Archive | Droite républicaine

08 mars 2021 ~ 0 Commentaire

présidentielle (jdd)

macron 2

Présidentielle : le front républicain s’effriterait en cas de duel Macron-Le Pen, selon un sondage

Un enquête réalisée par Harris Interactive pour Commstrat, révélée par L’Opinion, indique qu’une majorité d’électeurs ne reporterait par leur voix en faveur d’Emmanuel Macron, en cas de duel au second tour entre le candidat LREM et la cheffe de file du RN, Marine Le Pen.

Un « front républicain » mis à mal. D’après un sondage Harris Interactive pour Commstrat, publié par L’Opinion ce lundi, Emmanuel Macron sortirait gagnant de la prochaine présidentielle de 2022 avec 53% des voix au second tour, face à la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen, créditée de 47% d’intentions de vote.

Néanmoins, indique l’enquête, une majorité d’électeurs, des Insoumis à la droite, refuseraient de reporter leurs votes au second tour sur le président sortant pour faire barrage au RN, au nom d’un « front républicain ».

Le sondage, réalisé sur un échantillon de 1 029 personnes représentatif de la population française, interrogeait les participants sur leurs intentions de vote au second tour, en fonction de celles du premier tour entre Jean-Luc Mélenchon, candidat déjà déclaré pour France Insoumise, Anne Hidalgo pour les socialistes, Yannick Jadot pour les écologistes ou Xavier Bertrand pour la droite.

C’est du côté des électeurs du candidat Insoumis Jean-Luc Mélenchon que le refus de se positionner est le plus majoritaire : 52% d’entre eux indiquent leur intention de s’abstenir ou voter blanc en cas de duel Macron-Le Pen.

Les 48% d’électeurs restant opteraient à part égale entre les deux candidats : 24% pour le candidat LREM, 24% pour la candidate RN. Le leader de France Insoumise a déjà indiqué qu’il ne donnerait pas de consignes de vote dans ce cas de figure.

Les écologistes majoritairement favorables à un report vers Macron

Les électeurs de la maire de Paris Anne Hidalgo seraient 50% à s’abstenir ou voter blanc dans le cas de figure d’un second tour Macron-Le Pen, tandis que 41% d’entre eux accorderaient leur voix au président de la République sortant.

Seul l’électorat du candidat supposé écologiste Yannick Jadot se reporterait majoritairement, 51% d’entre eux, vers le candidat LREM. Et 5% d’entre eux voteraient pour Marine Le Pen.

A droite, les voix sont partagées. Parmi les électeurs de Xavier Bertrand, 41% ne se positionneraient pas en cas de duel Macron-Le Pen au second tour. Ils seraient en revanche 38% à accorder leurs voix à Emmanuel Macron et 21% à voter Marine Le Pen.

Un électorat fidèle à Marine Le Pen

Enfin, l’enquête s’intéresse également à la fidélité de l’électorat des deux candidats. 69% des sympathisants LREM interrogés indiquent qu’ils feront le même choix en 2022. Davantage que les électeurs de Jean-Luc Mélenchon (55%) ou que les transferts de voix de Benoît Hamon vers Anne Hidalgo (29%) ou l’écologiste Yannick Jadot (29%)

Marine Le Pen jouit quant à elle d’une base solide : 84% de ses électeurs de 2017 indiquent leur intention de confirmer leur choix lors de la prochaine échéance électorale, indique Harris Interactive. Un chiffre qui grimpe à 90% d’entre eux, si la candidature de Xavier Bertrand est remplacée par celle de la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse.

8 mars 2021 Mathilde Durand

https://www.lejdd.fr/

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07 mars 2021 ~ 0 Commentaire

sarkozy sondage (le huff’)

sarko maf

Sarkozy condamné: les politiques traités « moins sévèrement » par la justice

Selon un sondage Ifop, 50% des Français interrogés considèrent que Nicolas Sarkozy est traité par la justice “mieux qu’un simple citoyen”.

Les Français pensent que les politiques sont traités « moins sévèrement » par la justice (sauf les partisans de Sarkozy)

Traitement de faveur? Une majorité de Français (62%) pensent que les personnalités politiques sont traitées “moins sévèrement” par la justice que les simples citoyens et 50% que Nicolas Sarkozy, condamné récemment à de la prison ferme, l’est “mieux qu’un simple citoyen”, selon un sondage de l’Ifop ûblié ce 7 mars dans le Journal du Dimanche.

Ainsi, seules 12% des personnes interrogées considèrent que les personnalités politiques sont traitées “plus sévèrement” que les simples citoyens, et 26% “ni plus, ni moins sévèrement”.

Pour les Républicains, pas de traitement de faveur

En revanche chez les sympathisants des Républicains, le parti de Nicolas Sarkozy, ils ne sont que 19% à penser que les personnalités politiques sont traitées “moins sévèrement” que les simples citoyens, au lieu de 79% chez les Verts, 75% chez LFI, 73% au PS, 70% au RN, et 56% chez LREM.

En réponse à une autre question sur Nicolas Sarkozy, condamné la semaine dernière à trois ans d’emprisonnement, dont un ferme, pour “corruption” dans l’affaire dite des écoutes”, les Français sont 22% à estimer que Nicolas Sarkozy est traité par la justice “moins bien qu’un simple citoyen” et 28% “comme un simple citoyen”.

Si 50% de Français considèrent que l’ancien président est traité par la justice “mieux qu’un simple citoyen”, seuls 14% des Républicains le pensent.

Enquête réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 4 au 5 mars 2021, auprès d’un échantillon de 1012 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. Marge d’erreur comprise entre 1,4 et 3,1 points.

07/03/2021

https://www.huffingtonpost.fr/

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02 mars 2021 ~ 0 Commentaire

sarko (jdd ci)

SarkoTrump

La condamnation de Nicolas Sarkozy provoque un séisme politique à droite

Au lendemain de la condamnation historique de Nicolas Sarkozy dans l’affaire dite « des écoutes », les réactions politiques. L’ancien chef de l’Etat a été condamné lundi à trois ans d’emprisonnement, dont un ferme, pour corruption et trafic d’influence et a fait appel. Sa famille politique, la droite, « fait bloc derrière l’ancien président », note Le Figaro. Plusieurs ténors de la droite ont fait part de leur « soutien » à Nicolas Sarkozy et ont critiqué un jugement « injuste » et « disproportionné ».

Une « bombe politique »

C’est le cas pour le président du parti Les Républicains, Christian Jacob, pour qui « la sévérité de la peine retenue est disproportionnée et révélatrice de l’acharnement judiciaire d’une institution déjà très contestée ». « Le travail de la justice n’est pas terminé », a affirmé de son côté Renaud Muselier, président LR de la région Sud, sur Twitter.

Mais derrière ces marques d’affection publiques, Le Figaro relate aussi les inquiétudes en coulisses.

« Alors qu’une partie de la droite, toujours en recherche de son ‘candidat naturel’ espérait une relaxe de l’ancien président, comme préalable à un retour avant la prochaine présidentielle, le jugement, lundi, a fait l’effet d’une bombe politique », observe le journal. Un élu LR détaille ses craintes : « Même si Nicolas Sarkozy n’a jamais dit publiquement qu’il voulait revenir, il laissait la porte ouverte, raconte-t-il. Avec une condamnation, même en première instance, ça devient plus compliqué de se présenter devant les Français. »

A droite, l’espoir d’un retour s’amenuise

Il faut dire que l’ancien président apparaissait combatif au cours de son procès, observe Le Parisien. De quoi susciter l’espoir d’un retour chez certains. « Si un ancien conseiller estimait que les procès avaient ‘réveillé l’animal politique’ en lui, la condamnation d’hier permet difficilement d’envisager une embellie concernant son éventuel avenir politique », écrit le journal.

Le quotidien francilien rappelle qu’un autre rendez-vous judiciaire attend Nicolas Sarkozy. Il sera de retour le 17 mars au tribunal, cette fois-ci dans le dossier Bygmalion. « Ce que change cette décision, c’est l’ambiance dans laquelle va débuter le procès Bygmalion, pronostique un sarkozyste. Il l’aurait abordé avec plus de force si son honnêteté avait été reconnue dès maintenant. »

« Tourner la page » ou « remobiliser »

Et maintenant? Comment va réagir la droite? Le Monde décrit des visions divergentes au sein de LR. Il faut « tourner la page Sarkozy », estime un élu. Le quotidien du soir rappelle l’enjeu pour le parti de droite : « A un an de la présidentielle, LR doit se trouver une incarnation pour ses idées. Et un candidat capable de lui faire passer la barre du premier tour, au risque, dans le cas contraire, de tout simplement signer sa fin ».

Mais d’autres à droite pensent au contraire que ce verdict pourrait « remobiliser » cette famille politique autour de Nicolas Sarkozy. Dans Le Monde toujours, le sénateur LR de Paris Pierre Charon assure que l’ancien président est le seul recours pour « mener la droite à la victoire ». « Je reçois des messages de sympathie de tout le monde, tous partis confondus », explique-t-il.

La presse étrangère est plus sceptique quant à l’avenir politique de l’ancien chef de l’Etat. Nicolas Sarkozy « a comblé le vide et est apparu comme une autorité morale et une option possible pour 2022, analyse le politiste Pascal Perrineau dans le New York Times. Sa condamnation, si elle est confirmée, le prive de cette stature. » En Espagne, El Mundo titre sur « la fin de la carrière politique de Nicolas Sarkozy ».

2 mars 2021 Redaction JDD

https://www.lejdd.fr/

sarko

La condamnation de Sarkozy, une révolution dans une France “monarchique” et élitiste

Quel symbole, dans ce pays centralisé et pyramidal qu’est la France, s’exclame cet éditorialiste allemand, de voir la justice envoyer un ancien président derrière les barreaux – ou presque. Pour lui, le pouvoir et l’élite française ressortent profondément ébranlés de la condamnation de Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy condamné à trois ans de prison, c’est une information qui a fortement interpellé outre-Rhin. Un éditorialiste de la Süddeutsche Zeitung lui trouve même quelque chose de “révolutionnaire” quand on connaît le système politique hexagonal.

Pour s’expliquer, le quotidien de centre gauche dépeint sa vision de la France : un pays au système présidentiel “qui conserve des caractéristiques fondamentalement monarchiques définissant le tempérament politique national : dirigiste, centralisé et, à certains égards, absolutiste”.

Ici, affirme la SZ, la politique “repose sur la personnalité du président de la République, qui doit être à la fois une figure lumineuse et un père attentionné pour ses concitoyens. L’idée que cette conception invite à toutes sortes d’abus, qu’elle repose sur la force de caractère individuelle qui peut donc être corruptible, appartient au contrat implicite que les électeurs passent tous les cinq ans avec leur président-monarque.”

Amour des magouilles

Tous les présidents font l’objet de soupçons, explique le journaliste. Mais dans le cas de Nicolas Sarkozy, “qui aimait à peu près autant les magouilles qu’il redoutait la lumière [sur ces mêmes magouilles]”, ce pacte a franchement raté.

Et c’est ici que l’importance du verdict prend tout son sens. Le fait que l’ancien président soit traité aujourd’hui comme un citoyen ordinaire devant la justice est la preuve, pour le quotidien, que “l’enquête a enfin été menée à l’abri des influences politiques”.

Car si la France est un État de droit, elle est aussi marquée par “une forme de justice parallèle où les juges sont davantage soumis aux injonctions politiques que leurs confrères allemands, ce qui a plus d’une fois fait douter de leur impartialité”.

Et la Süddeutsche Zeitung de conclure :

Cette condamnation donne non seulement des sueurs froides à l’ensemble de la classe politique française, mais elle ébranle aussi l’élitisme et l’absolutisme qui caractérisent l’appareil politique et les rapports de force dans la société en général. Deux ans après l’apparition des ‘gilets jaunes’ et un an avant la prochaine élection présidentielle, la pression monte dans la République.”

 

02/03/2021

 

https://www.courrierinternational.com/

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02 mars 2021 ~ 0 Commentaire

édito (a et r)

anticap

Si la connerie était d’or, ce gouvernement au service des millionnaires deviendrait milliardaire !

122 décès ont été enregistrés à l’hôpital ces dernières 24 heures ce qui monte à 86 454 le nombre de morts depuis le début de l’épidémie. 19 952 nouveaux cas ont été recensés en 24 heures en France. 3 492 personnes sont actuellement en service de réanimation. La pandémie a fait au moins 2 526 075 morts dans le monde.

Voici donc le bilan d’un an de « gestion » de crise sanitaire quand elle est entre les mains des
capitalistes. C’est une histoire de vaccins et de la Saint-glinglin.

Le jeudi 21 janvier, Olivier Véran le ministre de la santé annonçait le matin que 15 millions de personnes seraient vaccinées en juin 2021 pour finalement tripler la mise le soir-même en parlant de 43 millions de vaccinés. Et oui, comme un jeu de poker mais en parlant de nos vies.

Or, au 1er mars 2021 en France, seulement moins de 3 millions de personnes – 2 967 937 précisément – avaient reçu une SEULE dose de vaccin.

Une semaine = une idée, c’est ça la com’ Castex-Macron !

La semaine dernière, les départements au fort taux d’incidence ont été sommés par le gouvernement de reconfiner le week-end. Et de faire durer le suspens sur vingt autres dont de nombreux départements d’Île-de-France. Bien sûr, rien de vraiment neuf dans ces décisions qui continuent de faire porter aux individus le poids de la contamination et de sa transmission.

Mais néanmoins, on sent dans ces mesures la tension entre la propagation à vitesse grand V du virus dont le variant anglais et la nécessité de maintenir à un niveau élevé l’exploitation afin de garantir aux patrons leurs dividendes et autres intérêts.

Cette semaine, et alors que la zone C (notamment l’Ile-de-France ) amorce sa rentrée, une étude bien opportune a été publiée dans le British medical Journal par le professeur
Arnaud Fontanet, épidémiologiste à l’Institut Pasteur et membre du conseil scientifique.

Et bien… figurez-vous que les écoles ne joueraient pas ce rôle d’amplificateur de l’épidémie comme ne cessent de le répéter les esprits chagrins dont les enseignant.e.s ! Ce rapport est contradictoire avec celui du rapport de début janvier du groupe d’experts scientifiques qui conseille le gouvernement britannique et qui alertait sur le fait que les adolescents de 12 à 16 ans étaient sept fois plus à risque d’introduire le coronavirus au sein d’un foyer que les plus de 17 ans.

Et que le rôle des moins de douze ans tout en étant plus faible, restait important, et c’est bien à l’école que se déroulent les contaminations. Mais s’il est bien opportun c’est qu’il permet à Blanquer de se rattraper aux branches après l’annonce de trop qui annonçait que les équipes enseignantes prendraient en charge les tests salivaires qui allaient soi-disant déferler sur les écoles !

Mais la réaction des profs ne s’est pas faite attendre : hors de question de pallier aux pénuries médicales et de prendre le risque d’être contaminé. A tel point que ce lundi, le ministre de l’éducation nationale a assuré que les tests salivaires seraient évidemment réalisés par des       « personnels de santé » et non par des enseignants !

Et il a même enfoncé le clou en affirmant que la France avait « tout à fait les moyens en termes de tests et de moyens logistiques » d’arriver « vers la mi-mars à l’objectif de 300 000 tests par semaine » pour l’ensemble de la France… des mensonges à faire pâlir Pinocchio!

A tout point de vue, virons les patrons et les actionnaires ! Le comique de répétition de ce gouvernement semble sans fin. Mais au fil des mois, il sème sur son chemin la mort, l’augmentation de la misère, de la précarité.

Des suicides d’étudiants aux charrettes de licenciements, des lits toujours supprimés à l’hôpital aux prévisions de fermeture de classes à l’école, rien n’est épargné aux travailleurs et aux jeunes.

Nous sommes de plus en plus nombreux à faire le constat que tout ce qui passe entre les mains des capitalistes est broyé et que notre santé n’est pas épargnée.

De mois en mois, le nombre des équipes militantes qui luttent pour leurs droits ne cessent
d’augmenter et de créer des liens entre elles. Il devient urgent, nécessaire, fondamental que tous ces noyaux combatifs déploient de manière conjointe leurs efforts pour construire un mouvement d’ensemble contre l’ensemble de la politique de ce gouvernement qui balaye sa politique dans la rue, dans les entreprises, dans les lieux d’études, dans les hôpitaux, dans les quartiers.

Partout, c’est nous qui travaillons, c’est nous qui décidons !

https://anticapitalisme-et-revolution.blogspot.com/

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02 mars 2021 ~ 0 Commentaire

sarko (révolution permanente)

sarko maf

Prison ferme pour Sarkozy : sa peine pourrait être réalisée à domicile

Ce lundi, au terme de trois mois de délibérations, Nicolas Sarkozy a été condamné à trois ans de prison dont un ferme pour corruption et trafic d’influence.

Une peine inédite dans l’histoire de la justice française, dans le cadre de l’affaire « Bismuth » qui a révélé les pratiques de corruption de la classe politique française. Évidemment, Nicolas Sarkozy bénéficiera d’un traitement de faveur, qui permettrait d’effectuer sa peine à domicile. Une preuve que le système judiciaire reste au service des classes dominantes.

Ce lundi, après trois mois de délibérations, la justice a rendu son verdict :

Nicolas Sarkozy est condamné à trois ans de prison dont un ferme pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire « Paul Bismuth ». Le Parquet National Financier avait au départ requis une peine de quatre ans de prison dont deux fermes. L’avocat de l’ex-président, Thierry Herzog, ainsi que le magistrat Gilbert Azibert, eux aussi impliqués dans l’affaire des écoutes, ont également été condamnés à trois ans de prison dont un ferme.

L’ancien chef de l’État a donc été reconnu coupable d’avoir utilisé son avocat et Gilbert Azibert pour obtenir des informations illégales sur des enquêtes judiciaires en échange d’un poste de prestige à Monaco.

Une pratique pas isolée, lorsqu’on sait que Nicolas Sarkozy a été impliqué dans pas moins de 10 affaires de 1995 à 2012, allant de « l’affaire Karachi » aux « hélicoptères du Kazakhstan » en passant par les financements illégaux de ses campagnes de 2007 et de 2012.

Par ailleurs, le népotisme semblait être monnaie courante sous l’ère Sarkozy, et de nombreux amis de l’ex-président avaient alors été nommés à des postes clés dans la justice, la police ou encore la haute administration.

Nicolas Sarkozy est donc le deuxième ancien président, après Jacques Chirac, à être condamné par la justice. Ce dernier avait été condamné à deux ans de prison avec sursis dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, rappelant que la corruption est bien une affaire structurelle à la 5è République.

Mais, si la peine est inédite, l’impunité demeure.

Ainsi, celui qui est coupable de corruption et trafic d’influence devra réaliser sa peine… à domicile. En effet, la présidente du tribunal a affirmé que cette peine pouvait « nécessiter un aménagement à domicile, sous forme de bracelet électronique ».

Une promenade de santé pour l’ex-Président qui pourra donc effectuer sa peine dans une de ses nombreuses résidences secondaires. Une preuve une fois de plus de l’hypocrisie des condamnations pour les dirigeants de ce monde, qui bénéficient sans cesse de traitements de faveur. Une justice à deux vitesses, qui laisse croupir les plus précaires pendant que Sarkozy et ses semblables effectuent leurs peines dans des conditions luxueuses.

Irena Mathilde lundi 1er mars

https://www.revolutionpermanente.fr/

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26 février 2021 ~ 0 Commentaire

université (npa)

une

«Islamo-gauchisme»: l’énième attaque du macronisme contre l’université publique

Invitée à intervenir sur le plateau de C-News le 14 février, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Frédérique Vidal a dénoncé la présence de « l’islamo-gauchisme » à l’Université, et lancé une vaste campagne contre le monde universitaire.

« L’islamo-gauchisme gangrène la société dans son ensemble », a déclaré Vidal, en para-phrasant le titre du Figaro, avant de préciser : « Des gens peuvent utiliser leurs titres et l’aura qu’ils ont […] pour porter des idées radicales ou des idées militantes… ».

Ces déclarations, prononcées par une membre d’un gouvernement qui a fait des privilèges de classe et des fractures sociales sa marque de fabrique, sont inacceptables.

La ministre de l’Enseignement supérieur, accompagnée de Jean-Michel Blanquer, reprend le discours des nationalistes xénophobes, en écho au vote de la loi sur le séparatisme venant renforcer le virage (électoraliste ?) à l’extrême droite.

Dans ce contexte, Vidal accuse les chercheurEs de faire du militantisme et non pas de la science et, provocation suprême, déclare devant l’Assemblée nationale vouloir confier au CNRS une enquête sur les courants de recherche en France.

Le monde de la recherche s’insurge et refuse ces accusations infondées, infantilisantes et intimidatrices, qui ne sont pas sans rappeler la répression et les listes noires de la période du Maccarthysme. Le CNRS est une organisation de chercheurEs et non pas un corps d’inspection ayant vocation à jouer le rôle d’inquisiteur auprès des collègues…

L’indignation du monde de la recherche

Les réponses de l’ESR (Enseignement supérieur et recherche) ont été immédiates. Pour la CPU (Conférence des présidents d’université), pourtant traditionnellement modérée, la condamnation des propos de Vidal est immédiate et claire : « l’islamo-gauchisme » n’est pas un concept.

C’est une « pseudo-notion dont on chercherait en vain un commencement de définition scientifique »1. Dans la même ligne, le CNRS (Centre national de la recherche scientifique) déclare que l’« islamo-gauchisme » est un « slogan politique qui ne correspond à aucune réalité scientifique ».

Il condamne en outre avec fermeté les tentatives d’instrumentalisation politique de la science et la délégitimation de certaines communautés scientifiques comme les études post-­coloniales, intersectionnelles et celles utilisant le concept de « race »2 .La ministre semble en effet ignorer que les SHS (Sciences humaines et sociales) mobilisent le concept de « race » pour désigner une construction issue des rapports sociaux de domination et non pas une entité biologique.

Dans une tribune parue dans le Monde, plus de 600 membres du personnel de l’ESR, dont l’économiste Thomas Piketty et la sociologue Dominique Meda, dénoncent la « chasse aux sorcières » menée par leur ministre de tutelle.

L’indignation de la communauté universitaire enflamme la toile et le #Vidaldemission connait très rapidement un franc succès et plus de 10 000 personnels de l’ESR réclament aujourd’hui sa démission.

En plus d’un appel du pied à l’extrême droite, il s’agit d’une attaque très grave contre les libertés académiques qui s’inscrit dans le projet global de la reforme du gouvernement (Loi de programmation de la recherche) préfigurant une généralisation du système de financement fléché qui obligerait les chercheurEs à répondre à des commandes préfabriquées plutôt qu’à faire de la science.

Les approches critiques minorées   

Supposément susceptibles de dériver dans le militantisme, d’encourager le terrorisme et le séparatisme, certaines approches de la recherche en SHS, ayant notamment comme objectif de mettre à nu les discriminations, se retrouvent stigmatisées et minorées par le gouvernement.

La ministre semble avoir oublié que les travaux de recherche font l’objet d’une évaluation par les pairs qui ne repose pas sur des opinions ou des positionnements politiques mais sur une méthode scientifique rigoureuse.

Elle confond peut-être la dimension engagée vis-à-vis du monde social, affichée par certaines approches critiques, avec la pratique militante.

En empruntant une définition à Karl Marx, la penseuse féministe Nancy Fraser définit la Théorie critique comme une « clarification opérée par le temps présent sur ses propres luttes et ses propres aspirations »3.

Contrairement à l’attitude grossière et politisée de la ministre, les chercheurEs critiques sont conscientEs de la nécessité de se débarrasser des idées reçues, des préjugés et des schèmes de pensée issus de leurs propres cadres d’expérience.

Cette mise à distance est nécessaire pour dévoiler les tensions et les contradictions de l’ordre social afin d’appuyer, par le travail théorique et empirique, des forces sociales susceptibles de constituer un levier pour l’émancipation.

Ainsi, les approches critiques sont nécessaires à la compréhension du monde et permettent aux individus de s’armer théoriquement pour dévoiler les différentes formes d’exploitation et d’oppression auxquelles elles ou ils font face.

La démarche du gouvernement est claire : pas de place pour la pensée critique dans sa société. Enfin, gare à ceux et celles qui souhaitent penser les inégalités et les injustices : Vidal leur enverra sa police de la pensée. Nous ne nous laissons pas faire !

Hélène Marra Hebdo Abi L’Anticapitaliste 25/02/2021

https://lanticapitaliste.org/

Lire aussi:

ÉtudiantEs précaires, Vidal et gouvernement réactionnaires !

 

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25 février 2021 ~ 0 Commentaire

texas (npa rdf rp)

capitlaislme

Catastrophe climatique au Texas

Le changement climatique et les politiques des Républicains se sont combinées au Texas ces derniers jours pour produire une catastrophe qui a laissé des millions de personnes sans électricité, sans chauffage et sans eau, la température tombant sous le point de congélation et la neige et la glace recouvrant l’État, faisant au moins 70 morts.

Ce froid sévère, rare dans cet État, est un exemple supplémentaires des conditions météorolo-giques extrêmes, qui se présentent également sous la forme d’inondations et de feux de forêt, que le changement climatique a amenées aux États-Unis.

Une économie dominée par le pétrole et le gaz

Il y a vingt ans, les Républicains ont repris le poste de gouverneur et la majorité des élus du Texas (tant à la Chambre qu’au Sénat), puis ils ont déréglementé et négligé les systèmes énergétiques de l’État, ce qui a conduit à cette catastrophe.

Le gouverneur Greg Abbott et d’autres Républicains, dont le parti est alimenté par l’industrie pétrolière et gazière de l’État, a imputé la crise à la défaillance des éoliennes et prévient maintenant qu’ Alexandra Ocasio-Cortez, son « Green New Deal » et les éoliennes vont détruire l’économie de l’État.

Le Texas, près de 25 % plus grand que la France, a une population diversifiée de 29 millions de personnes, 40 % de blancs, 40 % de latinos, 13 % de noirs et 5 % d’asiatiques. L’économie de l’État est dominée par la production de pétrole et de gaz, et le Texas est le plus gros producteur du pays.

Les milliardaires pétroliers et financiers texans, dirigés par Midland Energy, ont financé le Parti républicain à la fois dans l’État et au niveau national. La combinaison d’une économie basée sur le pétrole et de la politique du Parti républicain a signifié le déni du changement climatique ainsi que la déréglementation et l’irresponsabilité.

Comment la catastrophe a-t-elle pu arriver ?

Les températures au Texas varient généralement entre 15 et 21°, mais la semaine dernière, après que le vortex polaire a baissé au-dessus des États-Unis, Houston avait des températures de – 8° et Dallas a atteint – 16° le 15 février, les températures les plus basses depuis environ 30 ans.

Les systèmes électriques, de chauffage et d’eau sont tombés en panne dans les habitations, les cliniques et les hôpitaux. Les cliniques ne pouvaient pas donner aux patientEs leurs traitements de dialyse, tandis que les tempêtes ont interrompu les vaccinations Covid.

Les immenses ranchs et fermes ont perdu des animaux et des récoltes d’une valeur de plusieurs milliards de dollars. À mesure que les conduites d’eau éclataient dans les maisons, de la glace se formait sur les lampes et les ventilateurs des plafonds. Comment cela a-t-il pu arriver ?

Le Texas est le seul État qui possède son propre réseau électrique ; tous les autres sont reliés aux systèmes d’inter­connexions de l’est et de l’ouest, ce qui leur donne une plus grande capacité à répondre aux variations de la demande énergétique.

L’énergie de l’État provient de plusieurs sources : 46 % de gaz naturel, 23 % d’énergie éolienne, 18 % de charbon et 11 % de nucléaire. Face au gel, le réseau électrique de l’État, géré par l’Electric Reliability Council of Texas (ERCOT), a échoué.

Les politiciens ont créé et maintenu leur système particulier et son organisme de direction pour échapper à la réglementation fédérale. Le Texas avait été averti en 2011 que son système devait être mis à niveau pour faire face à des températures plus froides, mais ERCOT ne l’a pas fait.

Toutes les formes de production d’électricité ont connu des défaillances pour des raisons diverses, les éoliennes en raison de l’incapacité du gouvernement de l’État à les adapter aux conditions hivernales.

Dans la foulée de la crise du covid

En pleine crise, l’un des principaux politiciens républicains du Texas, le sénateur Ted Cruz, s’est envolé avec sa femme et ses enfants pour séjourner dans un hôtel de luxe à Cancún au Mexique. Des voyageurs ont pris des photos de Cruz à l’aéroport et dans l’avion, les ont publiées sur les réseaux sociaux et elles sont devenues virales, ce qui a provoqué un tollé public. Cruz a dû acheter un billet de retour et revenir le lendemain au Texas.

L’échec du système énergétique texan fait suite à la mauvaise gestion du coronavirus par l’État.

Depuis le début de la pandémie, le Texas a eu 41 981 morts ; ce qui en fait le deuxième État, après la Californie, parmi le demi-million de décès à l’échelle nationale. Après les fermetures initiales, le gouverneur Abbott a déconfiné l’État et cédé aux chrétiens évangéliques : il a permis aux services religieux de se poursuivre, et bientôt le Texas est devenu le premier État à atteindre un million de cas.

L’échec lamentable du Parti républicain du Texas à faire face à la fois à la pandémie Covid et à la crise énergétique pourrait jeter les bases d’un changement politique qui permettrait aux Démocrates de reprendre le gouvernement de l’État, mais cela ne résoudrait les problèmes que si les démocrates étaient capables de rompre réellement avec les politiques pro-business.

Traduction Henri Wilno, Dan La Botz 25/02/2021

https://lanticapitaliste.org/

Lire aussi:

Texas : vague de froid + peur du socialisme = chaos

Texas. Après la vague de froid, des ménages reçoivent des factures d’électricité allant jusqu’à 17 000 dollars

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24 février 2021 ~ 0 Commentaire

commune (npa)

commune

Leur Commune et la nôtre!

Il y 150 ans, le 18 mars 1871, commençait la Commune de Paris.

Un évènement qui a donné lieu à une séance houleuse le 3 février dernier au Conseil de Paris. La droite (Les Républicains) est montée au créneau pour contester toute subvention à l’association « Les amies et amis de la Commune de Paris 1871 » au motif qu’elle « glorifie les événements les plus violents de la Commune ».

Pas question de valoriser « ce triste moment de guerre civile », a asséné un élu du 16è arrondissement. D’après le Monde, un autre des agités de la droite a dit reconnaitre les « idées généreuses » de la Commune mais a dénoncé un autre aspect qui le hérisse : « la confiscation des moyens de production ». Le voilà, sans doute, le crime suprême aux yeux de ces représentants zélés du capital.

Face à cet assaut de la « droite la plus bête du monde », pour reprendre l’expression d’un social-démocrate des années 1950, la majorité socialiste du Conseil buvait du petit lait.

Ainsi, Patrick Bloche, l’adjoint d’Anne Hidalgo, qui présidait la séance, a déclaré fièrement : « Ce qui me rassure, c’est que je crois au clivage entre la gauche et la droite, et vous l’avez illustré parfaitement, 150 ans après la Commune. »

Anne Hidalgo et la majorité municipale ont programmé toute une série d’initiatives à l’occasion de ce 150e anniversaire.

Après tout, pourquoi pas, si cela accroit l’écho de l’anniversaire de ce moment où les prolétaires dans toute leur diversité sont montés « à l’assaut du ciel » pour reprendre l’expression de Marx, et se sont heurtés à l’impitoyable répression du pouvoir incarné par l’ignoble Adolphe Thiers (au passage, s’il y a des rues et avenues à débaptiser, ce sont en premier lieu celles qui célèbrent son nom) ?

Mais il faut se souvenir que cette majorité municipale est avant tout hégémonisée par des sociaux-libéraux (très libéraux et peu sociaux) qui, depuis des années, mènent à Paris et sur l’ensemble du territoire des politiques bien éloignées de l’action de la Commune, laquelle avait, par exemple, tenté de s’attaquer frontalement aux difficultés de paiement des loyers. Ces gens-là sont les héritiers de ces « socialistes » qui régulièrement au cours de notre histoire ont trahi les mobilisations populaires, voire les ont réprimées.

Lénine, dans l’État et la révolution, a justement écrit :

« Du vivant des grands révolutionnaires, les classes d’oppresseurs les récompensent par d’incessantes persécutions ; elles accueillent leur doctrine par la fureur la plus sauvage, par la haine la plus farouche, par les campagnes les plus forcenées de mensonges et de calomnies.

Après leur mort, on essaie d’en faire des icônes inoffensives, de les canoniser pour ainsi dire, d’entourer leur nom d’une certaine auréole afin de « consoler » les classes opprimées et de les mystifier ; ce faisant, on vide leur doctrine révolutionnaire de son contenu, on l’avilit et on en émousse le tranchant révolutionnaire. »

En cette année anniversaire, il faut s’opposer aux calomnies sur la Commune et aussi ne pas tomber dans les tentatives d’en faire une « icône inoffensive » – pour reprendre une expression de Lénine.

C’est dans nos initiatives et nos luttes qu’il faut faire vivre la Commune.

Mercredi 24 février 2021 Rédaction l’Anticapitaliste hebdo

https://lanticapitaliste.org

Programme des initiatives de l’association « Faisons vivre la Commune ».

Numéro spécial de janvier de l’Anticapitaliste mensuel sur la Commune de Paris, articles disponibles sur notre site.

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31 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

ivg pologne (pùblico)

polognre

Entretien avec Marta Lempart, militante polonaise pour le droit à l’avortement

  »L’Europe a abdiqué ses devoirs : elle se range du côté du gouvernement polonais et contre les droits des citoyens ».

Mercredi dernier, le gouvernement du parti ultraconservateur Droit et Justice (PIS) au gouvernement a officiellement publié la mesure approuvée par le Tribunal constitutionnel de ce pays en octobre dernier, qui interdit l’avortement pour cause de malformation fœtale. L’une des trois options légales pour avorter, ce qui signifie une interdiction de facto de l’interruption de grossesse.

Une loi qui, comme l’affirme Lempart, n’est pas légale et ne peut donc pas entrer en vigueur. Dans cette interview au Público, elle dénonce que la Cour constitutionnelle qui l’a approuvée n’était pas légitime parce qu’elle comprenait des personnes qui ne pouvaient pas être magistrats de cette cour et à cause de la rupture de la légalité judiciaire causée par le gouvernement ultraconservateur d’Andrzej Duda. En fait, l’Union européenne a ouvert quatre dossiers contre la Pologne au cours des trois dernières années pour atteinte à l’indépendance du pouvoir judiciaire.

« Ce qui se passe en Pologne n’est pas seulement une question de droits de l’homme », a déclaré le militant à Público, « mais une question d’indépendance judiciaire. Lorsqu’il n’y en a pas, toutes les libertés civiles et les droits de l’homme peuvent facilement être anéantis en une minute ».

Comment allez-vous?

Je suis rentrée chez moi à quatre heures du matin après avoir participé aux manifestations et avoir été détenue par la police et maintenue dans la rue pendant plusieurs heures. Au moins 13 personnes ont été arrêtées, dont cinq sont toujours au poste de police, parmi lesquelles Klementyna Suchanow [l'une des militantes les plus reconnues de la grève des femmes] qui sera détenue 48 heures.

Les marches se sont-elles intensifiées ces jours-ci après l’annonce de la publication de l’interdiction ?

Oui, tout à fait. Il y a eu une marche hier, une autre il y a deux jours et nous en aurons une autre aujourd’hui [ce vendredi]. Il s’agit de marches promues par des femmes auxquelles participent des jeunes, qui sont massives et se déroulent dans différentes régions du pays.

Quelle est la situation actuelle ? La nouvelle loi a été publiée mercredi dernier, mais est-elle entrée en vigueur ?

Non. Nous ne la considérons pas comme une loi, car les personnes qui l’ont rédigée et publiée ne sont pas des juges. Ils ne le sont pas tous. Nous avons un problème en Pologne et c’est que la Cour constitutionnelle de notre pays a été élue illégitimement. Certaines des personnes qui prétendent être juges n’ont pas été légalement nommées.

Nous ne parlons donc pas ici d’une loi, mais seulement d’une annonce qu’ils prétendent présenter comme une loi. Bien sûr, il a été publié officiellement par l’État, mais cela ne signifie pas que la loi a changé.

L’État a toute la force et l’influence nécessaires pour imposer cette mesure au peuple, mais ce que nous défendons, c’est que la loi n’a pas changé et que le gouvernement ment. Ce qui va se passer, nous en sommes convaincus, c’est que le gouvernement va essayer de poursuivre toute personne qui pratique un avortement dans les limites des hypothèses légales reconnues jusqu’à présent et les médecins qui le pratiquent, même si la loi n’a pas changé.

Quelle est la situation des femmes polonaises en ce moment ? Si elles ont besoin d’un avortement en raison d’une malformation du fœtus, pourront-elles en bénéficier ?

Selon la loi, ils pourraient le faire, mais ce ne sera pas une option qui leur sera offerte. Nous comptons sur le fait que certains médecins s’opposeront à cette annonce faite par le gouvernement et seront poursuivis et enquêtés pour avoir pratiqué des avortements légaux.

Cela va certainement se produire et nous allons avoir besoin de toute l’aide juridique possible pour lutter contre l’État qui tentera de les poursuivre. Nous nous y préparons. Nous sommes également prêtes à soutenir la principale organisation du pays qui apporte une aide aux femmes qui ont besoin d’un avortement dans les conditions autorisées par la loi polonaise et qui se voient systématiquement refuser cette possibilité.

Ce refus n’a pas commencé hier avec l’annonce, cela dure depuis des années. De nombreux médecins ont refusé de pratiquer des avortements dans le cadre de la loi, nous nous préparons donc à toutes ces batailles juridiques qui vont maintenant être redoublées.

Ce qui se passe en Pologne n’est pas seulement une question de droits de l’homme et de droits des femmes. Il s’agit de l’État de droit et d’une question d’indépendance judiciaire. Et voici la question : pourquoi voulons-nous l’indépendance du pouvoir judiciaire ? Car lorsqu’il n’y en a pas, toutes les questions de libertés civiles et de droits de l’homme peuvent facilement être balayées et éliminées en une minute.

Avez-vous un soutien national ou international ?

Il existe une organisation appelée FEDERA, qui est la Fédération pour le planning familial et les femmes, qui nous soutient depuis de nombreuses années, car nous avons toujours eu des problèmes avec des médecins qui refusaient de pratiquer des avortements reconnus par la loi.

C’est-à-dire qu’ils ont essayé de ne pas se conformer même aux avortements autorisés, qui sont pour l’inceste, le viol et la malformation du fœtus, ce qu’ils veulent maintenant éliminer. Ce problème va maintenant s’élargir et devenir plus difficile, mais il n’a pas commencé hier.

Il s’agit d’une organisation qui fournit une aide juridique pour poursuivre les médecins et les hôpitaux qui refusent les avortements légaux. Cette organisation aura désormais plus de travail, nous en sommes convaincus, car elle devra poursuivre les médecins et les hôpitaux devant les tribunaux et devant la Cour européenne des droits de l’homme.

Recevez-vous suffisamment de soutien de la part des pays européens ?

Non

Comment voyez-vous le rôle de l’UE dans ce domaine particulier ?

Je suis très en colère parce que je pense que nous avons été laissées à l’écart dans le froid. Je ne demande pas à être aidée parce que je suis polonaise, un pays particulier qui est dans une mauvaise situation en ce moment.

Mais les hommes politiques de l’Union européenne ont abdiqué leurs devoirs et responsabilités envers les citoyen-ne-s polonais-es. Je suis une Européenne et je comprends que tous les hommes politiques de l’Union Européenne ont des devoirs envers moi. Ils ont le devoir de défendre mes droits et de se battre pour moi. Ils préfèrent plutôt se tenir aux côtés de mon gouvernement et contre moi, contre le peuple. C’est une trahison. Ils ont des devoirs et des obligations envers moi en tant que citoyen européen, mais ils ne s’en soucient pas.

Ils prétendent faire quelque chose, mais ce ne sont que des déclarations, des mots vides de sens et rien ne se passe. Ou du moins, rien d’assez rapide pour provoquer un changement.

Pensez-vous que ce qui se passe en Pologne pourrait se produire dans d’autres pays de l’UE et qu’ils devraient être conscients qu’il pourrait y avoir une régression des droits qui ont été gagnés ? Je pense qu’ils en sont conscients, mais la plupart des politiciens européens pensent qu’ils sont meilleurs que nous, Polonais, et que cela ne se produira pas dans leur pays.

Mais c’est une erreur. Cela peut arriver n’importe où. C’est un privilège et aussi un déni : que les gens ne veulent pas penser que quelque chose comme cela pourrait leur arriver. C’est ce qui se passe avec les politiciens européens.

Et au niveau des citoyens, ont-ils été soutenus ? Nous n’avons pas vu de mobilisations massives dans les villes européennes.

Nous avons constaté une grande solidarité et nous avons bénéficié d’un soutien international important de la part des citoyens et de la société civile. Le fait que nous puissions maintenant parler est une conséquence de cette solidarité. Nous avons une communauté européenne, en termes de citoyenneté, qui comprend que ce qui se passe en Pologne peut arriver avec les populismes d’extrême droite et avec l’église dans d’autres pays si on leur donne du pouvoir.

Quel a été le rôle de l’Église polonaise?

L’église pense qu’elle a gagné. Mais c’est une erreur. Ils montrent toute leur joie mais aussi toute leur haine et leur mépris des femmes. Ils sont heureux que nous puissions avoir ce genre d’interdiction de l’avortement, car ils détestent les femmes. En fait, ils détestent tout le monde : nous, la population LGTBI, tous ceux qui ne sont pas directement sous leur autorité.

C’est un moment heureux pour eux. Mais en même temps, ils perdent leur base sociale, car beaucoup de gens quittent l’église, cessant d’envoyer leurs enfants dans les églises et les écoles religieuses.

Un processus de sécularisation est en cours dans le pays et c’est l’Église qui le fait par ses propres moyens. Ils ont perdu le contact avec la réalité parce qu’ils sont poussés par leur haine viscérale des gens et des droits de l’homme. Au final, ils perdront. Mais pour l’instant, ils restent la principale force qui alimente la haine dans le pays.

Que faudra-t-il pour inverser cette norme ?

Ce n’est vraiment pas aussi difficile que vous pourriez le penser. Parce que, j’insiste, c’est une loi qui n’existe pas. Pour inverser la tendance, il faudra que les médecins du système de santé publique pratiquent des avortements.

Qu’ils continuent à les exécuter comme ils le font en vertu de la loi. Nous ne reconnaissons pas cette norme parce qu’elle est illégale.

En Espagne, cela semble lointain que des droits acquis puissent être annulés, mais nous avons un parti d’extrême droite qui siège dans les institutions et qui nie la violence sexiste et est contre l’avortement. Que diriez-vous aux femmes espagnoles ?

Je leur dirais d’être prudentes car ils ne cesseront jamais d’essayer de démanteler les droits. La base du populisme d’extrême droite est toujours la haine et le contrôle, surtout des femmes. Ils continueront à le faire patiemment et constamment et ils continueront à s’attaquer aux femmes avec tout ce qu’ils peuvent.

Marta Lempart, militante et combattante pour les droits des femmes et l’avortement, est l’un des visages les plus visibles et les plus reconnus des manifestations organisées par la Grève des femmes en Pologne.

madrid 30/01/2021 marisa kohan

https://www.publico.es/

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27 janvier 2021 ~ 0 Commentaire

insoumis (jdd)

laicite

Laïcité : les Insoumis jouent l’esquive

Vont-ils enfin parvenir à replacer le couvercle sur la marmite?

Pointés du doigt pour leurs supposées accointances avec les « islamogauchistes » après l’assassinat de Samuel Paty en octobre, en proie à des dissensions ouvertes sur les questions de laïcité, leur rapport à la République et au communautarisme, les Insoumis s’y emploient.

Alors que le projet de loi « confortant le respect des principes de la République » – c’est-à-dire contre le séparatisme – est examiné par l’Assemblée nationale, ils oscillent entre prises de position apaisantes et volonté d’esquiver le sujet qui fâche.

104 amendements, tous signés à l’unanimité du groupe

On trouve un signe de cette volonté dans le premier numéro de la nouvelle revue qu’ils publieront prochainement aux éditions du Seuil, Les Cahiers de l’avenir en commun. C’est Jean-Luc Mélenchon, l’Insoumis en chef, qui en signe l’édito.

Le candidat à la présidentielle y évoque la question de la République et son renforcement. « Nous avons tant changé qu’on ne se reconnaît plus parfois, cette nouvelle France est notre patrie républicaine commune », souligne-t-il d’une plume consensuelle.

Avant de minorer soigneusement le sujet sensible : évoquant les crises sanitaire et sociale, il déplore que, pendant ce temps, « le pays [soit] inutilement invité à des débats absurdes sur le thème de son identité ». Le groupe LFI à l’Assemblée a discrètement rencontré le préfet de Seine-Saint-Denis pour se pencher sur ces questions pendantes, notamment « les certificat.. (Article payant)

lun. 25 janvier 2021

.https://www.lejdd.fr/

Commentaire:

Il n’y aurait pas une chasse aux sorcières contre ceux qui ne sont pas islamophobes?

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