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25 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

se loger (gisti)

dal

Se loger n’est pas un crime, c’est un droit !

Le 31 janvier, la proposition de loi « Kasbarian-Bergé » de la majorité visant à criminaliser les victimes de la crise du logement sera examinée en séance au Sénat.

Durci le 2 décembre lors de son adoption à l’Assemblée nationale en première lecture, le texte prévoit une accélération considérable de l’expulsion des locataires en impayés de loyers, empêchant tout travail sérieux d’accompagnement et retirant à la justice son pouvoir d’appréciation.

Surtout, il prévoit d’envoyer en prison celles et ceux qui n’auraient pas trouvé de solution de relogement, tout en renforçant les peines encourues par les personnes qui se mettraient à l’abri par nécessité dans des locaux parfaitement vacants.

Cette proposition de loi condamne ainsi à 3 ans de prison et à 45 000 € d’amende :

  • Les personnes sans bail  : hébergées, victimes de marchands de sommeil, conjoint.e.s, bail verbal… ;
  • Les personnes sans-abri, qui occupent un bâtiment vide, des logements vacants, des friches industrielles ou des bureaux vides pour se protéger de la violence de la rue, alors que jamais notre pays n’a compté autant de logements et de locaux vacants ;
  • Les accédant.e.s à la propriété surendettés, qui perdent leur titre de propriété, ainsi que les petits commerçant.e.s et artisan.e.s dont le bail est résilié ;
  • Et même les grévistes occupant leur lieu de travail, ou établissant un piquet de grève…

Sous couvert de protection des petits propriétaires face au squat de leur domicile, pourtant déjà puni par la loi d’un an de prison, de 30 000 € d’amende et d’une expulsion sans jugement en 48h, la proposition de loi s’attaque en réalité potentiellement à toutes les personnes en situation de pauvreté ou de mal-logement, ou confrontées à un accident de la vie.

Elle condamne ainsi à 6 mois de prison et 7 500 € d’amende les locataires du parc privé qui ne quittent pas d’eux-mêmes leur logement après un commandement de quitter les lieux prononcé par la Justice.

En plus d’être incohérente avec les intentions affichées par le gouvernement en matière de prévention des expulsions, de Logement d’abord et de lutte contre les marchands de sommeil, l’adoption de cette loi socialement brutale est la promesse d’un accroissement considérable du nombre de personnes sans domicile.

Elle intervient de plus dans un contexte d’inflation du coût de la vie, des loyers et de l’énergie, qui contraint déjà les plus fragiles d’entre nous à devoir choisir entre manger, se chauffer, se soigner, ou payer son loyer.

Rappelons que la France compte plus de 300 000 personnes sans domicile dont 50 000 enfants ; 2,3 millions de ménages en attente d’un logement social ; 130 000 jugements d’expulsion par an ; 15 millions de personnes fragilisées par la crise du logement dont 4 millions de personnes mal logées.

Face au risque d’un recul sans précédent du droit au logement, les associations, mouvements sociaux et syndicats se mobilisent pour demander aux sénateur.ices de mettre un coup d’arrêt à cette proposition de loi.

Un rassemblement se tiendra le 25 janvier à 11 h devant le Sénat.

Manifestation à Paris le 28 janvier à 14 h à Bastille

https://www.gisti.org/

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25 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

guingamp (cgt)

gweng

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23 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

morlaix roscoff (npa 22)

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    MORLAIX – ROSCOFF la SNCF NE FAIT PLUS SIFFLER LES TRAINS

Entretien avec un cheminot CGT du syndicat LEON TREGOR (1)

Peux tu nous présenter la situation sur la ligne ferroviaire Morlaix Roscoff.

Christophe :

En dépit de son inscription au programme 1 000 et une gare de la SNCF, la gare de Roscoff est sans vie depuis le 3 juin 2018 suite à un glissement de terrain anticipant la fermeture de la ligne alors prévue par la SNCF et la région Bretagne(2), autorité organisatrice des transports, au 1er janvier 2019.

Depuis de nombreuses années la CGT cheminots alerte sur les fermetures de petites lignes et de leurs conséquences sur le quotidien des usagers et des entreprises, alertes ignorées par la direction de la SNCF et par nombre d’élus en responsabilité représentés ici aujourd’hui et dont on se demande ce qu’il font là tant ils ont eu à coeur de casser le service public ferroviaire depuis 10 ans qu’ils tiennent les rennes du pourvoir?

Après les promesses du premier ministre Jean Castex le 12 décembre 2021 pour un investissement massif en faveur des petites lignes, il semblerait qu’enfin, les plus hautes sphères de notre gouvernement se soient rendus compte que le transport ferroviaire, voyageur et marchandise, soit le moyen le plus vertueux d’un point de vue environnemental. Ainsi qu’en terme de sécurité pour se déplacer, souhaitons que cela ne reste pas promesse en l’air comme souvent avec ce gouvernement dont le manque d’ambition en terme d’écologie n’est plus à démontrer.

Si l’on y réfléchit un peu, les mêmes personnes qui ont tuées le fret ferroviaire nous disent aujourd’hui qu’il faut relancer ce même fret…fallait oser !!

Localement cela veut dire quelle politique ?

Mais faisons table rase du passé et tournons nous vers l’avenir du transport ferroviaire et maritime de notre région, laissé si longtemps de côté par les élites parisiennes.

L’intégration des ports de Brest et Roscoff au réseau RTE (3) est une formidable opportunité, en terme économique, d’emplois, de développement du territoire et de solutions de transport préservant la planète car oui, le dérèglement climatique exige que l’on cesse de faire des annonces, il est grand temps pour les politiques de passer aux actes.

Goutte d’eau en terme de cout dans le projet « Grand Port de Brest », la ré-ouverture de la ligne Morlaix- Roscoff prend tout son sens dans ce cadre, et je n’ose imaginer que des centaines de camions, des milliers de tonnes de marchandises, puissent transiter par la route, sachant que la plate-forme SICA à St Pol de Léon va monter en puissance ajoutant encore plus de camions sur la route, refusons cette fatalité et donnons sa chance au ferroviaire !

Tu as parlé fret mais pour les voyageurs ?

Il est donc indispensable que la ligne Morlaix Roscoff soit ré-ouverte aux voyageurs, que le port de Roscoff soit connecté au réseau ferré afin de lui donner la place qu’il mérite au niveau national. Ne faisons pas les mêmes erreurs que les générations précédentes et faisons le nécessaire pour que cet ambitieux projet soit exemplaire notamment en terme d’écologie.

La Ligne Morlaix-Roscoff dessert une population de plus de 35 000 habitants, maillon essentiel pour le développement économique du pays de Morlaix, elle se doit de retrouver sa splendeur d’antan.

Bien sur, nous n’en sommes plus aux trains de choux fleurs et d’artichauts se rendant à Rungis et pour lesquels les trains de voyageurs étaient retenus en gare de Morlaix afin de ne pas bloquer ces expéditions « périssables ».

Néanmoins, avec le développement du port de Roscoff, l’augmentation des marchandises attendues de cet essor et l’augmentation du trafic maritime, la ligne recouvre une importance capitale.

Niveau voyageur, avec des horaires adaptés aux besoins de la population, la ligne répondra aux attentes de mobilité régionale et nationale.

N’oublions pas le tourisme ; de par le passé, l’association « A Fer et à Flot » a démontré l’attrait touristique de St Pol, Roscoff et de la Baie de Morlaix. Cette visite ferroviaire et fluviale du pays de Morlaix et de sa baie a permis de mettre en place une activité touristique viable qui a pris de l’ampleur d’année en année pour attirer jusqu’à 8 000 voyageurs la dernière année de son exploitation.

Et pourtant, peu y croyaient au départ parmi les responsables locaux alors en place, ils en louaient pourtant la réussite les dernières années.

Ne nous y trompons pas, la ligne Morlaix Roscoff n’est pas qu’une ligne ferroviaire quelconque rejoignant deux villes, non, elle est une chance pour le pays de Morlaix, pour ses habitants et les entreprises qui s’y installent ?

C’est en ce sens que la CGT Cheminot Léon-Trégor sera très active dans ce dossier et ferra tout pour favoriser sa réouverture et son évolution afin de garantir un service public ferroviaire de qualité à la population !Et pour décarboner les transports puisque les communicants à la mode n’ont que ce mot à la bouche…

Comité NPA Nathalie Le Mél Côtes d’Armor

1*La région LEON TREGOR est la dénomination bretonne de la zone qui s’étend de Guingamp à Brest.

2* la région bretagne est géré par une coalition de « gauche : PS PC un peu d’écolos bretons et les restes des affiliés de Le Drian…

3* RTE élément central de la politique européenne des transports, le réseau transeuropéen de transport (RTE-T) est un programme de développement des infrastructures du secteur dans l’Union européenne. Il vise à faciliter la connexion entre les réseaux routiers, ferroviaires et fluviaux ainsi que les ports et les aéroports des Etats membres.

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22 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

fukushima (convergence)

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Fukushima : selon que vous serez simples victimes ou actionnaires…

Il y a bientôt douze ans, le 11 mars 2011, un séisme de magnitude 9,1 déclenchait au large du Japon un tsunami provoquant des vagues de trente mètres de hauteur.

La centrale nucléaire de Fukushima Daïchi ne résista pas à la déferlante : le système de refroidissement principal du site fut mis hors service, entraînant la fusion des cœurs de trois réacteurs sur quatre.

L’opérateur de la centrale, Tepco, fut très vite pointé du doigt, notamment pour ne pas avoir pris les mesures de prévention nécessaires, parmi lesquelles l’arrêt de la centrale face aux risques.

Si la catastrophe nucléaire elle-même ne fit aucune victime, elle provoqua indirectement la mort, reconnue par les autorités japonaises, dans les années qui suivirent de 18 500 personnes déplacées dans des conditions déplorables. Ce qui n’a pas empêché le tribunal de reconnaître les ex-dirigeants de Tepco non-coupables.

Petit rappel : l’été dernier, au civil, les mêmes avaient été condamnés, à l’issue d’une procédure distincte lancée par des actionnaires du groupe, à leur verser des dommages et intérêts pour un montant record de 13 300 milliards de yens (95 milliards d’euros).

Ce montant astronomique correspondait notamment à ce que devait payer Tepco pour faire face aux coûts de démantèlement de la centrale, de décontamination des sols et de stockage de déchets et débris radioactifs, ainsi qu’aux indemnités devant être versées aux habitants affectés par l’accident nucléaire. La justice japonaise ne badine pas lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts des actionnaires.

20 janvier 2023

https://www.convergencesrevolutionnaires.org/

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19 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

quimper (le tél)

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« C’est injuste et brutal », estiment des jeunes à la manifestation quimpéroise contre la réforme des retraites

Ils n’étaient pas majoritaires dans le cortège de 13 000 manifestants, ce jeudi, à Quimper. Mais les jeunes y ont exprimé des convictions, en soutien de leurs aînés et pour leur avenir.

« On n’en veut pas, on n’en veut pas… de cette loi », fredonnent des jeunes gens à portée de notes d’une fanfare. Il pleut des cordes, des milliers de manifestants s’agglutinent, ce jeudi matin 19 janvier, place de la Résistance, à Quimper.

Elles aussi sous leur parapluie, quatre étudiantes des beaux-arts sont venues dire non à la réforme des retraites. « Je pense à mon père qui a bossé dès l’âge de 14 ans. À 60 ans, il travaille encore, c’est aberrant, il est auto-entrepreneur, il bosse seul avec un travail physique », confie Ninon, 18 ans. Dans un français impeccable, la Vénézuélienne River affiche quatre ans de plus, et juge « ridicule de reculer l’âge de la retraite parce qu’on dit qu’il n’y a pas d’argent quand l’État en donne aux grandes entreprises ».

« Cotiser sans pouvoir y accéder »

Dans un autre segment du cortège, Yoran, 19 ans, étudiant en BTS, estime que « cette réforme reflète le manque de respect vis-à-vis d’une partie de la population, qui va devoir travailler de plus en plus longtemps pour une retraite acceptable ». « C’est injuste, insiste Louis, 30 ans, dans la voile et les arts du spectacle. Cela ne fait que peser plus sur les personnes précaires, qu’allonger la liste de ceux qui vont cotiser sans pouvoir y accéder, à cette retraite ».

Guillaume, un étudiant de 24 ans dans le social, partage ce sentiment « d’une brutale injustice ». D’autant que « la retraite par répartition, ça marche plutôt bien puisque le régime est excédentaire, même s’il faut sans doute quelques ajustements ».

« Important de dire que l’on n’est pas d’accord »

De son côté, Élie, 16 ans, manifeste parce que son père ne pouvait pas venir : « La précédente réforme des retraites l’a empêché de partir à 62 ans. Cela a été compliqué de retrouver un travail, en fin de carrière, pour valider ses trimestres ». Louna, 15 ans, est venue manifester avec sa mère, professeure, « un métier assez dur dans les conditions actuelles, elle n’a pas envie de travailler trop longtemps ». Mais au fond, avant la retraite, c’est l’urgence climatique qui préoccupe ces deux jeunes, tracts « Fridays for future » en main.

Quant à Nino, 17 ans, il vit sa première manifestation dans les pas de ses parents. « Je n’ai pas envie de les voir travailler jusqu’à 64 ou 65 ans. Il faut qu’ils puissent profiter de leur retraite convenablement. C’est important de dire que l’on n’est pas d’accord », signifie le lycéen.

Bruno Salaun le 19 janvier 2023
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19 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

retraites (côté brest)

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16 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

callac (npa)

 

Flics défendant une réunion d’extrême droite à Callac le 5 novembre 2023.

Jours sombres à Callac !

À Callac, centre Bretagne, petite ville des Côtes-d’Armor (22) le projet « Horizon » porté par le fonds de dotation « Merci » visant à accueillir et permettre l’insertion d’un certain nombre de réfugiéEs, soutenu par le maire et la majorité du conseil municipal, a été abandonné en ce début janvier sous la pression et les menaces de l’extrême droite.

Menaces et terreur

Celle-ci, tout particulièrement « Reconquête » du sinistre Zemmour a, dès l’annonce du projet et son début de concrétisation, lancé une véritable guerre à coups de mensonges (« immigrationnisme », « grand remplacement »), de menaces de viol et de mort contre des éluEs et des habitantEs.

C’est un véritable climat de terreur que les identitaires racistes et fascistes ont entretenu durant plusieurs mois, rameutant leurs groupes de nazillons d’un peu partout en France, ainsi que des orateurs nationaux dont Gilbert Collard.

Ils ont organisé des rassemblements au pied de la mairie, conspuant le maire et les soutiens au projet mais aussi pratiquant l’intimidation physique et les menaces par voie de tracts et de tags.

Riposte

Si à plusieurs reprises, comme le 17 septembre et le 5 novembre, des manifestantEs, dont les camarades du NPA des Côtes-d’Armor (22) et du Finistère (29), se sont rassembléEs et ont manifesté bien plus nombreux que les fascistes, en soutien au projet et aux réfugiéEs, les dépôts de plainte des éluEs menacéEs n’ont connu aucune suite sinon de se protéger eux-mêmes.

Danger

L’épisode vécu à Callac n’est ni anecdotique ni secondaire.

Le recul du maire sous les injonctions menaçantes et le silence de services de l’État signe une défaite face à la violence de l’extrême droite qui peut malheureusement, dans le climat délétère que nous subissons, en appeler d’autres.

Si les opposantEs aux racistes et fascistes se sont manifestéEs massivement (plusieurs centaines), ils et elles n’ont trouvé en face d’elles et eux que les gendarmes et les gaz lacrymogènes protégeant le périmètre alloué aux fascistes de Reconquête, de Riposte laïque, de l’Action française et des identitaires.

Ces derniers ont obtenu gain de cause et s’en félicitent pour poursuivre leur chemin de haine et d’exclusion à Callac mais aussi ailleurs.

Résistance !

Face à ce péril, il est temps, grand temps que l’ensemble de notre camp social, du mouvement ouvrier et démocratique, des antifas, se ressaisissent et opposent un front unique large et déterminé, s’inspirant des leçons du passé, pour contrer les tenants de la peste brune et développer une solidarité sans faille avec les migrantEs et réfugiéEs, celles et ceux qui militent à leur côté pour la liberté de circulation et d’installation.

La peur doit changer de camp ! Ne laissons pas la gangrène raciste et fasciste envahir notre quotidien.

Lundi 16 janvier 2023

https://lanticapitaliste.org/

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14 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

guingamp (le tél)

Maternité-01-854x908 

Maternité de Guingamp : une fermeture définitive en avril 2023 ?

Lors d’une commission médicale d’établissement, le manque de sages-femmes à la maternité de Guingamp a une fois de plus été mis en avant ce jeudi 12 janvier. En ligne de mire, une potentielle fermeture administrative en avril 2023.

La menace d’une fermeture définitive de la maternité de Guingamp n’a jamais été aussi forte. Comme l’informent nos confrères d’Ouest-France, une commission médicale d’établissement (CME) s’est déroulée ce jeudi 12 janvier, dans l’après-midi. Commission à laquelle était, notamment, présente Ariane Bénard, directrice du Groupement hospitalier de territoire. Ce que nous ont confirmé les syndicats Sud Santé et CGT de l’hôpital guingampais, un représentant de cette dernière organisation syndicale ayant assisté à la CME.

« Amener les parturientes ailleurs »

Selon ce syndicat, le chef du service maternité aurait pris la parole lors de cette CME, évoquant le manque de personnels, notamment de sages-femmes, et pointant une « insécurité » qui pourrait en découler. Une carence qui avait, pour rappel, déjà été pointée du doigt début décembre.

Et si la direction de l’hôpital avait tenu à rassurer, annonçant mi-décembre « un fonctionnement de la maternité sans discontinuité en janvier, et pour les mois à venir », les syndicats avaient alors dénoncé « un manque d’anticipation » face à cette situation.

Durant cette même CME, et toujours selon le syndicat présent, Ariane Bénard aurait alors déclaré qu’il fallait « une position claire de la communauté médicale de Guingamp, pour appuyer l’Agence régionale de santé et un message à rendre plus audible au sein de la population et des politiques ». Elle aurait demandé « une date rapide au 1er avril 2023 pour amener les parturientes ailleurs », évoquant les établissements de Saint-Brieuc et Lannion. Suite à quoi, selon la CGT, « la CME a acté la fermeture de la maternité au 1er avril 2023 ».

Le directeur a rencontré les équipes

Pour rappel, c’est bien l’ARS qui a le pouvoir de fermer le service, cette dernière s’étant donné un an de délai après la remise du rapport de Bruno Rossetti, mi-2022, qui prônait déjà la fermeture de la maternité. Cet avis de la CME, la CGT le considère comme « surprenant. On a du mal à croire que des médecins s’expriment pour une fermeture ». « On ne peut pas regarder les choses uniquement du point de vue médical », argue-t-on du côté de Sud Santé.

Si la situation restait en l’état, on arriverait à une fermeture administrative pour défaut de personnel

Les deux organisations syndicales se font aussi l’écho d’une rencontre, ce vendredi 13 janvier, entre le personnel de la maternité et Samuel Froger, le directeur de l’hôpital. Sud Santé rapportant qu’il était accompagné du directeur des ressources humaines et de la directrice des soins. Et qu’il aurait été annoncé aux équipes qu’à partir de début avril, « il manquerait toujours quatre temps pleins de sages-femmes ». Et que « si la situation restait en l’état, on arriverait à une fermeture administrative pour défaut de personnel ».

« Préparation psychologique »

Pour Sud Santé, on n’a jamais été aussi proche d’une issue défavorable pour la maternité guingampaise : « C’est l’excuse parfaite. Le combat est obligé de s’arrêter, faute de combattants ». Avant de pointer : « Si ça n’avait été qu’une hypothèse vague et lointaine, s’il y avait une volonté réelle de maintenir la maternité, on ne viendrait pas annoncer une fermeture administrative au personnel ».

Pour le syndicat, maintenant, « soit l’ARS décide de trouver des moyens pour maintenir la permanence des soins et la maternité, soit elle prend la décision la plus facile : on ferme et on redispatche le personnel, par économies ». Et de glisser : « Nous, on est ni plus ni moins dans une préparation psychologique des équipes et de la population ».

En début d’après-midi ce vendredi, Samuel Froger nous a précisé qu’« une communication sera faite lundi sur la situation à la maternité ». De son côté, le GHT n’avait pas encore répondu à nos sollicitations.

Valentin Boudet  13 janvier 2023

https://www.letelegramme.fr/

 

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12 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

retraites (jdd)

sondages

Retraites : les syndicats somment les partis de gauche de les laisser en première ligne

Partis politiques et syndicats de gauche préparent la bataille contre le gouvernement et son projet de réforme des retraites. Redoutant la volonté de la gauche de prendre la main sur le mouvement social, les syndicats de gauche affirment leur leadership pour la contestation.

Chacun dans son couloir. Ce mardi, la Première ministre Elisabeth Borne a annoncé le contenu de la déjà très contestée réforme des retraites . Du côté de l’opposition politique et syndicale, la fronde monte avec une question : qui sera le mieux placé pour mener la bataille ?

Un premier meeting de mobilisation a eu lieu à Paris mardi soir, juste après la présentation de la réforme avec des responsables politiques de gauche à l’instar de François Ruffin (LFI), Boris Vallaud (PS), Mathilde Panot, la présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, Marine Tondelier, la nouvelle secrétaire nationale d’Europe Ecologie – Les Verts ou encore Fabien Roussel du PCF. De leur côté, les dirigeants des huit organisations syndicales ont lancé officiellement la contestation au projet ce mardi également lors d’une réunion à la Bourse du travail.

L’intersyndicale veut donner le la voix

Au cœur du débat entre la gauche et les syndicats, la question de la date de la mobilisation a fait débat. L’intersyndicale appelle à la grève pour la journée du 19 janvier. Les Insoumis , sans leurs alliés socialiste, écologistes et communistes de la Nupes, se sont greffés à une journée de mobilisation politique contre la réforme des retraites le 21 janvier, officiellement initiée par des organisations de jeunesse.

Si la rancune n’est pas de mise, les syndicats entendent bien garder la main sur l’organisation de l’opposition dans la rue : « Je crois que les partis de gauche seraient inspirés de nous laisser gérer la mobilisation sociale. C’est aux organisations sociales de donner le la et le coup d’envoi de la mobilisation », a déclaré dimanche dernier dans Le Parisien Laurent Berger, le patron de la CFDT.

D’autres syndicats abondent dans ce sens à l’instar de Solidaires. « Nous avons prévenu la LFI et les autres partis politiques de gauche qui voulaient construire très rapidement une date commune qu’il revenait aux organisations syndicales de construire les mobilisations de manière unitaire », explique au JDD Murielle Guilbert, co-déléguée générale du syndicat. « Il n’y pas de fâcheries, insiste-elle, nous exigeons juste que le rythme syndical prime. Mais nous souhaitons beaucoup de succès à la mobilisation du 21 janvier. L’objectif n’est pas de rentrer en concurrence mais de gagner. »

Benoît Teste, secrétaire général de la FSU, reconnaît, lui, « la volonté de certains, chez LFI et d’autres partis, de tenter de prendre le dessus sur le mouvement social ». Néanmoins, sans appeler à rejoindre la mobilisation du 21 janvier, le leader de FSU espère auprès du JDD la réussite de la marche pour le succès du mouvement social.

« Nous restons bienveillants vis-à-vis de cette manifestation, elle participe à un climat d’opposition dont nous avons besoin » poursuit-il. Même son de cloche chez Dominique Corona, le secrétaire général adjoint de l’Unsa également sollicité par le JDD : « Il est normal que l’intersyndicale donne le la sur le mouvement social et que nous soyons pointe sur ces combats. »

Soutenir « toutes les mobilisations »

Comme pour tenter de contrer toute accusation de récupération, les différents responsables politiques de gauche ont d’ailleurs fait publiquement profil bas : « J’attends avec impatience, tout en me félicitant de l’unité syndicale, la date qui sera posée par les syndicats. Leur date sera la nôtre », a déclaré Clémentine Autain, députée LFI, sur BFMTV mardi.

Lors d’une conférence de presse tenue par les Insoumis et les organisations de jeunesse organisatrice de la marche du 21 janvier, les références de soutien à « toutes les mobilisations » sont nombreuses : « nous serons en soutien à toutes les mobilisations de la rue, celle du 19 janvier par l’intersyndicale et celle du 21 par les organisations de jeunesse », a affirmé le député LFI Louis Boyard.

« On appuiera de toutes nos forces les mobilisations syndicales avec un top départ le 19 janvier. Le 21 janvier vient en complémentarité pour un maximum de mobilisation y compris en week-end. Nous soutiendrons toutes les mobilisations », insiste également l’Insoumise Aurélie Trouvé. Comme pour ne pas jeter de l’huile sur le feu.

Wassila Belhacine 12/01/2023

https://www.lejdd.fr/

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11 janvier 2023 ~ 0 Commentaire

start-up nation (npa)

macrr

Vous reprendrez bien un peu de « start-up nation » ?

Le 9 janvier, les « Décodeurs » du journal le Monde rendaient publics les résultats d’une enquête menée sur les destinées des ministres du premier quinquennat Macron. Avec notamment un chiffre particulièrement révélateur : sur les 65 personnalités qui ont eu un portefeuille ministériel entre 2017 et 2022, 24 sont désormais dans le secteur privé.

Le « pantouflage », terme qui désigne le fait pour un haut fonctionnaire d’aller travailler dans une entreprise privée, n’est pas un phénomène nouveau. Mais il a connu une accélération spectaculaire ces dernières années, qui ne concerne pas que les anciens ministres et secrétaires d’État. Le 6 janvier, dans une première enquête, le Monde révélait ainsi que ce sont des dizaines de conseillers et autres collaborateurs qui ont rejoint des entreprises privées après avoir exercé des responsabilités dans les ministères.

Pour certains, c’est un retour à la case départ, puisqu’il s’agissait de salariéEs du privé « débauchés » par la Macronie pour construire la « start-up nation ». Mais pour d’autres, plus nombreuses et nombreux d’après le Monde, il s’agit d’une nouvelle activité, et l’on ne doute pas que les entreprises qui les ont recrutés ont bien perçu les avantages de s’adjoindre les services de ces individus, en lien avec le pouvoir, avec lesquels elles ont été en contact durant le premier quinquennat.

Officiellement, cette pratique est encadrée par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Mais le moins que l’on puisse dire est que tout — ou presque — semble permis. L’ancienne ministre du Travail Muriel Pénicaud est ainsi devenue administratrice du géant de l’intérim Manpower.

L’ancienne secrétaire d’État à la Transition écologique, Brune Poirson, est désormais directrice du développement durable du groupe hôtelier Accor. L’ancien ministre délégué chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a quant à lui pris la présidence d’Hopium, une start-up commercialisant… des voitures à hydrogène.

On le savait déjà, mais ces nouveaux éléments le confirment : la « start-up nation » est gangrenée par les conflits d’intérêts, les petits arrangements entre amis et la mise à disposition des moyens de l’État pour le secteur privé, quintessence du néolibéralisme autoritaire. C’est de tout cela qu’il faudra se débarrasser, pour prendre vraiment nos affaires en main et faire fonctionner cette société dans l’intérêt du plus grand nombre.

Mercredi 11 janvier 2023

https://lanticapitaliste.org/

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