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22 mars 2017 ~ 0 Commentaire

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Les nouvelles révélations du canard enchaîné

De nouvelles révélations du Canard enchaîné viennent un peu plus assombrir la campagne de François Fillon, mais aussi la carrière de Pierre Moscovici qui se trouve être lié – pour des affaires de costumes de luxe – au candidat LR. 

Ce mercredi 22 mars, dans son nouveau numéro le Canard enchaîné tape fort – une nouvelle fois. Et le programme est chargé : Fillon qui touche 50 000 euros pour une rencontre entre un homme d’affaires, le PDG de Total, et Poutine ; des soupçons qui pèsent sur les époux Fillon accusés d’avoir fabriqué des faux ; Pierre Moscovici qui s’est fait offrir des costumes de luxe dans la même boutique que Fillon.

Alors que le ministre de l’intérieur Bruno le Roux vient tout juste de démissionner pour avoir employé ses enfants en tant qu’assistants parlementaires pour leurs « boulots d’été », les éléments rapportés par le Canard montrent que l’affaire Fillon – alors que le candidat a choisi malgré [sa mise en examen le 14 mars de tenir « jusqu’au bout » – ne va pas sombrer dans l’oubli de sitôt. Au contraire, l’affaire Fillon se complexifie et s’enrichit !

Premier scandale : Fillon aurait touché 50 000 euros pour une rencontre entre un homme d’affaires, le PDG de Total et Vladimir Poutine

Ainsi, après l’affaire d’emploi présumé fictif de sa femme, puis celle de costards qui lui ont été offerts, des éléments prouveraient qu’il est aurait touché de l’argent pour présenter un indus- triel à Vladimir Poutine. Le 6 février, Fillon affirmait au sujet de sa société de conseil pour se défendre contre de mauvais procès : « Venons-en à ma société de conseil. J’ai exercé de2012 à 2016 cette activité en toute légalité. […] La liste de mes clients ne comprend aucune entre- prise russe, ni le gouvernement russe ni aucun organisme de ce pays et toutes les conférences que j’ai données en Russie l’ont été à titre gratuit ».

Pourtant, le Canard loin de s’en laisser conter, a découvert de nouvelles informations. Ainsi, selon l’hebdomadaire, le candidat a touché 50 000 euros pour le compte de sa société 2F Conseil pour avoir organisé en 2015 à Saint-Pétersbourg une rencontre entre son client Fouad Makhzoumi, qui détient une société d’infrastructures dans le domaine pétrolier, Patrick Pouyanné, le PDG de Total et… Vladimir Poutine. Si le gouvernement russe, comme le PDG de Total, ne sont pas les clients de 2F Conseil, François Fillon a bel et bien joué à l’entremetteur entre tous ses protagonistes. Les frontières entre le pouvoir, l’argent et les affaires sont décidément très poreuses.

Deuxième scandale : nouveau éléments sur l’enquête Fillon qui est élargie à des faits de « faux et usages de faux »

Les enquêtes des dernières semaines ont été fructueuses. Le Canard et le Monde nous ont donné des nouvelles de l’autre affaire majeure qui colle à la peau de Fillon, le Penelope Gate. En effet, les enquêteurs soupçonnent les époux d’avoir fabriqué des faux. Ils ont mis la main sur une déclaration certifiant que Penelope ne travaillait qu’une trentaine d’heures à la Revue des deux mondes. Laquelle a été embauchée pour effectuer 151 heures. Seul hic, comme assistante parlementaire, Penelope Fillon était déjà censée travailler 151 heures auprès de son époux. Les deux emplois auraient donc excédé le maximum autorisé par l’Assemblée (180 heures).

Par-dessus le tout, le Monde révèle que les deux époux sont désormais sous le coup d’une enquête pour faux et usages de faux et escroquerie aggravées. Selon le quotidien, outre la fausse déclaration dont fait mention Le Canard, les enquêteurs ont saisi des « feuilles, signées par Penelope Fillon, [qui] comportaient différents calculs d’heures travaillées ». Des documents qu’ils soupçonnent d’avoir été fabriqués par les deux époux a posteriori.

Autant de nouvelles révélations qui renforcent – ou donnent à nouveau – (l’) envie de rire (jaune) au souvenir de son intervention sur le plateau de TF1 lundi soir lorsqu’il a promis de « charger une commission de proposer de nouvelles règles de transparence » ou encore de son premier slogan de campagne « le courage de la vérité ».

Et un troisième scandale pour la route : Moscovici s’est fait offrir des costumes dans la même boutique que Fillon

Un goût pour les affaires crapuleuses et les costumes que François Fillon partage avec d’autres de nos politiciens dont Pierre Moscovici. Toujours selon le Canard enchaîné, le commissaire européen français s’est fait offrir des costumes de luxe par un ami chez le tailleur parisien habillant François Fillon.

Le même tailleur de luxe de Solférino chez qui l’avocat franco-libanais Robert Bourgi a récem- ment offert deux costumes à François Fillon. Des faits qui ont conduit le parquet national financier à accorder un réquisitoire supplétif contre X pour «trafic d’influence» dans l’enquête sur les emplois présumés fictifs dont aurait bénéficié la famille Fillon. Précision : les faits con- cernant M. Moscovici sont antérieurs à 2012, à une époque où les parlementaires n’avaient pas à déclarer de tels dons aux autorités.

Tout comme son compère Fillon, Moscovici se dit pas « du tout embarrassé » par cette affaire et se défend de « toute relation d’intérêt » avec le « vrai ami » qui lui aurait offert ces costumes.

Bruno Le Roux, François Fillon, Pierre Moscovici…

Autant de figures PS et LR qui trempent dans des scandales pointant l’ampleur de la crise qui ébranle les deux partis « traditionnels » français. Difficile de continuer à faire croire, malgré leurs efforts, que ce n’est pas l’ensemble de leur système qui est corrompu. Difficile sur les plateaux télé, à la radio, dans les médias, de défendre qu’il ne s’agit que de cas isolés, d’erreurs ponctuels, ou encore de continuer à distiller l’idée dans nos esprits que cela serait « normal ».

« Normal » d’employer fictivement femmes et enfants à des postes d’assistants parlementaires, « normal » de s’habiller pour des centaines de milliers d’euros par an, « normal » de détourner l’argent public. Mais les mensonges ne durent qu’un temps, l’impunité aussi, et ça tombe bien car, pour la majorité, ce cirque ne peut plus durer.

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20 mars 2017 ~ 0 Commentaire

fillon (le huff’)

fillon-martyr

Ce moment où Fillon évoque les parents qui achètent « des vêtements plus chers que d’autres ». Récemment épinglé pour ses coûteux costumes, le candidat des Républicains répondait à de jeunes élèves dans l’émission « Au tableau ».

PRESIDENTIELLE 2017 – Quand la télévision rattrape l’actualité. Invité à répondre aux ques- tions de jeunes élèves dans le cadre de l’émission « Au tableau! » diffusée ce dimanche 19 mars sur C8, François Fillon a d’emblée dû défendre sa proposition de restaurer l’uniforme à l’école. Une question qui intriguait évidemment ses jeunes interlocuteurs mais percutée par la récente polémique autour de ses très coûteux costumes, offerts par l’avocat Robert Bourgi.

« Je veux que l’école soit le lieu où tout le monde se sent égal à l’autre. Il n’y a pas de différence à l’école. Il n’y a pas des enfants qui ont des parents qui ont plus d’argent que d’autres, qui peuvent s’acheter des vêtements plus chers que d’autres », a expliqué le vainqueur de la primaire de la droite.

« Vous aimeriez bien que tous les politiciens s’habillent comme vous? », lui a répondu un élève. « Ce n’est pas la même question », a réagi l’ancien premier ministre avant de conclure: « Ce serait bien plus simple si les enfants n’étaient pas sans arrêt en train de réclamer telle ou telle tenue, tel ou tel t-shirt de telle ou telle marque ».

Il n’en fallait pas davantage pour que l’explication ne déclenche un torrent de commentaires moqueurs sur les réseaux sociaux en référence aux vêtements très chers que le candidat s’est récemment fait offrir.

François Fillon n’a pas échappé non plus aux questions sur les difficultés que sa famille et lui ont rencontré dans la foulée du « PenelopeGate » au sujet des emplois présumés fictifs de son épouse et de ses enfants.

Alors qu’il venait d’adresser ses remerciements à son épouse et ses enfants, une élève lui a demandé « comment elle va Pénélope ». Ce dernier a répliqué que celle-ci était « solide », avant de confesser qu’il s’était trompé en accusant la presse d’avoir annoncé son suicide.

En fin d’émission, François Fillon a fait forte impression en montrant aux enfants un volant de Formule1. Ceux-ci lui avaient aussi préparé un cadeau. « On vous a offert des chaussettes parce qu’on sait que vous faîtes très attention à votre apparence physique ». Comme quoi, la vérité sort toujours de la bouche des enfants.

Geoffroy Clavel Chef du service politique du HuffPost 19/03/2017

http://www.huffingtonpost.fr/

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19 mars 2017 ~ 0 Commentaire

la tourmente et la boussole 1 (npa)

macron hol ham

Dire que la France vit une crise de régime est un euphémisme.

Chaque jour apparaît un nouvel élément d’une crise politique qui ronge les deux piliers de la vie politique française depuis plus de quarante ans: le PS et Les Républicains (LR), le parti issu du gaullisme. Désormais une élection «surprise» de Marine Le Pen lors de la prochaine élection présidentielle ne peut être exclue. Cette crise politique et institutionnelle est aussi la conséquence d’une crise sociale au sein de laquelle la polarisation politique se produit, malheureusement, essentiellement à droite et à l’extrême-droite.

Même si les situations inattendues se sont multipliées les dernières semaines, le plus probable désormais est que ni le PS ni LR ne seront présents au deuxième tour de l’élection présidentielle du 7 mai prochain.

Cette situation inédite aura des effets en ricochet sur l’élection de l’Assemblée nationale (11 et 18 juin 2017). En France, la mécanique électorale introduite depuis 2002 fait que la prési-dentielle produit un effet de levier sur l’élection de l’Assemblée qui a lieu quelques semaines plus tard, le parti du président élu bénéficiant systématiquement d’un appel d’air bénéficiant à ses candidats. Nous sommes donc probablement à la veille d’une réorganisation sérieuse du champ des partis politiques institutionnels et peut-être d’une crise politique de plus grande ampleur.

Trois phénomènes nouveaux ont été à l’œuvre depuis quelques semaines.

1 Une crise sans précédent du parti LR

Elle a été déclenchée par la révélation des malversations et des détournements de fonds publics de François Fillon. Les journalistes d’investigation du Canard enchaîné et de Media- part, notamment, ne cessent depuis deux mois de distiller les nouveaux éléments mettant en lumière des pratiques qui, si elles n’ont rien de nouveau et si François Fillon n’en avait pas l’exclusivité, ont un effet délétère. Celui qui avait bâti sa campagne, lors des primaires de la droite, sur une image de «Monsieur Propre» apparaît comme le champion des détournements de fonds pour bénéfice personnel.

Depuis plus d’un mois, sa campagne est inaudible, totalement étouffée par son «affaire» et son obstination narcissique à se maintenir.

Peu à peu, durant le mois de février, la quasi-totalité des dirigeants des LR, Sarkozy en tête, ont été convaincus du risque majeur que représentait le maintien de Fillon et ont essayé de trouver une solution alternative pour que la droite soit présente au second tour. Mais si Fillon avait réussi à s’imposer lors des primaires de décembre contre les candidats «naturels» de la droite, Sarkozy et Juppé, c’était à cause de l’affaiblissement, du discrédit de ces dirigeants auprès de l’électorat le plus réactionnaire qui a préféré plébisciter un catholique conservateur et ultra-libéral.

Entre le 1er et le 5 mars, avec l’annonce de la prochaine mise en examen de Fillon, quasiment tous les dirigeants de LR lui demandèrent de se retirer, à commencer par son porte-parole et son directeur de campagne, Thierry Solère et Patrick Stefanini. L’allié des LR, les centristes de l’UDI (Union des démocrates et indépendants), «suspendit» son soutien. Mais la direction du parti n’a pas eu la force de contraindre Fillon à se démettre. Elle n’a, d’abord, pas réussi à se mettre d’accord pour avancer une candidature alternative pouvant rassembler les divers courants.

Ensuite, Fillon lui-même proclama qu’il se maintiendrait contre vents et marées, menant bataille contre l’appareil de son parti. Totalement isolé dans celui-ci, mais comprenant la faiblesse de sa direction, il a joué la carte de la mobilisation, à l’extérieur du parti, de l’aile la plus conservatrice, la plus réactionnaire de ses soutiens, organisée par le mouvement «Sens Commun» (mis sur pied en 2014 à partir des activistes de «la Manif pour tous», les opposants au mariage homosexuel).

Avec l’appui de Sens Commun et de l’hebdomadaire d’extrême-droite Valeurs Actuelles, Fillon mit sur pied, le 5 mars, une manif de soutien visant à dénoncer «les juges» et à s’imposer face à l’appareil du parti. Il réussit alors le coup de force de son maintien, prenant appui sur le succès du rassemblement de 40 000 à 5 ’000 manifestants sur la Place du Troca- déro à Paris. En 48 heures, la direction de LR capitula «dans l’unité». Elle renouvela son soutien à François Fillon, de crainte de voir des pans entiers de son électorat le plus réac- tionnaire rejoindre Marine Le Pen. Les mêmes qui, au nom de la probité en politique, fusti- geaient la veille Fillon et exigeaient son retrait ont finalement mis leur chapeau sur leur «morale». De même, les centristes de l’UDI qui n’avaient pas eu de mot assez durs quelques jours avant contre les mensonges de Fillon ont renouvelé leur soutien en échange de 20 investitures supplémentaires pour les élections législatives…

Tout cela prêterait à rire si ce n’était le signe d’une déliquescence de LR, de sa sou- mission à son aile la plus réactionnaire sous pression du Front National, d’une forte polari- sation politique à droite. D’un autre côté, des désaffections se multiplient dans l’aile du parti autour d’Alain Juppé, dont plusieurs partisans rejoignent la campagne d’Emmanuel Macron.

Léon Crémieux 19 mars 2017

http://alencontre.org/

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19 mars 2017 ~ 0 Commentaire

la tourmente et la boussole 3 (npa)

macron

La poussée attrape-tout d’Emmanuel Macron

Issu de l’orientation social-libérale de Hollande et de Valls, s’étant émancipé du PS et de son bilan, il réussit, pour l’instant, là où beaucoup avaient échoué avant lui: créer un mouvement de centre droit capable de prendre le dessus sur la social-démocratie et les alliés démocrates-chrétiens du mouvement gaulliste.

Médiatiquement, il apparaît comme rompant avec les anciens partis, donnant une image jeune, moderne sur les questions de société et libéral sur les questions économiques. Il affiche la volonté de présenter au moins une moitié de candidats aux législatives issus de «la société civile», c’est-à-dire sans antécédent politique (voir vidéo). Dès le départ, il a refusé tout accord d’appareil avec des courants issus du PS ou de la droite, et sa force dans les sondages, le succès de ses meetings, la polarisation médiatique, lui donnent les moyens de tenir cette posture.

Evidemment, la politique proposée par Macron n’a rien de nouveau. Elle prend sa source dans les recettes libérales élaborées sous Sarkozy et Hollande, dont il fut un conseiller et un ministre. Le rédacteur essentiel de son programme est Jean Pisani-Ferry, un économiste et haut fonctionnaire, social-libéral blanchi dans les cercles ministériels, notamment autour de Dominique Strauss-Kahn. Le programme économique n’a rien de novateur, centré sur la baisse des dépenses et des recettes publiques, la pérennisation des exonérations patronales sur les salaires et les impôts, de nouvelles déstructurations du Code du Travail, le passage progressif aux retraites par capitalisation.

Pour organiser le «rajeunissement» de ses élus et correspondants dans les régions, il a nommé un vieux notable, parlementaire chiraquien, Jean-Paul Délevoye (ancien directeur de sociétés agroalimentaires et président du Conseil économique, social et environnemental de 2010 à 2015). Mais l’image est celle du renouveau.

De plus, Macron polarise d’autant plus dans le PS comme parmi LR que les profils des candidats de ces partis créent évidemment un effet centrifuge vers le centre… Valls et Juppé auraient considérablement réduit l’espace d’Emmanuel Macron. De plus, les sondages de ces dernières semaines en ont fait «le seul à même de battre Marine Le Pen», polarisant même un électorat de gauche ayant combattu les lois Macron et El Khomri. Aujourd’hui, même sans parti précédemment constitué, Macron bénéficie d’assez de transfuges du PS, de l’UDI et de LR pour structurer sa campagne et préparer les législatives. En cas de victoire à la présidentielle, il peut donc avoir les moyens de tenir sur une position officielle de refus d’accord d’appareil pour les législatives avec le PS ou les partisans de Juppé. Dès lors, la question des alliances serait renvoyée au mois de juin. Dans tous les cas son succès aurait un effet explosif sur le PS et corrosif sur la droite UDI-LR.

Une polarisation à l’extrême-droite

Tous ces éléments renforcent la polarisation à l’extrême-droite par Marine Le Pen, à tel point que sa présence au second tour est assurée et son élection au deuxième tour ne peut être exclue. L’extrême-droite a engrangé, comme dans beaucoup de pays d’Europe, les fruits de la crise sociale en jouant sur les mécaniques d’un repli identitaire nationaliste auquel, en l’absence d’un pôle politique anticapitaliste et actif dans les couches populaires, peuvent adhérer de nombreux électeurs touchés par les politiques d’austérité. Les politiques libérales menées par la social-démocratie ont accentué ces phénomènes.

De plus, la politique sécuritaire, l’islamophobie d’Etat et le racisme institutionnel du gouvernement Valls ont là aussi amené de l’eau au moulin du Front National. L’influence du FN s’est largement développée au sein de l’armée et de la police, dont les gouvernements socialistes auront flatté les tendances les plus réactionnaires.

Le refus de l’accueil des migrant·e·s, les politiques ultra-sécuritaires développées après les attentats ont là aussi été capitalisées à la fois par l’aile la plus réactionnaire de l’UMP (Union pour un Mouvement Populaire, renommée en 2015 Les Républicains-LR ) et par le FN. Les sondages montrent que dans le maelström électoral actuel, l’électorat de Le Pen reste stable, peu sensible mêmes aux affaires financières dans lesquelles le Front national est, lui aussi, impliqué.

http://alencontre.org/l

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17 mars 2017 ~ 0 Commentaire

colère verte (libération)

 macron

Quand Macron clashe «en mode gros lourd» les écolos, dixit Duflot

Devant la Fédération des chasseurs, le candidat d’En marche a dit ne pas être allé plus loin que «la ligne sur le nucléaire» dans sa lecture du programme d’Europe Ecologie-Les Verts, provoquant la fureur des écologistes.

Certains y verront une hybris grandissante ou l’affirmation d’une stratégie visant à tourner ostensiblement le dos à la gauche, dont les transfuges de plus en plus nombreux et décom-plexés commencent à embarrasser Emmanuel Macron.

Mardi après-midi, invité par la Fédération nationale des chasseurs, le candidat d’En  Marche n’a pas fait preuve de la «bienveillance» qu’il vante tant au sujet d’Europe Ecologie- Les Verts. Répondant à un chasseur inquiet d’un éventuel rapprochement avec le parti écolo- giste après le ralliement de Daniel Cohn-Bendit, Macron s’est lâché : «Je me suis arrêté à la ligne sur le nucléaire et ça m’a suffi. Je sais là-dessus à quoi m’en tenir.»

Mercredi, la publication de cette phrase sur Twitter par un journaliste du Monde a ulcéré les cercles écologistes. A commencer par Cécile Duflot, qui accuse l’ex-ministre de l’Economie de «taper les écolos en mode gros lourd, à l’ancienne», après avoir fait des «risettes aux pandas», en référence à la visite de courtoisie du candidat à l’association WWF début février.

«Il est vraiment top, votre gars», a ironisé à son tour le secrétaire national d’EE-LV, David Cormand, à l’attention des transfuges écolo-centristes Daniel Cohn-Bendit, Jean-Paul Besset, Corinne Lepage et Matthieu Orphelin, ex-porte-parole de Nicolas Hulot – deux d’entre eux signent d’ailleurs une tribune ce mercredi dans Libération, affirmant que Macron réussira la «transition écologique». «Si ça pouvait permettre de relativiser une fois pour toutes le concept particulièrement moisi de « vote utile »», a ajouté le trésorier du parti, Thierry Brochot.

L’écologie reste un des angles morts d’Emmanuel Macron, qui aime à dire en meeting qu’il ne considère pas «le nucléaire comme une maladie». La plupart des mesures de son programme consistent en un recyclage des engagements pris par François Hollande, notam- ment sur le cap de 50% du nucléaire dans la production d’électricité d’ici à 2025.

Devant les chasseurs, il s’est par ailleurs dit «favorable» à la réouverture des «chas- ses présidentielles» supprimées par Sarkozy (pour l’anecdote, le dernier chef d’Etat invité a en avoir profité fut Kadhafi en 2007). «Il ne faut pas être honteux, il faut les reconnaître comme un élément d’attractivité, a assuré Emmanuel Macron devant les chasseurs. C’est quelque chose qui fascine partout, ça représente la culture française, c’est un point d’ancrage.»

Guillaume Gendron 15 mars 2017

http://www.liberation.fr/

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14 mars 2017 ~ 0 Commentaire

cinq fois (francetv)

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Cinq fois où les relations entre François Fillon et son ami Marc Ladreit de Lacharrière ont posé question

Le nom de l’homme d’affaires, propriétaire de « La Revue des deux mondes », apparaît à de nombreuses reprises dans l’enquête sur les affaires visant François Fillon.

Si François Fillon a fait la une de la presse ces dernières semaines, un autre nom que Pene- lope est également revenu, régulièrement, dans les colonnes des journaux : celui de Marc Ladreit de Lacharrière, un homme d’affaires classé 32e fortune de France et ami du candidat de la droite et du centre. Les relations entre les deux hommes sont au cœur de nombreuses interrogations de la part des enquêteurs. Franceinfo revient sur cinq exemples embarrassants pour François Fillon.

1/ Quand Ladreit de Lacharrière a employé Penelope Fillon

Le nom de Marc Ladreit de Lacharrière est d’abord apparu dans le cadre de l’affaire sur les soupçons d’emploi fictif concernant Penelope Fillon, révélée par Le Canard enchaîné. La Revue des deux mondes, propriété du milliardaire, a en effet employé l’épouse de son ami François Fillon de mai 2012 à décembre 2013. Elle y touchait 5 000 euros brut par mois, notamment pour des « notes et des fiches de lecture », mais des doutes subsistent sur la véracité de son travail. Le parquet national financier enquête sur la question.

Ce que dit le camp Fillon. Dans le Journal du dimanche, Penelope Fillon a affirmé avoir remis « dix notes aux enquêteurs et la preuve du travail d’analyse de ses ouvrages ». Pourtant, seules deux recensions ont été publiées dans ladite revue. Selon le camp du candidat, Penelope Fillon aurait aussi eu un rôle de conseil auprès de Marc Ladreit de Lacharrière, pour relancer la revue. Interrogé par l’AFP, l’homme d’affaires a lui affirmé que « l’emploi de Penelope Fillon n’avait rien de fictif ».

2/ Quand la société de Fillon a conseillé celle de Ladreit de Lacharrière

La relation entre François Fillon et Marc Ladreit de Lacharrière n’est pas seulement amicale. Lors de sa conférence de presse du 6 février, le candidat des Républicains l’a lui-même recon- nu en s’expliquant sur sa société de conseil personnelle, créée le 7 juin 2012 et baptisée 2F Conseil. A l’occasion de cette opération de « transparence », François Fillon a ainsi confié avoir travaillé « en toute légalité » pour plusieurs entreprises, dont la société Fimalac.

Cette dernière n’est autre que la holding personnelle de son ami, ce qui attire à l’ancien Premier ministre des soupçons de conflit d’intérêts de la part de ses opposants. Lors de sa conférence de presse, François Fillon n’a pas précisé la nature de ce travail ni le montant de sa rétribution. Mais selon Le Monde, le chiffre d’affaires cumulé de la société 2F Conseil s’élèverait à plus d’un million d’euros.

Ce que dit le camp Fillon. Interrogée par Libération, Anne Méaux, la conseillère en communication de François Fillon, avait affirmé que Marc Ladreit de Lacharrière devait s’exprimer sur le sujet. Le quotidien n’a finalement eu aucune réponse à ses questions.

3/ Quand Ladreit de Lacharrière a prêté 50 000 euros à Fillon

Les liens entre François Fillon et l’homme d’affaires Marc Ladreit de Lacharrière ont de nou- veau été évoqués par Le Canard enchaîné dans son édition datée du 8 mars. Selon l’hebdo- madaire, le candidat de la droite et du centre a en effet obtenu du milliardaire un prêt de 50 000 euros, sans intérêts et sans date limite de remboursement.

Surtout, l’emprunt n’a pas été mentionné dans la déclaration de patrimoine de François Fillon à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Selon le Code général des impôts, tout prêt supérieur à 760 euros doit être déclaré par l’emprunteur. Aucune information n’a été fournie quant aux raisons et à la date de ce prêt, qui aurait eu lieu en 2013 selon Le Canard enchaîné. En raison de ce prêt non déclaré, l’information judiciaire ouverte par les enquêteurs du parquet national financier vise aussi François Fillon pour « manquement aux obligations déclaratives ».

Ce que dit le camp Fillon. Interrogé par franceinfo, l’avocat de François Fillon, Antonin Lévy, a balayé les accusations, expliquant que « c’est François Fillon qui l’a déclaré spontanément aux enquêteurs en mentionnant que c’était un oubli dans sa déclaration ». « Ce prêt a été intégralement remboursé », a-t-il également assuré.

4/ Quand Fillon a proposé la Légion d’honneur à Ladreit de Lacharrière

Dans son édition datée du 7 février, Le Monde (article payant) révèle que les enquêteurs s’interrogent aussi sur l’élévation de Marc Ladreit de Lacharrière au grade de grand’croix de la Légion d’honneur, en décembre 2010. Le décret indique que cette rare promotion, effectuée par Nicolas Sarkozy, a été prise « sur le rapport du Premier ministre » de l’époque, à savoir François Fillon. D’après Le Monde, les enquêteurs ont adressé une réquisition judiciaire à la grande chancellerie de la Légion d’honneur afin de se faire communiquer le dossier du financier.

Ce que dit le camp Fillon. Selon Antonin Lévy, interrogé par Le Monde, la décoration de Marc Ladreit de Lacharrière « était pleinement justifiée et n’a aucun lien avec l’embauche de Madame Fillon intervenue bien plus tard ». De son côté, l’homme d’affaires a lui aussi réfuté tout lien entre l’emploi de Penelope Fillon et cette distinction. Il s’est dit « très choqué » par les soupçons du Monde :  »Je rappelle que seul le président de la République peut élever à cette distinction dont je m’honore », a-t-il répondu à l’AFP.

5/ Quand Fillon a été accusé de vouloir faire classer une propriété de Ladreit de Lacharrière

Lundi 13 mars, Buzzfeed a évoqué un autre dossier concernant Marc Ladreit de Lacharrière. S’appuyant sur un article de l’hebdomadaire satirique lyonnais Les Potins d’Angèle, publié dans une première version en 2012, le site évoque le cas de l’église Saint-Pierre de Lubilhac, située à Coux (Ardèche), que le milliardaire souhaitait voir inscrire au titre des monuments historiques. Un tel classement permet notamment de déduire les charges liées au bien en question, précise Buzzfeed.

Or, selon Les Potins d’Angèle, les services de la direction des affaires culturelles ont tous donné un avis défavorable à ce classement. Un premier dossier a d’ailleurs été refusé en 2011, avant un heureux retournement de situation en février 2012, validé par arrêté le 15 mai 2012, jour de la passation de pouvoir entre Nicolas Sarkozy et François Hollande, affirme Buzzfeed. D’après Les Potins d’Angèle, François Fillon aurait « donné des ordres » pour que l’avis initial ne soit pas respecté.

Ce que dit le camp Fillon. Contacté par Buzzfeed, l’équipe de François Fillon reconnaît « qu’une première demande [d'inscription au titre des monuments historiques] avait été rejetée et qu’une seconde avait été acceptée ». « Mais il n’y a aucune preuve d’une quelconque inter- vention de François Fillon, affirme l’entourage du candidat. Nous démentons catégoriquement toute intervention du cabinet du Premier ministre de l’époque. C’est une décision qui dépend du préfet de région. D’ailleurs, le président du conseil général de l’Ardèche et socialiste Pascal Terrasse avait aussi appuyé le dossier. »

Julie Rasplus France Télévisions

14/03/2017

http://www.francetvinfo.fr/

Lire aussi:

Les enfants Fillon ont versé une partie de leurs salaires d’assistants parlementaires à leurs parents (Le Huffington Post)

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14 mars 2017 ~ 0 Commentaire

amiante (bastamag)

amiante

En France, il reste 20 millions de tonnes d’amiante disséminées dans les bâtiments

Pour beaucoup, l’amiante, c’est fini. Ce matériau hautement cancérogène, interdit en 1997, est pourtant encore présent dans des dizaines de milliers de bâtiments, disséminé des sols aux plafonds, dans les plinthes, les vide-ordures ou les toitures. Un vaste plan national d’éradica- tion de l’amiante se fait attendre. Du repérage de l’amiante aux contrôles des conditions de travail sur les chantiers de désamiantage, la protection des travailleurs est très inégale.

Certains spécialistes du dossier évoquent même une prochaine catastrophe sanitaire. De nouvelles victimes viendront-elles s’ajouter aux 3 000 à 4 000 personnes terrassées chaque année, en France, par l’amiante ?

Nolwenn Weiler 14 mars 2017

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14 mars 2017 ~ 0 Commentaire

un maire (anti-k)

Manara-marre

Un maire de plus qui en a marre et qui parraine Philippe Poutou

Entretien. Alain Lafontan, maire de Juzet de Luchon a choisit de parrainer Philippe Poutou, notre candidat ouvrier et anticapitaliste à l’élection présidentielle. Il a accepté de répondre à nos questions.

Accorder son parrainage à Philippe Poutou n’est pas chose évidente. Pouvez-vous nous dire les raisons pour lesquelles vous avez décidé de le lui accorder ?

Oui c’est vrai que la démarche pour accorder son parrainage est déjà difficile et pour se rallier à une cause que la majorité des gens ignore est encore moins évident. Lorsque l’on m’a présenté le candidat Philippe Poutou, je n’avais jamais entendu parler de lui,. Par contre son prédécesseur avait été un peu plus médiatisé, ce qui m’a permis de le placer dans le paysage politique. Parrainer un candidat si peu connu….

Est-ce qu’en soit ce n’est pas déjà beau de permettre à une personne d’exposer ses idées et de pouvoir les opposer à celles des candidats importants, issus des partis politiques historiques qui sont certains d’obtenir les 500 signatures et de pouvoir s’exprimer devant une majorité d’électeurs ?

Il y a de multiples raisons et je ne peux pas dire que j’adhère à toutes les idées défendues par Philippe Poutou, mais ce qui est certain c’est qu’aujourd’hui je suis au regret de constater que les candidats qui se présentent à nous sont des professionnels de la politique qui vivent exclusivement de ça et qui ne savent même pas les préoccupations des gens qu’ils sollicitent pour obtenir leur bulletin de vote.

Ils sont tellement en dehors de la réalité que l’on voit un des candidats se conforter dans le fait qu’il a employé sa femme et ses enfants pour des tâches qu’il a par ailleurs du mal à justifier, mais surtout pour des sommes qui relèvent pour nous, petits salariés, des gains du loto. Ces gens-là en plus veulent juste s’ils sont élus nous imposer de travailler 3 ou 4 ans de plus pour avoir une retraite de misère.

Bien que fonctionnaire derrière un bureau aujourd’hui, je suis maçon de métier et je pense à cet ouvrier qui a posé du carrelage toute sa vie et à qui on va demander de travailler quelques années de plus pour que des politiciens puissent profiter un peu plus de son travail. La présentation que j’ai eu de Philippe Poutou est bien opposée à cette façon de voir les choses et c’est pour cela que les personnes qui s’opposent à ces carriéristes ont toute mon estime.

Comment se traduit pour la population l’abandon par l’État des collectivités locales ?

Les communes se retrouvent aujourd’hui avec face à elles une administration qui devient de plus en plus exigeante : rendre accessible le domaine public à tous, être conformes à toutes les règles de sécurité, utiliser des produits agréés, une multitude de contraintes et des recettes par ailleurs qui se réduisent d’année en année (Baisse des dotations de l’état à l’ensemble des collectivités territoriales).

Des impôts prélevés par l’Etat de plus en plus élevés et nous qui, dans ce contexte, avons beaucoup de scrupules à augmenter les locaux. Où allons-nous sauf à la catastrophe, lorsque nous n’aurons plus les moyens d’entretenir notre petit patrimoine (une mairie et une église dans la plupart du temps) nous allons tout fermer, et en tant que maire responsable de presque tout sur la commune prier que rien n’arrive.

Et n’oublions pas qu’en toile de fond, ce que veulent ces énarques, c’est supprimer toutes ces communes, leur maire et leur conseil municipal…. Pour preuve la fameuse loi NOTRe avec petit à petit les compétences qui passent des mairies aux communautés de communes. N’ayez pas peur, il restera toujours une petite place pour les maires car ils sont des fonctionnaires qui coûtent très peu, corvéables à merci et responsables devant les tribunaux s’ils n’ont pas respecté les règles édictées.

Et puis nous, pauvres petits maires de campagne, nous pourront toujours crier à la manipu-lation (comme certains candidats aujourd’hui, Fillon, Macron, Le Pen et compagnie), mais nous seront jugés sans ménagement. Bien entendu c’est le maire qui vient s’exprimer sur cette question et non pas la population du village, mais au travers des retours que nous avons de nos administrés, c’est l’idée d’abandon des communes surtout les petites qui ressort en premier pour favoriser toutes sortes de budgets qui ne nous apportent rien.

Que diriez-vous à un maire d’une petite commune comme la vôtre pour l’encourager à donner son parrainage à Philippe ?

Il y en a assez aujourd’hui de ces gens qui, vu d’ici, n’ont qu’un seul but, c’est d’obtenir une place de président, député, sénateur et autre ministre pour pouvoir subvenir non seulement à leur besoin mais aussi à celui de toute leur famille et amis. On dirait qu’ils sont même bien copains en dehors des périodes électorales, une fois que les rôles sont distribués, ils vont attendre les prochaines élections en faisant en sorte de se préparer le terrain pour être sûrs d’être une nouvelle fois les lauréats.

Ils vont calculer comment nous laisser juste ce qui faut pour vivre pauvrement pour pouvoir eux profiter de nos impôts mais ils vont tout de même laisser des parts de gâteau aux banquiers, actionnaires dans diverses boites et autres parasites qui vivent aux dépends de ceux qui travaillent de leurs mains.

Si vous aussi, maire d’une petite commune mais surtout ouvrier, salarié vous n’en pouvez plus de voir toutes ces magouilles et la manière dont ces politiciens se moquent de nous, donnez votre parrainage à Philippe Poutou. Ainsi vous serez certain de ne pas mandater un nouveau pique-assiette. Au pire vous allez montrer que vous n’êtes plus d’accord avec ce qui ce passe aujourd’hui et au mieux vous allez permettre à une personne issue de notre monde, avec les mêmes soucis que nous, de faire savoir au plus grand nombre qu’il existe autre chose comme vie que de se laisser tondre et mener à l’abattoir comme des moutons .

Un dernier mot ?

Aussi loin que je me souvienne j’ai toujours voté pour le PS, par opposition à la droite sans doute mais aussi parce que les discours qu’ils avaient étaient plus proches de mes idées sans être utopistes. Depuis plusieurs années, j’ai fait un peu plus attention au suivi de ces promes- ses électorales et là j’ai été forcé de constater que de droite comme de gauche, c’était pareil.

On nous prend sans aucun doute pour des crétins. Nous ne devons plus accepter qu’avec l’argent de nos impôts on fasse n’importe quoi. Que sans aucune vergogne on puisse dilapider l’argent public sans s’assurer qu’il est utilisé sans risque et bien entendu sans se servir au passage et surtout sans en donner à la pelle aux patrons. Pourquoi tant de parlementaires, quand on voit ce qu’ils font ? Dormir dans l’hémicycle ou au Sénat ou même absents mais bien plus payés que la plupart des travailleurs et ce grâce à nos impôts et en plus avec les avantages qui vont avec…

Je pense qu’aucun maire ne devrait parrainer un candidat qui va faire en sorte de lui retirer petit à petit les aides de l’Etat que lui utilisait sans gaspillage, et ce, pour financer des projets sans but et sans retour pour la majorité d’entre nous. Je n’ai rien d’un révolutionnaire mais je suis forcé de dire qu’aujourd’hui « il y en a marre ! ».

Propos recueillis par Thomas Lerouge

http://www.anti-k.org/

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12 mars 2017 ~ 0 Commentaire

fillon (jdd + rp)

francois-fillon-forestiere

Depuis 2012, François Fillon s’est fait offrir pour 48.500 euros de costumes

Depuis 2012, 35.500 euros de vêtements auraient été réglés en liquide pour le compte de François Fillon à la boutique Arnys. Le 20 février, deux costumes ont été payés en chèque, pour un montant de 13.000 euros, par un de ses amis.

C’est le candidat le plus chic de la présidentielle. Costumes impeccables, look sobre, élégant et toujours tiré à quatre épingles. François Fillon s’habille depuis des années chez Arnys, la célèbre boutique rue de Sèvres, à Paris. Mais qui paie ses costumes, blazers et pantalons confectionnés sur mesure? Selon nos informations, depuis 2012, l’ancien Premier ministre se serait fait offrir pour près de 48.500 euros de vêtements. Sur ce montant, 35.500 euros semblent avoir été réglés en espèces.

Les 9 et 10 février, soit moins de quinze jours après la révélation du « Penelopegate » par Le Canard enchaîné, deux costumes que François Fillon a fait ­retirer à la boutique ont, cette fois-ci, été payés par chèque. Montant de l’achat : 13.000 euros, soit 6.500 euros le costume. Le chèque, au nom de la banque Monte Paschi, a été signé le 20 février et adressé par porteur le jour même au magasin. « J’ai payé à la demande de François Fillon, confirme le signataire au JDD. Et sans d’ailleurs en avoir le moindre remerciement depuis », ajoute cet « ami généreux » qui souhaite rester anonyme. L’entourage de François Fillon confirme, assurant que cela n’aurait « rien de répréhensible ». Pour le moins étrange en pleine campagne présidentielle…

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Laurent Valdiguié – Le Journal du Dimanche dimanche 12 mars 2017

fillion reve

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12 mars 2017 ~ 0 Commentaire

élections (le peuple breton)

 armee mexix

Après la présidentielle, quel gouvernement ?

Les citoyens rabâchent qu’ils n’aiment pas la politique, mais commentent abondamment, comme toujours, la campagne présidentielle. Tous les 5 ans, c’est la même chose : on recherche un homme providentiel ! Sauf que cette année, la recomposition politique pose bien des questions et notamment celle de la majorité parlementaire à venir.

Dans les conditions actuelles de la 5è République, la présidentielle se joue non pas en deux, mais en quatre manches : deux tours pour la présidentielle et deux tours pour les législatives. Or, cette dernière étape, seuls les politiques aguerris y pensent.

Pourtant, une fois élu, le ou la présidente devra bien constituer une majorité parlementaire.

Qu’on se le dise, à part François Fillon qui, malgré ses casseroles, est capable d’obtenir une majorité (les Républicains) suffisante pour constituer un gouvernement, aucun des autres candidats n’est en mesure d’y parvenir seul ! Ni Jean-Luc Mélenchon, isolé sur l’échiquier politique ; ni Benoît Hamon, lâché par les socio-démocrates sinon les socio-libéraux de son parti ; ni Emmanuel Macron dont le parti naissant est trop fragile pour faire élire, du jour au lendemain, une moitié d’hémicycle ; ni Marine Le Pen dont la popularité éclipse jusqu’au nom des candidats aux législatives.

On comprend mieux, dès lors, le ralliement en cours à Emmanuel Macron qui, placé au centre de l’échiquier, imagine pouvoir former un gouvernement de bric et de broc avec des députés socio-démocrates, des libéraux, voire des conservateurs modérés ! François de Rugy a parfaitement compris ce manège, de même que François Bayrou, mais également de nombreux députés parmi lesquels de nombreux bretons :

à Carhaix-Châteaulin Richard Ferrand (que l’on disait « Aubryiste* »)

à Pontivy Jean-Pierre Le Roch,

à Lannion Corinne Erhel,

à Rennes François André,

peut-être aussi le lorientais Gwendal Rouillard qui n’en finit plus de retarder son soutien à sa propre famille politique. On est curieux de savoir ce sur quoi cet éventuel « gouvernement » pourra s’entendre au final ? Une véritable armée mexicaine en puissance… (…)

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Gael BRIAND 11 mars 2017

https://lepeuplebreton.bzh/

Commentaire: *On l’a aussi connu représentant les « laïques », ayant bâti un « fonds de commerce » sur la confrontation avec les partisans de la langue bretonne.

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