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09 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

irlande: pour la dépénalisation de l’avortement (amnesty)

Protestors hold pictures of Indian Savit

 (Après l’agonie de Savita Halappanavar en 2012)

Un sondage indique qu’une majorité des deux-tiers se prononce pour la dépénalisation de l’avortement

Le gouvernement irlandais est soumis à une pression croissante pour réformer sa législation relative à l’avortement, l’une des plus restrictives au monde, a déclaré Amnesty International mercredi 8 juillet alors qu’elle publie les résultats d’un sondage sur l’opinion de la population vis-à-vis de l’avortement en Irlande.

Ce sondage, réalisé pour Amnesty International par RED C Research and Marketing, révèle que la majorité de la population en Irlande ignore que l’avortement constitue une infraction pénale. Une forte majorité est opposée aux sanctions pénales qu’encourent les femmes qui avortent, ou les médecins qui pratiquent un avortement.

À la question concernant la dépénalisation de l’avortement par le gouvernement irlan- dais, 67% des personnes interrogées répondent oui, et 25% non. 81% se prononcent en faveur d’un élargissement des motifs autorisant un accès légal à l’avortement en Irlande.

« Il est clair que l’opinion des Irlandais sur l’avortement a radicalement changé. Ils se montrent aujourd’hui globalement plus compréhensifs quant aux situations que les femmes traversent et estiment qu’elles ne doivent pas être traitées comme des criminelles parce qu’elles subissent un avortement, a déclaré Colm O’Gorman, directeur exécutif d’Amnesty International Irlande.

Il est clair que l’opinion des Irlandais sur l’avortement a radicalement changé.
Colm O’Gorman, directeur exécutif d’Amnesty International Irlande

« Ce sondage révèle que sur la question de l’avortement, les citoyens en Irlande ont une longueur d’avance sur leurs gouvernants. Le débat que l’Irlande doit mener sur l’avortement est délicat, mais il doit avoir lieu.

« Le gouvernement irlandais doit soumettre cette question à la population de manière prioritaire. La dépénalisation de l’avortement est une obligation en termes de droits humains, mais c’est surtout ce que souhaite le peuple d’Irlande. Cela suppose d’abroger le 8e amendement de la Constitution », a déclaré Colm O’Gorman.

La dépénalisation de l’avortement est une obligation en termes de droits humains, mais c’est surtout ce que souhaite le peuple d’Irlande.
Colm O’Gorman

Voici les principaux résultats du sondage :

  • 64 % des personnes interrogées ignorent que l’avortement est un crime en Irlande lorsque la vie de la femme n’est pas en danger.
  • Moins d’une personne sur 10 (9 %) sait qu’un avortement illégal en Irlande est puni d’une peine pouvant aller jusqu’à 14 ans d’emprisonnement.
  • Seules 7 % des personnes interrogées approuvent le fait que les femmes encourent 14 ans de prison pour avoir subi un avortement illégal.
  • Seules 13 % des personnes interrogées approuvent le fait que les médecins qui pratiquent un avortement illégal encourent jusqu’à 14 ans de prison.
  • 71 % estiment que le fait de considérer l’avortement comme un crime ajoute à la détresse et à la stigmatisation que ressentent les femmes ayant recours à l’avortement.
  • 65 % des personnes interrogées estiment que l’interdiction de l’avortement en Irlande pousse les femmes à se tourner vers des pratiques dangereuses.
  • 68% estiment que cette interdiction n’empêche pas la plupart des femmes qui souhaitent avorter de le faire.

D’après ce sondage, 70 % des personnes interrogées pensent que les femmes ont le droit fondamental d’accéder à l’avortement, lorsque leur vie et leur santé sont menacées et en cas de viol, d’inceste ou de malformation fœtale grave et mortelle. Le 24 juin 2015, le Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU a rappelé ce droit et invité l’Irlande à réviser ses lois sur l’avortement afin de les rendre conformes aux normes internationales relatives aux droits humains.

« Ce sondage révèle que 81 % des personnes interrogées sont favorables à un accès à l’avortement élargi par rapport à la position juridique actuelle de l’Irlande – dont 36 % qui estiment que l’avortement devrait être autorisé lorsque la vie ou la santé de la femme est menacée, en cas de viol, d’inceste ou de malformation fœtale grave et mortelle, et 45 % qui iraient plus loin en autorisant les femmes à avoir accès à l’avortement selon leur choix. 9 % sont en faveur d’un accès autorisé uniquement lorsque la vie de la mère est en danger, ce qui correspond à la législation en vigueur, a déclaré Bryan Cox, directeur de Red C Research and Marketing.

« Nous avons été frappés par le très petit nombre de personnes sondées qui ont refusé de répondre aux questions ou n’avaient pas d’opinion. Il est clair que les Irlandais ont des opinions et qu’ils souhaitent les exprimer. » 8 juillet 2015, 11:29

Campagne Mon corps, mes droits

Le 9 juin, Amnesty International a publié une synthèse qui montre que les lois relatives à l’avortement en Irlande bafouent le droit relatif aux droits humains : Ce n’est pas une criminelle. La loi sur l’avortement en Irlande et ses conséquences.

Sondage complet et  résultats (en anglais) :  full poll and a summary of the results .

Signez la pétition: Dites à l’Irlande de réformer sa législation sur l’avortement

Blog: Six faits intolérables à propos de l’avortement en Irlande

A propos de notre campagne #pasunecriminelle.

https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2015/07/two-thirds-majority-in-ireland-want-abortion-decriminalized/

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09 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

cooperl lamballe: dirigeants fraudeurs (lo)

humourcheval

Le 2 juillet, les dirigeants de la Cooperl, à Lamballe dans les Côtes-d’Armor, abattoir numéro 1 du porc en France, ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc à plus de 3 millions d’euros d’amendes pour faux, escroquerie et tromperie. Et le cadre à l’origine de la fraude, à deux ans de prison avec sursis.

Ils étaient accusés d’avoir commercialisé pendant deux ans et demi, de 2010 à 2012, 1 500 à 2 000 tonnes de viandes de porc contaminées aux salmonelles, une bactérie pouvant provoquer de graves intoxications alimentaires, en ayant falsifié les résultats de leurs auto- contrôles. Cette opération frauduleuse aurait rapporté près de 3 millions d’euros.

La loi impose d’effectuer cinq prélèvements en vue de recherche de salmonelles. La Cooperl en effectuait le double, de façon à remplacer les mauvais résultats par des bons. Au cours de leur procès, les 24 et 25 mars derniers, les dirigeants de la ­Cooperl étaient restés muets, refusant de répondre aux questions. Les avocats de la société avaient déclaré que la Cooperl disposait de ses propres services de contrôle et que… personne n’avait été malade ! Du coup ils ont été relaxés pour les faits de mise en danger de la vie d’autrui.

C’est un fait que, depuis quelques années, les grosses entreprises d’abattage comme la Cooperl disposent de leur propre service de contrôle sanitaire. Auparavant, ce contrôle était effectué par des laboratoires publics comme celui de ­Ploufragan, près de Saint-Brieuc, le laboratoire Labocea.

Le 26 mars dernier, plus de la moitié du personnel de ce laboratoire s’était mis en grève pour dénoncer les suppressions de postes et la dégradation de ses conditions de travail. Voilà où mène la diminution des moyens accordés à des services publics de contrôle sanitaire indépendants des entreprises. C’est faciliter toutes les dérives connues des grands groupes de l’agroalimentaire, qui sont prêts à prendre le risque d’empoisonner la population.

Correspondant LO 8 Juillet 2015

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08 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

brest: bibliothécaires (brest info)

bibli

Grève dans les bibliothèques : les raisons de la colère

Publié le 9 juillet 2015 |

http://brest.mediaslibres.org/spip.php?article90

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02 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

hôpital de morlaix: mobilisation contre l’austérité (lo)

manifestants-hopital-SUD

Jeudi 25 juin, à l’appel des syndicats CGT, Sud et FO, 800 agents hospitaliers ont convergé vers Morlaix, venus des différents établissements de santé du Finistère pour protester ensemble contre les mesures d’austérité dont tous sont victimes à un degré ou à un autre. Ils ont rejoint le personnel de l’hôpital de Morlaix, déjà mobilisé depuis plus d’un mois.

Morlaix avait été choisi, car le plan d’économies projeté par la direction au Centre hospitalier des Pays de Morlaix (CHPM) y est particulièrement salé. Selon l’ARS (agence régionale de santé) le budget du CHPM serait en déficit et c’est 2 millions d’euros qu’il faudrait trouver pour les trois prochaines années. Signalons que la dette de l’hôpital auprès des banques se monte à 8 millions 300 000 euros et que bien sûr elles ne seront pas les dernières servies.

Il est question de dégager des recettes supplémentaires grâce à une cotation des actes plus rigoureuse, car les dirigeants de la santé entendent bien que l’hôpital soit avant tout une entreprise profitable. Mais il s’agit avant tout de s’attaquer aux conditions de travail du personnel en réduisant le nombre de jours de RTT qui passerait alors de 18 à 14, en supprimant 22 postes à temps plein, en durcissant les conditions d’avancement, en fermant des lits quitte à tirer au maximum sur les conditions de travail déjà de plus en plus insupportables. Toutes ces attaques bout à bout représentent une économie de 880 000 euros aux dépens du personnel.

Depuis l’annonce de ce plan, le personnel s’est mobilisé à plusieurs reprises. Le 28 mai, 500 agents ont manifesté dans les rues de Morlaix. Tout le monde a ressenti cette manifestation comme un succès car elle démontrait que le mécontentement n’était pas cantonné à quelques services. Depuis, les assemblées appelées par les trois syndicats CGT, Sud et CFDT ont rassemblé entre 100 et 200 personnes. Des débrayages ont eu lieu à plusieurs reprises. Il s’agit de ne pas désarmer, de continuer à interpeller la direction. Outre le refus de subir les attaques de son plan, ce qui choque la plupart des participants est la volonté de rentabiliser la santé au détriment des soins. La mobilisation des personnels de l’AP-HP en région parisienne est regardée avec sympathie. Chacun sait bien que c’est la même politique qui est mise en œuvre partout.

La veille de la journée d’action du 25 juin, à l’appel de l’intersyndicale, les agents avaient bloqué à une soixantaine le conseil de surveillance de l’hôpital. Il a été reporté au 3 juillet.

La mobilisation se poursuit et un nouveau débrayage était prévu le 3 juillet pour interpeller une nouvelle fois les représentants au conseil de surveillance.

Correspondant LO 1 Juillet 2015

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25 juin 2015 ~ 0 Commentaire

chic: les usagers de concarneau demandent des urgences de nuit (cq)

manifestants-hopital-SUD

Les membres du comité de défense de l’hôpital de Concarneau ont exprimé leurs revendications à Quimper lors du conseil de surveillance du Chic mardi 23 juin.

Ils tiennent à leur hôpital. Mardi 23 juin, la quinzaine de membres du comité de défense de l’hôpital de Concarneau l’ont répété à plusieurs reprises lors de leur entrevue avec Ludovic Jolivet. Le maire de Quimper est aussi le président du conseil de surveillance du Centre hospitalier intercommunal de Cornouaille (Chic) dont dépend l’établissement de Concarneau.L’entretien a duré près de 45 minutes, mardi 23 juin. Dans une ambiance cordiale. Yvon Guillou est l’un des quatre porte-parole du comité de défense de l’hôpital de Concarneau: «Les urgences de jour fonctionnent très bien. Là n’est pas la question mais le service s’arrête entre 19 h et 9 h. Or, nous voulons que ce service soit assuré 24 heures sur 24. »
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La décision de l’Agence régionale de santé de fermer les urgences la nuit, en 2008, a été une trahison insupportable. Yves Guillou ajoute: «Nous demandons de prendre en compte la réalité de la vie économique, sportive et culturelle et de modifier ces horaires. Nous vous demandons d’adapter dans un premier temps les horaires des urgences à toute cette activité.»
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Cet état des lieux n’est pas nouveau. Il remonte à 2008. Danielle Coden, une autre porte-parole du comité, rappelle: «Nous avions obtenu les urgences jour et nuit au début des années 90 en échange de la fermeture de la maternité et du service de chirurgie. Or, la décision de l’Agence régionale de santé de fermer les urgences la nuit, en 2008, a été une trahison insupportable. » Sur cette revendication, le comité de défense de l’hôpital de Concarneau voulait un rendez-vous avec Jean-Roger Pautonnier, le directeur du Chic. Ils l’ont obtenu. Les deux parties doivent se retrouver mercredi 24 juin à Concarneau.En attendant, le directeur du Chic a rappelé qu’il n’avait pas le pouvoir de diminuer ou d’augmenter l’amplitude horaires des urgences. « Je n’ai pas la capacité d’agir », a-t-il souligné. André Fidelin, le maire de Concarneau, semble cependant penser le contraire. Ayant assisté à la réunion du mardi 23 juin, il a en effet demandé au directeur du Chic de « prolonger les horaires des urgences au moins pendant l’été. »
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Douarnenez n’a pas la parole L’échange entre Ludovic Jolivet et les membres du comité de défense de l’hôpital de Concarneau devait durer une demi-heure. Il s’est légèrement pro- longé en raison de la présence d’une dizaine de membres du comité de défense de l’hôpital de Douarnenez. Mais ces derniers n’ont pas eu le droit de s’exprimer. Ludovic Jolivet: «Vous, vous n’avez rien demandé. Il faut un peu de méthode pour la démocratie.» Les Douarne- nistes ont alors déployé une banderole barrée de l’inscription “Touche pas à mon hosto”. En fin de réunion, Ludovic Jolivet a été légèrement bousculé au moment de sortir de la salle.
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La réunion du conseil de surveillance, initialement prévu ce mardi à 15 h, a été annu- lée. Une partie des urgentistes de l’hôpital de Quimper s’était aussi invitée pour dénoncer des conditions de travail difficiles. Pour rappel, les urgences de l’hôpital de Quimper ont connu une progression sensible de leur activité en début d’année. La direction a proposé un renfort infirmier en début de soirée, c’est-à-dire de 20 h à 23 h 30, d’ici au 14 juillet.Ce n’est cependant pas la solution revendiquée par les syndicats.

23/06/2015 à 20:23 Par Matthieu Gain

http://www.cotequimper.fr/2015/06/23/chic-les-usagers-de-concarneau-demandent-des-urgences-de-nuit/

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24 juin 2015 ~ 0 Commentaire

le 25 juin à morlaix

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23 juin 2015 ~ 0 Commentaire

«salle de shoot»: besoin sanitaire, offensive réactionnaire (npa)

«salle de shoot»: besoin sanitaire, offensive réactionnaire (npa) dans Jeunes szlpmx-L

Une « salle de consommation à moindre risque » (SCMR), communément appelée « salle de shoot », surtout par les opposants, est un lieu destiné aux plus marginalisés des consommateurs de stupéfiants…

Elle a pour vocation de réduire les risques liés aux injections sans hygiène: VIH, hépatite C, de renouer avec les consommateurs un lien social souvent anéanti, et de diminuer les nuisances dans l’espace public.

Il existe plus de 90 salles de ce type dans le monde. La première créée en 1986 à Berne est l’un des piliers essentiels de la politique de la Suisse en matière de drogue, où il existe actuellement une quinzaine de salles. Ce dispositif fonctionne avec des résultats positifs en Espagne, en Allemagne, au Luxembourg, au Danemark, en Norvège, aux Pays-Bas, au Canada et en Australie.

En France, le dispositif fait débat et encore une fois, ce gouvernement cherche à ne pas brusquer la droite réactionnaire adepte du «pas de ça chez moi» et de la stigmatisation perpétuelle des plus faibles. La France essaie depuis 2013 d’ouvrir une SCMR à Paris, dans le quartier de la gare du Nord, haut lieu de la consommation et du trafic de drogues. Cette salle serait gérée par l’association Gaia, association qui fournit déjà aux toxicomanes du matériel stérile, avec des fonds publics. Dans ce quartier, jardin, toilettes publiques et cages d’escalier sont occupés par les toxicomanes, et la cohabitation avec les riverains est problématique.

Ouverture en 2016? Un premier projet, boulevard de la Chapelle, a soulevé l’ire des rive- rains dont la plainte a été jugée recevable par le Conseil d’État le 6 juillet 2013, pour non- conformité à la loi de 1970 sur les stupéfiants. Néanmoins, soutenu par la mairie PS du 10e arrondissement, le gouvernement a relancé le projet, et l’article 9 de la loi de modernisation du système de santé prévoit une expérimentation de 6 ans dans un local situé à l’intérieur de l’hôpital Lariboisière, avec deux infirmières rattachées. Cette salle coûterait 800 000 euros par an, sur un budget total de 388 millions d’euros consacrés à la prévention et à la lutte contre les addictions.

La loi doit passer au Sénat pour une adoption à l’automne et une ouverture de salle en 2016. Prudence quand même : au ministère de la Santé, on cherche des garanties… Les autorités annoncent dans le même temps une lutte accrue contre les dealers pour éviter l’effet d’attraction que pourrait générer la concentration de consommateurs.

La droite, UMP-Républicains en tête, est vent debout contre ce projet, et prédit l’arrivée de « paradis artificiels officiels », de « première marche vers la dépénalisation », de « zones de non-droit ». Elle s’obstine à défendre l’utilisation d’un bus spécialisé touchant pourtant un très petit nombre de toxicomanes, et prône sevrage et abstinence : des mots vains dans un monde où les drogués sont à ce stade des victimes…

Rappelons enfin que le chiffre d’affaire annuel de la drogue représente plus de 300 milliards d’euros dans le monde : le deuxième marché au monde après les armes, 2 mil- liards rien qu’en France. La drogue n’est pas née avec le capitalisme ni avec la mondia- lisation, mais le développement de son marché en est à l’évidence un avatar…

Catherine Segala

Mardi 23 Juin 2015, mise à jour Mardi 23 Juin 2015, 08:04

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21 juin 2015 ~ 0 Commentaire

italie, contre l’école entreprise qualifiée de «bonne école» (al’e)

renzi

Après la grande journée de mobilisation du 5 mai 2015 – voir l’article publié sur ce site le 15 mai 2015 – le mouvement de protestation contre le projet de «Bonne école» du Premier ministre Matteo Renzi ne s’est pas arrêté.

Plusieurs actions locales d’enseignant·e·s, d’étudiant·e·s, d’élèves et de parents d’élèves se sont déroulées au cours de ces dernières semaines. Il faut signaler «la grève des notes», à savoir le boycott des examens de fin d’année qui vient de se terminer. Il a connu une adhé- sion moyenne de 80%, selon des sources syndicales.  Le mouvement de l’école a exprimé une vraie combativité. Son but: obtenir le retrait complet du projet de l’école néolibérale de Renzi. La bataille contre le projet de «Bonne école» pourrait aboutir à une première véritable victoire (partielle) du mouvement de protestation qui semble connaître un nouvel essor en Italie grâce au rôle des enseignants de l’école publique, véritable «fer de lance » des protes- tations de ces derniers mois dans le pays. Des mobilisations nationales doivent se dérouler du 23 au 25 juin.  (Réd. A L’Encontre)

Lors de sa récente apparition à l’émission télévisée Porta à Porta [conduite par Bruno Vespa, un «homme de Berlusconi»], le Premier ministre Matteo Renzi a parlé à nouveau de son projet de «Bonne école». Il a annoncé que les quelque 3000 amendements présentés dans le cadre de la discussion du projet au Sénat portent atteinte à l’ensemble du projet ainsi qu’à une mesure jugée centrale, à savoir l’embauche de 100 000 enseignant·e·s précaires prévue par la proposition de loi (Disegno di legge-DDL).

A ce propos, la démarche d’adoption de ce projet pourra se prolonger d’une année. La possibilité de l’impasse autour de ce projet était annoncée depuis quelques jours et, en particulier, depuis que le DDL a été jugé non constitutionnel par la Commission des affaires constitutionnelles de la Chambre des députés. Plusieurs aspects anticonstitutionnels de la «Bonne école» ont été mis en évidence non seulement par les organisations syndicales mais aussi par des magistrats fort connus tels que Ferdinando Imposimato, président hono- raire adjoint de la Cour suprême de cassation, qui a aussi lancé un appel au président de la République Carlo Mattarella [1].

Les déclarations du président du Conseil prononcées lors de cette émission télévisée révèlent un élément de nouveauté par rapport aux précédentes déclarations portant sur la «Bonne école». Le chantage à la base de la philosophie du projet peut être résumé ainsi: ou on accepte tout le paquet (embauche en échange de la perte des droits), ou tout va exploser, y compris les embauches prévues. Aux déclarations de Renzi s’ajoutent celles de la ministre Stefania Giannini [2] et du ministre Giulano Poletti [3]. Ces ministres soulignent le danger d’adopter un projet de loi (DDL) spécifique concernant seulement les embauches en le détachant du projet d’ensemble de la «Bonne école».

Une prise de position du Parti démocrate (PD) fait écho à la position de Renzi. Le PD lance un appel, qui est de facto un chantage adressé aux syndicats et à l’opposition interne au PD [«critique » vis-à-vis de ce projet de loi] qui affirme: «Dans les prochains jours l’oppo- sition [au sein du PD] peut travailler au sein de la Commission afin d’éliminer ou de réduire les amendements dans le but d’aboutir à l’adoption de la réforme dans des délais brefs et en procédant ainsi à l’embauche des précaires. On verra si les syndicats vont se profiler en faveur ou contre les 100 000 salarié·e·s précaires qui devraient être embauchés.» [4]

En réalité, face à une chute de popularité et face aux protestations continue du «monde de l’école», Renzi essaye de jouer à nouveau la carte de la division en mettant l’un contre l’autre les syndicats, qui jusqu’à maintenant se sont mobilisés de façon unitaire contre le projet de «Bonne école» et les travailleurs et travailleuses précaires de l’école, menacés de ne pas être embauchés.

Le charlatan Renzi utilise ces déclarations, comme il l’avait fait en s’improvisant ensei- gnant pour expliquer, par le biais d’une vidéo, lors du lancement du projet de «Bonne école»  pour s’adresser «au public» et non pas aux enseignants dans le but qu’une éventuelle défaite du DDL ne soit pas attribuée au gouvernement. C’est ainsi qu’il continue à mener conjoin- tement la bataille contre l’opposition au sein du PD et contre les syndicats (par le biais du chantage autour des embauches).

Son but est d’isoler la protestation des travailleurs et travailleuses du monde de l’école du reste du pays, afin de prévenir les diverses possibilités de solidarité entre des salarié·e·s des divers secteurs et de diviser les précaires de l’école qui, à parité de formation comme prévu par la «Bonne école», ne seront pas tous embauchés. (…).

L’impasse dans laquelle le gouvernement est tombé autour du projet de «Bonne école» constitue une démonstration qu’il y a une possibilité réelle que ce projet soit retiré et que Renzi lui-même puisse être battu par l’action directe plus que par les manœuvres politiques au sein d’une configuration gouvernementale qui s’intéresse avant tout à ses rentes de pouvoir au détriment du destin de la classe laborieuse de ce pays.

A l’heure actuelle, nous ne devons pas nous contenter du renvoi, mais il faut continuer la lutte et les mobilisations jusqu’à obtenir le retrait du projet de loi et exiger les embauches. Seulement ainsi nous pourrons affirmer avoir gagné cette bataille. Pour aboutir au retrait du projet, il est nécessaire de continuer à se mobiliser dans les rues et à battre le fer tant qu’il est chaud, en élargissant le front de la mobilisation.

A partir d’aujourd’hui et dans les prochains jours, nous sommes appelés à des nouvelles mobilisations: après les manifestations syndicales de Flc-Cgil, Cisl e Uil Scuola, Gilda e Snals, Cobas du 18 juin à Rome, demain [19 juin 2015] et après-demain [20 juin 2015], des mobilisations se tiendront dans d’autres villes. Les mobilisations nationales du 23 au 25 juin 2015 sont aussi confirmées. Continuons à participer nombreuses et nombreux c’est le bon moment. (Traduction A l’Encontre; article publié en italien en date du 17 juin 2015)

Chiara Carratù est enseignante dans la ville de Turin (Piémont) et membre de Sinistra Anticapitalista, Publié par Alencontre le 20 – juin – 2015

http://alencontre.org/europe/italie/italie-contre-lecole-entreprise-qualifiee-de-bonne-ecole.html

Commentaire: Notr « cher » Hollande, lui n’avait promis que 60 000, on ne les a pas vu non plus!

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17 juin 2015 ~ 0 Commentaire

mobilisation des professeurs de philosophie (npa)

mobilisation des professeurs de philosophie (npa) dans Austérité

Une mobilisation de professeurs de philosophie reprend, à peu près sur les mêmes revendications que l’année dernière  : rétablissement des dédoublements nationaux supprimés en classes technologiques et en séries S.
Le groupe philosophie du SNES y est à l’initiative au niveau national, mais peine à faire suivre la direction du SNES. Il y aura néanmoins une journée nationale de mobilisation le 3 juillet. Le SNES a contribué à ce que soit lancé un appel d’universitaires en soutien à cette mobili- sation (et cela a trouvé un écho parmi eux, car il y a des universités où les UFR de philosophie sont exsangues).
En Ile-de-France, la mobilisation commence à s’organiser. Sur la base des contacts établis l’année dernière, il y a eu une première AG de professeurs de philosophie d’IDF. Bilan: 20 collègues, globalement très au clair, non seulement sur la philosophie, mais sur le contexte générale des réformes, avec un souci de s’auto-organiser et de lutter dans la durée. D’où la décision de fonder un collectif des professeurs de philosophie d’IDF (avant de trouver un nom plus ronflant).  D’où la mise en perspective des revendications et actions en lien avec les autres secteurs de l’éducation (réforme du collège, réforme du lycée, austérité).
D’où l’extension des revendications : demande de classes plafonnées à 24 élèves toutes séries confondues.
L’APPEP (la plus grosse association de professeurs de philosophie) a l’air assez mobilisée aussi.  Il est prévu de tenter d’organiser des AG lors des réunions d’entente et d’harmonisation. Outre le débat, on y proposera de faire signer une pétition avec toutes les revendications et on appellera les collègues à participer beaucoup plus massivement que l’année dernière à un rassemblement devant le Ministère, prévu pour le moment le vendredi 3 juillet à 13h30.
Vous trouverez ci-joint le tract de Créteil/Versailles/Paris à diffuser et utiliser sans modération, ainsi que l’appel des universitaires, et la pétition en discussion pour Créteil/Paris/Versailes.
Stéphane R. Mercredi 17 Juin 2015, mise à jour  08:39

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15 juin 2015 ~ 0 Commentaire

guéret: une manifestation de convergence (npa)

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Nous étions 4000 d’après les organisateurs (repris dans la dépêche AFP) et… 2400 d’après la police qui était là mais très discrète (ça repose).
Très bonne ambiance, un aspect festif, des couleurs, des collectifs de lutte (santé notam- ment), des syndicats (Solidaires, FSU et Cgt surtout), des associations (Attac, des combats, locaux, culturels…), des partis (FdG, EELV, NPA), des stands pour chacune des organi- sations (presse, tracts, autocollants…), des lieux de débats (certains accueillant du monde), des stands boissons et repas.
Au delà du nombre de manifestants plutôt faible, ce qui n’est pas vraiment une surprise, la journée est une réussite. Les participants étaient évidemment pour l’essentiel des militan- tes/militants, satisfaits de se retrouver « tous ensemble », de marquer le coup, de continuer la bataille malgré les reculs, avec ambiance très fraternelles, beaucoup d’échanges, de discus- sions sur la période difficile, sur les perspectives (quoi faire, comment, avec qui, élections qui viennent, convergences à construire).
Nous avons eu beaucoup de discussions, avec des militant(e)s jeunes du PCF qui quittent leur parti parce qu’il reste avec le PS, des militant(e)s du PG, des syndicalistes Cgt, Solidaires, Fsu. On a pu vérifier que le Npa fait bien parti du paysage, on nous apprécie, ce qu’on dit, ce qu’on essaie de faire.
Dans la manif, le seul cortège politique était celui du Npa: les camarades de Guéret étaient bien sûr surtout occupés à l’organisation centrale de la journée, mais étaient présents aussi des militantEs de Limoges, d’Angoulême, de Poitiers, de Châtellerault, de St Pierre des Corps, de Quimper, d’Avignon, de Tarbes, de Dordogne, de Bordeaux, de Paris…
Philippe Poutou Lundi 15 Juin 2015
Ci-dessous, l’appel adopté :

Appel de Guéret, le 14 juin 2015

Nous, citoyens, usagers du service public, militants syndicaux, associatifs, politiques, élus, collectifs de la Convergence, coordinations, lancons aujourd’hui un appel pour la défense, la reconquête, la réinvention et le développement des services publics.

Des services publics, créateurs de richesses, au service de la satisfaction des besoins et des droits fondamentaux, de la redistribution des richesses produites et s’inscrivant clairement dans la transition écologique.

Des services publics bénéficiant de financements pérennes au moyen notamment d’une véritable réforme fiscale et d’un contrôle public des banques et les organismes financiers.

Des services publics au sein desquels les citoyens doivent disposer de nouveaux droits sur l’expression des besoins de service public et leurs modalités d’exercice.

Des services publics assurant les principes de solidarité, d’égalité de traitement notamment entre les femmes et les hommes, de continuité et d’égal accès, sur l’ensemble du territoire

Des services publics, dans les territoires, en France et en Europe, pour combattre l’austérité et sortir de la crise.

Nous appelons au renforcement des collectifs et comités existants et à la création de nouveaux collectifs de la Convergence sur l’ensemble du territoire pour engager cette bataille dans la durée

Nous appelons à l’organisation d’assises locales dans l’objectif d’adopter, en 2O16, un manifeste, outil de mobilisation pour les services publics.

Nous nous inscrivons dans toutes les mobilisations, territoriales et professionnelles, pour les services publics et la protection sociale, en France, en Europe et dans le monde, en 2015.

La Convergence nationale de défense et de développement des services publics

www.convergence-sp.org    facebook : Convergence Services Publics

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