monde pourrissant, qu’il y a urgence à renverser. Il faut rapidement et impérativement ôter l’initiative aux capitalistes, et empêcher l’extrême-droite d’usurper l’opposition aux politiques antisociales.

Ensemble, syndicalistes, militantEs politiques, défenseurEs des droits démocratiques, oppo- santEs aux grands projets destructeurs, antiracistes et féministes… nous devons débattre des moyens de reprendre l’offensive, dans les mobilisations, mais aussi en proposant, à partir de nos luttes le projet d’une société débarrassée du capitalisme, du productivisme, de l’exploita- tion et de toutes les oppressions. C’est ce que nous proposons de débattre ensemble au plus vite, notamment par des rencontres et réunions unitaires entre les organisations.

Vendredi 16 juin 2017 Tribune du NPA

https://blogs.mediapart.fr/

https://npa2009.org/

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18 juin 2017 ~ 0 Commentaire

cgt (anti-k)

cgt super h

CGT et CPME majoritaires dans la plupart des commissions paritaires

La CGT, côté syndical, et la CPME, côté patronal, seront les organisations les mieux représen- tées dans les futures commissions paritaires régionales (CPRI) créées pour représenter les salariés et les employeurs des TPE, selon un arrêté publié jeudi au Journal officiel.

Sur les 13 régions métropolitaines, la CGT décroche la majorité des sièges réservés aux salariés dans dix commissions (dont l’Ile-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes et Paca) et est première ex-aequo avec la CFDT dans deux autres (Pays de la Loire et Bretagne).

En Corse, c’est le Syndicat des travailleurs corses (STC) qui est majoritaire. Outre-mer, la CGT est majoritaire à La Réunion et l’Unsa à Saint-Barthélemy, tandis que des syndicats locaux arrivent en tête en Guyane, en Guadeloupe et à Saint-Martin. A Saint-Pierre-et-Mique- lon, la CFDT et FO se partagent la première place. La CGT et un syndicat local sont ex-aequo à la Martinique.

En tout, la CGT est représentée dans 15 des 20 commissions de métropole et d’outre-mer, la CFDT dans 18, FO dans 17, l’Unsa dans 16 et la CFTC dans 12. La CFE-CGC, elle, n’est présente qu’en Ile-de-France et en Auvergne-Rhône-Alpes.

Cette répartition découle des résultats des élections professionnelles dans les TPE, publiés début février.

La CGT était arrivée en tête avec 25,12% des voix, devant la CFDT (15,49%), FO (13,01%) et l’Unsa (12,49%).

Du côté des employeurs, la CPME est majoritaire dans neuf régions de métropole (dont l’Ile-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes) et le Medef dans deux autres (Centre-Val-de-Loire et Corse). Dans les deux dernières (Hauts-de-France et Paca), Medef et CPME sont premières ex-aequo. Outre-mer, le Medef est majoritaire dans trois départements (Guadeloupe, Martini- que et Guyane), la CPME à La Réunion et l’U2P à Saint-Martin. L’U2P est aussi première ex- aequo avec le Medef à Saint-Pierre-et-Miquelon et avec la CPME à Saint-Barthélemy. Le Medef sera présent dans l’ensemble des 20 commissions régionales, tandis que la CPME et l’U2P n’auront des membres que dans respectivement 19 et 15 d’entre elles.

Les commissions paritaires régionales interprofessionnelles (CPRI), créées par la loi Rebsa- men en 2015, ont pour mission de conseiller et d’informer les salariés et les employeurs de très petites entreprises (moins de 11 salariés). Leurs membres, qui pourront aussi faire de la médiation, auront accès aux locaux des entreprises sur autorisation de l’employeur. Chaque organisation a jusqu’au 19 juin pour désigner ses représentants. Les listes seront publiées au plus tard le 30 juin.

http://www.lefigaro.fr , 2017-06-15

https://www.anti-k.org/

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15 juin 2017 ~ 0 Commentaire

rennes la poste (lutte ouvrière)

greve-poste-privatisation

La Poste Rennes : colère à la PIC

Mercredi 7 juin, les postiers de nuit de la plate-forme industrielle Courrier (PIC) de Rennes ont appris en arrivant que la direction avait décidé de supprimer les compensations des veilles de jours fériés, qui pouvaient soit être prises sous forme de repos, soit être payées.

Sur l’année 2017, cela représente 400 euros de perte par personne en moyenne.

À l’embauche, avec une belle unanimité, tous les travailleurs présents ont interpellé pendant plus d’une heure les représentants de la direction, bien mal à l’aise. Beaucoup leur ont dit en face : « Vous vous vantez des chiffres excellents de production, et ensuite vous venez nous faire les poches ! »

La moitié des effectifs titulaires ont ensuite tenu une assemblée générale et décidé la grève.

Un peu plus tard, un ralentissement des camions a été organisé pendant une heure. Le lende- main, le mouvement a été reconduit. Pour calmer le jeu, la direction a invité l’ensemble des syndicats à discuter de la situation vendredi après-midi 9 juin.

Lors de l’assemblée générale de la veille au soir, de nombreux postiers ont souhaité que la délégation soit élargie au-delà des responsables syndicaux. La direction a dû faire avec et, le lendemain, elle a annoncé le prolongement des compensations jusqu’en septembre. Loin d’apaiser le climat, cela a provoqué une réaction telle que vendredi soir le nombre de grévistes était en progression notable.

Correspondant LO 14 Juin 2017

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13 juin 2017 ~ 0 Commentaire

permis de tuer (bastamag)

http://data.photofunky.net/output/image/3/9/8/5/39859e/photofunky.gif

Annie Thébaud-Mony : « Il ne doit plus y avoir de permis de tuer dans le monde du travail »

Au moins 2,6 millions de travailleurs sont exposés à un ou plusieurs cancérogènes, selon la dernière étude de l’agence sanitaire Santé publique France.

Pour Annie Thébaud-Mony, sociologue spécialiste des questions de santé publique, la préven- tion des risques professionnels doit devenir l’une des priorités de la gauche qui se reconstruira après les législatives et bataillera face au démantèlement annoncé des protections sociales. D’autant que le coût financier pour soigner les milliers de cancers professionnels est supporté par l’Assurance maladie. « Ce coût, qui devrait être payé par les industriels qui s’enrichissent en mettant la vie des travailleurs en danger, est indûment payé par la collectivité. »

De mon point de vue de chercheure en santé publique, la priorité de la gauche doit être la justice, et la prévention des risques professionnels.

Nous devons faire en sorte que certaines formes d’impunité soient brisées, notamment l’impunité de ceux qui commettent des crimes industriels. Prenons le dossier de l’amiante : on a maintenant une idée précise de ce qui s’est passé.

Amiante : les industriels savaient

Les industriels savaient dès les années 1930 que l’amiante présentait un danger mortel. Ils ont décidé non seulement de continuer à l’utiliser, mais d’organiser la désinformation pour empê- cher le plus longtemps possible qu’une réglementation vienne protéger les ouvriers et citoyens des dangers de ce matériau. C’est une mise en danger délibérée de la vie d’autrui, qui doit être sanctionnée. Il n’est pas acceptable, ni humainement, ni politiquement, ni même écono-miquement, que les industriels continuent à tuer en toute impunité simplement parce qu’ils feraient tourner l’économie.

Il ne doit plus y avoir de permis de tuer dans le monde du travail.

La règle doit être la même que dans le reste de la Cité : l’interdit. L’Europe a montré depuis qu’elle pouvait très bien se passer d’amiante. Tout cela était donc évitable.

Non reconnaissance des cancers professionnels

Dans le secteur de la santé au travail, les dernières lois passées n’ont fait que détériorer la possibilité pour les salariés de prévenir les dangers et de protéger leur santé. L’accès aux expertises commandées par les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) s’est durci, les attestations d’exposition professionnelle aux risques cancérogènes n’existent plus… Le scandale permanent de la non reconnaissance des cancers professionnels se poursuit.

Les tableaux de maladies professionnelles qui désignent les cancers dus au travail ne concernent que 22 substances.

Or, le Centre international de recherche sur le cancer en reconnaît plusieurs centaines, la plupart se trouvant en milieu de travail. Et il n’y a aucune reconnaissance des cancers provoqués par la poly-exposition professionnelle à plusieurs substances.

Des médecins ignorants les réalités du travail

Les dossiers déposés par les travailleurs sont étudiés par des experts médicaux qui ne connaissent souvent rien au milieu de travail. La double expertise indispensable à la recon- naissance des cancers professionnels est totalement niée : celle des travailleurs sur leur propre activité de travail, et celle des spécialistes des conditions de travail et d’exposition aux risques toxiques. Au cours des cinq dernières années, sur ces dossiers fondamentaux, nous n’avons obtenu que de trop rares reconnaissances, en allant devant des tribunaux. Ce sont les juges, et non les médecins, qui commencent à reconnaître la réalité des cancers professionnels.

« On continue à fabriquer les cancers du futur »

Il y a également une inertie totale de la sécurité sociale, de même qu’au sein des différentes instances du ministère de la Santé. Résultat : sans parler du coût humain des cancers professionnels, terrible pour les victimes et leurs proches, le coût financier en est supporté à plus de 99% par l’assurance-maladie, et donc par nous tous, les citoyens.

Ce coût, qui devrait être payé par les industriels qui s’enrichissent en mettant la vie des travailleurs en danger, est indûment payé par la collectivité. En l’absence de prévention efficace reposant en premier lieu sur l’expertise des travailleurs lorsqu’ils sont informés des dangers subis, on continue à fabriquer les cancers du futur. C’est intolérable.

Propos recueillis par Nolwenn Weiler 13 juin 2017

https://www.bastamag.net

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11 juin 2017 ~ 0 Commentaire

projet de loi (jdd)

macron tank

Etat d’urgence : les magistrats protestent contre le projet de loi

Plusieurs associations de magistrats demandent le retrait du projet de loi antiterroriste, proposé par Emmanuel Macron et examiné en conseil des ministres le 21 juin prochain

Avis de tempête sur la magistrature.

Plusieurs associations demandent solennellement le retrait du projet de loi antiterroriste qui doit venir au conseil des ministres du 21 juin. Révélé par Le Monde cette semaine, l’avant-projet actuellement en cours d’examen par le Conseil d’Etat prévoit de confier de manière permanente aux préfets et au ministre de l’Intérieur le pouvoir d’assigner des individus dans un « périmètre géographique déterminé », et de perquisitionner de jour comme de nuit. Jusque-là, ces deux mesures n’étaient en vigueur qu’en période d’état d’urgence.

En modifiant la loi, le gouvernement entend donc pérenniser une batterie de mesures policières, au-delà du 1er novembre, date à laquelle, selon l’Elysée, prendra fin l’état d’urgence.

« Ce texte est scandaleux, il va même beaucoup plus loin que les dispositions actuelles », s’insurge Virginie Duval, la présidente de l’USM, (droite NDB)  le syndicat majoritaire parmi les magistrats. « Ces dispositions sont susceptibles de concerner “toutes les personnes qui soutiennent ou adhèrent à des thèses incitant à la commission d’actes terroristes en France et à l’étranger”. C’est beaucoup trop vague », ajoute la magistrate au JDD.

« Ce texte jette aux orties nos principes »

La présidente de l’USM dénonce la possibilité donnée au ministre de l’Intérieur d’ordonner le port du bracelet électronique à des personnes qui ne sont même pas condamnées ; ou même d’obliger certains à livrer leurs identifiants électroniques, et à signaler à la police tout change- ment de mot de passe sur leur ordinateur ou leur portable.

« Même lors des contrôles judiciaires actuels, on ne peut pas imposer des mesures pareilles. Et puis ces dispositions s’appliqueraient hors du champ des magistrats, c’est cela qui nous cho- que le plus. Dans notre état de droit, le juge et lui seul, est le garant des libertés individuelles. Ce texte jette aux orties nos principes », conclut Virginie Duval.

Dans Le Figaro daté de samedi, pour faire retomber la fièvre, le ministre de la Justice explique qu’il faut pouvoir « lutter contre le terrorisme avec des armes adaptées » tout « en apportant les garanties nécessaires aux libertés individuelles ». François Bayrou estime que « la menace nous oblige à envisager l’entrée dans le droit commun d’armes de lutte spécifiques ». Pour l’heure, la balle est dans le camp du Conseil d’Etat. Cette semaine, hasard du calendrier, le Conseil constitutionnel a censuré une des dispositions de l’état d’urgence, celle consistant à interdire de manifester.

11 juin 2017

http://www.lejdd.fr

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11 juin 2017 ~ 0 Commentaire

romain altmann (regards)

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09 juin 2017 ~ 0 Commentaire

saint nazaire (lutte ouvrière)

st naz

Saint-Nazaire : Macron, mensonges et propagande patronale

Mercredi 31 mai, Macron est venu inaugurer le dernier né des paquebots construits au chantier naval STX de Saint-Nazaire. Cela a été l’occasion de discours mensongers sur l’intérêt commun qui prétendument unirait le patronat aux salariés.

Pensez donc ! Selon Macron, et la presse qui relaie sans sourciller ses mensonges, c’est parce qu’un accord de compétitivité aurait été signé entre les syndicats et la direction que ce paque- bot aurait vu le jour. Cet accord de compétitivité s’est traduit par une augmentation du temps de travail, la suppression de primes et de jours de congé. Il devait officiellement permettre une diminution de 1,5 % du coût des navires, diminution entièrement supportée par les salariés.

Ce n’est pas cette diminution des coûts qui explique que le carnet de commandes du chantier soit plein pour les neuf ou dix ans à venir. C’est tout simplement la bonne santé du marché de la croisière qui fait que tous les chantiers capables de construire de tels paquebots ont aujourd’hui des carnets de commandes archi-pleins.

De plus, contrairement à ce que dit Macron, ce ne sont pas « les » syndicats qui ont signé cet accord de compétitivité, mais des syndicats minoritaires.

Cet accord avait entraîné une grève de plusieurs semaines des ouvriers d’un des principaux ateliers, renforcée par des débrayages dans l’ensemble des autres secteurs. Ce mouvement avait reçu le soutien de la CGT, le premier syndicat de l’entreprise. Cela avait obligé la direction à reporter l’application de cet accord de compétitivité, qui n’avait pu voir le jour que plusieurs mois après.

Alors, expliquer que la bonne santé de l’entreprise est forcément favorable à tous, aux salariés comme au patronat et aux actionnaires, c’est un mensonge.

La situation de l’entreprise est bonne du point de vue du patronat : du point de vue de l’entre- prise qui renoue avec les bénéfices ; du point de vue des banques auquelles elle paye des intérêts ; du point de vue des fournisseurs ; du point de vue des propriétaires d’entreprises sous-traitantes et d’intérim. Mais ce n’est pas la même chose pour les travailleurs qui la font tourner.

Le salaire d’embauche de l’entreprise est en dessous du smic. Ce n’est que grâce aux primes qu’il atteint le smic mensuel. L’embauche y est réduite au minimum, et la CGT réclame donc l’embauche des 250 intérimaires qui y travaillent tous les mois. Et c’est régulièrement que des travailleurs détachés contactent ce syndicat pour réclamer les salaires qui leur sont dus et qui ne leur sont pas payés.

Macron s’est engagé à revoir le futur pacte d’actionnaires, qui réservait la majorité des actions à des capitaux italiens. Cela a pu satisfaire tous les démagogues qui veulent faire croire qu’un propriétaire français serait forcément plus favorable aux salariés.

Mais, ces quinze dernières années, l’actionnariat a changé quatre fois de main et de nationalité. Et c’est la même direction bien française qui est restée aux commandes de l’entreprise et qui a mené imperturbablement la même politique contre les salariés.

Quel que soit le propriétaire, les intérêts des travailleurs ne seront pris en compte que s’ils réussissent à s’en faire craindre par leurs luttes.

Correspondant LO 07 Juin 2017

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09 juin 2017 ~ 0 Commentaire

front social (europe 1)

Lu-Vu-FrontSocial-Logo

Réforme du travail : des rassemblements le 19 juin à l’initiative du collectif Front social

Le Front social, composé de sections CGT, Sud ou Unef et d’associations, appelle à des rassemblements contre la réforme du Code du travai

Des rassemblements sont organisés au lendemain des élections législatives à Paris, devant l’Assemblée nationale, à Bordeaux, Saint-Nazaire, Lille, Grenoble ou encore Marseille.

Le collectif syndical et associatif « Front social » organise le 19 juin des rassemblements dans plusieurs villes « contre Macron et ses ordonnances » réformant le marché du travail, a-t-il annoncé.

Une « parodie » de négociation. « Face aux attaques gouvernementales contre le Code du travail et la protection sociale qui se précisent et à la parodie de négociation à laquelle les dirigeants syndicaux se prêtent, nous répondons par la mobilisation, dans toute la France, dès le 19 juin », indique dans un communiqué diffusé jeudi le collectif composé de sections CGT, Sud ou Unef et d’associations.

Des rassemblements dans plusieurs grandes villes. À Paris, un rassemblement est prévu à 18 heures devant l’Assemblée nationale, « une cible toute symbolique puisque ce sera le lendemain du second tour des élections législatives », précise Laurent Degousée de Sud-Commerce. Des rassemblements sont également organisés à Bordeaux, Saint-Nazaire, Lille, Grenoble ou encore Marseille, est-il indiqué sur la page Facebook du Front social, qui se réunit samedi à la Bourse du travail à Paris.

« On répond à un manque, on fait le travail qui devrait être fait par les confédérations », qui n’ont pour l’heure pas annoncé de mouvement national, a ajouté Laurent Degousée. La CGT a évoqué « une journée d’action », mais sans date précise. Elle organisera au préalable pendant toute la semaine du 19 juin des réunions, rassemblements et autres initiatives pour informer les salariés.

Une réforme par ordonnances. Promesse de campagne d’Emmanuel Macron, la réforme du code du travail se fera par ordonnances, avec un projet de loi d’habilitation en conseil des ministres le 28 juin. Une concertation est prévue avec les partenaires sociaux cet été, la publication des ordonnances étant prévue avant le 21 septembre.

09 juin 2017

http://www.europe1.fr/

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