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16 août 2017 ~ 0 Commentaire

étudiant(e)s (solidaires)

jeunes

Diminution des aides au logement : se loger ou manger, nous n’avons pas à choisir !

Le gouvernement vient d’annoncer une baisse des allocations logement (APL, ALF, ALS) de 5€ par mois à partir d’octobre 2017, soit 60€ par an et par personne. C’est absolument scandaleux ! Tous les ans, les gouvernements successifs réduisent le montant et le périmètre des aides au logement. Cette année, ce sont donc 6,5 millions de foyers, soit 12.500.000 de personnes qui vont perdre 5€ par mois !

La réaction des étudiant·e·s, nombreux·ses à être concerné·e·s par les Aides Personna- lisées au Logement (800.000 étudiant·e·s sur les 2.500.000 que comptait le pays en 2015 en bénéficient), ne se fait pas attendre : nous ne comptons plus les témoignages d’étudiant·e·s dont la perte annoncée de ces 5€ par mois signifie manger moins souvent, faire l’impasse sur des soins, ou abandonner leurs études, faute de pouvoir survivre.

Non content de réduire le budget de l’Enseignement Supérieur et la Recherche, Macron s’attaque au budget des étudiant·e·s, dont plus de la moitié est consacré au logement. La loi travail 2 qui s’annonce va aggraver la situation : plus de 90% des étudiant·e·s occupent un emploi chaque année, dont la moitié toute l’année.

Macron massacre à coup de rabot, tranche par tranche, euro par euro les droits des étudiant·e·s. Il va aggraver notre précarité, nous obligeant à voler notre nourriture faute de pouvoir l’acheter, dormir dans le froid faute de pouvoir se chauffer ou se loger, renoncer à des soins médicaux et pour finir renoncer à nos études pour tenter de survivre. Nous ne nous laisserons pas faire !

Les étudiant·e·s ne sont pas les seul·e·s à avoir recours aux aides logement, loin s’en faut. C’est aux 30% les plus pauvres de la population que Macron veut faire payer les cadeaux aux plus riches et au patronat, tels que la réforme annoncée de l’ISF !

Des aides vitales, faute de mieux

Notre fédération défend la possibilité pour chaque étudiant·e d’être indépendant·e. Cette indépendance est particulièrement importante en cas de rupture familiale, et/ou quand il s’agit de personnes qui subissent une oppression spécifique. Par exemple, pour un·e étudiant·e trans ou homosexuel·le, le foyer familial peut·être un lieu de discriminations permanentes : le quitter est alors non seulement une condition pour la réussite de ses études mais aussi souvent une question de survie.

Ce qui rend ces aides si précieuses, c’est qu’elles sont universelles et qu’elles tombent à jour fixe : on peut “compter dessus”. C’est un élément important quand on sait que les dates de versement des bourses sont aléatoires, et que celles-ci sont nettement insuffisantes. En Île-de-France, bien souvent, même une bourse à échelon maximum ne suffit pas à couvrir l’ensemble du loyer ! Diminuer les aides au logement, c’est aggraver la précarité étudiante.

Elles nous sont donc vitales. Elles sont le peu que nous avons pour pouvoir étudier dans des conditions tolérables. Elles restent des solutions faute de mieux, des solutions de survie. Même cumulées avec les bourses, elles ne suffisent pas à l’émancipation totale des étu- diant·e·s. De plus, il s’agit bien d’argent public qui finance des propriétaires privés. On l’oublie trop souvent : ce sont eux qui s’enrichissent non seulement sur le dos de notre précarité, mais aussi sur le budget de l’État… donc de toute la société.

C’est pourquoi, faute de mieux, nous défendons ces aides pour l’instant et nous opposons catégoriquement à leur baisse. Nous revendiquons un véritable engagement de l’État dans le logement social et particulièrement le logement étudiant.

La fédération Solidaires étudiant-e-s, syndicats de luttes, revendique des mesures à effet immédiat :

  • L’instauration d’un véritable statut de locataire (avec un vrai droit au logement) pour les occupant·e·s de chambres CROUS ;
  • La fin des avantages et privilèges, notamment fiscaux, accordés aux investisseurs privés qui profitent de la misère étudiante ;
  • Le plafonnement des loyers dans le parc privé ;
  • Le gel puis la baisse des loyers dans les CROUS ;
  • La réquisition des logements vides ;
  • La pénalisation de la demande de caution parentale pour la location de tout logement ;
  • La fin des critères discriminatoires lors de l’attribution de chambres CROUS (couples homosexuels notamment) ;
  • La nationalisation des résidences “sous contrat” avec le CROUS.

Pour que ces mesures soient viables sur le long terme nous revendiquons en outre :

  • La réhabilitation de tous les logements insalubres sans augmentation de loyer, en partie financée sur la suppression des avantages fiscaux sus-mentionnés ;
  • La construction massive de logements dignes, de qualité et respectueux de l’environnement.

24 juillet 2017

http://www.solidaires-etudiant.org/

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16 août 2017 ~ 0 Commentaire

algues vertes (st)

nitrates

Les algues ont besoin de 5 milligrammes…

Yves-Marie Le Lay (Sauvegarde du Trégor) : « Il faut changer radicalement de modèle agricole »

La Bretagne subit cette année d’importantes proliférations d’algues vertes sur ses côtes. Yves- Marie Le Lay, fondateur et président de l’association Sauvegarde du Trégor nous explique les causes de cet épisode et les solutions qu’il défend pour lutter contre ce phénomène. A 67 ans, cet ancien professeur de philosophie fait des marées vertes sa lutte quotidienne aux côtés des partisans de son association Haltes aux marées vertes.

Tout d’abord, rappelez nous, comment se forment les algues vertes ?

Pour qu’il y ait des marées vertes, il faut deux facteurs conjoints : de la lumière et du nitrate. Mais ce nitrate ne tombe pas du ciel. Il vient directement des excédents d’azote de l’agriculture intensive et des élevages de notre territoire. Dans les eaux calmes, protégées par les contours rocheux du littoral, le nitrate est répandu dans les baies sans être dispersé dans les eaux profondes. Une fois que l’on a compris ce système quasi mécanique, il suffit de reporter ces deux éléments clés au contexte météorologique de l’année. On part toujours d’un stock hivernal d’algues qui s’accumulent à côté du rivage, dans une cuvette. Dès que la lumière du printemps apparaît, les algues se développent.

Pourquoi y en a-t-il autant cette année ?

Si la mer est agitée en hiver, comme ce fut le cas en 2014, il n’y a pas d’algues au printemps. Et ce, même s’il y a du nitrate et de la lumière. Les algues, dispersées par les mouvements de la mer, vont donc mettre beaucoup de temps pour reconstituer leur stock. Or, cette année, on est parti d’un stock automnal de 2016 important qui n’a pas été perturbé par les tempêtes et a connu une abondance de lumière. Cela explique l’explosion que l’on voit aujourd’hui. Et le réchauffement climatique ne fait qu’accélérer le phénomène. Si on continue comme ça, il y en aura de plus en plus. Le discours officiel accuse la météo. Dans ce cas, je conseille vivement de faire des danses de la pluie ou d’aller brûler des cierges pour que la météo soit plus clémente ! On ne peut pas intervenir sur la construction naturelle des côtes ni sur la météo. Agissons donc sur ce robinet à nitrate issu de l’agriculture productiviste.

Pourtant, des « plans algues vertes » sont engagés par l’État … Cela n’est pas suffisant selon vous ?

J’éclate de rire quand j’entends ça. C’est aberrant parce que les faits sont là. Il y a eu cinq ans de « plans algues vertes » et rien n’a changé. Il n’y en a même jamais eu autant ! Cela prouve bien que ce qui a été engagé ne fonctionne pas. Et cela veut dire qu’il y a encore trop de nitrate sur notre territoire. Ces 70 millions d’euros d’investissement pour leurs plans « algues vertes », c’est 70 millions d’euros jetés à l’eau pour rien du tout. On pourrait quand même faire autre chose avec une telle somme. Ces « plans algues vertes » ne sont pas efficaces du tout. Cela ne sert à rien de continuer sur le même modèle, ça ne marchera pas plus.

Dans ce cas, que conseillez-vous d’instaurer pour remédier au problème ?

Vous avez raison de poser cette question car l’art de la critique ne vaut rien sans propositions. Il faut savoir que, selon la commission européenne, le seuil de potabilité de l’eau ne doit pas dépasser 49 milligrammes de nitrate. En revanche, les algues se développent dès 5 milligram- mes. Tant qu’on aura des terrains d’exploitation ou d’élevages bovins à échelle industrielle, on aura des marées vertes. Il faut changer radicalement de culture ! Cette surface agricole « fabriquant des marées vertes » représente 7% de la totalité de la surface agricole en Bretagne. Est-ce si difficile de modifier ces 7% ? Il faudrait leur imposer le passage à une agriculture biologique pour que les bons élèves ne voient pas leur travail gâché par les mauvais. En produisant moins mais mieux, personne ne serait lésé puisque cela apporte une haute valeur ajoutée aux productions agricoles.

17/07/2017 Laurie Abadie

Plus d’infos :

http://www.alguesvertes.fr/

MARÉES VERTES, NON ! LA BRETAGNE NE SE SOIGNE PAS…

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15 août 2017 ~ 0 Commentaire

oeufs (jdd)

Oeufs contaminés : « Il faut repenser notre modèle d’élevage »

Pour Antoine Andremont, le chef du laboratoire de bactériologie de l’hôpital Bichat à Paris, l’affaire du friponil responsable des œufs contaminés met en avant les dérives de l’agroalimentaire.

C’est un homme inquiet. Le professeur Antoine Andremont, chef du laboratoire de bactério- logie de l’hôpital Bichat à Paris, tire la sonnette d’alarme sur les dérives de l’agroalimentaire. Auteur d’un ouvrage sur la question de l’antibiorésistance*, il estime que l’affaire du fipronil amène à repenser un système qui bombarde les animaux d’antibiotiques et favorise ainsi l’apparition de bactéries de plus en plus dangereuses. Le spécialiste souligne d’ailleurs que ces bactéries pourraient être « dramatiques » pour l’homme. « Nous ne parvenons plus à contrôler certaines infections bactériologiques », alarme-t-il notamment.

Que pensez-vous de la sécurité sanitaire de notre système agroalimentaire?

Ce système est fragile. Si ce scandale avait concerné une bactérie plus pathogène, avec nos modes de distribution à grande échelle, nous aurions pu nous retrouver face à un scénario beaucoup plus grave. Nous devons nous interroger sur les méthodes des grands groupes agroalimentaires. Même si le risque zéro n’existe pas, il n’est pas normal qu’un acte malveillant, comme c’est apparemment le cas dans l’affaire du fipronil, ébranle à lui seul le système. Il faut un débat national sur l’élevage intensif.

Sur la transparence et les moyens de contrôle sanitaire?

Pas seulement! Car cette affaire est symptomatique de l’état de l’agroalimentaire pour une autre raison, qui mérite qu’on élargisse la focale. Le fipronil, qui est un insecticide, a été utilisé pour lutter contre le pou rouge dans les poulaillers de poules pondeuses. La présence de ce parasite, courante dans les élevages où la densité élevée d’animaux favorise sa propagation, est un vecteur de maladie et de virus, comme la peste aviaire. Pour lutter contre ces infections, les gros producteurs ont également recours aux antibiotiques de manière quasi systématique. Aujourd’hui, dans certains élevages, on injecte même des doses d’antibiotiques in ovo, c’est-à-dire dès l’œuf, en prévention de maladies qui se développent dans ces batteries. Mais, du coup, ces animaux développent des bactéries de plus en plus résistantes pour lesquelles nous n’avons plus d’antibiotiques efficaces.

« Les conséquences peuvent être dramatiques » pour l’homme

Avec quel impact pour l’homme?

Les conséquences peuvent être ­dramatiques. Ces « superbactéries » se propagent dans la chaîne alimentaire et finissent par nous atteindre. Aujourd’hui, chez les personnes très vulnérables, des patients sous chimiothérapie ou en attente de greffe d’organe, par exemple, nous ne parvenons plus à contrôler certaines infections bactériologiques. A terme, c’est toute la médecine moderne qui risque d’être touchée.

Vous semblez nous parler du prochain scandale sanitaire à venir…

En réalité, il est déjà là, même si l’opinion publique n’en a pas conscience. Une étude, publiée en 2013 par quatre laboratoires**, montre que 1.500 décès par infection bactérienne pour- raient être imputés à la surconsommation d’antibiotiques dans la filière aviaire européenne. Si, à court terme, les industriels sont capables de garantir une sécurité alimentaire excellente, à long terme, les risques sont catastrophiques si rien ne change. Selon l’Organisation mondiale de la santé, la résistance aux antibiotiques constitue aujourd’hui, je cite, « l’une des plus graves menaces pesant sur la santé mondiale ».

« Le principal défi qui nous attend, c’est de réussir à réduire la part d’antibiotiques dans l’élevage »

Une meilleure sécurité alimentaire passe-t-elle par la fin du modèle d’élevage intensif?

Pas nécessairement. Les circuits courts permettent de garantir une meilleure qualité gustative aux consommateurs, mais les enjeux sanitaires n’y sont pas différents de ceux dans l’industrie. Paradoxalement, les Pays-Bas, d’où est parti le scandale du fipronil, comptent parmi les meil- leurs élèves européens en matière de réduction des antibiotiques et de traçabilité des pro- duits! Ce n’est pas pour rien que cet insecticide, présenté frauduleusement comme un traite- ment naturel, implique initialement une entreprise néerlandaise : la demande d’alternatives biologiques y est plus élevée que dans le reste de l’Europe. Avec comme conséquence certaines dérives… Mais, jusqu’à ce scandale, les Pays-Bas avaient diminué de plus de moitié leur part d’antibiotiques, tout en préservant un modèle industriel satisfaisant sur le plan économique. Simplement, ils ont augmenté les normes hygiéniques dans les élevages, mis fin aux injections systématiques, verbalisé les producteurs ­récalcitrants…

La France est-elle à la traîne?

Elle s’est lancée dans la réduction de la consommation d’antibiotiques, mais ne fait pas aussi bien. Globalement, elle fait mieux que ses voisins du Sud, mais reste loin derrière ceux du Nord. Le scandale du fipronil ne doit pas nous aveugler : le principal défi qui nous attend, c’est de réussir à réduire la part d’antibiotiques dans l’élevage. C’est une course contre la montre face aux bactéries. Nous sommes déjà à un seuil limite.

15 août 2017

http://www.lejdd.fr/

* Antibiotiques, le naufrage, notre santé en danger, Bayard.
** Emerging Infectious Diseases : Threats to Human Health and Global Stability.

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14 août 2017 ~ 0 Commentaire

austérité (médiapart)

macron

Réduire la fonction publique n’est pas un choix rationnel

La réduction des services publics ne s’inscrit pas dans une logique dictée par des chiffres contrairement à ce que veulent faire croire ceux qui la promeuvent.

François Fillon légitime la suppression de 500 000 postes de fonctionnaires par le fait que le nombre d’agents publics a très fortement augmenté et qu’il est aujourd’hui nettement plus élevé en France que chez la plupart de nos voisins. Les think-tank libéraux répètent inlassable- ment le credo d’une France surdotée d’emplois publics par rapport aux autres pays.

C’EST FAUX ! Une faible augmentation du taux de fonctionnaires

Pour faire croire à un recours inflationniste à la création de postes de fonctionnaires, il faut choisir de ne raisonner que sur les chiffres bruts : 3,8 millions en 1980 // 5,6 millions en 2015 soit une forte augmentation. Mais en réalité ce que traduit ce chiffre n’est pas tant l’augmen-tation du nombre de fonctionnaires que l’augmentation de la population !

Car c’est évidemment proportionnellement à la population totale que cette question doit être examinée : plus la population est nombreuse, plus le nombre de fonctionnaires nécessaires au bon fonctionnement des services publics est élevé. Et si on compare le nombre de fonctionnaires proportionnellement à la population totale, l’augmentation est seulement de 1,4%. et, actuellement, le nombre de fonctionnaires croit moins fortement que la population.

Un nombre de fonctionnaires moins élevé qu’il y paraît

Si le nombre de fonctionnaires pour 1000 habitants est supérieur en France à la moyenne européenne, nous sommes loin d’être le pays des records en la matière ! Par exemple, la Finlande, souvent citée y compris par les discours libéraux comme modèle pour ses services publics a presque 130 fonctionnaires pour 1000 habitants alors que nous n’en avons que 80. Nous avons même moins de fonctionnaires pour 1000 habitants que les États-Unis.

Si nous regardons la part des fonctionnaires dans l’emploi public, la France se situe parmi les pays ayant un taux faible (l’emploi public représente environ 20% de l’emploi total en France) et en dessous de la moyenne européenne (environ 25%) et de la plupart des pays européens. Et ce taux a été davantage réduit en France que dans la moyenne des pays européens (1,5% contre 0,5%)

Si on compare le nombre de fonctionnaires à la surface du pays, ce qui est une donnée signifiante car la faible densité de population nécessite un nombre de fonctionnaires supérieur pour que le service public soit assuré équitablement sur l’ensemble du territoire. Là encore, la France est loin d’être dans le peloton de tête avec un taux inférieur à l’Allemagne.

La comparaison ne peut se limiter à ces chiffres car le nombre de fonctionnaires doit être mis en regard des missions exercées par le service public.

Ainsi le Royaume-Uni qui a privatisé une grande partie de ses services publics n’en n’a pas moins un taux d’emploi public/emploi total comparable à celui la France. Idem pour l’Allemagne.

Que les choses soient claires : la réduction des effectifs de la fonction publique n’obéit donc pas à une rationalité dont les chiffres feraient la preuve, elle est un choix politique : celui de transférer une part des missions des services publics vers des services privés et payants. C’est-à-dire de les réserver aux plus riches et donc de priver les classes populaires de soins, d’éducation, de culture et de sécurité.

Sources : INSEE, OCDE, OFCE, Ministère de la Fonction publique

Paul DEVIN 11 févr. 2017

Syndicaliste FSU, inspecteur de l’Education nationale, secrétaire général du SNPI-FSU, syndicat des inspecteurs (IEN et IA-IPR).

https://blogs.mediapart.fr/

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09 août 2017 ~ 0 Commentaire

max (ouest france)

manifestants-hopital-SUD

Max Querrien soutient les urgentistes La bataille pour maintenir les deux médecins urgentistes continue.

Dans un communiqué du Parti ouvrier indépendant démocratique, l’ancien maire défend les urgences de Paimpol. Du haut de ses 96ans, Max Querrien est bien décidé à se battre. L’an- cien maire de Paimpol, de 1961 à 1995, a été à l’initiative de la création de l’hôpital qui porte son nom. Un établissement où le service des urgences est aujourd’hui menacé.

Le Parti ouvrier indépendant démocratique (POID) a publié un communiqué, mardi 1eraoût, rappelant les intentions de l’Agence régionale de la santé (ARS) vis-à-vis des urgences à Paimpol. Dans celui-ci, Max Querrien s’est prononcé clairement: « J’espère que le service des urgences sera pleinement maintenu », c’est-à-dire avec les deux urgentistes.

Manifestation le 9 septembre

Mais, dans un communiqué de l’ARS daté du 18juillet, on pouvait lire: « L’ARS s’est engagée avec les acteurs hospitaliers dans des travaux visant à assurer un fonctionnement régulier sur la durée du service des urgences. La mise en place d’une équipe territoriale unique de médecins urgentistes entre Saint-Brieuc et Paimpol est envisagée. »

« Ce communiqué ne fait pas mention du maintien des deux médecins urgentistes demandé par près de 10 000 signataires de la pétition. La mise en place d’un service commun entre Saint-Brieuc et Paimpol ne garantit qu’une seule chose : la fermeture à terme des urgences de Paimpol », souligne le POID.

« Chacun sait que derrière l’ARS il y a l’application de la politique gouvernementale de réduc- tion des dépenses de santé, il y a l’application de la loi Touraine qui dans la continuité des lois précédentes a abouti à la fermeture de la maternité, de la chirurgie et de la pédiatrie. »

« Le maintien de deux médecins urgentistes est une exigence démocratique. C’est cette exigence qui s’exprimera le 9 septembre dans la manifestation appelée par le comité de défense de l’hôpital pour le maintien des deux médecins urgentistes, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 », rappelle le POID qui invite à nouveau les Paimpolais à y participer massivement.

05/08/2017

http://www.ouest-france.fr/

paimp

Lire aussi:

Facebook du comité de soutien

Urgences de l’hôpital :  » Maintenir la pression » (Le Télégramme)

Le comité de défense ne lâche rien (LT)

Commentaire:

Nos lecteurs n’ont probablement pas entendu parler du POI et de ses dissidents du POID. Les plus anciens se souviendront de Schivardi, Gluckstein et Lambert leurs dirigeants les plus célèbres? Il serait aux dernières nouvelles en train d’entrer dans « la France Insoumise ».

POI sur Wikipedia

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20 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

fraude fiscale (europe1)

 ancien r

Les députés rétablissent à une voix près le « verrou de Bercy »

Le Sénat avait adopté, contre l’avis du gouvernement, un amendement deman- dant la suppression de ce dispositif donnant à l’administration fiscale le monopole des poursuites pénales en matière fiscale.

Les députés ont rétabli mercredi de justesse en commission le « verrou de Bercy ». Cette mesure donne à l’administration fiscale le monopole des poursuites pénales en matière fiscale et empêche les poursuites pour fraude fiscale sans l’accord du ministère des Finances.

Le Sénat, qui avait examiné en premier le projet de loi sur la moralisation de la vie publique, avait adopté, contre l’avis du gouvernement, un amendement du communiste Éric Bocquet demandant la suppression de ce dispositif « dans un souci d’égalité des citoyens devant la justice et devant l’impôt notamment ». La commission des Lois de l’Assemblée a adopté mer- credi un amendement du gouvernement pour revenir dessus, par 25 voix contre 24, lors d’un vote « assis-debout » ce qui est exceptionnel.

Le gouvernement contre sa suppression. Dans son exposé des motifs, le gouvernement explique notamment que « la règle qui veut que le ministre du Budget ne puisse déposer plainte pour fraude fiscale qu’après saisine et avis conforme de la commission des infractions fiscales protège en effet le contribuable contre une saisine du parquet qui ne serait pas suffisamment justifiée en fait et en droit par l’administration fiscale ». La rapporteure (République en Marche) Yaël Braun-Pivet, qui était favorable à l’amendement, a aussi affirmé que le vote du Sénat n’avait « aucun lien avec le texte » et qu’il fallait « traiter » la question mais « pas comme ça, pas dans ce texte-là ».

Des députés insoumis, communistes, LR, « constructifs », socialistes et également MoDem ont au contraire soutenu la position du Sénat et se sont souvent référés à l’affaire Cahuzac sous le précédent quinquennat. Avec la question du verrou, « on est au cœur du sujet », a assuré Olivier Marleix (LR). Cécile Untermaier (PS) a « constaté une frilosité » du gouvernement et Fabien Roussel (PCF) a appelé les élus de la majorité, qui portent « un nouveau souffle », à « souffler ».

Un dispositif fortement contesté. L’ex-magistrate Laurence Vichnievsky (MoDem) a fait part de son expérience et des limites des poursuites pour le parquet, se disant « complètement d’accord » avec le Sénat, à majorité de droite. Charles de Courson (« constructifs » LR-UDI), qui a été dans le passé rapporteur de la commission des infractions fiscales et essaie de « faire sauter le verrou de Bercy » depuis 25 ans, a évoqué « un système malsain » et « d’Ancien Régime » qui aboutit à une « rupture d’égalité » des citoyens.

Après un premier vote à main levée qui a abouti à une égalité des voix, les députés ont été appelés à se lever pour se prononcer pour ou contre. Le résultat a été serré, certains élus REM s’étant prononcés contre l’amendement du gouvernement tel Paul Molac.

19 juillet 2017

http://www.europe1.fr/

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15 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

huelgoat linky (le télégramme)

stop linky
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Collectif Stop Linky. Permanence sur le marché
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Les membres du collectif Stop Linky se relaient pour assurer une permanence sur le marché.

Depuis quelques semaines, les membres du collectif Stop Linky Kreiz Breizh, qui s’est créé il y a un an pour s’opposer à l’installation de compteurs communicants dans le Kreiz Breizh, tiennent un stand sur le marché du jeudi, place de l’Église. Pendant tout l’été, ils assureront ainsi une permanence pour répondre aux questions des passants et renseigner ceux qui n’acceptent pas l’installation de ces compteurs communicants chez eux en leur fournissant de la documentation. Une pétition est également mise à disposition contre la mise en place des compteurs d’électricité Linky, prévue pour février 2018 dans la commune.

11 juillet 2017
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Contact:
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Collectif Stop Linky Kreiz Breizh
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Breizhstoplinkykb@riseup.net,
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Cal, route de Berrien, 29690 Huelgoat.
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05 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

nantes brétéché (france bleu)

manifestants-hopital-SUD

Les salarié(e)s de la clinique Brétéché en colère

Environ 70 salariés de la clinique Brétéché, à Nantes, ont débrayé ce lundi matin devant l’établissement. Ils réclament des hausses de salaires et une amélioration de leurs conditions de travail. La direction rappelle de son côté avoir toujours été ouverte au dialogue.

Infirmières, aide-soignants, sages-femmes, ils sont environ 70 à débrayer devant la clinique Brétéché à Nantes ce lundi matin. A l’appel de la CGT et de la CFDT, ils ont cessé le travail pendant 45 minutes pour montrer leur mécontentement.

Des conditions de travail qui se dégradent

Badge « je suis une richesse bradée » épinglé sur sa blouse blanche, Christiane est aide- soignante. Elle travaille à la clinique depuis 26 ans mais, aujourd’hui, elle est épuisée. « On fait 11h30 de travail par jour, on court du matin au soir« , explique Christiane. Ce n’est pas normal d’être pressés quand on s’occupe de patients lourds, voire en fin de vie » Christiane, aide- soignante

Pour les salariés présents ce lundi, il y a un manque criant de personnel. C’est ce que confir- ment deux patientes de la clinique, Muriel et Marylène, descendues de leur chambre pour l’occasion. « Elles sont tellement speed qu’elles loupent leurs piqûres, on souffre le martyr, expliquent les deux femmes. Les pauvres, elles n’ont pas le temps de nous parler mais ce n’est pas de leur faute. »

Aucune revalorisation de salaires depuis 2012

En plus des conditions de travail pénibles, les salaires ne suivent pas selon les syndicats. Ils sont gelés depuis cinq ans. « On se dit pourquoi travailler pour 1350 euros par mois, s’agace Vanessa, infirmière depuis sept ans. On est mieux chez nous qu’à bosser comme des forcenés et à pleurer à la fin de la journée« . Les diplômes ne sont absolument pas reconnus, est-ce normal pour un métier à responsabilité ? »  Véronique Crespin, déléguée CFDT

Pour Véronique Crespin, déléguée CFDT, la qualité des soins dépend en partie de la qualité de vie des salariés. « Notre métier mérite respect et reconnaissance, souligne la sage-femme. On a une direction qui nous dit « oui c’est mal payé mais changez de métier ».

De son côté, la direction rappelle que les salariés touchent l’équivalent d’un quatorzième mois. « C’est une façon de travailler sur la rémunération sans alourdir les charges sociales« , explique Béatrice Richard, la directrice de la clinique Brétéché. Concernant les conditions de travail, la direction dit avoir fait des efforts. « On travaille à partir d’un outil pour évaluer les charges de travail, souligne Béatrice Richard. On construit dans le dialogue et pas dans l’opposition ».

Aurore Jarnoux,  lundi 3 juillet 2017

https://www.francebleu.fr/

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03 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

ivg (npa + anti-k)

mlac

Disparition de Simone Veil

Après son décès, Simone Veil est saluée par un concert de louanges unanimes, à commencer par ceux (anciens dirigeants du RPR et de l’UDF, du FN ) qui l’ont combattue de la plus indigne des manières, lorsqu’elle a défendu la loi de légalisation de l’IVG en 1974.

Le NPA ne participe pas à cette unanimité même si nous respectons le courage de cette survivante des camps nazis qui a eu le cran de défendre une loi qu’aucun dirigeant de son parti ne voulait assumer et qu’à peu près tous combattaient. Mais le courage de Simone Veil ne nous fait pas oublier que cette loi de légalisation de l’IVG, nous la devons à une mobilisation des femmes et des hommes qui organisaient des manifestations de masses pas seulement en France mais partout en Europe, aux Etats Unis et en Amérique Latine pour le droit des femmes à disposer de leur corps.

On ne doit pas non plus oublier le courage des signataires du Manifeste dit des 343 « Salopes » déclarant avoir avorté, les pétitions de médecins ayant pratiqués des avortements, les comités de soutiens à des femmes poursuivies pour avoir aidé ou subi un avortement comme le procès de Bobigny, la dénonciation des centaines de milliers d’avortements clandestins pratiqués chaque année et la mise en danger de la vie des femmes.

C’est cette vague de mobilisation bouillonnante et multiforme qui a imposé au gouvernement Giscard-Chirac qui n’y était pas du tout favorable une loi de légalisation de l’IVG en 1974.

Et le respect pour son engagement commence par ne pas travestir le combat qui a été le sien : ce n’est pas en tant que féministe défendant les droits des femmes à disposer de leur corps que Simone Veil a défendu cette loi mais en tant que ministre de la Santé refusant les risques sanitaires que l’interdiction de l’avortement faisait courir aux femmes.

Alors pour nous saluer le courage avec lequel Simone Veil a affronté le déchainement misogyne des députés, de son propre parti, c’est aussi nous souvenir que lorsqu’un mouvement social utilise toutes les ressources créatrices de la mobilisation il peut s’imposer et trouver des relais, y compris parmi celles et ceux qui ne partagent pas ce combat.

NPA Montreuil, le 30 juin 2017

porte voix femmes.preview

Droit à l’avortement: Pourquoi l’hommage unanime à Simone Veil est-il hypocrite et mensonger ?

L’annonce de la mort de Simone Veil, figure de la loi de 1975 instaurant pour la première fois en France le droit à l’avortement, a été l’occasion de nombreux hommages, de part et d’autre du champ politique. 

« Icône de la lutte pour les droits des femmes », d’après Le Monde, « Une femme debout », pour Libération, « une femme de conviction » au « destin hors norme », se rappelle Le Figaro, « le meilleur de la France », pour Emmanuel Macron, et même « une femme qui aura marqué son empreinte sur la vie politique française », selon…Marine Le Pen. Dès l’annonce de son décès, l’ensemble du champ médiatique et politique s’est exprimé pour rendre hommage à l’ancienne ministre de la Santé de Giscard d’Estaing, rescapée des camps de concentration pendant la Seconde Guerre Mondiale et défenseure de l’Union Européenne. Une telle unani- mité pour une femme politique et pour les droits des femmes à disposer de leur corps ne peut guère passer inaperçue. Que nous vaut donc cet élan de sympathie pour les droits des femmes ? Retour sur l’histoire de cette loi de 1975, sur la figure de Simone Veil, et sur son instrumentalisation.

Ce que fut la bataille de Simone Veil pour le droit à l’avortement… et ce qu’elle ne fut pas

L’histoire de la loi de 1975 que l’on nous apprend à l’école – et que nous apprennent tous les articles en hommage à Simone Veil depuis l’annonce de sa mort – a tout d’une fresque épique. Celle-ci raconte l’histoire d’une femme, rescapée des camps de la mort, dont le mari refusait qu’elle travaille, qui s’est battue pour pouvoir le faire, est devenue femme politique, femme ministre, et a bataillé seule face à l’Assemblée Nationale pour arracher une majorité favorable au droit à l’avortement.

Ce récit, comme tout récit mythique, a évidemment une part de réalité. Insultée, compa- rée aux nazis, poursuivie jusque chez elle où des croix gammées sont dessinées… Toutes les méthodes les plus abjectes, que les messieurs de l’Assemblée réservent bien souvent aux femmes, ont été utilisées contre elle, comme le rappelle ce court reportage de France Info.

Mais la dureté de cette bataille et le courage certain qu’a eu Simone Veil en défen- dant ce projet de loi promis par Giscard d’Estaing ne peuvent être utilisés pour réécrire l’histoire.

Car si justement le nouveau président élu en 1974 promet cette loi, ce n’est pas par simple bonté d’âme ou convictions féministes. S’il le fait, c’est parce qu’il n’a pas qu’une seule et unique femme en face de lui, mais des milliers, descendues dans la rue à la chaleur des années 68.

Et ramener la lutte pour le droit à l’avortement à la bataille d’une femme « icône » n’est en rien anodin. Cela permet notamment de faire oublier les limites de la loi de 1975. En effet, cette loi déjà très tardive par rapport à d’autres pays du monde – rappelons d’ailleurs que le premier pays à l’avoir autorisé était l’URSS en 1918 dans les premières années de la révolution russe – avait un certain nombre de limites, la rendant presque contradictoire avec la logique portée par le mouvement féministe.

En premier lieu, la loi Veil légalisait l’avortement sans pour autant le reconnaître comme un droit, et le liait à « une situation de détresse » :

Il ne s’agissait donc pas là du droit à disposer de son corps, mais de « sauver » les femmes en détresse. Ensuite, elle limitait le recours à l’avortement à 10 semaines de grossesse (12 aujourd’hui, depuis 2001), et imposait un « délai de réflexion » encadré par un professionnel de santé. Par ailleurs, elle obligeait les mineures à avoir l’autorisation de leurs parents et sou- mettait l’avortement des femmes étrangères à des conditions de séjour et l’avortement n’était pas remboursé par la Sécurité sociale. Enfin, elle laissait aux médecins une « clause de cons- cience », qui leur permettait de refuser de le pratiquer. Si cette loi était belle et bien une vic- toire, une avancée et un acquis pour de nombreuses femmes, on était bien loin de la revendication de l’avortement libre et gratuit !

Bien loin surtout des méthodes d’organisation et de lutte du mouvement féministe, basées sur l’auto-organisation des femmes et sur la réappropriation de son corps.

Bien plus que pour un droit reconnu et encadré par l’Etat et les médecins, les femmes se sont battues pour pouvoir décider, pouvoir connaître ce corps que tant d’hommes ont cherché à humilier et rabaisser, pouvoir vivre leur sexualité – une lutte merveilleusement racontée dans le documentaire « Regarde, elle a les yeux grands ouverts », qui raconte l’histoire d’une section du Mouvement de Libération de l’Avortement et de la Contraception et de ses pratiques d’auto-organisation, d’automédication, d’auto-avortement et d’auto accouchement, disponible ici. Raconter à nouveau, sous prétexte du décès de Simone Veil, une histoire tronquée de cette lutte est une insulte au mouvement des femmes, à toutes celles « qui n’ont pas d’histoire », comme le dit l’hymne du MLF

Le Panthéon de l’hypocrisie et de l’instrumentalisation

Depuis l’annonce de son décès, de nombreuses voix se sont élevées pour faire entrer Simone Veil au Panthéon. Une pétition a même été adressée à Emanuel Macron. Le président lui-même n’y a en effet pas été de main morte pour rendre hommage à Simone Veil.

Ce qu’oublie de préciser le président, c’est ce pour quoi Simone Veil lui apparaît comme « le meilleur de la France ». Serait-ce pour cette bataille qu’elle a mené à l’Assemblée en 1975, ou bien pour sa défense de l’Union Européenne dont le président cherche à redorer le blason ? Ou bien plus problématique encore, pour son soutien à la Manif pour tous ?

Il est plus plausible, en réalité, de penser que si le président tient à lui rendre cet hommage, c’est parce qu’il permet, à peu de frais, de faire oublier les dangers qui pèsent sur le droit à l’avortement en France.

En dix ans, ce ne sont pas moins de cent trente centres d’IVG qui ont fermé, du fait de coupes budgétaires, de même que certains Planning Familiaux. Et, alors que le gouvernement Philippe prévoit une nouvelle cure d’austérité, il y a fort à parier sur le fait que c’est sans doute à nouveau des services publics de ce type qui en payeront les frais.

Quelques mots d’hommage et une place au Panthéon pour faire oublier les droits des femmes, et surtout faire oublier que la lutte pour ces droits a été et reste une lutte collective, dans la rue et par l’auto-organisation, c’est bien peu cher payer. Il s’agit de faire oublier, en définitive, que cette grande République française soi-disant progressiste, ne nous a jamais accordé aucun droit que nous n’ayons pas conquis de haute lutte.

Sarah Brunel vendredi 30 juin

http://www.revolutionpermanente.fr

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03 juillet 2017 ~ 0 Commentaire

hôpital morlaix (le télégramme)

manifestants-hopital-SUD

La CGT appelle également au débrayage ce lundi

Après la CFDT et Sud, c’est la CGT qui est revenue sur la situation que rencontre le centre hospitalier des pays de Morlaix.

« Nous sommes solidaires de Sud et appelons le personnel à se joindre au mouvement de débrayage organisé lundi (demain) matin, de 10 h à 11 h », commence le syndicat en expli- quant les raisons de son mécontentement.

« A ce jour, il n’y a plus de place sur l’hôpital général quand des patients de psychiatrie, de soins de suite ou de maison de retraite décompensent. Ils doivent être maintenus dans leur service au lieu d’être orientés vers celui adapté à l’aggravation de leur santé, et ce malgré une prise en charge lourde et complexe pour le personnel qui est déjà en effectif réduit, parfois même isolé et sans médecin.

Comment allons-nous pouvoir supporter tout l’été ces conditions de prise en charge?», s’interroge la CGT, en livrant quelques exemples : « Le week-end dernier, l’interne de garde a dû faire des sorties dès le dimanche matin pour pallier le manque de lits. Et cela n’a pas été suffisant ». Selon la CGT, « des enfants de pédiatrie ont été transférés dans d’autres établissements car l’hôpital a fermé des lits dans ce service. Des patients relevant de la gastro-entérologie ont été admis en maternité faute de lits ».

« Chaque année, nous connaissons des difficultés estivales. Mais jamais nous n’avons été confrontés à tant de fermetures de lits. Cette situation est très inquiétante. Elle promet beaucoup de difficultés pour cet été ».

02 juillet 2017

http://www.letelegramme.fr/

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