Archive | Sarkophobie

26 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

presse locale (médiapart)

reuz

Presse locale: de Brest à Quimper, un combat pour l’indépendance à mener

Eté 2016 : 

Marianne rend public un marché à la légalité douteuse passé entre Brest Évènements Nautiques, organisateur des fêtes maritimes brestoises, et Rivacom, filiale du Télégramme.

La semaine suivante, sur la chaîne locale Tébéo (elle aussi filiale du Télégramme), Hubert Coudurier, patron du groupe, et François Cuillandre, maire de Brest, se borneront à railler « l’oreille complaisante » que l’hebdomadaire a accordé à François Arbellot, ancien directeur de l’association, violemment licencié à quelques semaines de l’évènement au profit d’un bras droit de l’édile. Dans une ambiance feutrée digne des « Causeries au coin du feu » de Le Luron sous Giscard.

Partenaire de Brest 2016 tout comme son concurrent, Ouest-France attendra sagement la fin des festivités pour évoquer le sujet… au travers d’un simple copier-coller de la position officielle de Cuillandre. Surtout ne pas effrayer les touristes et ne pas affoler les brestois.

6 novembre 2017 : 

C’est l’heure du bilan de mi-mandat à Brest. Lors d’une réunion publique, des habitants interpellent François Cuillandre sur l’avenir du quartier de St Martin, et sur le devenir de la ferme de Traon Bihan, ferme bio menacée par la construction d’un écoquartier. Un sujet suffisamment sensible pour que Le Monde, Le Figaro et Libération s’en fassent l’écho plus tôt dans l’année.

Pourtant, ces interventions ne seront pas relayées dans le compte-rendu du Télégramme. Il semblerait qu’on n’ait, durant cette réunion, parlé que de propreté, de paquebots et de végétation. A part ces sujets brûlants, « Tout va très bien, madame la marquise ».

22 novembre 2017 :

L’ancien garde des Sceaux Jean Jacques Urvoas assigne devant le tribunal de Quimper Jérôme Abbassene, lanceur d’alerte coupable de s’être intéressé de trop près aux biens immobiliers de l’élu, et surtout aux relents d’enrichissement personnel avec des fonds publics qu’ils dégagent.

Le procès-bâillon, méthode très à la mode dans le département (coupable aux yeux de Rivacom de s’être fait le relais de l’affaire « Brest 2016 », l’élue brestoise Julie Le Goïc est visée par une plainte de la filiale du Télégramme), mais surprenant de la part de celui qui assurait, en janvier 2015, croire « au mécanisme vertueux des lanceurs d’alerte », et qui persistait en 2016, assurant que « Les lanceurs d’alerte dénoncent, et la loi donne les moyens de mener l’investigation ».

Mais surtout une action menée en étroite collaboration avec Christian Gouerou, directeur départemental de Ouest-France Finistère, qui, au mépris de toute notion de protection des sources, lui a bravement communiqué les SMS qui lui a adressé Jérôme Abbassene pour l’inviter à enquêter sur le sujet.

23 novembre 2017 :

S’appuyant sur une enquête de Mourad Guichard complété par France Info, la presse natio- nale se fait le relais de l’enrichissement personnel de Jean-Jacques Urvoas par le biais d’un achat de sa permanence et d’un logement attenant, financé grâce à ses indemnités parlementaires.

Aveugle, sourd et muet depuis 34 mois, bien que les journalistes locaux furent interpellés dès février 2015, voilà le quotidien finistérien Le Télégramme obligé de suivre le mouvement au vu de la forte mobilisation de ses confrères. De mauvaise grâce, il s’exécuta, le lendemain, sous un angle étonnamment différent de celui des autres quotidiens. Celui du lanceur d’alerte censé réaliser son rêve « d’apparaître en pleine lumière » en harcelant, grâce à une « recherche compulsive », un élu qui « répondait scrupuleusement à la loi et aux consignes alors édictées par l’Assemblée nationale ».

Côté Ouest-France, silence radio. Une brève laconique sur le site web, pas une ligne dans l’édition papier. Sans doute effrayé à l’idée que ses lecteurs désireux de compléter leur lecture découvrent l’enquête préliminaire en cours pour violation de la correspondance privée.

« Le Parlement s’est tué à décourager les lanceurs d’alerte, à anesthésier la presse. Il s’est tué littéralement. Car l’antiparlementarisme se nourrit plus du secret, terreau des pires fantasmes, que de l’exposition des dérives individuelles en place publique. »

Mathilde Mathieu, « Informer n’est pas un délit », chapitre «Au parlement, l’information est une guerre d’usure».

Pourquoi tant de silences plus ou moins gênés, de traitements partiels ou orientés, de tentatives de diversion et d’atteintes régulières à la charte de déontologie du journaliste de la part de ces deux titres de Presse Quotidienne Régionale ?

Pourquoi les Finistériens doivent aller chercher l’information locale dans la presse nationale ?

Pourquoi des citoyens doivent s’armer de caméras dans les réunions publiques pour que leurs concitoyens n’aient pas accès uniquement à des compte-rendus biaisés et orientés?

Éléments de réponse concédés au Lanceur par un journaliste local sous couvert d’anonymat : le copinage qui empêche « toute forme de déloyauté » et « L’esprit de solidarité ».

Il faut y ajouter le porte-monnaie. C’est que les Finistériens boudent les marchands de jour- naux. De 2013 à 2016, les ventes du Télégramme ont baissé de 4%, et celles de Ouest-France de 9 %. Il s’agit donc de sauver ce qui peut encore l’être, et de ne pas se mettre à dos les acheteurs d’espaces publicitaires. Et force est de constater que les collectivités locales font partie de ces gros partenaires à bichonner.

En 2010, Jacques-Olivier Teissier braquait les projecteurs sur ces collectivités et leurs satelli- tes, grands « pourvoyeurs de publicité ou d’annonces légales ».  Alerte réitérée en 2015, dans le livre « Informer n’est pas un délit », où il nous enjoignait à « localement, suivre l’argent ».

Soit. Suivons-le, et nous pourrons constater que, rien que depuis la rentrée, Brest Métropole et ses satellites se sont offert 160 publicités, annonces légales et suppléments spéciaux.

S’ajoutent à celà les juteux contrats passés avec les filiales, les partenariats avec Rivacom, déjà mis en cause par Marianne, les opérations de communication confiées à Phileas, les sites créés par Yellowcake, les images fournies par Tébéo…

Face à une information locale gangrénée par les conflits d’intérêts, le Finistère a un combat pour l’indépendance à mener. Il a besoin de Médias Libres et de Médiacités.

  • 25 nov. 2017
  • Par ALEXANDRE LHOMME
  • Blog : Le blog de ALEXANDRE LHOMME

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03 novembre 2017 ~ 0 Commentaire

gattaz (anti-k)

hollande-gattaz

Pierre Gattaz appelle la France à sortir de la convention de l’OIT

Selon Pierre Gattaz, dans une optique de flexibilité du marché du travail, les licenciements ne devraient pas avoir à être justifiés.
Le président du Mouvement des entreprises de France (Medef), Pierre Gattaz, a suggéré jeudi 30 octobre que la France sorte de la convention 158 sur le licenciement de l’Organisation internationale du travail (OIT), afin de « lever » la crainte de l’embauche chez les chefs d’entreprise.

« Les chefs d’entreprise, quand ils peuvent embaucher, craignent de se trouver devant les prud’hommes s’ils rompent le contrat. C’est un des principaux freins à l’embauche », a déclaré M. Gattaz dans une interview accordée au journal L’Opinion : « Reste que pour lever le frein juridique, il faut sortir de la convention 158 de l’Organisation internationale du travail qui nous oblige à justifier les motifs du licenciement. Tant qu’on aura cette contrainte supranationale, peu importe le contrat, le fond du problème ne sera pas traité. »

« L’ALLEMAGNE NE L’A PAS SIGNÉE »

« Nous avons signé en 1982 cette convention ; très peu de pays l’ont ratifiée, l’Allemagne ne l’a pas fait… », argue M. Gattaz, estimant que « la flexibilité du marché du travail est un sujet prioritaire pour débloquer notre économie ».

Adoptée en juin 1982 et entrée en vigueur en novembre 1985, cette convention a été ratifiée par 36 pays. Dans l’Union européenne, elle a été ratifiée par Chypre, l’Espagne, la Finlande, la France, la Lettonie, le Luxembourg, le Portugal, la Slovaquie, la Slovénie et la Suède.

Son article 4 dispose qu’« un travailleur ne devra pas être licencié sans qu’il existe un motif valable de licenciement lié à l’aptitude ou à la conduite du travailleur ou fondé sur les nécessités du fonctionnement de l’entreprise, de l’établissement ou du service ».

Le Monde.fr  30.10.2014

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Commentaire: Le Medef, le seul syndicat qui ne trahit jamais ses adhérents!

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22 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

salaires (anti-k)

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Salaires mirifiques, cumuls étonnants… ce monde à part dont viennent nos députés

Les déclarations d’intérêts des députés, publiées ce jeudi 19 octobre, montrent que la grande majorité d’entre eux gagnent plus de 3.500 euros par mois. Certains y ajoutent des cumuls juteux ou des collaborations aberrantes… Enquête sur une bulle.

Au PSG, Roland Lescure aurait été dans le peloton de tête des joueurs les mieux payés. Sauf que le frère de Pierre Lescure n’est pas footballeur mais député des Français d’Amérique du Nord. Celui qui était le mieux rémunéré avant son élection, même. Selon sa déclaration d’intérêts, publiée ce jeudi 19 octobre par la Haute autorité de transparence de la vie publique (HATVP), le parlementaire a gagné pas moins de 3,72 millions d’euros sur les cinq premiers mois de 2017, pour son job de vice-président de la Caisse de dépôt et de placement du Québec, le deuxième fonds de pension canadien. Ce qui revient à plus de 744.000 euros mensuels. Vous avez bien lu.

Gagner autant d’argent n’a évidemment rien de disqualifiant, ni de répréhensible. Constater que le président de la commission des Affaires économiques, censée plancher sur la consom- mation, le logement ou l’appareil industriel des Français, a gagné 2.515 Smic en 2017 n’est pourtant pas totalement anecdotique. Car les déclarations d’intérêts des nouveaux députés, toutes rendues publiques ce jeudi, laissent entrevoir le monde à part dans lequel vit une partie de la classe politique. Dans ce microcosme, ceux qui gagnent plus de 3.544 euros mensuels, censés correspondre aux 10% les mieux rémunérés de la population, constituent la grande majorité de l’espèce.

Député et lobbyiste à 10.000 euros par mois

Il y a d’abord les surhommes, capables de s’adonner à mille et une activités rémunérées en même temps. Par la magie des lois de moralisation à la mise en œuvre toujours différée, ceux qui effectuaient du lobbying avant le texte sur la transparence de 2013 (interdisant aux parlementaires toute nouvelle activité de conseil) ont pu continuer leur petit business. Thierry Solère s’est particulièrement bien débrouillé. En 2016, il a empoché plus de 10.300 euros mensuels en tant que directeur du développement de Chimirec, une entreprise spécialisée dans la gestion des déchets. Le tout en étant à la fois député, président du groupe Les Républicains (LR) au Conseil régional d’Ile-de-France et président de l’organisation de la primaire de la droite. Quelle force de la nature !

Richard Ferrand a quant à lui gardé un pied au sein des désormais légendaires Mu- tuelles de Bretagne, celles qui lui ont valu une enquête préliminaire classée sans suite.

En 2016, le député du Finistère a ainsi été rémunéré un peu plus de 1.300 euros par mois en tant que «chargé de mission auprès de la directrice générale». Dans le même temps, l’ex-jour- naliste siégeait à l’Assemblée et structurait En Marche, dont il a été le stakahnoviste secrétaire général à partir d’octobre. En janvier 2017, en pleine campagne présidentielle, le Breton a encore travaillé un peu pour ses amis des Mutuelles, empochant au passage encore 1.253 euros.

Payée par RTL… pour défendre Mélenchon

Certains cumuls paraissent carrément aberrants. En janvier et février 2017, la députée FI Clémentine Autain a par exemple touché… 1.350 euros brut de RTL, au titre de «chroniques ». Il s’agit sans doute de sa participation à l’émission «On refait le monde», dont Aurélie Filippetti a récemment révélé qu’elle y était rémunérée 150 euros la pige. Pendant la campagne prési- dentielle, la militante féministe a donc été payée pour faire à la radio la propagande de son candidat, Jean-Luc Mélenchon, une à deux fois par semaine. Pratique ! Grâce à divers reve- nus annexes, en tant que conseillère régionale d’Ile-de-France, directrice de la revue de gauche Regards ou journaliste pour «Le Tremblay Magazine», commune dont elle est proche du maire Front de Gauche, elle émargeait à environ 4.400 euros net mensuels avant son élection.

Dire que tout le monde s’en sort sans problème serait toutefois exagéré. Le député LREM Patrice Anato révèle ainsi qu’il est resté au chômage d’avril 2014 à juillet 2017. Il gagnait alors 1.465 euros net par mois. Quant à Typhanie Degois, la benjamine de l’Assemblée, elle  béné- ficiait d’une gratification de 463 euros net mensuels en tant que stagiaire dans un cabinet d’avocats. Maigre. Le cas de la présidente de la commission des Lois, Yaël Braun-Pivet, est aussi étonnant : présentée comme une brillante avocate au moment de son élection, elle n’a pourtant justifié d’aucune rémunération au cours des cinq dernières années !

Les astuces d’Alexis Corbière

L’autre intérêt de ces déclarations d’intérêts est de lever le voile sur les rémunérations en vogue dans l’univers politique. Scoop : tout le monde ou presque dépasse la barre symbolique des 3.500 euros. Le cas le plus flagrant est celui de Marine Le Pen. Alors que la présidente du FN est parlementaire depuis 2009, elle touche depuis 2014 un salaire complémentaire de son parti, à hauteur de 3.000 euros net par mois. En juillet, elle s’est même augmentée pour passer à 5.000 euros par mois. « Je ne touche pas de salaire comme présidente du FN, c’est un remboursement forfaitaire de frais », s’est-elle justifiée sur France 2 ce jeudi.

Au sein de cette bulle, seuls certains députés Insoumis sont nettement moins bien rémunérés : en 2017, Mathilde Panot et Bastien Lachaud ont touché respectivement 1.700 et 1.800 euros net mensuels, en tant que permanents de l’association dérivée du mouvement. Modeste. Alexis Corbière gagnait lui un peu mieux sa vie, en bossant pour deux organismes directement reliés à la sphère FI : Mediascop, l’entreprise de la directrice de communication du mouvement So- phia Chikirou, et l’Association de financement de la campagne. Il a dans les deux cas empoché 2.000 euros brut par mois en 2017. Au passage, on notera que ce professeur d’histoire a encore obtenu 3.013 euros net de la part de l’Education nationale en 2017. Et ce, alors qu’il expliquait récemment à Marianne avoir monté son affaire après s’être mis « en disponibilité de l’Education nationale ». Or, il est impossible de toucher une rémunération lorsqu’on est placé en disponibilité…

3.700 euros de salaire au PCF

(…) Au PCF, où 100% des députés sont des professionnels de la politique, on s’aligne égale- ment sur les tarifs pratiqués chez les adversaires capitalistes. Fabien Roussel, assistant parle- mentaire au Sénat, et Pierre Dharréville, premier secrétaire de la fédération des Bouches-du-Rhône, le savent bien. Ils gagnaient respectivement 3.660 et 3.700 euros net mensuels.  Alain Bruneel et Elsa Faucillon, eux aussi permanents PCF, pourront l’avoir mauvaise. Eux palpaient « seulement » 2.400 euros et 2.700 euros net mensuels en moyenne. (…)

(Résumé)

Étienne Girard 20/10/2017

Source: « Marianne »

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Commentaire: Le NPA est contre la « professionnalisation » des fonctions électives, elles devraient être momentanées (renouvelable une fois?) et les revenus plafonnés au niveau de Philippe Poutou par exemple: ouvrier qualifié: environ 2000 euros, plus frais.

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20 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

riches (le seuil)

assis tes

Ce que les riches pensent des pauvres

Les pauvres suscitent-ils aujourd’hui, chez les riches, une répulsion similaire à celle que le peuple inspirait aux bourgeois au 19è siècle ? Autrement dit, les démunis sont-ils encore considérés comme une classe dangereuse, immorale et répugnante ?

En interrogeant le refus de la mixité résidentielle manifesté par les catégories supérieures, telle est la question frontale que pose cet ouvrage, issu d’une grande enquête comparative sur les perceptions de la pauvreté et des inégalités dans les beaux quartiers de trois métropoles : Paris, São Paulo et Delhi.

À partir d’entretiens approfondis, il montre que la quête d’entre-soi des habitants des ghettos dorés n’est pas seulement motivée par une recherche de prestige et de qualité de vie, mais également par des représentations des pauvres qui les incitent à s’en protéger.

Comment parviennent-ils à justifier leurs stratégies d’évitement et de relégation des catégories défavorisées, ainsi qu’à légitimer l’ordre local qu’ils s’efforcent de perpétuer ?

Au-delà de la peur de la criminalité et de l’insalubrité apparaît la crainte des élites d’être en quelque sorte contaminées par des modes de vie jugés culturellement indésirables ou moralement nuisibles. À travers les mécanismes du séparatisme social, ce sont les conditions de possibilité de la solidarité que cet essai explore.

Serge Paugam, directeur de recherche au CNRS et directeur d’études à l’EHESS, Bruno Cousin, professeur assistant à Sciences Po, Camila Giorgetti, chercheure associée du Centre Maurice Halbwachs, et JulesNaudet, chargé de recherche au CNRS, sont sociologues.

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19 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

gattaz (tc)

bracelet

Gattaz propose un «contrôle journalier» des chômeurs ! Bientôt le bracelet électronique ?

Le numéro du syndicat du patronat, Pierre Gattaz, a évoqué cette idée mardi. Le numéro un du Medef, Pierre Gattaz, a estimé mardi qu’il fallait mieux contrôler les chômeurs dans leur recherche d’emploi et a évoqué un «contrôle journalier». Une prise de position qui tombe alors que Matignon a commencé à recevoir les partenaires sociaux sur le chantier de l’assurance chômage.

«L’assurance chômage est un outil indispensable pour sécuriser les salariés en transition mais il faut que le système soit incitatif à la reprise d’emploi et aide réellement à retrouver un emploi, a-t-il estimé lors d’une conférence de presse. Il ne faut pas qu’il donne un confort fictif qui entraîne encore plus de difficultés quand il prend fin.»

«Des gens qui profitent du système»

Soulignant qu’il fallait «aider ceux qui ont vraiment besoin de formation», le patron des patrons a affirmé qu’il y avait aussi «des gens qui profitent du système», sans pour autant être «hors-la-loi». Dans ce contexte, il a jugé qu’il fallait contrôler les demandeurs d’emploi sur leur recherche, «peut-être par un contrôle journalier», et surveiller qu’ils ne refusent pas à plusieurs reprises des offres raisonnables d’emploi.

Le chef de file du patronat a par ailleurs réitéré ses mises en garde contre l’intégration des démissionnaires et des indépendants dans le régime d’assurance chômage, soulignant que le système actuel était «toujours plombé par une dette énorme» et «toujours déficitaire à ce jour». «Le financement de la formation des chômeurs est un sujet, a-t-il déclaré. Les entre-prises sont prêtes à participer, mais il ne saurait être question de ponctionner massivement les fonds de la formation professionnelle de nos salariés à cette fin.»

Après l’Elysée la semaine dernière, Matignon a pris le relais mardi en recevant les partenaires sociaux, jusqu’à jeudi. Le sujet : les réformes de la formation professionnelle, de l’appren- tissage et de l’assurance chômage, qui visent à donner davantage de protection aux salariés, après avoir offert plus de flexibilité à l’entreprise, avec les ordonnances.

18 octobre 2017

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16 octobre 2017 ~ 0 Commentaire

fmi (anti-k)

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Pour plus de croissance, le FMI invite à taxer… les revenus des riches

Il faut taxer plus fortement les riches, car ce sont les inégalités, et non pas les impôts, qui pénalisent la croissance, pointe le Fonds monétaire international. Enfin ?

« Un pavé dans la mare », s’amuse « le Courrier International ».

A la veille de son assemblée annuelle, vendredi 13 octobre, le Fonds monétaire internatio- nal (FMI), dirigé par Christine Lagarde, lance un avertissement : il faut taxer plus fortement les riches, car ce sont les inégalités, et non pas les impôts, qui pénalisent la croissance. Certaines inégalités sont inévitables dans un système basé sur l’économie de marché, constate le FMI,  mais ce dernier s’inquiète d’une « inégalité excessive qui compromettrait la cohésion sociale conduisant à un affaiblissement de la croissance économique », dans un rapport publié mercredi dans le cadre de ses réunions d’automne.

« Au cours des trente dernières années, l’inégalité a augmenté dans de nombreux pays, en grande partie à cause des changements technologiques », pointe le FMI. « Dans les écono- mies avancées, les revenus des 1% les plus riches ont augmenté trois fois plus vite que ceux du reste de la population. » Or « les recherches du FMI dans ce domaine ont montré que la montée des inégalités présente des risques pour la durabilité de la croissance économique ».

« Les gouvernements risquent de saper la croissance économique mondiale en réduisant les impôts des riches », annonce le « New York Times » à la lecture de ce rapport. Et de poursui- vre : « Ce message, bien que largement adressé à tous les pays développés, a une résonance particulière aux Etats-Unis alors que l’administration Trump et les législateurs républicains prônent un plan fiscal qui, selon les critiques, exacerberait les inégalités de revenus en réduisant les impôts des Américains les plus riches. »

Le « Guardian » résume également: « Taxer plus fortement les revenus des riches contribuerait à réduire les inégalités sans avoir un impact négatif sur la croissance. Le FMI, basé à Washington, a utilisé son puissant moniteur budgétaire semestriel pour démolir l’argument selon lequel la croissance économique souffrirait si les gouvernements des pays occidentaux développés obligeaient les 1% les plus riches à payer plus d’impôts. »

Le quotidien britannique y voit aussi un message positif adressé au Parti Travailliste, qui propose de taxer à 45% les revenus supérieurs à 80.000 livres (91.200 euros), et de 50% les revenus supérieurs à 123.000 livres (140.000 euros). Dans un discours à Harvard, Christine Lagarde a renouvelé cet appel à profiter de la reprise pour « créer une économie plus inclusive qui fonctionne pour tous ». Citant John Fitzgerald Kennedy, elle a déclaré : « Aussi agréable que cela puisse être de se prélasser dans la chaleur de la reprise… le meilleur moment pour réparer sa toiture, c’est lorsque le soleil brille. »

Alors, comment réduire les inégalités et taxer les revenus les plus riches ?

« La politique budgétaire est un instrument puissant pour atteindre les objectifs de redistri- bution », explique le FMI. Mais « dans la réalité, la progressivité du système fiscal des pays peut être plus basse encore parce que les contribuables les plus riches ont souvent accès à toutes sortes de façons de payer moins d’impôt« , explique « le Devoir ».

Le FMI suggère donc un durcissement des règles sur les revenus du capital et les revenus des dividendes, ainsi que les taxes foncières, les impôts sur les successions et autres taxes sur les biens de luxes, l’énergie produite à partir de combustibles fossiles, l’alcool et le tabac afin de mieux redistribuer la richesse. L’institution ajoute :« De nombreux pays devraient s’attacher à réduire les possibilités de fraude et d’évasion fiscales. Les impôts sur la propriété immobilière sont à la fois équitables et efficaces. »

Le FMI suggère aussi de « mieux cibler les dépenses publiques consacrées aux catégories défavorisées afin d’améliorer l’accès à une éducation et à des soins de santé de qualité. Cela accroîtra aussi l’efficience globale ». Le rapport s’interroge enfin sur l’opportunité d’instaurer un revenu de base universel.

L.T.  L’Obs 13 octobre 2017

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Commentaire: Plus les riches sont riches et plus ils sont puissants. Plus ils sont puissants et moins ils paient d’impôts. Ce sont les pauvres qui doivent payer pour tout. Voir l’Empire Romain…

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20 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

france (à l’encontre.ch)

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«Le portrait d’un pays en voie d’appauvrissement et d’inégalité»

• Le 11e baromètre annuel Ipsos-Secours populaire 2017 dresse le portrait d’une France en voie d’appauvrissement accéléré. Ainsi, en 2017, plus d’un tiers des Français (37 %) ont déjà fait l’expérience de la pauvreté. Et près de la moitié (47 %) des ouvriers et employés, ainsi que les personnes au revenu mensuel net inférieur à 1200 euros (61 %) sont aujourd’hui plus fragilisés.

Au plan de l’alimentation, 44 % des foyers dits modestes assurent avoir du mal à se procurer une nourriture saine et avoir trois repas par jour.

Sans surprise, la place accordée à la culture, aux loisirs et aux vacances reste un luxe rare: près d’un Français sur deux (45 %) déclare avoir des difficultés pour partir en vacances au moins une fois par an. Ce pourcentage augmente à hauteur de 65 % pour les ménages dont le revenu mensuel net est inférieur à 1200 euros.

La peur de basculer dans la pauvreté ne cesse de croître. Les craintes d’un avenir difficile guettent de plus en plus de personnes. L’enquête indique que 57 % des personnes interrogées ont redouté à un moment de leur vie de connaître la précarité. Et une majorité (84 %) pense que les risques que leurs enfants connaissent un jour la pauvreté sont plus élevés que pour eux. Ce qui crée des conditions subjectives qui devaient être au centre d’une réflexion stratégique de la gauche radicale en terme de formation d’une «conscience» d’une projection dans l’avenir pour un socialisme à-venir.

• Les personnes les plus âgées, disposant de «petites retraites», ne peuvent se soigner et se nourrir de manière adéquate. Les «unités» de ces secteurs sociaux sont souvent isolées, ce qui expliquent l’affluence accrue de ces personnes dans les antennes du Secours populaire. Depuis 2010, l’association a constaté une augmentation de près de 50 % des demandes d’aide, venant particulièrement des femmes de plus de 60 ans.

Les personnes âgées – dites les seniors, «les jeunes seniors» sont des personnes dans la cinquantaine ou la soixantaine, les seniors au-delà de cette limite – les plus modestes sont au nombre de 40 % qui ne disposent les moyens pour se nourrir de manière adéquate (selon eux). Une majorité des retraité·e·s est particulièrement inquiète pour ce qui est de leur aptitude de faire face financièrement à une éventuelle dépendance. Leur fragilisation est un marqueur de taille sur l’état d’une société. Or, cette couche sociale apporte des aides décisives autour d’eux, notamment à leurs enfants et à leurs petits-enfants.

• Le pauvreté prend donc racine et se sur la durée avec les seuils d’affaissement qui en découlent avec passage à l’extrême-droite. En 2017, encore plus d’un tiers des Français (37 %) ont déjà fait l’expérience de la pauvreté. Près de la moitié (47 %) des catégories socioprofessionnelles modestes (ouvriers et employés), ainsi que les personnes au revenu mensuel net inférieur à 1200 euros (61 %) sont aujourd’hui plus exposées à la pauvreté.

france (à l'encontre.ch) dans A gauche du PS infographie01

Ces résultats sont d’autant plus préoccupants qu’ils ne régressent pas. « La lente diminution du niveau de vie des 10 % les moins favorisés constitue un retournement historique de notre histoire sociale », souligne l’édition 2017 du «Rapport sur les inégalités». La crise de 2008 a touché essentiellement et durement les milieux populaires : les plus pauvres continuent à s’appauvrir.

• Plus d’un Français sur deux s’est dit à un moment de sa vie qu’il était sur le point de basculer dans la précarité et cette proportion augmente.

Le seuil de pauvreté subjectif moyen: 1113 euros (plus 45 euros). La CSG est la Contribution social généralisée qui touche tous les revenus, y compris ceux des retraité·e·s. La contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) est un impôt créé en 1996 dans le but de résorber l’endettement de la Sécurité sociale.

SeuilPauv dans Austérité

Une hausse importante des demandes d’aides

• Si les récentes études statistiques nationales font référence aux prémices d’une reprise molle de la croissance, l’aggravation de la pauvreté, elle, est constatée par les responsables du Secours populaire français à travers tout l’Hexagone. Aucun signe notable d’amélioration du quotidien des plus démunis. Bien au contraire. Les bénévoles font face à une augmentation des demandes d’aides allant de 15 à 50 % dans certains départements, comme dans la Loire, la Loire-Atlantique, la Haute-Garonne,  l’Hérault…

• La situation se détériore pour les travailleurs précaires, les personnes en fin de droits, les jeunes, les personnes âgées, celles déboutées du droit d’asile…

Dans une France qui compte près de 9 millions de pauvres et où leur nombre a augmenté en dix ans de 1,2 million au seuil de 60 % du niveau de vie médian, les Français ne restent pas indifférents : ils sont 57 % à avoir redouté à un moment de leur vie de connaître la précarité. Encore plus inquiets pour la génération à venir, 84 % pensent que les risques que leurs enfants connaissent un jour la pauvreté sont plus élevés que pour eux.

• Les sexagénaires affirment à 55 % que les risques pour leurs enfants sont «beau- coup plus élevés». Cette inquiétude est d’autant plus forte que seuls 44 % d’entre eux se disent confiants dans leur capacité financière à aider leurs enfants en cas de besoin. Dans ses permanences d’accueil, le SPF (Secours Populaire Français) perçoit sur le terrain une dégra- dation des conditions de vie des plus précaires. Malgré une lente reprise de l’activité éco- nomique, le sort des catégories populaires est très loin de s’améliorer : près d’un Français sur cinq ne parvient pas à équilibrer son budget à la fin du mois, 36 % déclarent que leurs revenus leur permettent juste de boucler leur budget et 19 % vivent à découvert.

• Les dépenses contraintes ou pré-engagées (notamment le logement) accroissent la pression sur les ménages. En découlent des conduites de restrictions, voire de privation. Les plus pauvres manquent de tout. Dans une France où les écarts entre les riches et les pauvres continuent à se creuser, 44 % des foyers modestes (moins de 1 200 euros net par mois) assurent avoir du mal à se procurer une alimentation saine permettant de faire trois repas par jour. L’accès à la culture, aux loisirs et aux vacances est le plus souvent sacrifié : près d’un Français sur deux (45 %) déclare avoir des difficultés pour partir en vacances au moins une fois par an, 65 % pour les ménages dont le revenu mensuel net est inférieur à 1200 euros.

• Dans ce contexte, les dépenses imprévues sont sources d’appréhension : 57 % des Français sont inquiets, voire très inquiets (20 %) en ce qui concerne leur capacité à faire face à un impondérable. Ils sont 58 % à appréhender à l’idée de ne pas pouvoir assumer la dépen- dance éventuelle d’un proche. En 2017, les Français pensent qu’une personne seule est pauvre quand elle dispose d’un revenu mensuel net inférieur ou égal à 1 113 euros. Ce mon- tant est en hausse par rapport à l’an dernier de +45 euros, se rapprochant du smic qui fait figure de référence (1 149 euros depuis le 1er janvier 2017). Une somme qui reste supérieure au seuil de pauvreté qui est de 1 015 euros.

Sans-titre dans Chômage & précarité

Dossier par la rédaction A l’Encontre
sur la  base de l’enquête SFP/IPSOS

Alencontre le 20 – septembre – 2017

http://alencontre.org/

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16 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

sénatoriales (jdd)

corse

Sénatoriales : on vous résume les enjeux du scrutin, parti par parti

Quatre mois après l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron, les élections sénatoriales du dimanche 24 septembre devraient redéfinir les rapports de force au Palais du Luxembourg. Mais la droite est bien partie pour conserver sa majorité.

Dans une semaine, la moitié du Sénat sera renouvelée : 171 mandats sur 348 sont en jeu, trois ans après de précédentes élections qui portaient sur l’autre moitié.

Ce scrutin passionne peu les Français, et pour cause, puisqu’il est indirect : c’est un collège de 76.359 grands électeurs qui sont appelés aux urnes, dimanche 24 septembre. Soit tous les parlementaires, des conseillers régionaux et départementaux mais surtout des conseillers municipaux. Mais ces élections sénatoriales ne sont pas moins dénuées d’enjeu : après les législatives de juin, elles pourraient permettre à Emmanuel Macron d’augmenter le nombre de parlementaires de sa majorité. Sauf que ce gain devrait être faible et que la droite est en mesure de pouvoir rester la principale force au sein de la haute assemblée. Les enjeux, parti par parti.

Pas de vague macroniste à prévoir

Au Sénat, le parti présidentiel sera à mille lieux du succès qu’il a pu connaître lors des légis- latives. La République en marche compte actuellement 29 sénateurs dans la haute assemblée, élus à l’origine sous une autre étiquette (principalement des socialistes).

Le mode de scrutin indirect va lui rendre la tâche difficile : la très grande majorité (96%) des grands électeurs sont des conseillers municipaux élus en 2014, à une époque où En Marche! n’existait pas. Le parti ne peut donc compter que sur des soutiens d’élus d’autres familles politiques ou des « sans-étiquettes » qui appuient la politique de la majorité.  Il espère également le ralliement à posteriori d’élus d’autres listes, classées par exemple « divers gauche ». Mais LREM n’est pas non plus avantagée par le renouvellement prévu la semaine prochaine : 19 de ces 29 sièges sont remis en jeu. Il lui faut donc d’abord consolider son implantation au Sénat.

A mesure que l’échéance du 24 septembre s’approche, la formation macroniste a revu à la baisse ses ambitions. Plutôt que les 60 à 70 sièges espérés au départ, plusieurs sources évoquent maintenant une quarantaine de mandats. « Si on est 50 au groupe ce sera bien », a ainsi reconnu le président du groupe LREM, François Patriat.

La droite partie pour rester majoritaire

Le groupe LR au Sénat ne dispose pas à lui seul de la majorité absolue mais, avec 142 sièges, représente la première force politique dans cette chambre. Sur ce point : les élections du 24 septembre ne réservent que peu de suspense. Le parti de droite ne devrait pas perdre ce rang et la réélection de Gérard Larcher à la présidence du Palais du Luxembourg est quasi-assurée.

Il faut dire que les municipales de mars 2014 ont déplacé vers la droite le curseur politique du collège de grands électeurs, ce qui avait déjà permis à l’ex-UMP de reprendre en novembre suivant la majorité sénatoriale aux socialistes. Ce scrutin doit donc être une confirmation. Surtout que la droite compte déjà sur la « grogne » des élus locaux face aux baisses de dotation envisagées par l’exécutif.

Cette année, seuls 53 des 142 sièges de la droite seront renouvelés. Reste donc à savoir si Les Républicains augmenteront leur présence dans cet hémicycle. « Si on garde ce chiffre ce sera bien. Dans le meilleur des cas on en gagne, dans le pire on est stable », explique à l’AFP, Bruno Retailleau, chef de file des sénateurs LR. Attention toutefois aux divisions qui minent ce camp : des listes dissidentes se présentent dans plusieurs départements, comme dans les Yvelines ou l’ex-député Jacques Myard affronte Gérard Larcher, les Hauts-de-Seine ou encore l’Isère.

Le PS va tenter de limiter la casse

Le groupe socialiste au Sénat a perdu en juin une vingtaine de membres, partis pour En Marche!, et n’en compte plus aujourd’hui que 86. Sur ce total, 46 sièges sont renouvelés. En grande difficulté depuis les échéances de 2017, ce groupe a donc surtout comme ambition d’en perdre « le moins possible », alors que leur parti est dans un état moribond.

Dans le cas où il conserverait une cinquantaine voire une soixantaine de mandats, le Parti socialiste serait même en mesure de rester le deuxième groupe au Sénat.

Ce qui serait moindre mal. Il leur faudra eux aussi faire face à des divisions. Dans l’Essonne par exemple, la liste PS de l’ex-vallsiste Carlos Da Silva doit affronter une liste… soutenue par Manuel Valls, en plus de celle d’En Marche!. Les dissidences menacent également dans le Pas-de-Calais, le Maine-et-Loire ou encore le Morbihan.

Les centristes face à leur division

« L’Union centriste », pour l’heure la troisième force politique au Sénat (42 élus), appuie habituel- lement la majorité de droite. Mais ce groupe s’est placé en juillet dans une position « bienveil- lante » vis-à-vis d’Emmanuel Macron. De fait, cet ensemble assez hétérogène rassemble à la fois des élus MoDem, dans la majorité présidentielle, de l’Alliance centriste, également pro- Macron, des radicaux valoisiens, en voie de se réunir avec les radicaux de gauche, et d’autres élus de l’UDI plus proches des Républicains, comme les « Centristes » d’Hervé Morin.

Les communistes menacés

Le groupe communiste est sans doute celui qui est le plus exposé à l’occasion de ce renou- vellement, avec 16 de ses 18 sièges remis en jeu. Situation assez logique, puisque l’Ile-de- France et le Nord-Pas-de-Calais sont concernés par ce scrutin. Leur principal objectif sera de conserver leur groupe, qui nécessite au Sénat 10 élus.

Les communistes peuvent compter notamment sur leurs listes d’union de la gauche, dans le Val-de-Marne (avec PS et EELV) ou en Isère (soutenu par EELV et le mouvement de Benoît Hamon). Pas de renfort est attendu en revanche du côté des Insoumis de Mélenchon, qui ne comptent pas de sénateur et ne présentent pas de candidats à ce scrutin.

Le FN espère un troisième élu

Le parti de Marine Le Pen avait fait son entrée au Sénat en 2014 avec ses deux premiers élus (David Rachline devrait bientôt être remplacé pour ne rester que maire du Fréjus). Le Front national peut espérer un troisième voire un quatrième siège, même si cela restera nettement insuffisant pour espérer constituer un groupe. Sa plus grande chance réside dans le Pas-de-Calais, où Christopher Szczurek, adjoint de Steeve Briois à Hénin-Beaumont, mène la liste.

15 septembre 2017

http://www.lejdd.fr/

Commentaire: Le NPA est pour la disparition du Sénat qui sur-représente les notables réacs des campagnes,  élus par des « grands électeurs » véritable parodie de démocratie. De plus il n’est pas renouvelé entièrement mais par tiers, ce qui retarde automatiquement la prise en compte des évolutions sociales: divorce, contraception, avortement, droits des gays… ont mis plus de temps à arriver au sénat qui n’est donc pas composé de « sages » mais de « retardateurs ».

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15 septembre 2017 ~ 0 Commentaire

macron (les inrocks)

macron

Monique Pinçon-Charlot : « Emmanuel Macron synthétise complètement les intérêts de l’oligarchie »

Alors qu’Emmanuel Macron va faire face à la contestation de la loi travail pendant tout le mois de septembre, la sociologue spécialiste de la grande richesse Monique Pinçon-Charlot, auteure de livres de référence sur la grande bourgeoisie avec Michel Pinçon, alerte sur la « régression sociale sans pareille qui est en marche ».

Au regard des premiers mois de mandat d’Emmanuel Macron, persistez-vous à dire, en jugeant sur ses actes, qu’il conduit une politique au bénéfice des puissants

Monique Pinçon-Charlot – Oui, et sans nuances. Michel [son mari, ndlr] et moi avions écrit Le Président des riches à propos de Nicolas Sarkozy, mais là on est passé un cran au-dessus. Les politiques d’Emmanuel Macron sont au service quasi-exclusif de l’oligarchie. Nous ne sommes plus désormais dans le cadre d’une alternance classique à l’intérieur de l’oligarchie entre la droite et la gauche : il synthétise complètement les intérêts des plus riches. Ce phéno- mène est confirmé par la porosité qui existe entre le public et le privé dans son gouvernement, par la généralisation du pantouflage [le fait pour un haut fonctionnaire d'aller travailler dans une entreprise privée, ndlr], et par le fait que les commissions de déontologie, lorsqu’elles sont saisies, sont toujours au service des puissants.

Les ordonnances sur la loi travail montrent aussi que le gouvernement peut taper fort sur tous les fronts : contre la démocratie d’une part, avec ce processus intervenu en plein été qui court-circuite le débat parlementaire, et sur les travailleurs en procédant au détricotage des droits sociaux. Cette loi va dans le sens quasi-exclusif des patrons, des actionnaires, des puissants et des riches. On est au cœur de l’antagonisme de classe de notre société, basée sur le système capitaliste. L’oligarchie, qui demeure la classe la plus consciente dans notre société, ne s’y trompe pas.

Comment définiriez-vous le macronisme, s’il est un cran au-dessus du sarkozysme ?

Nicolas Sarkozy était le président des riches, Emmanuel Macron est lui le président maquillé. Au sens propre, puisqu’il est lourdement maquillé – ses frais de maquillage s’élèvent à 26 000 euros pour trois mois de mandat. Mais aussi au sens figuré : il avance maquillé en perma- nence, avec une priorité donnée de façon constante à la communication et à l’image. Pour cela, il est très bien servi par ses camarades de classe du CAC 40, qui sont propriétaires de la plupart des grands médias, et qui lui offrent des couvertures par dizaines pour mettant en scène un homme souriant, jeune et bien dans sa peau.

Son maquillage lui a aussi permis de se faire passer pour un homme neuf, alors que c’est le poids lourd du quinquennat de Hollande. Enfin, on est aussi passé un cran au dessus dans la mesure où il s’est permis de parler des opposants à la loi travail de « fainéants, de cyniques et d’extrêmes » – dans la continuité de ses précédentes déclarations sur les ouvrières « illettrées » de Gad, ou sur le fait qu’il fallait travailler pour se « payer un costard ». C’est très grave dans la bouche d’un président de la République.

Bourdieu avait écrit un livre sur la violence symbolique du langage, Ce que parler veut dire. Qu’est-ce que parler de « fainéants, de cyniques, et d’extrêmes » veut dire dans la bouche d’Emmanuel Macron ?

Ça veut dire qu’aujourd’hui il n’y a plus de frein à la violence de classe. Ce n’est même plus de l’ordre de la violence symbolique. Traiter les travailleurs de fainéants, de cyniques et d’extrê- mes, franchement, c’est du jamais vu. C’est une violence de langage qui est profondément corruptrice, qui vous sidère, qui vous rend impuissant, qui vous détruit. Le maquillage du président est tombé à ce moment-là. Avec la loi Pénicaud, c’est une régression sociale sans pareille qui est en marche.

«Avec la loi Pénicaud, c’est une régression sociale sans pareille qui est en marche.»

Votre dernier livre, qui paraît le 21 septembre, est une enquête sociologique dessi- née sur le tollé provoqué par l’ouverture d’un centre d’hébergement d’urgence dans le 16è arrondissement en 2016. Diriez-vous que nous sommes dans une période de polarisation sociale, et de guerre de classe particulièrement tendue ?

Oui. Le 14 mars 2016, cette séance de colère de la grande bourgeoisie qui refusait de voir des sans-abris dans le 16è arrondissement a été révélatrice d’une violence de classe qui ne con- naît plus d’obstacle, qui ne se retient plus. Les plus riches ont toujours voulu s’agréger entre eux, car c’est la condition de la reproduction de l’ordre des classes, mais ça n’était jamais allé aussi loin dans le rejet du dissemblable, dans le rejet de l’autre. Nous ne nous y attendions absolument pas. La violence verbale dont nous parlions précédemment s’inscrit dans la même logique.

Que pensent les grands bourgeois, dont une partie au moins a soutenu François Fillon, d’Emmanuel Macron ?

François Fillon a fait de très gros scores dans les quartiers traditionnels de la grande bour- geoisie, mais au second tour, tous ont voté solidairement pour Emmanuel Macron. En travail- lant dans l’intimité de ces familles pendant trente ans, grâce à la générosité de leur accueil, nous avons vécu au plus profond de nous-mêmes, Michel et moi, leur solidarité.

Cette solidarité de classe n’a pas besoin de chef d’orchestre : chaque membre a pour devoir de défendre les intérêts de tous les représentants de sa classe, quel que soit le front – la presse, la ban- que, le social, etc. D’ailleurs, au cours de notre enquête sur le centre d’hé- bergement du Bois de Boulogne, nous avons découvert que Pierre Coppey et Xavier Huillard, respectivement président et vice-président de l’association Aurore, chargée de gérer le site, sont aussi respectivement directeur général adjoint et PDG de la multinationale Vinci [leader mondial de la construction, ndlr]. Ils sont partout, sur tous les fronts et dans tous les instants, il n’y a pas de petit combat pour eux.

«Cette solidarité de classe n’a pas besoin de chef d’orchestre : chaque membre a pour devoir de défendre les intérêts de tous les représentants de sa classe, quel que soit le front.»

Macron a affronté pour la première fois la rue le 12 septembre. La CGT a réussi à mobiliser à peu près autant que pour la première manifestation contre la loi travail en 2016. Des solidarités entre pauvres et classes moyennes précarisées sont-elles en train de se dessiner contre le gouvernement ?

Nos hypothèses de sociologues nous poussent à dire qu’il est possible que la solidarité prenne le pas sur les divisions de la gauche. Celles-ci sont d’ailleurs instrumentalisées par Macron, qui reçoit en cachette le président de FO et celui de la CFDT [selon une information du Canard enchaîné dans son édition du 6 septembre, ndlr]. Les divisions sont organisées au plus haut niveau. Il faut rappeler que les gens dont on parle ne représentent pas plus de 1% de la société, et que ce ne sont pas eux qui font fonctionner l’économie réelle.

Ce sont les travailleurs qui sont les vrais créateurs de richesse. On peut conclure là-dessus : les puissants ont complètement inversé la lutte de classe en leur faveur à partir de la refondation menée par le baron Ernest-Antoine Seillière lorsqu’il a pris la présidence du Medef en 1997. Il avait alors décrété que les riches, les propriétaires des entreprises, des journaux, des valeurs mobilières, des ressources agricoles, étaient les créateurs de richesses et d’emplois. Par ce coup de force, dont on mesure encore les effets aujourd’hui, les ouvriers sont devenus des « coûts » et des « charges ». C’est atroce. Alors qu’évidemment, les seuls créateurs de richesse sont ceux qui travaillent.

Mathieu Dejean 14/09/17

Panique dans le 16e ! Une enquête sociologique et dessinée de Monique Pinçon-Charlot, Michel Pinçon et Etienne Lécroart, éd. La Ville brûle, 96 p., 16€ (sortie le 21 septembre)

http://www.lesinrocks.com/

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24 août 2017 ~ 0 Commentaire

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