Archive | Services publics

14 mai 2019 ~ 0 Commentaire

st brieuc grève (fr3)

Saint-Brieuc : le centre départemental de l’enfance en grève illimitée

Dès ce lundi 13 mai 2019, la plupart des personnels du centre départemental de l’enfance de Saint-Brieuc a stoppé le travail. La grève est illimitée, ils dénoncent la détérioration de leurs conditions de travail et d’accueil du centre.

À trop tirer sur la corde, elle finit par céder. Le personnel du centre départemental de l’enfance et de la famille (CDEF) de Saint-Brieuc dénonce la situation actuelle de l’établissement. Ils manquent de moyens humains et financiers pour accomplir leur travail. Dès ce lundi, la majeure partie des 200 salariés du CDEF se sont mis en grève illimitée, tant que l’on n’aura pas écouté leurs revendications.Ce centre a pour mission d’accueillir les mineurs en difficulté, souffrant de situations familiales compliquées. Ils sont ici confiés à l’aide sociale à l’enfance, et les professionnels du CEDF sont là pour les accompagner vers la majorité dans un espace serein. Mais les années passant, le centre manque cruellement de moyens pour mener à bien sa mission. Il dépend du conseil départemental pour son fonctionnement.

Recrudescence de la violence

« Cette structure doit gérer l’urgence, accueillir les enfants seulement quelques moi. Et on se retrouve avec des mineurs ici depuis deux ans !«  se désole Florence Dudouit, éducatrice mais également déléguée CGT du centre.  Ce qui fait que l’établissement n’as plus de place pour de nouveaux arrivants, il est saturé.

Et la situation crée des tensions entre les personnels et les enfants et entre les enfants eux-mêmes. Il y a un besoin criant en pédopsychiatrie, les éducateurs n’ont pas été formés et ne peuvent faire face à certaines situations ou profils d’enfants.

Mais les services de santé manquent aussi de moyens pour encadrer ces jeunes.  L’Agence Régionale de Santé a été sollicitée car elle gère la prise en charge en milieu hospitalier. Du côté de l’Éducation Nationale, les personnels demandent à ce qu’elle s’occupe mieux de la scolarisation de ces enfants. Certains se retrouvent en décrochage sévère alors qu’ils ont des âges avancés, ce qui complique le travail des éducateurs du centre.

Les grévistes du CDEF demandent à ce que tous les acteurs concernés se mobilisent pour soutenir le centre. Une réunion avec le département est prévue le mercredi 15 mai à 11 heures. Les concernés espèrent que des mesures concrètes seront prises pour l’avenir de ces jeunes en difficulté.

C.B.  14/05/2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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11 mai 2019 ~ 0 Commentaire

urgences (rp)

« Ils ont fermé 100.000 lits en 20 ans ». La colère des personnels des urgences hospitalières

La colère des personnels des urgences hospitalières, dont le mouvement a démarré le 18 mars, gagne de plus en plus d’hôpitaux : « Ils ont fermé 100.000 lits en 20 ans. Donc les gens restent sur des brancards alors qu’ils payent le prix d’une chambre, ils n’ont pas les soins qu’ils devraient avoir ! »

https://www.revolutionpermanente.fr/

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11 mai 2019 ~ 0 Commentaire

21 mai (ehpad audierne)

Le 21 Mai soirée au Cinéma le Goyen  (Audierne)

avec le personnel en lutte à 20H

audierne

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10 mai 2019 ~ 0 Commentaire

confiance (bastamag)

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L’ «école de la confiance» de Blanquer veut recruter encore plus d’enseignants précaires et sous-payés

Le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer assure que sa loi dite « pour une école de la confiance » est « au service de l’élévation du niveau général et de la justice sociale ».

Il prévoit, pourtant, de faciliter encore l’embauche de contractuels précaires, qui représentent déjà 20% de l’effectif total des enseignants. Payés au rabais, sans formation spécifique, les contractuels sont de plus en plus nombreux, notamment dans les académies de Créteil, de Versailles et de Lille. Les syndicats enseignants dénoncent une précarisation de leur métier, et un risque d’enseignement au rabais.

Nolwenn Weiler 9 mai 2019

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10 mai 2019 ~ 0 Commentaire

saint joachim (bastamag)

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Les occupations d’écoles se multiplient

« Il n’y a pas de raison que les enseignants soient seuls à monter au front »

Les vacances scolaires n’ont pas eu raison de la mobilisation contre la loi Blanquer. La grève nationale de la fonction publique du 9 mai a été suivie par plus d’un enseignant sur cinq. De leur côté, les parents continuent la lutte, aux quatre coins du pays, pour dire leur attachement à une école publique, proche des élèves et des parents, favorisant l’égalité. Dans l’ouest de la France, plusieurs occupations d’écoles ont été organisées fin avril. Reportage à Saint-Joachim, petite commune de Loire-Atlantique.

L’occupation de l’école fut paisible mais déterminée, mardi 30 avril à Saint-Joachim, une petite commune de 4 000 habitants à une vingtaine de kilomètres au nord de Saint-Nazaire. Après avoir déposé leurs enfants à l’école, des mères de familles se sont installées dans les bureaux de la direction pour signifier leur opposition au projet de loi « pour une école de la confiance » proposée par le ministre de l’Éducation nationale Jean-michel Blanquer.

« Nous sommes là pour soulager les enseignants, explique Anne. Il n’y a pas de raison qu’ils soient les seuls à monter au front, et à perdre du salaire en se mettant en grève. »

Tout en nouant une banderole aux grilles de l’école, Sonia ajoute : « Nous ne voulions pas bloquer l’école. C’est un lieu sécurisant pour les enfants, nous ne voulions pas les inquiéter. En plus, ici, beaucoup d’enfants viennent seuls, à pied. Nous n’allions pas les laisser dans la nature. Ça aurait été très compliqué de nous justifier auprès de leurs parents. »

Nolwenn Weiler 10 mai 2019

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09 mai 2019 ~ 0 Commentaire

écologie (reporterre)

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Grève au ministère de l’Écologie contre les suppressions de postes

Alors que les syndicats de la fonction publique appellent à une journée de mobilisation, ce jeudi 9 mai, des personnels du ministère de l’Écologie se sont mis en grève et ont manifesté pour dénoncer « la contradiction entre l’affichage du gouvernement en matière d’environnement et les réalités palpables sur le terrain », ont dénoncé les syndicats lors d’un point presse, jeudi matin. Ces derniers s’inquiètent d’une baisse drastiques des effectifs, d’une perte de moyens financiers, d’un recul des savoir-faire et d’une multiplication des suicides.

Selon leurs chiffres transmis dans un communiqué, en 10 ans, les fonctionnaires du ministère ont vu leur nombre diminuer de 40 %. « Nous sommes le ministère qui supprime le plus de postes. Nous remportons chaque année la médaille d’or ou d’argent dans le championnat interministériel », s’insurge Laurent Janvier, de Force ouvrière. De 2013 à 2019, plus de 13.000 emplois ont été supprimés, 9.000 dans le ministère et 4.250 au sein des établissements publics.

Les conséquences sont multiples. « Des missions de service public ne peuvent plus être menées à bien, certains contrôles sont externalisés et privatisés, des expérimentations pour rendre le droit de l’environnement plus “souple” se développent », dénoncent les syndicats. Pour ces derniers, « les fonctionnaires du ministère de l’Écologie sont en voie d’extinction ». Ils manifestent donc ce jeudi après-midi, à Paris, avec les autres secteurs de la fonction publique.

9 mai 2019

https://reporterre.net/

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08 mai 2019 ~ 0 Commentaire

9 mai (france bleu)

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Réforme de la fonction publique

Les fonctionnaires appelés à faire grève ce jeudi

L’ensemble des syndicats de fonctionnaires (CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FAFP, FO, FSU, Solidaires, et UNSA) appellent à la grève, et à manifester de façon unitaire ce jeudi, une première depuis le 22 mai 2018. 139.00 personnes étaient alors descendues dans la rue, selon le ministère de l’Intérieur.

Ce seront les premières manifestations unitaires depuis le 22 mai 2018 : l’ensemble des organisations syndicales représentatives des fonctionnaires (CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FAFP, FO, FSU, Solidaires et UNSA) appellent à une grande journée de grève et de manifestations ce 9 mai, partout en France. L’objectif, dénoncer la réforme de la fonction publique, actuellement en examen à l’Assemblée.

Les annonces d’Emmanuel Macron jugées peu convaincantes

La réforme de la fonction publique, examinée en ce moment par les députés, prévoit un recours accru aux contractuels, redéfinit le rôle des instances de représentation du personnel et prépare la mobilité des agents dont les postes seraient supprimés d’ici la fin du quinquennat. inadmis-sible pour Bernadette Groison, la secrétaire générale de la FSU, qui affirme que le projet se traduira par « moins de services publics ».

On a un désaccord profond avec l’orientation choisie par le gouvernement sur l’avenir de la fonction publique » — Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU

Même son de cloche chez les autres syndicats. Aucun n’est convaincu par la récente série de mesures annoncées par le président : mettre en place dans chaque canton des maisons « France Services », ou encore interdire les fermetures d’école ou d’hôpital sans accord préalable du maire. « La première réponse qu’il fallait apporter, c’était de dire qu’on arrête de fermer tous les services publics, et non pas faire des effets d’annonce en parlant d’écoles et d’hôpitaux », réagit le secrétaire général de FO-Fonctionnaires, Christian Grolier.

Les organisations syndicales ne sont pas non plus rassurées par la possibilité évoquée par Emmanuel Macron de lever son objectif de supprimer 120 000 fonctionnaires sur le quinquennat, si cet objectif n’était pas tenable. « C’est seulement ‘si ce n’est pas tenable’, on n’est pas sur un rétropédalage », s’agace Gaëlle Martinez d’Union Syndicale Solidaires, qui ajoute qu’il faut prendre cette annonce « avec toutes les réserves possibles ».

Au moins une manifestation par département, « pas d’inquiétude » sur d’éventuelles violences

La dernière fois que les syndicats ont organisé une journée unitaire de mobilisation, c’était le 22 mai 2018. Depuis cette date, plusieurs manifestations ont eu lieu, mais en ordre dispersé. Ce jeudi 9 mai, les syndicats prévoient « au moins une manifestation par département ».

Ils s’attendent à ce que le mouvement soit suivi, malgré les craintes suscitées par les violences pendant les manifestations des gilets jaunes, et plus récemment, de la journée du 1er mai. « Pour l’instant, on n’a pas d’inquiétude particulière », a dit la secrétaire générale de la CFDT fonctions publiques, Mylène Jacquot, qui assure que les organisateurs sont « attentifs à ce que tous les moyens soient mis en oeuvre pour que les militants » soient en sécurité.

Mercredi 8 mai 2019 Julie Szmul

https://www.francebleu.fr/

Fonction publique. Mobilisation le 9 mai à Brest, Quimper et Morlaix

Le 9 mai, une très large intersyndicale appelle à une journée nationale de protestation pour contester la réforme gouvernementale de la fonction publique.

Dans le Finistère, CGT, CFDT, FO, Unsa, FSU, Solidaires

Brest  10 h 30 Place de la Liberté

Quimper 10 h 30 Place de la Résistance

Morlaix 10 h 30 Place des Otages

En Ille-et-Vilaine:

Rennes 11h esplanade Charles de Gaulle
Fougères 17h30 place Aristide Briand
Redon 17h devant la Sous-préfecture
St-Malo 11h devant l’hôpital
Vitré 17h place de la gare

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07 mai 2019 ~ 0 Commentaire

9 mai (npa)

index

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Le 9 mai, touTEs en grève et dans la rue!

Pour les services publics et la justice social

Contre la répression et les manipulations

TouTEs en grève et dans la rue !

Ils ont beau faire, rien n’y fait… Depuis près de six mois, contre la contestation qui s’exprime dans la rue et sur les rond-points, ce pouvoir a tout tenté : salir le mouvement en le traitant de débile, de fasciste ou d’antisémite, l’affaiblir en cédant quelques miettes, l’endormir en lançant durant plusieurs mois un prétendu « Grand débat », et surtout le réprimer, chaque semaine en chargeant violemment les manifestations et en se livrant à des arrestations injustifiées, ainsi qu’en faisant passer une nouvelle loi liberticide contre le droit de manifester.

Un pouvoir autoritaire, violent et menteur

Mercredi 1er mai en a été une nouvelle illustration. Ainsi, après avoir créé un véritable état de siège dans la capitale, après s’être livré à près de 18 000 contrôles préventifs, des charges policières accompagnées de gaz lacrymogène ont été lancées à de multiples reprises contre l’ensemble de la manifestation. Les cortèges syndicaux ont fait les frais de cette violence.

Castaner s’est ensuite livré à des déclarations mensongères afin de présenter quelques dizaines de manifestantEs fuyant les violences policières et cherchant à s’abriter dans l’enceinte de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, comme des « casseurs » se livrant à une « attaque » de l’hôpital au mépris de la santé des patientEs… Une version largement relayée par les grands médias aux ordres, au détriment de toutes les vidéos et de tous les témoignages directs, en particulier ceux des soignantEs de l’hôpital !

C’est eux les casseurs !

Lundi, le pouvoir a réuni à Matignon des représentantEs syndicaux, du patronat ou encore d’associations d’éluEs pour lancer une prétendue « mobilisation générale » pour l’emploi ou l’écologie… La CGT et Solidaires ne sont pas prêtés à cette mascarade qui n’a pour but que d’accompagner l’offensive d’ampleur contre les services publics et les droits du monde du travail.

Car le programme de ces prochaines semaines est clair

Création des maisons de services au public qui vont se multiplier à la place de la défense des véritables services publics ; augmentation de la durée de cotisation pour les retraites ; baisse de l’Impôt sur le revenu pour une partie de la population… financée en contre-partie par le «travailler plus» et/ou la baisse des dépenses publiques ! Bref, Macron et ses amis continuent leur entreprise de casse sociale : ils ne sont toujours pas revenus sur leur projet de supprimer 120 000 emplois dans la fonction publique !

Le 9 mai et après, touTEs ensemble pour les faire reculer !

Après des convergences réussies entre le mouvement social et celui des Gilets jaunes, la journée de grève et de manifestation de l’ensemble de la fonction publique doit permettre de franchir une nouvelle étape. D’abord pour la défense de nos services publics – de l’école aux hôpitaux en passant par la SNCF, La Poste ou les finances publiques – tous en danger mortel : postes supprimés, accumulation des tâches, management destructeur, dématérialisation…

Au-delà de la dénonciation, cela doit être une grande journée de revendication des salariéEs (fonctionnaires ou contractuelEs) et des usagerEs (Gilets jaunes, parents d’élèves, retraitéEs…) pour des services publics répondant aux besoins sociaux.

Réussir ce jeudi 9 mai est la condition nécessaire pour préparer la suite : par la grève qui doit se prolonger, par la mobilisation commune du plus grand nombre, ce printemps doit bien être celui d’une riposte générale contre le mépris et la casse sociale.

Montreuil le lundi 6 mai 2019

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Source

Lire aussi:

9 mai : fonctionnaires et Gilets Jaunes pour construire le rapport de force (RP)

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06 mai 2019 ~ 0 Commentaire

mesures macron (dossier npa)

mesures macron (dossier npa) dans Antiracisme

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Mesures Macron : effets d’annonce et vrais dangers

Plus de deux heures d’enfumage ! Sans surprise, la conférence de presse de Macron organisée le 25 avril, supposée être la conclusion du « Grand débat » et, par là même, la réponse aux revendications des Gilets jaunes, n’aura été encore une fois qu’une grande comédie. Dès le début, la messe a été dite quand Monsieur Blabla, au bout de quelques minutes, a annoncé que « les orientations menées depuis deux ans sont bonnes. Elles doivent donc être préservées, poursuivies et intensifiées… ». En résumé : ne changeons rien, bien au contraire ! Macron a ainsi rejeté très rapidement les revendications portées depuis près de six mois sur les ronds-points et dans la rue pour plus de démocratie, de justice fiscale et d’égalité sociale.

Rejet en bloc de toute mesure permettant une plus grande démocratie, à part quelques aménagements institutionnels de l’existant… Refus de toute réforme permettant plus de justice fiscale et donc une autre répartition des richesses, avec – cerise sur le gâteau – un plaidoyer en défense de la suppression de l’ISF ! Rien – ou presque – non plus sur le pouvoir d’achat et les revenus, même s’il va réindexer les petites retraites sur l’inflation. Rien de concret sur l’urgence écologique et climatique. Rien sur la répression et les violences policières. Enfin, concernant les services publics, Macron veut nous faire croire qu’il va faire mieux avec moins d’argent et moins de postes…

En revanche, pour Macron, digne exécutant des désirs du Medef, il faudra désormais travailler plus et plus longtemps : une véritable provocation vis-à-vis de celles et ceux qui se mobilisent depuis des mois, et une version à peine relookée du « travailler plus pour gagner (peut-être) plus » d’un certain Nicolas Sarkozy. Et on notera en outre les clins d’œil appuyés à l’électorat d’extrême droite, avec les discours belliqueux contre l’« islam politique » et l’insistance sur la nécessité de se « protéger » derrière des frontières, celles-là même qui tuent des milliers de migrantEs chaque année en Méditerranée.

Retour, dans ce dossier, sur certaines des annonces de Macron, entre enfumage, entourloupes et nouvelles attaques contre nos droits, nos conditions de travail et nos conditions de vie.

 dans Justice & libertés

Politiques migratoires : Macron court après la droite et l’extrême droite

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06 mai 2019 ~ 0 Commentaire

urgences (npa)

fermeture-des-urgences

Hôpitaux: des urgences à tous les services, vers la grève générale !

Après la victoire, en début d’année des Urgences de Mondor, la grève est relancée à Saint Antoine à Paris en mars, et s’étend. Les urgences de Valence sont mobilisées depuis fin mars.  Au 1er mai ce sont 21 services d’urgences de l’AP-HP qui ont rejoint la mobilisation  : Strasbourg, la Croix Rousse à Lyon, Mantes-la-Jolie, Nantes, Tours, Besançon, Toulouse, Angers, Mulhouse… Une véritable épidémie !

Cela fait des années que, dans les services d’urgence des hôpitaux notamment, les personnels médicaux et non médicaux tirent le signal d’alarme. Les besoins sanitaires de la population ne peuvent plus être assumés par la médecine libérale, les  conditions de travail se dégradent, les effectifs insuffisants, les petits managers  sont parfois arrogants, et les salaires à la traîne : le mélange est explosif. Et pour les patientEs, c’est donc une mauvaise prise en charge avec des heures d’attente sur des brancards dans les couloirs avant de voir un médecin et d’être éventuellement hospitaliséEs.

Loin du compte !

Dans l’espoir d’enrayer la contagion, la direction de l’AP-HP a pour l’instant octroyé une indemnité mensuelle de 65 euros et une prime exceptionnelle de 250 euros, ainsi que 61 postes pour l’ensemble des Urgences. A comparer aux 700 postes recommandés par le référentiel Samu-Urgences de France établi par la collégiale urgentistes et les 300 euros mensuels nets exigés par les grévistes,  nous sommes trèsloin du compte ! Les grévistes, ne demandent pas l’aumône, leurs exigences concernent les conditions de travail indispensables à la sécurité des soins !

Les revendications des urgences concernent tous les hospitalierEs : des effectifs, du matériel et une prime d’urgence.    

Dans son discours Macron a promis qu’il ne fermerait pas d’hôpitaux dans les zones rurales, mais les restructurations et fermetures de services vont se multiplier, et ces hôpitaux labellisés «  hôpitaux de proximité » deviendront de fait des maisons de santé ou des Ehpads. Encore une promesse mensongère !

Quant au délabrement de tous les hôpitaux publics des villes grandes, moyennes et petites, en butte aux suppressions d’effectifs, pas un mot. Aucune promesse pour les services, ni pour le personnel et pour cause : son objectif est de maintenir la saignée à blanc. Rien qu’à l’AP-HP, le directeur général, Martin Hirsh a annoncé 800 suppressions de postes par an pendant 5 ans. Et en province de nombreux services de proximité sont menacés de fermeture.

Les problèmes rencontrés par les urgences sont les mêmes dans tous les autres services et la grève pourrait donner des idées au-delà des urgences. Dans certains hôpitaux, d’autres services ont rejoint le mouvement des urgences comme la pneumologie et les transports à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre.

La détermination des Gilets jaunes depuis près de 6 mois commence à gagner les esprits dans bien des secteurs : contre les licenciements dans l’automobile, la grande distribution, contre la réforme Blanquer chez les enseignants… et désormais dans les hôpitaux ! Le mouvement des urgences redonne confiance à tous les travailleurs de l’hôpital sous pression et l’idée de la grève tous ensemble fait son chemin.

Rejoignons nos collègues des urgences.

Tous ensemble nous pouvons gagner !

Version PDF

https://npa2009.org/

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