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07 juin 2013 ~ 0 Commentaire

SNCF région Nantes : quatre jours de retrait des contrôleurs une action qui a payé (LO)

SNCF région Nantes : quatre jours de retrait des contrôleurs une action qui a payé (LO) dans Luttes sociales en Bretagne greve-sncf

Après avoir appliqué pendant quatre jours leur droit de retrait, les contrôleurs de la région Nantes, c’est-à-dire des Pays de la Loire, ( sic, note du blog) ont fait reculer leur direction sur tout ce qu’ils demandaient, obtenant dix recrutements avant la fin de l’année, la fin des roulements spécifiques Rail Team, la remise à plat des roulements TGV et TER avec une mixité qu’il n’y avait plus, c’est-à-dire de pouvoir faire aussi bien des TGV que des TER.

Il a fallu quatre jours pour faire céder cette direction qui, depuis des mois et malgré de nombreuses alertes, n’avait rien voulu entendre des revendications des contrôleurs. En effet, depuis le suicide d’un des leurs au mois de mars sur son lieu de travail en gare de Saint-Nazaire, la situation sur la région Nantes n’a fait qu’empirer. Ce drame a particulièrement touché ses collègues et mis en lumière un malaise grandissant, qui s’est traduit par plusieurs autres tentatives de suicide. Les délégués du CHSCT (comité d’hygiène et sécurité) du contrôle de Nantes ont averti la direction à maintes reprises, faisant même passer un questionnaire sur le ressenti de chacun sur ses conditions de travail. Malgré des réponses très alarmantes, le silence radio a persisté de la part de la direction.

Une série d’incidents, quelques jours avant le conflit, a mis le feu aux poudres.

Un contrôleur a été giflé par un passager et une contrôleuse s’est vu ordonner de continuer à travailler alors qu’elle demandait à être relevée après un suicide sur son train. C’est donc logiquement que les délégués CGT du CHS ont déposé un droit d’alerte dès le lundi matin 27 mai et une soixantaine de contrôleurs ont fait valoir leur droit de retrait, en refusant de continuer à travailler dans de telles conditions. L’ampleur de cette réaction a surpris tout le monde, faisant voler en éclats les divisions entretenues par la direction depuis des années entre contrôleurs du TGV et du TER en créant des roulements spécifiques comme Rail Team.

La réponse de la direction a d’abord été une tentative pour opposer les contrôleurs du TGV et ceux du TER, qui n’avaient pas déposé de droit d’alerte mais qui étaient dans le mouvement. Pour la direction, ils devaient reprendre le travail. Peine perdue, TGV ou TER, ils sont restés ensemble dans le mouvement et mardi 28 mai, à plus de 80, ils étaient en droit de retrait et ont envahi la réunion des délégués du personnel où se déroulaient les négociations et ont dit tout ce qu’ils avaient sur le coeur. Cette action a regonflé le moral et surtout permis de se rendre compte que, quel que soit notre statut, tous avaient les mêmes problèmes.

Devant ce mouvement soudé, qui prenait de l’ampleur les deux jours suivants et menaçait de s’étendre, la direction a fini par céder en proposant ce que demandaient les contrôleurs. D’autant plus qu’en gare, devant le mécontentement croissant des usagers, même si la plupart des trains continuaient de rouler, les cheminots en service parlaient eux aussi d’exercer leur droit de retrait. Jeudi soir 30 mai, les contrôleurs reprenaient le travail la tête haute, conscients d’avoir marqué des points face à une direction méprisante. Ils sont aussi conscients que c’est le retour de la solidarité entre cheminots et qu’unis, soudés, déterminés, le nombre faisant la force, on peut inverser le rapport de force et gagner. Conscients aussi du fait que, si tous les secteurs de la SNCF s’y mettaient aussi, il serait possible d’imposer des embauches, d’autres conditions de travail, de meilleurs salaires, etc. Une sacrée leçon pour les luttes à venir !

Correspondant LO http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2340&id=30

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06 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Côtes-d’Armor. Ça gronde fort chez les agents du conseil général ! (OF)

 Côtes-d’Armor. Ça gronde fort chez les agents du conseil général ! (OF) dans Luttes sociales en Bretagne y-en-a-marre

Une partie des 2 500 agents du conseil général des Côtes d’Armor est en grève ce jeudi. Et les discussions ont été tendues ce matin entre élus et salariés.

Les syndicats entendent par ce mouvement attirer l’attention de la direction et des élus sur plusieurs points. Tout d’abord dire leur refus de rapprochement du laboratoire d’analyse départementale (LDA22) avec les labos finistériens ; ainsi que l’arrêt de la fermeture des centres d’exploitation des routes départementales. L’intersyndicale appelle par ailleurs à l’ouverture sans tarder de négociations dans le secteur social. « Avec la crise, les demandes des usagers se multiplient ; mais dans le même temps, les effectifs n’évoluent pas », déplorent les syndicats.

Le management dans le viseur

Ces derniers appellent aussi à un « dialogue et un management respectueux des agents ». Les mots « malaise » et « mal-être au travail » reviennent dans de nombreuses bouches. Pour l’intersyndicale, cette situation est le fruit d’« une réorganisation conduite sans concertation » ayant conduit à voir « de plus en plus de généraux et de moins en moins de soldats au front ». Et les syndicats de pointer du doigt « le fait du Prince », Claudy Lebreton, président du conseil général, absent ce matin de l’hôtel du Département. Une réaction de l’exécutif du conseil général est attendue dans l’après-midi. Social jeudi 06 juin 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Cotes-d-Armor.-%C3%87a-gronde-fort-chez-les-agents-du-conseil-general-_40825-2199804——22113-aud_actu.Htm

 

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05 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Pont-l’Abbé, défense de l’Hôtel-Dieu : rassemblement samedi 8 (LT + OF)

Pont-l'Abbé, défense de l'Hôtel-Dieu : rassemblement samedi 8 (LT + OF) dans Pays bigouden bebe-revolutionnaire

A Pont-l’Abbé, le comité de défense de l’Hôtel-Dieu, fort de ses 10.000 signatures de pétition, appelle à un grand rassemblement, samedi, place Gambetta, pour le maintien des actes opératoires. Selon lui, l’avenir de l’hôpital en dépend.

empty dans Services publicsRecueillir plus de 10.000 signatures de pétition, c’est une chose. Mobiliser pour un grand rassemblement, samedi, place Gambetta, en est une autre. Sur combien de personnes table le comité de défense de l’Hôtel-Dieu pour le maintien des actes opératoires à Pont-l’Abbé ? Pas de réponse ou, plutôt, un «ça dépendra du temps… S’il fait beau, les Bigoudens iront à la plage; s’il pleut, ils resteront chez eux». Ce serait presque une réponse de Normand. Sur 10.000 signataires, il en faudrait au moins entre 500 et 1.000 pour que cette manifestation soit un succès. Présent sur tous les marchés du Pays bigouden, le comité défend pourtant bec et ongle sa position depuis des mois et tente de rallier les politiques à sa cause, notamment lors d’une réunion publique qui s’est tenue à Pont-l’Abbé. «Six conseils municipaux ont clairement pris position», rappelle l’un de ses membres qui, comme toujours, préfère l’anonymat. «Nos noms n’ont pas d’importance, maintiennent-ils, nous représentons 10.000 signataires». Certaines personnes n’auraient-elles pas signé plusieurs fois ? La question les fait réagir de manière virulente.

«Ça fait cinq ans qu’on se bagarre»
«Ça fait cinq ans qu’on se bagarre, on sait comment on fait des pétitions, vous comprendrez qu’on soit un peu énervé». Et d’expliquer l’historique de ce comité, créé, à l’origine, pour défendre le service des urgences et du Smur, devenu comité de défense des urgences, du Smur et des services afférents qui se bat pour le maintien des actes opératoires à Pont-l’Abbé. Certains élus et direction de l’Hôtel-Dieu ayant tenté, dans le même temps, de rassurer la population : il n’y aurait aucun risque de suppression des urgences, au contraire. D’autres services se développent et on les modernise. Le comité est resté actif car la menace, après avoir été frontale, selon lui, serait devenue diffuse, des «attaques ponctuelles», comme les réductions de moyens ou de per- sonnel. Pour le comité, le maintien d’un service d’urgence 24 h/24, sept jours sur sept, dépend aussi d’un bloc opératoire sur place. «Dans tous les établissements où l’on a supprimé des actes opératoires, le service des urgences a disparu», affirment-ils, citant l’exemple de Concarneau où les urgences ne fonctionnent plus de nuit. Dans cette ville, après le transfert des actes opératoires à Quimper, le comité se serait réactivé. L’hôpital de Concarneau et l’Agence régionale de santé (ARS) maintiennent, eux, qu’il n’y a pas de lien avec les urgences et que Quimper n’est pas saturé. Encore un point de désaccord avec le comité bigouden qui affirme le contraire.

Appel à la population en colère

Il appelle donc à manifester en masse samedi, à partir de 15 h, sur la place Gambetta. «Que les élus viennent avec leur écharpe, ajoutent-ils. Et pour ceux qui n’ont pas encore pris position, il est encore temps, avant ou après le rassemblement». Avant 2014, date prévue du transfert des actes opératoires… et des élections. «De toute façon, les 10.000 signatures seront déposées à l’ARS, à Rennes, avec ou sans rendez-vous», commente le comité qui ne digère toujours pas qu’on lui ait conseillé de ne pas se déplacer. «Pas la peine de dépenser de l’essence pour rien ? Mais ils se foutent des Bigoudens ?». En attendant, «la population en colère» est donc conviée, place Gambetta, samedi.

«Dans tous les établissements où on a supprimé des actes opératoires, le service des urgences a disparu»

  • Le comité de défense des urgences, Smur et services afférents

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Pont-l-Abbe.-Rassemblement-samedi-pour-garder-les-actes-operatoires-a-l-Hotel-Dieu_40818-2199254——29220-aud_actu.Htm

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01 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Plogonnec: les facteurs empêchés de démarrer leur tournée ce samedi matin (OF)

Plogonnec: les facteurs empêchés de démarrer leur tournée ce samedi matin (OF) dans Luttes sociales en Bretagne 120927182945376_37_000_apx_470_

L’association Citoyens et acteurs à Plogonnec (Cap) a empêché les facteurs de la commune de commencer leurs tournées ce samedi matin. Une action organisée pour contester un projet de la Poste.

Dans le calme. La Poste prévoit de centraliser la distribution du courrier de ce secteur à partir d’un centre de tri récemment créé à Douarnenez. Depuis plusieurs semaines, ce projet est contesté par les facteurs soutenus par la CGT. Le maire également regrette cette décision. Ce matin, c’est le Cap qui a frappé un grand coup en bloquant les véhicules des postiers. Des responsables de la Poste étaient sur place. La gendarmerie aussi. L’opération se passe dans le calme. A 11 h 30, on ne sait pas encore si les tournées du jour pourront être assurées sur les communes de Plogonnec, Locronan, Quéménéven et Guengat.

Social samedi 01 juin 2013

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30 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Morbihan, logement d’urgence, mobilisation pour les sans-abri (LT)

Morbihan, logement d'urgence, mobilisation pour les sans-abri (LT) dans Austérité emptydroit-au-logement-un-toit-pour-tous-cnt-lille-avec-site-web-cnt-nord-pas-de-calais-212x300 dans Crise

Des représentants de cinq associations dont Un toit pour tous, ont été reçus, hier à Vannes, par la directrice adjointe de la Direction départementale de la cohésion sociale (DDCS) et une de ses collaboratrices. Ils ont pu exprimer leurs inquiétudes face à la fermeture de places dans les centres d’hébergement d’urgence (115).

Plus que 18 places

« Le manque de moyens oblige les organismes chargés de l’accueil d’urgence des sans-abri, dernier rempart contre la grande exclusion durable, à supprimer progressivement des places », explique une porte-parole du collectif. Catherine Barquant précise que sur « 30 places dans le Morbihan, il n’y a en plus que 18 d’utilisées. Toutefois, notre entretien à la DDCS nous a rassurés quant au maintien de ces 18 places que nous craignions de voir encore diminuer. Nos interlocutrices ont également été sensibles au fait que certaines personnes sans logement n’appellent même plus le 115, faute de réponse. Or même si elles n’ont pas de place, il est important qu’elles restent en contact avec des travailleurs sociaux ». « La situation est telle qu’aujourd’hui, seules quelques femmes enceintes de plus de six mois, des personnes accompagnées de très jeunes enfants ou malades sont accueillies. Mais elles sont remises à la rue tous les matins ». La vingtaine de personnes rassemblées à Vannes soulignaient également, hier, qu’« il faut arrêter de penser qu’en n’accueillant pas les sans-papiers on va les faire rentrer dans leur pays. C’est méconnaître la situation de ces gens : on ne quitte pas tout sans une raison dramatique. Ils sont prêts à rester dans la rue plutôt que de revivre ce qu’ils ont subi chez eux ». La délégation reçue par la DDCS s’est aussi laissée dire que les mois prochains, 15 places allaient être disponibles pour la Sauvegarde 56 en faveur des demandeurs d’asile. 30 mai 2013 -

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/morbihan/logement-d-urgence-mobilisation-pour-les-sans-abri-30-05-2013-2118886.php

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29 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Côtes-d’Armor: finances publiques, le « cri d’alarme » syndical (LT)

Côtes-d'Armor: finances publiques, le « cri d'alarme » syndical (LT) dans Services publics dukercy-le-superpatriote-d-serteura1-300x298

Les Finances publiques vont mal, on le sait. Et cette réalité concerne également l’administration chargée justement de collecter cet argent que l’État ne sait plus où aller chercher. En pleine campagne de déclarations de revenus 2012, Solidaires, le syndicat majoritaire de la direction générale des Finances pu- bliques, se mobilise pour alerter sur la situation de cette administration qui continue à se dégrader, tant au niveau national que départemental.

103 suppressions d’emplois depuis 2010
Secrétaire départemental de Solidaires, David Cocault rappelle ainsi que les Côtes-d’Armor ont perdu 103 emplois depuis 2010 et que 26 nouvelles suppressions devraient intervenir au mois de septembre. Les 35 sites départementaux de l’administration fiscale fonctionnent à ce jour avec moins de 1.000 agents, qui ont collecté plus de 300 millions d’impôts en 2012 (+18,67 %). Cette pression sur l’emploi a non seulement comme conséquence d’ac- croître la charge de travail des agents en poste mais aussi de mettre en péril certaines implantations, dénonce le responsable syndical. Selon lui, trois trésoreries seraient ainsi menacées de fermeture cette année. Il cite notamment les cas de La Chèze et de Collinée-Merdrignac.

Entre 60 et 80 milliards de fraude fiscale
Solidaires déplore également la baisse du budget de fonctionnement de cette administration. Après une baisse de 8 % en 2011, ce budget, qui s’établit à 4 millions d’euros pour le département, devrait subir une nouvelle érosion de 9 % cette année. Ce qui se traduit par une dégradation des bâtiments qui ne peuvent plus faire l’objet de rénovations et par le non-remplacement du parc informatique, illustre David Cocault. Solidaires, qui a interpellé les parlementaires au sujet de ces différentes préoccupations, a également transmis son rapport annuel qui évalue entre 60 et 80 milliards d’euros par an le montant actuel de la fraude fiscale. Or, pour lutter contre cette fraude, il faut, certes, des textes mais aussi des agents des impôts, défend le syndicat. 29 mai 2013

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/cotesarmor/finances-publiques-le-cri-d-alarme-syndical-29-05-2013-2117576.php

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23 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Education. Des salaires au plus bas, surtout ceux des instituteurs (LT)

Education. Des salaires au plus bas, surtout ceux des instituteurs (LT) dans Educ'action 76amolenuvolette.it1645-1670-non-datee-le-maitre-decole

Selon l’ODCE, les salaires des enseignants français sont parmi les plus bas de l’organisation. Leur rémunération est aussi largement inférieure à celle d’un cadre non-enseignant de la fonction publique.

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En France, le salaire d’un enseignant recule depuis 1995, et cette baisse s’aggrave depuis 2010 à cause du gel du point d’indice des fonctionnaires. Un instituteur démarre à 1.700 euros nets par mois. Dans le secondaire, un professeur certifié entre dans le métier avec 1.790 euros et un agrégé 1.960 euros. Ils sont tous recrutés au même niveau (bac + 5).

Une réforme des rythmes scolaires qui n’arrange rien

Après quinze ans d’ancienneté, les professeurs des écoles « sont payés 600 euros nets de moins que les enseignants du secondaire », souligne Sébastien Sihr, du SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire. Les professeurs des écoles « ont peu d’indemnités », le déroulement de la carrière est « beaucoup plus lent » dans le primaire et ils n’ont pas droit aux heures supplémentaires, explique-t-il. « La réforme des rythmes scolaires a très clairement remis sur la table la question des salaires », précise-t-il encore. Le retour de la semaine de 4,5 jours dans le primaire devrait, en effet, entraîner une « perte du pouvoir d’achat » due aux frais supplémentaires de transports et de garde d’enfants, le mercredi matin, déplorent les syndicats.

En faire davantage ? Un « rêve »…

Ils réclament à ce titre une « compensation » financière, ce que refuse le ministre de l’Éducation nationale, Vincent Peillon, arguant que leur temps de travail n’augmentera pas. Mais il a dit souhaiter « rééquilibrer » leurs salaires avec ceux de leurs collègues du secondaire. Augmenter 850.000 enseignants aura toutefois une incidence budgétaire. Vincent Peillon a récemment fait valoir que les futurs enseignants bénéficieront d’une « première revalorisation salariale » pendant l’année de stage qu’il rétablit car ils seront payés à plein-temps pour faire un mi-temps. « Est-ce qu’il faudrait faire davantage ? Ce serait mon rêve. Est-ce qu’on en a les moyens ? Pas pour l’instant », avait-il déclaré.

23 mai 2013 http://www.letelegramme.com/ig/generales/fait-du-jour/des-salaires-au-plus-bas-surtout-ceux-des-instituteurs-23-05-2013-2111109.php

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22 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Grève et manifestations le 22 mai lors du débat sur l’ESR à l’Assemblée Nationale (Sud)

Grève et manifestations le 22 mai lors du débat sur l’ESR à l’Assemblée Nationale (Sud) dans Educ'action 22mai-pantheon-14h-efbcb

Contre un projet de loi ESR toujours inacceptable Aucun moyen supplémentaire pour résorber la précarité et répondre aux besoins Grève et manifestations le 22 mai lors du débat sur l’ESR à l’Assemblée Nationale

Au moment où les difficultés budgétaires de nombreuses universités et organismes continuent d’amener suppressions et gels d’emplois de titulaires, annulations d’enseignements ou dégradation des conditions de travail et d’études et où la précarité ne cesse d’augmenter, le projet de loi sur l’Enseignement Supérieur et la Recherche est présenté à l’Assemblée Nationale.

Aucune des mesures d’urgence que nous avions demandées n’a été prise :

  • suppression des IDEX,
  • création d’emplois pour résorber la précarité et extension du champ des ayants-droit aux mesures de résorption de la précarité de la Loi Sauvadet,
  • réaffectation des crédits ANR à des financements pérennes des laboratoires et des formations,
  • remise en cause du Crédit Impôt-Recherche, etc.

L’application de la loi Sauvadet, pourtant largement insuffisante, se heurte toujours à des obstacles au MESR et les non-renouvellements de contrats des précaires se poursuivent. Le projet de loi sur l’ESR dans ses différentes versions n’apporte pas la rupture attendue avec la loi LRU et la loi Pacte pour la recherche. Pire, certains aspects pourraient être aggravés. Citons par exemple, les « communautés d’universités et d’établissements », qui associeraient des établissements d’enseignement public, voire privé et les organismes de recherche, dans une perspective de création d’une trentaine de mastodontes, dans lesquels collégialité et vie démocratique seraient réduits à la portion congrue. A cela, s’ajoutent les risques associés à l’acte III de la décentralisation (schéma régional des formations et de la recherche, par exemple). Tout ce contexte menace l’intégrité des organismes de recherche nationaux.

Et Mme Gillot, rapportrice au Sénat, remet en cause publiquement la nécessité de supprimer l’Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES), que la communauté universitaire et scientifique conteste depuis des années.

Ce projet de loi exclut tout moyen supplémentaire, alors qu’une augmentation des moyens et un volet de programmation budgétaire sont indispensables pour permettre à l’ESR de remplir ses missions et résorber la précarité.

Le résultat des consultations des différentes instances est éloquent. Le Conseil Supérieur de l’Education a majoritairement voté jeudi 21 février contre la version du 8 février du projet de loi. La Ministre ne peut se prévaloir d’un vote favorable du CNESER. Le lundi 25 février, après avoir voté contre le texte intégrant la totalité des amendements avant arbitrages ministériels, le CNESER n’a émis aucun avis (20 Pour, 20 Contre, 8 Abstentions et 4 NPPV) sur le projet amendé in-extremis par la ministre. Le 6 mars, le CNESERAAV a aussi repoussé ce projet de loi. (15 Pour – 16 Contre – 4 abstentions).

  • Les organisations soussignées, qui sont à l’initiative d’AG et d’actions diversifiées veulent une véritable rupture avec les politiques précédentes, pour permettre le changement dans le service public d’ESR ! Elles protestent contre la confiscation du débat par l’utilisation de la procédure d’urgence au Parlement décidée par le gouvernement. Elles exigent l’abrogation des lois Pacte Recherche et LRU. Elles exigent aussi l’abandon de l’actuel projet de loi, ainsi que l’ouverture d’une véritable négociation pour une loi d’orientation et de programmation à la hauteur des besoins. Les établissements d’Enseignement Supérieur et de Recherche, leurs personnels doivent pouvoir remplir leurs missions fondamentales de formation et de recherche au bénéfice de tous. Les organisations soussignées affirment la nécessité d’une augmentation substantielle des moyens d’Etat (dotations, plan pluri-annuel de créations d’emplois à hauteur d’au moins 5000 postes par an pendant 5 ans toutes catégories confondues) pour permettre la titularisation des précaires (et, en attendant, l’arrêt des non-renouvellements des contrats de CDD), pour revenir sur les gels d’emplois, pour répondre aux besoins des formations et améliorer l’encadrement, pour augmenter les soutiens de base des laboratoires au lieu des financements sur projets (ANR, IDEX…).

Elles exigent notamment :

  • la gestion nationale des personnels de toutes catégories ;
  • l’abandon des RCE dans les universités ;
  • le maintien des différentes filières pour les personnels BIATSS et non l’intégration de tous dans la filière ITRF, contrairement aux propositions du rapport Le Déaut ;
  • la régulation nationale pour assurer l’égalité sur le territoire ;
  • la valeur nationale des diplômes et la reconnaissance collective des qualifications, pour garantir l’accès à un emploi et un salaire correspondants à la qualification ;
  • la prédominance des élus de la communauté scientifique dans les instances statutaires d’évaluation des collectifs de recherche.

La loi sur l’Enseignement Supérieur et la Recherche doit être débattue à l’Assemblée Nationale dès la semaine du 13 au 17 mai. Les organisations soussignées sont intervenues auprès des groupes parlementaires.

D’ores et déjà, les organisations soussignées appellent à continuer à :

  • informer et organiser des Assemblées Générales dans les établissements, des conférences de presse locales
  • intervenir auprès des parlementaires, notamment les locaux et ceux de la commission des Affaires Culturelles et de l’Education, avant le vote en commission
  • signer et faire signer la pétition intersyndicale sur http://www.loiesrtoujoursinacceptab… ou en version papier.

Elles appellent les personnels et les étudiants :

  • à organiser des AG dans les établissements, des rassemblements ou des conférences de presse le 14 mai, lors du débat en commission.
  • à faire grève et à manifester ensemble le 22 mai lors de la séance plénière.

Des préavis de grève seront déposés pour les semaines du 13 au 17 mai et du 21 au 24 Mai.

Signataires : FSU (SNESUP, SNCS, SNASUB, SNEP, SNETAP), CGT (SNTRS, CGT INRA, FERC Sup), SNPREES-FO, Solidaires (Sud Recherche EPST, Sud Education, Solidaires Etudiant-e-s), SLR, SLU. Sont associés à ce texte les collectifs de précaires : Collectif Aquitain des Contractuels de la Recherche, Collectif contre la précarité Pouchet/CNRS, Collectif des précaires de Montpellier, Collectif de précaires du Centre INRA de Versailles, Collectif des non titulaires de la recherche toulousaine

http://www.sudeducation.org/Greve-et-manifestations-le-22-mai.html

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22 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Quel avenir pour le service public de l’eau à Quimper Communauté ?

Quel avenir pour le service public de l’eau à Quimper Communauté ? dans Quimper et pays glazik banderolle-2024d

Depuis 5 ans, l’association Eau Secours 29 défend les usagers et lutte pour une réappropriation du service public de l’eau par les citoyens.

La ville de Quimper puis la Communauté ont choisi de déléguer le service public de leau à une gestion privée jusquen 2024, dans des conditions contestables.

Le contrat de délégation et le règlement de service adoptés entérinent de nombreux reculs du service public au détriment des usagers.

Tarifs inéquitables, qui défavorisent les familles monoparentales ou les usagers ayant une faible consommation deau,

Abandon par la collectivité du problème des surpressions, pourtant ancien, sur le dos des usagers.
Dun côté, elle leur « conseille » de se prémunir à leur frais et de lautre sexonère de toute responsabilité en cas de fuite.

Plusieurs clauses du règlement de service abusives, inéquitables ou régressives sont contestées auprès du tribunal administratif par plusieurs associations d’usagers, dont la nôtre.

Doit–on attendre 2024 pour obtenir un service public de leau à la hauteur des droits des usagers?
Comment renégocier un contrat de DSP ? Comment modifier un Règlement de Service des eaux ?
Quels choix pour une collectivité entre régie publique, Délégation et service public local ?

Ces questions sont posées, Eau Secours 29 souhaite les mettre en discussion dès maintenant auprès des usagers  et de tous les futurs candidats aux élections municipales. Cest pourquoi, 3 ans après sa venue à Quimper avec Madame Mitterrand,  notre association à demandé à Jean Luc Touly, spécialiste de la corruption et de la gestion de leau de revenir en débattre.

Avec Jean Luc TOULY,

spécialiste de la gestion de l’eau et de la corruption

le JEUDI 23 MAI à 20h 30

Grande Salle de lESPACE ASSOCIATIF

53 impasse de lOdet QUIMPER

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18 mai 2013 ~ 0 Commentaire

Bretagne. 675 postiers aux Prud’hommes (LT)

Bretagne. 675 postiers aux Prud'hommes (LT) dans Luttes sociales en Bretagne greve-poste-privatisation-300x225

Soutenus par le syndicat Sud PTT, 675 salariés de La Poste du Morbihan et du Finistère intentent une action devant le tribunal des Prud’hommes.

Employés de droit privé, ils contestent la différence de traitement avec leurs homologues fonctionnaires. A fonction égale, ils perçoivent une prime mensuelle d’un montant inférieur à celle des agents de l’Etat. Selon les postes, le différentiel va de 54 à 120 € par mois. Si les Prud’hommes donnaient droit à la requête de ces salariés, qui demandent un rattrapage sur cinq ans, La Poste devrait débourser une somme allant de 2,5 à 3 millions d’euros. Dans le Finistère, ce sont des employés de l’Enseigne La Poste qui sont concernés : guichetiers, conseillers financiers, cadres. Mais l’essentiel des actions de recours (environ 600 salariés) concerne des facteurs, qui eux dépendent de la direction du courrier, dans le Morbihan. Le prochain épisode se déroulera début septembre avec les audiences de conciliation. Mais il y a peu de chances que les deux parties tombent d’accord, ce qui entraînerait un jugement, sans doute début

2014. 17 mai 2013 à 17h37

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/finistere-morbihan-675-salaries-de-la-poste-aux-prud-hommes-17-05-2013-2105840.php

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/morbihan/la-poste-675-salaries-vont-aux-prud-hommes-18-05-2013-2106064.php

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