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15 février 2020 ~ 0 Commentaire

brest municipales (côté-brest jdd)

tonnerre de brest 1

Municipales : à Brest, le PS mise sur les déçus du macronisme

Les élections municipales se dérouleront les 15 et 22 mars 2020.

La situation actuelle. A l’image de la Bretagne, Brest, historiquement à gauche, est un enjeu clé pour le parti socialiste. La cité du Ponant est dirigée par le socialiste François Culliandre depuis 2001. En 2014, il l’avait emporté face à Bernadette Malgorn (divers droite) avec 52,71% des voix.

La compétition. Dans la ville bretonne s’affrontent deux anciens alliés devenus rivaux. François Culliandre, le maire sortant, brigue un quatrième mandat. Face à lui, celui qui fut l’un de ses principaux adjoints et patron de la fédération socialiste du Finistère pendant neuf ans : Marc Coatena, passé à En marche.

Ici, les bons résultats d’En Marche à la présidentielle se sont confirmés aux européennes, avec 24% des voix contre 22,4% dans tout le pays. De quoi donner de l’espoir au candidat LREM, qui a axé son programme sur la sécurité, en proposant la création d’une police municipale et d’un réseau de vidéosurveillance.

François Culliandre, lui, mise sur les déçus du macronisme et tente de bloquer la vague verte en promettant une « COP26 territoriale », des « îlots de biodiversité » ou encore un « nouveau pacte citoyen » pour plus de démocratie participative. Mis en examen en octobre pour recel d’abus de confiance, l’édile soutient deux projets controversés : une seconde ligne de tramway et une nouvelle enceinte pour le Stade Brestois.

En embuscade, les écologistes menés par Ronan Pichon. D’après un sondage Opinionway réalisé en juin, les Verts – dont la dernière liste en leur nom propre dans la ville date de 1989 – pourraient quasiment faire jeu égal avec la majorité actuelle et la gauche l’emporterait largement si elle présentait un visage uni.

En tout, neuf listes ont été déposées, dont une liste divers droite, le Rassemblement National, les Insoumis et une liste « 100% citoyenne ».

La petite info en plus. Les deux jeunes frères du finistériens Benoît Hamon se présentent à Brest… mais sous des couleurs différentes, comme le rapporte Le Parisien. L’un représentera Génération.s, le mouvement politique de son aîné, au sein de la liste écologiste. L’autre fait campagne pour le maire sortant.

15 février 2020 Aude Le Gentil

https://www.lejdd.fr/

brest

Municipales 2020 à Brest : les listes déclarées

Plusieurs candidats ont fait savoir qu’ils brigueraient la mairie de Brest à l’occasion des élections qui se dérouleront les 15 et 22 mars. Le point sur les forces en présence.

À Brest, plusieurs listes sont déjà en lice. Le point.

Marchons pour Brest !

• Marc Coatanéa a été le premier à se déclarer. Il conduira la liste Marchons pour Brest ! sous les couleurs de La République en marche. Il a été rejoint par le MoDem, son président départemental et chef de file, David Guillerm, ayant annoncé une alliance entre les deux partis qui feront donc campagne commune.

Parti Socialiste

• François Cuillandre, le maire socialiste sortant, conduira la liste de la majorité actuelle et briguera un quatrième mandat. Lors de la primaire socialiste, il a battu son premier adjoint, Thierry Fayret.

Mis en examen dans l’affaire de l’association des élus socialistes Vivre à Brest, François Cuillandre a indiqué maintenir sa candidature.

Brest à venir

• Pierre-Yves Cadalen, qui avait été candidat de la France Insoumise aux élections législatives en juin 2017, sera la tête de la liste Brest à venir.

La liste citoyenne

• Brest, la liste citoyenne est présentée par des habitants et des habitantes. Elle se veut ouverte à tous, sans étiquette, représentative des quartiers, des Brestoises et des Brestois.

Europe Écologie Les Verts

• Ronan Pichon conduit la liste d’Europe Écologie Les Verts. Le parti du vice-président de Brest métropole en charge du numérique, par ailleurs conseiller municipal dans la majorité, a décidé de partir à la conquête de la mairie. Il a été rejoint par l’Union démocratique bretonne (UDB).

Brest, c’est vous !

• Bernadette Malgorn, qui avait été battue en 2014 par François Cuillandre (47,28 % contre 52,71 %) a officiellement annoncé qu’elle était de nouveau candidate, à la tête de la liste Brest c’est vous !, portée par l’un des groupes d’opposition, Rassemblement pour Brest.

Les cinq autres conseillers municipaux, Véronique Bourbigot, Rémi Hervé, Brigitte Hû, Claudine Péron et Bruno Sifantus, sont également candidats à ses côtés sur la liste qui entend représenter  «la droite et le centre, l’écologie responsable et le gaullisme social».

Brest, imaginons demain

• Pascal Olivard, ancien président de l’Université de Bretagne occidentale, s’est également lancé dans la course à la mairie, à la tête de la liste Brest, imaginons demain, qui entend bâtir son programme autour de trois axes : Brest, solidaire, qui sera le fil rouge, Brest, écologique et Brest, rayonnante.

Sous réserve

• D’autres listes pourraient se déclarer : le Rassemblement national, Lutte ouvrière

13 Nov 2019

https://actu.fr/bretagne/

Commentaire:

Le NPA n’a pas choisi entre 3 listes: Citoyenne,  Insoumis / Pierre-Yves Cadalen et Lutte Ouvrière / Rémy Collard

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29 décembre 2019 ~ 0 Commentaire

fascistes (the guardian)

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Britain First annonce que 5 000 de ses membres

Ont rejoint les conservateurs

Des transfuges d’extrême droite «soutiennent la position de Boris Johnson sur l’islam radical»
Plus de 5 000 partisans d’un groupe extrémiste de droite ont rejoint le Parti Conservateur ces dernières semaines, attirés par ce qu’ils décrivent comme l’attitude de Boris Johnson envers l’islam.

Environ les deux tiers des 7 500 membres inscrits aux « Britanniques d’abord » ouvertement anti-islam ont rejoint les conservateurs depuis les élections générales. L’organisation, dont les diri-geants ont été emprisonnés l’année dernière pour crimes de haine contre les musulmans, a déclaré que l’approche du Premier ministre envers «l’Islam radical» avait encouragé la majorité de ses membres à rejoindre le parti.

La porte-parole de Britain First, Ashlea Simon, qui figurait parmi les personnalités de haut rang récemment enquêtées par la police antiterroriste, a déclaré: «Nous soutiendrons un parti qui est disposé à prendre une position ferme contre l’islam radical et il semble que les conservateurs soient prêts à le faire. .  »

Quelques jours après sa victoire électorale, Johnson a abandonné  l’enquête promise sur les niveaux d’islamophobie au sein du parti conservateur et a été accusé de «récompenser le racisme» après que Zac Goldsmith, qui avait exploité les préjugés anti-musulmans pendant sa campagne à la mairie de Londres en 2016, a été nommé « pair du royaume » ( titre non héréditaire, mais siège à la chambre des Lords) et a continué comme ministre de l’Environnement malgré la perte de son siège à la Chambre des communes.

Simon a ajouté que la réponse intransigeante de Johnson à l’attaque terroriste de London Bridge en novembre corroborait l’idée qu’il serait ferme sur la question. « La majorité de nos partisans apprécient l’approche intransigeante du ministre de l’Intérieur Priti Patel et de Boris Johnson ». Simon a été interrogé en vertu des lois antiterroristes à l’aéroport d’Heathrow en octobre dernier après un voyage en Russie.

Simon a déclaré que les membres de Britain First voulaient former un mouvement de militants d’extrême droite au sein du parti conservateur qui soutiendrait Johnson de la même manière que les partisans de Momentum ont rejoint les travaillistes pour renforcer l’emprise de Jeremy Corbyn sur le parti.

La défection massive des partisans de Britain First confirme le soutien de Johnson par des personnalités d’extrême droite après son triomphe électoral. Tommy Robinson, l’ancien chef de la Ligue de défense anglaise, a récemment déclaré aux abonnés du service de messagerie cryptée Telegram qu’il était devenu un membre cotisant.

Le leader de Britain First, Paul Golding, a également affirmé avoir rejoint les conservateurs, mais le parti ait déclaré que sa demande d’adhésion n’avait pas été approuvée. L’année dernière, Golding a été condamné à 18 semaines de prison et sa suppléante, Jayda Fransen, à 36 semaines, pour harcèlement moral aggravé.

Britain First, qui se décrit comme «un parti politique patriotique qui accordera la priorité à notre propre peuple», proteste contre la construction ou l’extension de mosquées et veut que la viande halal soit interdite.

Mark Townsend Sam 28 déc 2019

https://www.theguardian.com/

 

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21 décembre 2019 ~ 0 Commentaire

sénat (révolution permanente)

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Les sénateurs garderont leur régime spécial : voilà les vrais privilégiés !

En passant à un régime universel par point, la réforme des retraites vise à individualiser les pensions, ce qui permettra de les baisser plus facilement. Les sénateurs vont-ils supprimer leur régime spécial ? Non, seulement « l’adapter ».

La réforme des retraites prévoit que l’ensemble des salariés du public et du privé soient soumis à un système par points basé sur le budget de l’État. Il s’agit d’individualiser les pensions et de pouvoir les baisser à tout moment. Il faut aussi ajouter l’allongement de la durée du travail à 64 ans pour bénéficier d’une retraite à taux plein.

Dans cette affaire où le gouvernement et le patronat veulent plumer tout le monde, bien sûr que les sénateurs ne seront pas concernés ! Ils ne vont pas supprimer leur régime de retraite très confortable mais « l’adapter », une fois que la loi sera votée.

Gérard Larcher, président LR du Sénat, tente de justifier l’acrobatie : « Le régime des sénateurs est une caisse autonome qui ne reçoit aucune subvention spécifique. » Comme l’écrit Patrick Roger dans Le Monde, il s’agit d’un « régime avantageux ». « Son financement repose à la fois sur les cotisations des sénateurs, à hauteur de 12 %, sur les cotisations employeur du Sénat, pour 28 %, et le reste, 60 %, grâce à un prélèvement sur les revenus procurés par les actifs financiers de la caisse autonome de retraite des sénateurs. »

Une caisse remplie à ras bord pour les privilégiés du Sénat

Cette caisse très avantageuse pour les sénateurs est des plus scandaleuses, surtout quand dans le même temps les patrons et le gouvernement nous disent que les caisses sont vides. Voyons un peu de quoi il retourne dans les faits.

Toujours selon Le Monde, « Au fil des décennies, [la caisse autonome de retraite des sénateurs] a accumulé de confortables réserves qui lui permettent, grâce aux placements qu’elle réalise, de générer d’importants revenus, largement supérieurs aux besoins de financement du régime de retraite des sénateurs.

Ainsi, selon le dernier rapport sur les comptes du Sénat pour l’exercice 2018, le montant de ces réserves, pour la seule caisse des sénateurs, s’élevait à près de 639,5 millions d’euros. Parallè-lement, il existe une caisse de retraite du personnel du Sénat, dont les réserves se montaient à près de 779 millions d’euros. Soit un total cumulé qui dépasse 1,4 milliard. En dix ans, ce magot a prospéré de 250 millions d’euros. »

Ce régime spécial assure aux sénateurs une généreuse retraite de 2190 euros par mois et ce après un seul mandat de 6 ans. Une belle récompense pour ce travail très pénible !

Et pourtant on n’entend pas les médias dénoncer les privilégiés du Sénat

Les médias dominants qui font le service après vente du gouvernent passent leurs journées à dénigrer les soi-disant « privilèges » des régimes spéciaux des cheminots ou de la RATP, qui sont en réalité des acquis de lutte qui compensent la pénibilité de leur travail. Pourtant, on n’entend pas BFM TV et consorts sur les privilèges des sénateurs.

Une raison supplémentaire de mener la bagarre contre la réforme des retraites et ce jusqu’au retrait total – comme le font les cheminots, les travailleurs de la RATP et les raffineries en grève reconductible. Seuls ceux qui travaillent font tourner cette société. Sans nous, rien ne tourne ni ne roule – et c’est bien cela qui fait notre force.

Vincent Duse, militant CGT PSA Mulhouse

vendredi 13 décembre

https://www.revolutionpermanente.fr/

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14 décembre 2019 ~ 0 Commentaire

démission! (jdd france-info npa)

delevoye

Jusqu’à quand Jean-Paul Delevoye tiendra-t-il?

Selon Capital, Jean-Paul Delevoye siège depuis 2016 au conseil d’administration de la Fondation SNCF, une nouvelle révélation qui le fragilise encore un peu plus.

Accusations de conflit d’intérêts avec les assurances, cumul de fonctions interdit par la Constitution… et désormais un nouveau manquement à ses obligations de déclaration d’intérêt. Jean-Paul Delevoye est encore un peu plus fragilisé, vendredi soir, après les révélations du magazine Capital : le haut-commissaire aux retraites siège depuis 2016 – bénévolement – au sein du conseil d’administration de la Fondation SNCF, chargée des actions de mécénat du groupe.

Plusieurs omissions révélées cette semaine

Ce poste aurait dû être mentionné dans sa déclaration – justifiée par son entrée au gouvernement en septembre – auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). C’est sa troisième omission révélée cette semaine, alors qu’il fait face au dixième jour de grève contre son projet de réforme.

Lundi, il avait été épinglé pour ne pas avoir mentionné dans sa déclaration sa fonction, depuis 2016, d’administrateur bénévole d’un institut de formation de l’assurance (Ifpass), un secteur qui convoite l’épargne retraite des Français. Et le haut-commissaire doit également affronter une autre polémique liée à une autre fonction, qu’il avait bien déclarée : la présidence, depuis 2017, de Parallaxe, un institut de réflexion sur l’éducation dépendant du groupe de formation IGS, pour un montant de 5.368,38 euros net mensuels en 2018 et 2019.

Mercredi, la HATVP avait indiqué à l’AFP poursuivre ses contrôles sur le cas du haut-commis-saire. La veille, l’association Anticor avait demandé à cette instance de saisir la justice concer-nant l’omission par Jean-Paul Delevoye de ses liens avec le milieu des assurances dans sa déclaration d’intérêts. Ce sera ensuite au parquet de décider s’il y a lieu à poursuivre ou non. Vendredi, le monsieur Retraites du gouvernement a confié à Libération avoir « pensé » à démissionner.

13 décembre 2019

https://www.lejdd.fr/

Lire aussi:

Omissions de Jean-Paul Delevoye : « Au bout d’un certain nombre, la bonne foi est à relativiser », estime Anticor (FI)

Pourquoi les activités de Jean-Paul Delevoye dans le privé sont-elles gênantes pour le haut-commissaire aux retraites ? (FI)

Delevoye à la retraite ! (NPA)

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11 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

extrême droite (anred)

facha

Vox et la montée de l’extrême droite en Europe

Le PSOE a remporté les élections législatives, tandis que l’extrême droite de Vox atteint les 52 sièges et constitue déjà la troisième force, ce qui renforce l’extrême droite en Europe.

Plus de trois millions de personnes ont voté pour la formation de Santiago Abascal. Le résultat du scrutin donnent 52 sièges à l’extrême droite, ce qui en fait la troisième force la plus votée. Vox double sa représentation au Parlement par rapport au 28 avril 2018 et le pourcentage total d’électeurs augmente de 5% en sept mois: il obtient près d’un million de voix supplémentaires.

L’extrême droite réaffirme sa force sur le territoire andalou: sur les 52 sièges obtenus, 12 pro-viennent d’Andalousie – 7 000 voix seulement le séparent du PP, 7 de Madrid, 7 du País Valencià et 6 de Castille-et-León. À Murcie et à Ceuta, l’extrême droite a été la force la plus votée. La Galice, la Navarre, la Rioja, le Pays Basque et la ville de Melilla sont les seuls territoires de l’État à ne pas avoir donné de députés à Vox à ces élections.

Vox célèbre ses résultats et les réactions des dirigeants européens face à ces résultats n’ont pas tardé. Marine Le Pen félicite Santiago Abascal « pour son impressionnant travail d’opposition, qui porte ses fruits après si peu d’années ». L’Italien Matteo Salvini félicite également la « grande avancée des amis de Vox ». « Pas de racisme et de fascisme, nous voulons simplement vivre en paix chez nous », a-t-il ajouté.

Le discours nationaliste, raciste, homophobe et machiste se développe. Mais pas seulement dans l’État espagnol. De plus en plus de pays européens ont des représentant d’extrême droite dans leurs parlements.

La xénophobie et l’ultra-conservatisme se répandent: des pays tels que la Hongrie, la Pologne, l’Autriche, le Danemark, la Finlande, la Suisse, l’Estonie ou la Lettonie ont en commun la présence d’ultra dans leur gouvernement, qui diffèrent à certains égards (par exemple sur le fondement néolibéral de leurs mesures économiques), mais qui ont en général un discours de haine en commun.

Au Parlement portugais, une exception à ce jour, l’extrême droite a finalement trouvé sa place, mais avec beaucoup moins de soutien (1,8%). Le message grec est positif: Aube Dorée a perdu sa représentation aux dernières élections et a même dû vendre son siège.

L’extrême droite au Parlement européen

Outre les parlements nationaux, le Parlement européen reflète également la réalité de la montée du fascisme sur le continent. Depuis 2014, l’ultra-droite représentait plus de 15% du Parlement Européen. Les élections de mai dernier ont vu se présenter 21 formations politiques d’extrême droite.

Dans le parlement , ces types de formations sont dans trois groupes:

Europe des nations et de la liberté – dirigé par Le Pen et Salvini ;

Conservateurs et réformistes européens – les plus nombreux et les plus variés – et l’Europe de la liberté et de la démocratie directe, avec des formations telles que l’allemand et le Royaume-Uni.

Le PPE – où le PP est inclus – a également intégré la formation hongroise de Viktor Orban dans ses rangs.

Au niveau des formations politiques nationales, on distingue le Regroupement national (Front national français, avec un total de 14 sièges), le droit et la justice polonais (14) et l’Union civique hongroise (11).

https://www.anred.org/

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01 novembre 2019 ~ 0 Commentaire

macron valeurs (essf)

macron

Entre Emmanuel Macron et « Valeurs actuelles »

Les secrets d’un flirt

Le président a choisi l’hebdomadaire ultra-conservateur pour se confier longuement sur l’immigration et l’islam, imposant ainsi l’idée d’un duel inévitable avec l’extrême droite en 2022.

Depuis 2017, les Français attendaient les réflexions d’Emmanuel Macron sur la laïcité, le droit d’asile, l’immigration, l’islam. Vendredi 25 octobre, dans le vol qui le ramenait de sa première tournée présidentielle dans l’océan Indien, c’est à Valeurs actuelles, hebdomadaire qui relaie volontiers les obsessions de l’extrême droite, que le chef de l’Etat a accordé le premier entretien sur tous ces thèmes. Dans la salle à manger de l’Airbus A330 présidentiel, le chef de l’Etat a accordé quarante minutes d’entretien à l’un des rédacteurs en chef du journal, Louis de Raguenel.

Séduire l’électorat conservateur

A bien y regarder, cette liaison périlleuse a débuté peu après la création d’En marche !, à la mi-août 2016. Le ministre de l’économie Emmanuel Macron n’a pas encore démissionné quand il rend visite à Philippe de Villiers au Puy du Fou, en Vendée : une manière, déjà, pour le futur candidat, de séduire l’électorat conservateur.

Deux journalistes l’accompagnent dans ce déplacement privé : Sébastien Valiela, photographe de l’agence Bestimage de Michèle Marchand, et Tugdual Denis, de Valeurs actuelles, aujourd’hui directeur adjoint de la rédaction. Un signal encourageant, se dit l’hebdomadaire, souvent tenu à distance par les pouvoirs, et soucieux de banalisation.

A la même époque, Geoffroy Lejeune, alors âgé de 28 ans et tout juste nommé directeur de la rédaction, fréquente le journaliste Bruno Roger-Petit, ancien mitterrandiste de cœur et futur porte-parole du président Macron.

Les deux hommes se sont croisés à la faveur des talk-shows, où la nouvelle extrême droite, jeune, cultivée et décontractée, a désormais micro ouvert. La rencontre s’est faite sur un plateau d’i-Télé. Puis Bruno Roger-Petit a reçu Geoffroy Lejeune chaque vendredi dans son émission #BRP, diffusée sur le site Sport 365.

Sylvain Fort, qui deviendra la plume du candidat puis du président Macron, connaît de son côté Charles Villeneuve et Etienne Mougeotte, futurs administrateurs de Valeurs actuelles. En 2011, M. Fort et les deux anciens de TF1 se retrouvent au « groupe Fourtou », qui réunit autour de l’ancien PDG de Vivendi patrons, journalistes et communicants réfléchissant à une stratégie pour la réélection de Nicolas Sarkozy un an plus tard. MM. Villeneuve et Mougeotte ont offert leurs services à l’homme d’affaires franco-libanais Iskandar Safa, qui souhaite investir dans les médias. En 2015, ils négocient pour lui le rachat de Valeurs actuelles.

La tribune de toutes les droites, y compris l’extrême

Ces liens tissés ici et là ont résisté. Aujourd’hui, il arrive ainsi à « BRP » de tester des formules sur son ami « Geoffroy », comme ce fameux « art d’être français », mantra lancé le 25 avril lors d’une conférence de presse à l’Elysée. C’est aussi main dans la main que les deux hommes ont imaginé puis organisé la remise de décoration à l’écrivain Michel Houellebecq dans les salons de l’Elysée, le 18 avril 2019. Le Prix Goncourt est devenu, avec Eric Zemmour et Marion Maréchal, un des héros de Valeurs actuelles.

Une fois la Légion d’honneur épinglée sur le revers de la veste de l’auteur, Brigitte Macron emmène un petit groupe de reporters de Valeurs actuelles, privilégié mais esseulé, visiter le Palais. Le président vient à son tour les trouver. Echange amusé avec Charlotte d’Ornellas, jeune journaliste de l’hebdomadaire et chroniqueuse sur CNews (ex-i-Télé) : elle est une habituée des fêtes de Jeanne d’Arc à Orléans, où Emmanuel Macron s’est justement rendu en 2016.

« Comment ça va, le journal ?, lance gaiement le président à Geoffroy Lejeune.

– Très mal, vous nous avez mis sur la paille », répond celui-ci en riant.

Fondé en 1966, « Valeurs », comme on l’appelle tout simplement à droite, connaît son âge d’or avec François Hollande. Sous l’impulsion de son directeur de l’époque, Yves de Kerdrel, le journal devient la tribune de toutes les droites, y compris l’extrême. L’une de ses couvertures sur les Roms lui vaut même une condamnation pour « provocation à la discrimination, la haine ou la violence ».

Les lecteurs suivent. Selon l’Alliance pour les chiffres de la presse et des médias, l’hebdoma-daire se vendait, en 2016, à plus de 118 000 exemplaires (papier et numérique) en moyenne. Mais depuis l’élection d’Emmanuel Macron, la droite a perdu ses repères. Et les ventes s’en ressentent. Sur l’année écoulée, Valeurs actuelles ne s’est vendu qu’à 90 000 exemplaires. « On est passé de Hollande, un épouvantail parfait, à quelqu’un de moins facile à cerner », explique Geoffroy Lejeune.

Duel programmé Macron-Le Pen

Au début de l’été, les ventes en kiosque ont chuté, selon lui, à 16 000 exemplaires. Elles seraient remontées depuis septembre au-dessus de 20 000. « On a été servis par l’actualité, assure Geoffroy Lejeune. Il y a eu la polémique Thuram [des propos de l’ancien footballeur ont conduit le journal à titrer sur « les racistes anti-Blancs »], le débat sur le voile… On a été re-boostés », ajoute-t-il, espérant que l’entretien avec le chef de l’Etat tombe lui aussi à pic.

L’Elysée y trouve aussi son intérêt, qui avait organisé avant la tournée dans l’océan Indien la rencontre entre Louis de Raguenel et le président. A trois ans de la présidentielle, Emmanuel Macron semble en effet déjà entièrement tourné vers un duel programmé avec la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen.

Pour décourager la droite et la gauche traditionnelles, exsangues, et écarter les alternatives, rien de mieux que de polariser l’opinion et d’imposer au plus vite un « tête-à-tête » – c’est le titre du numéro de jeudi – entre le président et l’extrême droite en occupant les pages… du magazine le plus proche des idées de celle-ci.

Le chef de l’Etat a été précédé par ses ministres, qui défilent dans l’hebdomadaire et rencontrent volontiers ses journalistes. Marlène Schiappa, tout sourire, en a fait la couverture en février. Gérald Darmanin lui a succédé en mars, posant avec Eric Zemmour pour un entretien croisé. Le 25 avril, c’est le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, qui vient débattre de l’Europe au Cirque d’hiver toujours avec Eric Zemmour, à l’invitation de Valeurs Actuelles.

Les ministres de François Hollande, eux, se faisaient traiter en « une » d’« ayatollah » (pour Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’éducation nationale) ou de « femme qui vide les prisons » (pour Christiane Taubira, garde des sceaux).

Une somme d’intérêts bien compris

On retrouve même la trace de Valeurs Actuelles dans le scandale qui a secoué le « Château » à l’été 2018. Charles Villeneuve a enchaîné les rencontres avec Alexandre Benalla avant ses auditions devant la commission d’enquête du Sénat, lui prodiguant quelques conseils. Puis, à l’automne, Valeurs actuelles publiait une interview avec l’ancien chargé de mission à l’Elysée.

Il était questionné par Louis de Raguenel, qui envisageait un temps de publier un livre d’entre-tiens avec Alexandre Benalla et avait même contacté pour lui une célèbre maison d’édition – le projet est aujourd’hui avorté, dit-il.

« Machiavel président », titrait le journal en mai au-dessus d’une photo du chef de l’Etat. Person-ne n’est dupe : le pas de deux entre Valeurs Actuelles et Emmanuel Macron ressemble à une somme d’intérêts bien compris.

« Je ne sais pas quel homme vous êtes », s’était risqué à avouer au président Geoffroy Lejeune après la remise de la Légion d’honneur à Michel Houellebecq. « Par moments vous êtes progressiste, et par moments vous êtes proche de nous, mais je reconnais que vous êtes très bon quand vous venez sur notre terrain », saluait, mi-sérieux mi-joueur, le directeur de la rédaction de Valeurs actuelles.

« C’est celui que je préfère », avait répliqué sur le même ton le président.

Ariane Chemin et François Krug jeudi 31 octobre 2019

http://www.europe-solidaire.org/

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31 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

vote musulman (france-info npa)

croisades

« Le vote musulman n’existe pas »

Les listes communautaristes aux municipales ne trouvent pas d’écho

Une partie de la droite souhaiterait interdire l’Union des Démocrates Musulmans de France, accusé de véhiculer un « islam politique ». Pourtant, ce parti reste très marginal, y compris dans ses supposés bastions.

La polémique lui a donné un coup de projecteur inespéré. Une apparition dans un sujet du « 20 Heures » de France 2, une interview en face-à-face avec Jean-Jacques Bourdin dans la matinale de BFMTV…

Depuis quelques jours, Nagib Azergui, le président et fondateur de la très confidentielle Union des Démocrates Musulmans français (UDMF), multiplie les apparitions médiatiques. Ce parti créé en 2012 est au centre de toutes les attentions depuis que plusieurs ténors de la droite alertent sur la possible présence de listes « communautaristes » lors des élections municipales de mars 2020, et réclament leur interdiction pure et simple.

« L’islam politique est en train de s’implanter. Jamais ça ne doit avoir lieu en France. Il faut empêcher ces listes par tous les moyens juridiques », a demandé le président des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, le 19 septembre lors de l’émission « Vous avez la parole ». Un message entendu par le patron des sénateurs du parti Les Républicains, Bruno Retailleau, qui a annoncé dans Le Journal du dimanche le dépôt d’une proposition de loi pour interdire les candidatures de « tous ceux qui portent les revendications d’une partie de la population à raison de son appartenance religieuse ou ethnique ».

« Nous sommes un mouvement républicain et laïc »

A travers les déclarations de ces élus de droite, c’est bien l’UDMF qui est visé. L’Union des démocrates musulmans de France est-elle pour autant un parti « communautariste » ? La réponse n’est pas simple. Le qualificatif est en tout cas rejeté en bloc par son fondateur. « Nous ne sommes ni des imams ni des muftis. Nous sommes un mouvement républicain et laïc », assure à franceinfo Nagib Azergui, qui se défend d’être le représentant d’un « islam politique ».

Il faut arrêter de penser que l’on veut faire le ‘grand remplacement’ de la République par la charia. Nagib Azergui à franceinfo

Quant à la présence du mot « musulman » dans le nom de son parti, Nagib Azergui dresse un parallèle avec le Parti chrétien-démocrate fondé par Christine Boutin, « un parti d’opinion qui se base sur un héritage culturel et historique » et favorable à « une laïcité respectueuse ». Dans ses professions de foi, l’UDMF parle bien sûr de la « lutte contre l’islamophobie », son principal cheval de bataille, mais aussi de finances publiques, d’éducation ou d’écologie.

Depuis sa création, le parti a sensiblement édulcoré son discours, comme le note sur son blog le journaliste Laurent de Boissieu. A priori, rien dans les positions affichées aujourd’hui par l’UDMF ne tombe sous le coup de la loi. « Nous n’avons pas vu d’antisémitisme ou d’appels à la haine, mais nous restons vigilants », indique à franceinfo un conseiller ministériel. En l’état, le gouverne-ment ne soutiendra pas la proposition de Bruno Retailleau.

Il paraît difficile d’interdire ce type de listes car personne ne se dira ouvertement communauta-riste. En revanche, on croit beaucoup au combat démocratique, dans les urnes, à la loyale.Un conseiller ministériel à franceinfo

Le combat dans les urnes, c’est justement ce à quoi l’Union des Démocrates Musulmans de France se prépare pour les prochaines élections municipales. Le parti envisage de se présenter dans une cinquantaine de communes en France. De grandes métropoles comme Paris, Lyon, Marseille ou Nice et des villes de banlieue (Gennevilliers, Les Mureaux, Joué-lès-Tours, Vaulx-en-Velin…).

Nagib Azergui affirme sans rire que l’UDMF a de bonnes chances d’accéder au second tour dans nombre d’entre elles. D’ailleurs, les menaces d’interdiction auxquelles le mouvement fait face seraient, d’après lui, le fait de politiciens qui « ont peur pour leurs places et ne seront peut-être pas au deuxième tour en 2020″.

Un score de 0,13% aux européennes

Mais à moins de cinq mois du scrutin, difficile de prendre au sérieux ces prétentions. Un meeting de lancement de la campagne, qui devait se tenir le 5 novembre à Vaulx-en-Velin (Rhône), a été reporté au 1er décembre « en Ile-de-France », officiellement pour des raisons logistiques. Interro-gé, l’UDMF ne communique aucun nom de candidat investi pour mener la bataille aux municipa-les. « Beaucoup de candidats ne veulent pas encore s’exposer, explique Nagib Azergui, qui refuse de « mettre en avant des personnes qui ne sont pas suffisamment prêtes ».

Sur le terrain, l’UDMF semble totalement inconnue du microcosme politique local, y compris dans ses supposés bastions. A Bobigny (Seine-Saint-Denis), le parti avait réussi en 2014 à placer l’un de ses membres sur la liste du candidat UDI Stéphane de Paoli, victorieuse face à la maire communiste sortante.

Hocine Hebbali devait s’occuper de la création d’un musée sur l’histoire de la colonisation française. Mais au bout de quelques semaines, l’élu n’a plus siégé au conseil municipal. « Il a complètement disparu de la circulation. Ici, l’Union des Démocrates Musulmans de France n’a aucune réalité locale », observe une élue d’opposition.

Lors des dernières élections européennes, l’UDMF avait in extremis été autorisée à déposer une liste, après un refus pour vice de forme. Un peu moins de 30 000 voix (soit 0,13%) s’étaient portées sur elles au niveau national, mais avec des pointes au-dessus de 5% dans une dizaine de communes.

A Maubeuge (Nord), l’UDMF a même recueilli 40% des voix dans l’un des bureaux de vote. Un pourcentage à relativiser puisqu’il ne représente, en nombre de voix, que 70 personnes. « C’est un bureau situé dans un quartier qui vote généralement très peu. Il a suffi qu’une ou deux personnes se mobilisent pour arriver à ce résultat », commente le maire UDI de la ville, Arnaud Decagny, sceptique sur le fait que l’UDMF parvienne à réunir les 39 noms nécessaires à la constitution d’une liste aux prochaines élections municipales.

« Tout ce qu’il cherche, c’est créer du buzz »

« Nous ne connaissons pas ici de personnes identifiées se revendiquant de ce parti », relève pour sa part Raphaël Cognet, le maire LR de Mantes-la-Jolie (Yvelines) où deux bureaux de vote du Val Fourré ont affiché des scores supérieurs à 20% en mai. Le constat est le même à Chante-loup-les-Vignes ou encore à Poissy, deux villes des Yvelines où un phénomène similaire a été observé lors du dernier scrutin européen.

« Les gens qui votent pour l’UDMF sont des personnes qui généralement s’abstiennent mais qui ont fait une confiance aveugle au mot ‘musulman’ inscrit sur les bulletins de vote », estime Nizarr Bourchada, un ancien membre du parti qui a claqué la porte après avoir mené la liste de l’UDMF aux élections régionales de 2015 en Ile-de-France.

L’UDMF ne fait pas campagne. Ils sont quelques-uns à faire de la politique derrière une page Facebook et tout le monde tombe dans leur piège ! Nizarr Bourchada à franceinfo

Selon cet ancien membre de l’UDI, actuellement conseiller municipal à Brie-Comte-Robert (Seine-et-Marne), la démarche de Nagib Azergui tiendrait davantage de l’opportunisme électoral que d’un véritable dessein politique. « Il n’a rien de religieux. Si ça se trouve, il n’a peut-être jamais mis les pieds dans une mosquée, poursuit-il. Tout ce qu’il cherche, c’est créer du buzz autour du mot musulman ! »

« L’interdiction est toujours un aveu d’échec »

Dans les villes où l’UDMF a connu une petite percée aux élections européennes, aucun des élus interrogés par franceinfo ne plaide pour une interdiction de ce type de listes. « L’interdiction est toujours un aveu d’échec », soutient Raphaël Cognet à Mantes-la-Jolie, « pas inquiet » de l’existence de ce parti.

Ceux qui croient pouvoir capter un électorat sur une base religieuse se trompent, car le vote musulman n’existe pas ! Certains votent à gauche (la majotité le blog) , d’autres à droite, certains même à l’extrême droite… Raphaël Cognet à franceinfo

Avant d’espérer rencontrer un succès dans les urnes, l’UDMF devra de toute façon passer un premier test : celui de recruter un nombre suffisant de candidat pour pouvoir constituer des listes, soit une trentaine dans une ville de moins de 20 000 habitants, près de 70 dans une ville de plus de 300 000 habitants et plus de 500 pour le Conseil de Paris et les conseils d’arrondis-sement. Une « mission impossible » selon Nizarr Bourchada, qui se livre au jeu des pronostics : « Nagib Azergui annonce 50 listes aux municipales, mais il n’arrivera pas à en présenter une seule ! »

Ilan Caro  28/10/2019

https://www.francetvinfo.fr/

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Les musulmans de France votent à gauche (Le Figaro)

Une analyse du vote des Français musulmans montre que 86 % d’entre eux ont donné leur voix à Hollande en 2012.

Les catholiques ont voté à droite, les musulmans largement à gauche (Libération)

Critiques à l’égard du quinquennat (notamment à cause de la personnalité de Manuel Valls), les musulmans demeurent quand même très fidèles à la gauche, sauvant même l’honneur de Benoît Hamon qui récolte 17 % de leurs suffrages. Mais leur chouchou a été sans conteste Jean-Luc Mélenchon qui réalise un score de 37 %. Macron, lui, totalise 24 % des voix. François Fillon est à la traîne avec seulement 10 % des suffrages. Marine Le Pen obtient 5%.

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10 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

karachi (lutte ouvrière)

karachi

Affaire Karachi : sous-marins, attentat et argent sale

Trois des responsables de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur de 1995, flanqués de deux intermédiaires financiers, sont jugés depuis le 7 octobre. C’est la dernière mais non l’ultime péripétie de l’affaire des sous-marins de Karachi.

La DCN, arsenal militaire français, avait conclu en 1994, sous l’égide du Premier ministre Balladur, de son ministre des Armées Léotard et avec l’accord du président Mitterrand, un contrat d’armement pour quatre milliards d’euros.

Il s’agissait de sous-marins pour le Pakistan et de frégates pour l’Arabie saoudite. Comme de coutume, les marchands de canons et leurs valets de pied ministériels avaient su graisser les pattes qu’il fallait, utilisant des intermédiaires qui se retrouvent aujourd’hui accusés.

Comme de coutume également, une partie des dessous-de-table versés aux généraux ache-teurs devait revenir aux politiciens français qui avaient facilité la transaction. En l’occurrence, ce fut l’équipe Balladur, au pouvoir mais en quête de fonds pour la présidentielle de 1995, qui toucha le pactole, soit dix millions de francs tombés du ciel dans sa caisse de campagne. Cette petite affaire de commissions et rétrocommissions fut interrompue lorsque Balladur, vaincu à l’élection, fut écarté des affaires.

Sept ans après, le 8 mai 2002, une bombe éclata dans le bus conduisant au travail les employés à la maintenance des sous-marins de la DCN à Karachi. Quatorze de ces travailleurs, dont onze Français, y laissèrent la vie.

Après bien des péripéties et bien des difficultés, un juge a commencé à faire le rapport entre la vente des sous-marins, la trésorerie de campagne de Balladur, l’interruption des versements et la vengeance des généraux lésés, par voie d’attentat à la bombe.

Pourtant l’État, du moins le Conseil constitutionnel, savait depuis toujours que les comptes de Balladur étaient véreux.

Mais il a fallu attendre quinze ans pour que son président d’alors, le socialiste Dumas, finisse par lâcher la vérité. Et d’expliquer qu’il avait ainsi sauvé la république, puisque invalider les comptes de Balladur aurait été invalider l’élection et donc ouvrir une crise de régime.

La DCN, depuis privatisée, s’est toujours réfugiée derrière le secret défense pour ne rien dire, y compris évidemment aux familles des victimes qui se battent pour obtenir la vérité. Le premier juge nommé a refusé de considérer l’aspect politique de la chose. Retraité, il a poursuivi sa carrière comme député du parti de Balladur-Chirac-­Sarkozy.

Ce dernier, ministre du Budget de Balladur en 1995, avait eu à connaître des tripatouillages financiers liés au contrat. Il s’est évidemment efforcé de bloquer l’enquête tant qu’il a été président. Il aura donc fallu vingt-quatre ans pour que des magouilles connues puissent être débattues devant un tribunal et dix-sept ans concernant l’attentat.

Et encore, pour l’instant seuls les seconds couteaux comparaissent. Balladur et Léotard seront jugés plus tard, par la juridiction propre aux ministres, même lorsqu’ils sont retirés de la vie politique depuis deux décennies. Sarkozy est à ce jour passé entre les mailles de ce filet-là. Quant aux dirigeants de DCN, il n’a jamais été question de les juger.

Mais il y en a d’autres dont les noms et les raisons sociales ne sont même jamais évoqués. DCN, entreprise publique, servait de tête de pont à des intérêts privés. Un sous-marin se vend avec son système de mesures, son armement, et les contrats de renouvellement et de maintenance afférents.

Tout ce matériel, le plus coûteux, était fabriqué par des entreprises privées, les ancêtres de Thales et MDBA pour les plus importantes, dont les dirigeants et actionnaires peuvent profiter de la vie en toute quiétude. Quand on s’enrichit en vendant des armes, ce n’est pas la mort de quatorze travailleurs et encore moins les manœuvres de politiciens véreux qui risquent de vous empêcher de dormir.

Paul GALOIS  09 Octobre 2019
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05 octobre 2019 ~ 0 Commentaire

état espagnol (pùblico)

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L’irruption de Mas Pais gênerait Sanchez et le PSOE

Mas Pais est une scission « Populiste de Gauche » de Podemos. Le nouveau parti d’ Iñigo Errejon prendrait au PSOE les 10 nouveaux députés prévus par les sondages. Le PP verrait revenir 450 000 voix en provenance de Ciudadanos (macroniste) et de Vox (fasciste).

Pour former un gouvernement: il manquera toujours 8 sièges pour atteindre les 168 de la majorité, même si les 6 députés de PNV basque votaient pour. Le PSOE se retrouverait de nouveau dépendant des 14 députés catalans de ERC.

Malgré la scission de Podemos le total Unid@s Podemos / Mais Pais passerait de 42 à 44 élus.

https://www.publico.es/

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30 septembre 2019 ~ 0 Commentaire

chirac: édito (npa rp lo)

npa 29 vertic

Chirac: Mort d’une girouette de droite

Jacques Chirac est mort. Ainsi-soit-il. Comme d’habitude, les hommages ont afflué. Nous n’en avons pas été. Car, après une brève parenthèse au Mouvement de la Paix quand il était étudiant dans les années 1950, il y a une constante dans la vie de Chirac : le service du capital et l’opposition au mouvement ouvrier.

La carrière politique de Chirac débute avec le début de crise du gaullisme et l’éclatement du bloc de droite en deux pôles : national-gaulliste d’un côté, libéral-européiste de l’autre. Mais il ne faut pas croire qu’il s’agit là d’un clivage net et sans bavure : en fait, il y a des passerelles et des passages de l’un à l’autre pôle. Jacques Chirac en est l’illustration, il navigua au gré des circonstances et de ses ambitions personnelles.

De Matignon à la mairie de Paris

En 1974 meurt Pompidou, successeur de de Gaulle. Le candidat gaulliste officiel est Chaban-Delmas. Chirac, alors ministre, décide de jouer une autre carte et organise un groupe de 43 députés gaullistes qui se prononce pour le candidat libéral Giscard d’Estaing, ce qui lui vaudra le poste de Premier ministre.

Face à la crise économique, il ne sait pas sur quel pied danser et Giscard s’en débarrasse pour nommer à sa place Raymond Barre qui s’engage dans une politique de remise en cause des règles du jeu économique et social mises en place depuis la Seconde Guerre mondiale : l’heure est au néolibéralisme.

Illico, Chirac se métamorphose en opposant, dénonce le « capitalisme sauvage » et commence à organiser son dispositif pour la présidentielle. En 1977, ont lieu les premières élections à la nouvelle mairie de Paris : il saute sur l’occasion et est élu contre le candidat giscardien (alors qu’il a construit sa carrière politique en Corrèze).

Il se pose de plus en plus en opposant à Giscard mais arrive derrière lui face à Mitterrand à la présidentielle de 1981. Son fief parisien lui permet de conserver une présence tandis que les ressources et prébendes de la capitale sont mises au service de son parti, du renforcement de sa clientèle et accessoirement de son confort personnel. Il est assez habile pour échapper à toute condamnation dans les huit affaires dans lesquelles son nom est prononcé.

À l’Élysée

Les élections législatives de 1986 approchant, c’est l’heure d’un Chirac farouchement à droite et ultra-libéral. Il gagne et met en œuvre, parmi d’autres mesures, la suppression de l’autorisation administrative de licenciement, des expulsions d’immigréEs par charters, une politique anti-indépendantiste en Kanaky, etc.

Sa posture de réunificateur de la droite ne lui permet pas de gagner l’élections présidentielle de 1988 : Mitterrand est réélu. Pour préparer les législatives de 1993, c’est à nouveau « à droite toute » avec, en 1991, un discours où il parle de « bruit » et d’ « odeur » pour dénoncer les immigréEs.

Il gagne les législatives de 1993 mais, se réservant pour la présidentielle, il envoie à Matignon Édouard Balladur. Celui-ci gagne une forte popularité à droite et, trahissant Chirac, annonce sa candidature à la présidentielle de 1995.

Chirac, donné battu par tous les sondages, opère une nouvelle mue et dénonce sur tous les tons les ultra-libéraux qui approfondissent la « fracture sociale ». Il surclasse Balladur au premier tour et, au second, bat Lionel Jospin, candidat du PS.

À peine élu, nouvelle volte-face : la priorité, c’est de réduire le déficit budgétaire et de reprendre les privatisations. Les grèves de l’automne 1995 contraignent son premier ministre Alain Juppé à quelques reculs mais l’essentiel du cap est maintenu. En 1997, la droite est battue aux législa-tives par la gauche conduite par Lionel Jospin, qui poursuivra les privatisations, s’inscrira dans les contraintes budgétaires de l’Union Européenne…

Dernier mandat

À la présidentielle de 2002, Chirac se représente, bat Jospin et, au second tour, se retrouve face à Le Pen ; ce qui lui permet d’être réélu largement. Pendant 5 ans sera menée une politique libérale anti-salariéEs et anti-retraitéEs, ainsi que de répression dans les quartiers populaires.

Malgré cela, Chirac se présente de plus en plus en président jovial et bon enfant, « proche des Français ». Il affiche des préoccupations écologiques et a l’intelligence de s’opposer à l’invasion de l’Irak par les États-Unis et leurs alliés. En 2007, il est temps pour la girouette, qui posait de plus en plus en « vieux sage », de quitter la scène.

Dans son bilan final, la dénonciation du rôle de l’Etat français dans la déportation des Juifs (dénonciation à laquelle s’était refusé Mitterrand) ne compense pas ses déclarations et ses politiques anti-immigréEs, la répression policière en 1986, qui causa la mort de Malik Oussekine, les éliminations d’indépendantistes kanaks, les politiques anti-ouvrières, la Françafrique…

Celui qui se vantait, alors qu’il était jeune secrétaire d’État à l’emploi, de s’être rendu avec un revolver à une rencontre en mai 1968 avec la CGT, aura été tout au long de sa carrière un fidèle serviteur de la bourgeoisie française et de sa propre personne.

Henri Wilno Lundi 30 septembre 2019

https://npa2009.org/

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