Archive | Services publics

21 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

dimanche 21 décembre, 13h, manif de soutien aux salarié-e-s de swissport, genève (l’anticapitaliste)

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Rupture des négociations pour le renouvellement de la Convention collective de travail de Swissport !

La direction de cette héritière de Swissair appartenant désormais au groupe PAI BNP Paribas, joue le chantage aux emplois au cas où les syndicats n’accèdent pas à une baisse générale des salaires ! Le personnel organisé refuse d’accepter la perte mensuelle de plusieurs centaines de francs de son salaire.

Les employés de Swissport sont des femmes et hommes qui accueillent les passages avec sourire aux guichets de l’aéroport. Ils travaillent 365 jours par an pour assurer l’enregistrement des bagages, leur transport jusqu’à l’avion, du fret, des litiges bagages, de l’accueil et de l’orientation des passagers. Leur travail est dur et très exigeant et ils sont plus de 1’100 personnes à Genève. Et pourtant ce ne sont pas des privilégiés-es. Salaires de misère pour certains, travail dans les températures extrêmes pour la plupart.

La gourmandise de Swissport international ne tarit pas : 2,1 milliards de francs de revenus pour 2013 en hausse de 11% comparé à 2012, contre une hausse de la productivité du travail de 15% depuis 2010.

Voilà à peine 2 semaines que Swissport annonçait avec fracas son engagement pour recruter de la main d’œuvre locale à Genève. La direction du numéro un mondial de l’assistance au sol brandit désormais la menace de 70 licenciements ou plus encore. Pour crier sa colère, le personnel de Swissport Genève appuyé par le SSP Trafic aérien et Push organise une manifestation :

La GA vous appelle à soutenir la mobilisation ce dimanche des salarié-e-s de l’entreprise Swissport, active sur le tarmac de l’aéroport de Genève. Nous publions, ci-dessous, le communiqué du Syndicat des Services Publics

Dimanche 21 décembre à 13 heure, devant le Fret (entrée ABT), le cortège se rendra ensuite devant l’entrée de l’aéroport au niveau des départs.

19 décembre 2014

http://www.gauche-anticapitaliste.ch/?p=1195

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21 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

douarnenez: 12 000 signatures pour le maintien de la chirurgie ambulatoire (fr3)

manifestants-hopital-SUD

Ce matin, environ 300 personnes ont participé à une réunion publique pour la défense de la chirurgie ambulatoire à l’hôpital de Douarnenez. Faute d’anes- thésiste, l’ARS (Agence Régionale de Santé) prévoit de fermer ce service en mars prochain.

Personnels soignants et membres du comité de soutien de l’hôpital portent un pansement à l’oeil pour manifester leur opposition à la fermeture du service de chirurgie.

La réunion publique de ce matin rassemblait médecins, élus, personnels soignants et citoyens soucieux de défendre le service de chirurgie ambulatoire de l’hôpital de Douarnenez. Suite au départ en retraite d’un médecin anesthésiste, l’ARS (Agence Régionale de Santé) envisage de fermer purement et simplement ce service.

En quelques semaines, le comité de soutien de l’hôpital a réuni plus de 12 000 signatures de citoyens protestant contre cette fermeture. Une manifestation de plus grande ampleur est prévue le 17 janvier 2015.

Par Antonin Billet Publié le 20/12/2014 | 19:16

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/2014/12/20/douarnenez-29-12-000-signatures-pour-le-maintien-de-la-chirurgie-ambulatoire-617308.html

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20 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

le medef collectionne les points de pénibilité (al’e)

Introduisez la pénibilité au travail dans vos évaluations des risques professionnels !

Qualifiés de «monument de complexité» par Pierre Gattaz, les décrets qui mettent en place le «compte pénibilité» doivent pourtant beaucoup au Medef. Lancées en 2004 par Fillon, alors ministre du Travail de Chirac, reprises par Sarko, les négociations ont duré près de dix ans et accouché de laborieux textes de compromis.

Aujourd’hui, leur application relève du casse-tête chinois. La réforme risque, en outre, de ne pas concerner grand monde, comme en témoignent les dispo- sitions qui concernent le travail de nuit et les entreprises du BTP.

A la demande du patronat, les partenaires sociaux ont renoncé à reprendre la notion légale du travail de nuit. Selon l’actuel Code du travail, elle concerne toute personne qui bosse au minimum deux fois par semaine et durant trois heures entre 21 heures et 6 heures du matin. Mais c’était trop simple. Et surtout trop coûteux, au vu des centaines de milliers de salariés qui auraient pu profiter de cette disposition pour partir plus tôt à la retraite. La définition choisie est à la fois plus restrictive et plus économique. Résultat : les salariés qui bossent de nuit seulement deux fois par semaine et ceux qui commencent leur job juste après 4 heures ou qui le terminent avant 1 heure seront laissés pour compte…

Médaille avec palme et tuba «Finalement, le seul critère qui n’a pas posé de problème au Medef, se marre un dirigeant de la GGT, c’est celui qui porte sur le travail en “hyperbare”, car il ne concerne que 1500 scaphandriers…» Dans le secteur du bâtiment, les ouvriers disposent d’une espérance de vie particu- lièrement courte. Mais la reconnaissance de la pénibilité ne devrait pas leur rapporter beaucoup de rab.

Et d’une, les contrats de moins d’un mois – qui sont monnaie courante sur les chantiers – ne seront pas concernés par la réforme. Et de deux, les ouvriers qui voudraient bénéficier des nouvelles mesures devront en mettre un sacré coup : il leur faudra se fader au minimum près de trois heures par jour de marteau-piqueur ou de concasseur pour être éligibles au critère de pénibilité sur les «vibrations» ! Et de trois, ces dispositions ne concerneront pas les travailleurs détachés, ces salariés sous-payés et maltraités venus des pays de l’Est, qui occupent une place sans cesse grandissante dans le secteur du bâtiment.

Petite chimie patronale En prime, l’application des autres critères s’avère, en l’état, «indémerdable» de l’aveu même des syndicalistes. Il en va ainsi pour l’ex- position au risque chimique. Les textes ont bien prévu l’établissement de «grilles d’évaluation» de chaque substance dangereuse. Mais c’est mission impossible, car de nombreux fabricants refusent de donner la composition exacte de leurs produits…

Les notions de «charges lourdes» et de «postures pénibles» crispent aussi le dialogue social. Comme personne ne songe à compter le nombre de sacs de ciment trimballés chaque jour, la CFDT a proposé une solution plus simple. Il s’agit d’associer les critères complexes à des métiers précis. Par exemple, un ma- nœuvre serait automatiquement considéré comme portant des charges lourdes, un peintre comme exposé au danger chimique, un paveur de rue comme travaillant sous des températures extrêmes, etc. Peine perdue : cette proposition de simplification a été rejetée par le Medef…

Du coup, les syndicats se plaignent de se retrouver bien seuls face aux exigences des employeurs. «Hollande a presque l’air de s’excuser d’avoir mis en place le compte pénibilité», se lamente un ponte de la CFDT.

Sans compter que le ministre du Travail ne cesse de torpiller lui-même la loi. Par exemple, c’est à la demande expresse de la fédération patronale du bâtiment de son fief électoral de Bourgogne que François Rebsamen a décidé de reporter d’un an la prise en compte des températures extrêmes. En attendant, sans doute, de ranger définitivement la pénibilité au congélateur…

Publié par Alencontre le 19 – décembre – 2014 Par Hervé Liffran

(Paru dans Le Canard enchaîné, 17 décembre 2014)

http://alencontre.org/europe/france/france-le-medef-collectionne-les-points-de-penibilite.html

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20 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

pétition sauvons kerichen

Pétition Publique Logotype

QUEL AVENIR POUR KERICHEN ?

La sortie de ZEP du collège
est annoncée.

Quelles conséquences ?

Refonte de la carte scolaire pour diriger les élèves du réseau vers d’autres établissements : trajets augmentés, saturation des classes

Mise en cause de la mixité sociale

Asphyxie organisée du recrutement du collège Kerichen pour en justifier la fermeture

Démantèlement de la cité scolaire, seul établissement public à mener les élèves sans interruption de cursus de la maternelle au supérieur.

Nous exigeons :
– des garanties sur la pérennisation du collège
– une position ferme et nette des élus
Pour que vive Kerichen, signez la pétition
Quel avenir pour Kerichen ?
Les signataires

 http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=kerichen

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19 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

vannes: la grève se poursuit à médiapost (fr3)

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Depuis lundi, prêt de la moitié des effectifs de Médiapost à Vannes, filiale de la Poste, ont cessé le travail.

À l’origine du mouvement, des craintes quant à l’avenir de l’entrepôt et la demande d’une prime annuelle de 150 euros. Sur les 20 salariés de l’entrepôt de Médiapost à Vannes à avoir stoppé le travail ce lundi, deux seulement ont cessé leur mouve- ment ce matin. Pour les autres, la grève se poursuit, après avoir claqué la porte à la rencontre organisée hier avec le directeur régional des ressources humaines. Désormais, c’est avec un représentant du siège national que les grévistes veulent discuter.

Vers une baisse des effectifs ?

Ce que craignent avant tout, les « distributeurs » de l’entrepôt de Vannes, c’est une fermeture de leur site qui ne répondrait plus aux normes de sécurité. À cela s’ajoute, un plan de réorganisation de distribution des prospectus lancé au niveau national par la poste. « Avec cette nouvelle stratégie, on perd beaucoup de travail que récupèrent les postiers. On met beaucoup de pression sur les gens de Médiapost pour qu’ils partent. Chez nous, les salariés ont entre 20 et 78 ans… » , explique Régine Teinturier, déléguée du personnel et membre du comité d’entreprise de Madiapost à Vannes.

Des discussions au point mort

Autre revendication, une prime annuelle de 150 euros. « La direction nous dit qu’elle ne peut statuer, que ces primes font partie des négociations annuelles. Tout ce qu’on nous accordé, c’est la fourniture de chaussure de marche pour un montant de 30 euros et un vêtement de travail. » Ces propositions, les grévistes les ont rejetées, prêts à poursuivre leur mouvement tant qu’ils n’auront pas été entendus.

Médiapost est une filiale de la Poste spécialisée dans la distribution des pros- pectus et des magazines institutionnels qui emploie 13 000 distributeurs. La Bre- tagne compte 11 dépôts. Seul celui de Vannes (une quarantaine d’emplois)  est aujourd’hui en grève. Par Eric Nedjar

Publié le 18/12/2014 | 12:22, mis à jour le 18/12/2014 | 12:22

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15 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

soigner les cours de la bourse… (npa)

medicaments-dangereux
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Ou soigner les patients, il faut choisir !

Entretien. Bruno Toussaint est directeur éditorial de la revue indépendante Prescrire (1). Il dénonce le scandale du prix du Sovaldi et revient sur la politique du médicament en France, théâtre d’opérateurs aux appétits financiers démesurés.

Le Sovaldi, médicament révolutionnaire ou hold-up sur la Sécu ?
Le Sovaldi (sofosbuvir) est un nouveau médicament contre l’hépatite B qui touche en France près de 240 000 personnes, dont 2 600 vont mourir chaque année. Un médicament plus révolutionnaire par le prix exigé par le laboratoire Gilead, qui possède le brevet, que par son efficacité. S’il apporte quelque chose d’utile aux malades, il laisse dans l’ombre bien des interrogations sur ses effets secondaires, notamment chez ceux qui en auraient le plus besoin.

Le prix réclamé par la firme Gilead pour le Sovaldi a provoqué un tollé dans de nombreux pays, notamment aux États-Unis, où le prix du traitement de 12  semaines est de 84 000 dollars par patient. En France, il a été disponible pendant quelques mois dans le cadre d’une autorisation temporaire d’utilisation (ATU) pour un coût fixé par le laboratoire à 5 000 euros pour 12 semaines de traitement, soit 666 euros le comprimé !

Un médicament qui coûte cher à produire ?

Ce prix exorbitant n’est pas dû à son coût de production. Un groupe d’experts universitaires anglais a calculé que le prix de fabrication de ce médicament ne revenait qu’à une centaine d’euros par patient et par traitement… contre 56 000 euros exigés par Gilead initialement, pour un traitement de douze semaines.

Il n’est pas dû non plus au coût de la recherche de la firme. La recherche publi- que, aux USA, en Europe ou en France (ANRS, Inserm, CNRS…), a largement financé le développement des médicaments contre l’hépatite C, ce qui réduit d’autant les coûts de recherche. Il n’est pas dû aux coûts de l’évaluation clinique, qui est limitée au minimum pour passer le cap de l’autorisation de mise sur le marché (AMM). Les essais de phase 3 du dossier d’évaluation ne sont pas impressionnants. En particulier, aucun essai n’a ciblé les patients atteints de cirrhose hépatique, pour cerner la balance bénéfices-risques de ces patients fragiles, ceux qui auraient le plus besoin de ce nouveau traitement.

Qu’est-ce qui justifie le prix demandé ?

Le prix demandé pour le Sovaldi est surtout dû à la spéculation boursière et à des enrichissements personnels démesurés. Un coup boursier amorcé par Phar- masset, la firme qui a développé le sofosbuvir. L’action en Bourse de Pharmasset valait 9 dollars en 2006. En 2011, Gilead a racheté Pharmasset au prix fort, 89 % plus cher que sa dernière valeur boursière, à 139 dollars l’action, soit 11 milliards de dollars au total.

Avec les stock-options, les responsables de Pharmasset ont raflé des millions de dollars. De son côté, le PDG de Gilead est devenu milliardaire en actions grâce à l’augmentation de la valeur boursière de Gilead. Aux responsables politiques, aux professionnels de santé et aux patients de refuser une telle manipulation grossière, qui expose à une dégradation des mécanismes permettant un accès pour tous aux soins.

Face aux exigences de Gilead, qu’a décidé la ministre de la Santé Marisol Touraine ?

Finalement, le prix retenu par le Comité économique des produits de santé (CEPS) sera de 488 euros le comprimé au lieu de 666 euros, soit une diminution de 26 %. Pour un traitement, il en coûtera donc 41 000 euros, au lieu des 54 600 exigés, avec un mécanisme plafond qui sera fixé pour les dépenses allouées aux traitements contre l’hépatite C : 450 millions en 2014, 700 millions en 2015. Si les dépenses dépassent le plafond, les laboratoires devront reverser une contribution à la Sécurité sociale. Traiter 80 000 personnes reviendrait à 4,4 milliards d’euros, la moitié du budget de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP)…

Comment résister à la pression de Big Pharma ? Vous avez repris l’exigence d’une licence d’office…
Une licence d’office, c’est une disposition légale qui permet de produire une version générique d’un médicament à un moindre coût. à l’initiative de SOS hépatites, des associations de patients, Médecins du monde, Act-Up, Aides… ont exigé ensemble que le monopole de Gilead ne soit pas respecté.

L’État français pouvait décider de délivrer cette licence d’office, autorisant des firmes génériques à produire le sofosbuvir à un prix raisonnable. Une disposition légale prévue dans le cadre des flexibilités de l’accord international sur les droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce (ADPIC), mais aussi dans le code de la propriété intellectuelle français.

La France n’y a jamais eu recours. Cela aurait fait chuter considérablement les prix et contribué à la lutte contre les inégalités d’accès aux soins, d’autant que le cas du Sofosbuvir n’est pas isolé. Le prix des nouveaux traitements contre le cancer est souvent extravagant. C’est d’autant plus scandaleux qu’une petite minorité seulement apporte de réels progrès, mais que la grande majorité ne fait qu’apporter une espérance de vie majorée de quelques semaines à quelques mois, au prix d’une flopée d’effets secondaires.

Face à ces prix exorbitants qui résultent surtout de la spéculation financière, il faut que les États osent adopter des positions fortes, qui dissuadent les firmes et les spéculateurs de continuer à utiliser le marché des médicaments comme une pompe à forts rendements financiers, au détriment des patients et de la collectivité.

Prescrire, qu’est-ce que c’est ?
C’est une association sans but lucratif, loi de 1901. Mais c’est surtout une revue, Prescrire, qui, depuis 1981, veut donner une information fiable sur les médica- ments et les dispositifs de santé, et qui doit pour cela être indépendante des laboratoires pharmaceutiques, mais aussi des agences de santé et des gouver- nements. Quasiment toute l’information sur les médicaments est aux mains de l’industrie pharmaceutique.

Elle fait la recherche, fabrique, fait les essais cliniques, finance les associations de malades, les revues, congrès, formations médicales. Elle influence les médecins, surtout les spécialistes et les leaders d’opinion médicale, mais aussi les politiques, qui lui laissent le soin de préparer les dossiers d’autorisation de mise sur le marché (AMM). Elle finance les agences du médicament… Les firmes sont juges et parties. On est dans le conflit d’intérêts massif.

Nous ne vivons que grâce aux abonnements. Pas de lien d’intérêts, pas de publicité, pas de subvention. Il y a un long cheminement, des regards croisés au sein de l’équipe Prescrire et des contrôles qualité pour faire sortir un article. Pour dire si un médicament présente un progrès face à ce qui existe, car près des deux tiers des médicaments qui sortent ne sont que des doublons. Pour dire quel est le meilleur choix dans un contexte d’exercice professionnel, dire si les essais cliniques sont bien construits, les effets secondaires nocifs acceptables au regard de l’efficacité (la balance bénéfices-risques).

Avec Irène Frachon, nous avons contribué à alerter sur les dangers cardiaques du Mediator, un anti-­diabétique de Servier, présenté comme anti-diabétique coupe-faim par les visiteurs médicaux. Des dangers connus pour les molécules de cette classe depuis 1997 aux USA… mais que l’agence du médicament n’a retiré en France qu’en 2009. De même, depuis le milieu des années 90, nous alertons sur les pilules de 3e génération, présentées à tort comme amenant moins d’em- bolies pulmonaires… Jusqu’à ce que le scandale éclate en 2013.

Les anti-inflammatoires de la famille des coxibs étaient présentés, pour tous ceux qui souffrent d’arthrose, comme ayant moins d’effets secondaires digestifs. Petits prix hospitaliers, prix élevés en officine, grande campagne de pub… En fait, on a su qu’il n’y avait pas de bénéfice démontré en terme de complications digestives, mais une augmentation des accidents cardiovasculaires ! Mais comme d’habitude, les pouvoirs publics et les agences du médicament ont fait bénéficier du doute les firmes pharmaceutiques pendant encore des années.

Exiger des preuves de progrès thérapeutique pour toute autorisation de mise sur le marché, déclarer les conflits d’intérêts, interdire la publicité sur les médica- ments, un accès libre aux données cliniques, l’indépendance de l’information et de la formation, l’esprit critique et collectif des patients, une pharmacovigilance active, voilà de quoi améliorer la qualité des soins…

Propos recueillis par Franck Cantaloup
1- www.prescrire.org

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13 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

douarnenez, carhaix: la santé publique en danger (npa)

manifestants-hopital-SUD

En défense de l’hôpital public menacé, ce samedi 6 décembre, prés de 5 000 personnes ont défilé dans les rues de Douarnenez.

En 2009 est votée la loi HPST de Bachelot, au motif de mieux rationaliser et de mieux coordonner l’offre publique de soins. En 2011, elle donne naissante à l’Union hospitalière de Cornouaille Finistère visant à mutualiser les moyens, en créant des filières de soins… et en regroupant les services.

Soit tendre à rediriger l’offre de soins vers les grands centres d’activités, sans moyens supplémentaires, tout en réduisant ceux des hôpitaux plus modestes.
Ces projets ont pour but de concentrer les activités et donc d’éloigner la population des structures de soins de proximité.

Pour les salariéEs, c’est la perspective d’une mobilité accrue et donc d’une dégradation accentuée de leurs conditions de travail. Une logique d’économies et donc de réduction de la masse salariale, doublée d’une dégradation dans la qualité des soins.

Ce gouvernement Valls-Hollande-Touraine a gardé la loi HPST et accentue la politique de réduction des dépenses publiques avec le Pacte de responsabilité : 3 milliards d’économie sur les hôpitaux. Les conséquences pour les salariéEs et les usagers sont dramatiques.

Construire les convergences À Carhaix, ville symbole de la défense de son hôpital public, des menaces de suppressions de postes, comme au CHU de Brest, ont fait bouillir la marmite et la mobilisation se prépare. D’ores et déjà une manifestation a lieu à Brest le mardi 9 décembre. Un appel à la population a été lancé.

À Douarnenez, sous prétexte d’un déficit de médecins anesthésistes, la direction de l’hôpital aux ordres de l’Agence régionale de santé (ARS) menace de fermer purement et simplement la chirurgie. Or les documents sont là : bien avant ce manque de médecins, l’ARS avait déjà en projet de transformer cet hôpital en service de moyen et long séjours.

Une première réunion a réuni plus de 700 personnes et la manifestation du 6 décembre a rassemblé près de 5 000 personnes (du jamais vu) qui scandaient « Touraine ta réforme on n’en veut pas. Annulation, annulation ».

Comme l’indiquait le tract du NPA distribué pendant la manifestation, toutes ces luttes doivent maintenant s’enraciner et converger, à l’instar de la Conver- gence des hôpitaux en lutte contre « l’hôstérité », en s’appuyant autant sur les luttes des personnels de santé déjà fortes en Finistère que sur l’existence de la coordination des hôpitaux de proximité, très active ici depuis 1999.

Correspondante Vendredi 12 Décembre 2014

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11 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

sncf bretagne: contrôleurs et conducteurs de trains en grève ensemble (lo)

cheminot

L’appel à la grève de la CGT et SUD rail auprès des contrôleurs pour les journées du 5 et du 6 décembre a eu un écho favorable dans la région Bretagne, montrant leur mécontentement.

En effet les roulements n’étaient toujours pas connus début décembre : personne ne connaissant son planning après le 14 décembre, il est donc impossible de pré- voir quoi que ce soit pour les fêtes de fin d’année avec la famille ou les amis. Et surtout, il y a une grande inquiétude face à la volonté de la direction de supprimer la présence des contrôleurs sur les TER.

Déjà de nombreux trains, comme entre Brest et Landerneau, Rennes et Vannes, Rennes et Redon, circulent avec le conducteur de train seul à bord, la direction enlevant les contrôleurs dans certains TER au dernier moment, par manque de personnel. En accord avec le conseil régional Bretagne, dont Massiot (PS) est le président et Lahellec (PCF) responsable des transports, la SNCF a signé en mars dernier une nouvelle convention TER.

Cette convention prévoit la possibilité de supprimer la présence systé- matique des contrôleurs à bord de certains TER pour faire des économies. Les conducteurs de trains, ne voulant pas se retrouver seuls à gérer la conduite du train, les incidents techniques, les procédures de sécurité et les usagers, ont voulu montrer leur solidarité avec leurs collègues contrôleurs.

Ils ont réclamé un préavis de grève régional donnant la possibilité à ceux qui le souhaitaient de faire grève avec les contrôleurs. Vendredi 5 décembre, à l’appel de la CGT et SUD rail, 90 travailleurs du Contrôle et de la Conduite de Rennes se sont retrouvés pour protester auprès de la directrice du Contrôle. Après avoir récité sa leçon comme si elle lisait un prompteur, se moquant de ce que les cheminots vivent au quotidien, se moquant même de laisser les usagers livrés à eux-mêmes, elle a fini par changer de ton.

Des travailleurs ont raconté les accidents graves qui se sont produits à plu- sieurs passages à niveau, comme la récente collision de plein fouet d’un TER avec un semi-remorque de Landerneau. Heureusement que le conducteur n’avait pas été seul pour gérer les problèmes techniques et la sécurité des usagers, en attendant pendant une demi-heure l’arrivée des secours ! Correspondant LO

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2419&id=26

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10 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

chru de brest, 500 manifestants défilent de la cavale blanche au centre-ville (lt +fr3)

manifestants-hopital-SUD
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Grosse mobilisation ce mardi des personnels du centre hospitalier régional universitaire de Brest-Carhaix :
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quelque 500 personnes de la cité du Ponant et du Poher se sont réunies à la Cavale Blanche avant de partir en cortège, à pied, vers le centre-ville où elles espèrent que la population sera présente à leurs côtés pour défendre « la qualité des soins et l’accueil du public ».
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C’est contre le contrat de retour à l’équilibre présenté par la direction que s’est organisée cette journée de mobilisation des personnels de CHRU de Brest-Carhaix. Pour résorber un déficit prévisionnel de 8,7 millions d’euros en 2014, ce plan prévoit la suppression de 168 postes, dont 150 de personnels non médicaux.
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Des suppressions de postes qui concernent les établissements de Brest, mais aussi de Carhaix. Vers 10h, environ 500 personnes se sont rassemblées dans le hall de La Cavale-Blanche, à l’ouest de la ville, avant de se lancer, à pied, dans un cortège qui doit rejoindre le centre de Brest. Avec un passage par un autre établissement du CHRU, l’hôpital Morvan.
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Les manifestants prévoient d’être à partir de 12h place de la Liberté, face à l’Hôtel de ville. Ils appellent la population à les rejoindre pour entendre leurs arguments contre le plan présenté par la direction. Les manifestants expliquent en effet que ce « contrat de retour à l’équilibre » avec les suppressions de postes envisagées aura non seulement des conséquences sur les conditions de travail – alors même qu’un rapport de la Cour régionale des comptes sur 2013 indique que les salariés du CHU de Brest travaillent plus que la moyenne – mais aussi sur la qualité des soins et l’accueil du public.  9 décembre 2014 à 10h34
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08 décembre 2014 ~ 0 Commentaire

le gouvernement veut zapper les zep, la mobilisation s’organise (npa)

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Éducation prioritaire

Le gouvernement Hollande ne se lasse pas de faire payer les pauvres, et s’attaque maintenant aux enfants des pauvres. Ainsi, le ministère de l’Éducation nationale dévoile académie par académie une nouvelle carte des établissements bénéficiant des dispositifs d’éducation prioritaire…

Ces dispositifs octroient quelques moyens supplémentaires aux établis-sements accueillant des élèves issus de milieux plus défavorisés, permettant ainsi des effectifs moins importants dans les classes, des dédoublements pour travailler en petits groupes, etc. Avec la nouvelle carte, plusieurs dizaines d’établissements scolaires (lycées, collèges et écoles) sortiront de ces dispositifs, voyant ainsi les conditions de travail des enseignantEs et les conditions d’études des élèves se dégrader considérablement. Le résultat direct de la politique d’austérité menée dans tous les services publics, tandis que les exonérations et les cadeaux au patronat continuent.

Se battre contre cette injustice sociale Contre ce nouveau scandale, jeudi 27 novembre, des enseignantEs des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis, de Paris et de Seine-et-Marne, étaient en grève pour réclamer qu’aucun établis- sement scolaire ne sorte de ZEP, et des moyens supplémentaires pour pouvoir enseigner dans de bonnes conditions.

Certaines équipes enseignantes, déterminées à ne rien lâcher, comme à Montreuil  dans le 93 ou dans le 77 se sont mises en grève reconductible. Dans de nombreuses communes, la mobilisation s’organise, avec le soutien actif des parents d’élèves qui multiplient les actions d’occupation d’écoles, de blocage de collège ou de lycée.

La grève a aussi été suivie par des établissements qui ne sont pas directement concernés par la sortie d’éducation prioritaire, en solidarité mais aussi pour marquer leur ras-le-bol de conditions de travail toujours plus dégradées. Suite à la forte mobilisation du 27 novembre, une nouvelle journée de grève est appelée le mardi 9 décembre. Elle doit être l’occasion de rassembler toutes les forces.

Correspondante Jeudi 4 Décembre 2014

 

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