Archive | Syndicalisme

08 avril 2020 ~ 0 Commentaire

cgt rennes (ouest france)

cgt masques

Rennes. Pendant le confinement, des militants CGT manifestent… devant l’hôpital

Plusieurs membres de la CGT du CHU de Rennes ont manifesté devant l’hôpital Pontchaillou mardi 7 avril 2020, en début d’après-midi. À l’occasion de la Journée internationale de la santé, ils demandent davantage de moyens.

Malgré le confinement, ils ont tenu à se faire entendre. Quelques militants de la CGT Santé ont manifesté devant l’entrée principale du CHU de Pontchaillou, mardi 7 avril, vers 14 h 30, à l’occasion de la Journée mondiale de la santé.

« C’est une action symbolique, car nous sommes bien sûr en confinement », reconnaît Nathalie, infirmière au CHU et représentante du personnel hospitalier à la CGT. Ils ont déployé des banderoles réclamant « plus de moyens pour la santé », et assurant qu’ils ne sont « pas des héros ».

« La crise que nous traversons est une épreuve »

« La crise que nous traversons est une épreuve pour le personnel hospitalier, car on manque de moyens pour se protéger et nous sommes en sous-effectifs, c’est très tendu, ajoute Nathalie. On fait ce qu’on a à faire, mais il ne faudra pas oublier nos sacrifices quand ce sera terminé. »

Plus tôt dans la matinée, ils ont accroché une grande banderole à une fenêtre du bâtiment, sur laquelle était inscrit : « On veut des masques, pas des mercis. » Mais elle a été retirée très rapidement. Ils assurent qu’aucune autre action ne sera menée avant la fin de la crise et la sortie du confinement.

Paul GRISOT.  07/04/2020

https://www.ouest-france.fr/

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07 avril 2020 ~ 0 Commentaire

état espagnol (le peuple breton)

espagne

Les socialistes ont réveillé l’Espagne profonde

L’Espagne recentralise et fait défiler les militaires au lieu de sauver des vies

La crise épidémique qui a frappé de plein fouet les Pays Catalans, Madrid et, en différé, le reste de l’Espagne, en même temps que le reste du monde, a permis de montrer aux yeux du monde, aux yeux avertis du moins, l’incurie des autorités espagnoles en même temps que leur obses-sion pour profiter de toutes les occasions, mêmes les plus tragiques, pour faire rentrer dans le rang les Catalans, Basques et autres « sujets » aux velléités trop souverainistes.

Au terme de 3 semaines de confinement, le bilan est lourd en Catalogne et dans les Pays Catalans.

Quelques 35 000 personnes infectées (détectées) et plus de 3 300 décès, dont 2 760 en Catalogne Sud, 613 en Pays Valencien et 75 aux Îles Baléares.

Dans l’ensemble de l’Espagne, l’épidémie a frappé en premier lieu Madrid (5 000 morts). Au total pour tout le territoire quelques 12 500 morts (avoués). Les hôpitaux sont largement dépassés, les cadavres s’accumulent dans les maisons de retraite et les morgues improvisées, les person-nels médicaux largement contaminés, les moyens scandaleusement insuffisants. Devant cette situation catastrophique, les mesures décrétées sont improvisées, changeantes et dignes de pays sous-développés.

Incantations patriotiques et militaires dans les rues

Les incantations patriotiques quotidiennes et les militaires qui comparaissent tous les jours pour faire le point de la situation ne sont pas les seules images surprenantes et inquiétantes. Les soldats patrouillant à grand renfort d’hymne national à fond dans les rues, ou envoyés « désin-fecter » l’aéroport de Barcelone scandalisent les médias catalans. De même que le refus de confiner les régions les plus touchées comme Madrid et la Catalogne (les habitants de la zone la plus infectée se déplacent ainsi en week-end sur la côte valencienne).

État d’urgence et recentralisation

La crise sanitaire est en tous cas l’occasion pour le gouvernement espagnol de gagner un nouveau round dans son combat contre les indépendantistes et les autonomies. Sous prétexte d’efficacité – quelle ironie ! – le gouvernement de Sanchez a immédiatement pris le contrôle de toutes les compétences normalement échues aux autonomies, sous couvert d’état d’urgence reconductible.

La santé, la police, les politiques économiques et sociales, ont été accaparées sans aucune concertation, ni avis préalable par le gouvernement espagnol. Ce qui lui permet d’imposer ses décisions ineptes et chaotiques face à une situation qui le dépasse. Mais quel que soit le nombre de victimes, l’État est d’ores et déjà gagnant face à des autonomies muselées et réduites au silence, et tout spécialement vis à vis de la Catalogne et de la Generalitat.

Acharnement contre les prisonniers politiques catalans

La voix des indépendantistes et la crise catalane sont largement passées au second plan, mais la répression et l’acharnement contre les prisonniers politiques catalans ne faiblit pas pour autant. Devant la pression croissante dans les prisons et comme mesure pour éviter l’extension de l’épidémie, le gouvernement espagnol a décidé de libérer un certain nombre de prisonniers.

Immédiatement le Tribunal Suprême a menacé les fonctionnaires qui permettraient le confine-ment des prisonniers politiques à leur domicile de poursuites judiciaires. Une intervention aussi surprenante, que grossière et bien peu légale. Les neufs condamnés catalans sont donc toujours reclus après deux ans et demi d’emprisonnement, sans mesures de protections, certains ayant été testés positifs au covid-19.

Impuissance et soumission du gouvernement indépendantiste

Ce contexte et cette situation d’exception ont démontré l’impuissance du gouvernement catalan et du président Quim Torra, relégués à des rôles subalternes et de simples figurants. Ils en sont réduits à appliquer les décisions erratiques et inefficaces du gouvernement espagnol:

Confinement tardif, pas de contrôle des déplacements, pas de distribution de tests ou de maté-riel de protection à la Catalogne, mesures socio-économiques contradictoires et insuffisantes…, à réclamer et à se plaindre à chaque réunion des présidents des autonomies « convoquée » en vidéoconférence par Pedro Sanchez.

La Generalitat fait la preuve de sa totale soumission au cadre administratif, de son impuissance – et absence de volonté ? – de prendre des décisions unilatérales de protection de la population catalane et de ses dirigeants emprisonnés qui pourraient déplaire aux autorités espagnoles. Le silence d’ERC dont dépend toujours la majorité du gouvernement de Sanchez pose problème.

Alà Baylac Ferrer 6 avril 2020

Alà Baylac Ferrer est le directeur de l’IFCT, Université de Perpinyà.
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Commentaire:
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La désorganisation de système de santé espagnol, due comme ici aux « économies-cadeaux aux riches » n’est pas due seulement au PP et au PSOE à Madrid. Les gouvernements locaux ERC ou PdCat de Puigdemont aussi ont appliqué l’austérité.

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06 avril 2020 ~ 0 Commentaire

nancy (a et r)

aetr

CHRU de Nancy : une provocation et un avertissement

Lors de son point presse du vendredi 3 avril, le directeur de l’Agence régionale de la santé du Grand Est – une des régions du pays les plus touchées par la pandemie – a déclaré qu’il n’y a « pas de raison de remettre en cause le Copermo [Comité interministériel de performance et de la modernisation de l'offre de soins] pour le CHRU ».
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Pour les non-initiés, cela veut dire qu’il n’est pour lui pas question de revenir sur les 598 suppressions de postes et 174 fermetures de lits prévus d’ici 2025.
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Une declaration qui en dit long sur le mépris à l’égard des soignants et soignantes qui jour et nuit prennent en charge les malades dans des conditions déplorables et sont contraints de s’exposer eux et elles-mêmes au virus pour sauver des vies.
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Ce dont témoigne les communications quotidiennes du syndicat CGT du CHRU, qui rend publique la nature des échanges entre les organisations syndicales et la direction du CHRU :
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Matériel de protection défectueux ou de mauvaise qualité, comme les lunettes et les surblouses, quand il ne manque pas tout simplement, charge de travail insupportable, nombre de patients qui seront transférés vers d’autres régions ou pays etc.
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Alors à juste titre, la declaration du représentant du gouvernement dans la région en matière de santé a été prise pour ce qu’elle est : une véritable provocation.
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Une provocation tellement évidente que la direction du CHRU elle-même a réagi par une lettre du président de son conseil de surveillance, Laurent Henart le maire pas franchement progressiste de Nancy, et le président de sa commission médicale d’établissement.
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Comme dans beaucoup d’hôpitaux, la direction en connait pourtant un rayon en terme de provocation puisque fin mars, dans un message aux personnels le directeur général Bertrand Dupont écrivait que les réorganisations de ces dernières années avaient « permis d’être préparés à la vague qui arrive »... Au moment même où il utilisait des étudiants et des étudiantes pour combler les manques d’effectifs, c’est-à-dire les postes supprimés.
Devant le tollé suscité, Olivier Veran le ministre de la Santé, a répondu aujourdhui sur Twitter :   « L’heure viendra de tirer les enseignements de cette crise sans précédent et de refonder notre hôpital. Tous les plans de réorganisation sont évidemment suspendus à la grande consultation qui suivra », a-t-il assuré.
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Si la grande consultation est à limage du grand débat pour répondre au mouvement des Gilets jaunes, cela n’augure évidemment rien de bon.

Cette provocation de l’ARS est aussi un avertissement :

Pour nos dirigeants, seuls comptent les profits et leurs plans d’économies sur notre dos, quelles qu’en soient les conséquences.

Ils ne tireront aucune leçon de la crise sanitaire actuelle. Ils mettront en oeuvres après les politiques qu’ils mettaient en œuvre avant, celles-là mêmes qui ont mené à la catastrophe actuelle. À moins que par notre mobilisation nous les en empêchions.

A&R 5 avril 2020

https://anticapitalisme-et-revolution.blogspot.com/

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06 avril 2020 ~ 0 Commentaire

douarnenez (ouest france)

douarnenez

Il n’y a pas si longtemps…

Douarnenez, les banderoles fleurissent

Depuis le début de la période de confinement, de nombreuses banderoles humoristiques, de soutien ou de remerciements habillent les façades des maisons douarnenistes.

Elles sont nombreuses et ne manquent pas d’attirer l’œil. À Douarnenez , de nombreuses banderoles sont exposées aux balcons ou aux fenêtres des résidences depuis le début de la période de confinement.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les Douarnenistes, même confinés, ont de la suite dans les idées. C’est le cas, par exemple, au 63, rue Duguay-Trouin où une banderole, visible depuis le pont de Tréboul, a détourné la devise officielle du gouvernement de l’État français « Travail, famille, patrie » en « Télétravail, pâtes, riz ». Représentant avec humour le quotidien de millions de Français.

Avant cela, d’autres banderoles, de remerciements aux professionnels de santé particulière-ment, ont fleuri sur les balcons ou fenêtres de la cité aux trois ports.

Un professeur de breton a suspendu une banderole bilingue chez lui, à Douarnenez: « Argant evit ar yec’hed » « Des moyens pour la santé » (argent peut se dit aussi: arc’hant, moneiz, lur…)

05/04/2020

https://www.ouest-france.fr/

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06 avril 2020 ~ 0 Commentaire

arsenal (cgt)

brest

Facebook

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05 avril 2020 ~ 0 Commentaire

andré grimaldi (contretemps npa)

santé

Sauver l’hôpital public ! Entretien avec André Grimaldi

Professeur de médecine, André Grimaldi venait de publier en 2009 « L’Hôpital public malade de la rentabilité » (Fayard) quand cet entretien a été réalisé.

Contretemps : Dans votre livre, vous dites que « la mort de l’hôpital public est annoncée pour 2012 ». Le propos n’est-il pas par trop alarmiste ?

A.G.: 2012 était la date programmée pour réaliser la convergence des tarifs entre le public et le privé. Pour les mêmes pathologies, le financement des hôpitaux et des cliniques privées devait devenir identique, ce qui grosso modo signifiait une diminution de 30% des crédits de l’hôpital public. Donc le coulage de l’hôpital public.

Les conséquences en chaîne sont, en effet, évidentes: si des opérations, par exemple de la cataracte, de la prothèse de la hanche, ou relevant de tout autre geste technique, sont déficitai-res à l’hôpital, elles ne s’y feront plus et donc elles n’y seront plus enseignées, et ce sera du même coup la fin des CHU!

Le résultat positif du mouvement de mobilisation contre la loi Bachelot est le report de cette échéance à 2018. L’échéance de 2012 avait été actée par une loi parlementaire. Le directeur de cabinet de Roselyne Bachelot, après nous avoir expliqué que le ministère n’était pas accroché à cette date, nous a dit qu’il était exclu qu’elle le déclare publiquement car elle «sauterait dans les quinze jours».

Jean-Marie Roland, rapporteur UMP de la loi, nous a expliqué qu’une telle remise en cause provoquerait la «révolution au Parlement», ajoutant: «Vous ne connaissez pas les lobbys du Sud? »… Il s’agit des cliniques privées du sud de la France, dont l’influence au Parlement est telle qu’il n’était pas question de mettre en cause ce qu’elles avaient réussi à imposer. Bref, la mobilisation a permis de rendre possible ce qui était considéré impossible. (…)

La date de 2012 n’est donc pas maintenue. Reste que la mort de l’hôpital public, au sens où nous l’entendons, est programmée. Elle est portée par ce mot d’ordre de la convergence entre le public et le privé, qui amène à introduire du privé dans le public et quelques règles «publiques» dans le privé pour parvenir à un système unique.

Du fait des difficultés rencontrées et de la mobilisation, la mort de l’hôpital public a bien été retar-dée, et l’agonie en sera plus longue… Mais ne l’oublions pas: ce que la volonté présidentielle a annulé en un jour, elle peut le rétablir un autre jour avec le même arbitraire. Tout dépendra de la situation et de la capacité à privatiser le service public.

On entend beaucoup évoquer la «T2A»: que signifie ce sigle mystérieux ?

A.G.: Le cadre du budget alloué à la santé est fermé : l’enveloppe est votée par le Parlement, et elle est commune au privé et au public. La T2A [Tarification à l’Activité] est une technique de financement, une transposition à l’hôpital du paiement à l’acte.

Technique qui permet de stimuler l’activité, à condition qu’elle soit rentable : il faudrait aussi souhaiter qu’elle soit utile (voir la multiplication des césariennes, des endoscopies, des pacemakers, des angioplasties…).

En matière de santé, et au regard des réformes envisagées, les enjeux financiers apparaissent déterminants…

A.G.: On nous explique que l’application de la réforme ne créera pas de problème, dès lors que le malade est bien soigné et remboursé de la même façon. Mais le coût de la santé ne sera plus du tout le même, il variera selon les pathologies, les risques et les moyens de les financer. C’est cela l’enjeu.

Les financeurs, eux, raisonnent en termes de rentabilité, estimant qu’il y a des choses qui rapportent et d’autres non. Pour déterminer cela, il faut créer un marché, diminuer les coûts de production et créer des besoins de consommation dont la solvabilité sera fournie par le malade ou par les assureurs.

Pourtant, en médecine, il existe beaucoup d’activités rentables parfaitement inutiles! Par exemple le paiement à l’acte peut conduire le médecin, qui estime devoir défendre son niveau de revenu – la question de savoir combien un médecin doit gagner dans une société donnée reste ouverte –, à multiplier des consultations uniquement pour renouveler une ordonnance sans utilité avérée. Mais surtout s’impose un nouvel acteur : les assureurs, les actionnaires, qui exigent une part croissante de la distribution de la rente santé payée par la collectivité

La situation est différente dans les établissements privés à but non lucratif – qui, en France, sont très minoritaires – où les médecins ont un statut contractuel: ils ne prennent pas la parole, ne manifestent pas, car ils peuvent être remerciés.

A l’hôpital Saint-Joseph, avec 400 suppressions d’emplois, qui succèdent à 400 autres, et la fermeture des services, tout le monde se tait. C’est pire dans le privé à but lucratif: à la Générale de Santé, tout va bien ! Ce n’est pas encore notre cas, notre garantie de l’emploi nous permet une certaine liberté de parole et d’action. Il est vrai que l’évolution actuelle du service public tend à imposer un «devoir de réserve», une autocensure, comme dans le privé.

Face à des gestionnaires du type businessmen, les choses sont assez claires, alors que la cogestion brouillait davantage les cartes. Lorsqu’on annonce, cette année, la suppression de     1 200 emplois à l’Assistance publique de Paris, pour des raisons purement comptables, les syndicats des médecins et des chirurgiens s’y opposent, avec les syndicats des personnels, et un vote commun se fait, ce qui n’est pas habituel. Alors qu’on voit le président de la Commission médicale, investi dans la gestion, voter pour, au nom de la politique du moindre mal, tout comme certaines associations de patients.

On ne saurait sous-estimer la cohérence de la politique qu’on veut nous imposer. Elle vise à créer de force un pseudo marché, à donner tout le pouvoir à un décideur lui-même révocable. Cette loi repose sur le principe qu’il n’y a pas d’autre motivation que l’argent et le pouvoir. Un antihumanisme assumé qui va à l’encontre de l’idéologie médicale.

D’autant que, dans une première phase, le discours libéral était qu’il fallait en finir avec l’esprit de sacerdoce des médecins passant leur vie à l’hôpital. Les mêmes accusent maintenant les hospitaliers de ne pas travailler assez, d’être des fonctionnaires et donc par définition des pares-seux. D’où le choc en retour de ceux qui considèrent qu’ils travaillent beaucoup trop pour ce qu’ils sont payés. Finalement, nombre de jeunes spécialistes n’envisagent pas de rester à l’hôpital. La catastrophe, c’est-à-dire la fin du service public hospitalier, se prépare.

Quels sont les enjeux en termes de politique de santé auxquels la réforme prétend répondre ?

A.G.: L’arrière-fond de ces réformes, c’est une vision «techniciste» de la médecine, sur laquelle se greffe une marchandisation. L’exercice de la médecine est réduit à une somme de gestes techniques et de procédures, donc quantifiable, donc numérisable, donc marchandisable… Il suffit de créer un marché!

Il y a là une part de vérité, liée aux progrès techniques en médecine. Bien des actes médicaux sont proches des actes techniques, répétitifs, permettant une spécialisation de plus en plus poussée. Le médecin comme technicien supérieur ou comme ingénieur. Mais ce n’est qu’une partie de la réalité, pas la globalité de la médecine.

Quelqu’un comme Claude Le Pen, économiste libéral de la santé, a, au contraire, une vision purement technique de la médecine. Pour lui, soigner un malade, c’est comme réparer une voiture. Il s’insurge contre le maintien d’un artisanat médical aléatoire. Même si les écarts de pratiques sont souvent injustifiables, penser ainsi est une folie.

Tout cela n’est conscientisé par les «décideurs» que dans le prisme du «ça coûte très cher!». Ils se plaignent que 10% des assurés consomment 60% du budget santé, ce qui est logique puisqu’il s’agit de maladies graves, évolutives, dont il s’agit de prévenir les complications. Ils veulent appliquer à ces 10% le modèle de la chirurgie ou de la médecine interventionnelle. Évidemment ça ne marche pas!

Il s’agit donc d’une partie à trois 

Face à l’attaque du néolibéralisme contre le service public et le libéralisme médical, on a retrouvé dans la rue, sur la base minimum de la défense de l’hôpital public et de l’égalité d’accès à des soins de qualité, les partisans du service public et les médecins libéraux qui réagissaient à l’agression.

Les syndicats des personnels, pour leur part, ont appelé à la mobilisation sur les mêmes mots d’ordre de défense de l’hôpital public et de l’égalité d’accès aux soins. D’où une mobilisation qui s’est faite sous le signe de la défense du service public et non d’une défense de la médecine libérale.

Autre dimension: l’Europe

La mise en concurrence généralisée qui se prépare. Faut-il assurer la liberté de chacun d’aller se soigner au meilleur prix n’importe où? Faut-il mettre en concurrence la Sécu française et les assurances allemandes?

Est-il normal que 10 000 médecins étrangers soient invités à venir combler le déficit de méde-cins en France, conséquence du numerus clausus, privant ainsi leur pays de leurs compétences, alors que dans le même temps on interdit à leurs concitoyens de venir se faire soigner en France?

Le chantier de la réforme est gigantesque. C’est pourquoi, face à cette réforme qui avance aujourd’hui de manière rampante, en exploitant les excès du libéralisme médical et les défauts du service public, on ne peut se contenter d’opposer un front du refus, il faut proposer une alternative: il est nécessaire de faire évoluer les structures hospitalières.

Comment expliquer que des enjeux aussi importants que ceux de la médecine donnent lieu à si peu de débats dans la société ?

A.G.: Nos hommes politiques libéraux ont acquis un grand savoir-faire: ne pas proposer de politique d’ensemble, mais avancer par petits pas au nom du pragmatisme en occultant tout débat d’orientation. C’est une grande différence avec la loi Debré de 1958 qui avait rassemblé les différents ministè-res et institutions concernés pour proposer et appliquer une réforme globale.

Aujourd’hui on a une loi qui parle de tout (de l’hôpital et des cigarettes ), et on se focalise sur une question partielle, le pouvoir du directeur, en escamotant le problème de la finalité de ce pouvoir. Un pouvoir pour quoi faire?

Pendant ce temps, une commission du ministère de la Recherche concocte un texte sur les CHU qui n’a rien à voir avec la loi Bachelot. Le gouvernement fait une petite cuisine d’amende-ments et fait adopter tout cela selon la procédure d’urgence parlementaire.

Le vrai débat oppose les courants que j’ai évoqués, mais il n’est pas mené publiquement. On entretient une cacophonie qui empêche l’opinion de se saisir des questions de la santé et de l’hôpital, perçues comme des affaires de spécialistes.

Et, pendant ce temps, le Président décide souverainement. Toujours dans le même temps, on voit qu’il introduit dans le jeu les assureurs privés, en utilisant, sous la menace, les mutuelles qui vont servir de paravents et, hélas, d’intermédiaires. (Résumé voir lien)

André Grimaldi 5 avril 2020 Propos recueillis par Francis Sitel

https://www.contretemps.eu/

Lire aussi:

La colère d’André Grimaldi

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03 avril 2020 ~ 0 Commentaire

jean-paul sénéchal (l-c-r npa)

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Nous apprenons le décès de Jean-Paul Sénéchal  qui fut membre de la LCR puis responsable Sud Santé avant de reprendre ses études et de présenter une thèse sur le Front Populaire.

Toutes nos condoléances à sa famille

Hommage à Jean Paul Sénéchal

Notre ami et camarade Jean Paul Sénéchal vient de nous quitter ce 1er avril 2020, après un dernier combat, difficile, contre le cancer.

Dans les années 80, il a été un militant très actif de la Ligue Communiste Révolutionnaire à Quimper. Au moment où celle-ci décide de s’implanter de façon volontariste dans les entre-prises, il enlèvera de son CV ses diplômes universitaires et se fait embaucher comme balayeur à l’Hôpital Laennec de Quimper (le Centre Hospitalier Intercommunal de Cornouaille).

Il entre à la CGT, et doit alors faire face au sectarisme de certains responsables forts peu démo-crates, il finit par gagner de l’audience et accède à la direction de la section CGT. En 1989, se crée le premier syndicat Sud, aux PTT, puis dans d’autres secteurs comme l’Éducation … En juin 1999, c’est à partir le l’hôpital de Quimper que les déçus de la CGT, Jean Paul en tête, créent Sud Santé Sociaux, rejoints par d’autres militant.e.s syndicaux de l’EPSM Gourmelen.

Il jouera aussi un rôle très important dans la structuration de l’interprofessionnel. Le syndicat Sud Santé Sociaux 29 deviendra l’un des plus importants syndicats de Solidaires dans le Finistère et Jean Paul participera activement à toutes les batailles du quotidien dans son hôpital, en défense de celui de Carhaix et des hôpitaux de proximité, pour les retraites ou encore contre le licenciements lors des grandes manifestations des “Bonnets Rouges”.

Passionné d’informatique, il l’était aussi d’histoire, particulièrement de celle du mouvement ouvrier. Il a travaillé avec Jacques Kergoat économiste et dirigeant de la LCR , auteur de livres sur la social-démocratie, qui l’a poussé à écrire.

En 1987, sortira aux Éditions Skol Vreizh un premier livre : « Images du Front Populaire Finistère 1934 – 1938 », livre dédié à Pierre Guéguin, maire communiste de Concarneau et à Marc Bourhis militant trotskyste, tous les deux fusillés par les nazis le 22 octobre 1941 à Châteaubriant.

En 2016, à l’occasion des 80 ans du Front Populaire, un collectif d’une dizaine d’historiens, parmi lesquels Jean Paul Sénéchal, publie un livre: « C’était 1936, le Front Populaire vu de Bretagne ». Tout en continuant à travailler à l’hôpital, tout en continuant à militer syndicalement activement, Jean Paul travaillera de longues années à une thèse de doctorat qu’il réussira avec succès.

De sa thèse de 1400 pages, sortira un livre dans la collection Histoire des Presses Universitaires de Rennes : « Finistère du Front Populaire 1934 – 1938. Lutte pour l’hégémonie et logique de blocs. » Cet ouvrage analyse l’impact du Front Populaire sur le Finistère, département rural fortement marqué par la question religieuse.

Le balayeur devient docteur en histoire et chercheur associé au Centre de Recherches Bretonne et Celtique (CRBC) spécialisé dans l’étude des crises sociales et politiques.

Jean Paul aura lutté jusqu’au bout comme syndicaliste mais aussi comme militant anticapitaliste et révolutionnaire, adhérent à la Quatrième Internationale. Très malade, il est hospitalisé dans les conditions scandaleuses dans lesquelles les politiques libérales ont réduit l’hôpital. De son brancard, dans le couloir, il trouve le courage pour contacter la presse et dénoncer la situation faite aux patients.

Jean Paul était en retraite depuis le 1er février 2020, il avait 64 ans. Nous pensons à Claude avec qui il a partagé sa vie, à ses deux enfants Marine et Tanguy que nous assurons de notre soutien. Jean Paul, nous ne t’oublierons pas et continuerons ton combat internationaliste et anticapitaliste pour la justice sociale et un monde meilleur.

NPA 29

Jean-Paul Sénéchal était un syndicaliste à Sud et militant révolutionnaire et anticapitaliste, il avait été des combats pour la défense de l’hôpital public, et actif au sein du comité de défense de l’hôpital de Concarneau.

Depuis quelques années, il s’était engagé pleinement dans sa passion de l’histoire, écrivant une thèse d’histoire contemporaine sur le Front Populaire dans notre région qu’il avait adaptée dans un ouvrage collectif d’abord à travers un article développé et très intéressant « Front contre blocs: luttes hégémoniques dans le Finistère au moment du front populaire  » (C’était 1936. Le Front populaire vu de Bretagne, sous la direction d’Erwan Le Gall et François Prigent, éditions Goater, 2016), puis dans l’adaptation pour le grand public de sa thèse: Finistère du Front populaire. 1934-1938. Lutte pour l’hégémonie et logique de blocs, PUR, 2018.

Deux ouvrages qui ont permis de faire avancer la connaissance de l’histoire de la gauche, du mouvement ouvrier, et de la fin des années 1930 dans notre région.

Jean-Paul Sénéchal était venu le 14 mai 2019 faire une conférence passionnante dans le cadre des Mardis de l’éducation populaire du PCF Morlaix. Nous lui avions été reconnaissants de son travail de passeur et de pédagogue talentueux sur l’histoire politique de notre région, un travail où, bien évidemment, ses valeurs militantes se retrouvaient aussi même si son point de vue était sérieux, distancié et objectif.

Nous sommes peinés par sa disparition et voulons exprimer toute notre sympathie à sa famille et ses amis.

Son action et sa personne laisseront une empreinte forte dans le département et le monde militant.

Ismaël Dupont

Source: Le Chiffon Rouge PCF Morlaix

http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/

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03 avril 2020 ~ 0 Commentaire

transports (solidaires)

 salaire

Il est urgent de limiter les transports aux seuls besoins essentiels!

Depuis le début de la crise sanitaire, le matériel de protection indispensable fait défaut. Le personnel soignant, en première ligne, est le plus touché par cette situation.

Les salarié.es des entreprises appartenant aux secteurs essentiels le sont aussi car le patronat, avec l’appui des pouvoirs publics, refuse de prendre en compte le danger grave et immédiat et combat les droits de retrait.

Le patronat, toujours avec l’appui de l’Etat, ridiculise la notion de «service essentiel» en l’utilisant pour obliger des centaines de milliers de personnes à continuer un travail qui pourrait être différé.

L’avidité des actionnaires prime sur la santé et la vie des travailleurs et travailleuses: c’est le capitalisme.

Casse des services de santé – en lutte depuis des années pour avoir des moyens satisfaisants – et plus globalement de la sécurité sociale, absence d’anticipation, de réactivité, mais aussi délocalisations des industries produisant des masques et des respirateurs, sont autant d’explications à la situation catastrophique que nous connaissons.

Certes, les capitalistes et leurs gestionnaires ne sont pas à l’origine de ce coronavirus; mais ils portent la responsabilité de l’absence de protection, d’anticipation, d’infrastructures et de personnel pour y faire face, et donc de sa diffusion massive et mortelle.

Mi-mars, nous avons interpellé Mme Pannier-Runacher du ministère de l’Economie et M. Salomon, le directeur général de la Santé, pour leur dire qu’il était urgent d’organiser une réunion tripartite État-entreprises/organisations patronales-Organisations syndicales, pour travailler sur les filières productives de matériel médical indispensable.

Aucune réponse. Il y a là une mise en danger délibérée de la population.

Au-delà des discours martiaux et des hommages aux «héros», la réalité est que la santé des travailleurs et des travailleuses n’est pas le souci majeur – loin de là – des pouvoirs publics et directions d’entreprise.

En témoigne, l’injonction contradictoire consistant à ressasser l’impérieux besoin de confinement (bien réel !), mais en l’accompagnement de mesures visant à envoyer au travail un grand nombre de salarié·e·s dont l’activité ne relève pas des services absolument indispensables aux besoins essentiels de la collectivité. Le droit de retrait est une mesure de salubrité publique: les directions d’entreprise en contestent l’application et les pouvoirs publics les appuient!

C’est une décision dont les responsables assumeront les conséquences…

Le patronat s’attache à faire en sorte de pénaliser celles et ceux qui sont effectivement confiné.es (chômage partiel, garde d’enfants, télétravail, etc.) en rognant sur des droits, avec l’aval et l’appui des pouvoirs publics. Celles et ceux dont la présence sur le lieu de travail est suspendue à cause de la crise sanitaire doivent bénéficier de 100% de leur salaire, quelle que soit leur situation administrative !

Les seules entreprises du CAC 40, pour 2019, ont versé 60 milliards à leurs actionnaires…

Les transports doivent se limiter aux besoins réels de la population. Ce devrait être la règle tout le temps. En réalité, ils sont au service des intérêts capitalistes, avec les conséquences en matière d’écologie, de sureté …

Dans la période, continuer ainsi c’est une autre forme de mise en danger de la vie d’autrui! Les transports doivent être strictement limités aux besoins des secteurs vitaux (agroalimentaire, santé, etc.). N’en déplaise au MEDEF !

  • Qui a décidé de faire rouler des trains de fret pour ravitailler les chantiers du grand projet inutile Ligne à grande vitesse Lyon/Turin? Est-ce indispensable dans la période?
  • Qui a décidé de relancer les travaux pour la création du Roissy express, en vue des Jeux olympiques de 2024? Est-ce une activité indispensable dans la période?
  • Qui a décidé de continuer à faire travailler les chauffeurs routiers dans des conditions encore plus scandaleuses qu’habituellement, et pour certains trafics qui n’ont rien de vitaux pour la collectivité?

La direction SNCF invente la catégorie des « trains de continuité industrielle permettant de faire fonctionner des usines stratégiques […] et accélérer la remontée en puissance de l’économie.»

C’est l’Etat qui gère la SNCF et la met au service, non de la collectivité, mais des industriels !

Donnons tous les moyens aux secteurs vitaux. Protégeons-nous !

Arrêts des transports ferroviaires et routiers inutiles!

Arrêt total de production de toutes les entreprises sauf celles indispensables dans la période.

Dans ces dernières, c’est à celles et ceux qui travaillent de définir l’organisation à mettre en place; pas aux directions qui ne sont pas sur le terrain, là où est le danger de mort!

Par Sud-rail, Sud-industrie, Sud-chimie, Union syndicale Solidaires-transport

Alencontre 3 avril 2020

https://alencontre.org/

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02 avril 2020 ~ 0 Commentaire

numéro gratuit (solidaires)

stop virus

0 805 37 21 34

Virus: droit de retrait, chômage partiel, sécurité, temps de travail, protection…

Des militant.e.s syndicaux Solidaires issus de différents secteurs, géographiques et professionnels , ont permis de lancer ce numéro d’appel gratuit. 0 805 37 21 34
Il est ouvert tous les jours, dimanche compris, entre 9h et 19h

Pour les travailleurs/euses qui n’ont pas de contact avec un syndicat et qui se retrouvent avec des questionnements variés sur leurs droits, notamment face aux dérogations instaurées par l’état d’urgence sanitaire. Face aux pressions dans certaines entreprises, face à l’offensive du gouvernement contre le code du travail, n’hésitez pas à informer autour de vous de l’existence de cet outil de lutte et de résistance !

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02 avril 2020 ~ 0 Commentaire

dividendes (la conf’)

oxfam

Pas de dividendes en 2020

Le dire c’est bien, le faire c’est mieux

Après la publication de notre lettre ouverte à Bruno Le Maire dimanche 29 mars, ce dernier a précisé lundi matin sur RMC les mesures qu’il comptait prendre sur le conditionnement de certaines aides de l’Etat au non-versement de dividendes.
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Malheureusement le compte n’y est toujours pas :
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Les entreprises pourront bénéficier de certaines mesures d’urgence et notamment du dispositif renforcé de chômage partiel tout en continuant de verser des dividendes à leurs actionnaires.
Le gouvernement doit l’entendre : il n’est pas acceptable que l’Etat prenne en charge les salaires des entreprises et que celles-ci versent, quoi qu’il en coûte, des dividendes à leurs actionnaires ! La réponse économique ne peut pas socialiser les pertes et privatiser les profits.

Ce n’est pas une question de trésorerie, comme l’explique le gouvernement, c’est avant tout une question de justice, de décence, de solidarité nationale. Pour les bas salaires ou les contrats précaires, perdre 16% de sa paie va poser de graves difficultés.

Et au-delà du chômage partiel, la proposition de Bruno Le Maire de conditionner les aides n’est pas dissuasive car les entreprises peuvent continuer à verser des dividendes sans s’exposer à de lourdes peines.

Dans le contexte de crise actuelle, les entreprises doivent dédier l’ensemble de leurs moyens à assurer une protection et une rémunération aux salariés, aux fournisseurs et investir dans un modèle plus résilient.

Si Bruno Le Maire veut réellement accélérer la transformation de notre système économique pour le rendre « plus soucieux des inégalités et de l’environnement », des mesures de rupture sont indispensables.

Nos organisations demandent donc la suspension immédiate du versement par les entreprises de dividendes, rachats d’actions et bonus aux PDG, a fortiori quand elles ont bénéficié d’aide publique, le temps que durera cette crise.

Le vent est en train de tourner dans le secteur bancaire après les appels inédits de la Fédération Bancaire européenne, de la Banque Centrale Européenne et de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution : la Norvège et la Suède ont ouvert la voie, et aujourd’hui c’est l’ensemble des banques anglaises qui annoncent suspendre leurs dividendes en 2020.

En France, plusieurs entreprises ont d’ores et déjà annoncé des gels et des reports – la Société générale et Natixis pour les banques, Safran, JCDecaux, Nexans, Airbus, Auchan – mais certaines passent outre les recommandations du gouvernement comme Total qui s’apprêterait à verser 1,8 milliards d’euros de dividendes.

La faute à un gouvernement français qui fait encore trop appel à la bonne volonté des entreprises, avec des mesures trop timides et non contraignantes.

Cette décision doit enclencher dès aujourd’hui une réflexion sur un meilleur partage des richesses au sein des entreprises : il sera nécessaire de penser l’encadrement des dividendes afin que l’entreprise dégage des moyens pour investir dans la transition sociale et écologique.

L’arrêt d’une grande partie de la restauration collective et commerciale hors domicile et l’interdiction d’un grand nombre de marchés ont entrainé une forte augmentation des volumes des denrées alimentaires vendues par la grande distribution aux ménages.

Plusieurs enseignes communiquent sur les achats français et locaux et les développent, notamment sur des filières en grandes difficultés (agneaux, chevreaux, produits frais, plants), nous demandons que ces pratiques se multiplient et puissent également mettre en avant des produits sous signe de qualité.

Cependant la solidarité sur l’écoulement des volumes ne suffit plus, nous attendons de la distribution plus de responsabilité également en matière de transparence sur les prix d’achats et de vente et également sur une répartition des marges plus équitable entre tous les acteurs des filières.

Notre travail est aujourd’hui reconnu d’utilité publique, il doit donc être valorisé comme tel et nous exigeons des pouvoirs publics des mesures fortes pour permettre en ces temps inédits une juste rémunération de notre travail : plus une vente ne doit se faire en dessous nos coûts de production.

Cette « solidarité » de la grande distribution doit se traduire dans les actes de manière structurelle.

La réorganisation de nos filières, initialement imaginée lors des Etats Généraux de l’Alimenta-tion, ne peut plus attendre. Sans une meilleure rémunération des paysan.ne.s et une améliora-tion substantielle de leurs conditions de travail, il n’y aura pas les installations massives nécessaires pour l’avenir de nos campagnes et de nos systèmes alimentaires.

Relocalisation et rémunération équitable du travail doivent guider nos actes face aux enjeux actuels et à venir.

02.04.2020

http://www.confederationpaysanne.fr/

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