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18 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

jacobinisme (le peuple breton)

club breton

Les vrais jacobins ne sont pas concernés!

Emmanuel Macron : « Nous avons un avantage : notre jacobinisme »

Comme il en a l’habitude, le président de la République Emmanuel Macron a fait aujourd’hui un long discours pour présenter sa vision de la santé et proposer son plan. Au milieu de son discours, un aveu : la chance que constituerait le jacobinisme.

Avouons-le d’emblée : quand on traite d’un sujet, particulièrement un sujet aussi important que la santé, l’important n’est pas forcément la petite phrase. Toutefois, celle-ci intéresse au plus haut point notre magazine car elle remet en question toute la communication du résident de la République depuis le début de son mandat. En effet, lui qui se présente comme un « girondin » semble ne plus en être très sûr !

Au sujet de la santé, le Président l’affirme : « Nous avons un avantage : notre jacobinisme ».

Il continue en expliquant que « la concentration dans les mêmes structures de toutes les informations de santé dans un cadre régulé, protecteur des intérêts individuels, est une chance incomparable. Seuls les Chinois qui sont moins respectueux des libertés individuelles ont une telle organisation centralisée. Quasiment aucun autre pays n’a cette capacité de croiser les données de santé des concitoyens à des fins thérapeutiques et dans un cadre totalement surveillé. C’est inédit ».

Ce morceau choisi a été exprimé juste après un propos sur l’intelligence artificielle dont on connaît les enjeux en matière de libertés individuelles justement. Les promoteurs du logiciel libre fustigent en effet la concentration des données et l’usage dangereux que cela peut constituer.

En évoquant les Chinois, Emmanuel Macron sait pertinemment les dangers de la concentration de l’information et cherche à éviter les critiques. Mais comment garantir l’irréprochabilité de l’État français ?

Il ne suffit pas de déclarer que la France respecte les droits individuels pour que cela soit vrai !

Les exemples pullulent tous les jours. Dans sa communication de politique générale du 16 septembre, l’UDB s’inquiétait que « le principe de solidarité qui existait jusqu’à présent semble se transformer : on passe progressivement d’un système bismarckien (système assurantiel et cotisation des salariés eux-mêmes) à un système où l’État reprend la main sur tout. On exclut de fait le système de représentation des corps intermédiaires.

Le rêve des hauts-fonctionnaires semble se réaliser ».

Ce morceau de discours le confirme et permet de trancher un débat qui a pu faire illusion en Bretagne sur l’intérêt qu’Emmanuel Macron peut porter aux territoires. Quand on estime que le jacobinisme est une chance, c’est qu’on se moque éperdument de la géographie. Nous le savions déjà, ce discours sur la santé nous le confirme.

Gael BRIAND 18 septembre 2018

http://lepeuplebreton.bzh/

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18 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

plan pauvreté (npa + anti-k + lo)

president

Plan pauvreté : les faux semblants du président des riches

En un an les plus riches ont bénéficié de 4 milliards d’Euros d’impôts en moins.

Les pauvres ont été ponctionné : baisse des APL, augmentation de la CSG,  désindexation des prestations sociales, augmentation misérables du SMIC au 1er janvier (12 centimes bruts par heure) et suppression de celle annoncée pour le 1er juillet, disparition de 100 000 contrats aidés en 2018 (et 130 000 en 2019), suppression de crédits aux services sociaux et aux associations.

Macron pense reconquérir sa popularité perdue en annonçant un « plan  pauvreté ».

Mais il y a loin de la coupe aux lèvres, et le plan pauvreté n’éradiquera pas la pauvreté. Beaucoup de mesures annoncées ne consistent qu’à redéployer des mesures existantes et des crédits. Ainsi, selon l’institut ministériel France stratégie, avec le Revenu universel d’activité, il y aura autant de gagnants que de perdants (3,55 millions de ménages !).

La réalité c’est que Macron prétend vider avec une cuillère, et quelques mesurettes, l’océan de la pauvreté et de la précarité que lui et ses prédécesseurs n’ont cessé de remplir par leur poli-tique au service du patronat. Loin d’annoncer un « virage social » ou le rééquilibrage d’une politique en faveur du Capital et des plus riches, le plan pauvreté accompagne la généralisa-tion de la pauvreté et de la précarité qu’organise l’exécutif.

Le « revenu minimum universel » annoncé par Macron n’est ainsi rien d’autre qu’un filet social de survie, venant remplacer les droits sociaux existants :

Retraites qui vont être réduites massivement par la réforme en préparation, accès aux soins de plus en plus difficile, réduction et durcissement de l’indemnisation du chômage… Les coupes budgétaires et les suppressions d’emplois annoncées dans la fonction publique vont rendre encore plus compliqué aux plus pauvres l’accès aux services publics. A commencer par l’école; les enfants des REP auront peut-être un petit déjeuner de temps en temps, mais de moins en moins de profs tous les jours dans les collèges et les lycées. Un concentré de l’hypocrisie  de ce gouvernement.

« L’État providence » voulu par Macron a la visage très ancien de la mise au travail forcé pour un salaire de misère, et dans n’importe quelles conditions, de toutes celles et ceux qui sont en état de travailler, et d’une assistance misérable accordée sous condition aux plus pauvres, pendant que les plus riches ne cessent de s’enrichir.

Montreuil, le 17 septembre 2018

https://npa2009.org/

Lire aussi:

Revenu universel d’activité, un nom scandaleux, un projet dangereux (Anti-K)

Plan pauvreté : de la poudre aux yeux (Lutte Ouvrière)

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18 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

diesel (europe1)

diselgate

Dieselgate : trois ans après, les voitures « sales » plus nombreuses dans l’UE

La France est, selon cette une étude de l’ONG bruxelloise Transport et Envi-ronnement, le pays le plus affecté par le problème, puisqu’il y circule quelque 8,7 millions de « diesel sales ». 

Quelque 43 millions de véhicules diesel « sales » continuent de circuler dans l’Union européen-ne, malgré l’engagement des constructeurs automobiles à réduire les émissions de gaz polluants des modèles récemment commercialisés, selon une étude de l’ONG bruxelloise Transport et Environnement (T&E) publiée mardi. L’étude compare ce chiffre avec les 29 millions de voitures et fourgonnettes « très polluantes » recensées sur les routes européennes il y a trois ans quand a éclaté le Dieselgate.

Quantité d’oxyde d’azote trois fois supérieure aux normes.

Elle dénonce le double discours des constructeurs et l’écart entre théorie et pratique à propos des moteurs diesel aux normes anti-pollution les plus récentes (Euro 5 et 6, correspondant à une commercialisation postérieure à 2009).  »Les voitures continuent d’être optimisées pour bien se comporter lors des tests (d’émissions polluantes) et émettent bien davantage lorsqu’elles sont entre les mains des clients », affirme T&E. Selon l’ONG, ces 43 millions de véhicules polluants émettent des oxydes d’azote (NOx) en quantité « au moins trois fois supérieure » à ce qu’autorisent les normes en vigueur dans l’Union européenne.

« Si l’Europe n’agit pas, ces voitures vont continuer de polluer l’air pendant des décennies, écourtant des vies », ajoute le rapport en anglais, qui propose de limiter la commercialisation et l’usage de tels véhicules. La France est, selon cette ONG, le pays le plus affecté par le problè-me, puisqu’il y circule quelque 8,7 millions de « diesel sales ». Viennent ensuite l’Allemagne (8,2 millions) puis le Royaume-Uni (7,3),l’Italie (5,3), l’Espagne (3,2) et la Belgique (environ 2 millions).

Trois ans après le dieselgate.

Le rapport est publié trois ans jour pour jour après la révélation par les autorités de régulation américaines, le 18 septembre 2015, de la fraude aux tests antipollution opérée par le construc-teur allemand Volkswagen. Quelques jours plus tard VW avait reconnu avoir équipé 11 millions de ses véhicules dans le monde d’un logiciel capable de tromper les contrôles sur les émis-sions de NOx. Son patron avait dû démissionner. Le scandale s’est ensuite étendu à d’autres constructeurs.

18 septembre 2018

http://www.europe1.fr/

Commentaire: D’une part il y a les maladies dues aux particules qui touchent les enfants et vieillards. De l’autre il y a des millions de gens qui ont été encouragés à passer au diesel et qui « n’ont rien fait de mal » à part obéir au gouvernement (et à l’industrie automobile)!

polluer

Émissions polluantes : l’UE ouvre une enquête pour entente entre BMW, Daimler et Volkswagen

« La Commission examine si BMW, Daimler et Volkswagen sont convenus de ne pas se livrer concurrence », a indiqué mardi un communiqué de l’exécutif européen. 

L’UE a ouvert mardi une enquête sur une entente entre constructeurs automobiles allemands pour ne pas se faire concurrence en matière de technologies de réduction d’émissions pollu-antes, trois ans après l’éclatement du scandale Dieselgate.

« La Commission examine si BMW, Daimler et Volkswagen sont convenus de ne pas se livrer concurrence en ce qui concerne le développement et le déploiement de systèmes importants permettant de réduire les émissions nocives des voitures particulières à moteur essence et diesel », selon un communiqué de l’exécutif européen.

Daimler aurait avoué en premier.

Cette enquête approfondie est lancée par la commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager. Elle fait suite à des informations selon lesquelles BMW, Daimler, Volks-wagen (ainsi que Audi et Porsche, filiales de VW) auraient participé à des réunions où ont été évoqués le développement et le déploiement de technologies permettant de limiter les émis-sions nocives des gaz d’échappement des voitures. Selon la presse allemande, Daimler, fabri-cant des voitures Mercedes-Benz, aurait avoué en premier l’existence de cette vaste entente entre les constructeurs allemands afin de bénéficier de la clémence des autorités de la concurrence.

Les cartels lourdement sanctionnés par l’UE.

Les cartels sont interdits dans l’UE puisqu’ils nuisent à la concurrence et aux consommateurs. La Commission européenne peut infliger de lourdes amendes aux entreprises qui s’entendent entre elles, le record ayant été atteint le 19 juillet 2016. L’Union européenne avait alors infligé une amende de 2,93 milliards d’euros à quatre fabricants européens de camions, accusés de s’être entendus pendant quatorze ans sur les prix de vente de leurs poids lourds. Aucune disposition légale ne prévoit de date limite à une enquête pour cartel, a rappelé la Commission européenne. La durée de cette enquête dépend de divers éléments, dont la complexité de l’affaire, le degré de coopération des entreprises en cause avec la Commission et l’exercice des droits de défense.

18 septembre 2018

http://www.europe1.fr/

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17 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

écologie (rtl + npa)

ecolo

Les faux écolos vont continuer à faire leur cirque?

L’écologie fait un bond spectaculaire dans les priorités des Français

Selon une enquête Kantar Sofres-One Point pour RTL/Le Figaro/LCI, la protection de l’environnement fait un bond fulgurant dans les priorités des Français de 11 points, par rapport à janvier. Une conséquence de la démission de Nicolas Hulot ?

L’électrochoc voulu par Nicolas Hulot, lors de l’annonce de sa démission du gouvernement, a-t-il eu lieu ? Selon une enquête Kantar Sofres-One Point pour RTL/Le Figaro/LCI, les Français sont 29% à considérer la protection de l’environnement comme devant être une priorité de l’action d’Emmanuel Macron et du gouvernement en 2018. Un pourcentage significatif car cela représente 11 points supplémentaires par rapport au précédent sondage de janvier 2018.

Cette tendance se confirme concernant les réformes attendues par les Français.

76% des personnes interrogées estiment que prendre des mesures pour lutter contre le changement climatique doit être une priorité. Dans le détail, 41% estiment que la transition écologique doit être prioritaire dans l’action de l’exécutif ; 35% la jugent « importante » ; 13% trouvent que c’est « secondaire » et 5% « inutile ».

Selon Emmanuel Rivière, le directeur de Kantar Public France, ce bond spectaculaire, « c’est la conséquence incontestablement du départ de Nicolas Hulot. Nous voyions auparavant dans nos enquête, cette progression se faire. L’été que les Français ont traversé avec le sentiment de percevoir de manière tangible le dérèglement climatique ont fait système avec la démission de Nicolas Hulot ».

Une tendance durable ?

Cet intérêt des Français pour les questions environnementales va-t-il s’essouffler ? « Le départ de Nicolas Hulot a permis de mettre ce sujet à l’agenda. Mais les Français ne passeront pas à autre chose. Ce sujet peut nous accompagner jusqu’aux élections européennes », estime Emmanuel Rivière au micro de RTL.

En effet, depuis le départ de l’écologiste du ministère et la nomination de François de Rugy pour le remplacer, les Français ont multiplié les actions afin de faire basculer la politique en matière d’écologie. Le 8 septembre dernier, entre 18.500 et 50.000 personnes se sont rassemblées à Paris lors de la « marche pour le climat ».

L’Assemble rejette (encore) l’interdiction du glyphosate dans la loi

De leur côté, les députés ont, une nouvelle fois, refusé d’inscrire l’interdiction du glyphosate d’ici trois ans dans la loi Agriculture et Alimentation. En mai dernier, lors de la première lecture du texte, les députés, y compris dans la majorité, avaient déjà plaidé en vain pour sanctuariser dans la loi l’engagement présidentiel.

Les problématiques liées à l’écologie deviennent ainsi l’une des principales priorités des personnes sondées. À noter que la première préoccupation des Français reste le pouvoir d’achat (55%), qui arrive en tête devant la baisse du chômage (40%) et l’immigration (30%).

16/09/2018 Marie-Pierre Haddad

https://www.rtl.fr/

Commentaire: L’Ankou est une figure de la mythologie bretonne, serviteur de la mort, le bruit de sa charette annonçait qu’il venait chercher quelqu’un…

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Sortir du nucléaire, en 10 ans, c’est possible! (NPA)

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Revue du NPA

Revue Inprecor

 

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17 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

évaluations (france info + huff’)

evaluat

« C’est aberrant !  » : les nouvelles évaluations en CP et CE1 font polémique

Les évaluations vont se multiplier à l’école primaire. Le ministre de l’Éducation nationale en a prévu une au CP et en CE1, mais le syndicat majoritaire chez les enseignants réclame un moratoire.

C’est l’une des grandes nouveautés de cette rentrée scolaire : la multiplication des évaluations. Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation, en a déjà annoncé deux, une pour les écoliers de CP, l’autre pour les élèves de CE1. Mais le SNUIPP, premier syndicat d’enseignants du primaire, demande un moratoire au ministère. En attendant, il appelle les professeurs des écoles à ne pas faire remonter les résultats dans l’immédiat.

Des exercices inadaptés selon le SNUIPP

Ces tests d’envergure nationale sont destinés à mieux connaître le niveau des élèves, selon le ministre de l’Éducation nationale. Mais d’après Rachel Schneider, secrétaire départementale du SNUIPP en Seine-Saint-Denis, certains exercices sont inadaptés, et sont même un piège pour les enfants.

Quand on vous présente pour les CP un tableau avec 24 groupes de lettres à comparer en deux minutes, c’est aberrant pour des élèves qui arrivent de maternelle !Rachel Schneider, secrétaire départementale du SNUIPPà franceinfo

Pour les CE1, l’exercice n’est pas plus simple assure Rachel Schneider. « Il y a une feuille où sont rassemblés 60 rectangles où ils doivent comparer les nombres et barrer le plus grand, et les élèves ont une minute pour faire le travail ! »  souligne la secrétaire départementale du  SNUIPP, qui cite un autre exemple : un texte destiné au CE1 qui comprend les mots « glande pinéale » et « mélatonine ».

Le ministère se défend 

Selon Stanislas De Haene, qui préside le conseil scientifique de l’éducation nationale, il n’y a aucune intention de piéger, de noter, ou encore de classer les élèves selon lui. « Le but essen-tiel de ces évaluations c’est de prévenir les difficultés d’apprentissage en lecture et en mathématique », explique-t-il.  Ce n’est pas du tout un examen. Il ne s’agit pas de mesurer des compétences qui seraient censées être acquises par tousStanislas De Haene à franceinfo

Pour le ministère de l’Éducation nationale, ces résultats permettront de détecter plus vite les difficultés pour aider les professeurs des écoles à adapter leur enseignement.

 Thomas Pontillo Alexis Morel 17/09/2018
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Tous les élèves de CP et CE1 vont passer des évaluations à partir d’aujourd’hui : voici à quoi elles ressemblent (France Info)

Les évaluations des élèves de CP et CE1 commencent ce lundi (Le Huffington Post)

Les évaluations de CP et CE1 ont commencé, voici à quoi elles ressemblent (Le Huffington Post)

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14 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

27 septembre

fsu

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13 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

russie retraites (courrier international + amnesty)

russe

Camarades russes

Russie. Dans les petites villes où l’on meurt jeune, la réforme des retraites est dramatique

Avec la réforme du système des retraites, Moscou a ouvert un chantier très impopulaire. Reportage dans une petite ville du sud de l’Oural.

Verkhni Oufaleï est une ville mono-industrielle [ 28 000 habitants, dans la région de Tchelia-binsk, au sud de l’Oural], où le dernier site de production de nickel s’est arrêté en 2015. Ici, comme dans beaucoup de petites villes, la réforme des retraites passe mal. Impossible pour les ouvriers de plus de 50 ans de trouver du travail. C’est déjà une gageure de survivre jusqu’à la retraite.

“Chez nous, ceux qui atteignent 65 ans sont rares. Les gens meurent un ou deux ans après la retraite, explique le député communiste Khalil Mingaliev. Selon moi, il faudrait au contraire abaisser l’âge du départ à la retraite.” Khalil Mingaliev récolte des signatures pour la lettre ouverte du Parti Communiste contre la réforme des retraites et pour la démission du gouvernement.

Les jeunes fuient la ville

Les gens le soutiennent. Outre le site de production de nickel, la ville comptait plusieurs dizaines d’usines, mais elles sont toutes soit fermées, soit moribondes. À l’usine Uralelement, par exemple, les ouvriers attendent les commandes : s’il y a du travail, ils y vont, le reste du temps ils restent à la maison.

“Chez nous, les gens ne peuvent compter que sur la retraite et n’ont pas d’autres revenus. Les jeunes fuient la ville. On vient me voir pour me demander quand aura lieu la manifestation. Des inconnus m’abordent en disant : ‘Nous sommes prêts à signer la lettre et à participer au  réfé-rendum.’ La tension ne cesse de monter, et le maire a peur que la manifestation dérape. Il nous demande si nous saurons les ‘contenir’.”

Les communistes de Verkhni Oufaleï projetaient de se joindre à la manifestation nationale organisée par le PC le 27 juillet, mais la municipalité ne leur a pas délivré d’autorisation. Dans les petites villes, les choses ne se passent pas exactement comme dans les grandes. Khalil Mingaliev affirme que personne ne soutient cette réforme. Il est persuadé que le maire lui-même est contre, mais qu’il ne peut pas le dire. (Le reste est payant)

Vitali Leïbine  13/09/2018
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12 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

exception (libération)

nucleaire

«La loi du marché dit que le nucléaire est mort et la France est en train de devenir une exception»

Selon le rapport World Nuclear Industry Report Status 2018, l’atome n’est plus compétitif et n’a plus le vent en poupe. La plupart des pays préfèrent investir massivement dans les renouvelables. Sauf la France.

Voilà un rapport qui devrait nourrir la réflexion du nouveau ministre de la Transition écologique sur la future trajectoire énergétique de notre pays, le plus nucléarisé au monde avec 57 réac-teurs en activité pour 67 millions d’habitants. Enfin, si d’aventure ce document de 285 pages rédigé par neuf experts internationaux se retrouve en bonne place sur le bureau de François de Rugy. Selon le «World Nuclear Industry Report Status 2018», présenté ce mardi à Paris par son coordinateur, le consultant indépendant Mycle Schneider, l’atome bat en retraite un peu partout dans le monde… sauf en France où il fait de la résistance, avec encore 71,6% d’électricité d’origine nucléaire l’an dernier.

En 2017, la production d’électricité nucléaire dans le monde n’a progressé que de 1%, essentiellement grâce à un seul pays:

La Chine (+18%), où se concentre désormais l’essentiel des projets nucléaires. La même année, l’électricité d’origine solaire a connu un bond de 35% et celle produite par le vent des éoliennes a augmenté de 17%. Les six réacteurs mis en service (3 en Chine, 2 en Russie, 1 au Pakistan) n’ont fourni que 7 Gigawatts (GW) aux réseaux électriques, quand les seules éner-gies  renouvelables apportaient 157 GW supplémentaires. Pour Mycle Schneider, «le nucléai-re, qui ne représentait plus que 10,3% de l’électricité produite dans le monde l’an dernier contre 17,5 % en 1996, tend à devenir insignifiant par rapport aux énergies renouvelables».

L’atome en chute libre

Exagération de la part d’un expert proche des milieux antinucléaires ? «Je constate que l’Agen-ce internationale de l’énergie nucléaire voit la même chose que nous: l’électricité nucléaire n’est plus compétitive face aux renouvelables et les capacités de production vont chuter considéra-blement», tacle Schneider. Dans son étude annuelle publiée lundi, l’AIEA prévoit en effet une chute de plus de 10% du parc mondial de réacteurs d’ici à 2030. Et la part du nucléaire dans le mix énergétique mondial pourrait carrément tomber à 2,8 % en 2050 contre 5,7 % aujour-d’hui… Car si 50 réacteurs nucléaires sont en construction dans le monde aujourd’hui, il faut se souvenir qu’il y en avait 234 à la fin des années 70. Mais ça, c’était avant les catastrophes de Tchernobyl et Fukushima, et l’essor phénoménal des énergies vertes.

Début 2018, on comptait encore 413 réacteurs dans le monde (dont 254 en fonctionnement, les autres étant en maintenance ou en attente de démantèlement) pour une puissance instal-lée de 363 GWe. Mais la capacité installée des énergies renouvelables est désormais large-ment supérieure à celle du nucléaire: l’éolien a passé le cap des 500 GWe et le solaire celui des 400 GWe.

Et près de 300 milliards de dollars (259 milliards d’euros) ont été investis dans les énergies nouvelles à travers le monde en 2017, contre seulement 10 milliards dans le développement de nouveaux réacteurs. La Chine, qui construit encore 16 réacteurs nucléaires en ce moment, semble avoir choisi son camp : à elle seule, elle a investi l’an dernier 126 milliards de dollars dans les énergies renouvelables !

«Energie du passé»

«Il est clair que les renouvelables sont l’énergie de l’avenir et que le nucléaire est l’énergie du passé, et j’espère que ce rapport contribuera au débat en cours en France sur la Programma-tion pluriannuelle de l’énergie (PPE) en plaidant pour une sortie de l’atome», assène Jens Althoff, le directeur de la Fondation Heinrich Böll à Paris, un organisme proche des Verts alle-mands qui est l’un des sponsors du World Nuclear Industry Status Report. Pour lui, «aujour-d’hui, plus personne ne met d’argent dans l’atome sans soutien de l’Etat, la loi du marché dit que le nucléaire est mort et la France est en train de devenir une exception en Europe et dans le monde». 

Alors le nucléaire est-il encore une énergie d’avenir pour le successeur de Nicolas Hulot ? 

«Spontanément, ma réponse est non», a répondu lucidement François de Rugy dans une interview au Monde daté du 11 septembre. Hulot estimait, lui, qu’il fallait en finir avec cette «folie» du tout nucléaire, avant de jeter l’éponge. Mais pour Rugy, qui doit présenter la nou-velle PPE fin octobre avec l’idée «d’arriver à un équilibre entre 50% de nucléaire et 50% d’énergies renouvelables» à l’horizon 2035, «il faut sortir de la guerre de religion». Manière de renvoyer dos à dos pro et antinucléaires, tout en ménageant le puissant lobby de l’atome.

De quoi agacer Gérard Magnin.

Venu apporter son soutien au travail de Mycle Schneider, cet ancien administrateur dissident d’EDF (il a démissionné en 2016 pour signifier son désaccord aux deux réacteurs EPR d’Hinkley Point) craint qu’une fois de plus l’Etat français «bunkérise le nucléaire» au détriment de l’indispensable essor des énergies renouvelables:

«Ce rapport se base sur des faits, des données brutes, ce n’est pas une question de « guerre de religions ».» Fort de son expérience, il estime que les dirigeants d’EDF vont tout faire pour empêcher la fermeture de réacteurs nucléaires d’ici 2030 (alors qu’il faudrait en arrêter 20 pour viser les 50%), avec dans l’idée d’obtenir la construction de plusieurs réacteurs EPR destinés à prendre le relais du parc vieillissant. «Le nucléaire français doit pédaler, toujours pédaler comme sur un vélo sinon il tombe… La formule n’est pas de moi mais du PDG d’EDF, Jean-Bernard Lévy», ironise Gérard Magnin.

La France peut le faire

Un récent rapport commandé par le gouvernement à Yannick d’Escatha, ancien patron du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), et Laurent Collet-Billon, ex-délégué général à l’arme-ment, prône ainsi la construction de six nouveaux réacteurs EPR. Mais après le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, son collègue François de Rugy a calmé les ardeurs du lobby de l’atome: «Il faudrait déjà qu’EDF fasse la démonstration que l’EPR fonctionne, ce qui n’est pas encore le cas», a-t-il dit.

De fait, la livraison de ce gros réacteur en construction à Flamanville dans la Manche, qui devait entrer en service en 2012, vient encore d’être reportée à 2020. Mycle Schneider veut croire qu’avec un coût du nucléaire dépassant les 70 euros le MWh, quand celui du solaire tombe à 50 euros le MWh, EDF devra se rendre à l’évidence: «L’atome n’est plus compétitif et ne le sera plus jamais. Qui achètera leur électricité demain en Europe ?»

Alors que faire ?

Pour Gérard Magnin, il faut s’inspirer de l’exemple allemand, «pays qui est passé de 3% d’élec-tricité renouvelable en 2000 à 40% en 2018» : «Si la France a fait un effort comparable dans le nucléaire dans les années 70-80, elle peut le faire aujourd’hui dans les renouvelables.» Et Mycle Schneider prouve dans son rapport qu’en arrêtant le nucléaire, les Allemands n’ont pas fait plus de charbon, contrairement à ce qui se dit en France (entre 2010 et 2017, la produc-tion d’électricité nucléaire a chuté de 64 TWh, celle des renouvelables a fait un bond de 113 TWh et celle des fossiles a reculé de 28 TWh). Et Magnin de conclure par ce message de service aux gouvernants français : «Les Allemands ne sont pas des romantiques, ils ont pris une décision politique très pragmatique.»

Jean-Christophe Féraud 11 septembre 2018

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12 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

roumanie santé (global voices)

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Grève générale du 26 avril 2018

La pénurie de pédiatres en Roumanie, signe alarmant d’un système de santé en crise

Depuis son adhésion à l’Union européenne (UE) en 2007, la Roumanie fait face à un immense exode migratoire  de ses médecins, à l’origine d’un manque de capital humain dont les soins de santé infantile sont les premières victimes.

Plusieurs hôpitaux des villes autres que Bucarest, la capitale du pays, sont contraints de fonc-tionner avec un seul pédiatre de garde. S’ils partent en vacances, c’est l’unité entière qui doit fermer, car les remplacements sont de plus en plus difficiles à obtenir. Selon les données de l’Institut roumain des statistiques en 2017 et 2016, le nombre de médecins dans le pays n’a que très légèrement augmenté depuis 2015.

La plupart des médecins ne sont pas disposés à accepter le salaire réduit et les conditions matérielles inadéquates des cliniques des zones rurales. Ils préfèrent donc s’installer dans les grandes villes, ou envisagent les multiples opportunités offertes par l’expatriation. Alors même que le taux de mortalité infantile en Roumanie est le plus élevé de l’Union Européenne, les dépenses de santé par habitant y sont également les plus basses. Un mauvais classement pour lequel le pays est suivi de près par la Bulgarie, qui a également rejoint l’UE en 2007, et qui fait face à des tendances similaires d’émigration de son personnel médical.

En 2016, le taux de mortalité infantile en Roumanie était d’environ 10 décès pour 1 000 naissances vivantes, une baisse significative par rapport aux 15 pour 1 000 enregistrés en 2003, mais qui reste malgré tout bien supérieur au taux moyen de 3,7 pour 1 000 observé au sein de l’UE.

Ioana Moldovan, une photojournaliste ayant travaillé sur la pénurie de pédia-tres, a ainsi écrit sur son site internet l’année dernière :

La Roumanie a une population de près de 20 millions d’habitants. Les médecins des zones rurales sont deux fois moins nombreux que ceux des villes, alors même que la moitié de la population vit à la campagne. Le secteur de la santé est dépassé par les crises et les problè-mes sans fin. Dans les 27 années depuis la révolution anticommuniste de 1989, le pays a vu défiler au moins 25 ministres de la Santé. Aucun d’entre eux n’a jusqu’ici réussi à faire en sorte que les patients aient accès à des soins de qualité équivalente à ceux offerts dans les pays occidentaux.

Dans une déclaration faite à Global Voices, le Dr Constantin Giosanu, pédiatre et coordinateur de la Fondation IMED, a reconnu que la plupart des hôpitaux publics en Roumanie reçoivent des ressources financières provenant de fonds publics, mais : … pas assez pour un fonction-nement normal, les fonds arrivent avec du retard et ne sont parfois pas utilisés de manière adéquate par les gestionnaires de ces hôpitaux.

Pour ne rien arranger, la Roumanie souffre également du plus faible taux d’infirmier(e)s et de sages-femmes par habitant en Europe.

Elles ou ils travaillent souvent dans des hôpitaux ne disposant même pas de l’équipement de première nécessité, et où des traitements particuliers ne peuvent être mis en œuvre que si les patients fournissent eux-mêmes le matériel.

Ces conditions tendues et le bas niveau de salaire ont constitué le terreau qui a permis à la corruption de se développer et de devenir une réalité quotidienne dans les hôpitaux publics.  Les cas de patients s’assurant l’accès à des soins vitaux en offrant argent ou autres « ca-deaux » aux médecins et aux infirmières sont devenus monnaie courante. En 2016, selon une enquête réalisée dans le pays par OpenDemocracy, 77 oncologues ont été accusés de corruption pour avoir prescrit à des patients des médicaments anticancéreux en échange de vacances en Inde.

Un pédiatre pour 200 000 personnes

La ville de Tulcea, qui compte plus de 70 000 habitants, ne dispose que de 361 médecins, soit l’un des taux de médecins par habitant les plus bas de toute la Roumanie. En août 2016, des dizaines de parents ont organisé une manifestation pour protester contre les conditions drama-tiques de l’unité de pédiatrie de l’hôpital du comté. L’hôpital, desservant 200 000 personnes de Tulcea et de ses environs, ne compte qu’un seul pédiatre et doit fermer l’unité chaque fois qu’il part en vacances.

En 2017, l’unité est restée fermée pendant près d’un an du fait de l’absence totale de médecin qualifié. Début 2018, un pédiatre a finalement été embauché, permettant enfin à l’unité de reprendre son activité. Cependant, avec un seul spécialiste disponible, les familles doivent encore attendre des heures avec leurs enfants avant d’être prises en charge Toujours en 2017, l’hôpital a annoncé une pénurie de médecins dans toutes les spécialités. 33 postes étaient à pourvoir, sans qu’aucun candidat ne se manifeste.

Tudor Năstăsescu, directeur de l’hôpital, avait commenté la situation pour F media : La situa-tion est exactement la même que dans le reste du pays … Nous organisons un recrutement et nous faisons tout notre possible pour bien accueillir les candidats et leur éviter tout stress additionnel. Nous offrons même de payer leur loyer, mais ça ne suffit plus aujourd’hui. Je reçois moi-même chaque mois des offres d’emploi à l’étranger.

La situation est similaire dans d’autres comtés comme Calarasi, Giurgiu et Ialomita. Pourtant, au même moment, plus de 12 500 médecins travaillent à Bucarest, la capitale, soit 22% du nombre total de médecins dans le pays. Une histoire semblable a été rapportée dans l’hôpital municipal de Drăgăşani, dans le comté de Valcea  où le département de pédiatrie a dû fermer en juillet 2017 quand le seul pédiatre de l’hôpital est parti deux semaines en congés. Avec seulement deux ambulances en état pour toute la ville, le risque de rester en rade en cas d’urgence était extrêmement élevé.

Comment la Roumanie peut-elle sortir de cette crise ?

Le Dr Giosanu a une idée : Je pense qu’il revient aux médecins et aux médias d’éduquer la population et les patients à ne plus accepter la corruption, la gestion désastreuse du système de santé, et la qualité médiocre des soins. De cette manière, le système se développera pour atteindre le niveau de l’Europe occidentale.

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12 septembre 2018 ~ 0 Commentaire

mater guingamp (le télégramme)

mater

Maternité de Guingamp. Un fest-noz de soutien le 15 septembre à Pabu

Dans un communiqué de presse dimanche soir, le personnel de la maternité de Guingamp explique être « toujours dans l’attente d’un écrit officiel concernant le sursis de 2 ans », tout en espérant « l’obtenir assez rapidement ».

« Nous avons pleinement conscience que cette décision aura été obtenue grâce à la forte mobilisation de la population ainsi qu’au soutien appuyé de plusieurs élus et personnalités. Nous souhaitons donc remercier l’ensemble de ces personnes et nous espérons que tous ces soutiens seront prêts à se remobiliser si aucun document officiel ne venait rapidement confirmer ce sursis », écrivent les personnels.

Concernant la réalisation d’un mur « Kalonig » (qui a pour but de rassembler 500 photos de nouveau-nés de moins de 3 mois nés à Guingamp ou Pabu afin de les exposer sur un grand mur photo dans la ville de Guingamp), le personnel annonce avoir déjà récolté près de 300 clichés (l’adresse pour envoyer les photos : sauvonslamaternitedeguingamp@yahoo.com).

Enfin, le 15 septembre, un fest-noz de soutien est organisé à la salle des fêtes de Pabu, à 21 h.

De nombreux groupes y participent bénévolement : Ifig ha Nanda, Robin/An Intanv, Awen ha Cyril, Meneteau/Lange, Gwenn hag Izaouenn, Urvoy/Malrieu, Veillon/Riou, Klev. Le tarif d’entrée du fest-noz est libre.

09 septembre 2018

https://www.letelegramme.fr/

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