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17 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

la pollution de l’air creuse le déficit de la sécu et coûte cher à la société (basta)

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La pollution coûte très cher à la société.

C’est la conclusion d’un rapport tout juste rendu public de la sénatrice écologiste Leila Aïchi. Entre les dépenses de santé directement provoquées par la pollution, les coûts indirects liés aux décès prématurés et l’impact sur la baisse des rendements agricoles, la perte de bio- diversité, la dégradation des bâtiments ou encore les dépenses de prévention, le coût global de la pollution de l’air en France tourne autour de 100 milliards d’euros par an selon les évaluations de la parlementaire.

3 milliards d’euros par an de dépenses de santé Les coûts sanitaires directement liés à la pollution de l’air se mesurent assez facilement par les dépenses de santé de l’assurance maladie : hospitalisations, soins, indemnités de congés maladie ou pensions d’invalidité.

La sécurité sociale débourse ainsi chaque année entre un et deux milliards d’euros pour la prise en charge des cancers, maladies respiratoires et cardiovasculaire liées aux émissions atmosphériques… À cela s’ajoute un milliard d’euros pour la prise en charge des maladies professionnelles liées à la pollution de l’air. L’élue arrive ainsi à la somme de 3 milliards d’euros annuels de dépenses publiques directement dues aux émissions pollu- antes. Soit pas loin d’un quart du déficit de la sécurité sociale en 2014 (qui était de 13,2 milliards.

Le chiffre est probablement bien plus élevé. « Ce coût est fortement sous-évalué, en raison du faible nombre de polluants ou de pathologies associées retenu par ces études et du périmètre des coûts pris en compte qui exclut un certain nombre de dépenses de santé », prévient le rapport.

Viennent ensuite les coûts économiques et sociaux qui sont liés non pas aux dépenses de l’assurance maladie, mais aux morts prématurées et à la perte de bien-être provoqués par les pathologies de la pollution de l’air. Ceux-ci sont beaucoup plus difficiles à chiffrer, mais beaucoup plus importants. Pour les délimiter, le rapport parlementaire se base princi- palement sur une évaluation de 2005 du programme européen « Air pur pour l’Europe ». Selon cette étude, le coût sanitaire global des décès et pathologies liées à la pollution atmosphérique s’établit entre 68 et 97 milliards d’euros par an pour la France.

Un montant à mettre en lien avec le nombre de décès prématurés provoqués par les émissions polluantes. Les deux polluants que sont l’ozone et les particules auraient par exemple provoqué en 2000 la mort prématurée de près de 45 000 personnes en France, ainsi que plus de 15 000 hospitalisations pour des causes respiratoires et cardiaques, d’après les même travaux du programme européen.

« L’effet cocktail n’est pas pris en compte » Le rapport du Sénat pointe aussi les coûts non sanitaires des émissions atmosphériques : ceux des impacts sur les rendements agri- coles et la biodiversité, sur l’érosion des bâtiments et les dépenses de prévention. Pour ce volet, il arrive à un coût minimal de 4,3 milliards d’euros par an.

Le chiffre de 100 milliards d’euros prend donc en compte un large faisceau de dé- penses engendrées par la pollution de l’air. Il reste pourtant sûrement bien en-deçà du coût réel. « Les coûts de la pollution de l’air sont fortement sous-évalués », note Leila Aïchi, notamment en raison de la méconnaissance des effets de long terme des polluants. « Par ailleurs, l’effet cocktail des différents polluants de l’air n’est pas pris en compte dans les différentes études épidémiologiques menées. »

Il y a quelques mois, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) alertait elle aussi sur les effets économiques et sociaux de la pollution atmosphérique. Elle chiffrait à 1575 milliards de dollars (1445 milliards d’euros) les coûts induits par les maladies et les morts prématurées liés à la pollution de l’air en Europe.

En période de restrictions budgétaires, qu’attendent donc les gouvernements européens pour agir contre la pollution ? Pour la France, la sénatrice écologiste Leila Aïchi émet déjà une série de propositions : mettre fin à l’avantage fiscal au diesel, particu- lièrement polluant, envisager une taxe sur les émissions d’azote, d’oxydes d’azote et de particules fines, ou encore développer le fret ferroviaire. Rachel Knaebel  17 juillet 2015

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16 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

arcelormittal, la mort à 1200 degrés (ccr)

siderurgie

Un intérimaire de 41 ans se tue en tombant dans de la fonte en fusion

Un travailleur précaire de 41 ans a trouvé la mort en tombant dans de la fonte en fusion sur le site Grand-Synthois de la multinationale de la sidérurgie ArcelorMittal, vers 16 heures, la veille du 14 juillet. D’après le service communication de l’entreprise, les causes réelles de la chute de ce salarié ne sont pas connues, et une enquête a été ouverte. Mais s’agit-il d’un tragique accident de travail, ou plutôt d’un…

Assassinat ! Cet accident chez ArcelorMittal n’est pas le premier à avoir coûté la vie à un travailleur. Le 26 décembre dernier, déjà, un travailleur avait trouvé la mort après s’être fait percuter par un chargeur. Il y a trois mois, encore, le 12 avril 2015 un jeune intérimaire trouvait la mort coincé entre deux wagons sur les rails de l’aciérie.

Les accidents dans la sidérurgie ne pardonnent pas. La fonte en fusion qui sort à 1200 degrés ne laisse aucune chance à un être vivant. Sans parler des souffrances dans la mort. Les responsabilités ? Celles du patron, qui précarise le travail de plus en plus, des mesures de sécurité, bien souvent bafouées, au nom de la productivité, avec toujours moins d’effectif pour faire le travail. Les formations sont de plus en plus courtes, y compris dans la sidérurgie, et, souvent, pour se dédouaner, l’entreprise essaie d’incriminer le salarié qui n’aurait pas respecté la sécurité, voire même d’accuser ses collègues. Une chose est sure : dès qu’on rentre à l’usine, on est en danger de mort.

Enquête? Alors la justice diligentera une enquête, déléguée à la gendarmerie. On fera des réunions pour faire croire qu’on fera toute la lumière sur l’accident qui a coûté la mort à l’un des nôtre. On assurera que des mesures seront prises, qu’on mettra en place une cellule psychologique pour les salariés, choqués qu’une telle horreur puisse se produire. Mais, en réalité, chaque accident mortel est assassinat avec préméditation contre tous les travailleurs.

Assez de vies broyées La recherche effrénée de profits porte à des situations à grand risque, comme en attestent les trois décès de travailleurs du site de Grand-Synthois. Dans la sidérurgie comme dans tous les secteurs d’activité, les emplois sont à la baisse et le travail toujours plus difficile à réaliser, l’intensification du travail toujours plus élevée, et les précaires et intérimaires sont en première ligne.

La politique chez ArcelorMittal est la même qu’ailleurs: précariser et ne pas embaucher en CDI. Dans des secteurs aussi dangereux que les hauts fourneaux, c’est mettre en danger de mort les travailleurs.

Refuser que les jeunes et les précaires réalisent des tâches à haut risque, sans aucun encadrement et sans être secondés par un collègue ayant davantage d’expérience, c’est cela, aussi, développer la lutte contre la précarité, un vrai fléau contre la vie des salariés, et batailler pour la titularisation de tous les collègues dans les grandes entreprises. On a déjà assez à perdre notre vie à la gagner pour en mourir, par-dessus le marché ! Publié le 16 juillet 2015 Vincent Duse

http://www.revolutionpermanente.fr/ArcelorMittal-La-mort-a-1200-degres

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10 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

les micro-doses de radiation causent la leucémie (lcr.be)

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Une étude scientifique publiée par The Lancet

Le petites doses de radioactivité, absorbées par les travailleurs des réacteurs, mais aussi par les techniciens de la radiologie, la radiothérapie et leurs patient.e.s peuvent causer la leucémie et d’autres cancers semblables. C’est ce que prouve aujourd’hui sans l’ombre d’un doute une étude intitulée « INWORKS » publiée par The Lancet (Haematology – 22 juin 2015), une des trois plus grandes revues scientifiques dans le domaine médical.*

Les atteintes à la santé par le nucléaire échappaient jusque maintenant à tout contrôle sérieux pour deux raisons :

-La principale est que les lésions causées par les petites doses lors de la reproduction des cellules sont presque indétectables. Les lésions apparaissent lorsque les défenses de l’organisme ne peuvent plus faire face aux cellules mutées, ce qui peut arriver de nom- breuses années après l’irradiation. Pour utiliser une image automobile: cela ne se voit pas à travers le pare-brise, mais uniquement dans le rétroviseur.

-La deuxième raison et plus scandaleuse : les intérêts de certaines compagnies, notamment étasuniennes, bien défendues par leur gouvernement dans le climat de guerre froide, ont amené l’Organisation mondiale de la santé (OMS de l’ONU) à conclure un accord avec l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique qui confie les questions de santé liées au nucléaire à l’AIEA.

Une lecture rapide des statuts de l’AIEA nous apprend que son but est de promou- voir l’utilisation du nucléaire civil. La santé des travailleurs du nucléaire et des popu- lations habitant autour des centrales n’est donc pas une préoccupation.

Puisque les lésions causées par le nucléaire sont très tardives, seule une étude de cohorte, une étude regroupant une population nombreuse qui et suivie pendant une longue période, en éliminant tous les facteurs qui peuvent biaiser les résultats, peut prouver le lien causal entre les radiations à dose faible et l’augmentation des cas de cancer. Plusieurs tentatives se sont avérées infructueuses, la population examinée étant trop petite, ou la période trop courte pour que la corrélation soit établie sans prêter le flanc à la critique scientifique. C’est normal : seule l’OMS ou des grands services publics de santé (NHS britannique par exemple) disposent des moyens d’effectuer se type d’études.

Et l’OMS a démissionné de ce domaine. Le mur est maintenant brisé par une étude intitu- lée INWORKS sous la direction de Klervi Leuraud et David B Richardson, regroupant de nombreux services de santé. Une population de 308 297 travailleurs avec dosimètres ont été suivis pendant un total de 8,2 millions d’années.personnes, en moyenne chaque personne a été suivie pendant 26,5 années. Les doses reçues sont en moyenne de 1,1mGy/an (1 milli- Gray par an, dose émise). Pour rappel, les doses considérées acceptables pour les tra- vailleurs des centrales françaises sont de 100 mS (dose reçue, correspond dans ce cas à 100mGy) sur 5 années cumulées avec un maximum de 50 mS par an, 50 fois plus important.

La corrélation entre ces doses minimes et les cancers du sang (leucémie) causant un décès prématuré est forte. Le risque relatif augmente de 3 par Gy ; et pour certains types de leucémie de 10. C’est inacceptable. Les normes d’exposition acceptables doivent être immédiatement revues à la baisse.

Toutes les personnes exposées au risque nucléaire doivent être identifiées, y com- pris celles qui travaillent en sous-traitance, comme intérimaire, avec des CDD, que ce soit dans le secteur de l’énergie ou dans le secteur médical. Toutes ces personnes devront être suivies pendant le reste de leur vie, et les cancers qui apparaitront doivent être pris en char- ge par les firmes et les services concernés.

Une réduction du temps de travail s’impose, la fermeture rapide des réacteurs et l’utili- sation des radiographies et des radiothérapies doit être reconsidérée en termes de dégâts causés par rapport à la plus-value en termes de diagnostic ou en termes thérapeutiques.

Finalement, l’accord honteux entre l’AIEA et l’OMS doit être rompu, et l’OMS doit avoir un droit de regard sur la santé des travailleurs du nucléaire et des populations avoisinantes.

Léo Tubbax – porte-parole Nucléaire Stop Kernenergie 8 juillet 2015 par Léo Tubbax

*www.thelancet/haematology – http://www.thelancet.com/journals/lanhae/article/PIIS2352-3026%2815%2900094-0/fulltext

http://www.lcr-lagauche.org/nucleaire-les-micro-doses-de-radiation-causent-la-leucemie-indique-une-etude-scientifique-publiee-par-the-lancet/

Pour le Trégor:

http://www.sortirdunucleaire.org/Uranium-Les-sites-tregorrois-posent-question

http://www.sortirdunucleaire.org/Radioactivite-Que-reste-t-il-de-l-uranium-dans-le,31655

mine-uranium

Commentaire: Une pensée pour le peuple du Niger qui nous fournit (à prix d’ami) notre électricité « propre » pour nos futures voitures électriques et qui vit dans les poussières radioactives…

 

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09 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

irlande: pour la dépénalisation de l’avortement (amnesty)

Protestors hold pictures of Indian Savit

 (Après l’agonie de Savita Halappanavar en 2012)

Un sondage indique qu’une majorité des deux-tiers se prononce pour la dépénalisation de l’avortement

Le gouvernement irlandais est soumis à une pression croissante pour réformer sa législation relative à l’avortement, l’une des plus restrictives au monde, a déclaré Amnesty International mercredi 8 juillet alors qu’elle publie les résultats d’un sondage sur l’opinion de la population vis-à-vis de l’avortement en Irlande.

Ce sondage, réalisé pour Amnesty International par RED C Research and Marketing, révèle que la majorité de la population en Irlande ignore que l’avortement constitue une infraction pénale. Une forte majorité est opposée aux sanctions pénales qu’encourent les femmes qui avortent, ou les médecins qui pratiquent un avortement.

À la question concernant la dépénalisation de l’avortement par le gouvernement irlan- dais, 67% des personnes interrogées répondent oui, et 25% non. 81% se prononcent en faveur d’un élargissement des motifs autorisant un accès légal à l’avortement en Irlande.

« Il est clair que l’opinion des Irlandais sur l’avortement a radicalement changé. Ils se montrent aujourd’hui globalement plus compréhensifs quant aux situations que les femmes traversent et estiment qu’elles ne doivent pas être traitées comme des criminelles parce qu’elles subissent un avortement, a déclaré Colm O’Gorman, directeur exécutif d’Amnesty International Irlande.

Il est clair que l’opinion des Irlandais sur l’avortement a radicalement changé.
Colm O’Gorman, directeur exécutif d’Amnesty International Irlande

« Ce sondage révèle que sur la question de l’avortement, les citoyens en Irlande ont une longueur d’avance sur leurs gouvernants. Le débat que l’Irlande doit mener sur l’avortement est délicat, mais il doit avoir lieu.

« Le gouvernement irlandais doit soumettre cette question à la population de manière prioritaire. La dépénalisation de l’avortement est une obligation en termes de droits humains, mais c’est surtout ce que souhaite le peuple d’Irlande. Cela suppose d’abroger le 8e amendement de la Constitution », a déclaré Colm O’Gorman.

La dépénalisation de l’avortement est une obligation en termes de droits humains, mais c’est surtout ce que souhaite le peuple d’Irlande.
Colm O’Gorman

Voici les principaux résultats du sondage :

  • 64 % des personnes interrogées ignorent que l’avortement est un crime en Irlande lorsque la vie de la femme n’est pas en danger.
  • Moins d’une personne sur 10 (9 %) sait qu’un avortement illégal en Irlande est puni d’une peine pouvant aller jusqu’à 14 ans d’emprisonnement.
  • Seules 7 % des personnes interrogées approuvent le fait que les femmes encourent 14 ans de prison pour avoir subi un avortement illégal.
  • Seules 13 % des personnes interrogées approuvent le fait que les médecins qui pratiquent un avortement illégal encourent jusqu’à 14 ans de prison.
  • 71 % estiment que le fait de considérer l’avortement comme un crime ajoute à la détresse et à la stigmatisation que ressentent les femmes ayant recours à l’avortement.
  • 65 % des personnes interrogées estiment que l’interdiction de l’avortement en Irlande pousse les femmes à se tourner vers des pratiques dangereuses.
  • 68% estiment que cette interdiction n’empêche pas la plupart des femmes qui souhaitent avorter de le faire.

D’après ce sondage, 70 % des personnes interrogées pensent que les femmes ont le droit fondamental d’accéder à l’avortement, lorsque leur vie et leur santé sont menacées et en cas de viol, d’inceste ou de malformation fœtale grave et mortelle. Le 24 juin 2015, le Comité des droits économiques, sociaux et culturels de l’ONU a rappelé ce droit et invité l’Irlande à réviser ses lois sur l’avortement afin de les rendre conformes aux normes internationales relatives aux droits humains.

« Ce sondage révèle que 81 % des personnes interrogées sont favorables à un accès à l’avortement élargi par rapport à la position juridique actuelle de l’Irlande – dont 36 % qui estiment que l’avortement devrait être autorisé lorsque la vie ou la santé de la femme est menacée, en cas de viol, d’inceste ou de malformation fœtale grave et mortelle, et 45 % qui iraient plus loin en autorisant les femmes à avoir accès à l’avortement selon leur choix. 9 % sont en faveur d’un accès autorisé uniquement lorsque la vie de la mère est en danger, ce qui correspond à la législation en vigueur, a déclaré Bryan Cox, directeur de Red C Research and Marketing.

« Nous avons été frappés par le très petit nombre de personnes sondées qui ont refusé de répondre aux questions ou n’avaient pas d’opinion. Il est clair que les Irlandais ont des opinions et qu’ils souhaitent les exprimer. » 8 juillet 2015, 11:29

Campagne Mon corps, mes droits

Le 9 juin, Amnesty International a publié une synthèse qui montre que les lois relatives à l’avortement en Irlande bafouent le droit relatif aux droits humains : Ce n’est pas une criminelle. La loi sur l’avortement en Irlande et ses conséquences.

Sondage complet et  résultats (en anglais) :  full poll and a summary of the results .

Signez la pétition: Dites à l’Irlande de réformer sa législation sur l’avortement

Blog: Six faits intolérables à propos de l’avortement en Irlande

A propos de notre campagne #pasunecriminelle.

https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2015/07/two-thirds-majority-in-ireland-want-abortion-decriminalized/

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09 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

cooperl lamballe: dirigeants fraudeurs (lo)

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Le 2 juillet, les dirigeants de la Cooperl, à Lamballe dans les Côtes-d’Armor, abattoir numéro 1 du porc en France, ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc à plus de 3 millions d’euros d’amendes pour faux, escroquerie et tromperie. Et le cadre à l’origine de la fraude, à deux ans de prison avec sursis.

Ils étaient accusés d’avoir commercialisé pendant deux ans et demi, de 2010 à 2012, 1 500 à 2 000 tonnes de viandes de porc contaminées aux salmonelles, une bactérie pouvant provoquer de graves intoxications alimentaires, en ayant falsifié les résultats de leurs auto- contrôles. Cette opération frauduleuse aurait rapporté près de 3 millions d’euros.

La loi impose d’effectuer cinq prélèvements en vue de recherche de salmonelles. La Cooperl en effectuait le double, de façon à remplacer les mauvais résultats par des bons. Au cours de leur procès, les 24 et 25 mars derniers, les dirigeants de la ­Cooperl étaient restés muets, refusant de répondre aux questions. Les avocats de la société avaient déclaré que la Cooperl disposait de ses propres services de contrôle et que… personne n’avait été malade ! Du coup ils ont été relaxés pour les faits de mise en danger de la vie d’autrui.

C’est un fait que, depuis quelques années, les grosses entreprises d’abattage comme la Cooperl disposent de leur propre service de contrôle sanitaire. Auparavant, ce contrôle était effectué par des laboratoires publics comme celui de ­Ploufragan, près de Saint-Brieuc, le laboratoire Labocea.

Le 26 mars dernier, plus de la moitié du personnel de ce laboratoire s’était mis en grève pour dénoncer les suppressions de postes et la dégradation de ses conditions de travail. Voilà où mène la diminution des moyens accordés à des services publics de contrôle sanitaire indépendants des entreprises. C’est faciliter toutes les dérives connues des grands groupes de l’agroalimentaire, qui sont prêts à prendre le risque d’empoisonner la population.

Correspondant LO 8 Juillet 2015

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02 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

hôpital de morlaix: mobilisation contre l’austérité (lo)

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Jeudi 25 juin, à l’appel des syndicats CGT, Sud et FO, 800 agents hospitaliers ont convergé vers Morlaix, venus des différents établissements de santé du Finistère pour protester ensemble contre les mesures d’austérité dont tous sont victimes à un degré ou à un autre. Ils ont rejoint le personnel de l’hôpital de Morlaix, déjà mobilisé depuis plus d’un mois.

Morlaix avait été choisi, car le plan d’économies projeté par la direction au Centre hospitalier des Pays de Morlaix (CHPM) y est particulièrement salé. Selon l’ARS (agence régionale de santé) le budget du CHPM serait en déficit et c’est 2 millions d’euros qu’il faudrait trouver pour les trois prochaines années. Signalons que la dette de l’hôpital auprès des banques se monte à 8 millions 300 000 euros et que bien sûr elles ne seront pas les dernières servies.

Il est question de dégager des recettes supplémentaires grâce à une cotation des actes plus rigoureuse, car les dirigeants de la santé entendent bien que l’hôpital soit avant tout une entreprise profitable. Mais il s’agit avant tout de s’attaquer aux conditions de travail du personnel en réduisant le nombre de jours de RTT qui passerait alors de 18 à 14, en supprimant 22 postes à temps plein, en durcissant les conditions d’avancement, en fermant des lits quitte à tirer au maximum sur les conditions de travail déjà de plus en plus insupportables. Toutes ces attaques bout à bout représentent une économie de 880 000 euros aux dépens du personnel.

Depuis l’annonce de ce plan, le personnel s’est mobilisé à plusieurs reprises. Le 28 mai, 500 agents ont manifesté dans les rues de Morlaix. Tout le monde a ressenti cette manifestation comme un succès car elle démontrait que le mécontentement n’était pas cantonné à quelques services. Depuis, les assemblées appelées par les trois syndicats CGT, Sud et CFDT ont rassemblé entre 100 et 200 personnes. Des débrayages ont eu lieu à plusieurs reprises. Il s’agit de ne pas désarmer, de continuer à interpeller la direction. Outre le refus de subir les attaques de son plan, ce qui choque la plupart des participants est la volonté de rentabiliser la santé au détriment des soins. La mobilisation des personnels de l’AP-HP en région parisienne est regardée avec sympathie. Chacun sait bien que c’est la même politique qui est mise en œuvre partout.

La veille de la journée d’action du 25 juin, à l’appel de l’intersyndicale, les agents avaient bloqué à une soixantaine le conseil de surveillance de l’hôpital. Il a été reporté au 3 juillet.

La mobilisation se poursuit et un nouveau débrayage était prévu le 3 juillet pour interpeller une nouvelle fois les représentants au conseil de surveillance.

Correspondant LO 1 Juillet 2015

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25 juin 2015 ~ 0 Commentaire

chic: les usagers de concarneau demandent des urgences de nuit (cq)

manifestants-hopital-SUD

Les membres du comité de défense de l’hôpital de Concarneau ont exprimé leurs revendications à Quimper lors du conseil de surveillance du Chic mardi 23 juin.

Ils tiennent à leur hôpital. Mardi 23 juin, la quinzaine de membres du comité de défense de l’hôpital de Concarneau l’ont répété à plusieurs reprises lors de leur entrevue avec Ludovic Jolivet. Le maire de Quimper est aussi le président du conseil de surveillance du Centre hospitalier intercommunal de Cornouaille (Chic) dont dépend l’établissement de Concarneau.L’entretien a duré près de 45 minutes, mardi 23 juin. Dans une ambiance cordiale. Yvon Guillou est l’un des quatre porte-parole du comité de défense de l’hôpital de Concarneau: «Les urgences de jour fonctionnent très bien. Là n’est pas la question mais le service s’arrête entre 19 h et 9 h. Or, nous voulons que ce service soit assuré 24 heures sur 24. »
*
La décision de l’Agence régionale de santé de fermer les urgences la nuit, en 2008, a été une trahison insupportable. Yves Guillou ajoute: «Nous demandons de prendre en compte la réalité de la vie économique, sportive et culturelle et de modifier ces horaires. Nous vous demandons d’adapter dans un premier temps les horaires des urgences à toute cette activité.»
*
Cet état des lieux n’est pas nouveau. Il remonte à 2008. Danielle Coden, une autre porte-parole du comité, rappelle: «Nous avions obtenu les urgences jour et nuit au début des années 90 en échange de la fermeture de la maternité et du service de chirurgie. Or, la décision de l’Agence régionale de santé de fermer les urgences la nuit, en 2008, a été une trahison insupportable. » Sur cette revendication, le comité de défense de l’hôpital de Concarneau voulait un rendez-vous avec Jean-Roger Pautonnier, le directeur du Chic. Ils l’ont obtenu. Les deux parties doivent se retrouver mercredi 24 juin à Concarneau.En attendant, le directeur du Chic a rappelé qu’il n’avait pas le pouvoir de diminuer ou d’augmenter l’amplitude horaires des urgences. « Je n’ai pas la capacité d’agir », a-t-il souligné. André Fidelin, le maire de Concarneau, semble cependant penser le contraire. Ayant assisté à la réunion du mardi 23 juin, il a en effet demandé au directeur du Chic de « prolonger les horaires des urgences au moins pendant l’été. »
*
Douarnenez n’a pas la parole L’échange entre Ludovic Jolivet et les membres du comité de défense de l’hôpital de Concarneau devait durer une demi-heure. Il s’est légèrement pro- longé en raison de la présence d’une dizaine de membres du comité de défense de l’hôpital de Douarnenez. Mais ces derniers n’ont pas eu le droit de s’exprimer. Ludovic Jolivet: «Vous, vous n’avez rien demandé. Il faut un peu de méthode pour la démocratie.» Les Douarne- nistes ont alors déployé une banderole barrée de l’inscription “Touche pas à mon hosto”. En fin de réunion, Ludovic Jolivet a été légèrement bousculé au moment de sortir de la salle.
*
La réunion du conseil de surveillance, initialement prévu ce mardi à 15 h, a été annu- lée. Une partie des urgentistes de l’hôpital de Quimper s’était aussi invitée pour dénoncer des conditions de travail difficiles. Pour rappel, les urgences de l’hôpital de Quimper ont connu une progression sensible de leur activité en début d’année. La direction a proposé un renfort infirmier en début de soirée, c’est-à-dire de 20 h à 23 h 30, d’ici au 14 juillet.Ce n’est cependant pas la solution revendiquée par les syndicats.

23/06/2015 à 20:23 Par Matthieu Gain

http://www.cotequimper.fr/2015/06/23/chic-les-usagers-de-concarneau-demandent-des-urgences-de-nuit/

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24 juin 2015 ~ 0 Commentaire

le 25 juin à morlaix

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23 juin 2015 ~ 0 Commentaire

«salle de shoot»: besoin sanitaire, offensive réactionnaire (npa)

«salle de shoot»: besoin sanitaire, offensive réactionnaire (npa) dans Jeunes szlpmx-L

Une « salle de consommation à moindre risque » (SCMR), communément appelée « salle de shoot », surtout par les opposants, est un lieu destiné aux plus marginalisés des consommateurs de stupéfiants…

Elle a pour vocation de réduire les risques liés aux injections sans hygiène: VIH, hépatite C, de renouer avec les consommateurs un lien social souvent anéanti, et de diminuer les nuisances dans l’espace public.

Il existe plus de 90 salles de ce type dans le monde. La première créée en 1986 à Berne est l’un des piliers essentiels de la politique de la Suisse en matière de drogue, où il existe actuellement une quinzaine de salles. Ce dispositif fonctionne avec des résultats positifs en Espagne, en Allemagne, au Luxembourg, au Danemark, en Norvège, aux Pays-Bas, au Canada et en Australie.

En France, le dispositif fait débat et encore une fois, ce gouvernement cherche à ne pas brusquer la droite réactionnaire adepte du «pas de ça chez moi» et de la stigmatisation perpétuelle des plus faibles. La France essaie depuis 2013 d’ouvrir une SCMR à Paris, dans le quartier de la gare du Nord, haut lieu de la consommation et du trafic de drogues. Cette salle serait gérée par l’association Gaia, association qui fournit déjà aux toxicomanes du matériel stérile, avec des fonds publics. Dans ce quartier, jardin, toilettes publiques et cages d’escalier sont occupés par les toxicomanes, et la cohabitation avec les riverains est problématique.

Ouverture en 2016? Un premier projet, boulevard de la Chapelle, a soulevé l’ire des rive- rains dont la plainte a été jugée recevable par le Conseil d’État le 6 juillet 2013, pour non- conformité à la loi de 1970 sur les stupéfiants. Néanmoins, soutenu par la mairie PS du 10e arrondissement, le gouvernement a relancé le projet, et l’article 9 de la loi de modernisation du système de santé prévoit une expérimentation de 6 ans dans un local situé à l’intérieur de l’hôpital Lariboisière, avec deux infirmières rattachées. Cette salle coûterait 800 000 euros par an, sur un budget total de 388 millions d’euros consacrés à la prévention et à la lutte contre les addictions.

La loi doit passer au Sénat pour une adoption à l’automne et une ouverture de salle en 2016. Prudence quand même : au ministère de la Santé, on cherche des garanties… Les autorités annoncent dans le même temps une lutte accrue contre les dealers pour éviter l’effet d’attraction que pourrait générer la concentration de consommateurs.

La droite, UMP-Républicains en tête, est vent debout contre ce projet, et prédit l’arrivée de « paradis artificiels officiels », de « première marche vers la dépénalisation », de « zones de non-droit ». Elle s’obstine à défendre l’utilisation d’un bus spécialisé touchant pourtant un très petit nombre de toxicomanes, et prône sevrage et abstinence : des mots vains dans un monde où les drogués sont à ce stade des victimes…

Rappelons enfin que le chiffre d’affaire annuel de la drogue représente plus de 300 milliards d’euros dans le monde : le deuxième marché au monde après les armes, 2 mil- liards rien qu’en France. La drogue n’est pas née avec le capitalisme ni avec la mondia- lisation, mais le développement de son marché en est à l’évidence un avatar…

Catherine Segala

Mardi 23 Juin 2015, mise à jour Mardi 23 Juin 2015, 08:04

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20 juin 2015 ~ 0 Commentaire

roscoff: manifestation des salariés de la clinique kerlena (tc)

Manara-marre

Le personnel de la Clinique Kerléna, appuyé par ses délégués et le syndicat CGT, a manifesté, hier, sa détermination à faire valoir ses droits dans une conjoncture qu’il considère comme «une impasse».

Une délégation a rencontré, dès 9 h, Joseph Séïté, maire, conscient de la gravité de la situation et qui devait évoquer immédiatement «la question des équilibres mêmes des acti- vités santé sur le territoire» au Conseil d’administration de la Fondation Ildys, à Perharidy.

L’ensemble du personnel a observé un débrayage devant l’établissement à 11 h, au cours duquel Angélique Caroff, déléguée CGT, a dénoncé comme «un fait accompli», le transfert de l’activité vers Landerneau ou Brest, bien loin des «valeurs d’esprit de famille, de transparence et d’humanisme» revendiqué par le groupe Le Noble Age, lors du rachat de la clinique.

«Insécurité face à l’avenir» «Depuis 2013, les conditions de travail, la perte des acquis et la diminution de primes pour le personnel ont augmenté l’insécurité face à l’avenir», a rappe- lé la déléguée CGT, qui a fait part de sa démarche auprès de la direction et d’une respon- sable du Noble Age pour l’alerter sur «les difficultés financières ainsi qu’organisationnelles de travailler dans la région brestoise pour certains salariés».

Jean-Jacques Labous, de l’UL CGT, a, lui, mis en évidence les difficultés de prise en charge des patients âgés du Haut Léon qui souhaitent avoir des soins de proximité près de leurs familles. «Certains patients de l’hôpital de jour, dont le domicile est à une distance supérieure à 50 km du nouveau bâtiment, pourront-ils être pris en charge?».

Franck Monfort, délégué syndical CGT de Ildys, a engagé les personnels de Kerléna, dont «le droit évident est de travailler où ils vivent, à prendre les moyens de se défendre sans attendre au moyen de la grève et d’une opération escargot entre Roscoff et Morlaix, par exemple».

Brève publiée le 20 juin 2015 Le Télégramme, 20 juin 2015 :

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