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25 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Rennes. Grève mardi à la Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail(OF)

Rennes. Grève mardi à la Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail(OF) dans Luttes sociales en Bretagne y-en-a-marre-300x182

Des perturbations sont à prévoir demain mardi à la Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail (Carsat), à Rennes ainsi que dans les dix-sept agences bretonnes. Les syndicats CFDT et CGT appellent le personnel du département retraite siège et agences et du service contrôle de l’agence comptable à un mouvement de grève reconductible de 55 minutes à compter de mardi.

Rassemblement le matin: Un rassemblement est prévu, de 10 h 35 à 11 h 30, devant le siège régional de la Carsat, situé 23, rue de Châteaugiron, à Rennes. « Cet appel à la grève relaie le mécon-tentement et le désaccord du personnel face aux décisions de la direction et aux surcharges récurrentes depuis de très nombreux mois, indiquent les syndicats, ainsi qu’au manque de moyens pour traiter les demandes et recevoir correctement les assurés. » Social lundi 24 juin 2013

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Rennes.-Greve-mardi-a-la-Caisse-d-assurance-retraite-et-de-la-sante-au-travail_40823-2205753_actu.Htm

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15 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Vannes, clinique Océane. « Les salariés sont cassés » (LT)

Vannes, clinique Océane. « Les salariés sont cassés » (LT) dans Luttes sociales en Bretagne nonnes

À la suite du mouvement de grève à l’hôpital privé Océane, à Vannes, qui s’est achevé mercredi matin, la CFDT réagit.

Le secrétaire général CFDT Santé-sociaux du Morbihan, Didier Lestang, note que « dans les discussions avec la direction, les revendications étaient loin de paraître déraisonnables et un accord semblait possible, mais c’était sans compter les consignes du groupe Vitalia, adossé au fonds d’investissement Black-stone, qui soufflait le chaud et le froid à chaque fois que la direction locale allait aux ordres ». « Ils ont mis les salariés à genoux, s’engageant sur une réflexion sur les conditions de travail mais sans prises de décisions concrètes pour soulager les salariés débordés par la productivité demandée, et ne cédant que peu sur les salaires par rapport à leurs dernières propositions de NAO qui avaient mis le feu aux poudres. Pire, au bout de huit jours de conflit (…), ils en ont rajouté au moment de la reprise du travail en revenant même sur leurs propositions de début de conflit ». « Les salariés déjà cassés physiquement par les conditions de travail sont désormais cassés mentalement par un traitement digne des capitaines d’industries les plus durs et, pourtant, nous sommes dans une clinique qui dégage du bénéfice ».15 juin 2013

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/morbihan/clinique-oceane-les-salaries-sont-casses-15-06-2013-2137404.php

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11 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Réforme ferroviaire : la casse programmée

Réforme ferroviaire : la casse programmée dans Hollandie la_bataille_du_rail2

Le 30 octobre 2012, le ministre délégué aux Transports, Frédéric Cuvillier, dévoilait à l’occasion des 75 ans de la SNCF les grandes lignes de la réforme du ferroviaire voulue par le gouvernement socialiste.

Annonçant la dissolution de RFF, il prétend chercher à « réunir la grande famille cheminote sous un même toit ». Une manière cynique de présenter une réforme qui vise à démanteler la SNCF et à attaquer les conditions de travail des cheminots. La volonté de réformer le système ferroviaire français n’est pas nouvelle. La création de Réseau ferré de France (RFF) en 1997, sous le gouvernement Jospin, était censée répondre à deux exigences : absorber la dette du système ferroviaire français et séparer la propriété et la gestion du réseau ferroviaire de l’exploitant historique (la SNCF). Mais depuis, la dette du système ferroviaire s’est considérablement creusée et RFF n’est restée qu’une coquille vide qui délègue la gestion du réseau à la SNCF. C’est cette équation que prétend résoudre la réforme, se plaçant dans la continuité des Assises du ferroviaire, initiées sous Sarkozy en 2011. Elle s’inscrit dans le processus de libéralisation du rail qui s’opère depuis les années 1990 à l’échelle de l’Union européenne et qui tend à mettre fin aux monopoles des opérateurs ferro- viaires nationaux publics. Le processus est largement entamé : le transport ferroviaire de marchandises a été ouvert à la concurrence en 2006, le transport international de voyageurs en 2009.

L’actuelle réforme vise à approfondir la libéralisation du rail. Avec pour objectif le retour d’opérateurs privés sur les segments du ferroviaire susceptibles de dégager des bénéfices… en laissant à la charge de l’État les segments les plus coûteux, dont l’entretien et la gestion du réseau. Pour cela, les préconisations des rapports Auxiette et Bianco, récemment commandés par le gouvernement, s’articulent autour de deux points : l’éclatement de la SNCF et la mise en place d’un cadre social harmonisé, d’une convention collective commune à tous les travailleurs du rail.

S’adapter à la mise en concurrence. L’un des axes majeurs de la réforme consiste en la création d’un Gestionnaire d’infrastructure unifié (GIU) réu- nissant RFF et une partie de la SNCF. Présentée comme un retour de RFF au sein de la SNCF, cette mesure organiserait en fait l’éclatement de la SNCF. D’une entreprise unique réunissant l’ensemble des cheminots du public sans distinction d’activité, on passerait à trois entreprises, encore publiques mais séparées :

- Le GIU qui comprendrait donc RFF, ainsi que les 14 000 aiguilleurs et les 35 000 agents qui entretiennent les voies, soit un total de plus de 50 000 cheminots. Ce GIU serait le propriétaire des 30 000 km de voies du réseau ferré national mais hériterait également des 32 milliards d’euros de la dette du ferroviaire. Il aurait pour rôle la gestion et l’entretien des voies ainsi que l’attribution des sillons horaires.

- La SNCF rassemblant les 100 000 cheminots restants.

- Une troisième entreprise qui serait une holding, donneur d’ordre des deux précédentes, concentrant les directions RH (personnel) et Stratégie de la SNCF.

Il s’agit, d’une part, de séparer la gestion de l’infrastructure du reste de la SNCF pour garantir une concurrence « libre et non faussée » aux nouveaux concurrents privées, d’autre part, de concentrer l’ensemble des activités non rentables et nécessitant des investissements publics importants (travaux…) dans le GIU. Enfin, l’opération devrait permettre d’ouvrir plus encore la porte à l’externalisation de certains services.

Organiser la baisse du coût du travail. Si le démantèlement de l’entreprise publique est présenté comme un préalable à l’ouverture à la concurrence, la réforme ne se limite pas à ce seul aspect. Le gouvernement veut l’accompagner d’une attaque en règle contre la réglementation du travail des cheminots. Aujourd’hui, les statuts des cheminots sont multiples. Au sein de la SNCF tout d’abord, où les cheminots ne dépendent pas tous du même statut. L’accès au régime spécial de retraite et au statut cheminot est restreint aux salariés embauchés avant leurs 30 ans et de nationalité européenne. Entre salariés de la SNCF, il existe donc déjà des différences de déroulement de carrière, de couverture médicale, de retraite comme de primes. Mais tous sont soumis à une réglementation commune en matière d’organisation du travail : le RH 0077 (qui fixe les amplitudes horaires maximum, les temps de repos, etc.). Les sa- lariés des opérateurs privés dépendent quant à eux du régime général en matière de retraite et d’une convention collective. Entre le RH 0077 et cette convention collective, il y a de grandes différences : le nombre de repos annuel est de 122 à la SNCF contre 104 dans le privé, l’amplitude maximale des heures de travail y est de 13 heures contre 11 heures à la SNCF, les plannings de travail sont programmés une semaine à l’avance contre six mois à la SNCF… Le gouvernement et le patronat du ferroviaire, direction de la SNCF en tête, prétendent mettre fin à cette situation en imposant un « cadre social harmonisé », autrement dit une nouvelle convention collective commune à tous les cheminots. Cependant, la seule harmonisation envisagée est celle qui se fera par le bas, en alignant les conditions de travail des 150 000 cheminots du public sur celles des 3 000 cheminots du privé, plutôt que le contraire. Tout cela se fait sous prétexte de la baisse du coût du travail, du chantage à la compétitivité. La SNCF agite le chiffon rouge du dumping social, de la concurrence déloyale et demande pour y faire face aux cheminots de « faire des efforts » et d’accepter des reculs.

Le groupe SNCF et la libéralisation du rail. Néanmoins, l’image de l’entreprise publique, soucieuse de prodiguer un service de qualité aux usagers, livrée aux griffes du privé fait long feu. Le « groupe SNCF » fait partie des premiers groupes industriels logistiques au monde. Pas moins de 923 filiales de droit privé viennent se rajouter à l’EPIC (Établissement public à caractère industriel et commercial) SNCF pour former ce groupe. Avec un chiffre d’affaires de 34 milliards d’euros, une implantation dans 120 pays et près de 235 000 salariés à son service, le groupe SNCF ne se distingue pas des autres trusts et place la maximisation de ses profits en tête de ses préoccupations. En France, par le biais de ses filiales Geodis et Geodis Calberson, le groupe SNCF est le premier transporteur routier. Depuis l’ouverture à la concurrence du fret ferroviaire en 2006, c’est une autre filiale du groupe, VFLI, qui occupe la deuxième place d’opérateur privé de fret ferroviaire. La mise en concurrence entre travailleurs du rail est donc largement organisée par la SNCF elle-même, par le biais de ses propres filiales. Les salariés y sont régis par des conventions collectives moins favorables que la réglementation du travail des cheminots de l’EPIC SNCF. Le groupe SNCF utilise déjà ces distorsions pour raboter les conditions de travail des cheminots, comme dans n’importe quelle entreprise privée. C’est dans cette optique que la direction de la SNCF veut actuellement « réformer ». Il s’agit de réduire le coût du travail et de libéraliser plus encore le chemin de fer. C’est une attaque majeure et frontale contre les conditions de vie, de travail et de rémunération des cheminots.

Construire la riposte. Le gouvernement et les patrons du rail comptent sur le poids des reculs des années passées, sur la division et la concurrence déjà organisées entre les cheminots, ainsi que sur l’intégration des directions syndicales aux négociations, pour écarter le spectre d’une mobilisation contre la réforme. Il s’agit de leur opposer la perspective d’une mobilisation de l’ensemble des travailleurs du secteur ferroviaire en mettant en avant des revendications susceptibles de les unifier, quelle que soit leur entreprise. La réglementation du travail en vigueur dans l’EPIC SNCF – le RH077 – doit servir de base minimale, largement améliorable du reste, pour tous les cheminots travaillant sur le réseau. Le statut en vigueur dans l’EPIC SNCF doit s’appliquer aux cheminots de toutes les entreprises, sans discrimination d’âge ou de nationalité. Rappelons que le statut des cheminots est antérieur à la création de la SNCF et a été le fruit de grèves, de luttes communes menées par des cheminots de différentes compagnies privées qui avaient su s’unir. Enfin, il s’agit de lutter contre l’éclatement de la SNCF et d’y opposer la dissolution de RFF et sa réintégration au sein de l’EPIC SNCF. Au-delà, se pose la question du retour à un monopole public ferroviaire. Alors qu’il existait encore il y a à peine sept ans, cette perspective a été abandonnée dans les faits par les directions syndicales cheminotes. Pourtant, la libéralisation conditionne toutes les autres attaques.

Historiquement, le monopole a été un choix de gestion du transport ferroviaire de la part de la bourgeoisie. La nationalisation du chemin de fer et son unification au sein de la SNCF sous la direction de l’Etat ont été décidées en 1937 pour pallier la faillite de la plupart des compagnies privées qui se partageaient le réseau. C’est bien sûr un tout autre sens que les révolutionnaires donnent à la revendication de monopole public du rail. Son but premier doit être de répondre aux besoins sociaux en matière de transport, accessible à tous et donc gratuit. Un besoin aussi essentiel que le transport doit être libéré des intérêts privés, ce qui suppose qu’il soit dégagé de la recherche de profits. Et pour être géré dans l’intérêt de ceux-là même qui l’utilisent, et dans le respect des intérêts de ceux qui y travaillent, il doit être placé sous le contrôle démocratique des cheminots et des usagers.

Lundi 10 juin 2013 Publié dans : Revue Tout est à nous ! 44 (juin 2013) Par Matthieu Delest, Axel Persson et Romain Soria 

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11 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Des Berlinois veulent municipaliser l’électricité (Reporterre)

Des Berlinois veulent municipaliser l’électricité (Reporterre) dans Ecologie & climat berliner-energietisch

Un mouvement citoyen veut recueillir 200.000 signatures d’ici à lundi pour remunicipaliser le réseau électrique de la capitale.Plus que cinq jours. Lundi soir à minuit, les Berlinois sauront s’ils auront la possibilité de reprendre le contrôle du réseau électrique actuellement géré par le groupe suédois Vattenfall. Une initiative citoyenne, Berliner Energietisch, collecte des signatures depuis quatre mois dans les rues de la capitale alle- mande pour imposer un référendum qui aurait lieu le jour des élections générales, le 22 septembre. Le mouvement, soutenu par une cinquantaine d’asso-ciations caritatives ou écologiques, connaît un réel succès. Hier, il avait recueilli 163.046 signatures. Il en a besoin de 200.000 pour imposer la consul- tation citoyenne. « Ce sera serré, mais c’est possible », estime Lilian Leupold, une militante.

L’objectif est multiple.

Il consiste d’abord à municipaliser un réseau qui est géré depuis bientôt vingt ans par une entreprise privée et dont la concession expire l’année prochaine. Mais, pour ses initiateurs, la reprise par la ville du système électrique ne serait qu’une étape. Ils veulent ensuite créer une régie municipale, qui puisse four- nir aux habitants de l’électricité essentiellement verte et provenant du Land voisin de Brandebourg. Le tout contrôlé par le peuple. Si elle se concrétise, l’o- pération aura un coût, que les initiateurs chiffrent autour de 400 millions d’euros et que Vattenfall – qui veut conserver la concession – estime plutôt autour de 3 milliards. Un pari audacieux pour une ville déjà massivement endettée… Berlin n’est pas seule à connaître ce genre de mouvement. A Hambourg, une initiative a déjà obtenu les signatures nécessaires pour imposer une consultation citoyenne, qui aura lieu le 22 septembre. D’autres villes sont déjà passées à l’action, dont Stuttgart. Selon la Fédération des entreprises communales (VKU), plus de 70 régies énergétiques municipales ont été créées depuis 2007 et plus de 200 concessions ont été reprises par des villes. « Il y a une forte tendance à la reprise de réseaux gaziers et électriques par les communes, se ré- jouit son directeur général, Hans-Joachim Reck. Au début de la libéralisation du marché de l’énergie, on annonçait la mort des régies municipales. C’est le contraire qui se produit et le soutien de la population pour un modèle commercial au service de l’intérêt général est énorme. » Thibaut Madelin (Les Echos) samedi 8 juin 2013

Source : Les Echos  Lire aussi : La France importe beaucoup d’électricité d’Allemagne‏

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07 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Éducation nationale : une loi largement votée…

Éducation nationale : une loi largement votée… dans Educ'action c23-10-12-classes-surchargee

Après son adoption au Sénat le samedi 25 mai, le gouvernement est sur le point de faire valider la loi d’orientation sur l’école.

Fait politique significatif, les sénateurs communistes ont voté pour cette loi. Ils seront certainement bientôt suivis par les députés, ce qui n’est pas sans créer des remous au sein du Front de gauche. Pour justifier ce vote, les sénateurs évoquent des « avancées » et arguent de reculs du gouvernement. Il  n’en est rien, les modifications sont marginales, le contenu de la loi d’orientation demeure le même, avec notamment la confirmation des mesures sarkozystes, la poursuite de la destruction de la formation des enseignants, la marche vers l’école du socle commun et le projet éducatif territorial contre lequel les enseignantEs du premier degré se battent toujours. Au-delà, qui peut croire que la régionalisation/destruction de l’enseignement professionnel public n’est pas enclenchée ?

Nouvelle offensive sur les rails
Le gouvernement ne peut que se féliciter d’un tel « rassemblement ». La suite logique, c’est le statut des enseignantEs. Vincent Peillon ne s’en cache pas, tandis que le rapporteur de la loi d’orientation explique que la Cour des comptes « donne 1 000 fois raison à notre politique » (cf. article dans Tout est à nous ! n°197). Une concertation sur le statut est prévue à l’automne. Plus que jamais, la défense de l’enseignement public implique de rompre avec ce gouvernement.

Eric Aba Jeudi 6 juin 2013 Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 198 (06/06/13)

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07 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Vannes. Hôpital privé Océane : 200 grévistes dans les rues (LT)

Vannes. Hôpital privé Océane : 200 grévistes dans les rues (LT) dans Luttes sociales en Bretagne manifestants-hopital-sud-copie-11

Le mouvement de grève lancé mardi par un débrayage à l’hôpital privé Océane (ex-clinique Océane) se poursuit et se durcit. Ce vendredi matin, à l’appel de la CFDT, environ 200 salariés se sont ainsi retrouvés sur l’esplanade du port pour dénoncer leurs conditions de travail et réclamer des augmentations de salaires. Ils ont ensuite défilé en ville jusqu’à la préfecture, où une délégation de quatre personnes a été reçue par le chef de cabinet du préfet et un représentant de l’Agence régionale de santé (ARS). 7 juin 2013 à 12h14 -

http://vannes.letelegramme.fr/local/morbihan/vannes-auray/vannes/vannes-hopital-prive-oceane-200-grevistes-dans-les-rues-07-06-2013-2129104.php

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07 juin 2013 ~ 0 Commentaire

SNCF région Nantes : quatre jours de retrait des contrôleurs une action qui a payé (LO)

SNCF région Nantes : quatre jours de retrait des contrôleurs une action qui a payé (LO) dans Luttes sociales en Bretagne greve-sncf

Après avoir appliqué pendant quatre jours leur droit de retrait, les contrôleurs de la région Nantes, c’est-à-dire des Pays de la Loire, ( sic, note du blog) ont fait reculer leur direction sur tout ce qu’ils demandaient, obtenant dix recrutements avant la fin de l’année, la fin des roulements spécifiques Rail Team, la remise à plat des roulements TGV et TER avec une mixité qu’il n’y avait plus, c’est-à-dire de pouvoir faire aussi bien des TGV que des TER.

Il a fallu quatre jours pour faire céder cette direction qui, depuis des mois et malgré de nombreuses alertes, n’avait rien voulu entendre des revendications des contrôleurs. En effet, depuis le suicide d’un des leurs au mois de mars sur son lieu de travail en gare de Saint-Nazaire, la situation sur la région Nantes n’a fait qu’empirer. Ce drame a particulièrement touché ses collègues et mis en lumière un malaise grandissant, qui s’est traduit par plusieurs autres tentatives de suicide. Les délégués du CHSCT (comité d’hygiène et sécurité) du contrôle de Nantes ont averti la direction à maintes reprises, faisant même passer un questionnaire sur le ressenti de chacun sur ses conditions de travail. Malgré des réponses très alarmantes, le silence radio a persisté de la part de la direction.

Une série d’incidents, quelques jours avant le conflit, a mis le feu aux poudres.

Un contrôleur a été giflé par un passager et une contrôleuse s’est vu ordonner de continuer à travailler alors qu’elle demandait à être relevée après un suicide sur son train. C’est donc logiquement que les délégués CGT du CHS ont déposé un droit d’alerte dès le lundi matin 27 mai et une soixantaine de contrôleurs ont fait valoir leur droit de retrait, en refusant de continuer à travailler dans de telles conditions. L’ampleur de cette réaction a surpris tout le monde, faisant voler en éclats les divisions entretenues par la direction depuis des années entre contrôleurs du TGV et du TER en créant des roulements spécifiques comme Rail Team.

La réponse de la direction a d’abord été une tentative pour opposer les contrôleurs du TGV et ceux du TER, qui n’avaient pas déposé de droit d’alerte mais qui étaient dans le mouvement. Pour la direction, ils devaient reprendre le travail. Peine perdue, TGV ou TER, ils sont restés ensemble dans le mouvement et mardi 28 mai, à plus de 80, ils étaient en droit de retrait et ont envahi la réunion des délégués du personnel où se déroulaient les négociations et ont dit tout ce qu’ils avaient sur le coeur. Cette action a regonflé le moral et surtout permis de se rendre compte que, quel que soit notre statut, tous avaient les mêmes problèmes.

Devant ce mouvement soudé, qui prenait de l’ampleur les deux jours suivants et menaçait de s’étendre, la direction a fini par céder en proposant ce que demandaient les contrôleurs. D’autant plus qu’en gare, devant le mécontentement croissant des usagers, même si la plupart des trains continuaient de rouler, les cheminots en service parlaient eux aussi d’exercer leur droit de retrait. Jeudi soir 30 mai, les contrôleurs reprenaient le travail la tête haute, conscients d’avoir marqué des points face à une direction méprisante. Ils sont aussi conscients que c’est le retour de la solidarité entre cheminots et qu’unis, soudés, déterminés, le nombre faisant la force, on peut inverser le rapport de force et gagner. Conscients aussi du fait que, si tous les secteurs de la SNCF s’y mettaient aussi, il serait possible d’imposer des embauches, d’autres conditions de travail, de meilleurs salaires, etc. Une sacrée leçon pour les luttes à venir !

Correspondant LO http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2340&id=30

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06 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Côtes-d’Armor. Ça gronde fort chez les agents du conseil général ! (OF)

 Côtes-d’Armor. Ça gronde fort chez les agents du conseil général ! (OF) dans Luttes sociales en Bretagne y-en-a-marre

Une partie des 2 500 agents du conseil général des Côtes d’Armor est en grève ce jeudi. Et les discussions ont été tendues ce matin entre élus et salariés.

Les syndicats entendent par ce mouvement attirer l’attention de la direction et des élus sur plusieurs points. Tout d’abord dire leur refus de rapprochement du laboratoire d’analyse départementale (LDA22) avec les labos finistériens ; ainsi que l’arrêt de la fermeture des centres d’exploitation des routes départementales. L’intersyndicale appelle par ailleurs à l’ouverture sans tarder de négociations dans le secteur social. « Avec la crise, les demandes des usagers se multiplient ; mais dans le même temps, les effectifs n’évoluent pas », déplorent les syndicats.

Le management dans le viseur

Ces derniers appellent aussi à un « dialogue et un management respectueux des agents ». Les mots « malaise » et « mal-être au travail » reviennent dans de nombreuses bouches. Pour l’intersyndicale, cette situation est le fruit d’« une réorganisation conduite sans concertation » ayant conduit à voir « de plus en plus de généraux et de moins en moins de soldats au front ». Et les syndicats de pointer du doigt « le fait du Prince », Claudy Lebreton, président du conseil général, absent ce matin de l’hôtel du Département. Une réaction de l’exécutif du conseil général est attendue dans l’après-midi. Social jeudi 06 juin 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Cotes-d-Armor.-%C3%87a-gronde-fort-chez-les-agents-du-conseil-general-_40825-2199804——22113-aud_actu.Htm

 

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05 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Pont-l’Abbé, défense de l’Hôtel-Dieu : rassemblement samedi 8 (LT + OF)

Pont-l'Abbé, défense de l'Hôtel-Dieu : rassemblement samedi 8 (LT + OF) dans Pays bigouden bebe-revolutionnaire

A Pont-l’Abbé, le comité de défense de l’Hôtel-Dieu, fort de ses 10.000 signatures de pétition, appelle à un grand rassemblement, samedi, place Gambetta, pour le maintien des actes opératoires. Selon lui, l’avenir de l’hôpital en dépend.

empty dans Services publicsRecueillir plus de 10.000 signatures de pétition, c’est une chose. Mobiliser pour un grand rassemblement, samedi, place Gambetta, en est une autre. Sur combien de personnes table le comité de défense de l’Hôtel-Dieu pour le maintien des actes opératoires à Pont-l’Abbé ? Pas de réponse ou, plutôt, un «ça dépendra du temps… S’il fait beau, les Bigoudens iront à la plage; s’il pleut, ils resteront chez eux». Ce serait presque une réponse de Normand. Sur 10.000 signataires, il en faudrait au moins entre 500 et 1.000 pour que cette manifestation soit un succès. Présent sur tous les marchés du Pays bigouden, le comité défend pourtant bec et ongle sa position depuis des mois et tente de rallier les politiques à sa cause, notamment lors d’une réunion publique qui s’est tenue à Pont-l’Abbé. «Six conseils municipaux ont clairement pris position», rappelle l’un de ses membres qui, comme toujours, préfère l’anonymat. «Nos noms n’ont pas d’importance, maintiennent-ils, nous représentons 10.000 signataires». Certaines personnes n’auraient-elles pas signé plusieurs fois ? La question les fait réagir de manière virulente.

«Ça fait cinq ans qu’on se bagarre»
«Ça fait cinq ans qu’on se bagarre, on sait comment on fait des pétitions, vous comprendrez qu’on soit un peu énervé». Et d’expliquer l’historique de ce comité, créé, à l’origine, pour défendre le service des urgences et du Smur, devenu comité de défense des urgences, du Smur et des services afférents qui se bat pour le maintien des actes opératoires à Pont-l’Abbé. Certains élus et direction de l’Hôtel-Dieu ayant tenté, dans le même temps, de rassurer la population : il n’y aurait aucun risque de suppression des urgences, au contraire. D’autres services se développent et on les modernise. Le comité est resté actif car la menace, après avoir été frontale, selon lui, serait devenue diffuse, des «attaques ponctuelles», comme les réductions de moyens ou de per- sonnel. Pour le comité, le maintien d’un service d’urgence 24 h/24, sept jours sur sept, dépend aussi d’un bloc opératoire sur place. «Dans tous les établissements où l’on a supprimé des actes opératoires, le service des urgences a disparu», affirment-ils, citant l’exemple de Concarneau où les urgences ne fonctionnent plus de nuit. Dans cette ville, après le transfert des actes opératoires à Quimper, le comité se serait réactivé. L’hôpital de Concarneau et l’Agence régionale de santé (ARS) maintiennent, eux, qu’il n’y a pas de lien avec les urgences et que Quimper n’est pas saturé. Encore un point de désaccord avec le comité bigouden qui affirme le contraire.

Appel à la population en colère

Il appelle donc à manifester en masse samedi, à partir de 15 h, sur la place Gambetta. «Que les élus viennent avec leur écharpe, ajoutent-ils. Et pour ceux qui n’ont pas encore pris position, il est encore temps, avant ou après le rassemblement». Avant 2014, date prévue du transfert des actes opératoires… et des élections. «De toute façon, les 10.000 signatures seront déposées à l’ARS, à Rennes, avec ou sans rendez-vous», commente le comité qui ne digère toujours pas qu’on lui ait conseillé de ne pas se déplacer. «Pas la peine de dépenser de l’essence pour rien ? Mais ils se foutent des Bigoudens ?». En attendant, «la population en colère» est donc conviée, place Gambetta, samedi.

«Dans tous les établissements où on a supprimé des actes opératoires, le service des urgences a disparu»

  • Le comité de défense des urgences, Smur et services afférents

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Pont-l-Abbe.-Rassemblement-samedi-pour-garder-les-actes-operatoires-a-l-Hotel-Dieu_40818-2199254——29220-aud_actu.Htm

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01 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Plogonnec: les facteurs empêchés de démarrer leur tournée ce samedi matin (OF)

Plogonnec: les facteurs empêchés de démarrer leur tournée ce samedi matin (OF) dans Luttes sociales en Bretagne 120927182945376_37_000_apx_470_

L’association Citoyens et acteurs à Plogonnec (Cap) a empêché les facteurs de la commune de commencer leurs tournées ce samedi matin. Une action organisée pour contester un projet de la Poste.

Dans le calme. La Poste prévoit de centraliser la distribution du courrier de ce secteur à partir d’un centre de tri récemment créé à Douarnenez. Depuis plusieurs semaines, ce projet est contesté par les facteurs soutenus par la CGT. Le maire également regrette cette décision. Ce matin, c’est le Cap qui a frappé un grand coup en bloquant les véhicules des postiers. Des responsables de la Poste étaient sur place. La gendarmerie aussi. L’opération se passe dans le calme. A 11 h 30, on ne sait pas encore si les tournées du jour pourront être assurées sur les communes de Plogonnec, Locronan, Quéménéven et Guengat.

Social samedi 01 juin 2013

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