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16 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

rennes (fr3)

handicap

120 personnes en situation de handicap manifestent pour demander leur autonomie financière

« J’ai 35 ans, j’ai passé l’âge de demander des sous pour aller à la boulangerie » s’agace Gerwin. Avec une centaine de personnes, il a manifesté ce 16 septembre pour que l’allocation adultes handicapés ne soit plus calculée en fonction des ressources de leurs conjoints.
Publié le 16/09/2021 à 18h18 • Mis à jour le 16/09/2021 à 18h33

Sur la place, une mariée brandit une pancarte sur laquelle elle a écrit : « Veux tu m’épouser ? ».  Face à elle, un monsieur montre tristement son carton : « Je peux pas, j’ai mon AAH. » La mise en scène résume l’existence des 270 000 personnes handicapées qui vivent en couple et qui à cause de cela touchent une allocation réduite, ou pas d’allocation du tout.

Créée en 1975, l’allocation aux adultes handicapés est versée aux personnes en situation de handicap qui ont une incapacité à travailler. D’un montant maximal de 903 euros et 60 centimes, elle est versée à 1, 2 million de personnes.

Mais son calcul se fait sur la base des ressources du foyer. Si le ou la conjoint(e) d’une personne seule perçoit des revenus supérieurs à 1 020 euros net par mois, le niveau de l’AAH perçue par le bénéficiaire est revu à la baisse. Au-dessus d’un certain revenu du conjoint, le bénéficiaire peut même totalement perdre son allocation.

La déconjugalisation comme seule solution

« Cela rend les personnes dépendantes financièrement de leur époux ou de leur épouse, » explique Cécile Cotterbrune- Desbats de l’Association des Paralysés de France d’Ille et Vilaine. Ce n’est pas normal. Il faudrait déconjugaliser. Ne s’occuper que des révenus que de la personne en situation de handicap. C’est un revenu d’existence pas une allocation comme les autres.  »

Gerwin et Cécilia sont mariés depuis 12 ans. Il souffre du syndrome d’Ehlers-Danlos, une maladie héréditaire. Ses articulations sont anormalement souples. D’un rien, il peut se déboiter une épaule, se retourner les doigts.

Il n’existe aucun traitement, donc Gerwin souffre tout le temps. Et parfois, « quand le corps atteint son niveau maximal de souffrance, ça fait comme un ordinateur en surchauffe compare-t-il, je déconnecte, je fais un malaise. J’ai besoin d’avoir tout le temps quelqu’un avec moi. »

Etre dépendant physiquement, ce n’est pas simple, mais l’être pour tout, ça n’est pas possible. Gerwin raconte l’histoire d’une de ses amies, en fauteuil elle aussi, qui doit quémander de l’argent à son compagnon quand elle va en courses. D’autres évoquent les cadeaux qu’ils font à leur épouse avec l’argent de leur épouse ! « C’est pas une vie, c’est une survie » lâche Gerwin.

« Cela revient à nier l’existence de la personne en situation de handicap en tant qu’individu autonome « souligne Cécile Cotterbrune Desbats..

La loi qui a failli tout changer

En février 2020, l’Assemblée nationale avait adopté, en première lecture,  une proposition de loi permettant d’individualiser le calcul de l’AAH sans prendre en compte les revenus du couple. Le Sénat avait suivi en mars 2021.

Mais en juin dernier, en deuxième lecture, le gouvernement  a bloqué le vote des parlementaires. Pour Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat  chargée des personnes handicapées, « la déconjugalisation de l’AAH remettrait en cause la base même sur laquelle est construite la solidarité nationale puisque la situation conjugale est prise en compte dans le calcul de tous les minima sociaux et dans le système fiscal. »

Le gouvernement a fait voter un texte qui remplace la déconjugalisation par une augmentation du plafond de ressources.

Des calculs au lieu d’une transformation de la société

Les revenus du conjoint bénéficiaient jusqu’ici d’un abattement de 20%. Il a été relevé à 5.000 euros pour tous. Les associations ont évidemment sorti les calculatrices. « En modifiant le calcul de l’abattement, pour conserver une AAH à taux plein, il faudra que le conjoint ne perçoive pas plus de 1.520 euros net avant abattement. D’après les chiffres de l’exposé des motifs de l’amendement, “cette mesure représenterait alors un gain moyen de 110 euros par mois pour 120.000 bénéficiaires de l’AAH en couple, pour un coût de 185 millions”

La déconjugalisation couterait elle les 730 millions d’euros

60 % des 150 000 couples dont le bénéficiaire de l’AAH est inactif conserveraient ainsi leur AAH à 903 euros, au lieu de 45 % des couples aujourd’hui.

Cet amendement du gouvernement ne répond pas à la très grande volonté d’indépendance financière des personnes en situation de handicap, expliquait en juin la députée Jeanine Dubié, co-rapporteure de la proposition de loi. « Si on considère les personnes en situation de handicap comme des citoyens à part entière, il est normal de les laisser choisir leur vie. Si on les ampute d’un revenu qui est légitime du fait de leur handicap, on leur ampute le droit de choisir, à la fois de se mettre en couple, mais aussi de partir si la situation se dégrade. »

Les histoires d’argent finissent mal, en général

Car Gerwin le sait, le voit, ses histoires d’argent ont un impact sur les couples. « On peut avoir des disputes et ça peut aller jusqu’à des violences conjugales » s’inquiète-t-il.

« Car tout coûte très très cher quand on est malade ou blessé ». Sa maladie a été diagnostiquée alors qu’il avait 18 ans. Puis elle s’est aggravée. « D’abord, j’ai eu une canne, puis l’année d’après un déambulateur, la suivante, un fauteuil manuel et puis un électrique. Pour acheter le premier fauteuil électrique ( 15 000 euros, la sécurité sociale prend en charge 4 500 euros ) on a été obligé de faire une cagnotte Leetchi. »

« L’allocation adultes handicapés est sous le seuil de pauvreté souligne- t-il. Il faut que ça change, qu’on soit autonome et qu’on puisse vivre dignement. »

Le Sénat doit réexaminer le texte de loi le 12 octobre prochain.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/

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16 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

ministres (jdd)

mineurs

Covid-19 : 60% des Français trouvent « justifié » que les ministres soient poursuivis sur la gestion de la crise

Notre enquête Ifop montre qu’une majorité de Français est favorable à ce que les ministres soient jugés sur leur gestion de la crise du Covid-19.

Alors que la mise en examen d’Agnès Buzyn par la Cour de justice de la République pour « mise en danger de la vie d’autrui » sonne comme un coup de tonnerre pour la gestion de la crise sanitaire par l’exécutif, cette décision apparaît aujourd’hui validée par une large majorité des Français : 60% considèrent qu’il est « justifié » que des ministres soient poursuivis par la justice sur leur gestion de la crise sanitaire, alors même que celle-ci n’est pas finie – ils sont même un tiers (33%) à voir ces poursuites comme « tout à fait » justifiées.

Fait rare : cette justification prêtée aux poursuites est majoritaire dans la quasi-totalité des catégories de population, à l’exception notable des sympathisants de La République en Marche (25%) et les électeurs d’Emmanuel Macron (45%) au premier tour de l’élection présidentielle de 2017.

Sans surprise, les proches de La France Insoumise (85%, dont 55% « tout à fait ») et ceux du Rassemblement national (72%, dont 48% de « tout à fait ») apparaissent comme les plus virulents à l’égard des ministres, comme les 25-34 ans (70%) et les catégories populaires (74%).

16 septembre 2021 Jean-Philippe Dubrulle, directeur d’études à l’Ifop

https://www.lejdd.fr/

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02 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

santé (npa)

hoptiam

Contre le pass sanitaire, en défense de la vaccination !

Nous refusons le pass sanitaire, au nom des libertés, contre le capitalisme de surveillance, les menaces sur les emplois des soignantEs. Mais nous le refusons aussi car il est incapable de construire l’adhésion à la vaccination anti-covid, nécessaire pour d’aller vers celles et ceux qui doutent, sont éloignés des centres de vaccination.

Défendre la vaccination en luttant contre le pass, c’est défendre la protection des plus fragiles, à la santé dégradée par la malbouffe, le surpoids, les métiers les plus exposés, les logements les plus exigus. 17 % des travailleurEs manuels ne veulent pas du vaccin, contre seulement 8 % des cadres sup. Réaction populaire contre les mensonges du capital, les scandales de Big Pharma, la défiance vaccinale tue, en Martinique et dans les banlieues populaires !

Oui, le vaccin protège largement

Nous défendons certes la liberté individuelle de dire non à la vaccination. Mais nous construisons surtout la liberté collective retrouvée grâce à l’accès universel à la vaccination, rendu possible par la fin des brevets, les transferts de technologies, les réquisitions, la gratuité de ces biens communs. Une vaccination universelle qui doit se conjuguer avec le maintien pour touTEs des gestes barrières.

La vaccination prévient 98 % de la mortalité, 90 % des hospitalisations. Ce ne sont pas les chiffres des capitalistes de la pharmacie, mais du système de santé public britannique qui a suivi 500 000 Écossais vaccinés, 500 000 non vaccinés, et nous dit qui rentre à l’hôpital, en réanimation, qui meurt.

Je me protège, mais je protège aussi les autres. Selon l’étude Pasteur, les vaccinés transmettent 12 fois moins que les non vaccinés, 10 fois moins dans l’étude Colorado ! Car même face au delta, ils évitent encore de se contaminer à 42 % (Pfizer) ou 76 % (Moderna), et diminuent ainsi la transmission. Seuls les vaccinés contaminés et symptomatiques – peu nombreux donc – ont, au début de l’infection, une charge virale identique aux non-vaccinés, mais qui diminue plus rapidement, selon les chiffres du CDC.

Les effets secondaires ? Le suivi de 29 millions de personnes par le service public de santé britannique montre 200 fois plus de risques de thrombose après infection covid qu’après vaccination !

Une urgence sanitaire

Limiter la vaccination aux plus âgés, aux porteurs de pathologies lourdes, ou hésiter à défendre les vaccins biens communs face aux anti-vax, aux réacs de réinfocovid, c’est laisser se multiplier le virus en population générale. Avec mathématiquement une apparition plus rapide de variants, dont la dynamique est claire, plus de contagiosité, et les dernières études le démontrent, deux fois plus de risques de finir en réanimation avec le delta, y compris chez les plus jeunes.

40 % des admis en réanimation en Martinique ont moins de 40 ans, la plupart non vaccinés. Le variant delta rend plus difficile à atteindre l’immunité collective. Il faut vacciner un plus grand pourcentage de population, il limite un peu moins les transmissions. Alors « relativiser » la vaccination ? Ou en faire une urgence sanitaire, un acte d’accusation contre ceux qui laissent filer le virus et ses variants, préférant les brevets et les profits à une vaccination universelle.

Vaccination obligatoire ?

Exaspérés par les accents complotistes, les slogans sur le « pass nazitaire », la présence de l’extrême droite… la tentation de la vaccination obligatoire existe chez certainEs. D’ailleurs, onze vaccins sont déjà obligatoires pour les enfants !

Lors du débat national sur la vaccination de 2016, le NPA s’était prononcé contre l’obligation vaccinale, comme… le jury citoyen et le jury des professionnels de santé. L’obligation vaccinale n’a pas fait la preuve de son efficacité ! Avec ses trois vaccins obligatoires, la France faisait moins bien que l’Allemagne et ses vaccins seulement recommandés. Pire, la vaccination des nourrissons de moins de 9 mois reculait de 5 % en 2014, malgré l’obligation, sur fond de scandale sanitaire.

Liberté de vaccination mais choc de confiance disions-nous. Et pour cela, en finir avec les brevets, le secret commercial, exproprier les trusts pharmaceutiques, développer une pharmacovigilance indépendante, des vaccins sans aluminium face au doute raisonnable.

Après les mensonges de Macron sur le covid, aujourd’hui la défiance vaccinale est bien pire. Pour passer de la vaccination obligatoire à la vaccination effective contrainte, combien de contrôles policiers, de licenciements ?

Contre le pass sanitaire, Macron qui casse nos droits et l’hôpital, les brevets de Big Pharma, en défense de la vaccination associée à une politique de prévention et de conviction bâtie avec les populations, le mouvement ouvrier doit d’urgence reprendre l’initiative.

Frank Prouhet 02/09/2021

https://lanticapitaliste.org/

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01 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

féminicides (osez le féminisme)

 

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30 août 2021 ~ 0 Commentaire

traité (reporterre)

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30 août 2021 ~ 0 Commentaire

vaccins (université d’été npa)

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26 août 2021 ~ 0 Commentaire

poutou à l’université d’été (npa)

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Pour la présidentielle, le Nouveau Parti Anticapitaliste mise sur les luttes plutôt que les urnes

Le parti de Philippe Poutou a présenté les thématiques principales de sa campagne pour 2022. Le candidat et ses camarades promeuvent la lutte de classes, avec l’espoir de rencontrer un nouvel écho durant la présidentielle

«On ne cherche pas à être élu, on compte sur les luttes». Philippe Poutou assume la contradiction, il voit dans l’élection présidentielle une opportunité d’amplifier le discours de combat politique que porte son parti au quotidien.
Le NPA tenait son université d’été cette semaine à Port Leucate (Aude), rassemblant, selon le parti d’extrême gauche, plus de 650 participants. Le rendez-vous a débuté avec un meeting pour lancer la campagne Poutou 2022 et dessiner les contours de son programme. Avec le retour du candidat bordelais revient le «nous» qui le caractérise, qui englobe tantôt ses camarades, tantôt l’ensemble de la classe ouvrière. Il lui semblait donc naturel de faire monter à la tribune plusieurs voix et différents profils.A commencer par Pauline, soignante au CHU de Toulouse. Elle pointe du doigt le pass sanitaire, «pire méthode pour vacciner rapidement». La militante se montre très critique envers la gestion sanitaire du gouvernement, affirmant que le nombre d’antivax n’est que le revers de la médaille de sa politique :

«On ne peut pas s’étonner qu’il y ait des craintes quand ceux qui vous l’imposent sont les mêmes qui vous ont envoyé travailler sans protection, malade et qui vous ont menti.» Elle plaide pour la levée des brevets qui entravent à l’heure actuelle la possibilité de vacciner l’ensemble de la population mondiale. Pauline réclame également l’interdiction des licenciements, qui plus est dans une période de crise sanitaire où le système de santé manque de personnel.

Gestion par les travailleurs

Sans surprise, le Nouveau Parti Anticapitaliste cible le système capitaliste comme responsable sur chaque thématique de sa campagne. Avec le sens de la formule qu’on lui connaît, l’ouvrier au chômage fustige les déboires judiciaires du gouvernement, «une liste de justiciables», mais également «ses amis, cette classe de possédants», les patrons.

L’enjeu pour lui est de remettre en avant la lutte des classes, pour imposer une gestion de la société par les travailleurs, contre le profit des dirigeants. Damien, cheminot, illustre la théorie par un exemple qu’il date du premier confinement : «Dans l’est de la France, des collègues ont réussi à imposer que certains trains de marchandises non essentielles ne roulent pas pendant la nuit pour ne pas s’exposer au virus».

«L’écologie sans anticapitalisme, c’est du jardinage»

Question crise climatique, le NPA pointe là encore la responsabilité des grandes multinationales, à commencer par celle du géant pétrolier Total. Marine, étudiante à l’Université de Nanterre, avance la planification de l’économie comme réponse : «l’écologie sans anticapitalisme, c’est du jardinage».

Pour «rompre avec le productivisme», il faudrait enlever «aux capitalistes les moyens de détruire la planète». A noter la présence de l’avocat Arié Alimi, qui a fait des violences policières son cheval de bataille. L’invité accuse le gouvernement d’établir «un système de contrôle social de plus en plus global», à l’image de la loi sécurité globale et de la loi dite anticasseurs. Il constate également l’intensification de la répression dans les manifestations et déplore «de ne plus pouvoir venir en famille».

Puisque la campagne présidentielle représente pour Poutou un moyen de porter ses revendications, il les énumère : Smic à 1 800 euros nets, retraite à 60 ans et partage du temps de travail pour lutter contre le chômage, monopole public bancaire et, surtout, remise en question de la propriété privée des entreprises. Avant de redistribuer les richesses, le parti marxiste veut commencer par «socialiser les entreprises».

Pour cela, il s’agirait d’abord de commencer par «donner les moyens à notre camp [celui des travailleurs] de redevenir une force sociale et politique». Et le NPA compte bien sur la période des élections pour «faire du bruit».

Mais pour répondre présent le 10 avril 2022 dans les urnes, il lui faudra surtout passer la barre fatidique des 500 signatures. Une affaire loin d’être jouée d’avance, puisque le mouvement d’extrême gauche n’en revendique pour le moment que 75.

Pas de quoi démobiliser les militants, à l’image de Marine qui conclut son intervention : «Nous ne voulons pas être une génération sacrifiée mais une génération révolution». Comme ça c’est clair.

Mathieu Michel 27 août 2021

https://www.liberation.fr/

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26 août 2021 ~ 0 Commentaire

hôpital quimper (lutte ouvrière)

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Hôpital de Quimper : rien ne va plus

Depuis plusieurs mois, la situation se dégrade dans tous les services de l’hôpital de Quimper. Bien plus que le Covid, le manque de lits et de personnel rend la situation intenable.

Aux Urgences, certains jours, les patients doivent attendre huit à dix heures avant d’être installés en salle de soins, au mépris de la confidentialité et de leur intimité. Puis, faute de lits d’hospitalisation, des patients, même porteurs de pathologies sévères, stagnent aux Urgences sur des brancards, parfois 48 heures. En fait, les Urgences se transforment en service d’hospitalisation improvisé en raison de la pénurie de lits dans l’ensemble de l’hôpital.

De plus en plus, quand un soignant est en arrêt de moins de 48 heures, il n’est plus remplacé et sa charge de travail retombe sur les collègues. Les horaires de travail sont bousculés en fonction des contraintes. Les temps partiels ne sont plus respectés faute de personnel, tout comme les congés.

Pour ne pas embaucher, l’hôpital allonge le temps de travail. Ainsi, depuis 2020, la direction a raccourci de quatre minutes l’horaire journalier des soignants, en supprimant deux RTT à l’année.

Dans un nombre croissant de services, la direction de l’hôpital tente d’imposer que les aides-soignants, pourtant débordés, assurent en plus de leurs tâches le nettoyage des chambres, réalisé auparavant par les agents de service. Cela permet par exemple de supprimer sur un étage deux postes d’agent sur quatre.

Alors même qu’elle impose des journées supplémentaires pour remplacer des collègues malades, la direction refuse de payer ces heures, en promettant une récupération sous forme de repos bien difficile à obtenir.

Face à cette situation intenable, depuis le mois de mai, le personnel des Urgences a constitué un collectif, composé d’aides-soignants, d’infirmiers, de secrétaires et de médecins.

La principale revendication est de disposer, pour la salle commune aux Urgences, 24 heures sur 24, d’une aide-soignante et d’une infirmière supplémentaires, soit l’embauche de six infirmières et quatre aides-soignantes, une étant déjà présente le matin. Suite au refus de satisfaire les revendications, le collectif a choisi de mettre la situation sur la place publique.

La direction a prétendu qu’elle ne trouvait pas de candidats pour les postes de soignants, alors qu’elle n’a même pas daigné venir proposer de l’embauche aux élèves infirmiers ou aides-soignants de Quimper lors de la fin de leur cursus.

Pour l’instant, face à la mobilisation, la direction a lâché à « titre expérimental pour l’été » neuf heures d’infirmier par jour et sept heures d’aide-soignant. Cela ne fait pas le compte.

Dans tous les services, les personnels savent précisément le nombre de lits et d’embauches nécessaires pour faire face à la situation. Il reste à l’imposer par la mobilisation.

Correspondant LO 25 Août 2021

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17 août 2021 ~ 0 Commentaire

communiqués (cgt 22)

super cgt

Communiqué de presse
Union Départementale CGT des Côtes d’Armor
du 17 août 2021
Les Patriotes annoncent:

« Un grand rassemblement populaire pour la liberté »L’union départementale CGT des Côtes d’Armor se prononce pour la vaccination de masse et dénonce fermement la mise en œuvre du pass sanitaire. En effet, le gouvernement n’a pas été en mesure de convaincre et d’organiser une vaccination massive de la population. Il pénalise les salariés et agents publics par un dispositif généralisé de contrôle, de surveillance et de contraintes. La loi du 5 août est une brèche inacceptable au droit du travail, déjà bien mis à mal par Macron depuis 2016.

Pour autant, la CGT ne peut pas rester sans réagir devant l’attitude des partis et des mouvements d’extrême droite qui se mobilisent depuis cet été. La venue de Philippot, président du mouvement d’extrême-droite Les Patriotes, à Saint-Brieuc, n’est pas un hasard. Depuis plusieurs mois, nous constatons l’organisation régulière de rassemblements régionaux des mouvances radicales de droite dans la capitale costarmoricaine (Les patriotes, Génération Frexit, Debout la France, VIA la Voie du peuple, l’Union Populaire Républicaine).
Notons qu’un rassemblement comme celui organisé ce jeudi 19 août mêle revendications anti-masques et anti-vaccination. Cette mobilisation, relayée dans plusieurs villes du département, laisse apparaître un discours propre à l’extrême-droite. Ce dernier est alimenté par la peur du progrès et nourri de récits complotistes et obscurantistes, de slogans et de symboles racistes et antisémites.
Le mécontentement à l’égard du gouvernement est légitime et l’extrême-droite s’en nourrit ; elle l’utilise pour diffuser son idéologie réactionnaire. Dans un contexte de montée de l’extrême-droite, la CGT affirme ses positions et rappelle aux syndicats et syndiqués son refus de participer à de tels rassemblements.
Il s’agit maintenant de porter nos propres revendications et perspectives d’actions contre la politique anti-sociale du gouvernement et pour le progrès social, par la construction d’un mouvement national et interprofessionnel à partir de septembre.

Pétition : Loi sanitaire et Régressions sociales à venir

Pour une politique sociale et de santé juste et démocratique, contre la loi sanitaire et les régressions sociales
Comment justifier qu’un pass sanitaire permette :
  • de discriminer à l’embauche, de suspendre le salaire ou de licencier des salarié·e·s, en CDD ou précaires, parce qu’ils·elles ne sont pas vacciné·e·s ?
  • de refuser des patient·e·s dans les hôpitaux pour la même raison ?
  • d’instaurer un contrôle et une surveillance généralisés sur la population et de diviser la population entre vacciné·e·s et non vacciné·e·s ?
En même temps, peut-on accepter que la casse de l’hôpital public continue ? Que la crise soit payée, non pas par les multinationales et les plus riches qui en ont profité, mais par tous les autres, notamment les travailleur·euse·s, les jeunes, les chômeur·euse·s, les retraité·e·s ?Une vaccination large et massive est nécessaire pour combattre la pandémie, ainsi qu’une autre politique, juste et démocratique. Nous, signataires, nous opposons à la loi sanitaire et aux régressions sociales à venir.

Nous exigeons :

  • Après le vote du parlement le 24 juillet, le retrait de cette loi et de l’état d’urgence sanitaires ;
  • des moyens financiers et humains bien plus importants dans les hôpitaux publics et les Ehpad, un débat et une information d’ampleur, des possibilités de se faire vacciner sur le temps de travail, une couverture bien plus importante des centres de vaccination et les embauches nécessaires pour permettre des conditions de travail respectueuses des exigences sanitaires ;
  • la levée des brevets au sein de l’Organisation mondiale du commerce pour la solidarité internationale et la santé publique ;
  • l’abandon des lois et projets sur l’assurance chômage et les retraites.
  • Signez la pétition

2021 Union Départementale CGT des Côtes d’Armor

https://www.cgt.fr/

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17 août 2021 ~ 0 Commentaire

vaccination (sud éduc)

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Pour la vaccination, contre l’extrême-droite

SUD éducation porte depuis le début de la crise sanitaire ses revendications pour la santé des personnels et des élèves et notamment la mise en œuvre rapide d’une campagne de vaccination massive : la communauté scientifique indique unanimement que c’est la seule porte de sortie de la pandémie.

Les atermoiements du gouvernement ont retardé la campagne de vaccination. Elle n’a pas été pleinement prise en charge par l’administration, ce qui a renvoyé les personnels à des difficultés diverses pour trouver des créneaux de vaccination.

À l’approche de la rentrée scolaire et alors que le variant Delta se multiplie, l’enjeu de la vaccination reste énorme. À ce titre, la mise en œuvre d’une campagne de vaccination dans les établissements scolaires est de bon sens.

Elle doit être effectuée par des personnels formés et sans dégrader les conditions de travail des personnels médicaux de l’Éducation nationale.

Nous connaissons malheureusement la capacité du gouvernement à faire des annonces qui sont insuffisamment mises en œuvre sur le terrain : cela a été le cas pour les distributions de masques ou l’organisation de campagnes de tests.

Il est indispensable que cette fois-ci, une enveloppe spécifique soit allouée immédiatement pour permettre la mise en œuvre de cette campagne de vaccination sur site. Enfin, pour développer au mieux la campagne de vaccination, il est indispensable que soit mise en œuvre au plus vite la levée des brevets des vaccins et le transfert des techniques de production des laboratoires vers les pouvoirs publics au plus vite.

Le passe sanitaire n’est pas mis en œuvre dans les écoles et établissements. Le protocole sanitaire publié fin juillet introduit cependant le principe de l’éviction des seul-e-s cas-contact non-vacciné-e-s.

Au vu du retard pris par la campagne de vaccination et de la proximité de la rentrée scolaire, il est illusoire de penser que l’ensemble des élèves pourrait être en situation d’être vacciné-e-s à la rentrée.

Par ailleurs, ce sont dans les territoires les plus défavorisés que la vaccination est à ce stade la plus faible : cette différenciation entre élèves vacciné-e-s et non-vacciné-e-s reproduirait des inégalités sociales déjà à l’œuvre. Enfin, même si l’on n’a pas de précision à ce sujet, il ne serait pas acceptable que l’on exige des personnels de l’Éducation nationale de prendre en charge les missions qui seraient liées à cette mesure.

SUD éducation se prononce pour la vaccination de masse et, avec son union syndicale Solidaires, dénonce fermement la mise en œuvre du passe sanitaire.

En effet, le gouvernement n’a pas été capable d’organiser une vaccination massive de la population et fait payer son incurie aux travailleurs et travailleuses par un dispositif de contrôle, de surveillance et de contrainte généralisés. Par ailleurs, il a par ses volte-face successifs, ses mensonges et ses approximations largement sa part de responsabilité dans la montée des thèses complotistes.

Pour autant, nous ne nous reconnaissons pas dans la mobilisation en cours contre le passe sanitaire. En effet, la mobilisation, qui a commencé cet été et que Philippot, président du mouvement d’extrême-droite Les Patriotes, appelle à poursuivre le 4 septembre, mêle revendications antimasques, antivaccination et toutes mesures de prévention à la critique du passe sanitaire au nom des libertés individuelles.

Cette mobilisation laisse apparaître un discours individualiste et propre à l’extrême-droite alimenté par la peur du progrès, la défense d’un ordre « naturel » dans lequel seuls les plus forts survivent, l’écriture d’une post-vérité fantasmée et nourrie de récits complotistes et obscurantistes, des slogans et des symboles racistes et antisémites intolérables et criminels, des comportements oppressifs et LGBTIphobes, des appels à l’intervention de l’armée.
Le mécontentement à l’égard du gouvernement est légitime, or l’extrême-droite s’en nourrit et l’utilise pour diffuser son idéologie réactionnaire.

Ne la laissons-pas faire ! Dans un contexte de montée de l’extrême-droite (succès électoraux à l’échelle mondiale, violences racistes et antisémites, violences à l’égard des migrant-e-s…), nous avons la responsabilité de nous opposer à leurs manifestations, à leurs mensonges, à leur haine.

Nous ne sommes pas dans le même camp, et il faut l’affirmer en refusant de sceller dans la rue des alliances de fait, par opportunisme. Il s’agit maintenant de porter nos propres revendications et perspectives d’action dans le répertoire de classe du mouvement social : contre la politique anti-sociale du gouvernement, pour le progrès social, par la construction d’un mouvement de grève dans l’Éducation nationale et interprofessionnels à partir de septembre.

En conséquence, SUD éducation appelle les personnels de l’Éducation nationale à ne participer à aucune mobilisation orchestrée par l’extrême-droite ou acquise à ses idées nauséabondes.

Ce communiqué a été publié le 16/08/2021

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