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05 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

communiqué de l’intersyndicale second degré

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Alors qu’en cette rentrée les conditions de travail des personnels continuent de se dégrader (effectifs alourdis, services partagés, moyens insuffisants…), les organisations syndicales du second degré SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC, SNETAA-FO, SFSDPEP-FO, CGT Educ’action, SNEIP-CGT, SNALC-FGAF, SUNDEP Solidaires, SUD Education, SIES-FAEN, SNCL-FAEN, CNGA CFE-CGC réaffirment leur rejet d’une réforme du collège qui n’apportera aucune amélioration, ni pour les élèves, ni pour les personnels.

Elles constatent que la circulaire d’application publiée le 2 juillet ne fait que confirmer les orientations auxquelles elles s’opposent :

mise en concurrence des personnels, des disciplines et des établissements, inégalités accrues entre les élèves et nouvelle aggravation des conditions de travail des personnels.

Les organisations syndicales restent déterminées à combattre cette réforme, à obtenir son abrogation et la réouverture de discussions sur d’autres bases.
Elles appellent les personnels à refuser toute anticipation de la réforme, quelle qu’elle soit.
Elles dénoncent la mise en place d’une formation obligatoire à la réforme, qui ne répond nullement aux demandes des personnels.

Alors que le ministère repousse de mois en mois la publication du bilan du lycée Chatel, elles soulignent le danger d’une nouvelle réforme du lycée s’inspirant de celle du collège et qui ne ferait que renforcer les logiques précédentes.

Les organisations syndicales dénoncent le refus de la ministre de tout dialogue réel, et sa volonté d’imposer sa réforme du collège contre l’avis de la grande majorité des personnels concernés.

La ministre persiste à vouloir passer en force et porte la responsabilité du conflit.

Face à ce blocage les organisations SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC, SNETAA-FO, SFSDPEP-FO, CGT Educ’action, SNEIP-CGT, SNALC-FGAF, SUNDEP Solidaires, SUD Education, SIES-FAEN, SNCL-FAEN CNGA CFE-CGC appellent les personnels à la grève nationale le 17 septembre.
Elles les invitent à se réunir en assemblée générale, en heure d’information syndicale pour la préparer et l’organiser ainsi qu’à s’adresser aux parents, notamment en faisant signer la pétition intersyndicale [1].
A défaut du retrait des textes relatifs à la réforme du collège, l’intersyndicale organisera une manifestation nationale en octobre. Le 3 septembre 2015

http://www.sudeducation.org/Reforme-du-college-appel-6011.html

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02 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

sud éducation 29

sardines e

Carte scolaire : CTSD de rentrée mercredi 2 septembre, 14h 

SUD éducation soutien les écoles en lutte et a déposé un préavis de grève pour couvrir les personnels qui voudraient débrayer ce jour là et participer au rassemblement sous les fenêtres de l’IA.

Ce n’est plus une nouveauté de constater que la politique des moyens scolaires aligne ses objectifs et ses critères de réussite sur les dogmes de l’économie dominante. Concentrations, regroupements, économies et rentabilité au service de l’ambition et de la réussite individuelle, telles ont été les notions-clés pour comprendre l’évolution des politiques scolaires depuis des années.

Les prétextes officiels pour les fermetures de petites écoles ont toujours été les mêmes, faisant fi des réalités du terrain: les opposants font preuve d’archaïsme et l’intérêt de l’enfant est au cœur des aménagements en cours.

Pourtant, dès 1991, le département de l’évaluation et de la prospective faisait connaître les résultats de ses travaux sur les résultats des écoles selon leur taille et leur situation, et montrait que les résultats des classes uniques étaient supérieurs à la moyenne nationale. Il a été suivi en cela par l’IREDU (Institut de recherche en éducation, Dijon), le rapport Ferrier de l’Inspection Générale, et aujourd’hui encore l’Observatoire Éducation et Territoires confir- ment l’intérêt des petites structures multi-âges dans le développement cognitif et la socialisation de l’enfant.

Carotte pour les uns, bâton pour les opposants Mais la politique de concentration des moyens scolaires ne s’est jamais vraiment interrompue. Et elle vient d’être relancée au grand jour par Mme Najat Vallaud-Belkacem sous la forme d’un chantage: chaque dépar- tement où la DASEN, le Conseil départemental et les grands élus signeront une charte où ils s’engagent à supprimer les petites écoles rurales et à transformer les RPI éclatés en RPI concentrés, bénéficiera d’un maintien de l’attribution globale de postes sur 3 ans.

Une attaque générale contre les écoles rurales A SUD éducation, nous soutenons les actions des enseignants et parents qui se battent depuis des semaines contre les ferme- tures de classe dans leur école. Nous faisons le triste constat d’une attaque générale contre les écoles rurales, et de la disparition programmée de ce qui constitue un maillage territorial remarquable.

Avec les parents et les enseignant-e-s, avec les élus de petites communes, nous conti- nuons à penser que la démocratie doit permettre de sauvegarder des espaces favorables à l’épanouissement d’enfants heureux sans aucun soupçon de privilège indu et de leur épar- gner les effets destructeurs déjà illustrés sur les petites exploitations agricoles, le maillage ferroviaire, l’habitat ou les secteurs bancaires et industriels, des concentrations au seul service du dogme inhumain de l’équilibre budgétaire.

http://www.sudeducation29.infini.fr/spip.php?article1130

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02 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

rentrée des classes: lutter, se syndiquer! (cnt)

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On connaît tous la caricature du prof privilégié aux conditions de travail idylliques et perpétuellement en congé.

Dans le contexte actuel de crise, le ministère de l’Éducation Nationale serait particulièrement préservé et favorisé… Alors tout baigne, et il n’y aurait plus de place pour l’action syndicale ?

Pas vraiment! L’état général de l’École et de nos conditions de travail s’est largement dégra- dé durant la dernière décennie. Des milliers de postes ont été supprimés avec des consé- quences directes sur le taux d’encadrement, le système de remplacement, une pression aux heures supplémentaires dans le secondaire… Les créations de postes depuis trois ans n’ont pas permis de gommer les effets de cette saignée dans un contexte de hausse démo- graphique des effectifs.

Le Ministère de l’Éducation Nationale est aussi touché par la précarisation , particuliè- rement forte dans les emplois de «vie scolaire». Nous n’avons pas non plus été épargnés par la dérive managériale de gestion des personnels: renforcement de la hiérarchie, évalua- tionite, individualisation des salaires: heures sup’, IMP… La mise en concurrence et l’indivi- dualisme exacerbés par cette nouvelle politique dégradent les collectifs de travail.

Les ambitions initialement affichées de «rénovation de l’école» auront fait pschiit face aux impératifs imposés par la logique de rigueur budgétaire. Les principales réformes ont été passé en force, contre l’avis des personnels et des parents.

Il en va ainsi d’une réforme des rythmes scolaires en primaire ayant accentué les inéga- lités territoriales et généré plus de désorganisation que de bienfaits pour l’enfant. La réforme du collège dont on peut dénoncer les mêmes logiques inégalitaires sous couvert d’autono- mie renforcée des établissements, reste aussi fortement à combattre.

Le secteur de «l’éducation prioritaire» aura attendu deux ans pour des mesures limitées, plus financières que pédagogiques, avec un redéploiement de moyens pressurant les autres établissements. Le retour de la formation initiale, toujours handicapée par le maintien de la masterisation, s’avère également décevante.

Au final, elle-même plus inégalitaire et moins efficace, l’école est en première ligne face à la violence d’une société en crise sociale. Le constat est sévère et appelle à une rupture profonde. Il y a du pain sur le planche pour améliorer nos conditions de travail et proposer un service public d’éducation de qualité… Et pour ça, pas de secret, il faut se syndiquer et se mobiliser ! 1er septembre 2015 

http://www.cnt-so.org/Rentree-des-classes-lutter-se

Lire aussi sur la réforme du collège:

http://www.cnt-so.org/Decryptage-de-la-reforme-du

Et encore:

http://www.revolutionpermanente.fr/Interview-d-une-enseignante-en-college-REP-du-93

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02 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

huelgoat, débrayage à l’ehpad mont-leroux (lt)

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Un débrayage a eu lieu ce mardi, à l’Ehpad (Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) Mont-Leroux à Huelgoat.
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A l’appel de la section CFDT, les salariés de la maison de retraite ont cessé le travail entre 14 h et 15 h pour dénoncer  » les méthodes de management de la direction ». Une soixantaine de salariés s’est rassemblée à l’entrée de la maison de retraite. Rejoints par une vingtaine de personnes extérieures à l’établissement, ils ont défilé dans les rues d’Huelgoat pour dire leur mécontentement. La direction n’a souhaité s’exprimer.
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02 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

berrien, 9 nouveaux élèves grâce aux terrains à 1€ (lt)

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Parmi toutes les rentrées, celle de l’école Jean Caer de Berrien (29), dans le centre-Bretagne, n’était pas tout a fait habituelle.
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Les appareils photos et caméras des médias (régionaux mais surtout nationaux) étaient braqués sur les 84 petits Beriennois. Dès 8h30 ce matin, parents d’élèves, élus, nouveaux habitants ayant profité de l’offre des terrains à 1 euro le m² – ce qui à amener 9 nouveaux élèves ou simples habitants de la commune s’étaient donné rendez-vous, dans la bonne humeur.
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Tee-shirt « on lutte pour nos classes » sur le dos, tous ont répété les chants pour l’inspec- teur de l’Education nationale, attendu de pied ferme. En jeu, la quatrième classe de l’établis- sement qui devait fermer ses portes cette rentrée faute d’enfants assez nombreux.
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Or, depuis le calcul de ses effectifs en novembre 2014, de nouveaux habitants ont emménagé à Berrien, apportant de nouveaux élèves à l’école. Vers 11h30, après un entretien dans l’école entre l’inspecteur et quelques parents d’élèves, ces derniers ont annoncé être « prêts du but » même si  » lui, ne peut pas vraiment nous dire si c’est bon ». Tous seront de nouveaux sur le pont ce mercredi matin et prendront la route pour Quimper, direction l’inspection académique.1er septembre 2015 à 15h53

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Rentrée. Un demi-poste a priori créé à Berrien (LT) En visite dans les établissements de Brest, ce mardi matin, Caroline Lombardi-Pasquier, l’inspectrice d’académie du Finistère, a évoqué le cas de l’école de Berrien qui a fait couler beaucoup d’encre, en indiquant que la création d’un demi-poste est programmée (sauf erreur de comptage des enfants…), un inspecteur étant passé dans l’établissement. Ce qui va, bien sûr, réjouir les élus mobilisés depuis plusieurs semaines. 1 septembre 2015
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28 août 2015 ~ 0 Commentaire

il ne s’est rien passé à athènes (lmd)

la-voix-de-son-maitre.

Après avoir sorti le drapeau blanc, le 13 juillet, le premier ministre grec Alexis Tsipras a choisi de retourner devant les électeurs.

Mais ces mois de résistance, puis l’imposition à la Grèce d’un statut de colonie pénitentiaire, n’ont-ils pas d’un même coup révélé le visage du projet européen et pointé la nécessité d’une autre politique?

Etouffer dans l’œuf pareille interprétation, tel est l’enjeu du dossier «Les leçons d’une crise» publié par Libération (11 août 2015). Editorial-fleuve de Laurent Joffrin contre les «démagogues» qui contestent l’euro et l’austérité, entretien de Jean Quatremer avec Daniel Cohn-Bendit sur le thème «Pour la gauche, l’Europe est une utopie nécessaire», célébration de l’«activisme tous azimuts» de M. François Hollande en faveur de la démocratisation des institutions bruxelloises: le quotidien sort l’artillerie lourde. «Dans sa cruauté nue, explique Joffrin, la crise grecque a agi comme un crash test pour les idées fausses, les promesses intenables et les rhétoriques venteuses.»

La première urgence est de réécrire l’histoire. Non, affirme Joffrin, le premier ministre grec n’a pas été contraint de capituler sous la menace d’une destruction de l’économie hellé- nique brandie par ses «partenaires». «Si Tsipras a choisi l’euro, c’est évidemment parce qu’il pensait que c’était l’intérêt de son peuple, en dépit de la potion amère qu’on lui présentait.» Que ne l’a-t-il d’ailleurs avalée sitôt élu! Hélas, «Tsipras ne l’a pas voulu. Il a fait traîner les discussions, il a finassé, il a bluffé; il a joué au poker avec l’avenir de la Grèce». Magnani- mes, les créanciers lui ont offert un pont d’or. «Il n’y avait sans doute pas d’autre compromis possible.» Pas d’alternative, entendez-vous!

La deuxième leçon s’adresse aux sympathisants de Syriza, que le directeur de Libéra- tion range pêle-mêle sous une même étiquette. «L’expérience grecque oblige la gauche radicale, une fois n’est pas coutume, à prendre en compte la réalité. Or la réalité, c’est qu’il était illusoire, trompeur, pour ne pas dire démagogique, de promettre aux Grecs la fin de l’austérité.» Cette même réalité conduisait pourtant le même Joffrin à écrire fin janvier à pro- pos de la gauche radicale grecque: «Ce vent rafraîchissant ne peut pas faire de mal dans cette Europe de l’austérité déjà désavouée par la médication Draghi. Provoquée par l’insen- sibilité de la troïka, une victoire de Syriza obligera les responsables de l’Union à un examen de conscience des plus utiles.»

Et de prophétiser: «On débouchera, selon toute probabilité, sur une renégociation de la dette, raisonnable tant les souffrances du peuple grec ont été aiguës, sur un assouplisse- ment de l’austérité intérieure et une relance prudente de la consommation, qui en a bien besoin» (24-25 janvier 2015). Illusoire, trompeur, démagogique?

La dernière méditation joffrinienne reprend les «éléments de langage» de l’Elysée, où l’éditorialiste a ses habitudes. «La leçon vaut pour la France. Toute politique qui tend à accroître la dette publique menace la souveraineté française.» On objectera que Libération n’exerce plus guère d’influence qu’auprès de quelques journalistes parisiens, lesquels se reposent en août. Mais, un peu comme l’éditorial de Serge July accusant au lendemain du référendum de mai 2005 les partisans du «non» d’avoir répandu une «épidémie de populisme», il donne le ton de l’européisme nouveau, collection automne-hiver 2015. La tendance est à l’uniforme : circulez! Il ne s’est rien passé à Athènes cette année.           Pierre Rimbert, septembre 2015

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27 août 2015 ~ 0 Commentaire

la poste-nantes-bretagne: ras le colis (lo)

http://www.sudptt44.org/images/20150717%203me%20jour%20Grve%20illimite%20Sudptt%20Coliposte%20Nantes022.jpg

Avant le début de l’été, les postiers du centre courrier de Nantes Bretagne ont appris que la direction envisageait de leur faire distribuer une grande partie des paquets de Coli- poste. La Poste, une entreprise de près de 200 000 salariés de statuts divers, cherche en permanence à se débarrasser de son personnel, comme partout. Elle supprime chaque année environ 5 000 emplois.

Et maintenant elle s’attaque aux distributeurs de colis. L’argument est toujours le même, la baisse du trafic. Pourtant selon les chiffres de La Poste, la marque Coliposte, depuis le printemps réintégrée dans le groupe La Poste, est n°1 en France de la livraison à domicile en 48 heures, n°2 en Europe, le chiffre d’affaires progresse: +2,2 %, soit 700 millions d’euros pour le premier semestre 2015. Toujours est-il qu’elle envisage de faire distribuer une bonne partie des colis par les facteurs. Elle prétend que c’est à l’essai dans plusieurs centres dans le pays, dont Nantes Bretagne et Nantes Rollin, en Loire-Atlantique.

Pour s’opposer aux suppressions d’emplois que cela entraînerait, les colipostiers de la région nantaise ont fait massivement grève trois jours de suite, ainsi que contre l’horaire tardif de fin de journée qu’on leur a proposé : finir à 21 heures. Devant la grève, la direction a avancé cette fin de service à 20 h 30.

Les facteurs de Nantes Bretagne, qui avaient chaleureusement accueilli les grévis- tes de Coliposte lors de leur grève, s’attendent à un coup de force de la direction en septembre, visant à leur imposer le transport des paquets, sur les tournées tests, dit-elle. Mais tout le monde a bien compris qu’il s’agit à nouveau d’alourdir la charge de travail des uns, pour supprimer les emplois des autres, et au final pour tout le monde.

S’affronter à nouveau directement aux postiers de Nantes Bretagne, qui avaient fait onze jours de grève contre la dernière restructuration il y a un an, ne réjouit pas la direction du Courrier de Loire-Atlantique Vendée, et elle cherche pour l’instant partout dans les autres centres des volontaires sur ces horaires, sans grand succès dans l’immédiat, car à 21 heures chacun a autre chose à faire. Tout le monde s’attend de la part de la direction à un coup de Trafalgar début septembre… et à la solidarité dans la lutte à venir.

Correspondant LO 26 Août 2015

http://www.lutte-ouvriere-la-poste-nantes-bretagne-ras-le-colis

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28 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

santé: le désordre médical (npa)

ordre

Entretien. Bernard Coadou est médecin à la retraite dans la région bordelaise, mais militant à plein temps…

Tu es poursuivi par le conseil de l’ordre des médecins. Peux-tu nous dire pourquoi et ce que tu risques ?

Après mon départ à la retraite en 2011, j’ai décidé en 2012 de ne plus payer volontairement de cotisation à l’ordre des médecins de Gironde qui, durant les 40 ans de ma pratique médicale, a été un obstacle à franchir et non une aide pour mon exercice. Nous avions bataillé dur contre ce syndicat obligatoire dans les années 80-90… La gauche avait promis de le supprimer, mais a renié ses promesses.

Je pensais que l’ordre des médecins de Gironde allait me laisser tranquille. Depuis 3 ans, ils me harcèle et tente de me faire plier, avec envoi d’huissier, etc. Je ne risque plus rien professionnellement car je n’ai plus d’exercice médical rémunéré, mais je dois en principe continuer à leur payer une cotisation, sauf si je déclare que je ne suis plus médecin… Ce qui m’empêcherait entre autres de poursuivre mon travail associatif au Sénégal (qui se fait depuis 1990).

Si tout le monde a entendu parlé de l’Ordre des médecins, on connaît moins ses activités, ses origines…

Il est né le 7 octobre 1940 et s’est comporté assez souvent « en harmonie » avec l’occupant nazi et le pouvoir pétainiste de l’époque. Il n’a pas du tout été un bouclier défenseur de l’éthique médicale alors bafouée. Nous avons de multiples exemples, et nous allons en découvrir d’autres en demandant d’ouvrir les archives ordinales. Par la suite, il a réussi à se maintenir et à réunir en son sein de multiples pouvoirs : réglementaire, exécutif, judiciaire. Il se comporte en véritable lobby, apeurant les médecins et influençant les différents pouvoirs politiques qui se succèdent depuis des décennies.

Tu as fait partie d’un mouvement de médecins qui a contesté cet ordre sur la base d’une autre idée de la médecine…

Nous avons été des centaines à résister à cet authentique SOM (Syndicat obligatoire des médecins) qui s’est opposé à la médecine de groupe, à la libéralisation de la contraception et de l’avortement, à l’accès à la prévention et aux soins pour tous, plus récemment à la généralisation du tiers payant, etc. Il veut que nous financions sa propagande très souvent contraire à nos propres idées.

Qu’en est-il de cette résistance aujourd’hui ?

La résistance semblait éteinte mais il n’est pas impossible qu’une « étincelle » mette à nouveau « le feu à toute la plaine ». Nous ferons le point dans quelques mois. La magnifique résistance des infirmierEs à leur ordre créé en 2006 (sur 600 000, ils sont 430 000 à ne pas payer la cotisation obligatoire) va très certainement aider à la démarche de « DésOrdre médical » qui redémarre : nous travaillons à établir des convergences.

La montée en puissance de mon comité de soutien (560 membres à ce jour, constitué par mes connaissances professionnelles ou associatives dont je rétablis le lien au jour le jour) et les prises de position d’organisations au moment de mon procès en fin d’année 2015, vont permettre que se tienne non seulement le procès du médecin retraité que je suis (sans espoir du côté judiciaire, le règlement c’est le règlement…) mais aussi celui de l’institution ordinale et de sa légitimité. D’ores et déjà, nous préparons pour le mercredi 7 octobre quelques initiatives publiques à Bordeaux… Nous en reparlerons !

Propos recueillis par Isabelle Ufferte

Animé par l’association « La Santé Un Droit Pour Tous », un comité de soutien « Pour la liberté associative et syndicale » est constitué. Pour plus d’informations, le rejoindre, etc. : par mail santedroitpourtous33@gmail.com, par courrier au 6 rue de Balaclava 33800 Bordeaux, par téléphone au 06 70 54 76 85.

Lundi 27 Juillet 2015, mise à jour Lundi 27 Juillet 2015, 15:00

Commentaire: L’Ordre machiste (entretenu dans les salles de garde) s’est surtout opposé aux femmes: contraception, avortement…

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24 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

sida: épidémie meurtrière du capitalisme (ccr)

preservatif

Discriminations, inégalités entre les peuples, disparités sociales…(…)

A l’échelle mondiale, un gouffre d’inégalités intolérable quant à la prise en charge de l’épidémie Selon le dernier rapport de l’ONUSIDA, paru en juillet 2015, près de 37 millions de personnes vivent actuellement avec le VIH dans le monde, dont 6% seulement en Europe occidentale et centrale et en Amérique du Nord, les 94% restant se répartissant sur le reste du globe, majoritairement en Afrique subsaharienne. Parmi elles, 15 millions ont accès à une trithérapie antirétrovirale, ce dont ce même rapport se félicite.

Pas de quoi se réjouir pourtant, surtout quand on peut lire que la couverture thérapeutique ne concerne que 41% des personnes infectées en Afrique subsaharienne, pour descendre à seulement 14% au Moyen-Orient et en Afrique du Nord! Beaucoup de chiffres, mais qui illustrent à la perfection l’absurdité de l’auto-satisfaction des scientifiques de l’ONU, bien contents de présenter à l’opinion publique ces statistiques comme synonymes de progrès, quand on ne peut que dénoncer le nombre exorbitant (plus de la moitié!) de personnes recensées comme infectées par le VIH mais qui ne sont pas traitées, ainsi que la part considérable de la population mondiale nouvellement infectée chaque jour par le virus quand on connaît parfaitement ses modes de transmission et les moyens de la prévenir.

La première explication à donner n’est autre que le poids du système économique capitaliste écrasant les possibilités de développement des pays semi-colonisés. Quand les pays impérialistes, européens en premier lieu, viennent piller les ressources naturelles de ces pays et y implanter leurs entreprises, exportant ainsi les capitaux issus du travail des hommes vers leurs propres comptes, on imagine difficilement comment développer un système de soins et des conditions sanitaires décentes, permettant l’achat de traitements à des prix exorbitants, ainsi que l’édification de structures capables d’accueillir des malades atteints d’une pathologie aussi lourde et de toutes les complications qui peuvent en découler, quand, même en France, de plus en plus de services de ce type ferment, faute de moyens. (…)

Ainsi, dans des pays où le poids de la religion est encore considérable, les déclarations des différents papes qui se sont succédé ces dernières années, de Benoît XVI qui assurait en 2009 que l’utilisation du préservatif augmentait le problème du sida, jusqu’à François Ier qui n’aborde jamais le sujet du préservatif mais incite à «la chasteté», « la responsabilité sexuelle, «la monogamie» et «la fidélité», sont non seulement incroyablement réactionnaires et ancrées dans un système de relations patriarcales, mais par ailleurs, se bercent d’illusions quant à une sexualité qui est bien loin de s’inscrire dans le contexte traditionnel de la famille mononucléaire. Les tentatives pour nous faire croire à une sexualité qui pourrait s’exercer librement aujourd’hui sont bien loin des revendications légitimes qu’on peut avancer, d’une émancipation sexuelle, grâce à laquelle chacun pourrait vivre ses relations sans oppression ni contrainte. C’est à cette condition seulement que les campagnes d’éducation à la prévention et de distribution de préservatifs prendraient tout leur sens.

La logique des laboratoires pharmaceutiques, un frein à la recherche et à la diffusion des traitements Le coût encore trop élevé des thérapies antirétrovirales est le principal frein à la diffusion plus large de ces traitements évoquée par les responsables d’organisations telles que MSF (Médecins Sans Frontières). Un constat bien hypocrite quand on sait que le développement de ces traitements est aux mains de laboratoires pharmaceutiques privés, qui fixent leurs prix de manière quasi-libre, répondant à une logique de profits, dans une situation où ils ne sont que quelques uns à se partager le monopole de toute la filière.

Et l’ouverture récente du marché aux médicaments génériques n’est qu’une illusion, masquant de nouvelles inégalités qui se créent quant à l’accès aux traitements les plus en pointe. En effet, les génériques ne sont disponibles que pour les molécules les plus anciennes, encore lourdes d’effets secondaires pour l’organisme de celui qui les avale, et n’existent que sous des formes contraignantes, nécessitant la prise de plusieurs comprimés plusieurs fois par jour.

En comparaison, à chaque nouveau générique mis sur le marché, les labos répondent par la sortie d’un nouveau traitement, plus efficace, quasi-nul d’effets indésirables, combinant trois ou quatre molécules en un seul cachet, et ne nécessitant qu’une seule prise par jour, couvert de brevets qui assurent aux labos la possibilité de commercialiser leur produit à des prix excessifs, et de bénéficier d’un certain délai avant de devoir proposer de nouvelles avancées en matière de recherche.

Les inégalités se creusent parallèlement en matière d’accès aux thérapies les plus performantes, entre les territoires à l’échelle internationale, mais également en France, entre ceux qui peuvent se permettre d’avancer les frais liés à l’achat d’un médicament non-générique, et ceux qui doivent se contenter du générique couvert par le tiers-payant, en dépit de ses effets néfastes pour l’organisme. Le système de santé public se situe aujourd’hui dans une impasse, quand ses fournisseurs sont des acteurs privés qui font passer leurs intérêts avant tout, et seule l’expropriation des grands laboratoires pharmaceutiques et leur réappropriation par les travailleurs, principaux consommateurs de soins, pourront réorienter le système de soins en leur faveur.

Après plus de 30 ans d’évolution de l’épidémie, le développement de traitements de plus en plus performants, permettant de vivre quasiment normalement avec le VIH, voire en rémission complète comme le montre le cas récent d’une jeune femme de 18 ans qui vient de passer douze ans sans traitement sans développer aucun symptôme, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon appelle à un investissement d’encore 29 milliards d’euros par an jusqu’en 2020 dans la recherche, pour espérer en finir avec le sida d’ici quinze ans.

Il est totalement illusoire de penser qu’un tel investissement sera réellement mis en place, quand une évolution aussi longue d’une maladie aussi dévastatrice aurait pu signifier une implication bien supérieure des pouvoirs publics, dont la priorité d’investissement se situe visiblement à des années-lumières. (Extraits) Publié le 24 juillet 2015 Camilla Ernst

http://www.revolutionpermanente.fr/Le-sida-l-epidemie-meurtriere-du-capitalisme

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17 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

italie, amiante: peine de prison pour 11 anciens dirigeants de pirelli (ci)

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Pour la première fois à Milan, la justice a reconnu des responsables d’un groupe industriel coupables de la mort d’ouvriers, à la suite de leur exposition à l’amiante.

Après deux acquittements dans des procès de maladies liées à l’amiante, en février et en avril derniers, “le tribunal de Milan a prononcé la première condamnation dans la capitale industrielle,écrit le Corriere della Sera. Onze ex-administrateurs de Pirelli (qui ont presque tous largement dépassé les 80 ans) ont été déclarés coupables d’homicide et de blessures involontaires”.

Les victimes sont une vingtaine d’ouvriers atteints de mésothéliome, une forme de cancer qui découle de l’exposition à l’amiante. Certains d’entre eux sont morts. Ils travail- laient dans les secteurs mélange (de gomme) et poids lourds de deux usines milanaises du fabricant de pneumatiques italien. Il s’agit de condamnations en première instance, allant jusqu’à sept ans et huit mois d’emprisonnement.

La défense a annoncé qu’elle ferait appel. D’après le Corriere, elle cherchera sans doute à faire valoir une autre expertise scientifique, et à jouer sur la longueur de la période dont il est question – de 1977 à 1988. En effet, “le sort de ce type de procès est déterminé par la difficulté d’identifier la durée de la vie professionnelle de chaque ouvrier” pendant laquelle l’exposition à l’amiante l’a conduit à développer un cancer, et quelles étaient les personnes aux responsabilités à ce moment-là.

C’est justement sur cette longue période que le ministère public a insisté, arguant qu’elle  “aurait requis des mesures structurelles”. Or, relève le journal de Milan, certains ouvriers ont déclaré : “Quand nous essayions de demander une amélioration des conditions de sécurité, on nous répondait : ‘Tais-toi et bosse !’

Le Corriere della Sera liste les huit procès toujours en cours, et leur nombre de victi- mes respectifs. Il rappelle que “vingt-trois ans après la mise au ban de l’amiante, 32 millions de tonnes de cette fibre cancérogène sont encore dispersées dans notre pays”. Mais aussi que, “d’après le Comité économique et social européen, l’amiante entraîne chaque année la mort de 47 000 personnes en Europe, soit le double des victimes d’accidents de la route”.

http://www.courrierinternational.com/article/italie-amiante-peine-de-prison-pour-11-anciens-dirigeants-de-pirelli

Voir aussi:

Amiante : un scandale historique, un procès… et un acquittement

Le plus grand procès en Europe contre l’amiante

Commentaire: Et en France? Le lobby de l’amiante semble plus puissant qu’en italie!

 

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