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19 novembre 2022 ~ 0 Commentaire

lycées pro (gr)

lycées pro (gr) dans A gauche du PS P4-2022-10-18-Photo-Jeunes-LP-Manif-Valence-1024x768

Lycées pro : construire la mobilisation
pour stopper l’attaque !

Le 18 octobre dernier, il y a eu 60 % de grévistes dans les LP. Les manifestations spécifiques ont rassemblé des milliers de personnels et de groupes de lycéens : 3 000 à Paris, 1 200 à Marseille, 1 000 à Bordeaux… Une grève historique, et pour cause.

Depuis juin, les lycées professionnels sont placés sous la double tutelle du ministère du travail et de celui de l’éducation. Objectif affiché par Macron : « une meilleure adéquation entre formation et compétences métiers attendues ». Concrètement la carte des formations scolaires se fera selon les besoins immédiats en main d’œuvre des entreprises du bassin d’emploi. Cela se traduira par la fermetures de certaines filières jugées sans débouchés locaux. Peu importe le projet professionnel des jeunes, il faut qu’ils soient utiles aux patrons de la région où ils sont scolarisés.

Les réformes précédentes (Lycées des métiers, Bac pro en 3 au lieu de 4 ans… ) allaient déjà dans ce sens. Mais Macron et Ndiaye s’activent annonçant une augmentation de 50 % du temps de stage en entreprise pour les lycéens. Pour ces lycéens, souvent issus des classes les plus populaires, des enfants d’ouvriers, c’est une perte majeure d’heures de cours, de qualité de formation et de possibilités de réorientation après.

Coté personnels, dans plusieurs régions, la fermeture de plusieurs lycées pro est déjà planifiée pour septembre 2023.

Des fermetures de postes sont annoncées, des personnels recasés n’importe où et des craintes sur les conditions de travail qu’on leur imposerait sur les temps de stage. Afin de construire la riposte, une grande journée de grève nationale est (était) annoncée le 17 novembre. Les personnels ne veulent pas lâcher. La lutte commune avec les lycéens et les parents est à l’ordre du jour.

16/11/2022

https://www.gaucherevolutionnaire.fr/

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19 novembre 2022 ~ 0 Commentaire

bassines

bassines

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18 novembre 2022 ~ 0 Commentaire

grève (jdd)

ecole emancipee

Grève contre la réforme des lycées professionnels : les syndicats dénoncent l’augmentation du temps de stage

Ce jeudi, de nombreux lycées professionnels étaient fermés à l’appel d’une grande partie des syndicats d’enseignants de ces établissements. En cause : un projet de réformes voulu par Emmanuel Macron. Une des mesures ne passe pas, celle de l’augmentation prévue du temps de stage d’au moins 50 %.

Professeurs et lycéens sont en colère et le font savoir. Ce jeudi, de nombreux lycées professionnels se sont mis en grève et ont donc fermé leurs portes. Cette initiative vient d’une rare alliance intersyndicale, l’appel a été lancé par huit organisations, dont les principaux syndicats du secteur.

Seul le Sgen-CFDT s’est désolidarisé du mouvement. Ils dénoncent un projet de réformes voulu par le président de la République, Emmanuel Macron, comme le souligne l’AFP. Projet au sein duquel une mesure est particulièrement critiquée : l’augmentation prévue du temps de stage d’au moins 50 % qui réduirait les heures d’enseignement général. Une première journée de mobilisation suivie par de nombreux enseignants de la voie pro avait eu lieu le 18 octobre .

À Paris, le cortège, composé de 3 000 personnes selon les organisateurs, s’est élancé vers 14 heures de la place de la Sorbonne, en direction du ministère de l’Éducation nationale, a constaté une journaliste de l’AFP. Selon les chiffres du ministère de l’Éducation nationale, le taux de grévistes à la mi-journée atteignait 8,84 % dans les lycées professionnels. Une baisse de 14,16 % par rapport au premier mouvement des syndicats du secteur.

« On en a marre de la galère » 

Toujours dans la capitale, des « lycées pro en colère, on en a marre de la galère » ou encore « les gamins des quartiers populaires ne sont pas de la main d’oeuvre pour actionnaires » étaient scandés par les enseignants, élèves et élus.

Tandis que sur une banderole de tête, on pouvait lire : « pour l’avenir des élèves de la voie professionnelle, non à la casse des lycées pros », comme le souligne l’AFP. Jérôme Fournier, secrétaire national du SE-Unsa présent dans le cortège parisien, déclare à l’AFP que « l’objectif aujourd’hui c’est de mobiliser et faire pression sur le gouvernement pour qu’il entende et qu’il revienne en arrière sur les projets qui sont annoncés ».

Samuel Azemard  17/11/2022

https://www.lejdd.fr/

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17 novembre 2022 ~ 0 Commentaire

eau potable (reporterre)

des cours d'eau bretons sont en bon état écologique

Pesticides : le « tour de passe-passe » pour rendre l’eau potable

Fin septembre, l’eau potable de plusieurs millions de Français contaminée par l’ESA-métolachlore, un résidu d’herbicide, est… redevenue conforme. Un « tour de passe-passe » de l’État, dénonce une ONG.

C’est l’histoire d’un polluant, l’ESA-métolachlore, qui disparaît subitement des eaux. Depuis le 1er avril 2021, ce métabolite issu de la dégradation du S-métolachlore – herbicide très largement épandu dans les cultures – est recherché systématiquement dans les analyses de qualité de l’eau. Et quand on cherche, on trouve.

Sur les 16 845 prélèvements d’eau potable réalisés en France entre le 1er janvier 2022 et le 31 août 2022, 2 791 – soit près de 17 % – affichaient un taux d’ESA-métolachlore supérieur à 0,1 microgramme/litre (µg/L), la limite de qualité. Des taux fâcheux pour les industriels des pesticides — et pour l’État. L’un d’eux a donc livré de nouvelles études menant à ce que les agences gouvernementales revoient à la baisse la dangerosité de la molécule. « Un remarquable tour de passe-passe », selon Générations futures, qui dénonce « une méthode d’évaluation qui ignore le principe de précaution ».

Dès fin 2021, Syngenta, l’un des fabricants du S-métolachlore, a soumis de nouvelles études à l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). « La réglementation prévoit que c’est aux industriels d’apporter les preuves de l’innocuité de leurs produits », précise Éléonore Ney, cheffe de l’unité d’évaluation des risques liés à l’eau à l’Anses.

« Jusque là, nous n’avions pas suffisamment de données sur le potentiel génotoxique de ce métabolite, les études fournies étaient anciennes et n’avaient pas été réalisées selon les normes actuelles. Nos experts ne pouvaient pas se prononcer. Dès lors l’ESA-métolachlore était classé comme molécule pertinente. » Concrètement, cela signifiait qu’au-dessus de 0,1 µg/L, l’eau était considérée comme non potable.

Après examen critique des nouvelles données fournies par Syngenta, l’agence publie un nouvel avis : elle décide de classer l’ESA-métolachlore de substance « pertinente » à substance « non pertinente » (même chose pour le métabolite NOA-métolachlore). Autrement dit, la limite de qualité est relevée à 0,9 µg/L. Ainsi, si on appliquait ce nouveau seuil sur les mêmes 16 845 prélèvements, il n’en resterait que 66 avec des taux non conformes.

La molécule mère classée comme « cancérigène suspecté »

Les effets sont particulièrement visibles dans les départements qui affichaient les plus forts taux de contamination. « Ce nouveau classement rend caduque une grande partie des non-conformités de l’eau du robinet constatées en Bretagne », souligne Eaux et rivières de Bretagne. Désormais, on ne recense plus que 1 % de prélèvements non conformes dans le Finistère (contre 66 % de prélèvements contaminés auparavant), mais aussi dans les Côtes-d’Armor (contre 52 % auparavant) et dans la Manche (contre 60 % auparavant). Dans le Gers, on descend à seulement 5 % de prélèvements non conformes contre 55 % lorsque l’ESA-métolachlore était jugé « pertinent ». Et dans le Cher, alors que presque la moitié des prélèvements étaient non conformes, plus aucun ne dépasserait désormais la limite de qualité avec le nouveau seuil.

Cette soudaine amélioration n’est en réalité qu’illusoire. Le métabolite est bien toujours présent dans l’eau. Générations futures souligne qu’il existe de nombreuses alertes sur le potentiel cancérigène et reprotoxique de la molécule mère, le S-métolachlore. En juin dernier, l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) classait cette dernière comme cancérigène suspecté.

« La confiance dans l’eau potable a pris une claque »

« La confiance dans l’eau potable a pris une claque, affirme pour sa part Régis Taisne, chef du département Cycle de l’eau à la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR). 10 à 12 millions d’habitants ont été informés que leur eau n’était pas conforme. Et aujourd’hui, on leur explique qu’elle le redevient. Les usagers peuvent se poser des questions. »

D’autant qu’un nouveau classement en molécule « pertinente » n’est pas exclu, le caractère perturbateur endocrinien n’ayant pas été encore étudié. Un travail d’analyse est en cours au niveau européen. L’Anses l’écrit dans son avis : « Si la substance active, le S-métolachlore, était classée comme perturbateur endocrinien [...], il serait nécessaire de réévaluer le classement de la pertinence pour le métabolite ESA. »

Par ailleurs, Régis Taisne met en garde contre les molécules de substitution, notamment le diméthénamide-P (dmta-P), substitut principal du S-métolachlore. « Depuis deux ou trois ans, Syngenta propose de nouvelles molécules. Les agriculteurs sont par exemple incités à utiliser différentes molécules pour permettre de rester sous les 0,1 µg/L, explique-t-il. Or, on commence à retrouver ces substances dans les eaux, certes en petites quantités. Mais certaines seront peut-être à leur tour classées comme pertinentes dans quelque temps. »

Pour éliminer tout risque, Hugues Tupin, vice-président de Douarnenez Métropole, délégué à l’eau, à l’assainissement et aux eaux pluviales ne voit qu’une solution : l’interdiction des pesticides sur les aires d’alimentation de captage : « Il faudrait sanctuariser les zones de captage et y interdire l’usage de ces produits. Dans le Finistère, ces zones ne représentent que 1 % de la surface utile agricole. Ce qui est infime. L’État doit agir et mettre en place un système de compensation financière pour les agriculteurs concernés et un accompagnement vers de nouveaux modes de désherbage, plus mécaniques. »

Qui paye ? Les consommateurs, et non les industriels

Du côté des collectivités et syndicats des eaux, c’est à la fois le soulagement et l’incompréhension. L’ESA-métolachlore était devenu leur bête noire depuis deux ans. De nombreuses communes dans lesquelles l’eau était devenue non potable avaient dû réclamer des dérogations de trois ans minimum pour pouvoir continuer à distribuer l’eau au robinet. En contrepartie, elles s’étaient engagées à mener des actions : changer de ressources (ce qui n’était pas toujours possible), améliorer la qualité de la ressource ou traiter l’eau contaminée.

C’est le cas par exemple à Douarnenez, où deux des trois sites de production d’eau ont été fermés pendant plusieurs mois afin de pouvoir les équiper de filtres à charbon actif. Pendant ce temps, le troisième site de production, déjà équipé d’un filtre, assurait la fourniture en eau potable de toute la région. Les deux usines ont pu redémarrer cet été. Coût de l’opération : 300 000 euros.

« La facture des usagers va augmenter entre 8 et 10 %, évalue d’ores et déjà Hugues Tupin, vice-président de Douarnenez Métropole. Ce qui est beaucoup. Et on ne compte pas le coût des filtres à charbon qui explose, compte tenu de la forte demande. Il faut aussi les changer plus souvent. Avant, le filtre avait une durée de 3 à 4 ans. Désormais, pour qu’il reste efficace pour filtrer les métabolites, il faut le changer tous les 6 à 8 mois ! »

Le surcoût pour les consommateurs pourrait être encore plus important dans les communes ayant opté pour un système plus performant (osmose inversée, traitement par ozonation, etc.). « Là, il faut compter 30 à 40 centimes de plus par mètre cube, soit une hausse de 20 % des prix pour le consommateur, et ce sans compter le coût actuel de l’énergie qui explose », calcule Régis Taisne.

Hugues Tupin déplore que ce coût de dépollution soit intégralement reporté sur le consommateur : « Jamais les fabricants de ces produits phytosanitaires ne sont mis à contribution alors que ce sont eux les pollueurs, et qu’ils devraient participer au traitement de leurs déchets. »

Fabienne Loiseau et Clarisse Albertini

https://reporterre.net/

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14 novembre 2022 ~ 0 Commentaire

madrid (courrier inter)

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Rassemblement massif à Madrid pour défendre le système de santé publique

Au moins 200 000 personnes ont battu le pavé dans la capitale espagnole, le dimanche 13 novembre, pour s’opposer à la politique de privatisation de la santé menée par la présidente régionale, la conservatrice Isabel Díaz Ayuso. Éclairages de la presse espagnole.

Une marée blanche a inondé les rues de Madrid, le dimanche 13 novembre. D’après les autorités, au moins 200 000 personnes – 670 000, selon les organisateurs – ont défilé dans la capitale espagnole pour protester contre “la gestion chaotique du système de santé” de la région autonome de Madrid, compétente en matière de santé publique, relate le journal de centre gauche El País, qui consacre sa une du lundi 14 novembre à ce “rassemblement massif”. Une grève générale des médecins est prévue le 21 novembre. 

Dimanche, la présidente de la région de Madrid, Isabel Díaz Ayuso, était dans le viseur des manifestants. Figure de la ligne dure du Parti populaire (PP, droite), celle que la presse progressiste surnomme la “Trump espagnole” est critiquée pour ses projets de réforme du secteur, dans une région déjà sous pression en raison du manque de moyens et de personnel.

La politique de santé publique d’Isabel Díaz Ayuso (au pouvoir depuis l’été 2019) se traduit par des coupes budgétaires et un “abandon des soins primaires et de la prévention” au profit du secteur privé, décrypte El País. Région autonome la plus riche d’Espagne, Madrid compte pourtant parmi celles qui consacrent le moins de dépenses à la santé publique. Dans le même temps, elle “se vante” d’appliquer une pression fiscale parmi les plus basses du pays, ajoute le quotidien de centre droit La Vanguardia.

“La première d’une longue série

Plus à droite, La Razón estime que Madrid connaît “les mêmes problèmes que le reste de l’Espagne”. Le journal catholique met en particulier l’accent sur “la pénurie de professionnels de santé dans certains domaines et certaines spécialisations”. Pour ce quotidien très conservateur, le rassemblement “d’absolument toute la gauche” à Madrid, dimanche, masquait un tout autre objectif, au-delà de “la supposée défense de la santé” : “l’usure politique” d’Isabel Díaz Ayuso.

Toujours est-il que cette manifestation “pourrait être la première d’une longue série” en Espagne et ailleurs, juge La Vanguardia. “L’irruption du Covid-19 a donné lieu, pour des raisons évi-dentes, à une augmentation spectaculaire des dépenses de santé. Il semblait que cet investis-sement accru pourrait se consolider dans l’après-pandémie”, analyse le journal barcelonais :

“Mais, ensuite, la guerre en Ukraine et la hausse des prix de l’énergie ont ruiné ces bonnes intentions. Il ne faut pas s’attendre, loin de là, à ce que la santé reprenne du poids dans les budgets des pays européens pour 2023.”

14 11 2022

https://www.courrierinternational.com/

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madrid

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200 000 manifestants réunis à Madrid pour défendre le système de santé de la capitale

Les services de soins de proximité de la région de Madrid sont sous pression depuis plusieurs années, en raison d’un manque de moyens et de personnel.

Au moins 200 000 manifestants se sont rassemblés dimanche 13 novembre à Madrid pour défendre le système public de santé dans la région de la capitale espagnole et contre un projet de réforme du secteur, selon une source officielle. Sous le slogan « Madrid se rassemble pour soutenir le système de santé public contre le plan visant à le détruire », des foules massives se sont réunies en quatre points de la capitale et ont marché en direction de la mairie.

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Pour « un système de santé public »

« Un système de soins pour tous, votre santé ne devrait jamais dépendre de votre porte-monnaie » proclamait une grande banderole verte alors que des milliers de manifestants scandaient « un système de santé public ! ».

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La manifestation, organisée à l’appel d’associations et de municipalités locales, vise les politiques de santé de la présidente de la région de Madrid, Isabel Diaz Ayuso, une des principales figures du Parti populaire (PP). Cette élue de droite veut développer les partenariats public-privé et restructurer le système des soins de proximité.

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La manifestation intervient en amont d’une grève annoncée pour le 21 novembre, de 5 000 médecins, notamment des pédiatres, qui protestent contre leur « surcharge de travail », leurs carnets de rendez-vous « sans fin » et « l’insuffisance du temps passé avec (leurs) patients ». Selon les syndicats, les services de soins de proximité de la région de Madrid sont sous pression depuis plusieurs années, par manque de moyens et de personnels. Et selon eux, les difficultés ont été accentuées par un mauvais management régional.

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13/11/2022

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https://www.francetvinfo.fr/

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10 novembre 2022 ~ 0 Commentaire

landunvez (basta)

porcs

Extension de porcherie : la justice bafouée

Le préfet du Finistère vient d’autoriser l’extension de la porcherie Avel vor à Landunvez. Une décision qui va à l’encontre de la protection de la nature et de la santé des riverains.

« Cet élevage répond aux conditions légales d’extension. » Le préfet du Finistère a tranché : il autorise l’extension de la ferme au 12 000 cochons à Landunvez, en Finistère nord. Le projet avait pourtant été retoqué à deux reprises, en 2019 et 2021, par la justice administrative et contestée Eau & Rivières de Bretagne et ses associations membres, l’AEPI et l’APPCL. Mais grâce à une autorisation provisoire de la préfecture, Avel vor s’était déjà agrandie, produisant 27 000 porcs par an.

« Ce n’est pas normal de régulariser par derrière »

« Ce n’est pas normal de régulariser par derrière », réagit Laurent Le Berre, administrateur d’Eau & Rivières et président de l’APPCL. « C’est choquant, le préfet régularise pour éviter de mettre la FNSEA et le lobby porcin en colère, il achète la paix sociale », renchérit Arnaud Clugery.

Le porte-parole d’Eau & Rivière poursuit : « Il s’agit ici d’une illustration de l’impossibilité juridique d’endiguer les installations polluantes et illicites : les associations saisissent la justice, la justice condamne, l’État régularise, les installations polluantes perdurent. Autrement dit, la justice est bafouée par un État qui préfère privilégier l’économie polluante plutôt que la santé humaine. »

Landunvez est une commune littorale où les plages sont régulièrement fermées pour des raisons de santé publique. L’élevage se situe à proximité immédiate des habitations, d’un lotissement, d’une école, d’une garderie, d’une salle de sport et des salles communales. Le projet jouxte également un cours d’eau en mauvais état et se situe au cœur d’un territoire saturé par ce type d’élevages.

« Les services de l’État n’ont pas assez de moyens pour assurer un suivi »

Pour nous rassurer, le préfet a annoncé la mise en place d’une instance locale de suivi et assure que l’origine des pollutions sera recherchée, en toute transparence. « De qui se moque-t-on ? L’origine de la pollution est connue mais les services de l’État n’ont pas assez de moyens pour assurer un suivi », complète Arnaud Clugery.

Eau & Rivières étudie les suites qu’elles pourraient donner à cette affaire, symbole de la lutte contre l’agriculture industrielle, modèle dépassé qui nuit à la nature et aux humains.
10 novembre 2022

https://www.eau-et-rivieres.org/

Aller plus loin

Régularisation de l’élevage, par la préfecture du Finistère

La méga porcherie est toujours illégale – décision de la Cour administrative d’appel de Nantes

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10 novembre 2022 ~ 0 Commentaire

amiante (basta)

amiante

« Il y avait de l’amiante partout » : le long combat d’un ancien ouvrier contre l’impunité des industriels  (Hommage)

S’il a bien lieu en 2023, un procès amiante au pénal devra beaucoup aux ouvriers victimes qui, depuis plus de vingt ans, luttent pour que justice soit faite. Henri Boumandil, ancien électricien chez Alstom, était l’un d’eux. Hommage et portrait.

Pas d’hommages officiels ni de décorations républicaines pour Henri Boumandil, ancien électricien pour Alstom. Pourtant, il a voué une partie de sa vie à tenter de rendre justice à des centaines de travailleurs malades de l’amiante et à leurs familles. Lui-même exposé pendant des années à l’amiante, il s’est éteint début septembre, à l’hôpital Avicenne, en Seine-Saint-Denis.

« J’ai commencé à travailler en 1952 sur les chantiers. Il y avait de l’amiante partout. Si nous avions été prévenus qu’on travaillait avec des produits dangereux, nous n’aurions pas accepté. Ils ont menti », expliquait Henri Boumandil en juillet 2017. « Henri était atteint de plaques pleurales et d’une asbestose pulmonaire reconnues en maladie professionnelle, rapporte son ami et compagnon de lutte Alain Bobbio. Depuis plusieurs années, il vivait, jour et nuit, sous oxygène, participant aux réunions avec sa bouteille dans un petit sac à dos. »

Les réunions, ce sont celles de l’association départementale de défense des victimes de l’amiante de Seine-Saint-Denis (Addeva 93), dont Henri était membre fondateur et secrétaire. Il y militait assidûment, malgré sa maladie, avec un sens de l’humour qui a marqué ses camarades et les personnes qu’il a aidées.

« Tu avais toujours le mot pour rire. Tes sourires, tes blagues et ton courage nous guideront toujours », dit Mamou Diakité-Kabaté, qui s’est retrouvée veuve à peine âgée de 40 ans, avec 5 enfants à charge, dont des jumeaux âgés de 3 ans. Son mari travaillait chez Wanner Isofi, entreprise de flocage et calorifugeage.

« Henri a été le pilier de ma lutte pour faire reconnaître la responsabilité d’Alsthom dans la mort de mon mari, en 2000, à l’âge de 50 ans », évoque de son côté Maryse Rasteiro. « Tu m’as écoutée, consolée alors que j’étais en pleine déprime après la perte de mon mari, ajoute Janine Besnier, dont le mari travaillait à l’imprimerie Cofmo-Presses. Grâce à toi je peux vivre et aider mes enfants. »

« Il avait fait condamner Alstom pour faute inexcusable, malgré deux appels de l’entreprise »

Plus de 1 000 travailleurs ont obtenu la reconnaissance de l’origine professionnelle de leur maladie grâce à l’Addeva 93. Des centaines d’ouvriers, veuves et orphelins se sont pressés dans les locaux de l’association pour raconter leurs histoires, démêler les fils de leurs drames, et tâcher de recouvrer leurs droits.

« Un médecin peut soigner. Une assistante sociale peut aider. Mais l’association va plus loin, racontait Henri Boumandil. Elle aide à comprendre les raisons de cette catastrophe et prend en charge la victime depuis l’accueil et tout au long des procédures, des démarches, des problèmes judiciaires et du versement des indemnités. » Henri, comme tant d’autres victimes, a dû affronter les méandres de l’administration française, le mépris des experts, l’acharnement de ses anciens employeurs, et même celui de la sécurité sociale.

« C’était un véritable marathonien des actions en justice qu’il menait avec une ténacité incroyable pour faire valoir ses droits, se souvient Alain Bobbio. Il avait fait condamner Alstom pour faute inexcusable, malgré deux appels de l’entreprise.

Sa dernière victoire judiciaire, il l’a remportée il y a deux ans, en contraignant la CPAM 93 à faire passer son taux d’incapacité de 60 % à 100 % . » Ce « taux d’incapacité » évalué par l’assurance-maladie détermine le montant des indemnités que touchent les personnes malades. Il fait l’objet de nombreux bras de fer avec la Sécurité sociale – ou avec la Mutuelle sociale agricole (MSA) pour les travailleurs agricoles. Sachant que ces indemnités s’adressent à des personnes qui touchent souvent de faibles retraites, et qui ont des dépenses conséquentes à cause de leurs maladies, il est d’une importance capitale.

Vers un procès pénal de l’amiante en 2023 ?

« Je suis content de mon parcours. C’est une longue bagarre. Mais il faut se battre », affirmait Henri Boumandil, qui était de toutes les manifestations, et qui participait à de nombreuses réunions d’information, dans les écoles par exemple, dont beaucoup contiennent encore de l’amiante. « On est là pour avertir, pour montrer quel est le danger pour les gens. Il faut dire ce qu’est l’amiante, car ça ne se voit pas. Ça n’a pas d’odeur. Et je peux montrer ce qu’est une pathologie professionnelle de l’amiante. »

L’ancien électricien, devenu expert en danger amiante, est parti avant que se tienne le procès pénal de la fibre tueuse, qu’il attendait tellement : « 100 000 morts et pas de coupable, ce n’est pas normal », disait-il. D’autant moins normal que les dangers de l’amiante, connus depuis fort longtemps, ont été savamment dissimulés par les industriels.

Ce procès pénal pourrait enfin se tenir en 2023. Lassées par le déni de justice dont elles sont l’objet depuis 26 ans – les premières plaintes ont été déposées en 1996 –, les victimes de l’amiante ont décidé de jouer une dernière carte.

Elles se sont organisées pour déposer une citation directe collective contre quatorze personnes, dont d’anciens représentants de ministères, des dirigeants d’entreprise ou des médecins, pour homicides et blessures involontaires.

Cette procédure permet de faire comparaître les auteurs présumés sans passer par l’instruction du dossier, c’est-à-dire sans que la justice enquête. Cela permet d’éviter les classements sans suite et les non-lieux, mais exige que les victimes apportent elles-mêmes la preuve de la commission des infractions. Elles doivent donc mener un travail d’enquête conséquent.

« Cette exhumation des preuves a exigé un colossal travail d’archéologie administrative dont s’est chargée une demi-douzaine d’universitaires, à la retraite ou presque, tous membres du Comité anti-amiante Jussieu, relate le quotidien Le Monde.

La petite troupe fourrage depuis des années dans les cartons d’archives et dans les rayons des bibliothèques du monde entier pour faire la lumière sur le rôle du Comité permanent amiante (CPA, lobby pro-amiante infiltré au cœur de l’État français, ndlr). »

Les avocats des mis en cause comptent obtenir la nullité de cette citation directe. Ils s’en expliqueront le 9 mars prochain, lors d’une audience devant le tribunal correctionnel de Paris, qui décidera ensuite s’il organise, ou non, un procès sur le fond.

Si la justice finit par passer, elle pourra s’appuyer sur le travail d’Henri et de ses camarades, car l’accumulation de témoignages et les avis de reconnaissances de maladies professionnelles sont des arguments de poids, face à ceux qui nient les catastrophes industrielles, ou refusent d’en assumer la responsabilité.

Nolwenn Weiler 10 novembre 2022

https://basta.media/

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09 novembre 2022 ~ 0 Commentaire

mega bassines

haddock eau

Conférence de presse et réunion publique
Le choc de ce qui s’est passé à Sainte-Soline,
pour l’eau et contre les méga-bassines

Les samedi 29 et dimanche 30 novembre derniers nous étions à Sainte-Soline pour défendre
l’eau bien commun et contre sa privatisation par les méga-bassines. Ce que nous y avons vu, ce
que nous avons vécu dans notre chair, nous a choqué.

Face au mouvement populaire de défense et de partage de l’eau, le gouvernement et le
lobby agro-industriel n’ont pour l’instant qu’une seule réponse : le passage en force. Avec 7
hélicoptères, 1 700 gendarmes et policiers caparaçonnés, des dizaines de camions en peinture de camouflage pour transporter les munitions de l’armée, pour 8 000 manifestants-marcheurs qui n’avaient pour intention que d’aller retirer les grilles entourant le cratère de 16 Ha désertique et vide de la méga-bassine de Sainte-Soline.

Le message de l’État est clair : il cherche à terroriser chaque personne qui penserait se mobili-ser pour le partage de l’eau, pour une agriculture intégrée à nos espaces vitaux, pour une nature dont nous faisons partie et seul espace hébergeant la vie.

Nous autres, Quimpérois es, Bigouden-nes, Douarnenistes, Brestois et devenues éco- ⋅ ⋅ ⋅ ⋅
résistant es malgré-nous, nous proposons de témoigner de ⋅ notre Sainte-Soline, notre bataille de l’eau que les forces du Gouvernement nous a imposée ces 29 et 30 octobre 2022, et d’envisager ensemble la suite.

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Rendez-vous donc :

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• jeudi 17 novembre 2022 à 12h30 en extérieur devant l’entrée de la salle n°2 des Halles de Quimper pour une conférence de presse
• lundi 21 novembre 2022 à 20h aux Halles de Quimper pour une réunion publique
• mardi 22 novembre 2022 à 20h aux Halles de Douarnenez pour une réunion publique

Venez écouter des témoignages, vous informer sur les méga-bassines et débattre avec nous.

Tout ceci pourrait susciter chez chacun e l’envie de ne plus laisser faire contre le vivant. Pour ⋅
paraphraser le cri d’un jeune complètement masqué dans un des cortèges de Sainte-Soline face à la caméra : « Si vous entendez ce message, c’est maintenant qu’il faut agir ! Rejoignez-nous,
après il sera trop tard ! »

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08 novembre 2022 ~ 0 Commentaire

gwengamp (douriou gouez)

usine-saumon-plouisy

Dourioù Gouez : Journée de mobilisation du 10 décembre 2022

Ferme-Usine à Saumons à Plouisy : Le 10 décembre, nous enterrons le projet !

Le 10 décembre, nous enterrons le projet ! Comment est-il possible aujourd’hui encore de laisser s’implanter des entreprises tel que Smart Salmon ? Procédures opaques, dégâts écologiques considérables, consommation démesurée de ressources en eau, vivons-nous à la même époque que les élus qui peuvent lâchement laisser avancer ce projet ? Nous ne laisserons pas s’installer un projet inutile et destructeur de plus, l’année sèche et brulante que nous subissons ne laisse le choix à personne !

Nous appelons chacun et chacune à nous rejoindre : le SAMEDI 10 DECEMBRE pour massivement enterrer ce projet11H PLOUISY, sur le site de kerisac – PLANTATION DE HAIE

15H GUINGUAMP, place du Vally – MANIFESTATION Dourioù gouez et Reprendre la Bretagne aux machines

Depuis six ans, le projet d’un élevage piscicole géant à Plouisy (22) émerge ponctuellement dans l’espace public. Son avancée reste pourtant si discrète que l’on en vient à douter de son existence même.

Le maire de Plouisy a ainsi dû passer par la presse pour obtenir de Smart Salmon quelques nouvelles, pendant que l’exécutif de Guingamp-Paimpol agglomération (GPA), propriétaire des terrains, fait mine de ne rien savoir en se défaussant sur l’entreprise norvégienne, dissuadant dans le même temps le conseil citoyen de s’y intéresser.

Le président de GPA, Vincent Le Meaux, assure ainsi que l’intercommunalité n’est pas engagée et qu’il sera toujours temps de renoncer ultérieurement. Or, le compromis de vente signé entre Smart Salmon et GPA ne mentionne aucune clause de rétractation.

En effet, comment défendre ce projet autrement que par la dissimulation et le mensonge ? L’usine à saumons de Plouisy consommerait 600m3 d’eau par jour, alors que le département est menacé par la sécheresse et devra à l’avenir importer de l’eau des territoires avoisinants.

Elle aurait une consommation électrique égale à celle de 20 000 habitants sur un territoire chroniquement en difficulté d’approvisionnement ; dégraderait la qualité déjà médiocre des eaux du Trieux et de son estuaire. Un désastre écologique, caché derrière des « retombées économiques » qui sont aujourd’hui remises en question par la filière elle-même.

En effet, la presse professionnelle spécialisée rapporte que le renchérissement du coût de l’énergie a réduit à néant les espoirs de rentabilité de la salmoniculture terrestre. Pourtant, sous cet écran de fumée entretenu par Smart salmon et une partie de l’exécutif de GPA, le projet avance à grande vitesse.

Récemment, l’entreprise a ainsi donné un numéro de prestidigitation devant la presse locale, prétendant que l’usine n’allait consommer que 20 m3 par jour, c’est à dire la différence entre l’eau ponctionnée et celle rejetée : il faudra pourtant bien fournir les 600m3 quotidien à l’élevage, et l’eau rejetée prétendument purifiée sera par ailleurs chargée des rejets de ces milliers de saumons – d’autant que les solutions de retraitement d’eau, très floues, ne convainquent personne.

Il est urgent de faire entendre avec force notre opposition et de défendre notre territoire de vie face à ce projet hors-sol et délétère. Pour les contrer, nous appelons les élus du conseil communautaire à se positionner contre l’usine et à provoquer son abandon immédiat. Nous appelons chacun et chacune à nous rejoindre à Guingamp le 10 décembre pour manifester notre opposition à ce projet, à quelques jours avant la date limite de dépôt en préfecture des dossiers de demande d’autorisation par Smart Salmon.

 8 novembre 2022

https://bourrasque-info.org/

Liste des signataires

Collectif Contre l’Usine à Cochons de Langoat
Sauvegarde du Trégor Goëlo Penthièvre
Collectif Climat Trégor
Guingamp Climat
Bretagne contre les fermes usines
Glaz nature

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08 novembre 2022 ~ 0 Commentaire

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BREST

« Ce lundi matin, les ambulanciers ont assuré les transports pour les dialyses et des urgences. Certains d’entre nous se sont mis en grève après avoir assuré les rendez-vous incontournables. Actuellement, il n’y a pas du tout d’activité sur Saint-Renan et deux équipes qui tournent sur Brest », précise Claire Vannier, secrétaire (FO) du Comité social et économique de l’entreprise (CSE) de Keolis santé Nord-Finistère, issu de la fusion de quatre sociétés d’ambulances Jussieu Secours il y a un an.?
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Des banderoles devant les cliniques et hôpitaux
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Devant les établissements de soins brestois, des banderoles ont été installées par les salariés en grève de Keolis santé Jussieu secours. L’entreprise compte une centaine de personnes, dont une bonne partie suit le mouvement qui a débuté vendredi et marqué une pause ce week-end.
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Ce midi, les grévistes se sont retrouvés devant l’hôpital de la Cavale Blanche pour un pique-nique. « Déjeuner dehors, c’est ce que la direction veut nous imposer désormais, cela coûterait trop cher de nous faire revenir pour manger dans le local chauffé et équipé ! ».
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Les ambulanciers dénoncent aussi une inégalité de traitement entre salariés, selon l’entreprise à laquelle ils appartenaient avant la fusion : « Pour certains, les heures supplémentaires se calculent sur la semaine, pour d’autres sur la quinzaine. Ces derniers sont défavorisés puisqu’on peut leur demander 40 heures la première semaine et 30 heures la seconde, sans avoir à payer d’heures supplémentaires ».
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« Aucune avancée »
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« La direction estime que ce qui a été mis en place jusqu’à présent suffit, mais la création du Comité social et économique (CSE) tout comme les négociations de branche étaient des obligations, localement il n’y a aucune avancée », ajoutent les grévistes qui soulignent la démission de 18 collègues depuis le début 2022.
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Ce lundi matin, Renaud Sarabezolles, directeur de site, est allé au-devant des grévistes mais n’a annoncé aucun rendez-vous de négociation. « Il est difficile pour des ambulanciers payés 1 400 € par mois de poursuivre longtemps une grève », ajoutent les ambulanciers, qui ont malgré tout décidé en assemblée générale de reconduire leur mouvement ce mardi. Sollicité, le directeur de site n’a pas répondu.

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