Archive | Droite républicaine

18 mars 2021 ~ 0 Commentaire

dubamix

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18 mars 2021 ~ 0 Commentaire

sarko (npa)

sarko maf

Nicolas n’est pas un « Jojo avec un gilet jaune »

Toutes les affaires judiciaires auxquelles est mêlé à des degrés divers Nicolas Sarkozy ont un fort parfum d’argent. Le Monde en a recensé dix.

Tout récemment (le 1er mars), il a été condamné à trois ans de prison, dont un ferme, dans l’affaire dite des « écoutes », qui vient elle-même après les soupçons liés à la « générosité » de la milliardaire Liliane Bettencourt, héritière de L’Oréal, dont auraient pu profiter les finances de la droite et du futur candidat à la présidentielle (dans cette affaire, Nicolas Sarkozy a bénéficié d’un non-lieu).

Le 17 mars doit s’ouvrir le procès Bygmalion – soupçons de fausses factures au cours de la campagne de 2012, établies pour masquer un dépassement de 20,5 millions d’euros du seuil maximal (fixé à 22,5 millions d’euros). L’affaire des fonds libyens lors de la campagne électorale de 2007 montre quant à elle des connexions dont les conséquences ont été dramatiques.

On ne peut pas préjuger des suites que l’appareil judiciaire donnera à ces affaires. D’autant que Sarkozy, contrairement à un « Jojo avec un gilet jaune » (selon l’expression méprisante de Macron), que l’on peut condamner sans problème, a les moyens de mobiliser des avocats prompts à dénoncer tout ce qui pourrait passer pour des inégalités de procédure.

Il a aussi table ouverte dans les grands médias souvent réceptifs à ses dénonciations des « juges politisés ». Ce qui provoque du mécontentement dans certaines rédactions, ainsi celle du Parisien a annoncé, le 2 mars, se « désolidariser » de l’éditorial écrit par son directeur, qui dénonçait la « sévérité accrue » et l’« intransigeance implacable » des juges.

On sait qu’après la condamnation, Darmanin a ouvertement exprimé sa solidarité avec Sarkozy. Plus gravement, ce dernier a bénéficié à de multiples reprises des faveurs et de la sollicitude d’Emmanuel Macron, qui n’a pas hésité à en faire son ambassadeur personnel dans plusieurs pays étrangers pour des événements officiels.

Tout cela n’est en fait pas nouveau et va au-delà de la personne de Sarkozy.

Dans un discours prononcé le 8 février 1893, Jean Jaurès dénonçait déjà ce type de comportement des politiciens et le rattachait au système capitaliste lui-même :

« … dans l’ordre social actuel, avec le tour nouveau qu’ont pris les entreprises et les affaires, le divorce grandissant de la propriété et du travail, il est impossible de discerner sûrement l’honnêteté et la malhonnêteté, l’entreprise loyale de l’escroquerie ;

c’est que nous assistons à une sorte de décomposition sociale […], il ne suffit pas d’apporter de vagues protestations d’honnêteté […], ce n’est pas là un étroit procès instruit contre quelques hommes entre les murs étroits d’un prétoire ; c’est le procès de l’ordre social finissant qui est commencé, et nous sommes ici pour y substituer un ordre social plus juste. »

18/03/2021

https://lanticapitaliste.org/

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15 mars 2021 ~ 0 Commentaire

régionales allemandes (taz reporterre)

bad wurt

Sans titre 1

Bad Wurtemberg: Les Verts progressent de 2%, CDU (Merkel) perd 3%, SPD (PS) perd 2%, FDP (Centre) gagne 2% , AfD (fascistes) perd 5% et les camarades de Die Linke (« Insoumis ») gagnent 1% (3,6%)

Par contre dans la Rhénanie-Palatinat le SPD se maintient et les fascistes reculent aussi. Die Linke (2,5%) n’a pas les 5% pour avoir un siège.

rhein lanfd

https://taz.de/

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En Allemagne, une nouvelle percée des écologistes

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11 mars 2021 ~ 0 Commentaire

balladur (lutte ouvrière)

just

Affaire Karachi : Balladur ne savait rien

La Cour de justice de la République a été fidèle à sa réputation d’être clémente dès qu’il s’agit de condamner un ministre.

Le gagnant cette fois est Balladur, qui comparaissait dans une affaire de corruption dont l’argent avait servi à financer sa campagne électorale de 1995, quand il se rêvait président à la place de Chirac.

Ces commissions versées à des intermédiaires pour la négociation de contrats d’armement ont été détournées vers le compte de campagne de Balladur.

Vingt-cinq ans après les faits, la Cour a estimé que celui-ci n’était au courant de rien et il a donc été relaxé. Voilà un ex-premier ministre, dans la « tradition républicaine » dont on parle tant, c’est-à-dire ignorant tout de ce qui le concerne et donc ni responsable ni coupable.

Il y aurait de quoi sourire si ce détournement d’argent n’avait pas entraîné la mort de 14 employés de la Direction des constructions navales, victimes d’un attentat de représailles venant sans doute d’un intermédiaire floué. Les familles des défunts n’avaient pas le sourire en appre-nant le verdict dans l’affaire dite de Karachi. Elles pouvaient penser que l’innocent avait du sang sur les mains.

Le comparse de Balladur, l’ex-ministre François Léotard, a été moins chanceux puisqu’il écope d’une peine de prison de deux ans, certes avec sursis, et d’une amende de 100 000 euros. Là encore la Cour est fidèle à sa tradition : on ne met pas de ministre en prison.

Balladur va pouvoir couler des jours heureux.

Dans cette affaire, le tribunal correctionnel de Paris, avait prononcé six condamnations le 15 juin dernier, pour abus de biens sociaux, complicité ou recel. Ce tribunal a en effet estimé qu’aucun des six prévenus ne pouvait ignorer « l’origine douteuse » des fonds versés sur le compte de campagne de Balladur.

Ont ainsi été condamnés le conseiller de François Léotard au ministère de la Défense, Renaud Donnadieu de Vabres, à cinq ans de prison dont deux avec sursis et 120 000 euros d’amende ; le directeur de cabinet et chef de campagne de Balladur, Nicolas Bazire, condamné à cinq ans de prison dont deux avec sursis et 300 000 euros d’amende, un homme qui pantoufle aujourd’hui chez LVMH ; Thierry Gaubert, du ministère du Budget, a été condamné à quatre ans de prison dont deux ferme et 120 000 euros d’amende ; Dominique Castellan, PDG de la branche internationale de la DCN, a eu trois ans de prison dont un avec sursis et 50 000 euros d’amende ; et bien sûr les deux intermédiaires, Ziad Takieddine et Abdul Rahman El-Assir, ont été condamnés à cinq ans de prison.

Tous ont fait appel, ce qui suspend les peines.

Ce jugement confirme du moins que cette affaire de corruption n’était pas une chimère. Quel dommage que Balladur n’en ait pas été informé !

Jacques FONTENOY 10 Mars 2021

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08 mars 2021 ~ 0 Commentaire

présidentielle (jdd mee)

macron 2

Présidentielle : le front républicain s’effriterait en cas de duel Macron-Le Pen, selon un sondage

Un enquête réalisée par Harris Interactive pour Commstrat, révélée par L’Opinion, indique qu’une majorité d’électeurs ne reporterait par leur voix en faveur d’Emmanuel Macron, en cas de duel au second tour entre le candidat LREM et la cheffe de file du RN, Marine Le Pen.

Un « front républicain » mis à mal. D’après un sondage Harris Interactive pour Commstrat, publié par L’Opinion ce lundi, Emmanuel Macron sortirait gagnant de la prochaine présidentielle de 2022 avec 53% des voix au second tour, face à la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen, créditée de 47% d’intentions de vote.

Néanmoins, indique l’enquête, une majorité d’électeurs, des Insoumis à la droite, refuseraient de reporter leurs votes au second tour sur le président sortant pour faire barrage au RN, au nom d’un « front républicain ».

Le sondage, réalisé sur un échantillon de 1 029 personnes représentatif de la population française, interrogeait les participants sur leurs intentions de vote au second tour, en fonction de celles du premier tour entre Jean-Luc Mélenchon, candidat déjà déclaré pour France Insoumise, Anne Hidalgo pour les socialistes, Yannick Jadot pour les écologistes ou Xavier Bertrand pour la droite.

C’est du côté des électeurs du candidat Insoumis Jean-Luc Mélenchon que le refus de se positionner est le plus majoritaire : 52% d’entre eux indiquent leur intention de s’abstenir ou voter blanc en cas de duel Macron-Le Pen.

Les 48% d’électeurs restant opteraient à part égale entre les deux candidats : 24% pour le candidat LREM, 24% pour la candidate RN. Le leader de France Insoumise a déjà indiqué qu’il ne donnerait pas de consignes de vote dans ce cas de figure.

Les écologistes majoritairement favorables à un report vers Macron

Les électeurs de la maire de Paris Anne Hidalgo seraient 50% à s’abstenir ou voter blanc dans le cas de figure d’un second tour Macron-Le Pen, tandis que 41% d’entre eux accorderaient leur voix au président de la République sortant.

Seul l’électorat du candidat supposé écologiste Yannick Jadot se reporterait majoritairement, 51% d’entre eux, vers le candidat LREM. Et 5% d’entre eux voteraient pour Marine Le Pen.

A droite, les voix sont partagées. Parmi les électeurs de Xavier Bertrand, 41% ne se positionneraient pas en cas de duel Macron-Le Pen au second tour. Ils seraient en revanche 38% à accorder leurs voix à Emmanuel Macron et 21% à voter Marine Le Pen.

Un électorat fidèle à Marine Le Pen

Enfin, l’enquête s’intéresse également à la fidélité de l’électorat des deux candidats. 69% des sympathisants LREM interrogés indiquent qu’ils feront le même choix en 2022. Davantage que les électeurs de Jean-Luc Mélenchon (55%) ou que les transferts de voix de Benoît Hamon vers Anne Hidalgo (29%) ou l’écologiste Yannick Jadot (29%)

Marine Le Pen jouit quant à elle d’une base solide : 84% de ses électeurs de 2017 indiquent leur intention de confirmer leur choix lors de la prochaine échéance électorale, indique Harris Interactive. Un chiffre qui grimpe à 90% d’entre eux, si la candidature de Xavier Bertrand est remplacée par celle de la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse.

8 mars 2021 Mathilde Durand

https://www.lejdd.fr/

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En difficulté face à Le Pen, Macron s’en prend aux musulmans

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07 mars 2021 ~ 0 Commentaire

sarkozy sondage (le huff’)

sarko maf

Sarkozy condamné: les politiques traités « moins sévèrement » par la justice

Selon un sondage Ifop, 50% des Français interrogés considèrent que Nicolas Sarkozy est traité par la justice “mieux qu’un simple citoyen”.

Les Français pensent que les politiques sont traités « moins sévèrement » par la justice (sauf les partisans de Sarkozy)

Traitement de faveur? Une majorité de Français (62%) pensent que les personnalités politiques sont traitées “moins sévèrement” par la justice que les simples citoyens et 50% que Nicolas Sarkozy, condamné récemment à de la prison ferme, l’est “mieux qu’un simple citoyen”, selon un sondage de l’Ifop ûblié ce 7 mars dans le Journal du Dimanche.

Ainsi, seules 12% des personnes interrogées considèrent que les personnalités politiques sont traitées “plus sévèrement” que les simples citoyens, et 26% “ni plus, ni moins sévèrement”.

Pour les Républicains, pas de traitement de faveur

En revanche chez les sympathisants des Républicains, le parti de Nicolas Sarkozy, ils ne sont que 19% à penser que les personnalités politiques sont traitées “moins sévèrement” que les simples citoyens, au lieu de 79% chez les Verts, 75% chez LFI, 73% au PS, 70% au RN, et 56% chez LREM.

En réponse à une autre question sur Nicolas Sarkozy, condamné la semaine dernière à trois ans d’emprisonnement, dont un ferme, pour “corruption” dans l’affaire dite des écoutes”, les Français sont 22% à estimer que Nicolas Sarkozy est traité par la justice “moins bien qu’un simple citoyen” et 28% “comme un simple citoyen”.

Si 50% de Français considèrent que l’ancien président est traité par la justice “mieux qu’un simple citoyen”, seuls 14% des Républicains le pensent.

Enquête réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 4 au 5 mars 2021, auprès d’un échantillon de 1012 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur comprise entre 1,4 et 3,1 points.

07/03/2021

https://www.huffingtonpost.fr/

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02 mars 2021 ~ 0 Commentaire

sarko (jdd ci)

SarkoTrump

La condamnation de Nicolas Sarkozy provoque un séisme politique à droite

Au lendemain de la condamnation historique de Nicolas Sarkozy dans l’affaire dite « des écoutes », les réactions politiques. L’ancien chef de l’Etat a été condamné lundi à trois ans d’emprisonnement, dont un ferme, pour corruption et trafic d’influence et a fait appel. Sa famille politique, la droite, « fait bloc derrière l’ancien président », note Le Figaro. Plusieurs ténors de la droite ont fait part de leur « soutien » à Nicolas Sarkozy et ont critiqué un jugement « injuste » et « disproportionné ».

Une « bombe politique »

C’est le cas pour le président du parti Les Républicains, Christian Jacob, pour qui « la sévérité de la peine retenue est disproportionnée et révélatrice de l’acharnement judiciaire d’une institution déjà très contestée ». « Le travail de la justice n’est pas terminé », a affirmé de son côté Renaud Muselier, président LR de la région Sud, sur Twitter.

Mais derrière ces marques d’affection publiques, Le Figaro relate aussi les inquiétudes en coulisses.

« Alors qu’une partie de la droite, toujours en recherche de son ‘candidat naturel’ espérait une relaxe de l’ancien président, comme préalable à un retour avant la prochaine présidentielle, le jugement, lundi, a fait l’effet d’une bombe politique », observe le journal. Un élu LR détaille ses craintes : « Même si Nicolas Sarkozy n’a jamais dit publiquement qu’il voulait revenir, il laissait la porte ouverte, raconte-t-il. Avec une condamnation, même en première instance, ça devient plus compliqué de se présenter devant les Français. »

A droite, l’espoir d’un retour s’amenuise

Il faut dire que l’ancien président apparaissait combatif au cours de son procès, observe Le Parisien. De quoi susciter l’espoir d’un retour chez certains. « Si un ancien conseiller estimait que les procès avaient ‘réveillé l’animal politique’ en lui, la condamnation d’hier permet difficilement d’envisager une embellie concernant son éventuel avenir politique », écrit le journal.

Le quotidien francilien rappelle qu’un autre rendez-vous judiciaire attend Nicolas Sarkozy. Il sera de retour le 17 mars au tribunal, cette fois-ci dans le dossier Bygmalion. « Ce que change cette décision, c’est l’ambiance dans laquelle va débuter le procès Bygmalion, pronostique un sarkozyste. Il l’aurait abordé avec plus de force si son honnêteté avait été reconnue dès maintenant. »

« Tourner la page » ou « remobiliser »

Et maintenant? Comment va réagir la droite? Le Monde décrit des visions divergentes au sein de LR. Il faut « tourner la page Sarkozy », estime un élu. Le quotidien du soir rappelle l’enjeu pour le parti de droite : « A un an de la présidentielle, LR doit se trouver une incarnation pour ses idées. Et un candidat capable de lui faire passer la barre du premier tour, au risque, dans le cas contraire, de tout simplement signer sa fin ».

Mais d’autres à droite pensent au contraire que ce verdict pourrait « remobiliser » cette famille politique autour de Nicolas Sarkozy. Dans Le Monde toujours, le sénateur LR de Paris Pierre Charon assure que l’ancien président est le seul recours pour « mener la droite à la victoire ». « Je reçois des messages de sympathie de tout le monde, tous partis confondus », explique-t-il.

La presse étrangère est plus sceptique quant à l’avenir politique de l’ancien chef de l’Etat. Nicolas Sarkozy « a comblé le vide et est apparu comme une autorité morale et une option possible pour 2022, analyse le politiste Pascal Perrineau dans le New York Times. Sa condamnation, si elle est confirmée, le prive de cette stature. » En Espagne, El Mundo titre sur « la fin de la carrière politique de Nicolas Sarkozy ».

2 mars 2021 Redaction JDD

https://www.lejdd.fr/

sarko

La condamnation de Sarkozy, une révolution dans une France “monarchique” et élitiste

Quel symbole, dans ce pays centralisé et pyramidal qu’est la France, s’exclame cet éditorialiste allemand, de voir la justice envoyer un ancien président derrière les barreaux – ou presque. Pour lui, le pouvoir et l’élite française ressortent profondément ébranlés de la condamnation de Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy condamné à trois ans de prison, c’est une information qui a fortement interpellé outre-Rhin. Un éditorialiste de la Süddeutsche Zeitung lui trouve même quelque chose de “révolutionnaire” quand on connaît le système politique hexagonal.

Pour s’expliquer, le quotidien de centre gauche dépeint sa vision de la France : un pays au système présidentiel “qui conserve des caractéristiques fondamentalement monarchiques définissant le tempérament politique national : dirigiste, centralisé et, à certains égards, absolutiste”.

Ici, affirme la SZ, la politique “repose sur la personnalité du président de la République, qui doit être à la fois une figure lumineuse et un père attentionné pour ses concitoyens. L’idée que cette conception invite à toutes sortes d’abus, qu’elle repose sur la force de caractère individuelle qui peut donc être corruptible, appartient au contrat implicite que les électeurs passent tous les cinq ans avec leur président-monarque.”

Amour des magouilles

Tous les présidents font l’objet de soupçons, explique le journaliste. Mais dans le cas de Nicolas Sarkozy, “qui aimait à peu près autant les magouilles qu’il redoutait la lumière [sur ces mêmes magouilles]”, ce pacte a franchement raté.

Et c’est ici que l’importance du verdict prend tout son sens. Le fait que l’ancien président soit traité aujourd’hui comme un citoyen ordinaire devant la justice est la preuve, pour le quotidien, que “l’enquête a enfin été menée à l’abri des influences politiques”.

Car si la France est un État de droit, elle est aussi marquée par “une forme de justice parallèle où les juges sont davantage soumis aux injonctions politiques que leurs confrères allemands, ce qui a plus d’une fois fait douter de leur impartialité”.

Et la Süddeutsche Zeitung de conclure :

Cette condamnation donne non seulement des sueurs froides à l’ensemble de la classe politique française, mais elle ébranle aussi l’élitisme et l’absolutisme qui caractérisent l’appareil politique et les rapports de force dans la société en général. Deux ans après l’apparition des ‘gilets jaunes’ et un an avant la prochaine élection présidentielle, la pression monte dans la République.”

 

02/03/2021

 

https://www.courrierinternational.com/

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02 mars 2021 ~ 0 Commentaire

édito (a et r)

anticap

Si la connerie était d’or, ce gouvernement au service des millionnaires deviendrait milliardaire !

122 décès ont été enregistrés à l’hôpital ces dernières 24 heures ce qui monte à 86 454 le nombre de morts depuis le début de l’épidémie. 19 952 nouveaux cas ont été recensés en 24 heures en France. 3 492 personnes sont actuellement en service de réanimation. La pandémie a fait au moins 2 526 075 morts dans le monde.

Voici donc le bilan d’un an de « gestion » de crise sanitaire quand elle est entre les mains des
capitalistes. C’est une histoire de vaccins et de la Saint-glinglin.

Le jeudi 21 janvier, Olivier Véran le ministre de la santé annonçait le matin que 15 millions de personnes seraient vaccinées en juin 2021 pour finalement tripler la mise le soir-même en parlant de 43 millions de vaccinés. Et oui, comme un jeu de poker mais en parlant de nos vies.

Or, au 1er mars 2021 en France, seulement moins de 3 millions de personnes – 2 967 937 précisément – avaient reçu une SEULE dose de vaccin.

Une semaine = une idée, c’est ça la com’ Castex-Macron !

La semaine dernière, les départements au fort taux d’incidence ont été sommés par le gouvernement de reconfiner le week-end. Et de faire durer le suspens sur vingt autres dont de nombreux départements d’Île-de-France. Bien sûr, rien de vraiment neuf dans ces décisions qui continuent de faire porter aux individus le poids de la contamination et de sa transmission.

Mais néanmoins, on sent dans ces mesures la tension entre la propagation à vitesse grand V du virus dont le variant anglais et la nécessité de maintenir à un niveau élevé l’exploitation afin de garantir aux patrons leurs dividendes et autres intérêts.

Cette semaine, et alors que la zone C (notamment l’Ile-de-France ) amorce sa rentrée, une étude bien opportune a été publiée dans le British medical Journal par le professeur
Arnaud Fontanet, épidémiologiste à l’Institut Pasteur et membre du conseil scientifique.

Et bien… figurez-vous que les écoles ne joueraient pas ce rôle d’amplificateur de l’épidémie comme ne cessent de le répéter les esprits chagrins dont les enseignant.e.s ! Ce rapport est contradictoire avec celui du rapport de début janvier du groupe d’experts scientifiques qui conseille le gouvernement britannique et qui alertait sur le fait que les adolescents de 12 à 16 ans étaient sept fois plus à risque d’introduire le coronavirus au sein d’un foyer que les plus de 17 ans.

Et que le rôle des moins de douze ans tout en étant plus faible, restait important, et c’est bien à l’école que se déroulent les contaminations. Mais s’il est bien opportun c’est qu’il permet à Blanquer de se rattraper aux branches après l’annonce de trop qui annonçait que les équipes enseignantes prendraient en charge les tests salivaires qui allaient soi-disant déferler sur les écoles !

Mais la réaction des profs ne s’est pas faite attendre : hors de question de pallier aux pénuries médicales et de prendre le risque d’être contaminé. A tel point que ce lundi, le ministre de l’éducation nationale a assuré que les tests salivaires seraient évidemment réalisés par des       « personnels de santé » et non par des enseignants !

Et il a même enfoncé le clou en affirmant que la France avait « tout à fait les moyens en termes de tests et de moyens logistiques » d’arriver « vers la mi-mars à l’objectif de 300 000 tests par semaine » pour l’ensemble de la France… des mensonges à faire pâlir Pinocchio!

A tout point de vue, virons les patrons et les actionnaires ! Le comique de répétition de ce gouvernement semble sans fin. Mais au fil des mois, il sème sur son chemin la mort, l’augmentation de la misère, de la précarité.

Des suicides d’étudiants aux charrettes de licenciements, des lits toujours supprimés à l’hôpital aux prévisions de fermeture de classes à l’école, rien n’est épargné aux travailleurs et aux jeunes.

Nous sommes de plus en plus nombreux à faire le constat que tout ce qui passe entre les mains des capitalistes est broyé et que notre santé n’est pas épargnée.

De mois en mois, le nombre des équipes militantes qui luttent pour leurs droits ne cessent
d’augmenter et de créer des liens entre elles. Il devient urgent, nécessaire, fondamental que tous ces noyaux combatifs déploient de manière conjointe leurs efforts pour construire un mouvement d’ensemble contre l’ensemble de la politique de ce gouvernement qui balaye sa politique dans la rue, dans les entreprises, dans les lieux d’études, dans les hôpitaux, dans les quartiers.

Partout, c’est nous qui travaillons, c’est nous qui décidons !

https://anticapitalisme-et-revolution.blogspot.com/

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02 mars 2021 ~ 0 Commentaire

sarko (révolution permanente)

sarko maf

Prison ferme pour Sarkozy : sa peine pourrait être réalisée à domicile

Ce lundi, au terme de trois mois de délibérations, Nicolas Sarkozy a été condamné à trois ans de prison dont un ferme pour corruption et trafic d’influence.

Une peine inédite dans l’histoire de la justice française, dans le cadre de l’affaire « Bismuth » qui a révélé les pratiques de corruption de la classe politique française. Évidemment, Nicolas Sarkozy bénéficiera d’un traitement de faveur, qui permettrait d’effectuer sa peine à domicile. Une preuve que le système judiciaire reste au service des classes dominantes.

Ce lundi, après trois mois de délibérations, la justice a rendu son verdict :

Nicolas Sarkozy est condamné à trois ans de prison dont un ferme pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire « Paul Bismuth ». Le Parquet National Financier avait au départ requis une peine de quatre ans de prison dont deux fermes. L’avocat de l’ex-président, Thierry Herzog, ainsi que le magistrat Gilbert Azibert, eux aussi impliqués dans l’affaire des écoutes, ont également été condamnés à trois ans de prison dont un ferme.

L’ancien chef de l’État a donc été reconnu coupable d’avoir utilisé son avocat et Gilbert Azibert pour obtenir des informations illégales sur des enquêtes judiciaires en échange d’un poste de prestige à Monaco.

Une pratique pas isolée, lorsqu’on sait que Nicolas Sarkozy a été impliqué dans pas moins de 10 affaires de 1995 à 2012, allant de « l’affaire Karachi » aux « hélicoptères du Kazakhstan » en passant par les financements illégaux de ses campagnes de 2007 et de 2012.

Par ailleurs, le népotisme semblait être monnaie courante sous l’ère Sarkozy, et de nombreux amis de l’ex-président avaient alors été nommés à des postes clés dans la justice, la police ou encore la haute administration.

Nicolas Sarkozy est donc le deuxième ancien président, après Jacques Chirac, à être condamné par la justice. Ce dernier avait été condamné à deux ans de prison avec sursis dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, rappelant que la corruption est bien une affaire structurelle à la 5è République.

Mais, si la peine est inédite, l’impunité demeure.

Ainsi, celui qui est coupable de corruption et trafic d’influence devra réaliser sa peine… à domicile. En effet, la présidente du tribunal a affirmé que cette peine pouvait « nécessiter un aménagement à domicile, sous forme de bracelet électronique ».

Une promenade de santé pour l’ex-Président qui pourra donc effectuer sa peine dans une de ses nombreuses résidences secondaires. Une preuve une fois de plus de l’hypocrisie des condamnations pour les dirigeants de ce monde, qui bénéficient sans cesse de traitements de faveur. Une justice à deux vitesses, qui laisse croupir les plus précaires pendant que Sarkozy et ses semblables effectuent leurs peines dans des conditions luxueuses.

Irena Mathilde lundi 1er mars

https://www.revolutionpermanente.fr/

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26 février 2021 ~ 0 Commentaire

université (npa)

une

«Islamo-gauchisme»: l’énième attaque du macronisme contre l’université publique

Invitée à intervenir sur le plateau de C-News le 14 février, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Frédérique Vidal a dénoncé la présence de « l’islamo-gauchisme » à l’Université, et lancé une vaste campagne contre le monde universitaire.

« L’islamo-gauchisme gangrène la société dans son ensemble », a déclaré Vidal, en para-phrasant le titre du Figaro, avant de préciser : « Des gens peuvent utiliser leurs titres et l’aura qu’ils ont […] pour porter des idées radicales ou des idées militantes… ».

Ces déclarations, prononcées par une membre d’un gouvernement qui a fait des privilèges de classe et des fractures sociales sa marque de fabrique, sont inacceptables.

La ministre de l’Enseignement supérieur, accompagnée de Jean-Michel Blanquer, reprend le discours des nationalistes xénophobes, en écho au vote de la loi sur le séparatisme venant renforcer le virage (électoraliste ?) à l’extrême droite.

Dans ce contexte, Vidal accuse les chercheurEs de faire du militantisme et non pas de la science et, provocation suprême, déclare devant l’Assemblée nationale vouloir confier au CNRS une enquête sur les courants de recherche en France.

Le monde de la recherche s’insurge et refuse ces accusations infondées, infantilisantes et intimidatrices, qui ne sont pas sans rappeler la répression et les listes noires de la période du Maccarthysme. Le CNRS est une organisation de chercheurEs et non pas un corps d’inspection ayant vocation à jouer le rôle d’inquisiteur auprès des collègues…

L’indignation du monde de la recherche

Les réponses de l’ESR (Enseignement supérieur et recherche) ont été immédiates. Pour la CPU (Conférence des présidents d’université), pourtant traditionnellement modérée, la condamnation des propos de Vidal est immédiate et claire : « l’islamo-gauchisme » n’est pas un concept.

C’est une « pseudo-notion dont on chercherait en vain un commencement de définition scientifique »1. Dans la même ligne, le CNRS (Centre national de la recherche scientifique) déclare que l’« islamo-gauchisme » est un « slogan politique qui ne correspond à aucune réalité scientifique ».

Il condamne en outre avec fermeté les tentatives d’instrumentalisation politique de la science et la délégitimation de certaines communautés scientifiques comme les études post-­coloniales, intersectionnelles et celles utilisant le concept de « race »2 .La ministre semble en effet ignorer que les SHS (Sciences humaines et sociales) mobilisent le concept de « race » pour désigner une construction issue des rapports sociaux de domination et non pas une entité biologique.

Dans une tribune parue dans le Monde, plus de 600 membres du personnel de l’ESR, dont l’économiste Thomas Piketty et la sociologue Dominique Meda, dénoncent la « chasse aux sorcières » menée par leur ministre de tutelle.

L’indignation de la communauté universitaire enflamme la toile et le #Vidaldemission connait très rapidement un franc succès et plus de 10 000 personnels de l’ESR réclament aujourd’hui sa démission.

En plus d’un appel du pied à l’extrême droite, il s’agit d’une attaque très grave contre les libertés académiques qui s’inscrit dans le projet global de la reforme du gouvernement (Loi de programmation de la recherche) préfigurant une généralisation du système de financement fléché qui obligerait les chercheurEs à répondre à des commandes préfabriquées plutôt qu’à faire de la science.

Les approches critiques minorées   

Supposément susceptibles de dériver dans le militantisme, d’encourager le terrorisme et le séparatisme, certaines approches de la recherche en SHS, ayant notamment comme objectif de mettre à nu les discriminations, se retrouvent stigmatisées et minorées par le gouvernement.

La ministre semble avoir oublié que les travaux de recherche font l’objet d’une évaluation par les pairs qui ne repose pas sur des opinions ou des positionnements politiques mais sur une méthode scientifique rigoureuse.

Elle confond peut-être la dimension engagée vis-à-vis du monde social, affichée par certaines approches critiques, avec la pratique militante.

En empruntant une définition à Karl Marx, la penseuse féministe Nancy Fraser définit la Théorie critique comme une « clarification opérée par le temps présent sur ses propres luttes et ses propres aspirations »3.

Contrairement à l’attitude grossière et politisée de la ministre, les chercheurEs critiques sont conscientEs de la nécessité de se débarrasser des idées reçues, des préjugés et des schèmes de pensée issus de leurs propres cadres d’expérience.

Cette mise à distance est nécessaire pour dévoiler les tensions et les contradictions de l’ordre social afin d’appuyer, par le travail théorique et empirique, des forces sociales susceptibles de constituer un levier pour l’émancipation.

Ainsi, les approches critiques sont nécessaires à la compréhension du monde et permettent aux individus de s’armer théoriquement pour dévoiler les différentes formes d’exploitation et d’oppression auxquelles elles ou ils font face.

La démarche du gouvernement est claire : pas de place pour la pensée critique dans sa société. Enfin, gare à ceux et celles qui souhaitent penser les inégalités et les injustices : Vidal leur enverra sa police de la pensée. Nous ne nous laissons pas faire !

Hélène Marra Hebdo Abi L’Anticapitaliste 25/02/2021

https://lanticapitaliste.org/

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