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21 février 2020 ~ 0 Commentaire

pesticides (basta)

chimio

SDHI, ces pesticides qui s’attaquent à tous les êtres vivants

Basta ! : Épandus massivement depuis 2013 en France, les pesticides SDHI « inquiètent au plus haut point », dites-vous, car ils s’attaquent à la fonction respiratoire de tous les êtres vivants. Pouvez-vous nous décrire ces pesticides ?

Fabrice Nicolino : Les SDHI sont des fongicides : ils s’attaquent aux champignons et moisissu-res. Arrivés en France surtout après 2013, ces pesticides sont épandus sur environ 80% des surfaces de blé et d’orge, mais aussi sur les tomates, les semences, les pommes de terre, la vigne, les arbres fruitiers. On en trouve également sur les terrains de foot et sur les terrains de golf.

Comment opèrent-ils ?

Ils s’attaquent à la fonction respiratoire des cellules des champignons – la « SDH », ou succinate déshydrogénase. Vendus comme des produits « à cible »: ne s’attaquant qu’aux champignons , les SDHI ne font en fait aucune différence entre les êtres vivants : ils s’attaquent à la fonction respiratoire des champignons, mais aussi à celle des vers de terre, des abeilles et des êtres humains.

Or, les défauts et déficiences de la SDH peuvent entraîner de nombreuses maladies souvent épouvantables. Il y en a des dizaines, certaines extrêmement rares, d’autres très fréquentes, parmi lesquelles Alzheimer et Parkinson, des diabètes, des myopathies, des convulsions généralisées, etc. Un mauvais fonctionnement de la SDH peut aussi entraîner des cancers. Toutes ces maladies ne sont pas forcément dues à une déficience de la SDH, mais elles peuvent l’être.

Vous dites que cette affaire des SDHI est révélatrice de tout un système réglementaire qui permet aux pesticides de prospérer. Pourquoi ?

Les tests pratiqués par les industriels pour obtenir leurs autorisations de mise sur le marché (AMM) ne permettent pas de repérer une éventuelle action délétère des SDHI, parce qu’ils ne tiennent pas compte des bouleversements scientifiques des quinze dernières années.

L’Anses fait semblant de croire à ce que pensait Paracelse, médecin brillant du 16è siècle, qui théorisa le concept de « la dose fait le poison ». En d’autres termes : plus on est exposé à un produit, plus c’est dangereux. C’est une vision mécaniste. Mais la chimie de synthèse nous fait entrer dans un autre monde. On sait que, avec les pesticides notamment, ça ne marche pas comme ça. Il y a très souvent des effets non-linéaires.

Avec certaines molécules, moins on est exposé, plus on est empoisonné. Le moment de l’exposition devient crucial : les fœtus, par exemple, sont particulièrement vulnérable.

Et il n’y a pas d’« effets de seuil », c’est à dire pas de dose minimum en deçà de laquelle le produit serait inoffensif. Dès qu’il y a contact, il y a danger.

La science réelle a fait exploser le cadre sur lequel repose la réglementation qui encadre la mise sur le marché des pesticides. Mais peu importe. On continue à utilise des tests dont on sait de manière certaine qu’ils ne sont d’aucune fiabilité pour nombre de produits chimiques. (Extrait voir lien)

Connaissez-vous les SDHI ? Ces nouveaux fongicides, censés s’attaquer seulement aux champignons qui menacent les récoltes, s’en prennent en fait à tous les êtres vivants. Un « danger immense » selon des scientifiques. Le journaliste Fabrice Nicolino leur consacre son dernier ouvrage, Le crime est presque parfait. Entretien.

Nolwenn Weiler 21 février 2020

https://www.bastamag.net

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21 février 2020 ~ 0 Commentaire

algues vertes (arte)

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20 février 2020 ~ 0 Commentaire

retraites (la conf’)

conf
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L’augmentation immédiate de l’ensemble des pensions agricoles : une mesure d’urgence

Ce jeudi 20 février a lieu la dixième journée de grève interprofessionnelle et de manifestations contre la réforme des retraites. La Confédération paysanne appelle à poursuivre la mobilisation contre ce projet injuste, qui n’apportera rien aux paysan·nes retraité·e·s.

Alors que l’examen du projet de loi a démarré à l’Assemblée Nationale, le gouvernement s’oppose toujours à la revalorisation des pensions agricoles.

La retraite à 1 000€ par mois ne serait une réalité que pour une très faible part des paysan·nes : les chef·fe·s d’exploitation, ayant une carrière complète et partant en retraite à partir de 2022.

Nous demandons une augmentation immédiate des pensions pour l’ensemble des non salarié·e·s agricoles :

Chef·fe·s d’exploitation, collaborateurs·trices d’exploitation et aides familiaux, de métropole et d’outre-mer, ayant liquidé leur retraite avant ou à partir du 1er janvier 2022.

Pour améliorer les pensions les plus faibles, nous proposons d’augmenter la retraite de base, de faciliter l’accès à la Pension Majorée de Référence et de porter les retraites des chef·fe·s d’exploitation à 85% du SMIC*.

Cette revendication est soutenue par l’ensemble des syndicats agricoles et plusieurs amende-ments ont été déposés en ce sens, par des député·e·s de la majorité et de l’opposition. Il serait incompréhensible que le gouvernement s’oppose à cette mesure de justice sociale qui fait l’objet d’un large consensus.

20.02.2020

http://www.confederationpaysanne.fr/

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19 février 2020 ~ 0 Commentaire

algues vertes (le monde)

algues

A Lamballe, un méthaniseur encourage l’élevage de cochons

En dépit des algues vertes

Deux projets d’extension de porcheries dans cette région fortement touchée par les marées vertes font craindre une pollution accrue des sols et de l’eau.

Dans l’air clair et froid d’un matin d’hiver, en contrebas d’un vallon boisé où se faufile le Gouessant avant que la petite rivière ne rejoigne les belles plages d’Hillion, dans les Côtes-d’Armor, André Ollivro piétine la vase de l’estuaire.Le fondateur de l’association Halte aux marées vertes porte un petit détecteur accroché à sa botte, car dans ce sédiment meuble s’accumulent des algues en décomposition capables de former des poches de gaz. Pas d’inquiétude aujourd’hui : le taux d’hydrogène sulfuré est bas.C’est précisément à cet endroit, au fond de la baie de Saint-Brieuc, qu’un joggeur a trouvé la mort en septembre 2016 et que les cadavres de trente-six sangliers ont été ramassés durant l’été 2011. Et l’intoxication simultanée de deux chiens sur une plage voisine avait semé l’émoi en juillet 2008.

André Ollivro, 74 ans, alerte sur les méfaits des ulves avec une telle constance qu’il est devenu un héros de la bande dessinée Algues vertes. L’histoire interdite (Delcourt), dans laquelle la journaliste Inès Léraud dépeint le déni breton face aux dégâts de l’agriculture intensive sur l’environnement.

Depuis le temps, lui qui se présente parfois comme le « Che des grèves » a complété son équipement de détection et ne mesure plus seulement l’excès d’azote responsable des nitrates et l’hydrogène sulfuré, mais traque aussi l’ammoniac et s’intéresse désormais aux concentrations de métaux lourds.

En Bretagne, des décennies d’épandage massif de déjections issues des élevages hors sol des porcs et des poules ont laissé des traces. Spécialement à Hillion, où l’on a ramassé près de 10 000 tonnes d’ulves durant l’été 2019. Record battu.

Pourtant, comme si rien ne pouvait enrayer cette concentration, deux nouvelles extensions de porcherie sont en préparation dans la commune littorale de 4 200 habitants. L’exploitation Le Corguillé veut faire passer ses 1 276 emplacements actuels pour truies et cochons à engraisser à 2 482 ; l’exploitation La Roche-Martin voudrait s’agrandir de 2 602 à 2 882 places.

Annie Le Guilloux, qui milite au sein d’Halte aux marées vertes, s’est penchée sur les deux dossiers d’enregistrement et n’en est pas revenue.

« Le plan d’épandage est si compliqué – sur 124 parcelles pour Le Corguillé ! – qu’il faudrait un logiciel pour s’y retrouver, il est impossible à contrôler ! Et les deux dossiers ont été remplis par la même conseillère de la Cooperl avec des phrases identiques », résume-t-elle. (Payant)

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19 février 2020 ~ 0 Commentaire

hôpital (morlaix)

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Source

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19 février 2020 ~ 0 Commentaire

pesticides (basta)

pesticides

Le combat d’un collectif contre les pesticides

Et pour transformer les campagnes

Tandis que les industriels vendent des pesticides par millions de litres, agriculteurs et riverains comptent leurs malades et leurs morts. Depuis quatre ans, dans l’ouest de la France, un collectif se bat aux côtés de ces sacrifiés de l’agrochimie, multipliant les actions. Rencontre.

Le 15 janvier dernier, une quarantaine de personnes ont occupé les bureaux de la Sécurité sociale de Saint-Brieuc, dans les Côtes d’Armor.

Objectif : obtenir le rétablissement des indemnités journalières de Gisèle, 57 ans, atteinte de la maladie de Parkinson. « Cette ancienne agricultrice a déposé un dossier de demande de reconnaissance en maladie professionnelle fin novembre, retrace Michel Besnard, membre très actif du Collectif de soutien aux victimes de pesticides de l’Ouest.

Elle s’est aperçue peu après que ses indemnités journalières, perçues jusqu’alors au titre de son arrêt maladie, avaient été suspendues. »

« Gisèle est une femme seule, malade, pour qui tout est compliqué au quotidien, et on lui coupe sans la prévenir le peu d’argent qu’elle reçoit ? C’est inacceptable », s’indigne Michel Besnard.

Pour connaître la cause de sa disgrâce, Gisèle a bien contacté la « sécu », mais elle a reçu pour toute réponse deux lignes incompréhensibles, postées via Internet. Joies de la dématérialisation !

« Elle m’a donc appelé, totalement paniquée, retrace Michel Besnard. J’ai tâché de négocier quelque chose par téléphone mais ils n’ont rien voulu savoir. Nous avons décidé de débarquer dans leurs locaux. Un quart d’heure plus tard, les indemnités journalières étaient rétablies. »

Reconnaître que les pesticides tuent

L’ancienne agricultrice, un temps travailleuse indépendante, puis salariée, va pouvoir poursuivre le chemin vers la reconnaissance de l’origine professionnelle de sa maladie. Un chemin qui s’annonce bien long.

« Pour les malades, c’est un parcours du combattant », constatent les membres du collectif. Attribuée par la Mutualité sociale agricole (MSA, la sécurité sociale des paysans), cette reconnaissance peut permettre aux agriculteurs d’être indemnisés.

« Quand on a une petite retraite et qu’on est malade, cette reconnaissance change la vie », souligne Michel Besnard, citant l’exemple de deux paysans atteints de la maladie de Parkinson et qui ont vu doubler leurs revenus mensuels, passant de 750 à 1 500 euros par mois. Sans le collectif, ces deux agriculteurs n’auraient probablement jamais rien obtenu.

Depuis 2016, 24 agriculteurs soutenus par le collectif ont pu obtenir une reconnaissance en maladie professionnelle. « Ces personnes sont isolées, éparpillées, invisibles dans les campa-gnes faute d’avoir conscience que leurs maladies ont une racine commune », explique le collectif. « Plus il y aura de reconnaissance en maladie professionnelle, plus on verra que les pesticides tuent, saccagent des vies et des familles. » (Pour la suite voir lien)

Nolwenn Weiler 19 février 2020

https://www.bastamag.net/

https://victimepesticide-ouest.ecosolidaire.fr/

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19 février 2020 ~ 0 Commentaire

aviation (pùblico ecologistas)

avions

Les privilèges de l’aviation

Le moyen de transport le plus polluant de la planète

L’aviation représente 2% des émissions totales dans le monde. Le transport aérien a connu une croissance exponentielle ces dernières années, grâce à une série d’exonérations fiscales qui permettent de vendre des billets à des prix ridicules par rapport à d’autres secteurs moins nocifs comme le chemin de fer.

Le présent est la vitesse, l’immédiateté. S’il y a un élément qui résume la vitesse, c’est l’avion. Avec leurs ailes en acier et leurs moteurs puissants, ils raccourcissent brusquement les distances.

Un voyage en avion de Berlin à Madrid est, en temps, l’équivalent d’un voyage en voiture de la capitale à Mérida. La vitesse de l’aviation est sans aucun doute une qualité attractive qui con-tribue à cette conception du monde globalisé. Sans surprise, le secteur établit sa domination et sa croissance économique sur des privilèges que certaines ONG commencent à dénoncer.

C’est le cas de Stay Grounded (SG « Restez au Sol »), une plateforme composée de plus d’une centaine d’organisations sociales qui réclament une diminution de l’aérien. En d’autres termes, « arrêtez de voler » comme colonne vertébrale de la lutte environnementale. Cette prémisse repose non pas tant sur l’élimination du transport aérien que sur la réduction du nombre de vols qui parcourent le ciel du monde chaque jour.

Mais pourquoi voulez-vous limiter ce moyen de transport qui facilite les déplacements ? Pour la pollution.

L’industrie aéronautique – le moyen de transport le plus polluant, est à l’origine de 2% des émissions totales de CO2, selon les données d’un rapport de SG publié par « Ecologistes en action ».

Chaque passager voyageant sur un vol Paris à New York a la même empreinte CO2 qu’un citoyen européen pour garder sa maison au chaud toute une année, selon les données de la Commission européenne . Une réalité qui repose sur une série de privilèges économiques inscrits dans le rapport « Aviation Decrease: la réduction du transport aérien de manière équitable ».

L’aviation bénéficie, dans la majeure partie de la planète, d’exonérations fiscales promues par un accord international, la Convention de Chicago, approuvée en 1944 et qui visait à faciliter l’expansion du secteur à une époque de l’histoire où toutes les pratiques économiques commençaient à être industrialisée. Parmi les accords de ce traité, l’interdiction des taxes sur les carburants et autres formes de taxes.

Ainsi, la centaine de plateformes environnementales qui intègrent Stay Grounded, dénoncent  que ce traité génère des privilèges qui ont permis au secteur de croître de façon exponentielle ces dernières décennies, car la rareté des mesures fiscales permet de réduire le prix des billets et augmenter le nombre de vols quotidiens.

Transport & Environment rapporte dans une publication récente que la pollution par le dioxyde de carbone associée à la combustion de carburant d’avion a augmenté de plus de 26% au cours des cinq dernières années.

Selon le rapport Stay Grounded, l’introduction d’une taxe sur le kérosène – le principal carburant des avions – d’une valeur de 0,33 euro par litre générerait une collecte annuelle de 17 000 millions d’euros et réduirait les émissions de CO2 de 11 % par an. Dans le cas où une TVA de 19% serait appliquée, la collecte européenne serait de 30 milliards par an et les émissions seraient réduites, de 18%, car cela affecterait le prix du billet et réduirait le nombre de ventes et de voyages.

Cette réalité abordée par la plateforme environnementale n’est pas du fanatisme antiaérien.  Ce journal a rendu compte d’un document caché de la Commission Européenne dans lequel il concluait que l’instauration de taxes sur l’aviation réduirait les émissions de 11%, ce qui équivaudrait à éliminer près de huit millions de voitures des routes du continent.

Les privilèges sont mieux visualisés en comparant la taxe moyenne du kérosène avec d’autres carburants utilisés par les véhicules terrestres. Ainsi, alors que le diesel a une perception fiscale moyenne de 73,76 euros par tonne de CO2 et l’essence de 85,85 euros par tonne, les  charges fiscales du kérosène chiffrent le chiffre à 4,61 euros par tonne de CO2.

Environ 90% de la population mondiale n’a jamais pris l’avion, dénonce le rapport. Dans une certaine mesure, le vol est une question de classe. Nous trouvons, d’une part, une majorité mondiale qui, en raison de sa pauvreté, ne prend jamais l’avion dans sa vie. Mais, au sein des voyageurs, il existe des sous-catégories. Un verre de champagne, offert par la maison, ou des genoux coincés dans le dos pendant des heures, montrent qu’il y a des classes sociales dans un avion.

L’écologie aérienne est consciente de cette réalité. Pour cette raison, elle avertit qu’une législation fiscale peut avoir des conséquences sociales négatives, tout en obligeant les entreprises à payer et que taxant les billets peut entraîner une augmentation des prix qui fait du vol une pratique élitiste.

Stay Grounded propose une nouvelle mesure fiscale appelée Frequent Travellers Rate (TVC). Cet outil, permettrait d’équilibrer le solde et de rendre les billets plus chers progressivement si un certain nombre de vols sont effectués dans un espace de temps réduit.

En outre, un taux de kilomètres parcourus (TKR) qui augmente le prix des billets en fonction des distances parcourues par le consommateur au cours des quatre dernières années est également envisagé. De cette façon, plus chaque voyageur parcourt de kilomètres, plus il paiera ses prochains billets. Le TVC et le TKR envisagent également une augmentation de prix plus élevée pour ceux qui voyagent en classe affaire.

« Les chiffres sont sans équivoque: malgré l’augmentation de l’aviation à bas prix, il existe d’énormes disparités et inégalités dans la mobilité aérienne entre les nations et à l’intérieur de celles-ci, entre les classes sociales, les groupes ethniques et les sexes, les enquêtes indiquent que les classes sociales les plus privilégiées occupent la grande majorité des vols low-cost, « Stay Grounded, stipule que ces types de taux d’imposition peuvent limiter le nombre de voyages de ce qu’on appelle une » élite hypermobile « .

La voie proposée passe par la suppression des privilèges fiscaux du secteur, la mise en place d’une TVA adaptée à la réalité environnementale et la création de tarifs permettant  l’augmentation des prix des billets pour ne pas faire de l’aviation un moyen de transport élitiste.

À cela s’ajoutent la promotion d’autres alternatives de transport nationales et européennes: trains à grande vitesse, réseaux de bus ou bateaux propulsés par des énergies renouvelables.

Madrid 18/02/2020 Alejandro Tena

https://www.publico.es/

Lire aussi:

Aviación y emisiones: vuelos que es necesario frenar (Ecologistas en Accion)

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17 février 2020 ~ 0 Commentaire

triskalia (ouest france)

pestt

Côtes-d’Armor. Les intoxiqués de Triskalia reprennent leur offensive contre les pesticides

Depuis 2010, année où l’affaire a éclaté, les anciens salariés de la coopérative agricole intoxiqués par des pesticides ne cessent de batailler. Devant le refus de l’État de répondre aux questions de l’Europe sur l’utilisation des pesticides et la protection de la santé au travail, le comité de soutien et Sud Solidaires vont saisir la Cour de justice européenne.

« Nous allons maintenant saisir la Cour de justice européenne pour le non-respect par la France des directives européennes concernant l’utilisation des pesticides. » Serge Le Quéau, syndicaliste à Sud Solidaires dans les Côtes-d’Armor, est le porte-parole des anciens salariés intoxiqués de Triskalia, à Plouisy et Glomel, depuis dix ans.

En décembre 2019, à la suite de la pétition par les salariés de la coopérative bretonne élaborant des produits agricoles transformés, déposée en 2016, la commission des pétitions du Parlement européen a demandé aux représentants français à Bruxelles si le respect de la directive de 2009 concernant l’utilisation de pesticides était bien appliqué dans l’Hexagone. Un courrier resté lettre morte depuis.

La vente de pesticides ne faiblit pas

« Dans cette affaire, le gouvernement surprotège le lobby agricole breton pour protéger l’emploi », estime Serge Le Quéau. « Les plans Ecophyto, nés du Grenelle de l’environnement de 2007, avaient comme objectif de réduire de 50 % la consommation de pesticides jusqu’en 2018 », assure René Louail, président du comité de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest. Le seul moyen pour la France d’être en conformité avec les directives européennes.

Et de citer les chiffres officiels : « Pourtant, durant cette même période, la quantité de produits vendus a augmenté de 25 %. Et, pour la seule année 2018, elle est montée à 21 %, alors que plus de 4 000 agriculteurs se sont mis au bio ! »

« Un enjeu de santé publique »

Les victimes ne sont pas dupes et savent très bien qu’une alternative aux pratiques actuelles dans l’agriculture intensive prendra du temps. Mais elles souhaitent que, vu la dangerosité de ces produits, ces directives soient fermement appliquées. « Nous demandons avant tout une visibilité concernant des pratiques d’utilisation irresponsables. C’est un enjeu de santé publique. »

Aucun jugement au pénal

Par ailleurs, il incombe aux États membres de l’Union d’indemniser les victimes. Si plusieurs d’entre elles ont obtenu gain de cause, notamment devant les prud’hommes, il n’en est pas de même au pénal pour juger une faute grave de la part de l’employeur.

Selon Serge Le Quéau, « comme ses prédécesseurs, le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, fait obstruction aux instructions en cours ». Il met en avant une volonté politique, « car il n’y a jamais eu de procès au pénal concernant l’intoxication par les pesticides en France ». C’est aussi pour cela que, avec l’aide de parlementaires européens, les ex-salariés de Triskalia vont continuer à maintenir la pression.

« Il faut que je tourne la page. Ça fait dix ans que je me suis porté partie civile pour mise en danger de la vie d’autrui », confirme Stéphane Rouxel, licencié par Triskalia pour inaptitude en 2011.

Les anciens salariés intoxiqués de Triskalia: Stéphane Rouxel, Raymond Pouliquen, Noël Pouliquen, Claude Le Guyader et Serge Le Quéau, syndicaliste à Sud Solidaires.

Jerom FOUQUET.  16/02/2020

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17 février 2020 ~ 0 Commentaire

coronavirus (psl)

china

Le régime de Xi Jinping plongé dans une crise historique

(…) Les problèmes sont très profonds. Une épidémie prolongée pourrait être l’aiguille qui fait éclater l’énorme bulle du marché immobilier chinois.

Cela pourrait alors provoquer l’effondrement du secteur bancaire. Wuhan, la cinquième plus grande ville de Chine, est un excellent exemple de bulle insoutenable. Les prix des logements de la ville ont quadruplé au cours des deux dernières années.

« Les gens qui ont de l’argent sont effrayés à mort et n’osent pas sortir dehors », a déclaré au Financial Times un agent immobilier basé à Pékin. « Personne ne va travailler. Les développements immobiliers sont tous bloqués… l’impact sera certainement important ».

Wuhan : Chronologie d’une catastrophe

Dans les premières semaines critiques de cette crise, le gouvernement de Wuhan a fait le contraire de ce qu’il aurait dû faire. Il a arrêté et fait taire les lanceurs d’alerte, y compris des professionnels de la santé comme Li Wenliang qui ont tenté de mettre en garde contre une épidémie potentielle. Ils n’ont même pas informé le personnel hospitalier des dangers et un grand nombre de membres du personnel médical ont été infectés : 40 membres du personnel dans un seul hôpital de Wuhan.

On estime que cinq millions de personnes ont quitté Wuhan et se sont rendues dans d’autres régions de Chine entre le 1er et le 20 janvier, sans savoir qu’elles pouvaient être porteuses du virus ni être averties de prendre des précautions élémentaires telles que porter un masque, se laver régulièrement les mains et éviter les rassemblements publics.

Le 18 janvier, les autorités de Wuhan ont organisé un banquet pour 40 000 familles dans le district de Baibuting, quelques jours avant que la ville ne soit complètement fermée et que tout voyage à l’extérieur ne soit interdit.

Aujourd’hui, des dizaines de bâtiments à Baibuting, avec ses 130 000 habitants, sont couverts d’affiches rouges officielles portant la mention « bâtiments contaminés ». Caixin Global a cité des résidents locaux se plaignant de n’avoir toujours pas été conseillés par les fonctionnaires du gouvernement sur les précautions à prendre même après que leurs maisons aient été désignées comme « bâtiments contaminés ».

L’Organisation mondiale de la santé (OMS), agence des Nations unies, a été informée par des fonctionnaires du ministère national de la santé chinois le 31 décembre d’une épidémie de « pneumonie de cause inconnue » à Wuhan. Une semaine plus tard, le virus a reçu le nom de 2019-nCov.

Cette chronologie met en cause Pékin, qui se cache derrière les erreurs du gouvernement de Wuhan, pour ne pas avoir agi plus rapidement. En dépit d’un ensemble de preuves faisant état du contraire, l’OMS fait l’éloge de la façon dont la dictature chinoise a géré l’épidémie, saluant même le « système chinois » et la « grande capacité de leadership » de Xi. Le soutien flatteur de quelques bureaucrates à Genève est une petite consolation pour le PCC, qui se heurte à une hostilité toujours plus grande chez lui.

Des secousses révolutionnaires

Pékin est maintenant dans une phase de limitation des dégâts, en essayant de protéger le personnage de « l’empereur » Xi, et de détourner toute la responsabilité sur le gouvernement et la police de Wuhan. Le Comité permanent du Politburo – le cercle restreint du PCC – a reconnu que la situation actuelle constituait « un test majeur du système et de la capacité de gouvernance de la Chine ».

Le PCC déploie tout son arsenal de mesures de « maintien de la stabilité » avec une propa-gande massive et une campagne de relations publiques, érigeant des hôpitaux à une vitesse record et proclamant une « guerre populaire » contre l’épidémie. Malgré la construction de deux nouveaux hôpitaux à Wuhan, qui, selon son gouvernement, offrent 13 000 lits supplémentaires, cela reste insuffisant – selon des estimations indépendantes, il y aurait jusqu’à 190 000 personnes infectées à Wuhan.

Pékin a récemment annoncé un financement d’urgence de 12 milliards de dollars US pour lutter contre l’épidémie. Mais la même semaine, le régime a injecté 174 milliards de dollars dans le secteur bancaire et la bourse pour éviter un effondrement des marchés. L’écart entre ces deux sommes montre les véritables allégeances de classe des dirigeants chinois.

Où cela peut-il mener ? Dans le Financial Times, Jamil Anderlini affirme que « si le virus ne peut pas être contenu rapidement, cela pourrait se révéler être le moment de Tchernobyl pour la Chine, un moment où les mensonges et les absurdités de l’autocratie sont mis à nu pour que tous puissent les voir ».

De nombreux citoyens en Chine ont fait des comparaisons sur internet avec la catastrophe nucléaire de 1986 qui a constitué un événement important sapant les bases du régime stalinien en URSS. Anderlini établit également un parallèle avec la Tunisie en 2010, en compa-rant Li Wenliang à Mohamed Bouazizi, le vendeur de fruits dont l’auto-immolation a servi de déclencheur à la révolution en Tunisie et dans la région.

Il est clair que la dictature chinoise est entrée dans sa crise la plus profonde depuis la fin des années 1980. Les « sessions jumelées » de mars (du Congrès national du Parti communiste et de la Conférence consultative politique du peuple chinois) pourraient maintenant être annulées en raison de l’épidémie. Si cela se produit, la véritable raison sera probablement d’empêcher les expressions ouvertes de dissidence de faire surface lors de cet événement normalement très chorégraphié.

La lutte pour le pouvoir au sein du PCC et de l’élite dirigeante va presque certainement se relancer, alimentée par les divisions croissantes sur la gouvernance de Xi, mais reflétant aussi en fin de compte les nouvelles humeurs qui s’agitent dans la base de la société. Si l’épidémie n’est pas contenue à court terme et inflige des dommages économiques massifs, cela peut déclencher un nouveau niveau de crise avec des implications potentiellement révolutionnaires.

La tâche des marxistes en Chine, est d’aider les sections les plus avancées de la classe ouvrière et de la jeunesse à se préparer politiquement. La crise humanitaire, économique et politique appelle à la construction d’une alternative ouvrière socialiste et véritablement démocratique au capitalisme autoritaire du PCC. (Extrait voir lien)

lundi 17/02/20

https://fr.socialisme.be

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16 février 2020 ~ 0 Commentaire

le mexique nous tue (pùblico)

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Le Mexique nous tue, disent les femmes révoltées contre l’Etat et la presse
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Après un autre meurtre traité comme un spectacle par la presse mexicaine le jour de la Saint-Valentin, la manifestation s’en est pris à la résidence officielle du président et le siège des journaux.Les mots « État féminicide » ont été écrits à l’encre rouge sang sur les portes du palais présidentiel du Mexique le jour de la Saint-Valentin par les manifestantes.
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La plupart étaient des femmes, vêtues de noir et sont sorties dans la rue pour exprimer leur fureur face au meurtre d’Ingrid Escamilla, une femme de 25 ans, et pour la publication de photos explicites de son corps mutilé dans les journaux mexicains.
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Après avoir repeint le palais présidentiel, les femmes – selon Reuters – sont allées à la salle de rédaction du journal La Prensa pour protester contre la publication d’images du cadavre de la femme assassinée. Ils ont brûlé des voitures et brisé les vitrines du journal et ont fait face à la police qui les a empêchés d’entrer dans les locaux.
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Avec le slogan « plus un meurtre », et brandissant des pancartes disant « nous exigeons un journalisme responsable », ou  » Nous sommes toutes Ingrid », ou « le sexisme tue », les manifestantes ont demandé justice.
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En moyenne, dix femmes sont tuées chaque jour au Mexique. L’année dernière, il y a eu un nouveau record d’homicides dans le pays, selon les données officielles.
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L’Entité pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, également connue sous le nom d’ONU Femmes, a condamné le meurtre d’Ingrid Escamilla sur Twitter. «Nous exigeons des actions exhaustives pour éliminer la violence contre les femmes et les filles. Nous exigeons un accès complet à la justice et la non-victimisation. Ingrid n’est pas un cas isolé ».
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Lilia Florencio Guerrero, dont la fille a été violemment assassinée en 2017, a appelé le président Andres Manuel Lopez Obrador, qui se trouvait à l’intérieur du palais lorsque les manifestations ont eu lieu, à faire davantage pour arrêter la violence. «Ce n’est pas seulement Ingrid. Il y a des milliers de fémicides », a-t-il déclaré. « Cela nous remplit de colère. »
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De nombreuses manifestantes ont peint des slogans sur les murs du bâtiment, y compris « ils nous tuent », et ont utilisé des bombes de peinture inflammables, qui crachent des flammes vives.
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L’une d’elles a utilisé une peinture en aérosol pour peindre le mot « INGRID », en grosses lettres roses sur la porte du palais présidentiel. Beaucoup ont noté que le meurtre d’Escamilla n’était que le dernier d’une vague de morts brutales de femmes.
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À l’intérieur du palais, où Lopez Obrador vit avec sa famille, le président a tenté de donner des assurances aux militantes lors de la conférence de presse de samedi matin qu’il n’oublierait pas son message. «Je n’enterre pas ma tête dans le sable. Le gouvernement que je représente garantira toujours la sécurité des femmes », a-t-il dit, sans donner de détails sur les nouveaux plans pour assurer cette sécurité.
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Le journal La Prensa, qui a publié en première page l’image du corps mutilé d’Ingrid Escamilla – et a motivé l’accusation de «complicité de la presse» – a défendu ses articles de rapports de crimes et d’homicides, affirmant que ce sont des thèmes que les gouvernements préfèrent. garder étouffés. Dans un communiqué également publié en première page samedi, le comité de rédaction a toutefois indiqué qu’il était ouvert à des discussions sur les moyens d’ajuster ses normes au-delà des exigences légales.
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Vendredi, un autre journal, a rempli presque toute sa première page avec l’image du cadavre d’Ingrid, avec le titre: « La faute de Cupidon ». Cette couverture a suscité la fureur non seulement pour l’affichage du corps, mais aussi pour le ton ludique utilisé pour décrire un crime de violence domestique.
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Josue Gonzalez et Daina Beth Solomon (Reuters) 15 février 2020
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