Archive | Syndicalisme

25 mai 2017 ~ 0 Commentaire

psa rennes (lutte ouvrière)

peugeot 68

La colère s’exprime

Avec le lancement de la fabrication de la nouvelle Peugeot 5008 à l’usine PSA de Rennes, la production a augmenté et la direction de l’usine a remis les ateliers en deux équipes, alors que depuis un an et demi ceux-ci fonctionnaient en une seule équipe de jour.

Avec ce changement de rythme de travail et la volonté de produire beaucoup plus, les conditions de travail se sont durcies. La production est poussée au maximum, à la limite du faisable, et la flexibilité des horaires est utilisée en permanence pour rattraper les retards dus aux pannes et autres aléas d’approvisionnement. Cela a pour conséquence des journées à rallonge et des samedis travaillés parfois décidés deux jours avant. Des samedis travaillés ont été aussi décidés pour rattraper les jours fériés du mois de mai.

Ces méthodes brutales pour réaliser coûte que coûte la production sont très mal vécues. Le mécontentement est unanime et le malaise touche aussi l’encadrement intermédiaire, qui ne sait plus où donner de la tête pour répondre aux exigences de la direction, d’autant que, du fait des conditions de travail, une énorme proportion des voitures produites doivent être reprises en bout d’usine à cause de défauts de fabrication.

C’est dans ce contexte que l’idée d’un arrêt de travail à l’occasion d’un samedi travaillé a circulé dans l’usine, proposition soutenue par la CGT, qui a appelé tous les salariés présents le samedi 13 mai à un débrayage.

Immédiatement, les syndicats comme le SIA et FO ont fait de la propagande contre le débrayage, disant que tout arrêt de travail provoquerait immanquablement plus d’heures supplémentaires.

Par contre, le samedi matin, la CFDT s’est associée à l’appel de la CGT. À 11 h 30, après la dernière pause, une centaine d’ouvriers, dont une vingtaine d’intérimaires, sont venus au point de rassemblement prévu, sur un effectif de 300 à 350 au Montage. La production a quasiment été arrêtée.

Ce débrayage a été considéré comme une réussite par tous ses participants, mais n’a pas suffi à faire comprendre à la direction qu’elle devait revoir ses façons de faire. Elle s’est même crue capable d’annoncer que le jeudi de l’Ascension et le lundi de Pentecôte seraient travaillés. Cela a fait monter un peu plus la colère dans les ateliers et un nouveau débrayage a été organisé le vendredi 19 mai Et, cette fois, les deux équipes ont pu se retrouver pour dire non aux abus de la direction.

Histoire de faire peur, quelques cadres se sont permis de menacer des ouvriers en expliquant que, si la production ne se fait pas de façon satisfaisante, la nouvelle voiture pourrait être fabriquée en Espagne. Voilà le dialogue social dans cette usine : les dirigeants peuvent décider du jour au lendemain d’annuler deux week-ends de repos bien mérités mais, si les travailleurs protestent, ils sont menacés de fermeture de l’usine. Il n’est pas sûr que cela suffise à étouffer la colère.

Correspondant LO 23 Mai 2017

Lire la suite

22 mai 2017 ~ 0 Commentaire

philippe martinez (jdd)

cgt macron-edouard-philippe

« Les ordonnances de Macron sont irrecevables! »

INTERVIEW - Le secrétaire général de la CGT affûte ses armes pour riposter au projet de réforme du Code du travail.

Que vous inspire ce nouveau gouvernement?

Je n’ai pas pour habitude de porter de jugement sur les ministres et sur ce qu’ils ont fait, mais c’est d’abord un gouvernement de communication. L’arrivée de Nicolas Hulot en est un exem- ple. On nous avait parlé de renouvellement… Certes, il y a des inconnus, mais d’autres ne sont pas des nouveau-nés comme Gérard Collomb, François Bayrou, Bruno Le Maire… Gérald Darmanin est peut-être jeune, mais pas en politique. Il s’est prononcé contre le mariage pour tous, ça n’est pas un signe de grande ouverture. On a un patchwork de gens de droite qui ont soutenu Juppé, Fillon ou Sarkozy. Cela dit, le Premier ministre a été honnête en disant qu’il était de droite.

Et la nomination de Muriel Pénicaud, ancienne directrice générale de Business France, vous la saluez comme le font FO, le Medef et la CFDT?

Certes, elle a démarré au cabinet de Martine Aubry dans le gouvernement Jospin. Mais j’en ai connu d’autres qui une fois devenus DRH dans une grande entreprise n’ont pas appliqué les 35 heures! Chez Danone, elle a mis en œuvre un plan de 900 suppressions d’emploi dont 200 en France et remis en question de nombreux droits pour les salariés de ce groupe. Ce qui a satisfait les actionnaires et Franck Riboud aussi. Depuis plusieurs années, elle fréquente plus les conseils d’administration que les ateliers ou les bureaux! Elle a un parcours de dirigeante d’entreprise, et le programme de Macron est clair. Elle est là pour l’appliquer.

L’appel téléphonique du Premier ministre, jeudi, est-il de nature à vous rassurer sur ses intentions?

Nous avons discuté quatre minutes trente et il nous a confirmé qu’il souhaitait nous rencontrer. Qu’un Premier ministre contacte les organisations syndicales la première semaine de sa prise de fonction est plutôt une bonne chose. C’est une attitude correcte.

Sur la réforme du Code du travail, le gouvernement évoque plus une consultation…

Ça ne veut rien dire une consultation! La loi Larcher prévoit une concertation sur les projets de loi en matière sociale. Il faut donc prendre le temps de discuter. À moins que la loi ne soit déjà écrite… Avec le gouvernement Valls, on a découvert le projet de loi travail dans un quotidien! Si Édouard Philippe et Emmanuel Macron ont cette conception de la concertation, il s’agit alors plus d’un affichage que d’un dialogue réel et sincère. Nous, on est prêts, on soumettra au Premier ministre une dizaine de mesures urgentes à prendre pour le pays. Si on écoute nos propositions, nous voulons bien parler du Code du travail. Mais notre objectif est de renforcer les droits des salariés. Pourquoi le gouvernement se comporterait-il comme le Medef, qui arrive en négociation avec un texte sur lequel on n’a ni marge de manœuvre ni possibilité d’amendement

Que pensez-vous de son projet de légiférer à partir de trois ordonnances?

Ces ordonnances sont complètement irrecevables! L’homme neuf a de vieilles recettes. Consi- dérer que le travail à un coût, faciliter le licenciement pour créer de l’emploi, c’est vieux comme Juppé! Dire que les licenciements d’aujourd’hui sont les emplois de demain, on voit où ça mène. À la précarité ! Le Président souhaite aller plus loin que la loi travail rejetée à 70 % par les Français. Sur les classifications, par exemple. Le principe des conventions collectives est de poser un barème de salaire minimum pour un niveau de diplôme. Permettre aux entreprises d’y déroger signifie donc que demain un jeune sera payé en fonction de ce qu’aura négocié l’employeur et non plus en fonction du nombre d’années d’études qu’il aura faites. C’est ça la loi travail XXL! Depuis que les entreprises dérogent au code du travail, il a triplé de volume!

Et concernant la fusion des instances représentatives du personnel?

Le Président se prononce pour plus de dialogue social et en même temps il veut réduire les lieux et moyens qui lui sont dédiés! Par exemple, mélanger les prérogatives des comités d’hy- giène, de sécurité et des conditions de travail [CHSCT] avec celles des comités d’entreprise alors que le coût du mal-être au travail en France atteint 13.000 euros par an et par salarié, c’est une très mauvaise idée !

Une unité syndicale se dessine pour refuser la limitation des indemnités versées par les prud’hommes en cas de licenciement injustifié…

On veut traiter les salariés comme des yaourts. Quel que soit le type de licenciement, le prix d’une vie au travail est barémisé. Sans tenir compte de la situation familiale, de l’état de santé, de l’ancienneté. C’est proprement scandaleux. Réformer le code du travail n’est pas une prio- rité. L’assouplir ne permet pas de lutter contre le chômage. Nous ne nous bornerons pas à commenter les décisions du gouvernement. Je n’ai pas une tête d’alibi ! Nous avons des efforts à faire pour mettre en avant nos propositions. Nos idées détonnent dans le milieu ambiant, elles n’inspirent ni le Medef, ni les financiers, mais l’opinion publique y est réceptive. Notre priorité n’est pas de convaincre le gouvernement mais les salariés !

Le gouvernement compte travailler sur ces ordonnances cet été. Cela s’annonce compliqué pour mobiliser?

Nous voulons être écoutés et qu’on prenne le temps de la discussion en tirant les enseigne- ments du passé. Quand on veut dialoguer et qu’on est attaché au bien-être des salariés, on ne discute pas pendant les vacances. L’expérience de la loi travail devrait attirer l’attention de ceux qui nous gouvernent aujourd’hui.

Jean-Luc Mélenchon promet de mobiliser la rue. Ça fait un concurrent de plus?

Que des hommes et des femmes politiques viennent soutenir des luttes sociales, c’est une bonne chose. Mais nous avons la prétention de croire que nous sommes les mieux placés pour le faire. Jamais le FN ne serait venu chez Whirlpool sans les caméras et Emmanuel Macron. C’est de la communication, pas de l’action. Pourtant, le pouvoir politique sert à quelque chose : à légiférer, à peser, à relayer et à veiller à l’égalité entre les citoyens. Mais face aux intérêts des marchés financiers et des grands groupes internationaux, il démissionne trop souvent. Quand des salariés, comme ceux de GM&S, en sont réduits à casser leur outil de travail, on devrait pousser un cri d’alerte généralisé et ne pas se contenter de dire que l’État ne peut pas tout. 21 mai 2017

Propos recueillis par Rémy Dessarts et Emmanuelle Souffi

http://www.lejdd.fr/

Commentaire:

 

Lire la suite

22 mai 2017 ~ 0 Commentaire

prud’hommes (ouest france)

cfdt medef

Prud’hommes. La CFDT va passer devant la CGT

Les conseils de prud’hommes sont chargés de trancher en première instance les litiges touchant au contrat de travail.  Pour le mandat 2018-2021, un tiers des conseillers salariés seront issus de la CFDT, qui gagne 500 conseillers prud’homaux. La CGT en perd 800. C’est en partie la conséquence du changement de mode de désignation.

Le renouvellement des conseils de prud’hommes, en début d’année prochaine, pour la période 2018-2021, va se traduire par l’arrivée d’un grand nombre de conseillers CFDT. Selon le décret paru le 10 mai au Journal officiel, ils seront 2 348 soit 500 de plus qu’actuellement. C’est-à-dire un conseiller sur trois alors que la CFDT ne représente actuellement qu’un conseiller sur quatre. La CGT va perdre 800 conseillers pour redescendre à 2 046. FO reste stable autour de 1 000 conseillers. Paritaires, les conseils de prud’hommes sont chargés de trancher en première instance les litiges touchant au contrat de travail.

La CFDT a dépassé la CGT en représentativité

Cette redistribution est la conséquence du nouveau mode de désignation mis en place depuis la dernière élection des conseillers prud’homaux en 2008. Désormais, ils sont désignés en fonction de la représentativité des syndicats dans les entreprises privées. De ce point de vue, la CGT a été dépassée en décembre dernier par la CFDT.

La CGT était avantagée par le scrutin direct

Mais l’ampleur de la redistribution s’explique surtout par le fait que l’élection directe favorisait la CGT. Seulement 25 % des salariés ont participé à l’élection de 2008. La CGT étant connue de la plupart de ces électeurs, elle avait récolté plus d’un tiers des voix, profitant de sa notoriété.

Les listes de candidats attendues fin juillet

Les syndicats vont à présent devoir présenter des listes de noms avant le 31 juillet. Lourde tâche car il faut pourvoir chacune des cinq sections (industrie, commerce et services commerciaux, agriculture, activités diverses et encadrement) dans plus de 200 conseils de prud’hommes. Les organisations patronales, qui doivent désigner la moitié des conseillers, connaissent moins de bouleversements car elles pratiquaient assez largement les listes communes.

Even VALLERIE.15/05/2017

http://www.ouest-france.fr/

Lire la suite

19 mai 2017 ~ 0 Commentaire

syndicats (npa)

italien

État d’urgence !

Si la séquence électorale présidentielle a bousculé l’ensemble de l’échiquier politique, au niveau des directions syndicales il semble urgent… d’attendre ! Pourtant Macron n’a fait mys- tère ni de sa volonté de taper fort ni de sa volonté de frapper vite, et son Premier ministre « de droite » ne devrait pas être en reste…

Un programme chargé, une méthode musclée

Au menu du gouvernement : plafonnement des condamnations prud’homales en cas de licenciement abusif ; renvoi au niveau de l’entreprise des droits définis actuellement par la loi ou les accords de branche, généralisation des référendums introduits pour faire valider par les salariéEs, soumis au chantage à l’emploi, des accords refusés par une majorité d’organisations syndicales et qui pourraient être déclenchés directement par l’employeur ; regroupement des institutions représentatives du personnel visant à supprimer les délégués du personnel trop revendicatifs et les comités d’hygiène, sécurité et conditions de travail trop intrusifs, trop gênants…

Un vaste programme qui devrait être mis en œuvre par ordonnances. Avec dans les tiroirs : la confiscation de la gestion de l’assurance chômage par l’État, avec un financement par l’impôt à la place des cotisations sociales ; une réforme des retraites visant au passage au système par points ;  un programme d’attaque de ­l’ensemble des services publics…

L’urgent serait d’attendre ?

Si les annonces sont claires, offensives, les réactions des directions syndicales sont très modérées, confuses, voir carrément en soutien à certains projets gouvernementaux. Seul l’union syndicale Solidaires affiche la volonté d’organiser une riposte rapide, mais rien n’est sorti de la réunion unitaire à laquelle Solidaires avait appelé :

« Nous n’attendons rien de positif de ce nouveau président et des orientations (…) qui dessinent un projet de société encore plus inégalitaire, avec toujours plus de pauvres, de chômeurs/euses, de précaires, et des conditions de travail dégradées. Nous devons donc préparer un nouvel affrontement plus large, plus déterminé et plus massif encore que ce que nous avons réalisé lors de la mobilisation contre la loi travail. Pour cela, l’unité syndicale est indispensable. »

Pas de surprise du côté de la CFDT. Berger s’est fendu d’une lettre à Macron qui affirme: «Monsieur le président, dans le contexte qui est le nôtre, vous devez le pressentir, vous ne bénéficierez d’aucun état de grâce. (…) Il faut concerter, discuter, dans une totale transpa-rence. C’est parfois ce qui a manqué lors de la loi travail. Pour le contenu, tout est discutable».

La CFDT se positionnera au vu de « ce qu’il y a dans les ordonnances. (…) On essaiera de faire passer le maximum de choses auxquelles on tient. (…) S’il faut manifester, on ira, mais l’objectif n’est pas de descendre dans la rue ». La CFDT est pour la généralisation des négociations et référendums au niveau des entreprises et sur les retraites, la confédération s’est depuis longtemps affirmée favorable à un système par points.

Pour Force ouvrière, si le plafonnement des dédommagements octroyés par les prud’hommes représente un casus belli, « tout va dépendre de son attitude [celle de Macron], de son rapport au dialogue social. Nous ne lui faisons pas un procès d’avance. Mais si ça se passe mal et s’il ne bouge pas sur certains sujets, il y aura un effet boomerang ». Cela tout en faisant mine de hausser le ton : « Nous allons voir s’il est prêt à bouger sur certains points qui nous semblent rédhibitoires ou s’il y tient mordicus ». Et Mailly de préparer le repli, affirmant qu’« il est toujours difficile de mobiliser l’été ». Certes…

Du côté de la CGT, les prises de position confédérales ne sont guère plus satisfai- santes. La direction confédérale « appelle solennellement Emmanuel Macron à renoncer à imposer de nouveaux reculs sociaux par ordonnance ou 49.3. (…) On a l’impression que cette concertation express évoquée pour le début de l’été n’est que de pure forme, car le code du travail impose à tout gouvernement de prendre l’avis des partenaires sociaux sur un projet concernant le monde de l’entreprise ». Sur le fond, « plusieurs points de son projet: référendum à l’initiative de l’employeur, fusion des instances de représentation du personnel, plafonnement des indemnités prud’homales, sont pour nous des lignes rouges ».

Mais au final, c’est l’attentisme, comme s’il y avait quelque chose à attendre du dialogue social avec Macron. Ainsi, la dernière réunion de la direction confédérale a centré ses débats… sur la syndicalisation suite aux reculs électoraux enregistrés dans le privé. Pour Martinez : « Descendre dans la rue ? On y est déjà. Je n’ai pas demandé, comme Jean-Claude Mailly (FO), aux cadres de la CGT de prendre des vacances remboursables, chez nous, les congés payés sont sacrés. Mais on sait rapidement se mobiliser, on sera là pour la rentrée sociale ».

Construire la mobilisation, maintenant !

Cet attentisme est la pire des choses. La pétition en ligne contre la loi travail est actualisée, et des cadres de mobilisation existent, tels le Front social ou la campagne « Nos droits contre leurs privilèges ». Les salariéEs de Whirlpool ou GM&S qui crient leur colère ne doivent pas être abandonnés au dialogue social. Il faut s’appuyer sur cette colère, soutenir celles et eux qui luttent, amplifier la riposte. Car se battre contre les attaques patronales et gouvernementales, c’est aussi tout faire pour éviter le pire : le détournement de cette colère par notre pire ennemi, l’extrême droite en embuscade.

La riposte  par la grève, par les manifestations  c’est maintenant !

Vendredi 19 mai 2017 Robert Pelletier

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Il suffit de si peu: FO et CFDT rassurés après leur coup de fil avec Edouard Philippe… (Révolution Permanente)

JC Mailly (FO) se félicite de la nomination d’une DRH au ministère du travail (France Info)

«Prêt à discuter» la loi Travail 2 : Jean-Claude Mailly sur les traces de Laurent Berger ? (RP)

Lire la suite

15 mai 2017 ~ 0 Commentaire

front social (médiapart)

19+juin

Tous dans la rue le 19 juin à l’appel du Front Social

La situation sociale bouge plus vite que Macron ! Avant juillet, ça va chauffer !

La CGT a lancé un appel national à un rassemblement, mardi 16 mai à 15 heures, devant l’usine GM&S Industry de La Souterraine, deuxième employeur privé de la Creuse.

Le syndicat veut ainsi soutenir les salariés de l’équipementier automobile placé en redresse- ment judiciaire depuis décembre dernier. Certains des 279 salariés ont par ailleurs affirmé avoir « piégé » à l’aide de bonbonnes de gaz et de bidons d’essence.

SI UN APPEL NATIONAL EST POSSIBLE DANS CE CAS, ALORS IL L’EST AUSSI CONTRE L’ORDONNANCE MACRON PRÉVUE POUR JUILLET.

Caroline de Haas (celle de la pétition à plus d’un million contre la loi Travail) et François Ruffin (Merci Patron) lancent une pétition « Ordonnances non merci ». « Plus rapide qu’un débat à l’Assemblée, plus facile qu’une négociation avec les syndicats et plus pratique que le 49-3: les ordonnances », dénoncent les initiateurs de l’appel, qui savent comme nous, l’importance de la première ordonnance.

Le contenu de cette ordonnance de juillet ? L’extension de la priorité aux accords d’entre-prise. La loi El Khomri (dite Travail) les réservait au temps de travail. Emploi, salaire et condi- tions de travail seront concernés. La fusion des institutions représentatives du personnel (CE, DP, CHSCT). Le plafonnement des dommages et intérêts en cas de licenciement abusif. Un coup mortel porté aux Prud’hommes, une garantie offerte aux employeurs de licencier vite.

VOILÀ POURQUOI IL NOUS FAUT PASSER PAR LA RUE POUR NOUS OPPOSER À CE COUP DE FORCE, DANS L’ABSOLUE CONTINUITÉ DU 49.3 DE LA LOI TRAVAIL.

Les médias soumis à Lagardère, Bolloré, Bergé-Pigasse-Niel, Drahi, s’opposent à cette réalité sociale pour fabriquer leur réalité, comme Trump, à coups de faits « alternatifs ». La toute-puissance médiatique tresse chaque seconde des couronnes à ce Kennedy français, tout neuf, tout beau, tout nouveau. La propagande médiatique fait campagne pour Macron à un point tel qu’elle ignore que l’élection au 2e tour l’a porté à l’Elysée par le refus de Le Pen. Sur son propre programme, au 1er tour, il ne représente qu’un quart des suffrages exprimés.

Nous savons quelle colère sociale couve dans le pays. A nous de lui offrir une expression sociale, unitaire, déterminée. Telle est bien la vocation du Front social.

https://blogs.mediapart.fr/

Lire la suite

12 mai 2017 ~ 0 Commentaire

ceta (anti-k)

 ceta

Emmanuel Macron élu : nous ne le laisserons pas ratifier le Ceta !

Communiqué commun de la CGT, des Amis de la Terre, Attac et Foodwatch 

Emmanuel Macron sera le Président en charge de soumettre le Ceta à la ratification française. Le collectif Stop Tafta et Ceta rappelle qu’une consultation impliquant réellement les citoyen-ne-s est un impératif démocratique et lance, en amont des élections législatives, de nouveaux outils de mobilisation contre ce traité.

L’entrée en vigueur du Ceta, l’accord de commerce et d’investissement entre l’UE et le Canada, entraînerait des conséquences désastreuses et irréversibles sur la santé, l’agriculture, l’emploi, le climat, l’environnement et les services publics.

Les mécanismes de coopération réglementaire et de règlement des différends investisseur- Etat menacent profondément notre démocratie, en France et en Europe, déjà fragile. C’est pourquoi, loin de toute forme de repli sur soi [1], des pans entiers de la société civile dénon- cent depuis des mois les dangers du Ceta (associations, syndicats et syndicatsagricoles, parlementaires de différents bords politiques, etc.).

En décembre, la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme, autorité adminis- trative indépendante, a également émis de fortes inquiétudes [2]. Même la légalité de cet accord est contestée [3].

Une semaine avant son élection, Emmanuel Macron, qui a toujours défendu le Ceta lorsqu’il travaillait auprès de François Hollande. Comme ministre de l’Economie, a dit qu’il entendait désormais les « doutes » et les « incertitudes ». Il commanderait donc à une commission d’experts un rapport sur les « conséquences environnementales, sur la santé, de cet accord » et qu’il s’engageait à revenir vers la Commission Européenne et les Etats membres pour, le cas échéant, « faire modifier ce texte » en fonction des conclusions de cette commission.

Le Collectif Stop Tafta et Ceta, qui travaille depuis des années à décrypter ces accords et à mobiliser face à leurs dangers, insiste sur l’urgence : 90% du texte du Ceta va entrer en vigueur dès cet été [4] et le texte n’est plus amendable : un État membre ne peut que le rejeter intégralement, ce que nous demandons.

Une consultation sur la ratification impliquant réellement les citoyen-ne-s est un impératif démocratique.

Afin de faire barrage à la ratification par la France de ce traité toxique, le collectif Stop Tafta et Ceta lance de nouveaux outils de mobilisation :

  • Il appelle les citoyen-ne-s et les organisations locales ou nationales à s’engager contre le Ceta en signant l’initiative « Stop Ceta » sur www.stop-ceta.fr ;
  • il invite à interpeller les candidat.e.s aux élections législatives pour qu’ils et elles se positionnent sur www.legislatives-ceta.fr, afin d’éclairer le choix des électeurs et de mobiliser la future assemblée nationale sur le sujet.

Alors que la Commission européenne négocie actuellement d’autres accords de libre-échange présentant le même type de menaces (avec le Japon, le Mexique, le Viêt- nam, les pays du Mercosur, etc.) et que les discussions avec les Etats-Unis sur le Tafta pour- raient reprendre prochainement, le nouveau Président et les futur-e-s député-e-s devront, s’ils ou elles veulent endiguer la défiance vis-à-vis des institutions européennes, mettre enfin un terme à cette politique commerciale qui place l’intérêt des multinationales au-dessus de l’intérêt général.

Montreuil, le 11 mai 2017

http://www.anti-k.org/

Lire aussi:

Stop TAFTA & CETA : nous nous battons des deux côtés de l’Atlantique, au-delà des frontières nationales !

Ne sacrifions pas les droits de l’homme aux intérêts commerciaux

CETA : saisine inédite du Conseil constitutionnel

Lire la suite

10 mai 2017 ~ 0 Commentaire

questions de classe(s)

Pour le changement et contre l’école en marché, c’est maintenant l’heure des luttes…

Changer l’école… quels sont les vrais leviers de transformations ?

L’école inégale contre l’école démocratique (II), conférence de Nico Hirtt lors du stage inter- syndical (CGT éducation 78, FSU 78, Sud éducation 78 avec Questions de classe(s) et Visa) « L’école, cible des droite(s) extrême(s), 31 janvier 2017 à Mantes-la-Jolie.

Nico Hirtt est enseignant en physique et mathématiques dans le Brabant wallon (Belgique), syndicaliste, membre fondateur de l’Aped (Appel pour une école démocratique). Il est l’auteur de nombreux articles et ouvrages sur l’école.

A l’occasion du stage « L’école, cible des droite(s) extrême(s) », Nico Hirtt a conclu son intervention en abordant les combats à mener pour changer l’école et lutter pour un enseignement égalitaire et démocratique

7 mai 2017

http://www.questionsdeclasses.org/

Lire aussi:

Les trois axes de la marchandisation scolaire

Pourquoi l’école est réduite aux «compétences de base»

Education secondaire, en Europe, les compétences contre le savoir

« La marchandisation de l’éducation en Europe »

Les classes uniques ont toujours été révolutionnaires !

Site

Lire la suite

03 mai 2017 ~ 0 Commentaire

syndicats (npa)

pas

Second tour : mauvaise clarté contre ambiguïtés

Il aura finalement fallu que Le Pen et Macron se bousculent devant l’usine Whirlpool d’Amiens pour que les préoccupations sociales reviennent sur le devant de la scène médiatique et de la campagne présidentielle. Un retour qui accroît la responsabilité des directions syndicales dans le renforcement des mobilisations à partir du 1er mai mais aiguise les contradictions pour les consignes de vote au second tour…

Échos du premier tour…

Tout d’abord, il est confirmé que l’appartenance à un syndicat reste largement un vaccin anti-Front national1. Si les seuls sympathisantEs des syndicats avaient voté au premier tour de l’élection présidentielle, Mélenchon et Macron auraient été à égalité (28 %), Le Pen et Fillon loin derrière à 13 %, suivis par Benoît Hamon (11 %).

Inversement, si seules avaient voté les personnes se disant proches d’aucun syn- dicat, Le Pen serait arrivée en tête (25 %) suivie de Macron (23 %), Fillon (19 %) et Mélen- chon (17 %). C’est moins d’un ouvrier sur sept qui a voté pour le FN si l’on tient compte des abstentionnistes et des non-inscrits (notamment les très nombreux ouvriers qui ne peuvent avoir la nationalité française). Plus surprenante, la chute de François Fillon chez les actifEs à 13 %, alors que sa moyenne nationale est de 20 % (contre 22 % en 2012 pour Sarkozy).

La pénétration du vote d’extrême droite est inégale selon les syndicats : 24 % des salariéEs qui se déclarent proches de FO (contre 31 % en 2012). À l’opposé, la CFDT serait la moins frappée avec seulement 7 % (en baisse de 5 %). Le vote pour le FN a, en revanche, progressé à la CGT, passant de 9 % en 2012 à 15 % 2017. Un niveau semblable pour toutes les organisations syndicales, à l’exception de la FSU qui est à 9 %.

Les sympathisants CGT ont majoritairement voté pour Mélenchon (51 %), puis Le Pen (15 %), Hamon (13 %), Macron (12 %) et Poutou (3 %). Pour la CFDT, Macron à 48 % devant Fillon (15 %), Mélenchon (14 %), Hamon (12 %) et Le Pen (7 %).

Pour FO, Mélenchon à 32 %, devant Le Pen (24 %), Macron (15 %) et Hamon (11 %). Du côté de la CFE-CGC, François Fillon en tête (à 43 %), devant Macron (31 %) et Le Pen (13 %). À la CFTC, Fillon premier (à 34 %) devant Macron (29 %) et Le Pen (14 %).

À Sud-Solidaires, Mélenchon en tête (à 53 %) devant Hamon, Macron et Le Pen (ex-æquo à 13 %). Pour l’Unsa, Macron (42 %), Mélenchon (16 %), Le Pen (14 %) et Hamon (13 %). Enfin, la FSU, avec Mélenchon (43 %) devant Macron (19 %) et Hamon (18 %).

Du 1er mai au second tour

Contrairement à 2002, le résultat du premier tour n’a pas été suivi d’une réaction massive, dans la rue, à dimension largement spontanée. Cette ambiance avait imposé aux directions syndicales (hors FO) la construction d’une grande manifestation du 1er Mai et contenu le vote Le Pen à moins de 18 %. Les reculs sociaux mais aussi la mobilisation contre la loi travail et les évolutions dans le champ syndical, notamment de la CFDT, modifient le cadre des discussions et prises de position des directions syndicales.

Pour la direction confédérale CGT : « L’utilisation des peurs, du terrorisme, les amalgames éhontés entendus lors de la campagne, la xénophobie, le racisme, le sexisme et l’homophobie, la préférence nationale ne résoudront pas les inégalités, le chômage et les bas salaires. La CGT les combat et les combattra sans relâche ! Elle n’aura de cesse de faire barrage à l’extrê- me droite ! Pas une voix ne doit se porter sur sa candidate ».

Si FO refuse toute consigne de vote, elle dénonce, avec la CGT, les « politiques d’austérité » dans la montée de l’extrême droite et rappelle, parmi les revendications, son opposition à la loi travail soutenue par la CFDT… Un positionnement qui explique que la CFDT ait organisé le 1er mai, un « rassemblement républicain » avec l’UNSA et la Fédération des associations géné- rales étudiantes (FAGE) pour « rejeter la vision réactionnaire et identitaire du Front National », et appeler à « voter massivement pour le candidat républicain ».

Mardi 25 avril, la commission exécutive de la CGT appelait à «faire barrage à l’extrême droite», «un danger pour la démocratie, la cohésion sociale et le monde du travail ». Mais elle souligne que le premier tour est le résultat « des politiques libérales, des lois régressives, des remises en cause des droits », citant parmi les « mauvais coups » la loi travail et la loi Macron. « La CGT ne croit pas en l’homme  providentiel »…L’UNSA a appelé à « faire barrage » à Le Pen « en utilisant le bulletin Macron ». En revanche, la CFE-CGC « s’abstient de toute consigne ou recommandation ».

Dans ce paysage, les débats et contradictions traversent les organisations syndica- les comme l’ensemble des salariéEs, avec des prises de position assises sur des bases différentes.

Le refus de consigne de vote de FO renvoie autant au prétendu rejet de la politisation tradi- tionnelle qu’à la difficulté à affronter la forte présence pro-FN dans certains syndicats. Si certai- nes ambiguïtés présentes dans des structures CGT sont la conséquence d’une tradition de  « front républicain » forte au PCF, les « Ni-ni » affirmés ici ou là peuvent relever d’une radicalité, mais parfois de pressions locales de positions elles aussi proches de l’extrême droite. Solidai- res, de son côté, « réaffirme que pas une voix ne doit aller au FN ». Le plus clair est certes le positionnement des CFDT et Cie, vrais « macronniens », clairement condamnables.

Dans la continuité des manifestations de ce 1er Mai, reprendre le chemin des mobilisations contre la loi travail reste le meilleur moyen de couvrir les voix du FN tout en combattant réellement les politiques anti-sociales d’un Macron.

Mercredi 3 mai 2017  Robert Pelletier

https://npa2009.org/

Lire la suite

29 avril 2017 ~ 0 Commentaire

nantes 1er mai

nantes

Facebook

Attention ! Il n’y a pas de transports en commun

 

Lire la suite

29 avril 2017 ~ 0 Commentaire

lapin (l’union)

bugs bunny

Reims: un agent du Crous privé de salaire pendant une semaine pour le vol de deux cuisses de lapin

Le conseil de discipline du Crous de Reims a décidé de sanctionner fortement l’un de ses agents. Ce dernier, salarié depuis 41 ans au Centre régional des Oeuvres Universitaires et Scolaires, a reconnu avoir dérobé deux cuisses de lapin à la cuisine centrale du restaurant universitaire.

Pour ce vol, il écope d’une semaine de suspension de salaire.

Une sanction dénoncée par la CGT du Crous rémois. Dans un communiqué, le syndicat s’insurge: «Pendant qu’un responsable politique refuse de se présenter à une convocation des juges dans le cadre d’une affaire présumée d’emplois fictifs de plusieurs millions d’euros d’argent public grâce à leur immunité parlementaire, et de surcroît prétend à occuper la plus haute fonction à savoir Président de la République, la Direction du CROUS de Reims, elle, ose organiser un conseil de discipline pour le supposé vol de deux cuisses de lapin.»

A la direction du Crous, on insiste sur une décision prise à l’unanimité d’un conseil de discipline paritaire, pour un vol reconnu par son auteur.

« La CGT ayant boycotté ce conseil et le salarié ne s’étant pas présenté, les représentants de la direction et les autres syndicats se sont prononcés », explique la directrice du Crous, Mag- dalena Miatello. Elle indique, par ailleurs, que deux personnes étaient convoquées devant cette instance  : le salarié qui écope d’une suspension de traitement et le cuisinier, auquel il a demandé les cuisses de lapin. Ce dernier s’est présenté devant le conseil et écope d’un blâme. Ce qui fait dire à la directrice du Crous que les sanctions sont proportionnées à la nature des faits. « L’objectif n’était pas de faire un exemple», assure-t-elle.

300 euros de perte de salaire

Reste l’aspect pécuniaire, non négligeable, de la suspension de salaire pendant une semaine. Pour la CGT, cela risque d’aggraver, pour l’agent concerné, une situation financière déjà difficile. Il va en effet perdre 300 euros sur un salaire de 1 400 euros nets.

Du côté du Crous, la direction affirme que cette précarité financière ne lui a jamais été signalée. « Nous avons un service social qui dispose d’un budget de 103 000 euros cette année, souligne Magdalena Miatello. Les agents peuvent être entendus par une assistante sociale. Nous pouvons les aider. Les représentants syndicaux aussi sont sensibilisés à la question. Son cas n’a pas été porté à notre connaissance.  »

A ce stade, le salarié sanctionné a la possibilité de faire un recours gracieux auprès de la direction du Crous ou faire appel de la sanction devant le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne.

L’Union |  27/04/2017

http://www.lunion.fr/

Commentaire: Si seulement il avait fraudé des millions aux impôts! Il aurait eu la légion d’honneur!

Lire aussi:

Collard propose de « donner aux pauvres les poissons morts rejetés à la mer » (La Provence)

 

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin