Archive | Services publics

13 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

accident de brétigny (basta)

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Comment l’exigence de rentabilité a eu raison de la sécurité ferroviaire

Une nouvelle expertise, demandée par les représentants du personnel de la SNCF suite au déraillement de Brétigny en 2013, pointe de graves défaillances dans la sécurité ferroviaire. En cause : un réseau que l’Etat a laissé se dégrader, des cheminots débordés par l’urgence et la multiplication des réparations à réaliser, des pénuries d’effectifs, des alertes et des surveillances de moins en moins prises en compte… Autant d’éléments, hérités de l’ouverture à la concurrence du trafic ferroviaire, qui mettent en péril la sécurité des cheminots et des usagers.

Basta ! a pu se procurer en intégralité le nouveau rapport d’expertise portant sur l’accident ferroviaire de Brétigny-sur-Orge, présenté à la direction de la SNCF ce 12 novembre. Et ce qu’on y trouve est plutôt surprenant, voire même alarmant. L’expertise de 272 pages a été réalisée par le cabinet Apteis à la demande de salariés et de représentants du personnel de la SNCF [1]. Ce n’est donc pas un rapport technique, comme il y en a déjà eu, mais une analyse du travail, de son organisation et de ses contraintes, qui détaille la manière dont interviennent les cheminots pour assurer l’entretien des voies.

Premier fait marquant : l’expertise, réalisée en 2014, constate que les délais pour réparer des anomalies sur les voies ferrées se sont… allongés depuis l’accident de Brétigny ! Pour un défaut sur les voies devant être réparé en urgence, le délai d’intervention est passé de « immédiat » à dix jours maximum. Pour des anomalies « affectant à court terme la sécurité ou ayant un fort impact sur la régularité des circulations », le délai de « remise en conformité » est passé d’un mois à trois mois. Comme si le grave accident de Brétigny le 12 juillet 2013, qui a coûté la vie à sept personnes, n’avait eu aucune incidence. « Dans le contexte actuel (accident, installations vieillissantes), il est surprenant de voir que ces délais ont été significativement allongés », pointe l’expertise. La direction de la SNCF n’a pas été en mesure d’expliquer ce changement de prescriptions.

Ivan du Roy 13 novembre 2014

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13 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

liaisons maritimes, trois femmes entament une grève de la faim à groix (of)

Trois Groisillonnes ont démarré une grève de la faim, ce mercredi, dans les locaux de la gare maritime à Groix. Une nouvelle action dans le conflit qui dure.

Le mouvement des cirés jaunes à Groix prend une nouvelle dimension. Ce mer- credi soir soir à 17 h, trois femmes groisillonnes ont investi la gare maritime avec une tente, des duvets, des matelas et se sont enchaînées. Mais sans prévoir de nourriture.

Sans limite de temps Elles ont décidé d’entamer une grève de la faim, sans limite de temps, pour protester de manière non violente contre le projet de délégation du service public (DSP) proposé par la Compagnie Océane et le conseil général du Morbihan. «Nous souhaitons une prorogation de l’actuelle DSP et nous voulons également rencontrer les conseillers généraux de droite afin de leur expliquer clairement ce qu’est la vie sur l’île, et leur donner nos revendications», explique l’une d’entre elles.Groix – 12 Novembre

http://www.ouest-france.fr/liaisons-maritimes-trois-femmes-demarrent-une-greve-de-la-faim-groix-2969824

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13 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

crozon, l’ouvrier de l’île longue débouté en appel à rennes (of)

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Pour la Cour d’appel de Rennes, il n’y a pas de lien de causalité entre le cancer de l’ouvrier de l’Île Longue et les irradiations auxquelles il aurait pu être exposé.

La Cour d’appel a rendu sa décision dans l’affaire de l’ouvrier de l’Île Longue. De 1989 à 1996, cet homme travaillait près des ogives nucléaires de l’Île Longue en rade de Brest. Cette base héberge les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins.

Depuis, l’homme a contracté un cancer de la prostate. En 2012, le tribunal des affaires de sécurité sociale de Quimper estimait que ce cancer était « essen- tiellement et directement causé par son exposition ionisante, provoquée par la tête des ogives nucléaires ».

Le ministère de la Défense avait fait appel de cette décision. La cour d’appel a rendu son arrêt aujourd’hui, infirmant la décision prise par le tribunal de Quimper. Estimant notamment qu’il n’y a «aucun lien de causalité entre le cancer de cet homme et les irradiations auxquelles il aurait pu être exposé». Crozon – 12 Novembre

http://www.ouest-france.fr/crozon-louvrier-de-lile-longue-deboute-en-appel-2969762

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11 novembre 2014 ~ 0 Commentaire

mort de rémi fraisse: « un travail de tueur », dénonce sud-intérieur (le point)

mort de rémi fraisse:

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Le syndicat publie un communiqué au vitriol sur la mort du militant dans lequel il accuse le ministère de l’Intérieur et les méthodes de la hiérarchie policière.

« Lancer une grenade offensive sur des civils n’est pas un acte de policier ou de gendarme. C’est un travail de tueur. Ceux qui prétendent le contraire confondent l’administration et la mafia. » Telle est la conclusion du communiqué du syndicat SUD-Intérieur, qui représente une partie des fonctionnaires en poste Place Beauveau.

Déchargeant le gendarme mis en cause au début de l’enquête sur la mort du militant écologiste, l’organisation représentative attaque la hiérarchie, qui, elle, serait responsable du décès tragique du jeune homme. Pour le syndicat, il s’agit d’une mort « politique » qui trouve son origine dans le refus de débattre, en général et cette fois à propos de la légitimité du barrage de Sivens, de la part du gouvernement.

« Résultats minables » SUD-Intérieur attaque également la politique du ministère de l’Intérieur et les méthodes de la hiérarchie policière. Selon le syndicat, aujour- d’hui, les policiers du renseignement n’effectuent plus le travail de terrain qui per- mettrait de connaître en amont d’éventuelles actions radicales de groupuscules, et surtout de les empêcher.

Les décideurs institutionnels préfèrent, selon le syndicat, « la mise sous sur- veillance numérique systématique des populations – pour des raisons d’économies budgétaires – qui a fait que la police a dérivé vers des enquêtes aux heures de bureau avec Excel et des fadettes, plutôt qu’avec des sources humaines, avec des résultats minables. Parce que mettre tout le monde derrière un ordinateur permet de mieux contrôler ceux qui surveillent et coûte beaucoup moins cher. De vraies police et gendarmerie qui savent infiltrer des milieux dangereux demandent aussi que les millions d’euros de frais d’enquêtes soient réellement affectés aux enquê- tes plutôt que de finir dans la poche de quelques hiérarques négligeant le service public, comme l’affaire Guéant l’a révélé. »

Le ministre de l’Intérieur doit prendre la parole en milieu de semaine au sujet de l’enquête interne diligentée par ses services sur la mort de Rémi Fraisse.

Le Point – Publié le 10/11/2014 à 16:17 – Modifié le 10/11/2014 à 16:49

http://www.lepoint.fr/societe/mort-de-remi-fraisse-un-travail-de-tueur-denonce-sud-interieur-10-11-2014-1880094_23.php

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28 octobre 2014 ~ 0 Commentaire

30 milliards d’euros pour gagner une heure? (basta)

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Prix Pinocchio: Lyon-Turin : une ligne ferroviaire à 30milliards?

«Pourquoi améliorer les lignes [ferroviaires] existantes quand on peut tout simplement creuser un nouveau mégatunnel dans les Alpes, et dépenser des milliards d’euros pour gagner quelques minutes?»

L’association des Amis de la Terre ne mâche pas ses mots à l’égard du projet de ligne à grande vitesse entre Lyon et Turin (voir nos précédents articles). Elle a décidé de nominer aux Prix Pinocchio la société Lyon-Turin ferroviaire (LTF) – filiale commune de Réseau Ferré de France (RFF) qui gère le réseau ferré national et de son homologue italien Rete Ferroviaria Italian – dans la catégorie « Mains sales, poches pleines ». Un prix décerné à l’entreprise ayant mené la politique la plus opaque au niveau financier, en termes de lobbying ou dans sa chaine d’approvisionnement.

100 millions d’euros par kilomètre Les critiques portent en partie sur le coût pharamineux de l’ouvrage qui ne cesse d’augmenter. «De 3 milliards d’euros initialement, on est passé aujourd’hui à 30 milliards, observe les Amis de la terre. Le tout pour quoi? Pour relier Paris à Milan en 4 heures et quart. Alors qu’avec la ligne actuelle, on pourrait déjà assurer cette liaison en un peu plus de 5 heures…».

Soit seulement une heure gagnée avec ce projet de ligne à grande vitesse. Dans un courrier à l’association [1], la société LTF défend son projet, soulignant que le trajet entre Paris et Milan s’effectuera bien « en 4h au lieu de 7 aujourd’hui ». Le coût de la section entre la France et l’Italie serait par ailleurs établi à 8,5 milliards d’euros. Deux arguments que les Amis de la Terre déconstruisent point par point sur leur site [2].

Le rapport de la Cour des comptes publié le 23 octobre dernier n’épargne pas le projet Lyon Turin dont elle juge la rentabilité «trop faible» [3]. «Rappelons que la ligne coûterait 100 millions du kilomètre selon les évaluations les plus basses et que selon les prévisions de LTF en valeur 2010, pour le seul tunnel de base de 57 km, le kilomètre coûterait plus de 149 millions d’euros!», s’insurge Daniel Ibanez, fervent opposant au projet.

« Comment justifier, au moment où le gouvernement recherche 50 milliards d’euros, un projet dont chaque kilomètre de tunnel est égal à la construction d’un hôpital de 60 000 m² », réagissent les eurodéputées écologistes Karima Delli et Michèle Rivasi. Le financement de la section transfrontalière par l’Union euro- péenne, à hauteur de 40 %, ne serait par ailleurs toujours pas confirmé, selon Michael Cramer, président du Comité des transports du Parlement européen [4].

Risques «d’infiltration criminelle»? L’association des Amis de la Terre rappelle également que deux anciens responsables de LTF, le directeur général et le directeur des travaux, ont tous deux été condamnés à de la prison en première instance en Italie pour trucage d’appel d’offre [5]. Une procédure d’appel étant en cours, la société LTF se refuse à tout commentaire sur ce dossier.

Lyon Turin Ferroviaire tient néanmoins à préciser qu’elle a signé un protocole visant à prévenir des infiltrations criminelles dans les marchés des travaux publics entre les pouvoirs publics italiens et les organisations syndicales du BTP. Elle s’est également engagée à respecter auprès du CIPE – Comité interministériel pour la programmation économique – des engagements antimafia dans l’attribution des marchés. En trois ans, l’autorité publique de contrôle (GITAV) aurait ainsi écarté 4 entreprises intervenant sur le chantier du Lyon-Turin.

Les Amis de la Terre observent toutefois que «des comptabilisations troublantes persistent dans les comptes de LTF». A l’instar des 10,322 millions d’euros pour une galerie jamais creusée à Venaus, en Italie… Malgré les inter- pellations de l’association de lutte contre la corruption Anticor, LTF n’a pas donné de réponse à ce sujet. Les Amis de la Terre, aux côtés d’autres organisations, remettent en question la pertinence du projet de ligne à grande vitesse. Et appellent à utiliser la ligne ferroviaire existante modernisée, « qui à elle seule pourrait transporter la totalité des marchandises circulant actuellement par les Alpes du Nord entre la France et l’Italie ». Par Sophie Chapelle 28 octobre 2014

Le vote en ligne pour le prix Pinocchio 2014 est ouvert jusqu’au 17 novembre.

Pour aller plus loin :
La société LTF invite à lire les 10 questions clés sur le Lyon-Turin (voir ici)
Le site de la coordination des opposants au Lyon-Turin (voir là)

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20 octobre 2014 ~ 0 Commentaire

liaisons maritimes, des centaines de cirés jaunes manifestent à palais (of)

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Les phares du port de Palais ont été pris d’assaut.

Les manifestants, la plupart vêtus de jaune, répondaient à l’appel du Comité citoyen. La mobilisation contre une diminution des rotations maritimes se poursuit.

Dès 17 h 45, des centaines de personnes, vêtues de jaune pour la plupart, ont convergé vers le port de Palais. Les manifestants, qui répondaient à l’appel du Comité citoyen, se sont répartis sur la digue nord et la cale Bonnelle, près du phare vert et près du phare rouge. Plusieurs embarcations ont symboliquement fermé le passage, après le départ du navire Bangor.

Pas d’incident Le navire Vindilis a été retardé d’une quinzaine de minutes dans sa manœuvre d’amarrage. La manifestation s’est déroulée sans incident, dans une ambiance bon enfant. La mobilisation contre une diminution des rotations maritimes se poursuit donc. Aucune manifestation n’est annoncée, pour l’instant, pour ce lundi. Le Palais – 19 Octobre

Lirre aussi:
Commentaire: De l’argent, çà y en a, mais c’est pour donner au patronat!

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19 octobre 2014 ~ 0 Commentaire

ce zizi qui excite des parents d’élèves (le point)

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L’expo Titeuf et le « zizi sexuel » revient à la Cité des sciences. Une association de parents d’élèves s’offusque et sonne le tocsin. Qu’en est-il ?

Les adultes ont le marquis de Sade au musée d’Orsay, les enfants ont le zizi sexuel de Titeuf à la Cité des sciences… Cet automne, la sexualité enflamme les musées. Mais ce penchant n’est pas du goût de tout le monde. Après les ABCD de l’égalité, des mouvements de parents d’élèves se sont trouvé une nouvelle cible: l’exposition sur l’amour et la sexualité de la Cité des sciences, recommandée pour les 9-14 ans.

Même si l’expo Titeuf a vu le jour il y a sept ans, à Paris. L’association SOS Éducation a lancé une pétition en ligne pour dénoncer une exposition qui vise à « enseigner la masturbation » aux jeunes enfants et les obligerait à regarder « des scènes de coït explicites ». En trois jours, la pétition a recueilli plus de 20 000 signatures.

Inquiets, nous sommes donc allés voir l’exposition sulfureuse. À deux pas du Pubert-o-mètre, deux gamines d’une douzaine d’années gloussent. Elles sont en train d’actionner « l’essoreuse », une machine à rouler des pelles. Les enfants se transforment en marionnettistes et doivent faire se toucher les langues de person- nages tirés de l’univers du dessinateur Zep. À en juger par le petit attroupement, l’activité est prisée.

À quelques mètres de là trône ce que SOS Éducation décrit comme le lit d’une chambre conjugale: un immense matelas rose à baldaquin en forme de coeur sur lequel sont vautrés trois enfants qui regardent le plafond en ricanant. Sur l’écran au-dessus d’eux défilent quarante baisers de cinéma. Partout, des enfants et des préados s’affairent dans tous les sens, très occupés à écouter des bruitages de baisers ou à renifler des effluves artificiels d’aisselles sortant d’un grand orgue à odeurs.

Briser certaines barrières En ce mercredi après-midi, tous sont accompagnés de leurs parents. Hamid a 47 ans. Ce cadre de Casablanca déambule dans l’expo- sition avec son fils de 10 ans. Pour lui, cette exposition tombe à point nommé: « Cela permet de briser certaines barrières », explique-t-il. La seule fois où son père lui a parlé de sexualité, il avait 25 ans. « Et encore, c’était uniquement pour me re- commander de mettre des préservatifs », raconte ce musulman croyant et prati- quant. Il est venu ici pour livrer à son fils un message pédagogique: « Qu’on le veuille ou non, les enfants ont accès à la pornographie et il est de ma respon- sabilité d’expliquer à mon enfant que l’amour, ce n’est pas ça », confie-t-il dans l’espace réservé aux enfants.

Ici, les jeunes curieux peuvent choisir d’écouter de courtes explications sur des questions qui les taraudent. Ils y apprendront par exemple que lamastur-bation « est une chose normale et qu’elle ne rend pas sourd ». Mais rien qui ressem- ble à un enseignement de la masturbation, activité qui, d’après certains parents présents dans l’expo, ne semble pas requérir de mode d’emploi…

Michèle et Jean-Paul sont venus avec leurs petits-enfants: Olympe, 11 ans, et Victor, 7 ans. Soixante-trois ans séparent Michèle de son petit-fils. Ils n’éprouvent aucune gêne à évoquer la sexualité avec leurs petits-enfants: « Il faut vraiment préciser et adoucir ce qui se raconte à la récré dans la cour de l’école », justifie Michèle. Ce n’est pas sa première visite à l’exposition. Lors de son lancement il y a sept ans, elle y avait déjà emmené ses premiers petits-enfants.

Une expo élaborée avec des parents d’élèves Nous avons cherché des « scè- nes de coït explicites » que nous n’avons pas trouvées. Quant à la représentation des organes génitaux, elle reste toujours fonctionnelle: pas de détail, et évidem- ment rien d’érotique. Rien en tout cas qui choque les adultes présents ce mercredi après-midi qui souhaitaient donner à leurs enfants des clefs pour comprendre que la pornographie n’est pas la vie. Maud Gouy, la commissaire de l’exposition, justifie aisément sa démarche: « D’après une étude de 2007, plus d’un enfant de 11 ans sur trois avait déjà visionné des séquences pornographiques de plus de vingt minutes. »

L’exposition illustrée par Zep à l’aide des personnages de Titeuf a déjà été un succès. En 2007, 300 000 enfants étaient venus visiter l’exposition, dont 25 % de groupes scolaires. La commissaire affirme avoir construit cette exposition avec un comité scientifique à partir des questions des enfants. Elle a aussi travaillé avec les associations de parents d’élèves…, mais visiblement pas SOS Éducation. (…)

Clément Pétreault Le Point – Publié le 16/10/2014 à 16:14 – Modifié le 16/10/2014 à 17:11

http://www.lepoint.fr/societe/ce-zizi-qui-excite-des-parents-d-eleves-

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http://goutal.over-blog.com/

 

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18 octobre 2014 ~ 0 Commentaire

les kamikazes et les meurtriers (npa)

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Mutuelles et assurances

L’accord national interprofessionnel (ANI) rend obligatoire au 1er janvier 2016 l’adhésion des salariéEs à une complémentaire santé d’entreprise. Malgré les apparences, cette disposition n’est pas une avancée sociale: elle ouvre un énorme marché aux assurances privées au détriment de la protection sociale collective.

Les dispositions européennes relatives aux services d’assurance et aux services financiers ont été transposées en 1993 dans le code de la mutu- alité, cela à la demande de la Fédération nationale de la mutualité française (FNMF) qui regroupe 98 % des mutuelles.

Pour répondre à l’obligation de constituer des réserves financières d’un mê- me niveau que les assurances, les mutuelles ont dû fusionner entre elles et avec des assurances. Elles étaient des milliers, et on en comptait encore 630 fin 2012. L’ANI va accélérer le processus, et elles ne seront plus qu’une centaine en 2018 à relever réellement du statut de mutuelles (1).

Le loup dans la bergerie… Il est difficile aujourd’hui de distinguer les mutuelles et les assurances. Des mutuelles créent des filiales sous formes de sociétés anony- mes pour prendre des activités qui étaient autrefois spécifiques aux assurances. Les sociétés d’assurance mutuelle, les« mutuelles d’assurances », dépendent du code des assurances et non de la mutualité.

Elles sont à but non lucratif, mais ont la possibilité de sélectionner les risques, d’appliquer des tarifs différents pour les risques considérés comme « aggravés ». Des groupes de protection sociale (GPS) comme Malakoff-Méderic rassemblent dans une même entité des institutions de retraites complémentaires, de prévo- yance, des mutuelles, des sociétés d’assurance…

Pour capter «le marché de la santé», les assurances se concentrent et propo- sent des offres alléchantes, parfois moins chères que les mutuelles. Les mutuelles s’adaptent en renonçant à leur principes pour proposer «une gamme d’offre de contrats». On se soignera selon ses moyens…

… et la fin des mutuelles La généralisation des complémentaires santé d’entre- prise va obliger des millions de salariéEs, adhérents individuels à des mutuelles, à souscrire à des contrats collectifs gérés en grande majorité par les assurances. Le Conseil constitutionnel a en effet imposé qu’en absence d’accord d’entreprise ou de branche, la complémentaire santé soit choisie par l’employeur.

Des mutuelles vont donc disparaître, d’autres se «démutualiser» et intégrer les structures marchandes. La Mutualité pourrait disparaître d’ici quelques années au profit de groupes capitalistes qui bénéficieront du monopole des complémentaires santé.

Les inégalités entre les salariéEs vont s’accroître. Les cotisations sociales, les garanties accordées seront différentes d’une entreprise à l’autre. La couverture pourra être limitée à un panier de soins minimum, et ceux qui le pourront devront payer une sur-­complémentaire, un gain supplémentaire pour les assureurs privés. L’employeur, lui, pourra déduire sa part de cotisations de la masse salariale au détriment des rémunérations.

Après avoir obtenu le quasi-monopole de la couverture complémentaire, les assurances vont continuer leur offensive pour accroître leur part du «marché de la santé» au préjudice d’une Sécurité sociale affaiblie par les contre-réformes successives.

Une seule réponse est possible: le remboursement à 100 % par la Sécurité sociale, la gratuité des soins… et la mobilisation générale!

S. Bernard
1 – Étude du cabinet Sia Partners, les Échos du 25 septembre 2014.

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18 octobre 2014 ~ 0 Commentaire

les chercheurs dans la rue (fc+of)

 les chercheurs dans la rue (fc+of) dans Educ'action

Ils étaient plusieurs milliers à défiler dans Paris ce vendredi, pour clore un long périple à travers la France lancé il y a trois semaines à Montpellier. Un mou- vement rare pour alerter le gouvernement de leur précarité, leurs conditions de travail et leur manque de reconnaissance.

« Docteur un jour = chômeur toujours », « Science en marche, mais plus pour long- temps » ou « Désolé Darwin, pas d’évolution pour toi dans la recherche » étaient quelques uns des slogans des chercheurs réunis à Paris (8.000 selon les orga- nisateurs, dont de très nombreux jeunes). Rejoint par des confrères de tous hori- zons, le collectif Sciences en Marche achevait son périple en vélo dans toute la France. 150 scientifiques, menés par le biologiste Patrick Lemaire, étaient partis de Montpellier le 28 septembre contre la précarité des doctorants. Ils appellent à la création de 3000 postes par an, car le renouvellement des départs à la retraite est insuffisant pour faire vivre les laboratoires et l’innovation scientifique.

Ma seule solution, c’est de m’expatrier Aux côtés de deux députées, Marie-Georges Buffet (PCF) et Isabelle Attard (Nouvelle Donne), quelques figures étaient présentes pour soutenir ce mouvement. Comme le neurobiologiste belge Jean Rossier, venu en grande tenue d’Académicien, l’astrophysicien Jean-Pierre Bibring, responsable scientifique de l’atterrisseur Philae, de la mission Rosetta, ou le biologiste Alain Trautmann, qui avait été en 2004 le porte-parole du mouvement « Sauvons la recherche ». Tous unis, avec beaucoup de précaires, comme Cyril, 36 ans, au chômage, qui touche 1.600 euros par mois, joint par Cyril Peter. Il est en procès contre son ancien employeur, l’Institut national de la santé et de la recherche médicale. L’Inserm qui ne veut pas l’engager en CDI.

Un problème majeur : le manque de postes (…) Pour Mme Fioraso, qui recon- naît « un problème » dans l’embauche des jeunes chercheurs, les organismes de recherche doivent prendre « leurs responsabilités » et « donner la priorité à l’em- bauche des jeunes docteurs (…) plutôt qu’aux fins de carrière ». N’excluant pas des actions plus dures, « Sciences en marche » en a lui aussi appelé au chef de l’Etat, estimant qu’il est le seul à avoir « l’autorité pour impulser une politique visionnaire et ambitieuse » pour la recherche et l’enseignement supérieur.

Eric Chaverou 17.10.2014

http://www.franceculture.fr/2014-10-17-les-chercheurs-dans-la-rue

http://www.ouest-france.fr/sciences-en-marche-une-etape-finisterienne-avant-les-champs-elysees-2906428

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16 octobre 2014 ~ 0 Commentaire

hp brest, marche contre des suppressions de postes (of)

manifestants-hopital-SUD

Ce jeudi matin, à l’appel de la CGT, une dizaine de personnes ont pris le départ de l’hôpital psychiatrique, à Bohars, pour une marche de protestation.

« Nous ne sommes pas très nombreux. C’est un peu décevant », reconnaît Lydie Contignon, cadre de santé, qui a été infirmière à l’hôpital psychiatrique du CHRU durant trente-cinq ans. Ce jeudi matin, à l’appel de la CGT, ils sont une dizaine à dénoncer la suppression annoncée de 7,65 postes équivalents temps plein d’infir- miers au sein de l’établissement, dans le cadre d’un plan de retour à l’équilibre budgétaire de l’hôpital brestois.

Des soins thérapeutiques «transversaux» comme les ateliers poterie et psycho- logie corporelle sont remis en cause. Les activités sportives sont aussi sur la sellette. Un service de gérontologie psychiatrique serait supprimé. Pourtant, l’hôpital psychiatrique serait « excédentaire », selon Lydie Contignon.

Les marcheurs doivent rejoindre la place de la Liberté, à Brest. Ils y retrouveront d’autres syndicats et salariés de la Caf Assurance-Maladie et d’autres organismes qui défendent la Protection sociale. Brest – 11h38

http://www.ouest-france.fr/hopital-psychiatrique-de-brest-marche-contre-des-suppressions-de-poste-2906419

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