Archive | Services publics

17 juin 2019 ~ 0 Commentaire

urgences (dossier npa)

urgences (dossier npa) dans Austérité

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Urgences : l’étincelle ?

Le 6 juin, alors que se terminait, au Sénat, le débat sur la « loi santé », les personnels des services d’urgences, en grève depuis le mois de mars, manifestaient à Paris. Cette journée symbolique résume la situation dans le secteur de la santé. D’un côté, l’offensive d’austérité et de privatisation du gouvernement se poursuit et s’accélère, de l’autre les résistances sociales à cette politique se développent et tentent de se fédérer. Seule leur généralisation, leur coordination, et leur irruption sur le champ politique permettraient de stopper le rouleau compresseur de l’exécutif.

 dans Crise

Urgences : les usagerEs se mobilisent aussi

Entretien. Les comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité sont nombreux sur le territoire et luttent pour la défense de ce service public depuis longtemps

Dossier préparé par la commission nationale Santé Sécu Social du NPA.

https://npa2009.org/

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15 juin 2019 ~ 0 Commentaire

profs (l’humanité)

Ben Hur, Photo 4

La précarité grandit chez les professeurs

Le dernier bilan social publié la semaine dernière par le ministère de l’Éducation nationale montre une forte hausse du nombre d’enseignants contractuels et des démissions…

Jean-Michel Blanquer va devoir ramer pour faire avaler ses éléments de langage sur « l’école de la confiance ». Loin des filouteries de communication, le récent bilan social de l’éducation nationale, publié le 4 juin, livre un regard implacable sur le phénomène de précarisation des enseignants, à l’œuvre depuis une décennie. Publié par le ministère, l’épais document de 300 pages donne un panorama précis de la situation des personnels sur l’année 2017-2018. Et confirme, notamment, une tendance inquiétante : l’explosion du nombre de professeurs contractuels au détriment des titulaires.

Les chiffres sont sans appel. En 2008, ces enseignants, pour la plupart en CDD d’un an (reconductible six fois…), souvent à temps partiel contraint, étaient 24 282 dans les collèges et lycées. À peine dix ans plus tard, on en recense presque 40 000. Longtemps épargnée, l’école primaire suit le même chemin, et compte actuellement plus de 4 000 contractuels. Au total, cette catégorie de personnels précaires représente 8 % des 758 500 enseignants du public, contre 5 % en 2008. À l’inverse, le nombre de professeurs titulaires recule, avec 377 postes qui se sont envolés entre 2016 et 2018… Cherchez l’erreur.

Officiellement, ce recours aux contractuels, notamment dans le second degré, permet de pallier la crise de recrutements qui frappe depuis plusieurs années le métier d’enseignant, sous-payé et régulièrement discrédité par certains discours politiques. Il est aussi, et surtout, parfaitement raccord avec les orientations du gouvernement, dont le projet de loi sur la fonction publique vise à démultiplier ce type de contrats. « Il s’agit clairement de l’inscrire comme une modalité ordinaire de recrutement d’agents publics en concurrence avec l’emploi titulaire », s’inquiète le Snes-FSU, principale organisation du secondaire.

C’est déjà une réalité pour les quelque 230 000 personnels non enseignants de l’éducation nationale, dont plus de la moitié (54 %) sont des non-titulaires. Mais également dans l’enseignement agricole, qui compte environ 12 000 enseignants, dont la moitié de contractuels, souvent payés sur les budgets des établissements. Une situation qui, en général, entraîne un turnover permanent et lassant pour les équipes éducatives. Un modèle pour Jean-Michel Blanquer ?

Au passage, ce dernier devrait également s’arrêter sur l’autre point noir de ce bilan social : la hausse constante des démissions d’enseignants. Dans le primaire, le ministère en a recensé 861 l’an passé, contre 322 en 2011. Sur la même période, dans le second degré, ce chiffre est passé de 447 à 538. Vous avez dit « confiance » ?

Laurent Mouloud L’Humanité, 14 juin 2019

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15 juin 2019 ~ 0 Commentaire

halte aux marées vertes!

le tel

https://www.halteauxmareesvertes.org/

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14 juin 2019 ~ 0 Commentaire

snsm (lutte-ouvrière fr3)

europe bateau

Secours en mer : sauveteurs et naufrageurs

Trois marins bénévoles de la Société nationale de secours en mer (SNSM) ont péri en portant secours à un pêcheur pris dans le gros temps, le 7 juin, aux Sables-d’Olonne. Le naufrage du bateau de sauvetage et le sort des trois marins ont suscité l’émotion et mis en lumière l’activité et le courage des sauveteurs en mer.

Les équipages de la SNSM savent qu’ils sortent au péril de leur vie. Ils partent au secours de qui en a besoin, quelles que soient les circonstances. On devrait au moins s’attendre à ce qu’ils bénéficient des meilleurs équipements possible. Ce n’est pourtant pas le cas de façon générale, et il semble bien que les trois marins des Sables-d’Olonne aient été victimes de la vétusté de leur vedette.

Il s’agissait en effet d’un canot ancien, utilisé le temps d’entretenir celui qui est en service actif. La première avarie a été le bris des carreaux de la cabine sous le coup des paquets de mer, suivi de l’entrée de l’eau dans le bâtiment, puis du naufrage. On peut penser que les carreaux d’un canot neuf et de conception récente auraient tenu, ce jour-là, dans les circonstances données.

La SNSM, pour utile et même indispensable qu’elle soit, pour dévoués que soient ses membres, est une association pauvre. La plus grande partie de ses ressources vient des dons de personnes privées. Dans tous les ports où on trouve un canot de la SNSM, au mouillage ou dans un hangar mais toujours prêt à partir, on trouve aussi des troncs pour recueillir les dons des passants. Les marins de la SNSM, les retraités et les familles organisent des tombolas, vendent des cartes postales, des calendriers et des colifichets, font visiter leurs installations, imaginent mille et une façons de financer le sauvetage en mer.

Les bateaux coûtent cher, à l’achat comme à l’entretien, le matériel de sécurité également, le carburant et les locaux aussi. Aucun capitaliste n’en fait cadeau aux sauveteurs en mer. Quant à l’État, il se désintéresse de plus en plus de la sécurité maritime. Refusant d’entretenir correcte-ment le réseau des phares et balises, lésinant sur les remorqueurs de haute mer ou les donnant en concession à des entrepreneurs privés, privant même les stations balnéaires de CRS maîtres-nageurs, il ne verse à la SNSM que l’équivalent de 20 % de son budget, soit autour d’un million d’euros. Cela représente une seule journée des seuls frais de fonctionnement du porte-avions Charles-de-Gaulle.

C’est bien pourquoi les hommages et les décorations décernés par Macron et ses ministres sonnent comme une injure devant le dévouement des marins.

Paul GALOIS 12 Juin 2019
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13 juin 2019 ~ 0 Commentaire

ehpad (bastamag)

manifestants-hopital-sud

Des retraités « inquiets » des conditions de vie indignes en Ehpad s’engagent auprès des soignants en lutte

Le gouvernement a annoncé une loi sur la dépendance et le « grand âge » pour l’automne. En attendant, le sort des soignants ne s’est en rien amélioré dans les maisons de retraites.

Ceux-ci bénéficient d’un soutien inédit

Des retraités, via leurs syndicats, se joignent aux travailleurs des établissements pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) pour dénoncer les réductions d’effectifs, le niveau des salaires, et demander des moyens dignes pour les maisons de retraite. Parce qu’il « il y a des professions où les conditions de vie des gens dépendent des conditions de travail des personnels. Et parce que les Ehpad, c’est notre avenir à nous aussi. »

Du personnel en sous-effectif constant, une prise en charge des résidents qui se dégrade en conséquence… La situation dans les maisons de retraite, les « établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes » (Ehpad), est devenue tellement mauvaise que les personnels du secteur se mobilisent au sein d’une large intersyndicale. Début 2018, ils font grève, dans tout le pays. Les soignants sont soutenus par les directeurs des établissements, qui tirent aux aussi la sonnette d’alarme.

« Depuis, la situation n’a pas du tout évolué. Le secteur est toujours en sous-effectif, la souffrance au travail augmente encore », témoigne Malika Berlabi, aide-soignante dans les Hauts-de-Seine et responsable du collectif national de la CGT-Santé « Accueil des personnes âgées ».

Elle est surprise du soutien que leurs mobilisations recueillent : « Je n’ai jamais entendu une famille nous dire “vous nous embêtez avec vos grèves”. Elles sont avec nous. » C’est que l’enjeu dépasse celui des conditions de travail des soignants. « C’est un enjeu humain », pointe-t-elle.

Et la solidarité s’élargit. Aujourd’hui, des retraités qui, demain, pourraient devoir intégrer une maison de retraite, se mobilisent également. Neuf sections « retraités » de différents syndicats [1], s’engagent depuis plusieurs mois sur le sujet.

« Nous sommes de futurs usagers, directement concernés, et il y a de quoi être inquiets »

« Nous nous sommes aperçus que que chacun d’entre nous, chacun dans son syndicat, avions un parent ou un conjoint en Ehpad. Nous avons constaté que partout, il y avait de gros problè-mes, que le personnel se réduit de plus en plus, explique Philippe Damoiseau, ancien garde-champêtre, membre de la section retraités de Sud. Là où est ma mère, par exemple, il y a 80 résidents, dont la moitié ne peuvent pas se déplacer. Pourtant, la nuit, il n’y a que deux personnes qui y travaillent. »

Rachel Knaebel 13 juin 2019

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12 juin 2019 ~ 0 Commentaire

munitions (bastamag)

 castaner

Allez, en marche!

Le ministère de l’Intérieur commande en masse

Des munitions pour fusils d’assaut et des grenades de désencerclement

Les nouvelles armes de maintien de l’ordre et de « gestion démocratique des foules » sont responsables de dizaines de mutilations à vie et de blessures graves. Qu’importe ! Le ministère de l’Intérieur vient d’entériner de nouvelles commandes massives : 10 000 grenades de désencerclement par an, qui s’ajoutent aux centaines de lanceurs de balles de défense (LBD) achetés en fin d’année dernière. Plus étonnant, la place Beauvau a acheté 25 millions de cartou-ches de fusils d’assaut pour les quatre prochaines années. « Allô, place Beauvau ? C’est pour une commande » : enquête sur ces étranges appels d’offres.

Le ministère de l’Intérieur ne cesse d’étoffer son stock d’armes, non létales comme létales. Il avait déjà passé commande, le 23 décembre dernier, de 1280 nouveaux « lanceurs mono-coup » type LBD, principalement pour la gendarmerie, et de 450 LBD semi-automatiques – des « lanceurs multi-coups » (LMC) [1] pour les policiers. La place Beauvau vient successivement d’acheter 40 000 nouvelles grenades à main de désencerclement (GMD) à effet assourdissant, et de lancer un appel d’offres visant à acquérir, sur les quatre prochaines années, 25 millions de… cartouches de fusil d’assaut pour une valeur estimée à 11 millions d’euros [2].

Ces armes de guerre ont longtemps été réservées aux seules unités d’élite de la police et de la gendarmerie. Dans la foulée des attentats de janvier et novembre 2015, Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur de l’époque, avait décidé d’équiper de fusils d’assaut les policiers des brigades anti-criminalités (Bac), les gendarmes des pelotons de surveillance et d’intervention (Psig) et autres « primo-intervenants ». L’objectif, avait-il alors expliqué, était de leur permettre de « répliquer aux tirs d’armes de type Kalachnikov que certains criminels n’hésitent désormais plus à utiliser contre vous ».

Cette banalisation des fusils d’assaut n’est pas sans poser problème. En juillet 2017, une note de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) faisait état de sa « réelle inquiétude»: 18 des 19 tirs de ces armes enregistrés sur les six premiers mois de l’année avaient été «acci-dentels » ou commis « par imprudence », un pourcentage qualifié d’« alarmant ».

« Une ou plusieurs erreurs, souvent cumulées dans les procédures de mise en sécurité, sont à l’origine des coups de feu », souligne la note, qui déplore « une méconnaissance bien plus étendue en matière de sécurité lors de la manipulation des armes », et un « défaut de maîtrise d’armes plus complexes et encombrantes » : sélecteur mis en position « rafale », chargeur non retiré, culasse bloquée à cause d’un mauvais geste, etc. Le constat était alors sans appel : « Les agents sont mal à l’aise avec ces armes. » [3]

Jean-Marc Manach 12 juin 2019

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12 juin 2019 ~ 0 Commentaire

édito (npa)

npa 29 vertic

Construire et fédérer les mobilisations, il y a URGENCE !

Partie de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP) il y a trois mois, la grève des urgences implique aujourd’hui presqu’une centaine d’établissements ou de services aux quatre coins du pays. Une manifestation certaine de l’état de délabrement des services publics, dans un contexte où le pouvoir macroniste entend poursuivre ces prochains mois son offensive.

Un mouvement emblématique pour des embauches et les salaires

Jeudi 6 et mardi 11 juin, les personnels urgentistes étaient dans les rues de Paris pour défendre leurs revendications. Mobilisés pour des moyens afin de répondre aux conditions de travail et d’accueil catastrophiques dans les services d’urgence, ils demandent notamment la création de 10 000 postes, la réouverture de lits « pour atteindre l’objectif de zéro brancard dans les couloirs cet été », ainsi qu’une hausse de salaire de 300 euros nets.

Depuis mars, les services d’urgences sont rentrés dans la grève les uns après les autres. La semaine dernière, la décision des soignantEs de l’hôpital Lariboisière à Paris de se mettre collectivement en arrêt maladie afin d’éviter les réquisitions, a marqué une étape.

Le gouvernement répond par le mépris et la répression

À Lons-le-Saunier, ce sont les gendarmes qui sont venus en pleine nuit sonner chez des personnels de l’hôpital pour leur remettre des ordres de réquisition…

Comme toujours, ce gouvernement n’a pour seule réponse que mépris et autoritarisme. La stigmatisation des urgentistes de Lariboisière par la ministre de la Santé Agnès Buzyn - « ils se sont mis en arrêt maladie, c’est dévoyer ce qu’est un arrêt maladie » - en est une marque, ainsi que le recours à la police et à l’armée, la réponse privilégiée de ce gouvernement.

Car ce pouvoir n’a qu’une hâte : reprendre et accélérer ses contre-réformes, dans la santé comme ailleurs. Buzyn veut à tout prix faire adopter avant l’été la loi santé, qui va lui permettre de fermer encore plus de services d’urgences, aggravant la saturation de ceux qui existent, tandis que les déserts médicaux continuent de s’étendre.

S’unir pour ne plus subir

Les revendications des urgentistes, bien des salariéEs du public comme du privé et des usagerEs des services publics pourraient les faire leurs. Ainsi, dans l’éducation, depuis plusieurs mois, enseignantEs et parents se mobilisent contre la loi Blanquer qui articule remises en cause fondamentales du droit à l’éducation, développement des inégalités de traitement et caporalisation des personnels. Et la bataille n’est pas finie, avec l’appel à la grève dans les écoles le jeudi 13 juin, ainsi que l’appel à la « grève des examens » dans le second degré.

Outre cette offensive généralisée contre les services publics, les retraites sont menacées, avec la perspective de retraite par points, avec un nouveau recul de l’âge de départ et une baisse du montant des pensions… Il en est de même concernant les droits des chômeurs/euses pour lesquels les conditions d’accès aux allocations vont être durcies, pénalisant toujours plus les jeunes et les femmes.

Pour aider les mobilisations à franchir un cap, à obtenir des victoires, il faut unir nos forces, les coordonner. Les organisations (syndicales, politiques ou associatives), les courants et équipes militantes, cette gauche qui veut résister à Macron et au patronat, touTEs doivent se rencontrer et se regrouper pour mener ensemble toutes les actions possibles. Faire reculer le rouleau compresseur macroniste, reconstruire une gauche radicale, anticapitaliste et internationaliste, c’est urgent !

Le mardi 11 juin 2019

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Quimper mardi 11 Juin

Lire aussi:

Hôpitaux : de la lutte des urgences à une « marée blanche » ? (NPA)

Hôpitaux Urgences : « Quand on n’est que 2 infirmières pour les 40 patients, ce n’est pas possible » (ESSF)

Quimper : les syndicats restent mobilisés sur le plan de redressement de l’hôpital (Côté Quimper)

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11 juin 2019 ~ 0 Commentaire

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Quimper : les syndicats restent mobilisés sur le plan de redressement de l’hôpital

À Quimper, la CGT, la CFDT et Sud ont obtenu le maintien par la direction de l’hôpital de Cornouaille de la prime pour les nouveaux contractuels. Les négociations se poursuivent. Le personnel des urgences du Centre hospitalier de Cornouaille (Chic) manifestait ce mardi 11 juin 2019 après-midi à Quimper pour dénoncer les conditions de travail. La CGT, la CFDT et Sud ont apporté leur soutien aux soignants.

L’intersyndicale a, de son côté, suspendu ses actions suite aux dernières discussions le 3 juin avec la direction de l’hôpital sur le plan de retour à l’équilibre financier.

Les syndicats ont obtenu l’abandon d’une mesure très décriée : la suppression de la prime pour les nouveaux contractuels aide-soignants, infirmiers… Pascale Jacq, de Sud, estime que la direction n’avait guère le choix : Les besoins de recrutement sont très importants cet été. Et l’hôpital a beaucoup de mal à recruter. L’hôpital de Quimper n’est pas attractif pour le personnel soignant. Les jeunes diplômés qui sortent des écoles de Quimper préfèrent aller travailler à l’hôpital de Douarnenez ou à Gourmelen.

Baisse du nombre de RTT

L’intersyndicale n’a, en revanche, pas obtenu d’avancées significatives sur les deux autres principales mesures du plan d’économies :

  • Le passage de 17 à 15 RTT,
  • Le non remplacement des absences les 48 premières heures.

Sur ce dernier point, les syndicats multiplient les exemples de services perturbés par ces absences non remplacées et le rappel des soignants sur leurs jours de repos ou de congés. Laure Journal, de la CFDT, indique que cette mesure risque encore d’augmenter le nombre d’heures supplémentaires : En 2017, elles se montaient à 54316 heures. En 2018, elles atteignaient 77487 heures. Cela représente 50 temps plein. Ces 77487 heures sont les heures déclarées : la partie émergée de l’iceberg. Mais il y a beaucoup de soignants qui ne déclarent pas leurs heures supplémentaires.

Demande d’un audit

Les syndicats vont négocier avec la direction sur ces remplacements inopinés mais aussi « la gestion des heures supplémentaires, la valorisation des rappels sur repos, le parcours contractuel, la mobilité, les pools de remplacements », liste l’intersyndicale. Loïc Le Houarner, de la CGT, craint que ces discussions ne se prolongent encore plusieurs mois : « On discute déjà depuis le mois de mars. Il ne va rien se passer cet été. On va encore perdre du temps ! »

Les discussions devraient aussi porter sur divers points financiers. Les syndicats demandent qu’un audit financier soit mené et qu’ils participent à l’élaboration de son cahier des charges. Pascale Jacq aimerait y voir plus clair dans la restructuration du service de soin de suite et de réadaptation (SSR) : La direction s’est rendu compte que cette activité SSR a été mal évaluée. L’hôpital risque de perdre 800000 euros suite au transfert de ce service à Concarneau et sa prise en charge par l’Ugecam.

Autre interrogation soulevée par Loïc Le Houarner :

Il y a un an, on nous avait annoncé la construction d’une clinique ambulatoire sur le site du Chic. Et puis, plus rien! Pourquoi un tel coup de frein? La direction change et abandonne un projet dit de territoire ?

 

https://actu.fr/bretagne/

 

hop1

quilmper2

Quimper, mardi 11 juin

 

Lire aussi:

 

« Les personnels des hôpitaux ne veulent plus finir cramés à 50 ans, ça va péter! » (Le Huffington Post)

Urgences : « Quand on n’est que 2 infirmières pour les 40 patients, ce n’est pas possible » (NPA)

Manifestations des personnels hospitaliers contre la casse de l’hôpital et la souffrance au travail (RP)

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11 juin 2019 ~ 0 Commentaire

la poste bretagne (of le-tél)

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La Poste. Vent de fronde en Bretagne

Dans certaines communes bretonnes, des tournées ont été supprimées, provoquant des perturbations au niveau de la distribution du courrier. Non-distribution du courrier, menace de fermeture de bureaux, réduction du nombre de tournées… Depuis plusieurs semaines, l’activité postale connaît des perturbations aux quatre coins de la Bretagne, notamment dans le Pays Bigouden.

Effervescence ce samedi matin devant le bureau de Poste de Ploumilliau (22), commune de 2 600 habitants située près de Lannion.
À Ploumilliau (22), La Poste prévoit de réduire de trois heures, par semaine, les horaires d’ouverture de cette commune de 2 600 habitants, située près de Lannion. Avec le soutien de la mairie, un collectif s’est mis en place pour s’opposer à ce projet. Une manifestation était organisée ce samedi 8 juin.

À l’appel du comité de vigilance des usagers de La Poste et de la municipalité, une centaine de personnes se sont rassemblées pour s’opposer à la réduction des horaires, à la fermeture estivale ou encore aux fermetures intempestives.

« Aujourd’hui, le service public postal est attaqué de façon très forte sur la commune de Ploumilliau », a dénoncé Denis Le Menn, parlant d’un « système de casse de ce bureau ».
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la poste bzh
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Facteurs. Pagaille à la « tournée sacoche »

Elle est appelée la « tournée sacoche ». Dans les secteurs du Guilvinec et Penmarc’h, en Pays bigouden, les facteurs ne font plus eux-mêmes le tri du courrier et leurs tournées ont été modifiées. Ils dénoncent un grand désordre. Reportage, ce vendredi matin, à la livraison des chariots au Guilvinec. Plusieurs utilitaires jaunes sont stationnés aux abords de la rue de Men Crenn, près de La Poste, ce vendredi matin, au Guilvinec. À l’entrée d’un garage, une petite dizaine de facteurs s’abritent de la pluie. Ils attendent le camion venu leur livrer le courrier. Une nouveauté.

Auparavant, les facteurs se retrouvaient à Pont-l’Abbé et Penmarc’h pour prendre le temps de trier et préparer leur courrier, avant de partir pour leurs tournées. Mais, depuis mardi, la méthode a changé. Ils ne font plus eux-mêmes le tri. Un camion décharge des chariots de courriers et de colis qu’ils poussent, donc ce vendredi matin, sur le trottoir, en se hâtant de charger leurs véhicules.

« Déconsidération du métier »

Cette « tournée sacoche », Le Guilvinec est le premier « îlot » à la pratiquer dans le Finistère, selon le syndicat Sud PTT. Dans un communiqué, il dénonce un projet, « imposé sans aucune concertation » et ayant « pour but unique de faire des gains de productivité sur le dos de la santé des factrices et des facteurs, qui passe-ront dorénavant tout leur temps de travail en distribution ». D’après Patrice Campion, secrétaire départemental adjoint Sud PTT du Finistère, les tournées sur cette zone qui nécessitaient auparavant dix facteurs, n’en mobilisent plus que huit.

« C’est un changement important, structurel », dit-il, en plus d’une « déconsidé-ration » du métier. Selon lui, cette méthode est appelée à « se développer partout dans le Finistère ». « Désormais, le facteur ne travaillera plus dans un bureau de Poste, il n’y aura plus de collectif, d’échanges ». Par ailleurs, « le tri est fait par des préparateurs à Quimper, qui ne connaissent pas précisément le terrain ».

L’efficacité de la tournée s’en trouve affectée, selon les facteurs présents vendredi matin. « C’est fait à la va-vite, tout est mélangé », observe ainsi l’un d’eux Loïc Drouiller. D’après Patrice Campion, mardi, « deux entreprises sont venues râler car elles n’avaient pas leur courrier. Le tri est mal fait ».

« C’est mal classé ! »

Sous le crachin, les facteurs grommellent à la livraison des chariots. C’est un peu la pagaille. « Je n’ai pas la moitié de mon courrier ! », répète Ambroise Le Dez. Loïc Drouiller trie ses colis « sous la flotte » pour les disposer dans l’ordre dans son coffre en vue de la tournée. Il met de côté un paquet : « Ce n’est pas à moi ça ». Erreur d’aiguillage. Il cherche à droite à gauche, à qui le remettre. Corinne Husson pointe, agacée, un chariot de courrier avec la mention « à vérifier ».

L’agitation s’estompe. Les portières claquent. Tous se retrouvent le temps du « brief », un dernier moment pour faire le point avant la tournée. Stylo en main, Yann Stéphan, le chef d’équipe, prend des notes. Chacun lâche ce qu’il a sur le cœur, en vrac. « C’est mal classé ! », dit l’un. « À Quimper, le principal c’est de s’en débarrasser ! », ajoute un autre. « Il y a des gens qui ne vont pas avoir de courrier de la semaine ! », s’inquiète une troisième. « On a trop de colis », souffle encore une autre. Quelqu’un ajoute encore : « Pour moi les tournées sont infaisables » !

Restée discrète depuis le début, l’une des factrices explose : « J’en ai marre, je craque ! » Elle quitte la réunion, pour aller s’isoler dans son véhicule

10 mai 2019
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https://www.letelegramme.fr/

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11 juin 2019 ~ 0 Commentaire

cgt routes 22 (npa)

servive public

CONSEIL DEPARTEMENTAL DES COTES D’ARMOR

La CGT en action contre le projet de la « Modernisation Politique Routière ».

Quand le terme de modernisation cache la liquidation du service public!

Depuis un an, nous connaissons la trame du dossier visant à démanteler la politique
routière du département. Celui ci est composé de six chapitres:

Usage du domaine routier,
Viabilité du réseau,
Nntretien des chaussées ,
Entretien des dépendances bleues et vertes,
Entretien des ouvrages d’art et entretien
Gestion des équipements la route.

Au préalable les divers budgets de la collectivité ont réduit les crédits d’entretien et de
travaux neufs de manière drastique.

Ce qui ne poserait à la limite pas de probléme pour les travaux neufs, si une politique alternative au tout voiture était mise en œuvre.Mais la majorité de droite au CD n’a évidemment pas cette ambition environnementale. Le « dialogue social » dont nous abreuve patronat et élus divers a été mis en œuvre. Voyons comment

En instaurant des groupes de travail thématiques où les organisations syndicales n’ont pas
été intégrées, pour éviter qu’elles ne perturbent les cénacles de bons penseurs. Sur un an, l’administration a convoqué trois fois les organisations syndicales en groupe de travail paritaire pour présenter les points d’étape et écouter nos remarques, sans en tenir compte. Il ne faut quand même pas éxagérer, si ceux qui font le boulot donnent leur avis.

Le 6 juin , le CHSCT et 2 Comités Techniques devaient se tenir sur une partie du dossier.
A l’appel de La CGT, une centaine d’agents principalement des routes,ont empêché le
déroulement des séances en bloquant l’hémicycle du Conseil Départemental. Depuis un an, la CGT n’a cessé d’alerter et de faire pression pour changer le cours des discussions retenant essentiellement que les missions de l’exploitation, voire ceux de la viabilité toute l’année, sont calées sur des moyens restreints en effectifs. Avec des organisations de travail atypiques et incohérentes misent en œuvre au regard des besoins en service public.

Quid de l’entretien des routes?  Va t on vers une externalisation future, une privatisation ,
un transfert aux communautés d’agglos ? Les propositions de la collectivité vont du  travail programmé dans l’astreinte viabilité hivernale, rémunéré en Indemnité de Sujétion Horaire et heures de nuit majorées, la conduite à un par saleuse : je conduis, je téléphone, je sale, je rabote, je suis un surper man sur chaussée glisante…

La séparation l’hiver des interventions viabilité hivernale pure (salage,déneigement..) et des
accidents, incidents, pour former le Service d’Intervention Routier annuel, la mise en place de la main courante embarquée.

Et un sérieux doute plane sur la mise à disposition des véhicules de liaison en astreinte
hivernale. Mais prenez donc votre voiture personnelle pour rejoindre votre lieu de travail
alors que vous êtes à la disposition de l’employeur du fait de votre sujétion en astreinte…

La CGT a déposé un préavis de grève et le personnel a répondu présent avec une très
bonne participation d’agents de maîtrise et techniciens.

Le Comité Technique a été reconvoqué le lendemain et tous les syndicats ont voté contre
le projet, y compris le groupe politique de l’opposition de « gauche ». Suite au vote défavorable, un nouveau Comité Technique est convoqué le 20 juin et un nouveau préavis va être déposé pour couvrir les séances plénières du CD du 24/25 juin.

Lors de celle ci les délibérations doivent être prises.L’action est loin d’être finie, mais d’ores et déjà un pas dans la mobilisation est franchi pour les agents accompagnés par la
CGT, dans l’unité avec FO, SOLIDAIRES, la CFDT….

Prochaine action le 20 juin

Inutile de rappeller que la défense du service public départemental concerne tous les
salariés et la population du département. Nous apprécions la convergenec grace à l’action
syndicale avec nos camarades agents des routes de l’Etat au sein de la DIRO qui sont aussi
engagés dans des actions pour défendre le service public sur les routes nationales.

Des militants du NPA au sein du SNPTRI CGT COTES D’ARMOR

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