Archive | Services publics

22 août 2019 ~ 0 Commentaire

aude (lutte ouvrière)

mines

Pollution dans l’Aude : le poison dans la vallée

En octobre 2018, au nord de Carcassonne, dans l’Aude, des inondations ont répandu des sédi-ments hors du lit de l’Orbiel et d’autres cours d’eau. Ceux-ci provenant des sites de stockage des déchets de l’ancienne mine d’or de Salsigne, la population, inquiète, a fait pression pour que des tests soient effectués.

Les résultats, rendus publics mi-août, sont accablants : sur 103 enfants testés, 38 ont des taux d’arsenic anormalement élevés.

Salsigne fut la principale mine d’or de France et la première mine d’arsenic du monde. Ce poison était utilisé en partie pour extraire l’or, mais aussi vendu pour les besoins de l’industrie ou utilisé pour la fabrication de gaz de combat pendant la Première Guerre mondiale.

Présent naturellement dans le sous-sol de la vallée de l’Orbiel, il s’y est répandu à cause de son exploitation industrielle pendant des décennies, sous forme de poussières, au travers desquelles les eaux de pluie ruissellent, avant de se jeter dans l’Orbiel et de tranquillement couler jusqu’à la Méditerranée.

Pendant près de 120 ans, la mine de Salsigne a couvert d’or les capitalistes qui en étaient propriétaires. Le dernier en date, un groupe minier australien, a fermé le site en 2004, non sans bénéficier de l’aide de l’État français, qui a pris en charge la dépollution du site, et même une partie des cotisations et des retraites des employés de la mine.

Depuis, plus de douze millions de tonnes de déchets en grande partie toxiques sont stockés sur deux sites aux abords de la mine. Avec le temps, et le manque de nouveaux investissements, les fuites se multiplient et, avec elles, les catastrophes sanitaires.

L’empoisonnement de la région est de notoriété publique, au point que, tout en minimisant son impact, l’Agence régionale de santé donne des recommandations pour ne pas manger les légumes cultivés en terre et que des scientifiques prévoient une pollution pour plusieurs millénaires.

L’État, lui, traîne des pieds pour prendre le minimum de mesures nécessaires à la protection de la population : même la signalisation de la dangerosité du site est presque inexistante. Quant aux capitalistes responsables de l’empoisonnement de la vallée et de plusieurs générations de mineurs avec leurs familles, ils peuvent continuer à sévir ailleurs pour accroître leur tas d’or.

Jacques Le Gall  21 Août 2019
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18 août 2019 ~ 0 Commentaire

pénuries (jdd)

 vendez

Des médecins hospitaliers s’inquiètent de pénuries de médicaments « vingt fois plus nombreuses qu’en 2008″

« Très rares il y a une dizaine d’années, les pénuries de médicaments se multiplient », affirment les 26 signataires d’une tribune publiée par « Le Journal du Dimanche ».

Une vingtaine de médecins et professeurs hospitaliers s’inquiètent, dimanche 18 août, dans une tribune au JDD, de récentes pénuries de médicaments en France. Ils appellent à imposer aux laboratoires la constitution de stocks pour les remèdes les plus cruciaux.

« Très rares il y a une dizaine d’années, les pénuries de médicaments se multiplient », affirment les 26 signataires, qui s’inquiètent que 868 « signalements de tensions ou de ruptures d’appro-visionnement » aient été relevés en 2018 dans les hôpitaux, soit « vingt fois plus qu’en 2008″.

Or « les malades sont les premières victimes » de ces pénuries, qui concernent « des médicaments du cancer, des antibiotiques, des corticoïdes, des vaccins, des traitements de l’hypertension, des maladies cardiaques, du système nerveux… ». Dans le reportage ci-dessous, un patient explique ainsi avoir dû interrompre un traitement contre le cancer de la vessie en raison d’une pénurie de médicament.

« Ces pénuries ne touchent pas les très chères innovations thérapeutiques mais des médicaments peu coûteux qui, bien qu’anciens et tombés dans le domaine public, constituent toujours l’essentiel de la pharmacopée », ajoutent les signataires.

Les plans anti-pénuries encore « dérisoires »

S’ils saluent les mesures mises en place ces dernières années, notamment l’obligation imposée aux laboratoires pharmaceutiques de mettre en place des plans de gestion des pénuries, les médecins et professeurs estiment que « l’efficacité de ces mesures apparaît jusqu’alors déri-soire »« Ces plans visent à gérer les pénuries et non à les prévenir », ajoutent-ils.

Les signataires demandent donc que soient imposées aux laboratoires pharmaceutiques titulaires de l’autorisation de mise sur le marché « la constitution et la gestion de stocks » de médicaments d’intérêt thérapeutique majeur.

Ils appellent également à ce que « soit rapatriée en Europe la production des principes actifs » et demandent la création d’un « établissement pharmaceutique à but non lucratif, si possible européen ». Une telle structure permettra « de prévenir les pénuries et sera la garante de la qualité des médicaments et de prix justes et pérennes », assurent-ils.

18/08/2019

https://www.francetvinfo.fr/

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13 août 2019 ~ 0 Commentaire

pompiers 29 (fr3 )

COR_0902052800.jpg

Finistère: les pompiers rejoignent le mouvement de grève national

Les pompiers du Finistère ont déposé un préavis de grève. Ils rejoignent ainsi le mouvement de protestation national. Les sapeurs-pompiers du Finistère sont en grève depuis ce lundi 11 août 2019. Ils ont décidé de se joindre au mouvement national. Le préavis porte sur le projet de réforme de la fonction publique, la réévaluation de la prime de feu ainsi que sur les effectifs.

Les revendications s’adressent au gouvernement et non au service départemental de secours.

Pas d’incidence sur les services de secours

Le préavis de grève concerne les 450 sapeurs-pompiers professionnels du département et court jusqu’au 31 août. Il n’aura pas d’incidence sur les interventions des pompiers car ceux-ci ont l’obligation d’assurer la continuité du service public et sont donc réquisitionnés. Dans les faits seuls quelques pompiers seront effectivement en grève chaque jour.

Maylen Villaverde 12/08/2019

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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12 août 2019 ~ 0 Commentaire

algues vertes (le-télégramme le-trégor)

algues vertes

Trois associations interpellent l’État et la Région après le rapport du Giec

Le Giec a publié, la semaine passée, un rapport sur l’utilisation des sols, notamment agricoles, et le changement climatique.

Ce dimanche, trois associations bretonnes qui luttent contre la prolifération des algues vertes, en ont profité pour interpeller la préfète de Région, dans un courrier.

Publié jeudi, le rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) sur l’impact du changement climatique sur les sols et la sécurité alimentaire, continue de faire réagir.

Trois associations bretonnes, Halte aux marées vertes, Sauvegarde du Trégor et Baie de Douarnenez Environnement, ont décidé de prendre leur plume pour écrire à la préfète de région, ce dimanche :

« Ce rapport (du Giec) appelle à adopter partout en urgence une gestion durable des terres (qui) passe nécessairement par un rééquilibrage du cycle de l’azote et donc la suppression des excé-dents de nitrates d’autant qu’ils produisent aussi du protoxyde d’azote, puissant gaz à effet de serre.

Et la Bretagne, par sa configuration naturelle est doublement affectée par ces excédents de nitrates puisqu’ils sont aussi la cause de la prolifération massive d’algues vertes dont le pourrissement dégage un gaz extrêmement toxique, le sulfure d’hydrogène », notent les trois associations.

Elles critiquent « l’inadaptation et (le) manque d’ambition » des plans de lutte contre les algues vertes coordonnés par les services de l’État et constatent « depuis des mois (…) des échouages d’algues à des niveaux rarement atteints dans la baie de Saint-Brieuc » au « ramassage coûteux et limité par la capacité de traitement ».

« Expérimentation de nouvelles cultures »

Considérant que ce « dernier rapport du Giec est une opportunité nouvelle qui s’offre à l’État et à la Région », les trois associations réclament » d’élaborer dès le mois de septembre de nouveaux plans de lutte contre les excédents d’azote après consultation de tous les syndicats  profession-nels, des organismes agricoles, des associations de protection de la nature, des associations de pêche ».

Elles souhaitent que soient réalisées « des expérimentations de nouvelles cultures qui permettront de sélectionner les plus efficientes ».

12 août 2019

https://www.letelegramme.fr

marees
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11 août 2019 ~ 0 Commentaire

lannion réfugiés (cssp)

lannion

DROIT ET HUMANITÉ AVANT TOUT

APPEL À LA CONSCIENCE PUBLIQUE

A Lannion le Lundi 12 août 2019àa 11h , nous installons des tentes sur le Quai des Possibles  pour mettre à l’abri deux familles comptant sept enfants dont trois de moins de trois ans, mais aussi quatre jeunes majeurs qui sont menacés d’être mis à la rue, tous sans abri ni ressources dans les jours qui viennent.

Nous avons tout fait pour trouver une solution : exploré les possibilités de relogement privé, démarché tous les services sociaux et administratifs à tous les niveaux. Mais cette incapacité passagère a régler ce problème  ne signifie pas résignation.

Nous constatons qu’en jetant des familles avec enfants à la rue, l’État ne respecte pas les textes de protection de l’enfance que la France a pourtant signé. Nous dénonçons des grilles et cadres législatifs et administratifs qui ne laissent aucune place à des considérations relevant des plus élémentaires notions de civilisation : on ne jette tout simplement pas à la rue des familles avec des enfants, dans notre pays.

L’État, les diverses instances administratives et politiques considèrent peut-être que cette pratique est justifiée, qu’elle fait du sens, qu’elle est raisonnable. Mais nous, associations et collectifs de citoyens, considérons qu’il s’agit là d’un acte de trahison des fondements du vivre-ensemble qui caractérise notre pays.

Nous nous sommes mobilisés depuis des années pour humaniser l’accueil des migrants, et suppléer, de fait, à la dureté des conditions qui leur sont faites par les instances officielles.

Nous les avons guidés dans le maquis des formulaires et démarches administratives, aidés à surmonter les incohérences des structures d’accueil, nous leur avons cherché et trouvé des logements, recueillis parfois dans nos propres foyers, distribué des aides d’urgence en espèces et en nature (plus de 12.000 euros de nos propres poches, des dons reçus, des recettes de vide-greniers etc.… pour le seul CSSP en 2018).

Bref, nous avons assumé, en tant que membres de la société civile, une part du devoir de décence et de solidarité qui constituent les bases de la civilisation.

Aujourd’hui, nous atteignons les limites de ce que nous pouvons faire.

Fatigués de jouer le rôle de supplétifs d’une politique que nous considérons comme honteuse, nous faisons appel à la société civile et l’opinion publique pour qu’elles s’opposent aux actes d’inhumanité qui sont sur le point d’être commis – discrètement, en plein mois d’août.

10 août 2019

http://cssp-lannion.fr/

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08 août 2019 ~ 0 Commentaire

transports (france info)

Transports en zones rurales

Les maires dénoncent l’abandon de l’État

Les élus locaux s’insurgent contre l’insuffisance des transports publics en zones rurales. Lignes SNCF fermées, absence de liaisons en autocars. Une étude révélée par Le Figaro fait état d’une colère dans les mairies, face à un sentiment d’abandon. Dans certaines villes, privées de transports, ce n’est plus un sentiment, mais une réalité.

Des cars trop lents, des trains trop rares, en zones rurales, les maires dénoncent régulièrement de transports en commun. Une étude le confirme désormais. Loin des villes, utiliser les transports publics prend cinq fois plus de temps que la voiture. À Le Ferre, petit village de Bretagne qui compte 690 habitants, il n’y a pas de trains, ni de cars. Une situation qui désespère les riverains.

« Une ville qui n’a pas de gare ferroviaire, c’est un handicap »

La gare routière la plus proche est à 20 kilomètres et le TGV, à 60 kilomètres. Louis Pautrel, maire sans étiquette de la commune, se sent démuni. « Une ville qui n’a pas de gare ferroviaire, c’est un handicap. Si on veut se déplacer, le tout-voiture coûte cher« , déplore-t-il. À Sauveterre-de-Guyenne, en Gironde, c’est le même problème. Deux cars prennent chaque jour la direction de Bordeaux, mais les horaires, 7 heures du matin et midi, sont inadaptés.

https://www.francetvinfo.fr/

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07 août 2019 ~ 0 Commentaire

freinet (ballast)

pedagogie freinet

Freinet : une pédagogie émancipatrice

Célestin Freinet (1896 1966), comme dit le brésilien Freire à son propos 

« Les rêves de Freinet sont aussi mes rêves : la lutte, l’engagement permanent pour une édu-cation populaire, pour une école qui tout en étant sérieuse n’a pas honte d’être heureuse. »

Les luttes et les rêves de Freire et Freinet ont en effet bien des choses en commun. Les deux appellent de tous leurs vœux une autre école, populaire et émancipatrice ; les deux rejettent l’école-usine de la bête obéissance et du rabâchage des leçons ; les deux dérangent autant qu’ils fascinent et, surtout, les deux placent, l’esprit critique au centre de leur pédagogie révolutionnaire.

« Échappant de peu à la mort et n’étant plus utile aux yeux de l’armée, il devient ce pacifiste convaincu que c’est par l’éducation qu’on évitera d’autres guerres. »

Célestin Freinet est né en octobre 1896 dans les Alpes-Maritimes. La vie lui a accordé très peu de répit : issu d’une famille paysanne pauvre, il a déjà eu le temps, à 21 ans, de voir trois de ses frères et sœurs disparaître, d’être mobilisé pour la Grande Guerre et d’y être gravement mutilé.

Échappant de peu à la mort et n’étant plus utile aux yeux de l’armée, il devient ce pacifiste convaincu que c’est par l’éducation qu’on évitera d’autres guerres. « Freinet n’en est jamais resté aux discours d’espoir. Pour lui, le temps de l’attente, c’était un temps d’action », raconte à son propos Paulo Freire.

Pour agir, Freinet devient instituteur et atterrit à Bar-sur-Loup, un village misérable où des agri-culteurs peinent à subvenir ne serait-ce qu’aux besoins primaires de leurs enfants. Et c’est là qu’il réalise sa première expérience d’éducation populaire sans autre matériel que des pupitres à quatre places.

Célestin et son épouse, Élise Freinet, font de ce village une véritable capitale de la pédagogie avec des méthodes et des pratiques totalement innovantes comme les promenades scolaires, les correspondances, l’imprimerie, la cueillette de fleurs et d’olives, la fabrication de parfums ou l’organisation de fêtes.

La discipline se fait autodiscipline et l’erreur est revalorisée ; elle devient une étape nécessaire dans l’apprentissage par « le tâtonnement expérimental ». Au fur et à mesure que son expéri-mentation avance, Freinet tâtonne lui même et évolue, comme ses élèves.

Il abandonne les manuels scolaires, les leçons et les devoirs afin de parvenir à une forme idéale d’activité, centrée sur l’expression libre, l’envie, l’initiative et la motivation des écoliers.

Pour Freinet, l’apprentissage est une démarche naturelle chez l’enfant et le rôle de l’enseignant est dès lors de lui permettre d’avancer de façon la plus autonome possible vers son épanouissement personnel.

Avec son épouse, ils susciteront bien des moqueries à Bar-Sur-Loup en exposant fièrement les réussites de leurs élèves. Mais les sarcasmes cèderont à la peur et à la haine : au début des années 1930, en pleine montée des fascismes européens, Charles Maurras lance une vaste campagne contre Célestin Freinet.

L’enseignant est mis en accusation à propos du texte libre d’un enfant imaginant une révolte de la classe contre le maire du village. Freinet est déplacé, mais refuse de baisser les bras et fonde, avec Élise, une école « prolétarienne » à Vence, dans laquelle il accueille les enfants réfugiés de la guerre d’Espagne.

« Peut-on être à la fois communiste et instituteur ? », se demandait à son sujet une certaine presse conservatrice. Le simple fait de poser la question froisse Célestin Freinet ; dans les pas de Paulo Freire, il dénonce l’utilisation capitaliste du concept de neutralité ainsi que la domination qui se cache derrière.

Pour lui, la neutralité en éducation n’a pour but que de reproduire l’idéologie dominante et les inégalités en veillant à ce que les classes sociales ne soient jamais remises en cause : « La neutralité, c’est la mort. La vie ne peut pas être neutre. » (Résumé voir lien)

https://www.revue-ballast.fr/

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06 août 2019 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

blanquer

Préparer une rentrée offensive contre Blanquer et ses réformes

Blanquer a eu un gros coup de chaud, et pas à cause de la canicule de juin. Après avoir voulu passer en force sur la mise en œuvre de ses réformes (dans la voie générale et professionnelle) en jetant une pagaille généralisée, il a fait le choix de passer en force sur les examens.

Avec comme premier résultat de discréditer le bac et, au-delà, le cadre de l’école comme service public pour touTEs les élèves, en systématisant l’inégalité de traitement des jeunes.

Face à ce gâchis, qui s’inscrit dans la logique de ce gouvernement qui élève en principe fondateur l’individualisme et la différenciation de l’accès à l’éducation, les enseignantEs mobilisés ne lâchent pas.

Alors que Blanquer cherche à opposer les 99 % d’enseignantEs qui feraient leur devoir consciencieusement au 1 % d’énervéEs, le développement de la solidarité à travers les caisses de grève montre bien que, comme beaucoup l’ont dit, il n’y a pas de fossé entre les grévistes des examens et celles et ceux qui n’ont pas fait grève mais se reconnaissent et partagent les raisons de la grève.

Les organisations syndicales CGT, SNES, SNALC et FO ont témoigné de ce rapport de forces dans une déclaration le 9 juillet en comité interministériel : « Les menaces de sanctions, de retrait de jours de grève à compter de la date de prise des copies, par le ministre prêt à tout pour publier les résultats dans n’importe quelles conditions, ne peuvent qu’indigner toute la profession.

Nos organisations affirment leur totale opposition aux menaces de retenues de salaires sur des périodes qui ne correspondent pas aux seuls jours de grève. Ces menaces sont attentatoires au droit de grève et à nos libertés fondamentales. »

Cadres de solidarité

Après avoir rendu les copies le 8 juillet, les enseignantEs mobilisés ont aidé les organisations lycéennes (UNL notamment) et de parents d’élèves à structurer la défense des droits des jeunes lésés par le passage en force de Blanquer.

Ils et elles ont mis conjointement en place une permanence en ligne « SOS Bac », qui a reçu en 3 jours plus de 20 000 appels, d’après le président de la FCPE.

Cette permanence vise à orienter jeunes et familles dans les démarches : recours administratif, procédure juridique devant le Tribunal administratif, toutes les possibilités sont envisagées et décidées avec un cadre de solidarité pour les mettre en œuvre (du soutien moral au soutien financier).

Une cellule de veille a également été créée pour recenser les sanctions annoncées par le ministre et préparer la riposte en lien avec les organisations syndicales.

Mais il s’agit surtout de préparer la rentrée qui s’annonce calamiteuse.

L’application des réformes Blanquer commence en effet avec des plans de licenciements des contractuelEs, qui se déclinent académie par académie (600 collègues rien que dans l’académie de Créteil).

Un casse-tête inédit pour construire les emplois du temps des élèves et des enseignantEs, une impréparation totale des programmes non finalisés ou vides de contenu. Les raisons d’une explosivité existent objectivement. Il reste les moyens subjectifs à structurer pour empêcher une catastrophe annoncée.

Unifier la colère accumulée

L’AG Île-de-France des enseignantEs mobilisés, en lien avec les collègues de Toulouse, Marseille, Montpellier, Dijon, a lancé l’initiative d’Université d’été de l’éducation les 26, 27 et 28 août.

3 jours pour tirer les bilans d’une année de luttes dans tous les secteurs de l’éducation du 1er et du 2nd degré, mais qui n’ont pas réussi à converger, qui sont restées dans le champ de leur spécificité catégorielle et surtout dépendantes de l’agenda du ministère et du gouvernement.

L’enjeu est de réussir à unifier la colère accumulée par les expériences de ces luttes pour organiser une riposte en ayant conscience qu’une partie de l’affrontement à construire dépasse le cadre de la seule Éducation nationale puisque la Loi de modernisation de la Fonction publique s’applique également à ce secteur.

Les objectifs sont élevés, mais la lutte inédite des dernières semaines a révélé un potentiel et une détermination nouvelle.

Cathy Billard Mardi 6 août 2019

https://npa2009.org/

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04 août 2019 ~ 0 Commentaire

adp (gauche révolutionnaire)

adp privatisation

Non à la privatisation d’ADP!

La consultation pour l’organisation du Référendum d’Initiative Partagée contre la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP) a débuté mi-juin avec, en quelques jours, des centaines de milliers de clics (et de bugs…) sur le site dédié.

Il y a jusqu’en mars 2020 pour recueillir 4,7 millions de signatures.

Comment gagner contre la privatisation d’ADP ? En 2008, lors de la privatisation de la Poste, comme pour ADP, une large majorité de la population était contre. Mais la campagne menée se limitait à exiger un référendum (qui n’a jamais eu lieu) et non à organiser la lutte concrète avec des manifestations, grèves,etc ; or cela aurait été plus efficace.

Le scénario ne doit pas se rejouer pour l’ADP, il n’est même pas sûr que le référendum ait lieu même si les signatures sont récoltées.

La campagne actuelle ne doit donc pas rester sur internet et se cantonner au référendum. Nous sommes pour une campagne combative par les syndicats, partis politiques et associations.

Il faut pouvoir discuter avec les gens pour en impliquer le plus grand nombre, appeler à des réunions publiques, des rassemblements, pour mobiliser et défendre les biens qui nous appartiennent.

Les privatisations, c’est l’arnaque, nous n’en voulons pas !

03/08/2019

http://www.gaucherevolutionnaire.fr/

Signez!

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02 août 2019 ~ 0 Commentaire

guadeloupe (huffington post)

En Guadeloupe, la grève du personnel du CHU soutenue par des milliers de manifestants

82% de la population soutient la grève du personnel hospitalier pour dénoncer des conditions de travail inadmissibles, après un incendie en 2017.

Après des mois de tensions et de discussions vaines, le mouvement de protestation du personnel hospitalier de Guadeloupe a pris une ampleur particulière ce jeudi 1er août. Plusieurs milliers de personnes ont défilé dans les rues de Pointe-à-Pitre, répondant  à un appel à la mobilisation générale lancé par une dizaine d’organisations syndicales pour soutenir le personnel en grève, a constaté un journaliste de l’AFP.

Victime d’un incendie majeur le 28 novembre 2017, le CHU de Guadeloupe fonctionne depuis de façon perturbée. Plusieurs services ont été délocalisés dans des locaux transitoires inadaptés, selon le personnel. Un mouvement de grève générale a débuté au CHU de Guadeloupe le 23 juillet, et même depuis le 10 juillet aux urgences et à la maternité, pour dénoncer le manque de moyens humains et matériels, ainsi que la vétusté et l’exiguïté des locaux.

En conséquence, la majorité des services fonctionne en service minimum.

Jeudi, le cortège est parti du CHU en direction du centre-ville de Pointe-à-Pitre et s’est ensuite rendu devant la sous-préfecture. La radio RCI a annoncé que 6000 personnes avaient défilé d’après le décompte des syndicats. Le comptage des forces de l’ordre faisait état de 2500 manifestants.

En plus de l’Union des travailleurs de la santé (UTS) une branche de l’Union générale des travailleurs guadeloupéens (UGTG) et de la CGTG, qui sont mobilisés à l’hôpital, onze organisations syndicales avaient invité leurs membres à manifester. En soutien, un appel à la mobilisation avait aussi été lancé devant le centre hospitalier de Basse-Terre ce jeudi.

Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont également remplacé leurs photos de profil par un message de soutien: “Je soutiens le personnel soignant du CHU”.

82% de la population soutient la grève du CHU

Les différentes négociations entre la direction du CHU et les autorités sanitaires n’ont pas permis de parvenir à un accord jusqu’ici. En septembre 2018, la visite de la ministre de la Santé Agnès Buzyn n’avait pas permis de faire évoluer la situation.

Mercredi 31 juillet, le dialogue s’est même tendu après des menaces du directeur, Gérard Cotellon, d’assigner en justice les organisations syndicales qui bloqueraient l’entrée du site à partir de jeudi avec une astreinte quotidienne de 5 000 euros. Dans la soirée, l’administration du CHU a cependant fait marche arrière sur ce point en se désistant de la procédure entamée au tribunal de Basse-Terre, rapporte RCI.

Selon un sondage Qualistat réalisé en juillet 2019, 82 % de la population guadeloupéenne estime que ce mouvement social est justifié et seuls 15% des sondés le juge injustifié.

Les négociations doivent reprendre ce vendredi matin. Mercredi, le directeur a annoncé qu’une aide de 20 millions d’euros accordée par l’État, initialement remboursable, ne sera finalement pas à rembourser. De même, l’assurance de 40 millions d’euros débloquée après l’incendie de 2017, initialement déductible des aides gouvernementales, ne sera pas déduite.

Le CHU fait actuellement face à de grosses difficultés budgétaires, avec notamment une dette fournisseur de près de 49 millions d’euros.

Jade Toussay

https://www.huffingtonpost.fr/

guadelouppe

Une nouvelle mobilisation est prévue le 13 août

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