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23 avril 2017 ~ 0 Commentaire

police (le figaro)

images

Ces pays où la police ne tue pas

La police norvégienne n’a tiré que deux balles en 2014. Bien loin des pratiques américaines, il existe quelques autres pays où les forces de l’ordre ne font pas quasiment pas usage de leur arme.

Les agités de la gâchette outre-Atlantique ne font pas franchement d’émules en Scandinavie.

Et pour cause, en 2014, le corps des 11.000 agents de police norvégienne n’a dégainé qu’à 42 reprises, soit moins d’une fois par semaine. Les chiffres du rapport récemment publié sont éloquents, deux balles tirées en 2014, sans faire de blessé. D’autres pays du nord de l’Europe avancent des résultats similaires, parmi lesquels la Finlande et le Danemark voisins, mais aussi l’Islande, les Pays-Bas ou la Grande Bretagne.

La police norvégienne ne coûte pas cher en cartouches.

Ses agents font feu en moyenne trois fois par an et n’ont abattu qu’une personne depuis 12 ans. En 2011, année du tragique carnage d’Utoya, les policiers norvégiens n’ont tiré qu’une fois, sur Anders Breivik, blessant le responsable de la tuerie -77 morts. Dans ce pays au taux de criminalité très faible, les forces de l’ordre sont rarement armées. Alors même que les particuliers propriétaires d’une arme sont nombreux, héritage chasseur oblige. Avec 31,1 armes à feu pour 100 habitants, le pays se classe 13e au niveau mondial.

Les pays de cette taille (cinq millions d’habitants) affichant un usage aussi faible de leur arme par les dépositaires de la force public se comptent sur les doigts de la main, et, hormis la Nouvelle-Zélande, sont concentrés en Europe du nord. A quelques centaines de miles nauti- ques d’Oslo, l’Islande fait partie de ces pays qui ne connaissent pas le crime. La police s’y est servie de son arme pour la première fois… en 2013! «Que les forces de l’ordre aient dû se servir de leurs armes est sans précédent», avait alors déclaré le directeur national de la police.

La police britannique tue autant en 24 ans que les Etats-Unis en 24 jours

D’autres pays ont banni l’usage des armes à feu de l’exercice de maintien de l’ordre. Ainsi la police danoise avait déchargé seulement 11 fois en 2006, alors qu’en 2014 les agents finlan- dais ont utilisé six cartouches. Pour illustrer ces données, rappelle que la police britannique (Angleterre et Pays de Galles) a tué autant de civils en 24 ans que celle des Etats-Unis dans les 24 premiers jours de 2015. Notons tout de même que ces chiffres ne prennent pas en compte les émeutes ayant secoué (le Nord de) l’Irlande

S’il faut reconnaître que ces états se sont permis le luxe de désarmer leur police à la faveur d’un taux de criminalité faible, voire inexistant, il est notoire que ce dernier n’a pas été impacté par ce tournant. N’en déplaise à Robert Ménard et autres chantres des politiques sécuritaires.

A titre de comparaison, et même si la violence y est sans commune mesure, la police brésilien- ne surarmée a tué 2 212 personnes en 2013. Aux Etats-Unis, le seuil des 400 victimes a été franchi au premier semestre 2015. En France, ces chiffres ne sont pas publics mais des asso- ciations tiennent des décomptes, contestés, de personnes tombées sous les balles policières.

On sait néanmoins que de plus en plus de brigades, notamment municipales sont armées. Le ministère de l’Intérieur affirme pour sa part que l’arme de nombreux agents reste au chaud dans leur fourreau toute leur carrière durant. Pas d’autres choix que de croire sur parole les pouvoirs publics donc, et de les inciter à rendre ces données publiques.

Antoine Sillières 10/07/2015

http://www.lefigaro.fr/

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22 avril 2017 ~ 0 Commentaire

censure (lutte ouvrière)

censure

Censure sur un clip

Comme tous les candidats à la présidentielle, Nathalie Arthaud a droit à 43 minutes sur les médias publics dans le cadre des clips de la campagne officielle. C’est peu, et injuste, comparé aux centaines d’heures d’antenne que monopolisent depuis des mois les candidats que l’on dit grands.

Mais même ces 43 minutes ne sont pas libres. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a censuré des images que Nathalie Arthaud avait choisies pour dénoncer la politique impérialiste du gouvernement français. On y voyait Sarkozy accueillir à bras ouverts Assad et Kadhafi, et Hollande décerner la Légion d’honneur au roi d’Arabie saoudite.

Et ils osent parler de liberté d’expression !

19 Avril 2017

http://journal.lutte-ouvriere.org/

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09 avril 2017 ~ 0 Commentaire

vercingétorix

sesterces

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29 mars 2017 ~ 0 Commentaire

votons!

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Votons pour l’un d’entre nous, Philippe Poutou

Dans une campagne instable et imprévisible, chaque semaine apporte son lot de nouvelles affaires. Et aucun candidat se voulant « anti-système » ne semble épargné..Fillon a dû se sentir soulagé quand les embauches des filles de Bruno Le Roux ont été révélées…

Il n’est donc plus le seul à avoir fait travailler sa famille proche pour des salaires mirobolants. Tout du moins à ce que ça se sache publiquement !

En effet, le désormais ex-ministre de l’Intérieur a embauché comme assistantes parlementaires ses filles âgées de 15 et 16 ans pour la modique somme de 55 000 euros… alors que celles-ci étaient soit en Belgique soit en cours.

Mais ils ne sont pas les seuls. Même Le Pen, qui n’a de cesse de dénoncer l’« UMPS » pour prouver qu’elle est « hors système », est embourbée dans des déboires judiciaires et doit faire face à des accusations de corruption généralisée, sans oublier les emplois fictifs d’assistants de députés européens du FN. Cerise sur le gâteau, sa rencontre officielle avec Poutine le 24 mars dernier, a remis sur le devant de la scène l’ingérence de la Russie dans la campagne du FN qui a profité, rappelons-le, de deux prêts russes en 2014. Et Macron lui-même, l’innocent chevalier blanc, n’est pas bien transparent concernant son patrimoine…

On le voit, ces politiciens professionnels ont tous la même logique : profiter du système et des privilèges qu’ils peuvent s’offrir à eux-mêmes ou à leurs proches. Il y a urgence pour en finir avec ce système, avec leur pseudo-démocratie…

Leur « démocratie » et la nôtre

On le voit chaque jour, leur système politique n’a rien de démocratique : les partis politiques institutionnels sont interchangeables, et les politiciens n’aspirent qu’aux postes de gestion des affaires de la grande bourgeoisie. Le président est élu tous les cinq ans… et, une fois élu, il est irresponsable et peut sans problème n’honorer aucune promesse électorale, voire faire l’inverse…

Les députés sortent des grandes écoles de l’administration, ou sont avocatEs ou médecins, quand ils ne sont pas directement des hommes d’affaires, comme la dynastie des Dassault. Ces députés sont des hommes à 74 % et « blancs » à 98 %. Ils sont eux aussi inamovibles pour cinq ans, touchent des revenus mirobolants. Ils ne nous ­représentent en rien.

Lorsque certains d’entre eux ont des scrupules à voter des mesures trop impopulaires, le président de la République et le Premier ministre ont dans leur arsenal un article, le 49.3, pour clouer le bec à la chambre des députés. Une belle caricature de « démocratie » dont nous avons eu l’exemple avec la loi Macron (à trois reprises) et au printemps dernier avec la loi El Khomri.

Dans cette campagne, Philippe Poutou défend des exigences démocratiques élé- mentaires : suppression de la présidence de la République et de ses pouvoirs exorbitants, suppression du Sénat (cette assemblée de notables élus par les notables), proportionnelle intégrale, droit de vote à toutes les élections pour les résidentEs étrangerEs, interdiction du cumul des mandats et de plus de deux mandats consécutifs dans la même fonction, indemnité correspondant au salaire moyen d’un ouvrier ou d’un employé… Et pour commencer à mettre en œuvre ces mesures, une exigence démocratique élémentaire est de commencer par mettre à bas cette 5e République.

Représentons-nous nous-mêmes !

Licenciements, organisation du travail dans les entreprises et les services, destruction des services publics de santé, d’éducation, de transports, nucléaire, grands projets destructeurs comme le barrage de Sivens ou l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes…

Nous n’avons le contrôle de rien, nous ne décidons de rien… mais nous subissons lourdement les conséquences de décisions que nous imposent ceux qui ont réellement le pouvoir : les dirigeants des grands groupes capitalistes et des banques qui échappent à tout contrôle public.

Dès lors, il n’y a pas de demi-­mesures possibles. Si nous voulons réellement changer nos conditions de vie quotidiennes, nous devons confisquer à ces quelques dizaines de milliers de profiteurs le contrôle du pays et de nos vies. Exproprier les banques qui ont aujourd’hui le pouvoir d’immobiliser et de mobiliser toutes les ressources financières qui, au bout du compte, sont le produit de notre travail. Instaurer un monopole bancaire, public et transparent, contrôlé en permanence.

Exproprier les grands groupes capitalistes qui nous imposent leur productivisme destructeur. C’est à la population elle-même de contrôler et de décider des grands choix de production, en fonction de nos besoins réels et en préservant l’environnement et les conditions de vie des générations futures.

Les propositions que nous faisons ne seront mises en œuvre que si nous prenons nous-mêmes nos affaires en main, en cessant d’être bâillonnés par ces professionnels de la politique, étrangers au monde du travail mais habiles pour tenter de récupérer nos voix et parler en notre nom. C’est à nous, les exploitéEs, de nous représenter nous-mêmes. C’est tout le sens de la candidature de Philippe Poutou.

Mercredi 29 mars 2017 Sandra Demarcq

https://npa2009.org/

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29 mars 2017 ~ 0 Commentaire

ivg (street press)

avortement

J’ai avorté et c’est mieux comme ça

À 22 ans Victoria est tombée enceinte. Elle a décidé d’avorter. Son médecin de famille n’a pas voulu la suivre, mais elle a pu compter sur le planning familial. Ça n’a pas été facile, mais elle ne regrette pas son choix.

J’ai fait un premier test de grossesse. Négatif. Pourtant j’avais un pressentiment, une intuition. J’en ai fait un deuxième la semaine suivante : positif. J’étais enceinte, il fallait que j’avorte. C’était en juillet dernier. Lorsque je l’ai appris, j’étais choquée et triste. J’ai eu honte de moi parce que c’était pleinement de ma faute. Je ne me protégeais pas. J’avais tout simplement joué avec le feu.

Il fallait que je me débrouille seule

Je suis allé voir mon médecin généraliste. C’est mon médecin de famille, il me suit depuis que je suis petite, et il me connait très bien. J’ai eu la sensation de l’avoir déçu. Il m’a clairement fait comprendre qu’il ne voulait pas me suivre pendant cette histoire, qu’il fallait que je me débroui- lle seule. C’est un mec de province, d’un certain âge. C’est pas tous les jours qu’il doit voir des jeunes filles enceintes passer dans son cabinet. Il m’a simplement dirigée vers le planning familial de ma ville.

Une semaine plus tard environ, j’avais rendez-vous pour la première consultation. Là-bas, c’était très différent. Les femmes ont été extras avec moi. Elles étaient adorables. J’ai eu beaucoup de rendez-vous, peut-être six ou sept, parce que j’en avais besoin. Là, je me sentais prise en charge. C’était vraiment très bien encadré : ce planning est réputé pour être l’un des meilleurs de France. Il y a des médecins, des infirmières, des psychologues, tout ce qu’il faut. Il y a également un suivi psychologique assuré gratuitement pendant des années après, si besoin. Moi je n’ai pas vu de psy. On me l’a proposé, mais je n’en ai pas ressenti le besoin. Les consultations médicales me suffisaient.

J’ai aimé la sensation, même si je connaissais l’issue que ça allait avoir

Entre le jour où je l’ai su et le jour de l’avortement, il s’est passé environ trois semaines. J’ai avorté à un mois de grossesse. J’avais beaucoup de nausées. Ma mère m’a dit : « De toutes mes grossesses j’ai jamais eu autant de nausées que toi. » J’ai passé trois semaines dans ma chambre, je ne pouvais rien avaler, puisque je vomissais tout, je ne pouvais pas sentir une odeur, rien. J’ai perdu beaucoup de poids, mais mon ventre était différent. Je le touchais, il était dur. C’était un sentiment étrange. C’est bizarre à dire mais j’ai aimé la sensation, même si je connaissais l’issue que ça allait avoir. « Ce n’est que quelques jours après l’opération que j’ai réellement pris conscience que je n’avais plus rien dans le ventre. » Victoria, 22 ans.

J’ai choisi de me faire opérer à l’hôpital, par aspiration, sous anesthésie générale. Il y avait l’option « facile », par voie médicamenteuse. Celle-ci revient à provoquer une sorte de fausse couche et dans ce cas, il n’y a pas d’hospitalisation. Ça me paraissait trop douloureux, je ne voulais pas vivre ça seule chez moi. Quand je suis rentrée après l’opération, j’étais cre- vée, je n’ai pas réalisé tout de suite. Ce n’est que quelques jours plus tard que j’ai réellement pris conscience que je n’avais plus rien dans le ventre. J’avais changé quelque chose, j’avais fait un choix. J’ai eu un manque les premiers jours. Lorsque je voyais une femme enceinte ou un bébé, ça me faisait quelque chose. Je suis allé à l’église. Aujourd’hui, tout va bien.

J’ai fait ce qu’il fallait faire, c’est une évidence

J’étais étudiante, j’avais 22 ans, c’était les premiers mois avec mon copain. J’ai fait ce qu’il fallait faire, c’est une évidence. Bien sûr je me suis posée des questions, c’est normal : qu’est- ce qu’il se serait passé si je ne l’avais pas fait ? Comment je vivrais mes futures grossesses ? Je n’ai pas les réponses. C’est un geste qui marque une vie, on ne peut pas l’oublier, c’est impossible. Mais je sais que j’ai pris la bonne décision, je l’ai toujours su. Je sais aussi que j’aurais des enfants plus tard. Au bon moment.

Le jour de l’opération, j’ai rencontré une jeune fille qui était dans le même cas que moi. Je m’en souviendrais toujours. Je partageais ma chambre double avec elle. Elle devait avoir au plus 16 ans. Il y avait ses copines avec elle et j’ai compris son histoire. Ses parents n’étaient pas au courant, elle leur avait dit qu’elle allait en cours ce jour là. Elle avait l’air plutôt bien. Pas triste ni traumatisée. Elle avait surtout l’air très jeune, encore enfantine et pas vraiment consciente de ce qu’elle était en train de vivre.

Le droit à l’avortement est une liberté qui ne peut pas disparaître

Oui, psychologiquement, c’est dur d’avorter. Mais il faut penser à l’avenir. Pour moi, si tu n’as pas les conditions nécessaires pour élever un enfant, ne le fais pas. Ça n’est plus seulement ta vie que tu risques de gâcher. Je ne pouvais pas éduquer un enfant aujourd’hui, je suis encore entrain de m’éduquer moi même. N’importe quelle mère dira que la première grossesse, c’est toujours la galère. Alors décider de donner naissance alors sans être correctement installée dans la vie, je n’ose même pas imaginer. Le droit à l’avortement est une liberté qui ne peut pas disparaître. Aucune femme ne dira que c’est facile à vivre. Mais c’est un droit fondamental.

 Victoria, 22 ans, étudiante  Le prénom a été modifié.

Propos recueillis par Agathe Palaizines 27 Mars 2017
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22 mars 2017 ~ 0 Commentaire

fillon-le roux-moscovici (révolution permanente)

fillon_veste_pbm

Les nouvelles révélations du canard enchaîné

De nouvelles révélations du Canard enchaîné viennent un peu plus assombrir la campagne de François Fillon, mais aussi la carrière de Pierre Moscovici qui se trouve être lié – pour des affaires de costumes de luxe – au candidat LR. 

Ce mercredi 22 mars, dans son nouveau numéro le Canard enchaîné tape fort – une nouvelle fois. Et le programme est chargé : Fillon qui touche 50 000 euros pour une rencontre entre un homme d’affaires, le PDG de Total, et Poutine ; des soupçons qui pèsent sur les époux Fillon accusés d’avoir fabriqué des faux ; Pierre Moscovici qui s’est fait offrir des costumes de luxe dans la même boutique que Fillon.

Alors que le ministre de l’intérieur Bruno le Roux vient tout juste de démissionner pour avoir employé ses enfants en tant qu’assistants parlementaires pour leurs « boulots d’été », les éléments rapportés par le Canard montrent que l’affaire Fillon – alors que le candidat a choisi malgré [sa mise en examen le 14 mars de tenir « jusqu’au bout » – ne va pas sombrer dans l’oubli de sitôt. Au contraire, l’affaire Fillon se complexifie et s’enrichit !

Premier scandale : Fillon aurait touché 50 000 euros pour une rencontre entre un homme d’affaires, le PDG de Total et Vladimir Poutine

Ainsi, après l’affaire d’emploi présumé fictif de sa femme, puis celle de costards qui lui ont été offerts, des éléments prouveraient qu’il est aurait touché de l’argent pour présenter un indus- triel à Vladimir Poutine. Le 6 février, Fillon affirmait au sujet de sa société de conseil pour se défendre contre de mauvais procès : « Venons-en à ma société de conseil. J’ai exercé de2012 à 2016 cette activité en toute légalité. […] La liste de mes clients ne comprend aucune entre- prise russe, ni le gouvernement russe ni aucun organisme de ce pays et toutes les conférences que j’ai données en Russie l’ont été à titre gratuit ».

Pourtant, le Canard loin de s’en laisser conter, a découvert de nouvelles informations. Ainsi, selon l’hebdomadaire, le candidat a touché 50 000 euros pour le compte de sa société 2F Conseil pour avoir organisé en 2015 à Saint-Pétersbourg une rencontre entre son client Fouad Makhzoumi, qui détient une société d’infrastructures dans le domaine pétrolier, Patrick Pouyanné, le PDG de Total et… Vladimir Poutine. Si le gouvernement russe, comme le PDG de Total, ne sont pas les clients de 2F Conseil, François Fillon a bel et bien joué à l’entremetteur entre tous ses protagonistes. Les frontières entre le pouvoir, l’argent et les affaires sont décidément très poreuses.

Deuxième scandale : nouveau éléments sur l’enquête Fillon qui est élargie à des faits de « faux et usages de faux »

Les enquêtes des dernières semaines ont été fructueuses. Le Canard et le Monde nous ont donné des nouvelles de l’autre affaire majeure qui colle à la peau de Fillon, le Penelope Gate. En effet, les enquêteurs soupçonnent les époux d’avoir fabriqué des faux. Ils ont mis la main sur une déclaration certifiant que Penelope ne travaillait qu’une trentaine d’heures à la Revue des deux mondes. Laquelle a été embauchée pour effectuer 151 heures. Seul hic, comme assistante parlementaire, Penelope Fillon était déjà censée travailler 151 heures auprès de son époux. Les deux emplois auraient donc excédé le maximum autorisé par l’Assemblée (180 heures).

Par-dessus le tout, le Monde révèle que les deux époux sont désormais sous le coup d’une enquête pour faux et usages de faux et escroquerie aggravées. Selon le quotidien, outre la fausse déclaration dont fait mention Le Canard, les enquêteurs ont saisi des « feuilles, signées par Penelope Fillon, [qui] comportaient différents calculs d’heures travaillées ». Des documents qu’ils soupçonnent d’avoir été fabriqués par les deux époux a posteriori.

Autant de nouvelles révélations qui renforcent – ou donnent à nouveau – (l’) envie de rire (jaune) au souvenir de son intervention sur le plateau de TF1 lundi soir lorsqu’il a promis de « charger une commission de proposer de nouvelles règles de transparence » ou encore de son premier slogan de campagne « le courage de la vérité ».

Et un troisième scandale pour la route : Moscovici s’est fait offrir des costumes dans la même boutique que Fillon

Un goût pour les affaires crapuleuses et les costumes que François Fillon partage avec d’autres de nos politiciens dont Pierre Moscovici. Toujours selon le Canard enchaîné, le commissaire européen français s’est fait offrir des costumes de luxe par un ami chez le tailleur parisien habillant François Fillon.

Le même tailleur de luxe de Solférino chez qui l’avocat franco-libanais Robert Bourgi a récem- ment offert deux costumes à François Fillon. Des faits qui ont conduit le parquet national financier à accorder un réquisitoire supplétif contre X pour «trafic d’influence» dans l’enquête sur les emplois présumés fictifs dont aurait bénéficié la famille Fillon. Précision : les faits con- cernant M. Moscovici sont antérieurs à 2012, à une époque où les parlementaires n’avaient pas à déclarer de tels dons aux autorités.

Tout comme son compère Fillon, Moscovici se dit pas « du tout embarrassé » par cette affaire et se défend de « toute relation d’intérêt » avec le « vrai ami » qui lui aurait offert ces costumes.

Bruno Le Roux, François Fillon, Pierre Moscovici…

Autant de figures PS et LR qui trempent dans des scandales pointant l’ampleur de la crise qui ébranle les deux partis « traditionnels » français. Difficile de continuer à faire croire, malgré leurs efforts, que ce n’est pas l’ensemble de leur système qui est corrompu. Difficile sur les plateaux télé, à la radio, dans les médias, de défendre qu’il ne s’agit que de cas isolés, d’erreurs ponctuels, ou encore de continuer à distiller l’idée dans nos esprits que cela serait « normal ».

« Normal » d’employer fictivement femmes et enfants à des postes d’assistants parlementaires, « normal » de s’habiller pour des centaines de milliers d’euros par an, « normal » de détourner l’argent public. Mais les mensonges ne durent qu’un temps, l’impunité aussi, et ça tombe bien car, pour la majorité, ce cirque ne peut plus durer.

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20 mars 2017 ~ 0 Commentaire

fillon (le huff’)

fillon-martyr

Ce moment où Fillon évoque les parents qui achètent « des vêtements plus chers que d’autres ». Récemment épinglé pour ses coûteux costumes, le candidat des Républicains répondait à de jeunes élèves dans l’émission « Au tableau ».

PRESIDENTIELLE 2017 – Quand la télévision rattrape l’actualité. Invité à répondre aux ques- tions de jeunes élèves dans le cadre de l’émission « Au tableau! » diffusée ce dimanche 19 mars sur C8, François Fillon a d’emblée dû défendre sa proposition de restaurer l’uniforme à l’école. Une question qui intriguait évidemment ses jeunes interlocuteurs mais percutée par la récente polémique autour de ses très coûteux costumes, offerts par l’avocat Robert Bourgi.

« Je veux que l’école soit le lieu où tout le monde se sent égal à l’autre. Il n’y a pas de différence à l’école. Il n’y a pas des enfants qui ont des parents qui ont plus d’argent que d’autres, qui peuvent s’acheter des vêtements plus chers que d’autres », a expliqué le vainqueur de la primaire de la droite.

« Vous aimeriez bien que tous les politiciens s’habillent comme vous? », lui a répondu un élève. « Ce n’est pas la même question », a réagi l’ancien premier ministre avant de conclure: « Ce serait bien plus simple si les enfants n’étaient pas sans arrêt en train de réclamer telle ou telle tenue, tel ou tel t-shirt de telle ou telle marque ».

Il n’en fallait pas davantage pour que l’explication ne déclenche un torrent de commentaires moqueurs sur les réseaux sociaux en référence aux vêtements très chers que le candidat s’est récemment fait offrir.

François Fillon n’a pas échappé non plus aux questions sur les difficultés que sa famille et lui ont rencontré dans la foulée du « PenelopeGate » au sujet des emplois présumés fictifs de son épouse et de ses enfants.

Alors qu’il venait d’adresser ses remerciements à son épouse et ses enfants, une élève lui a demandé « comment elle va Pénélope ». Ce dernier a répliqué que celle-ci était « solide », avant de confesser qu’il s’était trompé en accusant la presse d’avoir annoncé son suicide.

En fin d’émission, François Fillon a fait forte impression en montrant aux enfants un volant de Formule1. Ceux-ci lui avaient aussi préparé un cadeau. « On vous a offert des chaussettes parce qu’on sait que vous faîtes très attention à votre apparence physique ». Comme quoi, la vérité sort toujours de la bouche des enfants.

Geoffroy Clavel Chef du service politique du HuffPost 19/03/2017

http://www.huffingtonpost.fr/

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19 mars 2017 ~ 0 Commentaire

la tourmente et la boussole 1 (npa)

macron hol ham

Dire que la France vit une crise de régime est un euphémisme.

Chaque jour apparaît un nouvel élément d’une crise politique qui ronge les deux piliers de la vie politique française depuis plus de quarante ans: le PS et Les Républicains (LR), le parti issu du gaullisme. Désormais une élection «surprise» de Marine Le Pen lors de la prochaine élection présidentielle ne peut être exclue. Cette crise politique et institutionnelle est aussi la conséquence d’une crise sociale au sein de laquelle la polarisation politique se produit, malheureusement, essentiellement à droite et à l’extrême-droite.

Même si les situations inattendues se sont multipliées les dernières semaines, le plus probable désormais est que ni le PS ni LR ne seront présents au deuxième tour de l’élection présidentielle du 7 mai prochain.

Cette situation inédite aura des effets en ricochet sur l’élection de l’Assemblée nationale (11 et 18 juin 2017). En France, la mécanique électorale introduite depuis 2002 fait que la prési-dentielle produit un effet de levier sur l’élection de l’Assemblée qui a lieu quelques semaines plus tard, le parti du président élu bénéficiant systématiquement d’un appel d’air bénéficiant à ses candidats. Nous sommes donc probablement à la veille d’une réorganisation sérieuse du champ des partis politiques institutionnels et peut-être d’une crise politique de plus grande ampleur.

Trois phénomènes nouveaux ont été à l’œuvre depuis quelques semaines.

1 Une crise sans précédent du parti LR

Elle a été déclenchée par la révélation des malversations et des détournements de fonds publics de François Fillon. Les journalistes d’investigation du Canard enchaîné et de Media- part, notamment, ne cessent depuis deux mois de distiller les nouveaux éléments mettant en lumière des pratiques qui, si elles n’ont rien de nouveau et si François Fillon n’en avait pas l’exclusivité, ont un effet délétère. Celui qui avait bâti sa campagne, lors des primaires de la droite, sur une image de «Monsieur Propre» apparaît comme le champion des détournements de fonds pour bénéfice personnel.

Depuis plus d’un mois, sa campagne est inaudible, totalement étouffée par son «affaire» et son obstination narcissique à se maintenir.

Peu à peu, durant le mois de février, la quasi-totalité des dirigeants des LR, Sarkozy en tête, ont été convaincus du risque majeur que représentait le maintien de Fillon et ont essayé de trouver une solution alternative pour que la droite soit présente au second tour. Mais si Fillon avait réussi à s’imposer lors des primaires de décembre contre les candidats «naturels» de la droite, Sarkozy et Juppé, c’était à cause de l’affaiblissement, du discrédit de ces dirigeants auprès de l’électorat le plus réactionnaire qui a préféré plébisciter un catholique conservateur et ultra-libéral.

Entre le 1er et le 5 mars, avec l’annonce de la prochaine mise en examen de Fillon, quasiment tous les dirigeants de LR lui demandèrent de se retirer, à commencer par son porte-parole et son directeur de campagne, Thierry Solère et Patrick Stefanini. L’allié des LR, les centristes de l’UDI (Union des démocrates et indépendants), «suspendit» son soutien. Mais la direction du parti n’a pas eu la force de contraindre Fillon à se démettre. Elle n’a, d’abord, pas réussi à se mettre d’accord pour avancer une candidature alternative pouvant rassembler les divers courants.

Ensuite, Fillon lui-même proclama qu’il se maintiendrait contre vents et marées, menant bataille contre l’appareil de son parti. Totalement isolé dans celui-ci, mais comprenant la faiblesse de sa direction, il a joué la carte de la mobilisation, à l’extérieur du parti, de l’aile la plus conservatrice, la plus réactionnaire de ses soutiens, organisée par le mouvement «Sens Commun» (mis sur pied en 2014 à partir des activistes de «la Manif pour tous», les opposants au mariage homosexuel).

Avec l’appui de Sens Commun et de l’hebdomadaire d’extrême-droite Valeurs Actuelles, Fillon mit sur pied, le 5 mars, une manif de soutien visant à dénoncer «les juges» et à s’imposer face à l’appareil du parti. Il réussit alors le coup de force de son maintien, prenant appui sur le succès du rassemblement de 40 000 à 5 ’000 manifestants sur la Place du Troca- déro à Paris. En 48 heures, la direction de LR capitula «dans l’unité». Elle renouvela son soutien à François Fillon, de crainte de voir des pans entiers de son électorat le plus réac- tionnaire rejoindre Marine Le Pen. Les mêmes qui, au nom de la probité en politique, fusti- geaient la veille Fillon et exigeaient son retrait ont finalement mis leur chapeau sur leur «morale». De même, les centristes de l’UDI qui n’avaient pas eu de mot assez durs quelques jours avant contre les mensonges de Fillon ont renouvelé leur soutien en échange de 20 investitures supplémentaires pour les élections législatives…

Tout cela prêterait à rire si ce n’était le signe d’une déliquescence de LR, de sa sou- mission à son aile la plus réactionnaire sous pression du Front National, d’une forte polari- sation politique à droite. D’un autre côté, des désaffections se multiplient dans l’aile du parti autour d’Alain Juppé, dont plusieurs partisans rejoignent la campagne d’Emmanuel Macron.

Léon Crémieux 19 mars 2017

http://alencontre.org/

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19 mars 2017 ~ 0 Commentaire

la tourmente et la boussole 3 (npa)

macron

La poussée attrape-tout d’Emmanuel Macron

Issu de l’orientation social-libérale de Hollande et de Valls, s’étant émancipé du PS et de son bilan, il réussit, pour l’instant, là où beaucoup avaient échoué avant lui: créer un mouvement de centre droit capable de prendre le dessus sur la social-démocratie et les alliés démocrates-chrétiens du mouvement gaulliste.

Médiatiquement, il apparaît comme rompant avec les anciens partis, donnant une image jeune, moderne sur les questions de société et libéral sur les questions économiques. Il affiche la volonté de présenter au moins une moitié de candidats aux législatives issus de «la société civile», c’est-à-dire sans antécédent politique (voir vidéo). Dès le départ, il a refusé tout accord d’appareil avec des courants issus du PS ou de la droite, et sa force dans les sondages, le succès de ses meetings, la polarisation médiatique, lui donnent les moyens de tenir cette posture.

Evidemment, la politique proposée par Macron n’a rien de nouveau. Elle prend sa source dans les recettes libérales élaborées sous Sarkozy et Hollande, dont il fut un conseiller et un ministre. Le rédacteur essentiel de son programme est Jean Pisani-Ferry, un économiste et haut fonctionnaire, social-libéral blanchi dans les cercles ministériels, notamment autour de Dominique Strauss-Kahn. Le programme économique n’a rien de novateur, centré sur la baisse des dépenses et des recettes publiques, la pérennisation des exonérations patronales sur les salaires et les impôts, de nouvelles déstructurations du Code du Travail, le passage progressif aux retraites par capitalisation.

Pour organiser le «rajeunissement» de ses élus et correspondants dans les régions, il a nommé un vieux notable, parlementaire chiraquien, Jean-Paul Délevoye (ancien directeur de sociétés agroalimentaires et président du Conseil économique, social et environnemental de 2010 à 2015). Mais l’image est celle du renouveau.

De plus, Macron polarise d’autant plus dans le PS comme parmi LR que les profils des candidats de ces partis créent évidemment un effet centrifuge vers le centre… Valls et Juppé auraient considérablement réduit l’espace d’Emmanuel Macron. De plus, les sondages de ces dernières semaines en ont fait «le seul à même de battre Marine Le Pen», polarisant même un électorat de gauche ayant combattu les lois Macron et El Khomri. Aujourd’hui, même sans parti précédemment constitué, Macron bénéficie d’assez de transfuges du PS, de l’UDI et de LR pour structurer sa campagne et préparer les législatives. En cas de victoire à la présidentielle, il peut donc avoir les moyens de tenir sur une position officielle de refus d’accord d’appareil pour les législatives avec le PS ou les partisans de Juppé. Dès lors, la question des alliances serait renvoyée au mois de juin. Dans tous les cas son succès aurait un effet explosif sur le PS et corrosif sur la droite UDI-LR.

Une polarisation à l’extrême-droite

Tous ces éléments renforcent la polarisation à l’extrême-droite par Marine Le Pen, à tel point que sa présence au second tour est assurée et son élection au deuxième tour ne peut être exclue. L’extrême-droite a engrangé, comme dans beaucoup de pays d’Europe, les fruits de la crise sociale en jouant sur les mécaniques d’un repli identitaire nationaliste auquel, en l’absence d’un pôle politique anticapitaliste et actif dans les couches populaires, peuvent adhérer de nombreux électeurs touchés par les politiques d’austérité. Les politiques libérales menées par la social-démocratie ont accentué ces phénomènes.

De plus, la politique sécuritaire, l’islamophobie d’Etat et le racisme institutionnel du gouvernement Valls ont là aussi amené de l’eau au moulin du Front National. L’influence du FN s’est largement développée au sein de l’armée et de la police, dont les gouvernements socialistes auront flatté les tendances les plus réactionnaires.

Le refus de l’accueil des migrant·e·s, les politiques ultra-sécuritaires développées après les attentats ont là aussi été capitalisées à la fois par l’aile la plus réactionnaire de l’UMP (Union pour un Mouvement Populaire, renommée en 2015 Les Républicains-LR ) et par le FN. Les sondages montrent que dans le maelström électoral actuel, l’électorat de Le Pen reste stable, peu sensible mêmes aux affaires financières dans lesquelles le Front national est, lui aussi, impliqué.

http://alencontre.org/l

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17 mars 2017 ~ 0 Commentaire

colère verte (libération)

 macron

Quand Macron clashe «en mode gros lourd» les écolos, dixit Duflot

Devant la Fédération des chasseurs, le candidat d’En marche a dit ne pas être allé plus loin que «la ligne sur le nucléaire» dans sa lecture du programme d’Europe Ecologie-Les Verts, provoquant la fureur des écologistes.

Certains y verront une hybris grandissante ou l’affirmation d’une stratégie visant à tourner ostensiblement le dos à la gauche, dont les transfuges de plus en plus nombreux et décom-plexés commencent à embarrasser Emmanuel Macron.

Mardi après-midi, invité par la Fédération nationale des chasseurs, le candidat d’En  Marche n’a pas fait preuve de la «bienveillance» qu’il vante tant au sujet d’Europe Ecologie- Les Verts. Répondant à un chasseur inquiet d’un éventuel rapprochement avec le parti écolo- giste après le ralliement de Daniel Cohn-Bendit, Macron s’est lâché : «Je me suis arrêté à la ligne sur le nucléaire et ça m’a suffi. Je sais là-dessus à quoi m’en tenir.»

Mercredi, la publication de cette phrase sur Twitter par un journaliste du Monde a ulcéré les cercles écologistes. A commencer par Cécile Duflot, qui accuse l’ex-ministre de l’Economie de «taper les écolos en mode gros lourd, à l’ancienne», après avoir fait des «risettes aux pandas», en référence à la visite de courtoisie du candidat à l’association WWF début février.

«Il est vraiment top, votre gars», a ironisé à son tour le secrétaire national d’EE-LV, David Cormand, à l’attention des transfuges écolo-centristes Daniel Cohn-Bendit, Jean-Paul Besset, Corinne Lepage et Matthieu Orphelin, ex-porte-parole de Nicolas Hulot – deux d’entre eux signent d’ailleurs une tribune ce mercredi dans Libération, affirmant que Macron réussira la «transition écologique». «Si ça pouvait permettre de relativiser une fois pour toutes le concept particulièrement moisi de « vote utile »», a ajouté le trésorier du parti, Thierry Brochot.

L’écologie reste un des angles morts d’Emmanuel Macron, qui aime à dire en meeting qu’il ne considère pas «le nucléaire comme une maladie». La plupart des mesures de son programme consistent en un recyclage des engagements pris par François Hollande, notam- ment sur le cap de 50% du nucléaire dans la production d’électricité d’ici à 2025.

Devant les chasseurs, il s’est par ailleurs dit «favorable» à la réouverture des «chas- ses présidentielles» supprimées par Sarkozy (pour l’anecdote, le dernier chef d’Etat invité a en avoir profité fut Kadhafi en 2007). «Il ne faut pas être honteux, il faut les reconnaître comme un élément d’attractivité, a assuré Emmanuel Macron devant les chasseurs. C’est quelque chose qui fascine partout, ça représente la culture française, c’est un point d’ancrage.»

Guillaume Gendron 15 mars 2017

http://www.liberation.fr/

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