Archive | Services publics

21 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

virus (npa)

npa_ce_nest_pas_a_nous_de_payer

Vaccins anti-Covid : pénurie capitaliste et apartheid vaccinal

En France, depuis le 18 janvier, la vaccination a été élargie aux 5 millions de personnes de plus de 75 ans qui ne vivent pas en EHPAD, et aux 800 000 personnes qui présentent un risque de covid grave.

Le gouvernement a été obligé de revoir en catastrophe son planning, qui réservait d’ici fin février la vaccination aux 800 000 résidentEs des EHPAD.

Tollé face à ce démarrage en forme de lent fiasco, alors que sur la seule journée du 18 janvier, 404 personnes sont mortes du virus, et que le variant anglais risque d’accroitre les contaminations.

Mais rien n’est prêt alors que des millions de personnes veulent se faire vacciner. Il faut attendre, sur des lignes téléphoniques saturées, ou sur internet, quand on y a accès, un rendez-vous dans trois semaines, et des doses de vaccin qui n’arrivent pas !

Symbole de la gabegie capitaliste, l’usine Pfeizer en Belgique doit s’arrêter pour réorganiser ses lignes de production, avec à la clef 140 000 doses délivrées en moins, et les usines de Sanofi sont à l’arrêt, faute de vaccin Sanofi à produire.

Mais pas de problème pour l’actionnaire, qui a reçu 4 milliards de dividendes en 2020, les cours de l’action ne devraient pas trop plonger, un plan de licenciement de 400 chercheurEs est dans les tuyaux.

Alors que Sanofi a déjà supprimé 4 000 postes de chercheurEs dans le monde, 2 000 en France et reçu plus de 1,5 milliard d’euros de crédit d’impôts recherche sur 10 ans, sans compter les aides européennes !

Leurs brevets, leur secret des process de production, leurs profits… voilà ce qui limite la production de vaccins sûrs et bien testés. Alors il faut réquisitionner toutes les capacités de production pour fabriquer les vaccins qui ont reçu l’autorisation de mise sur le marché !

Symbole de ce monde de la vaccination dominé par le capitalisme, alors qu’il devrait s’agir d’un bien commun de l’humanité, Israël. Le taux de vaccination contre le covid y est certes le plus haut du monde. Mais pour obtenir le vaccin, le gouvernement a dû payer 40 % plus cher que le marché US. Et alors que toute la population juive du pays devrait être vaccinée fin mars, colons compris, rien n’est prévu pour la vaccination des PalestinienEs des territoires occupés. Ils devront attendre.

Pénurie, prix surévalués pour satisfaire l’actionnaire, et apartheid médical qui prive les plus pauvres et dominés d’accès aux vaccins, voilà leur monde soumis au profit.

L’OMS prévoit que seulement 10 % des habitantEs des pays pauvres seront vaccinés fin 2021…

Frank Cantaloup L’Anticapitaliste  (21/01/2021)

https://lanticapitaliste.org/

Lire la suite

21 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

aumôniers espagne (pùblico)

eglise

L’église aime l’argent … et les fachos

Covid et religion

Les prêtres qui prient aux frais de l’État

Le 27 août 1953, au nom de la Très Sainte Trinité, a été signé le Concordat entre le Saint-Siège et l’Espagne, dont le but, comme l’indique son premier paragraphe, est d’obtenir le plus grand bien de la vie religieuse en conformité avec la Loi de Dieu. Il ne fait aucun doute que cet objectif a été atteint.

Dans les années 1976 et 1979, les textes de l’accord ont été révisés et mis à jour, dans les deux documents la validité du Concordat de 53 continue à être reconnue, une reconnaissance qui se traduit par le maintien des prébendes de l’Église catholique ; l’accord pour l’assistance religieuse dans les hôpitaux, qui réglemente le financement des aumôniers hospitaliers est l’un d’entre eux.

En janvier 2021, et comme un de plus des multiples privilèges de l’église catholique, la figure de l’aumônier hospitalier est toujours en vigueur dans les hôpitaux publics, ce sont des prêtres, dont la tâche devrait être seulement et exclusivement à la demande du patient, aux frais du trésor public.

Les services de santé des différentes communautés autonomes paient le salaire des aumôniers qui sont sur la même feuille de paie que le personnel de santé ; leur « travail », totalement éloigné des soins de santé proprement dits d’un centre hospitalier, consiste à apporter une assistance catholique aux patients catholiques : visites, conseils religieux et moraux, célébration des actes de culte, administration des sacrements…..

Rien qu’en Galice, il y a 41 religieux catholiques qui reçoivent un salaire pour les « services rendus » dans les différents hôpitaux de Galice.

Dans un scénario de pandémie hospitalière, avec des chapelles d’hôpitaux fermées, sans accès à la plupart des zones, ces infatigables  » travailleurs  » ne seront pas privés de leur honteux salaire, dans le budget santé de la Xunta (gouvernement de Galice) pour l’année 2021 700 000 euros seront versés aux prêtres catholiques en paiement de  » leurs services « .

Répartis sur toute l’étendue de la géographie espagnole, rien qu’en Galice, qui compte sept zones de santé, 41 prêtres catholiques reçoivent un salaire pour les « services rendus » dans les différents hôpitaux galiciens.

Les coupes dans le secteur de la santé qui frappent ce groupe ne se répercutent pas sur le salaire de ces prêtres qui reçoivent leur chèque du même patron que les 200 infirmières galiciennes chargées de la première phase du vaccin contre le COVID-19.

Le personnel de santé est réduit dans les centres de santé et les hôpitaux mais pas le nombre d’aumôniers catholiques, un prêtre logé et nourri gratuitement qui, au salaire qu’il reçoit de son diocèse, ajoute le salaire de l’hôpital, avec les chèques restaurant correspondants.

Pilar Rego 21 janvier 2021

https://www.nuevatribuna.es/

Lire la suite

17 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

forêts (rue 89)

arbres

« Les plantations d’espèces exotiques vont renforcer les effets du réchauffement climatique »

Fin 2020, Julien Denormandie, le ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Forêts a annoncé un plan de « repeuplement » des forêts françaises avec des chiffres qui donnent le vertige : 50 millions d’arbres à planter, 45 000 hectares à reboiser, 200 millions d’euros. « Le volet de repeuplement des forêts est, je pense, le plus grand depuis l’après-guerre » a ajouté le ministre.

Est-ce que le sort de tous ces arbres sera le même que celui des centaines de milliers d’épicéas, plantés il y a quelques décennies, morts affaiblis par les sécheresses et tués par les scolytes (insectes) en 2019 et 2020 ? Car si la forêt a encaissé ces pertes massives, ce n’est ni la faute du réchauffement climatique que nous avons déclenché, ni celle des scolytes qui font partie de l’écosystème forestier, mais bien celles des sylviculteurs qui ont planté l’épicéa sur des sols inadaptés et en peuplements purs, fragiles et non résilients.

Un plan pour la forêt à visée uniquement économique   

Travailler contre la nature nécessite d’en payer le prix, tôt ou tard. La vision de la forêt du ministre de l’Agriculture a le mérite de la clarté en nous rappelant : « qu’une forêt, ça se protège, tout comme le sol, et ça se cultive, tout comme le sol ». Si la culture de la forêt vue par le ministre a pour modèle l’agriculture industrielle française, on peut avoir des craintes légitimes quant aux effets de ce plan sur la biodiversité forestière.

Cultiver la forêt signifie la plupart du temps, planter des résineux à croissance rapide, donc créer des champs d’arbres et certainement pas des forêts. Une forêt pousse toute seule et n’a nulle-ment besoin de plantation pour exister, c’est ce qui la différencie d’un champ d’arbres.

La forêt est composée d’espèces autochtones d’âges divers, adaptées au sol et au climat local, issues de régénération naturelle, où vivent une faune et une flore spécifiques liées à l’ambiance forestière. C’est un espace multifonctionnel pour la production de bois, la protection de la nature et l’accueil des populations.

Un champ d’arbres, à l’inverse, est une monoculture d’espèces allogènes d’âge unique, très pauvre en biodiversité forestière et fragile face aux tempêtes, aux insectes et aux herbivores. C’est un espace monofonctionnel dont le seul but est de produire de la biomasse pour l’industrie.

Ce programme de « repeuplement » est en fait un plan de relance de la filière bois qui souhaite majoritairement des résineux, alors que la forêt française est dominée par les feuillus. Il ne sert pas l’intérêt général mais les intérêts des pépiniéristes, des coopératives forestières et de l’ONF (Office nationale des forêts), aux abois sur le plan économique depuis que l’Etat ne compense plus son déficit..

Des espèces exotiques, aux effets néfastes sur la biodiversité…

Il faut en finir avec cet argument simpliste selon lequel planter un arbre est bon pour la nature si on ne précise pas l’espèce, le lieu et l’objectif. Il est bénéfique de planter des arbres ayant vocation à devenir plus que centenaires, dans des paysages appauvris par l’agriculture ou dans des villes très bétonnées.

Par contre, en forêt il est calamiteux sur le plan écologique de planter des résineux à la place des feuillus autochtones, sous peine de diminuer drastiquement la biodiversité. Idem si l’on plante ces mêmes résineux sur les surfaces d’épicéas éliminés par les scolytes et coupés à blanc, sous peine de reproduire les mêmes erreurs que dans le passé, avec cette fois des espèces encore plus exotiques, censées mieux s’adapter au changement climatique.

L’ONF a d’ailleurs établi une liste d’espèces exotiques envisageables, censées mieux réagir au réchauffement climatique. Pour la chênaie, il y a 53 espèces, parmi lesquelles : les sapins de Céphalonie, d’Espagne et Cilicie, les cèdres de l’Atlas, à encens et du Liban, l’eucalyptus du Mont Dalrymple, les pins noirs d’Autriche, de Monterrey et de Brutie, sans oublier le Douglas et les chênes du Caucase, de Hongrie et de Turquie.

Comment peut-on miser sur des espèces soi-disant « miraculeuses », dont on ne sait rien du comportement à moyen et long terme vis-à-vis du sol et des autres espèces de flore et de faune, sans aucune étude d’impact préalable ?

À l’heure où les spécialistes de la biodiversité insistent sur la nécessaire attention à porter avant d’introduire des espèces exotiques, les forestiers foulent allègrement le principe de précaution inscrit dans la Constitution.

Pourtant dans ces listes, figurent le févier d’Amérique au caractère envahissant reconnu, des eucalyptus, réputés assécher les sols, le frêne de Mandchourie qui serait à l’origine de la chalarose du frêne en France et enfin le cyprès de l’Arizona, au pollen allergène pour les humains.

Il y a déjà des précédents en forêt avec des exotiques envahissants comme le robinier, le cerisier tardif, le pin de Weymouth et le sumac de Virginie. À ce propos, l’agence fédérale allemande de l’environnement a classé le Douglas dans les espèces envahissantes.

… et qui renforcent les effets du réchauffement climatique

Enfin, ces plantations ne permettent pas de lutter contre les effets du réchauffement climatique. En effet le stockage de carbone est bien meilleur dans une forêt à cycle long que dans une plantation gérée sur un cycle court.

De plus, les arbres d’une plantation font l’objet d’une coupe rase, et la débauche de travaux (dessouchage, labour, épandage de fertilisants ou de pesticides) liés à l’exploitation perturbent fortement les sols, ce qui provoque un relargage du carbone contenu dans la biomasse, le bois mort, l’humus et le sol. Sans parler de la dépense d’énergie fossile, plus importante dans le cas de la plantation que pour une forêt âgée.

C’est même l’inverse qui se produit : la plantation de résineux renforce les effets du réchauffe-ment climatique, car elle diminue la capacité des arbres à réfléchir les rayons du soleil, elle augmente la capacité des arbres à laisser passer la lumière et elle favorise l’évapotranspiration du sol, plus soumis à la lumière dans les plantations de résineux que dans les forêts de feuillus.

L’Alsace n’est pas épargnée

En Alsace, la part des feuillus représente 64% en surface, et celle des résineux 36%, mais en volume, les feuillus ne représentent plus que 53% et les résineux 47%. On le voit, l’Alsace et en particulier le massif Vosgien a déjà fait l’objet d’un enrésinement important dans le passé, à base d’épicéas, de Douglas, de pin sylvestre et de sapins alors que la forêt vosgienne était naturellement feuillue (hêtre, chêne, érable), avec ça et là du sapin en mélange ou du pin dans les stations sèches orientées plein sud.

Annik Schnitzler, professeur d’écologie et spécialiste des forêts naturelles, a parlé de « boréali-sation » pour le massif Vosgien, car les forêts boréales sont composées de conifères. Il est clair que ce plan qui fait la part belle aux plantations, donc surtout aux résineux, pourrait voir ces derniers augmenter significativement en surface dans l’avenir, voire dépasser les feuillus en volume.

Un programme FuturForEst pour tester 10 espèces exotiques

Dans la région Grand Est, 74 parcelles forestières d’environ 2 hectares ont été sélectionnées pour tester dix espèces d’arbres exotiques dans le cadre d’un programme baptisé FuturForEst, soutenu par la Région avec des fonds européens à hauteur de 1,7 millions d’euros.

Les premières plantations « climatiques » ont déjà eu lieu. Les dix essences testées sont : le chêne zéen, le chêne de Hongrie, le chêne pubescent, le frêne de Mandchourie, le copalme d’Amérique, le sapin de Cilicie, le pin de Macédoine, le calocèdre, le cyprès de l’Arizona et le séquoia toujours-vert.

Ces plantations effectuées en forêt publique et privée sont des tests. Au bout de 5 à 10 ans d’observation, en fonction des résultats, les espèces exotiques pourront alors être utilisées plus couramment. Elles deviendraient alors plus importantes en surface.

Ces observations ne sont pas effectuées dans un cadre scientifique selon un protocole rigou-reux, ce ne sont que des essais, réalisés par des gestionnaires qui n’auront ni les moyens ni les capacités d’étudier l’impact écologique de ces espèces sur l’écosystème. Et que dire de cette période de 5 à 10 ans pour en tirer des conclusions, alors qu’une forêt s’inscrit dans le long terme ?

L’Alsace, cinquième région forestière de France avant la fusion, a également pour particularité l’importance des forêts publiques qui représentent 75% de la forêt alsacienne. Or, c’est justement en forêt publique, gérée par l’ONF, que vont être effectuées des plantations d’espèces exotiques à hauteur de 3% de la forêt domaniale, sur des surfaces de 0,5 à 5 hectares, nommés des « îlots d’avenir ».

Ce pourcentage n’est pas négligeable si on le compare au 1% dédié à la nature protégée de façon stricte en forêt. Déjà, certaines coupes rases d’épicéas dans le secteur de Saverne ont été plantées avec des mélèzes ou encore des cèdres de l’Atlas.

Plus d’arbres mais moins de forêt à terme

Après l’échec des plantations d’épicéas, comment peut-on aujourd’hui s’obstiner à planter, quand la forêt fonctionne gratuitement par régénération naturelle ? Comment peut-on croire que des espèces venues de régions plus chaudes vont mieux s’adapter à un environnement changeant, dont personne ne peut prédire exactement les effets sur le climat local?

Tout cela fait penser à un apprenti sorcier qui veut dominer la nature en ignorant les consé-quences écologiques, et en jouant à la roulette russe avec de l’argent public. Planter des espèces plus qu’exotiques est un acte contre nature qui nécessite une énergie manuelle, mécanique ou chimique pour être menée à terme ; tout cela est coûteux et sans aucune garantie de réussite quand la nature fait pousser des espèces autochtones gratuitement.

Mais l’homme veut « ses » arbres, qui répondent aux critères industriels et pas la forêt, oubliant qu’une société qui refuse de s’adapter à son environnement naturel n’est pas durable. Assurément planter des résineux sur le modèle agricole revient à avoir peut-être plus d’arbres mais nettement moins de forêts.

La forêt française mériterait un débat citoyen afin de dégager des objectifs de gestion pour ce bien commun. Sous couvert d’adaptation au changement climatique, en introduisant plus de résineux en plantation à cycle court, l’homme va réduire les capacités de la forêt à jouer son rôle de puits de carbone, maximal pour les forêts feuillues âgées à couvert continu.

L’ingénieur écologue Jean-Claude Génot critique dans une tribune le plan de relance de la filière bois du gouvernement. Selon lui, il y aura des conséquences sur les forêts alsaciennes.

https://www.rue89strasbourg.com/

Lire la suite

17 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

26 janvier

26 j

Dans un contexte où les inégalités continuent à se creuser, tous les jeunes devraient bénéficier de plus d’éducation.
.
Or, par ses réformes, le Ministre de l’Éducation nationale a encore aggravé leur situation.
Or, le Parlement a adopté un budget qui ne prend en compte ni l’augmentation des effectifs, ni la situation sanitaire – et la surcharge de travail qu’elle impose à tous les personnels -, ni l’état de fatigue des personnels, épuisé·es par des années de dégradation des conditions de travail.
.
Il faut en urgence engager les recrutements nécessaires.
.
Il faut en urgence revaloriser les rémunérations des personnels.
.
Les 400 millions d’euros concédés sont insuffisants et ne concernent qu’une minorité. Les plus précaires, en particulier les AED et les AESH, ne se voient rien proposer.
.
Il faut en urgence mettre fin à la concurrence entre les établissements publics et privés sous contrat. Pour cela, une seule solution : la nationalisation des locaux (financés depuis des années sur subsides de l’État) et la fonctionnarisation des personnels.
.
Il faut en urgence mettre fin à la mascarade du Grenelle du ministre qui vise à détériorer en profondeur le fonctionnement de l’école, les missions et les statuts des enseignants.
.
Nous exigeons un budget ambitieux au service d’un plan pluriannuel de revalorisation, de création de postes et de rénovation du bâti.
.
Nous exigeons la mise en œuvre d’une politique éducative émancipatrice à l’opposé de celle menée jusqu’à présent par Blanquer et donc l’abrogation des ses réformes de la maternelle à l’université.
.
Nous appelons l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale à poursuivre les mobilisations en cours, s’engager dans l’action, préparer la grève du mardi 26 janvier.
.
Place de la Liberté (Brest)
Mardi 26 janvier 2021 

Lire la suite

15 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

sud santé (côté quimper)

hop1

Finistère : le syndicat Sud santé sociaux appelle à un rassemblement le 21 janvier

À l’appel de Sud santé sociaux, un rassemblement est prévu jeudi 21 janvier à Ploujean, Finistère. Le syndicat réclame l’application de la prime de 183 euros à tous les personnels.

Les syndicats Sud santé sociaux du Finistère et CGT appellent à un rassemblement jeudi 21 janvier 2021 à Ploujean. Les motifs de mécontentement sont nombreux et anciens : manque de lits et de personnels, salaires insuffisants, tarification à l’activité…

L’application du complément de traitement indiciaire (CTI) de 183 euros nets par mois s’est ajoutée à cette liste de revendications. Le Ségur de la Santé a abouti en juillet 2020 à un ensemble de mesures dont le versement de ce CTI à l’ensemble des personnels des établissements de santé et Ehpad publics (infirmiers, aides-soignants, sages-femmes, manipulateurs-radio, secrétaires médicaux…).

Les exclus du Ségur

Ces 183 euros ne font que diviser. Toute une partie du personnel est en effet exclue : ceux qui travaillent dans le champs du médico-social, l’associatif…. Ils font exactement le même boulot mais sont payés 183 euros de moins !

Janine Carasco Syndicat Sud

Selon le syndicat Sud, 60 personnes ne touchent pas ce CTI à l’EPSM Finistère Sud, 40 à l’hôpital de Morlaix, 40 au centre hospitalier de Quimper…

« Du coup, beaucoup de salariés veulent quitter le médico-social pour un poste équivalent dans le public, à l’hôpital par exemple où ils seront payés 183 euros de plus par mois »,  constate Joseph Bodiz, syndicaliste Sud.

400 euros par mois pour tous

Cette augmentation n’est pas suffisante pour le syndicat qui réclament une revalorisation salariale de 400 euros.

Depuis des années, il dénonce aussi la fermeture de lits dans toutes les structures: les Ehpad comme les hôpitaux, les associations accueillant les personnes handicapées. Joseph Bodiz considère qu’il manque 15 à 20 lits pour désengorger les urgences de l’hôpital de Quimper.

Autre sujet d’inquiétude : la tarification à l’activité. Elle est déjà effective dans les services de médecine, chirurgie, obstétrique et odontologie des établissements de santé aussi bien publics que privés. Elle le sera bientôt en psychiatrie :

La tarification à l’activité a montré ses limites et pourtant on la développe ! Cela va se traduire par une course aux actes avec des protocoles qui ne répondent pas aux besoins de la population en psychiatrie, par exemple. On ne traite pas tous les patients de la même façon !

Janine Carasco Syndicat Sud
ploujean

Infos pratiques
Rassemblement jeudi 21 janvier 2021 à 10 h30 aux Genêts d’or, à Ploujean.

Adele Leberre le 14 Jan 21

https://actu.fr/bretagne/quimper

http://www.solidaires29.infini.fr/

 

Lire la suite

14 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

une
.

Face à l’incurie sanitaire et à l’autoritarisme : prendre nos affaires en main

Le virus circule toujours. En Europe en particulier. On est passé de la première vague à la seconde, puis au variant britannique. Comme dans toute série, les épisodes se succèdent et on n’en voit pas la fin.

En France, l’accueil des malades à l’hôpital est problématique dans les régions où le taux de contamination est le plus élevé. Dans l’est du pays, à titre d’exemple, aucun lit n’a été rouvert depuis le printemps, pire les fermetures de lits ont continué.

Quelques chiffres : 28 lits de fermés au CHU de Besançon, 20 lits à Strasbourg, et la liste est encore longue. Comment s’étonner, dès lors, que le taux d’occupation en réanimation dépasse les 90 % dans certains hôpitaux de cette région ?

Par ailleurs des projets de restructurations sont annoncés, comme la fusion des hôpitaux Bichat et Beaujon à Paris, ce qui entrainera 300 suppressions de lits et 600 postes en moins. À Nancy, un projet immobilier prévoit le rassemblement sur un seul site de tout le centre hospitalier jusque-là éclaté, avec 598 suppressions de postes et 179 lits de moins. La liste n’est pas exhaustive…

Rien pour l’hôpital

Avec tout juste six lits pour 1 000 habitantEs, la France n’est qu’au 9e rang des pays de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), classée entre la Slovaquie (10e) et la Lituanie (8e).

Il n’est donc pas étonnant de voir ce gouvernement totalement paniquer face à l’afflux de malades dans les hôpitaux. On mesure également tout le cynisme de Macron qui, le 15 mai 2020, en visite à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris évoquait « une erreur de stratégie », se disant prêt à investir notamment « pour mettre fin à [la] paupérisation » des soignantEs.

Même si les hospitalierEs, hormis celles et ceux qui travaillent dans le médico-social, ont reçu 183 euros de plus chaque mois, les conditions de travail continuent à se dégrader à l’hôpital avec un manque évident de personnel qui épuise les équipes. Il aurait pourtant été possible de former rapidement des aides-soignantes dès le mois de mars.

Confinements et couvre-feux

Quelles ont été et quelles sont les réponses gouvernementales à la prolifération du virus et à l’afflux de malades dans les hôpitaux ?

En premier lieu, de nouvelles restrictions des libertés pour pouvoir accueillir les patientEs Covid à l’hôpital. Parallèlement, des opérations sont reportées, ce qui compromet le suivi médical de nombreux et nombreuses patientEs atteints de pathologies sérieuses comme les cancers ou les déficiences cardiaques.

De novembre à mi-décembre un confinement a été rétabli. Certes moins contraignant qu’au printemps, mais obligeant tout de même des millions de personnes à rester chez elles.

Le couvre-feu à 20 heures n’a non seulement pas été levé, mais il a été durci à 18 heures depuis début janvier pour 20 départements de l’est, puis pour huit départements supplémen-taires à compter du 10 janvier.

Et ce n’est pas fini. Avec bien entendu la mesure vexatoire et infantilisante de l’attestation dérogatoire à ­fournir à chaque contrôle policier…

Ce qui fait le plaisir de vivre : culture, relations sociales, sports, convivialité… a disparu de nos vie depuis des mois.

Une bande de branquignoles

Parallèlement, la vaccination de la population s’est poussivement mise en place depuis fin décembre, très loin d’atteindre les niveaux que l’on peut constater en Allemagne ou en Grande-Bretagne.

La fausse colère de Macron demandant l’accélération du processus de vaccination n’a trompé personne. Ce gouvernement fait plus penser à une bande de branquignoles qu’à des gens responsables ayant le souci de la santé de la population. Et le premier d’entre eux, Macron, ne fera croire à personne qu’il n’y est pour rien.

Tout cela se fait sans que la population ait son mot à dire, et sans aucune forme de démocratie. Les déclarations télévisées de Macron, Castex et Véran ressemblent à la messe. On reçoit l’information comme d’autres la bonne parole à l’église.

Cette crise sanitaire nous enfonce un peu plus dans l’incurie et l’autoritarisme. Toutes les raisons existent pour que la colère se transforme en mobilisation pour imposer d’autres solutions et prendre nos affaires en main. Reste à construire les outils pour y parvenir.

Mercredi 13 janvier 2021 Commission santé sécu social Hebdo L’Anticapitaliste (14/01/2021)

https://lanticapitaliste.org/

Lire la suite

14 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

glyphosate (guingamp)

guing

Lire la suite

13 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

mères célibataires (courrier international)

Pakistani-womens-rights-a

Mères célibataires enfermées 

“La honte de toute la nation” irlandaise

Pendant plus de soixante-quinze ans, des milliers de femmes ont été placées avec leurs enfants dans des institutions gérées par l’Église et l’État. Une période “sombre et difficile” de l’histoire du pays mise en évidence par un rapport d’enquête publié le 12 janvier.

Cinq années d’enquête. Près de 3 000 pages de rapport.

Et une conclusion résumée en quelques mots par l’Irish Independant à sa une : “La honte d’une nation.”

Entre 1922, au lendemain de l’indépendance vis-à-vis du Royaume-Uni, et 1998, quelque 56 000 femmes et 57 000 enfants ont été placés dans des Mother and Baby Homes, foyers pour mères célibataires.

“Le but de ce système était de retirer de la vie ordinaire les femmes qui avaient procréé hors mariage, et de les rendre invisibles en faisant en sorte que, même si elles n’avaient pas honte de parler, elles ne puissent pas être entendues”, explique The Irish Times. Dans une Irlande dominée par l’Église catholique, le fait de donner naissance sans avoir convolé en juste noce était, aux yeux du plus grand nombre, complètement tabou.

Au total, d’après la commission d’enquête, 9 000 bébés ont perdu la vie dans ces établisse-ments, soit un taux de décès de 15 %. Dans certaines institutions, comme celle de Bessborough, à Cork, ville du sud du pays, la mortalité a même atteint 75 % en 1943. “Qu’ils reposent en paix”, soupire l’Irish Examiner, principal quotidien local.

Ce rapport, insiste The Irish Times, “brise enfin le silence et fait porter la honte sur qui de droit”. Sur une alliance “profane” entre l’Église et l’État irlandais, gestionnaires des Mother and Baby Homes, soutenue par la société tout entière et, en premier chef, les familles des mères célibataires.

“C’est l’histoire d’une hypocrisie à grande échelle, d’une profonde misogynie et d’une cruauté sans nom, d’un système de classe qui n’avait que faire des plus pauvres et des marginalisés.”

Personne ne se souciait de ce qu’il se passait derrière les murs

Au gré des 3 000 pages, “on ne trouve pas une once d’inquiétude émanant du grand public pour le sort de ces femmes, et le sujet n’a pas été évoqué une seule fois par les gouvernements successifs pendant les cinquante premières années qui ont suivi l’indépendance”, déplore l’Irish Independent.

En fait, cela arrangeait bien la société irlandaise de pouvoir enfermer ces femmes et ces enfants à l’abri des regards indiscrets. Personne ne se souciait de ce qui se passait derrière les hauts murs et les portes fermées de ces imposants bâtiments. Le rapport constitue un acte d’accusation révoltant contre une Irlande où la bondieuserie avait pris le pas sur l’empathie, et la piété sur la compassion.”

Dans le même temps, “comme les mères célibataires étaient bannies de ce monde, et leurs enfants morts ou placés en famille d’accueil et adoptés, les pères pouvaient simplement continuer à vivre leur vie, sans assumer aucune responsabilité ni subir aucune stigmatisation”.

La honte ne suffit pas

Si le Premier ministre Micheál Martin a regretté un chapitre “sombre, difficile et honteux de l’histoire récente irlandaise” et a présenté des excuses officielles au Parlement ce mercredi, le quotidien dublinois souligne la nécessité de joindre la parole aux actes.

Aujourd’hui, ces foyers pour mères célibataires ont certes fermé leurs portes, mais l’État continue d’envoyer dans des institutions des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants à travers le Direct Provision [système d’accueil des demandeurs d’asile, qui sont placés dans des centres fermés généralement loin des villes]. Par ailleurs, les familles monoparentales restent les plus défavorisées du pays.”

Même ton, sous forme d’avertissement, dans The Irish Times : “L’État n’en aura pas fini avec ce pan de son histoire tant qu’il ne sera pas en mesure d’affirmer sans mentir qu’il ne cherche plus à mettre hors de vue ceux dont il ne souhaite pas s’occuper. La honte n’est qu’une forme d’auto-indulgence lorsqu’elle ne pousse pas à bannir les réflexes qui l’ont suscitée.”

13/01/2021

https://www.courrierinternational.com/

Lire aussi:

En Irlande, les « excuses » de l’Église catholique aux survivants des foyers pour mères célibataires

9 000 enfants sont morts dans d’anciennes maisons pour mères célibataires

Irlande : des crimes au nom de la religion

Lire la suite

12 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (france bleu)

poutou1

Fusillade aux Aubiers : « Mettre plus de policiers, on sait que ça ne règle pas tout », estime Philippe Poutou

Philippe Poutou, conseiller municipal de Bordeaux en Luttes, était l’invité de France Bleu Gironde ce lundi 11 janvier.

Alors que le maire de Bordeaux, Pierre Hurmic, appelle à mettre « plus de bleus » dans les rues après la fusillade mortelle aux Aubiers le 2 janvier, le conseiller municipal Philippe Poutou estime lui qu’il faut sortir de cette « solution simpliste ». Il était l’invité de France Bleu Gironde ce lundi.

« Il faut discuter d’autre chose que du sécuritaire », estime Philippe Poutou sur France Bleu Gironde ce lundi 11 janvier, neuf jours après la fusillade aux Aubiers, à Bordeaux, qui a coûté la vie au jeune Lionel, âgé de 16 ans.

« Ce n’est pas plus de « bleus » qu’il faut », affirme le conseiller municipal de Bordeaux en Luttes, en réponse au maire de Bordeaux Pierre Hurmic, qui demande plus de policiers après le drame. « Ça fait 30 ou 40 ans qu’on a ce discours-là, on sait que ce ne sont pas les policiers qui règleront les problèmes de logement, de bas salaire, d’intérim… Il faut sortir de cette solution simpliste », réclame-t-il.

« Ce que ça montre, c’est toute la misère sociale dans ces quartiers », explique le conseiller municipal. « Il faut plus discuter de la question du chômage, de la pauvreté, du décrochage scolaire.

La première chose, c’est la souffrance quotidienne des gens, les réponses doivent être sociales. Ces endroits-là deviennent des poudrières », affirme Philippe Poutou, qui demande pour ces quartiers « des éducateurs, des ATSEM, des enseignants. Ce sont des moyens à la fois financiers et humains, il faut que ces quartiers soient agréables à vivre. »

Avoir du « culot politique »

Six mois après l’arrivée de l’écologiste Pierre Hurmic à la mairie de Bordeaux, Philippe Poutou fait aussi le bilan de ce début de mandat, après des décennies de gouvernance par la droite. « On aime autant se retrouver dans l’opposition d’une majorité de gauche, moins réac et moins conservatrice que l’équipe juppéiste d’avant », confie le conseiller municipal.

Toutefois, il déplore que « la gauche fait à peu près la même politique une fois au pouvoir ». « Il va falloir avoir du culot politique », explique-t-il, « il va falloir oser se confronter à l’ancien clan politique ».

Philippe Poutou donne notamment l’exemple de la prise en charge des sans-abris pour en demander plus à la municipalité. « Ils n’utilisent pas les moyens qu’ils ont, ils font a minima. Il faut oser réquisitionner, oser faire une politique que personne ne mène. »

Lundi 11 janvier 2021  Bastien Munch

https://www.francebleu.fr/

Lire la suite

11 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

mgf (nueva tribuna)

fille

 Plus de 3 650 jeunes filles espagnoles risquent de subir des mutilations génitales

Plus de 3 650 filles de 0 à 14 ans risquent de subir des mutilations génitales féminines (MGF) en Espagne, et Barcelone est la ville où le nombre de filles dans cette situation est le plus élevé.

Ceci est confirmé par un rapport rendu public par la délégation gouvernementale contre la violence à caractère sexiste, qui souligne qu’en Espagne, les filles à risque sont nées ou vivent dans le pays, mais sont issues de familles originaires de certains groupes ethniques d’Afrique.

Entre 100 et 140 millions de filles et de femmes ont subi cette violence, selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS)

La Fondation Dr. Ivan Mañero (DrIM) lutte contre les MGF en Afrique depuis plus de 12 ans et depuis 2012 en Espagne en collaboration avec l’Institut Catalan de la Santé, le Clínic IM, la Fondation « la Caixa » et CaixaBank.

La fondation a pour objectif de fournir une reconstruction génitale gratuite aux femmes ayant subi des mutilations, de prévenir cette pratique, et de former et sensibiliser les professionnels de la santé. Sa directrice, Ruth Mañero, explique que plus de 130 femmes sont venues demander une reconstruction génitale, mais que moins de 20 % d’entre elles ont fini par se faire opérer en raison de la pression de leur environnement social, « tant dans notre pays que dans leur pays d’origine ».

Mañero souligne que les femmes qui franchissent le pas « deviennent une référence pour les autres femmes », en devenant des militantes contre cette « terrible pratique » et en dépassant le tabou. C’est pourquoi, dit-elle, ce sont ces femmes qui « doivent mener la lutte contre les MGF, tant ici que dans leur pays d’origine.

Les MGF sont un acte de grande violence qui menace la liberté sexuelle et l’intégrité physique des filles et des femmes. Bien qu’il s’agisse d’un crime persécuté tant en Espagne que dans la plupart des pays africains, entre 100 et 140 millions de filles et de femmes ont subi cette violence, selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

8 janvier 2021

https://www.nuevatribuna.es/

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin