Archive | Syndicalisme

21 février 2019 ~ 0 Commentaire

éducation (lutte ouvrière)

sardines e

Éducation

Un plan pour couvrir les suppressions de postes

Le 19 février, le projet de loi « pour une école de la confiance » devait être adopté en première lecture à l’Assemblée. Il a déjà fait couler beaucoup d’encre, engendrant 1 000 amendements.

La principale mesure de cette loi est l’abaissement de l’instruction obligatoire à 3 ans. Il est à noter que, si l’école n’était pas obligatoire dès cet âge-là, 97 % des enfants étaient malgré tout scolarisés dès l’école maternelle.

Mais qu’en est-il des moyens permettant aux jeunes enfants de bénéficier d’un enseignement dans de bonnes conditions ?

Alors que sont publiées les cartes scolaires, beaucoup de parents et d’enseignants se mobilisent parce que des classes vont fermer, en maternelle en particulier. Ainsi dans le département des Pyrénées-Orientales, 18 classes sont menacées de fermeture à la rentrée 2019. Dans l’Isère, si 31 classes seront ouvertes à la prochaine rentrée, 62 seront fermées. Dans l’Aisne, il y aurait 43 fermetures de classe en écoles primaire et maternelle. Nombre de classes de maternelle regroupent jusqu’à 30 enfants.

Beaucoup de mesures contenues dans ce projet de loi ont de quoi susciter de la méfiance, car elles pourraient servir à baisser les moyens pour l’école, comme la proposition de regrouper école et collège « en un seul établissement public des savoirs fondamentaux », ou encore le fait de confier des heures d’enseignement à des assistants d’éducation se destinant à enseigner, qui pourraient ainsi servir de remplaçants, précaires et pas chers.

La réforme adoptée pour les lycées généraux et professionnels montre bien que les intentions du gouvernement sont de faire des économies sur l’éducation. Le ministre Blanquer a produit tout un argumentaire pédagogique. Mais le nombre d’heures d’enseignement alloué à chaque niveau et à chaque matière diminue. Des enseignements disparaissent de fait, latin ou grec, chinois ou arabe. En lycée professionnel, les heures consacrées aux matières générales diminuent. Des filières disparaissent.

Voilà comment, alors même que 30 000 élèves de plus sont attendus pour la prochaine rentrée, Blanquer veut atteindre son objectif, qui est la suppression de 2 650 emplois d’enseignants dans les collèges et lycées publics. Rien ne dit cependant qu’il parviendra à ses fins, car nombre d’enseignants, de parents et de lycéens continuent à s’opposer à cette politique.

Aline RETESSE 20 Février 2019
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15 février 2019 ~ 0 Commentaire

blanquer danger (npa)

charb

Face au danger Blanquer

Des mobilisations trop dispersées

À Paris, après la manifestation, ce sont plus de 90 enseignantEs venus de 57 établissements, principalement des collèges et des lycées, qui se sont retrouvés pour discuter des perspectives. TouTEs avaient en bouche la même idée : pour faire reculer Blanquer et stopper ses réformes, il faudra bien plus qu’une simple journée de grève de 24 heures.

L’Éducation nationale attaquée de toutes parts

Les raisons de la colère ne manquent pas. La réforme du lycée va renforcer considérablement les inégalités entre établissements et la sélection des jeunes, au détriment des lycées les plus populaires. Dans les lycées professionnels, les horaires disciplinaires et les spécialités sont encore réduits, des suppressions massives de postes sont prévues, tandis que l’apprentissage est encore développé au détriment de la voie scolaire.

Dans les collèges, les dotations horaires pour l’an prochain prévoient encore des diminutions d’heures et des suppressions de postes ! Et dans le premier degré, malgré l’auto-congratulation du ministre Blanquer, l’imposition de CP à 12 sans moyens supplémentaires aboutit à l’alourdissement des effectifs dans les autres classes. Et tout cela alors que des classes ont encore été fermées à la rentrée !

Pour une grève reconductible dans toute l’éducation

Depuis la rentrée, nombreuses ont été les luttes dans le secteur de l’éducation. Dans les écoles maternelles et primaires, les personnels se sont mobiliséEs contre des fermetures de classe. Dans les lycées, mais aussi dans un certain nombre de collèges, la grève du 24 janvier avait été très suivie. Dès ce jour-là, la question d’entamer une grève dure, reconductible, avait été posée. À Paris, les discussions avaient porté sur la nécessité d’entrer en grève reconductible et de percer l’isolement en se coordonnant entre les différents établissements.

Ainsi, pour l’assemblée générale qui se déroulait le 5 février après la manifestation parisienne, plusieurs établissements s’étaient d’ores et déjà mandatés en votant la reconduction le 6 et le 7 février.

Au total, ce sont 13 établissements sur la région parisienne qui sont entrés en grève reconduc-tible les 6, 7 et 8 février, tels le lycée Mozart au Blanc-Mesnil, le lycée Balzac à Mitry-Mory ou encore le lycée Rodin à Paris. Le vendredi 8 février, ce sont des représentantEs de 27  établissements qui se sont retrouvés en AG, un chiffre important pour un vendredi soir, montrant une réelle détermination des collègues mobiliséEs.

Phénomène intéressant qu’on n’avait pas vu depuis plusieurs années : des établissements essaient de se structurer par AG de ville, comme à Montreuil-Bagnolet, où des AG communes ont lieu, ou encore à Épinay-sur-Seine, où les établissements se coordonnent.

Le mardi 12 février, un nouveau temps fort de mobilisation était appelé par l’AG parisienne, appuyé par l’intersyndicale de Créteil SNES-SUD-FO-CGT. Un rassemblement a eu lieu à 11h devant le ministère de l’Éducation nationale, suivi d’une nouvelle AG de grève, et de nombreux établissements ont prévu des nuits d’occupation.

Entrer dans une grève reconductible de tous les établissements scolaires sera la meilleure façon de faire reculer Blanquer et ses réformes.

Correspondant Mercredi 13 février 2019

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Au lycée Jean-Renoir, une occupation nocturne pour protester contre les réformes (Bondi Blog)

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15 février 2019 ~ 0 Commentaire

fachos (npa)

La-semaine-de-Charb-2-copie-1

Charb

L’extrême droite

Ennemie du mouvement des Gilets jaunes

Le 9 février, dans plusieurs villes de France, notamment Toulouse et Lyon, des groupuscules d’extrême droite s’en sont pris physiquement à des cortèges et à des militantEs de gauche investis dans le mouvement des Gilets jaunes. Ce n’est malheureusement pas une première, et le NPA est bien placé pour le savoir, après les agressions contre notre cortège parisien le 26 janvier.

Mais les semaines se suivent sans nécessairement se ressembler, et les groupuscules d’extrême droite en ont été pour leurs frais, chassés de la manifestation parisienne du 2 février et repoussés le week-end dernier à Lyon comme à Toulouse par des cortèges déterminés à faire passer un message sans ambiguïté : l’extrême droite n’a rien à faire dans le mouvement des Gilets jaunes !

Les agressions perpétrées par ces groupuscules surviennent dans une phase particulière de la mobilisation, marquée à la fois par une certaine lassitude autour des manifestations du samedi, mais aussi par des dynamiques de convergence – certes partielle – avec le mouvement ouvrier, qui se concrétisent par des initiatives communes, une plus grande visibilité des revendications sociales et la mise en avant de la question de la grève et du blocage de l’économie.

Autant d’éléments qui hérissent le poil des groupuscules fachos, animés par une détestation de la gauche syndicale et politique et hostiles à toute convergence entre cette dernière et le mouvement des Gilets jaunes. Il n’est guère surprenant, dans un tel contexte, d’entendre un Zemmour déplorer que la droite et l’extrême droite identitaires n’aient pas réussi à imposer leur idéologie aux Gilets jaunes, laissant le champ libre à la gauche.

Il serait toutefois prématuré et dangereux de crier victoire, en oubliant le caractère toujours hété-rogène de la mobilisation, la volonté des groupuscules d’en découdre physiquement et, bien évidemment, le poids électoral de l’extrême droite.

L’issue de la bataille qui se mène autour et au sein du mouvement des Gilets jaunes aura des conséquences pour l’ensemble de nos luttes : il s’agit non seulement de combattre idéologique-ment, au sein d’une mobilisation inédite et historique, les tentatives de détournement réaction-naire d’une colère sociale légitime, mais aussi de refuser, physiquement, que les fachos se sentent chez eux dans la rue.

Une double tâche à laquelle le NPA continuera de s’atteler, au côté de celles et ceux qui, dans le mouvement ouvrier et dans le mouvement des Gilets jaunes, refusent de céder à l’air du temps et considèrent l’extrême droite comme ce qu’elle n’a jamais cessé d’être : le pire ennemi de notre camp social.

Julien Salingue Mercredi 13 février 2019

https://npa2009.org/

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15 février 2019 ~ 0 Commentaire

hongrie (à l’encontre)

budap

Hongrie.

«Une éthique ouvrière», en 1956

C’est une courte lettre qui date de plus de 60 ans. Jean Duprat, mon grand-oncle, y informe un «camarade», sans doute un responsable, qu’il quitte la CGT. Nous sommes en 1956. Et c’est le «silence complice» de son organisation face à la répression de l’insurrection hongroise qui motive cette décision.

• C’est une courte lettre qui date de plus de 60 ans. Elle est reproduite à la fin de ce billet. Jean Duprat, mon grand-oncle, y informe un «camarade», sans doute un responsable, qu’il quitte la CGT. Nous sommes en 1956. Et c’est le «silence complice» de son organisation face à la répression de l’insurrection hongroise qui motive cette décision.

Au 13 novembre, date de la lettre, cela fait dix jours que les chars soviétiques sont entrés en Hongrie pour mettre un terme sanglant à la Commune de Budapest débutée quant à elle le 23 octobre.

Dès le départ, cette insurrection n’est pour le Parti communiste qu’un des avatars du complot mondial visant à affaiblir le camp du «socialisme réel». L’Humanité [comme le quotidien Voix Ouvrière du Parti du travail en Suisse: voir l’article publié, par Charles-André Udry, le 22 juin 2006, sur la «révolution hongroise», sa chronologie, et la presse de «gauche» en Suisse] dénonce férocement les insurgé·e·s, «fascistes et féodaux», et loue l’intervention de «l’armée des ouvriers et des paysans de l’URSS».

Pour une partie des «compagnons de route» du PCF, troublés par le récent rapport Khrouch-tchev, ça ne passe pas. Le 7 novembre, Le Monde publie un manifeste signé notamment par Sartre, Claude Roy, Roger Vailland ou encore Jacques Prévert. On peut y lire «que le Socialisme pas plus que la Liberté ne s’apporte à la pointe des baïonnettes».

Des fédérations de la CGT, le Livre notamment, dénoncent l’intervention soviétique. Et le 13 novembre 1956, précisément le jour où est rédigée cette courte lettre, le bureau confédéral adopte une déclaration rendue publique qui «tient à préciser que rien dans les statuts de la CGT n’interdit à une organisation confédérée d’avoir, sur un point particulier, une opinion propre alors qu’une autre organisation a le même droit d’émettre une opinion contraire», un pluralisme qui interdirait une position franche de la CGT sur la Hongrie (1).

C’est ce «silence» que dénonce Jean Duprat.

Il vient tout juste d’avoir 34 ans et il est postier, comme son frère jumeau, Pierre, mon grand-père. Agent d’exploitation («AEX») au centre de tri de Gare de l’Est, sur la ligne ambulante de Paris à Strasbourg, il est inséré dans une sociabilité ouvrière forte. Aux PTT, la CGT rassemble un peu plus de 40 % des voix aux élections professionnelles. Elle y est fortement concurrencée par FO.

Militer à la CGT c’est s’exposer mais aussi y consacrer un investissement personnel important: «Le local syndical, ça n’existe pas. Les réunions se tiennent à la Bourse du travail ou dans une arrière-salle de café. (…) La reconnaissance du militant est fréquemment contestée par l’autorité. La direction du syndicat se réunit souvent le soir après le service, mais la multiplicité des horaires de travail, de jour et de nuit, ne facilite pas le travail d’équipe et démocratique! Les autorisations spéciales d’absence, les dispenses de services, cela n’existe pas non plus.» (2)

Membre de la Commission exécutive de son syndicat, Jean Duprat est un militant, même si on ne trouve pas trace de lui dans le célèbre dictionnaire du mouvement ouvrier «Le Maitron». Et s’il quitte la CGT cette année 1956 c’est parce que la « douleur » de l’abandon à leur sort des «ouvriers et du peuple hongrois», lui, le militant, il ne peut l’accepter.

Est-ce parce qu’il a eu écho des conseils ouvriers qui ont éclos durant l’insurrection?  Manifestation, comme dans tant d’autres épisodes historiques, d’un authentique «socialisme spontané» des travailleurs et des travailleuses.

Et s’il conclut sa lettre en adressant, malgré tout, ses «amitiés ouvrières» à ses ex-camarades, c’est justement parce qu’il continue de se revendiquer de ce mouvement ouvrier, de son éthique originelle, éprise de liberté et rétive à toutes les dominations.

Jean Duprat ne cessera d’ailleurs pas de militer. Il rejoint par la suite la Fédération Anarchiste, au sein du Groupe Fresnes-Antony, mais aussi la CNT, petite centrale anarcho-syndicaliste.

Après tout peut-être s’agit-il d’un choix longuement mûri. Peut-être a-t-il fait partie, plus jeune, des lecteurs et lectrices du Libertaire, ce journal dont il s’écoulait 50 000 exemplaires en 1945.

Peut-être même qu’il a suivi, un peu moins de dix ans auparavant, les débats autour de la scission CGT/CGT-FO de 1947 dans les colonnes de ce même journal. Le Libertaire, comme la FA, voyait alors en la jeune CNT la meilleure alternative syndicale à la CGT de Frachon, inféodée à l’URSS, et à la CGT-FO de Jouhaux, sous emprise des USA. (3)

Lui qui avait milité durant tant d’années à la CGT ne pouvait pas, quoi qu’il en soit, rejoindre une organisation adverse, FO. Et peut-être que la CNT, malgré son audience confidentielle, offrait du coup un cadre acceptable.

Mais ce que j’aime surtout retenir de ce bref courrier (comme de l’engagement qui l’a poursuivi), c’est qu’on peut y voir une certaine sincérité et une intégrité, la volonté aussi d’accorder les moyens employés aux fins recherchées. Et que nos désirs d’émancipation et de liberté ne soient pas étouffés par les logiques froides et désincarnées d’appareils.

Alencontre 15 février 2019 Théo Roumier

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Cher camarade,

Comme beaucoup d’entre nous, j’ai ressenti douloureusement les évènements qui viennent d’ensanglanter la Hongrie. Comme beaucoup, j’ai longtemps espéré que la CGT à laquelle j’étais fier d’appartenir aurait protesté à l’encontre de l’agression perpétrée contre les ouvriers et le peuple hongrois. Devant le silence, signe de complicité, de l’organisation qui fut la mienne, j’ai le regret de t’informer de ma démission, et d’adhérent et de membre de la Commission Exécutive syndicale. Je verrais dès que possible le camarade Laforgue pour lui remettre comptes et documents en ma possession. Reçois, cher camarade, mes amitiés ouvrières.

Duprat, le 13 novembre 1956 »

Notes

  1. André Narritsens, « 1956, la CGT et la Hongrie », Cahiers d’histoire sociale n° 98, juin 2006
  2. Pierre Lhomme, « Les droits et les moyens syndicaux dans les PTT », dans La CGT dans les années 1950, Presses universitaires de Rennes, 2005
  3. Guillaume Davranche, « Les anarchistes rejoignent à regret la CGT-FO », dans Alternative libertaire n° 172, avril 2008

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14 février 2019 ~ 0 Commentaire

saint nazaire (basta)

isf

« Ce qui se passe ici, cette entraide, je n’avais jamais vu ça »

Reportage à la maison du peuple de Saint-Nazaire

A Saint-Nazaire, les gilets jaunes ont leur quartier général : la « maison du peuple », un ancien bâtiment du Pôle emploi qu’ils occupent depuis la fin novembre. Dans le bouillonnement des discussions, des débats et des actions, travailleuses précaires, retraités, chômeuses ou SDF s’y politisent à grande vitesse.

Dans ce territoire marqué par une forte culture ouvrière, leur action s’articule avec celle des syndicats, dont ils reçoivent le soutien. Après bientôt trois mois d’une mobilisation nourrie par cette force collective, tout retour en arrière leur semble impossible : « Le mépris et la violence n’ont fait qu’accroître notre détermination. »

L’après-midi touche à sa fin à la « maison du peuple » de Saint-Nazaire. Ce bâtiment de 900 m2 est occupé depuis deux mois par des gilets jaunes. Les manifestants, qui battent le pavé depuis le petit matin, ce 5 février, jour de « grève générale », arrivent au compte-goutte. Certains repartent illico rejoindre leurs « collègues », qui improvisent des soirées festives sur les ronds points occupés.

Pour la première fois depuis le début du mouvement, la CGT avait appelé à rejoindre les gilets jaunes pour cette journée de mobilisation. Chacun fait part de son expérience : est-ce qu’il y avait du monde ? Comment cela s’est-il passé avec les syndicats ? Y avait-il beaucoup de policiers ? Les vannes fusent. Tout le monde rit. « C’est tellement agréable, après une journée de manif dans le froid de revenir à la maison du peuple. Il fait bon, il y a du café, et tous les gens », se réjouit Céline, qui a rejoint le mouvement courant décembre.

Nolwenn Weiler 14 février 2019

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13 février 2019 ~ 0 Commentaire

bla bla (anticapitalisme et révolution)

3 petis peruvienss

Y’en a marre du « grand bla-bla »

La vraie démocratie, c’est nous !

« J’entends dire que la jeunesse ne participait pas assez à ces débats [...] Mais ce qu’on va préparer, à travers ce débat, ce sera vous. La France dans dix ans, dans vingt ans, c’est la vôtre. » Ce sont les mots d’Emmanuel Macron, le 7 février dernier lors d’une séance du “Grand débat” menée avec des jeunes. Encore une preuve de cynisme, Macron serait-il le garant de notre avenir ? 
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Le grand débat : une énorme mascarade
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Macron poursuit son coup de com’ en se réunissant dans un gymnase avec des centaines de jeunes, micro à la main. Une façon pour lui de se montrer soucieux vis-à-vis de nous, alors que, d’après des sondages, plus de 60 % des 18-25 ans ne le considère pas «honnête» ni «sincère». Quiconque pense qu’il se préoccupe réellement de notre avenir ignore qu’il a lui même renforcer la sélection à l’entrée de la fac, qu’il prévoit de casser le diplôme du Bac et d’embrigader la jeunesse avec le Service National.
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En décembre, lorsque des centaines de lycées et de facs étaient bloqués, ce gouvernement n’a fait aucune déclaration pour ne serait-ce que faire semblant d’entendre nos revendications. Par contre, ces agents de la police, était bien présent devant nos lycées et manifs pour nous gazer, matraquer et interpeller.
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Qui peut penser que le gouvernement pense à nous après avoir vu les images des lycéens interpellés à Mantes-la-Jolie ? Sur scène le comique Macron défend notre avenir, dans les coulisses il dégrade nos conditions d’études et nos futures conditions de travail. Le grand débat n’est qu’un « grand blabla », la vraie démocratie ont l’a connu en décembre dans nos AG, blocages et manifestation. C’est celle-là qui doit s’exprimer.
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C’est qui les casseurs ? C’est eux les casseurs ! 
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La loi « anti-casseurs » a été adopté zen première lecture à l’Assemblée nationale mardi dernier. Parlons plutôt d’une loi « anti-manifestants » car elle donne le feu vert pour multiplier les fouilles et interpellations. De plus, elle offre la possibilité pour les préfets d’interdire de manifestation une personne sur de simples soupçons, même sans aucune preuve.
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Marine Le Pen a condamné cette loi… toute en dénonçant au même temps le « laxisme » du gouvernement vis-à-vis des « casseurs » et des « milices d’ultragauche ». Ces prises de position politique visent à cacher ce qu’est la véritable violence.
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Faut-il encore rappeler les 2 000 blessés par la police, dont plus d’une centaine gravement, et les plus de 5 000 interpellations depuis le 17 novembre ? Et qu’en est-il de la violence sociale, les licenciements massifs, les obstacles pour trouver un emploi, la suppressions des aides sociales, le nombre grandissant de personnes qui peine à se loger ?
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Alors que Benalla se balade tranquillement, le gouvernement prépare son arsenal répressif. Cette loi n’est qu’un nouvel aveu de sa faiblesse, un outil de plus pour mater la contestation qui ne s’arrête pas devant les discours de Macron… à nous de la rendre victorieuse.
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Préparer la grève générale
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Ce que craint ce gouvernement, fidèle représentant du patronat français, c’est la généralisation du conflit dans tous les lieux d’études et de travail. Il a peur du débordement. Après la grève interprofessionnelle du 5 février, et alors que la colère persiste, la CGT parle d’une nouvelle journée de grève mi-mars…
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Allons nous nous contenter de marcher indéfiniment le samedi et de faire grève une fois tous les deux mois ?
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Pour faire reculer Macron, c’est une grève générale qu’il nous faut, un blocage totale et entier de l’économie, pour en finir avec cette société au service des riches. C’est ce qui a manqué dans les dernières mobilisations.
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La jeunesse a un rôle à jouer de par son énergie et sa combativité. Lorsqu’elle se met en mouvement, elle donne confiance à tous ceux qui veulent se battre. Alors, qu’est-ce qu’on attends pour remettre à l’ordre du jour dans les lycées et les universités la grève, les blocages et manifestations ?
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Commentaire : A & R est un courant du NPA

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12 février 2019 ~ 0 Commentaire

carte scolaire 22 (fr3)

sardines

Cartes scolaires en Bretagne

Des projets contestés

Samedi 9 février, des parents d’élèves étaient rassemblés dans les Côtes d’Armor à Glomel  contre la fermeture d’une classe. Rien n’est encore officiel mais la carte scolaire prévue pour 2019 suscite déjà les réactions. Les fermetures de classes seront connues cette fin de semaine.
La carte scolaire va changer. Dans les quatre départements bretons et pour l’heure rien n’est encore officiel. Les fermetures de classes seront connues en fin de semaine. Les premiers élément, sortis des réunions préparatoires sont loin de faire l’unanimité.

Des postes d’enseignants en baisse

Trois départements sur quatre seraient concernés par une baisse d’effectif des enseignants avec:

Moins 15 équivalents temps plein dans le Finistère,

Moins 14 dans les Côtes d’Armor,

Moins 5 dans le Morbihan.

Seule l’Ille-et-Vilaine tire son épingle du jeu avec 34 créations de postes annoncés. (Quand on fait le total des + et des -: çà fait 30! le blog)

Nous ne pouvons  accepter 28 fermetures de poste classe dans un département fortement marqué comme la ruralité comme la nôtre et/ou par un contexte social difficile – et résolument attaché à un service public d’éducation de proximité (le syndicat FSU à propos des Côtes d’Armor)

Les projections évoquent 5 000 écoliers, un nombre en baisse avec 3000 dans le public et 2000 scolarisés dans le privé.

À noter qu’à la rentrée prochaine, deux données supplémentaires sont à prendre en compte :

- L’école va devenir obligatoire dès 3 ans à partir de septembre (Ce qui ne concerne que 20 000 enfants en tout! Les 3 ans allant déjà à l’école, le blog)

- Le dédoublement des classes de CP et CE1 va se poursuivre en Réseau d’éducation prioritaire.

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La filière bilingue s’en sort bien

La filière bilingue devrait voir la création de 27 nouvelles classes. Les syndicats d’enseignants s’inquiètent malgré tout du recrutement des enseignants bilingues.

HP et EC 12/02/2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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11 février 2019 ~ 0 Commentaire

ferroviaire (le peuple breton)

sncf

La ligne ferroviaire Châteaubriant-Rennes sauvée

Morlaix-Roscoff abandonnée ?

Bonne nouvelle dans l’est de la Bretagne après les signatures des pactes d’accessibilité entre l’État et les régions Pays de la Loire : la ligne Châteaubriant-Rennes sera bien intégralement remise en état et rouverte à la circulation des trains.

En revanche, Morlaix-Roscoff… 

Il y a quelque jour encore, le devenir de la section Châteaubriant-Retiers était très incertain. En effet la région Pays de la Loire menaçait de ne pas verser son écot en cas de non-participation de l’État au titre des compensations à l’abandon de Notre-Dame des Landes.

Problème aujourd’hui réglé : d’après les informations disponibles, l’État financera en totalité les premiers travaux d’urgence, à hauteur de 3,8 M€, sur la section Le Mans-Alençon, puis apporte-ra un complément de financement de 1,3 M€ au profit de la section Retiers-Châteaubriant dans de le cadre de la rénovation de la liaison ferroviaire Châteaubriant-Rennes.

C’est une victoire importante pour l’Association Châteaubriant-Rennes en train (ACCRET) qui annonce son intention de rester mobilisée et de « profiter de la tenue des travaux pour travailler ensemble à construire nos besoins de services sur cette ligne rénovée et nous préparer à pour faire avancer sa modernisation et son développement. »

En effet, le dossier n’est pas fermé. La vigilance reste de mise et une réflexion est nécessaire car l’existence de la ligne pourrait à nouveau être remise en cause d’ici 10 ou 15 ans, selon l’ACCRET, qui consultera à nouveau les habitants pour connaître leurs besoins et faire passer le message aux pouvoirs publics.

Rappelons que le service avait été dégradé puis interrompu en raison du manque d’investisse-ments de maintenance, malgré la croissance de la fréquentation de la ligne. Un tel problème pourrait se reproduire. Autre risque : que l’évolution des systèmes de signalisation et de pilotage rende obsolète l’équipement de la ligne Châteaubriant-Rennes en cas de non-modernisation.

Le sauvetage de la ligne rouvre la possibilité de mettre en place une deuxième liaison TER Rennes-Nantes, en plus de la liaison via Redon. Ce scénario permettrait d’améliorer la fréquence des trains et simplifierait la vie des usagers en cas de panne ou d’accident sur l’axe Nantes-Redon-Rennes, très fréquenté, et partiellement traversé par les TGV. L’autre intérêt d’une ligne TER Nantes-Rennes via Châteaubriant serait de pouvoir être entièrement consacré à la desserte quotidienne du territoire, à des prix accessibles, puisqu’aucun TGV n’y circulerait.

Du côte de Morlaix en revanche, les nouvelles ne sont pas aussi bonnes 

La ligne Morlaix-Roscoff est toujours fermée et le pacte d’accessibilité ne prévoit pas de travaux de remise en état. On s’orienterait donc vers une nouvelle fermeture de ligne en Bretagne, alors même que le mouvement des gilets jaunes a fait éclater aux yeux de tous la gravité de la dépen-dance à la voiture individuelle.

De plus, le Brexit pourrait amener une partie des marchandises circulant entre l’Irlande et l’Europe à transiter par les ports bretons, ce qui légitimerait le maintien de la ligne ferroviaire pour les besoins du fret, à moins de vouloir inonder nos routes de toujours plus de camions…

Pour le sauvetage de la ligne Roscoff-Morlaix, une manifestation est prévue le 2 mars à Roscoff. Après la marche de l’UDB Jeunes le 9 février, soutenue par la CGT, par SUD et par l’association de défense de la ligne (APMR), il reste à transformer l’essai pour amener la région et l’État à revoir leurs plans.

Nil CAOUISSIN 11 février 2019

http://lepeuplebreton.bzh/

Commentaire: Bravo pour l’auto-promo! Nous on sait pas faire!

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11 février 2019 ~ 0 Commentaire

samedi à brest

Lire aussi:

Jean-Michel Blanquer présente sa loi confiance en pleine vague de défiance (Le Huffinton Post)

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10 février 2019 ~ 0 Commentaire

rennes stylos rouges (libération)

A Rennes

Les stylos rouges rejoignent les gilets jaunes

Des enseignants mobilisés contre la réforme du lycée étaient dans le cortège ce samedi.

Convergence des luttes, disiez-vous ? A Rennes, il y aura au moins celle des professeurs et des parents d’élève en lutte contre les réformes du secondaire et de l’enseignement supérieur et le mouvement des gilets jaunes, qu’ils ont solennellement appelé vendredi à rejoindre et à soutenir.

Ce samedi après-midi, en lieu et place des habituelles pancartes «Macron démission», c’est ainsi une grande banderole «Blanquer démission», du nom du ministre de l’Education nationale, qui s’est retrouvée en tête du cortège des gilets jaunes, tenue par des profs du «collectif 35 contre les réformes du bac des lycées et contre Parcoursup» ayant enfilé la fameuse veste fluo.

«Entre les gilets jaunes et notre mobilisation, les revendications de fond sont les mêmes, expli-que Clément Cordier, membre du collectif et professeur en sciences économiques et sociales en Ille-et-Vilaine. Il s’agit d’égalité et de justice sociale.

Les réformes de Jean-Michel Blanquer vont limiter l’accès à l’enseignement supérieur pour les élèves des zones rurales et des classes populaires.» En cause notamment, la réforme du bac, dont une partie sera en contrôle continu et donc susceptible d’avoir une valeur différente selon les établissements.

Mais aussi celle des lycées, avec l’abandon des filières remplacées par le choix, pour l’élève, de trois «spécialités». Des choix déterminants dans la sélection opérée ensuite dans le cadre de Parcoursup.

«Certains lycées n’offriront pas le même éventail de spécialités et ce sont encore les familles les plus favorisées et les mieux informées qui pourront développer des stratégies pour leurs enfants, déplore Alice, professeure de mathématiques à Combourg, qui redoute, avec d’autres, «la mon-tée en puissance d’un système à l’américaine et de l’individualisme au détriment du collectif». «Quant au bac, en devenant local, il devient inégal et dévalorisé. Il y aura bientôt le bac de Combourg et celui du lycée Emile Zola à Rennes», ajoute-t-elle.

Autre point de convergence avec les gilets jaunes, la défense d’un service public que le collectif 35 estime menacé par des réformes d’une ampleur inédite, mise en place «sans concertation, avec une grande opacité et dans la précipitation».

Visibilité

«Dès la prochaine rentrée, 2600 postes seront supprimés en seconde et en première alors que le nombre d’élèves va augmenter», dénonce Clément Cordier qui redoute la généralisation de classes à 35 ou 36 élèves.

En se rapprochant des gilets jaunes, le collectif espère également donner une meilleure visibilité à ses revendications et un nouvel élan à une mobilisation en recherche d’un second souffle.  «Beaucoup de collègues nous soutiennent mais ne participent pas forcément à des journées de grève comme cela se fait habituellement, constate Clément Cordier. En manifestant en dehors des jours de travail, on peut toucher davantage l’opinion.»

Nul doute que la ténacité des gilets jaunes a aussi stimulé les énergies. «Ils ont construit une histoire qui nous porte et nous permet de dire ce qu’on avait sur le cœur», résume Elisabeth, prof de philo.

Pierre-Henri Allain,  9 février 2019

https://www.liberation.fr/

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