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21 juin 2017 ~ 0 Commentaire

famine afrique (npa)

Francafrique

La famine comme politique contre les peuples

Une politique agricole désastreuse

(…) Traditionnellement, les spécialistes considèrent qu’il y a trois phases concernant les pénuries de nourriture et d’eau potable. La crise alimentaire, l’urgence alimentaire et la famine, qui elle-même correspond à des critères adoptés par la FAO (l’organisation des Nations-Unis pour l’alimentation et l’agriculture) :

« Un certain nombre de facteurs doivent être réunis : notamment, plus de 30 % des enfants doivent être atteints de malnutrition aiguë, deux décès doivent être recensés chaque jour pour 10 000 habitants, une maladie  pandémique doit s’être déclarée ; chaque jour, les habitants doivent avoir accès à moins de quatre litres d’eau et leur nourriture doit leur apporter moins de 2 100 calories ; des déplacements de population à grande échelle doivent également être observés, ainsi que des conflits civils, et la perte totale des biens des habitants et de leurs sources de revenus. »

Selon la FAO, vingt-huit pays africains nécessitent aujourd’hui une assistance alimentaire. Au-delà des conflits, cette situation reflète l’absence d’une réelle politique de soutien réelle à l’agriculture, la pêche et l’élevage qui emploient en moyenne près de 60 % de la population active.

Sous l’impulsion des institutions financières de Bretton-Woods, les gouvernements africains enchaînés par la dette ont dû obtempérer aux dictats  économiques.

En matière agricole, il s’agissait de se réorienter massivement vers une culture d’exportation, certes capable de ramener des devises fortes nécessaires au paiement des intérêts de la dette, mais incapable de nourrir les populations. Dans le même temps les caisses d’équilibrage des productions agricoles ont été supprimées. Si ces caisses ont souvent été un moyen d’en- richissement des élites, elles avaient le mérite d’apporter une certaine stabilité des prix, néces- saire pour les petits agriculteurs.

On ne compte donc plus aujourd’hui les faillites provoquées par la volatilité des prix sur les denrées alimentaires, liée aux spéculations financières qui se jouent notamment à la bourse de Chicago. Les programmes d’ajustement structurels ont anéanti tous les moyens de stockage que possédaient les pays africains, les laissant sans aucune défense devant les exigences des grands groupes de l’agroalimentaire. Même les petites unités de stockage nécessaires aux périodes de soudure pour les petits paysans ont été démantelées.

Or plus la situation agricole est précaire, plus le risque de famine est important. Comme en témoigne la situation en Ethiopie : « depuis plusieurs années les paysans du Tigray (est et centre), du Wollo, du Wag Hamara et du l’Harargué connaissent des déficits alimen-taires réguliers qui les contraignent progressivement à liquider leur maigre capital. Engagés dans une spirale de paupérisation, ils deviennent structurellement dépendants d’une assistance alimentaire extérieure. »

Aujourd’hui en Afrique, ce sont avant tout les petits paysans qui sont les plus pauvres, et les aides des gouvernements locaux en soutien à leur paysannerie est déses- pérément faible en dépit des Accords de Maputo de 2003, qui prévoyaient de consacrer au moins 10 % des dépenses publiques en faveur du secteur primaire. Cette agriculture familiale a besoin d’aide, non seulement sur un plan financier mais aussi au niveau des infrastructures, des unités de stockage et de transformation des produits agricoles. Elle a aussi besoin de routes et de chemins de fer pour la distribution des denrées sur le territoire national ou au niveau régional. Il est « essentiel que les donateurs apportent un soutien accru aux program- mes de gestion des risques de catastrophes comme les systèmes d’alerte précoce, à la constitution de stocks de denrées alimentaires, de médicaments et autres réserves positionnées de manière stratégique, et aux programmes d’irrigation. »2 Actuellement, la résilience après une crise alimentaire est quasiment nulle, et l’exode des paysans de leurs terres en Afrique est souvent définitif.

La plupart des gouvernements africains tournent le dos à une politique d’aide à l’agriculture familiale, préférant, sous les conseils des structures financières internationales, vendre les terres à de grands groupes industriels de l’agroalimentaire pour promouvoir une agriculture d’exportation. Ainsi ce sont des milliers de paysans qui se trouvent du jour au lendemain expulsés de leurs terres et victimes d’une insécurité foncière qui est volontaire de la part des autorités locales. Comme l’indique le rapport de l’association Oakland Institute, qui a travaillé au Mali sur quatre investissements de terres arables : « la Banque Mondiale a orga- nisé l’environnement économique, fiscal, et juridique du Mali de manière à favoriser l’acquisition de vastes étendues de terres fertiles par une poignée d’intérêts privés au lieu d’apporter des solutions à la pauvreté et à la faim généralisées dans le pays ».3

Certes, après chaque grande famine on entend, de la part des dirigeants des pays riches, le rituel « plus jamais ça » accompagné de déclarations de soutien à l’agri- culture. C’est ainsi qu’un an après la famine de 2011 en Somalie, les pays du G8 se sont réunis à Camp David aux Etats-Unis pour lancer la « politique d’une nouvelle initiative de sécurité alimentaire et de la nutrition ». Au-delà des  mots, cette politique a permis d’ouvrir en grand les portes des marchés africains aux trusts de l’agroalimentaire, comme le souligne un rapport conjoint d’OXFAM, Action contre la faim et du CCFD-Terre Solidaire:

« Notre étude de la Nouvelle Alliance nous a montré que  le véritable objectif du G8 n’était pas de mettre fin à la pauvreté et à l’insécurité alimentaire en Afrique, mais de faire profiter leurs entreprises de perspectives de croissance et de profit.

Nous avons par exemple constaté que de nombreux pays africains parmi les plus gravement affectés par l’insécurité alimentaire et nutritionnelle sont laissés en dehors de cette initiative. Ce sont plutôt les pays qui offrent le plus de perspectives de croissance et de profits pour les multinationales et les gros investisseurs qui ont été ciblés en priorité. » Nous commençons à entendre le même discours, en parallèle de l’appel à la mobilisation contre la famine actuelle, de la part des groupes industriels de l’agroalimentaire, qui s’efforcent de dénigrer l’agriculture familiale parce qu’elle représente pour eux une jachère financière.

Il est indéniable que les conséquences du réchauffement climatique en Afrique fragilisent l’agriculture et l’élevage, notamment dans les zones sahéliennes, et concourent à produire des conflits notamment sur la question du foncier et de l’accès au point d’eau. La lutte contre le changement climatique doit impliquer la solidarité avec la paysannerie africaine, une des premières touchées. Ce travail de solidarité est d’autant plus possible que depuis deux décennies des organisations émergent et se sont coordonnées. Leur lutte pour la défen- se des terres et de l’agriculture familiale respectueuse de l’environnement a parfois rencontré des succès. Elle représente la solution contre l’insécurité alimentaire, qui passe aussi par la lutte contre les dictatures en Afrique.

Jeudi 29 juin 2017 Paul Martial

https://npa2009.org/

 

 

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21 juin 2017 ~ 0 Commentaire

ter-tgv (sud rail bretagne)

cheminot

Le Train du quotidien devrait être la priorité !

Pour SUD-Rail / SOLIDAIRES, la priorité n’est pas de gagner une demi-heure pour aller à Paris.

Les investissements pour le TER et le transport de marchandises sont insuffisants. Des lignes secondaires sont fermées parce qu’elles n’ont pas été rénovées à temps. Il faudrait développer encore plus l’offre TER pour permettre à la population de se passer de la voiture et éviter la pollution et les risques routiers. Cela veut dire d’investir encore plus dans les matériels, les infrastructures et les personnels.

Le 2 juillet prochain, la nouvelle ligne TGV fera gagner une demi-heure entre Rennes et Paris. C’est 3,4 MILLIARDS d’argent public qui sont dépensés pour ce projet.

L’arrivée de la LGV et la mise en place du cadencement entraîne de gros changement dans les horaires, les TER sont mis en lien avec le TGV sans tenir compte des besoins des travailleurs utilisant ces trains du quotidien.

De nombreux usagers font remonter des problèmes :

Des arrêts auparavant desservis ou des trains d’extrême matinée ou de milieu de journée sont supprimés. Ces nouveaux horaires ne permettent plus d’arriver à l’heure au travail et poussent des usagers à reprendre leur voiture. Des temps de parcours sont allongés, Il sera aussi rapide d’aller de Rennes à Paris qu’à Châteaubriand ou St-Brieuc en Bretagne.

La LGV ne répond pas aux besoins de la population mais à ceux d’une minorité.

Nous appelons les usagers et cheminots à venir exposer tous les problèmes rencontrés et à participer à un rassemblement le 1er juillet 2017 près de la gare de Rennes (jour de l’inau- guration) pour exiger que les intérêts de la population passe avant la LGV et son monde.

Rassemblement  1er juillet 

6 bis rue Pierre Martin (Rennes)

17h00

Un préavis permet aux cheminots du GPF de se mettre en grève du mercredi 28 juin à 20h00 au lundi 3 juillet 2017 à 8h00

Syndicat SUD-Rail Bretagne 6 bis rue Pierre Martin – 35000 Rennes
courriel : sudrail.bretagne@gmail.com Tel : 09 50 92 76 57

http://www.rennes-info.org/

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21 juin 2017 ~ 0 Commentaire

concarneau hôpitaux (le télégramme)

manifestants-hopital-SUD

28 comités de défense réunis au Cac de Concarneau

Les rencontres de la coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité vont se dérouler au Cac les 23, 24 et 25 juin. Vingt-huit comités sont attendus. Le point avec les membres du comité local qui organisent le rassemblement.

Pourquoi la ville de Concarneau accueille-t-elle ce rassemblement ?

Hélène Derrien, du comité local et présidente de la Coordination nationale: «Ces rencontres se déroulent, depuis 2004, deux fois par an. À chaque fois, l’hôte est différent. Nous étions à Montreuil à l’automne. Pour cette 27e édition, c’est au tour de Concarneau d’accueillir les délégations. Nous en sommes ravis. C’est une première ici».

Qui attendez-vous ?

H.D : «Vingt-huit comités, soit plus de 80 personnes, seront présents. Ce qui place la participation à un bon niveau. Le réseau à l’échelle nationale fédère une centaine de comités pour environ 4.000 contacts ».

Quels sujets vont être évoqués ?

H.D : « La matinée du samedi sera consacrée à une réflexion sur l’accès aux soins des personnes en perte d’autonomie. L’après-midi sera dédié aux échanges entre les comités. Un débat public aura lieu le samedi soir sur les difficultés d’accès aux soins et les propositions pour y faire face. On espère que la population va se mobiliser. Le dimanche matin sera consacré à notre assemblée générale, avec la révision de nos statuts. Nous allons élargir notre mission : de la défense des structures à la défense de l’accès aux soins. Pendant les trois jours, plusieurs intervenants seront présents, directeurs d’hôpitaux, éducatrice spécialisée, gériatre, médecin généraliste. Ils viennent de Nantes, Roscoff, Lorient, Decazeville ou Bergerac ».

Quelle est la situation, localement ?

Marianne Jan, trésorière du comité local : « Nous sommes, pour le moment, au point mort. Nous nous battons depuis 2008 pour la réouverture des Urgences de nuit. Mais notre crainte, c’est qu’elles disparaissent totalement. Comment cela est-il imaginable sur un territoire qui accueille 100.000 habitants en saison ?

Aujourd’hui, les économies sont réalisées au niveau du personnel. Cela impact forcement la qualité de soins. Nous souhaitons aussi que l’hôpital de Concarneau soit doté d’un scanner. Nous avons lancé en avril une campagne de sensibilisation avec une pétition sous forme de carte. Nous allons continuer cet été à rencontrer la population sur les marchés. Quand un nombre suffisant de signatures sera obtenu, nous expédierons les cartes directement au président de la République ».

À l’échelle nationale, quel est le constat depuis la création de la coordination nationale en 2004 ?

H.D : « C’est un véritable désastre. Un tiers des maternités ont fermé ces douze dernières années. Ça serait peut-être pire sans la mobilisation des comités locaux comme à Carhaix. Le dialogue est catastrophique avec les instances hospitalières où nous n’avons pas ou très de représentants. Tout est verrouillé. Nous n’avons pas d’information. Pourtant, le 1e r juillet, les hôpitaux doivent remettre à l’Agence régionale de santé (ARS) leur projet médical partagé. Celui-ci aura des conséquences sur le territoire. Nous avons alerté les élus. Ce que nous craignons, c’est un regroupement des activités autour de Brest comme le prévoit le projet Macron. Rien de très réjouissant en somme ».

Le Télégramme / 20 juin 2017 / Steven Le Cornu

http://www.letelegramme.fr/

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21 juin 2017 ~ 0 Commentaire

santé (anti-k)

dentit breiz

On va faire le grand bond en arrière!

Syndicat de la Médecine Générale : Duo Macron-Buzyn, un danger pour la santé

Le Syndicat de la Médecine Générale s’inquiète du programme santé d’Emmanuel Macron. Austérité, démantèlement de la solidarité au profit des assurances privées et soutien à l’indus- trie pharmaceutique, risquent de mettre en péril la santé de tous et toutes.

Emmanuel Macron prévoit de réduire les dépenses de l’État de 25 milliards, de l’assurance-chômage de 10 milliards, de l’Assurance maladie de 15 milliards et des collectivités territoriales de 10 milliards d’euros (1). On ne peut que se préoccuper de cette baisse des dépenses publiques qui servent à financer la solidarité et les services publics. Le recours à la numéri- sation forcée et à la télémédecine n’y changeront rien. On ne peut pas faire mieux avec toujours moins.

En remplaçant la cotisation salariale, gérée en partie par les représentants des travailleurs et dédiée au financement de la protection sociale, par un impôt, la CSG (Cotisation Sociale Généralisée), Emmanuel Macron prévoit une reprise en main autoritaire de la solidarité par l’État. A l’instar d’autres pays européens, l’État français aura alors tout loisir de réduire les allocations-chômages ou les dépenses de santé sans concertation avec les partenaires sociaux (2) en fonction des conjonctures ou des priorités. En Grande-Bretagne, l’allocation chômage (qui ressemble plus à une aumône) est ainsi tombée pour tous à 65,45 livres par semaine, (75,92 euros) quel que soit l’emploi ou le temps travaillé. Au Danemark, le niveau des pensions de retraite varie d’un mois sur l’autre en fonction de l’inflation.

Enfin, l’annonce de l’accélération des procédures des AMM (autorisations de mise sur le marché) des médicaments (3) et la nomination d’Agnès Buzyn comme ministre de la Santé, qui clame sa connivence avec l’industrie pharmaceutique (4), mettent en danger les patients. On peut dès lors prédire de nouvelles catastrophes sanitaires comme le Mediator® avec la commercialisation de médicaments mal évalués par des experts ayant des conflits d’intérêts avec l’industrie. La nomination de Gilles de Margerie, ex directeur général adjoint de Humanis, 3e groupe assureur complémentaire santé comme directeur de cabinet de la ministre de la Santé, montre à quel point le projet de Macron s’oriente vers une privatisation rampante de notre Sécurité sociale. Les médias réactionnaires s’en félicitent déjà (5).

La santé d’une population dépend très largement de paramètres non médicaux : logement, revenus, niveau d’inégalités, services publics, comme l’a montré par exemple Richard Wilkinson (6). En engageant une politique austéritaire et étatique, Emmanuel Macron et son gouvernement risquent de précariser encore plus la société française, d’augmenter le niveau d’inégalités et de dégrader l’état de santé de la population.

SMG  29/05/2017

http://www.anti-k.org/

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20 juin 2017 ~ 1 Commentaire

vaccins (le peuple breton)

vaccin

11 vaccins obligatoires. Au nom de la santé ?

Au nom de la lutte contre les maladies infectieuses, la nouvelle ministre de la santé (Agnès Buzyn) envisage de rendre obligatoire pas moins de 8 vaccins en plus des 3 que nous connaissons aujourd’hui : Diphtérie, Tétanos et Poliomyélite (DTP). Cette décision peut avoir des conséquences graves sur le développement des enfants et sur leur avenir.

La vaccination a été une avancée médicale importante, personne ne le nie. Mais dans tous les domaines, il faut se méfier de l’excès. Se faire vacciner n’est pas un acte anodin, surtout lorsque l’on introduit 11 corps étrangers (sans réellement en connaître les interactions !) chez un jeune enfant par une simple piqûre.

Certains vaccins contiennent des substances (ex : aluminium) dont les effets sur la santé humaine sont présumés nocifs. De nombreux malades les soupçonnent même d’avoir déclenché leur pathologie : sclérose en plaque, polyarthrite chronique, myofasciite à macrophage (MFM)… Le professeur Gordon T. Steward, professeur à l’université de Glasgow, met en garde par exemple contre le vaccin contre la coqueluche qui, selon lui, est souvent suivis d’effets indésirables conséquents pouvant entraîner des dommages neurologiques irréversibles.

L’urgence n’est donc pas d’imposer une vague de nouveaux vaccins, mais plutôt d’évaluer les effets réels des diverses substances (et la manière dont elles interagissent) sur la santé humaine à long terme. Rappelons que la Suède ne rend aucun vaccin obligatoire. C’est aussi une question de respect du corps et de la liberté individuelle. À chacun de prendre sa décision en toute connaissance de cause.

N’oublions pas non plus que la ministre de la santé a été rémunérée durant plusieurs années par des laboratoires pharmaceutiques.

Or, ce sont ces mêmes firmes qui seraient les grandes gagnantes, financièrement, de cette nouvelle réforme ! Les profits des actionnaires valent-ils la peine qu’on joue avec la santé de millions de personnes ? Il est temps que les pouvoirs publics exercent un contrôle plus resserré sur la manière dont l’industrie pharmaceutique compose ses vaccins. Il existe déjà aujourd’hui des vaccins non obligatoires mais imposés de fait, car mélangés au DTP.

Trefina Kerrain 20 juin 2017

http://lepeuplebreton.bzh/

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15 juin 2017 ~ 0 Commentaire

rennes la poste (lutte ouvrière)

greve-poste-privatisation

La Poste Rennes : colère à la PIC

Mercredi 7 juin, les postiers de nuit de la plate-forme industrielle Courrier (PIC) de Rennes ont appris en arrivant que la direction avait décidé de supprimer les compensations des veilles de jours fériés, qui pouvaient soit être prises sous forme de repos, soit être payées.

Sur l’année 2017, cela représente 400 euros de perte par personne en moyenne.

À l’embauche, avec une belle unanimité, tous les travailleurs présents ont interpellé pendant plus d’une heure les représentants de la direction, bien mal à l’aise. Beaucoup leur ont dit en face : « Vous vous vantez des chiffres excellents de production, et ensuite vous venez nous faire les poches ! »

La moitié des effectifs titulaires ont ensuite tenu une assemblée générale et décidé la grève.

Un peu plus tard, un ralentissement des camions a été organisé pendant une heure. Le lende- main, le mouvement a été reconduit. Pour calmer le jeu, la direction a invité l’ensemble des syndicats à discuter de la situation vendredi après-midi 9 juin.

Lors de l’assemblée générale de la veille au soir, de nombreux postiers ont souhaité que la délégation soit élargie au-delà des responsables syndicaux. La direction a dû faire avec et, le lendemain, elle a annoncé le prolongement des compensations jusqu’en septembre. Loin d’apaiser le climat, cela a provoqué une réaction telle que vendredi soir le nombre de grévistes était en progression notable.

Correspondant LO 14 Juin 2017

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12 juin 2017 ~ 0 Commentaire

carhaix poher (ouest france)

y-en-a-marre

Débrayage des agents territoriaux de Carhaix et de Poher communauté

Une quarantaine d’agents territoriaux ont débrayé ce vendredi devant la mairie de Carhaix (Finistère)

Ce vendredi, de 9 h à 10 h, les agents territoriaux de Carhaix et de Poher communauté se sont rassemblés devant la mairie de Carhaix pour faire entendre leurs revendications. Ils souhaitent la pérennisation des emplois, l’embauche de personnels, la prise en compte des risques psychosociaux…

Ce vendredi, de 9 h à 10 h, une quarantaine d’agents territoriaux de Carhaix et de Poher communauté (Finistère) ont débrayé devant la mairie de Carhaix. Ils ont interpellé le maire et président de la communauté de communes, Christian Troadec, sur leurs conditions de travail.

Pour des meilleures conditions de travail

Sous la bannière de la CGT, les agents demandent, entre autres : « une pérennisation des emplois contractuels, l’embauche de personnels, la revalorisation du régime indemnitaire, la prise en compte des risques psychosociaux et le renouvellement du matériel » Reçus il y a une quinzaine de jours par Christian Troadec, les agents ne constatent «aucune évolution depuis. » Le maire et président répond que « la campagne des législatives est prioritaire pour l’instant ». Ce vendredi, Christian Troadec a reçu les agents à huis clos.

Menace de grève

Si des solutions ne sont pas trouvées, les agents menacent de faire grève.

12/06/2017

http://www.ouest-france.fr/

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27 avril 2017 ~ 0 Commentaire

pesticides (l’humanité)

pest

La France sommée de rendre des comptes dans l’affaire Triskalia

Les députés européens entendent faire toute la lumière sur le scandale breton des victimes des pesticides.

« On a été compris au-delà de ce que l’on attendait », n’en revient pas Serge Le Quéau, membre de l’Union régionale Solidaires de Bretagne et représentant des ex-salariés de la coopérative bretonne Nutréa-Triskalia. Mardi, une délégation a été entendue par la Commis- sion des pétitions du parlement européen, à Bruxelles. Victimes d’une intoxication aux pestici- des dans le cadre de leur travail, les ex-Triskalia espéraient obtenir l’ouverture d’une enquête visant à vérifier si la France applique bien le droit de l’Union européenne en matière de protection de la santé au travail et de sanctionner les abus éventuellement constatés.

D’après le syndicaliste, les députés, toutes tendances politiques confondues, « ont été particulièrement scandalisés par l’attitude de l’entreprise Triskalia vis-à-vis de ses salariés et l’absence de réaction des autorités françaises ». Ils ont d’ailleurs décidé à l’unanimité d’adresser un courrier à la Commission Européenne pour lui demander une enquête dès que possible sur l’utilisation des produits phytosanitaires dans l’entreprise Triskalia, et plus largement dans les autres entreprises du secteur agroalimentaire de Bretagne. « Les députés ont également décidé, toujours à l’unanimité, de demander à la France de rendre publics les résultats des analyses concernant le maïs contaminé à la phosphine stocké sur le port de Brest », se félicite encore Serge Le Quéau, selon qui « la France est enfin sommée de rendre des comptes sur l’affaire Triskalia ».

« On est satisfait de l’écoute qu’ont eu les gars de Triskalia à Bruxelles »

Les représentants des victimes de pesticides se disent « très contents ». « Si la Commission des pétitions du Parlement européen ne peut imposer une enquête à la Commission Européen, il y a peu de chance que celle-ci refuse, nous ont confié les parlementaires européens », indique Serge Le Quéau, même s’il sait pertinemment que « d’autres embûches » les attendent.

« On est satisfait de l’écoute qu’ont eu les gars de Triskalia à Bruxelles. On regrette que sur le terrain, les services de l’Etat n’aient pas cette attitude, précise Michel Besnard, du Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’ouest. Le militant espère « qu’on prenne enfin en compte les dangers des pesticides et qu’un jour on les interdise, comme cela a été fait pour l’amiante », conclut le militant, qui jour après jour, reçoit des appels de personnes victimes d’intoxications induites par des produits phytosanitaire.

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27 avril 2017 ~ 0 Commentaire

planning (presse ocean)

avortement

Loire-Atlantique Le Planning familial s’inquiète des baisses de subvention

Malgré les avancées législatives sur la contraception et l’IVG, le « contexte actuel » inquiète le Planning familial.

Martine Leroy, co-présidente de l’association l’assure : « La remise en cause des droits des femmes et le retour à l’ordre moral que certains voudraient imposer est une réalité. Ce constat inquiétant renforce notre conviction que nous ne devons rien lâcher ».

 Si la subvention annuelle du conseil départemental – principal financeur – est stable depuis 2015 (173 000 €), les responsables « espèrent qu’il en sera de même cette année ». Le Conseil Régional et l’ARS financent également le Planning. « En 2016, nous constatons une baisse globale des subventions notamment de l’ARS. Cela pose un sérieux problème pour le développement des antennes de proximité (Blain, Clisson, Nantes et Saint-Nazaire) explique Martine Leroy. Notre projet d’aller hors les murs pour toucher des zones isolées du territoire est mis à mal ». 26.04.2017

http://www.presseocean.fr/

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26 avril 2017 ~ 0 Commentaire

lgbti (libération)

drapeau_gay_breton

Deux candidats pas vraiment en pointe sur les droits LGBTI

Marine Le Pen veut abroger le mariage pour tous et Emmanuel Macron n’a jamais affiché qu’un soutien très partiel aux droits des personnes LGBTI et à la lutte contre les discriminations.

Avec la défaite de Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou, ce sont les meilleurs défenseurs des droits des personnes gays, lesbiennes, bi.e.s, trans et intersexes qui sortent du ring présidentiel. Comparatif des positions des deux finalistes sur ces questions.

Marine Le Pen

Si François Fillon était soutenu par Sens commun, l’émanation politique de la Manif pour tous, c’est Marine Le Pen qui souhaite abroger la loi Taubira. Si elle est élue, les homosexuels ne pourront donc plus se marier en France. Pour autant, les personnes qui se sont déjà unies à la mairie ne seraient pas «dé-mariées». La candidate FN propose de remplacer le mariage par un «pacs amélioré».

Sans surprise, Marine Le Pen est contre l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux lesbiennes. Sur la gestation pour autrui (GPA), le programme officiel de la candidate précise qu’elle est pour le maintien de l’interdiction en France. Tout en précisant que cette position est une réponse à de mystérieuses «pressions d’autorités supranationales».

La candidate n’a pas pris position sur les autres thématiques LGBTI.

Emmanuel Macron

«Plutôt que de répondre au questionnaire, Emmanuel Macron nous a fait parvenir une réponse écrite, dans laquelle il ne répond que de manière très partielle à nos questions.» L’inter-LGBT, qui regroupe une soixantaine d’associations, avait envoyé une liste de revendications à chaque candidat, hormis Marine Le Pen. Les réponses ont été publiées la semaine dernière et le candidat En marche a été classé derrière Nicolas Dupont-Aignan sur l’échelle établie par l’inter-LGBT. Emmanuel Macron «montre par là son absence de programme sur les violences et discriminations qui touchent les lesbiennes, les gays, les bi.e.s et les trans», enfonce l’organisme.

Pour rappel, Emmanuel Macron avait choqué les défenseurs de l’égalité en déclarant que le gouvernement avait «humilié la France de la Manif pour tous».

Dans une lettre ouverte consacrée à ces sujets, le candidat corrige le tir en affirmant que «la lutte contre la discrimination sera l’un des grands chantiers de [son] quinquennat». Il propose une formation pour les agents de la fonction publique et des opérations de testing «dans les entreprises ou dans l’accès au logement».

Concrètement, Macron est pour le maintien de la loi Taubira et pour un élargissement de la possibilité d’adopter aux couples pacsés. Il se déclare pour l’ouverture de la PMA aux lesbiennes (qui fait partie des promesses non tenues de François Hollande)… Mais il ne l’a pas inscrit à son programme. Il dit attendre l’avis du Comité consultatif national d’éthique sur la question. Saisi en 2013 sur ce point, le CCNE a promis de se prononcer (enfin) dans les prochaines semaines.

Emmanuel Macron est contre la gestation pour autrui, mais plaide pour la transcription à l’état civil français des enfants nés par GPA à l’étranger. Une disposition que la France refuse d’appliquer malgré cinq condamnations de la Cour européenne des droits de l’homme.

A propos des droits des personnes trans, le candidat ne souhaite «ni modifier la loi sur le changement d’état civil, ni que la sécurité sociale prenne en charge les opérations faites à l’étranger, ni que l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) fasse une recommandation temporaire d’utilisation (RTU) pour la prise en charge de l’hormonothérapie des personnes trans», détaille l’inter-LGBT. En rajoutant que selon sa réponse, Emmanuel Macron estime qu’il «convient de mener une réflexion prospective sur l’enregistrement à l’état civil des personnes intersexuées».

Enfin, sur la santé sexuelle, le candidat reste également relativement flou. Mais il se prononce tout de même pour une «intensification des campagnes de prévention et de dépis- tage du VIH et des autres IST en direction des jeunes gays, une prise en compte des problé-matiques spécifiques des lesbiennes et extension de la formation des personnels soignants aux problématiques de santé et à l’accueil des personnes LGBT».

Guillaume Lecaplain — 24 avril 2017

http://www.liberation.fr/

Lire aussi:

La PMA pour toutes, une trop longue gestation

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