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16 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

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Covid-19 : 60% des Français trouvent « justifié » que les ministres soient poursuivis sur la gestion de la crise

Notre enquête Ifop montre qu’une majorité de Français est favorable à ce que les ministres soient jugés sur leur gestion de la crise du Covid-19.

Alors que la mise en examen d’Agnès Buzyn par la Cour de justice de la République pour « mise en danger de la vie d’autrui » sonne comme un coup de tonnerre pour la gestion de la crise sanitaire par l’exécutif, cette décision apparaît aujourd’hui validée par une large majorité des Français : 60% considèrent qu’il est « justifié » que des ministres soient poursuivis par la justice sur leur gestion de la crise sanitaire, alors même que celle-ci n’est pas finie – ils sont même un tiers (33%) à voir ces poursuites comme « tout à fait » justifiées.

Fait rare : cette justification prêtée aux poursuites est majoritaire dans la quasi-totalité des catégories de population, à l’exception notable des sympathisants de La République en Marche (25%) et les électeurs d’Emmanuel Macron (45%) au premier tour de l’élection présidentielle de 2017.

Sans surprise, les proches de La France Insoumise (85%, dont 55% « tout à fait ») et ceux du Rassemblement national (72%, dont 48% de « tout à fait ») apparaissent comme les plus virulents à l’égard des ministres, comme les 25-34 ans (70%) et les catégories populaires (74%).

16 septembre 2021 Jean-Philippe Dubrulle, directeur d’études à l’Ifop

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14 septembre 2021 ~ 0 Commentaire

jet skis (swp)

swp

Des « jet-skis » pour lutter contre les réfugiés dans la Manche

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06 juillet 2021 ~ 0 Commentaire

pcf (regards)

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Départementales : le choc pour le PCF

Dimanche amer pour le Parti communiste… Le Val-de-Marne, dirigé en continu par un communiste depuis 1976, passe à droite. C’est un nouveau coup dur pour la « banlieue rouge ».

Il y a certes les élections régionales. Le PCF avait 28 conseillers sortants sur les 1 726 sortants, répartis dans cinq régions (Auvergne-Rhône-Alpes, Bretagne, Ile-de-France, Occitanie et Normandie).

Il va entrer dans cinq nouvelles régions, sans que l’on sache quel sera le nombre final de ses conseillers : Centre-Val de Loire, Grand Est, Hauts-de-France, Nouvelle Aquitaine et Pays de la Loire. Dans la semaine, Fabien Roussel ajoutait officiellement, à ce constat, que le PC aurait plus de 150 sièges de conseillers départementaux.

Il faudra attendre un peu pour avoir un bilan complet de la représentation communiste départementale : on trouve des candidats du PCF dans les binômes effectivement classés comme « communistes », mais aussi sous les étiquettes de « divers gauche », « union de la gauche » ou « union de la gauche avec des écologistes ».

Les analyses qui suivent portent donc sur un effectif limité de 110 cantons : 88 où un communiste au moins avait été élu en 2015 et 25 autres où un binôme classé « communiste » était présent au second tour.

Sur cet ensemble, les chiffres bruts sont les suivants.

Sur les 88 cantons « sortants », 65 cantons ont maintenu leur représentation communiste et 23 l’ont perdue, soit un quart environ.

Sur les 25 cantons « non sortants », 7 ont été gagnés (soit un peu moins d’un sur trois). Les gains sont dans les Alpes-de-Haute-Provence (Château-Arnoux-Saint-Auban), les Bouches-du-Rhône (Marseille-11), les Hautes-Pyrénées (Bordères-sur-l’Echez), le Pas-de-Calais (Lillers), la Seine-Maritime (Dieppe-2), le Vaucluse (Avignon-3) et le Loiret (Orléans-3).

Mais les gains de second tour n’effacent pas l’amertume de pertes souvent symboliques, dans 15 départements.

Dans l’Allier, le PC perd quatre cantons, dont Montluçon-2 et Bourbon l’Archambault (même si c’est de justesse). Dans les Alpes-Maritimes, c’est le cas de Contes, communiste depuis 1970. Il en est de même pour Arles et Gardanne, pour Firminy dans la Loire, pour un canton d’Alès dans le Gard ou pour Étain dans la Meuse.

Mais le plus dur concerne bien sûr la petite couronne parisienne, une fois de plus écornée.

Les dégâts sont limités en Seine-Saint-Denis, où les communistes conservent quatre cantons (Saint-Denis-Stains, Bobigny, Montreuil-2, Tremblay-en-France), mais perdent Aubervilliers. Le coup de tonnerre est la perte – annoncée et réalisée – du Val-de-Marne, 13 ans après celle du « 93 ».

On sait que le profil des deux départements les plus emblématiques du communisme municipal a en fait toujours été bien différent.

La Seine-Saint-Denis a été longtemps un territoire d’hégémonie incontesté : en 1977, les 27 communes administrées par le PC regroupaient à elle seules près de 80% de la population du département et en 1978 les neuf députés du « 93 » sont tous communistes. Il n’en fut jamais de même dans le Val-de-Marne.

Quand le département est créé, au milieu des années 1960, ses concepteurs ont en effet décidé de regrouper la partie nord « rouge » ‘appartenant à l’ancien département de la Seine) et la partie sud venue de l’ancienne Seine-et-Oise, plus ruralisée et vouée à l’expansion des villes nouvelles.

Les communistes administraient certes près de la moitié de la population départementale, mais la droite est restée toujours à l’affût (elle dirigea même le département entre 1970 et 1976). La perte de nombreuses municipalités en 2020 laissait entrevoir un basculement, mais sans que l’on puisse conclure à son inéluctabilité.

Si l’équilibre municipal est depuis 2020 au net avantage de la droite (29 communes contre 15 pour la gauche), l’écart est moins net en termes de population (57% administrés par la droite, 43% par la gauche).

Mais à l’arrivée le constat est sans appel. La droite ne perd aucun canton et ravit au PCF les deux de Champigny et celui de Choisy, les écologistes (qui font partie de la majorité départementale) enfonçant un peu plus le clou en s’emparant du deuxième canton de Vitry. La majorité a donc exactement basculé : 28 pour la droite et 22 pour la gauche. Évincés de la direction du département, les communistes ne sont même plus majoritaires dans le groupe de la nouvelle opposition.

Dans le match global des départementales, la droite est gagnante : elle dirigeait 67 départements, elle perd la Charente, les Côtes-d’Armor et peut-être la Seine-Maritime, mais gagne les Alpes-de-Haute-Provence, le Finistère, le Puy-de-Dôme et le Val-de-Marne.

Les communistes font les frais de cette dynamique : le PCF ne gère plus aucun département. Le « communisme municipal » s’accroche, mais il ne s’appuiera plus sur le modèle de ses deux départements phares.

Roger Martelli 28 juin 2021

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Lire aussi:

Élections régionales et départementales : les faux-semblants

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24 juin 2021 ~ 0 Commentaire

droits des femmes (el diario)

femme ecrivain

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Les fonds destinés à supprimer les droits des femmes et des LGBTI en Europe ont quadruplé en dix ans

Le rapport du Forum parlementaire européen sur les droits sexuels et reproductifs (EPF) intitulé « The Tip of the Icerberg » (la pointe de l’iceberg) a chiffré l’augmentation des groupes qui tentent d’imposer un programme ultra-catholique par le biais d’une « stratégie soigneusement orchestrée » qui « produit des résultats concrets », comme le détaille le rapport.

707,2 millions de dollars pour tenter de renverser les droits sexuels et reproductifs. Ce sont les chiffres qu’une récente enquête du Forum parlementaire européen sur les droits sexuels et reproductifs (EPF) attribue à l’agenda ultra-catholique en Europe avec lequel un conglomérat de fondations et d’ONG opère pour saper les lois sur l’avortement, l’éducation sexuelle et les LGTBI et empêcher la promulgation de nouvelles lois.

Le forum est un réseau de parlementaires de tout le continent qui a surveillé l’activité d’une demi-centaine de groupes et l’argent qu’ils ont dépensé pour cet agenda, qu’il qualifie d’anti-genre. Le rapport « The Tip of the Iceberg Extremist Religious Funders Against Sexual and Reproductive Rights » révèle qu’il a quadruplé en une décennie, passant de 22,2 millions en 2009 à 96 millions en 2018. Au total, ils ont totalisé 707,2 millions en dix ans, selon une approximation « sous-estimée », souligne-t-elle.

Les chiffres illustrent la montée en puissance, ces dernières années, des mouvements opposés au féminisme et aux droits des femmes, à l’avortement et au collectif LGTBI. Parmi eux, l’association espagnole HazteOír ou sa filiale internationale CitizenGo, à laquelle l’étude attribue une dépense de 32,7 millions d’euros sur cette période, et tout un conglomérat d’acteurs ayant un poids au sein de l’Union européenne, où ils tentent d’exercer une influence politique. Mais aussi à l’intérieur de ses frontières.

L’étude souligne que la France, l’Italie, l’Allemagne, l’Espagne et la Pologne sont les pays de base des fondations les plus « importantes ». Dans notre pays, HazteOír s’est fait connaître pour avoir affrété le bus transphobe et lancé des initiatives ultraconservatrices. Ses liens avec Vox, une formation avec laquelle elle partage des discours et des idées, mais aussi des noms sur les listes électorales, sont bien connus.

« L’image qui se dessine est celle d’une communauté transnationale d’extrémistes religieux et d’acteurs d’extrême droite partageant les mêmes idées et prenant des décisions stratégiques de financement par-delà les frontières internationales », conclut l’enquête, qui décrit une « stratégie soigneusement orchestrée » contre l’avancement des droits qui « produit déjà des résultats concrets. »

Il s’agit notamment de l’interdiction quasi-totale de l’avortement et des « zones sans LGTBI » en Pologne ou des lois anti-LGBTBI en Hongrie, qui vient d’interdire de parler d’homosexualité dans les écoles dans une règle qui l’assimile à la pédophilie. Aujourd’hui, ces groupes s’efforcent de renverser le « rapport Matic » sur les droits sexuels et reproductifs des femmes, qui doit être voté jeudi par le Parlement européen.

Le rapport note que l’opposition à ces évolutions a été considérée pendant un temps comme une « réaction naturelle » au progrès ou « une excentricité locale contenue dans quelques pays conservateurs » et que la résurgence actuelle « a été initialement sous-estimée [...] jusqu’à ce qu’elle commence à mobiliser le soutien populaire, à influencer et à façonner le paysage politique ».

Les analystes ont depuis longtemps averti que cette toile d’acteurs s’incarne dans des formations politiques qui se sont développées ces dernières années. L’étude cite l’Espagne et l’Allemagne comme pays où ces groupes ont créé des mécanismes « pour canaliser l’activisme » contre les droits sexuels et reproductifs « et transformer les participants en acteurs politiques » par le biais de partis tels que Vox, citent les experts.
Un réseau international coordonné

L’EPF a identifié trois origines géographiques importantes de ces organisations : Europe, États-Unis et Russie. C’est la première qui contribue le plus au montant total grâce à l’activité de fondations privées  » engagées  » dans le programme  » anti-gender « .

Au total, une vingtaine d’organisations ont dépensé 437,7 millions de dollars au cours des dix dernières années, selon l’étude. Ils le font par le biais de nombreuses activités, telles que la création de médias, la collecte de signatures en ligne, l’organisation de marches ou la tenue de forums et d’événements. L’étude prévient que les données de ces acteurs européens « sont les plus incohérentes » et présentent « des lacunes importantes qui conduisent à une sous-estimation ».

L’étude décrit HazteOír/CitizenGo comme « l’une des organisations les plus importantes de l’extrême droite de l’échiquier politique international » et lui attribue des stratégies fructueuses telles que le « astroturfing », qui consiste à lancer des initiatives en les faisant passer pour une expression populaire et spontanée.

Tous deux se définissent sur leur site web comme « une communauté de citoyens actifs qui cherche à promouvoir la participation de la société à la politique » par le biais de pétitions de signatures. Le dernier demande à Pablo Casado de faire appel de la loi sur l’euthanasie qui entrera en vigueur dans deux jours.

De cette manière, « ils fabriquent de l’indignation sociale pour canaliser leurs objectifs vers les partis politiques de droite et d’extrême droite », détaille l’étude.

L’étude cite également One of Us, une fédération européenne fondée en 2013 par l’ancien ministre populaire Jaime Mayor Oreja dans le but de défendre « les valeurs basées sur les racines judéo-chrétiennes » ; la Fundacio Provida Catalunya, ou encore la fondation française Jérôme Lejeune, également présente en Espagne. Les fondations en France, en Allemagne, en Italie et en Pologne complètent la carte des acteurs plus actifs qui n’agissent pas de manière isolée du reste, mais s’organisent et se coordonnent entre eux et également avec les formations politiques et les églises et acteurs religieux de premier plan.

Cette « collaboration internationale », derrière laquelle se cache une stratégie d’action formelle, prend la forme d’initiatives collectives telles que l’Agenda Europa, un réseau créé en 2013 auquel appartiennent nombre de ces organisations, ou encore le Political Network for Values, une plateforme « de représentants politiques pour travailler en réseau, dans un échange global et local, en promouvant et en défendant activement un décalogue de valeurs partagées, dont la protection de la vie humaine, le mariage, la famille et la liberté de religion et de conscience ».

Parmi ses membres figurent le maire Oreja, l’ancien sénateur Luis Peral et près d’une vingtaine d’autres hommes politiques venus du monde entier. Le conseil est présidé par la ministre hongroise de la famille, Katalin Novák, et Ignacio Arsuaga, président et fondateur de HazteOír, en est membre.

L’utilisation du contentieux « pour porter atteinte aux droits de l’homme ».

L’étude chiffre à 81,3 millions d’euros le montant qui provient d’une douzaine d’ONG et de think tanks aux États-Unis qui « bénéficient à leur tour de fondations conservatrices produites par des milliardaires ayant des liens avec le Parti républicain et l’extrême droite », affirment-ils.

Les acteurs de ce groupe sont passés de huit à dix au cours de la dernière décennie et parmi eux se distinguent ADF International et ECLJ, activement engagés dans des litiges stratégiques et qui, selon le rapport, « ont construit une infrastructure juridique en Europe » avec des bureaux « dans tous les centres de décision » du continent d’où ils ont participé « à plus de 30 affaires » devant les tribunaux européens « pour porter atteinte aux droits de l’homme ». Cette dernière est une technique utilisée en Espagne par l’organisation ultra-catholique Christian Lawyers (avocats), qui a porté devant les tribunaux des dizaines d’affaires liées à l’avortement ou à l’éducation sexuelle.

Une autre des organisations de la droite chrétienne américaine actives en Europe que l’enquête identifie est le Leadership Institute, fondé dans l’État de Virginie en 1987 et connu « pour former des militants » du mouvement ultraconservateur Tea Party et pour organiser en Europe, indique le rapport, « des formations pour des publics ultraconservateurs et d’extrême droite tels que le HazteOír espagnol », notamment « en les aidant à professionnaliser les opérations de collecte de fonds ». Arsuaga, a en effet été récompensé en 2012 par un conglomérat d’acteurs dont ce collectif pour avoir fait de HO « l’un des mouvements de la société civile les plus influents d’Europe occidentale ».

Le dernier point de mire a été la Fédération de Russie, d’où proviennent 188 millions de dollars pour financer le « programme antisexiste ».

Principalement d’entités « liées à deux oligarques russes : Vladimir Yakunin et Konstatin Malofeev » et de quatre agences gouvernementales. Le rapport souligne également l’existence d’argent « noir » provenant de blanchisseries en Russie.

Le Forum parlementaire européen sur les droits sexuels et reproductifs affirme que c’est ainsi que les fonds ont été acheminés vers les partis d’extrême droite sur le continent.

Marta Borraz 23 juin 2021

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17 juin 2021 ~ 0 Commentaire

départementales 2015

regionales

Les dernières départementales de 2015, les 2 rouges sont régionalistes (Troadec à Carhaix)

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2015 dans le Finistère

cotes ar

Côtes d’Armor en 2015

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25 mai 2021 ~ 0 Commentaire

langues (l’express)

langues hum

La France veut-elle vraiment tuer ses langues régionales ?

La question se pose après la censure des dispositions essentielles de la loi Molac par le Conseil constitutionnel. De fait, la France ne subit pas la perte de sa diversité culturelle, elle l’organise.

On aimerait en rire si ce n’était à en pleurer. Le 21 mai correspondait, selon l’ONU, à la Journée mondiale de la diversité culturelle. Et c’est ce jour qu’a choisi le Conseil constitutionnel pour signer ce qui ressemble à l’arrêt de mort des langues dites régionales (1) en censurant l’essentiel de la loi Molac dans des conditions on ne peut plus troubles. Vous pensez que j’exagère ? Alors lisez ceci.

· Le raisonnement est assez simple. Depuis des décennies, la France a fait en sorte que la transmission des langues dites « régionales » s’interrompe dans les familles (je reviendrai sur ce point prochainement). Dès lors, seul l’enseignement peut encore « créer » de nouveaux locuteurs.

Mais pas n’importe quel enseignement. Il va de soi que, dans une société désormais totalement francophone, suivre trois ou six heures de cours par semaine ne suffit pas. La seule technique efficace est celle de « l’immersion », dans laquelle la majorité des cours a lieu en langue régionale.

Or c’est cette méthode qui vient d’être déclarée inconstitutionnelle. Pire encore : non seulement elle ne sera pas étendue à l’école publique, comme le proposait la loi Molac, mais, selon le Conseil constitutionnel, elle est désormais interdite là où elle existait, notamment dans les écoles associatives : Ikastolak au Pays basque, Diwan en Bretagne, Calendretas en Occitanie, Bressolas en Catalogne, etc. Fin de la transmission dans les familles, interdiction de l’enseignement immersif : la boucle est bouclée.

· Certes, Jean-Michel Blanquer minimise les effets de cette décision. « La France encourage les langues régionales », assure-t-il ainsi dans un entretien accordé à Ouest-France. S’il reconnaît être opposé à l’immersion, il se dit favorable au « bilinguisme », technique qui consiste à travailler dans deux langues en même temps, mais dans un volume horaire bien moindre. Ce faisant, le ministre de l’Education nationale joue sur les mots car il le sait parfaitement : cette méthode pédagogique ne permet pas de créer de bons locuteurs.

· La manière dont cette décision a été prise mérite aussi que l’on s’y arrête, et ce aussi bien politiquement que constitutionnellement. Commençons par la politique. Aucune loi n’avait été votée sur ce sujet depuis soixante-dix ans – ce qui en dit long sur la volonté réelle de la France de sauver son patrimoine linguistique. Or voilà que Paul Molac, un député régionaliste breton et opiniâtre (pléonasme ?), parvient à vaincre tous les obstacles, en réunissant sur son texte une écrasante majorité aussi bien au Sénat (253 pour, 59 contre) qu’à l’Assemblée nationale (247 pour, 76 contre).

· Mais la bataille n’était pas terminée, on vient de le voir. Jean-Michel Blanquer – il l’a reconnu – a fait rédiger par son propre cabinet la saisine officiellement déposée par 61 parlementaires – étrange conception de la séparation des pouvoirs. Phénomène tout aussi inédit : alors que la majorité du groupe LREM avait approuvé le texte, une minorité de ce groupe a saisi le Conseil sans en avertir le reste de ses collègues !

· A l’évidence, ce stratagème a également reçu l’aval d’Emmanuel Macron. En effet, la Constitution ne laisse que quinze jours au chef de l’Etat pour promulguer une loi définitivement adoptée. Ce délai expirait le 22 avril au soir ? La saisine est intervenue le… 22 avril à 18 heures.

· Quatre des 61 députés ont publiquement affirmé que leur signature leur avait été arrachée par une série de mensonges et ont écrit au Conseil constitutionnel pour la retirer. Si leur demande avait été entendue, le nombre de signataires serait tombé sous la barre fatidique des 60 et la saisine aurait été déclarée irrecevable. Sans surprise, le Conseil a estimé que leurs signatures devaient être tout de même comptabilisées.

· Ce n’est pas tout. Les « sages » n’étaient saisis que sur un article, concernant le financement par les communes de l’enseignement des langues régionales, article qu’il ont validé. Ils auraient pu s’en tenir là, comme ils le font d’ordinaire, mais il ont décidé de leur propre chef d’examiner deux autres articles du texte. Une pratique tout à fait exceptionnelle, selon les connaisseurs de l’institution.

· Venons-en à l’argumentation juridique. Pour censurer le principe de l’enseignement immersif, le Conseil s’est référé à un complément de l’article 2 de la loi fondamentale : « la langue de la République est le français ».

Or de nombreux spécialistes contestent cette interprétation pour la raison suivante. Votée en 1992, cette phrase était destinée à lutter contre… l’anglais, comme en témoignent les débats de l’époque (voir « Lire aussi »).

Plusieurs parlementaires, méfiants, avaient publiquement exigé que ledit article ne soit jamais utilisé contre les langues régionales, ce à quoi le gouvernement s’était explicitement engagé. Ajoutons qu’à aucun moment il n’est écrit que le français est la « seule » langue de la République. Ajoutons encore qu’un article 75-1 a été introduit en 2008 pour y faire figurer les langues régionales et pouvoir ainsi les défendre. Et pourtant : le Conseil ne cesse depuis bientôt trente ans de se référer à l’article 2 pour s’opposer aux langues minoritaires.

· Admettons cependant que l’article 2 ne soit pas clair et que l’on puisse de bonne foi hésiter sur son interprétation. Traditionnellement, dans les cas litigieux, le Conseil consulte les travaux préparatoires qui ont amené à sa rédaction.

« En cas de doute, il se réfère aux intentions du législateur », confirme la juriste Anne Levade. Or, on l’a dit, celles-ci étaient explicites : non à l’anglais, aucune conséquence pour les langues régionales. Eh bien, le Conseil le reconnaît sans fard : il ne s’est pas rapporté aux débats de 1992 ! La raison ? « Selon lui, cet article est parfaitement clair. Il impose le français partout, et le français seul », souligne un spécialiste.

Notons pour terminer que le Conseil constitutionnel a également invalidé la disposition prévoyant dans les documents d’état-civil l’utilisation des signes « diacritiques » propres aux langues régiona-les, comme le ñ (qui figure pourtant dans l’ordonnance de Villers-Cotterêts). Signalons enfin qu’au cours des dernières semaines, le gouvernement a lancé avec force flonflons le « Pass culture » – sans e – et créé des cartes d’identité bilingues anglais-français.

Oui, on aimerait en rire si ce n’était à en pleurer.

(1) En tout cas en métropole. Les taux de locuteurs sont bien plus élevés outre-mer.

Michel Feltin-Palas 25/05/2021

https://www.lexpress.fr/

bzg

Lire aussi:

Langues régionales : une journée d’action le 29 mai

 

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23 mai 2021 ~ 0 Commentaire

régionales (jdd)

carmba--encore-trop-a-droite

SONDAGE RÉGIONALES.

En Ile-de-France, Valérie Pécresse écrase le match au premier tour

Créditée de 33% des intentions de vote aux régionales, la présidente sortante de la Région Ile-de-France, Valérie Pécresse, compte 17 points d’avance sur le Rassemblement national, en deuxième position, selon un sondage de l’Ifop pour le JDD et Sud Radio.

Mais pourquoi donc devrait-elle s’acoquiner avec les macronistes pour s’assurer une large ­réélection à la tête de l’Île-de-France? À en croire notre sondage Ifop-Fiducial pour le JDD et Sud Radio, Valérie Pécresse n’en a nul ­besoin. Avec 33% des intentions de vote, l’ancienne membre des ­Républicains (LR), à moins d’un mois du premier tour des régionales, le 20 juin, sème ses poursuivants. Le ­Rassemblement national (RN) et La République en marche (LREM) n’atteignent pas la moitié de son score, respectivement mesurés à 16 et 15 %. Quant aux listes de gauche, elles risquent la disqualification pour le second tour : celle d’Europe Écologie-Les Verts (EELV) est à 11 % ; les deux autres, le Parti ­socialiste (PS) et La France insoumise, (LFI) à 10 %, le seuil minimal pour exister au-delà du premier round.

Pas de vote utile à gauche

La situation est bien plus désespérante pour la gauche, qui paie sa division. L’équilibre entre les trois listes n’augure rien de bon : ni Clémentine Autain (LFI), ni Julien Bayou, ni Audrey Pulvar (PS) ne capte un vote utile qui viserait à sanctionner Pécresse. Faute de dynamique en faveur de l’une des listes et à l’approche du seuil critique des 10%, l’électorat de gauche pourrait se démobiliser. Et condamner tout ou partie de ces listes à l’élimination.

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22 mai 2021 ~ 0 Commentaire

loi molac (ouest france)

komzit

« Parlez breton! »

Langues régionales. Le Conseil constitutionnel censure deux articles de la loi Molac

Les « Sages », saisis par une soixantaine de députés, ont partiellement censuré la loi sur la protection et la promotion des langues régionales, adoptée en avril par le Parlement. Paul Molac, le député du Morbihan qui a porté le texte, réagit.

La décision des « Sages » était très attendue, de Quimper à Ajaccio en passant par Strasbourg et Biarritz. Le Conseil constitutionnel, saisi par une soixantaine de parlementaires, a rendu son avis au sujet de la loi sur la protection et la promotion des langues régionales, portée par le député du Morbihan Paul Molac et adoptée par le Parlement le 8 avril.

Le forfait scolaire validé

La saisine du Conseil constitutionnel portait sur son article 6 qui institue le versement d’un forfait scolaire pour les écoles privées, associatives sous contrat, dispensant une scolarisation en langues régionales. Cet article est jugé conforme, ce qui constitue, à l’échelle de la Bretagne, une victoire pour le réseau Diwan.

Deux articles retoqués

Mais l’article 4, qui prévoit que l’enseignement d’une langue régionale peut prendre la forme d’un enseignement immersif, « est contraire à la Constitution » selon les Sages. Rappelons que Diwan propose un enseignement… immersif.

« C’est incroyable que le Conseil constitutionnel déclare une méthode pédagogique anti-constitutionnelle, réagit Paul Molac. Cela invalide toutes les expériences qui sont faites depuis plus de 50 ans en France. Diwan devient anti-constitutionnel donc illégal. »

De même, l’article 9, qui prévoit que les signes diacritiques des langues régionales sont autorisés dans les actes de l’état civil, comme le fameux n tilde (ñ) du petit Fañch, est lui aussi jugé « contraire à la Constitution ».

« La langue de la République est le français »

Dans les deux cas, les Sages estiment que ces articles ne sont pas compatibles avec l’article 2 de la Constitution, qui stipule que « la langue de la République est le français ».

Le 4 mai à l’Assemblée nationale, Paul Molac avait interpellé le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer, lui reprochant d’avoir œuvré « en sous-main » pour que des députés, parmi lesquels Aurore Bergé (LREM), saisissent, au dernier moment, le Conseil Constitutionnel.

« Des questions se posent », avait répondu Jean-Michel Blanquer à propos de ce texte, qui se retrouve aujourd’hui vidé en partie de sa substance.

Paul Molac réclame un projet de loi constitutionnel

Interrogé après la décision des Sages, Paul Molac réclame un projet de loi pour changer l’article 2 de la Constitution en y incluant les langues régionales.Sans se faire d’illusions. « Ça peut venir du gouvernement ou des députés. Mais étant donné que c’est le gouvernement qui a la maîtrise de notre agenda parlementaire, cela va être compliqué. »

Morgan KERVELLA et Christel MARTEEL. 21/05/2021

https://www.ouest-france.fr/

Commentaire:

Notre position, du temps de la LCR déjà, était pour « Le droit pour les parents de voir leur enfants recevoir un enseignement du breton, que ce soit en immersion, en bilingue ou en initiation, et il faut bien sûr les postes nécessaires. Si Diwan le demande, nous sommes pour son intégration au service public ».

Lire aussi:

  • Daniel Cueff, tête de liste de Bretagne Ma vie

C’est catastrophique. Depuis toujours, il y a une grande fragilité de l’immersion. D’un côté il y a une méthode pédagogique très efficace. De l’autre des gens comme M. Blanquer, jacobins, qui y voient une remise en cause de la république. Le ministre ne veut pas de Diwan et donc il attaque fort. Comment va se comporter un maire conduit à financer une école Diwan si son enseignement est jugé anticonstitutionnel. On est un peu sonnés !

  • Pierre Yves Cadalen, tête de liste de La France Insoumise

Le Conseil constitutionnel se juge compétent sur des questions sur lesquelles il ne l’est pas. Sa décision est une interprétation de l’article 2 de la constitution avec lequel on est en désaccord. Il faut poser le débat de l’intégration de Diwan dans le public.

  • Claire Desmares-Poirrier, tête de liste EELV-UDB

Les déclarations de Jean-Michel Blanquer sont la preuve qu’il s’agit d’une position politique du gouvernement avant d’être un sujet juridique. C’est une atteinte majeure à l’enseignement immersif en général et à Diwan en particulier.

  • Loïg Chesnais-Girard, tête de liste PS et actuel président de la région Bretagne

L’enseignement par immersion pratiqué en Occitanie, en Aquitaine, en Bretagne ou en Corse pour nos langues régionales est un choix de nombreuses familles et n’a jamais empêché nos enfants de maîtriser le français, ainsi que d’autres langues ! La décision du Conseil constitutionnel met en danger les réseaux appuyés sur cette méthode, comme Diwan en Bretagne. C’est grave et inacceptable de voir le ministre confirmer dans Ouest-France tran-quillement que cette décision va entraîner des changements, alors que nous attendions a minima d’être rassurés face à ce risque fatal pour Diwan. Ce qui se passe n’est pas anecdoti-que, et c’est exactement le contraire de la volonté des parlementaires qui ont travaillé sur la loi Molac (NDLR : Paul Molac est candidat aux élections régionales sur la liste conduite par Loïg Chesnais-Girard). Ceux qui pensent sauver la République depuis Paris, du haut de leurs principes centralisateurs, ne voient pas qu’ils abîment notre unité et qu’ils dénigrent notre manière de vivre.

Les écoles immersives risquent-elles la fermeture ? (FR3)

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20 mai 2021 ~ 0 Commentaire

sarko (le-tel rp)

sarko maf

Affaire Bygmalion : Sarkozy de retour au tribunal ce jeudi

Dès ce jeudi, Nicolas Sarkozy a de nouveau rendez-vous avec les juges pour les dépenses excessives de sa campagne présidentielle de 2012.

Le procès, qui aurait dû commencer le 17 mars, avait dû être ajourné en raison de l’hospitalisation de l’avocat de Jérôme Lavrilleux, ex-directeur adjoint de la campagne 2012 de Nicolas Sarkozy, l’un des 14 prévenus de ce procès prévu pour durer jusqu’au 22 juin.

L’ex-chef de l’État, qui sera interrogé au cours de la semaine du 14 juin, est soupçonné d’avoir laissé filer ses comptes de campagne au-delà de leur plafond légal malgré les avertissements des experts-comptables. Poursuivi pour financement illégal de campagne électorale, il encourt un an d’emprisonnement et 3 750 € d’amende.

Selon l’accusation, « il a incontestablement bénéficié » du système de fausses factures qui lui a permis de disposer pour la campagne de moyens « bien supérieurs à ce que la loi autorisait ». L’enquête n’a toutefois pas établi qu’il avait décidé de la mise en place du système, ni qu’il y avait participé ou même en avait été informé.

En revanche, il lui est reproché de ne pas avoir tenu compte de deux alertes alarmantes des experts-comptables pendant sa campagne, en mars et avril 2012.

13 autres prévenus

Les 13 autres prévenus sont d’anciens cadres de l’Union pour un mouvement populaire (UMP, devenue Les Républicains, partie civile au procès), des responsables de la campagne de 2012 et des dirigeants de Bygmalion, la société d’événementiel chargée d’organiser les meetings du candidat Sarkozy via sa filiale Event & Cie.

Ils comparaissent pour faux et usage de faux, abus de confiance, escroquerie et financement illégal de campagne électorale, et complicité ou recel de ces délits.

Bien au-delà du plafond légal autorisé

L’affaire a éclaté en mai 2014 avec le témoignage télévisé de Jérôme Lavrilleux. En larmes, ce proche de Jean-François Copé révèle alors avoir participé à un système de double comptabilité et de fausses factures mis en place pour dissimuler les dépassements du plafond autorisé des comptes de campagne du candidat.

Selon l’accusation, les dépenses de la campagne du candidat Sarkozy se sont élevées à « au moins 42,8 M€», bien au-delà du plafond légal autorisé (22,5 M€ pour le second tour).

Qui a orchestré le surfinancement frauduleux, qui en a bénéficié, qui savait ? Jean-François Copé, ancien patron de l’UMP et actuel maire de Meaux, a bénéficié d’un non-lieu. Il sera entendu comme témoin pendant le procès et « répondra à l’ensemble des questions », a-t-il fait savoir par la voix de son avocat, Me Hervé Temime.

Ses proches n’ont toujours pas digéré un long article du « Point », publié en février 2014, qui accusait l’ex-secrétaire général de l’UMP d’« avoir organisé un détournement de fonds à son profit » au détriment du parti, grâce à la « puissante machine de guerre » qu’était Bygmalion. Il a obtenu la condamnation du magazine pour cet article et ses partisans voient toujours la main des sarkozystes dans les « révélations » du journal.

Parmi les autres prévenus appelés à comparaître, figurent également Franck Attal, Guy Alvès et Bastien Millot, dirigeants du groupe Bygmalion, Guillaume Lambert, directeur de la campagne de l’ex-président, et Éric Césari, directeur général de l’UMP.

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26 avril 2021 ~ 0 Commentaire

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Castex « oublie » la courbe française dans un graphique sur les contaminations en Europe

Dans sa conférence de presse jeudi soir, le premier ministre a voulu relativiser la gravité de la situation sanitaire en France. Alors que la France enregistre toujours 35 000 nouvelles contaminations chaque jour et que les hôpitaux continuent de déborder, le gouvernement s’est voulu rassurant.

Selon Jean Castex hier : “la situation sanitaire s’améliore, […] et le pic de la troisième vague semble derrière nous”. L’enjeu est grand pour le gouvernement, il s’agit pour lui de justifier une réouverture des écoles au plus vite, toujours sans aucun moyen ni protocole à la hauteur, s’il veut honorer l’agenda du MEDEF.

Ainsi, le premier ministre a présenté un graphique avec les données des contaminations dans les pays européens sur les deux derniers mois. Il peut alors pointer du doigt que la plupart des pays ne s’en sortiraient pas aussi bien que la France : « Je pense notamment aux Pays-Bas ou à l’Allemagne, où l’épidémie progresse à nouveau, (…) en dépit des mesures de freinage strictes qui s’appliquent depuis plus de 4 mois déjà ! »

En effet, sur le graphique du gouvernement, on voit que les Pays-Bas sont bien perchés seuls tout en haut du graphique… Mais attendez une minute, où est la courbe de la France ?

Trop soucieux de convaincre les téléspectateurs que la situation sanitaire est bonne, le ministre a complètement gommé la courbe du taux de contaminations en France sur le graphique. Et pour cause, celle-ci est bien au-dessus de celle des Pays-Bas depuis les deux derniers mois !

Cette tentative grossière de masquer la réalité de l’épidémie en France a rapidement été dénoncée sur les réseaux sociaux, car une fois de plus, le gouvernement a montré qu’il est prêt à tout pour imposer sa gestion pro-patronale de la crise, quitte à la justifier avec des courbes truquées, au mépris de la réalité de la catastrophe dans laquelle il a plongé les hôpitaux.

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2021-04-23

https://www.anti-k.org/

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