Archive | Syndicalisme

18 avril 2019 ~ 0 Commentaire

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18 avril 2019 ~ 0 Commentaire

lycée (france info)

3 petis peruvienss

La réforme des lycées ne change rien dans les choix d’orientation et la domination des matières scientifiques

Selon une étude du SNES-FSU

Les « hiérarchies de prestige » entre formations sont toujours à l’œuvre dans les choix des spécialités, selon le syndicat, malgré la prochaine mise en place de la réforme Blanquer.

La réforme du lycée, qui entrera en vigueur à la rentrée 2019, va-t-elle corriger les défauts du système actuel, et notamment la prédominance de la série scientifique ? Non, selon le SNES-FSU qui révèle une étude jeudi 18 avril, que franceinfo a pu consulter en exclusivité. Selon le syndicat, « la suppression des séries au profit d’un ‘libre choix’ de ‘spécialités’ n’a absolument pas remis en cause la domination quantitative de la série S dans le lycée ».

Le SNES-FSU a réalisé « une première enquête quantitative concernant l’effet de la réforme Blanquer sur les choix d’orientation des élèves actuellement en seconde ». Pour réaliser cette enquête, le syndicat s’est appuyé sur les trois premiers vœux réalisés par les élèves de seconde, sur un échantillon de 3 998 élèves répartis dans 18 lycées de France. Ces lycées ont été sélectionnés selon des critères représentatifs, affirme le syndicat.

L’ancienne série S toujours plébiscitée

Premier constat formulé par le SNES-FSU : les « hiérarchies de prestige » entre formations sont toujours à l’œuvre. Les élèves reconstituent les anciennes filières et choisissent prioritairement les matières qui correspondent à l’ancienne série S. « Les trois spécialités les plus souvent demandées par les élèves sont justement les trois disciplines centrales de la série S. Elles sont suivies par deux disciplines qui sont au centre de la série ES, elles-mêmes suivies par deux disciplines typiques de la série L », précise le document.

Ainsi, 65,7% des élèves de 2nde demandent la spécialité « mathématiques » pour l’année de 1ère, seuls 42,6% optent pour la spécialité SES (Sciences economiques et sociales). Tandis que, 33,3% choisissent la LLCE (Langue, littérature et civilisation etrangères) et 20,6% s’engagent en HLP (Humanités, littératures et philosophie).  »On retrouve donc exactement la hiérarchie quantitative entre les séries S, ES et L », conclue l’étude.

Les filles restent littéraires, les garçons scientifiques

Autre enseignement majeur de l’enquête : cette réforme ne remet pas en cause « les inégalités sociales de parcours scolaires ». D’une part, l’enquête montre que ce « libre choix de spécialité » n’a aucun effet sur les inégalités de genre : traditionnellement, les garçons sont sur-représentés dans la filière S et sous-représentés dans les filières L et ES. L’analyse des données recueillies par le SNES montre qu’il n’y a pas d’évolution.

La structure des choix de spécialités est clairement marquée par le genre. Des disciplines attirent massivement les garçons, de manière très déséquilibrée comme les mathématiques. Les filles s’orientent nettement plus que les garçons vers les sciences économiques et sociales. On aura reconnu les séries S et ES.SNES-FSU

D’autre part, les inégalités de niveau sont également maintenues. « D’un côté, les disciplines ‘prestigieuses’, celles qui sont beaucoup plus souvent demandées par les meilleurs élèves : il s’agit des trois disciplines scientifiques qui renvoient directement à la série S. De l’autre côté, les disciplines sans doute vues comme moins prestigieuses sont nettement plus demandées par les élèves les plus faibles », analyse le syndicat.

Une tendance contestée par l’Éducation nationale 

Pour le SNES, la réforme Blanquer ne « modifie donc pas les déséquilibres dans les choix d’orientation entre parcours ». Un constat qui n’est pas du tout partagé du côté de l’Education nationale. « Ce n’est pas du tout la tendance que l’on observe », affirme Jean-Marc Huart, le Directeur général de l’Enseignement scolaire.

Selon lui, « ce qu’on nous dit, c’est que les élèves utilisent véritablement la liberté qui leur est donnée de choisir parmi l’ensemble des onze ou douze spécialités, affirme Jean-Marc Huart.  C’est la première année où les élèves s’interrogent sur ce que seront les matières l’année prochaine. Ils regardent les programmes des différentes matières pour faire un choix éclairé et c’est ressenti de manière extrêmement positive », conclut-il.

Alexis Morel 18/04/2019 | 08:49

https://www.francetvinfo.fr/

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16 avril 2019 ~ 0 Commentaire

adp (npa)

adp cgt

ADP : La privatisation qui dérange

Surprise, jeudi 11 avril : face à l’adoption de la loi donnant au privé plusieurs entreprises très rentables (Engie, Française des Jeux, Aéroports de Paris/ADP), c’est sur la privatisation de cette dernière que s’est unifiée l’opposition parlementaire, de la droite classique à La France Insoumise.

Plus de 200 députés ont enclenché la procédure de référendum d’initiative partagée (RIP), proposant d’obliger l’État à garder plus de 50% des parts, comme actuellement. Pour que ce référendum ait lieu, il faut l’accord du Conseil constitutionnel, et ensuite rassembler plus de 4,5 millions de signatures. Difficile mais pas impossible vue l’impopularité du macronisme. Un possible futur gros enjeu pour affaiblir, voire faire sauter ce gouvernement.

Énormes enjeux financiers

La somme en jeu est de 9,5 milliards d’euros. L’État les placerait dans un fonds lui rapportant environ 150 millions d’euros pour financer des investissements. Premier souci : il s’agit du montant des dividendes annuels versés actuellement par ADP qui a fait 650 millions d’euros de bénéfices en 2018.

On voit bien que l’intérêt est ailleurs, qui est de faire un beau cadeau aux copains comme pour les deux autres privatisations très juteuses. Mais sur les aéroports de Paris, Orly, Le Bourget et Roissy, les appétits des grands groupes mondiaux sont là, entraînant rivalités et affrontements. Dans cette proposition de référendum, on retrouve ainsi des députés PS et droite qui ont voté sans sourciller les privatisations des aéroports de Toulouse, Lyon, Nice… dans le passé.

Paris est la première destination touristique mondiale, avec 105 millions de passagerEs cette année, et 126 millions prévus pour 2025… Une population riche, sur qui on peut accumuler les données, goûts, préférences, à très fort pouvoir d’achat : une mine d’or !

Vinci sur les rangs

Autre source de juteux bénéfices : les terrains détenus par ces aéroports. Dans l’extension du grand Paris, avec le grand métro Express financé à prix d’or par nos impôts, reliant aéroports et villes riches, de nombreux terrains voient leur valeur s’envoler, avec de futures opérations immobilières à la clef.

Celui qui contrôle les aéroports contrôle la suite…

Dernière source de profits : les taxes payées par les passagers et compagnie aériennes. Qui râlent régulièrement contre leur niveau très élevé et leur augmentation incessante. Et s’inquiètent d’une privatisation qui les rendrait captives d’un aéroport en situation de monopole…

Et qui trouve-t-on sur les rangs des bénéficiaires ?

Au premier rang, bien sûr, Vinci ! Qui deviendrait ainsi premier mondial dans le BTP et les aéroports, après avoir acheté l’aéroport de Londres Gatwick pour 3.2 milliards d’euros le 27 décembre dernier. La marge opérationnelle d’Aéroport Vinci a été, en 2018, de 43% !

On trouve aussi, parmi les prétendants, deux énormes fonds d’investissement, l’Australien IFM et le fonds US Macquarie, qui possèdent plus de 470 milliards de dollars d’actifs et sont présents dans de multiples domaines : éducation, santé…

L’écologie et les salariés sacrifiés

Bien évidemment, dans ces opérations financières gigantesques, l’écologie et la situation des travailleurEs passent aux oubliettes. Dans ces aéroports géants qui cherchent à capter la clientèle de correspondance internationale, l’enjeu est de multiplier les vols et créneaux horaires, jour et nuit, et tant pis pour les riverainEs, et tant pis pour l’effet de serre…

Les salariéEs sont promis quant à elles et eux à un éclatement entre multiples entreprises de sous-traitance.

Plus de 100 000 salariéEs travaillent dans ces aéroports, avec quelques grands donneurs d’ordre : ADP, Air France, 3S, Alyzia…

Et la fameuse loi Diard, votée sous gouvernement socialiste, qui oblige à se déclarer en grève 3 jours à l’avance et permet aux entreprises concernées de prévoir le remplacement des grévistes, ne facilite pas la résistance des travailleurEs.

Malgré cela, la résistance existe. Et exige, pour déboucher, de grands mouvements d’ensemble.

Jet Aelys  Mardi 16 avril 2019

https://npa2009.org/

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12 avril 2019 ~ 0 Commentaire

lannion retraités

gwe

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12 avril 2019 ~ 0 Commentaire

quimper lannion brest (ldh)

casseurs

Appel de la Ligue des Droits de l’Homme de Quimper (LDH)

Associée avec 18 organisations locales (associations, organisations syndicales et politiques) pour le droit à manifester.

Rendez-vous le samedi 13 avril  2019 pour une abrogation de la loi anti-manifestation « Tous unis pour nos libertés publiques et notre droit à manifester ».

Si la loi est votée par le Parlement au nom du peuple français, elle ne peut et elle ne doit pas porter atteinte à la libre expression du peuple. La loi adoptée par l’Assemblée nationale qui prétend encadrer le droit de manifester reste, malgré la censure partielle du Conseil  Constitutionnel, une atteinte grave aux libertés publiques et à l’équilibre des pouvoirs.

Les violences contre les personnes, les biens, les institutions qui ont eu lieu ne peuvent justifier qu’un exécutif s’arroge des pouvoirs exorbitants. Participer à  une manifestation ne saurait signifier le risque pour chacun et chacune d’entre nous d’être poursuivi, fiché et condamné pénalement comme financièrement.

Soumettre les participants et les participantes à une manifestation à une fouille systématique, faire d’un visage en partie couvert un délit, persister dans l’usage d’armes qui mutilent, voici l’esprit et la lettre de mesures qui sont autant d’empêchements à l’exercice d’un droit essentiel en démocratie : celui de manifester publiquement, collectivement et pacifiquement son opinion.

Cette loi de circonstance porte un lourd risque d’arbitraire des gouvernements d’aujourd’hui comme de demain, nous en demandons l’abrogation. C’est pourquoi la LDH section de Quimper (et de nombreuses organisations syndicales, politique et  associatives), s’associe à l’appel national à manifester le samedi 13 avril 2019.

Samedi 13 avril  10h30 Place Terre au Duc Quimper.

Pour les 18 organisations syndicales politiques et associatives :

Libre Pensée, LDH Quimper, ATTAC Quimper, Pour Ensemble, NPA, CNT 29, SOLIDAIRES 29, FSU 29, RESISTONS, CGT Quimper, ACTES, UL CGT, AFPS, GILETS JAUNES, EELV, Comité bigouden de soutien à la ZAD, PCF.

LDH section de Quimper

lannion

BREST ATTAC

Samedi:  15 h, place de la Liberté

Lire aussi:

Mobilisation samedi pour le droit de manifester (Côté Quimper)

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10 avril 2019 ~ 0 Commentaire

retraités cgt (regards)

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10 avril 2019 ~ 0 Commentaire

fac brest (ouest-france le-télégramme)

etudiants

L’Alternative pour l’UBO détrône la Fédé B à la faculté Segalen

Une nouvelle association étudiante, Alternative pour l’UBO, a remporté les élections étudiantes de l’UFR de la faculté des Lettres et des Sciences humaines Segalen, à Brest. |

Une nouvelle association, l’Alternative pour l’UBO, a remporté les élections, jeudi 4 avril, de l’UFR de Lettres et de Sciences Humaines à la faculté Victor-Segalen à Brest. Le signe d’une nouvelle vague de militants sur le campus ?

Les étudiantes et étudiants de l’UBO (Université de Bretagne Occidentale) ont choisi une nouvelle association pour les représenter au conseil de l’UFR de la faculté des Lettres et des Sciences humaines, jeudi 4 avril dernier. Avec plus de 69 % des voix, l’Alternative pour l’UBO, association créée en février 2018 à l’occasion des élections du Conseil central de l’UBO, a détrôné la Fédé B, association historique du campus brestois.

L’Alternative, qui compte une trentaine de membres, remporte six des huit sièges au conseil de l’UFR. « Nous sommes là pour défendre les droits des étudiants, il n’y avait plus de force étudiante contre la Fédé B, explique Mickael Le Rest, un des créateurs du groupe. La Fédé B était le seul candidat l’an dernier, et majoritaire depuis au moins sept ans ! » , développe l’étudiant en deuxième année de Master intervention et développement social.

Un virage à gauche

« Nous voulons faire en sorte qu’à l’UBO il n’y ait pas de recul du service public et apporter de l’air à la démocratie. On refusera de valider des budgets qui ne permettent pas à l’université de fonctionner correctement. O n veut mobiliser face au manque de moyens à l’université », ajoute l’étudiant. L’association a notamment pointé, lors de sa campagne, le besoin de remise en état des locaux, où s’infiltre la pluie les jours d’averse.

Parmi les autres engagements de l’Alternative, on compte par exemple l’installation d’un distributeur gratuit de protections hygiéniques et de préservatifs, l’instauration d’une charte contre la discrimination et la mise en place d’une assemblée de la vie étudiante pour dynamiser la vie associative étudiante.

Metig JAKEZ-VARGAS. 10/04/2019

https://www.ouest-france.fr/

Fac de lettre. Alternative-UBO prend le pouvoir chez les étudiant

Lors des élections des représentants étudiants au conseil d’UFR de la faculté de lettres et sciences humaines, les étudiants de l’UBO ont fait le choix de placer l’Alternative-UBO très largement en tête, avec plus de 69 % des voix, ce qui représente six sièges sur huit.

Une belle victoire pour cette association, née il y a un an pendant la mobilisation étudiante contre la mise en place de la loi ORE. « Nous avons conscience que la tâche qui nous est confiée ne sera pas toujours simple, dans un contexte de désengagement de l’État dans l’enseignement supérieur.

Cependant, nos élus sont prêts à relever le défi et restent résolument engagés à s’opposer à toute mesure qui irait à l’encontre de l’intérêt des étudiants et de la mission de service public de l’Université », a réagi l’association.

08 avril 2019

https://www.letelegramme.fr/

Commentaire: La Fédé-B fait partie de la FAGE (droite modérée) et est proche de la CFDT.

Lire aussi:

Brest. Les étudiants en sport toujours mobilisés (OF)

FAGE, Fédération des associations générales étudiantes (Wikipedia)

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08 avril 2019 ~ 0 Commentaire

pologne (libération psl)

pologne

Pologne : les enseignants en grève pour les salaires

Plus de 500 000 enseignants polonais sont en grève pour une durée illimitée.

En ligne de mire: des salaires particulièrement faibles et des conditions de travail.

«Aujourd’hui à 8 heures, commence la plus grosse grève depuis 1993», a déclaré ce lundi matin Slawomir Broniarz, leader du syndicat polonais des enseignants ZNP, sur une chaîne de télévision publique.

Environ 85% des écoles participent au mouvement et plus de 500 000 enseignants de primaire et secondaire sont en grève pour une durée illimitée, d’après les chiffres du syndicat.

A Varsovie, capitale du pays, 80% des enseignants ne travaillent pas selon l’agence de presse polonaise. Le ministère de l’Education nationale, quant à lui, annonce que la moitié des établissements scolaires fonctionne normalement.

Ce mouvement de grève démarre deux jours avant l’examen du brevet et huit avant les évaluations terminales des écoles primaires. Les professeurs réclament une hausse de leurs salaires. Les revenus des enseignants polonais sont compris entre 3 045 et 5 600 zlotys bruts par mois (entre 710 et 1 300 euros) tandis que le salaire moyen s’élève à 4 949 zlotys (1 153 euros) dans le pays, d’après les dernières données officielles. Il est de 2 250 euros en France.

La semaine dernière, les trois syndicats d’enseignants (Solidarité, ZNP et Forum ZZ) entamaient des négociations avec le gouvernement polonais afin de trouver un accord concernant la hausse des salaires.

Solidarité, syndicat conservateur, a accepté dimanche la proposition du gouvernement pré-voyant l’augmentation de 15% des revenus des enseignants dès cette année. Mais le ZNP et Forum ZZ n’ont pas approuvé cette proposition et ont appelé à la grève illimitée. Ces deux syndicats réclament une augmentation de 30%, c’est-à-dire 1 000 zlotys par mois (230 euros).

En Pologne, les profs du secondaire gagnent 22 666 euros par an

Les enseignants en grève ne dénoncent pas seulement les revenus mais également la qualité de l’éducation «qui s’est détériorée ces dernières années», explique le ZNP. Dans un commu-niqué, le syndicat demande aux étudiants de comprendre que les professeurs se battent «pour une école où tout le monde se sent bien et grâce à laquelle les étudiants réaliseront leurs rêves». Ils invitent également leurs élèves à considérer cette «période comme une leçon sur la manière de faire valoir leurs droits et ceux des autres».

La Pologne fait partie des pays de l’OCDE dans lesquels les salaires des enseignants sont les plus faibles.

Dans son étude Regards sur l’Education se basant sur des données de 2017, l’organisation classe les pays en fonction des salaires brut des enseignants en dollars par parité de pouvoir d’achat (PPA) (rapport entre la quantité d’unités monétaires nécessaires pour se procurer le même panier de biens et services).

Avec ces critères, les professeurs du secondaire gagnent 22 666 euros par an en Pologne, tandis qu’en Lituanie, ils touchent 17 471 euros. Mais en France, ils perçoivent 33 225 euros et au Luxembourg 97 338 euros. De même, en comparaison, en France les salaires mensuels brut de base sont compris entre 1 795 euros pour les professeurs en année de stage et 3 777 euros pour les enseignants ayant trente ans de carrière (d’après l’Education nationale, les agrégés  ne sont pas d’accord! blog).

Depuis le début de l’année et en vue des élections européennes et législatives, le gouver-nement conservateur polonais a annoncé plusieurs mesures sociales, dont une aide excep-tionnelle de 260 euros pour les personnes âgées. Les enseignants sont les grands oubliés de ces mesures.

Lucie Lespinasse 8 avril 2019

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08 avril 2019 ~ 0 Commentaire

quimper lannion brest (ldh)

casseurs

Appel de la Ligue des Droits de l’Homme de Quimper (LDH)

Associée avec 18 organisations locales (associations, organisations syndicales et politiques) pour le droit à manifester.

Rendez-vous le samedi 13 avril  2019 pour une abrogation de la loi anti-manifestation « Tous unis pour nos libertés publiques et notre droit à manifester ».

Si la loi est votée par le Parlement au nom du peuple français, elle ne peut et elle ne doit pas porter atteinte à la libre expression du peuple. La loi adoptée par l’Assemblée nationale qui prétend encadrer le droit de manifester reste, malgré la censure partielle du Conseil  Constitutionnel, une atteinte grave aux libertés publiques et à l’équilibre des pouvoirs.

Les violences contre les personnes, les biens, les institutions qui ont eu lieu ne peuvent justifier qu’un exécutif s’arroge des pouvoirs exorbitants. Participer à  une manifestation ne saurait signifier le risque pour chacun et chacune d’entre nous d’être poursuivi, fiché et condamné pénalement comme financièrement.

Soumettre les participants et les participantes à une manifestation à une fouille systématique, faire d’un visage en partie couvert un délit, persister dans l’usage d’armes qui mutilent, voici l’esprit et la lettre de mesures qui sont autant d’empêchements à l’exercice d’un droit essentiel en démocratie : celui de manifester publiquement, collectivement et pacifiquement son opinion.

Cette loi de circonstance porte un lourd risque d’arbitraire des gouvernements d’aujourd’hui comme de demain, nous en demandons l’abrogation. C’est pourquoi la LDH section de Quimper (et de nombreuses organisations syndicales, politique et  associatives), s’associe à l’appel national à manifester le samedi 13 avril 2019.

Samedi 13 avril  10h30 Place Terre au Duc Quimper.

Pour les 18 organisations syndicales politiques et associatives :

Libre Pensée, LDH Quimper, ATTAC Quimper, Pour Ensemble, NPA, CNT 29, SOLIDAIRES 29, FSU 29, RESISTONS, CGT Quimper, ACTES, UL CGT, AFPS, GILETS JAUNES, EELV, Comité bigouden de soutien à la ZAD, PCF.

LDH section de Quimper

lannion

BREST ATTAC

Samedi:  15 h, place de la Liberté

Lire aussi:

Mobilisation samedi pour le droit de manifester (Côté Quimper)

 

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08 avril 2019 ~ 0 Commentaire

syndicalisme de lutte (rapports de force)

solidaryty

« Le syndicalisme de lutte, tel que nous l’avons connu, a de quoi être en crise »

La concurrence acharnée entre les organisations syndicales autour des élections au CSE (Comité social et économique)n’est-elle pas due, au-delà d’une baisse des moyens alloués par les CSE, à une fracture en deux blocs dans le syndicalisme français ?

Eric Beynel : C’est plus compliqué que cela. Nous sommes directement dans les conséquen-ces de la loi sur la représentativité syndicale de 2008. Il est de plus en plus difficile de s’implan-ter dans des entreprises où il n’y a pas de syndicats.

Dans plus de la moitié des entreprises, il y a des procès-verbaux de carence pour les élec-tions. Dans celles où il y a des syndicats, la réduction des droits permettant d’aller au contact des salariés, conduit à une forme d’autonomisation des syndicats du fait d’un manque de contact, sur fond de concurrence féroce dans une sorte de campagne permanente pour garder les maigres droits qui restent.

Cela rend difficile l’articulation du travail syndical à l’intérieur de l’entreprise avec celui à l’extérieur sur le champ interprofessionnel. C’est une vraie difficulté pour le syndicalisme, quelle que soit la ligne défendue. Cela joue aussi sur le temps pour discuter de ces lignes : nous avons moins le temps de réfléchir à la transformation sociale et aux moyens pour la porter.

Il y a une division entre les organisations au niveau central, mais à l’intérieur des entreprises, en regardant les accords signés ou les lignes portées par les équipes syndicales, on ne retrou-ve pas toujours cette ligne de fracture. Quand il y a des batailles sur des sujets centraux, nous retrouvons un arc de force très large.

Ce fut le cas à la SNCF, même si la bataille n’a pas été gagnée. Elle a réuni, du début à la fin, les structures que l’on dit toujours dans la contestation (CGT et Sud), et celles que l’on dit toujours dans la négociation (CFDT et UNSA). Cela se retrouve dans toutes les entreprises lorsqu’il y a des batailles importantes qui touchent le cœur du mouvement ouvrier. À la base, l’unité se fait de manière large la plupart du temps.

Cécile Gondard-Lalanne : Évidemment à l’échelle confédérale il y a des fractures, notam-ment avec la CFDT qui concentre dans le pôle dit réformiste, toutes les critiques pouvant être émises par le pôle dit contestataire. Mais la réalité est plus compliquée que cela.

Depuis 2016, nous travaillons régulièrement avec Force Ouvrière qui est contestataire sur ses sujets identitaires, la protection sociale et la fonction publique, mais qui pour le reste a tout accompagné. Nous avons peu en commun avec certaines équipes de FO dans les entreprises, et paradoxalement on bosse avec eux sur l’interprofessionnel depuis 3 ans.

Il y a des jeux en fonction de l’actualité qui font que le syndicalisme ne peut pas se résumer à deux blocs, même s’il a une fracture entre certains qui ne contestent pas le système dans lequel on vit, et d’autres qui le contestent. Mais il n’y a pas d’espace où nous pouvons confron-ter de façon sereine pour avancer et proposer des choses aux salariés, alors que nous savons que l’unité est importante pour eux. Au-delà, il est difficile d’amener auprès des salariés une envie de progrès social, pour sortir de ce pseudo donnant-donnant porté par Laurent Berger.

Difficultés à stopper les reculs sociaux depuis 30 ans, défaites dans des entreprises historiques comme la SNCF, assiste-t-on à une crise du syndicalisme ?

Eric Beynel : Cela fait quarante ans maintenant qu’on recule, pas trente. Parti d’une constru-ction initiale dans le public s’appuyant sur des structures professionnelles, Solidaires est maintenant présent à parts égales dans la plupart des secteurs d’activités du public et du privé. De plus, nous avons réussi à construire une structuration départementale et locale.

C’est le principal vecteur de l’activité interprofessionnelle aujourd’hui, que ce soit dans les mobilisations, la formation ou la structuration. Je pense que c’est la voie par laquelle nous pouvons rénover, reconstruire, et réinventer une forme de syndicalisme qui prenne le chemin inverse de celui qu’a pris le mouvement ouvrier au début du siècle dernier en désertifiant les Bourses du travail au profit des branches.

Ce sont des débats que l’on retrouve dans le mouvement social avec les occupations des ronds-points ou des places publiques. Pas seulement en France, mais aussi en Espagne, en Égypte ou aux États-Unis avec la « Révolution des places ». C’est l’idée de s’unir et de faire des choses au niveau local pour ensuite les étendre. Cela demande de pouvoir être dans les entreprises et les secteurs, mais aussi d’en sortir, ce qui est difficile. Mais c’est peut-être l’espace dans lequel on peut construire.

Cécile Gondard-Lalanne : Nous sommes dans une période où les défaites sur 40 années pèsent, même s’il n’y a pas eu de défaites sur tout. Socialement, les évolutions sur les droits des femmes ou les droits LGBT sont importantes parce qu’elles viennent rompre avec des systèmes de domination en place.

Mais le syndicalisme de lutte, tel que nous l’avons connu, a de quoi être en crise. Pour les luttes, il faut du collectif, or les organisations du travail aujourd’hui cassent ce collectif : la digitalisation, la numérisation, le fait de travailler de chez soi, d’avoir des horaires éclatés, que les gens ne se rencontrent plus.

Il n’y a plus d’espace où les syndicalistes peuvent rencontrer tous les salariés. Il est normal que le mouvement ouvrier ait un temps de retard, par rapport à ceux qui pensent les nouvelles organisations du travail. Ils ont des armées de gens intelligents qui pensent et déclinent ces réorganisations, sans s’embarrasser de processus démocratiques.

Nous, à l’opposé, nous essayons de construire ensemble, quitte à prendre du temps pour cela. En plus, nous le faisons sur du temps militant qui se réduit et sur des espaces pour se rencon-trer qui sont moindres. Nous sommes encore dans un moment d’analyse du temps dans lequel nous nous trouvons, tout en cherchant des solutions. Pour l’instant, personne ne les a trouvées.

Par contre localement, depuis 2016, nous avons une vitalité dans les équipes syndicales qui ont investi l’interprofessionnel sur des sujets aussi divers que le droit des femmes, les gilets jaunes, ou la défense de l’hôpital, voire du bureau de poste. Ce sont des espaces de rencon-tre avec d’autres équipes militantes, même si pour l’instant cela ne suffit pas à renverser le rapport de force. Le mouvement des gilets jaunes participe et poursuit cette évolution.

Au-delà des fanfaronnades sur la première place de la CFDT, Laurent Berger a dit que le syndicalisme pouvait mourir. Le pensez-vous ?

Cécile Gondard-Lalanne : Ce serait totalement à côté de la plaque de penser que nous ne sommes pas précaires. Pour moi, la question est de pouvoir se dire que si notre outil n’est plus efficient à un moment donné, il faut en créer d’autres. Ce n’est pas un problème, le mouvement ouvrier a toujours réussi à le faire.

Si le syndicalisme tel que nous le connaissons aujourd’hui mourait, cela ne veut pas dire que les outils collectifs disparaîtraient pour autant. Il y en aurait d’autres. Aujourd’hui, sur les réseaux sociaux il y a de vraies actions et de vrais rapports de force qui existent. Cela ne veut pas dire que le syndicalisme ne reste pas un outil pour les salariés.

Ce qui me paraît essentiel, c’est la question du contre-pouvoir. Les lieux et les outils des contre-pouvoirs, comme notre syndicalisme, sont toujours attaqués lorsqu’il y a un rouleau compresseur avec une pensée unique. Ce qui se joue dans cette période, c’est comment ils continuent à exister en tant qu’outils collectifs, quels que soient les noms qu’ils se donnent.

Enfin, l’écologie est à mon avis un des points d’ancrage du syndicalisme de demain. Nous devons avoir une réflexion générale sur les ruptures que ces questions provoquent avec ce que nous avons pu connaître : qu’est-ce qui est nécessaire et utile socialement ? C’est un des axes majeurs, avec celui des inégalités, d’un renouveau syndical. Il lie le local à l’aspect collec-tif pour une transformation de la société, alors que le système économique actuel crée de plus en plus d’inégalités, et qu’elles sont de plus en plus insupportables.

Eric Beynel : Le capitalisme est conscient que, comme le reste du monde, il est en danger et en possible voie d’extinction. Sa réponse, c’est de se transformer en totalitarisme pour conti-nuer malgré tout à essorer les humains et la planète jusqu’au bout. Mais l’argent ne servira pas à acheter une autre planète. Au niveau mondial, les forums sociaux n’existent plus et ce ne sont pas les confédérations syndicales européennes ou internationales qui vont porter des ambitions importantes.

Par contre, au niveau local, des choses commencent à naître qui permettent une perspective. Il y a une lutte victorieuse que l’on a tendance à oublier : c’est Notre-Dame-des-Landes ! C’est une victoire avec un arc de force peu commun qui a réussi à travailler ensemble : syndicats ouvriers, organisations paysannes, mouvements autonomes. Ceux qui y vivent continuent à porter des projets. La Confédération Paysanne a d’ailleurs remporté la chambre d’agriculture des Pays de la Loire quelques mois après.

Le mouvement social ne tire pas assez les conséquences de ces espaces-là, comme il s’est peu servi des articulations créées en 2016 entre le mouvement syndical, et des formes plus « citoyennistes » dans les nuits debout. Le verre n’est pas si vide que cela. Il y a des ferments de choses intéressantes, notamment la création de formes horizontales d’organisations, chose que nous portons dans Solidaires. C’est aussi le cas avec les gilets jaunes, comme à Commercy. C’est porteur de perspectives pour l’avenir.

Sur l’écologie, le syndicalisme a-t-il la bonne boîte à outils pour aborder ces questions ?

Eric Beynel : Nous ne pouvons pas continuer à dire que nous sommes  pour une  transfor-mation sociale sans prendre en compte cette dimension, même si cela provoque des débats compliqués. Lorsque nous avons décidé de porter la revendication de l’abandon du nucléaire, nous avons eu des débats complexes, mais nous avons pu avancer avec notre structure présente dans le secteur de l’énergie.

Mais bien évidemment, l’accident nucléaire de Fukushima a plus fait pour l’évolution dans les syndicats de l’énergie que les résolutions de Solidaires. Les salariés qui travaillent dans les centrales nucléaires voient la perte de connaissance de l’outil, les accidents qui se multi-plient et la dégradation de l’outil de travail. Ils ne sont pas inconscients et évoluent d’eux-mêmes. Ce débat s’élargit, il n’est plus inexistant comme avant, même s’il n’est pas encore mûr à la CGT.

Le même problème se pose dans la chimie où nous sommes implantés dans des groupes qui produisent des pesticides. Nos camarades réfléchissent à des reconversions, à d’autres productions, autour de la question : pouvons-nous encore avoir une transition écologique, ou aura-t-on une rupture ? Ce qui fait le lien entre les inégalités et les questions écologiques, c’est le travail.

Le syndicalisme est à une place où il permet la confrontation des idées et des propositions pour travailler sur ces deux axes forts. C’est la même chose avec les gilets jaunes et la taxe carbone, les organisations syndicales doivent percuter qu’elles sont à la jonction des problè-mes écologiques et d’injustices économiques. Si nous ne les prenons pas en charge, nous  aurons du mal à éviter le totalitarisme, parce que le capitalisme continuera à essorer le monde et ceux qui y habitent. (Résumé)

Interview : Eric Beynel et Cécile Gondard-Lalanne, les deux porte-paroles de l’Union syndicale Solidaires, ont répondu sans langue de bois à nos questions, au lendemain de la dernière journée de grève et de manifestations interprofessionnelles du 19 mars. L’occasion de brosser un état des lieux des mobilisations et d’évoquer quelques-unes des difficultés rencontrées par le syndicalisme aujourd’hui.

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