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21 mars 2019 ~ 0 Commentaire

philippe poutou (brèche numérique)

poutou

« La conscience écolo progresse dans les milieux prolétaires »

Entretien avec Philippe Poutou

L’écologie est souvent perçue comme une préoccupation de bobos. Est-ce compliqué de porter un discours antiproductiviste et écolo auprès d’ouvriers et d’employés ?

Le NPA a toujours porté ces mesures. La Commission Ecologie existe depuis le début du parti et notre journal a une rubrique écologie quasiment toutes les semaines. Il y a cinq ans, notre programme disait la même chose.

Mais aujourd’hui, la question écologique prend de l’ampleur dans l’opinion publique ; du coup, quand nous en parlons, nous sommes davantage entendus. Et encore, je ne peux jamais en parler dans les médias : les interviews portent sur les licenciements, l’emploi… jamais sur l’écologie.

La prise de conscience progresse y compris dans les milieux prolos. On peut difficilement ignorer que la pollution est devenue catastrophique, provoquant maladies et surmortalité. L’actualité des derniers mois a été marquée par des pics de pollution à Paris, Grenoble, Bordeaux et même dans des endroits reculés. Les paysans souffrent de maladies profes-sionnelles. Près de Bordeaux, des viticulteurs sont morts à cause des pesticides, d’autres sont en procès contre les fabricants. Le milieu paysan, qui a longtemps ignoré ces problèmes, commence à résister. Même au boulot, on discute un peu de ces questions d’environnement et de santé.

Mais quand on bosse dans des secteurs industriels, la question du maintien de l’emploi est là. Concernant la fermeture de Fessenheim, la CGT énergie n’a pas bougé d’un iota. Pour elle, défense du nucléaire et défense des emplois vont de pair. C’est complètement dingue, parce qu’on peut discuter de sortie du nucléaire tout en parlant reconversion. Un démantèlement de centrale nucléaire dure des décennies. Ce n’est pas comme si l’on éteignait la lumière et qu’on se barrait !

La catastrophe de Fukushima avait entraîné une prise de conscience du risque nucléaire. Mais les années passent et la peur du nucléaire diminue à nouveau, malgré tous les problèmes — les pièces défectueuses dans les réacteurs, l’ASN qui alerte et tout le monde qui continue comme s’il n’y avait pas de problème. Difficile de faire face à cette propagande idéologique.

« La sortie du nucléaire, ce n’est pas éteindre la lumière et se barrer ! »

Dans le secteur automobile, ce n’est pas facile non plus. La CGT métallurgie défend la voiture et l’industrie. Beaucoup considèrent toujours que dénoncer le tout-voiture revient à se priver de son boulot. Mais nous, à la CGT Ford, nous nous sommes aperçus que quand nous évoquions les scandales liés au diesel dans nos tracts, nos collègues étaient plutôt sensibilisés et ouverts à la discussion.

Car en réalité, on s’en fout de fabriquer des bagnoles ; le problème, c’est d’avoir un boulot. Un mécanicien automobile pourrait très bien travailler non pas sur des voitures électriques — qui dépendent de l’énergie nucléaire et sont une fausse solution —, mais sur des bus. Ou, mieux, sur des trains.

Le problème, c’est qu’on ne peut pas faire confiance à l’État ou aux patrons pour les recon-versions. Si demain, on décide de fermer une usine d’armement, cela entraînera forcément des licenciements. D’où la question de rendre l’économie plus collective, de ne pas la laisser entre les mains des capitalistes. Nous voulons que les salariés et la population puissent assurer eux-mêmes les reconversions s’ils décident d’abandonner un secteur pour des raisons environnementales et de cohérence économique.

Comment se passeraient les reconversions dans une économie où les salariés contrôleraient les outils de production ?

On peut imaginer des structures nationales et locales où la population pourrait discuter de ses besoins et faire des choix politiques. Par exemple, pour le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, il faudrait qu’une population vraiment politisée impose ses choix — plutôt que des collectivités territoriales qui votent ce qu’elles ont envie de faire en lien avec les intérêts des multinationales. (…)  Car il y a déjà ce problème-là à régler : comment donner envie aux gens de discuter de ce qui les concerne collectivement, pour que les militants et les zadistes ne soient plus les seuls à s’en occuper ?

Sur le plan économique, les salariés devraient pouvoir prendre en main l’organisation du travail et même les choix stratégiques. L’exemple de Fralib est très intéressant. Alors qu’Unilever voulait fermer l’usine, des salariés l’ont reprise en Scop. Elle est militante d’un point de vue social : il n’y a quasiment pas d’écarts de salaires, tout est décidé collectivement — la répartition des postes, les heures supplémentaires, etc.

Elle a également une dimension écolo, puisqu’elle utilise du thé bio, cherche à s’approvisionner localement… C’est à toute petite échelle certes — ils sont une quarantaine —, mais c’est hyper bien. Autre exemple, l’usine Pilpa à Carcassonne, reprise en Scop par des salariés qui y produisent les glaces La Belle Aude : ils privilégient le bio, les produits locaux… Évidemment, les produits sont vendus un peu plus cher, mais cela montre qu’il est possible de produire en respectant les salariés, l’environnement et la santé de la population.

« L’histoire des luttes sociales nous donne des modèles de moments démocratiques. »

Le véritable objectif, c’est construire une démocratie qui deviendrait le problème de millions de gens. L’histoire des luttes sociales nous donne des modèles de batailles et de moments démo-cratiques. La Commune de Paris, il y a près de 150 ans, ébauche d’organisation collective à l’échelle d’une ville ; les expériences de démocratie participative à Porto Alegre, au Brésil, avec un mandat tournant et des réunions de quartier…

Mais il reste un impératif incontournable : il faut que la population s’en mêle. Un délégué qui parle à la place des autres, ce n’est pas bon ! Les gens doivent parler eux-mêmes pour eux-mêmes. Sinon, ces outils ne resteront que des coquilles vides.

Sur ce plan-là, les Zads sont des expériences intéressantes. Près de Bordeaux, une petite forêt a été rasée à cause d’un projet de golf, malgré la résistance de jeunes gens. Mais il y a eu des assemblées générales, des réunions à proximité de cet endroit, avec des militants et des agriculteurs écolos qui travaillaient dans le coin.

On a discuté culture maraîchère, coût des terres agricoles, pollution des sols, lien entre ruraux et urbains… On n’était pas nombreux, une cinquantaine! Ce sont de petites ébauches. Comment le NPA peut-il aider à les développer et à les renforcer, c’est la question !

Quel regard portez-vous sur les formes émergentes de mobilisation sociale — Nuit debout et têtes de cortège ?

Le NPA a la particularité d’être à la fois une organisation traditionnelle, ouvrière et liée au syndicalisme, et très impliquée dans des collectifs comme les Zads et les Nuits debout. Ce qui est intéressant dans ces occupations de sites ou de places, c’est la manière dont les gens organisent une sorte d’autogestion. Et le fait qu’elles ne sont pas limitées à une lutte, mais qu’on y discute de tout : de solidarité avec les migrants de Calais, de questions démocratiques, antiracistes, féministes… Elles rassemblent aussi des gens assez divers, en âge et en milieux sociaux.

Dans l’activité militante au quotidien, on est très peu à militer, donc très peu à faire le boulot. Ce sont les mêmes qui parlent, qui prennent les initiatives, font les tracts, etc. Pour nous, Nuit debout a été énorme. Le rapport était inversé : tout le monde militait, prenait la parole… C’est hyper reposant, car on n’est plus celui dont l’absence pose problème — si l’on n’est pas là, il y en a plein d’autres !

Les Zads, c’est un peu pareil. Tout n’est pas rose, on y trouve parfois des réflexes sectaires, anti-politiques, anti-organisations, du coup les rapports ne sont pas toujours simples… Mais tout cela va dans le bon sens. (Résumé)

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20 mars 2019 ~ 0 Commentaire

guingamp (la déviation)

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20 mars 2019 ~ 0 Commentaire

séisme (observatoire du nucléaire)

sem11mie-Z3-tepco-nucleaire-japon

Séisme près de la centrale nucléaire du Blayais : dernier rappel ?

Ce mercredi 20 mars 2019, un séisme d’une magnitude non négligeable (4,9) s’est produit à proximité de la centrale nucléaire du Blayais (Gironde). Il est légitime de se demander si cet évènement n’est pas le dernier rappel avant que le pire ne se produise.

En effet, même s’il se termine sans dommages importants, cet épisode vient rappeler que l’ensemble de la population française, et même européenne, vit sous la menace d’une catastrophe nucléaire dont la cause peut être purement industrielle mais qui peut aussi survenir à la suite d’un évènement naturel.

Il se trouve que, lors de la fameuse tempête du 27 décembre 1999, la centrale nucléaire du Blayais a déjà montré sa grave vulnérabilité face au risque inondation, avec un scénario proche de celui qui allait se produire 12 ans plus tard à Fukushima.

L’évènement de ce jour est l’occasion de rappeler que, bien que le risque sismique soit modéré en France, le danger est bien réel car, par souci d’économies, EDF a construit ses centrales nucléaires en fonction du risque théorique : elles sont donc peu résistantes.

Il est par ailleurs notable que, 8 ans après le début de la catastrophe de Fukushima (qui se poursuit et va continuer encore pendant des décennies), les mesures de « sûreté » dites post-Fukushima ne sont toujours pas en place.
 
Il faut aussi rappeler que, même quand ces mesures seront enfin de mise, la catastrophe pourra toujours se produire car l’expérience montre qu’il est impossible de prévoir tous les scenarios.

Et ce d’autant que toute construction humaine est faillible et que l’accident peut être causé par des erreurs de conception, de construction, d’exploitation, de maintenance… le tout étant démultiplié par le vieillissement des installations.

Non contente d’être très vulnérable face au risque d’inondation et celui des séismes, la centrale du Blayais est aussi une des plus anciennes de France, étant en service depuis 38 ans.

Loin de la désinformation orchestrée par EDF mais aussi par la prétendue « Autorité » de prétendue « sûreté » nucléaire (ASN), la seule façon d’être sûr d’éviter la catastrophe nucléaire est de fermer aux plus vite la centrale nucléaire du Blayais… et les autres centrales.

mercredi 20 mars 2019

 http://www.observatoire-du-nucleaire.org

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19 mars 2019 ~ 0 Commentaire

loi santé (npa)

logo npa sante

La loi santé en catimini au Parlement

Silence, on ferme des hôpitaux

C’est aujourd’hui que commence en « procédure accélérée » à l’Assemblée nationale le débat autour de la loi santé voulue par Macron et défendue par sa ministre Agnès Buzyn. Le vote est prévu dès le mardi suivant, puis partira au Sénat.

Votée par les deux assemblées avant l’été, cette loi doit permettre au gouvernement de modifier par ordonnances, donc sans débat public, la « carte sanitaire ».

Le pouvoir aura ainsi un chèque en blanc pour supprimer d’un trait de plume des dizaines de services d’urgences, de chirurgie, ainsi que des maternités, et transformer ainsi les hôpitaux de proximité en maisons de retraite médicalisées, avec quelques lits de médecine. Une régression dramatique pour l’accès aux soins d’une partie de la population qui vit déjà dans des « déserts médicaux » où les cabinets médicaux ferment les uns après les autres…

C’est un véritable bras d’honneur que font ainsi Macron et Buzyn aux exigences sociales qui se sont exprimées depuis le mois de novembre, alors que, parmi les revendications du mouvement des Gilets jaunes et des « consultations citoyennes » qui ont suivi, figurent le maintien et le financement des hôpitaux de proximité, avec leurs services indispensables à la population des petites et moyennes agglomérations.

Une véritable leçon de choses pour les vrais ou faux naïfs qui préconisent d’attendre les prétendues « conclusions » du Grand débat avant d’agir. Macron et Buzyn, eux, n’attendent pas pour imposer leur politique de destruction de l’Hôpital public, avec pour seul objectif de supprimer en 5 ans 15 milliards de dépenses d’assurance maladie.

Il n’existe qu’un moyen de les arrêter : la mobilisation, unie, des personnels hospitaliers, Gilets jaunes, associations de malades, comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité… Pour le retrait de ce projet de loi santé, il y urgence. Une exigence qui doit être portée avec force dans la grève et les manifestations de demain, mardi 19 mars.

Montreuil, le lundi 18 mars 2019

https://npa2009.org/

sante

Source

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16 mars 2019 ~ 0 Commentaire

stylos rouges (of)

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Pour protester contre la réforme du lycée, des professeurs donnent 20 sur 20 à tous leurs élèves.

Dimanche 17 mars rassemblement à Quimper 

Dans le Finistère, la mobilisation contre la réforme du lycée continue. Dimanche 17 mars 2019, un rassemblement est prévu à Quimper. Le rendez-vous est donné à 14 h, place de la Résistance. Cet appel est lancé par le mouvement des Stylos rouges. Il est relayé par la Chaîne des bahuts.

Mobilisation au lycée Jean-Marie Le Bris de Douarnenez

Raphaëlle Guitton, professeure d’économie-gestion au lycée Jean-Marie Le Bris de Douarnenez fait partie de ce collectif, avec plusieurs de ses collègues. Elle rappelle que le mouvement de protestation a commencé au lendemain de la dernière rentrée scolaire, en septembre 2018.

Juste après la rentrée, on nous a consultés sur les programmes. Mais à cette période de l’année, nous ne sommes pas très disponibles. Cependant, nous avons tout de même pris le temps de nous pencher sur le contenu des programmes et nous avons constaté que certaines choses étaient aberrantes.

Cette réforme introduit notamment le choix dès l’entrée en classe de seconde de spécialités. « Nous ne connaissons pas les tenants et les aboutissants de cette réforme. Le gouvernement veut aller vite. Dans ce contexte, nous avons du mal à cerner les conséquences sur l’orienta-tion des élèves et, dans ce domaine, à faire notre travail de professeurs principaux. Cette réforme intervient enfin dans un contexte de pertes de postes. »

Raphaëlle Guitton qui a accepté de témoigner précise qu’elle n’est pas syndiquée. Elle indique que les actions sont allées crescendo ces derniers mois. Nous avons essayé de fédérer d’autres établissements à Quimper et à Brest. En janvier, nous avons rejoint le collectif contre la réforme, organisé des réunions avec les parents, fait grève… Mais force est de constater que cela n’a pas fait bouger les choses.

« Nous ne faisons pas n’importe quoi » 

Depuis le 1er mars 2019, au lycée Jean-Marie Le Bris de Douarnenez, elle et plusieurs de ses collègues ont commencé à attribuer la note de 20 sur 20 à tous leurs élèves.

Raphaëlle Guitton tient à expliquer : Nous ne faisons pas n’importe quoi. En effet, nous continuons à corriger nos copies comme nous le faisons habituellement. Nous appliquons une notation habituelle, assortie de nos appréciations dont nous faisons part aux élèves. Mais par la suite, nous rentrons la note de 20 sur 20 dans le logiciel qui sert à faire les bulletins. Il s’agit d’une mesure de protestation sur le plan administratif. Raphaëlle Guitton reconnaît que cela a tout de même créé « une certaine pagaille ».

Plainte à l’inspection académique du Finistère

Selon l’enseignante, « des parents principalement d’élèves de Terminale ont exprimé leur incompréhension et leurs craintes pour leurs enfants de ne pas pouvoir accéder à des études supérieures ».

Dans d’autres départements où ce mouvement de protestation a été lancé, des enseignants ont reçu des menaces de sanctions disciplinaires. C’est notamment le cas à Nantes (Loire-Atlantique), selon Franceinfo. Dans le département, Raphaëlle Guitton confie toutefois qu’une ou plusieurs plaintes de parents d’élèves ont été déposées auprès de la Direction académique des services de l’Education nationale (Dasen) du Finistère

Samedi 16 Mars 2019

https://actu.fr/bretagne/douarnenezl

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14 mars 2019 ~ 0 Commentaire

services publics (lo)

servive public

Services publics

Une régression qui frappe les plus pauvres

Le rapport 2018 du défenseur des droits, un organisme officiel dirigé par Jacques Toubon, vient d’être publié. Il illustre combien le délabrement ou la disparition progressive de services publics essentiels frappe les plus défavorisés.

Ainsi la dématérialisation des démarches administratives, c’est-à-dire l’obtention de documents par Internet, est généralisée dans de nombreux services, permettant de réduire les effectifs d’accueil au public.

Si cela constitue un progrès pour certains, ce n’est pas le cas pour beaucoup, notamment pour les 7,5 millions de personnes privées d’une couverture Internet de qualité, en particulier dans les petites communes. Des centaines de milliers de personnes ont par exemple été privées de permis de conduire ou de cartes grises, faute de pouvoir les obtenir au guichet.

Les conséquences des suppressions d’effectifs dans les services publics sont dramatiques. Des retraités, en raison des suppressions de personnel dans les caisses de Sécurité sociale, ont dû attendre plusieurs mois après leur cessation d’activité pour obtenir leur pension.

Le rapport souligne que le manque de moyens pour la protection de l’enfance se traduit par des mesures d’assistance éducative qui ne sont pas exécutées. Des enfants se retrouvent aussi placés dans des lieux inadaptés.

Le suivi médico-social des enfants handicapés, par exemple en orthophonie, est également négligé, faute de financement ou de personnel dans les structures publiques.

Venant d’un ancien ministre de droite, haut commis de l’État et loyal serviteur de la bourgeoisie, ce rapport est d’autant plus accusateur.

Il est à lui seul une illustration de la régression générale que le capitalisme en crise inflige à l’ensemble de la société, et particulièrement aux plus pauvres et aux plus fragiles.

Christian BERNAC 13 Mars 2019
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12 mars 2019 ~ 0 Commentaire

stylos rouges rennes (ouest-france rennes-infos)

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École « du socle » 

Les profs stylos rouges manifesteront dimanche 17 mars à Rennes

Pas convaincus par la rectrice d’académie sur le dispositif « d’école du socle » qui sera expérimentée en septembre 2019 dans l’académie, les professeurs appellent à manifester dimanche 17 mars, à Rennes.

Les professeurs Stylos Rouges de l’académie de Rennes se félicitent que Madame la Rectrice d’Académie « prenne enfin la peine de communiquer au sujet de son projet académique d’écoles du socle » (Ouest-France du samedi 9 mars).

Mais son explication de la mise en place de l’école du socle à la rentrée 2019, fusion des écoles maternelles et élémentaires avec leur collège de secteur, administrée par un principal qui aura également les compétences des directeurs d’école, ne les convainc pas.

Disparition des directeurs d’école ?

« Le principal sera secondé par un ou plusieurs adjoints en charge de la gestion des écoles. Dans ce dispositif, la suppression des directeurs d’école sous leur forme actuelle et la fermeture de nombreuses petites écoles fait peu de doute. »

« Alors que partout en France, les collègues et parents d’élèves s’inquiètent d’une disparition plus que certaine des directeurs d’écoles, que l’association des maires ruraux interpelle le ministre sur le sujet, comment ne pas voir que la création des 210 écoles du socle dans l’Académie n’est qu’une étape pour aboutir à 210 établissements publics des savoirs fondamentaux (EPSF) ? »

Les Stylos Rouges de l’académie de Rennes « renouvellent leur opposition ferme à ce projet. Nous appelons tous les personnels de l’Éducation nationale, les maires, les parents d’élèves à nous rejoindre pour lutter contre cette réforme destructrice pour les élèves, les personnels, les communes. »

Virginie ENÉE. 12/03/2019

https://www.ouest-france.fr/

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Manifestation « Enterrement Festif » de l’Education nationale, Dimanche 17 Mars Esplanade Charles-de-Gaulle Rennes. 

Stylos rouges

Lire aussi:

Loi Blanquer : le gouvernement s’attaque au lycée (Révolution)

De la maternelle à l’université bloquons Blanquer! Éducation en danger! (Rennes Infos)

Site

 

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11 mars 2019 ~ 0 Commentaire

brest (ouest france)

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Brest. Vent de fronde

Contre le projet de réforme des rythmes scolaires

Ce lundi, devant l’inspection académique de Brest, les instituteurs ont été plus de 200 à participer au pique-nique revendicatif. Ils dénoncent un manque de concertation et des changements subis.

« On en a marre ! Et c’est tout le monde ! » résume Emmanuelle, institutrice. Ce lundi midi, devant l’inspection académique de Brest, plus de 200 instituteurs mais aussi des directeurs d’école se sont réunis. Ils protestent contre la réforme des rythmes scolaires projetée par la Ville.

Elle verrait l’organisation des Tap (temps d’activité périscolaire) le midi au lieu de l’après-midi. « On va récupérer des enfants énervés ou épuisés, l’après-midi » , ajoute une enseignante. Les horaires des journées seraient aussi modifiés. Les enseignants refusent « de voir la Ville décider leur emploi du temps alors que leur employeur, c’est l’Éducation nationale » .

Les enseignants dénoncent l’absence d’une réelle concertation. Certains voudraient aussi le retour à la semaine de quatre jours.

La Ville a présenté son projet, le 28 février. Jeudi, à la maison des syndicats, à l’appel de SNUipp-FSU et Sud éducation, une réunion d’information a déjà été très suivie. Samedi matin, les enseignants se sont invités à la réunion organisée par la municipalité à la mairie.

Un préavis de grève pour les écoles a été lancé pour le 14 mars. Il semble que de nombreux établissements seront fermés jeudi. L’association de parents d’élèves de Jacques -Prévert appelle à se joindre à la manifestation, à 11 h, ce jour-là.

Laurence GUILMO. 11/03/2019

https://www.ouest-france.fr/

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09 mars 2019 ~ 0 Commentaire

gilet roses (côté brest)

Les gilets roses du Finistère

Ont lancé la journée de mobilisation à Brest

Samedi 9 mars 2019, 80 personnes environ, en majorité des assistant(e)s maternel(le)s (mais également quelques gilets jaunes), se sont rassemblées place de la Liberté à Brest dans le cadre d’une nouvelle journée de mobilisation nationale contre le projet de l’État de revoir le mode de calcul des allocations chômage à la baisse. Perturbant, un instant, la circulation du tram.

Droit à l’allocation chômage

Les gilets roses revendique leur droit à l’allocation chômage. Anne Créach, du Collectif des assistant(e)s maternel(le)s en colère du Finistère l’explique dans la vidéo ci-dessus :

Nous demandons que l’allocation de retour à l’emploi (ARE) soit maintenue dans l’état actuel des choses. Sachant que le gouvernement souhaite modifier le mode de calcul, de façon à diminuer cette allocation. D’après nos calculs, cette baisse pourrait s’évaluer entre 30 et 300 euros par mois pour les assistant(e)s maternel(le)s.

La précarité de la profession sera renforcée et certain(e)s ne pourront pas continuer leur activité car, pour beaucoup, c’est déjà difficile financièrement…

Jusqu’à Saint-Martin

Les gilets roses, venus de Lannilis, Landerneau…, soutenus par des syndicats comme FO et la CGT, ont défilé dans les rues de Brest, empruntant la rue Jean-Jaurès pour se rendre aux halles à Saint-Martin avant de revenir place de la Liberté. En distribuant des tracts pour expliquer leur situation.

«Dans le Finistère, nous sommes mobilisés depuis le mois d’octobre. Une première manifes-tation avait été organisée le 17 novembre 2018, la dernière remonte au 2 février 2019. Nous sommes de nouveau mobilisés ce 9 mars et le mouvement va continuer, sûrement», conclut Anne Créach.

Avant les gilets jaunes

Les gilets roses ont ainsi lancé la journée de mobilisation à Brest. Qui va se poursuivre, dès 13h30, avec le rassemblement citoyen des gilets jaunes, place de Strasbourg, pour ce qui constitue l’Acte XVII du mouvement de protestation début le 17 novembre 2018.

Samedi 9 Mars 19

https://actu.fr/bretagne/

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03 mars 2019 ~ 0 Commentaire

chômeurs (cos)

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40 % des chômeurs

Touchent moins de 500 euros par mois

30 % des chômeurs ne touchent aucune indemnité et 42 % un maximum de 500 euros par mois. Les deux tiers ont moins que le Smic. Seuls 5 % empochent plus de 2 000 euros.

Régulièrement, le régime d’indemnisation des demandeurs d’emploi est accusé d’être trop généreux, d’inciter les chômeurs à rester chez eux. C’est loin d’être la réalité.

Selon les données de Pôle Emploi, les chômeurs reçoivent en moyenne 1 170 euros net par mois d’indemnité, soit le niveau du Smic net, ce qui à première vue ne semble pas si mal.

Sauf que ce chiffre ne signifie pas grand chose car il ne porte que sur les chômeurs qui reçoivent une indemnité. Dit autrement, c’est le niveau moyen de ce que touchent ceux qui perçoivent quelque chose, sans compter ceux qui ne reçoivent rien ou qui sont indemnisés par un autre système.

Pour comprendre la réalité de l’indemnisation du chômage en France, nous avons réalisé une estimation qui prend en compte ces oubliés du calcul de Pôle emploi.

Aux 2,8 millions de demandeurs d’emplois indemnisés par le régime général de l’assurance chômage (données à la fin décembre 2017), il faut tout d’abord ajouter près de 400 000 personnes qui perçoivent l’allocation spécifique de solidarité.

Cette allocation est versée par Pôle emploi aux chômeurs qui ont épuisé leurs droits du régime général. Elle s’élève à 494 euros par mois, deux fois moins que le minimum vieillesse ou adulte handicapé. Il faut ensuite compléter avec ceux qui ne touchent rien.

En France, la moitié des chômeurs n’ont aucune indemnité… Parmi eux, il est vrai qu’une partie exerce une activité réduite et peut donc toucher un peu d’argent à côté. Si on ne prend en compte que la  catégorie A (la plus restrictive sans aucune activité), 40 % ne perçoivent aucune indemnité, soit 1,4 million de personnes.

L’immense majorité des chômeurs ne perçoit que de très faibles sommes chaque mois. Dans tous les cas, pas de quoi vivre dignement.

Deux millions doivent se contenter de moins de 500 euros. Ils ne s’en sortent qu’avec le soutien d’autres allocations (familiales notamment), ou l’aide de proches.

Pourquoi alors sont-ils montrés du doigt ? Quand l’argent public devient plus rare, les abus  sont davantage mis en avant, ce qui est logique. Parmi les 2 % qui reçoivent d’importantes indemnités (supérieures à 3 000 euros), il est possible que certains s’en satisfassent – encore faut-il le montrer – mais on est bien loin de la règle générale.

Un nombre important de salariés travaillent et ne perçoivent que de très bas salaires : leur présenter les chômeurs comme boucs émissaires constitue une façon de détourner leur attention, notamment des écarts de salaires au sein de l’entreprise ou de la collectivité publique dans laquelle ils travaillent.

25 février 2019

http://www.observationsociete.fr/

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