Archive | Services publics

20 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Confions l’exploitation et l’infrastructure ferroviaires à une entreprise publique unique (sud rail)

extrait-adele

Comme la grande majorité de la population, les cheminots exercent un métier socialement utile. Alors, quand nous faisons grève, inévitablement, c’est gênant. C’est une différence notable avec celles et ceux dont l’activité principale depuis plusieurs jours est de se plaindre qu’il n’y ait pas de trains avant de remonter leur voiture de fonction avec chauffeur…

Nous travaillons régulièrement avec des associations d’usagers, indépendantes, fédérées au sein de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut), ou encore avec la Fédération des usagers des transports et des services publics (FUT-SP). Avec cette dernière, nous avons demandé la légalisation des «grèves de gratuité» qui permettrait aux usagers de voyager sans payer; aucun gouvernement n’y a répondu et ces mouvements sont toujours illégaux.

La grève reconductible touche l’ensemble des catégories de cheminots. Le secrétaire d’Etat chargé des transports, Frédéric Cuvillier, et Manuel Valls disent que leur porte est grande ouverte. Ce sont des menteurs: le ministère refuse tout contact avec SUD-Rail depuis le 12 juin. La direction SNCF n’a comme seule proposition que d’annoncer chaque jour la fin de la grève pour le lendemain. Tout ça n’est guère raisonnable!

Les grévistes refusent l’abrogation de la réglementation du travail SNCF, demandent son amélioration et son extension à tous les salariés du secteur. Le progrès social en somme !

UN consensus droite gauche La restructuration interne compulsive de la SNCF, placée toujours plus sous le signe d’absurdes rapports clients/fournisseurs là où il faudrait de la complémentarité, aboutit à une destruction du sens même des tâches des cheminots et à une grande souffrance au travail.

L’éclatement du système ferroviaire français est le fruit d’un consensus droite/ gauche : en 1996, la droite décide, pour détruire le corps social cheminot au lendemain de la grève de 1995, de casser la SNCF en créant Réseau ferré de France (RFF); en 1997, le gouvernement PS/PCF/Verts met en œuvre cette fatale rupture entre infrastructure et exploi-tation ferroviaires. SUD-Rail dès ce moment, d’autres syndicats un peu plus tard, quelques cadres de l’entreprise par ailleurs, alertèrent des dangers et de l’absurdité de ce choix.

En matière ferroviaire, infrastructure et exploitation sont totalement liées et inter-dépendantes; c’est la nature même de ce mode de transport guidé, comme en attestent près de deux siècles d’expérience… et le bon sens (les rails sans trains n’ont guère d’utilité, et réciproquement). Créer plusieurs entités aboutit à un affaiblissement de la qualité et de la sécurité, amène des doublons, des contrôles et suspicions réciproques absurdes.

Diverses études concluent à un surcoût annuel d’un milliard d’euros, soit l’équivalent de ce qui manque pour entretenir convenablement le réseau existant. Quoi qu’on pense des réglements européens (auxquels il pourrait être décidé de ne pas se soumettre!), rien dans ces textes n’oblige à cette séparation, non mise en œuvre dans d’autres pays.

Une holding dont le seul but est « faire du fric » Durant quinze ans, patrons de la SNCF, représentants du gouvernement et experts en tout genres repoussaient nos demandes de réunifier le système ferroviaire, sans même en discuter. Désormais, on ne compte plus les déclarations enflammées sur cette nécessité. Les convertis de dernière heure sont les plus expansifs, à l’image du président de la SNCF, artisan de la dislocation de 1997 dont il se fit le chantre durant quinze ans.

Ces ralliements sont aussi tardifs que factices: il faut réintégrer l’exploitation et l’infra-structure ferroviaires dans une entreprise publique unique; cela ne se fera pas avec une holding dont le seul but est de «faire du fric», y compris en participant à la privatisation des réseaux ferroviaires d’autres pays! L’infrastructure ou la gestion des gares doivent être des services d’une SNCF publique unifiée.

Une réunification? Là où il y avait deux établissements publics industriels et commerciaux (EPIC), le projet de loi en crée trois! C’est le scénario belge: peu après son invention, l’éta-blissement «de tête» a été supprimé, pour une séparation totale où le gestionnaire d’infra- structure (en France, RFF renforcé devenant SNCF Réseau) impose ses choix à ce qui n’est plus qu’une entreprise de transport ferroviaire (SNCF Mobilités) parmi d’autres… non publiques. Car un des objectifs du projet de loi est de généraliser la privatisation du secteur ferroviaire.

C’est à coup de gaz lacrymogènes et de matraques que les gendarmes mobiles ont ouvert la voie au premier de train de fret privé en France, le 13 mai 2005. Mais les militants SUD-Rail et Solidaires alors présents avaient raison: aujourd’hui, les cheminots des entre-prises privées ont des conditions de travail très mauvaises et dangereuses, le statut SNCF a été affaibli, mais cela n’a nullement contribué à ce que la part du ferroviaire dans le transport de marchandises augmente. Au contraire, nous sommes tombés au niveau de 1911! Com- me cela n’a pas marché pour le fret, on nous propose de faire la même chose pour le trans- port de voyageurs.

Les trains seront-ils moins chers une fois privatisés? Nous avons la réponse avec le gaz par exemple, dont le prix pour l’usager avait augmenté de 60% six ans après la privatisation de GDF.

Une nécessité sociale, écologique et économique Nous avons besoin de trains à l’heu- re, non supprimés, propres, de personnel formé dans les gares et les trains. Nous voulons des trains qui roulent dans les meilleures conditions de sécurité, ce qui suppose de réaliser la maintenance et les travaux quand c’est nécessaire, et passe par une organisation cohérente du système ferroviaire public.

Le transport ferroviaire, de marchandises et de voyageurs, répond à une nécessité sociale, écologique et économique. Par définition, cela ne peut pas être l’objectif d’entreprises pri- vées qui ont pour but de servir des dividendes à leurs actionnaires, c’est-à-dire de défendre les intérêts d’une minorité, au besoin contre l’intérêt général et les besoins de la collectivité.

Les cheminots, qui ne sont évidemment pas payés durant la grève, décident de leur mouvement en assemblées générales. SUD-Rail et l’union syndicale Solidaires les sou- tiennent. Direction et gouvernement doivent négocier sur les revendications, au lieu de donner des leçons de morale fort déplacées !

Nathalie Bonnet (Secrétaire de la fédération SUD-Rail [Solidaires])* Le Monde.fr | 17.06.2014 à 15h59 • Mis à jour le 17.06.2014 à 17h49.

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article32253

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20 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Hôpital de brest, le personnel réclame des moyens humains (of)

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Des salariés de l’hôpital de Brest manifestent ce (mercredi) midi.

Ils réclament des moyens humains. Et redoutent les réorganisations liées à un déficit évalué à 9,7 millions d’euros.

À l’appel de la CGT, des membres du personnel du Centre hospitalier régional universitaire (CHRU) manifestent ce mercredi midi devant l’hôpital Morvan. Ils s’insurgent contre des suppressions de postes dans plusieurs services. Lydie Contignon, permanente CGT, de- mande des embauches, notamment dans le service psychiatrie, où «le personnel est très en difficulté à certaines périodes de la journée». Cela poserait des problèmes de sécurité. «Au minimum, il faudrait quatre emplois d’infirmiers pour cet été et quatre agents de service hospitalier à l’année». Des débrayages ont lieu tous les jours depuis le 12 juin.

Déficit de 9,7 millions d’euros Dans les laboratoires, la CGT demande la création de trois postes de techniciens qui ont été supprimés. Dans les établissements pour personnes âgées (René Fortin, Ponchelet, Guilers), elle déplore le manque d’aides soignantes. «Elles sont trop souvent trois pour faire 170 changes». Par ailleurs, la CFDT s’inquiète des consé-quences du déficit prévisionnel du CHRU, évalué à 9,7 millions d’euros. Elle rappelle que « le dialogue social avec les partenaires sociaux est d’autant plus important dans cette conjoncture».

http://www.ouest-france.fr/hopital-de-brest-le-personnel-reclame-des-moyens-humains-2630464

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19 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Grève des cheminots, nantes (lo)

usager

À Nantes, la grève des cheminots s’installe dans la durée.

Lundi 16 juin, à l’assemblée des grévistes, toutes catégories confondues, qui se retrouvent tous les matins vers 11 heures, «place de la Lutte» en gare de Nantes, 280 cheminots se sont prononcés pour la continuation de la grève (zéro contre et 7 abstentions).

Le taux de grévistes reste stable depuis le début du conflit avec des pointes à 70 % à la Traction, 55 % chez les contrôleurs, 100 % au tram-train, 70 % au Matériel, un peu moins dans les autres services.

À l’assemblée interservices, tous ceux qui le désirent peuvent intervenir après les prises de parole syndicales. Jeudi 12 juin, une manifestation en ville a été organisée vers la préfecture. Le lendemain, des militants CGT de la Seita sont intervenus à l’assemblée géné- rale pour expliquer leur lutte et rappeler que la Seita était une entreprise d’État, avant d’être privatisée et qu’ils se retrouvent dehors. Ils ont été chaudement applaudis.

Ce même jour, un dialogue de sourds s’est engagé avec la directrice du transport régional. Elle était invitée à s’expliquer devant les cheminots et les grévistes, qui n’ont pas manqué de lui dire tout ce qu’ils avaient sur le cœur. Notamment, les jeunes conducteurs du tram-train embauchés avec un salaire net de 1 400 euros.

Lundi 16 juin, les grévistes sont allés rendre visite à la permanence du PS, bien décorée au passage… La combativité ne faiblit pas, preuve en est la banderole qui plagie des propos de Hollande: «Il faut savoir continuer une grève»!

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2394&id=4

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19 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Centre courrier de la poste saint-nazaire: en grève reconductible (lo)

Greve-Postes

Depuis le 11 juin, les postiers de Saint-Nazaire et de Montoir-de-Bretagne sont en grève reconductible.

Les restructurations incessantes et la suppression de douze postes et six tournées sur trois bureaux ont déclenché la colère comme cela avait été le cas à Nantes fin avril, où les gré- vistes avaient fait reculer la direction après onze jours de grève.

Ici comme ailleurs, les journées sont déjà à rallonge et la charge de travail ne cesse d’augmenter. Alors, la perspective de perdre de nouveaux emplois a fait déborder le vase. La «baisse de trafic de courrier» est l’argument que rabâche la direction pour justifier les suppressions de postes. Mais dans les faits, tous les jours, les facteurs sont confrontés aux dépassements d’horaires et certains sont même rappelés sur leur temps de repos pour combler les absences.

La réalité que vivent les agents n’a rien à voir avec les calculs de la prétendue baisse de trafic et, même s’il y en avait une, elle pourrait permettre d’alléger la charge de travail au lieu de servir de prétexte pour l’alourdir.

Pour l’instant, la direction reste sur ses positions, mais les grévistes tiennent bon. La solidarité entre les postiers et les cheminots, également en grève, s’est manifestée par des visites réciproques aux piquets de grève et devant la sous-préfecture. Les encouragements de nombreux usagers maintiennent à un haut niveau le moral des grévistes, qui comptent bien faire reculer leur direction. Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2394&id=45

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19 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Licencié pour avoir revendiqué! (sud)

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Communiqué de la Fédération SUD PTT

La direction de la Poste vient d’envoyer une lettre de licenciement à un militant SUD des Hauts-de-Seine. L’entreprise lui reproche des faits s’étant déroulés pendant le conflit des Hauts-de-Seine: envahissement de locaux, occupation…

Alors que le déclenchement de la grève était motivé par la réintégration de collègues sous contrats aidés, congédiés sans réels motifs, la direction a purement laissé pourrir le conflit, n’entamant les négociations qu’après deux mois de grève. Les moyens d’actions utilisés par notre militant étaient la seule alternative face à l’attitude d’une direction revan-charde, refusant le dialogue avec le personnel.

La direction de l’entreprise va encore plus loin, bafouant les règles de droit. En effet, elle prononce ce licenciement sans avoir consulté l’Inspection du travail, alors que notre militant est considéré comme un salarié protégé.

Non seulement elle licencie pour faits de grève, mais en plus, foule aux pieds la protection des militant-e-s syndicaux par le code du travail.

La Fédération SUD condamne avec la plus grande vigueur le licenciement d’un de ses militants. Elle demande à la direction de la Poste la réintégration de ce camarade.

Paris, le 18 juin 2014

http://iphonespip.sudptt.org/spip.php?article107

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18 juin 2014 ~ 0 Commentaire

sncf: la grève, c’est notre arme (npa)

trainandsmokestack

Les cheminotEs ont cessé le travail depuis le 10 juin contre un projet de réforme du ferro- viaire présenté au Parlement à compter du 17 juin. Après une semaine de grève, malgré le front antigrève qui coalise Fillon, Hollande, Valls et Berger, la détermination demeure intacte.

Contrairement aux annonces d’améliorations du trafic de jour en jour, les plans de circu- lation attestent d’un ancrage de la mobilisation et de son caractère massif. Nous nous bat- tons contre une réforme qui vise à diviser les cheminots entre trois entreprises distinctes préparant un dépeçage qui suit la logique de la privatisation des profits et la socialisation des pertes.

Nous subissons également la mise en place d’un accord compétitivité à travers l’abro- gation de notre réglementation du travail. Des attaques qui viennent s’ajouter à celles subies depuis plusieurs années: suppressions d’emplois sans fin, réorganisation, blocage voir baisse des salaires. De ce point de vue, la situation vécue par les cheminots est identique à celle de l’ensemble de la classe ouvrière.

Une combativité qui se construit Notre mobilisation est la première grève aussi déter- minée à l’échelle nationale depuis l’arrivée de la gauche à la tête de l’État. Nous entrons désormais dans une nouvelle phase du conflit du fait du passage du projet de loi en 1re lecture à l’Assemblée nationale. Avec un gouvernement qui durcit ses positions, les organi–sations syndicales se montrent hésitantes mais poussées par la base à continuer le mouve- ment, la situation risque d’évoluer rapidement.

C’est ce qui s’est passé avec la démonstration de combativité lors du rassemblement devant le ministère des Transports le jeudi 12 juin, rassemblement rapidement dissous par les fédérations syndicales une demi-heure après l’heure de début officielle. Dans la foulée, il était prévu mardi 17 juin d’organiser un rassemblement devant l’Assemblée nationale le pre- mier jour de l’examen de la loi.

Suite à des rumeurs d’interdiction du rassemblement par la préfecture, il était prévu d’emmener les grévistes se cacher dans les ateliers de l’Ourcq en banlieue parisienne. Mais vu le retour des assemblées générales qui appelaient toutes à maintenir une manifestation aux abords de l’Assemblée, un rassemblement aux Invalides a finalement été confirmé la veille !

Ce sont donc plus de 2 000 cheminotEs et soutiens qui se sont rassemblés à quelques centaines de mètres d’une Assemblée nationale bien gardée par les forces de l’ordre. Après un meeting où seules les organisations syndicales et le groupe parlementaire lié au PCF ont pu s’exprimer, plusieurs centaines de personnes sont parties bloquer les voies à Montpar-nasse.

À Paris, ­l’assemblée générale de Paris Saint-Lazare appelle à une AG des AG, celles-ci appelant à une nouvelle manifestation devant l’Assemblée nationale jeudi 19 juin à 14h. Dans le même temps, plusieurs villes en régions ont vu des actions radicales exprimant la colère des cheminotEs.

Prendre notre lutte en main Ces épisodes illustrent parmi d’autres exemples le décalage entre l’état d’esprit, les revendications et les volontés d’action des assemblées générales cheminotes, et la politique des états-majors syndicaux. Il illustre aussi, malgré quelques limites, les capacités des grévistes à progressivement pouvoir prendre en main leur grève.

Il est donc désormais nécessaire de franchir une étape dans leur structuration. Il faut donc rendre les assemblées générales souveraines, les doter de structures mettant en place leurs décisions et commencer à se poser la question de la coordination de leurs actions, au moins en Île-de-France.

Les craintes du gouvernement et du patronat quant à une « coagulation » des luttes en cours contre les conséquences de leur politique, éclaire les grévistes quant au chemin à emprunter. La mobilisation des cheminotEs pourrait bien être le vecteur d’une mobilisation d’ensemble de plusieurs secteurs en lutte. Des premiers pas que les cheminotEs parisiens ont commencé à faire ce lundi en envoyant des délégations de toutes les gares parisiennes au rassemblement des intermittents du spectacle.

TouTEs ensemble, nous avons pu crier notre refus des plans d’austérité que nous subis- sons chacun dans nos secteurs. L’itinéraire est désormais tracé, il appartient maintenant aux convois des cheminotEs en lutte de l’emprunter.

CorrespondantEs en grève Hebdo L’Anticapitaliste – 247 (19/06/2014)

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17 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Sncf: hollande et valls déraillent

Sncf: hollande et valls déraillent dans Macronie 302-Monty-Python-and-the-Holy-Grail-quotes

Une véritable chasse aux sorcières! (Mais de gauche!)

Les cheminotEs sont en grève depuis le 10 juin.

Ils refusent l’éclatement de la SNCF prévue par la réforme ferroviaire et la fin du service public qui ira de pair avec la libéralisation du rail. Cette réforme prépare en effet l’arrivée d’opérateurs privés sur les activités susceptibles de dégager des bénéfices (TER, TGV…)… en laissant à la charge de l’Etat l’entretien et la gestion du réseau jugés trop couteux. Côté pile en tant que contribuables, nous paierions pour l’entretien des voies, côté face comme usagers nous aurions un service dégradé sur certains axes et des prix en hausse comme en atteste la libéralisation d’EDF-GDF.

Cette réforme n’est pas dans nôtre intérêt ! Le gouvernement mène en parallèle une attaque en règle contre la réglementation du travail des 150 000 cheminots du public en l’harmonisant par le bas sur celle des 3 000 cheminots du privé. Comme ailleurs, gouvernement et patronat profitent de la crise pour raboter les droits sociaux et s’attaquer aux conditions de travail et de vie des plus modestes.

Hollande et Valls déraillent… Depuis, le début de cette grève massive- on le voit bien en tant qu’usagers !- le même gouvernement qui ne s’inquiète nullement des investissements que devrait faire la SNCF pour éviter la galère des transports au quotidien, qui n’a nullement pris de mesures particulières pour l’entretien des voies depuis l’accident mortel de Brétigny-sur-Orge, semble aux abois et lance des appels à la reprise du travail aux cheminots, sous prétexte de notre intérêt d’usager. Etonnant qu’il ne s’inquiète de notre intérêt que lorsque les cheminots se battent pour défendre le service public…

Sa dernière rengaine c’est que la grève empêcherait le déroulement du bac. Cette instrumentalisation est scandaleuse ! D’une part, c’est faux car le Ministère de l’Education Nationale a annoncé que serait accepté un retard d’une heure des lauréats à leur examen, mais surtout c’est le gouvernement lui-même qui porte la responsabilité de cette caco- phonie. En effet, cette grève a été précédée de nombreuses actions, depuis juin 2013, sans aucun effet sur les projets gouvernementaux, et à la manifestation nationale de plus de 20 000 cheminotEs le 22 mai 2014. Enfin, ce ne sont pas les cheminots qui fixent les calen- driers des réformes, pas plus que n’importe quel autre salarié ne décide des dates des sales coups qui leur tombent sur la tête ! Sans compter que bien des cheminotEs sont aussi les parents de jeunes qui passent le bac…

Usagers, solidaires de la mobilisation des cheminots ! L’ouverture à la concurrence est présentée comme un « plus » en faisant miroiter une baisse des tarifs. C’est faux ! Nulle part, la libéralisation n’a permis un meilleur accès aux services, mais en plus avec la «réforme» le prix des péages pour faire circuler les trains va augmenter de 30%…

Par ailleurs, la privatisation du rail fait courir de graves dangers à la sécurité des transports comme en atteste l’exemple anglais. Suite à la privatisation en 1996, les entre- prises ferroviaires privées, en même temps qu’elles augmentèrent les tarifs, ont diminué les investissements et supprimé deux tiers des emplois cheminots. Les coûts de maintenance furent réduits en deçà du minimum nécessaire à la sécurité des circulations. Les consé- quences : une augmentation très importante des accidents (souvent mortels), des retards systématiques, un service quotidien largement dégradé !

Usagers – cheminots, nous sommes victimes de la politique du « toujours plus d’austérité » du gouvernement, de la baisse du coût du travail, du chantage à la compétitivité, du travailler plus pour gagner moins.

A la SNCF, les retards à répétition, l’attente aux guichets, les trains surchargés, les retards d’investissement et d’entretien sont de la responsabilité de l’Etat et de la direction de l’entreprise. Contre cette politique, il n’y a pas d’autre réponse que de se mobiliser, comme le font aujourd’hui les cheminots, pour la mettre en échec.

http://npa2009.org/content/sncf-hollande-et-valls-deraillent

 

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16 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Demande d’un débat télévisé sur l’avenir de la sncf (acrimed)

avenir train

Fédérations CGT et SUD-Rail, le 15 juin 2014

Demande d’un débat télévisé sur la l’avenir de la SNCF

Mesdames, Messieurs,

Une réforme du système ferroviaire, ou plutôt de la SNCF est en cours. Le débat parlemen- taire sur le projet de loi est prévu à partir du 17 juin 2014. Les cheminots sont fortement mobilisés, à l’appel des Fédérations CGT et SUD-Rail depuis 3 jours pour exiger une autre réforme.

Nos Fédérations ont des propositions claires pour une autre réforme du système ferroviaire présentées sur une plateforme revendicative unitaire CGT-UNSA-SUD-Rail.

La question de l’avenir de la SNCF du service public ferroviaire est posée.

Au regard de l’intérêt grandissant des Français sur le sujet du ferroviaire, les fédérations CGT et SUD-Rail demandent la tenue d’un débat télévisé entre nos organisations et le Secrétaire d’Etat aux Transports, M. Cuvillier.

Nous jugeons utile d’éclairer les Français sur ce qui se joue autour de ce projet de loi et notamment quant à l’avenir de la SNCF entreprise publique de service public et de la réponse aux besoins de transport tant de voyageurs que de marchandises sur l’ensemble du territoire.

Nous demandons à un ou plusieurs médias télévisuels de permettre la tenue de ce débat contradictoire qui doit permettre aux usagers de la SNCF, à la population de mesurer l’objectif réel d’une telle loi.

Nous renouvelons notre disponibilité pour engager des discussions sérieuses sur la réforme du ferroviaire.

Paris, le 13 juin 2014

Avis de recherche. Nous avons bien regardé et écouté les grands médias audiovisuels. Nous avons bien trouvé les innombrables reportages sur les usagers gênés, désemparés ou excédés. En revanche, nous avons cherché en vain dans ces mêmes grands médias (mais peut-être une émission nous a-t-elle échappé) des explications fréquentes, claires et détaillées, présentées à des heures de grande écoute, du contenu de la réforme et des motifs des grévistes. C’est pourquoi nous publions ci-dessus un communiqué des fédérations CGT et Sud-Rail, daté du vendredi 13 juin. Un débat sur la réforme ferroviaire ? Chiche ! (Acrimed)

http://www.acrimed.org/article4375.html

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13 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Briec, la moitié des facteurs en grève (of)

greve-poste-privatisation

Ils refusent de se voir imposer une pause de 45 minutes, non rémunérée, à l’heure du déjeuner.

La moitié des quinze facteurs et factrices de Briec, près de Quimper, étaient en grève ce matin. En cause : le changement dans le fonctionnement de la pause déjeuner. Jusqu’ici, ils avaient droit à une pause rémunérée de 20 minutes, qu’ils prenaient à leur guise. Aujourd’hui, la direction impose une pause de 45 minutes, mais elle n’est plus rémunérée. Le centre de tri de Briec est un centre test au niveau national. Briec – 11 Juin

http://www.ouest-france.fr/briec-la-moitie-des-facteurs-en-greve-2613019

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12 juin 2014 ~ 0 Commentaire

Les cheminots sont plus que jamais mobilisés (sud rail bretagne)

Pour une autre réforme du système ferroviaire

Avec près de 50% de salariés en grève, la mobilisation à la SNCF est forte. Plus d’un-e cheminot-e sur deux est en grève dans les collèges exécution et maîtrise.

C’est le signe de leur détermination à combattre une réforme qui n’améliorera en rien le système et le service public ferroviaire.

Le gouvernement doit comprendre que ce n’est que le début ! Il doit retirer son projet et négocier sur nos revendications connues depuis longtemps. Il est responsable de l’affrontement social qui est en train de grandir dans le pays !

Pépy et la casse de la SNCF organisée depuis des années : ça suffit !

Les fédérations cheminotes CGT et SUD-Rail ont des propositions unitaires et concrètes ; direction et gouvernement doivent les prendre en compte.

Les cheminot-es exigent une véritable réforme du ferroviaire, dans l’intérêt des usagers et des cheminot-e-s, qui passera obligatoirement par :

- la réintégration du système ferroviaire dans un seul EPIC,
- l’arrêt du processus de privatisation mené par la direction SNCF,
- la non remise en cause et l’amélioration de la réglementation du travail SNCF, son extension à tous les salarié-e-s du secteur ferroviaire,
- l’annulation de la soi-disant « dette » du système ferroviaire.

SUD-Rail appelle tous les travailleurs du rail à amplifier le mouvement et à participer massivement aux Assemblées Générales qui auront lieu demain !

La balle est dans le camp du gouvernement !

mercredi 11 juin 2014 Sud Rail

http://www.rennes-info.org/Les-cheminots-sont-plus-que-jamais

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