Archive | Services publics

28 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

sud-rail bretagne soutient les cheminots coréens

Striking rail worker Seoul Station

Depuis le 9 décembre, à l’appel du syndicat KRWU (affiliée à la confédération syndicale KCTU), les cheminots de la compagnie publique des chemins de fer de Corée (KORAIL) sont massivement en grève. Ils défendent leurs droits et le service public ferroviaire contre un projet de privatisation.

Depuis, une répression sauvage est exercée :

- Perquisition sauvage des bureaux du syndicat des travailleurs des chemins de fer.

- Mandats d’arrêt émis à l’encontre des principaux dirigeants syndicaux.

- Révocations prononcées en masse.

- Locaux de la confédération KCTU pris d’assaut par les forces de police.

Nous soutenons la lutte des cheminots de Corée et leurs revendications légitimes, et dénonçons le gouvernement qui les réprime.

Nous tenons à affirmer notre indignation et nous demandons à l’ambassade de Corée en France d’intervenir auprès du gouvernement coréen pour que cesse la répression contre les cheminots et le mouvement syndical coréen.

Cet appel est repris dans une pétition en ligne :

http://www.rennes-info.org/local/cache-vignettes/L200xH101/arton7063-9252b.jpg

https://secure.avaaz.org/fr/petitio…

Syndicat Sud-Rail Bretagne vendredi 27 décembre 2013

http://solidaires35.free.fr/spip.ph…

http://www.rennes-info.org/SUD-Rail-Bretagne-soutient-les

Lire la suite

26 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

transports nucléaires, danger !

IR_0083_thermo

Le déraillement à faible vitesse lundi 23 décembre à 16 h d’un wagon de combustible usé hautement radioactif (l’équivalent d’un demi réacteur nucléaire) en gare de triage de Drancy en région parisienne, dans une zone de forte densité de population, illustre et confirme une nouvelle fois les multiples alertes notifiées par le NPA et les syndicats de cheminots sur l’état du réseau SNCF.

Les voies des gares SNCF de triage accueillent de nombreux convois nucléaires qui croisent fréquemment des transports chimiques et de matières dangereuses. Déjà le déraillement d’un train nucléaire en janvier 2013 à St Rambert d’Albon (Drôme), également à faible vitesse, a permis de constater que l’état des voies de service des triages SNCF est en constante dégradation (plus d’un déraillement par jour sur l’ensemble du réseau).

L’industrie nucléaire et la SNCF multiplient le danger inhérent à tout transport de matière radioactive en persistant à faire transiter ces véritables bombes atomiques ambulantes dans des triages situés en zone de forte densité de population.

Dans un communiqué la SNCF parle « d’accident très rare ». Pourtant dans cette même gare de triage de Drancy, le 11 décembre 2013, un wagon de transport d’acide chlorhydrique vide avait déjà déraillé. Toujours dans la même gare, en décembre 2012, un train chargé de près de 7 tonnes de combustibles usagés à base d’uranium était resté à l’arrêt pendant près d’une journée entière, alors que la procédure veut que les trains stationnent le moins longtemps possible afin de limiter les risques.

« Qu’on n’attende pas qu’il y ait des morts pour que ces wagons dégagent ! », a réagi Jean-Christophe Lagarde, le maire UDI de Drancy. Bien que pro-nucléaire, il s’alarme pourtant après l’accident qui vient de toucher sa commune. Il reconnaît ne disposer d’aucune information quant aux transports qui transitent par sa ville, il fait état de son impuissance à informer la population et à organiser les secours en cas de dégagement de radionucléides, il s’inquiète au moment du déraillement de l’incapacité des équipes de secours à intervenir rapidement (pompiers et policiers ne disposant pas des équipements leur permettant de s’approcher sans danger du wagon déraillé).

Comme le maire de Drancy, les élus locaux et candidats aux élections municipales doivent reconnaître leur impuissance en cas d’accident d’un des multiples transports routiers ou ferrés de déchets ou combustibles nucléaires. Il est grand temps que les élus se réveillent et prennent des arrêts d’interdiction de traversée des villes et zones de population par ces convois mortifères comme l’ont déjà fait certains maires en Belgique et en Hollande.

Le NPA considère que la multiplication des transports ferrés, routiers et maritimes, de matières radioactives est un facteur aggravant d’accident nucléaire. La seule et unique solution est de ne plus produire de déchets en mettant fin à cette industrie mortelle et en développant les énergies renouvelables, créatrices d’emplois et de développement local. Montreuil, le 25 décembre 2013

http://npa2009.org/node/40194

Lire la suite

20 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

lannion, hôpital, un déficit de 2,8 M€ selon les syndicats (lt)

manifestants-hopital-SUD

L’inquiétude est manifeste au centre hospitalier.

La mesure d’économie qui frappe les personnels ne passe pas. D’autant qu’ils craignent d’en voir d’autres se mettre en place. Selon l’intersyndicale CGT-CFDT, le déficit de l’hôpital atteindrait les 2,8 M€ fin 2013.

« Ce n’est pas au personnel de payer le déficit. Cela concerne un problème budgétaire plus large ». Yannick Herry (CFDT) et Pascal Lasbleiz (CGT) ont, durant l’heure de débrayage, hier après-midi à l’hôpital, rappelé le pourquoi de leur mouvement de protestation. Il s’agit d’ailleurs du second débrayage, instauré en intersyndicale, le premier ayant eu lieu le 7 novembre dernier. À Lannion, le personnel n’accepte pas la remise en cause des modalités de temps de travail, définies en 2002 avec la mise en place des 35 heures. 20 décembre 2013

lire la suite

Lire la suite

20 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

manifestation des sages-femmes, le pont de l’iroise bloqué (lt+of+jdd)

gamaniak_degage-cigogne

Une manifestation de sages-femmes, qui devraient recevoir aujourd’hui une réponse du ministère de la santé concernant leur statut, rend très difficile la circulation sur le Pont de l’Iroise dans les deux sens : Quimper-Brest et Brest-Quimper.  Le bouchon vers Brest s’étire du pont jusqu’à Loperhet. La circulation vers Quimper est déviée par le pont Albert-Louppe.
L’accès à Brest est très très difficile. 20 décembre 2013 à 09h14

http://www.letelegramme.fr/une/manifestation-des-sages-femmes-le-pont-de-l-iroise-bloque-20-12-2013-2345850.php

http://www.ouest-france.fr/brest-le-blocage-du-pont-de-liroise-va-etre-leve-1805857

Sapin: les sages-femmes » ne sont pas médecins (jdd)

Le ministre du Travail Michel Sapin a déclaré vendredi que les sages-femmes font « des choses extraordinaires » mais pour autant « ne sont pas des médecins ». Invité à dire si les sages-femmes, en grève depuis deux mois, pouvaient obtenir un statut de praticien hospitalier, M. Sapin a répondu sur Radio Classique et LCI: « demandez aux médecins, ils vous répondront non ».

« Quand on est sage-femme, on fait des choses extraordinaires, exceptionnelles, mais est-ce le même métier » que celui de médecin, s’est-il interrogé. Le travail des sages-femmes « mérite une reconnaissance mais ce ne sont pas des médecins », a-t-il dit.
Selon le ministre du Travail, qui a souligné que « le dossier était entre les mains de Marisol Touraine », la ministre de la Santé, « les médecins eux-mêmes trouveraient étrange qu’on considère que c’est exactement la même formation et les mêmes qualifications ».

Les sages-femmes réclament une revalorisation de leur place dans le système de santé. En grève depuis la mi-octobre, elles demandent notamment que les professionnelles exerçant à l’hôpital puissent sortir de la fonction publique et obtenir le statut de praticien hospitalier, comme les médecins ou dentistes à l’hôpital. Mme Touraine devait arbitrer vendredi sur leurs revendications.

Politique  |  20/12/2013 – 10:18

http://www.lejdd.fr/Politique/Depeches/Sapin-les-sages-femmes-ne-sont-pas-medecins-644820

Lire la suite

19 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

sncf: la grève comme ultimatum?

Les cheminots adressent un ultimatum à la direction et au gouvernement  dans Services publics keaton-train

Les cheminots étaient appelés à la grève le jeudi 12 décembre par les fédérations CGT-UNSA-SUD Rail.
*
La direction de la SNCF et le gouvernement prévoient en effet dans leur projet de « réforme » de s’attaquer violemment aux conditions d’existence des cheminots. Au menu de la direction, l’a- brogation de la réglementation du travail en vigueur à la SNCF, avec pour objectif l’alignement des 150 000 cheminots de la SNCF sur les conditions des quelques 6 000 cheminots salariés d’opérateurs privés.
*
Temps de travail allongé, jours de repos supprimés, augmentation du nombre de repos pris hors du domicile etc. sont mis à l’ordre du jour par le patronat ferroviaire. De ce point de vue, les attaques que subissent les cheminots sont identiques à celles subies par l’ensemble de la classe ouvrière.
*
Le gouvernement prévoit de réorganiser et diviser les cheminots de la SNCF dans trois entreprises distinctes selon leur domaine d’activité : la gestion des infrastructures (caténaires, voies, aiguilleurs etc.), le transport (conducteurs, agents de trains, commerciaux etc.), et une coquille vide regrouperait les cadres dirigeants de l’actuelle SNCF. Cette organisation prépare le retour prévu des compagnies privées qui se partageraient des monopoles régionaux sur le réseau ferroviaire. C’est pourtant bien la faillite des opérateurs privés qui avaient conduit à la nationalisation du chemin de fer en 1937…
*
Une force collective Dans ce contexte, près de 50 % des roulants (conducteurs et agents de train) ont participé à la grève. La participation est en nette hausse par rapport aux mobilisations de septembre et octobre. En revanche, elle est globalement en recul par rapport à la participation du 13 juin dernier où 50 % des cheminots, toutes catégories confondues, avaient cessé le travail. Cela s’explique en partie par la lassitude d’une stratégie de grève de 24 heures espacées parfois de plusieurs mois et l’attitude de la CFDT-FGAAC (attelage CFDT et syndicat catégoriel des conducteurs) qui d’ores et déjà soutient cette réforme, présentée comme un moindre mal…
*
La grève du 13 juin avait suffi à faire reculer la date d’application de cette réforme de plusieurs mois. Elle a confirmé la force et la crainte que peuvent inspirer les cheminots quand ils s’y mettent massivement. Il faut maintenant qu’ils utilisent cette arme, pleinement et tous ensemble, jusqu’à satisfaction des revendications. Cela pourrait dans le contexte en inspirer plus d’un.
*
Axel Persson Jeudi 19 décembre 2013

Lire la suite

19 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

la poste, rennes (lo)

greve-poste-privatisation

Les raisons de répondre à l’appel à la grève de toutes les plates-formes industrielles de courrier (PIC) le 12 décembre étaient multiples à Rennes.

Même si cette plate-forme n’est pas concernée par une fermeture dans un avenir proche, tout le monde sait ici que les projets de la direction de La Poste auront pour conséquence un surcroît de travail. Alors même que la direction locale annonçait un gel des remplacements des départs en retraite, on apprenait par voie de presse que la fermeture de la PIC de Caen allait entraîner le transfert d’une partie du courrier de Normandie à Rennes.

Que, dans ce contexte, la direction de Rennes refuse d’accorder des compensations pour le travail durant les périodes de fêtes de fin d’année a contribué à la bonne participation à la grève, beaucoup ayant à coeur de rendre la monnaie de sa pièce au directeur. La moitié des postiers ont cessé le travail et il a été possible d’organiser un piquet de grève à l’entrée de la PIC.

Les problèmes locaux, se conjuguant à la casse de l’emploi orchestrée par la direction nationale, nécessiteraient bien une lutte d’ensemble. Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2368&id=40

Lire la suite

17 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

hôpitaux en bretagne, très cher intérim médical (lt+of)

house

Face à la pénurie de médecins, les hôpitaux font de plus en plus appel à des intérimaires. Pas le choix.

Mais cette pratique, pas toujours légale, coûte très cher et n’est pas sans danger pour les patients. Un rapport parlementaire consacré à cette pratique est présenté aujourd’hui. Il détaille 14 recom-mandations visant à limiter ce phénomène qui représente un surcoût de 500 millions d’euros par an.

hôpitaux en bretagne, très cher intérim médical (lt+of) dans Santé empty

« Adecco Médical médecins recherche, pour un de ses clients, un CH en Bretagne, un médecin anesthésiste (H/F) pour la période du 21 décembre au 31 décembre soir. Journées : 650 euros net. Journées + astreinte de nuit : 850 euros net. Logement, nourriture et frais de transports pris en charge. » Ce genre d’annonces de cabinet spécialisé n’est pas rare. Pour un certain nombre d’hô- pitaux, l’intérim est le seul recours dont il dispose pour recruter des médecins. Depuis quelques années, cette pratique de l’intérim s’est beaucoup développée. Un manque de médecins et la féminisation de la profession l’expliquent mais pas seulement. Nombreux sont, aujourd’hui, les jeunes médecins qui ne veulent plus aller travailler dans certains hôpitaux. C’est un CHU ou l’intérim.

Un coût de 13 millions d’euros en Bretagne « Dans certaines spécialités, on n’a pas d’autres choix que de faire appel à des sociétés spécialisées. On doit assurer la continuité du service », souligne Richard Bréban, le directeur de l’hôpital de Morlaix. La Bretagne est moins touchée que d’autres régions par le phénomène mais « c’est une réalité indéniable », reconnaît Pierre Bertrand, directeur général adjoint de l’Agence régionale de santé.

En Bretagne, l’intérim médical équivaut à 60 équivalents temps plein. Ce qui représente un coût de 13 millions d’euros. Il explique en grande partie le déficit de certains hôpitaux. En 2011, l’intérim a coûté plus de 400.000 euros à l’hôpital de Lannion et près de deux millions d’euros à celui de Fougères en 2012. À l’hôpital de Morlaix, la facture peut varier entre 500 et 700.000 euros. Ce sont les petits et moyens établissements qui ont le plus recours à l’intérim mais les gros commencent également à y faire appel.

Jusqu’à 200 euros de l’heure Si l’intérim peut être une solution pour remplacer un médecin malade, en congé maternité ou en vacances, le problème est qu’il a tendance à être utilisé de plus en plus sur des postes vacants. Il faut dire qu’un certain nombre de médecins y trouvent leur compte. Dans certaines spécialités comme l’anesthésie, la radiologie, la médecine d’urgence ou la gyné- cologie-obstétrique, les médecins se trouvent en position de force pour, parfois sans même passer par un cabinet, négocier directement, de gré à gré, leurs tarifs avec les hôpitaux. Jusqu’à 200 euros de l’heure. Pourquoi travailler à plein temps alors qu’en quelques jours ils peuvent gagner ce qu’ils gagneraient en un mois? En 24heures, avec une garde, un médecin peut toucher 1.300 euros voire plus. « Ça dépend du jour de la semaine et de la période de l’année », observe Richard Bréban.

« Médecins mercenaires » « Certains peuvent gagner leur vie en ne travaillant que quatre nuits par mois », observe un médecin généraliste morlaisien. Dans le milieu, on les appelle les « médecins mercenaires ». Ils vont au plus offrant. « Il n’y a pas de profil type », note le directeur de l’hôpital de Morlaix. Il peut s’agir de jeunes médecins ou de médecins en fin de carrière. Dans un rapport sur le sujet qu’il va rendre demain à l’Assemblée nationale, le député de l’Isère, Olivier Véran, évoque « des pratiques irrégulières voire même franchement illégales ».

Certains médecins feraient, comme on dit, des « ménages » pendant leur temps de repos, ce qui est interdit pour des raisons de sécurité. « Il y a une omerta complète sur ces pratiques », ex- plique le député. Mais, dans le même temps, il reconnaît que, pour arriver à tourner, les hôpitaux n’ont pas le choix. C’est ça ou la fermeture du service. Une situation qui, à l’évidence, exige un certain nombre de mesures de régulation. Pour le député, il y a urgence à régler très rapidement ce problème. 17 décembre 2013 à 06h28

Pas sans risque pour les patients

Le recours à l’intérim n’est pas sans risque pour les patients. La qualité de la prise en charge et du suivi en souffre.

« C’est vrai que la probabilité d’avoir des éléments indésirables graves est plus forte avec les in- térimaires. Il y a une corrélation entre le recours à l’intérim et la qualité des prises en charge. » Le langage est un brin technocratique mais il veut dire ce qu’il veut dire. Selon Pierre Bertrand, le directeur adjoint de l’ARS, 50% de ces « éléments indésirables » sont dus à des erreurs médi- camenteuses liées à des problèmes de transmission entre médecins. Or, dans un hôpital, la qualité de la prise en charge, nécessairement collective, dépend pour beaucoup de la cohésion des équipes médicales. Une cohésion évidemment plus difficile avec des médecins intérimaires qui, par définition, ne font que passer.

« Une vraie galère » Le suivi des patients, en tout cas, en souffre. C’est le cas en gynécologie à l’hôpital de Morlaix où nombre de postes sont vacants. Une situation que dénonce Sylvie (*), qui, depuis plus de 20 ans, avait l’habitude d’être suivie par un gynécologue libéral (désormais parti à la retraite) mais qui, aujourd’hui, comme beaucoup d’autres femmes, constate que c’est devenu très difficile de bénéficier d’une consultation régulière. « C’est une vraie galère. On est vraiment démuni. Il faut avoir une pathologie importante pour obtenir un rendez-vous. » Un médecin généraliste de Morlaix confirme : « Il y a une vraie carence en gynécologie clinicienne. Ils ne font pas les suivis. » Ce que Richard Bréban, le directeur de l’établissement, ne nie pas. « Il y a un manque important en termes de suivi, c’est un peu compliqué. »

Manque d’implication Un autre constat est le manque d’implication des médecins intérimaires dans la vie des établissements. Ce qui peut créer, au sein des équipes, une mauvaise ambiance et, comme le souligne Pierre Bertrand, nuire à l’image de marque de l’hôpital. « Ces intérimaires nécessairement ne s’inscrivent pas dans une démarche collective de long terme. »

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/fait-du-jour/hopitaux-tres-cher-interim-medical-16-12-2013-2339219.php

http://www.ouest-france.fr/sante-les-medecins-interimaires-1796133

Lire la suite

14 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Rennes: les sages-femmes campent devant l’hôpital-sud (fr3)

cigognes

En grève depuis le 16 octobre, les sages-femmes restent mobilisées et s’apprêtent à passer la nuit devant l’Hôpital-Sud de Rennes.

Une nouvelle action, avant une deuxième manifestation nationale, le 16 décembre, à Paris. Elles sont en grève, un peu partout en France, et depuis plus de 7 semaines. Au cœur de leurs revendications, les sages-femmes réclament une meilleure reconnaissance de leur métier, estimant être « les invisibles » de la fonction hospitalière, alors qu’elles jouent auprès des femmes enceintes un rôle prépondérant. Aujourd’hui, des rassemblements ont eu lieu devant les mairies de grandes villes. A Rennes, elles ont été reçues par Jean-Luc Daubaire, adjoint au maire

Puis vers 16 heures, une quinzaine d’entre elles se sont rendues devant l’Hôpital-sud pour y installer un campement : le « camping des cigognes ». Elles vont se relayer là toute la nuit, et jusqu’à demain après-midi, organisant une vente de gâteaux et de bracelet de soutien afin de financer un prochain déplacement pour participer à la deuxième manifestation nationale qui se déroulera à Paris le 16 décembre. Par Eric Nedjar Publié le 12/12/2013 | 18:36, mis à jour le 12/12/2013 | 18:48

http://bretagne.france3.fr/2013/12/12/rennes-les-sages-femmes-campent-devant-l-hopital-sud-376461.html

1004890_733147503379808_727993442_n

La Fédération SUD Santé revendique :

  • La Sage Femme doit être le 1èr recours dans le parcours de soin en périnatalité et pour la santé des femmes
  • L’amélioration des conditions de travail et d’exercice de la profession passant par la révision du décret de périnatalité qui devra prévoir une hausse conséquente du nombre de sage femme par nombre de naissances, permettant ainsi d’assurer une prise en charge associant la qualité , la sécurité et l’humanité.
  • Une revalorisation salariale de la profession, dans le privé et le public, en réelle adéquation avec les responsabilités et le niveau d’études (Bac+5).La grille salariale des Ingénieurs en Chef pourrait en être la base (même niveau d’études).
  • Un seul grade dans le corps des Sages femmes, à l’instar de toutes les professions médicales.
  • Une Commission Administrative Paritaire spécifique.
  • Une reconnaissance salariale de toutes les nouvelles compétences (DU d’échographie, de diététique, lactation…) pour les Sages femmes du Privé comme du Public.
  • Le maintien de la catégorie active dans le public qui permet de faire valoir les droits à la retraite à partir de 57 ans et non à 65 ou 67et ainsi reconnaitre la pénibilité du travail des sages femmes liée, notamment au travail en 12h et l’ alternance jour/nuit.
  • Le respect de la circulaire préconisant la gestion des Sages Femmes par la Direction des Affaires Médicales.
  • La reconnaissance de l’autonomie des sages femmes par la création d’une filière médicale maïeutique spécifique au sein du Titre IV de la Fonction Publique Hospitalière, qui identifierait enfin les compétences médicales et les responsabilités des Sages Femmes.

http://pourquoi-docteur.nouvelobs.com/Les-sages-femmes-claquent-la-porte-du-ministere-de-la-Sante-4657.html

Lire la suite

13 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Les cheminots adressent un ultimatum à la direction et au gouvernement

Les cheminots adressent un ultimatum à la direction et au gouvernement  dans Services publics keaton-train

Le gouvernement et la direction SNCF avait déjà reçu un sérieux avertissement le 13 juin.

Cette fois les cheminots ont clairement lancé un ultimatum. Ils ne veulent pas de ce projet de loi ferroviaire qui, loin de réunifier le service public ferroviaire, l’éclate en trois entreprises distinctes pour mieux privatiser.

La Fédération SUD-Rail s’appuie sur le rapport de force créé et exige une réforme utile pour les voyageurs, développant le trafic ferroviaire fret et unifiant par le haut les conditions de travail et droits de tous les salariés du secteur ferroviaire.

Les cheminots disent non à la politique menée depuis des années qui conduit à la privatisation complète du rail et ils réclament une vraie réunification de l’infrastructure et de l’exploitation dans une seule et même entreprise, la SNCF chargée de l’ensemble du secteur ferroviaire.

Une réforme est nécessaire, tant la précédente en 1997, a conduit le service ferroviaire dans le mur. Elle doit permettre de gagner considérablement en efficacité tout en préservant et en renforçant le modèle social existant :

· Une vraie réforme consiste à réunifier vraiment le système ferroviaire. La gestion de l’infrastructure et l’exploitation ferroviaire, mais aussi la maintenance, tous les services en gares et dans les trains, le nettoyage, l’ingénierie, etc., doivent se retrouver dans un établissement public unique : la SNCF.

· Une vraie réforme doit maintenir et améliorer le statut et la réglementation SNCF et l’élargir à l’ensemble des salariés du secteur.

C’est ce mandat que les cheminots massivement en grève donnent aux fédérations syndicales. C’est ce mandat que la Fédération SUD-Rail défendra, en plaçant sous le contrôle des cheminots les négociations qui s’imposent.

Les militants SUD-Rail étaient avec les cheminots aujourd’hui, aux piquets de grève, dans les Assemblées Générales, dans les rassemblements unitaires.

Si le gouvernement persiste dans son projet de loi actuel, si la direction SNCF continue à détruire le service public ferroviaire, les cheminots donneront suite à l’ultimatum de ce jour. La Fédération SUD-Rail a proposé aux autres fédérations une rencontre interfédérale au lendemain de cette grève. Pour SUD-Rail, il ne s’agit pas de répéter les grèves de 24 heures ; maintenant, il nous faut construire dans l’unité un mouvement reconductible pour gagner;

jeudi 12 décembre 2013 Sud-Rail Bretagne

http://www.rennes-info.org/Les-cheminots-adressent-un

Lire la suite

12 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Le malaise social à la poste est encore plus prégnant que l’an dernier (regards)

poste al

Régis Blanchot de Sud-PTT

« Arrêtons la casse des centres de tri et des emplois. » Sept organisations syndicales appellent aujourd’hui le personnel des plateformes industrielles courrier (PIC) et des centre de tri de courrier (CTC) à une journée de grève et de mobilisation. Entretien avec Régis Blanchot du syndicat Sud-PTT, élu administrateur salarié au CA du groupe La Poste.

Regards.fr. Peux-tu nous dire quelle est la situation dans les centres de tri qui ont déjà été fortement restructurés ?

Régis Blanchot. La Poste a lancé en 2004 un grand chantier intitulé « Cap Qualité Courrier » qui s’est traduit par la fermeture de plus de 40 centres de tri et la suppression de plus de 10 000 emplois dans ces centres. Les agents qui travaillent aujourd’hui dans les centres qui ferment ont déjà pu avoir subi la restructuration, voire la fermeture d’un précédent service. Même pour celles et ceux qui n’ont pas vécu un tel schéma, leur situation n’est pas bien meilleure. En effet, beaucoup ont dû accepter des changements de régimes horaires et la dégradation des conditions de travail. D’avoir accepter de tels sacrifices n’empêche aux postier-es de connaître la fin de leur service, avec les difficultés de reclassement à la clef !

La disparation des centres de tri ne se traduit-elle pas aussi, mécaniquement, par un recours accrus aux camions et par un allongement des délais ?

Nous avions sorti une carte de France il y a quelques années reprenant la localisation des PIC (plateformes industrielles courrier), les nouveaux centres de tri et la localisation des gares… Force est de constater que si nos patrons avaient voulu éviter tout développement du transport ferroviaire, ils n’auraient pas pas pu faire mieux. Tous les centres sont situés au niveau de noeuds routiers. Un bel exemple de développement durable pour une entreprise qui ne cesse de se vanter d’être un modèle pour ce qui concerne la responsabilité sociale d’entreprise… ! L’autre désagrément qui touche les usagers est bien sûr l’allongement des délais de distribution du courrier. Souvent une lettre postée pour un destinataire d’une même ville peut régulièrement traverser plusieurs départements !

Au-delà même de la situation dans les centres de tri quelle est l’ambiance dans l’ensemble de l’entreprise (dans les bureaux où on ne sait plus à quel automate s’adresser ou chez les facteurs) ?

Le malaise social dans l’entreprise est encore plus prégnant que l’an dernier alors que la situation d’alors avait contraint la direction de La Poste à ouvrir un prétendu grand dialogue… Les discours des directions quelques soient les secteurs d’activités sont extrêmement anxiogènes. Partout, les patrons ne cessent de répéter aux postier-es que leur métier est en difficulté voire amener à disparaître… Dans ce contexte, que La Poste leur offre un travail est déjà, pour les dirigeants, un exploit ! Inutile d’insister pour expliquer qu’une telle évolution ne pourra avoir que des conséquences dramatiques sauf si la mobilisation renverse les orientations libérales et antisociales menées de concert par les patrons de La Poste et le gouvernement !

Dernière question, La Poste est caractérisée par un éclatement des statuts (fonctionnaire ou droit privé) où en est-on ? Elle se caractérise aussi par des salaires faibles, est-ce que cette question salariale n’est pas aussi au cœur des interrogations des postiers ?

Le double statut n’est plus un problème comme nous l’avons connu il y a plusieurs années maintenant. Aujourd’hui, fonctionnaires et salarié-es se sentent avant tout postier-es et les problèmes se posent de manière similaires qu’il s’agisse du manque d’effectifs, de la dégradation des conditions de travail et de pouvoir d’achat. C’est d’ailleurs sur ce triptyque que nous travaillons pour une mobilisation de l’ensemble des postier-es dès début 2014 ! Entretien, par Guillaume Liégard| 12 décembre 2013

http://www.regards.fr/web/Greve-a-la-Poste-le-12-decembre,7289

Poste : Grève dans les centres de tri le 12 décembre 2013 (Sud PTT 35)

mercredi 11 décembre 2013

Après la disparition des 110 centres de tri départementaux à partir de 2008 et la concentration du traitement du courrier sur 51 plates formes industrielles « courrier » au niveau national, la direction de La Poste passe à la vitesse supérieure :

*
La stratégie des dirigeants de La Poste est de supprimer plus de la moitié des PIC pour atteindre seulement 23 plates formes dès 2018.  La concentration du tri du courrier se fait au détriment de l’aménagement du territoire et surtout au détriment de l’emploi et des usagers.

*
Déjà, et pour suivre sa politique de financiarisation, les dirigeants de La Poste annoncent la suppression d’une dizaine de PIC dès 2014 : Rodez, Creil, Bobigny, Pontoise, St Etienne, Caen, etc…
Les dirigeants de La Poste prennent prétexte de la diminution du volume du courrier pour mettre en œuvre ce qui est un véritable « plan social ». Contrairement à ce qu’ils disent, la baisse du volume du courrier n’est que de 2 à 3% par an… Or, ils annoncent une baisse de 50% en 5 ans !! En réalité et uniquement pour des raisons financières, la stratégie mise en œuvre vise à obtenir une baisse de 50% du trafic courrier !

*
Ces suppressions de centres de tri se font avec des centaines de suppressions d’emplois.
A chaque suppression de sites, la direction de La Poste en profite pour remettre en cause les conditions de travail et les aggraver (travail le samedi après midi fort tard)

*
Déjà, les bâtiments de la PIC de Rennes Armorique qui concentre le tri des départements bretons et même de la Normandie sont vendus ! A peine construite que les dirigeants de la Poste ont vendu pour 21 millions d’euros les bâtiments à un conglomérat bancaire et immobilier !

*
Ceci veut dire très clairement qu’aucun site n’est à l’abri de cette importante restructuration et que les patrons de La Poste ne font leurs choix qu’en fonction de 3 critères :

*
- La réalisation d’une opération immobilière juteuse,
- L’utilisation maximale de la Ressource (Humaine) en fonction de la courbe des âges.
- L’achat et la fusion d’autres opérateurs postaux…

*
Le service rendu aux usagers vient en dernier. D’ailleurs actuellement sur la PIC de Renne  Armo- rique et pour éviter l’utilisation de salariés au tri manuel, tout ce qui ne passe pas dans les machines est trié sur une petite plate forme à St Brieuc et à … Arras ! Pas étonnant, que certains courriers mettent beaucoup de temps pour être acheminés.

*

La grève nationale appelée par 7 syndicats (la situation est grave !!) a pour but d’arrêter la suppression des centres, d’arrêter la suppression des emplois et d’améliorer les conditions de travail notamment les régimes de travail.

Rennes le 10 décembre 2013

PIC : Plate-forme Industrielle Courrier

http://www.rennes-info.org/Poste-Greve-dans-les-centres-de

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin