Archive | Droite républicaine

05 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Ecotaxe, le contrat Ecomouv’ fait polémique (lt)

Ecotaxe, le contrat Ecomouv' fait polémique (lt) dans Droite républicaine eva-j-300x215

Taxe collectée par une société privée, retour sur investissement juteux, « scandale d’État »…

Les conditions du contrat signé entre Écomouv’ et l’ancien gouvernement Fillon pour la collecte de l’écotaxe cristallisent désormais les critiques, de droite comme de gauche. Ce matin, c’était au tour de Copé de critiquer le montage et le calendrier.empty dans Ecologie & climat

Ardents défenseurs de la philosophie du « pollueur-payeur », les écologistes ont tiré à boulets rouges, hier, contre les modalités de mise en oeuvre de cette taxe. L’eurodéputée Eva Joly juge qu’il « faut dénoncer ce contrat et faire une enquête ». Le député EELV des Bouches-du-Rhône François-Michel Lambert, est, pour sa part, allé jusqu’à décrire les germes d’un « scandale d’État » derrière le partenariat public-privé avec Écomouv’, société montée par une compagnie italienne (Autostrade per l’Italia, détentrice à 70 %) pour mettre en oeuvre et collecter l’écotaxe.

Le sénat devrait enquêter  Le dispositif doit rapporter 1,15 milliard d’euros par an, dont 20 % (250 millions annuels) doivent tomber dans l’escarcelle d’Écomouv’. « C’est énorme », reconnaît-on dans l’entourage de l’actuel ministre des Transports, Frédéric Cuvillier. À droite, certains ex-ministres se sont désolidarisés de leurs anciens collègues : Rachida Dati et Xavier Bertrand se sont ainsi étonnés « qu’une entreprise privée et étrangère soit en charge de collecter l’impôt en France ». Au sénat, le groupe socialiste veut créer une commission d’enquête sur la création d’Écomouv’. Jean-Luc Fichet, sénateur du Finistère, souhaite en faire partie.

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/france-monde/france/ecotaxe-le-contrat-ecomouv-fait-polemique-05-11-2013-2292832.php

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04 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Manifeste des 343 salauds, manifeste de véritables machos !

Manifeste des 343 salauds, manifeste de véritables machos ! dans Droite républicaine on-peut

Le magazine Causeur a publié le 30 octobre le « manifeste des 343 salauds ».

Le NPA dénonce cette nouvelle offensive antiféministe qui détourne de façon odieuse la référence au manifeste des 343 femmes ayant avorté, lancé en 1971 par Simone de Beauvoir. Alors que les femmes revendiquaient ainsi le droit à disposer de leur corps, les auteurs de ce manifeste sexiste revendiquent eux… le droit à disposer librement du corps d’autrui, celui des femmes, recourant même au possessif le plus machiste par l’intitulé de leur appel « touche pas à ma pute !

Ce slogan, pastiche de celui de SOS Racisme, est de plus une confiscation paternaliste intolérable de la parole des premières concernées. Sans grande surprise, on retrouve parmi les signataires les pires masculinistes et réacs en passant notamment par Eric Zemmour, Basile de Koch ou encore Richard Malka.

Rappelons que concrètement, le droit des femmes à disposer de leur corps, que ce soit par l’accès à la contraception et à l’IVG ou dans les luttes contre les violences sexuelles, est constamment remis en cause et en recul.

Le corps des femmes n’appartient qu’à elles-mêmes ! Montreuil, le 3 novembre 2013

http://npa2009.org/node/39415

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01 novembre 2013 ~ 0 Commentaire

Ecotaxe: quand le PS découvre les dérives des partenariats public-privé (basta)

Ecotaxe: quand le PS découvre les dérives des partenariats public-privé (basta) dans Droite républicaine

Depuis hier, le gouvernement cherche une porte de sortie sur l’écotaxe.

L’option choisie : rappeler que c’est le gouvernement Fillon qui a validé les grands principes de cette taxe et ses modalités de mises en œuvre. Notamment le recours à un partenariat public-privé, onéreux et contraignant (lire notre enquête Les dessous de l’écotaxe : quand Benetton et Goldman Sachs collectent l’impôt français), aujourd’hui ouvertement critiqué par la majorité. « Un jour, les Français sauront la vérité sur l’abominable partenariat public-privé (PPP) signé par le précédent gouvernement et qui coute très cher aux contribuables, » a déclaré le député socialiste Jean Glavany, selon Le Lab-Europe 1, en évoquant les conditions d’attribution de ce marché à la société Ecomouv’, chargé du recouvrement de cette taxe.

Une commission d’enquête parlementaire Le sénateur François Rebsamen, président du groupe socialiste, demande la création d’une commission d’enquête parlementaire sur ce partenariat public-privé. Objectif : « Voir comment ça s’est passé, comment [ce partenariat] s’est constitué et pourquoi cette société italienne va toucher de l’Etat français 250 millions d’euros » . « Je crois qu’il faut s’inté-resser à la composition du capital de cette société (…) Je me demande s’il n’y a pas quelque chose derrière », explique-t-il sur BFM-TV le 30 octobre. « C’est la déclaration de madame Kosciusko-Mori- zet qui m’a mis la puce à l’oreille ». Celle-ci a signé le contrat avec la consortium Ecomouv’ en 2011 alors qu’elle était ministre de l’Ecologie (et des transports).

« Derrière » le consortium Ecomouv’, il y a Autostrade (dont les actionnaires sont notamment la famille Benetton et la banque Goldman Sachs), Thalès, SFR et la SNCF. Nul besoin d’une commission parlementaire pour le savoir.

Le principe du partenariat public-privé sur cette taxe est discuté depuis 2009. Il est bien temps que le parti socialiste s’y intéresse. D’autant que l’octroi du contrat à Ecomouv’ a été laborieux : son concurrent, le concessionnaire d’autoroutes français Sanef (dirigé par Alain Minc), a déposé un recours devant le tribunal administratif de Pontoise pour empêcher la signature du contrat, en 2011. Le service central de la prévention de la corruption du ministère de la Justice a également été saisi .

Pourquoi le gouvernement Fillon a-t-il choisi de confier le recouvrement de la taxe à des sociétés privés, ce qui constitue une première en France ? Cela reste un mystère. D’autant que le surcoût – un taux de recouvrement de 20 %, nettement supérieur à celui des taxes et impôts gérés par l’administration publique – est admis par tous. Certains arguent de la complexité technique, difficile à mettre en place par le service des douanes. « On n’était pas obligé de couvrir tout le pays de por- tiques. On pouvait éviter le PPP [partenariat public-privé] en restant sur quelque chose de plus classique avec des entreprises qui déclarent et une administration qui contrôle », assure Philippe Bock, secrétaire général du syndicat Solidaires-douanes.

Mais pourquoi faire simple et efficace, quand on peut créer une usine à gaz qui permet à des entreprises privées de faire des profits en leur sous-traitant une fonction essentielle de l’État ?

par Agnès Rousseaux 31 octobre 2013 Lire notre enquête : Les dessous de l’écotaxe : quand Benetton et Goldman Sachs collectent l’impôt français

 

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30 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Assisté par l’État, Le Point dénonce le «scandale» des assistés (Acrimed)

Assisté par l’État, Le Point dénonce le «scandale» des assistés (Acrimed) dans Droite républicaine rich1

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Toujours à la pointe du combat contre tous les scandales et toutes les injustices, Le Point s’attaque dans son édition du 24 octobre 2013 à l’ « assistanat », avec ce titre de Une : « Les assistés. Comment la France les fabrique. »

Et d’énumérer comment, donc : « Peut-on vivre sans travailler ? Ces riches qui en profitent. Le grand délire des allocations. Et Le Point, comment se fabrique-t-il, lui ? En partie avec 4,5 millions d’euros versés chaque année par l’État au titre des aides à la presse (moyenne sur les années 2009/2011), ainsi que le relevait récemment la Cour des comptes dans un rapport. Les assistés du Point contre les prétendus assistés : ne circulez pas, c’est à voir !

Il est vrai que l’indignation est toujours plus facile quand on est aveugle à ses propres turpitudes… Mais la tartufferie ne s’arrête pas là dans ce « dossier ». Il s’avère en effet indigent journalistiquement parlant, comme le montre la contre-analyse accablante réalisée par ATD Quart monde pour Politis : quand il ne se contente pas d’assertions non etayées ou sourcées, reprenant toutes les idées reçues ou les antiennes d’hommes politiques amis, il repose sur des données fausses fournies par un think-tank ultra libéral, l’Ifrap.

L’hebdomadaire de Pinault a toujours été un journal « d’opinion ». Mais à durcir sa ligne éditoriale, jusqu’à ignorer systématiquement les faits pour mieux faire valoir ses fantasmes politiques, et rivaliser non seulement avec son principal concurrent, L’Express, mais aussi avec Valeurs actuelles, le risque est grand pour Le Point de se confondre avec un genre de presse qui n’a plus grand-chose à voir avec le journalisme et l’information… Franz Peultier, le 30 octobre 2013

http://www.acrimed.org/article4177.html

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29 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Écotaxe: les bonnets rouges, de la FDSEA et Armor Lux à la droitosphère ( le Huff’)

Écotaxe: les bonnets rouges, de la FDSEA et Armor Lux à la droitosphère ( le Huff') dans Droite républicaine event-affiche-2171
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Depuis samedi, le bonnet rouge n’est plus seulement le symbole du commandant Cousteau.

Les agriculteurs bretons l’ont repris et popularisé pour manifester contre l’écotaxe. Ce couvre-chef est même devenu aujourd’hui devenu la représentation de la colère plus générale contre la détérioration de la situation en Bretagne. Alors que le Premier ministre a réuni les acteurs locaux ce mardi matin à Matignon, le HuffPost a tenté de retracer l’itinéraire de ces bonnets rouges.

Armor Lux a offert les bonnets à la FDSEA A l’origine, c’est le syndicat agricole FDSEA qui a voulu remettre au gout du jour une pratique héritée de la monarchie. Le bonnet rouge fait référence à la ré- volte des paysans bretons en 1675 contre les taxes créées par Louis XIV pour mener sa guerre contre la Hollande. Pour remplir les caisses de l’Etat, le souverain avait eu l’idée de taxer le papier timbré, indis- pensable pour tous les actes de vente. En avril ce cette année-là, la colère s’est emparée des campagnes bretonnes, entre châteaux brûlés et bureaux de tabac saccagés. A cette époque, les paysans étaient reconnaissables à leurs bonnets qui étaient rouges dans le Finistère, bleus dans d’autres régions. C’est en référence à ce combat que la FDSEA a choisi ce vêtement en signe de ralliement. Pour les donner à tous leurs adhérents, le syndicat s’est adressé à Armor-Lux, le même industriel qui fabrique la marinière popularisée, il y a un an, par Arnaud Montebourg. « Les Bretons, chefs d’entreprise, comme leurs sa- lariés, sont solidaires contre l’écotaxe. C’est à ce titre que les bonnets ont été offerts gracieusement à la FDSEA. Nous avons vidé nos stocks mais nous allons vite les reconstituer », explique au Télégramme Jean-Guy Le Floc’h, le PDG de la société. Elle espère, comme en 2012, surfer sur la vague. Le bonnet fait d’ailleurs la une du site de leur boutique en ligne.

Récupération politique Mais l’entreprise bretonne n’est pas la seule à tenter de récupérer ce sym- bole. Les politiques ne sont pas en reste. Dès le 27 octobre, au lendemain de la manifestation bretonne, Marine Le Pen a appelé ses partisans à changer leur photo de profil sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter. La patronne du FN les a invité à la remplacer par un dessin arborant le bonnet rouge pour dire non « à l’injustice fiscale et à l’eurostérité ».

Internet est plus généralement le terrain de jeu préféré de tous ceux qui veulent s’approprier la colère. Sur Facebook, la page de soutien aux agriculteurs bretons, créée samedi 26 octobre a été « likée » par près de 18.000 personnes (compte arrêté à mardi 11h30). Contacté par le HuffPost, le créateur de cette page nous a renvoyés vers un internaute bien connu de la droitosphère: Madame L’Envie.

Ce compte est tenu, comme celui de son acolyte Madame Michu, par un militant de droite qui se présente comme « antisocialiste » et qui a « comme seul objectif de faire gagner la droite républicaine en 2017″. Ce sont eux qui gèrent la page Facebook de soutiens aux bonnets rouges via le « Michu Lab », un laboratoire qui leur permet de repérer les sujets porteurs. La question de la fiscalité en est le meilleur exemple. D’autres groupes beaucoup moins modérés se sont également saisis de la colère en Bretagne. C’est le cas du collectif autonomiste Révolte Bretonne ou de Jeune-Bretagne qui appelle sur son site à signer la pétition en faveur des bonnets rouges bretons. Comme une note des renseignements généraux relayée par le Figaro l’a mis en évidence, ce groupuscule identitaire et indépendantiste se situe à l’extrême-droite de l’échiquier.

« Toute société a besoin d’équilibre pour se maintenir dans l’histoire. Pour assurer cet équi- libre, il faut une cohésion sociale qui ne peut être réalisée que si l’on préserve une certaine homogénéité culturelle. Or, la présence massive sur notre sol d’immigrés issus d’une civilisation totalement différente de la nôtre rendent impossible leur assimilation à notre mode de vie », écrivent les responsables sur leur site internet dans un propos sans équivoque. Le HuffPost  |  Par Alexandre Boudet Publication: 29/10/2013 11h53 CET  |  Mis à jour: 29/10/2013 12h31 CET

http://www.huffingtonpost.fr/2013/10/29/ecotaxe-bonnets-rouges-fdsea-armor-lux-droitosphere_n_4172646.html?utm_hp_ref=france

Pour en savoir plus: http://www.contreculture.org/TB_Code_Paysan_1675.html

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29 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

François Baroin évoque les « 39 heures payées 35″ (Bfm.tv)

François Baroin évoque les

Et le travail des enfants, t’y as pas pensé?

L’ex-ministre du Budget était l’invité de BFM Business, vendredi 25 octobre. Il a évoqué le »contexte favorable » dont bénéficie François Hollande, et imaginé ce que la droite aurait fait à sa place. (…)

« 39 heures payées 39, cela ne règle pas le problème » Avec ce contexte plus favorable, qu’aurait donc fait la droite pour redresser le pays? Pour François Baroin, il est clair que la solution proviendra d’un « choc de compétitivité », qu’il avait prévu de financer via la fameuse « TVA sociale ».  Mais aussi, peut-être, par la suppression des 35 heures. Là, un problème se pose: « si on passe à 39 heures, il faut avoir le courage de dire que ce sera 39 heures payées 35. C’est ça, le problème de compétitivité supplémentaire.  Mais 39 heures payées 39, ça ne règlera pas le problème ! », a-t-il affirmé. « Donc Nicolas Sarkozy est parti d’une défiscalisation des heures supplémentaires pour redonner du pouvoir d’achat ». Cela aurait pu être une étape vers la suppression des 35 heures « si le constat social permettait d’avancer la-dessus ». Le 25/10/2013 à 21:09

http://www.bfmtv.com/economie/francois-baroin-evoque-39-heures-payees-35-632100.html

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26 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Les mensonges du Point sur « la France des assistés » (Politis)

Les mensonges du Point sur « la France des assistés » (Politis) dans Droite républicaine rsa_riche

Dans son dossier fustigeant la « fabrique des assistés », Le Point s’appuie sur des données en partie fausses, rarement sourcées et compilées au profit d’une thèse ultralibérale. Analyse avec ATD Quart Monde.

La France, pays d’assistés ? C’est l’un des préjugés les plus répandus, dénonce ATD Quart Monde. « Chaque campagne électorale on y a droit, chaque mois de novembre paraît un sondage concluant que 8 Français sur 10 pensent que la France est un pays d’assistés… », déplore Jean-Christophe Sarrot, rédacteur en chef de Feuille de route, le mensuel du mouvement. « Une rengaine libérale fétide  », tranche l’économiste Christophe Rameaux. Un propos « démagogique, destiné à flatter une partie de l’électorat sur des conceptions populistes », analysait le sociologue Serge Paugam dans Politis en mai 2011, en réaction aux déclarations de Laurent Wauquiez, alors ministre des affaires européennes, selon lequel « dérives de l’assistanat [seraient] le cancer de la société française ». Pour couper court aux rumeurs infondées, ATD Quart monde vient de publier l’ ouvrage « En finir avec les idées fausses sur les pauvres et la pauvreté », qui reprend et contredit pas loin de 80 idées fausses sur ce thème des « assistés fraudeurs et profiteurs ». L’hebdomadaire Le Point y avait fait écho sur son site.

Mais cette semaine, prenant à contrepied ce qu’il défendait la semaine dernière, Le Point fait sa Une du 24 octobre sur le thème : « Les Assistés, comment la France les fabrique ? » Avec une réponse en trois points : « Peut-on vivre sans travailler ? Ces riches qui en profitent. Le grand délire des allocations. »  À l’intérieur du magazine, une dizaine de pages dont une enquête de Béatrice Parrino, rédactrice en chef adjointe, intitulée « Hors de contrôle et surdimensionnée, notre État providence décourage le travail ». Soit 8 colonnes où les éléments d’enquêtes sont peu ou mal sourcés et les exemples utilisés dans le sens qui vient justifier la Une.

« Quand la journaliste cite cette mère de famille qui toucherait 1 500 euros d’aides sans travailler, rien ne dit d’où proviennent ces aides, commente Jean-Christophe Sarrot. Quand elle écrit qu’il y aurait une différence de seulement 3 000 euros annuels entre la retraite d’un smicard et celle d’une personne qui n’a jamais ou peu travaillée, elle n’explique pas comment ce chiffre a été calculé. Quand elle cite ce cadre qui travaille au noir, elle ne fait qu’alimenter un vieux fantasme le sujet… Ce dossier est un tissu d’erreurs et de vérités partielles ! »  Le plus dommageable étant peut-être ce tableau, publié à la deuxième page et qui laisse entendre que la différence de revenus entre un couple, avec deux enfants de 5 et 11 ans, vivant en région parisienne avec 600 euros de loyers, gagnerait à peine plus en travaillant qu’en touchant les aides sociales. Sous-entendu : voilà pourquoi ils ne travaillent pas, ne participent pas à la solidarité nationale, et profitent de l’Etat-providence…

 La source du Point : l’ultra-libéral Ifrap Ce tableau provient de l’Ifrap, think tank ultra libéral, « qui n’est pas réputé pour l’exactitude de ses données », glisse Jean-Christophe Sarrot. D’une part, la proximité entre l’Ifrap et Le Point est une vieille histoire. Voir déjà, les attaques sur les « profs sous employés » ou sur les « doublons de compétences ». Ensuite, la directrice de la fondation, Agnès Verdier-Molinier, avait ses entrées à l’Elysée du temps de Nicolas Sarkozy. Elle serait une égérie du libéralisme à tout crin est très prisée par les grands patrons. Plus radicale dans sa pensée libérale que le Medef, elle figurait néanmoins parmi les invités de l’université d’été du syndicat des patrons en 2013. Et elle accepte périodiquement quelques prestations pour les Medef départementaux.

Dans son livre « Les fonctionnaires contre l’Etat », publié en 2011, celle qui se présente comme une journaliste économique a lancé une lourde charge contre ces fonctionnaires « privilégiés dans la crise », en « grève en toute impunité », qui « vivent au-dessus de nos moyens »… Dans son dernier livre « 60  milliards d’économie ! », elle attaque indifféremment l’État, les collectivités locales et la Sécurité sociale « prêts à tout, même à nous spolier », une pensée très antisociale.

La proximité entre les idées de l’Ifrap et le Medef est évidente : le 29 août, dans un entretien pour l’hebdomadaire L’Usine nouvelle, Pierre Gattaz, Président du Medef, cite l’Ifrap et ses rapports sur le thème de la baisse de la dépense publique. En outre, sur les retraites, l’Ifrap publie en mai ses « 15 clés de la réforme » dont la majeure partie est reprise par le Medef dans les « 24 propositions pour équilibrer durablement nos régimes de retraite », publié en juillet.

Un tableau truffé d’erreurs

Le tableau de l’Ifrap qui prétend que « Ne pas travailler peut rapporter autant qu’un Smic » est pourtant truffé d’erreurs.

  • « La principale erreur de ce tableau, explique Jean-Christophe Sarrot, est de prétendre que les allocations familiales s’ajoutent au RSA socle (première colonne, 762 euros) alors que celui-ci les intègre déjà. C’est une idée très dommageable parce que si l’on prend un couple avec quatre enfants, on pense que les parents cumulent les aides alors qu’elles sont comprises dans le RSA. En outre, il n’est nulle part précisé le taux de non-recours au RSA alors qu’il atteint près de 50 % en moyenne pour le RSA (68% pour le RSA activité, 35% pour le RSA socle). »
  • Deuxième erreur de ce tableau : « Lorsque l’on perçoit un SMIC pour un couple avec deux enfants, on a droit à la CMU-C. Donc les situations à 3/4 SMIC et SMIC donnent droit à la gratuité des transports en Île-de-France, cette gratuité étant acquise pour les bénéficiaires de la CMU-C . » 

Mais le tableau ne précise pas non plus que le taux de non recours est de 29% pour la CMU-C et entre la moitié et les deux-tiers pour les tarifs sociaux dans les transports urbains…

  • Troisième erreur : ce tableau laisse entendre que les APL sont un revenu (483 euros), alors qu’elles sont en grande partie englouties dans le loyer (600 euros).
  • Quatrième erreur ou approximation : un loyer à 600 euros en région parisienne avec deux enfants ? « Ce couple imaginaire doit vivre dans 20m2 », grince Jean-Christophe Sarrot.

« De manière générale, car toutes les données ne sont pas fausses dans ce tableau, on observe que l’un des postes de dépenses les plus importants sont les transports. Ce qui est vrai. Et que l’écart entre les demandeurs d’emploi et les travailleurs pauvres est assez réduit (500 euros). Ce qui est vrai aussi. Mais en conclure qu’il vaut mieux ne pas travailler est une interprétation d’idéologie libérale : outre le revenu, le principal intérêt de travailler est la reconnaissance sociale. L’autre bénéfice du travail est le fait de cotiser pour sa retraite et sur ce point, le dossier est très faible. Il ne dit pas non plus qu’une famille vivant avec un SMIC et deux enfants se trouve sous le seuil de pauvreté. »

Assistanat ou système solidaire ? Les conclusions d’ATD Quart Monde ne seraient pas les mêmes :  « Ce qui semble évident c’est que le Smic est trop bas. Mais le dossier du Point ne met pas en cause le niveau du SMIC. La France entière bénéficie d’aides sociales. Pour les agriculteurs, elles représentent 70 % de leurs revenus, les entreprises profitent d’exonérations de dizaine de milliers d’euros. Le Point appelle notre système de l’assistanat, nous parlons de solidarité. »

Lire l’article entier: http://www.politis.fr/Les-mensonges-du-Point-sur-la,24248.html

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19 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Ump : entre affaires et guerre de chefs

Ump : entre affaires et guerre de chefs dans Droite républicaine 203_mafia_flash

Sarkozy, Fillon, Copé… Les rivalités agitent une UMP paralysée et sans ressort face au FN.

Celui-ci attire l’électorat de droite, dont une large fraction se dit favorable à des accords droite – extrême droite. Cela pendant que les affaires alimentent la chronique. Fillon se proclame candidat de la  »vraie  rupture » et affirme être « en conflit avec Nicolas ». « Il faut que je me libère » affirme-t-il sans rire ! Et Copé cherche à occuper la place abandonnée par Fillon pendant que Sarkozy essaye de se défaire des affaires qui le rattrapent comme elle rattrapent l’UMP. Certes, il a pu bénéficier d’un non-lieu dans l’affaire Bettencourt, mais il n’en est pas quitte pour autant avec la justice. Dans l’affaire Karachi, les accusations, en France par un ancien intermédiaire — Ziad Takkiedine — ou en Libye par d’anciens proches de Kadhafi, ne sont pas élucidées. Et deux journalistes, Gérard Davet et Fabrice Lhomme, le soupçonnent de détenir un compte en Suisse.

« Politique » du fric… Dans le même temps, Éric Woerth, l’ancien trésorier de l’UMP, a été renvoyé en correctionnelle. Alliot-Marie fait l’objet d’une information judiciaire pour « abus de confiance » au préjudice de plusieurs associations locales, au sujet de mouvements de fonds suspects entre des associations liées à l’office de tourisme de Saint-Jean-de-Luz et un hôtel de luxe… dirigé par Bernard Marie, père d’Alliot-Marie !

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À Corbeil-Essonne, Dassault doit être entendu comme témoin assisté pour « complicité de tentative d’assassinat ». Cela fait suite aux déclarations d’un homme de main du millionnaire en fuite depuis qu’il a tenté d’assassiner un de ses acolytes qui probablement réclamait son dû. Et cela dans le cadre d’une enquête pour corruption, abus de biens sociaux, blanchiment et achat de votes présumés…

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Cerise sur le gâteau, Patrick Balkany, député-maire de Levallois-Perret, intime de Sarkozy déjà condamné en 1996 à quinze mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité pour avoir utilisé trois employés municipaux à son service personnel, est l’objet d’une enquête pour récidive ainsi que pour avoir empoché des commissions occultes versées par les entreprises travaillant pour l’office des HLM des Hauts-de-Seine. Il est accusé par Didier Schuller, ex-élu RPR, condamné en 2007 pour financement illégal du RPR, d’avoir bénéficié d’une partie de cet argent qu’il aurait investi dans des biens immobiliers… À l’UMP, la « rupture » avec le fric, c’est pas pour demain !

Yvan Lemaitre Vendredi 18 octobre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 213 (17/10/2013)

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08 octobre 2013 ~ 0 Commentaire

Précisions autour du “non lieu” de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bettencourt (Les Inrocks)

Précisions autour du “non lieu” de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bettencourt (Les Inrocks) dans Droite républicaine nick-edward

Tout ça pour ça pensez-vous ? Après une médiatique mise en examen pour “abus de faiblesse”, Nicolas Sarkozy n’est pas renvoyé devant le tribunal correctionnel. Pour autant, l’enquête des deux juges d’instruction bordelais chargés de l’affaire Bettencourt épingle toujours dix personnes, dont Eric Woerth.

Trop ténues“. C’est ainsi que les juges d’instruction ont qualifié, dans leur ordonnance de renvoi du 7 octobre, les charges retenues contre Nicolas Sarkozy, ont révélé aujourd’hui les journaux Sud Ouest et Le Monde. Conséquence immédiate, pour l’ancien chef de l’Etat français : pas de renvoi au tribunal correctionnel. Pas de futures images de lui à la barre, pas de meutes de journalistes narrant les audiences autour de sa personne. Un peu de repos quoi. A sa mise en examen, le 21 mars dernier, pour “abus de faiblesse” à l’encontre de la milliardaire Liliane Bettencourt, Nicolas Sarkozy était soupçonné d’avoir capté des sommes d’argent en liquide pour sa campagne présidentielle de 2007. Son “non lieu” du jour ne signifie pas la fin des soupçons sur ce circuit occulte. Il signifie que, si des condamnations sont à venir, il n’y a pas assez d’éléments probants pour que lui fasse partie des malheureux élus.

Equipe jouant désormais à dix Si, à l’annonce de cette nouvelle, de Nadine Morano qui “ne voyait pas comment il pouvait en être autrement” à Valérie Pécresse qui “n’en avait jamais douté“, les ténors de la droite n’ont pas affiché autant de certitudes pour ceux qui restent dans la nasse. Nicolas Sarkozy et l’avocat fiscaliste Fabrice Goguel bénéficient d’un “non lieu” mais dix autres personnes sont renvoyés devant le tribunal de Bordeaux. Nous trouvons dans cette équipe devant désormais jouer à dix : Eric Woerth, ex ministre du budget et ex trésorier de l’UMP, Patrice de Maistre, ex gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, le photographe François Marie-Banier et son compagnon Martin d’Orgeval, Carlos Vejarano l’ancien gestionnaire de l’île paradisiaque d’Arros, l’homme d’affaires Stéphane Courbit, le fiscaliste Pascal Wilhem, l’infirmier Alain Thurin, Jean-Michel Normand et Patrice Bonduelle tous deux notaires.

De beaux tableaux Ce qu’il faut retenir de la parenthèse de cette mise en examen, ce sont de beaux tableaux. Bon, un peu moins beaux que ceux que Claude Guéant prétend avoir vendu 500 000 euros en défiant toutes les lois du marché de l’art (et la loi tout court en n’ayant pas signalé leur vente hypothétique au ministère de la Culture). Non, il s’agit de tableaux gratuits car réalisés sur Excel. Ces outils informatiques détaillent une succession d’événements dont la chronologie – et l’enchaînement – pose question. Comme le rappelle Le Monde, dans le procès verbal du 27 mars relevant des “indices graves et concordants“, Nicolas Sarkozy semble coordonner la ponction de certaines sommes liquides de la milliardaire. Le juge Gentil décrit alors “la mise en place d’un système occulte de mise à disposition d’espèces entre février 2007 et décembre 2009 (…) à la demande de Patrice de Maistre”.

Woerth sera-t-il le fusible ? De Maistre, alors gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, est suspecté d’avoir délivré ces sommes au trésorier d’alors de l’UMP : Eric Woerth. Sept virements provenants des comptes suisses des Bettencourt (pour un montant total de 4 millions d’euros entre 2007 et 2009) sont considérés comme suspects. A chaque fois, les tableaux montrent qu’une fois l’argent retiré, les mêmes hommes se rencontrent à quelques jours d’intervalle et dans le même ordre : Bettencourt et De Maistre, puis De Maistre et Woerth, puis Woerth et Sarkozy.

Aujourd’hui, comme le note Mediapart, une seule chose est sûre. Comme ce fus le cas pour Jacques Chirac avec Alain Juppé, le poids politique du procès va se greffer, non sur le général, mais sur un ancien lieutenant : Eric Woerth. Comme quoi, les absents n’ont peut être pas toujours tort. Prétendre pour autant que l’horizon judiciaire de Nicolas Sarkozy s’éclaircit totalement, ce serait oublier un peu vite les grosses affaires en cours d’instruction : Tapie, les sondages de l’Elysée, Kadhafi… 07/10/2013 | 17h34  par e

http://www.lesinrocks.com/2013/10/07/actualite/precisions-autour-du-lieu-nicolas-sarkozy-11433803/

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30 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Guéant se prépare à une garde à vue (Jdd)

Guéant se prépare à une garde à vue (Jdd) dans Droite républicaine joconde-portrait-louvres-humour-12 Petite délinquance…

C’est « courant octobre » que Claude Guéant sera auditionné par les policiers en charge de l’enquête sur l’ »affaire Tapie ».

Claude Guéant se prépare à son audition devant les policiers de la brigade financière dans le dossier Tapie, prévue « courant octobre », a-t-il confié à des proches. L’ancien ministre de l’Intérieur et ex-secrétaire général de l’Élysée s’attend à être placé en garde à vue. Devant ses visiteurs, Claude Guéant n’en démord pas, il a toujours agi sur ordre du président dans l’affaire Tapie.

Gênante pour l’ancien ministre, la découverte par les enquêteurs de la vente de deux tableaux pour la somme de 500.000 euros à un avocat malaisien. L’enquête a établi que les toiles valaient dix fois moins, et que ce demi-million d’euros est venu à point nommé pour régler cash l’achat d’un appartement parisien. Qui se cache derrière ces fonds? Interrogé par le JDD, le financier Alexandre Djouhri, parfois cité, nie tout lien. Côté affaires, celles de Claude Guéant, devenu avocat, ne semblent pas florissantes (il ne partage plus ses bureaux de l’avenue George-V avec son gendre, puisque ce dernier, avec sa famille, est parti s’installer cet été à Bruxelles). Parmi ses rares clients, le Gabon. Le directeur de cabinet d’Ali Bongo, Maixent Accrombessi, lui a confié une mission sur « les opposants gabonais en France ».

L.V. – Le Journal du Dimanche dimanche 29 septembre 2013

http://www.lejdd.fr/Societe/Justice/Gueant-se-prepare-a-une-garde-a-vue-631403

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