Archive | Services publics

02 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

bure (odn)

bure

Cigéo / Bure : laboratoire du totalitarisme d’Etat

La France n’est peut-être pas encore une dictature, certes, mais elle en prend clairement le chemin et expérimente le totalitarisme d’État dans certaines zones, comme par exemple autour du site Cigeo d’enfouissement des déchets radioactifs à Bure (Meuse).

Il faut déjà se rappeler que, profitant cyniquement des récentes campagnes d’attentats qui ont eu lieu en France, le pouvoir a intégré dans la loi « ordinaire » des mesures gravement liberticides relevant de l’État d’urgence.

S’il était déjà légitime de contester la pertinence de ces mesures en situation d’État d’urgence, que dire maintenant qu’elles sont devenues « normales » ? L’État français mène autour de Bure une ignoble chasse aux opposants (qui n’ont pourtant rien à voir avec des terroristes), usant de gardes à vue prolongés, de perquisitions sans passer par la décision d’un juge, de multiples mesures administratives aussi liberticides qu’injustifiées.

C’est dans ce contexte nauséabond qu’un homme droit a tiré sa révérence : Jean-Pierre Remmele, longtemps maire de Bonnet (près de Bure), un des rares maires du coin à ne pas s’être laissé acheter par l’argent sale déversé par l’Andra (Agence pour la gestion des déchets radioactifs).

La pirouette est facile, certes, mais difficilement contestable : le site du Bure est avant tout un laboratoire d’enfouissement de la démocratie. Cela se passe en 2018, en France.

Lire aussi

Pour imposer Cigéo, l’Etat nucléaire écrase l’opposition
Reporterre, 18 octobre 2018 : https://bit.ly/2KQ4LJG

Bure : un village paisible devenu une obsession sécuritaire
Libération, 14 novembre 2018 : https://bit.ly/2rhtugO

L’affectation douteuse de plusieurs millions d’euros issus de la « cagnotte » nucléaire Cigéo
Bastamag, 26 octobre 2018 : https://bit.ly/2Q5VDGK

Jean-Pierre Remmele était un homme digne et droit
Dossier de VilleSurTerre, 28 octobre 2018 : https://bit.ly/2Sm7gWr

.

Lire la suite

01 décembre 2018 ~ 0 Commentaire

mater guingamp (ouest-france fr3 le-tel)

 Maternité-01-854x908

Maternité de Guingamp: 500 personnes dans la rue « pour un écrit »

Ce samedi matin, une quatrième mobilisation pour la maternité s’est déroulée à Guingamp.

Une quatrième mobilisation était organisée, ce samedi 1er décembre, à Guingamp pour la maternité. Un mot d’ordre « pas d’écrit = pas de sursis ». Le personnel de la maternité alerte : Il y a quatre mois, M. le Président nous informait de la poursuite de l’activité de la maternité pour les deux prochaines années. Depuis, nous sommes toujours en attente d’un écrit officiel.

Ce samedi 1er décembre, le personnel de la maternité invitait à la mobilisation à Guingamp.

Au total, près de 500 personnes sont venues soutenir le service. Quatrième manifestation de l’année. Pour la manifestation, les soignantes ont fait une reprise de la chanson  La ballade des gens heureux  de Gérard Lenorman.  « M. Macron tu nous délaisses, ça fait longtemps qu’on ne t’as pas vu ; M. Macron appelle l’ARS (Agence régionale de santé), pour notre papier bien trop attendu (bis) ; M. Macron a fait une promesse, deux ans d’sursis pour notre mater ; Mme Buzyn, réfléchissez bien, on se battra pour qu’ça reste ouvert. »

« C’était évident pour moi d’accoucher à Guingamp »

Des parents ont également pris la parole. À l’image de Maiwenn, trois enfants nés à Guin-gamp.  « Tout d’abord, je veux remercier l’équipe pour le travail de haute qualité qu’elle fait et pour tout ce qu’elle fait pour sauver la mater. Ce n’est pas pour elles qu’elles se battent mais pour nous toutes et tous. Soyons tous ensemble jusqu’à la victoire.

J’ai eu trois enfants et les trois sont nés à Pabu. Ils sont tous les trois ici, aujourd’hui, bien sûr. C’était évident pour moi d’accoucher à Guingamp, un hôpital public, local. Je ne souhaitais pas accoucher dans une grande structure, trop impersonnelle. Et Guingamp, c’est tout le contraire.

«  Portez haut le slogan   « nous accoucherons à Guingamp et nulle part ailleurs  »

Maiwenn, au micro, soumet une idée.  « Nous avons un trésor ici, notre maternité. Et une équipe extraordinaire. Les Carhaisiens se sont battus et ont gardé leur mater. Les gens de Guingamp se battront aussi jusqu’au bout. Les filles de la mater sont tellement extraordinaires, généreuses, professionnelles, attentives, que nous ne pouvons que nous battre à leur côté. Et je propose une idée, s’il y a des femmes enceintes ici, créez tout de suite un collectif de femmes enceintes et portez haut le slogan   « nous accoucherons à Guingamp et nulle part ailleurs. »

« Une épée Damoclès au-dessus de la tête »

Lucile, sage-femme, à la fin du rassemblement, s’est confiée.  « Je vous remercie tous pour votre soutien. C’est important de savoir que la population est avec nous. Ce n’est pas toujours facile de travailler quand on sait qu’on a une épée Damoclès au-dessus de la tête. Mais on ne laisse rien transparaître aux patientes. Elles ne sont pas menacées de quoique ce soi. »

01/12/2018

https://www.ouest-france.fr/

Lire aussi:

Maternité de Guingamp : nouvelle mobilisation pour garantir son avenir (FR3)

 

Lire la suite

30 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

lycées brest (côté brest)

le peril jeune

Finistère. Les lycéens intègrent le mouvement de protestation à Brest

Vendredi 30 novembre 2018, des lycéens de Brest ont répondu à l’appel national de l’Union nationale lycéenne de rejoindre le mouvement des gilets jaunes.

Des lycéens brestois sont passés, en cortège, au rond-point de Pen-ar-C’hleuz à Brest pour apporter leur soutien aux gilets jaunes

Le syndicat UNL (Union nationale lycéenne) avait appelé les jeunes à rejoindre le mouvement de protestation initié par les gilets jaunes depuis une quinzaine de jours. Parmi les revendica-tions (qui diffèrent selon les uns ou les autres), ils dénoncent la réforme du baccalauréat, sont pour l’annulation du Service national universel, pour l’annulation des suppression de postes d’enseignants, contre l’augmentation des frais de scolarité… Vendredi 30 novembre 2018, plusieurs centaines de lycéens ont décidé de manifester à Brest.

Tôt le matin, devant les établissements, du côté de Kerichen pour les élèves du lycée Jules-Lesven mais aussi devant le lycée de l’Iroise, dans le secteur de la place de Strasbourg. Perturbant la circulation boulevard Léon-Blum, place de la Liberté, rue Jean-Jaurès, place de Strasbourg…

Le réseau Bibus perturbé

Des cortèges se sont formés en direction du rond-point de Pen-ar-C’hleuz où les lycéens, rejoints par des étudiants, ont assuré de leur soutien les gilets jaunes qui ont instauré un barrage filtrant à l’entrée/sortie de la RN12 Brest/Rennes depuis samedi 17 novembre 2018.

Des cortèges ont convergé vers la place de la Liberté puis sont allés place de Strasbourg. Dans plusieurs établissements, des lycéens ont appelé à rejoindre le mouvement.  Le réseau Bibus (plusieurs lignes de bus et ligne du tram) a été perturbé, notamment entre 9h45 et 10h50.

Les lycéens devraient mener des opérations pendant toute la journée. Certains ont assuré qu’ils repasseraient au rond-point de Pen-ar-C’hleuz dans l’après-midi.

30 Novembre 2018

https://actu.fr/bretagne/

rennes lycees

Le syndicat UNL appelle les lycéens à bloquer des établissements scolaires en plein mouvement des « gilets jaunes »

L’Union nationale lycéenne appelle les jeunes à protester contre la réforme du bac et de parcoursup.  À l’appel de l’Union nationale lycéenne (UNL), des lycéens ont décidé de bloquer leurs établissements, à Rennes, Poitiers, Orléans, au Pays Basque et à Marseille, rapporte le réseau France Bleu.

Bourgogne-Franche-Comté

Dans le Jura, les lycéens de Salins-les-Bains sont en grève ce vendredi, ils occupent l’établissement Victor Considerant, et ont décidé de manifester dans la foulée, rapporte France Bleu Besançon.

Bretagne 

À Rennes, le lycée Bréquigny, qui compte 3 000 élèves, est bloqué vendredi par 45 lycéens, qui ont décidé de rejoindre le mouvement, et qui protestent aussi contre la réforme du baccalauréat, prévue en septembre 2019, d’après les informations de France Bleu Armorique. Les entrées ont été bloquées par des barrières, des chaises, des chariots et des cadenas. Les cours ont été interrompus. La police est sur place mais ne devrait pas intervenir pour le moment, selon France Bleu.

Centre-Val de Loire

À Orléans, une centaine de lycéens sont rassemblés devant le lycée Jean Zay pour dénoncer la réforme du bac et Parcoursup, mais l’établissement n’est pas totalement bloqué, précise France Bleu Orléans.

À Tours et à Joué-les-Tours, trois lycées sont bloqués par une vingtaine de lycéens rapporte France Bleu Tourraine.

Nouvelle-Aquitaine

À Poitiers, des lycéens bloquent le lycée Général et Technologique du Bois d’Amour situé à quelques centaines de mètres du barrage « gilets jaunes » d’Auchan Sud, rapporte France Bleu Poitou.

À Bayonne, le lycée René Cassin est bloqué, tout comme celui de Maurice Ravel à Saint-Jean-de-Luz, rapporte France Bleu Pays Basque. Une manifestation est en cours avec un barrage filtrant au lycée agricole Armand David, à Hasparren.

À Limoges, plusieurs lycées sont bloqués, notamment la cité scolaire Léonard-Limosin, les lycées Raoul Dautry, Renoir, Turgot et Antoine de Saint-Exupéry. Des centaines de lycéens sont rassemblés devant la préfecture de Limoges. Le lycée Darnet à St-Yrieix-la-Perche est également bloqué.

Pays de la Loire 

À Guérande en Loire-Atlantique, quelques dizaines d’élèves du lycée Galilée manifestent devant leur établissement, affirme France Bleu Loire-Océan.

Provence-Alpes-Côte d’Azur

À Marseille, une tentative de blocage est aussi en cours au lycée Marseilleveyre, d’après France Bleu Provence.

30/11/2018

https://www.francetvinfo.fr

Lire la suite

30 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

lycées brest vannes rennes (fr3)

selection

Réforme du bac

Le mouvement prend de l’ampleur

Jeudi 29 novembre, les lycéens d’Ille-et-Vilaine lançaient des actions de protestation contre la réforme du ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer et Parcours sup. Ce vendredi 30 novembre, ils sont rejoint par des étudiants du Finistère et du Morbihan.

Ce vendredi 30 novembre, le lycée de Brequigny (35) est totalement bloqué par les lycéens. Ni les professeurs ni les élèves n’ont pu entrer dans l’établissement.Le lycée professionnel public à Combourg (35) est également mobilisé.

Dans le Finistère, les élèves ne font pas de blocage mais se sont rassemblés devant le lycée Jules Lesven et le lycée de l’Iroise, à Brest, gênant la circulation. Ils se sont donnés rendez-vous à 10 h, place de la Liberté. Plusieurs portaient le fameux gilet jaune.

Dans le Morbihan, c’est le lycée Notre-Dame-de-la-Paix qui s’est joint au mouvement.

Réformes du bac

Sujets de la grogne ? Parcours sup, les réformes du bac du ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer où le choix de demander aux élèves de choisir leurs spécialités dès la seconde est critiqué, la mise en concurrence des lycées et la baisse de moyens vivement dénoncées.

Raphaëlle BESANÇON. 30/11/2018

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

Lire la suite

30 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

tract cheminots

chem

Lire la suite

29 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

finistère (ouest france)

syndicalisme-autrement

Finistère. Journée de mobilisation intersyndicale contre la précarité

L’intersyndicale CGT-FO-FSU-Solidaires appelle à manifester samedi 1er  décembre 2018 dans cinq villes du Finistère contre la précarité et le chômage.

« Nous organisons une manifestation le premier samedi du mois de décembre depuis plusieurs années contre la précarité et le chômage , explique Olivier Le Pichon, secrétaire général de la CGT Pays de Brest.

Nous l’avons ouverte cette année à d’autres thématiques par rapport au contexte actuel. Le gouvernement d’un côté et le patronat de l’autre ne répondent pas à ces questions sociales. Les gilets jaunes posent les questions de la vie chère et du pouvoir d’achat, on comprend leur colère. »

Samedi, quatre syndicats (CGT, FO, Solidaires, et FSU) appellent à manifester pour une hausse des salaires, la prise en charge du transport par les employeurs, une TVA à 5,5 % pour les produits de première nécessité, une fiscalité juste et le rétablissement de l’impôt sur la fortune. « Justice fiscale, sociale et écologique sont indissociables. On ne lâchera pas le morceau » , soutient-il.

Les rassemblements

Plusieurs points de rassemblement sont prévus samedi, dans le Finistère.

Brest, la manifestation 15 h, place de la Liberté.

Quimper, 14 h, place Saint-Corentin

Morlaix, 14 h place Edmond-Puyo

Landerneau, 11 h, devant la permanence de la député LREM Graziella Melchior.

Châteaulin, 11h,  devant la permanence du député LREM Richard Ferrand.

29/11/2018

https://www.ouest-france.fr/

Lire la suite

29 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

brest rennes lycées (fr3)

rennes lycees

Réforme du bac

Des actions dans des lycées d’Ille-et-Vilaine

Manifestation des profs du lycée Joliot-Curie à Rennes contre la réforme du bac. Deux collectifs contre la réforme du ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, lancent ce jeudi leurs actions d’opposition. Dès la rentrée 2019, les lycéens devront choisir en fin de première deux spécialités pour le baccalauréat.

Il n’y a pas que les lycéens qui sont inquiets pour la réforme du baccalauréat. Le collectif contre les « réformes Blanquer » du bac et des lycées d’Ille-et-Vilaine et l’intercollectif « la chaîne des bahuts » le sont aussi.Situés respectivement en Ille-et-Vilaine, en Haute-Garonne et dans le Tarn, ils ont lancé une série d’actions, comme dans dix lycées d’Ille-et-Vilaine, ce jeudi. Au lycée Joliot-Curie, à Rennes, les professeurs sont sortis dans la cour avec des banderoles pour dénoncer la réforme du baccalauréat.

Outre, selon les détracteurs, la mise en concurrence des lycées entre eux et la baisse de moyens, c’est le choix de spécialités spécifiques dès la seconde, en lieu et place des traditionnels bac S, ES, L, etc, qui bute le collectif.

« C’est trop tôt » estime Ronan Guillemot, du Syndicat national des enseignements de second degré, »pour faire un tel ou tel IUT, il aurait fallu anticiper deux ans avant, en choisissant d’abord trois spécialités, puis en en laissant tomber une à la fin de la première. laquelle choisir, comment fait-on nos choix à 15 ans« .

Un système qui risque, en outre, de mettre les lycées en concurrence entre eux. Un système qui selon le collectif plonge les lycéens et leur famille dans l’inquiétude.

.
Stéphane Grammont  29/11/2018
.
.
Lire aussi:
.

Lire la suite

27 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

brest chru (ouest france)

manifestants-hopital-sud

Brest. Un projet de fusion qui inquiète en pédiatrie

En janvier, le CHRU va réunir la pédiatrie générale et la chirurgie pédiatrique en un seul service. Mais en supprimant deux postes. Ce que dénoncent des personnels, en grève mardi.

« La direction de l’hôpital veut fusionner la pédiatrie générale et la chirurgie pédiatrique. On n’est pas contre…

Ce qu’on dénonce, c’est la suppression d’un binôme infirmière/auxiliaire de puériculture en journée. Ce serait une mise en danger de la sécurité des professionnels et des patients » , expriment une vingtaine de grévistes, ce mardi après-midi, dans le hall du bâtiment 5 de l’hôpital Morvan.

Infirmières, auxiliaires de puériculture, aides-soignantes, agents hospitaliers… elles débrayent une heure à l’appel de la CGT et de Sud.

Le projet de la direction du CHRU est de réunir les deux services pour créer une unité médico-chirurgicale pédiatrique en janvier. Son fonctionnement s’adapterait avec plus de facilité, en fonction de l’activité… et des personnels disponibles. Mais selon les grévistes, les effectifs prévus seraient insuffisants.

« Le service de chirurgie pédiatrique reçoit déjà un renfort de l’équipe de chirurgie ambulatoire et d’un binôme infirmière-auxiliaire de puériculture qui permet de gérer l’activité courante du service. Or, ce renfort disparaîtra dans la nouvelle unité  », explique Sud.

« Les personnels demandent aussi le report du projet à mai 2019, après la période épidémique » , ajoute la CGT. La direction de l’hôpital propose la création d’un poste d’infirmière coordinatrice. Refus du personnel qui préfère une aide «pour les soins» , pas pour de l’encadrement. Le personnel demande aussi le renfort d’une aide-soignante.

Laurence GUILMO  27/11/2018

https://www.ouest-france.fr/

Lire la suite

25 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

cgt santé (côté quimper)

hopitla

Finistère, la CGT Santé déplore une dégradation constante des conditions de travail

Mobilisation des brancardiers à Brest, saturation des urgences de Quimper… La CGT Santé dénonce un manque de moyens face à une activité toujours en hausse dans le Finistère.

De Brest à Quimper en passant par Audierne, Lesneven, Morlaix ou Carhaix, tous les représentants CGT du secteur de la santé dressent le même constat, que résume Marceline Séverac, secrétaire de l’Union des syndicats Santé CGT du Finistère : Les conditions de travail se dégradent, les agents se précarisent et s’appauvrissent. Les syndicalistes mettent tous en cause « la logique financière » imposée par le ministère de la Santé et leurs directions respectives.

À Quimper

Le nouveau directeur du Centre hospitalier de Cornouaille (Chic) n’a pas rassuré la CGT.  « Nous sommes inquiets de son discours très financier. Il a pour objectif de réduire le déficit qui se monte à 4 millions d’euros. Mais dans le même temps, nous allons perdre l’activité de réédu-cation. Une perte de 800 000 euros pour le budget du Chic », informe Jean-Marc Trebern.

Autre motif de préoccupation : les urgences qui sont régulièrement saturées. Cette situation impacte directement les hôpitaux de Douarnenez et de Concarneau comme l’explique Marceline Séverac : Depuis le mois de juin, les Smur de Douarnenez et de Concarneau sont rapatriés sur Quimper de 21 h à 9 h du matin. Cette mesure devait être transitoire. Or elle perdure car il y a un sérieux problèmes aux urgences de Quimper.

À Brest

« Les tensions perdurent depuis plusieurs mois voire années à Brest. 140 postes ont été supprimés entre 2014 et 2016 pour permettre un retour à l’équilibre financier. On y est, la charge de travail s’est accrue mais il n’y a toujours pas de création de postes », se plaint Thomas Bourhis, secrétaire général CGT du Centre hospitalier régional universitaire de Brest.

Depuis quatre semaines, le service de brancardage dépose un préavis de grève chaque lundi. « Ils sont 33 et ne parviennent plus à faire face à la hausse de la charge de travail. Il en faudrait 5 de plus », considère Thomas Bourhis.

Autre point de tension : le bloc opératoire. La CGT refuse le projet de la direction d’augmenter l’activité sans moyens supplémentaires. De la même manière, le syndicat s’oppose à la réorga-nisation de la médecine pédiatrique et de la chirurgie pédiatrique sans embauches supplémen-taires.  Dans les Ehpad, les agents CGT déplorent aussi une dégradation de leurs conditions de travail.

Cette situation conduit Marceline Séverac à un constat glaçant : Nous avons fait ce métier pour être au contact de la population, en prendre soin. Et on nous oblige à être maltraitants au nom d’une logique financière.  Nous ne voyons pas le bout du tunnel. Nous n’avons aucun signal positif du côté du ministère de la Santé.

23 Novembre 2018

https://actu.fr/societe/

Lire aussi :

Les brancardiers de l’hôpital de la Cavale blanche en grève.

Lire la suite

25 novembre 2018 ~ 0 Commentaire

étudiant étrangers (jdd)

titre sejour

Etudiants étrangers

L’Unef appelle à un rassemblement le 1er décembre

« Ce lundi 19 novembre, Edouard Philippe a fait des annonces concernant l’accueil des étu-diant·e·s étranger·e·s et l’attractivité de la France, lors des rencontres universitaires de la francophonie. Loin de permettre aux étudiant.e.s étranger.e.s de vivre dans de bonnes condi-tions, les mesures annoncées vont augmenter les difficultés qu’il.elle.s rencontrent!

En augmentant très fortement les frais d’inscription jusqu’à 3.800 euros en master et doctorat, le gouvernement va renforcer la précarité qu’il.elle.s rencontrent. Nous, associations de défense des étudiant.e.s étranger.e.s et syndicat étudiant, nous écrivons donc cette tribune pour exiger l’abandon de cette mesure!

Il faudrait mériter d’étudier en France et ce mérite résiderait dans la capacité de payer des frais exorbitants!

Cette très forte augmentation des frais d’inscription des étudiant.e.s étranger.e.s issu.e.s de pays ne faisant pas partie de l’Union européenne consacre la volonté du gouvernement français de trier les jeunes qui auront accès à l’Enseignement supérieur en France.

Après avoir instauré une sélection via Parcoursup ayant laissé de nombreux.ses jeunes sur le carreau en début d’année, le gouvernement continue sur sa lancée en mettant en place une sélection sur l’argent des étudiant.e.s étranger.e.s.

Alors qu’il affirme vouloir ‘attirer’ plus d’étudiant.e.s étranger.e.s en France, l’augmentation des frais d’inscription va dans le sens inverse!

Cette mesure et le discours tenu par Edouard Philippe ce lundi montrent qu’il.elle.s ne cher-chent en réalité qu’un seul type d’étudiant.e.s : ceux.celles issu.e.s de famille aisées ayant les moyens de payer! Ainsi, il faudrait mériter d’étudier en France et ce mérite résiderait dans la capacité de payer des frais exorbitants! Nous refusons que nos universités ne soient ouvertes qu’aux ‘élites’ alors même qu’il est nécessaire d’élever le niveau de formation dans les années qui viennent.

A l’inverse, nous affirmons que l’ensemble des jeunes qui souhaitent faire leurs études en France doivent pouvoir le faire, qu’il.elle.s soient français.e.s ou étranger.e.s. Le passage des frais d’inscription en licence de 170 à 2.800 euros et en master et doctorat de 243 à 3.800 euros ne fait que fermer les portes de l’Enseignement supérieur français à de nombreux.ses jeunes étranger.e.s qui ne pourront pas payer aussi cher.

Un tel montant oblige également à une dépendance familiale forte quand dans le même temps le salariat des étudiant.e.s étranger.e.s est limité. Ne permettre qu’aux étudiant.e.s issu.e.s de familles aisées de venir en France accroîtra donc les inégalités qui existent déjà partout dans le monde aujourd’hui dans l’accès à l’éducation.

Pour le gouvernement, cette augmentation est une mesure d’équité car il serait ‘injuste’ qu’un.e étudiant.e étranger.e paye autant qu’un.e étudiant.e français.e. Pourtant, quelle que soit notre nationalité nous étudions dans les mêmes filières, les mêmes amphis, consommons les mêmes choses. La nationalité ne doit pas devenir un critère de discrimination entre nous alors qu’il est déjà très fort aujourd’hui.

C’est l’égalité des droits qui est nécessaire et qui permettra d’améliorer l’’attractivité’ de notre pays, si chère au gouvernement français!

En effet, les étudiant.e.s étranger.e.s rencontrent aujourd’hui un certain nombre de galères : administratives (parce que les démarches pour obtenir un titre de séjour et une inscription sont très complexes), sociales (car la nationalité française est nécessaire pour accéder aux bourses sur critères sociaux et aux aides d’urgence du Crous), pédagogiques:  les préfectures ont la main sur le dossier des étudiant.e.s étranger.e.s et apprécient, alors qu’elles n’ont aucune compétence pédagogique pour le faire, le caractère ‘réel et sérieux’ des études afin d’autoriser le renouvellement d’un titre de séjour).

Face à une précarité qui progresse pour tou.te.s les étudiant.e.s mais qui est encore plus forte pour les étudiant.e.s étranger.e.s, nous affirmons que c’est l’égalité des droits qui est néces-saire et qui permettra d’améliorer l’’attractivité’ de notre pays, si chère au gouvernement français!

Dans le même temps, le gouvernement a annoncé investir dans les bourses que peuvent toucher les étudiant.e.s étranger.e.s, compensant ainsi l’augmentation drastique des frais d’inscription. Cependant, les bourses accessibles aux étudiant.e.s étranger.e.s sont rares et ne concernent que très peu d’étudiant.e.s.

Il s’agit soit d’aides du pays d’origine, soit d’aides pour lesquelles la sélection se fait souvent au mérite. Sur les 320.000 étudiant.e.s étranger.e.s en France, un très grand nombre trouve seul.e des solutions de financement. Nous rappelons qu’aider les étudiant.e.s qu’une fois qu’il.elle.s ont réussi ne permet pas de lutter contre les inégalités sociales et laisse encore une fois les mêmes sur le côté : les jeunes issu.e.s d’un milieu précaire.

Face à cela nous vous enjoignons Monsieur le Premier ministre de revenir sur votre décision d’augmenter les frais d’inscription pour les étudiant.e.s étranger.e.s hors UE. A ce titre, nous avons soutenu la pétition lancée par Youcef Fellah, étudiant en Master 2 à l’Université Paris 8, militant à l’UNEF et à l’UEAF.

A l’opposé de l’augmentation des frais d’inscription que vous prévoyez, nous revendiquons des mesures ambitieuses pour améliorer les conditions d’accueil et d’étude de tou.te.s les étudiant.e.s étranger.e.s :

Pour faciliter l’arrivée en France

  • Rendre gratuite la procédure d’obtention du titre de séjour étudiant en supprimant le coût du timbre fiscal.
  • Supprimer, ou a minima assouplir, les exigences de justificatifs d’hébergement et financiers nécessaires à l’obtention d’un titre de séjour.
  • Rendre effective la mise en œuvre du titre pluriannuel de séjour dans l’ensemble des préfectures et le rendre accessible dès la première année en France.
  • Permettre une dérogation aux accords bilatéraux (notamment entre l’Algérie et la France) afin de permettre aux étudiant.e.s concerné.e.s d’accéder au titre de séjour pluriannuel et à l’APS comme l’ensemble des étudiant.e.s étranger.e.s mais également à l’autorisation préalable de travail.

Pour faciliter l’inscription à l’université et améliorer les conditions de vie des étudiant.e.s étranger.e.s en France

  • Augmenter le nombre de vœux et de places sur la platefome « Etudier en France » de Campus France et permettre l’accès à la procédure complémentaire de Parcoursup.
  • Supprimer le critère de nationalité dans l’accès à l’ensemble des bourses attribuées par les CROUS (bourse sur critères sociaux, aides d’urgence annuelles, etc..) et quand à l’accessibilité à un logement au sein des Crous.

Nous appelons au rassemblement le samedi 1er décembre, à 12 heures, Place du Panthéon à Paris ainsi que dans d’autres villes de France. »

Les signataires :

Lilâ Le Bas, Unef (Union Nationale des Etudiants ), Thierno Laye Fall,  FESSEF (Fédération des Etudiants et Stagiaires Sénégalais), Aghiles Ait Mammar, UEAF ( Union des Etudiants Algériens ), Minh Duc Nguyen, UEVF (Union des Etudiants Vietnamiens), Fouad Miloudi, ECAF (Etudiants et Cadre Algériens), Taylan Tuzlu, DIDF-Jeunes, Alvaro Luna Porras, COLCREA (Association d’étudiants et créateurs colombiens en France), Illiassou Assoumane, UESNF (Union des Etudiants et Stagiaires Nigériens), Kombila Yébé Mariole, FEGAF (Fédération des Etudiants Gabonais), Ibrahima Tanou Sow, AJGF (Association des Jeunes Guinéens), Boubacar Afel Yattara, ADEM (Association des Diplomés et Etudiants Maliens). Aly Traore, JBF (Jeunes Burkinabé de France), Rosalie Gueye, L’étudiant 221 Sunugal, Ali Fuladkar, FLAP (Réseau Franco-Libanais d’Académiques et Professionnels)
Hussein Ghali, ADEEF (association des étudiants égyptiens.)

TRIBUNE  Le syndicat étudiant Unef et 14 autres associations veulent mobiliser le 1er décembre contre la hausse des frais d’inscription à l’université pour les étudiants extra-européens. L’Unef entend mobiliser contre la hausse des frais d’inscription à l’université des étudiants extra-européens annoncée lundi (2.770 euros en licence, 3.770 euros en master et doctorat à la rentrée 2019). Avec quatorze associations d’étudiants étrangers, le syndicat étudiant cosigne une tribune pour « exiger l’abandon de cette mesure », soutient la pétition lancée sur change.org (plus de 150.000 signatures samedi matin) et appelle à des rassemble-ments le 1er décembre, place du Panthéon à Paris et dans d’autres villes. A ses yeux, les bourses promises pour compenser cette hausse ne suffiront pas à rétablir la balance pour les plus défavorisés.

25 novembre 2018

https://www.lejdd.fr/

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin