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10 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

avortement: l’espagne à l’avant-garde d’une régression européenne ? (regards)

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Un projet de loi du gouvernement de Mariano Rajoy prévoit de limiter le recours à l’avortement aux cas de viols ou de « grave danger » pour la femme enceinte.

La décision suscite l’indignation, dans un contexte européen qui se dégrade pour l’IVG

Rien n’est jamais acquis, surtout pas les droits des femmes. Alors que depuis 2010 l’Espagne était, avec l’Angleterre et les Pays-Bas, l’un des pays les plus progressistes en matière d’avortement – selon le Planning familial, on estime d’ailleurs entre 3 000 et 5 000 le nombre de Françaises qui se rendent chaque année en Espagne pour avorter, en raisons de délais plus longs –, elle régresse aujourd’hui au rang de la Pologne, pays dont la législation est extrêmement sévère et restrictive sur le droit à l’IVG. De fait, le 20 décembre dernier, le Conseil des ministres a adopté une proposition de loi visant à restreindre drastiquement l’accès à l’avortement. L’IVG sera désormais uniquement autorisé en cas de « grave danger pour la vie ou la santé physique ou psychologique de la femme enceinte », et en cas de viol.

« Attentat contre la démocratie »

Mariano Rajoy, l’actuel Premier ministre, avait fait des promesses en ce sens dans son programme de campagne, mais la nouvelle sonne comme une gifle à la face des féministes espagnoles, contraintes de ressortir des placards les banderoles qu’elles pensaient avoir rangées pour de bon. « Mi bombo es mio » (« Mon ventre m’appartient »). XXIe siècle oblige, le vieux slogan défile désormais sur les réseaux sociaux. Et si du nord au sud du pays, les mobilisations se multiplient, le PSOE (Parti socialiste) souhaite quant à lui convoquer une assemblée extraordinaire d’ici la fin du mois de janvier, soit avant la réouverture du parlement prévue le 11 février, pour réclamer le retrait immédiat de ce projet de loi qualifié par le porte-parole du parti d’« attentat contre la démocratie ».

La contestation chemine jusque dans les rangs du Parti populaire (PP), parti de la majorité. « La nouvelle d’une malformation est un drame pour le couple, l’État ne doit pas rendre les choses encore plus difficiles », déclare Javier Dorado, secrétaire général de Nouvelles géné- rations (les jeunesses du PP), faisant ainsi référence à la suppression dans la nouvelle loi du droit à l’avortement en cas de malformation du fœtus. Cristina Cifuentes, la déléguée du gouvernement à Madrid, s’est dit davantage « partisane d’une régulation des délais ». Cette division sur la question des élus du PP n’a d’ailleurs pas échappé à l’opposition, qui réclame d’ores et déjà un vote à bulletin secret.

Difficile aujourd’hui de prévoir quelle sera la stratégie du gouvernement Rajoy. En fera-t-il une question d’autorité en maintenant le projet de loi tel quel, ou amendera-t-il quelques points, notamment dans les situations de malformation du fœtus ? Quoi qu’il en soit, l’accès à l’avortement sera sérieusement entravé et le droit des femmes à disposer de leur corps totalement bafoué.

Une indispensable mobilisation

« Ce projet de loi est totalement hypocrite et irresponsable. Les avortements clandestins vont à nouveau se multiplier et un tourisme abortif va se mettre en place », s’inquiète Marie-Pierre Martinet, secrétaire générale du Planning familial. Et de raconter l’histoire de cette femme en Pologne à qui on a refusé une IVG malgré le risque de cécité prédit par son médecin en cas de grossesse menée à terme. Certes, la Pologne a été condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme, mais la femme est devenue aveugle.

Ce qui se passe en Espagne s’inscrit dans un contexte européen peu enclin à promouvoir l’accès à l’avortement. Pour preuve, le rejet en décembre dernier du rapport Estrella sur « la santé, les droits sexuels et génésiques » qui sollicitait une homogénéisation des droits en Europe,  no- tamment pour l’accès à la contraception, à l’avortement et à l’éducation à la sexualité. « Il y a eu une grosse mobilisation européenne d’opposants, avec pas moins de deux millions de signataires dont 400.000 en France, rapporte Marie-Pierre Martinet. Les arguments étaient très proches de ceux de la Manif pour tous, réclamant une souveraineté des États sur ces questions. C’est d’autant plus inquiétant qu’en 2008, l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe avait acté une résolution qui incitait les États à permettre l’accès à l’avortement. »

« On l’a déjà expérimenté il y a quarante ans : la force de conviction et de mobilisation va être essentielle sur ces questions », prédit la secrétaire générale du Planning. De fait, en Espagne, les féministes et opposants au projet de loi se préparent à monter dans le train de la liberté qui partira le 31 janvier des Asturies pour rejoindre Madrid le 1er février. Des délégations féministes françaises seront également du voyage.

Aujourd’hui, à Paris, se déroule une grande réunion unitaire des associations fé- ministes afin d’organiser des actions de solidarité pour les semaines à venir. Selon nos infor-mations, une grande manifestation devrait avoir lieu à Paris le 19 janvier prochain. Ce qui nous laisse tout juste le temps d’inscrire sur nos vieilles banderoles, la version espagnole du fameux « Mon corps m’appartient » : « Mi bombo es mio ».

Par Sophie Courval| 10 janvier 2014

http://www.regards.fr/web/Avortement-l-Espagne-a-l-avant,7353

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09 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

archipel aide et soins à domicile (lt)

manifestants-hopital-SUD

 Le syndicat cfdt santé sociaux appelle à débrayer

Le syndicat CFDT santé sociaux du Finistère appelle les quelque 400 salariés de l’association Archipel aide et soins à domicile de Brest, Morlaix, Quimper, Crozon et Loudéac à participer, aujourd’hui, à partir de 14 h, au débrayage devant le siège, 3, rue Jules-Ferry à Brest, contre la dénonciation des accords d’entreprise.

Selon la CFDT, cette dénonciation, à la demande du fonds d’État de restructuration et du conseil général, va priver les salariés des primes du travail du dimanche, diminuer leur indemnité kilométrique et modifier le calcul de leur temps de travail. 9 janvier 2014

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/archipel-aide-et-soins-a-domicile-le-syndicat-cfdt-sante-sociaux-appelle-a-debrayer-09-01-2014-2361755.php

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06 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

sncf, la ligne morlaix/roscoff menacée (lt)

sncf, la ligne morlaix/roscoff menacée (lt) dans Macronie

Selon la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (FNAUT), une vingtaine de lignes TER locales seraient menacées de fermeture. Europe 1 a pu se procurer cette liste. La liaison Morlaix/Roscoff en fait partie. Les horaires et la qualité du service seraient actuellement inadaptés. La fréquentation faible. Et l’association accuse la SNCF de ne pas faire grand-chose pour améliorer cet état de fait. 6 janvier 2014 à 08h37

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/sncf-la-ligne-morlaix-roscoff-menacee-06-01-2014-2359472.php

 

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29 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

andrew lansley rap

Un rap engagé en défence de la sécu (NHS) anglaise contre Andrew Lancey, ministre conservateur, qui se sert au passage. Le créateur de cette sécu était Aneurin Bevan, député gallois, leader de la gauche (bevanisme) du travaillisme dans les années 50, dont la nostalgie s’exprime dans le dernier film de Ken Loach.

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29 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

plancoët, les facteurs en grève ces lundi et mardi (lt)

greve-poste-privatisation

Il n’y aura pas de courrier dans le secteur de Plancoët les 30 et 31 décembre, les facteurs du centre plancoëtin ayant décidé à l’unanimité de déposer des préavis de grève pour lundi et mardi.

« Il y a déjà eu un poste supprimé en mai 2013 à Plancoët. La Poste s’est engagée à maintenir une organisation de travail pendant deux ans, or, on apprend que pour 2014 sont prévus une augmentation du partage des tournées, ce qu’on appelle la « sécabilité », avec le non-remplacement des facteurs en congés, et la suppression des renforts estivaux pour la zone côtière. La Poste entraîne ainsi une dégradation du service rendu au public », résume la secrétaire départementale de Sud PTT, organisation syndicale porteuse des revendications des facteurs de Plancoët, à l’instar de la CGT, FO et la CFDT. « Avec l’augmentation de population en juillet et août, on a une hausse d’activité de 35 heures par semaine à Lancieux, et 33 heures par semaine à Saint-Jacut-de-la-mer. En 2014, on devra donc faire plus d’heures avec moins de facteurs. Nos revendications n’ont pas été entendues par la direction. On voulait faire grève à Noël, mais on s’est dit que les clients, et notamment les enfants, seraient pénalisés. Du coup, on est venu travailler, mais par contre, plus de 90 % des employés du centre de Plancoët sont favorables à la grève des 30 et 31 », précise un délégué du personnel.

« Moins de courrierà distribuer »

Côté direction, on assure que « le volume de courrier à distribuer est en baisse au niveau national, moins 6 % en 2013, les prévisions annonçant une baisse de 50 % entre 2008 et 2020. On s’adapte à cela.  Depuis 2007, on a mis en place la sécabilité des tournées, qui permet à un facteur d’être remplacé en interne, pour partir en congés ou formation, lors de périodes plus creuses. Il n’y a par ailleurs pas de corrélation entre l’augmentation de population en été sur la côte et la hausse de courrier à distribuer. De toute façon, les heures supplémentaires sont payées. Si ces dépassements sont récurrents, l’organisation peut être revue ».   Corentin Le Doujet 29 décembre 2013 à 10h23

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/cotesarmor/plancoet-les-facteurs-en-greve-les-30-et-31-decembre-28-12-2013-2352618.php

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29 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

on assiste à une forte dérive de la psychiatrie (libération)

goiulag goulag psy

Denys Robiliard, rapporteur d’une mission parlementaire sur la santé mentale, pointe une forte augmentation des mesures de contention et des hospitalisations sous contrainte.

Denys Robiliard poursuit son chemin. Dans une relative solitude, ce député socialiste du Loir-et-Cher a porté pendant un an une «mission d’information sur la santé mentale et l’avenir de la psychiatrie». Il l’a fait, sans œillère, recevant tous les acteurs de cet univers fragmenté. En mai, dans un prérapport, il avait pointé une «hausse énorme» du nombre d’hospitalisations en psychiatrie sans le consentement de la personne : plus de 50% en cinq ans. Etat des lieux, à l’occasion de la fin de sa mission, d’une psychiatrie publique en panne d’avenir.

Ces dernières années, il y a eu beaucoup de rapports sur la psychiatrie qui préconisaient souvent des recommandations similaires. Mais ils n’ont pas été suivis d’effet…

Aucune des recommandations n’a en effet été mise en œuvre. Peut-être que cela pointe une force d’inertie du côté des soignants en psychiatrie, une sorte de résistance au changement.

Quel est votre diagnostic ?

Le paysage psychiatrique n’est pas stable, et surtout il ne va plus l’être. D’abord, il est clairement confronté à un problème d’effectifs, avec des perspectives délicates : plus de 20% des postes de psychiatre sont vacants dans le public.

En même temps, il n’y a jamais eu autant de psychiatres en France…

Nous avons une forte densité : 22 psychiatres pour 100 000 habitants. Seule la Suisse fait mieux avec 45. Mais nous avons une mauvaise répartition entre le public et le libéral. Et même dans le libéral, s’il y a pléthore de psychiatres dans certaines zones, d’autres sont assez dépourvues : 80% des psychiatres exercent dans des villes de plus de 50 000 habitants. Comme pour le reste des médecins, nous avons de forts déséquilibres régionaux et, dans cinq ans, près de 40% des psychiatres vont prendre leur retraite. Dans ce contexte, ne rien faire est impossible ou suicidaire.

Que faire alors ?

Il n’y a pas le choix : nécessité faisant loi. On va faire avec des délégations de compétence des psychiatres vers les psychologues, les infirmiers, comme cela se pratique en Allemagne, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis. Des actes médicaux doivent pouvoir être effectués par d’autres. Sans baisser la qualité des soins, on peut ainsi réarticuler les exercices professionnels pour permettre d’assurer l’offre de soins nécessaire.

Dans votre prérapport, vous aviez pointé le développement des mesures de contention qui se multiplient…

Oui, on assiste là à une forte dérive : s’il y a un indice pour mesurer la dégradation de la psychiatrie, c’est bien celui-là. C’est ce que nous a dit fortement le docteur Jean-Claude Pénochet, président du Syndicat des psychiatres des hôpitaux : «La contention est un indicateur de la bonne ou de la mauvaise santé de la psychiatrie. Plus la psychiatrie va mal, plus la contention sera utilisée.» Or, tous les acteurs notent une progression des mesures de contention, avec les chambres d’isolement, les mesures aussi pour attacher les malades, certains pointant même une culture de personnel soignant qui a été modifiée. La docteure Christiane Santos, secrétaire générale de l’Intersyndicale de défense de la psychiatrie publique, a mené une enquête qui a fait ressortir que la pratique de la contention était utilisée partout.

Les raisons invoquées ?

Souvent, on évoque la diminution du nombre de soignants dans les équipes, la féminisation de ces équipes et le manque de formation des infirmiers et des jeunes médecins.

Et cela va de pair avec la hausse des hospitalisations sans consentement…

C’est impressionnant aussi. Y a-t-il un air du temps qui fait de la sécurité un principe directeur ?

Comment inverser cette tendance vers une psychiatrie de la contrainte ?

Je ne suis pas psychiatre, je n’ai aucun titre, je regarde avec les yeux du citoyen. Mais comment se fait-il que, dans certains hôpitaux, il y ait un recours très fréquent à la contention et pas dans d’autres ? Le monde de la psychiatrie doit affronter cette question. Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté, Jean-Marie Delarue, est allé plus loin. Il a insisté sur «les fortes différences de régimes qui peuvent exister entre les unités dans un hôpital déterminé […]. Ce ne sont donc pas les types d’affection qui vont déterminer le régime, mais la volonté du responsable d’unité, qui va définir un régime particulier». Autre exemple : Jean-Marie Delarue évoque l’accès au téléphone portable. Il est autorisé dans certaines unités, sans guère de restrictions ; dans d’autres, il faut quémander le droit d’utiliser son propre téléphone. Aucune raison ne justifie de telles différences car, s’agissant des droits des malades, les régimes doivent être identiques sauf si la nature de la maladie s’y oppose.

Quelles mesures proposez-vous ?

Les chambres d’isolement comme les mesures de contention doivent être des solutions de dernier recours : elles relèvent d’une prescription médicale individuelle, prise pour une durée limitée dont la mise en œuvre doit faire l’objet d’une surveillance stricte. Ce qui n’est pas le cas actuellement. Nous demandons aussi de constituer un registre administratif dans chaque établissement, recensant les mesures d’isolement ou de contention prises et précisant l’identité des patients, le médecin prescripteur, les dates et heures de début et fin des mesures, le nom et la qualification du personnel ayant surveillé leur mise en œuvre. Ces pratiques, au minimum, doivent être explicitées.

Vous insistez sur le rôle clé du secteur…

Oui, en santé mentale, nous sommes souvent sur des maladies au long cours. Le secteur, qui définit un cadre géographique avec une offre de soins variés, est une donnée essentielle.

Finalement, comment caractérisez-vous le climat actuel ?

Le monde de la psychiatrie est ballotté, en attente. Il espérait une grande loi de santé mentale. Ce ne sera pas le cas, comme nous l’a redit la ministre de la Santé, Marisol Touraine. On le sait, la psychiatrie est un monde relativement éclaté. Le consensus ne la caractérise pas. En même temps, méfions-nous de la normalisation, il n’y a pas de remède miracle, ce pluralisme est important. Il est le garant de notre liberté.

Recueilli par Éric Favereau 25 décembre 2013 à 18:26 (Mis à jour : 28 décembre 2013 à 10:29)

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28 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

sud-rail bretagne soutient les cheminots coréens

Striking rail worker Seoul Station

Depuis le 9 décembre, à l’appel du syndicat KRWU (affiliée à la confédération syndicale KCTU), les cheminots de la compagnie publique des chemins de fer de Corée (KORAIL) sont massivement en grève. Ils défendent leurs droits et le service public ferroviaire contre un projet de privatisation.

Depuis, une répression sauvage est exercée :

- Perquisition sauvage des bureaux du syndicat des travailleurs des chemins de fer.

- Mandats d’arrêt émis à l’encontre des principaux dirigeants syndicaux.

- Révocations prononcées en masse.

- Locaux de la confédération KCTU pris d’assaut par les forces de police.

Nous soutenons la lutte des cheminots de Corée et leurs revendications légitimes, et dénonçons le gouvernement qui les réprime.

Nous tenons à affirmer notre indignation et nous demandons à l’ambassade de Corée en France d’intervenir auprès du gouvernement coréen pour que cesse la répression contre les cheminots et le mouvement syndical coréen.

Cet appel est repris dans une pétition en ligne :

http://www.rennes-info.org/local/cache-vignettes/L200xH101/arton7063-9252b.jpg

https://secure.avaaz.org/fr/petitio…

Syndicat Sud-Rail Bretagne vendredi 27 décembre 2013

http://solidaires35.free.fr/spip.ph…

http://www.rennes-info.org/SUD-Rail-Bretagne-soutient-les

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26 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

transports nucléaires, danger !

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Le déraillement à faible vitesse lundi 23 décembre à 16 h d’un wagon de combustible usé hautement radioactif (l’équivalent d’un demi réacteur nucléaire) en gare de triage de Drancy en région parisienne, dans une zone de forte densité de population, illustre et confirme une nouvelle fois les multiples alertes notifiées par le NPA et les syndicats de cheminots sur l’état du réseau SNCF.

Les voies des gares SNCF de triage accueillent de nombreux convois nucléaires qui croisent fréquemment des transports chimiques et de matières dangereuses. Déjà le déraillement d’un train nucléaire en janvier 2013 à St Rambert d’Albon (Drôme), également à faible vitesse, a permis de constater que l’état des voies de service des triages SNCF est en constante dégradation (plus d’un déraillement par jour sur l’ensemble du réseau).

L’industrie nucléaire et la SNCF multiplient le danger inhérent à tout transport de matière radioactive en persistant à faire transiter ces véritables bombes atomiques ambulantes dans des triages situés en zone de forte densité de population.

Dans un communiqué la SNCF parle « d’accident très rare ». Pourtant dans cette même gare de triage de Drancy, le 11 décembre 2013, un wagon de transport d’acide chlorhydrique vide avait déjà déraillé. Toujours dans la même gare, en décembre 2012, un train chargé de près de 7 tonnes de combustibles usagés à base d’uranium était resté à l’arrêt pendant près d’une journée entière, alors que la procédure veut que les trains stationnent le moins longtemps possible afin de limiter les risques.

« Qu’on n’attende pas qu’il y ait des morts pour que ces wagons dégagent ! », a réagi Jean-Christophe Lagarde, le maire UDI de Drancy. Bien que pro-nucléaire, il s’alarme pourtant après l’accident qui vient de toucher sa commune. Il reconnaît ne disposer d’aucune information quant aux transports qui transitent par sa ville, il fait état de son impuissance à informer la population et à organiser les secours en cas de dégagement de radionucléides, il s’inquiète au moment du déraillement de l’incapacité des équipes de secours à intervenir rapidement (pompiers et policiers ne disposant pas des équipements leur permettant de s’approcher sans danger du wagon déraillé).

Comme le maire de Drancy, les élus locaux et candidats aux élections municipales doivent reconnaître leur impuissance en cas d’accident d’un des multiples transports routiers ou ferrés de déchets ou combustibles nucléaires. Il est grand temps que les élus se réveillent et prennent des arrêts d’interdiction de traversée des villes et zones de population par ces convois mortifères comme l’ont déjà fait certains maires en Belgique et en Hollande.

Le NPA considère que la multiplication des transports ferrés, routiers et maritimes, de matières radioactives est un facteur aggravant d’accident nucléaire. La seule et unique solution est de ne plus produire de déchets en mettant fin à cette industrie mortelle et en développant les énergies renouvelables, créatrices d’emplois et de développement local. Montreuil, le 25 décembre 2013

http://npa2009.org/node/40194

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20 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

lannion, hôpital, un déficit de 2,8 M€ selon les syndicats (lt)

manifestants-hopital-SUD

L’inquiétude est manifeste au centre hospitalier.

La mesure d’économie qui frappe les personnels ne passe pas. D’autant qu’ils craignent d’en voir d’autres se mettre en place. Selon l’intersyndicale CGT-CFDT, le déficit de l’hôpital atteindrait les 2,8 M€ fin 2013.

« Ce n’est pas au personnel de payer le déficit. Cela concerne un problème budgétaire plus large ». Yannick Herry (CFDT) et Pascal Lasbleiz (CGT) ont, durant l’heure de débrayage, hier après-midi à l’hôpital, rappelé le pourquoi de leur mouvement de protestation. Il s’agit d’ailleurs du second débrayage, instauré en intersyndicale, le premier ayant eu lieu le 7 novembre dernier. À Lannion, le personnel n’accepte pas la remise en cause des modalités de temps de travail, définies en 2002 avec la mise en place des 35 heures. 20 décembre 2013

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20 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

manifestation des sages-femmes, le pont de l’iroise bloqué (lt+of+jdd)

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Une manifestation de sages-femmes, qui devraient recevoir aujourd’hui une réponse du ministère de la santé concernant leur statut, rend très difficile la circulation sur le Pont de l’Iroise dans les deux sens : Quimper-Brest et Brest-Quimper.  Le bouchon vers Brest s’étire du pont jusqu’à Loperhet. La circulation vers Quimper est déviée par le pont Albert-Louppe.
L’accès à Brest est très très difficile. 20 décembre 2013 à 09h14

http://www.letelegramme.fr/une/manifestation-des-sages-femmes-le-pont-de-l-iroise-bloque-20-12-2013-2345850.php

http://www.ouest-france.fr/brest-le-blocage-du-pont-de-liroise-va-etre-leve-1805857

Sapin: les sages-femmes » ne sont pas médecins (jdd)

Le ministre du Travail Michel Sapin a déclaré vendredi que les sages-femmes font « des choses extraordinaires » mais pour autant « ne sont pas des médecins ». Invité à dire si les sages-femmes, en grève depuis deux mois, pouvaient obtenir un statut de praticien hospitalier, M. Sapin a répondu sur Radio Classique et LCI: « demandez aux médecins, ils vous répondront non ».

« Quand on est sage-femme, on fait des choses extraordinaires, exceptionnelles, mais est-ce le même métier » que celui de médecin, s’est-il interrogé. Le travail des sages-femmes « mérite une reconnaissance mais ce ne sont pas des médecins », a-t-il dit.
Selon le ministre du Travail, qui a souligné que « le dossier était entre les mains de Marisol Touraine », la ministre de la Santé, « les médecins eux-mêmes trouveraient étrange qu’on considère que c’est exactement la même formation et les mêmes qualifications ».

Les sages-femmes réclament une revalorisation de leur place dans le système de santé. En grève depuis la mi-octobre, elles demandent notamment que les professionnelles exerçant à l’hôpital puissent sortir de la fonction publique et obtenir le statut de praticien hospitalier, comme les médecins ou dentistes à l’hôpital. Mme Touraine devait arbitrer vendredi sur leurs revendications.

Politique  |  20/12/2013 – 10:18

http://www.lejdd.fr/Politique/Depeches/Sapin-les-sages-femmes-ne-sont-pas-medecins-644820

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