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13 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Les cheminots adressent un ultimatum à la direction et au gouvernement

Les cheminots adressent un ultimatum à la direction et au gouvernement  dans Services publics keaton-train

Le gouvernement et la direction SNCF avait déjà reçu un sérieux avertissement le 13 juin.

Cette fois les cheminots ont clairement lancé un ultimatum. Ils ne veulent pas de ce projet de loi ferroviaire qui, loin de réunifier le service public ferroviaire, l’éclate en trois entreprises distinctes pour mieux privatiser.

La Fédération SUD-Rail s’appuie sur le rapport de force créé et exige une réforme utile pour les voyageurs, développant le trafic ferroviaire fret et unifiant par le haut les conditions de travail et droits de tous les salariés du secteur ferroviaire.

Les cheminots disent non à la politique menée depuis des années qui conduit à la privatisation complète du rail et ils réclament une vraie réunification de l’infrastructure et de l’exploitation dans une seule et même entreprise, la SNCF chargée de l’ensemble du secteur ferroviaire.

Une réforme est nécessaire, tant la précédente en 1997, a conduit le service ferroviaire dans le mur. Elle doit permettre de gagner considérablement en efficacité tout en préservant et en renforçant le modèle social existant :

· Une vraie réforme consiste à réunifier vraiment le système ferroviaire. La gestion de l’infrastructure et l’exploitation ferroviaire, mais aussi la maintenance, tous les services en gares et dans les trains, le nettoyage, l’ingénierie, etc., doivent se retrouver dans un établissement public unique : la SNCF.

· Une vraie réforme doit maintenir et améliorer le statut et la réglementation SNCF et l’élargir à l’ensemble des salariés du secteur.

C’est ce mandat que les cheminots massivement en grève donnent aux fédérations syndicales. C’est ce mandat que la Fédération SUD-Rail défendra, en plaçant sous le contrôle des cheminots les négociations qui s’imposent.

Les militants SUD-Rail étaient avec les cheminots aujourd’hui, aux piquets de grève, dans les Assemblées Générales, dans les rassemblements unitaires.

Si le gouvernement persiste dans son projet de loi actuel, si la direction SNCF continue à détruire le service public ferroviaire, les cheminots donneront suite à l’ultimatum de ce jour. La Fédération SUD-Rail a proposé aux autres fédérations une rencontre interfédérale au lendemain de cette grève. Pour SUD-Rail, il ne s’agit pas de répéter les grèves de 24 heures ; maintenant, il nous faut construire dans l’unité un mouvement reconductible pour gagner;

jeudi 12 décembre 2013 Sud-Rail Bretagne

http://www.rennes-info.org/Les-cheminots-adressent-un

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12 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Le malaise social à la poste est encore plus prégnant que l’an dernier (regards)

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Régis Blanchot de Sud-PTT

« Arrêtons la casse des centres de tri et des emplois. » Sept organisations syndicales appellent aujourd’hui le personnel des plateformes industrielles courrier (PIC) et des centre de tri de courrier (CTC) à une journée de grève et de mobilisation. Entretien avec Régis Blanchot du syndicat Sud-PTT, élu administrateur salarié au CA du groupe La Poste.

Regards.fr. Peux-tu nous dire quelle est la situation dans les centres de tri qui ont déjà été fortement restructurés ?

Régis Blanchot. La Poste a lancé en 2004 un grand chantier intitulé « Cap Qualité Courrier » qui s’est traduit par la fermeture de plus de 40 centres de tri et la suppression de plus de 10 000 emplois dans ces centres. Les agents qui travaillent aujourd’hui dans les centres qui ferment ont déjà pu avoir subi la restructuration, voire la fermeture d’un précédent service. Même pour celles et ceux qui n’ont pas vécu un tel schéma, leur situation n’est pas bien meilleure. En effet, beaucoup ont dû accepter des changements de régimes horaires et la dégradation des conditions de travail. D’avoir accepter de tels sacrifices n’empêche aux postier-es de connaître la fin de leur service, avec les difficultés de reclassement à la clef !

La disparation des centres de tri ne se traduit-elle pas aussi, mécaniquement, par un recours accrus aux camions et par un allongement des délais ?

Nous avions sorti une carte de France il y a quelques années reprenant la localisation des PIC (plateformes industrielles courrier), les nouveaux centres de tri et la localisation des gares… Force est de constater que si nos patrons avaient voulu éviter tout développement du transport ferroviaire, ils n’auraient pas pas pu faire mieux. Tous les centres sont situés au niveau de noeuds routiers. Un bel exemple de développement durable pour une entreprise qui ne cesse de se vanter d’être un modèle pour ce qui concerne la responsabilité sociale d’entreprise… ! L’autre désagrément qui touche les usagers est bien sûr l’allongement des délais de distribution du courrier. Souvent une lettre postée pour un destinataire d’une même ville peut régulièrement traverser plusieurs départements !

Au-delà même de la situation dans les centres de tri quelle est l’ambiance dans l’ensemble de l’entreprise (dans les bureaux où on ne sait plus à quel automate s’adresser ou chez les facteurs) ?

Le malaise social dans l’entreprise est encore plus prégnant que l’an dernier alors que la situation d’alors avait contraint la direction de La Poste à ouvrir un prétendu grand dialogue… Les discours des directions quelques soient les secteurs d’activités sont extrêmement anxiogènes. Partout, les patrons ne cessent de répéter aux postier-es que leur métier est en difficulté voire amener à disparaître… Dans ce contexte, que La Poste leur offre un travail est déjà, pour les dirigeants, un exploit ! Inutile d’insister pour expliquer qu’une telle évolution ne pourra avoir que des conséquences dramatiques sauf si la mobilisation renverse les orientations libérales et antisociales menées de concert par les patrons de La Poste et le gouvernement !

Dernière question, La Poste est caractérisée par un éclatement des statuts (fonctionnaire ou droit privé) où en est-on ? Elle se caractérise aussi par des salaires faibles, est-ce que cette question salariale n’est pas aussi au cœur des interrogations des postiers ?

Le double statut n’est plus un problème comme nous l’avons connu il y a plusieurs années maintenant. Aujourd’hui, fonctionnaires et salarié-es se sentent avant tout postier-es et les problèmes se posent de manière similaires qu’il s’agisse du manque d’effectifs, de la dégradation des conditions de travail et de pouvoir d’achat. C’est d’ailleurs sur ce triptyque que nous travaillons pour une mobilisation de l’ensemble des postier-es dès début 2014 ! Entretien, par Guillaume Liégard| 12 décembre 2013

http://www.regards.fr/web/Greve-a-la-Poste-le-12-decembre,7289

Poste : Grève dans les centres de tri le 12 décembre 2013 (Sud PTT 35)

mercredi 11 décembre 2013

Après la disparition des 110 centres de tri départementaux à partir de 2008 et la concentration du traitement du courrier sur 51 plates formes industrielles « courrier » au niveau national, la direction de La Poste passe à la vitesse supérieure :

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La stratégie des dirigeants de La Poste est de supprimer plus de la moitié des PIC pour atteindre seulement 23 plates formes dès 2018.  La concentration du tri du courrier se fait au détriment de l’aménagement du territoire et surtout au détriment de l’emploi et des usagers.

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Déjà, et pour suivre sa politique de financiarisation, les dirigeants de La Poste annoncent la suppression d’une dizaine de PIC dès 2014 : Rodez, Creil, Bobigny, Pontoise, St Etienne, Caen, etc…
Les dirigeants de La Poste prennent prétexte de la diminution du volume du courrier pour mettre en œuvre ce qui est un véritable « plan social ». Contrairement à ce qu’ils disent, la baisse du volume du courrier n’est que de 2 à 3% par an… Or, ils annoncent une baisse de 50% en 5 ans !! En réalité et uniquement pour des raisons financières, la stratégie mise en œuvre vise à obtenir une baisse de 50% du trafic courrier !

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Ces suppressions de centres de tri se font avec des centaines de suppressions d’emplois.
A chaque suppression de sites, la direction de La Poste en profite pour remettre en cause les conditions de travail et les aggraver (travail le samedi après midi fort tard)

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Déjà, les bâtiments de la PIC de Rennes Armorique qui concentre le tri des départements bretons et même de la Normandie sont vendus ! A peine construite que les dirigeants de la Poste ont vendu pour 21 millions d’euros les bâtiments à un conglomérat bancaire et immobilier !

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Ceci veut dire très clairement qu’aucun site n’est à l’abri de cette importante restructuration et que les patrons de La Poste ne font leurs choix qu’en fonction de 3 critères :

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- La réalisation d’une opération immobilière juteuse,
- L’utilisation maximale de la Ressource (Humaine) en fonction de la courbe des âges.
- L’achat et la fusion d’autres opérateurs postaux…

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Le service rendu aux usagers vient en dernier. D’ailleurs actuellement sur la PIC de Renne  Armo- rique et pour éviter l’utilisation de salariés au tri manuel, tout ce qui ne passe pas dans les machines est trié sur une petite plate forme à St Brieuc et à … Arras ! Pas étonnant, que certains courriers mettent beaucoup de temps pour être acheminés.

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La grève nationale appelée par 7 syndicats (la situation est grave !!) a pour but d’arrêter la suppression des centres, d’arrêter la suppression des emplois et d’améliorer les conditions de travail notamment les régimes de travail.

Rennes le 10 décembre 2013

PIC : Plate-forme Industrielle Courrier

http://www.rennes-info.org/Poste-Greve-dans-les-centres-de

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12 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Préavis de grève au centre de tri postal de Kergaradec (cb)

greve-poste-privatisation

À l’appel des organisations syndicales de La Poste, les centres de tri postaux seront en grève le 12 décembre pour : « L’emploi, le maintien des centres de tri départementaux, la qualité de service public aux usagers, l’aménagement du territoire, une amélioration des droits, des garanties, des conditions de travail et de vie des postiers ». La section CGT du centre de tri de Brest Kergaradec appelle les personnels à une AG à 10 h. Publication : 11/12/2013 à 09:22

http://www.cotebrest.fr/breves/5934-preavis-de-greve-au-centre-de-tri-postal-de-kergaradec/

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11 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Quimper, centre de santé: un troisième débrayage annoncé (lt)

manifestants-hopital-SUD

Deuxième débrayage en une semaine, ce mardi, au centre de santé de Kerjestin de la Mutualité retraite 29-56, à Quimper.

Un troisième mouvement est annoncé pour mardi.

La semaine dernière, 28 des 35 salariées du centre de santé de Kerjestin avaient débrayé deux heures pour la création d’un deuxième poste de secrétaire et des hausses de salaires dans cette structure dépendant de la Mutualité retraite 29-56. « Nous avons demandé que la réunion, prévue le 13 décembre, soit décalée. Le jour proposé par la direction correspondait à une rencontre syndicale entre les différents sites de la mutuelle », a précisé Marie-Aline Béréhouc, déléguée CGT et secrétaire du comité d’entreprise. La date du 20 décembre a donc été retenue.

La veille, auront eu lieu un comité d’entreprise de la Mutuelle retraite 29-56 et une réunion portant sur les négociations annuelles obligatoires.

« La situation est un peu bloquée… »
« Depuis la semaine dernière, nous n’avons pas eu de propositions, la situation est un peu bloquée. Nous avons voulu montrer notre détermination », a commenté, pour sa part, Caroline Mourges, déléguée du personnel sans étiquette. « On est une petite équipe mais il faut montrer notre mécontentement », a poursuivi M.-A. Béréhouc. Toujours aussi mobilisées, les salariées ont de nouveau débrayé deux heures, hier matin. Avec, cette fois, une manifestation qui est allée de la rue de Kerjestin à la piscine de Kerlan-Vihan en passant par le bourg de Penhars.

Les soins assurés
Comme la semaine dernière, tous les soins ont été assurés.Après une rencontre avec la direction du site de Quimper, les personnels ont voté pour un troisième débrayage, mardi prochain. 11 décembre 2013 à 09h58

http://quimper.letelegramme.fr/local/finistere-sud/quimper/ville/centre-de-sante-un-troisieme-debrayage-annonce-11-12-2013-2334335.php

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10 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Hôtel-Dieu : le fusil change d’épaule …

martin_hirsh

… mais la cible reste la même!

La directrice de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP) est débarquée le jour même de la fermeture des Urgences de l’Hôtel-Dieu, le 4 novembre dernier. Un répit, un soulagement pour certains qui vont jusqu’à crier victoire et saluer l’arrivée de Martin Hirsch à la tête de l’institution.

La mobilisation syndicale comme celle du comité de soutien ont connu une média- tisation gênante pour la liste PS-PC en pleine campagne électorale. Martin Hirsch a donc pour mission de renouer « le dialogue social » et présenter des mesures qui font illusion.

Il met un bémol à la vente et au déménagement du siège à l’Hôtel-Dieu en prétendant que son ambition médicale pour l’Hôtel-Dieu est prioritaire. Affirmation contredite par le transfert des activités d’oncologie, de diabétologie et de psychiatrie et la poursuite des mutations du personnel.

Des lits seront ouverts dans les locaux des urgences pour les patients venus seuls avant leur transfert à l’extérieur, et quatre infirmières seront mutées dans ce service. Mais, malgré la sur-saturation des urgences de la capitale, dépassant fréquemment les 200% du taux d’occupation pouvant aller jusqu’à 380%, il n’est pas question de les ré-ouvrir. L’interdiction faite aux pompiers d’y transporter des patients est maintenue.

Le Dr. Kierzek, démit de son poste de responsable du SMUR pour son opposition à la fer- meture, n’est toujours pas rétabli dans ses fonctions.

Dans les conditions actuelles une crise sanitaire peut s’avérer dramatique. Martin Hirsch pour y faire face annonce une mesure dérisoire, la possibilité de l’ouverture d’une salle actuellement désaffectée !

Pour faire face aux surcharges des urgences il promet que : « seront pris en compte des efforts faits dans la gestion (…) dans la fixation du budget des groupes hospitaliers (…) enveloppe dédiée aux travaux et équipements… ».

Mais avec un objectif national de progression des dépenses hospitalières de 2, 3% en 2014, le plus faible depuis 1998 alors qu’il en faudrait le double uniquement pour maintenir l’existant, et 577 millions « d’effort national d’économie » pour l’hôpital, qui peut croire que nous sommes à l’aube d’un changement en faveur du service public de santé ?

A Paris et ailleurs la casse de l’hôpital public continue. La résistance ne doit pas baisser sa garde !

Paris, le 9 décembre 2013 http://npa2009.org/node/40011

Commentaire: détournement d’un dessin de l’ami Fañch!

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08 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Fiscalité: hold-up sur la Sécu

saint ayrault

Au-delà d’un « coup » politique, la « remise à plat fiscale » annoncée par Ayrault est d’abord un projet libéral annoncé, dès sa campagne électorale, par Hollande.

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La principale mesure qui en émerge actuellement est la fusion de la CSG (Contribution sociale généralisée) et de l’impôt sur le revenu (IR).

Son enjeu : rien moins que la liquidation de la Sécurité sociale. La Sécurité sociale est en France une institution indépendante qui gère un budget une fois et demi supérieur à celui de l’État pour financer les soins, les retraites, les allocations familiales, les accidents de travail. Elle était à l’origine entièrement financée par des cotisations sociales (c’est-à-dire une partie du salaire) versées par les employeurs.

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Les cotisations sociales représentent aujourd’hui 45 % de la masse salariale. En 1990, le gou- vernement socialiste de Michel Rocard a remplacé une part de ces cotisations par un impôt versé à 88 % par les salariés actifs ou retraités : la CSG. C’est un impôt proportionnel qui taxe chacun uniformément, contrairement à l’impôt sur le revenu dont la proportion augmente avec le niveau de revenus.

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Aujourd’hui, les recettes fiscales (CSG et taxes) financent 1/3 des dépenses de Sécurité sociale. Cette montée en puissance sous tous les gouvernements de droite et de gauche a permis d’exonérer les patrons d’une partie du financement de la Sécu. Elle permet ainsi la « baisse du coût du travail », et en conséquence l’augmentation de la part des profits.

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Le gouvernement veut maintenant passer à une nouvelle étape de la contre-réforme. La CSG a un avantage et un seul : c’est un impôt « dédié », obligatoirement affecté aux dépenses de Sécurité sociale. La réforme Ayrault ferait sauter définitivement ce verrou. Ce serait la fin de l’autonomie financière de la Sécu. Les prestations sociales deviendraient des variables d’ajustement des finances publiques.

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Un financement « plus juste » de la protection sociale ?
L’argument du gouvernement en faveur de la fusion serait le caractère plus juste d’un impôt progressif, reposant davantage sur les revenus les plus élevés. Il s’agit là d’une illusion : le but de celle-ci est d’exonérer à terme les patrons de la responsabilité du financement de la protection sociale, et d’en faire porter la charge sur les classes populaires. La fusion permettrait seulement de moduler l’augmentation de l’impôt entre les salariés, les retraités, les chômeurs et les « classes moyennes », pour le rendre plus acceptable.

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Mais dans cette perspective, toute amélioration de la protection sociale signifierait une aug- mentation immédiate des impôts pour tous les ménages. Elle aboutirait très vite à une pression fiscale insupportable.

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La fiscalisation de la Sécurité sociale aurait pour conséquence inévitable le retour à une couverture minimum pour les plus pauvres, payée par une fiscalité de plus en plus lourde. Pour celles et ceux qui en auraient les moyens, la Sécu serait complétée par les assurances. Les seuls et uniques gagnants de l’opération seraient les patrons.

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Il y a donc urgence à expliquer le sens de ce projet face à la passivité scandaleuse des directions des confédérations syndicales. La CFDT ou la CGC sont des VRP zélés de la contre-réforme. Les autres organisations ne vont guère au-delà d’une acceptation peu critique. Le NPA et ses militantEs doivent être porteurs d’une alternative claire : la défense d’une Sécurité sociale indépendante de l’État et des patrons, financée exclusivement par des cotisations sociales et gérée par les salariés.

Commission santé-sécu-social Vendredi 6 décembre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 220 (05/12/2013)

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06 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Saint-Brieuc, en grève, 80 pompiers envahissent le conseil général (lt)

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Débuté il y a trois mois, le conflit entre les pompiers costarmoricains et les élus socialistes du conseil général (le principal financeur) est monté d’un cran.
En grève pour la quatrième fois, à l’appel de CGT, 80 soldats du feu ont envahi le conseil général en début d’après-midi, ce jeudi, au moment même où se tenait le conseil d’administration du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis).
Les grévistes sont allés jusque dans l’hémicycle où ils ont retrouvé une partie des élus. Après quelques minutes de discussions, Claudy Lebreton, le président du conseil général a accepté d’écouter les revendications des pompiers, avant de leur répondre.

Le face à face a duré une vingtaine de minutes.  Outre un manque de dialogue et une dégradation du climat social, les pompiers dénoncent dans les Côtes-d’Armor des dysfonc-tionnements opérationnels, des dysfonctionnements à la suite de la réorganisation territoriale, une modification du déroulement de carrière ou encore un manque d’effectifs. 5 décembre 2013 à 17h06

Cette semaine, les sapeurs pompiers du Finistère avaient eux aussi manifesté leur mécontentement, à Quimper. Julien Vaillant

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/cotesarmor/saint-brieuc-en-greve-80-pompiers-envahissent-le-conseil-general-05-12-2013-2327703.php

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05 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Roscoff, débrayage des personnels de la clinique Kerlena (of)

manifestants-hopital-SUD-copie-1

Ce mercredi matin, 45 employés de la clinique Kerlena, sur un effectif de 93, tous services confondus, ont procédé à un débrayage de 55 minutes.

Un acte de soutien à une collègue, ergothérapeute depuis 30 ans dans les lieux, qui a reçu le 27 novembre sa lettre de licenciement pour « raisons graves ».

Les employés de la clinique, soutenus par les syndicats (CGT, Sud et CFDT) veulent, en plus de ce fait jugé illégitime, également attirer l’attention du public et de la direction sur « la dégradation grave des conditions de travail depuis deux plus de deux ans (entre autres : perte d’acquis fondamentaux, dont la participation aux bénéfices, réduite à néant alors que la clinique était bénéficiaire il y a trois ans). »

Ces mêmes personnels précisent que « l’ambiance de travail est délétère (pressions exercées sur certains salariés pour des raisons obscures et injustifiées) ». Selon eux « de nombreux employés, de tous postes, y compris les personnels d’Elior-services, ont quitté la clinique, écœurés par les humiliations et les menaces entraînant un turnover important ».

Dans le communiqué destiné à la presse, ils précisent encore « qu’aucun dialogue, même courtois, n’est possible. Les dirigeants locaux de la clinique n’acceptant aucune remarque, même constructive, sans même parler de critique (ce mot est banni et immédiatement sanctionné) ». « La direction du Noble Age qui, à son arrivée (au mois de septembre dernier, NDLR) avait assuré qu’il n’y aurait pas de licenciements, a été alertée à plusieurs reprises de la dégradation des conditions de travail et du limant social au sein de l’établissement. À ce jour aucune réponse n’a été apportée.  Publié le 5 décembre 2013 par Ouest-France

http://www.ouest-france.fr/roscoff-debrayage-des-personnels-de-la-clinique-kerlena-1762083

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05 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Quimper: bus gratuits?

osons a

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04 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Renaissance des luttes dans les hôpitaux (essf)

gourmelen

A l’Hôpital Gourmelen de Quimper, une expérience de lutte prolongée et d’auto-organisation

Les mouvements sociaux, la grève à l’hôpital posent immédiatement les questions de l’auto-organisation des personnels en lutte et de l’invention de formes de lutte visibles et tournée vers les usagers et la population.
Cela a déjà été le cas en Finistère, lors de la grande lutte de l’hôpital de Carhaix, en 2008, qui avait reposé sur un comité de mobilisation large avec les personnels, les syndicats, des partis (essentiellement la LCR et l’UDB – Union démocratique bretonne), la population locale, des élus… et des moments forts alliant grève et manifestation dans tout le département avec occupation de l’espace public.

La continuité du service et des soins imposent aux personnels de la santé en lutte, inventivité et créativité. A l’EPSM Gourmelen de Quimper, les personnels mobilisés depuis plusieurs mois luttent contre un plan de rigueur extrêmement violent  : 16 postes «  gelés  » et 3 jours de RTT supprimés, entrainant de fait 10 postes en moins supplémentaires. Malgré un préavis de grève illimitée permettant aux personnels de se rendre disponible, tout en assurant leur service, sur des moments forts de mobilisation, la direction qui applique les directives de l’ARS (agence régionale de santé) et donc du gouvernement Hollande-Touraine campe sur son intransigeance et son refus de remettre en cause ce plan de casse de l’hôpital public et de la qualité des soins.

Dès septembre, les personnels en colère ont décidé, avec les syndicats CGT et SUD, de hausser le ton et de «  camper  » elles et eux aussi, mais sur le site de l’hôpital. Barnum et tentes de camping ont donc fleuri sur la pelouse de Gourmelen. Depuis, cette «  zone  » de protestation et de discussion est devenue la «  ruche  » de la résistance aux mauvais plans de la direction et de l’ARS. Du matin au soir, y compris la nuit, les personnels se sont relayés, rassemblés, retissant du lien amical, social et combatif.

En permanence sur le site, visibles par le personnel et les patients, ils reçoivent le soutien des usagers, leurs familles et de leur association mais aussi d’autres syndicats et de partis politiques (NPA, FdG). Les salariés en lutte ont reçu le soutien du corps médical et se sont à plusieurs reprises invités dans des réunions de la direction, perturbant comme il le fallait la «  bonne marche administrative  ».

Cette manière de procéder, cette auto-organisation en AG, qui décide et organise, a décuplé la force et la motivation des personnels en lutte et particulièrement des jeunes soignantes et soignants. Elle a permis de rassembler le plus grand nombre et de donner naissance à une coordination du personnel avec des représentants du collège médical, des syndicats, des non- syndiqués et des différentes professions de l’hôpital. Cette coordination se réunit tous les lundis pour organiser la feuille de route décidée lors de la dernière AG qui a rassemblé plus de 300 personnes. L’idée première est de sortir de l’hôpital en direction de la population et d’interpeller tous les élus.
En agissant ainsi, les personnels se sont approprié les revendications et la conduite de la lutte.

L’expérience en cours, qui vise aussi à sortir de l’hôpital et à se coordonner avec d’autres hôpitaux et la population, pose de fait l’affrontement avec la direction et l’ARS. Dans le même temps, elle permet à des dizaines, voire des centaines de personnes, de prendre conscience de leur propre force et de leur droit à décider par eux-mêmes, par nous-mêmes.

Commission nationale santé-sécu-social du NPA

* Paru dans la revue L’Anticapitaliste (France) n° 48, novembre 2013.

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article30509

 

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