Archive | Syndicalisme

26 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

macron (essf)

president_macron

En lutte pour les retraites

Le mouvement se poursuit, l’isolement de Macron aussi

Depuis le 20 janvier, le mouvement pour le retrait du projet Macron-Philippe de contre-réforme des retraites est entré dans un deuxième acte.

Malgré, ces derniers jours, l’arrêt de la grève reconductible à la SNCF et à la RATP, la mobili-sation est loin de s’éteindre et les centaines de milliers de manifestant-e-s du 24 janvier ont clairement affirmé dans les rues être déterminé-e-s à se battre encore pendant plusieurs semaines.

En effet, la journée du 24 janvier, appelée par l’intersyndicale a encore été le témoin de cette forte mobilisation avec, dans la plupart des villes, un net regain du nombre de manifestant-e-s une fois et demie supérieur, en moyenne, au 16 janvier.

Même si cette mobilisation a été inférieure aux deux grosses manifestations de décembre 2019, et malgré l’arrêt de la grève reconductible dans les transports, l’ambiance était quasi-ment partout combative, joyeuse et déterminée. Beaucoup de cheminot-e-s et d’enseignant-e-s dans les manifs, mais aussi du reste de la Fonction publique, de l’Energie, des Ports et Docks, de la culture… Et beaucoup d’avocats.

Le gouvernement et les médias dévoués à sa cause voudraient bien faire comme si l’épisode de la contestation de sa contre-réforme était clos. Le gouvernement et le patronat cultivent ces derniers jours la répression patronale et policière contre des animateurs et animatrices du mouvement, et s’insurgent contre les dérives radicales du mouvement.

Mais ni le climat politique ni les nouvelles informations sur le contenu réel de son projet ne lui apportent la moindre sérénité.

Aucun ministre, et encore moins Macron lui-même ne peuvent participer tranquillement à une inauguration ou une manifestation publique sans rencontrer l’hostilité populaire. Emmanuel Macron et sa femme, eux-mêmes, ont dû s’enfuir piteusement du théâtre parisien où ils assistaient à une représentation le 18 janvier : plusieurs dizaines d’opposants à sa réforme s’étaient rassemblés devant le théâtre.

De même, plusieurs permanences de députés En Marche ont été taguées ces dernières semaines, comme il y a un an, lors des importantes mobilisations des Gilets jaunes.

L’hostilité à la contre-réforme ne faiblit pas, bien au contraire, elle progresse dans l’opinion. Plusieurs sondages indiquent que près de 2/3 de la population veut le retrait pur et simple du projet de Macron et l’inquiétude gagne quant aux conséquences de la réforme.

Au fur et à mesure que sont révélés de nouveaux éléments de ce nouveau système, le rejet s’accroît. Purement et simplement, Macron et son gouvernement ont totalement perdu cette bataille politique : leur projet est désormais bien connu et totalement impopulaire.

Cette impopularité, concerne évidemment tous ceux et toutes celles qui, subissant une pénibilité non reconnue, devraient travailler deux ou trois ans de plus pour toucher une retraite dont ils ne connaîtraient pas le montant.

La ministre du Travail a clairement indiqué qu’elle refuserait de rétablir les critères de pénibilité supprimés par Macron en 2017, à la demande du patronat. Ces critères accordaient (de façon très sélective par ailleurs) des départs anticipés pour manutention de charges, postures péni-bles, exposition à des vibrations mécaniques, à des agents chimiques dangereux. Cela concerne des ouvriers et techniciens de l’industrie, des personnels de santé, des salarié-e-s du bâtiment, entre autres.

Ces derniers jours, le ministre de la Fonction publique a clairement annoncé que, tout en accordant des dérogations aux personnels des forces de répression, aux douaniers et aux pompiers, il supprimait purement et simplement les « catégories actives » présents dans les Fonctions publiques (permettant jusqu’à aujourd’hui un départ anticipé), à l’instar des égoutiers, qui ont un taux de mortalité précoce très élevé, et 7 ans d’espérance de vie inférieure à la moyenne des ouvriers (17 inférieures à celle des cadres).

Tout le monde a à perdre. La réprobation est massive chez les avocats, et se traduit par des dizaines de « jets de robe noire », manifestation symbolique dont la ministre de la Justice a fait elle-même les frais à Caen début janvier.

Ces manifestations de jets d’outils, de blouses, d’instruments de travail, se sont multipliées de la part des agents hospitaliers, des contrôleurs du travail, des enseignants. Dans de nombreu-ses manifestations, des groupes de femmes habillées en « Rosie the riveter » (image de l’ouvrière américaine de l’industrie de l’armement pendant la Deuxième Guerre mondiale) organisent des flash mobs et chantent une chanson détournée par l’association ATTAC pour dénoncer les diminutions programmées des retraites des femmes.

Dans un tout autre registre, une critique frontale du projet vient même d’un côté où on l’attendrait le moins, celui de l’armée.

Le Conseil supérieur de la fonction militaire, organisme très officiel de concertation avec le Ministère, vient de publier une lettre catégorique. Alors que les militaires et gendarmes semblaient épargnés par le régime « universel », ce Conseil déclare tout bonnement ne pas pouvoir donner un avis favorable au projet, « la mise en place d’une règle de calcul assise sur l’ensemble de la carrière et non plus sur les six derniers mois engendrera inexorablement une baisse des pensions », jusqu’à 20% selon leurs calculs.

Nouveau camouflet

Le Conseil d’État, la plus haute instance du droit administratif, devant donner un avis consultatif sur tout projet de loi, vient de rendre un avis très négatif sur le projet de loi des retraites.

Il critique frontalement un projet de loi « avec des projections financières douteuses », un recours ultérieur à des dizaines d’ordonnances non encore écrites. Mais, sur le fond, il indique que le nouveau système ne peut se prévaloir de « l’universalité » et de l’égalité de traitement, puisqu’il prévoit en son sein cinq régimes différents (fonctionnaires, magistrats, et militaires, marins, salariés agricoles et exploitants agricoles) et de nombreuses règles dérogatoires dans ces 5 régimes.

De plus, il lance deux bombes à retardement dans le jardin du gouvernement. Le Conseil rappelle que la loi ne peut pas prévoir des dispositions qui seraient adoptées ultérieurement, dans une autre loi, concernant la revalorisation des salaires des enseignants et il indique aussi que le projet ne peut pas prévoir de subventionner la Caisse de retraite complémentaire des navigants.

Sur ces deux derniers points, ce sont deux piliers de l’échafaudage branlant du gouvernement qui sont sapés : ceux visant à calmer les enseignants et les personnels navigants.

De plus, les gestionnaires de l’actuel système collectif de retraite complémentaire (ARRCO-AGIRC) viennent de calculer que le futur régime, avec l’arrêt des cotisations des hauts salaires ( supérieurs à 1,2 millions euros par an) va générer un déséquilibre de 3,7 milliards annuel pendant 15 ans. Il faudra en effet continuer à payer des pensions élevées pour des cadres retraités, alors que les cadres actifs auront supprimé toute une part de leurs cotisations.

Donc, politiquement, ce gouvernement n’a pas repris son souffle, tout en voulant liquider très vite un dossier qui devait être pour lui un triomphe social.

Un autre piège qu’il s’est lui-même tendu approche aussi à grands pas : celui de la Conférence sur le financement, manœuvre trouvée début janvier pour rompre son isolement et obtenir l’aval de la CFDT et de l’UNSA.

Nous sommes déjà devant un paradoxe : le gouvernement est confronté à un mouvement de grande ampleur et avance sa volonté de négocier… avec les deux seuls syndicats qui ne sont pas partie prenante de la mobilisation !

Mais le piège va se refermer rapidement puisque cette conférence ne pourra que remettre en selle « l’âge pivot à 64 ans » forçant partir en retraite deux ans plus tard, ou allonger le nombre d’années travaillées nécessaires pour partir à la retraite (43 ans aujourd’hui). Deux épées de Damoclès sur les salarié-e-s partant en retraite à partir 2022.

Au total, nous sommes donc bien loin de l’habillage de la propagande gouvernementale vantant un projet de justice sociale et limité à la suppression des « 42 régimes spéciaux ». Mais cet isolement politique, ce rejet majoritaire du projet de Macron, cette mobilisation de centaines de milliers de salarié-e-s et militant-e-s du mouvement social ne créent toujours pas le rapport de force suffisant pour faire céder Macron.

On paye aujourd’hui l’absence de préparation de cette bataille, dès septembre, dans beaucoup de secteurs professionnels, à l’inverse de ce qui a été le cas à la SNCF et à la RATP. Il n’y avait pas, jusqu’à peu une large conscience des conséquences désastreuses de cette réforme, y compris dans des secteurs de la Fonction publique ou de l’Energie, des grandes entreprises de l’automobile, de l’aéronautique ou de la Chimie qui pourraient peser dans le rapport de force.

De nombreux secteurs des ports et de l’énergie sont entrés en mouvement ces derniers jours, mais avec un réel décalage par rapport au ferroviaire. L’enjeu des semaines à venir est d’entretenir et approfondir l’isolement politique du gouvernement, par de nombreuses actions spectaculaires, des blocages, des manifestations, occupant le maximum d’espace politique.

Et propager de façon la plus unitaire possible les solutions indispensables pour en finir avec des vies de précarité et de bas salaires débouchant sur des retraites de misère. Ce travail est celui que mènent systématiquement des dizaines de milliers de militant-e-s, véritable avant-garde politique de ce mouvement, présent dans les interpros et intersyndicales de terrain.

Mais toutes et tous sont aussi conscients de développer des grèves dans des secteurs, du secteur public notamment, qui n’ont pas sur les épaules de nombreux jours de grève ces dernières semaines.

Concernant le renforcement de la mobilisation et du rapport de force, Olivier Besancenot a fait la proposition ces derniers jours que l’ensemble du mouvement ouvrier se mette d’accord pour organiser une montée nationale, une manifestation à Paris organisée à partir de toutes les villes du pays pour imposer la volonté populaire du retrait de cette contre-réforme. Cette proposition va peut-être faire son chemin.

Léon Crémieux dimanche 26 janvier 2020

https://www.europe-solidaire.org/

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25 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

syndicats (npa)

tous ensembel

Les organisations syndicales face à une nouvelle étape

Si l’envahissement des locaux de la CFDT par des grévistes de la coordination SNCF-RATP sature l’espace médiatique en même temps que l’exfiltration de Macron du théâtre des Bouffes du Nord, ce n’est pas seulement parce qu’il fournit un prétexte pour dénoncer des « violences » des grévistes, c’est aussi parce qu’il se produit à l’entrée d’un tournant dans la mobilisation.

Un an après avoir semblé définitivement marginalisées par le mouvement des Gilets Jaunes, les principales organisations syndicales se sont retrouvées en première ligne dans une mobilisation d’ores et déjà qualifiée d’historique contre la «contre-réforme» des retraites.

Désaffiliations

La perte de visibilité et de crédibilité des organisations syndicales est la conséquence d’évolu-tions largement interpénétrées. D’abord, celle de l’organisation de l’appareil économique, productif : externalisations, délocalisations, diminution de la taille des établissements assortis du bouleversement des processus de production et de précarisation de l’emploi.

De l’autre, un vaste processus de privatisations dans des secteurs qui constituaient souvent des bases essentielles des organisations syndicales et où l’introduction des méthodes managériales calquées sur celles du privé a largement contribué à déstructurer des collectifs de travail et briser les résistances sociales, y compris au travers de la répression.

Un ensemble d’évolutions qui ont déstabilisé et affaibli les organisations syndicales dès la fin des années 1970 dans un contexte de montée du chômage et de « disparition » du « socialis-me réellement existant ». Un mouvement syndical que son fonctionnement bureaucratique, plombé par une institutionnalisation centrée sur le dialogue social, a rendu incapable de s’adapter aux changements des conditions d’exploitation du prolétariat.

Ensuite, se placent les positionnements de la bourgeoisie et des partis politiques au pouvoir face aux corps intermédiaires en général et aux organisations syndicales en particulier. Après l’accompagnement des reculs sociaux des gouvernements de « gauche », sous Sarkozy les reculs sociaux s’accompagneront des nouvelles modalités de calcul de la représentativité.

Amorcée sous Hollande avec le significatif refus d’accorder la traditionnelle amnistie pour les militantEs syndicaux, la cassure du dialogue social (hors CFDT et « amies »), avec notamment le boycott des conférences sociales, va s’amplifier avec Macron et sa volonté de faire l’impasse sur les corps intermédiaires et autres partenaires sociaux.

Une stratégie qui semblait payante au regard des échecs des mouvements, mais qui a brutalement été mise en question par les Gilets jaunes, bousculant les rites ­habituels des mobilisations.

Faire face à un affrontement délibéré 

C’est dans cette situation que le gouvernement Macron-Philippe a décidé d’engager la réforme du système de retraites, dans l’espoir que les organisations syndicales seraient incapables de s’y opposer. À tel point qu’il s’est permis de faire l’unanimité contre lui en matière de concertation et de dialogue social.

Son principal atout résidait dans l’acceptation par certaines organisations (CFDT, CFTC et UNSA) du cadre global de la réforme, à l’opposé de FO, la CGT, Solidaires, FSU et la CFE-CGC. Contrairement à 1995, la mobilisation n’a pas été préparée en profondeur par les structures confédérales ou fédérales.

Le départ de la grève le 5 décembre a été initié par l’intersyndicale de la RATP, suite à l’impressionnante grève du secteur en septembre. Dans la foulée, toute une série de structures syndicales, notamment CGT et Solidaires, se sont associées à cet appel.

Les directions de la CFDT et de l’UNSA ont joué les mouches du coche autour de la question de l’âge pivot même si le gouvernement n’a pas valorisé leur attitude en faisant une conces-sion qui paraît largement comme une entourloupe. Mais ceci semble avoir suffi à la plus grande partie des structures et adhérentEs, notamment dans une confédération CFDT où le centralis-me bureaucratique est particulièrement efficace. Seules des structures de la SNCF et de la RATP, sous la pression des grévistes, ont forcé les consignes confédérales.

FO, affaibli par les crises internes, n’a pas été en capacité de structurer en profondeur et dans le long terme sa participation au mouvement, et laisse son secrétaire général en porte-voix soutenu par peu de troupes.

La FSU tente de se reconstruire une légitimité après des années passées à avaler les couleu-vres des gouvernements successifs. De ce fait, alors que les personnels de l’éducation sont parmi les plus touchés par la réforme, c’est lentement que la mobilisation des enseignantEs s’est construite sous le double refus des pseudo compensations financières et le rejet des réformes, notamment celle du bac.

Du côté de la CGT, de Solidaires et de… la CFE-CGC

Si surprise il y a dans cette mobilisation, c’est bien le positionnement de la CFE-CGC. Une confédération généralement au côté de la CFDT, dans une modération respectueuse du dialogue social et d’un libéralisme éclairé.

Les bouleversements dans l’appareil productif et l’organisation de l’économie ont particuliè-rement impacté ceux qu’on désigne sous les vocables d’employéEs ingénieurEs, cadres et technicienEs.

Croissance des effectifs, écartèlement du fait des politiques des directions d’entreprise qui vont d’une taylorisation croissante à une volonté d’intégration aux politiques ultra-libérales, en passant par l’accroissement du rôle de garde-chiourmes.

Dans ce maelström, la CFE-CGC a conquis des positions électorales importantes, qui ne correspondent certes pas à une grande combativité mais à une exigence de représentation des intérêts de ces couches dont la retraite fait partie. Ce qui se traduit par un corporatisme radical.

En ce qui concerne la CGT, moins que toute autre confédération, difficile de se contenter des certitudes globales. Au niveau confédéral, l’existence d’une intersyndicale rend parfois difficile la lecture des positions de chaque syndicat.

Sur le strict déroulé de la mobilisation, on doit pointer la lenteur à rejoindre l’appel « RATP », l’acceptation du trou dans les propositions d’actions entre le 19 décembre et le 9 janvier. Mais, au total, ce qui reste visible, ce sont une dénonciation claire du projet Macron et l’exigence de l’extension à d’autres secteurs.

Quant au soutien à l’auto-organisation, cela est (très) loin de l’ADN cégétiste, y compris (surtout ?) dans certains secteurs parmi les plus radicaux (dockers, raffineries, mines-énergie, certaines UD…).

Mais ce qui domine c’est la grande difficulté à mobiliser largement dans toute une série de secteurs hors RATP et SNCF. En ce qui concerne le privé, globalement, les causes « objec-tives » sont identifiées. Mais, tout de même, l’absence ou la faible présence de secteurs comme le bâtiment, l’agro-alimentaire, la chimie, le commerce interroge car ces fédérations sont généralement perçues comme « radicales ».

Comme dans d’autres secteurs (territoriale, banques, finances publiques… ) pertes de repères, désaffection de militantEs semblent avoir limité les possibilité de mobilisation notamment par la grève.

Pour Solidaires, calée sur un rejet clair du projet Macron-Delevoye, la taille des structures dans beaucoup de secteurs, l’ostracisme du pouvoir, de certains syndicats et des médias, limite la visibilité. Cependant, tant dans les manifestations qu’au travers d’initiative de blocages et autres, les militantEs apportent souvent des savoir-faire et un dynamisme pas toujours partagés.

Comme le pointait Annick Coupé, « nous n’avons pas entretenu collectivement l’idée que la grève générale pouvait être un outil notamment pour bloquer l’économie et établir un rapport de forces pour faire avancer les choses. »(1)

La façon dont les directions syndicales accompagneront, assumeront le passage d’une guerre de position, la grève reconductible, à une guerre de mouvement avec notamment des actions « coup de poing », ciblant davantage les responsabilités politiques (ou syndicales !) et la visibi-lité médiatique, pourrait impacter les bilans qui ne manqueront pas d’être tirés à l’issue du mouvement.

Robert Pelletier  Samedi 25 janvier 2020

https://npa2009.org/

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25 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

classe sauvage (le télégramme)

Après avoir participé à la manifestation interprofessionnelle, une cinquantaine d’enseignants se sont réunis, ce vendredi en début d’après-midi, devant la direction départementale de l’Éducation nationale, à Quimper. Un rendez-vous organisé, sous forme humoristique, à l’initiative de deux collectifs cornouaillais (Concarneau-Rosporden et Quimperlé). L’occasion « de montrer que nous n’avons aucune confiance après les promesses de revalorisation de nos salaires », explique Yannick Lesné, professeur au collège Pensivy de Rosporden, également inquiet de la mise en œuvre du nouveau Bac, comme ses confrères présents à la cité administrative de Ty Nay.

https://www.letelegramme.fr/

 

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25 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

cfdt (le canard rp)

canard

Source: Le Canard Enchaîné Mercredi 22 Janvier

« Même si Berger ne veut pas, la base est là », un cortège de militants CFDT (Révolution Permanente)

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25 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

ronarc’h (le télégramme)

blanq
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« Tout le monde souffre » avec le nouveau bac

Les professeurs demandent à être consultés afin de revoir la réforme dans son ensemble. Vendredi, 45 professeurs du lycée Amiral-Ronarc’h se sont réunis pour protester contre « l’impréparation » des épreuves communes de contrôle continu (E3C) du nouveau baccalauréat.

Vendredi matin, la moitié du personnel enseignant du lycée Amiral-Ronarc’h s’est réunie pour dénoncer ensemble la réforme du nouveau bac. « Monsieur Blanquer affirme que seule une minorité de personnes est hostile à ces épreuves, alors que notre ressenti est tout autre. Depuis le début de l’année scolaire, la mise en place des E3C est catastrophique », estiment-ils, en brandissant la banderole « Nous sommes les 0,1 % », devenu slogan national du personnel enseignant opposé à la réforme dans son état actuel.

« Une évaluation locale qui creuse les inégalités »

En cause : « les promesses ne sont pas tenues », avec des banques de sujets ouvertes plus tard que prévu. « On nous avait promis 400 sujets, on en a une quarantaine », évalue une professeur d’espagnol. Ils dénoncent une surcharge de travail, un temps trop juste pour préparer leurs élèves à ses nouvelles épreuves, et qui adoptent selon eux « une gestion comptable des matières ».

Ils craignent également que le personnel enseignant ou les chefs d’établissements eux-mêmes encouragent une notation trop bienveillante, par souci de conserver un bon taux de réussite, en comparaison avec les voisins, laissant leurs élèves avec un diplôme sans valeur.

« L’examen national passe à une évaluation locale, qui creuse les inégalités entre les établis-sements, qui sont juges et parties », considèrent-ils. « Et les banques de sujets entre lesquels nous avons à choisir circulent sur Internet. Bref, ça va être la foire ! Et que vaut un bac foireux ? »

Les E3C maintenus la semaine prochaine

« La réforme a été faite sans nous consulter. Tout le monde souffre. Les professeurs comme les élèves, et les enseignants encore plus, parce qu’ils souffrent de voir les élèves souffrir et qu’ils sont en première ligne face à leur angoisse et celle de leurs parents », appuient-ils.

Ils voudraient « réfléchir à la réforme dans son entier » et demandent l’annulation de la première session d’épreuve des E3C dans leur établissement, prévue dès le début de semaine prochaine. Ils n’ont toutefois ni prévu de bloquer son déroulement, ni de le perturber.

24 janvier 2020

https://www.letelegramme.fr/

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25 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

vu d’espagne (pùblico)

macron

Macron impose une mauvaise réforme des retraites pour les travailleurs

70% des Français sont favorables à la poursuite du mouvement de contestation. « La seule chose que nous ayons compris de ce projet, c’est que nous allons devoir travailler plus dur », explique Philippe Martínez, dirigeant syndical de la CGT.

Le gouvernement du président français, Emmanuel Macron, a approuvé vendredi sa réforme des retraites avec des protestations dans les rues des syndicats opposés qui, bien qu’ils n’aient pas réussi à se mobiliser autant qu’au début du mouvement il y a sept semaines, ont le soutien de l’opinion majoritaire du public

En ce septième jour de manifestations nationales depuis le 5 décembre, la Confédération générale du travail (CGT) qui dirige (en réalité l’intersyndicale le blog)  le mouvement revendiquait 1,3 million en défilés à travers le pays et 350 à 400 000 personnes dans la principale, entre la place de la République et le Concorde.

Dans les transports publics, où les arrêts sont restés ininterrompus pendant 51 jours mais avec beaucoup moins d’impact pendant les dernières semaines, 30% des trains régionaux et 40% de la banlieue parisienne ont été annulés.

De plus, dans le métro de la capitale, deux des 14 lignes (automatiques) fonctionnaient normalement, tandis que les autres étaient en service réduit avec moins de trains que d’habitude et dans certains cas uniquement aux heures de pointe.

Dans les autres secteurs, le pourcentage de grévistes était de 4,42% dans les différentes administrations publiques, contre 2,51% le 16 janvier, dernier jour de manifestations, selon l’exécutif, et 13% dans le collectif des enseignants.

Une population insatisfaite qui veut continuer les manifestations

Macron, par la porte-parole de l’exécutif, Sibeth Ndiaye, ne s’est pas privé de lancer des fléches en direction des syndicats qui s’opposent à lui en dénonçant « des actes de violence et la radicalité de certains blocus » ces derniers jours, des grèves Ils ont perdu leur souffle.

La semaine prochaine, une conférence de financement s’ouvrira le 30 au cours de laquelle les syndicats et les employeurs chercheront une formule pour réduire les quelque 12 000 millions d’euros de déficit que devrait avoir le système actuellement en vigueur en 2027 lorsque sera lancé le système par points

« La seule chose que nous avons compris de ce projet, c’est que nous devrons travailler plus »

Mais la CGT et les autres syndicats demandant le retrait du projet, ne sont pas sûrs de participer, ont déjà annoncé pour la veille une autre journée de mobilisation dans les rues, à laquelle deux autres pourraient s’ajouter les 30 et 31.

 » La seule chose que nous ayons compris de ce projet, c’est que nous allons devoir travailler plus « , s’est plaint le chef de la CGT, Philippe Martínez, qui sait que son principal atout, au-delà d’une capacité de mobilisation en baisse, est l’opinion publique.

Selon l’institut BVA, 70% des Français sont favorables à la poursuite du mouvement de contestation et 61% pensent que Macron devrait écouter cette opposition et retirer son projet, selon une autre enquête.

Deux projets de loi avant l’été

Le Conseil des ministres a approuvé deux projets de loi de réforme qui commenceront à être soumis au Parlement le 3 février (le 17 en session plénière de l’Assemblée nationale) pour approbation avant l’été.

Le point central des deux est la convergence des 42 régimes de retraites actuels dans un système universel à points dans lequel chaque euro donnera les mêmes droits au moment de la retraite. Bien que l’âge minimum de départ à la retraite restera de 62 ans, la notion d ‘«âge d’équilibre» sera introduite pour assurer la règle de l’équilibre financier.

Dans la pratique, ceux qui prennent leur retraite avant d’atteindre cet « âge d’équilibre » – qui variera en fonction de l’espérance de vie – auront une pénalité et un bonus ceux qui restent plus longtemps en activité.

paris 24/01/2020

https://www.publico.es/

Commentaire:

Bien sûr quelques erreurs mais non volontaires comme dans nos médias. Le système n’est pas en danger, même le patronat le reconnaît. La CGT n’est pas seule et les autres syndicats non plus: des tas de secteurs s’autogèrent: artistes, avocats, étudiants, profs, hôpitaux… Les régimes spéciaux ne concernent que 3% des salariés, c’est tout le monde qui va prendre. Enfin l’âge réel de cessation du travail est à 57 ans et la vie en bonne santé s’arrête à 64 ans… comme l’âge avant lequel on sera pénalisé si on arrête… Enfin tout le monde sait que dans certaines professions on perd en espérance de vie (7 ans sur les ouvriers, 17 ans sur les cadres pour les égoutiers) et Macron refuse d’admettre la pénibilité, l’exposition aux produits chimiques, le travail de nuit…

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24 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

vendredi 24 en bretagne

bzh

Les syndicats appellent à une nouvelle journée de grève le 29 janvier

Bretagne

La mobilisation en Bretagne

Nouvelle journée de mobilisation contre la réforme des retraites 

22

Le château enflammé à Guingamp contre la réforme des retraites

Lannion : une journée de mobilisation contre la réforme des retraites

Les opposants à la retraite par points s’invitent aux vœux de LTC

Plus de bruit contre la réforme des retraites à Dinan le 24 janvier

Grève du 24 janvier : une soixantaine de personnes défile à Paimpol

Saint Brieuc : entre 2 000 et 3 000 manifestants dans la rue

Saint-Brieuc. Près de 1 500 manifestants

29

Brest, 5 000 manifestants résignés mais toujours là

Environ 5 000 manifestants à Brest

4 000 manifestants à Brest contre la réforme des retraites

Nouvelle opération port mort à Brest ce vendredi

Le port de Brest en partie bloqué par la CGT

Quimper, 1 700 manifestants déterminés contre la réforme

880 manifestants contre la réforme des retraites à Morlaix

300 manifestants contre la réforme des retraites à Carhaix

Carhaix: Ils ont fait du bruit contre la réforme des retraites !

Pont-l’Abbé : les assistants d’éducation en grève

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80 manifestants contre la réforme des retraites à Pontivy

350 manifestants défilent à Vannes

Les femmes se font entendre à Lorient

Lorient. Agglo : la cérémonie des vœux chahutée

Lorient, la contestation conjuguée au féminin

 

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23 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

e3c (maps)

bzh

https://www.google.com/

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23 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

psa rennes (lutte ouvrière)

peugeot 68

PSA Rennes : coup de colère au Montage

À l’usine PSA de Rennes-la-Janais, 2 500 ouvriers travaillent en quatre équipes. La moitié des travailleurs sont précaires. Chaque jour, plus de 500 voitures sont fabriquées.

Depuis la réorganisation de l’usine il y a quelques années, les accidents de travail se multiplient car les cadences sont toujours plus rapides.

Les 350 ouvriers du Ferrage (assemblage et soudure de la caisse) dénoncent depuis longtemps les heures supplémentaires qui leur sont imposées pour rattraper les pannes, et le mépris des chefs. La semaine dernière, pour une fois, le samedi 18 janvier n’était pas travaillé en heures supplémentaires pour toute l’usine : l’équipe du matin allait enfin avoir un week-end complet de repos !

Mais deux jours avant, le jeudi 16 janvier, le patron a décidé d’imposer finalement de travailler ce samedi. Dans l’atelier du Montage, où il y a la plus forte concentration d’ouvriers, les rumeurs de grève après la pause de 11H30 le vendredi 17 ont inquiété la direction. Celle-ci a préféré annuler le samedi travaillé pour cet atelier.

Au Ferrage en revanche, le samedi était maintenu. Immédiatement, 25 ouvriers sur 80 d’un atelier du Ferrage ont décidé de cesser le travail à 11H30. Chefs, contremaître, responsable de fabrication et responsable des ressources humaines ont rappliqué en vitesse et ont été obligés d’entendre la colère des travailleurs CDI et intérimaires.

La responsable des Ressources humaines, qui habituellement est si prompte à faire des réflexions sur la sécurité, n’avait pas pris le temps de mettre ses équipements de protection ! De nombreux salariés ont même constaté qu’elle découvrait l’atelier.

Après avoir dit leurs quatre vérités à tous ces chefs pendant une demi-heure, les ouvriers, contents d’avoir exprimé à plusieurs leur ras-le-bol, ont décidé de reprendre tranquillement leur poste.

Dans l’atelier, celles et ceux qui ne sont pas venus cette fois-ci étaient de tout cœur avec le mouvement et assuraient que la prochaine fois ils s’y mettraient aussi.

Correspondant LO 22 Janvier 2020

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22 janvier 2020 ~ 0 Commentaire

douarnenez (le télégramme)

pivot

Nouvelle marche aux flambeaux contre la réforme des retraites ce mercredi à Douarnenez

Le jeune « collectif douarneniste en lutte pour les solidarités », avec les syndicats CGT, Solidaires et FSU, organise, ce mercredi, une nouvelle marche aux flambeaux pour dire son opposition au projet de réforme des retraites.

Le rendez-vous est fixé à 18 h devant l’office de tourisme, pour prendre la direction du pont de Tréboul avant de revenir aux Halles. Là se tiendra une assemblée générale. La fanfare de Kermarron sera présente et du vin chaud sera proposé aux participants.

https://www.letelegramme.fr/finistere/

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