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13 juin 2018 ~ 0 Commentaire

aides sociales (les inroks + lo)

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Pour Macron, les aides sociales coûtent un “pognon de dingue” sans résoudre la pauvreté

Dans une vidéo tweetée par sa directrice de la communication Sibeth Ndiaye, Emmanuel Macron déplore, à propos des aides sociales : “On met trop de pognon, on déresponsabilise et on est dans le curatif”…

Visiblement, Emmanuel Macron n’a pas l’intention d’opérer un tournant à gauche dans sa politique, comme le lui conseillent certains membres de son entourage.

Bien au contraire. Dans une vidéo tweetée par sa directrice de la communication Sibeth Ndiaye ce 12 juin, où le président de la République répète le discours sur la politique sociale qu’il pro-noncera aujourd’hui à la Mutualité française de Montpellier, il affirme : “On met un pognon de dingue dans les minima sociaux et les gens ne s’en sortent pas”. Les conclusions qu’il tire de son constat permettent de tirer définitivement un trait sur une réorientation à gauche : “Je vais faire un constat qui est de dire : on met trop de pognon, on déresponsabilise et on est dans le curatif. Toute notre politique sociale, c’est qu’on doit mieux prévenir , ça nous coûtera moins, ensemble  et mieux responsabiliser tous les acteurs”.

“Et sur la santé c’est pareil”

Voici donc la teneur de ce discours “stratégique”. On retrouve la philosophie qui guidait déjà Emmanuel Macron dans sa réforme de l’assurance-chômage, où il voulait un contrôle accru et des sanctions renforcées à l’encontre des allocataires qui ne cherchent pas assez, ou qui refu-sent “deux offres d’emploi jugées raisonnables”. “C’est normal, il n’y a rien de choquant, c’est ce que font tous les pays qui nous entourent, et je crois qu’il y a un fort consensus autour de ça. [...] S’il n’y a pas de rigueur, on ne peut pas faire avancer le pays”, avait-il alors commenté.

Dans la suite de son discours répété devant ses collaborateurs, Emmanuel Macron va plus loin, expliquant que sa logique s’étendait au domaine de la santé :

“Et sur la santé c’est pareil”, il faudrait “avoir un jeu plus coopératif public-privé”. Et de conclure: “Tout le système de soins que je veux repenser, c’est aller vers plus de prévention pour respon-sabiliser, y compris les acteurs de soins, poursuit-il. C’est une politique de responsabilité car tout le monde va au pot, je demanderai des efforts aux mecs qui font des lunettes, aux types qui font des verres… Là c’est cohérent. Sinon vous n’aviez pas de fil directeur… C’était de la lasagne faite avec de la paella !” Ces propos ont suscité un vent de révolte dans l’opposition. (On en tremble chez Macron Note du blog)

1% du PIB

Pour Luc Peillon, journaliste à Libération, les 8 minimas sociaux, en France, représentent, pour les 11% de la population qui en bénéficient, 25 milliards d’euros par an, soit à peine plus d’1% du PIB.

13/06/2018
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13 juin 2018 ~ 0 Commentaire

pontivy sncf (le télégramme)

pont

Défense des services publics. 200 personnes devant la gare SNCF

Les observateurs éclairés appellent ça la convergence des luttes. Ce mardi, 200 personnes se sont rassemblées pour défendre le statut des cheminots. Avec en filigrane, l’arrêt de la casse des services publics en Bretagne.

Fumigènes blancs, violets, jaunes… Sono à fond. Coups de canon d’alerte… Barbecue avec les incontournables odeurs de merguez et de chipolata… Ce mardi, il y avait de l’ambiance sur le parking de la gare SNCF. À l’appel de la CGT cheminots, un rassemblement régional était en effet organisé avec deux mots d’ordre : la défense du statut des cheminots et l’arrêt de la casse des services publics en Bretagne. Sur place, également, des représentants de la CFDT et de Sud Rail. Sur le conflit qui oppose les cheminots au gouvernement…

13 juin 2018 Yann Le Scornet

 https://www.letelegramme.fr/

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12 juin 2018 ~ 0 Commentaire

transphobie (cnrs)

transphobie

Comment lutter contre la transphobie à l’école?

L’expérience transidentitaire, le sentiment de ne pas être du genre assigné à la naissance, peut apparaître à tous les âges, même à l’école. Le monde scolaire n’est pas encore prêt. C’est ce que nous explique le sociologue Arnaud Alessandrin, qui livre les premiers résultats d’une étude en cours sur la santé des mineurs LGBTI scolarisés.

Isolement, craintes ressenties au moment d’accéder aux espaces genrés dans l’enceinte de l’école (toilettes, vestiaires), absentéisme…

Les conséquences de la transphobie à l’école sont nombreuses et marquent profondément la vie des individus concernés. Bien que nous ayons spontanément tendance à associer les transidentités à l’âge adulte, les enquêtes étrangères comme celles d’Annie Pullen Sansfaçon 1 ont su mettre en avant l’existence et les spécificités des enfants « gender variants » ou « gender creativ », c’est-à-dire qui s’éloignent légèrement ou bien complètement, durablement ou bien momentanément, des normes de genre en vigueur. L’expérience transidentitaire, le sentiment de ne pas être du genre assigné à la naissance, peut donc apparaître à tous les âges2.

Depuis 2014, ces questions sont progressivement abordées en France.

Les témoignages, notamment sur Internet, se font de plus en plus nombreux. Toutefois, même si l’on compte quelques travaux associatifs, la recherche sur l’expérience des mineurs trans ou gender variant reste peu développée en France et se concentre surtout autour d’enquêtes et de recueil de données qualitatives3. Il faut attendre 2017, lorsqu’une équipe de recherche4 – à laquelle je participe – s’est penchée plus spécifiquement sur la santé scolaire des personnes LGBTI (lesbiennes, gays, bisexuel.le.s, trans et intersexes), pour voir se dessiner des tendan-ces statistiques sur la question des mineurs trans.

Le collège, particulièrement anxiogène

Les chiffres de cette enquête sont sans appel. Sur 1 059 répondant.e.s au total, nous avons pu créer une strate de 217 jeunes personnes trans scolarisé.e.s. Ces résultats laissent premiè- rement apparaître des éléments relatifs à la solitude de ces jeunes : si  seulement» 46 % des gays et des lesbiennes rapportent ne pas être parvenu.e.s à parler de leur homosexualité durant leur scolarité, ce pourcentage monte à 76 % pour les jeunes s’étant autodéfinis comme trans ou non binaires.

Deuxièmement, les témoignages des jeunes donnent à voir un haut niveau d’appréhension face à l’école (qu’il s’agisse des pairs ou de l’institution) 

L’expérience scolaire est perçue comme « mauvaise » ou « très mauvaise » pour 72 % des jeunes trans. Et si l’on considère aussi les jeunes intersexes, cette mauvaise expérience sco- laire est présente chez 78 % d’entre eux. Enfin, le collège est pointé comme la temporalité la plus anxiogène pour ces jeunes. Le verbatim de l’enquête permet de distinguer différents fac- teurs explicatifs.

L’importance que revêtent les catégories genrées entre pairs au collège

Les transformations corporelles qui imposent des modifications physiques non désirées (règles, poils, mue…), une absence relative de « mots pour se dire » (ce qui semble moins vrai à la fin du collège et au lycée grâce l’accès à l’Internet et aux associations) ainsi qu’une non-prise en compte, ou une mauvaise prise en charge, des problématiques de ces élèves par l’institution. Notons pour finir le rôle non négligeable des programmes scolaires qui, en abor- dant les questions trans et intersexes, véhiculent aussi les représentations pathologisantes et prioritairement médicales de ces identités.

Accompagner et sensibiliser

Si la France est très en retard en ce domaine, d’autres pays comme le Canada proposent des guides et des solutions pratiques pour accueillir et accompagner les demandes de ces jeunes, sans les nier ni les psychiatriser5. Faciliter le changement de prénom sur les dossiers adminis-tratifs, accompagner les demandes médicales sans psychiatriser d’emblée les parcours, former les encadrant.e.s et sensibiliser les autres élèves : autant de petites mesures qui augmentent grandement la participation scolaire des jeunes trans.

Si ces bonnes pratiques sont en direction des établissements, d’autres institutions peuvent être interpellées.

La famille tout d’abord, qui joue un rôle prépondérant dans le bien-être des enfants trans. C’est ce que note par exemple Diane Ehrensaft dans une typologie6 qui différencie des famil- les qu’elle nomme « transphobic », « transformers » ou « transporting ». Dans le premier cas, la chercheuse souligne des figures familiales qui rejettent violemment l’idée d’une transition et d’une non-conformité de genre d’un.e enfant. Le second cas de figure regroupe des familles ou des membres « aidants » qui accompagnent pleinement la transformation de l’enfant. Le troisième groupe développe des stratégies de bricolage entre « aide » et « déni », notamment en déplaçant les prises de décision et les accompagnements à des aidants extérieurs.

Une autre thérapeutique, dite « acceptante »7, suggère que les identités de genre trans ne sont pas des pathologies (dans le cas des enfants comme dans celui des adultes, d’ailleurs).

Dans cette perspective, des propositions de suivis hormonaux sont notamment conseillées et de nettes améliorations sur le plan du bien-être psychologique ou de la participation scolaire se font alors sentir. C’est pourquoi il convient de convoquer pareillement les institutions de santé qui, aujourd’hui en France, sont encore très réticentes à accompagner les mineurs vers la prise de bloquants hormonaux afin de ne pas les confronter aux effets secondaires de la sexuation et de les protéger des discriminations.

Cette opposition des mondes scolaires et médicaux à une meilleure prise en compte des demandes transidentitaires montre à nouveau les difficultés qu’il y a à dessaisir la question trans des cadres de la maladie mentale.

07.06.2018 Arnaud Alessandrin
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Les points de vue, les opinions et les analyses publiés dans cette rubrique n’engagent que leur auteur. Ils ne sauraient constituer une quelconque position du CNRS.

transph

À lire : Sociologie des transidentités, Arnaud Alessandrin, Le Cavalier bleu, mars 2018, 144 p., 20 € « La transphobie en France : insuffisance du droit et expériences de discrimination », A. Alessandrin, Cahiers du Genre, 2016 , vol. 60 (1): 193-212.

Lire aussi:

Combien y a-t-il de sexes ?

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12 juin 2018 ~ 0 Commentaire

roscoff kerléna (ouest france)

licenciement 2

Dix-sept licenciements à la clinique de Kerléna

Les salariées d’Elior attendent un comité d’entreprise qui se déroulera jeudi pour en savoir plus sur leur avenir. Elles sont plus que jamais prêtes à se mobiliser.

La fusion des cliniques de Kerléna à Roscoff et de l’Elorn à Landerneau va entraîner la sup-pression de 17 postes d’agents de service hospitalier. Elles ont en moyenne 20 ans d’ancien- neté. Jeudi 7 juin, les 17 agents de service hospitalier qui travaillent à la clinique de Kerléna, à Roscoff (Finistère), ont été convoqués par leur employeur, le prestataire de services Elior.

« On nous a informées que nos postes ne seraient pas maintenus avec la fusion, rapporte une employée d’Elior à Kerléna depuis 27 ans. Tout s’est fait par oral. On nous a parlé de licencie-ment économique pour rupture de contrat mais le personnel attend un reclassement ou un plan social. »

Vingt ans d’ancienneté

Les cliniques de Kerléna à Roscoff et de l’Elorn à Landerneau vont fusionner pour créer le nouvel institut Cap Horn. Celui-ci ouvrira ses portes en mai 2019, dans la zone de Kergonidec, au nord de Landerneau. Pour les salariées, toutes en CDI avec en moyenne 20 ans d’ancien-neté, c’est une surprise. « Oralement, ils nous avaient dit que le bio-nettoyage serait repris, se rappelle l’employée. Finalement, Elior nous a expliqué que le service existerait toujours mais que les postes ne seraient pas maintenus. Je pense que le futur institut emploiera des gens en interne. »

 » Pas de suppression de postes « 

« Nous sommes dépendants de Le Noble Age (groupe qui rassemble 70 établissements de santé N.D.L.R.) et nous communiquons simplement leurs décisions à nos salariés, se défend Grégoire Chicoine, directeur général à Elior Services. Il n’y aura pas de suppression de postes, il est trop tôt pour tirer de telles conclusions. » La direction de Kerléna n’était pas en mesure de répondre à nos sollicitations lundi 11 juin.

« Cette nouvelle m’attriste, confie une jeune femme, employée depuis cinq ans à Elior. Je suis jeune, je pourrai toujours rebondir. Mais je pense à mes collègues. Notre employeur nous a conseillé de réagir vite, car un an c’est court. Il nous a également dit qu’on pourrait postuler à Landerneau dans le nouvel institut mais au même titre que n’importe quel candidat et en per- dant notre ancienneté. En tout cas, il n’y a plus de postes pour nous à Elior. »

L’employée de longue date est écœurée : « C’est honteux. Après tant d’années… Ça fait mal au cœur. » La direction de Kerléna a tenu à rappeler qu’elle tenait son engagement de trans-férer tous les CDI en poste dans les deux structures dans le nouvel institut. Concernant les employées d’Elior, sous traitant, la direction précise :  » Les prestations de bionettoyage actuel-lement sous-traitées à Elior Services seront entièrement internalisées sur le site de Lander-neau. L’accord signé entre la société Kerléna et la société Elior Services spécifiait explicitement que le contrat de sous-traitance du bionettoyage prendrait fin au moment du transfert. »

Elle poursuit :  » La campagne de recrutement des futurs agents des services hospitaliers en charge du bionettoyage débutera en janvier 2019. Les postes à pourvoir seront notamment ouverts aux personnels des sociétés sous-traitantes. »

Raphaëlle BESANÇON 12/06/2018

https://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

Roscoff. La direction s’exprime concernant les licenciements à Kerléna (OF)

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12 juin 2018 ~ 0 Commentaire

cio (côté quimper + of)

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Quimper. Le centre d’information et d’orientation menacé de fermeture

Les salariés du Centre d’information et d’orientation de Quimper sont inquiets. Les points d’accueil des CIO devraient être supprimés. De quoi remettre en cause leur fonction.

Le projet de loi Pour la liberté de choisir son avenir professionnel est actuellement débattu à l’Assemblée nationale. Il prévoit la suppression des points d’accueil des centres d’information et d’orientation (CIO) à plus ou moins court terme et le transfert des personnels à la Région.

Lundi 11 juin 2018, les salariés du centre de Quimper Cornouaille ont fait part de leurs inquié-tudes. Ils sont onze psychologues de l’Éducation nationale, spécialistes du conseil en orienta-tion, à intervenir dans les établissements scolaires publics de leur secteur, à partir de la sixiè- me.

Un service gratuit, pour tous

Ils tiennent également des permanences au point d’accueil, rue Joseph-Halleguen à Quimper.   « Elles représentent 40 % de notre temps de travail et surtout, nous permettent d’accompagner différents publics dans la construction de leurs parcours d’avenir », indique Corinne Dague, directrice. Parents, élèves du privé, adultes en recherche de formation, étudiants, jeunes nou-vellement arrivés, souvent isolés, jeunes en souffrance à l’école, ce sont entre 3 000 et 4 000 personnes qui passent chaque année au CIO pour trouver des informations et souvent un soutien, « de la bienveillance ».

Corinne Dague interroge : Qui prendra la relève si l’on ferme ces centres? Autre inquiétude par rapport à ces fermetures : la disparition d’un lieu neutre d’écoute et de conseil gratuit et le risque d’une inégalité d’accès à l’information.  Décidés à faire entendre leurs revendications, les  psychologues posent la question : « De quelle liberté de choisir parle-t-on exactement ? »

11 Juin 2018

https://actu.fr/bretagne/quimper

Lire aussi:

Quimper. Le Centre d’information et d’orientation ferme, les conseillères se mobilisent (OF)

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11 juin 2018 ~ 0 Commentaire

mater guingamp (of + le tel + fr3)

guing

Maternité de Guingamp : une nouvelle mobilisation prévue le 30 juin

Une nouvelle manifestation pour la sauvegarde de la maternité de Guingamp se tiendra en face de la mairie, le samedi 30 juin.

Les défenseurs de la maternité du centre hospitalier de Guingamp (Côtes-d’Armor) se mobiliseront à nouveau contre sa fermeture, samedi 30 juin, en face de la mairie. Ils l’ont annoncé ce samedi 9 juin via la page Facebook « Maternité de Guingamp ». Les défenseurs de la maternité de Guingamp (Côtes-d’Armor) préparent une nouvelle mobilisation contre sa fermeture le samedi 30 juin, à 11 h.

Le rassemblement aura lieu en face de la mairie de Guingamp. Une marche en ville, des animations et un pique-nique géant au jardin public sont notamment programmés. Après l’avis défavorable de la Commission spécialisée de l’organisation des soins, émis jeudi 17 mai, l’Agence régionale de santé annonçait sa décision de fermer la maternité du Centre hospitalier de Guingamp, à compter du 1er février 2019.

10/06/2018

https://www.ouest-france.fr/

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09 juin 2018 ~ 0 Commentaire

guéméné sur scorff (collectif + npa)

23 juin

« Notre système de santé, qui était l’un des meilleurs du monde, est en train de s’effondrer »

Partages-tu le constat selon lequel notre système de santé va mal ?

Notre système de santé, qui était l’un des meilleurs du monde, est en train de s’effondrer, conséquence des logiques libérales qui sont à l’œuvre depuis 1983 sous Bérégovoy. Aujourd’hui, nous sommes le pays de l’Europe de l’Ouest où la part de l’hospitalisation privée lucrative est la plus importante.

Une des propositions de la CGT est de retirer l’agrément Sécurité sociale pour les établissements de santé privés à but lucratif. S’ils veulent continuer à travailler, il faut qu’ils basculent au statut à but non lucratif et dans un second temps on voit si on les intègre dans les services publics. Il n’est pas question que l’argent de la Sécu aille dans les dividendes des actionnaires.

Nous avons appris dans la presse la mort de deux personnes âgées dans des salles d’attente des -urgences d’hôpitaux. Que penser de ces événements ?

On médiatise les cas qui existaient déjà, et que l’administration et une partie des médecins responsables cachaient. À la suite de l’affaire de Strasbourg, les bouches s’ouvrent. Des personnes âgées qui meurent sur des brancards aux urgences, on en a régulièrement.

Une des causes, c’est la non–médicalisation des EHPAD, le manque de personnel dans les EHPAD. Ces deux personnes en fin de vie n’auraient jamais dû arriver aux urgences. Malheureusement dans les EHPAD, la nuit, les week-ends et les jours fériés, c’est-à-dire les 2/3 du temps, il n’y a que des aides-soignantes qui ne peuvent pas assumer seules la prise en charge de ces personnes. C’est la raison pour laquelle on revendique 200 000 emplois dans les maisons de retraite. C’est simplement être au même taux d’encadrement que des pays européens auxquels on se compare très souvent pour nous faire avaler des couleuvres. Si les EHPAD étaient médicalisées, c’est-à-dire avec une infirmière 24 heures sur 24, des aides-soignantes en quantité suffisante et des médecins prescripteurs salariés, dans les 2/3 des cas les personnes n’auraient pas besoin de venir aux urgences et resteraient dans leur EHPAD dans un environnement plus satisfaisant, surtout quand elles sont en fin de vie.

Et au-delà des urgences et des EHPAD ?

Pour les autres causes, les urgences sont le miroir grossissant de tous les dysfonctionnements du système de santé. C’est celui de la médecine générale en ville car aucune mesure n’a été prise ces 30 dernières années pour la réorganiser alors que les problèmes de démographie étaient prévisibles. Entre l’arrivée de Touraine et aujourd’hui, on a 5 000 généralistes en moins alors que le nombre de médecins n’a pas baissé. Non seulement il n’y a pas assez de méde- cins mais, proportionnellement, il y a trop de spécialistes par rapport aux généralistes.

Le Journal of the American Medical Association (AMA), qui est un journal de médecine amé- ricain très réputé, explique que dans nos pays riches et développés avec une population vieil- lissante, il faut modifier notre stratégie de formation de médecins, il faut former plus de géné- ralistes que de spécialistes et il faut plus de lits de médecine polyvalente dans nos hôpitaux qui sont trop spécialisés. La population ne trouve plus de médecin en ville et quand on en trouve, le mode d’exercice libéral en cabinet ou en cabinet de groupe ne répond pas aux besoins. Il faut que les médecins travaillent dans une structure qui ait un minimum de plateau technique pour ne pas avoir à multiplier les prises de rendez-vous pour une radio ou pour une prise de sang. Les gens préfèrent attendre six heures aux urgences, avoir tout sur place et avoir un service qui corresponde à leur demande.

Que faut-il changer à l’hôpital ?

L’hôpital du 21e siècle ne peut pas être l’hôpital du 20e siècle. C’est-à-dire celui de la médecine technicienne hyperspécialisée qui ne correspond plus qu’à une petite partie de la médecine et la plus grande escroquerie politique de ces dernières années est le tout-ambulatoire. La chirurgie réglée pour les patients en bon état général peut se faire en ambulatoire si les gens n’habitent pas trop loin et ont un environnement familial et socio-économique satisfaisant. Ça, c’est une toute petite partie de la médecine. Les besoins qui vont aller en grandissant sont ceux de personnes de plus de 50 ans atteints de polypathologies, de maladies chroniques, de diabète, des problèmes d’hypertension et des problèmes cardiaques à la fois.

Ils ont besoin d’être hospitalisés dans des services de médecine polyvalente avec des spécialistes consultants et des médecins généralistes hospitaliers qui coordonnent la prise en charge de ces patients et organisent le retour à domicile. Aujourd’hui, ces patients sont hospitalisés dans des services de spécialité où les médecins ne veulent pas s’occuper d’eux et où l’objectif est de les mettre dehors le plus rapidement possible. Nous, les urgentistes, on appelle ces patients, les patients boomerangs. C’est-à-dire, qu’on les fait sortir le vendredi soir et ils reviennent le samedi soir ou dimanche matin dans un état dégradé car on ne s’est pas préoccupé des conditions dans lesquelles ils pouvaient poursuivre leurs soins à la maison.

Pour toi, quelles seraient les -mesures urgentes et immédiates pour désen-gorger les urgences et pour qu’elles soient de meilleure qualité ?

Il faut former plus de médecins généralistes qui travaillent comme salariés dans des centres de santé pour qu’ils soient justement répartis sur le territoire et travaillent dans des conditions qui leur permettent de répondre aux besoins de la population. Il faut transformer les hôpitaux en rouvrant des lits de médecine, en arrêtant les plans d’économie qui se traduisent par des suppressions de postes, de lits et d’hôpitaux de proximité. Il faut créer 200 000 emplois dans les EHPAD et les médicaliser.

Alors qu’un rapport parlementaire récemment remis à Agnès Buzyn, ministre de la Santé, sem- ble annoncer de nouvelles attaques contre l’hôpital public au prétexte de la saturation (bien réelle) des services d’urgence, nous avons rencontré Christophe Prudhomme, médecin urgen- tiste de l’hôpital Avicenne, militant CGT et membre de l’Association des médecins urgentistes de France (AMUF).

Propos recueillis par correspondante

https://npa2009.org/

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09 juin 2018 ~ 0 Commentaire

pontivy hôpital (ouest france + pontivy journal)

penibilite

Pontivy-Loudéac. Nouvelle mobilisation au centre hospitalier

La manifestation de vendredi était la 5e menée à l’appel de la CGT depuis le 23 mars. Une quarantaine de personnes se sont rassemblées vendredi après-midi devant l’hôpital de Kerio, à Noyal-Pontivy. C’est le 5e mouvement de grève mené par la CGT depuis le mois de mars pour demander plus de moyens.

« Stop à la gestion comptable et à la politique d’austérité. »

Ils étaient une quarantaine, ce vendredi après-midi, rassemblés devant l’hôpital de Kerio, à Noyal-Pontivy. À l’initiative de la CGT du centre hospitalier de Centre Bretagne (CHCB), le mouve-ment de grève était le cinquième du genre depuis le 23 mars. Avec toujours les mêmes revendications.

20 000 heures supplémentaires

« Nous demandons un réel remplacement des agents en congé maladie, détaille Olivier Le Roux, secrétaire général de la CGT. En 2017, le nombre d’heures supplémentaires effectués par des agents pour pallier aux absences a atteint 20 000. » Un « cercle vicieux », qui entraîne un « épuisement général » et des conditions de travail « dégradées » selon le représentant syndical, qui dénonce « les conséquences de l’endettement du CHCB sur le personnel ».

08/06/2018

https://www.ouest-france.fr/

Manara-marre

Centre hospitalier du Centre Bretagne. La CGT annonce des menaces sur la pédiatrie pour cet été ! (Pontivy Journal)

La CGT du Centre hospitalier du Centre-Bretagne annonce le risque de fermeture de neuf lits en pédiatrie, cet été, sur le site de l’hôpital de Noyal-Pontivy (Morbihan)…

Au cœur de cette nouvelle grève au Centre hospitalier de Pontivy, vendredi 8 juin sur le site de l’hôpital, à Noyal-Pontivy (Morbihan), la menace de fermeture de lits de pédiatrie cet été.  Nouvelle grève, la cinquième depuis le 23 mars, ce vendredi après-midi 8 juin au Centre hospitalier du Centre-Bretagne (CHCB). Au cœur des revendications de la cinquantaine de manifestants réunis devant l’hôpital, à Noyal-Pontivy (Morbihan), un nouveau motif de mécontentement. Nous avons appris hier, jeudi 7 mai, que neuf lits de pédiatrie, dans le secteur des ‘’grands’’ enfants de plus d’un an, pourraient être fermés cet été sur les mois de juillet et d’août, explique Olivier Le Roux, secrétaire général de la CGT au CHCB.

« L’hôpital rencontre des problèmes de recrutement de médecins… Les infirmières et auxiliaires de puériculture, spécialisées dans la prise en charge des enfants, risquent de se retrouver dans des services avec des patients adultes. Voilà encore un exemple de flexibilité subie », ajoute-t-il…

« Où vont être soignés nos enfants cet été ! »

Sur les banderoles brandies devant l’accueil de l’hôpital de Kerio à Noyal-Pontivy ce vendredi : « Non à la fermeture de lits en pédiatrie », « Où seront soignés vos enfants cet été ? », ou encore « La pédiatrie la plus proche est à 50 minutes ! »…

Sans oublier « Sous ma blouse, la colère ! ». Un slogan qui revient à chacune des manifesta-tions et des grèves au CHCB depuis près de trois mois. « Les négociations commencées en mars dernier n’ont pas abouti au niveau de la politique de gestion de l’absentéisme, et pour de meilleures conditions de travail, notamment en Ephad », poursuit Olivier Le Roux.

Une logique comptable…

Le secrétaire général de la CGT du CHCB estime que l’établissement (1 600 salariés sur les sites de Noyal-Pontivy, Pontivy, Plémet et Loudéac) « continue de vivre à crédit sur le dos des agents en les rappelant sur leur repos pour gérer l’absentéisme, avec des heures supplé-mentaires (Ndlr : près de 20 000 sur 2017) qui ne sont parfois payées ou récupérées qu’avec un an de retard », et rappelle que : les agents ne sont pas responsables de l’endettement ainsi que du déficit de l’établissement.

Le syndicat réclame de meilleures conditions de travail ; un renforcement des moyens humains (un pool de remplacement de 25 agents au lieu de 10 aujourd’hui) ; l’arrêt de l’alternance jour/ nuit ; le respect des jours de repos ; la titularisation des agents en poste permanent vacant en CDD ou CDI. « On nous parle aujourd’hui, dans une logique comptable, de ‘’production de soins’’ ou de ‘’gestion des recettes’’… Ce n’est pas notre logique qui est celle d’apporter la meilleure prise en charge aux patients », insiste Olivier Le Roux.

Après un court défilé des manifestants grévistes autour du parking de l’hôpital, une délégation devait être reçue en soirée par la directrice adjointe du CHCB, Marie-José Demay. Les maires de Pontivy et Loudéac avaient été reçus vendredi matin au siège de l’Agence régionale de santé, à Rennes.

08 Juin 2018

https://actu.fr/

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09 juin 2018 ~ 0 Commentaire

pontivy cheminots (ouest france)

pont

Pontivy. Les cheminots bretons rassemblés le 12 juin

Les cheminots bretons et leurs soutiens sont appelés à se rassembler le 12 juin devant la gare de Pontivy.

Le syndicat CGT des cheminots de Saint-Brieuc appelle à un rassemblement devant la gare de Pontivy, le 12 juin prochain. Le mot d’ordre? La lutte contre la réforme ferroviaire, et la demande de réouverture de la ligne St Brieuc-Loudéac-Pontivy-Auray.

 Les cheminots bretons et leurs soutiens sont appelés à se rassembler le 12 juin, à 12h30, devant la gare de Pontivy.

Lancée par la CGT des cheminots de Saint-Brieuc, l’invitation vise un large public. « Citoyens, élus, presse, autres organisations syndicales et tous ceux qui sont attachés à la solidarité, aux services publics et à leur accès à tous et partout » sont ainsi conviés. En ligne de mire? La réforme ferroviaire, mais pas que. La CGT appelle également « à se battre pour la réouverture de la ligne Saint Brieuc-Loudéac-Pontivy-Auray ».

Abandonnée entre 1951 et 2006, la ligne offrirait selon le syndicat « un vrai service public des déplacements, sûr et rapide entre le nord et le Sud de la Bretagne », ainsi que la « possibilité d’une vraie relance du Fret » que réclame le syndicat depuis deux mois.

08/06/2018

https://www.ouest-france.fr/

pontivy

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09 juin 2018 ~ 0 Commentaire

ehpad (france info + anti-k)

Santé : les EHPAD privés rapportent gros aux propriétaires

Les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes rapportent beaucoup d’argent à leurs propriétaires. Cinq d’entre eux font d’ailleurs partie des plus grandes fortunes de France. Parmi les 500 plus grandes fortunes de France en 2017 se trouvent cinq fonda-teurs de réseaux d’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes: les EHPAD. Le secteur est extrêmement rentable. Entre 2015 et 2016, le groupe ORPEA, par exemple, a vu son bénéfice net augmenter de près de 70% pour atteindre 260 millions d’euros. Rien d’étonnant donc à ce que son fondateur soit classé 197e fortune française.

2 800 euros dans le privé contre 1 800 euros dans le public

Dès lors, pourquoi le business des EHPAD privé rapporte-t-il autant ? Tout simplement parce qu’ils ont augmenté leurs tarifs mensuels par rapport au secteur public. « Le secteur privé com-mercial est plus coûteux, 2 800 euros environ contre 1 800 euros dans le public. Et cela ne s’est pas accompagné, de façon démontrée, d’une qualité de prise en charge supérieure », analyse l’économiste Frédéric Bizard, professeur à Sciences Po et spécialiste des questions de santé. Ainsi, « le groupe Korian a augmenté ses bénéfices de plus de 400% ces deux dernières années », ajoute-t-il. Dans le public comme dans le privé, les aides-soignants sont en sous-effectif.

08/06/2018

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