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10 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Hôtel-Dieu : le fusil change d’épaule …

martin_hirsh

… mais la cible reste la même!

La directrice de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP) est débarquée le jour même de la fermeture des Urgences de l’Hôtel-Dieu, le 4 novembre dernier. Un répit, un soulagement pour certains qui vont jusqu’à crier victoire et saluer l’arrivée de Martin Hirsch à la tête de l’institution.

La mobilisation syndicale comme celle du comité de soutien ont connu une média- tisation gênante pour la liste PS-PC en pleine campagne électorale. Martin Hirsch a donc pour mission de renouer « le dialogue social » et présenter des mesures qui font illusion.

Il met un bémol à la vente et au déménagement du siège à l’Hôtel-Dieu en prétendant que son ambition médicale pour l’Hôtel-Dieu est prioritaire. Affirmation contredite par le transfert des activités d’oncologie, de diabétologie et de psychiatrie et la poursuite des mutations du personnel.

Des lits seront ouverts dans les locaux des urgences pour les patients venus seuls avant leur transfert à l’extérieur, et quatre infirmières seront mutées dans ce service. Mais, malgré la sur-saturation des urgences de la capitale, dépassant fréquemment les 200% du taux d’occupation pouvant aller jusqu’à 380%, il n’est pas question de les ré-ouvrir. L’interdiction faite aux pompiers d’y transporter des patients est maintenue.

Le Dr. Kierzek, démit de son poste de responsable du SMUR pour son opposition à la fer- meture, n’est toujours pas rétabli dans ses fonctions.

Dans les conditions actuelles une crise sanitaire peut s’avérer dramatique. Martin Hirsch pour y faire face annonce une mesure dérisoire, la possibilité de l’ouverture d’une salle actuellement désaffectée !

Pour faire face aux surcharges des urgences il promet que : « seront pris en compte des efforts faits dans la gestion (…) dans la fixation du budget des groupes hospitaliers (…) enveloppe dédiée aux travaux et équipements… ».

Mais avec un objectif national de progression des dépenses hospitalières de 2, 3% en 2014, le plus faible depuis 1998 alors qu’il en faudrait le double uniquement pour maintenir l’existant, et 577 millions « d’effort national d’économie » pour l’hôpital, qui peut croire que nous sommes à l’aube d’un changement en faveur du service public de santé ?

A Paris et ailleurs la casse de l’hôpital public continue. La résistance ne doit pas baisser sa garde !

Paris, le 9 décembre 2013 http://npa2009.org/node/40011

Commentaire: détournement d’un dessin de l’ami Fañch!

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08 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Fiscalité: hold-up sur la Sécu

saint ayrault

Au-delà d’un « coup » politique, la « remise à plat fiscale » annoncée par Ayrault est d’abord un projet libéral annoncé, dès sa campagne électorale, par Hollande.

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La principale mesure qui en émerge actuellement est la fusion de la CSG (Contribution sociale généralisée) et de l’impôt sur le revenu (IR).

Son enjeu : rien moins que la liquidation de la Sécurité sociale. La Sécurité sociale est en France une institution indépendante qui gère un budget une fois et demi supérieur à celui de l’État pour financer les soins, les retraites, les allocations familiales, les accidents de travail. Elle était à l’origine entièrement financée par des cotisations sociales (c’est-à-dire une partie du salaire) versées par les employeurs.

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Les cotisations sociales représentent aujourd’hui 45 % de la masse salariale. En 1990, le gou- vernement socialiste de Michel Rocard a remplacé une part de ces cotisations par un impôt versé à 88 % par les salariés actifs ou retraités : la CSG. C’est un impôt proportionnel qui taxe chacun uniformément, contrairement à l’impôt sur le revenu dont la proportion augmente avec le niveau de revenus.

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Aujourd’hui, les recettes fiscales (CSG et taxes) financent 1/3 des dépenses de Sécurité sociale. Cette montée en puissance sous tous les gouvernements de droite et de gauche a permis d’exonérer les patrons d’une partie du financement de la Sécu. Elle permet ainsi la « baisse du coût du travail », et en conséquence l’augmentation de la part des profits.

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Le gouvernement veut maintenant passer à une nouvelle étape de la contre-réforme. La CSG a un avantage et un seul : c’est un impôt « dédié », obligatoirement affecté aux dépenses de Sécurité sociale. La réforme Ayrault ferait sauter définitivement ce verrou. Ce serait la fin de l’autonomie financière de la Sécu. Les prestations sociales deviendraient des variables d’ajustement des finances publiques.

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Un financement « plus juste » de la protection sociale ?
L’argument du gouvernement en faveur de la fusion serait le caractère plus juste d’un impôt progressif, reposant davantage sur les revenus les plus élevés. Il s’agit là d’une illusion : le but de celle-ci est d’exonérer à terme les patrons de la responsabilité du financement de la protection sociale, et d’en faire porter la charge sur les classes populaires. La fusion permettrait seulement de moduler l’augmentation de l’impôt entre les salariés, les retraités, les chômeurs et les « classes moyennes », pour le rendre plus acceptable.

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Mais dans cette perspective, toute amélioration de la protection sociale signifierait une aug- mentation immédiate des impôts pour tous les ménages. Elle aboutirait très vite à une pression fiscale insupportable.

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La fiscalisation de la Sécurité sociale aurait pour conséquence inévitable le retour à une couverture minimum pour les plus pauvres, payée par une fiscalité de plus en plus lourde. Pour celles et ceux qui en auraient les moyens, la Sécu serait complétée par les assurances. Les seuls et uniques gagnants de l’opération seraient les patrons.

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Il y a donc urgence à expliquer le sens de ce projet face à la passivité scandaleuse des directions des confédérations syndicales. La CFDT ou la CGC sont des VRP zélés de la contre-réforme. Les autres organisations ne vont guère au-delà d’une acceptation peu critique. Le NPA et ses militantEs doivent être porteurs d’une alternative claire : la défense d’une Sécurité sociale indépendante de l’État et des patrons, financée exclusivement par des cotisations sociales et gérée par les salariés.

Commission santé-sécu-social Vendredi 6 décembre 2013

Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 220 (05/12/2013)

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06 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Saint-Brieuc, en grève, 80 pompiers envahissent le conseil général (lt)

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Débuté il y a trois mois, le conflit entre les pompiers costarmoricains et les élus socialistes du conseil général (le principal financeur) est monté d’un cran.
En grève pour la quatrième fois, à l’appel de CGT, 80 soldats du feu ont envahi le conseil général en début d’après-midi, ce jeudi, au moment même où se tenait le conseil d’administration du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis).
Les grévistes sont allés jusque dans l’hémicycle où ils ont retrouvé une partie des élus. Après quelques minutes de discussions, Claudy Lebreton, le président du conseil général a accepté d’écouter les revendications des pompiers, avant de leur répondre.

Le face à face a duré une vingtaine de minutes.  Outre un manque de dialogue et une dégradation du climat social, les pompiers dénoncent dans les Côtes-d’Armor des dysfonc-tionnements opérationnels, des dysfonctionnements à la suite de la réorganisation territoriale, une modification du déroulement de carrière ou encore un manque d’effectifs. 5 décembre 2013 à 17h06

Cette semaine, les sapeurs pompiers du Finistère avaient eux aussi manifesté leur mécontentement, à Quimper. Julien Vaillant

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/cotesarmor/saint-brieuc-en-greve-80-pompiers-envahissent-le-conseil-general-05-12-2013-2327703.php

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05 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Roscoff, débrayage des personnels de la clinique Kerlena (of)

manifestants-hopital-SUD-copie-1

Ce mercredi matin, 45 employés de la clinique Kerlena, sur un effectif de 93, tous services confondus, ont procédé à un débrayage de 55 minutes.

Un acte de soutien à une collègue, ergothérapeute depuis 30 ans dans les lieux, qui a reçu le 27 novembre sa lettre de licenciement pour « raisons graves ».

Les employés de la clinique, soutenus par les syndicats (CGT, Sud et CFDT) veulent, en plus de ce fait jugé illégitime, également attirer l’attention du public et de la direction sur « la dégradation grave des conditions de travail depuis deux plus de deux ans (entre autres : perte d’acquis fondamentaux, dont la participation aux bénéfices, réduite à néant alors que la clinique était bénéficiaire il y a trois ans). »

Ces mêmes personnels précisent que « l’ambiance de travail est délétère (pressions exercées sur certains salariés pour des raisons obscures et injustifiées) ». Selon eux « de nombreux employés, de tous postes, y compris les personnels d’Elior-services, ont quitté la clinique, écœurés par les humiliations et les menaces entraînant un turnover important ».

Dans le communiqué destiné à la presse, ils précisent encore « qu’aucun dialogue, même courtois, n’est possible. Les dirigeants locaux de la clinique n’acceptant aucune remarque, même constructive, sans même parler de critique (ce mot est banni et immédiatement sanctionné) ». « La direction du Noble Age qui, à son arrivée (au mois de septembre dernier, NDLR) avait assuré qu’il n’y aurait pas de licenciements, a été alertée à plusieurs reprises de la dégradation des conditions de travail et du limant social au sein de l’établissement. À ce jour aucune réponse n’a été apportée.  Publié le 5 décembre 2013 par Ouest-France

http://www.ouest-france.fr/roscoff-debrayage-des-personnels-de-la-clinique-kerlena-1762083

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05 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Quimper: bus gratuits?

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04 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Renaissance des luttes dans les hôpitaux (essf)

gourmelen

A l’Hôpital Gourmelen de Quimper, une expérience de lutte prolongée et d’auto-organisation

Les mouvements sociaux, la grève à l’hôpital posent immédiatement les questions de l’auto-organisation des personnels en lutte et de l’invention de formes de lutte visibles et tournée vers les usagers et la population.
Cela a déjà été le cas en Finistère, lors de la grande lutte de l’hôpital de Carhaix, en 2008, qui avait reposé sur un comité de mobilisation large avec les personnels, les syndicats, des partis (essentiellement la LCR et l’UDB – Union démocratique bretonne), la population locale, des élus… et des moments forts alliant grève et manifestation dans tout le département avec occupation de l’espace public.

La continuité du service et des soins imposent aux personnels de la santé en lutte, inventivité et créativité. A l’EPSM Gourmelen de Quimper, les personnels mobilisés depuis plusieurs mois luttent contre un plan de rigueur extrêmement violent  : 16 postes «  gelés  » et 3 jours de RTT supprimés, entrainant de fait 10 postes en moins supplémentaires. Malgré un préavis de grève illimitée permettant aux personnels de se rendre disponible, tout en assurant leur service, sur des moments forts de mobilisation, la direction qui applique les directives de l’ARS (agence régionale de santé) et donc du gouvernement Hollande-Touraine campe sur son intransigeance et son refus de remettre en cause ce plan de casse de l’hôpital public et de la qualité des soins.

Dès septembre, les personnels en colère ont décidé, avec les syndicats CGT et SUD, de hausser le ton et de «  camper  » elles et eux aussi, mais sur le site de l’hôpital. Barnum et tentes de camping ont donc fleuri sur la pelouse de Gourmelen. Depuis, cette «  zone  » de protestation et de discussion est devenue la «  ruche  » de la résistance aux mauvais plans de la direction et de l’ARS. Du matin au soir, y compris la nuit, les personnels se sont relayés, rassemblés, retissant du lien amical, social et combatif.

En permanence sur le site, visibles par le personnel et les patients, ils reçoivent le soutien des usagers, leurs familles et de leur association mais aussi d’autres syndicats et de partis politiques (NPA, FdG). Les salariés en lutte ont reçu le soutien du corps médical et se sont à plusieurs reprises invités dans des réunions de la direction, perturbant comme il le fallait la «  bonne marche administrative  ».

Cette manière de procéder, cette auto-organisation en AG, qui décide et organise, a décuplé la force et la motivation des personnels en lutte et particulièrement des jeunes soignantes et soignants. Elle a permis de rassembler le plus grand nombre et de donner naissance à une coordination du personnel avec des représentants du collège médical, des syndicats, des non- syndiqués et des différentes professions de l’hôpital. Cette coordination se réunit tous les lundis pour organiser la feuille de route décidée lors de la dernière AG qui a rassemblé plus de 300 personnes. L’idée première est de sortir de l’hôpital en direction de la population et d’interpeller tous les élus.
En agissant ainsi, les personnels se sont approprié les revendications et la conduite de la lutte.

L’expérience en cours, qui vise aussi à sortir de l’hôpital et à se coordonner avec d’autres hôpitaux et la population, pose de fait l’affrontement avec la direction et l’ARS. Dans le même temps, elle permet à des dizaines, voire des centaines de personnes, de prendre conscience de leur propre force et de leur droit à décider par eux-mêmes, par nous-mêmes.

Commission nationale santé-sécu-social du NPA

* Paru dans la revue L’Anticapitaliste (France) n° 48, novembre 2013.

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article30509

 

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04 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Quimper, centre de santé, débrayage très suivi à Kerjestin (lt)

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Le débrayage de deux heures, hier matin, a été massivement suivi au centre de santé de la Mutualité retraite 29-56, à Kerjestin. Les personnels demandent des hausses de salaire et un deuxième poste de secrétaire.

Quimper, centre de santé, débrayage très suivi à Kerjestin (lt) dans Quimper et pays glazik empty

Sur les 35 salariés, 28 ont participé, hier, au débrayage. « Nous ne sommes pas à l’hôpital, il n’y a pas de réquisition mais nous avons assuré les soins ce matin », a précisé Marie-Aline Béréhouc, déléguée du personnel CGT et secrétaire du comité d’entreprise.

Salaires bloquésdepuis quatre ans À Kerjestin, le centre de santé comprend un centre de soins infirmiers (CSI), un service de soins infirmiers à domicile (SSIAD) et une équipe mobile pour les malades d’Alzheimer (EMMA). Quelque 150 personnes reçoivent ainsi des soins une à deux fois par jour.« Malgré la hausse de l’activité et du chiffre d’affaires du pôle retraite, les salaires sont bloqués depuis quatre ans et demi. Après trois années bénéficiaires, le compte de résultat 2011-2012 montre un excédent de + 22 %. 2013 va encore être une bonne année, on aimerait bien voir la couleur de quelque chose », a-t-elle commenté, hier, sur le site de Kerjestin (*). « La direction nous fait des promesses mais on ne voit rien venir », ajoute Caroline Mourges, déléguée du personnel sans étiquette.

Un deuxième poste de secrétaire demandé À ces questions de salaires, s’ajoute la demande de création d’un deuxième poste de secrétaire. « Avec l’augmentation de l’activité, la secrétaire a six mois de retard sur la facturation des soins. La direction nous donne le choix entre un poste de secrétaire ou une augmentation de salaire pour tout le monde. Ce n’est pas cool, nous, on pense que cela peut être les deux », ajoute-t-elle.La rencontre, lundi, avec la direction générale et les ressources humaines, avec la proposition de la création d’un groupe de travail constitué à partir du 13 décembre, a donc été jugée insuffisante pour lever le préavis de grève.Le 19 décembre, se tiendra aussi une nouvelle réunion dans le cadre des négociations annuelles obligatoires.La direction de la Mutualité retraire 29-56 n’a pu être jointe hier.

(*) Le pôle compte cinq Ehpad, neuf petites unités de vie et deux centres de santé entre Brest et Vannes.

4 décembre 2013 http://quimper.letelegramme.fr/local/finistere-sud/quimper/ville/centre-de-sante-debrayage-tres-suivi-a-kerjestin-04-12-2013-2325979.php

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04 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

Quimper, les pompiers manifestent pour davantage de moyens (lt+of)

COR_0902052800.jpgQuimper, les pompiers manifestent pour davantage de moyens (lt+of) dans Luttes sociales en Finistère empty

Une bonne centaine de pompiers du Finistère ont manifesté ce mardi matin devant le nouveau centre de secours de Quimper, à l’appel de la CGT.

*
Une nouvelle réunion n’a pas permis de trouver un accord avec la hiérarchie, au sujet des moyens destinés à appliquer une directive européenne. Elle concerne l’organisation du temps de travail. Celle du Finistère est particulier.

*
Pour l’heure, il est question de cinq créations de postes contre neuf demandés par les pompiers, dans ce département. Une réunion est prévue le 18 décembre avec le président du Conseil général, qui décidera d’une éventuelle participation à l’effort demandé. Un peu tardif au goût des pompiers.  La directive doit entrer en application le 1er janvier. De nouvelles actions sont envisagées en cas d’échec.

Ce n’est pas la première fois ces dernières semaines que les soldats du feu finistérien tirent la sonnette d’alarme. La CGT a notamment lancé au début du mois de novembre un service minimum dans les principales casernes du département. Avec pour message :  »En grève pour votre sécurité ». L’inquiétude de la CGT, expliquait alors Yannick Leal, le représentant départemental de la CGT, réside dans la mise en place, au 1er janvier, d’une circulaire européenne imposant à la France de diminuer le nombre de gardes par sapeur-pompier. « Si on diminue le nombre de gardes par jour, sans augmenter les effectifs, il y aura forcément des interventions qu’on ne pourra pas assurer, no- tamment en extérieur pour pallier l’indisponibilité de certains pompiers volontaires dans la journée », alertait le syndicaliste. David Cormier 3 décembre 2013 à 13h38

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/quimper-les-pompiers-manifestent-pour-davantage-de-moyens-03-12-2013-2325048.php

http://www.ouest-france.fr/secours-les-pompiers-du-finistere-en-manque-deffectifs-1758821

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29 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Sncf Nantes: non aux suppressions de postes! (lo)

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La direction de la SNCF a décidé de supprimer une dizaine de postes aux guichets et au centre d’appels de la gare de Nantes.

Dans le même temps, Saint-Nazaire, Angers et Le Mans sont aussi touchés par des suppressions de postes aux guichets.

À l’appel de la CGT, Sud rail, CFDT et FO, les cheminots des gares concernées ont fait grève le 21 novembre pour protester contre ces suppressions de postes en série. À Angers, Saint-Nazaire et Nantes, aucun guichet n’a ouvert de la matinée et une partie seulement l’après-midi. C’est à une soixantaine que des cheminots de Nantes, mais aussi des gares touchées par ces attaques, se sont rassemblés pour demander des comptes à leur direction. Le directeur de l’établissement concerné ainsi que la directrice de région n’ont convaincu personne, et ce sont les cheminots qui sont inter- venus pour exprimer leur mécontentement grandissant de conditions de travail qui se dégradent de plus en plus, les gares de la région se vidant de leurs salariés.

La direction de la SNCF, malgré de récentes agressions et une tension qui monte entre voyageurs et cheminots, préfère renforcer le nombre d’agents de sécurité plutôt que de maintenir le personnel derrière les guichets.

Mais, comme l’a rappelé un des cheminots grévistes, « la SNCF n’a pas eu de problème financier pour racheter une partie des chemins de fer grecs ou financer les portiques Ecomouv’, alors, rien ne justifiait ces suppressions de postes qui aggravent les conditions de travail ! »

Les grévistes en assemblée générale se sont quittés, contents d’avoir marqué le coup, et ont décidé de continuer le mouvement de grève avec un prochain rendez-vous le vendredi 29 novembre.

Correspondant LO http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2365&id=38

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26 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Grève à France Télévisions le 28 novembre (acrimed)

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Préavis intersyndical

Nous publions ci-dessous le texte du préavis de grève déposé par l’intersyndicale de France Télévisions (SNJ, CFDT, CGT et FO). Pour en savoir plus, se reporter au communiqué de solidarité d’Acrimed et au tract syndical annexé pour la grève du 7 novembre dernier publiés ici-même et à notre article explicatif du 31 octobre : « Menaces d’asphyxie confirmées pour le groupe France Télévisions ». (Acrimed)

La mobilisation exceptionnelle du 7 novembre a permis de remettre en cause le plan de casse à France Télévisions.

Préavis

Une mobilisation dont la direction ne veut pas tenir compte : elle n’a fait aucune pro- position crédible alors que le ras-le-bol gagne tous les secteurs de l’entreprise. Emploi, temps de travail, harmonisation salariale, fusion des rédactions, et notamment transposition des PTA (Per- sonnel technique et administratif [1]), les motifs d’exaspération sont de plus en plus nombreux. Dans ce contexte, imposer une nouvelle réorganisation et des centaines de suppressions de postes est non seulement inacceptable, mais aussi socialement dangereux.

Les organisations syndicales exigent :

1. L’arrêt de la procédure de plan social qui comporte un plan de suppressions de postes permanents. Ce plan fait suite à la suppression de 500 ETP (Équivalent Temps Plein [2]) non permanents, il organise l’asphyxie des services administratifs, techniques et journalistes dans les outremers, les régions et au Siège, la mise en place illégale et dangereuse des poly-compétences, la réduction alarmante de la fabrication interne, la fermeture de la rédaction de l’AITV, et I’externalisation du sous-titrage de France 2.

2. La négociation d’un projet alternatif sur la base d’une analyse précise et loyale du dossier de I’emploi qui permette une gestion intelligente de la pyramide des âges afin de rajeunir les effectifs, de requalifier les précaires, et de faire face à tous les enjeux de développement. Ce plan comportera entre autres l’analyse de l’activité et du plan de charge, et le principe de priorité du recours aux moyens internes pour la fabrication des programmes ultra-marins, régionaux et nationaux.

3. La négociation d’une méthode et d’un calendrier pour la transposition des PTA garantissant que chaque cas litigieux soit examiné dans le cadre de la commission de suivi de la transposition.

Afin d’obtenir satisfaction de ces revendications, Ies organisations syndicales appellent l’ensemble du personnel à cesser le travail le jeudi 28 novembre 2013, à compter de 0h00 et pour une durée de 24h. Paris, jeudi 21 novembre 2013

http://www.acrimed.org/article4203.html

Notes

[1] Cette dénomination désigne tous ceux qui ne sont pas journalistes. Il y avait auparavant deux conventions collectives (une pour les journalistes et l’autre pour les personnels administratifs et techniques) : la refonte en une seule convention avec de nouvelles grilles de salaires et qualifications pose des problèmes de transposition d’une qualification ou d’un intitulé à l’autre pour les PTA (note d’Acrimed).

[2] Manière de calculer le niveau de l’emploi permanent. Par exemple quatre pigistes à temps partiel peuvent occuper l’équivalent de deux emplois à plein temps (note d’Acrimed).

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