Archive | Syndicalisme

24 mai 2018 ~ 0 Commentaire

mater guingamp

guing

ma-mater

Maternité de Guingamp, la République En Marche contre les bébés…

Depuis des semaines la rumeur enflait sur la fermeture de la maternité de l’hôpital de Guin- gamp.

Le Comité de Défense de la Santé avait vu juste en dénonçant le minage du terrain par le super préfet de l’ARS Bretagne, ses complices des directions des hôpitaux du GHT 7 et le député Kerlogod, champion du monde des tourneurs de vestes. Pour une surprise ce n’en est pas une tant les politiques de santé publique sont inféodés aux diminutions drastiques des budgets de l’Etat et de la Sécurité Sociale.

Toutes les richesses disponibles doivent aller directement dans les poches des capitalistes, ils ne font même plus mine des les partager. Déjà 25 milliards d’euro au titre de l’impôt sur les grandes fortunes supprimés, la Flat Tax , des défiscalisations diverses etc.

Laissant ainsi sur le bord de la route, nus comme des vers, les tenants de la social démocratie, du réformisme, les partis opportunistes de gouvernement, les PS, PCF et Verts. Pacte de responsabilité, CICE, coupes budgétaires encore plus de 900 millions cette année pour la seule santé, Macron et ses complices du patronat foncent dans le tas. Alors pour eux quelle importance un petit hôpital, une petite maternité chez les « illettrés » de Bretagne ?

Sauf que pour nous, les salariés, les retraités, la jeunesse, les populations éparpillées sur les territoires, c’est notre vie qui est en jeu !

En renforçant la métropolisation, par exemple ici en Bretagne, Rennes, Nantes et Brest, l’Etat du capital concentre les ultimes ressources publiques sur ces trois grandes villes. Il suffit de vérifier la démographie médicale pour s’en assurer, les médecins les plus jeunes, les plus formés se concentrent dans ces secteurs. Attractifs financièrement  évidemment.

Contre la fermeture de la maternité de Guingamp

Les trente suppressions de lits à la Fondation Bon Sauveur de Bégard

Les conditions honteuses de vie dans les EHPAD

La privatisation rampante des services d’aide et de soins à domicile, il nous faut organiser la résistance des personnels et des usagers.

Nous ne ferons pas l’économie d’une gréve, tous ensemble, contre la destructions des emplois, des statuts comme à la SNCF, à La Poste, dans  l’énergie, l’Education Nationale. Comme en mai 68!

Contre Macron est son monde nos vies valent plus que leurs profits. N’attendons pas de comptabiliser les dégâts humains agissons tout de suite. Samedi 26 mai le NPA sera au coté des manifestants de Guingamp, devant la Mairie à 11H00 pour défendre et garder la maternité, les emplois, le droit à la santé pour tous.

La décision de l’ARS à la poubelle !

Le comité NPA Lannion Guingamp Bégard.

npabear@gmai.com

http://npabear.blogspot.fr/

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24 mai 2018 ~ 0 Commentaire

lannion ltc (lutte ouvrière)

Lannuna

LTC Lannion : quatre jours de grève

Lannion Trégor communauté regroupe 60 communes des Côtes-d’Armor et comporte un peu plus de 600 salariés. Elle est dirigée par un ancien socialiste atteint de macronite.

Au début de l’année 2018, la direction a décidé de remettre en cause le régime indemnitaire des agents, ainsi qu’un passage à 1 607 heures par an au lieu des 1 554 heures actuelles. Le tout est accompagné de mesures ayant pour conséquence, si elles étaient mises en place, de diviser le personnel. Pendant plusieurs semaines, les discussions sont allées bon train dans les services, et petit à petit l’idée de ne pas se laisser plumer a fait son chemin. Lors d’une réunion intersyndicale le 18 avril, regroupant 90 salariés venus de tous les secteurs, l’assem- blée a voté le dépôt d’un préavis de grève pour le mardi 15 mai, en se donnant rendez-vous en assemblée générale la veille.

En réponse, la direction de LTC a envoyé par courrier à chaque salarié un document, sur papier glacé, bavardant longuement sur les nécessaires harmonisation et amélioration du régime prétendument plus favorable que l’ancien, tout en se réfugiant derrière « la Chambre régionale des comptes qui nous le demande»! Cela n’a pas du tout eu l’heur de plaire aux salariés qui, à la quasi-unanimité, ont voté en assemblée générale la grève pour le lendemain.

Celle-ci a débuté comme prévu à 6 heures mardi 15 mai aux services techniques, avec mise en place de piquets, les éboueurs et chauffeurs de bus étant entrés massivement en grève. Ils étaient 150 à 9 heures devant le siège de LTC aux cris de « Non à la prime au mérite ! » et « Les attaques aux conditions de travail, on n’en veut pas ! » La réunion de la délégation syndicale, élargie à 25 grévistes, avec des membres de la direction n’a évidemment rien donné. Mais, lors de l’assemblée qui a suivi, de nombreux travailleurs étaient fiers d’avoir, pour la première fois, relevé la tête, et entendaient bien poursuivre le mouvement.

Le lendemain, c’est en cortège, banderole en tête, que les grévistes des services techniques se sont dirigés vers les bâtiments administratifs pour rejoindre les autres grévistes et accom- pagner la délégation élargie. Elle a été reçue une nouvelle fois par le vice-président et le directeur des ressources humaines, sans que rien n’en sorte.

Le président de LTC est venu jeudi matin 17 mai au piquet de grève pour dénoncer des « agitateurs professionnel » et tenter d’intimider les présents. Sans succès. Ce jour-là, les grévistes ont pu vérifier que leur mobilisation était bien vue par la population, en distribuant des tracts d’abord à quelques ronds-points, et surtout au marché de Lannion où les 200 manifestants ont recueilli soutiens et encouragements.

Les grévistes se sentaient dans leur bon droit, d’autant que, comme l’a déclaré l’une d’entre eux à la presse locale, « contrairement à ce qui nous est dit, la circulaire du 31 mars 2017 n’oblige pas les collectivités à passer à 1 607 heures. Elle laisse la possibilité à chaque collectivité de rester dans son mode actuel. » Ils ont poursuivi leur grève jusqu’au vendredi soir, et ont décidé de reprendre après avoir fait reculer la direction de LTC, en particulier sur les congés et la prime au mérite qu’elle voulait leur imposer.

Tout n’est bien sûr pas réglé, mais ces quatre jours de grève, la première depuis l’existence de LTC, ont montré que les travailleurs étaient capables de relever la tête, d’agir et de prendre des décisions collectivement. Cela comptera pour l’avenir et rien ne sera plus comme avant.

Correspondant LO 23 Mai 2018

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22 mai 2018 ~ 0 Commentaire

mater guingamp (le télégramme)

guing

Guingamp. Fermeture programmée de la maternité : les élus montent au créneau

L’Agence régionale de santé (ARS) s’apprêterait à annoncer la fermeture de la maternité de Guingamp. C’est ce qu’affirment cinq élus du pays guingampais qui appellent, d’ores et déjà, la population à entrer en résistance contre cette décision.

Dans un communiqué transmis à notre rédaction ce lundi soir, Yannick Botrel, Annie Le Houé- rou, Philippe Le Goff, Philippe Le Goux et Vincent Le Meaux, «représentant les élus du terri- toire et la population», s’opposent à la fermeture programmée de la maternité de Guingamp. Une fermeture que « la direction de l’Agence régionale de santé s’apprête à nous signifier».

Depuis quelques mois, l’inquiétude était vive pour les élus, la population et le personnel. Début mai, le docteur Guichaoui, gynécologue et chef de service nous confiait ressentir une menace : « Dire que la maternité de Guingamp va fermer, je l’entends depuis plus de 20 ans que j’y travaille. Mais cette fois, ça paraît plus inquiétant, sans qu’il n’y ait pour autant de raison concrète de s’alarmer : les équipes médicales et le niveau d’activité sont stables ». Cette annonce résonne ainsi comme un véritable coup de tonnerre pour la région guingampaise.

« Futurs parents, débrouillez-vous ! »

Or, appuient les élus, « une maternité comme celle de Guingamp, c’est cette année plus de 500 accouchements qui se font dans un cadre sécurisé répondant à des besoins de proximité. Depuis des années, au sein de cette structure, médecins, sage-femme, infirmière, administratif, élus, n’ont eu de cesse de défendre ce service de qualité pour les mamans et leurs bébés.

Le modèle qui veut nous être imposé est dorénavant d’aller faire accoucher les femmes du bassin de l’agglomération Guingamp Paimpol à Saint-Brieuc avec tous les risques que cela comporte en termes de délais, de surcoût pour les futures mamans. Aurons-nous dans les prochains mois des mamans qui accoucheront sur la route ? ».

« Guingamp fait partie d’un groupement hospitalier de territoire qui a pour objet de mutualiser les moyens entre les différents établissements. Aujourd’hui, unilatéralement, l’hôpital de Saint-Brieuc a affirmé sa volonté de ne plus mettre à disposition des pédiatres. L’hôpital de Saint-Brieuc ne sera pas lui-même en capacité d’accueillir les 500 naissances ! Futurs parents, débrouillez-vous ! ».

Manifestation samedi

Les élus signataires refusent cette décision de l’ARS et ont décidé « d’entrer dorénavant en résistance ». Le 5 mai, le rassemblement « Touche pas à ma maternité » avait déjà réuni 800 personnes au centre-ville de Guingamp. Les élus appellent l’ensemble des personnes du territoire à se rassembler une nouvelle fois samedi 26, à 11 h, devant la mairie. « Défendons notre hôpital, notre maternité et refusons cette régression historique », conclut le communiqué.

guing
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20 mai 2018 ~ 0 Commentaire

rennes la poste (fr3)

Rennes : fin du conflit à La Poste

Après plus de 4 mois de grève le collectif des postiers du bureau de Rennes-Crimée a signé ce jeudi à 20 heures un protocole de reprise du travail pour mercredi prochain.

C’est la CGT qui a signé ce protocole au nom du Collectif des grèvistes.

Un accord qui met fin à une grève commencée le 9 janvier dernier. Selon Arnaud Bordier, secrétaire départemental adjoint de Sud-PTT, la direction de la poste n’a admis que la CGT comme interloccuteur parce que cette organisation avait posé un préavis de grève uniquement sur ce bureau de Rennes-Crimée alors que Sud-PTT avait déposé des avis départementaux. Le Collectif des grèvistes a donc mandaté la CGT pour ne pas rompre le dialogue.

Les points forts du protocole de sortie de grève

En janvier 2018 le bureau de Rennes Crimée devait subir la restructuration suivante :

  • Changement du régime de travail avec une tournée le matin et une autre l’après-midi avec une « pause méridienne »
  • Suppression de 6 tournées sur les 28 du bureau de Crimée

Rappelons que cette pause méridienne oblige les facteurs à faire une pause repas (à leur frais) de 45 minutes non payée pour reprendre une nouvelle tournée l’après-midi alors que jusque-là ils trient eux-mêmes leur tournée tôt le matin, font leur tournée souvent à vélo et rentrent manger chez eux en début d’après midi.

La direction commence aussi à introduire un système de « tournées sacoches » :

La tournée n’est alors plus triée par le facteur qui fait la distribution. A la place il a deux tournées à faire: matin et après-midi, vécue comme une double journée de travail. Cette « tournée-sacoche change aussi complètement l’équilibre vie professionnelle/vie privée.

Le protocole qui vient d’être signé acte que la restructuration n’aura lieu qu’en janvier 2019 : 

  • Seulement 4 tournées passeront au nouveau régime de travail avec « pause méridienne »
  • Les autres pourront continuer de faire une journée continue (tôt le matin jusqu’à la mi-journée)
  • Suppression de 4 tournées au lieu de 6 (suppressions d’emplois)
  • Déprécarisation 5 CDD passeront en CDI sur la « plaque rennaise »

Une expertise du TGI sur quatre mois

En parralèle de ce protocole le Tribunal de Grande Instance a mandaté une expertise sur le régime de travail du bureau de Rennes-Crimée. Cette expertise étudiera la situation actuelle et évaluera le nouveau projet d’organisation de la Poste sur le plan des conditions de travail (fatigue et pénibilité, déséquilibre entre vie professionnelle et vie privée).

Cette expertise étudiera aussi les conséquences pour les usagers qui recevront leurs courriers l’après midi au lieu du matin et conséquence sur l’activité et les performances économiques de La Poste. Suite à cette expertise, il y aura peut-etre d’autres aménagements des organisations et conditions de travail avant l’exécution du nouveau protocole de travail au 1er janvier 2019.

« Tous les problèmes ne sont pas réglés » ajoute Arnaud Bordier.

« Dans le département environs les 2/3 des agents ont participé à la lutte en soutien des postiers du bureau de Crimée. Or, l’agenda de La Poste prévoie aussi des restructurations concernant d’autres bureaux de facteurs. » Le Syndicaliste dénonce un dialogue social quasi inexistant qui oblige les salariés à une longue lutte pour obtenir des négociations.

La solidarité

Après 4 mois de lutte les postiers de Rennes-Crimée ont donc enfin trouvé une issue au conflit.
« Ca a été eprouvant avec des fiches de paie à zéro ! Mais on a eu le soutien, la solidarité, et des chèques non seulement d’autres postiers de France mais aussi de nombreux usagers Rennais« . Grâce à eux la caisse de soutien a pu compenser environ la moitié de leurs salaires.

Les conséquences pour les usagers

Beaucoup de problèmes ne sont pas règlés : plus de 400.000 plis sont en souffrance. Les grèvistes accusent leur direction d’avoir minimisé tout au long du conflit les conséquences pour les usagers. « Avec les avocats qui assignent La Poste en Justice pour des retards de courrier, on se rend compte qu’il y a encore beaucoup d’activités tributaires du courrier papier. Il y a eu un vrai mépris des usagers de La Poste pendant ce conflit »

Suppressions d’emplois

Sur ce bureau de Rennes se sont au final 4 suppressions d’emplois qui sont prévues pour 2019 (au lieu de 6 au début du conflit). Arnaud Bordier observe qu’à son arrivée à Rennes en 2002, il y avait 43 tournées (donc 43 emplois). Aujourd’hui il en reste 28 et ce sera 24 en 2019 selon les termes du protocole. En 10 ans au plan national La Poste a perdu autour de 100.000 emplois.

Les suites de ce conflit

Le conflit de Rennes-Crimée cache selon Sud-PTT d’autres conflits à venir pour des raisons similaires dans le reste du département.

Marc-André Mouchère 18/05/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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20 mai 2018 ~ 0 Commentaire

blanquer (jdd)

Blanquer-dinosaure

Jean-Michel Blanquer : « un ministre au double langage » pour le syndicat majoritaire au primaire

Pour Francette Popineau, secrétaire générale du SNUipp-FSU, syndicat majoritaire des professeurs des écoles, la méthode employée par le ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer est contre-productive.

« Depuis un an, Jean-Michel Blanquer parle de l’école de la confiance. Un joli slogan, mais que signifie-t‑il?

Où est la confiance envers les enseignants quand il laisse entendre qu’ils utilisent la méthode globale, ne font ni dictée ni calcul mental, et compare leur liberté pédagogique à l’anarchie? Quand il leur propose une méthode universelle dont la recherche (laquelle?) aurait vanté les mérites? Tous les enseignants de ce pays savent combien la maîtrise de la lecture est un élément essentiel de la réussite scolaire mais aussi un facteur d’intégration et de réussite personnelle.

Le ministre hypnotise l’opinion publique mais ne s’attaque pas aux multiples obstacles que les élèves rencontrent

Le ministre semble aussi oublier que tout ne se joue pas seulement au CP, c’est un appren- tissage continu qui va de la maternelle au collège. Si, bien évidemment, il faut travailler le code, ce que font tous les enseignants, il faut également soigner la compréhension des textes, car cette difficulté est pointée par les évaluations internationales. Le ministre hypnotise l’opinion publique mais ne s’attaque pas aux multiples obstacles que les élèves rencontrent dans leurs apprentissages. Ce n’est pas respectueux de faire croire qu’une bonne méthode, un bon manuel suffiraient, et de laisser ainsi retomber la responsabilité de l’échec sur le seul enseignant ou sur l’élève.

Commençons par un salaire à la hauteur de l’exigence de ce métier

Oui, les professeurs réclament une formation pour améliorer leurs pratiques, mais s’ils peuvent beaucoup, ils ne peuvent pas tout. Dans les écoles, nous manquons de personnels spécia- lisés, de professionnel du social, de la santé. Il faudrait aussi abaisser les effectifs partout (nous sommes très au-dessus des pays d’égale économie), s’intéresser à la diversité des élèves, la mixité sociale… Plutôt que souffler le chaud et le froid, en saluant le travail des enseignants pour mieux les remettre au pas, commençons par un salaire à la hauteur de l’exigence de ce métier pour lequel on peine de plus en plus à recruter. Pour l’instant, l’école de la confiance, c’est un ministre au double langage, qui dit ‘faites-moi confiance!’ mais qui avance seul. »

Francette Popineau 20 mai 2018

Francette Popineau, secrétaire générale du SNUipp-FSU critique dans une lettre ouverte au ministre de l’Education son absence de concertation avec le corps enseignant. Cette maîtresse d’école depuis 26 ans estime que le ministre dénigre la « liberté pédagogique » en promouvant une « méthode universelle ». Elle explique les difficultés rencontrées par les enseignants par le peu de moyens investis dans le système éducatif et, en conséquence, un « manque de per- sonnels spécialisés ». Fustigeant l’absence de concertation de Jean-Michel Blanquer, elle réclame dans cette lettre ouverte une meilleure prise en compte des efforts individuels de chaque enseignant.

https://www.lejdd.fr/

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18 mai 2018 ~ 0 Commentaire

22 26 mai (npa)

huma

22 mai, 26 mai : prochaines étapes pour la construction d’un mouvement d’ensemble

Depuis plusieurs semaines, le gouvernement campe sur ses positions, restant sourd face au mouvement social. Pourtant, les mobilisations qui s’annoncent pourraient l’emmener sur une ligne de crête. Car si le mouvement, principalement centré sur la SNCF, s’étire dans le temps, il ne s’étiole pas pour autant. 

Force est de constater que la mobilisation des cheminotEs, si elle n’est pas encore parvenue à déborder la stratégie syndicale des deux jours par semaine, tient et s’inscrit dans la durée. La « journée sans cheminot » a montré qu’il y avait des possibilités d’amplifier le mouvement et que les travailleurEs de la SNCF s’opposaient massivement à la réforme.

Quant au mouvement étudiant, malgré des contours sporadiques, il arrive à entretenir un climat de contestation et de radicalisation dans une partie de la jeunesse. À Air France, c’est l’arme macronienne du référendum qui s’est retournée contre la direction. La « majorité silencieuse », prétendument acquise aux réformes du gouvernement, a soutenu les grévistes.

Macron a donc bel et bien une épine dans le pied. Mais la marche à franchir est encore haute pour le déstabiliser. L’enjeu du mouvement reste encore, plusieurs semaines après son déclenchement, l’amplification et la convergence.

Contre la tentation du cloisonnement

À cet égard, la grève de la fonction publique du 22 mai revêt une importance toute particulière. Si les précédentes journées de mobilisation de ce secteur ont été des succès, la frilosité de l’inter-syndicale ne leur a pas permis d’avoir des suites. Et on peut d’ores et déjà regretter le choix d’une date en dehors de la mobilisation des cheminotEs.

Pourtant, ce sont les mêmes menaces qui planent à la SNCF et dans la fonction publique 

Casse des statuts, privatisations, suppressions de postes, précarisation, management agressif, détérioration du service aux usagers… La construction de cette grève doit donc être l’occasion de faire converger toutes celles et tous ceux qui veulent faire reculer le gouvernement sur ses projets de destructions des services publics. À cet égard, une défaite des cheminotEs, dont la lutte resterait isolée, serait lourde de conséquences pour toutes et tous, travailleurEs comme usagerEs des services publics.

Cette convergence des luttes doit s’accompagner d’une convergence des forces, des forces syndicales, politiques et associatives.

Contrairement à la séquence de la semaine précédente, qui a vu s’enchaîner 1er Mai syndical et « Fête à Macron » le 5 mai. Certes, il n’y avait pas, pour autant, opposition entre les deux dates, mais pas non plus coagulation. Et cette tentation du cloisonnement pourrait nous en- traîner dans une logique mortifère, celle de la division à un moment crucial où la mobilisation peut s’amplifier ou bien s’essouffler. Or, cette division ne peut que servir les intérêts du gou- vernement, qui cherche lui-même à enfoncer le clou en nous faisant le coup des gentils et des méchants manifestantEs avec la surmédiatisation des Black blocs.

Ancrer et renforcer la mobilisation

Et c’est bien là tout l’enjeu de la préparation de la manifestation du 26 mai. Il s’agit de dépasser les traditionnelles méfiances pour impulser une dynamique unitaire qui fasse le lien entre le mouvement social, le mouvement syndical et le mouvement politique. Malgré l’annonce de la présence de la CGT, dont on ne peut que se féliciter, eu égard à son poids et à sa surface militante, les obstacles sont encore nombreux sur la voie de l’unité. À commencer par l’attitude de ceux qui cherchent un peu trop à tirer la couverture à eux.

L’attitude de la FI, lorsqu’elle a cherché à faire une OPA sur la manifestation du 5 mai, risque de raviver les méfiances du mouvement social et syndical, qui craint d’être instrumentalisé par des organisations politiques dont la tentation électoraliste reste bien souvent l’horizon indépas- sable. Au NPA, nous nous sommes attelés à créer cette dynamique d’unité d’action car nous pensons que la convergence de ces trois forces, politique, syndicale, associative, peut être un point d’appui supplémentaire pour la construction des luttes.

C’est pourquoi la préparation de la manifestation doit être l’occasion d’impulser ou de poursuivre la construction de collectifs unitaires qui fassent le lien avec le mouvement de grève et de contestation du gouvernement Macron pour ancrer et renforcer la mobilisation.

Camille Jouve Jeudi 17 mai 2018

https://npa2009.org/

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18 mai 2018 ~ 0 Commentaire

doux (europe 1)

interdictoion des lic

Reprise de Doux : « on a tous peur », confie une salariée

Le tribunal de commerce de Rennes doit trancher, ce vendredi après-midi, entre deux potentiels repreneurs du groupe en liquidation judiciaire. Mais dans tous les cas, tous les salariés ne seront pas repris.

Quel avenir pour les salariés du volailler Doux en Bretagne ? Le groupe est en liquidation judiciaire à cause de graves difficultés financières et deux offres de reprise, sur les huit dépo- sées, ont été examinées par les juges du tribunal de commerce de Rennes : celle de l’Ukrai- nien MHP qui ne garderait, dans un premier temps, que 285 salariés et celle d’un consortium mené par le leader de la volaille en France, LDC, qui devrait conserver 900 emplois sur les 1.200 de son concurrent. Alors que la décision doit être rendue par le tribunal ce vendredi après-midi, une seule chose est sûre : les effectifs vont être réduits. Alors, du côté des salariés, l’ambiance est loin d’être au beau fixe.

Des salariés apeurés.

« On est perdus, on a tous peur », confie Swann, 25 ans. « Est-ce qu’ils vont garder les plus anciens, ou les plus jeunes ? On ne sait pas du tout (…) On ne sait pas non plus si les étran- gers [le groupe ukrainien MHP, ndlr] veulent nous racheter pour rester là, ou pour délocaliser chez eux », se demande-t-elle. « Je veux rester là, j’ai ma mère et ma sœur qui travaillent aussi ici, on a peur les unes pour les autres ». « L’ambiance ici est géniale, j’adore venir travailler, je ne viens pas du tout à reculons », ironise la salariée.

« Quel avenir ? ».

« Ça va être dur parce qu’on sait que tous les salariés du groupe Doux ne seront pas repris », témoigne de son côté Nadine Hourmant, déléguée Force Ouvrière. « Qui va être licencié et qui ne le sera pas ? Au pire des pires, 377 salariés étaient potentiellement licenciables », avance la déléguée. « Quand on a donné autant de temps pour une entreprise et se dire que demain on peut recevoir une lettre de licenciement, quel avenir avez-vous ? ». Avec une moyenne d’âge des salariés au-dessus des 50 ans pour plus de 30 ans d’ancienneté, ce sont des vies entières qui sont sur la sellette à Châteaulin.

18 mai 2018 François Coulon

http://www.europe1.fr/

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18 mai 2018 ~ 0 Commentaire

22 mai (ouest france)

brest

22

Des syndicats appellent à manifester le 22 mai à Brest et Quimper pour le service public

Un préavis de grève concernant les secteurs privé et public a été déposé par les syndicats à la Préfecture du Finistère pour vous permettre le débrayage.

Les militants de l’Union Départementale Cgt-FO du Finistère appellent à une nouvelle journée de grève et de manifestation le mardi 22 mai dans les rues de Brest et de Quimper, à partir de 11 h. Une mobilisation pour la sauvegarde du service public qui se veut « interprofessionnelle et intergénérationnelle ».

Deux jours après le 24e Congrès Confédéral de Force Ouvrière, les militants de l’Union Départementale Cgt-FO du Finistère appellent « tous les salariés, du public comme du privé, les chômeurs et les retraités », à manifester le mardi 22 mai à Brest et Quimper.

Derrière ce nouveau mouvement de grève, un objectif : « cette date du 22 mai doit être le début d’une mobilisation générale, interprofessionnelle et intergénérationnelle. Nous ne pouvons pas nous contenter d’une grève mensuelle. »

Les syndicats réclament entre autres : l’augmentation des salaires et des pensions ; la reconquête d’un service public de proximité ; l’abrogation des ordonnances Macron et des Lois Travail, Rebsamen, NOTRe…

16/05/2018

https://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

Pourquoi les fonctionnaires seront en grève le 22 mai ? (Sud éduc 29)

22 mai 2018 : Mobilisation générale ! (CGT-EP)

Tract Unitaire

CGT Culture

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17 mai 2018 ~ 0 Commentaire

arkéa (le télégramme)

arkea

Arkéa. Ces salariés qui n’iront pas manifester

Ils n’iront pas, « malgré les pressions », manifester à Paris pour l’indépendance de leur banque. Des salariés du Crédit mutuel Arkéa font part de leurs inquié- tudes, et de leur opposition à toute scission. Ils estiment qu’ils sont « une majorité ».

«C’est un Brexit bancaire, avec la même intoxication, la même désinformation en amont, et qui aura le même résultat au final: une super gueule de bois». Trois salariés du Crédit mutuel Arkéa (Bretagne, Sud-Ouest et Massif central), syndiqués CFDT et CGT, ont accepté de témoigner, anonymement, pour affirmer que l’unanimité affichée par leur direction en faveur de l’indépendance n’est «qu’une illusion». «Nous pensons qu’une majorité des salariés est inquiète des conséquences d’une proclamation d’indépendance», assure Sophie, âgée de 41 ans (les prénoms et âges ont été modifiés, à la demande des intéressés), syndiquée CFDT dans une agence du réseau.

« Chez les partisans, il y a une vraie euphorie en faveur de l’indépendance, sincère et de bonne foi, reconnaît Christine, âgée de 53 ans, syndiquée CGT au siège du CMB- Arkéa. Mais on leur a vendu du rêve. Il faut voir comment, en interne, les esprits ont été conditionnés : vidéos, via une campagne de com’ extérieure, messagerie interne, fil Twitter sur nos écrans de travail… »

«Famille et amis sont invités. Tout est payé !»

« La direction générale exhorte les salariés à venir manifester ! Tout est payé : transport, restauration, salaire maintenu, heures supplémentaires récupérées… On peut même faire venir famille et amis : tout est pris en charge!», témoigne Ronan, 50 ans, syndiqué CFDT au siège finistérien.

Les trois salariés dénoncent aussi « des pressions ».

« La direction générale, en CCE, a tenu ces propos : « Cela ne peut pas être gris, c’est noir ou blanc. Je veux connaître personnellement l’avis de chacun. Vous êtes avec moi ou contre moi » », rapporte Christine. Que faut-il comprendre sinon que vous êtes grillés si vous ne venez pas à la manif’ ? Comment demander ensuite une augmentation de salaire, une promotion ? Qui peut dire non à ça? » « Dans le réseau, on a droit à des discours du type : « Tu ne vas pas à Paris le 17 mai? Tu ne crois pas en la boîte? Démissionne tout de suite!», renchérit Sophie.

La marque bancaire Crédit mutuel est la préférée des Français. Qui connaît Arkéa ? Pratiquement personne !

« Impact sur la clientèle » Les trois salariés pointent aussi le fait que la direction sera en mesure de savoir qui est venu à la manif’, ou pas. « Il faut s’enregistrer en ligne, via le collectif qui est censé être indépendant, soi-disant pour l’organisation logistique. Pourquoi cela n’a pas été fait par service, anonymement ? Là, nous n’avons aucune garantie de confidentialité ! »

Sur le fond, Christine, Sophie et Ronan estiment que la proclamation d’indé- pendance d’Arkéa serait un « hold-up » qui va mettre en péril l’entreprise.

« La marque bancaire Crédit mutuel est la préférée des Français. Qui connaît Arkéa ? Prati- quement personne !, s’insurgent-ils. À côté de cela, notre direction propage de fausses infor- mations : si l’on n’est pas indépendant, il y aura centralisation et donc pertes d’emplois. C’est faux ! En revanche, si l’indépendance est proclamée, il y aura des agences Crédit mutuel face à nous. Même si nous sommes en bonne santé, nos taux seront moins intéressants. Et la concurrence sera débridée. Qui gagnera ? Qui perdra, au final, des emplois ? Nous risquons aussi la perte d’agrément bancaire et le projet de la direction n’est même pas bouclé ! » Les trois salariés déplorent « ce conflit, qui dure depuis quatre ans, » et qui « a déjà un impact sur la clientèle ». « C’est source d’instabilité et aucun client ne veut ça ».

17 mai 2018 Hervé Chambonnière

http://www.letelegramme.fr/

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17 mai 2018 ~ 0 Commentaire

laurent mélenchon (europe 1)

unite

Pierre Laurent (PCF) : la manifestation du 26 mai « ne répond pas à l’appel de tel ou tel leader »

Le secrétaire national du Parti communiste rappelle que la mobilisation du 26 mai n’est pas à l’initiative de La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon mais un appel de 80 organisations.

Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a assuré mercredi qu’ »il n’y a ralliement de personne à Jean-Luc Mélenchon », après l’annonce par la CGT de sa participation à la mobilisation du 26 mai aux côtés de La France insoumise.  »Je demande le respect pour les 80 organisations appelant à cette manifestation », qui « ne répond pas à l’appel de tel ou tel leader », mais est le fruit d’un « processus unitaire » sur plusieurs semaines, a lancé Pierre Laurent devant l’Association des journalistes parlementaires.

Appel collectif.

« Le cadre unitaire n’a pas été organisé au départ par La France insoumise », a insisté le sénateur de Paris, critiquant un mouvement qui « développe de manière récurrente l’idée qu’il est lui seul à l’origine de tout et va fédérer tout ». La CGT, qui a jusqu’à présent refusé de se joindre à des journées organisées par La France insoumise, a expliqué son ralliement à cette « marée populaire » par « l’urgence sociale ». Réunies le 3 mai à la Bourse du travail à Paris à l’initiative de l’association Attac, plusieurs organisations syndicales, politiques et associatives s’étaient mises d’accord sur le principe d’une manifestation le 26 mai pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité.

Dans le sillage des cheminots.

Pour ce « premier grand rendez-vous qui va voir converger » ces différentes organisations, le responsable communiste s’attend à « une mobilisation de masse dans le pays, bien supérieure à toutes les mobilisations que nous avons connues ». Pierre Laurent a estimé que le mouve- ment des cheminots a été moteur. Sur la réforme ferroviaire contestée, « je suis favorable à une consultation des Français », via une « votation citoyenne » comme dans le passé sur la priva-tisation de La Poste, a-t-il ajouté. L’idée a été soumise aux organisations rassemblées le 26 mai.

16 mai 2018

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