Archive | Santé

12 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

santé: les sages-femmes ne désarment pas

cigognes

Depuis le 16 octobre 2013, les sages-femmes sont en grève, avec des taux élevés dans de nombreux établissements publics (cf. l’Anticapitaliste n°216).

Un « collectif des sages-femmes » revendique la sortie de la fonction publique hospitalière pour un statut de praticien hospitalier sage-femme. Cette revendication catégorielle plus spécifique à celles qui exercent en libéral n’est fort heureusement pas partagée par l’ensemble de la profession.

Les organisations syndicales majoritaires dans les hôpitaux sont pour le maintien dans la fonction publique hospitalière, avec la création d’une filière maïeutique (l’accouchement) reconnaissant leur qualification et responsabilité médicale, ainsi qu’une revalorisation salariale.
Comme pour tous les soignants, le malaise des sages-femmes va grandissant, d’autant plus qu’elles connaissent depuis peu le chômage ! L’amélioration de leurs conditions de travail exige de revoir à la hausse les effectifs déterminés selon le nombre d’accouchements annuels. Elles veulent assurer sécurité et humanité pour les bébés, leurs mères et leurs pères.

Le mouvement continue La majorité des sages-femmes ont précisé dans un courrier à Marisol Touraine, la ministre de la Santé, leurs revendications : « Comme tout fonctionnaire, je demande le respect de mon temps de travail annuel et que les heures réalisées en plus soient restituées ou payées. Rester dans la catégorie active qui nous permet de faire valoir nos droits à la retraite à partir de 57 ans et non à 65 ou 67 ans et ainsi reconnaître notre pénibilité, liée notamment au travail en 12 h et à l’alternance nuit/jour.

Avoir une pension de retraite calculée sur les 6 derniers mois dont le niveau est garanti et non pas sur les 25 dernières années. Pouvoir bénéficier de 12 jours de congés enfant malade au lieu de 3 et continuer à percevoir le supplément familial. Pour finir, notre code de déontologie et le code de la santé publique sont les garants de notre autonomie quel que soit notre statut. Nous faisons partie des professions médicales, nous sommes collaboratrices des médecins, sans lien de subor- dination. Pour toutes ces raisons, Madame la Ministre, je revendique un statut médical au sein de la fonction publique hospitalière, la profession attend depuis 2001 cette reconnaissance. »
Après deux mois de grève, le gouvernement joue le pourrissement et annonce prendre une décision en mars. Le droit de grève est détourné par les assignations : difficile donc d’établir un rapport de forces dans ces conditions. S’estimant épuisées, les sages-femmes ont déposé des arrêts maladie pour faire plier le gouvernement. Une manifestation nationale s’impose dès ce mois.

Correspondant Hebdo L’Anticapitaliste – 224 (09/01/2014)

http://npa2009.org/content/sant%C3%A9-les-sages-femmes-ne-d%C3%A9sarment-pas

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11 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

sida: act up-paris en danger de mort

sida: act up-paris en danger de mort dans LGBT HaringACTUP89

L’argent est une arme.

Cette année, Act Up Paris soufflera ses 25 bougies d’existence : ce souffle pourrait bien être son dernier. Oui, Act Up Paris risque la mort et a besoin de soutien financier. Les 9 salariéEs de la structure ont voté leur mise au chômage technique en janvier pour tenter de sauver financièrement l’association.

La situation d’Act Up Paris s’inscrit plus largement dans une crise générale du secteur associatif (voir à ce propos l’enquête publiée par Bastamag en novembre 2013 (1) , de la place qui y est attribuée à la lutte contre le sida (LCS) en particulier et du droit à l’accès à la santé pour touTEs. En effet, au-delà d’Act Up Paris, c’est l’ensemble des structures associatives LCS qui sont aujourd’hui touchées (sans parler de la précarisation toujours accrue des malades et du démantèlement du service public de santé) : même AIDES, plus grosse association LCS en France, a annoncé un plan social en décembre 2013 (65 suppressions de postes).

Pourquoi cette crise ? Plutôt que de réduire mécaniquement et de manière caricaturale (et trop visible) le volume des subventions, les pouvoirs publics les répartissent différemment et mettent en place des conditions d’attribution toujours plus élevées, imposant un fléchage sur des actions de « care » ou « bling-bling » dont les conséquences positives dans la réalité sont loin d’être prouvées mais qui permettent de faire des campagnes « bankable » en terme de communication.

Dans la même logique, les conventionnements pluri-annuels disparaissent au profit de dotations annuelles rendant impossible de construire des projets sur le moyen terme et mettant les asso- ciations dans la précarité permanente au niveau de leur comptabilité, à moins de fonctionner comme des prestataires de services ponctuels.

*
Plus qu’une destruction frontale, c’est une fragilisation et un remodelage du secteur associatif LCS que le gouvernement met en place pour en faire un instrument au service de sa politique. Les conséquences de celle-ci sont graves pour les malades et les futurs malades (qui ne manqueront pas à l’appel si les choses continuent ainsi) et ne sont pas le fait ni du hasard ni de « la crise » (pour la guerre en Centrafrique, il n’y a plus de « crise » qui tienne, tout d’un coup, il y a de l’argent !) : c’est un choix politique.

Le sida, une maladie politique Transmissible, mortelle et incurable, le sida n’est pas une maladie comme les autres et c’est ce que porte Act Up depuis sa naissance. Estampillée « maladie des indésirables » ou « maladie honteuse », ne pas se donner les moyens de lutter contre la pandémie revient à en faire un mode de gestion de ces « indésirables » : pédés, toxicos, taulardEs, putes, transES, immigréEs, etc.

*
Le racisme, le colonialisme, l’homophobie, le sexisme, la transphobie, la putophobie, le légalisme sont des causes directes du développement tant du stigmate que de la pandémie. Et la politique du gouvernement renforce, justifie et structure, plutôt qu’elle ne combat, ces phénomènes politiques.
C’est pour cela qu’en plus de revendiquer l’accès aux traitements pour touTEs et un service public de qualité, Act Up Paris s’est toujours mobilisée contre les politiques discriminatoires et pour l’égalité des droits. C’est pour cela qu’Act Up Paris est en danger. La guerre contre le sida doit continuer, Act Up doit vivre : soutenez-la ! Nour Schaabieh

1 – On y apprend qu’après les 11 000 suppressions de postes (entre 2010 et 2012), « compte tenu des 14 milliards d’économie annoncée par le gouvernement [en 2014], le monde associatif subira un plan social invisible de 30 000 à 40 000 emplois ». Sur 1,8 million d’emplois, 40 000 vont être supprimés. http ://www.bastamag.net/40-000-suppressions-d-emplois-en

Hebdo L’Anticapitaliste – 224 (09/01/2014)

http://npa2009.org/content/sida-act-paris-en-danger-de-mort

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10 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

avortement: l’espagne à l’avant-garde d’une régression européenne ? (regards)

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Un projet de loi du gouvernement de Mariano Rajoy prévoit de limiter le recours à l’avortement aux cas de viols ou de « grave danger » pour la femme enceinte.

La décision suscite l’indignation, dans un contexte européen qui se dégrade pour l’IVG

Rien n’est jamais acquis, surtout pas les droits des femmes. Alors que depuis 2010 l’Espagne était, avec l’Angleterre et les Pays-Bas, l’un des pays les plus progressistes en matière d’avortement – selon le Planning familial, on estime d’ailleurs entre 3 000 et 5 000 le nombre de Françaises qui se rendent chaque année en Espagne pour avorter, en raisons de délais plus longs –, elle régresse aujourd’hui au rang de la Pologne, pays dont la législation est extrêmement sévère et restrictive sur le droit à l’IVG. De fait, le 20 décembre dernier, le Conseil des ministres a adopté une proposition de loi visant à restreindre drastiquement l’accès à l’avortement. L’IVG sera désormais uniquement autorisé en cas de « grave danger pour la vie ou la santé physique ou psychologique de la femme enceinte », et en cas de viol.

« Attentat contre la démocratie »

Mariano Rajoy, l’actuel Premier ministre, avait fait des promesses en ce sens dans son programme de campagne, mais la nouvelle sonne comme une gifle à la face des féministes espagnoles, contraintes de ressortir des placards les banderoles qu’elles pensaient avoir rangées pour de bon. « Mi bombo es mio » (« Mon ventre m’appartient »). XXIe siècle oblige, le vieux slogan défile désormais sur les réseaux sociaux. Et si du nord au sud du pays, les mobilisations se multiplient, le PSOE (Parti socialiste) souhaite quant à lui convoquer une assemblée extraordinaire d’ici la fin du mois de janvier, soit avant la réouverture du parlement prévue le 11 février, pour réclamer le retrait immédiat de ce projet de loi qualifié par le porte-parole du parti d’« attentat contre la démocratie ».

La contestation chemine jusque dans les rangs du Parti populaire (PP), parti de la majorité. « La nouvelle d’une malformation est un drame pour le couple, l’État ne doit pas rendre les choses encore plus difficiles », déclare Javier Dorado, secrétaire général de Nouvelles géné- rations (les jeunesses du PP), faisant ainsi référence à la suppression dans la nouvelle loi du droit à l’avortement en cas de malformation du fœtus. Cristina Cifuentes, la déléguée du gouvernement à Madrid, s’est dit davantage « partisane d’une régulation des délais ». Cette division sur la question des élus du PP n’a d’ailleurs pas échappé à l’opposition, qui réclame d’ores et déjà un vote à bulletin secret.

Difficile aujourd’hui de prévoir quelle sera la stratégie du gouvernement Rajoy. En fera-t-il une question d’autorité en maintenant le projet de loi tel quel, ou amendera-t-il quelques points, notamment dans les situations de malformation du fœtus ? Quoi qu’il en soit, l’accès à l’avortement sera sérieusement entravé et le droit des femmes à disposer de leur corps totalement bafoué.

Une indispensable mobilisation

« Ce projet de loi est totalement hypocrite et irresponsable. Les avortements clandestins vont à nouveau se multiplier et un tourisme abortif va se mettre en place », s’inquiète Marie-Pierre Martinet, secrétaire générale du Planning familial. Et de raconter l’histoire de cette femme en Pologne à qui on a refusé une IVG malgré le risque de cécité prédit par son médecin en cas de grossesse menée à terme. Certes, la Pologne a été condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme, mais la femme est devenue aveugle.

Ce qui se passe en Espagne s’inscrit dans un contexte européen peu enclin à promouvoir l’accès à l’avortement. Pour preuve, le rejet en décembre dernier du rapport Estrella sur « la santé, les droits sexuels et génésiques » qui sollicitait une homogénéisation des droits en Europe,  no- tamment pour l’accès à la contraception, à l’avortement et à l’éducation à la sexualité. « Il y a eu une grosse mobilisation européenne d’opposants, avec pas moins de deux millions de signataires dont 400.000 en France, rapporte Marie-Pierre Martinet. Les arguments étaient très proches de ceux de la Manif pour tous, réclamant une souveraineté des États sur ces questions. C’est d’autant plus inquiétant qu’en 2008, l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe avait acté une résolution qui incitait les États à permettre l’accès à l’avortement. »

« On l’a déjà expérimenté il y a quarante ans : la force de conviction et de mobilisation va être essentielle sur ces questions », prédit la secrétaire générale du Planning. De fait, en Espagne, les féministes et opposants au projet de loi se préparent à monter dans le train de la liberté qui partira le 31 janvier des Asturies pour rejoindre Madrid le 1er février. Des délégations féministes françaises seront également du voyage.

Aujourd’hui, à Paris, se déroule une grande réunion unitaire des associations fé- ministes afin d’organiser des actions de solidarité pour les semaines à venir. Selon nos infor-mations, une grande manifestation devrait avoir lieu à Paris le 19 janvier prochain. Ce qui nous laisse tout juste le temps d’inscrire sur nos vieilles banderoles, la version espagnole du fameux « Mon corps m’appartient » : « Mi bombo es mio ».

Par Sophie Courval| 10 janvier 2014

http://www.regards.fr/web/Avortement-l-Espagne-a-l-avant,7353

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09 janvier 2014 ~ 0 Commentaire

archipel aide et soins à domicile (lt)

manifestants-hopital-SUD

 Le syndicat cfdt santé sociaux appelle à débrayer

Le syndicat CFDT santé sociaux du Finistère appelle les quelque 400 salariés de l’association Archipel aide et soins à domicile de Brest, Morlaix, Quimper, Crozon et Loudéac à participer, aujourd’hui, à partir de 14 h, au débrayage devant le siège, 3, rue Jules-Ferry à Brest, contre la dénonciation des accords d’entreprise.

Selon la CFDT, cette dénonciation, à la demande du fonds d’État de restructuration et du conseil général, va priver les salariés des primes du travail du dimanche, diminuer leur indemnité kilométrique et modifier le calcul de leur temps de travail. 9 janvier 2014

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/archipel-aide-et-soins-a-domicile-le-syndicat-cfdt-sante-sociaux-appelle-a-debrayer-09-01-2014-2361755.php

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29 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

andrew lansley rap

Un rap engagé en défence de la sécu (NHS) anglaise contre Andrew Lancey, ministre conservateur, qui se sert au passage. Le créateur de cette sécu était Aneurin Bevan, député gallois, leader de la gauche (bevanisme) du travaillisme dans les années 50, dont la nostalgie s’exprime dans le dernier film de Ken Loach.

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29 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

on assiste à une forte dérive de la psychiatrie (libération)

goiulag goulag psy

Denys Robiliard, rapporteur d’une mission parlementaire sur la santé mentale, pointe une forte augmentation des mesures de contention et des hospitalisations sous contrainte.

Denys Robiliard poursuit son chemin. Dans une relative solitude, ce député socialiste du Loir-et-Cher a porté pendant un an une «mission d’information sur la santé mentale et l’avenir de la psychiatrie». Il l’a fait, sans œillère, recevant tous les acteurs de cet univers fragmenté. En mai, dans un prérapport, il avait pointé une «hausse énorme» du nombre d’hospitalisations en psychiatrie sans le consentement de la personne : plus de 50% en cinq ans. Etat des lieux, à l’occasion de la fin de sa mission, d’une psychiatrie publique en panne d’avenir.

Ces dernières années, il y a eu beaucoup de rapports sur la psychiatrie qui préconisaient souvent des recommandations similaires. Mais ils n’ont pas été suivis d’effet…

Aucune des recommandations n’a en effet été mise en œuvre. Peut-être que cela pointe une force d’inertie du côté des soignants en psychiatrie, une sorte de résistance au changement.

Quel est votre diagnostic ?

Le paysage psychiatrique n’est pas stable, et surtout il ne va plus l’être. D’abord, il est clairement confronté à un problème d’effectifs, avec des perspectives délicates : plus de 20% des postes de psychiatre sont vacants dans le public.

En même temps, il n’y a jamais eu autant de psychiatres en France…

Nous avons une forte densité : 22 psychiatres pour 100 000 habitants. Seule la Suisse fait mieux avec 45. Mais nous avons une mauvaise répartition entre le public et le libéral. Et même dans le libéral, s’il y a pléthore de psychiatres dans certaines zones, d’autres sont assez dépourvues : 80% des psychiatres exercent dans des villes de plus de 50 000 habitants. Comme pour le reste des médecins, nous avons de forts déséquilibres régionaux et, dans cinq ans, près de 40% des psychiatres vont prendre leur retraite. Dans ce contexte, ne rien faire est impossible ou suicidaire.

Que faire alors ?

Il n’y a pas le choix : nécessité faisant loi. On va faire avec des délégations de compétence des psychiatres vers les psychologues, les infirmiers, comme cela se pratique en Allemagne, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis. Des actes médicaux doivent pouvoir être effectués par d’autres. Sans baisser la qualité des soins, on peut ainsi réarticuler les exercices professionnels pour permettre d’assurer l’offre de soins nécessaire.

Dans votre prérapport, vous aviez pointé le développement des mesures de contention qui se multiplient…

Oui, on assiste là à une forte dérive : s’il y a un indice pour mesurer la dégradation de la psychiatrie, c’est bien celui-là. C’est ce que nous a dit fortement le docteur Jean-Claude Pénochet, président du Syndicat des psychiatres des hôpitaux : «La contention est un indicateur de la bonne ou de la mauvaise santé de la psychiatrie. Plus la psychiatrie va mal, plus la contention sera utilisée.» Or, tous les acteurs notent une progression des mesures de contention, avec les chambres d’isolement, les mesures aussi pour attacher les malades, certains pointant même une culture de personnel soignant qui a été modifiée. La docteure Christiane Santos, secrétaire générale de l’Intersyndicale de défense de la psychiatrie publique, a mené une enquête qui a fait ressortir que la pratique de la contention était utilisée partout.

Les raisons invoquées ?

Souvent, on évoque la diminution du nombre de soignants dans les équipes, la féminisation de ces équipes et le manque de formation des infirmiers et des jeunes médecins.

Et cela va de pair avec la hausse des hospitalisations sans consentement…

C’est impressionnant aussi. Y a-t-il un air du temps qui fait de la sécurité un principe directeur ?

Comment inverser cette tendance vers une psychiatrie de la contrainte ?

Je ne suis pas psychiatre, je n’ai aucun titre, je regarde avec les yeux du citoyen. Mais comment se fait-il que, dans certains hôpitaux, il y ait un recours très fréquent à la contention et pas dans d’autres ? Le monde de la psychiatrie doit affronter cette question. Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté, Jean-Marie Delarue, est allé plus loin. Il a insisté sur «les fortes différences de régimes qui peuvent exister entre les unités dans un hôpital déterminé […]. Ce ne sont donc pas les types d’affection qui vont déterminer le régime, mais la volonté du responsable d’unité, qui va définir un régime particulier». Autre exemple : Jean-Marie Delarue évoque l’accès au téléphone portable. Il est autorisé dans certaines unités, sans guère de restrictions ; dans d’autres, il faut quémander le droit d’utiliser son propre téléphone. Aucune raison ne justifie de telles différences car, s’agissant des droits des malades, les régimes doivent être identiques sauf si la nature de la maladie s’y oppose.

Quelles mesures proposez-vous ?

Les chambres d’isolement comme les mesures de contention doivent être des solutions de dernier recours : elles relèvent d’une prescription médicale individuelle, prise pour une durée limitée dont la mise en œuvre doit faire l’objet d’une surveillance stricte. Ce qui n’est pas le cas actuellement. Nous demandons aussi de constituer un registre administratif dans chaque établissement, recensant les mesures d’isolement ou de contention prises et précisant l’identité des patients, le médecin prescripteur, les dates et heures de début et fin des mesures, le nom et la qualification du personnel ayant surveillé leur mise en œuvre. Ces pratiques, au minimum, doivent être explicitées.

Vous insistez sur le rôle clé du secteur…

Oui, en santé mentale, nous sommes souvent sur des maladies au long cours. Le secteur, qui définit un cadre géographique avec une offre de soins variés, est une donnée essentielle.

Finalement, comment caractérisez-vous le climat actuel ?

Le monde de la psychiatrie est ballotté, en attente. Il espérait une grande loi de santé mentale. Ce ne sera pas le cas, comme nous l’a redit la ministre de la Santé, Marisol Touraine. On le sait, la psychiatrie est un monde relativement éclaté. Le consensus ne la caractérise pas. En même temps, méfions-nous de la normalisation, il n’y a pas de remède miracle, ce pluralisme est important. Il est le garant de notre liberté.

Recueilli par Éric Favereau 25 décembre 2013 à 18:26 (Mis à jour : 28 décembre 2013 à 10:29)

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27 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

espagne, avortement de nouveau interdit (lo)

images

 Retour vers la barbarie cléricale

Lorsqu’il y a deux ans le gouvernement du Parti Populaire (PP) de Rajoy accédait au pouvoir, il promettait une reprise économique et la baisse du chômage. Promesses non tenues. Par contre, il tient un des engagements pris vis-à-vis de son électorat le plus réactionnaire en adoptant un projet de loi qui remet en cause la législation concernant le droit à l’avortement, votée en 2010 sous le gouvernement socialiste de Zapatero.

Ce projet de loi qui sera immanquablement confirmé par le vote du Parlement à majorité PP et destiné à satisfaire la droite la plus réactionnaire et l’Église, imposera aux femmes un dramatique retour en arrière, digne des années du franquisme. L’avortement ne sera autorisé que pour les femmes victimes de viols, à condition toutefois que le viol soit déclaré et prouvé. Il sera également autorisé s’il est prouvé que le foetus est mort ou non viable, mais à condition que l’accouchement présente un risque très grave pour la mère Enfin, il sera autorisé si la vie de la mère est en danger. Dans tous les autres cas l’avortement sera interdit même lorsque l’embryon paraît présenter des risques évidents de malformation et d’handicaps graves. Une mesure d’autant plus révoltante que le gouvernement supprime les aides aux familles qui ont des enfants dépendants.

Le recours à l’avortement redeviendra donc illégal et sévèrement réprimé, comme il l’était sous le franquisme. Les médecins qui transgresseraient l’interdiction risqueront une condamnation pouvant aller jusqu’à trois ans de prison et six ans de suspension d’exercice.

Les femmes n’auront plus d’autre choix pour avorter que d’aller à l’étranger ou dans une clinique complaisante si elles ont de gros moyens financiers. Pour les plus démunies, il faudra recourir aux avortements clandestins et risqués sans contrôle médical, ou accepter une naissance non voulue.

En cette époque de crise, où le chômage des jeunes atteint les 50 % et où beaucoup d’entre eux retournent vivre chez leurs parents, où la misère augmente dans les classes pauvres, ce recul suscite des réactions et des manifestations, seuls moyens pour que le droit à l’avortement soit à nouveau imposé. Jacques MULLER

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2369&id=24

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27 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

parlement européen: un vote préhistorique (lo)

caverne

Mardi 10 décembre, la majorité des députés au Parlement européen ont rejeté un texte qui reconnaissait simplement le principe du droit des femmes à un accès généralisé à la contraception et à l’avortement en Europe.

Déjà, lors d’une première présentation du texte en octobre dernier, l’auteur de ce rapport, Edite Estrela, élue socialiste du Portugal, s’était fait conspuer par une coalition peu ragoûtante de braillards machistes, mêlant députés de la droite catholique polonaise, conservateurs britanniques et élus du Front national. Ils avaient obtenu le renvoi du texte à une date ultérieure. Mais cette fois-ci ce sont les députés du groupe se disant « libéraux et démocrates », y compris les députés UMP, qui ont permis de rejeter le texte. Ils n’ont pas repris les arguments les plus crasseux formulés lors de la conférence des évêques allemands, parlant « d’ingérence dans l’éducation sexuelle au sein de la famille », ou de ces réactionnaires qui accusaient le texte de vouloir « légaliser la pédophilie ». Ils se sont contentés de prétexter le droit de chaque État à légiférer en la matière.

Comme le résumait la rapporteuse du projet, « l’hypocrisie et l’obscurantisme l’ont emporté ». Cette assemblée essentiellement composée d’hommes, qui discutent sûrement entre eux du droit des femmes à se prostituer, n’en sont même pas encore à admettre leur droit d’avoir ou pas un enfant. Ils prétendent, la main sur le coeur, défendre les droits de l’homme, mais en sont toujours à nier celui des femmes. Gilles BOTI

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2369&id=21

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20 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

lannion, hôpital, un déficit de 2,8 M€ selon les syndicats (lt)

manifestants-hopital-SUD

L’inquiétude est manifeste au centre hospitalier.

La mesure d’économie qui frappe les personnels ne passe pas. D’autant qu’ils craignent d’en voir d’autres se mettre en place. Selon l’intersyndicale CGT-CFDT, le déficit de l’hôpital atteindrait les 2,8 M€ fin 2013.

« Ce n’est pas au personnel de payer le déficit. Cela concerne un problème budgétaire plus large ». Yannick Herry (CFDT) et Pascal Lasbleiz (CGT) ont, durant l’heure de débrayage, hier après-midi à l’hôpital, rappelé le pourquoi de leur mouvement de protestation. Il s’agit d’ailleurs du second débrayage, instauré en intersyndicale, le premier ayant eu lieu le 7 novembre dernier. À Lannion, le personnel n’accepte pas la remise en cause des modalités de temps de travail, définies en 2002 avec la mise en place des 35 heures. 20 décembre 2013

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20 décembre 2013 ~ 0 Commentaire

manifestation des sages-femmes, le pont de l’iroise bloqué (lt+of+jdd)

gamaniak_degage-cigogne

Une manifestation de sages-femmes, qui devraient recevoir aujourd’hui une réponse du ministère de la santé concernant leur statut, rend très difficile la circulation sur le Pont de l’Iroise dans les deux sens : Quimper-Brest et Brest-Quimper.  Le bouchon vers Brest s’étire du pont jusqu’à Loperhet. La circulation vers Quimper est déviée par le pont Albert-Louppe.
L’accès à Brest est très très difficile. 20 décembre 2013 à 09h14

http://www.letelegramme.fr/une/manifestation-des-sages-femmes-le-pont-de-l-iroise-bloque-20-12-2013-2345850.php

http://www.ouest-france.fr/brest-le-blocage-du-pont-de-liroise-va-etre-leve-1805857

Sapin: les sages-femmes » ne sont pas médecins (jdd)

Le ministre du Travail Michel Sapin a déclaré vendredi que les sages-femmes font « des choses extraordinaires » mais pour autant « ne sont pas des médecins ». Invité à dire si les sages-femmes, en grève depuis deux mois, pouvaient obtenir un statut de praticien hospitalier, M. Sapin a répondu sur Radio Classique et LCI: « demandez aux médecins, ils vous répondront non ».

« Quand on est sage-femme, on fait des choses extraordinaires, exceptionnelles, mais est-ce le même métier » que celui de médecin, s’est-il interrogé. Le travail des sages-femmes « mérite une reconnaissance mais ce ne sont pas des médecins », a-t-il dit.
Selon le ministre du Travail, qui a souligné que « le dossier était entre les mains de Marisol Touraine », la ministre de la Santé, « les médecins eux-mêmes trouveraient étrange qu’on considère que c’est exactement la même formation et les mêmes qualifications ».

Les sages-femmes réclament une revalorisation de leur place dans le système de santé. En grève depuis la mi-octobre, elles demandent notamment que les professionnelles exerçant à l’hôpital puissent sortir de la fonction publique et obtenir le statut de praticien hospitalier, comme les médecins ou dentistes à l’hôpital. Mme Touraine devait arbitrer vendredi sur leurs revendications.

Politique  |  20/12/2013 – 10:18

http://www.lejdd.fr/Politique/Depeches/Sapin-les-sages-femmes-ne-sont-pas-medecins-644820

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