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18 juin 2014 ~ 0 Commentaire

sncf: la grève, c’est notre arme (npa)

trainandsmokestack

Les cheminotEs ont cessé le travail depuis le 10 juin contre un projet de réforme du ferro- viaire présenté au Parlement à compter du 17 juin. Après une semaine de grève, malgré le front antigrève qui coalise Fillon, Hollande, Valls et Berger, la détermination demeure intacte.

Contrairement aux annonces d’améliorations du trafic de jour en jour, les plans de circu- lation attestent d’un ancrage de la mobilisation et de son caractère massif. Nous nous bat- tons contre une réforme qui vise à diviser les cheminots entre trois entreprises distinctes préparant un dépeçage qui suit la logique de la privatisation des profits et la socialisation des pertes.

Nous subissons également la mise en place d’un accord compétitivité à travers l’abro- gation de notre réglementation du travail. Des attaques qui viennent s’ajouter à celles subies depuis plusieurs années: suppressions d’emplois sans fin, réorganisation, blocage voir baisse des salaires. De ce point de vue, la situation vécue par les cheminots est identique à celle de l’ensemble de la classe ouvrière.

Une combativité qui se construit Notre mobilisation est la première grève aussi déter- minée à l’échelle nationale depuis l’arrivée de la gauche à la tête de l’État. Nous entrons désormais dans une nouvelle phase du conflit du fait du passage du projet de loi en 1re lecture à l’Assemblée nationale. Avec un gouvernement qui durcit ses positions, les organi–sations syndicales se montrent hésitantes mais poussées par la base à continuer le mouve- ment, la situation risque d’évoluer rapidement.

C’est ce qui s’est passé avec la démonstration de combativité lors du rassemblement devant le ministère des Transports le jeudi 12 juin, rassemblement rapidement dissous par les fédérations syndicales une demi-heure après l’heure de début officielle. Dans la foulée, il était prévu mardi 17 juin d’organiser un rassemblement devant l’Assemblée nationale le pre- mier jour de l’examen de la loi.

Suite à des rumeurs d’interdiction du rassemblement par la préfecture, il était prévu d’emmener les grévistes se cacher dans les ateliers de l’Ourcq en banlieue parisienne. Mais vu le retour des assemblées générales qui appelaient toutes à maintenir une manifestation aux abords de l’Assemblée, un rassemblement aux Invalides a finalement été confirmé la veille !

Ce sont donc plus de 2 000 cheminotEs et soutiens qui se sont rassemblés à quelques centaines de mètres d’une Assemblée nationale bien gardée par les forces de l’ordre. Après un meeting où seules les organisations syndicales et le groupe parlementaire lié au PCF ont pu s’exprimer, plusieurs centaines de personnes sont parties bloquer les voies à Montpar-nasse.

À Paris, ­l’assemblée générale de Paris Saint-Lazare appelle à une AG des AG, celles-ci appelant à une nouvelle manifestation devant l’Assemblée nationale jeudi 19 juin à 14h. Dans le même temps, plusieurs villes en régions ont vu des actions radicales exprimant la colère des cheminotEs.

Prendre notre lutte en main Ces épisodes illustrent parmi d’autres exemples le décalage entre l’état d’esprit, les revendications et les volontés d’action des assemblées générales cheminotes, et la politique des états-majors syndicaux. Il illustre aussi, malgré quelques limites, les capacités des grévistes à progressivement pouvoir prendre en main leur grève.

Il est donc désormais nécessaire de franchir une étape dans leur structuration. Il faut donc rendre les assemblées générales souveraines, les doter de structures mettant en place leurs décisions et commencer à se poser la question de la coordination de leurs actions, au moins en Île-de-France.

Les craintes du gouvernement et du patronat quant à une « coagulation » des luttes en cours contre les conséquences de leur politique, éclaire les grévistes quant au chemin à emprunter. La mobilisation des cheminotEs pourrait bien être le vecteur d’une mobilisation d’ensemble de plusieurs secteurs en lutte. Des premiers pas que les cheminotEs parisiens ont commencé à faire ce lundi en envoyant des délégations de toutes les gares parisiennes au rassemblement des intermittents du spectacle.

TouTEs ensemble, nous avons pu crier notre refus des plans d’austérité que nous subis- sons chacun dans nos secteurs. L’itinéraire est désormais tracé, il appartient maintenant aux convois des cheminotEs en lutte de l’emprunter.

CorrespondantEs en grève Hebdo L’Anticapitaliste – 247 (19/06/2014)

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17 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Sncf: hollande et valls déraillent

Sncf: hollande et valls déraillent dans Macronie 302-Monty-Python-and-the-Holy-Grail-quotes

Une véritable chasse aux sorcières! (Mais de gauche!)

Les cheminotEs sont en grève depuis le 10 juin.

Ils refusent l’éclatement de la SNCF prévue par la réforme ferroviaire et la fin du service public qui ira de pair avec la libéralisation du rail. Cette réforme prépare en effet l’arrivée d’opérateurs privés sur les activités susceptibles de dégager des bénéfices (TER, TGV…)… en laissant à la charge de l’Etat l’entretien et la gestion du réseau jugés trop couteux. Côté pile en tant que contribuables, nous paierions pour l’entretien des voies, côté face comme usagers nous aurions un service dégradé sur certains axes et des prix en hausse comme en atteste la libéralisation d’EDF-GDF.

Cette réforme n’est pas dans nôtre intérêt ! Le gouvernement mène en parallèle une attaque en règle contre la réglementation du travail des 150 000 cheminots du public en l’harmonisant par le bas sur celle des 3 000 cheminots du privé. Comme ailleurs, gouvernement et patronat profitent de la crise pour raboter les droits sociaux et s’attaquer aux conditions de travail et de vie des plus modestes.

Hollande et Valls déraillent… Depuis, le début de cette grève massive- on le voit bien en tant qu’usagers !- le même gouvernement qui ne s’inquiète nullement des investissements que devrait faire la SNCF pour éviter la galère des transports au quotidien, qui n’a nullement pris de mesures particulières pour l’entretien des voies depuis l’accident mortel de Brétigny-sur-Orge, semble aux abois et lance des appels à la reprise du travail aux cheminots, sous prétexte de notre intérêt d’usager. Etonnant qu’il ne s’inquiète de notre intérêt que lorsque les cheminots se battent pour défendre le service public…

Sa dernière rengaine c’est que la grève empêcherait le déroulement du bac. Cette instrumentalisation est scandaleuse ! D’une part, c’est faux car le Ministère de l’Education Nationale a annoncé que serait accepté un retard d’une heure des lauréats à leur examen, mais surtout c’est le gouvernement lui-même qui porte la responsabilité de cette caco- phonie. En effet, cette grève a été précédée de nombreuses actions, depuis juin 2013, sans aucun effet sur les projets gouvernementaux, et à la manifestation nationale de plus de 20 000 cheminotEs le 22 mai 2014. Enfin, ce ne sont pas les cheminots qui fixent les calen- driers des réformes, pas plus que n’importe quel autre salarié ne décide des dates des sales coups qui leur tombent sur la tête ! Sans compter que bien des cheminotEs sont aussi les parents de jeunes qui passent le bac…

Usagers, solidaires de la mobilisation des cheminots ! L’ouverture à la concurrence est présentée comme un « plus » en faisant miroiter une baisse des tarifs. C’est faux ! Nulle part, la libéralisation n’a permis un meilleur accès aux services, mais en plus avec la «réforme» le prix des péages pour faire circuler les trains va augmenter de 30%…

Par ailleurs, la privatisation du rail fait courir de graves dangers à la sécurité des transports comme en atteste l’exemple anglais. Suite à la privatisation en 1996, les entre- prises ferroviaires privées, en même temps qu’elles augmentèrent les tarifs, ont diminué les investissements et supprimé deux tiers des emplois cheminots. Les coûts de maintenance furent réduits en deçà du minimum nécessaire à la sécurité des circulations. Les consé- quences : une augmentation très importante des accidents (souvent mortels), des retards systématiques, un service quotidien largement dégradé !

Usagers – cheminots, nous sommes victimes de la politique du « toujours plus d’austérité » du gouvernement, de la baisse du coût du travail, du chantage à la compétitivité, du travailler plus pour gagner moins.

A la SNCF, les retards à répétition, l’attente aux guichets, les trains surchargés, les retards d’investissement et d’entretien sont de la responsabilité de l’Etat et de la direction de l’entreprise. Contre cette politique, il n’y a pas d’autre réponse que de se mobiliser, comme le font aujourd’hui les cheminots, pour la mettre en échec.

http://npa2009.org/content/sncf-hollande-et-valls-deraillent

 

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16 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Demande d’un débat télévisé sur l’avenir de la sncf (acrimed)

avenir train

Fédérations CGT et SUD-Rail, le 15 juin 2014

Demande d’un débat télévisé sur la l’avenir de la SNCF

Mesdames, Messieurs,

Une réforme du système ferroviaire, ou plutôt de la SNCF est en cours. Le débat parlemen- taire sur le projet de loi est prévu à partir du 17 juin 2014. Les cheminots sont fortement mobilisés, à l’appel des Fédérations CGT et SUD-Rail depuis 3 jours pour exiger une autre réforme.

Nos Fédérations ont des propositions claires pour une autre réforme du système ferroviaire présentées sur une plateforme revendicative unitaire CGT-UNSA-SUD-Rail.

La question de l’avenir de la SNCF du service public ferroviaire est posée.

Au regard de l’intérêt grandissant des Français sur le sujet du ferroviaire, les fédérations CGT et SUD-Rail demandent la tenue d’un débat télévisé entre nos organisations et le Secrétaire d’Etat aux Transports, M. Cuvillier.

Nous jugeons utile d’éclairer les Français sur ce qui se joue autour de ce projet de loi et notamment quant à l’avenir de la SNCF entreprise publique de service public et de la réponse aux besoins de transport tant de voyageurs que de marchandises sur l’ensemble du territoire.

Nous demandons à un ou plusieurs médias télévisuels de permettre la tenue de ce débat contradictoire qui doit permettre aux usagers de la SNCF, à la population de mesurer l’objectif réel d’une telle loi.

Nous renouvelons notre disponibilité pour engager des discussions sérieuses sur la réforme du ferroviaire.

Paris, le 13 juin 2014

Avis de recherche. Nous avons bien regardé et écouté les grands médias audiovisuels. Nous avons bien trouvé les innombrables reportages sur les usagers gênés, désemparés ou excédés. En revanche, nous avons cherché en vain dans ces mêmes grands médias (mais peut-être une émission nous a-t-elle échappé) des explications fréquentes, claires et détaillées, présentées à des heures de grande écoute, du contenu de la réforme et des motifs des grévistes. C’est pourquoi nous publions ci-dessus un communiqué des fédérations CGT et Sud-Rail, daté du vendredi 13 juin. Un débat sur la réforme ferroviaire ? Chiche ! (Acrimed)

http://www.acrimed.org/article4375.html

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13 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Briec, la moitié des facteurs en grève (of)

greve-poste-privatisation

Ils refusent de se voir imposer une pause de 45 minutes, non rémunérée, à l’heure du déjeuner.

La moitié des quinze facteurs et factrices de Briec, près de Quimper, étaient en grève ce matin. En cause : le changement dans le fonctionnement de la pause déjeuner. Jusqu’ici, ils avaient droit à une pause rémunérée de 20 minutes, qu’ils prenaient à leur guise. Aujourd’hui, la direction impose une pause de 45 minutes, mais elle n’est plus rémunérée. Le centre de tri de Briec est un centre test au niveau national. Briec – 11 Juin

http://www.ouest-france.fr/briec-la-moitie-des-facteurs-en-greve-2613019

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12 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Les cheminots sont plus que jamais mobilisés (sud rail bretagne)

Pour une autre réforme du système ferroviaire

Avec près de 50% de salariés en grève, la mobilisation à la SNCF est forte. Plus d’un-e cheminot-e sur deux est en grève dans les collèges exécution et maîtrise.

C’est le signe de leur détermination à combattre une réforme qui n’améliorera en rien le système et le service public ferroviaire.

Le gouvernement doit comprendre que ce n’est que le début ! Il doit retirer son projet et négocier sur nos revendications connues depuis longtemps. Il est responsable de l’affrontement social qui est en train de grandir dans le pays !

Pépy et la casse de la SNCF organisée depuis des années : ça suffit !

Les fédérations cheminotes CGT et SUD-Rail ont des propositions unitaires et concrètes ; direction et gouvernement doivent les prendre en compte.

Les cheminot-es exigent une véritable réforme du ferroviaire, dans l’intérêt des usagers et des cheminot-e-s, qui passera obligatoirement par :

- la réintégration du système ferroviaire dans un seul EPIC,
- l’arrêt du processus de privatisation mené par la direction SNCF,
- la non remise en cause et l’amélioration de la réglementation du travail SNCF, son extension à tous les salarié-e-s du secteur ferroviaire,
- l’annulation de la soi-disant « dette » du système ferroviaire.

SUD-Rail appelle tous les travailleurs du rail à amplifier le mouvement et à participer massivement aux Assemblées Générales qui auront lieu demain !

La balle est dans le camp du gouvernement !

mercredi 11 juin 2014 Sud Rail

http://www.rennes-info.org/Les-cheminots-sont-plus-que-jamais

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12 juin 2014 ~ 0 Commentaire

La réforme du rail, un accord de compétitivité made in sncf (ccr)

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Voilà un peu plus d’un an que se prépare la réforme du rail, qui doit être présentée à l’assemblée nationale le 17 juin prochain.

Un an d’une grande campagne mensongère orchestrée par la direction de la SNCF, qui a voulu camoufler ses attaques sous un discours de défense du service public: soi-disant, la réforme allait permettre la mise en place d’un grand «pôle ferroviaire public» avec une «convention collective ferroviaire» protégeant le statut des cheminots.

La réalité est tout autre: la réforme a pour but de préparer l’ouverture à la concurrence du transport ferré de voyageurs à partir de 2019, en assurant la mise en place de «conditions loyales» entre la SNCF et ses futurs concurrents, et en permettant une dégradation importante des conditions de travail des cheminots au nom de la compétitivité.

Concrètement, la réforme va créer deux entités séparées, « SNCF Mobilités » (95000 cheminots: personnels roulants, de l’entretien des trains, etc) et « SNCF Réseau » (les 55000 cheminots de l’aiguillage et de l’entretien des voies, plus les 1500 salariés de l’actuel RFF). Par cette division, les cheminots se retrouvent éclatés entre 2 établissements, ce qui va faciliter l’éclatement de leur statut, et la création d’un 3e établissement baptisé «SNCF» et chapeautant les 2 autres n’est qu’un enfumage. C’est l’approfondissement du premier éclatement, en 1997, qui avait vu la création de RFF, déjà pour préparer l’ouverture à la concurrence.

Par ailleurs, la réforme prévoit la mise en place d’un «cadre social harmonisé» dans le secteur du rail, afin de ne pas fausser la concurrence entre la SNCF et le secteur privé. Il s’agit d’une tentative de nivellement par le bas des salaires, des conditions de travail et des libertés syndicales. La direction de la SNCF dit d’ailleurs clairement qu’elle a en vue l’alignement sur la convention collective nationale du fret, secteur libéralisé en 2006, où les salarié-e-s n’ont que 104 jours de repose annuels au lieu de 122, avec des journées de 10 à 12h de travail au lieu de 8, et où il est fréquent d’enchainer 8 jours travaillés sans repos.

Mais la réforme ne fait que permettre la poursuite et l’approfondissement d’un mouvement déjà en cours depuis bien longtemps à la SNCF, où 350 000 postes de travail ont été supprimés depuis 1945. Le rail aujourd’hui, c’est 150 000 cheminots pour 100 000 salariés du privé, répartis entre les sous-traitants, le fret, les filiales de la SNCF. Ces dernières se comptent par dizaines, et, dans le cadre de montages frôlant l’absurde, sont souvent mises en concurrence avec la SNCF elle-même de façon à mettre la pression sur les cheminots.

En 2007, le régime spécial de retraites des cheminots a été aligné sur le régime général. Et les embauches hors statuts sont aujourd’hui bien plus la règle que l’exception : en plus du privé (dont les nombreuses filiales), la SNCF elle-même embauche 25% de ses nouveaux salarié-e-s en CDD ou CDI. L’absence de négociations salariales cette année, comme à plusieurs reprises les précédentes, a permis à l’employeur de faire fondre les salaires réels. Dans le même temps, le non renouvellement des départs a augmenté la charge de travail, ce qui est aujourd’hui utilisé comme un argument pour flexibiliser. Enfin, l’Etat a fait porter sur la SNCF de nombreux grands travaux d’équipement, notamment avec le TGV, qui sont à l’origine de la dette importante de la société, qui lui coûte chaque année 1,7 milliards d’euros: c’est à dire que chaque cheminot travaille 1/7e de son temps pour la rembourser!

On est donc face à un vaste mouvement, que la réforme du rail cherche à accélérer, et qui a vu peu à peu les conditions de travail se détériorer jusqu’à devenir insupportables. Malgré la propagande patronale sur les avantages des cheminots, ceux-ci partagent de plus en plus des régimes de travail sans différence avec ceux du privé, alors que ces derniers eux-mêmes ont beaucoup reculé, et qu’à la SNCF la mobilité obligatoire existe déjà de longue date.

Voilà pourquoi il n’y a rien à négocier de cette réforme, comme il n’y avait rien à négocier de l’ANI [1], malgré ce qu’ont fait l’ensemble des directions syndicales. Installer dans le paysage de la grève la revendication du retrait pur et simple de la réforme est une nécessité, alors que les états-majors syndicaux s’entendent tous, jusqu’à Sud Rail, pour demander des aménagements à la marge ou «une autre réforme»: aucune réforme de ce gouvernement PS-Médef qui promeut la libéralisation du rail ne sera jamais favorable aux cheminots et aux usagers. La revendication du retrait doit ainsi constituer le point de ralliement pour tous les grévistes, sans que cela n’exclue les revendications locales, ni n’empêche de formuler des exigences offensives sur les embauches et les salaires.

http://www.ccr4.org/Le-poing-leve-des-cheminots-la-frousse-du-gouvernement-et-la-main-tendue-des-directions-syndicales

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12 juin 2014 ~ 0 Commentaire

SNCF, la réforme: quand la droite félicite la gauche (lo)

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Loin de toutes les contre-vérités qui sont dites sur la réforme, les discussions qui ont eu lieu le 27 mai dernier à l’Assemblée nationale, essentiellement entre l’UMP et le PS, sont des plus éclairantes et soulignent la proximité de leurs politiques respectives.

L’UMP, d’autant plus sûre d’elle qu’elle n’est pas aux commandes, réclame dès maintenant l’éclatement total de la SNCF. Un de ses députés, Martial Saddier, s’est ainsi adressé au gouvernement : « Votre propre majorité est en train de préparer l’avenir que nous décrivons (…) vous faites en plusieurs fois ce que l’on pourrait faire en une seule, afin de faire avaler la couleuvre à la majorité et à certains acteurs du monde ferroviaire. »

Un autre député UMP, Laurent Furst, a pour sa part déclaré : « Cette réforme a été conçue en tenant compte non pas de vos intentions profondes, mais du maximum que pouvait accepter le secteur, sans explosion sociale. (…) Nous montons le même escalier… » Cuvilliers, le secrétaire d’État aux transports, n’a nullement nié ces convergences et c’est contenté de répondre : « Vous finirez par voter ce projet de loi, monsieur Laurent Furst, puisque votre ambition ne se trouve pas en contradiction avec la nôtre… »

Tout ce beau monde est d’accord pour éclater la SNCF et le transport ferroviaire afin d’en livrer les morceaux rentables aux griffes du privé. La grève doit leur faire ravaler leurs funestes prétentions.

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2393&id=20

 

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11 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Grève sncf reconductible à partir du 10 juin (essf)

extrait-adele
Pour le retrait du projet de loi ferroviaire

L’interfédérale CGT et SUD-Rail a décidé de commencer une grève reconductible le 10 juin à 19 h pour exiger le retrait du projet de loi ferroviaire prévu en 1re lecture à l’Assemblé natio- nale le 17 juin, en procédure accélérée.

Cette grève reconductible représente la suite et le point final après plusieurs grèves unitaires depuis juin 2013 et de la manifestation nationale de plus de 20 000 cheminot-es le 22 mai 2014, pour mettre fin :

• au projet de loi du gouvernement, visant à diviser encore plus l’entreprise SNCF déjà séparée en 2 en 1997 avec la création de RFF, en éclatant le système ferroviaire SNCF-RFF en 3 entités ce qui augmentera les dysfonctionnements dont les exemples ne manquent pas, notamment le récent rabotage des quais, les retards en cascade, les incidents à répétitions, les suppressions de trains…

• aux réorganisations successives, aux suppressions de postes, au découpage des activités de la SNCF, de plus en plus autonomisées et établissant entre elles des rapports mar- chands, à la multiplication des filiales et la généralisation de la sous-traitance mettant de fait en place la réforme avant la réforme envisagée dans le projet de loi ;

• à la casse du statut et de la règlementation notamment du personnel, pourtant construits depuis des décennies pour une sécurité optimale des circulations.

Les fédérations CGT et SUD-Rail ont déposé ensemble un préavis reconductible, pour exiger le retrait du projet de loi, et la prise en compte de la plate-forme unitaire (CGT, SUD-Rail, UNSA) présentée au gouvernement pour une autre réforme du système ferroviaire.

Dès le 11 juin, dans chaque chantier, des Assemblées Générales de grévistes organiseront la mobilisation et décideront des suites du mouvement.

Cette lutte s’insère dans la défense des services publics et concerne l’ensemble du mouvement syndical et toute la population qui doivent bloquer ensemble ce projet de loi et les restructurations en cours qui l’anticipe, afin de stopper la dégradation du service rendu, la baisse de la sécurité ferroviaire des transports quotidiens, l’augmentation des tarifs de transport pour payer des péages en forte augmentation, le dés-aménagement des territoires et les atteintes à l’environnement

Cette lutte de défense des services publics, c’est la nôtre à Solidaires.

Union syndicale Solidaires 5 juin 2014

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10 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Solidaires des cheminots en grève!

sud ral bzh

Les cheminotEs seront en grève reconductible à partir du 10 juin.

Ils diront au gouvernement Hollande-Valls et à la direction de la SNCF qu’ils ne veulent pas – dans le cadre d’une « réforme » ferroviaire – de l’éclatement de l’entreprise et de la fin du service public.

Cette réforme, qui s’inscrit dans le processus à l’échelle européenne de libéra- lisation du rail, prépare l’arrivée d’opérateurs privés sur les activités du ferroviaire suscep- tibles de dégager des bénéfices (TER, TGV…)… en laissant à la charge de l’état l’entretien et la gestion du réseau jugés trop couteux. Le gouvernement mène en parallèle une attaque en règle contre la réglementation du travail des 150 000 cheminots du public en l’harmonisant par le bas sur celle des 3 000 cheminots du privé.

Les usagers doivent être solidaires de la mobilisation des cheminots !

L’ouverture à la concurrence est présentée comme un plus en faisant miroiter une baisse des tarifs. Les augmentations à répétition des prix du gaz, de l’électricité… sont là pour démontrer que les privatisations, comme celle d’EDF-GDF par exemple, n’aboutissent sûrement pas à une diminution des prix !

Alors que le prix moyen du billet SNCF a déjà augmenté de 14% ces cinq dernières années, la hausse va se poursuivre. Avec la « réforme », le prix des péages pour faire circuler les trains va augmenter de 30%. Ces augmentations ne se traduiront pas par une amélioration du service et plus de sécurité. Elles serviront uniquement à financer les intérêts de la dette ferroviaire.

Par ailleurs, la privatisation du rail fait courir de graves dangers sur la sécurité des transports. L’exemple anglais est là pour nous le rappeler. Suite à la privatisation en 1996, pour augmenter les profits qu’exigent les actionnaires, les entreprises ferroviaires privées, en même temps qu’ils augmentèrent les tarifs, ont diminué les investissements et supprimés deux tiers des emplois cheminots. Les coûts de maintenance furent réduits en deçà du minimum nécessaire à la sécurité des circulations. Les conséquences : une augmentation très importante des accidents (souvent mortels), des retards systématiques, un service quotidien largement dégradé !

En France, les retards à répétition, l’attente aux guichets, les trains surchargés, les retards d’investissements et d’entretien sont de la responsabilité de l’Etat et de la direction de la SNCF. C’est donc vers eux que les usagers doivent manifester leur légitime mécon- tentement. Plus que jamais, les transports gratuits sont la réponse concrète à un besoin social et une exigence écologique. Cela n’est possible que dans le cadre d’un service 100% public.

Le démantèlement de la SNCF et la privatisation du rail, c’est :

- Des tarifs encore plus élevés

- Un service largement dégradé et une baisse de la sécurité pour les passagers

Unir les luttes sociales Usagers – cheminots, nous sommes victimes de la politique du « toujours plus d’austérité » du gouvernement, de la baisse du coût du travail, du chantage à la compétitivité, du travailler plus pour gagner moins. Cette politique ouvre la porte au pire, à l’extrême droite qui prétend être une solution nouvelle alors qu’au pouvoir, elle mènerait une politique encore plus brutale et plus injuste contre les travailleurs et encore plus favorable aux riches et au patronat.

Pour nous (jeunes, salariéEs, chômeurs, précaires, retraitéEs) qui subissons les consé- quences de la politique Hollande, la leçon est claire. Il n’y a pas d’autre réponse que de se mobiliser, comme le font aujourd’hui les cheminots, pour mettre en échec cette politique.

Il y a un autre choix : en finir avec l’austérité et imposer une autre répartition des richesses, le partage du travail, l’augmentation des salaires et le développement des services publics. Ce choix il faudra l’arracher par les luttes.

Il est grand temps de construire une mobilisation globale : pour une fiscalité antica- pitaliste, contre l’écotaxe et la hausse de la TVA, pour l’interdiction des licenciements, l’arrêt des politiques d’austérité, les transports gratuits.

Le rouge doit revenir à la mode. Une marée rouge contre le gouvernement et sa politique au service du grand patronat, voilà ce qu’il nous faut préparer toutes et tous ensemble!

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10 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Pologne, non à l’ivg, même quand le fœtus n’est pas viable (ci)

Pologne, non à l'ivg, même quand le fœtus n'est pas viable (ci) dans Europe ivg

Un médecin a refusé un avortement à une patiente dont le fœtus était touché par plusieurs malformations, pour la forcer à accoucher d’un enfant condamné à mourir aussitôt.
En invoquant la clause de conscience, un gynécologue de Varsovie a refusé un IVG à une patiente dont le fœtus était mal formé, informe l’hebdomadaire Wprost. La femme, âgée de 38 ans a subi plusieurs examens pour découvrir dans la 22e semaine de la grossesse que l’embryon, pratiquement sans cerveau, allait naître uniquement pour mourir aussitôt.

Le médecin en question, le professeur Bogdan Hazan, une icône du mouvement Pro-Life, a fait exprès de faire attendre la patiente deux semaines supplémentaires pour empêcher l’IVG médical, explique le quotidien Gazeta Wyborcza. Selon le professeur Hazan, l’IVG équivaut une « exécution, une peine de mort ».

L’affaire arrive au moment où circule une pétition, une sorte de déclaration de foi catholique lancée par Wanda Poltawska, une proche amie du pape Jean Paul II, signée déjà par plus de 3 000 médecins, dont plusieurs gynécologues qui s’opposent à l’IVG. Selon la législation polonaise en cours depuis 1994, un avortement est légal dans le cas de déformations et de maladies incurables du fœtus. Courrier international| Iwona Ostapkowicz 10 juin 2014

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