Archive | Services publics

19 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

la poste carhaix (ouest france)

la poste

Carhaix. Le ras-le-bol des facteurs carhaisiens

Yann Le Gall, Florence Rivoalen et Isabelle Le Garrec affirment que leur ras-le-bol est partagé par l’ensemble du personnel carhaisien.

Depuis une récente réorganisation des tournées, les facteurs carhaisiens se disent dans l’incapacité de distribuer tout leur courrier. Ils dénoncent une dégradation du service et de leurs conditions de travail. Le 3 octobre, les facteurs du bureau de poste de Carhaix se sont vu imposer une réorganisation de leurs tournées de distribution. Bilan, sur 16 tournées, deux ont été supprimées, et le travail effectué sur celles-ci a été réparti sur les autres.

« Réorganisation tous les deux ans »

« Depuis 2005, il y a des réorganisations tous les deux ans, indique Yann Le Gall, facteur et représentant du syndicat Sud. Et à chaque fois, de nouvelles tournées sont supprimées.  « Avant la dernière en date, les facteurs ne parvenaient déjà plus à distribuer l’intégralité de leur courrier dans le temps imparti, selon eux. Alors, ils multipliaient les heures supplémentaires pour venir à bout de leur tâche. « L’année dernière, j’ai fait l’équivalent d’un 13e mois en heures supplémentaires », note Isabelle Le Garrec.

Courrier non distribué

Sauf que depuis le 3 octobre, la Poste ne souhaite plus payer ces heures, d’après les salariés de Carhaix. Ceux-ci sont donc contraints de régulièrement rentrer de leur tournée sans avoir distribué tout leur courrier. « Rien qu’aujourd’hui, je suis revenue de ma tournée avec 250 plis non distribués », affirme Isabelle Le Garrec.« Quand les gens achètent un timbre, ils payent pour un service, on leur doit la distribution du pli ! », s’insurge Yann Le Gall.

De nombreuses réclamations

Plus globalement, les facteurs carhaisiens dénoncent une entreprise que l’esprit de service public aurait désertée, remplacé par une logique de rentabilité. « On se retrouve tous les jours avec des réclamations, des entreprises qui se plaignent de ne plus recevoir leur courrier, des particuliers qui ne comprennent pas la situation », se désole Yann Le Gall. « Et la direction ne fait rien pour informer la population », renchérit Florence Rivoalen, également postière à Carhaix.

Rythme de travail modifié

Le rythme de travail des salariés a aussi été modifié par la réorganisation du 3 octobre. « Avant, nous travaillions de 7 h 30 à 13 h 50, avec une pause payée de 20 minutes, détaille Yann Le Gall. Désormais, on fait 7 h 50- 15 h 40, avec une pause méridienne de 45 minutes, imposée mais non rémunérée. » S’ajoute à cela la suppression d’une prime repas de 2 € par jour.

La direction conteste

De son côté, la direction affirme qu’il est toujours possible de faire des heures supplémentaires si les facteurs le demandent à leur responsable, et conteste la non-distribution d’une grosse partie du courrier décrite par les facteurs. « Les tournées sont dimensionnées en fonction du terrain, mais s’il y a des ajustements à faire à la marge, ils seront faits », ajoute-t-elle. Reste que de nombreux Carhaisiens font part de dysfonctionnements dans la livraison du courrier depuis le 3 octobre.

18/10/2017

https://www.ouest-france.fr/

Lire la suite

19 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

amiante (lutte ouvrière)

amiante

Amiante : l’impunité des coupables

1300 personnes ont manifesté à Paris vendredi 13 octobre, à l’appel de l’Association nationale des victimes de l’amiante, l’Andeva, appel auquel s’était joint Lutte ouvrière. Cette manifes- tation était en priorité une protestation contre l’arrêt des poursuites judiciaires engagées suite aux plaintes des victimes de l’amiante et de leur famille.

En effet, ces derniers mois, la cour d’appel de Paris et le parquet ont annulé une série de mises en examen des empoisonneurs industriels et de leurs complices étatiques.

À la demande du parquet, sous les ordres de l’État et donc du gouvernement, ces instances juridiques se préparent même à prononcer un non-lieu général pour tous ceux qui sont pour- suivis au pénal, mis en examen pour empoisonnement massif par l’amiante. Ainsi donc, les responsables des 100 000 morts ou plus par empoisonnement à l’amiante, ce qu’on est bien obligé de qualifier d’assassinat, seraient blanchis par la justice.

L’interdiction de l’amiante, enfin édictée en 1997, avait été obtenue à la suite du combat courageux mené par des associations contre le grand patronat.

Au fil des ans, celui-ci a tout fait pour mentir sur les risques encourus par les travailleurs soumis aux poussières d’amiante, avec le soutien de certains scientifiques et des gouvernements successifs, dont ceux de gauche.

L’onde de choc du scandale s’est amoindrie au fil des années.

Les indemnisations ont été limitées et contenues autant que possible, en particulier sur déci- sion de Martine Aubry. Et les tribunaux se sont montrés de moins en moins compréhensifs à l’égard des victimes, ou de leurs ayants droits, car au fil des années les empoisonnés sont morts.

L’État et les gouvernements ont tout fait pour paralyser le déroulé des plaintes pénales pour empoisonnement.

Pour finir, l’État a destitué la juge qui avait porté à bout de bras, contre vents et marées, les plaintes des victimes. Aujourd’hui, il voudrait que l’appareil judiciaire enterre définitivement cette affaire et qu’on laisse en paix tout le beau monde des empoisonneurs et de leurs complices. Pour tous ces gens-là, 100 000 victimes ne pèsent pas face à la course au profit.

Paul SOREL 18 Octobre 2017
.
.
amiante

Lire la suite

18 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

logement (brest)

pref

Logement pour toutes et tous ! Réquisition des logements vides 

Brest, le 16 Octobre 2017

Lettre Ouverte à :

Monsieur Pascal Lelarge, Préfet du Finistère

Monsieur François Cuillandre, Maire de Brest

Objet: hébergement de personnes à la rue

                                                            Messieurs,

Avec plus de 25% de réponses négatives par le 115 lors du premier semestre 2017, la situation de l’hébergement d’urgence à Brest est aujourd’hui totalement catastrophique. 1837 demandes n’ont pu aboutir durant la première moitié de l’année, nombre auquel il faut ajouter les nombreuses personnes qui, découragées par les refus systématiques, n’osent même plus contacter le numéro d’urgence.

Ce sont aujourd’hui plusieurs dizaines de personnes qui demeurent sans hébergement à Brest, dont certaines depuis plusieurs mois. Des personnes en situation de précarité, hommes et femmes, étudiant-e-s, au chômage, travaillant, en demande d’asile, de titre de séjour, citoyen-ne-s françai-se.s, européen-ne-s, mineurs non accompagnés, de nombreux enfants scolarisés dans les écoles de Brest et même des nourrissons !

Pourtant la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, signée par tous les États, affirme le caractère inconditionnel du Droit au Logement en déclarant :

« Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté. » 1

La Convention de Genève, signée par la France le 28/07/1951, ainsi que le Code du Droit d’Asile font obligation à l’État de nourrir, de vêtir et de loger tout demandeur d’asile. On entend dire aujourd’hui au plus haut niveau que certaines nationalités y auraient moins droit que d’autres. Depuis quand la loi s’applique-t-elle de manière différenciée?

Par ailleurs le Code de l’Action Sociale et des Familles précise que “toute personne en situation de détresse médicale, psychique et sociale a accès à tout moment à un dispositif d’hébergement d’urgence”2 et : “Dans chaque Département est mis en place, sous l’autorité du représentant de l’ État, un dispositif de veille sociale chargé d’accueillir les personnes sans abri ou en détresse, de procéder à une première évaluation de leur situation médicale, psychique et sociale et de les orienter vers les structures ou services qu’appelle leur état. Ce dispositif fonctionne sans interruption et peut-être saisi par toute personne, organisme, ou collectivité”3. Quand toutes ces personnes refusées par le 115 ont-elles eu la possibilité de rencontrer ce “dispositif”?

La Convention Internationale des Droits de l’Enfant, signée par l’État Français en 1989, stipule que : “ Les Etats parties adoptent les mesures appropriées, compte tenu des conditions nationales et dans la mesure de leurs moyens, pour aider les parents et autres personnes ayant la charge de l’enfant à mettre en oeuvre ce droit et offrent, en cas de besoin, une assistance matérielle et des programmes d’appui, notamment en ce qui concerne l’alimentation, le vêtement et le logement.”4

Condamné à de multiples reprises par la Commission Européenne des Droits de l’Homme, rappelé régulièrement à l’ordre par le Défenseur des Droits, l’État français maintient et durcit sa position au mépris de toute réglementation et de toute éthique. Comme le rappelait le Défenseur des Droits : “Tout démontre que ce qui fait la migration c’est la nécessité vitale de fuir son pays, la situation politique, la guerre, les inondations, les sécheresses, la famine, la négation des droits des femmes et des homosexuels… Ce n’est pas du tout l’appel d’air qui joue”5. Le 21 juin dernier, il constatait “des atteintes aux droits fondamentaux… d’une exceptionnelle et inédite gravité” avec “des conditions de vie inhumaines”. En rendant la vie impossible aux personnes en exil, il est certain que nous n’arrêterons pas les migrations, par contre nous nous déshonorons chaque jour davantage.

Hormis le silence, les assignations devant le tribunal, les évacuations policières, la seule réponse de l’Etat français et des autorités locales est l’hôtel. Ainsi, entre 2015 et 2016, le 115 a augmenté de 121 % le recours aux hôtels et réservé plus de 18000 nuitées à l’année. Selon Hervé Perrain, directeur de l’AGEHB 6, le service tourne actuellement à 3000 nuitées d’hôtels accordées par mois.7 Outre le coût financier considérable de ce type de solution, c’est le coût humain qui est le plus important. En effet, tous les rapports montrent les conséquences dramatiques sur la santé des personnes de ce mode d’hébergement que la circulaire Pinel8, jamais appliquée, visait à réduire.

Il existe d’autres solutions moins coûteuses et plus adaptées aux besoins des personnes. Comme par exemple la réquisition et la mise à disposition de bâtiments vides (plus de 6500 à Brest, dont de nombreux appartenant à l’État ou aux collectivités locales).

En conséquence, nous exigeons que L’État et la Mairie prennent pleinement leurs responsabilités en donnant accès à un logement décent et pérenne à toutes les personnes à la rue. De plus la mise en place à très court terme d’un centre d’accueil et de mise à l’abri, ouvert 24h/24 toute l’année, est absolument indispensable pour éviter que de telles situations se reproduisent.

Nous entendons vous interpeller sur les possibilités existantes et vous renvoyons aux articles l 641-1 et l 641-2 du Code de Construction et de l’Habitation9:

Monsieur le Maire, vous avez le pouvoir de demander au Préfet de réquisitionner des locaux laissés vacants depuis plus de 6 mois et vous, Monsieur le Préfet, pouvez répondre favorablement à cette demande.

La crise n’est ni migratoire, ni économique, elle est humaine ! Il est temps d’en finir avec le calcul politique, place à la volonté !

Des personnes se sont installé-e-s au nº 56 de la rue Bruat à Brest dans un immeuble appartenant à Brest Métropole Habitat qui fut auparavant un foyer pour “filles-mères” puis, plus récemment, le siège social de l’association Émergence.

La solidarité n’est pas une charge mais un devoir ! Nous affirmons ici que la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme prime sur toute autre loi. En ce sens, toute expulsion sans relogement immédiat serait contraire à son article 25 précédemment cité.

Dans l’attente d’une réponse positive de votre part, veuillez croire Messieurs en notre détermination à continuer d’exiger le respect de la dignité humaine et des droits fondamentaux. Vous pouvez compter également sur nous pour travailler à la recherche de solutions.

Les soutiens des habitant-e-s du nº56 rue Bruat à Brest :

Mouvement Zéro Personne à la Rue Brest, Front Social 29, CNT Brest, CLAJ,  FSU 29, Aidons les Réfugiés, NPA 29, Collectif Contre la Loi Travail,      Assemblée Citoyenne 29, Mrap 29.

https://www.change.org/

Lire la suite

17 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

18 octobre

18oct

Journée « noire » des assos Grèves débrayages et actions symboliques

Le gouvernement vient d’annoncer une baisse drastique des contrats aidés qui vont passer de 459 000 contrats signés en 2016 à 310 000 en 2017 (quid de 2018 ?) avec des conséquences sociales et humaines dramatiques (voir le communiqué d’ASSO). Ces contrats, financés en grande partie par l’Etat, permettent principalement à des associations et à des collectivités territoriales d’embaucher des personnes éloignées de l’emploi pour des missions d’intérêt général : animateur/animatrice socio-culturelle, coordinateur/coordinatrice d’association, formateur/formatrice, auxiliaires de vie scolaire auprès d’élèves en situation de handicap, secrétaire de Mairie, etc.

Bien que précaires et critiquables, ces contrats sont l’unique source de revenus de centaines de milliers de personnes et leurs disparitions vont avoir un impact considérable pour les personnes salarié.e.s dont bon nombre de salarié.e.s associatifs engagé.e.s, mais aussi pour tous les citoyens et citoyennes qui bénéficient indubitablement du travail de ces personnes.

https://www.solidaires.org/

Site

Lire la suite

16 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

ubériser (npa)

Manara-marre

Le Conseil d’État veut ubériser les services publics

Qu’on se le dise : le Conseil d’État est à la page et ne veut pas rater le tournant de la révolu- tion numérique. Dans un récent rapport intitulé « Accompagner l’ubérisation », dont le titre est déjà tout un programme, le Conseil d’État célèbre les vertus du capitalisme de plateformes.

Comme il s’agit de « se transformer ou mourir », la conclusion va de soi :

Il faut tout adapter (le droit, les règles sociales, les services publics, etc.) à un processus technologique salutaire et de toute façon inéluctable. Pas question de lois pour encadrer l’activité de ces nouveaux acteurs, le Conseil d’État mise sur des « dispositifs fondés sur l’auto- régulation des opérateurs ». Pas question non plus de donner un statut de salariéE à celles et ceux dont le travail est exploité par ces plateformes. Il faut au contraire « favoriser l’entre-preneuriat individuel ». Et pas question de réglementer les professions pour garantir un certain niveau de revenu : les plateformes sont au contraire une opportunité pour mettre les travailleurs en concurrence…

Service public ? Connaît pas !

Mais l’ubérisation est surtout une formidable opportunité pour démanteler, pardon, «ubériser» les services publics. Le Conseil d’État explique ainsi qu’aucune activité n’est naturellement un « service public ». Pour que cela soit le cas, il faut que cette activité « ne puisse être prise en charge de manière optimale que par la puissance publique ».

Et la révolution numérique doit permettre de restreindre le champ du service public puisque nombre d’activités pourront être exercées par des auto-entrepreneurs en lien avec des fonc- tionnaires via des plateformes : « un nombre croissant d’agents publics seront en relation avec ou chargés du contrôle d’acteurs privés employant eux-mêmes ces technologies innovantes ».

C’est pourquoi le Conseil d’État propose de « dresser la cartographie des activités de service public concurrencées par des plateformes numériques et en tirer toutes les conséquences pour leur réorganisation et la définition du périmètre du secteur public ». Ce rapport est du pain béni pour le gouvernement, au moment où Édouard Philippe a demandé à chaque minis- tre de lister les missions publiques qui ont vocation à être supprimées ou transférées au privé.

Si une mission est « ubérisable », elle pourra ainsi sortir du champ du service public !

Les idéologues cyniques de la bourgeoisie nous racontent que les plateformes réalisent l’utopie de Marx d’une sortie du salariat. Il s’agit en réalité d’en finir avec toutes les conquêtes du salariat au nom de l’impératif technologique, pour livrer les travailleurEs atomisés et isolés à une exploitation redoublée.

Nous militons pour l’expropriation des plateformes capitalistes : ces technologies doivent être appropriées collectivement pour sécuriser les revenus des travailleurEs utilisant ces plateformes et pour servir les besoins sociaux.

Samedi 14 octobre 2017 Gaston Lefranc

https://npa2009.org/

Lire la suite

14 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

carhaix (la poste)

poste

Lire la suite

14 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

faucheurs (guingamp)

La ville de GUINGAMP (22) sera le théâtre d’actions consacrées au soutien des victimes des pesticides et la lutte contre l’usage de ces polluants.

Jeudi 19 octobre 2017 à 20h30 : diffusion du film « Les sentinelles » de Pierre Pézerat au cinéma Les Korrigans à GUINGAMP. La diffusion sera suivie d’un débat avec le réalisateur ainsi qu’avec les victimes des pesticides de Triskalia notamment.


Jeudi 19 octobre 2017 à 18h00 : repas/débat
à la salle des fêtes de TRÉMARGAT organisé par les Faucheurs volontaires d’OGM.

Vendredi 20 octobre 2017 à 8h00 : Mobilisation citoyenne en soutien aux faucheurs volontaires d’OGM, devant la piscine de GUINGAMP (place du Vally). Les personnes présentes les accompagneront vers le tribunal de Guingamp où ils sont convoqués à 8h30 pour avoir rendus impropres à la vente des bidons d’herbicides à base de glyphosate. Animations et boissons chaudes pendant toute la durée de l’audience!Il n’est pas certain que tout le monde puisse avoir une place dans le tribunal ; aussi, après l’audience une « reconstitution » du procès et prévue à l’extérieur du tribunal. Le vendredi est un jour de marché à Guingamp, il est difficile de se garer -> pensez au covoiturage!

Vendredi 20 octobre 2017  à 18h00 : Crêpes et concert à la salle des fêtes de Trémargat organisé par les Faucheurs volontaires d’OGM.

faucheurs (guingamp) dans Altermondialisme Pesticides-non-merci

Eau & Rivières de Bretagne
7, place du Champ au Roy – 22200 Guingamp
Tél. : 02.96.21.14.70
http://www.eau-et-rivieres.org/

Lire la suite

13 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

mutuelles (révolution permanente + unef)

etudiants

L’ennemi numéro 1 de la jeunesse Après la sélection à l’université, Macron s’attaque aux mutuelles étudiantes

Pour la rentrée de septembre 2018, le gouvernement compte supprimer le régime spécifique de la sécurité sociale étudiante, en l’intégrant au régime général, sous le prétexte volontaire- ment flou de simplifier les démarches administratives. Mais la conséquence réelle de cette « simplification », c’est l’accès à ce marché aux mutuelles privées, qui ne se priveront pas de faire de l’argent sur le dos des étudiants.

Depuis 1948, la vente des complémentaires santé et des assurances est réservée à des organismes à but non lucratif, les « mutuelles étudiantes », obligatoires pour les étudiants, sauf exception. Mais cette chasse gardée, inaccessible aux grandes mutuelles, est remise en cause par le gouvernement Macron, qui souhaite inviter la concurrence jusqu’à l’université.

Quant au budget alloué aux mutuelles étudiantes, qui permet aux étudiants de se protéger pour des tarifs corrects (217€ par an au maximum), il risque très certainement d’être remis en question, cela « coûtant trop cher à l’état ». Alors que le gouvernement explique que les « acteurs existants pourraient continuer à intervenir sur des missions de prévention et de promotion de l’accès aux soins », celui-là même ne prévoie même pas son financement dans le projet de budget de l’année prochaine.

Les différents représentants des mutuelles étudiantes actuelles, invité-e-s à une réunion de représentants des ministères et des mutuelles rapportent un projet « peu clair », voire une réforme « sans ambition et sans objectifs politiques ». Edouard Philippe, interrogé sur la question, a préféré s’esquiver, maintenant le flou sur ces mesures.

La fin de la sécurité sociale étudiante telle qu’elle existe aujourd’hui est une des nombreuses attaques du gouvernement Macron contre les étudiants précaires, les soumettant jusqu’à  l’université à un régime concurrentiel.

Tout comme la baisse de budget de l’enseignement supérieur de 331 millions d’euros, la baisse des APL, ainsi que la sélection à l’université, cette réforme démontre la volonté de ce gouvernement des riches d’exclure progressivement les étudiants les plus précaires et les classes populaires des universités, en s’attaquant aux porte-monnaies.

Mais la stratégie adoptée par ce gouvernement témoigne de sa faiblesse : avec une base sociale très faible en début de mandats, Macron tente de se légitimer auprès des classes possédantes en attaquant vite et fort nos droits, le tout en masquant le plus possible ses réformes antisociales. Ce dont ce gouvernement a peur, c’est d’une réaction de la part de notre camp social, et notamment de la jeunesse, mouvement qui pourrait d’autant plus prendre de l’ampleur au vu de la faible popularité de Macron, déjà considéré comme le « président des riches ».

Ce dont les étudiants ont besoin, ce n’est pas de mutuelles privées qui ne cherchent que le profit, mais d’une véritable sécurité sociale, leur permettant d’accomplir leurs études dans des conditions correctes, sans avoir besoin de travailler à coté et avec une véritable couverture sociale !

Mar Leroye jeudi 12 octobre

http://www.revolutionpermanente.fr/

le peril jeune

Suppression du régime étudiant de sécurité sociale : une décision inaccep- table qui met fin à un outil indispensable pour les étudiant∙e∙s !

Lors d’une rencontre organisée le 10 octobre avec les mutuelles étudiantes, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a annoncé la fin du régime étudiant de sécurité sociale (RESS) dès le PLFSS (Projet de Loi de Finances de la Sécurité Sociale) 2018.

Un dialogue inexistant

Depuis plusieurs semaines, l’UNEF demande l’ouverture de discussions sur le régime étudiant de sécurité sociale et plus largement sur les problématiques d’accès aux soins des étu- diant∙e∙s. Pourtant, le Ministère préfère prendre une décision arbitraire sans recevoir les organisations étudiantes et sans se questionner sur les conséquences sur la santé des jeunes. Cette annonce arrive à quelques jours de la fin des concertations sur la réforme du premier cycle dans l’enseignement supérieur, et est de mauvais augure pour la suite !

Un choix politique déconnecté des besoins des étudiant∙e∙s …

Encore une fois, le gouvernement fait le choix de s’attaquer aux jeunes en menant une politi- que qui va à l’encontre de leurs besoins. Supprimer le RESS c’est mettre à mal un outil es- sentiel à l’autonomie et à la santé des jeunes. Cette décision est de plus en totale contradiction avec le discours du Ministère qui défend la gestion par les pairs sur de nombreux sujets mais qui apparemment ne concerne pas nos questions de santé !

… Qui ne répondra pas aux problématiques d’accès aux soins

Les difficultés sociales des étudiant∙e∙s ont des conséquences négatives sur leur santé, qui est trop souvent sacrifiée par manque de moyens. Alors même que l’état de santé des jeunes a des conséquences pour le reste de leur vie, ils sont un∙e sur trois à renoncer aux soins. Face à la précarité grandissante des étudiant∙e∙s, la suppression du RESS ne répondra en rien aux difficultés d’accès aux soins des étudiant∙e∙s, bien au contraire. Le RESS est un outil essentiel en matière de prévention et d’éducation à la santé. En mettant en place des actions non stigmatisantes réalisées par des étudiant∙e∙s, il permet de répondre à des besoins spécifiques de cette population.

Le gouvernement fait le choix de supprimer un outil essentiel sans réfléchir à la suite

Sous prétexte de vouloir créer un « droit commun » pour les étudiant∙e∙s, le gouvernement fait le choix de supprimer le RESS. Pourtant avec cette réforme, tou∙te∙s les étudiant∙e∙s ne seront pas dans le régime général, puisque nombreux.ses sont celleux qui continueront à être rattaché.e.s à celui de leurs parents. La seule conséquence sera donc, encore une fois, de mettre un coup à l’autonomie des étudiant∙e∙s.

De plus, rien n’est prévu, pour l’instant, pour permettre aux mutuelles étudiantes de continuer leurs actions d’accompagnement des étudiant∙e∙s sur les campus universitaires.

Une réforme purement politique qui ne peut pas être faite au nom des jeunes !

L’UNEF exige que le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche ouvre dans les plus brefs délais des discussions avec les organisations étudiantes sur la question du RESS et plus largement sur les conditions d’accès aux soins des étudiant∙e∙s. Les étudiant∙e∙s ont besoin d’une véritable réforme et non pas d’annonces sans ambition !

12 octobre 2017

http://unef.fr/

Lire aussi:

L’Unef annonce la fin du régime de sécurité sociale étudiante (Les Echos)

 

Lire la suite

12 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

contrats aidés (ouest france)

non!

Douarnenez. Contrats aidés : 80 postes concernés

Toiles d’essai, le festival de cinéma, la MJC, le Winch-club, etc. Beaucoup d’associations de Douarnenez emploient des contrats aidés.

La grogne ne faiblit pas dans le milieu associatif de Douarnenez (Finistère). Hier, une vingtaine de salariés et responsables protestaient contre la suppression des contrats aidés, qui met en péril leurs actions.

« Si une usine employant 80 salariés avait fermé à Douarnenez, ça aurait été une catastrophe et tout le monde en aurait parlé.

Dans notre cas, des postes éparpillés, qui disparaissent un par un, au fil des mois, ça passe inaperçu. Pourtant, ce sont autant de familles impactées. » Hier matin, cette idée d’une « usine de contrats aidés » a fait son chemin dans la tête des membres du tissu associatif douarneniste.

Plusieurs employés du Festival de cinéma, mais également de Toile d’essai, d’Imiouzik, de la MJC, de Rhizomes, d’Emglev Bro Douarnenez, du Winch club, du Cri suspendu, de Tita Prod et de C’oariva s’étaient réunis pour rappeler leur désarroi face au gel des emplois aidés, décidé par le gouvernement en août.

« Contrairement à ce que dit le gouvernement, les contrats aidés servent à tout le monde. À la MJC, nos deux anciens salariés ont trouvé un CDI directement à la fin de leur contrat. » Même chose chez C’oariva, « tous sont passés en CDI ». Et autour de la table, les témoignages se multiplient. Parmi la vingtaine de personnes présentes, ils sont même une dizaine, de tous âges, à avoir commencé en contrat aidé, ou en « Tuc, CES, CEC, emploi jeune… Peu importe comment on les a appelés au fil des ans. »

« Ils font vivre les associations »

Rien que sur la ville de Douarnenez, on recense 80 contrats aidés, éparpillés dans les nom- breuses associations culturelles, sportives, sociales… « Ils font vivre les structures. Aujour- d’hui, on a tous des projets qu’on ne peut pas mener par manque de personnel », résume Claudette Le Flamand, directrice de Toile d’essai.

« Et on ne parle même pas du Cap, ajoute Eric Doinel, directeur de la MJC. Si on enlève ces postes, ça va devenir mortifère. Les structures feront moins d’actions et ça engendrera moins de lien social. » Du côté de Toile d’essai, on a un exemple concret : « deux postes en moins, pour nous ça veut dire la fin des séances de cinéma pour les scolaires. »

Journée noire le 18 octobre

Même si toutes les associations possèdent un beau réseau de bénévoles motivés, aucune n’imagine pouvoir compenser la perte d’un emploi aidé. « Ce sont des gens qui ont de vraies compétences, qui ont été formés et qui bossent. On ne peut pas tout remplacer par du béné- volat, insiste Théo, salarié du festival de cinéma. Ce n’est pas parce que le milieu associatif n’est pas lucratif qu’on n’y travaille pas. »

À l’issue de cette réunion, des représentants d’associations de tout le Finistère s’étaient donné rendez-vous hier soir au Run ar puns, à Châteaulin, afin de mettre sur pied une action à l’échelle du département.

Une date a d’ores et déjà été arrêtée : le 18 octobre, jour du forum national des associations et fondations, sera balisé. À chaque association de voir par quelles actions elle manifestera son mécontentement…

Pauline BOURDET 11/10/2017

https://www.ouest-france.fr/

Lire la suite

12 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

plérin (lutte ouvrière)

manifestants-hopital-SUD

Hôpital de Plérin : coup de colère

Mardi 3 octobre, plus de la moitié du personnel du nouvel hôpital de Plérin, près de Saint-Brieuc, a débrayé pour protester contre l’augmentation de salaire ridicule proposée par la direction de l’établissement.

Celle-ci a eu le culot de proposer 0,1 % soit, pour un salaire de 1 200 euros, l’équivalent du prix d’une baguette tradition, comme l’ont fait remarquer les salariés en colère. Le directeur « comprend bien que cela est mal vécu », mais prend prétexte de la baisse des tarifs de remboursement pour s’en tenir là, alors qu’il est de notoriété publique que cet établissement connaît une hausse importante de son activité.

Cet hôpital, qui a ouvert en janvier 2016, produit de la fusion de quatre cliniques privées de Saint-Brieuc, se targue d’ailleurs d’être ultramoderne et à la pointe de la technologie pour différents soins. Mais, sur le plan des salaires et des conditions de travail, c’est plutôt le Moyen Âge. D’ailleurs, pour la majorité du personnel qui travaillait dans les anciennes cliniques, il n’y a pas eu d’augmentation de salaire depuis 2014.

Gageons que cette première action collective portera ses fruits. Les grévistes ont prévenu la direction : si elle continue à proposer des miettes, ce sera la grève.

Correspondant LO 11 Octobre 2017

Lire la suite

Rocutozig |
Tysniq |
Connorwyatt120 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Rafredipen
| Agirensemblespourpierrevert
| Buradownchin