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11 février 2019 ~ 0 Commentaire

samedi à brest

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11 février 2019 ~ 0 Commentaire

nucléaire 1 (npa)

nuckleer

Nucléaire en France 

Vers la catastrophe ?

Énergie propre et bon marché, nous ont seriné pendant des décennies les chantres du nucléaire français. De plus en plus, l’évidence s’impose : l’industrie nucléaire n’est ni bon marché, ni « propre ». Et depuis la catastrophe de Fukushima, personne ne peut dire qu’elle n’est pas dangereuse, même dans un pays développé comme le Japon.

Industrie dangereuse pour ses salariéEs et la population environnante, polluante pour les déchets radioactifs qu’elle laisse pour des siècles, elle n’est même pas bon marché si l’on compte tous les coûts savamment cachés comme le démantèlement des centrales. Sans parler de l’extraction de l’uranium en Afrique, où les populations locales exploitées, les sols pollués, et les dictateurs corrompus, sont l’apanage de l’industrie nucléaire française.

À l’heure où il semblerait que le temps soit venu de se débarrasser de ces centrales pour laisser la place à des énergies renouvelables, EDF fait de la résistance, et continue sa fuite en avant : super endettée, elle se lance désespérément dans de nouvelles constructions de centrales, notamment en Angleterre.

Le projet de Hinkley Point représente un tel danger financier que le directeur financier d’EDF a démissionné, refusant d’assumer cette aberration économique. Il faut dire que, de service public, EDF est devenue petit à petit privée, et destinée à fournir des profits à tout prix à ses action-naires. Quel que soit le coût humain et social.

Tout en sachant qu’elle sera de toute façon renflouée par l’État, c’est-à-dire par le contribuable. Un contexte qui rend encore plus dangereuse la continuation de l’utilisation de cette énergie nucléaire aux mains des capitalistes. L’emploi massif de la sous-traitance, la recherche du profit maximum, la prolongation des vieilles centrales obsolètes, ce cocktail est plutôt détonnant et rend de plus en plus probable une catastrophe annoncée.

Et ce n’est pas le discours de Macron sur sa stratégie sur le climat pour les dix prochaines années qui peut nous rendre optimistes, car pour le gouvernement, pas question de se passer de l’énergie nucléaire.

Il garde tout à fait ouverte la porte pour la construction de nouveaux EPR. Quant aux fermetures de centrales, il ne parle que de celle de Fessenheim d’ici la fin du quinquennat, alors qu’elle était déjà prévue en 2015 sous Hollande ! Les autres éventuelles fermetures sont repoussées à la Saint-Glinglin, à raison d’une tranche par an à partir de 2025, conduisant à 14 fermetures d’ici 2035.

Car pour Macron, le nucléaire reste une « piste prometteuse ». En 2035, la plus grosse partie du parc nucléaire aura plus de 49 ans, et EDF parle d’aller jusqu’à 60 ans. Alors qu’il n’existe aucun retour d’expérience sur des centrales de plus de 50 ans. Et que les piscines de la Hague, qui stockent les déchets nucléaires, sont sur le point de déborder.

Flamanville : retards, surcoûts et dissimulation de défauts

Le mauvais feuilleton de la centrale dernière génération, EPR, de Flamanville, n’en finit pas. Pré-vue pour une mise en service en 2012 et un coût de 3,3 milliards d’euros, elle ne fonctionne tou-jours pas. Par contre, les plafonds de coût ont été explosés, puisqu’on parle maintenant de 11 milliards, soit quasiment 4 fois plus que prévu initialement, et une hypothétique mise en service au mieux en 2020. Les incidents, malfaçons, défauts de fabrication, se sont multipliés au fil des ans.

À chaque fois, EDF et Areva, devenue Orano, pour faire oublier les scandales liés à Areva, ont essayé de cacher les problèmes rencontrés. L’autorité de contrôle, l’ASN, a repoussé à plusieurs reprises son autorisation d’ouverture au vu des défauts majeurs observés : problèmes sur le socle du futur réacteur, fissures dans la dalle.

Puis, ce sont des anomalies découvertes sur des pièces du réacteur qui repoussent la date de démarrage à fin 2018. Nous y sommes, et d’autres défauts de conception ont été découverts sur la cuve et sur les soudures du circuit secondaire. La plupart des soudures ne respectent ni la norme d’EDF, ni même la réglementation exigée pour les équipements nucléaires sous pression. Le groupe doit reprendre 53 soudures, sachant qu’une seule soudure représente au moins 8 semaines de travail. C’est pourquoi l’ouverture de l’EPR est repoussée en 2020 au mieux.

Plus grave encore, la cuve du réacteur présente un réel danger

Une concentration de carbone trop importante, de 50% supérieure à la norme, qui met en péril la résistance de l’ensemble. Car une concentration excessive de carbone rend l’acier fragile, cassant, susceptible de multiples fissures en cas de sollicitations excessives. Et bien entendu, affirment les experts, les sollicitations thermiques ou mécaniques sont infinies, au cœur d’un réacteur nucléaire. Manifestement, le procédé de fabrication est mauvais, et EDF et Areva, qui le savaient depuis des années, n’ont rien dit. Pire, l’usine du Creusot, où cette cuve a été fabriquée, a falsifié des rapports afin de livrer une cuve défectueuse.

Quand on sait que dans un réacteur nucléaire, la cuve est un élément essentiel, car elle contient les emballages combustible donnant lieu à la réaction de fission nucléaire, il y a du souci à se faire. Il s’agit d’une barrière de défense destinée à empêcher le relâchement de radioactivité à l’extérieur en cas d’accident.

Mais l’ASN, sous pression, a finalement décidé, le 10 octobre dernier, de donner un avis favorable à la cuve de l’EPR de Flamanville. À condition que celle-ci fasse l’objet de contrôles suivis. Et compte tenu des difficultés, voire des impossibilités, de contrôler le couvercle, l’ASN n’autorise sa mise en service que jusqu’en 2024. Des membres de cette même autorité de contrôle sont inquiets : cela veut dire que « pendant 6 ans l’EPR fonctionnerait avec un couvercle défectueux et non contrôlé », s’inquiètent-ils. Le feuilleton n’est donc pas terminé.

Le choix de l’énergie nucléaire : EDF et les pouvoirs publics persistent et signent…

L’énergie nucléaire représente en France 75 % de la production d’électricité, contre 10 % en moyenne dans le monde. C’est le fruit des choix faits par l’État dans les années 1970, qui étaient de favoriser cette technique au nom de l’indépendance énergétique de la France, passant pudi-quement sous silence le fait qu’il n’y a pas d’uranium en France… et qu’il est extrait principale-ment au Niger. Ce choix a offert pendant des décennies un marché aux rois du BTP et à toute la filière nucléaire, qui va de la construction et la maintenance des réacteurs au traitement du combustible et des déchets.

Énergie dangereuse par nature, le nucléaire l’est encore plus aux mains des industriels, mus essentiellement par la recherche du profit. Fukushima a démontré l’irresponsabilité d’une entreprise privée comme Tepco, prête à falsifier des rapports, avec la complicité des autorités, pour ne pas amputer ses profits. En France, même si l’État reste son actionnaire majoritaire, EDF fonctionne avec la même logique de rentabilité, supprimant des emplois pour dégager des profits. Elle a recours à la sous-traitance et exploite les « nomades du nucléaire », qui subissent l’essentiel des radiations lors de la maintenance des installations.

Et depuis le début du nucléaire, opacité et mensonge ont été la règle de la filière.

… malgré un gouffre financier à l’étranger

La saga de l’EPR finlandais touche à sa fin. Au fil des déboires et des retards, le coût en a été multiplié par 5 ! Areva s’est acquittée de 450 millions d’euros pour solder son litige dû à son énorme retard. Ce fiasco, entre autres choses, a contribué à mettre Areva en quasi-faillite et le groupe a dû être sauvé par l’État, c’est-à-dire par le contribuable.

Cela n’empêche pas EDF de continuer sa fuite en avant, avec le contrat de Hinkley Point en Angleterre. Malgré de nombreuses réticences sur le non-sens de ce projet, les mises en garde multiples des ingénieurEs et salariéEs du groupe, Macron, alors ministre de l’Économie, a pesé de tout son poids, y compris auprès d’un François Hollande assez réticent, pour imposer ce projet de deux EPR. Un projet aventuriste techniquement et financièrement. L’EPR de Flamanville n’a encore jamais fonctionné, et le calendrier de construction, cinq ans, est totalement irréaliste. Jamais, même lorsque EDF construisait des réacteurs en série, le groupe n’est parvenu à achever un chantier en cinq ans. Sans parler des conditions financières qui mettent en jeu les fonds propres d’EDF.  Au point que jamais le groupe n’avait connu une telle révolte interne : le directeur financier a démissionné, refusant de cautionner ce désastre annoncé, syndicats, ingénieurEs et salariéEs ont multiplié les mises en garde pour suspendre le projet, au moins le temps que Flamanville démarre, ce qui n’est pas encore pour demain. Il est probable que l’entêtement des dirigeants du groupe et de Macron tienne à la volonté de cacher le désastre industriel et financier de l’ensemble de la filière nucléaire.

Déjà, les premières évaluations des équipes d’EDF montrent que la plupart des prévisions étaient erronées.

Le surcoût sera gigantesque, tout comme le retard. Et, selon l’avis de plusieurs experts, il n’est même pas assuré que l’EPR puisse être rentable. Avec tous les surcoûts ajoutés au fil des ans, le prix de production du mégawatt-heure étant désormais aussi élevé que celui des énergies renouvelables….

Régine Vinon  Lundi 11 février 2019

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11 février 2019 ~ 0 Commentaire

nucléaire 2 (npa)

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EPR

Performance en fraudes à la législation du travail, sous-traitance

S’il fallait un exemple pour démontrer que la course au profit est la motivation essentielle d’EDF, le maître d’ouvrage, d’Areva, concepteur et fournisseur du réacteur, et de Bouygues, pour le béton, celui de l’EPR de Flamanville est parlant. En 2011, suite à la mort d’un ouvrier sur le chantier, l’ASN s’est penchée sur les conditions de travail. Et ce qu’elle a trouvé est consternant : dissimulation des accidents et travail illégal règnent en maître. Le tribunal de Cherbourg a été saisi. « L’EPR de Flamanville pourrait être un cas d’école pour les fraudes en matière de droit du travail », déclarait ainsi un des inspecteurs.

Depuis une trentaine d’années, le recours à la sous-traitance par EDF ne cesse en effet d’aug-menter. Les objectifs sont de limiter les coûts en mettant ces sous-traitants en concurrence et, surtout, en employant des salariés qui ne bénéficient pas du statut d’EDF. Ce système permet aussi de truquer les statistiques sur les risques encourus par les travailleurEs du nucléaire car les études de santé rassurantes portent le plus souvent sur les employéEs fixes et non sur cette main-d’œuvre volatile.

Ce sont elles et eux qui effectuent des tâches de maintenance, nettoyage, et réparations diverses, souvent les plus dangereuses. Ce n’est pas pour rien qu’on les appelle « viande à rems ». Des témoignages récurrents venant de diverses centrales expliquent que la société sous-traitante change le badge de l’ouvrier qui a dépassé la dose admise, pour échapper au contrôle.

Le recours massif à la sous-traitance ne fait pas courir de risques aux seulEs travailleurEs du domaine, mais également à la sécurité générale des centrales. La sous-traitance en cascade, avec une pression maximale sur les coûts, fait que des travaux sont forcément vite faits et mal faits. Cette sous-traitance incontrôlée apparaît comme une des causes les plus importantes d’accident.

Le coût de démantèlement largement sous-évalué

Cela va coûter cher, très cher ou très très cher, questionne un journaliste de l’Obs, à la suite d’un rapport parlementaire sorti en février, où il apparaît clairement qu’EDF minimise, comme à son habitude, les coûts.

« Les hypothèses optimistes sur lesquelles EDF a bâti des prévisions, de même qu’un certain nombre de dépenses lourdes négligées, conduisent à s’interroger sur la validité des prévisions » de l’énergéticien, pointe ainsi diplomatiquement le document. En tout cas, les provisions d’EDF pour le démantèlement sont pour le moins maigrelettes : 350 millions environ alors que les autres exploitants européens de centrales mettent de côté entre 900 millions et 1,3 milliard d’euros par réacteur à démanteler. Les coûts de démantèlement sont deux fois plus élevés aux États-Unis et jusqu’à trois fois plus en Allemagne !

Orano (ex-Areva) et ses dégâts humains, économiques et financiers

Orano tire l’essentiel de son uranium (40 %) au Niger, un des pays les plus pauvres de la planète, qui, comme de nombreux autres pays possesseurs de ressources précieuses, n’en profite pas. SeulEs 16 % des habitantEs y ont accès à l’électricité. Renégocié en 2014, le contrat entre Areva et le Niger semble, selon des ONG, plus défavorable qu’auparavant.

Les chiffres publiés montrent que les revenus de l’uranium ont chuté de 15 millions d’euros entre 2014 et 2015. Il faut savoir que les filiales d’Orano bénéficient de nombreux avantages fiscaux : exemptions sur les droits de douane, exonération de TVA ou encore exonération sur les taxes sur le carburants. Ce qui leur permet au final d’échapper quasiment à l’impôt.

Qui plus est, comme l’a montré un remarquable documentaire1  et un film, Colère dans le vent, d’Amina Weira, la population locale est contaminée par les activités de la mine : difficultés respiratoires, cancers, malformations d’enfants. L’eau est empoisonnée, les maisons construites avec la terre des mines, la nourriture est contaminée et le bétail se meurt. La réalisatrice reproche à Orano d’avoir accaparé les richesses du pays, sans prévenir les travailleurEs des risques, tablant sur l’ignorance des populations.

Des accords secrets, négociés en son temps par Jacques Foccart, l’un des pères de la Françafrique, ont permis à la France de se targuer de son « indépendance énergétique », basée sur l’exploitation du sous-sol africain, au prix d’ailleurs d’ingérences politiques et de conséquences environnementales et sanitaires catastrophiques.

On pourrait également parler du scandale de l’achat d’UraMin par Areva en 2007, qui a probablement donné lieu au versement de rétro-commissions et de malversations, pour lesquelles certains cadres d’Areva ont été mis en examen. Lorsqu’on sait que les noms de Balkany et Sarkozy apparaissent dans l’affaire, ainsi que des noms de banques situées dans des paradis fiscaux, on sent bien qu’il s’agit encore d’une affaire de la Françafrique.

L’ancien agent des services secrets français, Vincent Crouzet, a écrit un ouvrage2 (que la direction d’Areva a essayé en vain de faire interdire) pour rappeler les conditions de cette transaction, dans laquelle Areva a investi à perte près de 2 milliards d’euros, à l’origine en grande partie de ses difficultés financières.

L’affaire : trois gisements inexploitables ont été achetés pour près de 40 millions de dollars par des hommes d’affaires britanniques et canadiens, et revendus 15 mois plus tard pour 2,490 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros) à Areva. C’est donc de l’argent public (l’État détient 87% du capital), qui s’est évaporé dans la nature. Cette fuite est en grande partie à l’origine des difficultés financières d’Areva, renflouée par l’État à hauteur de 4,5 milliards. Deux informations judiciaires sont en cours, mais peinent à déboucher sur quoi que ce soit.

L’État continue de soutenir le nucléaire envers et contre tout

S’il fallait un exemple de cet entêtement, l’usine d’hydroliennes de Cherbourg pourrait en être une bonne illustration. En juillet 2018, le projet de déploiement de sept hydroliennes au large de Cherbourg est mort né. Naval Energies, filiale de Naval Group, détenue à 60% par l’État, a annoncé l’arrêt de ses investissements dans cette technologie.

Une usine de 5 500 m2 flambant neuve avait pourtant été inaugurée le 14 juin, juste un mois auparavant. Mais faute de soutien public, elle n’ouvrira pas. De l’argent des collectivités avait pourtant été insufflé dans le projet : 900 000 euros des collectivités locales, 100 millions pour le port. La raison ? Les pouvoirs publics s’étaient engagés par contrat sur un prix de rachat de l’électricité produite, et maintenant ils trouvent que cela coûte trop cher. Ils prétendent aussi qu’il n’y aurait pas assez de débouchés. Malgré des commandes fermes signées avec le Canada et le Japon…

Il y a donc loin des déclarations volontaires pour développer les énergies renouvelables et alternatives au nucléaire à la réalité.

Le solaire n’est plus soutenu, et du coup, ne se développe pas. L’éolien en mer a été décidé il y a dix ans, mais on ne voit toujours rien venir. Notons que la France est le pays d’Europe qui possède le plus grand nombre de kilomètres de côtes, et pourrait donc développer sans problème ces techniques.

Par exemple, le Danemark possède 506 éoliennes, le Royaume-Uni 1 753, et l’Allemagne 1 169. Et là, de nouveau, le gouvernement renonce à l’émergence d’une nouvelle filière industrielle, concurrente du nucléaire. Et c’est peut-être ici que le bât blesse : la volonté de construire six EPR à partir de 2025 semble indiquer le chemin que le gouvernement, sous la pression des lobbys du nucléaire, a décidé d’adopter.

Sortir du nucléaire, développer les énergies propres et renouvelables, semble plus que jamais urgent dans la période actuelle.

Régine Vinon Lundi 11 février 2019

https://npa2009.org/

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11 février 2019 ~ 0 Commentaire

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Réforme du baccalauréat
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La langue basque en danger

A l’occasion d’une conférence de presse, l’association Euskara Geroan (défense de l’enseignement en langue basque dans les établissements du secondaire dans l’enseignement public et privé) ; a exprimé ses inquiétudes sur la réforme du lycée et du baccalauréat. Les enseignants du secteur public et privé – hors filières immersives- , redoutent des conséquences néfastes pour l’enseignement de la langue basque

Alors que le coefficient des langues anciennes se maintiendrait à 2, celui des « langues dites régionales » chuterait à 0,6.

Ce mercredi 6 février, les enseignants de basque, mais aussi de breton, d’occitan et de corse se sont mobilisés afin de défendre le statut des « langues dites régionales » dans le cadre de la réforme du lycée et du baccalauréat. Ils dénoncent la chute du coefficient de l’option « Langue régionale » et craignent une baisse des dotations pour les matières enseignées en langue basque dans les filières bilingues.

Comme l’explique Laida Etxemendi, enseignante de SVT (Sciences de la Vie et de la Terre) en basque, Euskara Geroan s’est constituée « pour veiller à l’évolution de l’euskara dans le temps, car cet enseignement est souvent fragilisé par des réformes ». Aujourd’hui, les membres de l’association ont semble-t-il de quoi s’inquiéter concernant la place des langues territoriales dans les réformes en cours.

Basques, Corses, Bretons et Occitans ont souhaité unir leurs voix afin de mieux se faire entendre.

Leur objectif : protéger le statut de ces langues afin qu’elles ne soient pas affaiblies mais au contraire préservées et renforcées. Au Pays Basque Nord, les enseignants ont remis une lettre aux élus locaux afin de les interpeller.

« Des locuteurs complets »

Deux mesures sont particulièrement visées par Euskara Geroan. Tout d’abord, l’association dénonce le flou qui entoure les dotations des matières enseignées en langue basque dans les filières bilingues.

« Nous avons très peu d’informations sur la réforme concernant la filière bilingue et nous ne savons pas si les disciplines non linguistiques vont bénéficier de dotations restrictives » s’inquiète Laida Etxemendi. Pour elle, le constat est sans appel : « s’il n’y a pas les moyens nécessaires, la filière ne pourra pas se développer et nous ne pourrons pas atteindre la parité horaire nécessaire pour obtenir des locuteurs complets ».

Les enseignements optionnels pour les élèves n’ayant pas pu suivre la filière bilingue font eux aussi l’objet d’inquiétudes.

« On voit que même si un effort a été fait pour les langues anciennes (latin et grec), cela est loin d’être le cas pour les ‘langues dites régionales’ », regrette l’enseignante. L’association Euskara Geroan dénonce la chute du coefficient de l’option Langue basque à 0,6. Celui pour les langues anciennes est pour sa part maintenu à 2. « La question de la motivation de l’élève à suivre une option comportant trois heures de cours par semaine pour un coefficient aussi bas se pose évidemment » s’indigne-t-elle.

« Peu d’établissements »

La réforme prévoit enfin une spécialité « Langue vivante étrangère régionale ». « On pourrait s’en réjouir » commente l’enseignante de SVT. « Seulement, dans la pratique, très peu d’établisse-ments bénéficieront de cette spécialité ». La réforme du lycée envisage en effet des spécialités que les élèves pourront suivre en fonction de leur projet post-bac. Sur trois spécialités choisies au niveau de la classe de première, seules deux seront poursuivies en terminale.

Le collectif d’enseignants demande également le rétablissement de l’enseignement optionnel « Langue et culture régionale » qui a été supprimé des séries technologiques.

AINHOA AIZPURU 08/02/2019

https://mediabask.naiz.eus/

Commentaire:

Les langues « régionales » sont plus en danger par le désintérêts de leurs locuteurs, de leurs enfants et petits enfants, plus que par les coupes dans les budgets. En Bretagne c’est une infime minorité qui fréquente le bilingue et les « initiations ». C’est la transmission familiale et la vie sociale qui font aussi vivre une langue. Pas que les enfants par l’école. Ce n’est pas une raison de voir l’argent des langues régionales passer en crédit d’impôts pour les riches!

Le NPA pour sa part, soutient le droits des parents de voir leurs enfants recevoir du breton: que ce soit en bilingue, initiation ou immersion, de la maternelle au BAC, avec embauche des CDI nécessaires.

 

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10 février 2019 ~ 0 Commentaire

rennes stylos rouges (libération)

A Rennes

Les stylos rouges rejoignent les gilets jaunes

Des enseignants mobilisés contre la réforme du lycée étaient dans le cortège ce samedi.

Convergence des luttes, disiez-vous ? A Rennes, il y aura au moins celle des professeurs et des parents d’élève en lutte contre les réformes du secondaire et de l’enseignement supérieur et le mouvement des gilets jaunes, qu’ils ont solennellement appelé vendredi à rejoindre et à soutenir.

Ce samedi après-midi, en lieu et place des habituelles pancartes «Macron démission», c’est ainsi une grande banderole «Blanquer démission», du nom du ministre de l’Education nationale, qui s’est retrouvée en tête du cortège des gilets jaunes, tenue par des profs du «collectif 35 contre les réformes du bac des lycées et contre Parcoursup» ayant enfilé la fameuse veste fluo.

«Entre les gilets jaunes et notre mobilisation, les revendications de fond sont les mêmes, expli-que Clément Cordier, membre du collectif et professeur en sciences économiques et sociales en Ille-et-Vilaine. Il s’agit d’égalité et de justice sociale.

Les réformes de Jean-Michel Blanquer vont limiter l’accès à l’enseignement supérieur pour les élèves des zones rurales et des classes populaires.» En cause notamment, la réforme du bac, dont une partie sera en contrôle continu et donc susceptible d’avoir une valeur différente selon les établissements.

Mais aussi celle des lycées, avec l’abandon des filières remplacées par le choix, pour l’élève, de trois «spécialités». Des choix déterminants dans la sélection opérée ensuite dans le cadre de Parcoursup.

«Certains lycées n’offriront pas le même éventail de spécialités et ce sont encore les familles les plus favorisées et les mieux informées qui pourront développer des stratégies pour leurs enfants, déplore Alice, professeure de mathématiques à Combourg, qui redoute, avec d’autres, «la mon-tée en puissance d’un système à l’américaine et de l’individualisme au détriment du collectif». «Quant au bac, en devenant local, il devient inégal et dévalorisé. Il y aura bientôt le bac de Combourg et celui du lycée Emile Zola à Rennes», ajoute-t-elle.

Autre point de convergence avec les gilets jaunes, la défense d’un service public que le collectif 35 estime menacé par des réformes d’une ampleur inédite, mise en place «sans concertation, avec une grande opacité et dans la précipitation».

Visibilité

«Dès la prochaine rentrée, 2600 postes seront supprimés en seconde et en première alors que le nombre d’élèves va augmenter», dénonce Clément Cordier qui redoute la généralisation de classes à 35 ou 36 élèves.

En se rapprochant des gilets jaunes, le collectif espère également donner une meilleure visibilité à ses revendications et un nouvel élan à une mobilisation en recherche d’un second souffle.  «Beaucoup de collègues nous soutiennent mais ne participent pas forcément à des journées de grève comme cela se fait habituellement, constate Clément Cordier. En manifestant en dehors des jours de travail, on peut toucher davantage l’opinion.»

Nul doute que la ténacité des gilets jaunes a aussi stimulé les énergies. «Ils ont construit une histoire qui nous porte et nous permet de dire ce qu’on avait sur le cœur», résume Elisabeth, prof de philo.

Pierre-Henri Allain,  9 février 2019

https://www.liberation.fr/

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10 février 2019 ~ 0 Commentaire

fest noz migrants (le peuple breton)

affichefest1

Un fest-noz solidaire en soutien à

SOS Méditerranée à Bain de Bretagne

Le Peuple breton : Pouvez-vous nous en dire plus sur cette soirée et ses objectifs ?

Bleuenn Aulnette : Le fest-noz solidaire du 15 février prochain aura lieu à Bain de Bretagne à partir de 20h. C’est une soirée de soutien à SOS Méditerranée co-organisée par l’antenne rennaise de SOS Méditerranée, l’association « accueillir au pays » qui apporte une aide aux demandeurs d’asile dans la région Bain de Bretagne et le groupe de musique bretonne Digresk.

Son objectif : donner plus de visibilité à notre mission, sensibiliser un public large aux questions de migration et collecter des fonds pour le sauvetage en mer. En effet, les opérations de sauve-tage sont financées à plus de 95 % par des dons privés, essentiellement de citoyens qui n’acceptent pas de continuer à laisser mourir des gens en mer sans rien faire.

Finalement, le navire de SOS Méditerranée, l’Aquarius, a-t-il trouvé un port d’attache ?

Fin 2018, SOS Méditerranée a du renoncer à affréter l’Aquarius qui n’avait plus de pavillon et était comme d’autres navires humanitaires de secours en mer victime depuis plusieurs mois d’un harcèlement administratif politique et judiciaire. Les équipes opérationnelles de SOS Méditer-ranée étudient des propositions d’armateurs pour affréter un nouveau navire citoyen dédié à la recherche et au sauvetage avec l’espoir de repartir en mer le plus rapidement possible car tant que des personnes risquent leur vie en traversant la Méditerranée, il est de notre devoir d’aller leur porter secours.

Que répondez-vous à ceux qui prétendent qu’« on ne peut pas accueillir toute la misère du monde » ?

Souvenez-vous de ce que disait Michel Rocard : « l’Europe ne peut pas accueillir toute la misère du monde, mais elle peut prendre sa part de cette misère ». Pour SOS Méditerranée, il s’agit avant tout de sauver des vies. Selon le HCR, 1 personne sur 6 s’est noyée en Méditerranée en 2018 en tentant de rejoindre l’Europe. Les considérations politiques sur la migration et la gestion de l’accueil des migrants et demandeurs d’asile en Europe ne justifient pas qu’on laisse des hommes des femmes et des enfants se noyer en mer aux portes de l’Europe.

affichefest-noz

Refuser de tendre la main aux réfugiés dans la Méditerranée revient ni plus ni moins à les laisser mourir. Si votre conscience n’a pas de problème avec cela, le fest-noz organisé à Bain de Bretagne pour SOS Méditerranée le 15 février prochain n’est pas pour vous ! Pour tous les autres, Le Peuple breton a posé quelques questions à Bleuenn Aulnette.

Gael BRIAND 8 février 2019

http://lepeuplebreton.bzh

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10 février 2019 ~ 0 Commentaire

centres sociaux (ouest france)

tonnerre de brest 1

Les salariés

De cinq centres sociaux inquiets

Salariés associatifs et de la Caisse d’allocations familiales du Finistère, aux côtés de bénévoles. Tous s’inquiètent du devenir des cinq centres sociaux brestois. La Caisse d’allocations familiales du Finistère annonce son intention d’abandonner la gestion directe de ses cinq centres sociaux brestois, Kerourien, Kerangoff, Bellevue, Keredern et Pen-ar-Creac’h. Les 74 salariés (dont 22 par la Caf, donc directement concernés), s’inquiètent pour la pérennité des structures.

Pourquoi les centres sociaux brestois sont-ils en colère ?

Mercredi 6 février, la Caisse d’allocations familiales du Finistère (Caf 29) a confirmé aux représentants du personnel son intention d’abandonner sa gestion directe des cinq centres sociaux de Kerourien, Kerangoff, Bellevue, Keredern et Pen-ar-Creac’h.

Vingt-deux salariés sont directement concernés. Ils dénoncent « une précipitation catastro-phique »  : ce transfert pourrait en effet être validé dès le conseil d’administration du 26 février. Aujourd’hui, la Caf privilégie la gestion associative, c’est déjà le cas pour deux autres des huit centres de la ville (Maison pour tous du Guelmeur et Horizons de Pontanézen). Le 8e et dernier, celui des gens du voyage, est, lui, géré par le centre communal d’action sociale (CCAS).

Les salariés ont-ils raison de s’inquiéter ?

« La méthode » et « la sémantique » irritent les 74 salariés (22 Caf, 52 associatifs), les 93 administrateurs ou bien encore les 480 bénévoles de l’Ubacs, l’Union brestoise des associations des centres sociaux.

La méthode, d’abord : « La confiance n’est pas au rendez-vous », s’indigne l’Ubacs, qui pointe l’absence « de concertation avec les salariés, comme avec les partenaires institutionnels, dont la Ville de Brest, et les associations d’habitants. Nous sommes mis devant le fait accompli. »

La sémantique, ensuite : si la Caf évoque un désengagement « au regard des opportunités »,    « selon le principe de la dégressivité dans le temps » et « dans la limite de ses possibilités budgétaires », le directeur de Bellevue, Pierre Delclef, ironise, à un mois de son départ à la retraite : « Me voici là, devant vous. Une belle opportunité en devenir ! »

Surtout, les salariés reprochent à la Caf de se défausser sur les associations d’un rôle futur « de fossoyeur. Quand elles seront étranglées, elles n’auront plus d’autre choix que de licencier… »

Quelle économie pour la Caf ?

Les représentants du personnel estiment à près de 876 000 € l’économie annuelle pour la Caf 29 en cas de transfert total. Soit 27 % du budget total de fonctionnement (3,27 millions d’euros). Les salariés pointent une décision « en totale incohérence » avec la politique nationale volontariste de la ville et des quartiers prioritaires. Également et surtout avec la bonne santé de la structure finistérienne : « Bonne élève, la Caf 29 a reversé 430 000 € de subventions non utilisées en 2018, à l’organisme national (Cnaf). » Sachant que l’objectif affiché est aussi de réduire les effectifs : « De 540 salariés en 2012 à 392 d’ici à 2022. »

Qu’en pense la Ville de Brest ?

Contactée hier, la Caf 29 ne nous a pas répondu. Joint par téléphone, le 2e et nouvel adjoint à la Ville, chargé des relations avec les équipements de quartier, Éric Guellec, admet sa découverte récente du dossier. Il se veut rassurant : « Très attachés à ce maillage social essentiel de nos quartiers, nous serons très attentifs à la situation. » Salariés et bénévoles, eux, réclament table ronde et moratoire. « Pour l’instant, la direction nous a opposé une fin de non-recevoir. »

Gaël HAUTEMULLE 08/02/2019

https://www.ouest-france.fr/bretagne/

Commentaire:  On n’a plus les moyens d’offrir des loisirs aux pauvres, fainéants au boulot! Traversez la Rue Jean Jaurès!

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07 février 2019 ~ 0 Commentaire

marins pêcheurs (fr3)

retrauite

Retraites

Les marins et leurs veuves victimes de discriminations selon la CGT

Les marins et leurs veuves sont victimes de discriminations face aux maladies de l’amiante par rapport aux salariés du régime général, a dénoncé mercredi l’Union fédérale des pensionnés et veuves de la Marine marchande (UFPVMM), affilié à la CGT.

« On ira jusqu’au bout pour qu’on mette les marins et les veuves sur un même pied d’égalité » que les salariés du régime général, a assuré Christian Le Signe, secrétaire général de l’UFPVMM CGT lors d’une conférence de presse. Les marins et leurs veuves dépendent du régime social de l’ENIM (Etablissement national des invalides de la marine) et non du régime général.

Les marins plus vulnérables

« Il y a une réglementation en France qui est différente en fonction du métier qu’on fait, alors que (l’exposition à l’amiante, ndlr) est une faute professionnelle reconnue. Ce n’est pas normal, c’est inhumain ! » s’est emporté Christian le Signe. Il dénonce notamment le fait que les salariés du régime général peuvent engager une action en justice pour faute inexcusable sans délai de prescription, tandis que les marins ne peuvent le faire que depuis 2011 et avec un délai de prescription de deux ans.

L’UFPVMM (commerce et pêche) réclame en outre la possibilité pour la veuve d’un marin décédé de l’amiante de cumuler pension de retraite anticipée (PRA) et pension d’invalidité pour maladie professionnelle (PIMP).

« Mon mari pour une raison tout à fait indépendante (à l’amiante, ndlr) a été déclaré inapte à la navigation et a obtenu une retraite, mais réduite de 2% par année manquante, soit de 13% inférieure à celle d’une personne ayant eu une carrière normale. Il est décédé d’une maladie professionnelle sans aucune indemnisation« , a expliqué Marie Jo Roudaut, dont le mari est décédé en 2008 à l’âge de 60 ans.

La présence d’amiante à bord des navires français est interdite depuis 1998.

07/02/2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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07 février 2019 ~ 0 Commentaire

aesh (fr3)

Trop de précarité

Betty, AESH accompagnante d’élèves handicapés interpelle le président

Les AESH, accompagnants d’élèves en situation de handicap sont 4000 en Bretagne. Le rythme de travail souvent à temps partiel, les CDD renouvelables et le salaire indécent, Betty en a marre. La Bretagne compte 4000 AESH, des accompagnants d’élèves en situation de handicap. Ces professionnels travaillent le plus souvent à temps partiel et pour des salaires très faibles. La précarité est renforcée par la signature de CDD renouvelables.

« C’est quoi le projet ? »

Mercredi 6 février à Rennes, ils manifestaient pour réclamer un meilleur traitement. Parmi eux, Betty, AESH depuis 2008 et qui ne parvient plus à vivre décemment et s’interroge sur les objectifs du gouvernement.

« C’est complètement indécent d’avoir fait toute une campagne électorale en disant j’adore les handicapés, je vais m’en occuper correctement. Les personnes qui s’occupent d’eux, je vais leur donner les moyens de faire leur travail. Et puis on nous enlève 8 euros sur un salaire de 733 euros par mois. C’est extrêmement violent. »

« Est-ce que vous pensez que je mets du chauffage, chez moi ? » « Moi il faut que je crois en quelque chose ».

E.C avec E.P  07/02/2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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06 février 2019 ~ 0 Commentaire

ehpad (regards)

« L’Etat ferme des EHPAD publics

Et fait donc de la vieillesse une manne financière pour le privé »

Elle vient de sortir « EHPAD, une honte française » chez Plon. Elle est aide médicopsychologique, militante CGT et elle brigue son premier mandat aux prochaines élections européennes sur la liste de la France insoumise. Anne-Sophie Pelletier est l’invitée de la Midinale.

 Sur la manifestation de mardi 5 février avec les syndicats et les gilets jaunes 

« Enfin, il y a une véritable convergence des luttes. » « Nous avons tous, je ne dirais pas un ennemi commun mais un peu quand même : le gouvernement Macron et ses politiques actuelles. » « Si aujourd’hui, avec les syndicats, les mouvements, les gilets jaunes, on arrive à porter la lutte pour de la justice sociale, de la justice fiscale, de la justice écologique, je pense qu’il y aura un acte 13, 14 et 15 ! »

 Sur la prise en charge de nos personnes âgées 

« Nos personnes âgées sont notre culture commune. » « Il faut prendre en soin les personnes âgées dans la dignité qui leur est due. » « Aujourd’hui, la dignité et l’humain sont sacrifiés sur l’autel de la rentabilité de grands actionnaires. » « Dans les EHPAD comme à domicile, on manque de temps pour s’occuper correctement de nos personnes âgées. » « Les soignants sont aussi maltraités et portent la culpabilité de ne pas réussir à faire leur travail correctement. »
« Les prescriptions de travail sont maltraitantes. » « Il y a tout un système de maltraitance institutionnelle qui se pérennise depuis des années. »

 Sur les responsables de la situation actuelle de nos personnes âgées 

« Les gouvernements successifs sont les premiers responsables puisqu’il n’y a eu aucune politique d’anticipation mise en place pour la vieillesse. » « Les gros actionnaires de certains groupes – qui ne sont pas des philanthropes – malmènent à la fois les soignants, les familles et les personnes âgées : ils sont là pour faire du profit et pas pour s’occuper des gens. » « La vieillesse dépendante fait peur et personne ne veut la voir : les personnes âgées sont soit au domicile soit en EHPAD et, dans les deux cas, on ne les voit pas si on n’y travaille pas. »
« La société est jeuniste donc c’est le regard de la société qu’il faut changer. » « L’Etat ferme des EHPAD publics, laisse la possibilité au privé de s’installer et fait donc que la vieillesse est une manne financière qu’on appelle l’or gris. »

 Sur ce qu’il faudrait faire pour nos personnes âgées 

« Il faudrait plus d’argent pour nos aînés. » « Il faudrait revoir les montants des allocations personnalisées d’autonomie parce qu’elles ont très peu évoluées. » « Il faudrait aussi plus d’argent en termes de moyens humains : les soignants ne sont même pas forcément dans une demande d’une réévaluation de leur salaire mais veulent pouvoir mettre de l’humain dans leurs soins, ce qui est la quintessence même de leur travail au-delà de leur technicité. » « Nos personnes âgées s’habituent [à être maltraitées] et c’est terrible parce que cette habitude ne devrait pas exister. » « Les soignants, eux, ne s’habituent pas à faire leur travail dans les conditions qui leur sont demandées. » « Il faut que les soignants et les familles osent parler. »

 Sur la grève de 117 jours à l’EHPAD des Opalines 

« Le mouvement de grève des Opalines, c’était de regarder dans son rétroviseur de conscience et de se dire “quel est le sens de mon travail aujourd’hui ?” » « Dans les EHPAD, on appelle les personnels soignants “les courants d’air”. » « Cette grève, c’était un mouvement de la dignité aussi bien pour les personnes âgées que pour les aides-soignantes, les aides médico-psycho-logiques qui sont trop souvent considérées comme des invisibles. » « C’était une grève des invisibles. » « Aujourd’hui, la situation s’est un peu améliorée : un laboratoire de bien-être au travail a été mis en place et des postes ont été recrutés. » « Ca n’est jamais assez : à moins de s’appeler Benjamin Button, nos personnes âgées vont vers une régression de la pathologie et, avec un nombre de soignants constant et des pathologies plus lourdes à prendre en charge, il y a un problème. » « Dans les établissements privés à but lucratif, ils pourraient embaucher du personnel sur leurs fonds propres mais ce n’est pas fait car ils ne se basent que sur les dotations de l’ARS. »

 Sur les limites du syndicalisme 

« Les limites du syndicalisme, c’est de se battre avec des lois et un code du travail détricoté par des ordonnances et ne pas y arriver. » « Plutôt que de me battre avec les lois, mon époux m’a dit : change les. »

 Sur ce qu’elle fera si elle est élue députée européenne 

« Si je suis élue, je vais m’acharner à ce que nos services publics ne soient pas démantelés. »
« L’Europe est vieillissante et c’est nombre de personnes âgées qui vont arriver sur le marché – et j’utilise volontairement ce terme parce qu’aujourd’hui, c’en est un. »

http://www.regards.fr/

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