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28 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

pandémie (psl)

panic

La pandémie et le renforcement des contradictions de classe

Si la gravité du Covid 19 a d’abord été niée et dissimulée par le régime en Chine, l’ampleur du danger posé par ce virus n’a pas non plus été prise en compte ailleurs.

Pas même lorsque le régime chinois a finalement placé Wuhan dans une situation de confine-ment brutale. Ce n’est que lorsque sont apparues les images dramatiques de l’effondrement du système de santé en Italie et du transport de personnes décédées par véhicules militaires à Bergame (le 19 mars), entre autres, qu’une réaction mondiale hâtive a eu lieu. Un temps précieux a été perdu et a donné au virus l’opportunité de se propager rapidement dans le monde entier.

Cependant, si les hésitations initiales étaient surtout motivées par un manque de connaissances, elles ont ensuite été alimentées par la crainte de l’impact économique du confinement.

Le confinement était tout ce qui restait aux gouvernements pour réagir immédiatement après trois décennies de néolibéralisme.

Tout manquait.

Le modèle néolibéral a conduit à la réduction des soins de santé et des services publics au minimum absolu, mais aussi à l’incroyable croissance des inégalités avec son impact sur l’état de santé général des personnes en bas de l’échelle sociale, l’explosion de la flexibilité et de la précarité sur le marché de l’emploi, les bas salaires et les logements inadéquats et surpeuplés pour les revenus les plus faibles dans les grandes villes.

Tout cela a contribué à l’ampleur de l’impact du virus. Cela permettra de faire prendre conscience au personnel de santé que ce n’est pas le virus lui-même, mais le sous-investissement qui a été le plus grand tueur en tant que principale condition “sociale” sous-jacente.

Les conséquences ont été dramatiques pour des millions de personnes. Et le virus est encore loin d’être sous contrôle. Alors que dans un certain nombre de pays, la première vague fait toujours rage, la seconde est déjà bien engagée. Certains experts disent que la deuxième vague est pire que la première.

Là encore, le manque de préparation saute aux yeux. Cela n’a plus rien à voir avec un manque de connaissances. C’est le système lui-même, qui ne veut pas et ne peut pas mettre en œuvre la mobilisation drastique des ressources et les réformes nécessaires pour lutter contre cette pandémie.

Les dernières révélations issues du livre de Bob Woodwards (Peur, sous-titré Trump à la Maison-Blanche (titre original en anglais : Fear: Trump in the White House) montrent le mépris de dirigeants tels que Trump mais également leur manque d’intérêt.

Dès le 7 février, il savait à quel point le virus était dangereux. Néanmoins, il allait nier sa dange-rosité pendant très longtemps et refuser d’adopter les mesures qui auraient pu potentiellement sauver des milliers de vies. Même aujourd’hui, alors qu’il a lui-même été atteint par le Covid 19, il n’est pas tant inquiet des millions de personnes qui pourraient encore tomber malades et décéder, il l’est de l’impact que cela pourrait avoir sur sa réélection.

Une fois de plus, il sous-estime consciemment le danger du virus dans sa communication. Mais cette réflexion – sauver des vies ou sauver les intérêts économiques des patrons – va jouer un rôle majeur partout, et joue encore un rôle aujourd’hui.

Le nouveau Premier ministre belge, Alexander De Croo, a clairement indiqué dans son discours d’intronisation que l’économie belge ne peut plus faire face à un nouveau confinement général. “Nous devons tous apprendre à vivre avec le virus” est la nouvelle devise des autorités depuis septembre.

Sur le site d’information alternatif De Wereld Morgen, cela a été bien mieux formulé et de manière plus honnête. Ils y parlent d’apprendre à “mourir” avec le virus. Car les investissements et les réformes sociales radicales nécessaires pour que la majorité de la population puisse vivre avec le virus de la manière la plus sûre possible, jusqu’à l’arrivée d’un vaccin, n’ont pas été réalisés.

La lutte pour ces investissements et ces réformes – sur le lieu de travail, à l’école ou à l’univer-sité, pour des équipements publics et des investissements dans l’espace public, pour un sérieux refinancement des soins de santé, de l’enseignement, des soins aux personnes âgées, etc. – restera partie de la lutte des classes à court et moyen terme.

Après les premières actions croissantes en de nombreux lieux de travail, notamment de la part du personnel de la santé, dans de nombreux pays pendant et immédiatement après la première vague, nous voyons de nouvelles actions émerger.

Parmi les plus intéressants se trouvent les actions des élèves et enseignants de Grèce, qui ont débrayé pour occuper 700 écoles suite à la résurgence du virus, en exigeant un maximum de 15 élèves par classe.

En Irlande également, les élèves se sont tournés vers les grèves après qu’il soit devenu évident qu’il y avait eu des foyers de coronavirus dans 48 écoles depuis leur réouverture. Ce type d’action fera partie de la lutte des classes. La nécessité de la lutte et de l’organisation par en-bas sera ainsi davantage popularisée et les limites du système pour combattre ce virus mieux comprises.

Il est également évident que le virus frappe les masses pauvres et la classe ouvrière plus dure-ment que la classe possédante. Certains des foyers épidémiques étaient liés aux conditions d’exploitation et d’esclavage extrêmes des migrants dans les villes européennes et ailleurs. C’est parmi les couches les plus exploitées et opprimées de la population, et dans les quartiers les plus densément peuplés, que le virus se propage le plus rapidement et fait le plus grand nombre de victimes.

En raison de son impact, la discussion sur les perspectives ne peut être séparée du développement de la pandémie. Il est toutefois dans l’intérêt du capitalisme d’essayer de contrôler le virus autant que possible.

Par exemple, les gouvernements libèrent des millions pour soutenir le secteur pharmaceutique afin de mettre au point un vaccin le plus rapidement possible, de pouvoir le produire le plus massivement possible, puis de le rendre le plus accessible possible.

Mais la nature du capitalisme, la profondeur de la crise économique et la recherche du profit par ces multinationales constituent des obstacles majeurs. Cela signifie que dans la plupart des pays, l’introduction de confinements locaux et généraux et l’application de la répression la plus brutale et de la restriction de la liberté de mouvement de larges pans de la population resteront nécessaires dans un avenir proche, comme nous l’avons vu récemment en France et à Madrid, par exemple.

Mais cela démontrera également la nécessité de nationaliser ce type de secteurs clés afin de les placer sous contrôle démocratique de manière à rendre le vaccin accessible à toutes et tous. Tous les gouvernements essaient de placer la responsabilité sur le dos des masses populaires. Mais peu de choses dans l’histoire récente ont autant exposé la brutalité et le visage inhumain du capitalisme que la manière dont les gouvernements font face à la pandémie.

Cela a aggravé la crise politique de l’establishment capitaliste dans de nombreux pays et, en l’absence d’une force socialiste de gauche, cela a renforcé le vide politique, avec comme caractéristique principale de cette nouvelle période une grande instabilité politique. C’est notamment le cas aux États-Unis, où le déroulement de la campagne présidentielle et son résultat sont suivis avec beaucoup d’inquiétude.

Il est donc important de répéter systématiquement :

  • Que les scientifiques avaient prédit il y a des années le risque de développement de pandémies et exigé des investissements substantiels pour s’y préparer, mais que le profit à court terme et la logique budgétaire rigide du néolibéralisme ont empêché les gouverne-ments de prendre ces précautions.
  • En 2016, le Programme des Nations-Unies pour l’Environnement (PNUE) expliquait que la croissance des maladies transmises de l’animal à l’être humain s’explique par la destruction de la biodiversité et des écosystèmes.‘‘Le risque de pandémie mondiale s’accroît de plus en plus et le monde n’est pas prêt’’, prévenait encore l’Organisation Mondiale de la Santé en septembre 2019. Mais à l’image des rapports de scientifiques sur le climat, cette étude et ses conclusions pratiques (notamment des investissements massifs dans les soins de santé) ont été ignorés.
  • Le néolibéralisme a rendu des millions de personnes extrêmement vulnérables en réduisant, entre autres, les soins de santé à un minimum absolu. Cette prise de conscience s’est traduite par les slogans des soignants et militants de “La Santé en Lutte” dans les hôpitaux bruxellois, qui ont attiré l’attention sur le slogan “Vous comptez vos sous, nous comptons nos morts”. Cela illustre la prise de conscience que ce n’est pas le virus en tant que tel, mais le système de profit, qui constitue le grand meurtrier.
  • Que l’hésitation systématique montre ce qui est prioritaire sous le capitalisme. La phrase de Trump : “La solution ne devrait pas être pire que le problème” a été reprise ici par Bart De Wever : “Nous avons fermé beaucoup plus que nos voisins et il y a beaucoup plus de chômage technique”, a-t-il critiqué dans le studio de VTM NIEUWS (20 avril).
  • “Cela ne peut pas durer, il y a trop de gens chez eux”. La protection des intérêts écono-miques de la classe dirigeante est le motif de cette hésitation et de la ruée vers le décon-finement de l’économie en mai, avant même que les chiffres d’infection ne soient suffisam-ment réduits.
  • Là encore, ce n’est que lorsque la pression de la base est devenue trop forte que le confinement a été annoncé. Ce n’est pas pour rien que la Belgique est l’un des pays occidentaux les plus touchés, avec (au début du mois d’octobre) plus de 10.000 morts. L’”économiste de la santé” Annemans, qui fait maintenant partie de la nouvelle équipe d’experts du Celeval, a déjà froidement calculé en mars le coût du travail d’une vie par travailleur et l’investissement social pour sauver des vies.
  • Mais aussi, et c’est peut-être le nouveau facteur le plus important dans nos perspectives de lutte des classes, par rapport à la crise de 2008-09, celle-ci, avec ses confinements, a démontré plus clairement le rôle absolument crucial ou essentiel de la classe ouvrière dans la société.

https://fr.socialisme.be/

Commentaire:

Le PSL est un parti anticapitaliste belge

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21 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

alerte! (pùblico)

Ben Hur, Photo 4

Après le Finistère galicien, il passe par le rail d’Ouessant (sans remorqueur)

Alerte maritime!

Le parcours erratique d’un navire nucléaire russe endommagé fait craindre en Galice une nouvelle « affaire du Prestige »

En raison d’une panne d’hélice, le « Sevmorput », le seul cargo au monde qui utilise l’énergie nucléaire pour sa propulsion, devrait passer par le couloir maritime de Fisterra (Finisterre), en alerte de vents forts qui rendraient la navigation plus difficile.

Sevmorput, un navire marchand nucléaire russe, inquiète les autorités maritimes depuis des jours à propos d’informations selon lesquelles il aurait une sorte de problème mécanique qui l’empêche de naviguer correctement et en toute sécurité.

Il se trouve actuellement dans les eaux portugaises, entre Lisbonne et Coimbra, et transporte des « cargaisons générales » avec une charge brute de 32 000 tonnes. Il est en route pour Saint-Pétersbourg, d’où il a pris la mer, où il se dirige pour réparer les dégâts, car il s’est vu refuser l’arrivée dans divers ports. Il devrait passer par la côte de Galice dans les prochaines heures, où des vents forts sont attendus.

La crainte d’un nouveau cas de Prestige a mis les autorités maritimes espagnoles et portugaises en alerte, étant donné que des vents forts sont attendus dans la région dans les prochains jours.

La Direction générale de la marine marchande surveille la course erratique et en zigzag de ce navire, qui est passé à quelque 25 miles (26 kilomètres) au large des côtes de Fuerteventura la semaine dernière. Il a également zigzagué à quelque 74 miles au sud de la Grande Canarie et après avoir dévié de sa route, il s’est approché des côtes du Maroc puis s’est dirigé vers le nord en direction du Portugal et de la Galice.

En plus de ses problèmes mécaniques – des vibrations dans son arbre de queue qui empêchent son hélice de fonctionner correctement – le 16, le capitaine du navire a été évacué d’urgence vers un hôpital des îles Canaries alors qu’il se trouvait au large des côtes de Fuerteventura. Au moment où nous écrivons ces lignes, le navire se trouve au large des côtes portugaises, légèrement au nord de Lisbonne, comme on peut le voir sur la page de suivi du trafic maritime.

Le Sevmorput, le seul cargo au monde qui utilise l’énergie nucléaire pour sa propulsion, se dirigeait vers l’Antarctique où il aurait dû arriver il y a quelques semaines. Le navire a commencé à avoir des problèmes dans les eaux angolaises et depuis lors, plusieurs ports lui ont refusé l’entrée pour des réparations. Compte tenu des dommages subis par son hélice et de l’impossibilité de la réparer en mer, la société qui la possède a décidé de rentrer à Saint-Pétersbourg.

Avec l’hélice endommagée et une trajectoire erratique, le navire entend poursuivre sa route vers la Russie et pour ce faire, il devra passer près de la côte galicienne, plus précisément par le couloir maritime de Fisterra (Finisterre en castillan). Le problème est que dans les prochains jours, des vents forts sont attendus dans la région (en fait, il y a une alerte), ce qui, ajouté à ses problèmes de propulsion, rendrait sans doute la navigation du navire russe difficile.

Pour cette raison, le BNG et Podemos ont déjà demandé que le navire ne s’approche pas des eaux galiciennes. La formation nationaliste BNG  s’inquiète du fait que le navire subisse une panne totale alors qu’il circule dans le couloir de Fisterra et que cela coïncide avec une forte tempête, et que les Galiciens « doivent faire face à un nouveau Prestige ».

La députée du BNG Rosana Pérez a déposé le 17 dernier au Parlement galicien une initiative en ce sens face au « risque grave » que Sevmorput navigue à quelques milles des côtes galiciennes.

Le groupe nationaliste demande également au gouvernement central de veiller à ce que le navire n’ait pas accès aux eaux au large des côtes galiciennes et de s’engager à ne pas utiliser les estuaires galiciens comme port de refuge, car il n’y a aucune garantie de sécurité du navire.

Néstor Rego, député du BNG au Congrès, a déclaré la semaine dernière qu’ « il est intolérable qu’après toutes les catastrophes maritimes et écologiques que la Galice a subies, nous nous retrouvions une fois de plus à regarder le vent et à croiser les doigts », a reproché Rego.

La Direction générale de la marine marchande assure qu’elle surveille « en permanence » le navire russe lors de son passage dans toutes les eaux espagnoles via les centres de sauvetage maritime.

En ce sens, il a expliqué que lorsqu’il a appris le passage du navire endommagé dans les eaux canariennes, après une communication directe avec le navire russe, du Centre de coordination des secours maritimes, il a demandé au capitaine avant d’être évacué, une communication écrite concernant la situation du navire du point de vue technico-maritime, c’est-à-dire de la sécurité maritime, ainsi que s’il y avait une quelconque urgence radiologique (nucléaire).

Le capitaine du navire a répondu par courrier électronique que les machines et les équipements mécaniques à bord du navire « fonctionnent correctement », tout en ajoutant qu’actuellement et tout au long du voyage « il n’y a eu aucun incident ou panne d’équipement nucléaire à bord du navire ».

madrid 21/12/2020

https://www.publico.es/

Lire aussi:

nukehugger

Après les marées noires, une menace de marée radioactive au large de nos côtes ?

C’est un article de la Presse de la Manche de vendredi 18 décembre « Inquiétudes autour d’un cargo nucléaire » qui révèle la menace.

Le cargo russe Sevmorput à propulsion nucléaire, promis à la casse en 2012 mais remis en service en 2016 remonte à petite vitesse nos côtes.

Il est en avarie d’hélice qu’il n’a pu réparer suite au refus des ports africains de l’accueillir et le commandant vient d’être évacué pour cause de méningite.

Il doit s’engager actuellement dans le rail d’Ouessant comme son passage au Pas de Calais est prévu le 22 décembre. Or actuellement, c’est un temps très agité qui sévit au large de la Bretagne. Si ce cargo sombrait, c’est une pollution radioactive qui contaminerait nos côtes et nos zones de pêche. Le dédommagement maximum de 76 millions est dérisoire par rapport aux dommages subis.

La dérive de cette centrale nucléaire flottante interpelle sur les dangers immédiats encourus d’une pollution radioactive au moment où Tepco rejette à la mer l’eau radioactive accumulée suite à la catastrophe de Fukushima et où Macron annonce fièrement la construction d’un porte-avions à propulsion nucléaire.

La Fédération anti-nucléaire Bretagne rappelle son opposition déterminée à cette technologie mortifère qu’elle soit civile ou militaire, (le président Macron dans son discours du 8 décembre au Creusot a bien mentionné leurs liens étroits et complémentaires) et exige son arrêt immédiat avant la catastrophe.

Communiqué du 20 décembre 2020

Fédération Anti-nucléaire Bretagne

31 rue Guillaume Le Bartz – 56000 VANNES

Email : contact@fan-bretagne.org – Tel : 06 65 72 31 66 – Site : http://fan-bretagne.org/

La Fédération Anti-nucléaire Bretagne a été constituée le 27 octobre 2012 à Pontivy. Elle a pour but de structurer et d’amplifier l’action régionale du mouvement antinucléaire breton, et d’agir pour l’arrêt immédiat du nucléaire.

Robin des bois

Mor Glaz

Las preocupaciones sobre el buque nuclear ruso averiado y sus diferencias con otras catástrofes marítimas gallegas

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19 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

mineurs (rennes infos)

mineurs

Fichage des mineurs isolés étrangers : la honte !

Grève le 12 janvier 2021

Dans chaque département, une équipe de travailleurs sociaux met à l’abri, protège et accompagne dans le cadre de la protection de l’enfance les jeunes se présentant comme mineurs étrangers sans aucun soutien en France.

Depuis un décret du 30 janvier 2019, l’État a mis en place un fichier national biométrique des mineurs non accompagnés, dit fichier AEM, avec prise d’empreintes, photos d’identité et données à caractère personnel à l’usage des préfectures en invitant les Départements à l’utiliser comme « appui à l’évaluation de la minorité ».

L’évaluation de la minorité est de la compétence des Départements et du parquet des mineurs, pas une prérogative de la préfecture en charge de la lutte contre l’entrée et le séjour irrégulier des étrangers en France !

Notre syndicat SUD CT 35 condamne sans ambiguïté la création d’un tel fichier catégorisant les enfants étrangers et qui porte atteinte aux droits de l’enfant en s’inscrivant clairement dans le contrôle migratoire.

Un pas a encore été franchi avec le nouveau décret du 23 juin 2020 qui soumet la contribution financière de l’État à la signature d’une convention entre les conseils départementaux et les préfectures et en la conditionnant à l’utilisation du fichier AEM.

Un chantage financier de l’État pour intervenir dans le choix des prises en charge à l’Aide sociale à l’enfance alors qu’il relève de la responsabilité des conseils départementaux et d’une obligation du Code de l’Action Sociale et des familles !

Concrètement, cela veut dire qu’on demandera demain aux travailleurs sociaux de conduire à la préfecture les jeunes réfugiés avant chaque mise à l’abri pour vérifier leur minorité avec pour conséquence possible une reconduite à la frontière sur le champ ou à leur majorité.

C’est une dérive totalement inacceptable qui dévoie la mission de protection de l’enfance et la déontologie des professionnels du travail social ! Pour dénoncer cette confusion entre protection de l’Enfance et lutte contre l’immigration irrégulière, notre syndicat SUD CT 35 appelle tous les travailleurs sociaux à la grève et à une

Manifestation Mardi 12 Janvier 2021 à 12h devant le conseil départemental 35 (Préfecture Beauregard)

pour demander :

▪ l’abrogation des décrets sur le fichier AEM et son usage

▪ l’accompagnement socio‐éducatif des MNA sans discrimination dans le strict cadre de la protection de l’Enfance

samedi 19 décembre 2020

Syndicat Sud Collectivités Territoriales 35

http://www.sud

http://www.rennes-info.org/

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19 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

transphobie (révolution permanente)

transph

#JusticePourFouad

Une lycéenne de 17 ans se suicide après des humiliations transphobes

Mardi 15 décembre, Fouad, jeune femme trans de 17 ans, a mis fin à ses jours. Quelques semaines plus tôt, elle avait été convoquée et humiliée par la direction de son lycée, qui voulait lui interdire de porter une jupe. 

Fouad avait 17 ans, elle étudiait dans un lycée lillois. Jeune femme trans, elle vivait en foyer. Début décembre, elle vient au lycée avec une jupe, ce qui lui vaut d’être convoquée par la CPE ; s’ensuit alors un échange lunaire où la CPE hausse le ton, humilie Fouad, et lui intime de rentrer chez elle à cause de sa tenue, pendant que la jeune étudiante, manifestement très affectée, tente de se défendre.

On peut entendre des extraits de cet entretien dans une vidéo publiée par un élève du même lycée sur snapchat, où il s’indigne du traitement qui lui est fait. Même si cet élève parle de Fouad au masculin, et donc la mégenre, il fait preuve de plus de compréhension et de soutien envers elle que la responsable qu’on entend dans la vidéo.

La CPE la renvoie chez elle et prétend vouloir lui interdire le port de la jupe pour ne pas heurter les autres élèves, qui, selon les informations dont nous disposons jusqu’à présent, ne se sont pourtant pas plaints de la tenue de Fouad auprès de la direction. « Mais alors c’est eux qu’il faut éduquer, c’est pas moi ! » répond-elle à juste titre.

Le lendemain de son renvoi, les lycéens se mobilisent et collent des affiches dans l’établisse-ment pour dénoncer cette exclusion transphobe, sur lesquelles on peut lire « Nos tenues ne sont pas indécentes, vos regards le sont », ou encore « La transphobie tue ». Quelques jours plus tard, nouvelle journée d’action en soutien à Fouad, où ses camarades décident de venir en jupe au lycée en signe de solidarité. La direction finit par céder et l’autorise enfin à s’habiller comme elle le souhaite.

Les tensions avec la direction s’apaisent, et la jeune fille semble aller mieux, mais fait une première tentative de suicide une dizaine de jours après, puis une deuxième qui entraînera sa mort. Dans le communiqué du lycée adressé aux parents d’élèves pour les informer de ce drame, Fouad est genrée au masculin.

Jeudi 17 décembre, le hashtag #JusticePourFouad est lancé sur twitter, atteignant la deuxième tendance de France, avec plus de 10 000 tweets.

Il est évidemment impossible de dire que la mort de Fouad est une conséquence directe de l’humiliation qu’elle a subie de la part de la CPE, ni de dire que la transphobie était l’unique cause de son mal-être.

Ce n’est pas seulement l’école qui est en cause, mais tout un système. Ce que l’on peut dire, c’est que la transphobie, sous toutes ses formes, même verbales, tue et abîme. Les personnes transgenres sont particulièrement surreprésentées dans les statistiques sur le mal-être.

Selon une étude du Comité Idaho et du Think Tank République et Diversité publiée en 2014, 60% des personnes transgenres sont déjà tombées dans une dépression, et 20% d’entre elles ont déjà fait une tentative de suicide. Cette oppression des personnes trans est reproduite et alimentée depuis le sommet de l’État, comme l’illustre la non-autorisation de la PMA aux hommes trans les nombreuses difficultés qui jalonnent le parcours de transition.

Fouad est malheureusement l’une des trop nombreuses victimes de cette société incapable d’accompagner les individus avant, pendant et après leur transition, et de leur garantir une égalité de droit et une existence hors de toute oppression ou stigmatisation. Et l’école est un relais institutionnel de ces oppressions, quand elle refuse d’utiliser les prénoms d’usage de ses élèves par exemple, ou quand elle impose des codes vestimentaires transphobes.

Nombreuses sont les jeunes personnes trans précarisées, isolées ou rejetées par leurs familles en raison de leur transidentité, et humiliées et discriminées par les institutions. Ces situations ne sont d’ailleurs pas exclusives aux personnes trans, mais communes à un grand nombre de jeunes personnes LGBT. Pour ces jeunes, il est impératif, voire vital, que l’État mette des logements d’urgence décents à leur disposition, et investisse massivement dans les associations et structures aptes à les aider.

La transphobie tue. Justice pour Fouad, et pour toutes les autres victimes.

Inès Rossi jeudi 17 décembre

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19 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

jeunes (révolution permanente)

mai 68

79% des jeunes estiment que « les violences policières sont une réalité »

Selon un sondage Opinionway publié ce vendredi, près de 50% des jeunes n’ont pas confiance en la police, 79% estiment que « les violences policières sont une réalité », et 48% que « la police française est raciste ». L’opération séduction de Macron sur Brut ferait-elle un flop ?

En juin, à la suite du meurtre de Georges Floyd par un policier à Minneapolis, des milliers de personnes, dont beaucoup de jeunes, ont envahi les rues du monde entier, accompagnés du cri de leur colère.

Quelques mois après seulement, et pour la deuxième fois en 2020, le débat sur la nature de l’institution policière a ressurgi sur le devant de la scène avec le mouvement contre la Loi Sécuri-té Globale, alimenté par la colère face aux violences policières subies par Michel Zecler le 21 novembre dernier.

Cette colère s’est principalement tournée vers l’article de cette loi qui vise justement à interdire la prise de photos et de vidéos des forces de répression, alors même que ces vidéos ont permis de dévoiler ce qu’avait subi Michel Zecler et bien d‘autres. Rappelons que sans ces images, Michel Zecler aurait pu risquer des poursuites pour outrage à agents ou autre accusations fictives et de lourdes peines de prison, puisque dans ces cas-là, la peine (et donc l’hypothétique outrage) est proportionnel à la violence déployée par la police.

Mais comme l’ont rappelé les manifestants, l’affaire Michel n’est pas un cas isolé. On se rappelle de la mort de Zyed et Bouna en 2005, d’Adama Traoré en 2016, de l’affaire Théo en 2017, ou encore la mort de Cédric Chouviat en 2020. Les violences policières lors des derniers mouve-ments sociaux, notamment celui des Gilets Jaunes, ont également rendu ces violences visibles, déjà subies depuis des années par les habitants des quartiers populaires, et ce grâce aux vidéos d’amateurs.

C’est donc dans ce contexte de crise politique et de défiance face à la police, particulièrement présente chez les jeunes, qu’OpinionWay a effectué un sondage. Il a été effectué sous la forme d’une étude en ligne du 11 au 15 décembre pour 20 minutes auprès d’un échantillon de 627 personnes issus de la communauté #Moijeune, représentative des jeunes âgés de 18–30 ans.

Cette défiance est équivoque dans les chiffres que révèle l’enquête. En effet, 47% des 18–30 ans « n’ont pas confiance » en la police, contre « 33% dans l’ensemble de la population ». La question du racisme est également abordée par l’étude, 48 % des 18-30 ans jugeant que « la police est raciste », contre 40 % de l’ensemble de la population. 81 % des jeunes sondés affirment que les agissements de la police sont dus à « leur couleur de peau », 79 % à leur lieu d’habitation et 67% à leur âge.

La défiance est tout aussi importante face à la Loi Sécurité Globale, 49 % des jeunes s’opposent à « l’autorisation pour les forces de l’ordre d’utiliser des drones équipés de caméras » et 45% à « l’interdiction de diffuser des images permettant d’identifier un policier ou un gendarme en opération ».

Ces chiffres montrent que la thèse des dérives individuelles est moins suivie par une partie de la jeunesse qui fait face au caractère foncièrement répressif et raciste de l’institution policière et à son impunité. Défiance qui risque d’encore augmenter face au dispositif policier et aux violences toujours plus importantes comme cela a été vu lors des manifestations ce mois contre la loi sécurité globale et la loi séparatiste.

Ce sondage illustre qu’une part importante de la jeunesse voit clairement la réalité du système policier et de l’institution raciste et violente qu’il représente. Par la Loi de Sécurité globale et la loi séparatisme, le gouvernement persiste et signe dans son offensive sécuritaire et sa volonté d’étendre l’impunité policière.

Cette jeunesse, qui s’est récemment mobilisée dans les mouvements féministes et écologistes et contre les violences policières, qui est la première à subir les conséquences de la crise du Covid 19 tant économiquement que matériellement, ne semble pas résolue à rester insensible aux violences policières.

Et c’est aussi en réponse à cette politisation et aux potentielles futures explosions de cette jeunesse que le gouvernement se prépare en donnant plus de moyens à la police. Il y a urgence à nous aussi nous mettre en ordre de bataille et nous organiser !

Prune Fabre samedi 19 décembre

https://www.revolutionpermanente.fr/

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17 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

prime (france info)

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17 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

nantes (lutte ouvrière)

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https://journal.lutte-ouvriere.org/

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17 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

avortement (lutte ouvrière)

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https://journal.lutte-ouvriere.org/

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15 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

15 décembre (révolution permanente)

macron flics

Le 15 décembre : vers un déconfinement, vraiment ? Le retour de la matraque

Quoi que puisse en dire le gouvernement, la stagnation des chiffres de contaminations et l’allocution de jeudi dernier marquent l’échec de sa stratégie sanitaire.

Pour ne pas se déjuger, le fameux déconfinement tant attendu s’inscrit sans surprise sous le signe de la matraque et de 100 000 policiers le nouvel an. En somme pour résoudre la crise sanitaire, faute de stratégie sanitaire réellement à la hauteur, Macron en revient encore et toujours à la matraque.

Il faut le rappeler : Emmanuel Macron annonçait en grande pompe lors de son allocution, le 24 novembre, ouvrir la voix à un déconfinement en “trois étapes” : les 28 novembre, 15 décembre et 20 janvier. Un plan par étapes visant à balayer l’échec du déconfinement à vitesse grand V de la première vague qui a eu pour conséquence un rebond de l’épidémie avec la deuxième vague. Un déconfinement se voulant ainsi exemplaire pour éviter une troisième vague et en finir avec l’épidémie.

Mais force est de constater que ce plan est dores et déjà caduc, balayé en à peine deux semaines. Alors que le gouvernement s’était donné pour objectif d’atteindre les 5 000 contaminations quotidiennes, le 28 novembre, le nombre de contaminations ne descend plus sous les 11 000.

Des chiffres qui, selon Véran, seraient liés à un « relâchement collectif » en premier lieu, à l’allègement des mesures sanitaires et finalement au mauvais climat d’hiver, propice à la diffusion du virus, donc encore une fois le gouvernement n’y serait pour rien…

Mais puisque, selon Castex la France serait un des pays qui s’en sort le mieux de cette deuxième vague dans la région, grand seigneur qu’est le gouvernement, la population aura bien le droit de fêter Noël mais attention pas plus de six, tandis qu’il offre dans le même temps un couvre-feu policier. Un « cadeau » donc et nous devrions lui être reconnaissants…

Dès le 15 décembre, la deuxième étape du « déconfinement » aura donc lieu, mais vers quoi ? Vers un couvre-feu, déjà prévu mais avancé d’une heure, maintien de la fermeture des théâtres, cinémas, et lieux de culture, avec des aides des plus légères qui laissent le petit patronat mourir à petit feu, tandis que les grandes entreprises sont aidées par milliards, toujours rien pour les précaires et intermittents qui se retrouvent dans une situation d’urgence.

Mais surtout, la surprise du chef et pas des moindres, plus de 100 000 policiers pour maintenir “l’ordre” pour le nouvel an, signe que c’est bien par la force et la dissuasion que le gouverne-ment entend une nouvelle fois régler la crise sanitaire.

Une stratégie que l’on pourrait résumer ainsi : d’un côté, la com’ pour le sanitaire comme l’illustre le déplacement, ce 14 décembre, de Véran au Havre pour faire la publicité de son “tester, alerter, protéger”, de l’autre l’autoritaire pour imposer le rester chez soi et faire peser le coût de la crise sanitaire sur le social et le privé. En définitive, le retour du confinement made in MEDEF et du tout sécuritaire.

Un “allègement” qui rime avec plus de répression

On se le rappelle : la mise en oeuvre du couvre-feu s’était accompagnée d’un saut dans la répression, moyennant les amendes pour non respect de confinement, la police pour imposer les allers et venues le soir.

A la différence d’un semi-confinement, le couvre-feu permet pour le gouvernement de mieux gérer du point de vue du maintien de l’ordre : il est plus facile pour le gouvernement de contrôler les allers et venues entre 20h et 6h, toute personne doit avoir un motif sérieux pour sortir.

Et Darmanin a été très clair sur ce point là : si le contrôle policier était important pendant le confinement avec plus de 2,9 millions de contrôles effectués et plus de 285 000 verbalisations, ceux-ci seront augmentés pendant le couvre-feu et il n’y a « pas de consigne d’indulgence » pour les forces de police.

En somme, le gouvernement essaye de relâcher la pression de l’opinion publique avec la fin de l’attestation dérogatoire pour en réalité faire mieux accepter ce nouveau tour de vis autoritaire. Plus d’attestation pour aller travailler… mais plus aucune sortie tolérée le soir hormis pour travailler. La boucle est bouclée, mais n’oublions pas que c’est « grâce » au gouvernement que Noël pourra bien se passer, si on respecte la règle de 6…

L’objectif qui se joue en parallèle pour l’Exécutif maintenant est le détournement du scepticisme de la population vis-à-vis du vaccin avec l’utilisation d’une méthode contre-intuitive, soit de « caresser dans le sens du poil ».

Ceci dit, le gouvernement va accepter les doutes autour du vaccin avec des formules comme « nous ne savons pas tout », afin de gagner en crédibilité et de mieux convaincre quand le vaccin arrivera. Le gouvernement fait tout pour que sa campagne vaccinale ne soit pas, elle aussi, un échec. Une stratégie du « tout vaccin » sur laquelle le gouvernement parie, mais qui suscite de nombreuses incertitudes et risques.

Face à l’incapacité du gouvernement, la nécessité d’une réponse globale face à la crise

Depuis plusieurs mois, le gouvernement cherche à inverser la tendance sur le terrain sanitaire. Une question que Macron sait cruciale en vue des prochaines élections présidentielles. En ce sens, Olivier Véran ne tarit pas d’effort dans sa stratégie de communication pour montrer qu’il se démène.

Ce lundi matin, il annonçait au Havre la mise en place d’un dépistage massif afin de « renforcer la stratégie de tester, alerter, protéger par le dépistage en population asymptomatique », et conti-nuait à vanter sa stratégie avec le « contact tracing », une méthode qui pour l’heure n’a jamais réussi à être mise en place après bientôt une année d’épidémie. Une démonstration de son incapacité claire à mettre en oeuvre une stratégie sanitaire que les coups de communication ne résoudront pas.

Comme nous l’écrivions à la veille de l’annonce de Macron le 24 novembre, « il est nécessaire de dénoncer la responsabilité du gouvernement dans la gestion de la crise, sa politique autori-taire, sécuritaire et répressive. Mais cela ne peut suffire face à l’urgence. » Un plan qui permette d’endiguer la deuxième vague, mais aussi d’éviter la possibilité d’une troisième vague et les morts qui vont avec.

Face à un gouvernement incapable de déployer une stratégie sanitaire à la hauteur, de par son dévouement au patronat, nous souhaitons opposer une véritable politique sanitaire alternative pour en finir avec le virus en préservant un maximum de vies.

C’est pourquoi nous revendiquons un programme d’urgence globale, pour que ce ne soit pas aux travailleurs, ni à la jeunesse, ni aux petits commerçants de payer leur crise. À ce stade de développement de la pandémie, contre une stratégie de la constatation, il est nécessaire de passer à une stratégie de prévention d’envergure pour briser les chaînes de contamination et circonscrire le virus.

La condition sine qua none pour faire face à l’afflux de patients, c’est un programme d’urgence de moyens pour l’hôpital : création de lits, embauche de personnels sous statut. (Résumé voir lien)

Damien Bernard Lucia Nedme lundi 14 décembre

https://www.revolutionpermanente.fr/

Commission Santé Sécu social du NPA

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14 décembre 2020 ~ 0 Commentaire

l’anticapitaliste (npa)

Avec :

Philippe Poutou (porte-parole du NPA)

Jérôme Martin (membre fondateur de l’Observatoire de la Transparence dans les Politiques du Médicament)

Frank Prouhet (médecin généraliste et membre de la commission santé du NPA)

Sandrine Caristan (collectif Sanofric)

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