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17 juin 2020 ~ 0 Commentaire

brésil (à l’encontre)

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Brésil. Les vies noires comptent: l’urgence de la démilitarisation de la Police Militaire

L’Institut de sécurité publique (ISP) a annoncé il y a 10 jours qu’en avril, 177 personnes ont été assassinées à Rio de Janeiro par la Police Militaire Carioca (de Rio).

Ce chiffre est le plus élevé pour le mois d’avril en 18 ans. Et cela se produit en plein milieu de la pandémie. Les colonels de la Police militaire (PM) et les voix officielles de l’institution affirment que ces 177 morts étaient des morts de «marginaux». La Police militaire agit alors comme un «tribunal de rue». Il n’y a pas de procès. Elle définit le crime, définit les coupables, fixe la peine et indique qui sont les exclus.

L’utilisation du terme «marginal» est plus qu’un jeu de mots, c’est une construction politique qui cherche à déplacer ces jeunes assassinés vers un lieu qui légitime leur mort. Ceux qui sont considérés comme marginaux dans la logique formulée par l’État brésilien, sont des hors-la-loi. Ils sont dangereux; ils représentent une menace pour les bons citoyens; ils doivent donc être «fusillés» pour maintenir l’ordre public. Après tout, personne ne se soucie de la vie des «marginaux» qui sont dangereux. Cette logique qui légitime ces morts fait partie de la manière dont le racisme se développe dans la société.

Ces dernières semaines ont vu une révolte noire aux États-Unis qui a pris des caractéristiques gigantesques et internationales par des manifestations de masse contre le racisme et par la devise «Black lives matter». Les protestations ont commencé après que le policier Derek Chauvin, ainsi que trois autres policiers, ait assassiné George Floyd.

La philosophe américaine Angela Davis souligne dans un de ses livres le risque de militarisation de la police américaine, tant par l’idéologie des initiatives venant du domaine militaire que par l’acquisition d’armes et d’équipements provenant de l’armée états-unienne.

Au Brésil, nous avons vu, en mai, la PM assassiner des jeunes et des enfants; de nombreux Joãos [référence à João Paulo Mattos âgé de 14 ans et criblé de balles à Rio, le 19 mai, depuis un hélicoptère de la police militaire] sont éliminés. Ce dernier crime a suscité des manifestations et des discussions dans le pays. La Cour suprême fédérale a récemment interdit les actions dans les favelas de Rio pendant la période d’isolement sanitaire.

Dans notre pays, nous avons une force de police militarisée (la PM) qui est très meurtrière pour les jeunes Noirs. Le modèle de sécurité publique est basé sur la construction d’un ennemi interne qui doit être anéanti par des méthodes de guerre. Nous pensons que la discussion de ces deux thèmes est cruciale à l’heure actuelle, où nous constatons une croissance de l’agenda antiraciste.

Redémocratisation et gouvernements du PT

Après la redémocratisation (1985), nous avons eu le maintien constitutionnel de la PM et des Pompiers militaires comme forces auxiliaires et de réserve de l’armée. Il n’y a eu ni démocra-tisation ni changement dans la structure hiérarchique ou l’organisation interne de la PM, telles qu’elles avaient été façonnées sous la dictature militaire.

Faisons un saut dans l’histoire du Brésil et laissons derrière nous les gouvernements qui ont commencé l’application du néolibéralisme au Brésil. Et passons au début du 21è siècle avec l’administration Lula (dès 2003).

Sous la seconde administration Lula (dès 2007-2001), le PRONASCI – Programme national de sécurité publique de la citoyenneté – est né, ce qui a signifié une grande avancée en matière de politique de sécurité publique au niveau fédéral par rapport aux gouvernements précédents.

Cependant, c’est le président lui-même qui, par option politique, n’a pas avancé dans la construction d’un plan de Système unique de sécurité publique. C’est au cours de son second mandat que la loi 11.343/2006 – ou loi sur les drogues – a été instaurée, ce qui a eu pour conséquence néfaste l’augmentation significative de l’incarcération des jeunes noirs et des jeunes femmes noires dans le pays.

Ont été également mises en place des Unités de Police de Pacification (UPP) dans l’État de Rio de Janeiro par le gouvernement de ce dernier et avec le soutien du gouvernement fédéral, d’abord avec Lula et ensuite avec Dilma Rousseff. Cette mesure militarise les favelas de Rio et la vie de leurs habitants. Cette politique n’a servi qu’à renforcer le statut des «sujets noirs» en tant que «sujets marginalisés». Et à rendre nécessaire une action armée par le biais d’une occupation militaire qui criminalise leurs lieux d’habitation.

La PM et la criminalisation des corps noirs

Les policiers brésiliens sont les plus grands tueurs au monde. Parmi les personnes tuées par la police brésilienne, 79,2 % sont noires et 72,6 % sont jeunes. Les taux élevés de violence causés par la PM, en particulier, montrent clairement qu’il ne s’agit pas seulement de comportements individuels problématiques ou de problèmes occasionnels, mais d’un problème institutionnel qui trouve ses racines dans une culture militarisée et dans les protocoles d’action de combat au Brésil.

La violence, la torture, les mauvais traitements, les meurtres et l’impunité sont devenus des règles dans le système de sécurité publique brésilien, en plus de la sélectivité de la répression policière qui atteint la périphérie en tant qu’espace urbain et la jeunesse noire en tant que sujet social.

Il est courant d’entendre que la PM est l’héritière de la dictature, qu’elle en porte directement les stigmates et qu’elle est donc incompatible avec un État de droit démocratique. Je crois cepen-dant que l’actuelle PM est l’héritière directe de la division militaire de la Garde Royale, c’est-à-dire l’héritière de l’époque de l’esclavage et qu’elle apporte avec elle les expressions du racisme qui a façonné le Brésil.

Si au 19è siècle, les forces de police de l’époque avaient défini des fonctions qui étaient la garantie de la propriété des élites, et voyaient dans les corps des Noirs les sujets qui mena-çaient le maintien de l’ordre, peu de choses ont changé pour les forces de police au Brésil au 21è siècle.

Les corps des Noirs ont toujours été criminalisés, considérés comme dangereux, et leurs expressions culturelles ont subi le même sort. Si auparavant, il incombait directement aux esclavagistes de réprimer les esclaves, au cours des années et avec l’abolition (1888), l’État a commencé à réprimer et à criminaliser les expressions religieuses et culturelles du peuple noir, ainsi qu’à surveiller son corps et à le punir.

L’espace urbain est devenu le centre d’action des forces de police. L’État, après l’abolition, a nié et complètement abandonné la population noire. Les corps noirs qui transitaient dans des espaces qui n’étaient pas considérés comme leur place (lire les bidonvilles et les zones périphériques de la ville) ont souffert de la répression policière.

La relation entre l’observation et la punition des corps noirs, avec l’espace urbain, est représentée dans l’un des plus beaux écrits de notre littérature dans les pages écrites par Jorge Amado dans Capitães de Areia (Capitaines des Sables). (Extrait)

14 juin 2020 Alencontre Gabriel Santos

https://alencontre.org/

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16 juin 2020 ~ 0 Commentaire

16 juin

hop1

Hôpital : des milliers de soignants manifestent pour refuser « un retour à l’anormal » (France Bleu)

Manifestations de soignants : le gouvernement n’a « aucune raison d’attendre » et doit annoncer « 200, 300 euros tout de suite » d’augmentation de salaire (France info)

Mobilisation du 16 juin : les soignants de retour dans la rue (Fr3)

Une soignante en colère : « Les quartiers populaires sont à l’hôpital, il y a une jonction a faire » (PR)

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Lannion. Plus de 500 manifestants pour soutenir hôpitaux et Ehpad (Le Trégor)

Erquy. L’Ehpad de l’Horizon Bleu manifeste sa « colère » (OF)

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Rassemblements à Quimper : 1 500 manifestants au Chic (LT)

Quimper : 1 000 personnes manifestent pour davantage de moyens dans la santé (CQ)

Le préfet du Finistère dénonce la manifestation plus large que prévue pour la santé à Brest (Côté Brest)

Brest : la foule au rendez-vous de la mobilisation des soignants (CB)

Brest : la Préfecture du Finistère s’en prend aux organisateurs de la manifestation pour l’hôpital (France Bleu)

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16 juin 2020 ~ 0 Commentaire

brest 16 juin

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15 juin 2020 ~ 0 Commentaire

édito santé (npa)

npa 29 vertic

Avec les hospitalierEs et les soignantEs,

Pour le droit de tou-te-s à la santé

Le 16 Juin, en grève et dans la rue !

Avec une prime, une médaille et du blabla , Macron et son ministre Véran pensaient pouvoir calmer la colère des personnels hospitaliers. Ils ont dû déchanter. Partout, la sortie du confinement a été marquée par des manifestations de soignantEs et de leurs soutiens, lors des « mardis » et « jeudis » de la colère.

Le pouvoir a compris que les hospitalierEs et l’ensemble de la société qui est à leurs côtés exigent autre chose que ces miettes. Pas avare de grands discours, au pic de la crise, le pouvoir n’a désormais qu’une hâte : tourner la page… et continuer dans la même direction !

« Plus jamais ça ! » Plus jamais les services bondés, les lits dans les couloirs, les urgences débordées, les soignantEs épuiséEs, comme c’était déjà le cas avant l’épidémie. Plus jamais un hôpital sans moyens (pas de masques ni de matériel de protection, pas de personnel suffisant) pour faire face à une crise sanitaire comme celle que nous venons de vivre.

C’est ce que réclament les hospitalierEs en faisant grève depuis des mois, en manifestant sans jamais être entenduEs. C’est ce qu’exige aujourd’hui toute la société, qui a pu mesurer les conséquences dramatiques de l’affaiblissement de l’hôpital par les restrictions et l’austérité sur la population et les soignantEs.

Le « Ségur de la santé », une mascarade

Deux semaines après le début de la « concertation » baptisée « Ségur de la santé », le bilan est éloquent. Nicole Notat, la « négociatrice », n’a rien à négocier. Le syndicat Sud a quitté la table et la plupart des autres fédérations syndicales s’impatientent. Quant aux collectifs qui ont animé les luttes tout au long de l’année dernière, ils n’ont même pas voix au chapitre.

Pourtant Macron et Véran restent sourds et aveugles : aucune réponse n’est apportée à l’exigence principale des hospitalierEs : le recrutement et la formation des effectifs de personnels, permettant d’ouvrir les lits nécessaires et d’en finir avec des conditions de travail insupportables, mettant en danger la qualité et la sécurité des soins.

Quant aux salaires - scandaleusement bas - qui placent la France dans le peloton de queue des pays européens, il n’est pas question de les augmenter de 300 euros pour touTEs mais d’un saupoudrage en fonction des « compétences » et des « parcours professionnels. Et ces maigres avancées devraient avoir pour contrepartie plus de « flexibilité » dans l’organisation du travail. Véran a même le culot de proposer aux soignantEs déjà épuiséEs d’exercer légalement un deuxième emploi pour boucler leurs fins de mois. Leur « monde d’après », ce serait travailler encore plus pour arriver à vivre.

Privatisation de la santé, « partenariats publics privés » : ils veulent continuer

L’épidémie a montré la nécessité d’un hôpital public et son élargissement à un service public de santé, gratuit et accessible. Au contraire, Macron et Véran veulent poursuivre la politique qu’ils ont menée à la suite de leurs prédécesseurs en réduisant la place de l’hôpital public.

Alors même que la médecine libérale n’attire plus, que les médecins généralistes sont débordés et que les « déserts médicaux » s’étendent, ils prétendent remplacer l’hôpital public par des bricolages « territoriaux » de professionnels libéraux, et organisent la « complémentarité » entre le public et le privé. Les activités lucratives iront au secteur privé, tandis que le service public assumera les missions non « rentables ».

Refusons de payer la crise

Comme l’a montré la période que nous venons de vivre, le droit à la santé ne va pas avec la défense des intérêts privés. Ni les médicaments, ni les moyens de protection (comme les masques), ni l’accès aux soins, ne doivent dépendre de la possibilité de quelques uns de s’enrichir. La santé est un bien fondamental auquel chacunE doit pouvoir accéder gratuitement, grâce à un service public de santé, financé par la Sécurité sociale, et non par des assurances ou des fondations privées.

Cette aspiration monte aujourd’hui dans toute la société. Elle doit s’exprimer ce mardi 16 juin et se poursuivre ensuite pour imposer que la santé soit une priorité et que chacunE puisse accéder aux meilleurs soins.

Ce 16 juin, ces exigences pour la santé vont converger avec celles de tout ceux qui refusent d’être les sacrifiéEs de la crise, en particulier les salariéEs précarisés et menacés de licenciements.

Face au Medef et au pouvoir qui voudraient que ce soient encore les mêmes qui paient la crise, seule la mobilisation permettra d’éviter que le « monde d’après » ne soit pire que celui d’avant.

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15 juin 2020 ~ 0 Commentaire

communiqué unitaire

hoptiam

Avec les personnels hospitaliers

Tou·te·s mobilisé·e·s le mardi 16 juin ! 

Dans un communiqué unitaire, des organisations politiques appellent l’ensemble de la population à les rejoindre à l’occasion de la journée de mobilisation de la santé du mardi 16 juin, à participer aux différents rassemblements et manifestations. « Le “monde d’après” ne peut se construire qu’en nous mobilisant pour une alternative à un système, le capitalisme, qui broie nos vies comme il étouffe la planète.»

Le drame sanitaire, social, politique et écologique que nous traversons n’a pas seulement comme origine une pandémie mondiale… La destruction de notre système de santé, avec ses suppressions de postes, ses fermetures de lits et de services dans les hôpitaux, ses attaques incessantes contre l’assurance maladie, en a été l’un des amplificateurs.

Depuis plusieurs années, ce gouvernement comme les précédents n’a pas voulu écouter les mobilisations du monde de la santé, des EHPAD, du secteur médico-social ou de la psychiatrie. Ainsi, il y a un an, bien avant la pandémie du Covid-19, le mouvement des urgentistes tirait déjà la sonnette d’alarme sur l’état dégradé des hôpitaux et sur l’asphyxie de notre système de santé et de ses personnels.

Dans le cadre de cette crise sanitaire, les soignant·e·s et l’ensemble des salarié·e·s du secteur en « première ligne » ont assuré leur mission et continuent à le faire dans des conditions difficiles. Comme beaucoup de salarié-e-s ces derniers mois, ils et elles ont dû œuvrer pour que la vie continue alors que les mesures de sécurité sanitaire n’étaient pas respectées, qu’il y avait pénurie de matériel de protection, de personnels et de places…

Une mobilisation salutaire a débuté dans les hôpitaux à la faveur du déconfinement pour exiger en particulier de meilleures conditions de travail, une revalorisation salariale à hauteur de 300 euros ainsi que la réouverture de lits, en particulier en réanimation. Que répond le gouvernement ? Un interminable concertation baptisée « Ségur » dont n’émerge aucune réponse concrète… et des médailles pour récompenser « les héros » !

Nous avons applaudi quotidiennement ces personnels de santé pendant la période du confinement, mais cela ne suffit plus : il faut être maintenant à leur côté car leur combat est le nôtre. En défendant le service public, en se mobilisant pour des augmentations de salaire, ils et elles se battent pour une société plus égalitaire, pour faire reculer la loi du marché et les gestions comptables, pour une autre répartition des richesses.

Nos organisations politiques entendent appuyer ces mobilisations et appellent l’ensemble de la population à les rejoindre à l’occasion de la journée de mobilisation de la santé du mardi 16 juin, à participer aux différents rassemblements et manifestations ce jour là, tout en respectant les mesures de protection.

Nous y serons présents pour exiger que les réponses aux urgences sanitaires soient enfin apportées : la distribution gratuite des masques ; la gratuité des tests et leur accessibilité ; la réquisition des usines et entreprises en capacité de produire masques et matériel médical ; les brevets des médicaments et du futur vaccin contre le Covid-19 placés en bien public mondial…

Nous relayons aussi les revendications des personnels mobilisés, de leurs syndicats et collectifs. Au-delà, nous exigeons un plan d’urgence pour l’hôpital public :

embauche massive de personnel, à commencer par 100 000 recrutements sous statut fonction publique ;

augmentation des salaires de 300 euros minimum ;

annulation des plans de fermeture des sites ou de services ; réouverture des 100 000 lits supprimés en 20 ans ;

annulation de la tarification à l’activité (T2A) qui contraint les hôpitaux à fonctionner comme des entreprises ;

remise en cause de la loi Hôpital Patients Santé et Territoires de 2009 (dite loi Bachelot) et du pouvoir des Agences régionales de santé (ARS) pour un fonctionnement démocratique de l’hospitalisation publique associant les personnels médicaux et paramédicaux, les usagers, les territoires ;

annulation de la dette des hôpitaux et augmentation de leurs budgets.

Nous avons aussi besoin d’un service public pour les personnes âgées en perte d’autonomie, ce qui passe par une sortie du marché de ce secteur et une revalorisation des personnels des EHPAD et de l’aide à domicile.

Concernant la Sécurité sociale, nous exigeons le remboursement des exonérations qui sont scandaleuses, en augmentant ses ressources et en rétablissant une gestion démocratique.

Le « monde d’après » ne peut se construire qu’en nous mobilisant pour une alternative à un système, le capitalisme, qui broie nos vies comme il étouffe la planète. La journée du mardi 16 juin pour la santé et la protection sociale en est une étape incontournable.

Organisations signataires  (communiqué unitaire) :

Diem25 ; Ensemble ! ; Gauche démocratique et sociale ; Génération-s ; La France insoumise ; Nouveau parti anticapitaliste ; Pour une écologie populaire et sociale ; République et socialisme ; Union communiste libertaire.

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13 juin 2020 ~ 0 Commentaire

16 juin (solidaires)

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09 juin 2020 ~ 0 Commentaire

noyal chcb (pontivy journal)

hopitaux-16-juin-2020

L’intersyndicale du Centre hospitalier du Centre-Bretagne appelle à la mobilisation mardi 16 juin

L’intersyndicale du Centre hospitalier du Centre-Bretagne de Noyal-Pontivy (Morbihan) appelle à la mobilisation des élus, de la population et des soignants mardi 16 juin 2020.

L‘intersyndicale du Centre hospitalier du Centre-Bretagne à Noyal-Pontivy (Morbihan) appelle à la mobilisation des élus, de la population et des soignants mardi 16 juin 2020. Les syndicats CGT, Sud Santé Sociaux et CFDT répondent ainsi à l’appel national à la mobilisation en marge du Ségur de la santé.

Un rassemblement devant l’hôpital avec son masque

L’intersyndicale CGT-Sud Santé sociaux-CFDT du Centre hospitalier du Centre-Bretagne de Noyal-Pontivy appelle l’ensemble des professionnels du CHCB, les élus du territoire n°8 et la population à un rassemblement devant l’hôpital, mardi 16 juin 2020 à 14 h 30.

Ce rassemblement doit montrer aux décideurs que le « monde d’après » doit être plus humaniste, que les « héros » applaudis le soir à 20 h ne doivent pas être les oubliés de demain et qu’il est nécessaire d’aboutir à « un plan massif d’investissement et de revalorisation pour l’hôpital à l’issue de la crise » (propos du président de la République le 25 mars  2020 à Mulhouse). Venez nombreux avec votre masque et en respectant les gestes barrières !

Infos pratiques
Mardi 16 juin 2020, à 14 h 30, devant le Centre hospitalier du Centre-Bretagne à Noyal-Pontivy (Morbihan), rassemblement de l’intersyndicale.

8 Juin 2020

https://actu.fr/bretagne/

Lire aussi:

Les personnels soignants dans la rue le 16 juin pour exprimer leur colère

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09 juin 2020 ~ 0 Commentaire

dossier usa (à l’encontre)

minueapolis
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«La police américaine agit comme une armée d’occupation. Elle a étudié leurs tactiques»

«Ils nous ont piégés»: la police a arrêté plus de 10 000 manifestant·e·s

La question de l’expulsion des syndicats policiers de l’AFL-CIO

Des protestations pacifiques massives dans des dizaines de villes

«Pour briser le pouvoir de la police, nous devons mobiliser le pouvoir du travail»

 

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05 juin 2020 ~ 0 Commentaire

16 juin (france info)

hoptiam

Plusieurs syndicats et collectifs hospitaliers appellent à une « journée d’action nationale et de grève » le 16 juin

Ils réclament notamment une « revalorisation générale des salaires », un « plan de recrutement » et un « plan de formation », en plein « Ségur de la santé » qui fait suite à l’épidémie de coronavirus.

Après l’épidémie de Covid-19, quels moyens ? Plusieurs syndicats et collectifs hospitaliers appellent, jeudi 4 juin, « les personnels et les usagers à se mobiliser le 16 juin », afin que le gouvernement « prenne en compte l’ensemble de leurs revendications », en plein « Ségur de la santé ».

Cette « journée d’action nationale d’initiatives et de grève » est lancée par 10 organisations. Elles réclament notamment une « revalorisation générale des salaires », un « plan de recrutement », un « plan de formation » et « l’arrêt de toutes les fermetures d’établissements, de services et de lits ». Cette coalition inclut quatre des cinq principaux syndicats de la fonction publique hospitalière (CGT, FO, SUD, Unsa) et les deux collectifs (Inter-Urgences, Inter-Hôpitaux) initiateurs depuis plus d’un an de grèves et manifestations.

Dénonçant « les non-prises en compte » de leurs demandes par le gouvernement, ils affirment que « les professionnels ne se contenteront plus de belles promesses et de demies mesures ». Cette mobilisation aura lieu en plein milieu du « Ségur de la santé », lancé par l’exécutif le 25 mai et censé aboutir d’ici mi-juillet.

hopitaux-16-juin-2020

04/06/2020

https://www.francetvinfo.fr/

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04 juin 2020 ~ 0 Commentaire

police (socialist action)

flics

Quel est le rôle de la police sous le capitalisme ?

Le 9 juin 2017, un officier de police de Philadelphie, Ryan Pownall, a tiré plusieurs fois dans le dos de David Jones alors qu’il s’enfuyait. Pownall s’était arrêté pour fouiller Jones, qui roulait à moto. Bien que la police affirme que Jones avait une arme à feu, selon le Philadelphia Inquirer, il « avait déjà laissé tomber le pistolet 9 millimètres chargé » lorsque la fusillade a eu lieu.

Selon les rapports, c’est la deuxième fois que Pownall tire dans le dos d’un « suspect » en fuite. La question de savoir pourquoi un officier de police tirerait sur une personne non armée et en fuite reste posée. David Jones n’était pas une menace au moment où il a été abattu.

Le père de Jones, Thomas Jones, a déclaré : « Je ne pensais pas que mon fils se ferait tirer dans le dos, je pensais qu’il y avait une procédure selon laquelle on tase d’abord une personne, ou on lui tire dans la jambe. Je ne pensais pas qu’on tirerait pour tuer si une personne s’enfuyait. Si une personne vous fuit, pourquoi lui tirer dans le dos comme un animal ?

Le 16 juin, un jury du Minnesota a acquitté le policier qui avait abattu Philando Castile l’année dernière lors d’un contrôle routier. Castile, propriétaire légal d’une arme à feu, avait informé le policier qu’il était en possession d’une arme à feu et qu’il avait un permis de port d’arme. Le policier a ouvert le feu, tuant Castile. L’échec du système à condamner le flic qui a assassiné Philando Castille n’est qu’un exemple de plus d’une longue série d’outrages qui révèlent l’absence de justice dans le système actuel. Les tribunaux ne protégeront pas nos droits lorsque la police est impliquée.

Epidémie de violence policière contre les personnes de couleur

Selon le Washington Post, la police nationale a tiré et tué 492 personnes au cours des six premiers mois de cette année. À ce rythme, les assassinats de policiers dépasseront les 1 000 pour l’année – pour la troisième année consécutive. Un quart des morts sont des hommes noirs, bien qu’ils ne représentent que six pour cent de la population.

Les brutalités policières et les meurtres de personnes de couleur commis par voie judiciaire n’ont rien de nouveau et remontent à l’histoire de la police. Dans les villes du Nord et du Sud, la police a fait respecter l’ordre social en vigueur contre toute menace perçue. Ces menaces peuvent être des communistes, des organisations syndicales, des personnes LGBTQ ou des nationalités opprimées.

Ces dernières années, la police a fait d’innombrables victimes de meurtres et de violences. De nombreux incidents ont été filmés par des témoins, avec peu ou pas de conséquences pour la police concernée. Le mouvement Black Lives Matter, qui a vu le jour en réponse au meurtre de Trayvon Martin, a continué à se mobiliser lorsque la police a assassiné Michael Brown, Eric Garner, Freddie Gray, Tamir Rice, Sandra Bland et bien d’autres.

Bien sûr, il y a toujours eu une résistance à la répression policière. À Houston, en 1917, les troupes noires de l’armée américaine ont pris les armes contre la police locale après que des policiers aient attaqué un membre de leur unité.

Au cours des années 1960, il y a eu des rébellions contre la répression policière à Detroit, Los Angeles, Trenton et dans d’autres grandes villes. Dans les années 1990, la rébellion de Los Angeles a suivi l’acquittement des flics qui avaient sauvagement battu Rodney King. Plus récemment, Ferguson, Mo. et Baltimore ont explosé après les meurtres policiers de Michael Brown et Freddie Gray.

Le capitalisme, la police et l’État

La question de la police et de ses relations avec la société est importante pour les socialistes. De nombreux syndicalistes, membres de nationalités opprimées et militants de mouvements sociaux ont fait l’expérience de la répression policière. Tout travailleur qui a été en grève sait que les flics sont appelés contre les actions des travailleurs sur les piquets de grève et à briser les grèves.

L’attaque policière contre les contre-manifestants lors d’une récente manifestation d’extrême droite à Portland est un autre exemple du rôle réactionnaire des flics. Lors de la mobilisation d’extrême droite pour la « liberté d’expression », il y a eu des échanges amicaux et des « high fives » entre la police et les manifestants d’extrême droite. La coopération avec les « Gardiens du serment » d’extrême droite s’est étendue à l’un des réactionnaires qui a aidé la police à arrêter un contre-protestant.

L’État n’est pas quelque chose de particulier au capitalisme. L’État est l’expression de la division de la société en classes sociales ayant des intérêts contradictoires. Dans « L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’État », Frederick Engels écrit que l’État est « un produit de la société à un certain stade de développement ; c’est l’admission que cette société s’est empêtrée dans une contradiction insoluble avec elle-même, qu’elle s’est divisée en antagonismes inconciliables qu’elle est impuissante à dissiper.

Mais pour que ces antagonismes, ces classes aux intérêts économiques contradictoires, ne se dévorent pas et ne dévorent pas la société dans une lutte stérile, il est devenu nécessaire d’avoir un pouvoir, apparemment au-dessus de la société, qui atténuerait le conflit et le maintiendrait dans les limites de « l’ordre » ; et ce pouvoir, né de la société mais se plaçant au-dessus d’elle et s’en aliénant de plus en plus, c’est l’État ».

L’État n’existe pas pour « concilier » les intérêts des différentes classes ; l’État existe pour soumettre les travailleurs et les opprimés à la classe dominante, ou dirigeante. Cela se traduit par la formation de la police, de l’armée, des prisons et d’autres instruments de coercition visant à maintenir les travailleurs dans le droit chemin.

Aux États-Unis, le maintien de l’ordre ne peut être séparé de la nature raciste du système. Les origines de la police aux États-Unis, en particulier dans le Sud, peuvent être partiellement retracées aux patrouilles d’esclaves formées pour attraper les esclaves en fuite. Plus tard, la police a été le garant de la ségrégation des lois « Jim Crow ». Ils restent une composante essentielle du régime d’incarcération de masse, qui emprisonne des centaines de milliers de jeunes hommes et femmes noirs et bruns.

La police et le fascisme

En Italie et en Allemagne, pendant la montée des mouvements fascistes, il y a eu une coopération entre la police et les groupes fascistes (En France années 1930 et 40 aussi blog) . Aux États-Unis, des liens ont été démontrés avec le Ku Klux Klan (KKK) et des groupes néo-nazis. Par exemple, à Houston, dans les années 1970, on estimait que jusqu’à 40 % des services de police étaient membres du KKK. On peut en dire autant des services de police du Sud.

La police raciste n’est pas un phénomène isolé au Sud. Les villes du Nord ont appliqué une ségrégation de facto pendant des années grâce à une police raciste. Philadelphie, supposée être la « ville de l’amour fraternel », a une longue histoire de flics racistes.

Le plus célèbre est l’ancien commissaire de police et maire de Philadelphie, Frank Rizzo. Les flics de Rizzo étaient tristement célèbres pour leurs attaques contre la communauté noire. Ils ont notamment déposé de jeunes Noirs dans des quartiers blancs hostiles, de sorte qu’ils devaient courir pour sauver leur vie pour rentrer chez eux. Sous la direction de Rizzo, la police a violem-ment attaqué le Black Panther Party et les organisations de défense des droits civils des Noirs.

Les attitudes racistes du département de police de Philadelphie ont culminé en mai 1985 avec  la maison MOVE sur l’avenue Osage. Le 13 mai, la police a encerclé la maison, tirant plus de 10 000 balles sur la maison et utilisant des camions de pompiers pour arroser la maison avec plus de 450 000 gallons d’eau.

Plus tard dans la journée, un hélicoptère de la police a largué une bombe sur le toit, provoquant un incendie. Plutôt que d’utiliser les pompiers pour éteindre l’incendie, il a été décidé de « laisser le feu brûler », ce qui a finalement détruit 61 maisons, laissé 250 personnes sans abri et tué 11 membres de l’organisation MOVE, dont cinq enfants.

La seule personne à avoir été emprisonnée après ce crime est Ramona Africa de MOVE, la seule survivante adulte de l’attaque de la police (un enfant, Bertie Africa, en est également sorti vivant). Aucun policier ou fonctionnaire n’a eu à subir de conséquences juridiques.

Les « syndicats » de flics

Construire une résistance à la violence policière signifie exposer le rôle réactionnaire des syndicats de police dans la société et le mouvement ouvrier. Les syndicats de policiers ne se contentent pas d’excuser les meurtriers dans leurs rangs, ils soutiennent des politiques racistes et réactionnaires comme l’incarcération de masse. Dans les rangs du mouvement syndical, les syndicats de policiers jouent un rôle réactionnaire en s’opposant aux initiatives progressistes.

L’Ordre fraternel de la police et l’Association de bienfaisance de la police sont les plus grands syndicats de police. Les Teamsters, la Fédération américaine des employés des États, des comtés et des municipalités, et l’Union internationale des employés de service représentent également la police et les gardiens de prison.

Construire une solidarité syndicale avec le mouvement Black Lives Matter au sein du mouvement syndical signifie remettre en question le rôle des syndicats de police et exiger que les fédérations syndicales coupent les liens avec ces organisations réactionnaires anti-travailleurs.

Les socialistes révolutionnaires rejettent l’idée que la police soit une partie légitime du mouvement ouvrier. Si la police peut être issue des rangs de la classe ouvrière, elle sert les intérêts d’un ordre social capitaliste raciste. C’est le rôle qu’elle joue en tant qu’exécutante de l’État et de l’économie en place qui est décisif.

Léon Trotsky, écrivant sur les flics dans les années 1930, disait : « L’ouvrier qui devient policier au service de l’Etat capitaliste, est un flic bourgeois, pas un ouvrier. Ces dernières années, ces policiers ont dû se battre beaucoup plus avec les ouvriers révolutionnaires qu’avec les étudiants nazis. Une telle formation ne manque pas de laisser ses effets. Et surtout : chaque policier sait que si les gouvernements peuvent changer, la police reste ».

Les socialistes rejettent les appels à plus de policiers et à « l’ordre public », car ces politiques visent toujours de manière disproportionnée les nationalités et les travailleurs opprimés. C’est pourquoi, par exemple, nous devons nous opposer à l’appel du leader du parti travailliste Jeremy Corbyn pour l’ajout de milliers de policiers supplémentaires en Grande-Bretagne à la suite des attaques terroristes.

Nous devons continuer à nous mobiliser pour la justice contre la violence policière et nous efforcer de révéler les liens entre les groupes néo-fascistes et les flics. L’avenir des différents mouvements dépend de notre capacité à lier les luttes pour la justice contre le système. Cela signifie qu’il faut tenir les responsables du système en uniforme pour responsables.

  • July 18, 2017 JOHN LESLIE

https://socialistaction.org/

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