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10 février 2014 ~ 0 Commentaire

Les vœux pieux de michel barnier et de la commission européenne à propos des banques (lcr.be)

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Fin janvier 2014, Michel Barnier, commissaire européen en charge des banques, a rendu public une proposition de réforme qui concerne en pratique les 30 établissements bancaires européens les plus importants |1|.

Les banquiers ont poussé des cris d’orfraie car la Commission propose de forcer certaines banques à cantonner les opérations de trading les plus risquées dans une filiale ad-hoc |2|.

The Economist qui rejette cette proposition est très clair et franchement cynique : « Heureusement, Monsieur Barnier n’a pas le mot de la fin. Sa proposition doit maintenant être approuvée à la fois par les gouvernements européens et par le parlement européen. Grâce aux aléas du processus qui mènera à légiférer sur le sujet, il est toujours temps d’améliorer ou d’enterrer cette proposition. » |3|.

En effet, vu la tenue des élections européennes en mai 2014, la proposition de la com- mission sortante ne pourra être adoptée au plus tôt que fin 2015. Les banques ont donc du temps devant elles pour infléchir la position des autorités européennes sauf si un nouveau krach survient et force Bruxelles et Francfort |4| à imposer des règles véritablement contraignantes.

De toute façon, Michel Barnier et la Commission européenne ne proposent pas une séparation des banques, à peine proposent-ils la création d’une filiale ad-hoc. En plus, la décision d’obliger certaines banques à créer cette filiale ad-hoc sera l’affaire des autorités de régulation, c.-à-d. dans la zone euro de la compétence de la Banque centrale européenne qui est très peu encline à imposer des contraintes sérieuses aux banques.

La succession de reculades, de concessions et de demi-mesures montre qu’on ne peut pas se fier aux gouvernants et aux autorités en place pour mettre véritablement de l’ordre dans le monde opaque de la finance. À cause des choix qu’elles ont faits, les banques ont contribué à provoquer la pire crise économique et sociale depuis les années 1930. La décision des banques centrales de leur accorder un accès illimité au crédit sans leur imposer un changement des règles du jeu aggrave le problème.

Il faut revenir aux fondamentaux. Les banques doivent être considérées comme des services publics, du fait, précisément, de leur importance et de l’effet dévastateur que leur mauvaise gestion peut avoir sur l’économie. Le métier de la banque est trop sérieux pour être confié à des banquiers privés. Comme elle utilise de l’argent public, bénéficie de garanties de la part de l’État et rend un service de base fondamental à la société, la banque doit devenir un service public.

Les États doivent retrouver leur capacité de contrôle et d’orientation de l’activité éco- nomique et financière. Ils doivent également disposer d’instruments pour réaliser des inves- tissements et financer les dépenses publiques en réduisant au minimum le recours à l’emprunt auprès d’institutions privées.

Pour cela, il faut exproprier sans indemnisation les banques pour les socialiser en les transférant au secteur public sous contrôle citoyen. En prenant un virage radical, il est possible de protéger les dépôts des épargnants, de financer des activités utiles au bien commun, de garantir l’emploi et les conditions de travail du personnel du secteur.

Pour cela, il apparaît indispensable et essentiel de construire un service public de l’épargne, du crédit et de l’investissement. L’option qu’il faut mettre en avant implique l’élimination du secteur bancaire capitaliste, tant dans le crédit et l’épargne (banques de dépôt) que dans le domaine de l’investissement (banques d’affaire ou d’investissement). Dans cette option, il ne resterait que deux types de banques : des banques publiques avec un statut de service public (sous contrôle citoyen) et des banques coopératives de taille modérée. 8 février 2014 par Eric Toussaint

http://www.lcr-lagauche.org/les-voeux-pieux-de-michel-barnier-et-de-la-commission-europeenne-a-propos-des-banques/

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08 février 2014 ~ 0 Commentaire

Cannabis, l’autre débat interdit (les inrocks)

Cannabis, l’autre débat interdit (les inrocks) dans Jeunes weed

Les écolos dénoncent le retard français sur le cannabis.

Leur proposition : autoriser son usage contrôlé pour sortir de l’impasse idéologique de la politique en matière de drogue. Etat des lieux avec la sociologue Anne Coppel.

L’heure n’est pas aux débats de société. Le gouvernement a cédé aux mouvements ultra conservateurs : PMA trappée et examen de la loi famille déplacée à 2015. D’autres débats de société flottent dans les limbes de l’idéologie réactionnaire. Le groupe EELV du sénat, sous la houlette de la sénatrice Esther Benbassa, le rappelle en présentant ce 6 février une proposition de loi “visant à autoriser l’usage contrôlé du cannabis”. “La France est en retard sur ces questions. Il y a deux millions de fumeurs de cannabis en France. Il faut dépénaliser le cannabis et encadrer son usage : créer une filière comme le tabac, réguler la production, la distribution, la vente et améliorer la prévention des mineurs. Cela permettra de mener une véritable politique de santé publique, d’endiguer les filières et d’améliorer la paix sociale en banlieue”, estime Esther Benbassa. Reste qu’à la veille des municipales et dans un contexte pollué par les extrémistes, cette question n’a guère de chance d’être portée par le gouvernement. Etat des lieux avec la sociologue spécialiste Anne Coppel, auteur de Sortir de l’impasse. Expérimenter des alternatives à la prohibition (La Découverte, 2012).

Quel est le bilan de la lutte contre la drogue en France ?

Le bilan est très mauvais, dans la santé comme dans la sécurité. De 1994 à 2001, la France avait réussi à surmonter “la catastrophe sanitaire et sociale” (diagnostic du rapport Henrion sur les conséquences de l’épidémie d’héroïne des années 80) grâce à une politique de santé publique qui avait permis une baisse de 80% des overdoses, une baisse des contaminations du VIH et une amélioration de l’accès aux soins des usagers de drogues.
A partir de 2002, la réponse répressive contre l’usage du cannabis devient la priorité du gouvernement. Rien n’est fait dans la prévention ou le soin des autres drogues illicites ou licites (alcool, tabac). La santé publique se dégrade, ce dont témoigne la nouvelle hausse des overdoses. Alors qu’en 2007 le gouvernement déclare la tolérance-zéro pour usage de cannabis (avec peines-plancher), sa consommation repart à la hausse de 2007 à 2011 chez les plus jeunes.
La réponse policière – qui porte à 90% sur l’usage – a eu des effets encore plus contre- productifs en matière de sécurité. Le trafic de rue a progressé dans certains quartiers comme la Courneuve que Sarkozy avait voulu nettoyer au Kärcher en 2005 et qui en 2011 fait la une pour un règlement de compte mortel. Depuis, des règlements de compte font régulièrement la une des medias. Sur la lutte contre « la » drogue, les positions de Valls sont les mêmes.

Les lois répressives sont-elles vraiment appliquées ? Peut-on se retrouver en prison pour usage de cannabis ?

Oui, contrairement à ce qu’on dit, les magistrats appliquent la législation en vigueur. Mais il s’est révélé rapidement impossible de mettre en prison pour un an tous les usagers interpellés. Des peines alternatives ont donc été prévues, et ces peines sont appliquées. La détention de drogue, assimilée au trafic, est passible de 10 ans de prison quelles que soient les quantités et les drogues. Là aussi, l’application systématique s’est révélée rapidement impossible : avec 140 000 usagers interpellés (en 2012), il faudrait doubler voire tripler le nombre de places de prison, et pour des peines longues puisque la plupart d’entre eux détiennent du produit. Quatre millions de consommateurs échappent à toute sanction, ce qui donne l’illusion que la législation n’est pas appliquée. Mais le dispositif répressif sélectionne sa clientèle. En 2011, nous avons retrouvé près de 8 000 usagers de cannabis en prison, dont 3 000 pour “usage simple”, c’est-à-dire sans détention, et 5000 pour détention. Il s’agit donc d’une petite minorité. On peut penser qu’il s’agit de personnes “bien connues des services de police”, sans doute soupçonnées de trafic. Ils sont néanmoins en prison pour usage, sans doute à quelque 90% de cannabis.

Pourquoi est-il difficile d’aborder cette question avec pragmatisme ?

Les Français ont bien du mal avec le pragmatisme. Pas seulement pour les drogues. La gauche est paralysée par l’accusation de “laxisme”, bien injuste, puisque sa politique n’est pas différente. Il y a un tabou français, un débat très politicien. En Allemagne, les länder ont adopté différentes mesures de tolérance de la détention (jusqu’à 30 grammes à Berlin, par exemple) sans grand débat public. La question du cannabis est particulièrement idéologique, elle renvoie aux relations entre jeunes et adultes, ainsi qu’aux relations aux “jeunes des cités”, des noirs et des arabes essentiellement.
Les campagnes sur la dangerosité du cannabis de ces dix dernières années ont été particulièrement dramatisantes : le cannabis rend dépendant, fou, il tue… Il y a bien des effets néfastes de l’abus de cannabis ou de sa consommation trop précoce, mais sans commune mesure avec l’alcool ou le tabac – un tabou plus meurtrier encore ! Le cannabis n’est pas un problème de santé publique, c’est un problème de politique politicienne – qui sert, comme aux Etats-Unis, à mobiliser la peur et le conservatisme.

Dans l’argumentaire d’EELV, on ne retrouve plus rien des arguments libertaires pro drogues douces des Verts. Ses arguments gravitent aujourd’hui autour des questions de santé publique et de la lutte contre les trafics. Une manière de ramener le débat sur une ligne pragmatique?

La ligne pragmatique est liée à un tournant international. En 2011, la commission mondiale sur la politique des drogues stipule qu’il n’y aura pas de changement de politique des drogues sur la revendication du droit de se droguer – même si les violations graves des Droits de l’homme sont un argument de poids contre le régime prohibitionniste. Pour ou contre la prohibition, les positions de principe sont irréconciliables. Il est possible par contre de s’entendre sur la base de faits pour orienter la politique actuelle vers amélioration de la santé publique comme de la sécurité.

Faut-il légaliser le cannabis pour lutter contre le trafic ? Que préconisez-vous ?

Lutter contre les conséquences du trafic, la violence et la corruption, le développement d’organisations criminelles, est un argument majeur pour changer de politique des drogues. Cela dit, il ne faut pas se faire d’illusion : les organisations criminelles n’ont jamais été aussi puissantes et leur développement n’est pas seulement lié à la prohibition des drogues – même si c’est environ la moitié de leur revenu. En la matière, il ne faut pas espérer “éradiquer le trafic”, mais limiter le pouvoir, les ressources et les nuisances de ces organisations criminelles internationales. Au-delà de la politique des drogues, il faut aussi une politique d’insertion des jeunes des cités.
Il n’y a pas de solution-miracle, mais un ensemble d’expérimentations à développer. Je ne crois pas que le gouvernement actuel va légaliser le cannabis, et je crois qu’il faut impérativement sortir de l’alternative “la légalisation ou rien”. Sinon, le débat continuera d’occuper l’espace publique un jour, deux jours, voire une semaine, puis le sujet sera mis de côté, sans que rien ne change.

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07 février 2014 ~ 0 Commentaire

Éducation prioritaire: démagogie et mauvais coups

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Vincent Peillon a dévoilé sa réforme pour l’éducation prioritaire.

En apparence, il s’agirait surtout d’heures de cours en moins pour les enseignantEs et l’augmentation de l’indemnité ZEP (zones d’éducation prioritaires) pour une minorité d’entre eux. Salué notamment par le SNES et le SNUipp, l’ensemble du plan s’inscrit en réalité dans le contexte de baisse des dépenses dans le cadre de la modernisation de l’action publique (MAP) et prépare la nouvelle offensive du gouvernement contre le statut des enseignantEs.

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Les moyens continuent de baisser… Sur 1 000 ZEP, moins d’un tiers serait vraiment con- cernées. Les autres établissements seraient donc privés des moyens correspondants (et 10 % des ZEP sortiraient de la nouvelle éducation prioritaire). L’annonce des dotations horaires pour la prochaine rentrée scolaire le confirme.

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Ainsi, dans le 92, 27 établissements, sur les 31 classés ZEP, sont touchés par des baisses de moyens. Le mouvement de grève initié le 20 janvier par un collège de Villeneuve-la-Garenne qui perd 56 heures a fait boule de neige : 200 enseignants étaient présents, 20 établissements représentés, à l’AG du mardi 28 janvier. Ils se sont ensuite retrouvés à 600 devant le ministère. Certains établissements se sont mis en grève reconductible et ont ponctué la semaine avec des actions de blocage avec les parents et de diffusion sur les marchés. La journée de grève, appelée par l’AG et l’intersyndicale le mardi 4 février, avec AG départementale, porte la revendication de créer 2 000 heures minimum nécessaires pour le département.

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Terrain d’expérimentation sur le statut Ce plan pour les ZEP permet au gouvernement de revenir à la charge avec le projet Peillon sur le statut, rejeté par les enseignants en décembre.
Il conduirait à la soumission des personnels au cadre local : chaque réseau voulant des moyens supplémentaires devrait construire un « projet de réseau sur la base du référentiel des meilleures pratiques ». Ces projets finalisés sous la coupe des chefs d’établissement vont «organiser la vie de l’école et de l’établissement». « Des affectations ciblées en fonction des besoins locaux et du projet éducatif » seraient rendues possibles.

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Dans ce cadre, il ne s’agit pas de baisser le temps de travail des enseignants en ZEP mais plutôt d’intégrer à leur service de multiples « missions » définies localement. Sous couvert de « suivi des élèves », figurent notamment la coopération avec les partenaires locaux dans le cadre du projet éducatif territorial et la mise en œuvre du « parcours individuel d’information, d’orientation et de découverte du monde économique et professionnel ».

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À cette fin, «le travail en équipe doit être coordonné et répondre à des objectifs précis». Le plan prévoit une hiérarchie intermédiaire avec des coordonnateurs, les temps de travail en équipe seraient « institués dans les emplois du temps » et le conseil école-collège (qui vise à l’implantation de l’école du socle) serait effectif.

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Construire un puissant mouvement Peillon utilise les ZEP pour accentuer l’individualisation des conditions de travail, la casse des garanties collectives et l’augmentation de la charge de travail des enseignants, tout en excluant les élèves en difficulté, envoyé vers la précarité professionnelle…

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Un tel plan a vocation à être généralisé partout. C’est tout l’inverse qu’il faudrait : de réels moyens pour créer massivement des postes, baisser le nombre d’élèves par classe, diminuer la charge de travail des personnels, particulièrement en ZEP.

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Cela suppose un puissant mouvement de grève, ayant comme premier objectif le retrait définitif du projet Peillon sur le statut et le rétablissement de tous les postes supprimés. Le gou- vernement est à la manœuvre, s’appuyant sur les « concertations » après avoir été mis en difficulté par la mobilisation de décembre en défense du statut. Plus que jamais, une telle perspective est indissociable du combat à mener pour que les organisations syndicales, notamment la FSU, rompent avec le gouvernement.

Hebdo L’Anticapitaliste – 228 (06/02/2014)
La commission d’animation Éducation nationale

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07 février 2014 ~ 0 Commentaire

Hôpital de brest, les salariés cgt et sud manifestent (of)

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A l’occasion de la visite du directeur de l’Agence régionale de santé, ils ont fait part de leur mécontentement.

La visite du directeur de l’Agence régionale de santé à l’hôpital de Brest est perturbée par une centaine de manifestants CGT et Sud. Ils manifestent leur mécontentement face aux mesures de restrictions budgétaires mises en place pour réduire le déficit de l’établissement. Brest – 06 Février

http://www.ouest-france.fr/hopital-de-brest-les-salaries-cgt-et-sud-manifestent-1910796

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06 février 2014 ~ 0 Commentaire

Éboueurs de rennes: en grève pour les salaires (lo)

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Une centaine de travailleurs de la Sita Ouest (Rennes métropole, Vitré, Nantes etc.) sont en grève, depuis vendredi 31 janvier pour Rennes métropole et lundi 3 février pour Nantes. Sita Ouest (750 salariés) appartient à la holding Sita France (18 000 salariés) et est une filiale du groupe Suez environnement (Lyonnaise des Eaux, etc.).

Le signal du mécontentement a été la paie de janvier 2014. Les salaires, relevant de la convention collective du déchet, devaient être relevés de 1,60 % au 1er janvier 2014. Mais la plupart des chauffeurs et ripeurs n’ont eu que 0,82 %, soit 13,78 euros pour le salaire le plus fréquent, sous prétexte que leur salaire était légèrement au-dessus de la convention collective ! De plus, lors d’une réunion de remise des médailles du travail, un grand chef s’est vanté que le contrat de délégation du service public du nettoiement de Rennes était avantageux.

En 2012, selon les derniers chiffres connus, les grands cadres ont été augmentés en moyenne de 6%. Les grévistes ont le sentiment d’être pressurés : on leur en demande de plus en plus (renseignement informatique sur les poubelles trop lourdes, économies sur les freinages, le carburant…) mais la paie est à la traîne. Il y a des disparités entre les paies, y compris pour plusieurs collègues faisant le même travail, pouvant aller jusqu’à 200 ou 300 euros. La direction le reconnaît, mais veut étaler les régularisations sur plusieurs années.

Tout cela provoque la colère, et c’est la grève. Ses modalités sont discutées en assemblées générales, par site. Le lien entre les grévistes est assuré par les délégués CGT et CFDT, mais des visites de site à site ont eu lieu. Ainsi, lundi 3 février, les grévistes de Cesson Sévigné sont allés rejoindre le matin ceux du dépôt de Chartres et ensuite, ensemble, ils sont allés à Vitré. La grève permet de mieux se connaître. Pour certains, c’est une première.

Certains s’attendent à un conflit sur la durée. La grève se voit, comme l’écrivait ce mardi 4 février Ouest France : « Grève des éboueurs : Rennes croule sous les déchets ». La direction n’a pas réagi et Rennes métropole non plus. Seule la détermination des grévistes comptera. Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2375&id=30

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05 février 2014 ~ 0 Commentaire

Directeur régional de la santé à brest, sud et cgt manifestent jeudi (of)

CGT et Sud dénoncent les mesures pour réduire le déficit de l’hôpital de Brest. Ils espèrent rencontrer le directeur de l’ARS jeudi.

Jeudi, à Brest, Alain Gautron, directeur de l’Agence régionale de santé, visitera le chantier des urgences adultes à la Cavale-Blanche et il inaugurera le nouveau bâtiment ORL-Ophtalmo à l’hôpital Morvan. Sur son chemin, il rencontrera sans doute des salariés remontés.  La CGT et Sud, syndicats minoritaires au sein de l’hôpital, protestent contre les mesures mises en place par le directeur général de l’établissement, Philippe El Saïr, pour rétablir l’équilibre financier de l’établissement. « Le déficit devrait atteindre les 7 millions d’euros ! », indique Thomas Bourhis.

« Un plan social déguisé », selon les deux syndicats. Selon leurs calculs, « 16 postes vont être supprimés ». Notamment, une équipe unique de brancardage va être créée pour l’hôpital de la Cavale-Blanche, mais à moyens constants. Des agents se retrouveront affectés à cette nouvelle mission sans qu’ils soient remplacés dans leurs services d’origine.

Les syndicats appellent à un Rassemblement à 13 h 30, dans le hall d’entrée de la Cavale-Blanche, et à 15 heures, dans le hall du bâtiment 3 à Morvan. Brest – 03 Février

http://www.ouest-france.fr/directeur-regional-de-la-sante-brest-fo-et-cgt-manifestent-jeudi-1903930

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04 février 2014 ~ 0 Commentaire

Ligne sncf quimper-brest, sud tire la sonnette d’alarme (of)

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Sud Rail Bretagne s’inquiète des atermoiements de la SNCF quant à la modernisation de la ligne Quimper-Landerneau.

Alors que la ville de Châteaulin fête cette année les 150 ans de l’arrivée du train, la fête pourrait être gâchée par des perspectives peu réjouissantes selon un syndicat de cheminots. Dans un communiqué intitulé Ligne Brest et Quimper : fermeture programmée ou re-dynamisation des dessertes ?, le syndicat Sud Rail tire le signal d’alarme sur l’avenir de la ligne à court terme.

Ce qui fait surtout tiquer le syndicat, c’est la modernisation de la ligne Quimper-Landerneau. « Il y a deux sons de cloches au sein de la SNCF : on évoque un calendrier repoussé mais dans le même temps, aucune date des travaux n’a été annoncée », explique un syndicaliste à Rennes. Le doute n’a que trop durer pour certains, qui en appellent à la direction régionale de la SNCF pour dissiper les interrogations à ce sujet. Châteaulin – 03 Février

http://www.ouest-france.fr/ligne-sncf-quimper-brest-un-syndicat-tire-la-sonnette-dalarme-1904026

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04 février 2014 ~ 0 Commentaire

Le personnel du crous manifeste à rennes (of)

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Conséquence de ce mouvement, presque tous les restaurants universitaires sont fermés aujourd’hui. Les syndicats étudiants appuient la grève.

À l’appel de la CGT, une cinquantaine d’agents s’est rassemblée ce matin devant le siège du Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous), place Hoche, à Rennes.

Les restos U fermés

Ce mot d’ordre national est relayé partout en Bretagne. Les personnels dénoncent « le désen-gagement de l’État sur le fonctionnement » et réclament notamment « la fonctionnarisation des emplois » car ils travaillent sous le statut de contractuels de droit public. Du fait de la grève, la quasi-totalité des restaurants universitaires sont fermés ce mardi, à l’exception du site de la Harpe, à Villejean. Le mouvement a reçu le soutien du syndicat étudiant Solidaires, présent à la manifestation ce matin. Rennes – 11h26

http://www.ouest-france.fr/vie-etudiante-le-personnel-du-crous-manifeste-rennes-1904785

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01 février 2014 ~ 0 Commentaire

Espagne: un train pour la liberté (jdd)

Espagne : un "train pour la liberté" et contre la loi anti-IVG

 Des milliers de manifestants, criant « avortement libre », se sont rassemblés samedi à Madrid pour accueillir un « train pour la liberté » parti du nord de l’Espagne, dénonçant le projet de loi gouvernemental qui supprime le droit à l’IVG.

Les manifestants, portant des pancartes avec les mots « ce sont mes droits, c’est ma vie », s’étaient rassemblés autour de la gare d’Atocha pour attendre le train parti la veille de Gijon, dans les Asturies, avec à bord une centaine de militantes vêtues d’un gilet violet, la couleur symbole des manifestions féministes en Espagne. « Il y a 35 ans, j’ai pris l’avion pour Londres. Nous étions comme des terroristes », se souvient Marisa Vallero, une femme de 55 ans. « C’est une honte, une revendication historique pour le droit des femmes ».

Vendredi, le train avait fait escale à Valladolid, au nord de Madrid, où se tient ce weekend la convention nationale du Parti populaire, le parti de Mariano Rajoy. Il avait été accueilli par 1.000 à 2.000 manifestants.

Quelle loi ? Le projet de loi contesté supprime le droit à l’IVG en Espagne et n’autorise l’avortement qu’en cas de danger prouvé pour la vie ou la santé physique ou psychologique de la femme, ou après un viol ayant fait l’objet d’une plainte préalable. La malformation du foetus n’est plus reconnue comme une raison valable. ( Et en même temps diminution des crédits de santé, note du blog). Adopté fin décembre par le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy, ce texte supprime celui de 2010, voté sous l’ancien gouvernement socialiste, qui autorisait l’avortement jusqu’à 14 semaines de grossesse pour toutes les femmes sans justification et jusqu’à 22 semaines en cas de malformation du fœtus ou de grave danger physique ou psychique pour la mère.

Un texte salué jeudi comme une « avancée positive » par la Conférence épiscopale des évêques espagnols qui ont salué « les initiatives en faveur de la vie humaine, d’où qu’elles viennent ».

Un défilé jusqu’au Congrès. Le groupe rejoindra des milliers d’autres personnes, venues d’Espagne et d’autres pays comme la France, qui ont prévu de manifester jusqu’aux abords du Parlement. Une délégation ira jusqu’au Congrès des députés pour remettre un manifeste intitulé « Droit à décider : je décide », a expliqué Puy Zaton, du collectif « Décider nous rend libres », qui regroupe plus de 300 associations. « La maternité se protège par l’information, l’éducation, la santé pour tous, l’accès à des salaires justes et des emplois dignes et à des postes de responsabilité », écrit le collectif dans ce manifeste.

Des manifestations partout en Europe. Ailleurs en Europe, des manifestations sont également prévues, notamment à Paris et d’autres villes de France, Londres, mais aussi Edimbourg, Lisbonne ainsi qu’en Amérique latine, en Argentine et en Equateur, selon les organisateurs.Plusieurs centaines de personnes – 2.000 selon les organisateurs – ont déjà manifesté mercredi soir à Bruxelles contre le projet de loi espagnol.

A Paris, les participants défileront jusqu’à l’ambassade d’Espagne. Des manifestations sont également organisées dans plus de 30 villes dont Bordeaux, Marseille, Nantes, Strasbourg et Toulouse, selon l’association Osez le féminisme. De nombreuses associations, syndicats ou partis politiques écologistes et de gauche soutiennent le mouvement. « Renouant avec des pratiques qui dénient la liberté de choix aux femmes, au mépris des droits humains fondamentaux, il (le texte de loi) annonce clairement son projet de société: maintenir les femmes dans un statut social étroit et de soumission », affirment des associations participant à la manifestation à Madrid. Selon elles, « cette attaque du gouvernement espagnol s’inscrit dans l’offensive européenne des opposants aux droits des femmes ».

http://www.lejdd.fr/International/Depeches/Espagne-un-train-pour-la-liberte-et-contre-l-avortement-651106

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01 février 2014 ~ 0 Commentaire

Ligne brest et quimper: fermeture programmée ?

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Depuis le nouveau service, de forts impacts ont eu lieu sur les correspondances de la ligne à voie unique Quimper-Landerneau. De plus, aux dernières nouvelles, il semble que la modernisation de la ligne n’aura pas lieu. Au vu de cette situation, SUD Rail Bretagne tire le signal d’alarme sur l’avenir de cette ligne à court terme. Alors que la ville de Châteaulin fête cette année les 150 ans du train, la fête pourrait bien tourner à l’enterrement de 1ère classe.

Une offre de transport fortement dégradée :

Depuis le service 2013, les habitants du nord Finistère ont vu leur offre de transport diminuer pour se rendre à Nantes ou Bordeaux. En effet, les correspondances permettant d’arriver à 10h00 à Nantes et 13h00 à Bordeaux ont été supprimées, obligeant les usagers à se reporter sur les trains suivants, avec un changement supplémentaire à Nantes pour les voyageurs se rendant à Bordeaux.

Si certains élus mettent en avant le désenclavement de la Bretagne avec le projet de BGV – Bretagne à Grande Vitesse – , il y a pour nous recul du service public ferroviaire en Bretagne et dégradation constante des lignes en antenne sur la région.

Au nouveau service 2014, suite au manque d’entretien de la voie, un ralentissement permanent a été mis en place sur la voie unique, ce qui constitue un nouveau coup dur pour la ligne. S’ajoutant à d’autres ralentissements pour travaux entre Malansac et Rennes, ces modifications ont pour conséquences de nombreuses suppressions de correspondances en gare de Quimper, ainsi que des modifications parfois substantielles du prix du trajet, les tarifs TER ne s’appliquant plus du fait de l’emprunt d’un TGV en correspondance, ou du fait du passage en période blanche d’un trajet initialement positionné en période bleue pour les titulaires de cartes commerciales.

A l’élaboration du nouveau service, les agents on fait remonter aux services concernés la plupart des anomalies et dysfonctionnements générés par ces changements… malheureusement sans résultats !

Ce scénario ressemble fortement à une volonté de fermeture programmée de la ligne, intervenant par étapes. Le mauvais entretien donne lieu à des limitations de vitesse et des allongements de temps de parcours se rapprochant des temps de parcours routiers. Les ruptures de correspondances générant quant à elles une désaffection des voyageurs et d’importantes pertes de recettes…

Nous demandons :

En termes de correspondances :

Le rétablissement des correspondances, notamment celle du 854804 avec l’intercité 3830, afin que celui-ci redevienne un train d’équilibre et non de déséquilibre du territoire.

En termes d’arrêts :

Tous les trains ne s’arrêtant pas à Pont de Buis, étudier de nouveaux arrêts dans le but d’augmenter la fréquentation des trains.
Arrêt systématique des circulations Brest /Nantes en gare de Châteaulin et Landerneau.
Etude de réouverture de la Halte du Bot conformément à la demande du maire d’Irvillac, afin d’offrir un accès au réseau ferré à la population de cette commune .

En termes d’horaires :

Retarder le départ du 854820, actuellement 12h40 à Pont de Buis et 12h47 à Châteaulin. Beaucoup d’usagers le trouvent trop tôt, intervenant sur la coupure du midi, difficile aussi pour les jeunes le mercredi d’arriver à l’heure pour l’emprunter. Le train suivant à destination de Quimper n’est qu’à 18h00. De plus le temps d’attente sur Quimper avec le TGV n°8752 est de plus d’une heure, générant un important report de voyageurs vers la route.

Concernant les infrastructures de la ligne :

Il est important d’envisager un scénario moins coûteux mais rapidement réalisable, dynamisant le centre de la ligne et créateur d’emplois, en lieu et place d’un projet estimé à 90 millions d’euros et privilégiant la baisse du temps de parcours moyen entre Brest et Quimper, au détriment de la desserte des localités oubliées du Centre Finistère (rappelons néanmoins qu’en termes de coût, le projet BGV – Bretagne à Grande Vitesse – est 34 fois plus cher !). Le train est un outil d’aménagement du territoire, il doit servir à tous et notamment à la desserte des zones rurales.
Maintien d’une présence humaine en gare de Châteaulin, dernière gare « habitée » de la ligne, ouverte en 2*8 du lundi au Dimanche, avec un guichet ouvert du premier au dernier train !
Un RVB – Renouvellement des Voies et du Ballast – et une rectification des courbes, sans télécommande de la ligne, meilleure solution en termes de coût financier et d’emploi. Si l’augmentation de capacité est toujours envisagée, nous demandons une étude de réouverture d’une gare entre Châteaulin et Landerneau, afin de ré-humaniser la ligne.

Tout cela afin de permettre d’augmenter la fréquentation de nos trains et de désenclaver le centre Bretagne en utilisant au mieux le potentiel de cette ligne pour les besoins de tous.

Il est tout à fait possible de dynamiser la ligne pour offrir à la population du centre Finistère un accès au réseau ferré national en toute équité, ainsi qu’une connexion ferroviaire fiable et pertinente entre le Nord et le sud de la Bretagne. Et ce à moindre coût !

Enfin, la dégradation actuelle du service étant due pour une grande part à l’éclatement de la SNCF, et afin de garantir à tous l’accès à un service public de qualité, avec un maillage cohérent des dessertes sur l’ensemble du territoire, nous militons pour la réunification de tous les acteurs du transport ferroviaire au sein d’un unique EPIC* SNCF.

* EPIC = Établissement Public à caractère Industriel et Commercial

vendredi 31 janvier 2014 par SUD-Rail Bretagne

 

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