Archive | Syndicalisme

21 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

trislalia (ouest france)

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20 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

unité? (à l’encontre.ch)

je m ennuie

«S’il n’y a pas unité d’action, ce n’est même pas la peine d’en parler»

Pourquoi les syndicats ne sont-ils pas parvenus à se mettre d’accord sur une action commune alors que tous critiquaient la réforme du travail?

Parce qu’ils n’en avaient aucune envie. La question est : y a-t-il ou non une volonté de trouver un chemin commun? Chaque centrale syndicale pense qu’elle peut se renforcer en se distin-bguant des autres. Je pense qu’elles se trompent toutes. C’est dommage parce que dans chacune d’entre elles il y a des réflexions qui montrent une perception des enjeux de recons- truction d’un rapport de proximité avec les travailleurs. Mais il n’y a pas de stratégie qui va avec. Et encore moins de stratégie unitaire. Les syndicats sont inaudibles auprès des salariés, sans même parler des pouvoirs publics. S’ils ne sortent pas de ce réflexe anti-unitaire, ils vont au-devant du risque de l’insignifiance.

Comment expliquez-vous que les syndicats de fonctionnaires réussissent à s’entendre?

La fonction publique est un milieu plus syndiqué, où les rapports de force syndicaux sont différents de ceux du privé. Le syndicalisme y est historiquement plus unitaire et la question salariale devient incontournable. Le syndicat qui se placerait à côté d’une mobilisation sur les salaires est mort.

Pourquoi la CGT a-t-elle de nouveau annoncé seule la date de sa mobilisation?

Il y a une sorte de fuite en avant un peu incompréhensible. Les objectifs ne sont pas crédibles : on peut toujours demander le retrait des ordonnances mais personne ne peut y croire. Le mouvement ne fait pas tache d’huile et l’enchaînement d’annonces unilatérales de journées sans objectif sérieux ne peut qu’écarter les autres. Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, l’a souligné : on ne répond pas à l’invitation à se joindre à un mouvement déjà calé. Les équipes FO qui ont suivi le 12 septembre ne veulent pas entrer dans cette course à l’abîme. Et même la FSU a renoncé pour le 19 octobre.

C’est un choix qui est la rupture effective avec la logique que Louis Viannet, secrétaire général de la CGT de 1992 à 1999, avait cherché à impulser : celle du syndicalisme rassemblé. Aujour- d’hui, la CGT a choisi une démarche identitaire. C’est un pari extrêmement dangereux car elle risque d’afficher son isolement et un certain affaiblissement dans un contexte où son audience s’effrite. Le risque de cette tactique, c’est d’épuiser les forces alors que le combat devrait normalement être considéré comme à son début.

Comment percevez-vous la stratégie de la CFDT, elle qui a perdu sa place d’interlo-cuteur privilégié du gouvernement?

La direction de la CFDT ne veut pas jouer le rapport de force, elle préfère le rapport de convic- tion entre gens de bonne compagnie : cela peut fonctionner quand les pouvoirs publics ou le patronat estiment que ça vaut le coup de l’écouter. Mais quand Macron lui dit non sur les ordonnances, elle se retrouve démunie. Son secrétaire général ne peut que dire sa déception mais ça ne définit pas une démarche syndicale. Ils n’ont pas de réponse à la demande de leurs militants. Si le pouvoir politique sait où il va et passe par-dessus l’avis de la CFDT, elle ne sait que faire.

Qu’en est-il de Force ouvrière dont les cadres intermédiaires ont signifié à leur direction qu’il fallait revoir leur copie?

FO est très éclatée. Jean-Claude Mailly, son secrétaire général, a joué le même rôle que la CFDT avec la loi El Khomri. Il a fait pression auprès des pouvoirs publics pour éviter le pire. C’est utile, mais ça limite l’autonomie de positionnement sur l’ensemble. FO est apparu en grand écart avec ses positions antérieures. Les cadres intermédiaires se sont rebellés mais pas au point de se jeter dans les bras d’une CGT qui ne négocie pas.

En quoi la méthode du gouvernement a-t-elle pu déstabiliser certains syndicats?

Du côté du gouvernement, ils savent à peu près où ils veulent aller et ils pensent avoir le ter- rain dégagé. Ça prend évidemment de court la CFDT ou même FO qui, du coup, essayent de voir s’ils peuvent obtenir certaines satisfactions sur les marges, ce que la CFDT appelle le syndicalisme de « résultats » . Mais le gouvernement, lui, agit au cœur de la relation sociale : le droit du travail, le système d’assurance-chômage, les retraites. Nous sommes à un moment de bascule où prend forme un nouveau paradigme de la relation de travail qui, dans bien des domaines, rend la main au patronat. Si le mouvement syndical veut peser, il doit lui aussi viser le cœur et pas la périphérie et le faire ensemble. On n’en est pas là.

Comment les syndicats abordent-ils les réformes sur la formation professionnelle, l’apprentissage et l’assurance-chômage?

Le plus gros enjeu est sur l’assurance-chômage. Que veut faire Emmanuel Macron? Si c’est un renforcement du contrôle des chômeurs et la réduction tendancielle de leurs droits, il y a une base d’accord possible entre les syndicats. Mais pour faire quoi? Si c’est pour enchaîner des journées d’action sans autre demande que le retrait, c’est perdu d’avance. S’il n’y a pas unité d’action, ce n’est même pas la peine d’en parler. (Publié dans Le Monde daté du 20 octobre 2017)

Jean-Marie Pernot, questions: Raphaëlle Besse Desmoulières

Commentaire:

Jeudi 19 octobre, la CGT appellait à une nouvelle journée d’actions contre les ordonnances réformant le code du travail. Mais elle semble de plus en plus isolée: si Solidaires l’a rejointe, la FSU n’a pas souhaité s’associer à la mobilisation. Jean-Marie Pernot, politologue, spécialiste des mouvements sociaux et du syndicalisme, décrypte l’absence de stratégie unitaire de la part des principales organisations syndicales.

Selon la CGT, qui appelait à cette troisième journée de mobilisation contre le Code du travail aux côtés de l’Union syndicale Solidaires, quelque 20 000 personnes ont participé à la mani- festation à Marseille. Ce qui traduit un recul prononcé par rapport au 12 septembre et au 21 septembre. Dans la ville de Rennes, le secrétaire départemental de Force ouvrière, Fabrice Le Restif, présent à toutes les manifestations, en opposition à la direction de Jean-Claude Mailly, a déclaré: «Ce n’est pas spectaculaire, et pourtant ça participe de la construction du mouvement social.»

La politique du gouvernement Macron-Philippe consiste à affirmer que «les ordonnances ont été signées, publiées et sont en vigueur». La partie est donc, selon l’exécutif, terminée. Le conseiller en «relations syndicales», Raymond Soubie, de Chirac, Sarkozy et Fillon a expliqué: «Les ordonnances ont été signées, elles sont derrières nous. Et elles sont extrêmement com- plexes, le texte comporte 159 pages. Les gens savent qu’elles apportent plus de flexibilité, mais les mesures concrètes ne sont pas perçues. Pour ces deux raisons, la mobilisation reste faible, ce qui ne veut pas dire qu’il y a approbation.» Une nouvelle échéance s’annonce pour le 24  octobre qui semble pouvoir constituer une journée plus unitaire de mobilisation, d’autant plus que se profile la contre-réforme de l’assurance chômage. (Rédaction A l’Encontre)

Al encontre 19 octobre 2017

http://alencontre.org/

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19 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

la poste carhaix (ouest france)

la poste

Carhaix. Le ras-le-bol des facteurs carhaisiens

Yann Le Gall, Florence Rivoalen et Isabelle Le Garrec affirment que leur ras-le-bol est partagé par l’ensemble du personnel carhaisien.

Depuis une récente réorganisation des tournées, les facteurs carhaisiens se disent dans l’incapacité de distribuer tout leur courrier. Ils dénoncent une dégradation du service et de leurs conditions de travail. Le 3 octobre, les facteurs du bureau de poste de Carhaix se sont vu imposer une réorganisation de leurs tournées de distribution. Bilan, sur 16 tournées, deux ont été supprimées, et le travail effectué sur celles-ci a été réparti sur les autres.

« Réorganisation tous les deux ans »

« Depuis 2005, il y a des réorganisations tous les deux ans, indique Yann Le Gall, facteur et représentant du syndicat Sud. Et à chaque fois, de nouvelles tournées sont supprimées.  « Avant la dernière en date, les facteurs ne parvenaient déjà plus à distribuer l’intégralité de leur courrier dans le temps imparti, selon eux. Alors, ils multipliaient les heures supplémentaires pour venir à bout de leur tâche. « L’année dernière, j’ai fait l’équivalent d’un 13e mois en heures supplémentaires », note Isabelle Le Garrec.

Courrier non distribué

Sauf que depuis le 3 octobre, la Poste ne souhaite plus payer ces heures, d’après les salariés de Carhaix. Ceux-ci sont donc contraints de régulièrement rentrer de leur tournée sans avoir distribué tout leur courrier. « Rien qu’aujourd’hui, je suis revenue de ma tournée avec 250 plis non distribués », affirme Isabelle Le Garrec.« Quand les gens achètent un timbre, ils payent pour un service, on leur doit la distribution du pli ! », s’insurge Yann Le Gall.

De nombreuses réclamations

Plus globalement, les facteurs carhaisiens dénoncent une entreprise que l’esprit de service public aurait désertée, remplacé par une logique de rentabilité. « On se retrouve tous les jours avec des réclamations, des entreprises qui se plaignent de ne plus recevoir leur courrier, des particuliers qui ne comprennent pas la situation », se désole Yann Le Gall. « Et la direction ne fait rien pour informer la population », renchérit Florence Rivoalen, également postière à Carhaix.

Rythme de travail modifié

Le rythme de travail des salariés a aussi été modifié par la réorganisation du 3 octobre. « Avant, nous travaillions de 7 h 30 à 13 h 50, avec une pause payée de 20 minutes, détaille Yann Le Gall. Désormais, on fait 7 h 50- 15 h 40, avec une pause méridienne de 45 minutes, imposée mais non rémunérée. » S’ajoute à cela la suppression d’une prime repas de 2 € par jour.

La direction conteste

De son côté, la direction affirme qu’il est toujours possible de faire des heures supplémentaires si les facteurs le demandent à leur responsable, et conteste la non-distribution d’une grosse partie du courrier décrite par les facteurs. « Les tournées sont dimensionnées en fonction du terrain, mais s’il y a des ajustements à faire à la marge, ils seront faits », ajoute-t-elle. Reste que de nombreux Carhaisiens font part de dysfonctionnements dans la livraison du courrier depuis le 3 octobre.

18/10/2017

https://www.ouest-france.fr/

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18 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

carhaix synutra (ouest france)

harceleme

Chez Synutra, malaise social et départs massifs

L’appel au recrutement, nécessaire vu le turn-over important des ouvriers et cadres de l’usine.

Au sein de l’usine carhaisienne de lait infantile en poudre, beaucoup de salariés dénoncent un climat social tendu. De nombreux départs sont enregistrés depuis les débuts de l’entreprise en 2015. Les témoignages recueillis sont édifiants : nombre de toilettes insuffisants, climat de délation, turn over…

Problèmes de sécurité, d’hygiène au travail, intimidation des employés, une centaine de départs sur environ 300 salariés…

Y a-t-il un climat social dégradé à Synutra, l’emblématique usine de fabrication de poudre de lait pour les bébés de Chine, ouverte à Carhaix (Finistère) il y a deux ans ? De multiples témoignages de salariés l’accréditent. Des emplois en Centre-Bretagne, tout le monde court après. Si bien que, lorsque Synutra s’est construit à Carhaix, beaucoup ont applaudi. Bien sûr, on sait que les emplois de l’agroalimentaire ne sont pas les plus faciles ni les mieux payés.

Turn over

Nombreux sont ceux que les postes intéressaient, dans cette usine toute neuve. Aujourd’hui, ils sont presque autant à déchanter. « On y allait avec plaisir, on était content de travailler. Mais au final, je n’aurai pas pu rester plus longtemps », témoigne Paulette (*), qui a quitté l’usine il y a un an, après une rupture conventionnelle.

La vie au travail est difficile. Le turn-over est important. Chez les ouvriers comme les cadres, les démissions, ruptures conventionnelles de contrats et licenciements sont légion. Nombre de ces ouvriers ont auparavant travaillé ailleurs, dans l’agroalimentaire breton, des volaillers, d’autres laitiers… Tous s’accordent : Synutra c’est pire.

« La boule au ventre »

Certes, des salariés ne trouvent rien à redire. « Ce n’est pas un boulot marrant. Mais c’est largement supportable », glisse une jeune femme salariée depuis plusieurs mois. « Ce n’est pas trop physique et on ne travaille pas dans le froid », précise Caroline(*), jeune salariée.

Mais Paulette n’est pas de cet avis. Quand elle a quitté l’entreprise il y a un an, elle avait perdu 10 kilos. Elle avoue : « J’y allais avec la boule au ventre ». Quand elle travaillait, en 2016, les convocations étaient nombreuses. « Je me suis plusieurs fois retrouvée seule dans un bureau avec trois chefs. On me demandait de dénoncer des collègues. Je ne l’ai jamais fait ».

Ambiance de délation

Cette ambiance de délation est fréquemment soulignée par les salariés rencontrés. Charlot- te(*),  employée de l’usine, confirme un climat de peur : « On ne sait plus à qui parler. Alors on ne parle plus. Je pense que c’est ce qu’ils veulent », lâche-t-elle. Certains employés de Synu- tra pointent des soucis de sécurité, des travaux en hauteur risqués, un manque de formation face aux produits dangereux, comme la soude. Jean (*), salarié dans les bureaux carhaisiens de Synutra, explique que les pauses cigarette sont interdites sur toutes les zones cadastrales (et pas seulement l’enceinte) de l’usine.

Manque de toilettes

Les salariés doivent se serrer la main, pas de bises. Les alarmes sonnent régulièrement, « on n’y fait plus attention. D’ailleurs on ne fait pas d’exercices. Je ne sais pas par où il faut sortir en cas d’incendie », raconte Charlotte. La permission des chefs est de mise pour aller aux toilet- tes. Les sanitaires ne sont pas assez nombreux, parfois fermés pour des raisons inconnues dans la zone de production. Il faut alors repasser par les vestiaires. Certains, pressés, s’oublient. Jointe mardi, la direction n’a pas souhaité, pour l’instant, répondre à nos questions. Les représentants syndicaux de la CGT n’ont pas non plus souhaité s’exprimer.

18/10/2017

(*) Tous les prénoms ont été modifiés.

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kar

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18 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

carrefour betton (ouest france)

y-en-a-marre

Près de Rennes. Les salariés du Carrefour Market de Betton en grève

Une trentaine de salariés du Carrefour Market de Betton, au nord de Rennes, ont débrayé ce mardi 17 octobre en fin de matinée, pour dénoncer le passage en location-gérance de leur magasin au 1er février prochain. Pour la CGT, ce changement va entraîner une perte de salaire et la suppression de nombreux avantages liés au groupe Carrefour.

Une bonne partie des salariés du Carrefour Market de Betton ont débrayé ce mardi matin 17 octobre pour dénoncer le projet du groupe Carrefour de passer leur magasin en location-gérance. La CGT redoute les conséquences de cette transformation sur le personnel.

Fin de la convention collective du groupe

Le passage en location gérance va se traduire, selon le syndicat, par « la fin de l’application de la convention collective du groupe Carrefour qui offre des protections aux salariés et des droits en matière de qualité de vie ».

20 % de baisse de rémunération

La CGT dénonce aussi « une perte de 20 % de la rémunération globale, avec la suppression des primes d’intéressement et de participation, la fin du plan épargne entreprise, le gel de la prime vacances, etc. »

Carrefour défend son projet

Sollicité par nos soins, le groupe Carrefour a fait savoir par la voix de son agence de commu- nication que « le passage en location gérance n’aura pas d’incidence sur l’emploi, l’ensemble des salariés étant conservés, à la date de la reprise ». Il indique aussi que « les conditions du contrat de travail sont maintenues, conformément aux accords signés avec les partenaires sociaux ».

Location gérance

En revanche, le groupe n’a pas souhaité s’exprimer sur la baisse de salaire de 20% dénoncée par la CGT. Pour Carrefour, la location gérance est en tout cas « une alternative qui permet aux exploitants d’acquérir un fonds de commerce sur plusieurs années »

17/10/2017

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15 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

colère (yéti)

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Bigouden 1926

Révoltes populaires : la colère des syndiqués de bas

Un signe fort de l’intensité des révoltes populaires, c’est quand la base déborde les directions syndicales. Après FO, au tour de la CGT.

Le 29 septembre, le Comité national fédéral de Force ouvrière a désavoué son secrétaire général, Jean-Claude Mailly, coupable – et c’est un euphémisme ! – de complaisances douteuses à l’égard des ordonnances Macron sur la nouvelle loi Travail.

Aujourd’hui, c’est au tour de Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, d’être accusé pour son manque de combativité face aux mesures gouvernementales par plusieurs fédéra- tions de son syndicat. Mickaël Wamen, figure éminente des Goodyear, est à la pointe de la mutinerie :

« La stratégie est mauvaise et délibérée … et le 12 on retourne voir Macron, mais pour quel but ? Ce n’est pas terminé, il va falloir que toutes celles et tous ceux qui composent la CGT viennent dire ce qu’ils pensent et organiser les conditions d’une unité en interne… Nous sommes aujourd’hui à un virage de notre histoire, les mandats pour retourner discuter viennent d’où ? Qui décide de multiplier les appels par secteurs et corporations ? Rien n’est lié au hasard, nous savons toutes et tous que la stratégie actuelle nous mène à la catastrophe… »

Toutes les grandes avancées sociales sont nées de la base

Mickaël Wamen a sans doute le sang chaud, mais cette révolte de la base syndicale est plutôt encourageante. Car jamais insurrection syndicale ne vint de sa direction nationale, pas plus en 1936 qu’en 1968 ou qu’aujourd’hui.

Les directions des centrales syndicales n’ont jamais servies à rien d’autre que de canaliser la colère populaire, en évitant bien que celle-ci déborde.

Cela tient à la nature même de leurs structures qu’il convient de songer à pérenniser avant même que d’exprimer les revendications de la base. De fait, les directions nationales des confédérations syndicales, qui appartiennent au système, servent la plupart du temps de soupapes de sécurité à celui-ci, chargées d’évacuer les trop-pleins de furie de leurs adhérents pour que tout rentre dans l’ordre, moyennant au mieux quelques vagues os à ronger pour calmer les troupes.

Et de fait encore, c’est lorsque cette furie de la base ne fut plus contenue que s’obtinrent les grandes avancées sociales de l’Histoire.

Voilà pourquoi la révolte des adhérents de FO et le coup de gueule des fédérations CGT contre leur direction nationale ont aujourd’hui quelque chose de fort rafraichissant.

12 octobre 2017  Pierrick Tillet

https://yetiblog.org/

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15 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

chômage (politis + rp)

cgt macron-edouard-philippe

Assurance chômage : les syndicats inquiets

Après les premiers entretiens bilatéraux sur l’assurance chômage et la formation, les organisa- tions de salariés ont mis en garde Emmanuel Macron, tant sur la méthode de concertation que sur le fond.

Après la flexibilité, la sécurité ? Si la réforme du Code du travail par ordonnances a assu- rément amené la première, rien n’indique, après les premières rencontres bilatérales entre Emmanuel Macron et les organisations syndicales et patronales, jeudi et vendredi, que celle de l’assurance chômage garantira la seconde, pourtant promise par le Président pour contreba- lancer les effets sociaux dévastateurs des ordonnances: «Après la partie libérer, la partie protéger», avait-il ainsi indiqué la semaine dernière sur le campus de l’École d’application aux métiers des travaux publics d’Egletons (Corrèze).

Mais ce premier round d’entretiens (qui portaient aussi sur la formation et l’apprentissage) n’aura pas permis d’en savoir beaucoup plus sur le contenu des réformes envisagées par le chef de l’État. Au contraire, les syndicats ont fait part de leurs inquiétudes, et exigé un changement de méthode par rapport à la discussion sur les ordonnances.

«Nous n’avons pas des têtes d’alibi»

Ainsi, Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a dit avoir «fait un bilan de l’épisode précédent», qui ne l’«a pas satisfait tant sur le fond que sur la forme». «Discuter ça sert toujours, mais que nous n’avons pas des têtes d’alibi», a-t-il également lancé, exigeant «un texte» sur lequel l’ensemble des parties prenantes pourraient s’appuyer, ainsi que «des multilatérales» en lieu et place des bilatérales qui avaient prévalu pendant les concertations sur les ordonnances. Il demande une véritable concertation, en somme, et non une vague discussion au terme de laquelle les syndicats prennent connaissance du texte « deux heures avant » la presse.

Laurent Berger a, lui aussi, demandé « qu’on démarre non pas par des bilatérales, mais par une multilatérale ». Il estime avoir été « entendu » par le Président sur ce sujet.

Sur le fond, plusieurs syndicats ont fait part de leur opposition au passage d’une gestion pari- taire syndicats-patronat à une gestion tripartite avec pilotage de l’État, annoncé par Emmanuel Macron pendant sa campagne. Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, a ainsi estimé que les syndicats « devaient garder leur « responsabilité, en ce qui concerne les salariés, [...] sur la définition des prestations et de l’indemnisation… Quand on gère à trois, c’est toujours deux contre un et ça tourne, donc je ne pense pas que ce soit le meilleur système ».

Possible baisse des indemnités

François Hommeril, de la CFE-CGC, a lui aussi rappelé une «ligne rouge» : «Une étatisation du système [...] qui reviendrait à remettre en question le caractère contributif, assurantiel et solidaire du dispositif actuel.» Mais Emmanuel Macron a d’ores et déjà annoncé un bascu- lement d’une partie du financement de l’assurance chômage sur la CSG, donc sur l’impôt, remettant de fait en cause le système par cotisations, ce qui, selon Pierre Gattaz, patron du Medef, rend déjà le « paritarisme bancal ».

Autre crainte des syndicats : une possible baisse des indemnités versées à l’ensemble des chômeurs, dont Le Canard enchaîné laissait entendre mercredi que le ministère du Travail en «envisage la possiblité». La raison: le surcoût engendré par l’indemnisation promise par le candidat Macron des indépendants et des démissionnaires. Ce coût pourrait atteindre, selon une étude du ministère citée par Les Échos, entre 8 et 14 milliards la première année, en raison de l’effet d’aubaine de la mesure, et entre 2 et 3 milliards les suivantes.

« J’ai posé la question. Le président de la République a été extrêmement clair en disant qu’il ne voulait pas de réductions des droits. Je serai satisfait lorsque j’aurais vu que c’est exacte- ment le cas », a souligné M. Berger. La prudence, concernant les promesses d’Emmanuel Macron, est en effet la conduite la plus sage.

Politis.fr  13 octobre 2017

https://www.politis.fr/

Lire aussi:

Quid du combat contre les ordonnances ? Négociations du 12 octobre. Les directions syndicales jouent le jeu de Macron (RP)

La mascarade du « dialogue social » se poursuit  (NPA)

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14 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

carhaix (la poste)

poste

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13 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

mutuelles (révolution permanente + unef)

etudiants

L’ennemi numéro 1 de la jeunesse Après la sélection à l’université, Macron s’attaque aux mutuelles étudiantes

Pour la rentrée de septembre 2018, le gouvernement compte supprimer le régime spécifique de la sécurité sociale étudiante, en l’intégrant au régime général, sous le prétexte volontaire- ment flou de simplifier les démarches administratives. Mais la conséquence réelle de cette « simplification », c’est l’accès à ce marché aux mutuelles privées, qui ne se priveront pas de faire de l’argent sur le dos des étudiants.

Depuis 1948, la vente des complémentaires santé et des assurances est réservée à des organismes à but non lucratif, les « mutuelles étudiantes », obligatoires pour les étudiants, sauf exception. Mais cette chasse gardée, inaccessible aux grandes mutuelles, est remise en cause par le gouvernement Macron, qui souhaite inviter la concurrence jusqu’à l’université.

Quant au budget alloué aux mutuelles étudiantes, qui permet aux étudiants de se protéger pour des tarifs corrects (217€ par an au maximum), il risque très certainement d’être remis en question, cela « coûtant trop cher à l’état ». Alors que le gouvernement explique que les « acteurs existants pourraient continuer à intervenir sur des missions de prévention et de promotion de l’accès aux soins », celui-là même ne prévoie même pas son financement dans le projet de budget de l’année prochaine.

Les différents représentants des mutuelles étudiantes actuelles, invité-e-s à une réunion de représentants des ministères et des mutuelles rapportent un projet « peu clair », voire une réforme « sans ambition et sans objectifs politiques ». Edouard Philippe, interrogé sur la question, a préféré s’esquiver, maintenant le flou sur ces mesures.

La fin de la sécurité sociale étudiante telle qu’elle existe aujourd’hui est une des nombreuses attaques du gouvernement Macron contre les étudiants précaires, les soumettant jusqu’à  l’université à un régime concurrentiel.

Tout comme la baisse de budget de l’enseignement supérieur de 331 millions d’euros, la baisse des APL, ainsi que la sélection à l’université, cette réforme démontre la volonté de ce gouvernement des riches d’exclure progressivement les étudiants les plus précaires et les classes populaires des universités, en s’attaquant aux porte-monnaies.

Mais la stratégie adoptée par ce gouvernement témoigne de sa faiblesse : avec une base sociale très faible en début de mandats, Macron tente de se légitimer auprès des classes possédantes en attaquant vite et fort nos droits, le tout en masquant le plus possible ses réformes antisociales. Ce dont ce gouvernement a peur, c’est d’une réaction de la part de notre camp social, et notamment de la jeunesse, mouvement qui pourrait d’autant plus prendre de l’ampleur au vu de la faible popularité de Macron, déjà considéré comme le « président des riches ».

Ce dont les étudiants ont besoin, ce n’est pas de mutuelles privées qui ne cherchent que le profit, mais d’une véritable sécurité sociale, leur permettant d’accomplir leurs études dans des conditions correctes, sans avoir besoin de travailler à coté et avec une véritable couverture sociale !

Mar Leroye jeudi 12 octobre

http://www.revolutionpermanente.fr/

le peril jeune

Suppression du régime étudiant de sécurité sociale : une décision inaccep- table qui met fin à un outil indispensable pour les étudiant∙e∙s !

Lors d’une rencontre organisée le 10 octobre avec les mutuelles étudiantes, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a annoncé la fin du régime étudiant de sécurité sociale (RESS) dès le PLFSS (Projet de Loi de Finances de la Sécurité Sociale) 2018.

Un dialogue inexistant

Depuis plusieurs semaines, l’UNEF demande l’ouverture de discussions sur le régime étudiant de sécurité sociale et plus largement sur les problématiques d’accès aux soins des étu- diant∙e∙s. Pourtant, le Ministère préfère prendre une décision arbitraire sans recevoir les organisations étudiantes et sans se questionner sur les conséquences sur la santé des jeunes. Cette annonce arrive à quelques jours de la fin des concertations sur la réforme du premier cycle dans l’enseignement supérieur, et est de mauvais augure pour la suite !

Un choix politique déconnecté des besoins des étudiant∙e∙s …

Encore une fois, le gouvernement fait le choix de s’attaquer aux jeunes en menant une politi- que qui va à l’encontre de leurs besoins. Supprimer le RESS c’est mettre à mal un outil es- sentiel à l’autonomie et à la santé des jeunes. Cette décision est de plus en totale contradiction avec le discours du Ministère qui défend la gestion par les pairs sur de nombreux sujets mais qui apparemment ne concerne pas nos questions de santé !

… Qui ne répondra pas aux problématiques d’accès aux soins

Les difficultés sociales des étudiant∙e∙s ont des conséquences négatives sur leur santé, qui est trop souvent sacrifiée par manque de moyens. Alors même que l’état de santé des jeunes a des conséquences pour le reste de leur vie, ils sont un∙e sur trois à renoncer aux soins. Face à la précarité grandissante des étudiant∙e∙s, la suppression du RESS ne répondra en rien aux difficultés d’accès aux soins des étudiant∙e∙s, bien au contraire. Le RESS est un outil essentiel en matière de prévention et d’éducation à la santé. En mettant en place des actions non stigmatisantes réalisées par des étudiant∙e∙s, il permet de répondre à des besoins spécifiques de cette population.

Le gouvernement fait le choix de supprimer un outil essentiel sans réfléchir à la suite

Sous prétexte de vouloir créer un « droit commun » pour les étudiant∙e∙s, le gouvernement fait le choix de supprimer le RESS. Pourtant avec cette réforme, tou∙te∙s les étudiant∙e∙s ne seront pas dans le régime général, puisque nombreux.ses sont celleux qui continueront à être rattaché.e.s à celui de leurs parents. La seule conséquence sera donc, encore une fois, de mettre un coup à l’autonomie des étudiant∙e∙s.

De plus, rien n’est prévu, pour l’instant, pour permettre aux mutuelles étudiantes de continuer leurs actions d’accompagnement des étudiant∙e∙s sur les campus universitaires.

Une réforme purement politique qui ne peut pas être faite au nom des jeunes !

L’UNEF exige que le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche ouvre dans les plus brefs délais des discussions avec les organisations étudiantes sur la question du RESS et plus largement sur les conditions d’accès aux soins des étudiant∙e∙s. Les étudiant∙e∙s ont besoin d’une véritable réforme et non pas d’annonces sans ambition !

12 octobre 2017

http://unef.fr/

Lire aussi:

L’Unef annonce la fin du régime de sécurité sociale étudiante (Les Echos)

 

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12 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

plérin (lutte ouvrière)

manifestants-hopital-SUD

Hôpital de Plérin : coup de colère

Mardi 3 octobre, plus de la moitié du personnel du nouvel hôpital de Plérin, près de Saint-Brieuc, a débrayé pour protester contre l’augmentation de salaire ridicule proposée par la direction de l’établissement.

Celle-ci a eu le culot de proposer 0,1 % soit, pour un salaire de 1 200 euros, l’équivalent du prix d’une baguette tradition, comme l’ont fait remarquer les salariés en colère. Le directeur « comprend bien que cela est mal vécu », mais prend prétexte de la baisse des tarifs de remboursement pour s’en tenir là, alors qu’il est de notoriété publique que cet établissement connaît une hausse importante de son activité.

Cet hôpital, qui a ouvert en janvier 2016, produit de la fusion de quatre cliniques privées de Saint-Brieuc, se targue d’ailleurs d’être ultramoderne et à la pointe de la technologie pour différents soins. Mais, sur le plan des salaires et des conditions de travail, c’est plutôt le Moyen Âge. D’ailleurs, pour la majorité du personnel qui travaillait dans les anciennes cliniques, il n’y a pas eu d’augmentation de salaire depuis 2014.

Gageons que cette première action collective portera ses fruits. Les grévistes ont prévenu la direction : si elle continue à proposer des miettes, ce sera la grève.

Correspondant LO 11 Octobre 2017

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