Archive | Sarkophobie

24 mai 2017 ~ 0 Commentaire

canard (europe1)

Professions réglementées. Plus de souplesse ? --

Épinglé par Le Canard enchaîné, Ferrand parle de « dénonciations calomnieuses

Selon Le Canard enchaîné, les Mutuelles de Bretagne, dont Richard Ferrand était le directeur, auraient loué des locaux à une société appartenant à sa compagne.

Dans un communiqué, le ministère de la Cohésion des Territoire Richard Ferrand assure de la probité de Richard Ferrand, après la révélation du Canard Enchaîné.

Le ministre de la Cohésion des Territoires Richard Ferrand a évoqué mercredi des « dénon- ciations calomnieuses » après la révélation dans Le Canard Enchaîné de la location de locaux appartenant à sa compagne par les Mutuelles de Bretagne à l’époque où il en était le directeur.

Ferrand n’a « rien à se reprocher ». « Cette polémique est le fruit de la nomination récente de Richard Ferrand au Ministère de la Cohésion des Territoires », estime le ministère dans un communiqué.  »Cette nouvelle responsabilité a conduit à donner de manière injustifiée de l’écho à des dénonciations calomnieuses qui poursuivent Monsieur Ferrand depuis de longues années, sans qu’il n’ait rien à se reprocher : il est au contraire unanimement reconnu qu’il a su redresser les Mutuelles de Bretagne, sauver 120 emplois et en créer plus de 200″, ajoute-t-il.

Un « choix économique de bonne gestion ». Selon Le Canard Enchaîné, les faits remontent à 2011 : à Brest, les Mutuelles de Bretagne qui souhaitent louer des locaux commerciaux pour ouvrir un centre de soins, choisissent entre trois propositions celle d’une société immobilière appartenant à la compagne de Richard Ferrand.  »Cette décision a été prise dans la pleine connaissance des liens qui unissaient Richard Ferrand et la propriétaire des locaux, dans le respect de toutes les règles en vigueur par le Conseil d’administration, seul décisionnaire, et dont Richard Ferrand n’a jamais été membre », assure le ministère, estimant qu’il s’agissait également d’un « choix économique de bonne gestion pour les Mutuelles ».

Castaner souligne « la probité » de Ferrand. Sur Europe 1 mercredi matin, Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement, a déclaré :  »Ça tombe mal parce que ça crée la suspicion dans un contexte de suspicion, je ne veux pas être langue de bois sur le sujet (…) Ça meurtrit évidemment Richard qui est un homme d’une probité exceptionnelle (…) mais une chose est sûre, il n’y a rien d’illégal, il n’y a rien qui ne serait pas moral », a-t-il certifié.

24 mai 2017

http://www.europe1.fr/

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16 mai 2017 ~ 1 Commentaire

gattaz (lci)

bon copain

Gattaz : « Pour l’instant, nous sommes sur un nuage »

Le patron des patrons, Pierre Gattaz, a estimé mardi que le tandem exécutif français Emma- nuel Macron/Edouard Philippe marquait un « souci d’ouverture » et « une chance » de redresser la France par des réformes. « Il y a une chance pour la France de se redresser et de retrouver de l’espoir. Ensuite, que l’on soit à gauche ou que l’on soit à droite, il faut saisir cette chance », a déclaré le responsable de l’organisation patronale Medef sur CNews. Une trentaine d’élus LR et UDI ont jugé lundi que leurs familles politiques devaient « répondre à la main tendue » par le nouveau président Emmanuel Macron.

Il est « important que les partis votent les réformes quand elles vont dans le bon sens », « ce n’est plus un problème de gauche et de droite mais d’action », a souligné M. Gattaz.

« Que des hommes et des femmes politiques disent on va jouer ce renouveau (…) ça me paraît tout à fait sain », a-t-il ajouté, estimant que « ce sont les convictions et les valeurs qui comptent ». « Pour l’instant nous sommes sur un nuage, pour l’instant Emmanuel Macron fait un sans faute », a-t-il observé mais « nous serons bienveillants mais vigilants » et le Medef « jugera sur pièce ».

Sur la composition du premier gouvernement du nouveau quinquennat, M. Gattaz a fait valoir que « le critère principal c’est que les ministres connaissent l’entreprise ».

 16 mai 2017

http://www.lcp.fr/

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16 mai 2017 ~ 0 Commentaire

édouard (sdn + odn + le monde)

nukehugger

Edouard Philippe nommé à Matignon : en marche vers l’impasse nucléaire !

En choisissant Edouard Philippe comme premier ministre, Emmanuel Macron a choisi d’envoyer un signal exécrable dès le début de son quinquennat.

Directeur des affaires publiques d’Areva entre 2007 et 2010, Edouard Philippe avait notam- ment joué un rôle de lobbyiste auprès des élus de l’Assemblée Nationale au sujet des mines d’Areva au Niger. Il a donc défendu les actions d’une entreprise qui, au Niger, a pollué irréversi- blement les territoires des peuples autochtones et baigné dans les scandales financiers.

En tant que député du Havre, il a également voté contre la loi de transition énergé- tique et contre la loi sur la biodiversité.

Cette nomination est extrêmement inquiétante au regard des enjeux actuels : nécessité de décisions urgentes pour accélérer la transition énergétique, situation financière catastrophique d’EDF et Areva liée à une accumulation de mauvais choix, dégradation de l’état de sûreté du parc nucléaire, vieillissement des centrales, investissement imprudents en Grande-Bretagne pour construire deux réacteurs EPR, scandale des malfaçons à l’usine Areva du Creusot et ses conséquences notamment sur la cuve de l’EPR de Flamanville

Au vu du contexte actuel, aucune complaisance ne saurait être tolérée envers l’industrie nucléaire de la part de l’exécutif.

Mais cette nomination d’un ancien VRP d’Areva laisse craindre le pire et en dit long sur l’intérêt réel d’Emmanuel Macron pour la transition énergétique. Il reste à espérer que les résultats des élections législatives viendront remettre en question cette orientation : les temps ont changé et une grande majorité de françaises et de français sont avertis, lucides et beaucoup moins tolérants envers cette proximité avec les lobbys !

15 mai 2017

Lire aussi:

Edouard Philippe, impliqué dans le pillage de l’uranium du Niger par Areva et dans un conflit d’intérêt (ODN)

Edouard Philippe Premier ministre : un cancre de l’Assemblée pour diriger la majorité de Macron (Marianne)

Édouard Philippe, épinglé sur le manque de transparence de sa déclaration de patrimoine (RTL)

Edouard Philippe, nouveau Premier ministre : « peu d’appétence » pour la transparence démocratique et pour l’écologie (ESSF)

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14 mai 2017 ~ 0 Commentaire

droite (npa)

juppé

Et le casier judiciaire pour les premiers ministres?

La droite veut sauver les meubles…

«Ainsi donc, l’imperdable a été perdu. L’impensable s’est imposé. L’impossible est advenu. (…) La droite, dont les idées et les valeurs n’ont jamais été aussi majoritaires dans les profondeurs du pays, cette droite à qui la victoire ne pouvait pas échapper a été, hier, sèchement élimi- née», écrivait le Figaro au lendemain du premier tour de la présidentielle.

Alors que les législatives se profilent, Macron élu, la droite, incapable d’analyser le rejet dont elle a été l’objet, applique la méthode Coué pour se convaincre que cette majorité des profon- deurs pourrait s’exprimer sur ses candidats. Elle ose à peine s’affirmer comme une opposition, laissant ce rôle à Le Pen. Il s’agit pour elle d’éviter l’implosion en maintenant un semblant d’unité sous la houlette de François Baroin.

Ainsi, le « chef de file du comité de campagne de la droite et du centre » tente d’élever la voix contre celles ou ceux qui seraient séduits par la victoire. « Si Bruno Le Maire, ou tout autre candidat, entre au gouvernement et s’il est candidat aux législatives », il aura face à lui « un candidat LR ou UDI ». De quoi trembler… alors que les Copé et autre NKM ne cachent pas leur sympathie voire leur attirance pour le vainqueur de la présidentielle.

Il s’agit de préserver « le compromis » de l’entre-deux-tours appelant à « voter contre Marine Le Pen », tout en précisant que l’abstention ne pouvait être un choix. Il n’est pas sûr que ce compromis tienne jusqu’aux législatives. On peut faire confiance à Macron pour appli- quer les leçons de Sarkozy et pratiquer l’ouverture dès les premières nominations à son gou- vernement.

Les LR auront bien du mal à y résister. Et si Bernard Accoyer veut renvoyer la discussion à après les législatives, les scores électoraux auront décidé avant même que le débat ne s’enga- ge. Entre les sirènes de Macron et les pressions du FN l’unité des LR aura bien du mal à résister et le compromis de façade à empêcher l’implosion, voire l’explosion.

Droite extrême ou extrême droite ?

« Il y a de vraies différences sur lesquelles nous ne ferons pas l’économie d’une refondation », anticipe Xavier Bertrand, ancien secrétaire général de l’UMP, pressenti comme éventuel ministre. « La question de la ligne stratégique est déterminante. Si on ne pense plus que la droite et le centre doivent occuper une place centrale, on n’a plus de raison d’exister », indique-t-il. Certes, et c’est bien là la question pour LR.

À travers les législatives vont continuer à se mettre en place les forces qui défini- ront les cadres d’une éventuelle future alternance. La logique du système présidentiel va permettre à Macron d’avoir une très forte majorité voire une majorité absolue. Se dessine- ront aussi les contours de la nouvelle force de droite extrême ou d’extrême droite qui pourrait prétendre à être l’opposition parlementaire. Autour de qui ? De quel appareil ? Fillon est fini, Marine Le Pen est dans une position très incertaine, mais des ponts entre les deux se sont construits. Jusqu’où ?

Le jeu de massacre des ambitions et appétits politiciens rivaux continue joyeuse- ment son œuvre dans le petit monde institutionnel politicien alors que, à l’opposé, le monde du travail s’engage dans un long travail pour regrouper ses forces.

Samedi 13 mai 2017 Yvan Lemaitre

https://npa2009.org/

Lire aussi:

#PenelopeGate Fillon attaque le Canard en justice

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09 mai 2017 ~ 0 Commentaire

juncker (anti-k)

pauvrete

Juncker: « On continue comme çà jusqu’à ce que toute la carte soit noire »

Juncker avertit déjà Macron: «Les Français dépensent trop d’argent»

Le président de la Commission européenne estime que le niveau actuel des dépenses publi- ques françaises n’est pas tenable à long terme. Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a appelé lundi Emmanuel Macron à réduire la dépense publique en France quand l’ancien ministre de l’Economie sera au pouvoir, jugeant que son niveau actuel n’était pas tenable à terme.

«Nous sommes confrontés avec la France à un problème particulier, les Français dépensent trop d’argent et ils dépensent au mauvais endroit», a déclaré à la presse à Berlin M. Juncker au lendemain même de l’élection de M. Macron à la présidence de la République française.

«Les Français consacrent entre 53 % et 57 % de leur Produit intérieur brut à leurs budgets publics, compte tenu du niveau relativement élevé de la dette cela ne peut pas fonctionner dans la durée  », a ajouté M. Juncker.

« Faire un geste en direction des autres »

Il a estimé que le futur chef de l’Etat français ne pourrait pas compter à sens unique sur la mansuétude de ses partenaires européens sur ces questions. «Il appartient aussi aux Français de faire un geste en direction des autres» en faisant les réformes nécessaires, a-t-il dit. Ces propos surviennent alors que la Commission européenne doit publier jeudi ses prévisions économiques de printemps pour les pays de l’UE, suivies le 17 mai de recommandations.

Or la France est sous pression pour respecter enfin les règles européennes, selon lesquelles les déficits publics doivent être en dessous des 3 % du PIB.

Lundi 8 mai 2017

http://www.lesoir.be/

Commentaire: C’est clair: « On ne peut plus se permettre de nourrir, soigner et éduquer les pauvres ». Qu’ils aillent mendier!

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09 mai 2017 ~ 0 Commentaire

explosion (anti-k)

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Le Maire et Estrosi en marche vers Macron : la droite au bord de l’explosion ?

A l’approche des investitures législatives qui seront données jeudi matin par «La République en marche», les personnalités de droite multiplient les signaux en direction d’Emmanuel Macron. Bruno Le Maire a fait des offres de service, tandis que Christian Estrosi a démissionné de la présidence de la région Paca… Au risque de faire craquer d’autres députés LR et de faire exploser la droite républicaine?

L’histoire de la recomposition politique française s’accélère. Alors que le secrétaire général du mouvement En Marche!, Richard Ferrand, a précisé les conditions pour être investi sous l’étiquette « La République en marche » pour les législatives, plusieurs responsables de la droite ont fait de façon plus ou moins subliminale, des offres de service.

Tout en désirant se présenter dans l’Eure comme un candidat de droite, le député et ancien ministre de l’Agriculture de Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire, candidat à la primaire de la droite et du centre, a fait connaître son intention de travailler avec Emmanuel Macron dans sa volonté de renouveler la vie politique pour faire réussir la France.

Surtout, Christian Estrosi a démissionné dans la soirée de la présidence de la région Paca pour redevenir maire de Nice.

Christian Estrosi, qui avait été sifflé par des électeurs de François Fillon au cours de la campa- gne parce qu’il avait rencontré Emmanuel Macron à Nice, poursuit son mouvement vers le nouveau président de la République, pour qui il a été l’un des premiers à droite à appeler à voter après le premier tour, pour faire barrage au Front National. Une position courageuse alors que le FN a réalisé un score très élevé à Nice au premier tour (25%), et sans aucun doute lié aussi au fait que des reports massifs de la droite ont été observés au second tour en faveur d’Emmanuel Macron.

Il faut aussi tenir compte du fait que Christian Estrosi a été élu président de région grâce aux voix de la gauche face à Marion Maréchal Le Pen… De là à imaginer qu’il s’agit d’une offre de service pour participer au futur gouvernement, comme ministre de l’Inté- rieur par exemple… de la part du maire d’une ville martyr du terrorisme, il n’y a qu’un pas. Mais Christian Estrosi aurait laissé entendre que tel n’est pas son souhait. Il dit avoir refusé d’entrer au futur gouvernement et En Marche ! dément lui avoir fait une telle proposition.

Ces premiers craquements de ténors de la droite sont une alerte pour Les Républi- cains qui, sous la conduite de François Baroin, veulent mener campagne pour gagner les législatives et imposer une cohabitation à Emmanuel Macron. Valérie Pécresse, présidente de la région Ile- de-France a d’ailleurs regretté la position de Bruno Le Maire, qui intervient selon elle sans même que la droite ait pu chercher à influer sur le programme du président. Les prochains jours montreront si d’autres députés LR, à l’analyse des résultats du second tour et des probables triangulaires qu’ils risquent d’affronter aux législatives, vont vouloir se rallier et adopter l’étiquette « La République en marche ».

Il reste peu de temps puisque Emmanuel Macron a donné un grand coup d’accéléra- teur en demandant que les investitures de son parti soient rendues publiques jeudi matin. Comme la moitié des 577 postes est réservé à des représentants de la société civile et non à des « professionnels » de la politique, les places vont devenir chères. Et les élections de juin pourraient bien être une source d’explosion de la droite, écartelées entre le nouveau centre de la majorité de changement que veut rassembler Emmanuel Macron et l’alliance des patriotes que veut construire la présidente du Front Fational, en position de force dans de très nombreuses circonscriptions…

La Tribune Philippe Mabille  |  08/05/2017

https://www.anti-k.org/

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08 mai 2017 ~ 1 Commentaire

blancs et nuls (anti-k)

patron

Présidentielle : un record de votes blancs et nuls

Près de 12 % des bulletins déposés dans l’urne ne se sont portés ni sur Marine Le Pen ni sur Emmanuel Macron. Un niveau jamais atteint sous la 5è Républi- que.
Ils n’ont pas voulu choisir entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Environ 12 % des votants ont déposé un bulletin blanc ou nul dans l’urne, selon une estimation Ipsos- Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France et Le Monde (8,8 % des élec- teurs inscrits). Un phénomène record qui s’ajoute à l’abstention, elle aussi élevée (environ 25,3 % des inscrits).

Un « troisième choix » à un niveau jamais atteint

Déjà élevé au premier tour (2,58 % des votants), le nombre de bulletins blancs ou nuls a cette fois explosé tous les records. Le niveau est deux fois plus élevé qu’en 2012 (5,82 %). D’ordinaire, ce sont 4 à 6 % des électeurs qui font ce choix lors d’un second tour.

Les votes blancs et nuls à un niveau record pour une présidentielle

Il est courant d’observer une nette hausse du nombre de bulletins blancs ou nuls au second tour d’un scrutin présidentiel, mais cette fois, ce phénomène s’est produit dans des proportions jamais atteintes. En 1969, le duel entre Georges Pompidou et Alain Poher avait conduit à une nette hausse du « ni l’un ni l’autre » (de 1,29 % au premier tour à 6,42 %). En 2012 également, le duel entre François Hollande et Nicolas Sarkozy avait démobilisé un fragment non négligea- ble de l’électorat (de 1,92 % à 5,82 %). Mais aujourd’hui, le différentiel est donc de l’ordre de près de 10 points.

Un niveau record, tous scrutins confondus, depuis 2012

C’est également nettement plus que ce que l’on observe aux autres élections. Si l’on reprend tous les scrutins nationaux en France depuis 2012, là aussi, jamais un tel niveau de bulletins blancs ou nuls n’avait été observé. Le précédent palier (8,3 %) avait été atteint au second tour des départementales de 2015.

Le Monde – 07/05/2017 – Adrien Sénécat

https://www.anti-k.org/

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07 mai 2017 ~ 0 Commentaire

liberté de la presse (rsf)

le bon jour

Comment le pluralisme a été attaqué pendant la campagne

Pour le secrétaire général de Reporters sans frontières, Christophe Deloire, la campagne présidentielle a menacé, par sa violence, la liberté de la presse en France.

Le débat de second tour de l’élection présidentielle avait mercredi soir des airs de pugilat rhétorique, transformant les journalistes en arbitres de boxe comptant les secondes.

L’attaque ad hominem est un classique du débat public, mettant aux prises des politiques ou des essayistes qui s’en prennent aux personnes plutôt qu’aux idées. Mais les apostrophes entre candidats à l’élection suprême demeuraient jusqu’à présent nourries d’invectives voilées. Du fait notamment de Marine Le Pen, nous voilà passés du duel métaphorique « les yeux dans les yeux » aux ricanements, aux accusations à la volée et aux noms d’oiseau.

Il ne faut pas confondre campagne électorale et campagne militaire, de dénigrement ou de désinformation. « La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens », disait l’officier prussien Clausewitz, mais ce n’est pas une raison pour les mélanger. La vérité est toujours la première victime des guerres, et c’est un danger funeste dans les démocraties. Lors des meetings, on s’y serait parfois cru, avec ces « témoins gênants » que sont les journa- listes, visés par des orateurs en guise de snipers et bombardés d’insultes du public.

Des droits de l’homme menacésSe rend-on compte du niveau de violence quand des reporters sont la cible de crachats ou molestés par des militants? Des candidats ou leurs soutiens, qui ont occupé de hautes fonc- tions, et auxquels l’évocation d’affaires judiciaires a déplu, ont incité le public à siffler les « représentants de la presse ». Ont-ils conscience du risque qu’ils prennent en jouant de pas- sions mauvaises? Veulent-ils vraiment transformer la vie politique en guerre civile?

Un pays où les journalistes sont livrés à la vindicte pour leur travail est un pays en mauvaise voie

A la 39e place du classement mondial de la liberté de la presse publié récemment par Repor- ters sans frontières, la France n’est pas à la hauteur de sa légende de « pays des droits de l’homme » ou « des Lumières ». Il s’y manifeste aujourd’hui une dangereuse haine du pluralisme. On ne reviendra pas ici sur les raisons profondes du défaut de confiance dont souffrent les journalistes, si l’on en croit les sondages, et sur l’ensemble des insuffisances en matière de liberté de la presse. On dira simplement qu’un pays où les journalistes sont livrés à la vindicte pour leurs reportages et leurs enquêtes est un pays en mauvaise voie.

Basculement de plusieurs démocraties

Nous observons, à l’échelle planétaire, un basculement de certaines démocraties. La manière dont Erdogan a procédé à une extinction du pluralisme dans son pays, où la société civile et la presse étaient vivantes il y a encore peu, devrait nous faire méditer. L’exemple est trop extrê- me, et la France ne saurait être comparée non plus à la Russie? De son côté, Trump s’en tient pour l’instant à des tweets éhontés? Il sera tout de même difficile de dire que la prise de con- trôle des médias par le Fidesz de Viktor Orbán en Hongrie et le PIS de Jaroslaw Kaczynski en Pologne ne sont pas inquiétants, y compris pour nous.

Certains candidats à la présidentielle ont dénoncé un manque d’indépendance des médias dans notre pays, et assuré qu’ils s’emploieraient à y remédier une fois à l’Elysée. Sur le princi- pe, on ne saurait le leur reprocher. Le problème, c’est que ces candidats-là ont fait preuve d’une absence de nuances qui laisse à penser qu’ils ne supportent que les vérités (parfois les mensonges) qui les arrangent. Bref, au niveau national, avec la lutte contre les conflits d’inté- rêts, comme au niveau international, où le flambeau de la liberté de la presse a besoin d’une main pour le reprendre, Emmanuel Macron, s’il est élu, aura beaucoup à faire.

Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans Frontières

7 mai 2017

http://www.lejdd.fr/

Commentaire: Et la lutte des classes? Entre l’éditorialiste parisien(ne) qui use et abuse de sa position pour défendre le système et les « petites mains » qui vont au contact avec les fachos, y a pas photo!

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05 mai 2017 ~ 0 Commentaire

nantes 7 mai

nantes

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04 mai 2017 ~ 0 Commentaire

fillon (révolution permanente + anti-k)

fillon

Fillon à la dérive. Il porte plainte contre le Canard Enchaîné et veut faire invalider l’élection présidentielle

Après les affaires, les promesses non tenues de retrait en cas de mise en examen et sa défaite au premier tour le 23 avril dernier, Fillon attaque le Canard enchaîné pour «fausses nouvelles» et «bruits calomnieux » ayant pour effet de détourner les suffrages. Selon Robert Bourgi, l’ami qui lui a offert ses costumes, Fillon a en tête de faire invalider les élections.

«Je ne céderai pas, je ne me retirerai pas» avait affirmé François Fillon, le 1er mars 2017, suite à sa mise en examen pour les emplois fictifs de sa femme et de ses enfants.

Cette sentence, qui balayait sa promesse de retrait en cas de mise en cause par la justice, initiait la fuite en avant de la campagne du candidat des Républicains. La détermination de Fillon allait dès lors devenir d’une rigueur extrême contre tous les plans B et les révélations toutes plus scandaleuses les unes que les autres.

Le candidat élu par la primaire de la droite s’accrochait à son envie de pouvoir comme un désespéré. Et malgré sa défaite au premier tour, il semble qu’il n’ait toujours pas digéré le désaveu des suffrages à propos de la corruption généralisée qu’il incarne. En effet, François Fillon a porté plainte contre le Canard enchaîné pour « fausses nouvelles » et «bruits calomnieux  » ayant pour effet de détourner les suffrages afin, selon Robert Bourgi, son généreux ami et donateur des deux costumes à 13 000 euros, de « faire invalider les élections ».

Difficile pour François Fillon de trouver un angle d’attaque contre le journal satirique qui aura contribué à causer sa perte dans cette élection 2017. La poursuite pour diffa-mation est d’emblée exclue car, depuis sa mise en examen qui va dans le sens des révélations du journal, il ne peut plus s’en prendre au Canard Enchaîné. Les suspicions qui pesaient sur les emplois fictifs de sa femme et de ses enfants en tant qu’attachés parlementaires étaient suffisamment fortes pour que la justice ouvre une enquête.

C’est donc au nom de l’article L97 du Code électoral qui condamne la diffusion de «  fausses nouvelles » et de « bruits calomnieux  », ayant d’après lui pour effet de détour- ner les suffrages, que Fillon attaque le journal sur la base d’un de ses derniers articles publiés avant le premier tour. Après avoir crié au complot politique et dénoncé l’influence d’un cabinet noir à l’Élysée, Fillon semble encore une fois prêt à tout pour se venger d’avoir été mis à nu, lui, le chevalier blanc de cette élection. Cet énième coup d’épée dans l’eau de la part de l’ex-premier ministre de Nicolas Sarkozy est l’illustration de l’état de crise dans lequel sa défaite au premier tour a plongé Les Républicains.

Et la base électorale de ce parti s’en retrouve tout aussi désorientée. Largement plébiscité par Sens Commun, issu de la Manif pour tous et qui en constitue la continuité politique chez les Républicains, l’électorat confessionnel et de droite ne sait plus où donner de la tête. Entre les appels au vote « contre Macron », qualifié d’ « ouvertement anti-famille », le soutien de Christine Boutin au FN et les tentatives d’union avec le candidat d’En Marche, le choix est rude pour ceux qui avaient vu en Fillon un « grand espoir » pour leurs intérêts et leurs positions réactionnaires.

Mais le candidat des Républicains, quant à lui, ne semble pas encore comprendre que sa campagne est terminée et qu’il va devoir rendre l’argent, à commencer par les 3,3 millions d’euros de dons qu’il a reçu, comme Daniel Fasquelle, trésorier de LR, n’a pas manqué de le lui rappeler récemment.

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