Archive | Syndicalisme

20 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

arkéa (ouest france)

breizxit

Arkéa : avis défavorable au projet d’indépendance

Arkéa souhaite se désaffilier de la Confédération nationale du crédit mutuel.

L’intersyndicale CFDT SNB UNSA a rendu un avis défavorable ce jeudi, au siège du Relecq-Kerhuon, lors d’une comité central d’entreprise. Jeudi 19 octobre, lors d’un comité central d’entreprise se déroulant au siège du Relecq-Kerhuon, l’intersyndicale CFDT, SNB, UNSA a rendu un avis défavorable au projet de scission d’Arkéa. Ce dernier souhaite en effet devenir un groupe autonome, se désaffiliant donc de la Confédération nationale du crédit mutuel (CNCM).

Pourtant au printemps, les caisses locales, appelées à voter, avaient largement plébiscité la scission. Sur quelque 330 caisses affiliées à Arkéa, 307 d’entre elles ont participé à un « vote d’orientation » en avril dernier, qui s’est soldé par une large victoire des partisans de la scission: 290 caisses ont choisi la voie de l’indépendance.

Les raisons de la scission

Une longue liste de différends opposent Arkéa et la CNCM, accusée par le premier de vouloir porter atteinte à son autonomie et de favoriser le CM11, l’entité dominante basée à Strasbourg qui rassemble onze des dix-huit fédérations du groupe.

Treize voix contre

Si les syndicats représentatifs ont voté contre l’indépendance d’Arkéa (treize voix sur quinze), la direction n’est pas tenue de s’y soumettre. Il s’agit d’un avis consultatif. Arkéa pour sa part affirme vouloir « poursuivre la mise en oeuvre opérationnelle du projet ». Dans ce but, « des échanges réguliers se tiennent avec les régulateurs en vue de finaliser le schéma technique qui sera ensuite soumis au vote des caisses locales. »

Raphaëlle BESANÇON 19/10/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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17 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

salarié(e)s breton(ne)s (ouest france)

breizxit

Les salariés bretons non cadres sont moins payés

La Bretagne est la région où les salaires des non cadres ont le moins progressé au premier semestre 2018 par rapport au premier semestre 2017.

C’est le résultat du nouveau baromètre publié par Randstad, le groupe de travail intérimaire. Une progression des salaires de 3 % au premier semestre 2018 en Auvergne-Rhône-Alpes. C’est la plus élevée parmi les régions françaises. Mais à l’autre bout, c’est donc en Bretagne que les rémunérations des non cadres ont le moins progressé au premier semestre, juste 0,5 %. Pour obtenir ce baromètre, Randstad a comparé l’ensemble des fiches de paie qu’elle délivre. Pour l’ensemble de la région Bretagne, il y en a eu un peu plus de 90 000 pour établir cette comparaison d’un semestre à l’autre. Une base de données étoffée.

Les salaires les plus faibles

Pour les salariés qui n’appartiennent pas aux professions intermédiaires (agents de maîtrise, techniciens, commerciaux), c’est en Bretagne que les salaires sont les plus faibles.

Le baromètre de Randstad a ainsi calculé une rémunération brute mensuelle de 1 570 €, contre une moyenne nationale de 1 607 €. Un résultat un peu faussé parce que les chiffres de Randstad ne concernent par définition que des salariés intérimaires qui ne bénéficient pas d’ancienneté. Pour éviter l’écueil, l’étude s’appuie sur les salaires d’embauche. Et puis, rappelle l’entreprise, « l’égalité de traitement impose qu’un salarié intérimaire soit rémunéré au même niveau qu’un salarié titulaire. Cela garantit une bonne représentativité des salaires. »

Un petit mieux pour le bâtiment

D’un secteur d’activité à l’autre, les salaires n’augmentent pas tous à la même vitesse. En Bretagne, c’est dans le bâtiment et les travaux publics que la progression a été le plus visible, 1,3 %. Le baromètre Randstad a calculé pour ce secteur une rémunération brute de 1 690 €.

Dans l’industrie bretonne, les salaires des non cadres n’ont gagné qu’un petit 0,4 %. « Cette hausse modérée maintient le salaire du secteur très en deçà de la moyenne nationale », note encore l’étude. Ce qui donne un salaire moyen breton de 1 559 € contre 1 612 € au niveau national.

Quant aux services (commerces, restauration), « c’est le secteur, en Bretagne comme dans le reste du pays, le moins rémunérateur », souligne le baromètre Randstad. Petite consolation : c’est cependant là que les salaires ont quand même progressé un peu plus qu’ailleurs (1,4 %).

Moins qu’en Pays de la Loire ou en Normandie

Puisqu’elle est à la traîne des augmentations de salaires pour les non cadres, la Bretagne est donc derrière toutes les autres régions. Et par rapport aux régions voisines ? Dans les Pays de la Loire, cette catégorie de salaires a quand même augmenté de 1,8 % pendant la même période, et de 1,5 % en Normandie. Contre seulement ces 0,5 % en Bretagne.

Didier GOURIN 17/10/2018

https://www.ouest-france.fr/

Commentaire: Traverser la rue pour trouver des bas salaires! Merci Manu!

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16 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (regards)

philippe poutou

Philippe Poutou : « Ford se comporte comme des sagouins »

Regards. Comment avez-vous réagi à l’annonce de Ford de vouloir fermer purement et simplement l’usine ?

Philippe Poutou. On a appris ça hier matin et ça ne nous surprend pas. Ça fait des années que Ford veut fermer l’usine. Il y a dix ans, il y avait eu une grosse mobilisation, on avait réussi à avoir un repreneur, bidon, mais qui avait permis de continuer l’aventure.

Ford était revenu pour racheter son usine un an après parce que le repreneur s’était planté de suite. Depuis le retour de Ford, on sentait qu’ils étaient revenus juste sous la pression et qu’ils reprofiteraient d’une période avantageuse pour partir. Malheureusement, on n’a pas pu empê-cher ça. Donc en février dernier, Ford a annoncé son désengagement, dans le sens où ils nous disaient : « On n’a plus rien pour vous. Vous êtes une belle usine, vous bossez bien, c’est productif, etc. » Aucun argument économique en notre défaveur. C’est juste qu’ils redistribuaient la production à l’échelle mondiale, sur d’autres gros sites. Nous, étant un petit site, on était handicapé.

En juin, ils lancent le PSE de fermeture d’usine totale et définitive avec licenciement de tout le personnel. Ils décident de fermer avant d’avoir discuté ou fait la recherche du repreneur. Dès le départ on savait que Ford voulait liquider le site. Ils veulent s’en débarrasser, nous effacer complètement.

Il y a pourtant une proposition de reprise, amenée par le gouvernement…

Oui, la nouveauté c’est qu’en face d’un plan officiel de reprise, ils osent dire « non, on veut fermer l’usine ». C’est pour ça que le gouvernement a mis dans les pattes de Ford un repreneur qui s’appelle Punch – qui est un proche de Macron. Mais Ford ne s’est pas laissé séduire et n’accepte pas la reprise. Leur détermination est quand même assez dingue.

Une reprise, pour que ça marche, il faut être deux. Il faut que celui qui lâche l’entreprise laisse un peu de production pour assurer la transition. Une reprise, c’est pas juste une usine avec des ouvriers et celui qui s’en va donne les clés. Ça fonctionne quand le repreneur a de l’acti-vité dès le départ, sinon, une activité industrielle ça met deux ans à se mettre en place et pendant ce temps on se retrouverait sans travail.

Or, Ford ne veut pas laisser d’activité, parce que ça voudrait dire que, quelque part, ils sont encore liés à l’usine pendant un ou deux ans. Et certainement que, financièrement, ce sont des contraintes. Sauf que c’est du devoir, de la responsabilité de Ford que l’usine fonctionne après son départ.

C’est surprenant de voir une multinationale tout faire pour qu’il n’y ait pas de reprise. Et une fois qu’elle décide de fermer, c’est beaucoup plus compliqué. On l’a vu avec Goodyear. Des reprises, il n’y en a pas. On s’aperçoit que Ford se comporte comme des sagouins. Ils ont pris une décision, ils ne s’en expliquent pas et ils ne changent pas d’avis. Ça fait un peu caprice.

Le tout malgré les bénéfices de Ford…

Ford est en meilleure posture qu’après la crise de 2008. Tout est au vert. Il y a largement les moyens pour que Ford reste et apporte de l’activité, mais on n’est pas assez fort pour le leur imposer. Par contre, on peut peut-être avoir assez de forces pour imposer à Ford de lâcher son usine à un repreneur. C’est l’enjeu du moment. Le PSE court jusqu’au 18 décembre. L’usine est prévue d’être fermée en août. On veut perturber le calendrier de Ford. L’objectif, c’est que ça ne se passe pas comme prévu.

Et la surprise c’est qu’on a le gouvernement, Juppé et Rousset avec nous pour soutenir les salariés et les syndicats. C’est un peu inédit. Pour nous, c’est toujours de bons appuis, ça légitimise notre lutte, ça donne raison à des ouvriers qui se battent contre une fermeture d’usine. Il faut dire qu’ils ont mis beaucoup d’argents dans l’histoire. De plus, la disparition d’une usine comme Ford aurait des conséquences très graves pour la région bordelaise. L’Etat a aussi cette pression-là.

Justement, le ministre de l’Économie et le maire de Bordeaux ont exprimé leur mécontentement vis-à-vis de l’attitude de Ford. Qu’en pensez-vous ?

Visiblement, le gouvernement a eu l’illusion qu’en discutant entre « grands », ils arriveraient à convaincre Ford. En février, il fallait les convaincre de rester, ils ont échoué. Depuis juin, il fallait convaincre Ford d’accepter un repreneur… Le tout malgré les aides de l’Etat ! [Les collectivités se disent prêtes à investir, encore, 12,5 millions d’euros, NDLR]

Du coup, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire, Alain Juppé ou encore Alain Rousset [président de la région Nouvelle-Aquitaine, NDLR], sont en colère. Hier, ils ont redit « on s’est fait mener en bateau ». Ça montre que si Ford dit « non », le politique, il est comme un con. Mais on le dit depuis des années ! On a attaqué Ford en justice il y a trois ans pour leur politique qui allait vers la liquidation du site. On avait gagné là-dessus et les politiques réalisent maintenant que Ford les « mène en bateau » ? Il y a une volonté de se laisser endormir.

Après l’annonce de Ford de ne pas accepter de repreneur pour son site de Blanquefort, l’usine semble condamnée à fermer. La lutte, elle, continue de plus belle. À Blanquefort, en Gironde, l’usine Ford va fermer. C’est du moins ce que la multinationale a annoncé hier, lundi 15 octobre. Ford fait des bénéfices, y compris en Europe. Mais le groupe refuse que l’usine soit reprise par un autre industriel. Qu’importent les 850 emplois. Qu’importent les 2 000-3 000 emplois induits dans la région. Pour faire le point sur la situation, Regards a rencontré l’ouvrier et syndicaliste Philippe Poutou.

http://www.regards.fr

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16 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

semences (via campesina)

via camp

16 octobre: La Via Campesina relance la « Campagne mondiale pour les semences, un héritage des peuples au service de l’humanité »

Communiqué de presse

La Via Campesina relance la « Campagne mondiale pour les semences, un héritage des peuples au service de l’humanité », à l’occasion de la journée internationale d’actions pour la souveraineté alimentaire des peuples et contre les multinationales,

(Harare, le 16 octobre 2018) Les semences paysannes sont un patrimoine des peuples au service de l’humanité. Elles sont la base de la production alimentaire mondiale et permettent aux paysannes et paysans de produire et aux consommateurs et citoyens de trouver une alimentation saine et diversifiée. Elles nous permettent de résister, maintenir nos cultures ancestrales et défendre notre identité paysanne.

Or, ces graines de vie sont menacées par les politiques semencières des pays riches, les accords de libre-échange et l’agri-business.

Sous prétexte “d’améliorer” la productivité des semences, l’agri-business a créé un système semencier néolibéral qui a homogénéisé, appauvri et monopolisé les semences, provoquant la perte des trois quarts de la diversité semencière et annihilant une diversité que les peuples – grâce aux travail des paysannes et paysans – avaient mis 10 000 ans à générer.

Trois entreprises, Monsanto-Bayer, Syngenta-ChemChina et Dupont-Dow, contrôlent plus de 50% des semences commerciales dans le monde

De plus en plus souvent des semences génétiquement modifiées afin de résister aux herbici-des et produire des insecticides. Sous l’impulsion de l’OMC, de la banque mondiale et du FMI, et au travers des accords de libre-échange ainsi que des lois brevetant les semences et proté-geant les droits des obtenteurs, comme les normes UPOV, ce système semencier n’autorise que la circulation de ses propres semences, criminalisant la sauvegarde, l’échange, le don et la vente des semences paysannes locales.

La situation est telle que les paysans et les paysannes ont perdu beaucoup de leurs semences locales, sont mis en prison pour la défense et l’échange de leur patrimoine semencier, et risquent les rafles et la saisie de leurs graines.

La biodiversité est détruite par l’utilisation d’engrais chimiques, de semences hybrides et d’organismes génétiquement modifiés développés par les entreprises multinationales. Les citoyennes et citoyens ont difficilement accès à une alimentation saine, diversifiée et bonne pour leur santé.

La Via Campesina et ses alliés se battent pour changer la donne.

Partout dans le monde, La Via Campesina et ses organisations membres multiplient les efforts de formation, d’éducation, de soutien mutuel et d’échange des semences. Nous nous battons pour que les lois nationales et les traités internationaux garantissent les droits des paysans de conserver, utiliser, échanger vendre et protéger leurs semences contre la biopiraterie et les contaminations génétiques, nous rédigeons des livres sur l’histoire des semences, réalisons des études et des cartographies.

Nous fondons aussi des écoles d’agroécologie et organisons des foires d’échange de semences paysannes.

Nous exerçons notre droit d’autodétermination pour sélectionner les variétés de semences que nous voulons planter et rejeter les variétés dangereuses économiquement, écologiquement et culturellement. Ce sont des droits affirmés par le Traité International sur les Ressources Phyto-génétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture et par la Déclaration des Nations unies sur les droits paysans qui vient d’être adoptée par le Conseil des Droits de l’Homme à Genève. C’est également le seul moyen de garantir une alimentation saine aux citoyens, la préservation de la biodiversité et l’atteinte de la souveraineté alimentaire.

C’est dans cet esprit que nous avons lancé en 2001 à Rome la Campagne Internationale des Semences Paysannes, patrimoine des peuples au service de l’humanité, dans l’objectif de promouvoir la récupération des systèmes traditionnels de conservation, d’entretien et d’échan-ge des graines locales et les droits collectifs inaliénables des paysans sur leurs semences.

En ce 16 octobre 2018, à l’occasion de la journée mondiale d’Action pour la souveraineté alimentaire des peuples et contre les multinationales, nous relançons cette campagne et l’action « Adoptez une semence ».

Nous appelons chaque agriculteur, famille paysanne ou communauté à s’engager dans l’adoption d’une variété de semences végétale ou animale, à devenir le gardien de cette semence, en assurant sa propagation, sa reproduction et sa distribution et s’engager dans la défense collective de ses droits de les utiliser, les échanger, les vendre et les protéger. Nous créerons ainsi un grand réseau de semences paysannes permettant de sauver celles qui sont devenues rares et d’étendre la production vers la souveraineté alimentaire des peuples.

En adoptant une semence, les familles paysannes préservent leur identité et leur territoire et affirment leur mode de vie paysan. Elles revendiquent la mémoire historique et la culture ancestrale de la gestion des semences, en promouvant une agriculture écologique urbaine et rurale qui reproduit le miracle des semences et des aliments plus nombreux et de meilleure qualité, goût et valeur nutritionnelle.

Aucune mesure gouvernementale ne peut limiter les droits collectifs des paysans d’utiliser d’échanger et de vendre leurs des semences. Le consentement libre entre paysannes et paysans devrait être appliqué sans restriction.

Sans semences, il n’y a pas d’agriculture ; sans agriculture, il n’y a pas de nourriture ; et sans nourriture, il n’y a pas de peuples.

Nous nourrissons nos peuples et construisons le mouvement pour changer le monde !

16 octobre 2018 La Via Campesina

https://viacampesina.org/

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16 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

tribune (eaux et rivières)

macron poulet

Un an après le discours de Rungis, les promesses du Président sont sans suite !

En ce 16 octobre, journée mondiale de l’alimentation, rappelons quelques chiffres :

821 millions de personnes souffrent de la faim, en majorité des paysan.ne.s, tandis que l’obésité ne cesse de croître à travers le monde, touchant plus de 700 millions d’adultes (1). Les questions agricoles et alimentaires sont plus que jamais au centre des enjeux mondiaux et des préoccupations des citoyens. Et alors que l’organisation, en France, des États généraux de l’alimentation avait suscité de l’espoir, force est de constater, quelques jours après l’adop-tion de la loi (2), que le résultat est loin d’assurer les conditions d’une transition réelle de nos systèmes agricoles et alimentaires.

A Rungis, il y a un an, face à l’ensemble de la profession agricole, du secteur agroalimentaire et des organisations de la société civile, Emmanuel Macron avait annoncé deux objectifs clairs : permettre aux agriculteurs de vivre du juste prix payé et permettre à chacun.e d’avoir accès à une alimentation saine, sûre et durable. Cela afin de « décider collectivement d’un changement profond de paradigme ».

Mais que ce soit dans la loi, dans les plans filières ou dans la multitude de plans thématiques lancés par le gouvernement, nous faisons le même constat:

Le compte n’y est pas. A force de vouloir ménager intérêts économiques des grands groupes et intérêts particuliers de certaines filières, le gouvernement a enterré toute possibilité de faire émerger, en ce début de quinquennat, les bases d’une réforme profonde de notre agriculture et de notre alimentation. Pis, les décideurs, au lieu d’adopter des politiques publiques qui s’appliqueraient à tous, misent avant tout sur les engagements volontaires des acteurs privés.

Heureusement, malgré cet aveuglement du gouvernement, des citoyens, des paysans et des collectivités territoriales sont déjà en action et portent la transition sur leur territoire.

Conversion vers une agriculture agro-écologique, et notamment biologique, développement des circuits courts et du commerce équitable, consommation de produits de meilleure qualité, plus équilibrés, moins carnés et moins transformés, etc. Ils sont de plus en plus nombreux à refuser une agriculture qui coûte à leur environnement, aux animaux, à leur santé, à leur territoire, et de plus en plus à souhaiter une alimentation saine, durable, et respectueuse des agriculteurs et agricultrices partout dans le monde. Les initiatives se multiplient et ne deman-dent qu’à être amplifiées. Alors qu’attend le Gouvernement pour les traduire en politiques publiques structurantes ?

Le rendez-vous des États généraux de l’alimentation a été manqué, actons-le. Pourtant, changer de cap est un impératif. La prochaines grandes échéances politiques est la réforme de la Politique agricole commune (PAC). Les négociations qui s’ouvrent au niveau européen doivent permettre d’enclencher enfin et de manière irréversible une transformation profonde de notre système alimentaire et agricole. Le gouvernement français doit se saisir de cette opportunité.

Soyons clairs : il ne s’agit pas ici de manque de volonté citoyenne, les français ne sont pas réfractaires à ce que l’on produise et consomme mieux, au contraire ! Il s’agit bien de volonté et de courage politique, de réfréner l’influence des lobbys d’intérêts privés et de renverser de vieilles logiques. Il en va du bien-être, de la santé, de la vie de nos territoires ruraux et de chacun.e et des futures générations.

16/10/18

https://www.eau-et-rivieres.org/

(1) Rapport sur l’état de la sécurité alimentaire dans le monde, FAO, octobre 2018

(2) Loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous, adoptée le 2 octobre à l’Assemblée nationale.

Un an après le discours d’Emmanuel Macron à Rungis, 34 organisations paysannes, environ-nementales, de bien-être animal, de solidarité, de consommateurs et de santé enragent face au bilan raté des États Généraux de l’Alimentation. Le manque d’ambition de la loi alimentation répond aux intérêts d’une minorité et déçoit le plus grand nombre, agriculteurs comme citoyens. Quel gouvernement aura le courage et les coudées franches pour mettre en place les politiques enclenchant une transformation réelle et profonde de notre modèle agricole et alimentaire ?

Signataires de la tribune :

Action Aid Peuples Solidaire, Agir Pour l’Environnement, Attac, Bio consom’acteurs, Bloom, CCFD-Terre Solidaire, CFSI, CIWF, Commerce Equitable France, Confédération Paysanne, Eau et Rivières de Bretagne, Fédération Artisans du Monde, Fédération Nationale de l’Agri-culture Biologique, Filière Paysanne, Fondation pour la Nature et l’Homme, Foodwatch, France Nature Environnement, Générations Futures, Greenpeace, Justice Pesticides, Les Amis de la Terre, Max Havelaar France, Miramap, Nature et Progrès, Reneta, Réseau Action Climat, Réseau CIVAM, Réseau Environnement Santé, Resolis, SOL – Alternatives Agroécologiques et solidaires, Terre&Humanisme, Terre de liens, UFC Que choisir, WECF

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15 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

apiculture (la conf’)

ruches

Aide apicole 

Le ministère de l’Agriculture à côté de la plaque

Après une forte mobilisation des apicultrices et apiculteurs sinistrés dès le début du printemps, après plusieurs manifestations organisées par la Confédération paysanne, l’UNAF et la FFAP, le Ministre de l’Agriculture avait enfin daigné se pencher sur le problème des mortalités hivernales apicoles massives et débloquer une enveloppe de 3 millions d’euros. Restait à définir les modalités de cette aide.

Celle annoncée est une aide à l’achat d’essaims, qui nécessite un investissement pour les apicultrices et apiculteurs pour le reste à payer. Une absurdité pour les plus touchés car leur trésorerie est au plus bas, voire négative. Les apicultrices et apiculteurs sinistrés n’ont pas attendu pour réagir : leur premier réflexe a souvent été de développer l’auto-renouvellement, coûteux en temps de travail mais plus économe.

Or, nous avions demandé que l’aide de crise soutienne l’auto-renouvellement des apicultrices et apiculteurs ayant eu des mortalités massives. Le Ministre de l’Agriculture a fait la sourde oreille, arguant du fait que les pièces justificatives pour l’auto-renouvellement ne pourraient être assez robustes.

Résultat : cette enveloppe de crise ne servira pas aux plus démunis.

Le comble c’est qu’elle risque de ne pas être entièrement consommée. Pire, les apicultrices et apiculteurs bretons, les plus mobilisés depuis la sortie de l’hivernage, n’auraient pas le droit de voir compléter leur dispositif régional par l’enveloppe nationale.

Doit-on comprendre qu’il n’y a pas de volonté politique à reconnaître la capacité des apicul-trices et apiculteurs à élever leurs propres reines, à développer leurs propres essaims, à faire leur propre sélection et donc à tenter de construire des systèmes résilients ? Les préfère-t-on dépendants des marchands d’essaims, de l’environnement agricole, des négociants ?

Alors que ces mortalités hivernales ont montré les limites des dispositifs de suivi et d’objec-tivation des causes de mortalité des abeilles, nous attendions également un geste fort pour que l’ensemble des causes soient recherchées. La prise en charge des analyses par l’État soutiendrait en effet les apicultrices et apiculteurs dans leur activité.

La construction de cette pseudo-aide d’urgence illustre le manque persistant de considération portée aux problématiques apicoles.

Même avec l’interdiction des néonicotinoïdes, la volonté politique est encore insuffisante pour trouver des solutions durables à la sous-production chronique de produits apicoles. Sans cela, il n’existe aucune garantie que ces pertes ne se reproduisent pas les hivers prochains.

15.10.2018

http://www.confederationpaysanne.fr/

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13 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

gael quirante ( l’humanité)

 

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11 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

lidl ploumagoar (actu bzh)

lidl j

Base Lidl de Ploumagoar : débrayage pour soutenir un collègue menacé de licenciement

Une partie des salariés de la base Lidl de Ploumagoar, près de Guingamp (Côtes-d’Armor) a débrayé ce jeudi matin 11 octobre. En soutien à un collègue menacé de licenciement.

Le débrayage de ce jeudi matin 11 octobre, a rassemblé une trentaine de salariés de la base Lidl de Ploumagoar, près de Guingamp. Une trentaine de salariés de la base Lidl, de Plou-magoar, près de Guingamp (Côtes-d’Armor) a débrayé ce jeudi matin 11 octobre. En soutien à un collègue menacé de licenciement.

« Mardi, il a été convoqué par la direction, il risque une sanction qui peut aller jusqu’au licenciement. Il est préparateur de commandes depuis trois ans en CDI, on lui reproche une insubordination au travail », indique Erwan Feutren, délégué syndical CGT à la base Lidl.

D’autres revendications

Selon le syndicat, une pétition de soutien au salarié a circulé dans les couloirs de l’entreprise. Elle a recueilli 68 signatures sur les 150 employés du site Le mouvement de protestation a permis à la CGT d’appuyer d’autres revendications.

Elle demande ainsi « la prise en compte urgente des risques psycho-sociaux », de la part de de la direction ; « une prise en compte de la pénibilité du travail des préparateurs et des mesu-res pour améliorer les conditions de travail » ; ou encore « le respect des temps de repos et de la vie sociale des salariés ». Toujours selon la CGT, mardi 9 octobre, une délégation syndicale a rencontré la sous-préfète de Guingamp « pour l’alerter sur la situation dans l’entreprise ».

11 Oct 2018

https://actu.fr/bretagne/

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11 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

réforme lycées (lutte ouvrière)

IMG_4046

Lycées professionnels : une réforme qui ne passe pas

Des enseignants de dizaines de lycées professionnels se sont retrouvés en cortège dans la manifestation du 9 octobre à Paris pour déployer banderoles et pancartes contre la réforme Blanquer, du nom du ministre de l’Éducation nationale.

Celle-ci consiste à réduire les heures d’enseignement des lycéens qui préparent le CAP, le BEP et le baccalauréat professionnel, et à augmenter l’apprentissage dans les entreprises.

Les contenus des cours aussi bien généraux que professionnels sont revus à la baisse, ainsi que le nombre de semaines d’enseignement au lycée. La diminution du nombre d’heures de français et d’histoire fait déjà dire à certains élèves qui découvrent la réforme : « Mais ils veu-lent qu’on devienne bêtes ! » Et c’est ce mépris pour la jeunesse issue des milieux populaires et pour leurs professeurs qui suscite l’indignation dans les lycées professionnels.

La mobilisation a commencé le 27 septembre par une grève et une manifestation dynamique, qui a regroupé plus d’un millier d’enseignants.

Encouragés par cette manifestation et une participation à la grève plus importante que d’habi-tude, des réunions se sont poursuivies dans certains lycées pour que la journée du 9 soit un succès. Les discussions aujourd’hui continuent, et se pose la question de la suite du mouve-ment.

Si, dans quelques lycées, l’idée de la grève reconductible fait son chemin, dans bien d’autres, l’heure est encore à l’information et à l’explication de la réforme.

Le 12 novembre, après les vacances, des syndicats enseignants appellent à une journée de grève contre la suppression de 2 600 postes dans l’Éducation nationale. L’occasion d’être de nouveau dans la rue, plus nombreux encore contre la réforme Blanquer.

Hélène GRILLET 10 Octobre 2018
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11 octobre 2018 ~ 0 Commentaire

retraites (lutte ouvrière)

retraite

Aux capitalistes de payer pour les retraites

Au moment où se prépare une nouvelle attaque sur les droits à la retraite, chacun y va de sa solution.

Le patronat et le gouvernement se soucient des reculs qu’ils disent nécessaires, et les syndi-cats s’affirment arcboutés pour défendre la retraite par répartition. Mais une chose est certaine: les systèmes, aussi imaginés et retravaillés qu’ils soient, ne pourront représenter une vraie garantie d’avoir une retraite digne au bout d’une vie de travail.

En fait, et notamment depuis 1993 et la réforme Balladur, les droits des retraités ont connu des dizaines d’années de reculs.

Rien ne peut protéger vraiment les travailleurs, en dehors du rapport de force entre la classe ouvrière et le monde capitaliste. Tous les modes de calcul revendiqués, retraite par répartition, retraite par points, ou encore d’autres, partent d’une constante : les travailleurs doivent y coti-ser, et donc payer pour assurer leurs retraites.

Mais au fond pourquoi ?

Pourquoi les travailleurs du rang devraient-ils se priver pendant des dizaines d’années pour espérer, au bout d’une vie de labeur, pouvoir toucher une retraite misérable ? Quand il s’agit de leurs serviteurs les plus proches, les capitalistes ne se basent pas sur de tels principes.

Lorsque les PDG et les plus hauts cadres sont embauchés, il est convenu qu’il faut leur garan-tir, avant même qu’ils y aient commencé à travailler et sans aucune cotisation, une retraite confortable. Cela est prévu dans le contrat signé lors de leur embauche et cela leur est ga-ranti, même si finalement ils ne donnent pas satisfaction. Alors, pourquoi l’ensemble des travailleurs, qui s’esquintent autrement plus au travail, ne devraient-ils pas avoir les mêmes droits ?

Il y a un autre domaine dans lequel la classe capitaliste tout entière a dû accepter le principe de payer pour assurer la vie jusqu’à leur mort de ceux qu’elle a exploités. Dans le cas des accidents du travail, de trajet, des maladies professionnelles, des rentes doivent être versées à vie, même si le système en place et le montant des indemnisations comportent de multiples injustices. Les patrons seuls cotisent à la caisse des accidents du travail qui indemnise ces victimes de l’exploitation capitaliste.

Alors, tous les travailleurs, qui sont les victimes de l’exploitation capitaliste, devraient avoir droit à ce que la classe patronale dans son ensemble assume sur ses deniers le paiement d’une retraite donnant les moyens de vivre dignement après une vie de travail.

Cette revendication, cette exigence ne sont ni utopiques, ni décalées.

C’est simplement une revendication qui a toujours été celle du mouvement ouvrier, quand il pouvait mériter ce nom. En 1910-1911, quand le gouvernement a voulu instituer des retraites ouvrières basées sur les cotisations des travailleurs, la CGT avait protesté au nom de ce principe. Les syndicats défendaient encore fermement cette idée après 1918, avant qu’ils ne tournent complètement casaque et en viennent à défendre les revendications du patronat dans ce domaine. À la veille d’une énième manipulation du système des retraites, il faut plus que jamais rappeler que c’est aux patrons, et à eux seuls, de payer pour la retraite des travailleurs.

10 Octobre 2018

https://journal.lutte-ouvriere.org/

Lire aussi:

Retraites : le pouvoir prépare ses attaques (Lutte Ouvrière)

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