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02 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

commana (fr3)

Commana : le projet de ferme-usine soumis à une étude d’impact

Passer de 140 à 400 vaches laitières, c’est le projet du Gaec Tourmel à Commana (Finistère). Il soulève l’opposition des défenseurs de l’environnement d’autant qu’il est situé sur un site classé Natura 2000. La préfecture a tranché : une enquête publique assortie d’une étude d’impact va avoir lieu.

Les opposants au projet de ferme-usine de Commana l’ont appris ce lundi 1er juillet au soir : le préfet du Finistère demande l’ouverture d’une procédure d’autorisation environnementale. Cette procédure va automatiquement déclencher une étude d’impact ainsi qu’une enquête publique. Pour Jean-Jacques Barreau, directeur du parc naturel régional d’Armorique – où cette extension de ferme laitière sera située -, « c’est la preuve que le préfet nous a entendus. C’est satisfaisant mais il est évident que nous devons rester vigilants » ajoute-t-il.
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« Territoire à préserver »

A l’origine, ce projet ne devait faire l’objet que d’une simple déclaration à la préfecture. « L’exploitant a fait en sorte de se placer juste en-dessous des seuils de réglementation, indique Jean-Jacques Barreau. Avec 400 vaches, il échappait de fait à toute étude d’impact ». C’était compter sans la mobilisation des collectifs et associations de défense de l’environnement, des habitants et des élus municipaux.

La ferme-usine serait installée sur le bassin versant qui alimente le lac du Drennec et l’Elorn, véritables châteaux d’eau potable pour 380.000 Finistériens. « Compte tenu du projet tel qu’il est aujourd’hui, nous craignons une pollution de l’eau, précise le directeur du parc régional d’Armorique. Il n’y a pas de garanties.

Nous ne savons rien du plan d’épandage envisagé et nous avons des doutes. Autre volet important : le process de méthanisation qui lui aussi est un problème dans ce dossier ». Jean-Jacques Barreau rappelle, en outre, qu’aucun plan d’épandage ne sera autorisé sur le parc, « car ce serait en opposition à notre charte ».
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400 vaches, ce n’est pas rien en termes d’impact environnemental
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L’étude d’impact va prendre plusieurs mois.
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Elle sera à la charge de l’exploitant qui lui seul peut décider d’y intégrer ou pas les services de l’Etat, voire les associations de protection de l’environnement. « Que cet agriculteur préfère un élevage hors sol, plutôt que les pâturages, c’est son choix, note encore le directeur du parc régional d’Armorique, mais ce modèle de ferme-usine ne colle pas à notre territoire ».
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Et de souligner que, dans les Monts d’Arrée, le parc travaille avec 250 agriculteurs sur cette question de l’environnement. « Ils reçoivent une aide de l’Europe pour leur participation active à des opérations environnementales. Car ils comprennent aussi que ce territoire est à préserver ».
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 Carole Collinet-Appéré  02/07/2019
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Lire aussi:

Finistère : un projet de ferme-usine à Commana inquiète les écologistes 

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02 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

centrales (jdd)

faute

Climat : les centrales nucléaires menacées par la pénurie d’eau

Les pluies insuffisantes et les températures élevées pourraient contraindre EDF à stopper certains réacteurs nucléaires pendant l’été.

L’entreprise connaît des difficultés dans tous les bassins fluviaux.

L’été s’annonce rude pour les centrales nucléaires. La crise ­climatique préoccupe les dirigeants d’EDF, qui vont être confrontés à un sérieux problème de gestion de la ressource en eau, indispensable au refroidissement de leurs 58 réacteurs.

L’alerte a été donnée dès le début du mois de juin en Lorraine et dans la Vienne. Le déficit pluviométrique lorrain (estimé entre 10 et 50% dans le dernier bulletin de situation hydrologique de la Dreal Grand Est) a pesé sur la reconstitution des réserves d’eau.

Le lac de Pierre-Percée, l’une des principales retenues lorraines qui permettent de réguler les cours de la Moselle et de la Meuse, n’était ainsi rempli qu’aux deux tiers de ses capacités début juin.

Ce qui pourrait rendre délicat le soutien des débits des deux cours d’eau au cœur de l’été. Or ces deux ­rivières desservent deux centrales nucléaires : Cattenom (quatre réacteurs de 1 300 MW) et Chooz (deux réacteurs de 1 450 MW).…(payant)

  1 juillet 2019 Thierry Gadault

https://www.lejdd.fr/

Commentaire:

Il y a des priorités: arroser le maïs (qui sert à faire du carburant végétal)

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02 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

mineurs (qdc)

 mineurs
En prison!
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Protéger, éduquer… plutôt que réprimer

L’ordonnance du 2 février 1945 « relative à l’enfance délinquante », élaborée pendant la Libération, affirmait clairement, malgré ses insuffisances, la volonté d’instaurer la primauté de l’éducatif sur le répressif.

Elle créait les juges pour enfants et son exposé des motifs précisait que « Désormais tous les mineurs jusqu’à l’âge de dix-huit ans auxquels est imputée une infraction à la loi pénale ne seront déférés qu’aux juridictions pour enfants.

Ils ne pourront faire l’objet que de mesures de protection, d’éducation ou de réforme, en vertu d’un régime d’irresponsabilité pénale qui n’est susceptible de dérogation qu’à titre exceptionnel et par décision motivée » et son préambule rappelle que « le gouvernement provisoire de la République française entend protéger efficacement les mineurs, et plus particulièrement les mineurs délinquants ».

C’est cette conception des mineurs délinquants comme des enfants et adolescents qu’il faut avant tout « protéger » que la droite et ses substituts s’efforcent depuis vingt ans de remettre en question.

Entre autres mesues, la loi Perben (1) de 2002 rompt avec le principe d’atténuation de la responsabilité des mineurs en créant les établissements pénitentiaires pour mineurs, et le principe de spécialisation de la justice des mineurs a été contredit par la possibilité d’application des peines planchers aux mineurs récidivistes (loi du 10 août 2007 « renforçant la lutte contre la récidive des majeurs et des mineurs »).

Enfin, depuis 2008 (rapport de la commission Varinard), il est question d’aller plus loin et de faire disparaitre discrètement l’ordonnance de 1945 en créant un Code de justice pénale des mineurs. C’est précisément ce que prévoit la loi du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice.

Et c’est la mesure phare annoncée le 14 juin par la ministre de la Justice, qu’elle va présenter ce lundi au Conseil d’État afin de la faire voter par le Parlement dès septembre.

De quoi, tant sur la forme que sur le fond, susciter l’opposition de tou-te-s ceux et celles qui entendent maintenir et développer une justice des mineurs qui protège et qui éduque au lieu de privilégier la répression.

Déjà une quinzaine d’organisations syndicales, professionnelles et associatives réclament à la place de la réforme projetée « une justice progressiste et émancipatrice » (voir le texte de leur communiqué dans notre rubrique Débats et alternatives).

Et il y a urgence.

30 juin 2019  Collectif Q2C

https://www.questionsdeclasses.org/

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01 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

rentrée (le-parisien le-huff’)

pipeau

Plus d’école fermée jusqu’en 2022, vraiment ?

Rentrée 2019 : vers la fin des petites écoles de campagne

Pour 400 établissements ruraux, c’est la dernière semaine de classe avant fermeture définitive. Elèves et enseignants seront regroupés dans des mégastructures.

Plus d’école fermée jusqu’en 2022, vraiment ? Le souhait d’Emmanuel Macron, formulé le 25 avril en conclusion du Grand débat, de ne plus voir d’école mettre la craie sous la porte « d’ici à la fin du quinquennat » était assorti d’une précision importante : « sans l’accord des maires ».La nuance est de taille et la promesse, calibrée pour répondre aux inquiétudes de Gilets Jaunes et de la France périphérique, risque de résonner étrangement après les grandes vacances.

En fait, beaucoup d’écoles fermeront pour de bon à la fin de cette dernière semaine de classe, car la décision a justement été prise par « les maires », ou les communautés de communes.
Selon une enquête du ministère de l’Education nationale, actualisée au 14 mai, 400 écoles doivent disparaître à la rentrée. Pour 150 d’entre elles, la décision relève de l’administration. Le chiffre, initialement de 186, a d’ailleurs été revu à la baisse. Toutes les autres, 250, résultent de fusions et de regroupements « préparés en concertation avec les élus », explique-t-on rue de Grenelle.

L’éloignement des villages

Dans la Somme, département rural parmi les plus concernés, « 30 fermetures sont prévues à la rentrée », compte le directeur académique de l’Education nationale (Dasen), Jean Hubac. Trois de ces décisions relèvent de l’Education nationale : il s’agit d’écoles à classe unique, fragilisées par la baisse des effectifs. Toutes les autres fermetures – 27 – sont le fait de trois communautés de communes, occupées à une vaste politique de refonte de leur carte scolaire, visant à rationaliser l’offre des maternelles et élémentaires sur leur territoire.
Conséquence de cette tectonique des plaques administrative : l’impression, pour une partie des habitants, que l’école est en train de s’éloigner. « On est en train de casser la relation sociale de nos villages avec ces cartes scolaires, qui servent d’abord à remplir les classes », déplore Dorothée Farcy, enseignante dans une école primaire et membre du bureau du syndicat Snuipp de la Somme.

Mouvement de fond

A l’assemblée des communautés de France, on fait observer les regroupements scolaires relèvent d’une tendance de fond, entamée depuis des années dans la France rurale. Les écoles de village, progressivement, se concentrent en Regroupements pédagogiques concentrés (RPC) plus modernes, bien équipés, plus faciles à gérer et moins coûteux à entretenir.
Un mouvement qui va de pair avec la réorganisation des collectivités locales, et spécialement la fusion de nombreuses communautés de communes depuis 2017, qui ont donné naissance à des territoires administratifs bien plus vastes et à des portefeuilles de compétences de plus en plus larges. Actuellement, sur les 1260 intercommunalités de France, 25 % gèrent les bâtiments scolaires, et la moitié ont désormais la charge des activités périscolaires proposées aux familles.

RPC, ce sigle qui marque la fin d’une époque

Le « regroupement pédagogique concentré », ou RPC. Ce sigle sonne le glas de nombreuses écoles de village. Au nom de la rationalité et des économies. Les RPC sont des mégastructures plus modernes, bien équipées, qui poussent dans la France périphérique pour accueillir parfois plusieurs centaines d’élèves. Rien ne dit que les enfants y sont malheureux et moins bien instruits qu’avant. Mais ils symbolisent une nouvelle fois l’éloignement des services publics et marquent la fin d’une époque. La perte de lien social, d’identité pour une commune et aussi pour une part du pays.Christel Brigaudeau 1er juillet 2019

http://www.leparisien.fr/

LIRE AUSSI:

«On charge les enfants et on repart» : bienvenue dans la France des écoles «géantes» (Le Parisien)

400 écoles rurales vont fermer contrairement à la promesse de Macron (Le Huff’)

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01 juillet 2019 ~ 0 Commentaire

gazotour (gaspare)

gaz

  • Dirinon : lundi 8/07 à la TAC (Turbine A Combustion) à 11h00  : Repas et discussion -      Départ 14h00 pour Tréflévenez (salle polyvalente ) : 17h00 Ecoute d’emission de radio ; 19h00 Reunion publique
  • Tréflévenez : mardi 9/07 départ à 10h00 pour La Martyre ( chez un paysan, indications depuis le bourg) : 14h00 discussion sur la communication sans internet ; 16h00 Lecture par la caravane bibliothèque féministe ; 19h00 Réunion publique
  • La Martyre : mercredi 10/07 départ à 10h00 pour Landivisiau (salle des Capucins) : 16h00 discussion santé et ligne THT ; 19h00 concert

Landivisiau Doit dire non à la Centrale

nonalacentrale.landivisiau@gmail.com

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30 juin 2019 ~ 0 Commentaire

seveso (ecologistas)

 Seveso

Accident de Seveso, 10 juillet 1976

Le 10 juillet 1976, Seveso, ville densément peuplée du nord de l’Italie. Dans l’usine de cosmétiques de la multinationale Hoffmann-La Roche,  rupture d’une valve.

L’accident a provoqué la fuite d’environ 2 kg de 2,3,7,8-tétrachloro-p-dibenzodioxine, un gaz extrêmement toxique et persistant dans l’environnement.

Les conséquences immédiates ont été des maladies permanentes pour des centaines de personnes, le sacrifice de plus de 75 000 animaux et 18 hectares de terres contaminées. Plus tard, d’autres effets sont apparus: une augmentation alarmante des malformations chez les nouveau-nés.

À partir de cet accident, le risque d’accident dans les industries chimiques a commencé être pris en compte par la Communauté Européenne. Cette évidence a été concrétisée avec l’approbation de la directive « Seveso », qui vise à prévenir les accidents et à en limiter les conséquences.

Il faut des plans de secours internes et externes dans les installations susceptibles de provoquer des accidents majeurs.

Mais malgré la législation, des catastrophes comme celle-ci ont continué à se produire, affectant l’environnement, la santé des personnes, les activités économiques …

https://www.ecologistasenaccion.org/

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30 juin 2019 ~ 0 Commentaire

edf (stop nuke 56)

edf

La cuve! On vous le dit depuis 1980!

Faut-il mettre EDF en faillite ?

Depuis début juin, les français ont découvert qu’EDF allait mal

Avec deux nouvelles : une augmentation brutale de 6% du prix de l’électricité pour les clients d’EDF, et l’annonce de la séparation des activités nucléaires d’EDF de celles des énergies renouvelables…

Le lobby militaro-industriel du nucléaire est puissant en France.

Dirigé par des polytechniciens et des ingénieurs du Corps de Mines, il a placé ses pions partout : dans les élites politiques, économiques, culturelles, le Parlement, les entreprises, dans les syndicats et notamment leur branche énergie, dans les université, l’éducation, les médias…

Le lobby militaro-industriel du nucléaire a aussi développé la foi aveugle en la capacité de la Science à régler tous les problèmes : celui des déchets nucléaires, on trouvera bien un jour une solution (les envoyer dans l’espace, la transmutation…) ; le risque de catastrophe nucléaire : la Science montre que c’est toujours chez les autres ; le problème du coût de l’Energie : les Sciences Physique et Economiques montrent que le nucléaire est la moins chère et qu’elle est inépuisable… D’ailleurs, on va faire durer les réacteurs 20 ans au-delà de leur limite de conception!

Oui mais, tout à coup, on se rend compte qu’EDF est en faillite

Avec une dette de près de 100 milliards d’Euros, et des engagements (démantèlement, gestion des déchets nucléaires…) qui dépassent aussi les 100 milliards d’Euros, et ce ne sont que les chiffres de la Cour des Comptes ! Cela représente en moyenne environ 7 000 Euros par client…

Que faire ? Augmenter (un peu) la facture de ceux qui sont resté chez EDF ?

Oui, mais les Gilets Jaunes sont toujours là et il ne faudrait pas les réveiller… Alors la solution classique : on se sépare de la branche pourrie que l’on refile à 100% à l’Etat, on crée une nouvelle société de droit privé et on lui transfère les activités rentables : ce seront les contribuables qui paieront, et c’est moins douloureux pour les clients.

Il y a pourtant une autre solution, déclarer EDF en faillite comme on le ferait pour n’importe quelle entreprise.

Cela permettrait de ne pas rembourser les débiteurs que sont Bouygues, Eiffage, Vinci, Bolloré, Alstom… qui ont tant gagné lors de la construction des centrales, de ne pas rembourser les banques… de ne pas payer un EPR plein de malfaçons, de se retirer d’Hinckley Point (16 Milliards d’Euros), d’abroger la loi Nome… et comme ils sont dangereux, on arrête immédiate-ment les 40 réacteurs obsolètes et on lance un grand programme d’énergies renouvelables avec la création de 500 000 emplois…

L’électricité n’a pas de frontières, elle est intermittente et difficile à stocker, partageons là !

La seule solution, créer un service public européen, ou au moins national, de l’énergie chargé d’acheter, de transporter, de distribuer l’électricité à un prix unique, avec un minimum inclus dans l’abonnement et avec ensuite un coût exponentiel en fonction des consommations…

Alain Rivat  21/06/2019

http://www.stop-nucleaire56.org/

Lire aussi:

L’augmentation des tarifs réglementés, une double arnaque de Macron et d’EDF ! (SN 56)

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29 juin 2019 ~ 0 Commentaire

bure (fab)

bure (fab) dans Altermondialisme BURElesques-604x196
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Mobilisations à Bure !

NON À LA POUBELLE ATOMIQUE À BURE OU AILLEURS

Le projet d’enfouir des déchets nucléaires à Bure (Meuse) est inacceptable :

  • Il est incompatible avec la démocratie (achat des consciences, volonté d’invisibiliser et d’anéantir une lutte existant depuis 25 ans : présence policière continue, condamnations, interdictions du territoire…)
  • Scientifiquement, on ne peut prouver que cette méthode est la bonne solution (c’est l’ANDRA – l’Agence nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs – qui le reconnaît)
  • Il s’agirait du plus grand chantier industriel du siècle (pour une durée de 130 ans, sur près de 2700 ha, avec 280 km de galeries souterraines, 80 000 m3 de déchets de haute et moyenne activité à vie longue…)
  • Les rejets radioactifs seraient permanents, et à terme, la terre et les eaux contamineraient des territoires à l’échelle nationale et européenne pour des millions d’années, ce qui constituerait une dégradation grave et irréversible de l’ensemble de l’écosystème Terre et donc pour l’ensemble des humains (écocide).
  • La facture se chiffrerait à plusieurs milliards d’euros.

2019 est un enjeu majeur : c’est cette année que devrait être faite la demande d’autorisation de création de Cigéo (Centre Industriel de Stockage Géologique).

Pour toutes ces raisons, la lutte contre Bure mérite un soutien et une médiatisation encore plus important que celui qu’a reçu la ZAD à Notre-Dame-des-Landes.

Mobilisons-nous pour que Bure ne devienne pas la plus grande poubelle atomique du monde. Les déchets radioactifs doivent être placés dans des installations de surface déjà existantes.

Deux dates de mobilisations :

Les Bure’lesques, les 9, 10 et 11 août à Hévilliers (près de Bure dans la Meuse).

Des covoiturages sont organisées au départ de la Bretagne, Finistère, Cotes-d’Armor, Ille-et-Vilaine, Morbihan, Loire-Atlantique… Si vous avez des places disponibles ou si vous souhaitez être covoiturés, cliquez sur ce lien.

Plus d’infos : burefestival.org

Vent de Bure à Nancy les 28 et 29 septembre.

Un départ en car sera organisé au départ de Nantes (et peut-être du Morbihan si suffisam-ment d’inscrits) avec des covoiturages de toute la Bretagne au tarif maximum de 45€. Merci de vous pré-inscrire en envoyant un mail à contact@fan-bretagne.org avec votre prénom, nom, adresse, téléphone, mail et en indiquant le lieu de départ souhaité.

Plus d’infos : Vent de Bure 2019

Pour tout contact : contact@fan-bretagne.org et 06 65 72 31 66

Fédération Antinucléaire Bretagne

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27 juin 2019 ~ 0 Commentaire

santé (cgt)

manifestants-hopital-sud

Venue d’Agnès Buzyn dans le Finistère le 28 juin

Mobilisations organisées par la CGT

Pour la venue d’Agnès Buzyn dans le Finistère
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Rassemblement 9 H 30
Centre Hospitalier de la Presqu’île de Crozon
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Rassemblement 15 H 30
Ehpad St Pierre à PLABENNEC

Mobilisation Jeudi 27 Juin
14h00 à 15h00 Devant l’hôpital Site de Quimper

http://www.le-chiffon-rouge-morlaix.fr/

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27 juin 2019 ~ 0 Commentaire

blanquer (émancipation)

 macron catho

Une vision d’ensemble et un projet à long terme

La réforme Blanquer peut sembler décousue et sans horizon, les mesures étant présentées sans que soit soulignée leur cohérence, qui ne peut être avouée telle quelle. Il s’agit en effet de poursuivre la destruction systématique de l’école publique laïque pour promouvoir l’école privée, et de renforcer l’école de classe . Cette entreprise est poursuivie de longue date par un réseau politique identifiable, où convergent les courants les plus réactionnaires et autoritaires.

Continuités

La continuité du projet est soulignée par les prédécesseurs de l’actuel ministre. Tout en le félicitant, ils soulignent avoir eux-mêmes œuvré dans le même sens, mais dans un contexte moins favorable : Jean-Pierre Raffarin, Xavier Darcos, Luc Ferry, François Bayrou, Luc Chatel… Xavier Darcos est particulièrement explicite, lors de son interview dans la Revue des deux mondes , le 23 février 2018 :

Jean-Michel Blanquer est parvenu à faire ce que tout le monde souhaitait depuis toujours. Sa réforme est celle que j’avais souhaité mettre en œuvre en tant que ministre, période pendant laquelle il était d’ailleurs mon collaborateur. La différence fondamentale est celle du climat politique et social dont il bénéficie.

En 2007-2010, l’image du pouvoir et celle de Nicolas Sarkozy n’attiraient pas la sympathie naturelle des milieux de la culture, des enseignants et des étudiants. À cela s’ajoutait le fait que nous étions en période de retraits massifs d’emplois (nous ne recrutions qu’un fonctionnaire lorsque deux postes étaient supprimés) notamment dans l’Éducation nationale où l’on supprimait 13 500 emplois par an.

Si je proposais, comme le fait Jean-Michel Blanquer aujourd’hui, de passer de sept à quatre épreuves au baccalauréat, tout le monde me tombait dessus en disant que cela n’était pas dans l’intérêt des élèves, qu’il s’agissait d’une mesure destinée à justifier les suppressions d’emplois et que j’étais un ennemi du savoir. Le climat était tel que toucher au baccalauréat devenait le symbole d’une politique qui, par ailleurs, était mal comprise.

Aujourd’hui, Jean-Michel Blanquer bénéficie d’une accalmie politique générale. Personne ne considère qu’Emmanuel Macron est un ennemi de la culture et le macronisme est une machine à éliminer les opposants. La réforme peut donc passer, à la fois car ce qu’elle propose est intéressant et parce qu’elle intervient dans un kairos, un moment favorable qui la rend possible.”

Tout le monde ?

Plutôt une mouvance politique où se retrouvent des boîtes à idées d’extrême droite (Front national, Club de l’horloge), des catholiques traditionalistes proches de l’Opus Dei, des tenants de l’ultralibéralisme autoritaire. Elle use d’une rhétorique suave et se réclame même des Droits de l’homme pour démanteler l’école publique laïque et promouvoir les écoles privées.

Elle appelle “offre scolaire diversifiée” la mise en concurrence des établissements scolaires, “liberté de choix des familles et lutte contre l’injustice” le creusement des inégalités de ressources scolaires, “liberté d’enseignement” le fait de financer les écoles privées avec l’argent public. Qui retrouve-t-on dans le petit monde de Xavier Darcos et Jean-Michel Blanquer ? Ces deux ministres de l’Éducation nationale, dès leur prise de fonction, ont mis les bouchées doubles pour réaliser le programme de cette mouvance et placer leurs amis à des postes importants.

Quel sens global ? Quels objectifs et moyens ?

Les ultralibéraux et leurs alliés cléricaux et identitaires veulent soumettre la société à la compétition des intérêts privés et des appartenances. Ils combattent systématiquement tout ce qui peut contrer cette soumission : l’État providence, les politiques de redistribution des richesses et de protection sociale, le droit du travail, la laïcité, la préservation des “communs”, l’autogestion…

Les services publics sont une proie toute désignée pour la concurrence, le démantèlement et la privatisation. On peut le voir dans les offensives concernant la santé, les transports, les retraites et la sécurité sociale, l’énergie, l’information et, bien entendu, l’éducation – domaine stratégique pour le contrôle des esprits, pour la manne financière et pour l’adaptation de la main d’œuvre au marché du travail.

La compétition économique mondialisée, sur fond de mutations technologiques accélérées, a besoin de bons spécialistes et d’ingénieurs, notamment dans les domaines de l’informatique et des nouvelles technologies, mais surtout de nombreux travailleurs précaires, à faible niveau de qualification.

Ces enjeux réclament un système d’enseignement décentralisé et concurrentiel, qui évacue l’élaboration civique de finalités politiques et sociales communes pour s’adapter aux exigences du monde des affaires. Une quarantaine de dirigeants de l’industrie européenne (BP, Fiat, Lufthansa, Nestlé, Volvo…) constituent le groupe de pression patronal de la Table ronde européenne des industriels (ERT). En 1989, ils donnent le « la » en exigeant “une rénovation accélérée des systèmes d’enseignement et de leurs programmes”.

L’école publique laïque en France fait depuis longtemps partie des toutes premières cibles : comme proie pour les entreprises à but lucratif qui veulent confisquer les services publics à leur profit, comme terrain de reconquête idéologique pour les fondamentalistes religieux et comme obstacle à la reconfiguration du système d’enseignement selon les besoins de l’économie ultralibérale.

Adapter l’enseignement aux exigences du marché du travail

Chaque individu, à la fin de son parcours scolaire, pour se conformer au marché du travail, doit maîtriser les compétences de base qui permettent de s’adapter rapidement aux impératifs impré-visibles des postes de travail, dans un marché de l’emploi aléatoire.

Il ne s’agit plus d’acquérir une qualification – qui offre un statut social protecteur, cible du patronat ; ni d’acquérir savoir, capacité de s’informer, autonomie critique et créative – autant d’ennemis de la soumission ; mais de devenir employable. Le CEDEFOP (Centre européen pour le développement de la formation professionnelle) préconise de “préparer les citoyens à être des apprenants motivés et autonomes [...] à même d’interpréter les exigences d’un marché du travail précaire, dans lequel les emplois ne durent plus toute une vie.

[Ils doivent] prendre en main leur formation afin de maintenir leurs compétences à jour et de préserver leur valeur sur le marché du travail”. “Autonome”, ici, signifie que l’individu se débrouille tout seul pour s’adapter sur le tas, vite fait. L’enseignement public, centralisé, encore structuré autour de l’objectif d’élever généralement les niveaux de qualification, résiste à ces perspectives. Pour en venir à bout, il faut le mettre en concurrence avec le secteur privé, sous les auspices du libre choix des familles, et jouer la marchandisation.

Logique de libre entreprises vs service public

Les maîtres mots sont liberté et management. Les familles doivent être libres de choisir l’école de leurs enfants parmi les écoles publiques ou privées existantes. Le directeur de l’établisse-ment doit être libre de constituer son corps enseignant, d’élaborer son projet, et de “manager” l’entreprise avec son conseil d’administration.

Le personnel doit être “libre” de se présenter à l’embauche et de passer contrat, selon la préten-due égalité entre employeur et employé, et de faire preuve d’adaptabilité dans l’entreprise. Les professeurs sont évalués en fonction des résultats des élèves et payés en conséquence.

Les programmes et les méthodes doivent être “librement” décidés. Les partenariats des établis-sements scolaires avec les collectivités locales, les entreprises, les instituts de recherche, les fondations ou autres instances sont encouragés pour diversifier l’offre scolaire et accentuer le “caractère propre” de chaque établissement.

Mettre à l’écart les classes populaires

La ségrégation sociale est clairement assumée. Les écoles privées font le tri en accueillant presque exclusivement les familles favorisées, laissant l’école publique se débrouiller avec les milieux populaires à l’abandon.

Le nouvel indice de position sociale (IPS), en usage depuis la rentrée de 2017, remplace la profession et catégorie sociale des parents (PCS) en prenant en compte des données supplémentaires comme les diplômes des parents, le capital culturel, le retard scolaire.

Plus l’indice est élevé, plus l’élève est considéré comme favorisé dans ses chances de réussir ses études. Cet indicateur permet de se faire une idée de la situation. Dans l’académie de Strasbourg, par exemple, à la rentrée 2017, la répartition des élèves selon leur IPS entre le public et le privé est éclairante.

Contrer les approches scientifiques et la laïcité

La liberté totale des programmes et le “caractère propre” des établissements offrent toute latitude pour des enseignements et des pratiques éducatives structurant des communautés homogènes et exclusives. Les catholiques traditionalistes mettent en garde contre les contrats d’association, où l’Église fait profil bas pour se conformer aux exigences des programmes et règlements nationaux.

Ainsi, le Comité national de l’enseignement catholique dans ses “préconisations pour une politique immobilière de l’Enseignement catholique” (21 septembre 2012) rappelle que l’école catholique est “un lieu d’évangélisation, d’authentique apostolat, d’action pastorale, non par le moyen d’activités complémentaires ou parallèles ou parascolaires, mais par la nature même de son action directement orientée à l’éducation de la personnalité chrétienne”.

Nicolas Sarkozy, président de la République française, n’a pas manqué d’apporter son soutien retentissant à la cause, le 20 décembre 2007, au palais du Latran, Vatican. Il y proclame que “la laïcité n’a pas le pouvoir de couper la France de ses racines chrétiennes. Elle a tenté de le faire. Elle n’aurait pas dû”. Défendant le concept de “laïcité positive”, il précise que, “s’il existe incon-testablement une morale humaine indépendante de la morale religieuse, la République a intérêt à ce qu’il existe aussi une réflexion morale inspirée de convictions religieuses”.

Inutile de rappeler qu’en dehors des catholiques traditionnalistes, d’autres obédiences religieuses, évangélistes, islamistes ou autres, soufflent dans le même sens contre la laïcité, le monde commun et la connaissance scientifique.

Handicaper l’enseignement public, favoriser l’enseignement privé

Ainsi, le privé doit avoir toute liberté d’ouvrir des établissements où il veut, tandis que le public se voit imposer la fermeture de classes et d’établissements. Bien entendu, la fermeture des classes publiques fait de la place pour l’ouverture de classes privées. Exactement le même processus que pour l’hôpital public démantelé au profit des cliniques privées.

Le privé a obtenu d’être financé par l’État et les collectivités locales, dans le cadre des contrats d’association et en obtenant des crédits d’impôts pour ses donateurs. Autant d’argent soustrait à l’école publique. Ces ressources sont complétées par les contributions des familles, le recours aux fondations, aux entreprises, aux fonds d’investissement, aux donateurs particuliers, ce dont ne dispose pas l’école publique.

Quelle stratégie et quelles batailles ?

Il n’est pas question d’imposer une réforme globale, qui afficherait sa cohérence et unirait les opposants. Il vaut mieux instaurer, au coup par coup, des mesures dérogatoires en guettant (et suscitant) les fenêtres favorables de la météo politique. L’école privée a remporté quelques batailles décisives.

L’enseignement privé montre le bout de l’oreille à chaque campagne présidentielle. En 2017, dans un document adressé aux candidats, le secrétaire général de l’Enseignement catholique, Pascal Balmand, a demandé de reconsidérer la règle des “80-20” qui régit la répartition des postes d’enseignants entre le public et le privé sous contrat. Cette règle, concédée par la loi de finance de 1985, veut que 20 % des moyens publics soient attribués à l’enseignement catho-lique. Maintenant, celui-ci considère que cette répartition ne lui permet pas de répondre à la demande et réclame davantage de moyens.

Pour concurrencer l’enseignement public, l’enseignement privé, sous contrat et hors contrat, détourne l’argent public, fait appel aux fondations et aux fonds d’investissement et entretient un processus de dérégulation du système éducatif.

La mouvance politique de Jean-Michel Blanquer ne se limite pas à la France.

Partout dans le monde, néolibéraux autoritaires, fondamentalistes religieux, extrême droite, courants identitaires s’allient quand il s’agit de creuser les inégalités et la ségrégation sociale, de s’approprier les “communs”, de limiter le contrôle démocratique, d’interdire la redistribution sociale des richesses, de conditionner les esprits, de contrer l’émancipation des femmes, d’imposer leur pouvoir à toute la société.

Trump et les évangélistes, Pinochet et l’Opus Dei, Poutine et les orthodoxes, les islamistes à l’assaut des soulèvements démocratiques… les exemples ne manquent pas dans l’histoire et l’actualité la plus proche. C’est dans ce cadre qu’il faut situer la réforme Blanquer pour lui donner tout son sens et prendre la mesure des combats à mener.

Et ces combats ne doivent pas être seulement défensifs, il ne s’agit pas que de préserver la situation antérieure. Il s’agit aussi de refonder l’école publique laïque, en s’inspirant de l’expérience des courants émancipateurs qui n’ont cessé d’y travailler. La dérive autoritaire du régime ne nous laisse le choix qu’entre plier ou résister. (Résumé)

Chantal Évano jeudi 27 juin 2019

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