Archive | Syndicalisme

15 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

saint nazaire (courrier inter)

brest naval
Vu d’Espagne. À Saint-Nazaire, les ouvriers espagnols se plaignent de leurs conditions de travail

Des travailleurs espagnols détachés se plaignent de leurs conditions de travail au quotidien sur le chantier naval des Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique. Des insultes et des brimades sont rapportées par le média espagnol de gauche El Diario.es.

Insultes à caractère raciste, licenciements jugés abusifs après un congé maladie, obligation d’uriner dans une bouteille à défaut de pouvoir aller aux toilettes, sous-rémunération : les conditions de travail pour de nombreux ouvriers étrangers détachés sur le chantier naval de Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique, s’apparenteraient à un enfer, relate le site d’information espagnol de gauche El Diario.es.

D’après le journaliste Andrés Gil, qui s’appuie sur de nombreux témoignages de travailleurs (parfois anonymes) et syndicalistes sur place, des ouvriers espagnols ont déposé des plaintes écrites pour dénoncer leurs conditions de travail “dégradantes” auprès du siège de l’entreprise qui les emploie, l’espagnole Pine, spécialiste en installation électrique. Cette dernière fait de la sous-traitance sur les Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire.

Une copie de ses plaintes a été transmise à l’inspection du travail française et au syndicat français CGT, qui représente ces travailleurs dans l’Hexagone.

En réponse, l’entreprise Pine a ouvert “une enquête en interne totalement confidentielle”, déclare-t-elle à El Diario.es. En attendant les conclusions de ces investigations, il n’est pas possible pour elle “de faire une quelconque déclaration à ce sujet”, poursuit le média.

5 000 employés en sous-traitance

“Le chantier naval des Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire sert à construire de grands navires de croisière pour des sociétés telles que [les armateurs] RCCL et MSC, détaille El Diario.es, et emploie plus de 9 000 personnes, dont 5 000 sous-traitants, selon des sources syndicales.”

Un responsable syndical français, interrogé par Andrés Gil, précise que l’entreprise espagnole Pine “a envoyé des travailleurs andalous, basques, latino-américains et africains à Saint-Nazaire pour effectuer des travaux d’électricité à bord des navires en construction”.

13/09/2021

https://www.courrierinternational.com/

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13 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

lidl (cgt, cgc)

lodl

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26 août 2021 ~ 0 Commentaire

hôpital quimper (lutte ouvrière)

hop1

Hôpital de Quimper : rien ne va plus

Depuis plusieurs mois, la situation se dégrade dans tous les services de l’hôpital de Quimper. Bien plus que le Covid, le manque de lits et de personnel rend la situation intenable.

Aux Urgences, certains jours, les patients doivent attendre huit à dix heures avant d’être installés en salle de soins, au mépris de la confidentialité et de leur intimité. Puis, faute de lits d’hospitalisation, des patients, même porteurs de pathologies sévères, stagnent aux Urgences sur des brancards, parfois 48 heures. En fait, les Urgences se transforment en service d’hospitalisation improvisé en raison de la pénurie de lits dans l’ensemble de l’hôpital.

De plus en plus, quand un soignant est en arrêt de moins de 48 heures, il n’est plus remplacé et sa charge de travail retombe sur les collègues. Les horaires de travail sont bousculés en fonction des contraintes. Les temps partiels ne sont plus respectés faute de personnel, tout comme les congés.

Pour ne pas embaucher, l’hôpital allonge le temps de travail. Ainsi, depuis 2020, la direction a raccourci de quatre minutes l’horaire journalier des soignants, en supprimant deux RTT à l’année.

Dans un nombre croissant de services, la direction de l’hôpital tente d’imposer que les aides-soignants, pourtant débordés, assurent en plus de leurs tâches le nettoyage des chambres, réalisé auparavant par les agents de service. Cela permet par exemple de supprimer sur un étage deux postes d’agent sur quatre.

Alors même qu’elle impose des journées supplémentaires pour remplacer des collègues malades, la direction refuse de payer ces heures, en promettant une récupération sous forme de repos bien difficile à obtenir.

Face à cette situation intenable, depuis le mois de mai, le personnel des Urgences a constitué un collectif, composé d’aides-soignants, d’infirmiers, de secrétaires et de médecins.

La principale revendication est de disposer, pour la salle commune aux Urgences, 24 heures sur 24, d’une aide-soignante et d’une infirmière supplémentaires, soit l’embauche de six infirmières et quatre aides-soignantes, une étant déjà présente le matin. Suite au refus de satisfaire les revendications, le collectif a choisi de mettre la situation sur la place publique.

La direction a prétendu qu’elle ne trouvait pas de candidats pour les postes de soignants, alors qu’elle n’a même pas daigné venir proposer de l’embauche aux élèves infirmiers ou aides-soignants de Quimper lors de la fin de leur cursus.

Pour l’instant, face à la mobilisation, la direction a lâché à « titre expérimental pour l’été » neuf heures d’infirmier par jour et sept heures d’aide-soignant. Cela ne fait pas le compte.

Dans tous les services, les personnels savent précisément le nombre de lits et d’embauches nécessaires pour faire face à la situation. Il reste à l’imposer par la mobilisation.

Correspondant LO 25 Août 2021

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26 août 2021 ~ 0 Commentaire

psa (lutte ouvrière)

psa-licenciement-humour-dessin-copie-2

Stellantis-PSA Rennes

La production de l’usine PSA de Rennes-La Janais a redémarré mardi 17 août, après trois semaines de congés.

Dès le premier jour, les travailleurs ont retrouvé le rythme infernal d’avant les vacances avec un sous-effectif encore plus grand. Plusieurs intérimaires ne sont pas revenus, tant les postes sont difficiles et la paie minable, avec les contrats courts d’une semaine. Mais, dès jeudi 19 août, la direction annonçait que la semaine du lundi 23 au vendredi 27 août ne serait pas travaillée, à cause de la pénurie de semi-conducteurs.

La paie amputée qui, en cas de chômage, n’est plus qu’à 72 % du net depuis début juillet, massacre le budget des ouvriers, d’autant que les salaires sont bas. Et pour les intérimaires c’est encore pire car, avec le système des missions à la semaine, ils perdent toute leur rémunération quand l’usine ne tourne pas.

Alors, beaucoup se disent que Stellantis-PSA, qui vient d’annoncer 6 milliards de profits pour les six premiers mois de l’année, devrait payer tous les salaires à 100 % !

Correspondant LO 25 Août 2021

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17 août 2021 ~ 0 Commentaire

communiqués (cgt 22)

super cgt

Communiqué de presse
Union Départementale CGT des Côtes d’Armor
du 17 août 2021
Les Patriotes annoncent:

« Un grand rassemblement populaire pour la liberté »L’union départementale CGT des Côtes d’Armor se prononce pour la vaccination de masse et dénonce fermement la mise en œuvre du pass sanitaire. En effet, le gouvernement n’a pas été en mesure de convaincre et d’organiser une vaccination massive de la population. Il pénalise les salariés et agents publics par un dispositif généralisé de contrôle, de surveillance et de contraintes. La loi du 5 août est une brèche inacceptable au droit du travail, déjà bien mis à mal par Macron depuis 2016.

Pour autant, la CGT ne peut pas rester sans réagir devant l’attitude des partis et des mouvements d’extrême droite qui se mobilisent depuis cet été. La venue de Philippot, président du mouvement d’extrême-droite Les Patriotes, à Saint-Brieuc, n’est pas un hasard. Depuis plusieurs mois, nous constatons l’organisation régulière de rassemblements régionaux des mouvances radicales de droite dans la capitale costarmoricaine (Les patriotes, Génération Frexit, Debout la France, VIA la Voie du peuple, l’Union Populaire Républicaine).
Notons qu’un rassemblement comme celui organisé ce jeudi 19 août mêle revendications anti-masques et anti-vaccination. Cette mobilisation, relayée dans plusieurs villes du département, laisse apparaître un discours propre à l’extrême-droite. Ce dernier est alimenté par la peur du progrès et nourri de récits complotistes et obscurantistes, de slogans et de symboles racistes et antisémites.
Le mécontentement à l’égard du gouvernement est légitime et l’extrême-droite s’en nourrit ; elle l’utilise pour diffuser son idéologie réactionnaire. Dans un contexte de montée de l’extrême-droite, la CGT affirme ses positions et rappelle aux syndicats et syndiqués son refus de participer à de tels rassemblements.
Il s’agit maintenant de porter nos propres revendications et perspectives d’actions contre la politique anti-sociale du gouvernement et pour le progrès social, par la construction d’un mouvement national et interprofessionnel à partir de septembre.

Pétition : Loi sanitaire et Régressions sociales à venir

Pour une politique sociale et de santé juste et démocratique, contre la loi sanitaire et les régressions sociales
Comment justifier qu’un pass sanitaire permette :
  • de discriminer à l’embauche, de suspendre le salaire ou de licencier des salarié·e·s, en CDD ou précaires, parce qu’ils·elles ne sont pas vacciné·e·s ?
  • de refuser des patient·e·s dans les hôpitaux pour la même raison ?
  • d’instaurer un contrôle et une surveillance généralisés sur la population et de diviser la population entre vacciné·e·s et non vacciné·e·s ?
En même temps, peut-on accepter que la casse de l’hôpital public continue ? Que la crise soit payée, non pas par les multinationales et les plus riches qui en ont profité, mais par tous les autres, notamment les travailleur·euse·s, les jeunes, les chômeur·euse·s, les retraité·e·s ?Une vaccination large et massive est nécessaire pour combattre la pandémie, ainsi qu’une autre politique, juste et démocratique. Nous, signataires, nous opposons à la loi sanitaire et aux régressions sociales à venir.

Nous exigeons :

  • Après le vote du parlement le 24 juillet, le retrait de cette loi et de l’état d’urgence sanitaires ;
  • des moyens financiers et humains bien plus importants dans les hôpitaux publics et les Ehpad, un débat et une information d’ampleur, des possibilités de se faire vacciner sur le temps de travail, une couverture bien plus importante des centres de vaccination et les embauches nécessaires pour permettre des conditions de travail respectueuses des exigences sanitaires ;
  • la levée des brevets au sein de l’Organisation mondiale du commerce pour la solidarité internationale et la santé publique ;
  • l’abandon des lois et projets sur l’assurance chômage et les retraites.
  • Signez la pétition

2021 Union Départementale CGT des Côtes d’Armor

https://www.cgt.fr/

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17 août 2021 ~ 0 Commentaire

vaccination (sud éduc)

inf

Pour la vaccination, contre l’extrême-droite

SUD éducation porte depuis le début de la crise sanitaire ses revendications pour la santé des personnels et des élèves et notamment la mise en œuvre rapide d’une campagne de vaccination massive : la communauté scientifique indique unanimement que c’est la seule porte de sortie de la pandémie.

Les atermoiements du gouvernement ont retardé la campagne de vaccination. Elle n’a pas été pleinement prise en charge par l’administration, ce qui a renvoyé les personnels à des difficultés diverses pour trouver des créneaux de vaccination.

À l’approche de la rentrée scolaire et alors que le variant Delta se multiplie, l’enjeu de la vaccination reste énorme. À ce titre, la mise en œuvre d’une campagne de vaccination dans les établissements scolaires est de bon sens.

Elle doit être effectuée par des personnels formés et sans dégrader les conditions de travail des personnels médicaux de l’Éducation nationale.

Nous connaissons malheureusement la capacité du gouvernement à faire des annonces qui sont insuffisamment mises en œuvre sur le terrain : cela a été le cas pour les distributions de masques ou l’organisation de campagnes de tests.

Il est indispensable que cette fois-ci, une enveloppe spécifique soit allouée immédiatement pour permettre la mise en œuvre de cette campagne de vaccination sur site. Enfin, pour développer au mieux la campagne de vaccination, il est indispensable que soit mise en œuvre au plus vite la levée des brevets des vaccins et le transfert des techniques de production des laboratoires vers les pouvoirs publics au plus vite.

Le passe sanitaire n’est pas mis en œuvre dans les écoles et établissements. Le protocole sanitaire publié fin juillet introduit cependant le principe de l’éviction des seul-e-s cas-contact non-vacciné-e-s.

Au vu du retard pris par la campagne de vaccination et de la proximité de la rentrée scolaire, il est illusoire de penser que l’ensemble des élèves pourrait être en situation d’être vacciné-e-s à la rentrée.

Par ailleurs, ce sont dans les territoires les plus défavorisés que la vaccination est à ce stade la plus faible : cette différenciation entre élèves vacciné-e-s et non-vacciné-e-s reproduirait des inégalités sociales déjà à l’œuvre. Enfin, même si l’on n’a pas de précision à ce sujet, il ne serait pas acceptable que l’on exige des personnels de l’Éducation nationale de prendre en charge les missions qui seraient liées à cette mesure.

SUD éducation se prononce pour la vaccination de masse et, avec son union syndicale Solidaires, dénonce fermement la mise en œuvre du passe sanitaire.

En effet, le gouvernement n’a pas été capable d’organiser une vaccination massive de la population et fait payer son incurie aux travailleurs et travailleuses par un dispositif de contrôle, de surveillance et de contrainte généralisés. Par ailleurs, il a par ses volte-face successifs, ses mensonges et ses approximations largement sa part de responsabilité dans la montée des thèses complotistes.

Pour autant, nous ne nous reconnaissons pas dans la mobilisation en cours contre le passe sanitaire. En effet, la mobilisation, qui a commencé cet été et que Philippot, président du mouvement d’extrême-droite Les Patriotes, appelle à poursuivre le 4 septembre, mêle revendications antimasques, antivaccination et toutes mesures de prévention à la critique du passe sanitaire au nom des libertés individuelles.

Cette mobilisation laisse apparaître un discours individualiste et propre à l’extrême-droite alimenté par la peur du progrès, la défense d’un ordre « naturel » dans lequel seuls les plus forts survivent, l’écriture d’une post-vérité fantasmée et nourrie de récits complotistes et obscurantistes, des slogans et des symboles racistes et antisémites intolérables et criminels, des comportements oppressifs et LGBTIphobes, des appels à l’intervention de l’armée.
Le mécontentement à l’égard du gouvernement est légitime, or l’extrême-droite s’en nourrit et l’utilise pour diffuser son idéologie réactionnaire.

Ne la laissons-pas faire ! Dans un contexte de montée de l’extrême-droite (succès électoraux à l’échelle mondiale, violences racistes et antisémites, violences à l’égard des migrant-e-s…), nous avons la responsabilité de nous opposer à leurs manifestations, à leurs mensonges, à leur haine.

Nous ne sommes pas dans le même camp, et il faut l’affirmer en refusant de sceller dans la rue des alliances de fait, par opportunisme. Il s’agit maintenant de porter nos propres revendications et perspectives d’action dans le répertoire de classe du mouvement social : contre la politique anti-sociale du gouvernement, pour le progrès social, par la construction d’un mouvement de grève dans l’Éducation nationale et interprofessionnels à partir de septembre.

En conséquence, SUD éducation appelle les personnels de l’Éducation nationale à ne participer à aucune mobilisation orchestrée par l’extrême-droite ou acquise à ses idées nauséabondes.

Ce communiqué a été publié le 16/08/2021

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15 août 2021 ~ 0 Commentaire

hôpital quimper (sud cgt)

cgt

L’Intersyndicale contre l’application de la loi liberticide du passe sanitaire

La direction vient de publier les notes d’informations relatives à l’application de la loi sur le
passe sanitaire au sein de l’EPSM.

Cette loi est liberticide à plusieurs niveaux :
- libre choix de vaccination ;
- droit et accès au travail ;
- libre accès aux soins publics pour la population.

Ces atteintes aux libertés fondamentales ne sont pas acceptables.

Cette loi ne cherche en aucun cas à convaincre les agents à se faire vacciner mais bien à les y
contraindre sous peine de sanctions financières lourdes de conséquences. Elle ne vise pas
davantage à convaincre la population sur l’utilité de la vaccination mais bien à la contraindre
sous peine de ne plus avoir accès aux soins !

Une intersyndicale s’est réunie hier soir et a acté son opposition au passe sanitaire. Nous
rappelons qu’il ne s’agit pas de débattre de l’utilité de la vaccination ou non mais de
promouvoir le libre choix de chacun pour sa santé. Nous rappelons aussi notre opposition à
toute forme de sanction envers le personnel.

La seule solution qui apparait pour bloquer le système en cours est d’appeler le personnel
à ne pas communiquer son statut vaccinal à la direction !

Si l’EPSM n’est pas en mesure de recenser les agents qui ont choisi de ne pas être vaccinés,
elle ne sera pas en mesure de leur appliquer les sanctions prévues !

De même, nous vous appelons à ne pas contrôler le passe sanitaire des patients. Notre rôle
est d’apporter des soins et non de contrôler les populations. Le devoir de contrôle incombe à
la direction et non aux agents de l’établissement.

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11 août 2021 ~ 0 Commentaire

république (antikapitalistak)

anticap

Antikapitalistak et le débat républicain

Dans le débat du 15è congrès de l’ELA (principal syndicat basque), qui se tiendra en novembre de cette année, la direction du syndicat est favorable à un État indépendant et à la république.

Antikapitalistak a toujours été clair sur le fait qu’il s’agit d’un débat important pour la gauche politique et syndicale du Pays Basque. Mais de notre point de vue, ce débat est fondamental dans la situation actuelle, mais il doit être mené dans le cadre d’une stratégie qui nous permette de faire de la souveraineté sociale et nationale une réalité.

Il ne s’agit pas de faire de brillantes déclarations sur les aspirations à la liberté que nous avons en tant que peuple ou en tant que classe. Il ne s’agit pas non plus d’un débat basé sur la définition de ce que serait la position de ceux qui, à partir de l’équation souveraineté nationale égale constitution d’un État indépendant, n’envisagent pas la manière de réaliser cette souveraineté nationale et sociale.

Nous partageons les positions de certaines personnes qui participent à ce débat, qui placent la réponse de notre lutte anti-néolibérale et la rupture avec le capitalisme, mais qui supposent que cela ne peut pas nous amener à ignorer le rôle de la corrélation des forces dans la stratégie de rupture avec un état centraliste, comme dans des expériences proches comme les déclarations de la République Catalane et les difficultés que le peuple catalan, avec une importante majorité sociale en faveur de cette république, a trouvé dans la confrontation avec l’état.

Il ne s’agit pas de simplifier les caractéristiques de l’État espagnol en le qualifiant de fasciste, libéral ou irréformable, comme si les peuples de cet État étaient intrinsèquement antisociaux et incapables d’unir leur lutte avec les peuples basque, catalan, andalou, galicien et les autres peuples d’Espagne pour un État social et la reconnaissance des réalités nationales et de leurs droits.

Faire des déclarations pour la République basque socialiste sans définir la stratégie pour y parvenir n’est pas différent de ces déclarations que nous entendons de la part du parti majoritaire en Euskal Herria parlant de la nation basque, mais qui restent de simples références historiques.

Les forces de la gauche alternative, les syndicats, les activistes et bien d’autres encore, ne cessent de répéter que le mantra selon lequel le Pays basque est une oasis est un mensonge. Mais nous devons mettre les pieds sur terre et accepter que le Pays basque n’est pas non plus une île et que la lutte pour des conditions de vie décentes, pour des droits du travail équitables, pour une répartition équitable des richesses qui renforce l’ensemble du système de santé publique sans oublier l’éducation, le RGI et les services et prestations publiques, sont également en jeu aujourd’hui sur le territoire espagnol.

L’engagement d’Antikapitalistak en faveur de la construction nationale souveraine d’Euskal Herria est clair. Que chaque nation de l’état actuel exerce librement le droit de décider de son avenir et de sa relation ultérieure avec le reste des peuples libres de la péninsule en faveur d’une confédération de républiques socialistes de travailleurs.

Nous sommes d’accord avec ceux qui, dans ce débat, quand nous parlons de République, nous parlons d’une alternative aux États oppressifs de nationalités, mais aussi aux États-nations que nous avons connus ; nous voulons une communauté de femmes et d’hommes libres, souverains pour définir tout ce qui concerne son peuple et ses peuples ; souverains pour décider de la relation avec les autres nations, sur un pied d’égalité et sans interférence.

Et nous défendons la souveraineté non seulement dans les aspects politiques, mais aussi économiques et organisationnels. Par conséquent, la pleine souveraineté n’est pas seulement liée au modèle étatique.

Pour nous, être anticapitaliste et souverainiste ne signifie pas assumer une position morale face aux injustices du système capitaliste et proposer ce qu’un État basque indépendant serait censé nous apporter.

Il s’agit de construire une véritable alternative de souveraineté et de démocratie dans tous les domaines, social, politique et économique. Il s’agit de rechercher une stratégie qui nous permette d’être notre propre sujet de décision. Mais cela n’implique pas que la liberté ne signifie pas la recherche de formes d’État avec des sujets politiques nationaux libres qui s’entraident et tissent des alliances pour la liberté des peuples et des travailleurs.

Nous voulons une république basque et une république qui lutte avec le reste des peuples de l’État espagnol pour la souveraineté et les droits des peuples, ce devra être une république construite d’en bas et pour ceux d’en bas, du peuple, avec la justice sociale comme bannière, le féminisme comme bannière et cela, en mettant le droit à la vie et aux soins au centre d’une République basque libre et confédérée avec le reste des républiques des peuples de l’État.

Des républiques qui nationalisent les banques et toutes les entreprises privatisées, stratégiques et de services essentiels et les mettent au service des classes populaires.

ll s’agit donc de créer les conditions pour que les citoyens des peuples de l’État espagnol tissent des réseaux et des sentiments de solidarité et d’entente afin de changer le modèle et le régime qui nous gouverne.

Nous devons trouver un moyen de renforcer notre souveraineté nationale tout en tissant des alliances de classe, de lutte, de fraternité avec les autres territoires de l’État espagnol. La souveraineté des peuples va se confronter au modèle établi en 1978 et seule la lutte commune et unie des peuples de l’État espagnol pourra briser le modèle national-centriste, les institutions monarchiques et tout le cadre hérité de la dictature. Et ils affronteront ceux qui ont été et sont les béquilles du régime actuel.

Le moment est venu d’appeler à un débat ouvert dans les prochains mois avec les forces politiques et les syndicats du Pays basque afin de construire une alternative républicaine dans laquelle nous partageons le consensus minimum, comme le droit de décider.

Depuis Antikapitalistak nous mettrons tous nos efforts et notre travail pour ouvrir ce débat et poser les bases pour avancer dans la constitution de ce front républicain, souverainiste et anticapitaliste.

https://www.antikapitalistak.org/

Eusko Langileen Alkartasuna (ELA)

Langile Abertzaleen Batzordeak (LAB)

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09 août 2021 ~ 0 Commentaire

vaccination (révolution permanente)

revo 1789 lannion

Efficacité de la vaccination et lutte contre le pass sanitaire : le billet d’Anasse Kazib

Le pass sanitaire est une mesure liberticide et anti sociale que le gouvernement utilise pour se dédouaner de son absence de stratégie sanitaire. Pour autant, l’efficacité et la sûreté du vaccin, comparée aux risques du Covid, est indéniable.

De semaine en semaine, les mobilisations contre le pass sanitaire, auxquelles j’ai participé, prennent de l’ampleur. Dans le même temps, la situation sanitaire va en s’aggravant, et la seule réponse de l’État est de mettre en place encore plus de répression, et d’essayer de faire porter le chapeau de la reprise épidémique aux non-vaccinés, pour mieux se dédouaner de son absence de stratégie sanitaire.

Il existe aujourd’hui un réel scepticisme quant à la vaccination, et pas seulement chez des anti vaccins convaincus, voire complotistes, mais chez toute une part de la population qui n’a plus aucune confiance dans la parole du gouvernement, à raison, au vue de sa gestion de la crise sanitaire jusqu’à présent. Qui se méfie également d’une industrie pharmaceutique gérée par de grands groupes qui retirent un intérêt financier de la production de vaccins. Mais sur cette méfiance légitime vient se greffer tout un courant qui propage des fake news sur l’efficacité des vaccins, qui est incontestable.

C’est pourquoi j’ai décidé d’écrire un fil twitter qui revenait sur les connaissances actuelles sur le vaccin, pour répondre à tous ces doutes, ces interrogations, ces méfiances. Pour faire, au fond, un travail de pédagogie élémentaire que le gouvernement est aujourd’hui incapable de faire. Surtout, faire ce travail du point de vue d’un travailleur comme les autres, qui est inquiet de la propagation d’idées réactionnaires dans sa classe, qui est la première victime du Covid.

Avant tout, je tiens à préciser que je suis contre le pass sanitaire, mais pour une vaccination pédagogique la plus massive possible. J’ai moi-même reçu mes deux doses du vaccin Pfizer depuis mai. Au lendemain de la vaccination, j’ai eu mal au bras et de la fièvre.

Mes proches sont presque tous vaccinés et n’ont pas eu de problèmes particuliers post-vaccination, soit environ 200 connaissances, militants, collègues, amis, vaccinés sans rien de plus grave à déplorer qu’une fièvre pendant deux jours. Parmi eux, certains ont reçu un vaccin Pfizer, certains ont reçu un vaccin AstraZeneca.

Et parmi eux, il y a des diabétiques, des immunodéficients, des sportifs, des jeunes, des plus âgés, etc. La grande majorité d’entre eux a eu mal au bras et un peu de fatigue le lendemain, et certains, qui avaient eu un covid sévère, ont eu plus de fièvre.

Beaucoup de sceptiques de la vaccination sont en réalité mal informés, ou sont influencés par des fake news.

D’autres doutent de la dangerosité même du Covid, ne l’ayant pas directement vécu, et doutent donc de la nécessité de se faire vacciner. J’ai vu le Covid au plus prêt. Mon beau-père a passé un mois en réanimation avant de mourir au CHU d’Angers, et ma cousine de 17 ans, qui était diabétique de type 1, est également morte du Covid. J’ai perdu un collègue de 40 ans. Certains de mes collègues ont même perdu leurs deux parents. Dans l’immeuble où j’habite, le Covid a emporté plusieurs voisins. Des dizaines de mes amis ont perdu un proche ou plus. Le Covid a bel et bien tué massivement, et continue à tuer, en majorité des personnes de plus de 60 ans, mais aussi des gens qui n’avaient aucun antécédent.

Sans aller jusqu’à la mort, le Covid a également des effets à long terme sur la santé des contaminés. Je connais plusieurs personnes qui ont perdu l’odorat et le goût, et qui ne l’ont pas récupéré avant plusieurs semaines. Certains ne les ont pas encore récupéré. Certains suivent des traitements contre des pathologies entraînées par le Covid, comme des myocardites ou encore des embolies pulmonaires.

Tout cela marque. J’ai vu les ravages du Covid de mes propres yeux, j’ai vu le cimetière nous compter à l’entrée comme en boite de nuit, car pas plus de 20 personnes ne pouvaient assister à l’enterrement d’un proche qu’elles n’avaient pas pu voir une dernière fois avant la mise en terre, à cause du Covid.

Et la vaccination a aujourd’hui prouvé son efficacité contre ces ravages. Je vais essayer de le démontrer par les chiffres et sur des exemples concrets, en comparant la situation des pays encore peu vaccinés, et les pays où plus de 50% de la population est vaccinée, face à la nouvelle vague entraînée par le variant Delta, ou parfois par le variant Alpha, plus faible.

Commençons par les pays avec des taux de vaccination relativement faibles, par exemple la Russie, qui connaît une vague importante du variant Delta. Elle compte seulement 17,5% de vaccinés avec deux doses. Au 28 juillet, il y avait 22 420 cas de cas positifs et 798 décès en 24 heures.

Au Brésil, où Bolsonaro joue pourtant le rôle d’antivax covido-sceptique en chef, on est obligé d’accélérer le rythme de la vaccination face à l’ampleur de la nouvelle vague. Avec seulement 19,7% de vaccinés, au 27 juillet, on comptait 41 000 cas et 1 333 morts en 24 heures. L’Indonésie avait jusqu’à présent été plutôt épargnée par le Covid, et le variant Delta a tout fait basculer, et le virus fait des ravages chez les jeunes. Avec un taux de vaccination complète d’à peine 7,6%, on dénombrait au 31 juillet 37 000 cas positifs et 1 800 morts en une journée.

Dans ces trois pays, où la proportion de la population vaccinée est faible, la courbe des cas positifs et la courbe des décès se suivent de très près.

Passons maintenant aux pays où la population est vaccinée à plus de 50%, qui font eux aussi face à une nouvelle vague, parfois avec des nombres de cas aussi importants que dans les pays ci-dessus. Dans ces pays, quand on regarde les courbes, on voit que la courbe des décès décroche de la courbe des cas positifs à partir de la phase de vaccination au printemps.

Aux États-Unis, on comptait 68 437 cas positifs pour 375 décès seulement le 27 juillet. C’est 27 000 cas de plus que le Brésil et 1 000 morts en moins. La différence : la population étatsunienne est vaccinée avec deux doses à plus de 50%. Au Royaume-Uni, même cas de figure : le 20 juillet, au pic des courbes, le 20 juillet, on dénombrait 46 000 cas contre 96 décès. C’est 1 200 morts de moins que le Brésil, pour le même nombre de cas. 57,2% des Britanniques sont vaccinés avec deux doses.

Cet hiver, avant les grandes phases de vaccination aux États-Unis et au Royaume-Uni, la situation n’était pas la même. Aux USA, avant vaccination, pour le même nombre de cas positifs, on dénombrait 976 décès, contre 375 aujourd’hui. Au Royaume-Uni, on dénombrait 1 250 morts, contre 96 aujourd’hui.

En France aussi, la vaccination a un impact, avec 47,5% de vaccinés. Fin avril, pour 28 000 cas positifs, on déplorait 398 décès. Au 28/07, pour le même nombre de positifs, on dénombre seulement 52 morts.

Face à la nouvelle vague épidémique, la différence entre les pays vaccinés en dessous de 20% et les pays dépassant les 50% est édifiante. Si le vaccin n’arrête pas les contaminations, surtout avec le variant Delta, il sauve des vies. Les gens tombent malades, mais, avec une vaccination qui progresse, il y a de moins en moins de morts.

Aujourd’hui, la nouvelle vague affecte surtout les moins de 50 ans et les non-vaccinés. En Angleterre, sur les 80 000 cas de juin, 67% des positifs étaient non-vaccinés, 25% avaient reçu une dose, et 8% deux doses. En outre, il y a de plus en plus de cas graves chez les trentenaires.

Il n’est pas question ici de sous-estimer les possibles complications que les vaccins peuvent entraîner. Les vaccins, comme tout médicament ou toute thérapie, peuvent avoir des effets secondaires graves, dans des cas très marginaux. Le nier, c’est donner raison aux complotistes en niant l’évidence même.

Cependant, ces effets secondaires graves restent très rares, et sont surtout minimes comparés aux risques du Covid. Les vaccins contre le Covid sont sans doute parmi les produits médicaux les plus surveillés de notre histoire ; ils sont distribués à échelle mondiale et des moyens sans précédents ont été débloqués pour les développer, ce qui explique pourquoi ils ont été développés si rapidement.

Il est normal de s’inquiéter de la vitesse à laquelle ils ont été développés, mais si toute la recherche médicale bénéficiait de moyens similaires, toutes les découvertes pourrait aller aussi vite !

De plus, les effets secondaires des vaccins se déclarent généralement dans les jours et les semaines qui suivent la vaccination. Aucun vaccin n’a jamais eu d’effets secondaires reconnus plus de 3 semaines après la vaccination. Aujourd’hui, au vu du nombre colossal de personnes vaccinées, et du temps passé entre les premiers tests et la vaccination plus généralisée d’aujourd’hui, on a le recul nécessaire pour affirmer avec certitude que les vaccins contre le Covid sont sûrs et efficaces.

Face à un virus qui mute et qui tue, je considère que les éléments que nous avons sur les 2,5 milliards d’êtres humains qui sont aujourd’hui vaccinés sont probants. Cela ne veut pas dire que nous devons avoir une confiance aveugle en une industrie pharmaceutique qui fait de la santé un marché comme les autres. Mais les chiffres sont là, et il faut distinguer innovation biomédicale et industrie pharmaceutique.

Le gouvernement, qui a fait primer les intérêts économiques des patrons sur la santé des travailleurs à chaque phase de la pandémie, et la propriété lucrative sur le secteur de la santé, qui fait de nos vie un objet de spéculation, sont les deux premiers responsables du scepticisme de la population envers les vaccins, voire des dérives complotistes et réactionnaires auxquelles il donne lieu.

C’est pourquoi il faut aujourd’hui lever les brevets sur les vaccins, et en finir avec la propriété lucrative sur le secteur de la santé.

Les travailleurs ont fait tourner le monde aux pires moments de la pandémie, ont été le plus durement touchés, et ne doivent pas être ceux qui payent le prix de l’irrationalité de la gestion de la crise sanitaire sous le capitalisme.

Anasse Kazib, cheminot, candidat à la présidentielle

vendredi 6 août

https://www.revolutionpermanente.fr/

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03 août 2021 ~ 0 Commentaire

pass sanitaire (courrier inter)

macron
Vu de l’étranger.

La mobilisation contre le pass sanitaire prend de l’ampleur, un « nouveau défi » pour Emmanuel Macron

Environ 204 000 personnes ont défilé contre la mesure à travers la France samedi, pour le troisième week-end consécutif, contre 161 000 la semaine précédente et 114 000 la semaine d’avant, selon le ministère de l’Intérieur.

Plus de 200 000 personnes ont manifesté à travers la France le 31 juillet, pour le troisième samedi consécutif, pour protester contre les nouvelles restrictions imposées aux personnes non vaccinées contre le Covid-19, notamment le pass sanitaire, “un mouvement qui prend de l’ampleur et menace de compliquer la réponse du pays au coronavirus”, écrit le Wall Street Journal.

Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, 204 000 personnes ont manifesté samedi, contre 161 000 la semaine précédente et 114 000 la semaine d’avant.

“Beaucoup dénonçaient ce qu’ils appellent une ‘dictature sanitaire’ et portaient des banderoles et des drapeaux français sur lesquels on pouvait lire ‘Liberté !’”, raconte le quotidien américain. À Paris, “où l’on estime que 14 000 personnes ont participé à quatre marches distinctes”, la police avait mobilisé 3 000 agents dans toute la ville. En fin d’après-midi, des échauffourées ont éclaté près de la place de la Bastille avec la police, qui a lancé des grenades lacrymogènes dans la foule.

Selon l’Intérieur, 19 personnes ont été interpellées pendant les manifestations.

Mobilisation hétéroclite

“Une minorité bruyante de citoyens français reste vent debout contre les règles qui, selon eux, portent atteinte à leurs libertés individuelles”, constate le Financial Times. Le journal britannique relève que les cortèges étaients composés d’“un large éventail de mouvements sociaux et politiques”. Ainsi, “les communistes ont défilé avec les partisans du Rassemblement national d’extrême droite et des gilets jaunes”.

Déjà nécessaire pour se rendre dans les lieux culturels et de loisirs depuis le 21 juillet, le pass deviendra obligatoire à partir du 9 août pour se rendre dans les lieux publics tels que les restaurants, les bars et les trains à grande vitesse.

Il entre en vigueur sur fond de flambée de l’épidémie, explique le Wall Street Journal“alors que le variant Delta a multiplié par près de quatre le nombre moyen de nouveaux cas diagnostiqués par jour en France, le portant à plus de 21 000”. Et “les décès quotidiens dans les hôpitaux dus au Covid-19 ont presque doublé pour atteindre une moyenne de 33 au cours de la semaine dernière”.

Or, “jusqu’à présent”, la stratégie de poursuivie par Emmanuel Macron “semble avoir porté ses fruits”, note le Financial Times. Le journal fait valoir que les vaccins utilisés en France “ont été largement testés dans le monde entier et approuvés par les autorités médicales européennes et françaises”. Le passe sanitaire “a suscité des millions de vaccinations en France”, souligne en écho le Wall Street Journal.

El País relève de son côté que selon une étude publiée vendredi par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques, les personnes non vaccinées représentaient 85 % des patients Covid-19 hospitalisés en France entre mai et juillet, et 78 % de ceux qui sont décédés. “Des données que les manifestants de samedi, qui jurent de poursuivre leurs protestations malgré le début des vacances, continuent de remettre en question.”

Sur le modèle du mouvement des “gilets jaunes”

Pour le Wall Street Journal“ces manifestations hebdomadaires constituent un nouveau défi pour le président Emmanuel Macron”, et rappellent le mouvement des “gilets jaunes”.

La nature hebdomadaire des manifestations reprend un modèle du mouvement des gilets jaunes (…) né en 2018 de l’opposition rurale à une taxe sur l’essence visant à réduire les émissions de carbone, mais qui a grandi en manifestations hebdomadaires antiestablishment dirigées en grande partie contre M. Macron et ses politiques.”

D’ailleurs, relève le journal, de nombreux manifestants samedi portaient des gilets jaunes, et certaines des manifestations étaient organisées par des leaders de ce mouvement. Toutefois, “beaucoup ne l’étaient pas.” 

Les anti-pass sanitaire sont-ils une menace pour le pouvoir en France ?

Les manifestations contre l’extension du pass sanitaire se poursuivent en France, prenant de plus en plus d’ampleur, note la presse internationale. Emmanuel Macron doit-il s’inquiéter face à cette nouvelle colère qui gronde dans une grande partie de la société ?

Ils reviennent tous les samedis, constituent une foule toujours aussi hétéroclite, mais leurs revendications prennent de l’ampleur, et ils sont de plus en plus nombreux : le mouvement de protestation contre le pass sanitaire, qui bat le pavé depuis trois semaines en France, doit-il inquiéter le président de la République ? Face à cette foule inclassable qui a déconcerté plus d’un commentateur politique, la presse étrangère s’interroge : Emmanuel Macron payera-t-il cher les annonces du 12 juillet ? La réponse ne fait pas l’unanimité.

Comme la plupart des titres étrangers, le New York Times s’étonne de la diversité des manifestants : de l’extrême droite à l’extrême gauche en passant par d’anciens “gilets jaunes” ou des adeptes de théories conspirationnistes, on trouve de tout dans ces rassemblements. Mais aussi “des personnes vaccinées qui estiment que le pass sanitaire est à la fois injuste et oppressif. On trouve aussi des familles exaspérées par les nouvelles règles selon lesquelles les collégiens et lycéens non vaccinés seront renvoyés chez eux si un cas était déclaré dans leur classe – mais pas les élèves vaccinés.” Conséquence pour le quotidien américain : le gouvernement français commence à être “inquiet”.

Mécontentement général

En Italie, où Rome fait face à de semblables manifestations ces jours-ci, le Corriere della Sera constate qu’en France “les manifestations antivaccin se transforment de plus en plus en explosions de mécontentement général contre le ‘système’”, la colère se dirigeant contre des objets aussi divers que les tests de dépistage, la vaccination et la politique des certificats, mais aussi contre Big Pharma en général, le capitalisme ou encore la réforme des retraites d’Emmanuel Macron… De quoi rappeler un autre mouvement qui a jadis revendiqué la démission du président : les “gilets jaunes”. […]

Carolin Lohrenz 01/08/2021 02/08/2021

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