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12 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Obésité: le gouvernement embarrassé (les inrocks)

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Les Français les plus pauvres sont les plus touchés par l’obésité, et les politiques de prévention sont incapables de remédier au phénomène : c’est le constat que les scien- tifiques adressent au gouvernement.

Compte tenu du lobby de l’industrie agroalimentaire, difficile pourtant d’aller plus loin.

Si rien n’est fait, l’obésité devrait concerner un Français sur trois d’ici 2020 (selon un rapport de la mission parlementaire sur la prévention de l’obésité de 2008), en affectant surtout les plus précaires. Sur ce point, le dernier rapport du PNNS (Plan National Nutrition Santé) dirigé par Serge Hercberg et remis en janvier dernier à Marisol Touraine, constate l’échec du programme de prévention national mené depuis dix ans.

Les bandeaux de prévention diffusés à la télévision: “Pour votre santé, mangez au moins cinq fruits et légumes par jour”, “évitez de manger trop gras, trop sucré, trop salé”, n’ont eu de succès que chez les Français les plus aisés. Si 85 à 90% de la population a bien mémorisé le repère “cinq fruits et légumes par jour”, et que 43% des Français en mangent d’ailleurs effectivement, le chiffre chute à 6% parmi les catégories les plus défavorisées.

Il ne suffit pas que les gens soient informés pour que cela impacte leur compor- tement. Le rapport montre que c’est l’environnement du consommateur qui joue avant tout. Sont déterminants : la publicité, le placement des produits au supermarché, et bien sûr, leur coût.

Selon le ministère de la Santé, les enfants d’ouvriers en CM2 sont dix fois plus touchés par l’obésité que les enfants de cadres. Ils seront plus exposés aux maladies graves qu’en-traînent l’excès de poids: le diabète, les maladies cardio-vasculaires, l’hypertension, et cer- tains cancers. Pour changer la donne, le rapport Hercberg préconise de s’aligner sur les méthodes plus agressives déjà employées pour la lutte anti-tabac.

Loin de constituer un avis isolé, il suit de près les recommandations de la commu- nauté scientifique internationale. Pour espérer avoir un impact – face à une industrie agro-alimentaire qui dépense 1,6 milliards d’euros par an en publicité, dont 80% fait la pro- motion de produits gras, salés, ou sucrés, le chercheur préconise trois grandes mesures : un étiquetage simple et compréhensible qui indique la valeur nutritionnelle des aliments, une régulation de la publicité, et une taxation de certains produits (associée à une baisse de la TVA pour les aliments jugés plus sains).

La loi Santé présentée le 19 juin par Marisol Touraine comporte un volet de lutte contre l’obésité inspiré de ce rapport. En appuyant bien sur les mots, la ministre a pourtant annoncé en préambule: la loi ne comportera “aucune mesure de fiscalité”.

Que les industriels se rassurent, il ne sera pas question de taxation, ni de régulation de la publicité. Le gouvernement n’a pour le moment retenu que la première des mesures recom- mandées par la communauté scientifique. Celle-ci vise à apposer sur la face avant des pro- duits alimentaires indus- triels des pastilles colorées, suivant une échelle de cinq couleurs, allant de vert à rouge, selon l’intérêt nutritionnel du produit. Cette mesure a eu un effet positif en Grande Bretagne, où cela a encouragé les industriels à modifier la composition de leurs produits, pour éviter qu’ils ne soient affublés du rond rouge “peu sain”.

Face au puissant lobby de l’industrie agroalimentaire, premier chiffre d’affaires dans l’industrie française et plus gros employeur, le professeur Hercberg estime qu’“on peut considérer qu’il y a un premier geste fort, la ministre a fait part de cette mesure dans la présentation de son projet de loi, et ce, malgré les pressions qui durent depuis plusieurs mois.” On est curieux de voir si le gouvernement défendra la mesure jusqu’au bout, ou si les intérêts économiques auront raison de la santé publique.

En attendant l’examen de la loi en Conseil des ministres à la rentrée, et à l’Assemblée nationale début 2015, le professeur Hercberg appelle, avec une trentaine d’associations, à une mobilisation citoyenne grâce à une pétition en ligne : “Il est indispensable qu’on lutte contre les pressions qui sont faites pour empêcher la mesure de passer, avec l’engagement citoyen et celui de la communauté scientifique. Je suis convaincu que pour les respon- sables politiques, ce sera un élément déterminant d’avoir une demande sociétale forte. Il faut organiser une sorte de contre-lobby.” Par Hélène Tissier le 11 juillet 2014 à 17h33

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http://www.lesinrocks.com/2014/07/11/actualite/obesite-gouvernement-embarrasse-11515192/

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Commentaire: Et les multinationales pourront bientôt attaquer les mesures de santé publique si elles sont contraires à leur intérêts!

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12 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Austérité: le gouvernement s’attaque aux victimes d’accidents du travail (la rotative)

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Et de maladies professionnelles

Le dernier numéro du magazine Santé & travail révèle que la Sécurité sociale a décidé de réduire sa dotation aux centres de consultations de pathologies professionnelles. Le gouver-nement a aussi cherché à geler les rentes versées aux victimes d’accidents du travail et aux patients souffrant de maladies professionnelles. Un nouveau cadeau au patronat qui a été rejeté par les députés.

Sous le titre « Menace sur les consultations de pathologies professionnelles », le magazine Santé & travail annonce que le directeur de la prévention des risques profes- sionnelles de la Caisse nationale d’assurance maladie a décidé de réduire la dotation versée par la branche accidents du travail-maladies professionnelles (AT-MP) de la Sécurité sociale aux consultations de pathologies professionnelles. Ces consultations de pathologie profes- sionnelles participent pourtant activement à la reconnaissance des maladies profession-nelles.

Assurées par des médecins spécialisées, elles aident au diagnostic et au traitement des maladies liées aux expositions professionnelles des patients, et sont aussi un lieu d’écoute pour les personnes souffrant de harcèlement moral au travail. Un médecin interrogé par le magazine indique: «C’est le thermomètre qu’on veut casser. Avec ces consultations, nous participons à la reconnaissance des maladies professionnelles. Si elles ferment ou sont moins efficaces, ce sont autant de malades qui seront pris en charge par le régime général, aggravant le déficit de celui-ci.»

En effet, si les maladies sont reconnues comme d’origine professionnelle, elles sont prises en charge par la branche AT-MP de la Sécurité sociale, financée par les employeurs, et non par le régime général, financé par tous les salariés. La baisse de la dotation aux con- sultations de pathologies professionnelles sera de 10 % par an pendant quatre ans.

Elle s’accompagnera aussi de la suppression d’une dotation de 50 000 euros versés au Réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles, qui mène une veille sur les maladies liées au travail et cherche à détecter de nouvelles pathologies professionnelles. Santé & Travail conclut son article en indiquant : «Plusieurs enseignants en médecine du travail craignent que l’objectif de la mesure soit précisément de « réduire une source de reconnaissance de nombreuses maladies professionnelles ». »

Encore un motif de satisfaction pour le patronat, qui serait ainsi dédouané de son obli- gation de prendre en charge des maladies contractées par les salariés du fait de leur travail. Dans le même temps, le gouvernement a cherché à geler le montant des rentes versées aux victimes d’accidents du travail et de maladies professionnelles. La mesure, inscrite dans l’avant-projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2014 consistait à suspendre temporairement le mécanisme d’indexation automatique de ces rentes sur l’inflation. Soit une baisse de pouvoir d’achat pour les victimes du travail.

La mesure, qui visait à faire 200 millions d’euros d’économies en année pleine, a fina- lement été retoquée lors du passage du projet devant les députés. Lors de la séance du 8 juillet à l’Assemblée nationale, la députée communiste Jacqueline Fraysse s’est exclamée: «Il aura fallu se battre pied à pied pour faire reculer un gouvernement qui se dit de gauche et qui proposait, toute honte bue, de pénaliser (…) les salariés ayant droit à une pension d’inva- lidité à la suite d’une maladie professionnelle ou d’un accident du travail.»

Jean-Paul Bacquet, député du Parti socialiste, lui a répondu : « Nous n’avons pas de sang sur les mains ! » A ce rythme-là, ça ne saurait tarder. Publié le 10 juillet 2014

http://larotative.info/austerite-le-gouvernement-s.html

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12 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Pologne, un pays à 90 % catholique? un mythe (ci)

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Les dernières estimations concernant le nombre de croyants et de pratiquants sont sans appel : de moins en moins de Polonais vont à la messe et un nombre grandissant d’entre eux se déclarent sans religion.
Selon une étude récente de l’Institut des statistiques de l’Eglise catholique, depuis dix ans la communauté catholique en Pologne a perdu environ 2 millions de fidèles, informe le quotidien Gazeta Wyborcza. « L’étude effectuée en 2014 auprès de 10 000 paroisses con- sistait à compter les dominicantes et communicantes, c’est-à-dire des fidèles présents à la messe de dimanche et qui communient. Ils étaient respectivement 39,1 % et 16,3 % de la population polonaise », explique le journal. »La Pologne reste toutefois le pays où le taux de catholiques, ou de ceux qui se déclarent comme tels, reste le plus élevé au monde, soit 92,2 % », précise le site d’information Natemat.pl, en citant le Pew Research Center (Washington). Et selon le dernier recen- sement national, ils seraient 97 % à déclarer leur appartenance à la communauté catholique.

Cependant, des déclarations sont une chose et la réalité en est une autre, selon l’éditorialiste Michal Wilgocki de Gazeta Wyborcza. « Dans toute discussion sur la Pologne, on évoque inévitablement le chiffre de plus de 90 % pour dire que des catholiques dominent en Pologne, explique Wilgocki. En fait, si on regarde les chiffres de plus près, les 16 % de Polonais qui pratiquent et qui suivent les règles de la religion constituent à peine 4 millions de personnes [sur 38 millions d'habitants], ce qui est très loin des prétendus 90 %.

S’ils votaient tous pour des candidats catholiques, avec comme aux dernières euro- péennes une participation très basse d’environ de 7 millions d’électeurs, ils auraient dû obte- nir une majorité de 60 %. Assez pour durcir encore plus la législation sur l’IVG, introduire la flagellation pour l’offense religieuse et introniser Jésus roi de Pologne. Alors qu’attendent-ils ? » s’interroge Wilgocki. Courrier international 11 juillet 2014

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Commentaire: Et il n’y a pas encore eu, comme en Irlande, l’évêque qui finançait les études de son fils aux Usa avec l’argent de la quête, le prêtre qui recevait l’extrême onction dans un sauna gay, le cimetière clandestin de bébés tués, l’exploitation des filles-mères et le vol de leurs bébés…

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12 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Brest, déficit du chru, le plan d’économie supprime 183 postes sur deux ans (lt + of)

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La lettre du directeur général, Philippe El Saïr, aux personnels du CHRU, le 26 juin, laissait présager un plan d’économie. Effectivement, 183 postes ne seront pas remplacés sur deux ans.

La direction parle de gel de postes sur deux ans mais, pour les syndicats, il s’agit bien de suppressions de poste. La CGT, qui avait prévu jeudi midi, la distribution de cartes postales, en réponse à la lettre diffusée aux personnels du CHRU de Brest-Carhaix (notre édition de mardi) a informé, hier, par la même occasion, le personnel. « Les propos de l’ARS sont effrayants :  » le CHRU de Brest présente des indicateurs de productivité du personnel défavorables… Il est impératif de redéfinir les effectifs, en cohérence avec l’absence de progression de l’activité ».

C’est un cercle vicieux qui profite au privé en supprimant des postes, en fermant des lits. On ne peut pas préserver la qualité des soins », soulignent Thomas Bourhis et Pierre-Louis Deniel, de la CGT. Sur injonction de l’Agence régionale de santé, la direction du CHRU a décidé, en réunion de directoire, lundi dernier, de geler 183 postes sur deux ans. Il s’agit de 165 postes de personnels non médicaux et de 18 postes médicaux, dont les actes contribuent pourtant à l’activité et, donc, au budget. « C’est une question d’équité, on ne peut pas exonérer une partie de l’hôpital de l’effort », répond le directeur du CHRU, Philippe El Saïr.

« Une opportunité d’adaptation » La CFDT, qui se déclare totalement opposée à ces suppressions, estime qu’« elles font porter la totalité du déficit sur le personnel non médical, si on compte les 25 postes déjà supprimés. La direction continue d’embaucher des médecins, alors même que l’ARS avait préconisé le gel de la masse salariale médicale pour 2013. La baisse d’activité est la seule responsable du déficit de l’hôpital. Il faut rechercher des solutions pour inverser la tendance ». Par ailleurs, le syndicat alerte sur l’augmentation inquiétante des risques psychosociaux, touchant toutes les catégories de personnel. Ces gels de postes seront organisés sur deux ans. « Nous allons travailler avec le directoire, les chefs de pôle, les cadres et les syndicats, pour décider comment cela va se décliner. Ce n’est pas quelque chose à quoi on se résout de gaieté de coeur. Il faut travailler sur la réorganisation, pour faire de cette contrainte une opportunité d’adaptation du CHRU », ajoute Philippe El Saïr, qui a écrit sa lettre au personnel « pour que tout le monde en interne soit au même niveau d’information ».

Pas de licenciement prévu  Aucun licenciement n’est prévu, les suppressions seront décidées au fil des quelque 300 départs à la retraite ou mutations, enregistrés chaque année au CHRU. Cela représente un effectif de 6.500 personnes, dont 600 médecins, ce qui correspond à 5.500 équivalents temps-pleins, dont 500 médecins. « On travaille sur les différentes réorganisations possibles mais aussi, par ailleurs, sur les achats ou l’amélio- ration des codages. Je vais informer l’Agence régionale de santé de nos hypothèses de travail et, pour fin septembre début octobre, on aura un contrat de retour à l’équilibre avec l’ARS ». 11 juillet 2014 / Catherine Le Guen

http://www.letelegramme.fr/finistere/brest/deficit-du-chru-le-plan-d-economie-supprime-183-postes-sur-deux-ans-11-07-2014-10254202.php

Santé. Hôpital Brest-Carhaix : suppression de postes annoncée (of)

Brest – 10 Juillet

Le plan de rééquilibrage budgétaire de l’hôpital de Brest-Carhaix, validé par l’Agence régionale de santé, annonce 183 suppressions de postes sur les deux prochains exercices.

Après avoir rejeté le budget prévisionnel 2014, déficitaire de 9,7 millions d’euros, l’Agence régionale de santé (ARS) invite le CHRU à « assurer une redéfinition des effectifs en cohérence avec l’absence de progression de l’activité ».

La direction de l’hôpital a aussitôt adressé une lettre à chacun des 6 500 salariés décryptant cette situation. Elle a également présenté aux organisations syndicales un plan de retour à l’équilibre suivant les orientations de l’ARS. Ce sont ainsi 165 emplois de personnels non médicaux et 18 postes de personnels médicaux qui seraient supprimés par le biais de départ à la retraite ou de mutations. La section CGT de l’hôpital brestois n’en démord pas : « C’est effrayant, lancent ensemble Thomas Bourhis et Pierre-Louis Deniel, s’exprimant pour la CGT. Des postes ont déjà été supprimés, des lits fermés, des horaires modifiés… Comment peut-on préserver la qualité des soins avec cette logique ? » Les organisations syndicales dénoncent un « cercle vicieux » qui renforce l’attractivité du secteur privé de la santé au détriment des hôpitaux publics.

Cartes postales à la direction Pour marquer leur mécontentement et le sentiment de rupture entre le personnel et la direction, la CGT a décidé, sur le ton de l’humour, d’adresser au DG de l’hôpital, Philippe El Saïr, des cartes postales répondant à son courrier. Ce jeudi, entre midi et 14 h, près des espaces de restauration des hôpitaux Morvan et de la Cavale Blanche, elles étaient « distribuées, signées et prêtes à être postées vers le sommet de la pyramide hiérarchique ». Toutes rappelaient invariablement que les personnels étaient « loin d’être assez nombreux » au regard de l’activité et de la charge de travail.

http://www.ouest-france.fr/sante-hopital-brest-carhaix-suppression-de-postes-annoncee-2690230

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09 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Baisse du coût du travail et pillage des caisses (npa)

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Budget rectificatif de la Sécu

Après l’adoption du budget rectificatif de l’État et ses 4 milliards d’économies par l’Assem- blée nationale, à une large majorité, le budget rectificatif de la Sécurité sociale vient à son tour d’être voté mardi 8 juillet: une première étape de la mise en musique du Pacte de res- ponsabilité et une offensive majeure contre la protection sociale.

La conséquence immédiate de ce budget rectificatif va être un «trou» supplémentaire dans les caisses de la Sécu de près de 10 milliards d’euros qui iront directement dans la poche du patronat : une attaque contre l’ensemble du monde du travail, retraitéEs, privéEs d’emploi, salariéEs… Mais, promet sans rire le gouvernement qui n’en est plus à une provo- cation près, c’est pour «gagner un demi-point de croissance et 200 000 emplois»!

«Progressiste et de gauche» ? Valls veut «sortir la France de ses blocages»: «Mon ob- session, c’est le mouvement, la réforme. [...] Après avoir diminué de 6,5 milliards d’euros dès 2015, les prélèvements sur les entreprises seront réduits de 8 milliards en 2016 et d’en- viron 5,5 milliards en 2017. Sans oublier la montée en charge du crédit d’impôt compétitivité emploi à hauteur de 20 milliards d’euros. Jamais de tels engagements n’ont été pris à ce niveau!»

Ce que Marisol Touraine appelle «un texte progressiste et de gauche»… À elle seule, la baisse des cotisations sociales représente un manque à gagner de 8 milliards d’euros pour les caisses de la Sécu (dont 5,5 milliards pour la seule part dite «patronale» et 2,5 mil- liards pour la part salariale). Les entreprises ne paieront plus aucune cotisation de Sécurité sociale pour les salaires au niveau du Smic et elles seront fortement réduites pour tous les salaires inférieurs à 1,6 fois le Smic (véritable incitation à ne pas payer plus !).

De plus, les cotisations d’allocations familiales payées par les employeurs vont être réduites de 1,8 %. Autre cadeau aux patrons, la suppression de la Contribution sociale de solidarité des sociétés (dite C3S, payée par les entreprises dont le chiffre d’affaires est su- périeur à 760 000 euros) pour la moitié des entreprises qui la paient aujourd’hui et sa réduc- tion pour les autres avant sa disparition totale en 2017. À elle seule, cette mesure représente un manque à gagner d’un milliard d’euros pour la Sécu pour 2015 !

Les salariéEs vont trinquer… Côté salariés, le gouvernement a le culot de présenter com- me une avancée, un geste social (!): la baisse des cotisations sociales «salariales» pour celles et ceux gagnant moins de 1,5 SMIC, soit autour de 40 euros par mois. Mais combien vont coûter à chaque foyer la baisse des prestations sociales, le gel pendant au moins 18 mois de toutes les pensions supérieures à 1200 euros, la non-revalorisation de l’allocation de logement familial?

Cela alors que la caisse d’assurance maladie a d’ores et déjà annoncé travailler à un plan d’économies de 2,9 milliards d’euros pour 2015: diminution des séjours à l’hôpital, dans les maternités, remise en cause des prescriptions médicales, de certains actes chirurgicaux, d’examens biologiques et radiologiques, etc.

Les élus UMP n’ont pu cacher leur joie. Sous le titre «un bon signal qui ne va pas assez loin», le courant «France moderne et humaniste» de l’UMP (Raffarin, Chatel…) s’enthou- siasme: «En réalité, nous ne pouvons que nous réjouir des principales mesures de ce texte qui viennent, enfin, alléger un coût du travail dont nous dénonçons le poids depuis long- temps »…

Mis à part le mini-psychodrame entre les prétendus «frondeurs» PS et le gouverne- ment, le ton «outragé» de certains élus de droite à l’annonce de l’ajournement des votes des articles et des amendements par le gouvernement le premier soir (de crainte de ne pas avoir la majorité… les députés PS «loyalistes» n’étant pas alors assez nombreux dans l’hémi- cycle !), l’Assemblée a bien avalisé les mesures les unes après les autres… Isabelle Ufferte

Hebdo L’Anticapitaliste – 250 (10/07/2014)

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09 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

La catastrophe de l’austérité (npa)

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Le rapport sur l’accident de Brétigny vient de tomber, et le verdict est sans appel pour la direction de la SNCF, le gouvernement et leur politique de privatisation.
Ni acte de malveillance ni hasard, c’est bien le manque d’entretien qui est à l’origine du déraillement du train qui a provoqué sept morts et des dizaines de blessés.
Voilà le résultat des réorganisations et des 30 000 suppressions de postes qui ont cours depuis plus de dix ans. De nombreuses brigades d’entretien des voies ont été suppri- mées, entraînant l’augmentation de l’étendue de leurs zones d’action, brigades contraintes de n’assurer que le travail urgent et non plus la prévention.
La SNCF a désormais recours de plus en plus régulièrement à des sous-traitants pour assurer travaux et entretien du réseau. Elle avait même été avisée de la dangerosité de la ligne Paris-Limoges, allant jusqu’à ignorer la préconisation de limitation de vitesse à 100 km/h contre les 160 toujours en vigueur aujourd’hui.
La réforme ferroviaire qui vient d’être votée va aggraver cette situation, afin d’offrir un nouvel espace aux capitalistes pour se remplir les poches, sur le dos des cheminotEs et des usagerEs, laissant dépérir le réseau ferré tout en augmentant les tarifs.
Les cheminotEs ont raison de se battre contre cette casse du service public. Ils avaient donc raison de faire une grève reconductible qui a permis de faire apparaître la classe ou- vrière sur le devant de la scène politique, redonnant également un nouveau souffle aux luttes des intermittentEs et précaires, et des postierEs du 92. Depuis le 24 juin, c’est au tour des marins de la SNCM de rentrer dans le bal de la grève, pour refuser la mise en liquidation judiciaire de leur entreprise et les suppressions d’emplois.
Mais le gouvernement reste sourd aux aspirations du monde du travail, toujours plus enclin à défendre les intérêts de ses « amis de la finance ». C’est dans cet objectif qu’il a tenu la troisième conférence sociale.
Le boycott imposé aux directions syndicales (CGT, FO et FSU) témoigne de l’envie de nom- breuses équipes militantes d’en finir avec le « dialogue social » et d’entrer sur le terrain de la lutte de classes. Comme l’ont fait il y a quelques semaines les cheminotEs, et aujourd’hui encore les intermittentEs et précaires, les marins de la SNCM, ou les postierEs, l’heure est venue de généraliser toutes ces colères ouvrières ! Matthieu Chapuis

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08 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

La sncf délabrée (npa)

La sncf délabrée (npa) dans Austérité Buster+04

Le rapport des experts à propos de l’accident de Brétigny est accablant pour la direction de la SNCF. C’est bien le défaut d’entretien qui en est la cause, le rapport parlant d’un “état de délabrement jamais vu ailleurs”.

Le manque de moyens, le manque de personnels ont conduit à une dégradation considérable des infrastructures, que la direction masque pour ne pas ternir son image.

La réforme ferroviaire, si elle est mise en place, accélérera cette dégradation. En effet, en séparant, pour les privatiser, les services rentables et les services non rentables comme l’entretien, la réforme pousse à de nouveaux désastres.

Et l’abrogation de la réglementation du travail des cheminots va aussi avoir des consé- quences néfastes en terme de sécurité des circulations, puisque son remplacement par une convention collective au rabais signifiera plus de flexibilité horaire et plus de fatigue pour les cheminots, donc une augmentation du risque d’accidents.

En Grande-Bretagne, les résultats d’une réforme similaire ont tourné à la catastrophe permanente.

La logique de l’ouverture à la concurrence et de la rentabilisation du chemin de fer mène à la catastrophe. Afin d’assurer véritablement sa mission de service public en toute sécurité, le chemin de fer doit être mis sous monopole public, contrôlé par les cheminots et les usagers. La règlementation du travail doit être de haut niveau, il est également nécessaire de revenir sur les dizaines de milliers de suppressions de postes opérées ces dix dernières années.

http://npa2009.org/communique/la-sncf-delabree

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08 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Cheminot(e)s: la grève, c’est l’aventure (essf)

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Paroles de grévistes 

Chassés jeudi 26 juin de la salle d’un bar « entre deux gares » par les supporters du match Allemagne-Etats-Unis, la réunion organisée par les cheminotEs du NPA, avec la participation d’Olivier Besancenot, s’est finalement tenue dans un petit parc proche de la gare de l’Est… entre familles et gamins tapant dans un ballon. Cette discussion animée a regroupé des cheminotEs du NPA, des grévistes de «base» et des responsables syndicaux locaux.

Olivier Besancenot  : Le premier constat, c’est la capacité de la direction de la SNCF, vac- cinée par la grève de 1995, à «gérer» une grève reconductible massive, grâce à la présence massive d’«encadrantEs» pouvant faire rouler des trains et inonder les gares par une contre-information efficace. Dans le même temps, une quasi-impossibilité d’accès, pour les gré- vistes, aux médias pour expliquer les motifs et la réalité de la grève. Mais au total, une mobi- lisation qui n’engendre pas de découragement en raison de l’implication de nombreux sala- riéEs, combatifs, qui commencent à chercher les moyens de dépasser les hésitations, les reculs des états-majors syndicaux et de travailler à la «coagulation» des secteurs en lutte.

Mathieu (Paris-Est): Notre combat vise à empêcher l’éclatement de la SNCF, menant à la privatisation des secteurs profitables, et l’abrogation du RH0077 encadrant nos conditions de travail. Ce gouvernement aux ordres du Medef a décidé de briser notre lutte. L’intersyndicale CGT-SUD-Rail a joué un rôle contradictoire: d’un côté un rôle unitaire positif qui a permis de dépasser le sectarisme réciproque et de mettre les cheminotEs en mouvement, mais qui a aussi encadré cette mobilisation et qui l’a limitée à l’ouverture de négociations, sans exigen- ce du retrait de la réforme. Cette contradiction s’est concrétisée par exemple autour de la première manifestation aux Invalides et de la mise en place de l’AG des AG. Un point positif, c’est aussi le début de convergence des luttes avec les intermittentEs, les postierEs, etc. Par contre, dans les problèmes non résolus figurent la question du fric et d’une caisse de grève.

Arnaud (Saint-Lazare): Les pourcentages de grévistes étaient très importants, avec une mobilisation portée par les jeunes dont c’était les premières AG, la première grève… Et la première confrontation avec les appareils syndicaux. À Saint-Lazare, des grévistes «de base» ont tenu les piquets de grève, fait les tournées, rédigé le «ournal de la grève», parti- cipé à l’AG des AG. Ce début d’auto-organisation a été préparé par des mobilisations locales dans les mois précédents. Il n’y a pas de démoralisation, et maintenant il faut essayer de maintenir les acquis de l’auto-organisation, de l’AG des AG.

Mathieu (Versailles): Nous n’avons jamais eu accès aux médias pour expliquer les motifs de notre lutte. Nous ne nous sommes pas battus pour garder une «prime de charbon» (1) mais contre l’éclatement de la SNCF, pour sa réunification, pour un service public de qualité. Avec une mobilisation forte, notamment en Île-de-France. Le gouvernement a choisi l’affron-tement contre la «conscience» cheminote, contre le service public, pour nous écraser com- me «corps social». Nous devons lui opposer un syndicalisme de classe qui soit clairement opposé à la réforme, aux amendements. L’AG des AG ne saurait être une coordination alter- native: il faut s’organiser pour se réapproprier les organisations syndicales, pour la lutte. La solidarité, la caisse de grève ont manqué.

Basile (Paris-Est): Je viens de vivre la grève la plus enthousiasmante depuis que je suis dans la boîte. On a eu raison de tenter des choses, d’essayer de nous battre autrement pour sortir des défaites. Avec des chiffres de grève identiques à ceux de 1995 ou 2007, des trains ont roulé grâce aux «progrès» techniques et organisationnels fait par la boîte. En 95, des trains pouvaient être «perdus» du fait de la désorganisation…Cette fois-ci, il y a eu des bons moments «pêchus»: manifestation aux Invalides, à Montparnasse. Moments qui font aussi qu’il n’y a pas de démoralisation. Il faut des initiatives pour relayer et construire la coordi-nation au plus près du terrain. Les initiatives en direction des usagerEs ont été très bien perçues. Pour la caisse de grève, les «anciens» nous recommandaient, à l’embauche, de mettre chacun un mois de salaire de côté pour faire face…

Gilles (Paris-Nord): La direction a été capable de mobiliser 10 000 personnes contre la grève. Les liens avec les intermittentEs, la manifestation à Montparnasse ont donné la pê- che, malgré les tensions avec les états-majors syndicaux. Il y a des choses qui fâchent, comme le spot publicitaire de la direction contre la grève, sur le thème «la SNCF aide les handicapés malgré la grève», alors que cette aide est maintenant assurée par une filiale… Mais je pense qu’il va y avoir des rebondissements dans les mois qui viennent.

Gabriel (Saint-Lazare): Les états-majors syndicaux CGT et SUD-Rail ont eu une politique commune dans la grève, sauf au moment où SUD-Rail a quitté la table des négos. À part cet épisode, la fédé SUD-Rail ne s’est pas démarqué de la fédé CGT qui a pourtant essayé de se débarrasser de cette grève, et qui a réussi au bout de 10 jours. La manif des Invalides a été imposée par les AG parisiennes contre un rassemblement bidon à Ourcq porté par la fédé CGT. C’est cela qui a amené à la mise en place de l’AG des AG, même si elle n’a pas été complètement aboutie, faute de mandatement. Il faudra tirer le bilan de cette lutte et préserver les acquis d’auto-organisation, de coordination.

Christophe (Saint-Lazare): SUD-Rail ne s’est pas aligné sur la CGT, malgré nos propres faiblesses. Dans notre fédé, les initiatives doivent venir de la base, mais le bureau fédéral est presque une «boîte aux lettres». Attention à ne pas trop critiquer les syndicats: certains pren- nent leur carte syndicale, d’autres la rendent… Dans les AG, il y avait parfois des grévistes «intermittents» mais très radicaux, et l’AG des AG est arrivé trop tôt, sans discussion dans les organisations syndicales. La caisse de grève pose des problèmes: les sommes collec- tées sont toujours insuffisantes: comment et qui peuvent-elles aider vraiment? En tout cas, on sort avec la patate.

Guillaume (Austerlitz): La caisse de grève est une tradition à remettre à l’ordre du jour. Même si le seul syndicat qui a encore une caisse de grève, c’est la CFDT! La grève «per- lée», c’est un problème. Il y a eu des investissements inégaux. À nous de convaincre que la seule manière de gagner, c’est la grève reconductible. Mais la grève se construit au quoti- dien: prendre des initiatives mais en même temps débattre dans le syndicat. L’AG des AG est un premier pas.

Laurence (Saint-Lazare): À chaque décision importante, comme le «Journal de la grève», la reconduction, le rassemblement à Invalides contre Ourcq… ça a été la baston contre les bureaucraties syndicales. L’AG des AG a commencé à être un outil pour construire la mobilisation.

Fabio (Saint-Lazare): La direction a construit une véritable organisation anti-grève en 15 ans, en modifiant la sociologie de l’entreprise, avec une montée en puissance des «petits chefs». L’unité syndicale CGT-SUD, c’est une bonne chose au départ, même si des bureau- crates, il y en a partout. Pour la solidarité, en 95 on pouvait compter sur les municipalités de gauche, PCF et même PS pour fournir les repas aux grévistes, aider les familles.

Basile (Paris-Est): Le bilan, notamment sur le moral, on le tirera après les paies de juin et juillet. Le prochain mouvement sera, et devra, être différent. La grève, c’est l’aventure. En 2010, à Paris-Est, la caisse de grève a permis de donner 30 euros par jour et par gréviste, au-delà des 10 jours. Les syndicats, c’est utile mais dans la mobilisation, ils ont l’air perdus et n’organisent pas la lutte au quotidien. 3 juillet 2014 Propos recueillis par R Pelletier

Notes: (1) Prime «  légendaire  » qui n’existe plus depuis les années 1970 et la fin des locomotives… à charbon. Seuls les conducteurs en bénéficiaient.

* Paru dans l’Hebdo L’Anticapitaliste – 249 (03/07/2014). http://npa2009.org/

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08 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Cinq mois de grève à la poste 92!

 la poste
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Contre la répression syndicale, solidarité  !

La grève dure depuis maintenant depuis plus de 150 jours sur plus de quatre bureaux de distribution courrier du département des Hauts-de-Seine. Celle-ci n’était pourtant pas faite pour durer… Et certainement pas 5 mois  !

Alors pourquoi en sommes-nous arrivés là ? Depuis le début du conflit, la direction a tout fait pour le laisser s’enliser. Elle n’a commencé à ouvrir les négociations avec les grévistes qu’après avoir lancé les premières procédures disciplinaires ! Pourtant les revendications des grévistes sont simples et sont parties d’une colère spontanée face à la situation de précarité de leurs collègues. Quatre embauches en CDI, voilà le point de départ de cette grève de 5 mois. Mais, confrontée au blocage de la direction, la grève s’est étendue à de nouveaux bureaux, et la question des conditions de travail et des réorganisations s’est invitée dans les négociations.

La stratégie de La Poste est simple et brutale : son but est d’éclater le noyau de militants syndicaux combatifs et toutes poches de résistances qui peuvent exister sur le département. Et pour ça, elle utilise la répression syndicale à tour de bras et multiplie les procédures… Quitte à faire n’importe quoi  !

La direction préfère la répression à la discussion La procédure de licenciement lancée à nouveau contre Gaël, l’un des permanents départementaux de SUD PTT 92, vient d’être refusée par l’inspection du travail. La raison? Pas moins de 5 vices de procédure… Telle- ment qu’il lui est conseillé de demander des dommages et intérêts face à cet acharnement  ! Espérons que le dossier de Mohamed suive le même chemin dans les semaines à venir.

Mais la direction ne s’est pas arrêtée là : sont en cours une dizaine de procédures lan- cées contre des grévistes, sans compter les poursuites contre 3 d’entre eux à la Sureté territoriale  ! Et pour arriver à ses fins et envoyer un message clair à l’ensemble des pos- tierEs qui pourraient être tentés de relever eux aussi la tête, elle est prête à tout: elle a ainsi prononcé le licenciement définitif de Thibaut de Bois-Colombes.

Pourquoi s’acharne-t-elle ainsi ? La plupart des revendications sont aujourd’hui intégrées dans les discussions autour du protocole. Pourtant, La Poste refuse toujours de revenir sur les sanctions et les procédures disciplinaires. L’unique raison de cet acharnement  ? Elle voit dans ce conflit l’occasion de mettre un terme à une stratégie syndicale d’extension de la grève, d’auto-organisation des travailleurs et de convergence qui, jusque-là, l’a faite reculer sur les réorganisations.

Après le revers que la direction a essuyé, il existe une possibilité pour les grévistes de la faire vaciller, lâcher sur les revendications et sur les poursuites. Mais pour cela, la présence aux rassemblements mais également le soutien financier sont déterminants. Les liens exis- tant notamment avec le mouvement des intermittentEs sont un exemple à suivre pour les prochaines luttes  : les postiers luttent eux aussi contre la précarité et pour de meilleurs conditions de travail  !CorrespondantEs

S’informer et soutenir  :
Chèques à SUD Poste 92, 51 rue Jean-Bonal, 92 250, La Garenne-Colombes, mention «  solidarité grévistes 92  » au dos.

Vidéos, photos et résumés des journées de grève  : http  ://grevedespostiersdu92.tumblr.com

* Paru dans l’Hebdo L’Anticapitaliste – 249 (03/07/2014). http://npa2009.org/

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05 juillet 2014 ~ 0 Commentaire

Hôpitaux publics, soixante manifestants devant la mairie à quimper (of)

manifestants-hopital-SUD

À l’appel des syndicats Sud et CGT, une soixantaine de salariés des hôpitaux publics quimpérois se sont rassemblés sur la place devant la mairie.

Le mot d’ordre était simple: « Stop à la casse dans les hôpitaux publics! » Les manifestants ont soigné la mise en scène en amenant un cercueil noir symbolisant l’avenir des hôpitaux publics français. Puis un syndicaliste de la CGT a pris le micro pour demander à seize personnes de s’allonger. Seize pour le nombre de suppressions de postes dans les services depuis les premières annonces de restriction budgétaire. Quimper – 03 Juillet

http://www.ouest-france.fr/hopitaux-publics-soixante-manifestants-devant-la-mairie-quimper-2672364

Hôpital Gourmelen. La position du syndicat CFDT (OF)

Alors qu’il n’a pas appelé à la grève administrative qui touche l’hôpital Gourmelen à Quimper depuis le 10 juin, le syndicat CFDT précise sa position dans ce conflit social

Contrairement aux syndicats Sud et CGT qui ont appelé au boycott des instances avec la direction de l’établissement, la CFDT réaffirme la nécessité d’un « réel débat » depuis l’annonce des premières mesures d’économie énoncées en 2013.

« L’annonce du dernier plan d’économie était devenu évident », annonce Patrick Lamé- zec. Son syndicat regrette néanmoins la suppression des bonus dans l’avancement des carrières du personnel. « Une mesure inéquitable qui touche tout le monde. » Concernant la fermeture annoncée des admissions en urgences médico-psychiatriques à partir du 15  septembre, le syndicat « ne demande pas le report de cette mesure dont on connaît la teneur depuis longtemps ».

Le syndicat ne prendra pas part au rassemblement du personnel des hôpitaux publics de la ville prévu ce jeudi à 17 h 30 devant la mairie de Quimper.  Quimper – 03 Juillet

http://www.ouest-france.fr/hopital-gourmelen-la-position-du-syndicat-cfdt-2672266?obref=obinsource

Commentaire: Sans

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