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14 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

dossier, la sécu a 70 ans (anti-k)

sarko

Un acquis historique en péril

Les commémorations officielles des 70 ans de la sécu ont débuté en mai. La ministre de la Santé Marysol Touraine a rendu hommage à «ce trésor national», tout en prétendant «adap- ter la sécurité sociale aux défis du 21e siècle». Sans aucun doute la poursuite de sa politique d’adaptation et de soumission aux desiderata du patronat.

Le vrai défi, celui auquel doit se confronter le mouvement ouvrier, c’est la défense de la Sécu, sa reconquête, son développement. En clair, la mobilisation contre ce gouverne- ment et tous les fossoyeurs de la Sécu.

Les ordonnances de création de la Sécurité sociale ont été promulguées en octobre 1945. Chômeur ou PDG, chacun a pu se soigner et accéder à l’hôpital public. Les familles ont bénéficié des allocations familiales, et les travailleurs de leur retraites. Les fondateurs de la Sécu voulaient «libérer la classe ouvrière  de la peur du lendemain». L’objectif a été atteint et l’insécurité sociale a beaucoup reculé durant une trentaine d’années.

Au cœur de l’affrontement capital travail Le patronat n’a jamais accepté une institution qui ponctionne ses profits, jamais accepté que «chacun cotise selon ses moyens et perçoi- ve selon ses besoins», un principe qui préfigure partiellement un mode de répartition des richesses non capitaliste. Dès les années 50, il a publié de multiples rapports attaquant la Sécu. De 1953 (première tentative de réforme des retraites) à aujourd’hui (loi Touraine), les gouvernements de droite et de gauche se sont fait les relais du CNPF, puis du Medef.

Le droit à la santé a été rogné, les retraites réduites. De la grève générale des fonction- naires en 1953 aux luttes des années 2000 pour les retraites, les contre-réformes se sont à chaque fois heurtées aux mobilisations des salariéEs scandant «la Sécu, elle est à nous, on s’est battu pour la gagner on se battra pour la garder», manifestant ainsi leur fort attache- ment à cette institution. Et si la Sécu existe toujours, c’est uniquement grâce à ces résistances.

Le 14 septembre 2015 Dossier réalisé par la commission santé sécu social

La Sécu s’est construite en 1945 sur des principes qui ont gardé toute leur valeur. Combattus par le patronat, plusieurs n’ont jamais été appliqués, d’autres abandonnés au cours des années.

Toute une série de mesures depuis une vingtaine d’années favorisent une privatisation rampante de la branche maladie de la Sécu.

Directives européennes, négociations du traité de libre échange USA-UE, l’exemple grec montre la brutalité avec laquelle ces institutions peuvent agir.

http://www.anti-k.org/dossier-la-secu-a-70-ans-un-acquis-historique-en-peril

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10 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

brest la cavale blanche (lt)

manifestants-hopital-SUD

Un « hôpital sous tension » selon la CGT

Après avoir reçu les données de l’année 2014, la CGT de l’hôpital de la Cavale-Blanche a décidé de ne pas participer à l’élaboration du projet social qui doit être finalisé en février 2016. Pour le syndicat, il s’agit d’une solution « à la va-vite » : « Travailler dans l’urgence n’a pas de sens, estime Thomas Bourhis, infirmier et responsable CGT.

Ni les moyens ni les conditions ne sont réunis pour faire quelque chose de bien ». Le représentant syndical énonçait hier plusieurs problèmes, à commencer par la suppression de 168 postes dans les deux ans à venir, dans le cadre du plan de retour à l’équilibre.

« À cela s’ajoutent les 49 postes déjà supprimés en 2014, par non-renouvellement de contrats », calcule l’infirmier. En plus de la diminution des effectifs, la CGT a noté une aug- mentation de l’absentéisme du personnel. Un « signal d’alarme inquiétant » puisque, chez les aides-soignants, l’absentéisme est passé de 10,7 % en 2013 à 12,4 % en 2014. Thomas Bourhis dénonce également l’augmentation du travail en services de 12 heures, qui aura un impact sur la santé du personnel et sur la qualité des soins.

Une situation qui touche deux infirmiers, actuellement en arrêt maladie. Si leurs dossiers ont été validés par le comité médical, ils ont ensuite été refusés par le directeur de l’établis- sement. Le syndicat a donc décidé de porter le dossier devant le tribunal administratif. En bref, c’est un « hôpital sous tension » que le syndicat décrit, puisque l’établissement a connu trois fois plus de grèves en 2014 qu’en 2013. 9 septembre 2015

http://www.letelegramme.fr/finistere/brest/la-cavale-blanche-sous-tension-selon-la-cgt-

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10 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

le capitaliste (lo)

le capitaliste (lo) dans A gauche du PS
Une espèce dangereuse pour l’homme :

Les 8 millions de morsures de serpent font 100 000 morts chaque année et de nombreux handicapés.

Elles vont tuer encore plus dans les années à venir, du fait d’une décision de Sanofi Pasteur. Les espèces les plus dangereuses se trouvent dans la zone intertropicale, entre autres en Afrique. Or Sanofi avait mis au point un sérum, le FAV Afrique, qui guérissait des morsures d’une dizaine des plus dangereux reptiles. Mais en 2010 la société a trouvé que ce n’était pas rentable, les bénéficiaires étant trop pauvres et elle a décidé de cesser cette production. C’est effectif depuis 2014 et les stocks seront épuisés en 2016.

Un nouveau fabricant devrait remplacer Sanofi, mais il faut des années pour le proces- sus, et dans le meilleur des cas le nouveau sérum ne serait disponible qu’en 2019. Les dirigeants de Sanofi sont aussi dangereux que des serpents. Sauf que les reptiles ne mordent que par crainte d’un danger.

http://www.lutte-ouvriere.org/notre-actualite/breves/#5

http://www.anti-k.org/2015/09/10/linquietante-penurie-de-lanti-venin-fav-afrique/

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05 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

nutréa triskalia (fr3)

pesticide2

Le suicide du chauffeur reconnu comme accident du travail

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Depuis près d’un an la veuve d’un salarié de Nutréa-Triskalia se battait pour faire reconnaître le suicide de son mari, en mars 2014 en accident du travail. Le jugement est tombé ce matin devant le tribunal des affaires sanitaires et sociales de Saint-Brieuc.
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L’accident du travail est reconnu.  Depuis près d’un an Edith Le Goffic  demandait au Tribunal des Affaires sanitaires et socia- les de Saint-Brieuc de reconnaître en accident du travail le suicide de son époux, chauffeur chez Nutréa-Triskalia à Plouisy. Le jugement est tombé ce matin et l’accident du travail a bien été reconnu. « C’est un formidable encoura- gement pour toutes les autres victimes des pesticides qui ont d’autres procédures en cours et qui attendent réparation » a estimé L’Union Régionale Sud Solidaires de Bretagne, qui soutenait la famille.
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Victime d’un accident en janvier 2014 Le 21 mars 2014, Gwénaël Le Goffic, 41 ans, a été retrouvé pendu à son camion. Arrêté quelques mois pour dépression, il avait été, en janvier 2014, victime d’un accident du travail en déchargeant un aliment médicamenteux.  »Une poussière dans l’oeil due à un courant d’air », note la direction sur la déclaration d’accident du travail, assurant se fonder sur les affirmations de Gwenaël Le Goffic.
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Brûlure aux yeux : « son champ de vision s’est rétréci »   »Quand il a reçu l’aliment sur le visage, ça l’a brûlé, son champ de vision s’est rétréci », réplique sa veuve, assurant qu’il avait été « touché physiquement » lors des traitements des céréales en 2009 et 2010. Le jour de son accident, il avait ramené l’étiquette de l’aliment « en me disant: Celle-là, faut qu’on la gar- de », raconte-t-elle. A la gendarmerie, lorsqu’elle récupère le mot d’adieu de son mari, écrit sur une étiquette similaire, l’accident lui revient à l’esprit. « Pour moi, il m’a laissé un messa- ge: « Reviens là-dessus ». Nicolas Douillard, DRH de Nutréa, démentait tout lien entre le suicide du salarié et son travail, s’appuyant sur un rapport en ce sens de l’inspection du travail
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Le long combat judiciaire de salariés de l’agroalimentaire malades des pesticides L’affaire du chauffeur n’est pas isolée, ce suicide, comme le rappelle l’Union régionale Sud Solidaires, « s’était déroulé dans un contexte sanitaire particulièrement inquiétant au sein d’une l’entreprise qui depuis quelques temps accumulait les accidents du travail liés à l’utili-sation massive de produits phytosanitaires ». Malades puis licenciés après avoir été intoxi- qués par des pesticides dont ils avaient dénoncé l’utilisation sur des céréales, quatre an- ciens salariés de cette puissante coopérative bretonne Triskalia sont engagés depuis cinq ans dans un marathon judiciaire qui a révélé une utilisation contestable de produits chimiques dans l’agroalimentaire.
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Première intoxication en 2009 Leur histoire remonte à 2009. Ils travaillaient sur le site de Plouisy (Côtes d’Armor).  Cet été-là, 18 000 tonnes de céréales, stockées dans un silo avant de servir à la fabrication d’aliments pour bétail, « commencent à pourrir » et est infesté de charançons. Pour tenter de les rendre utilisables, un pesticide interdit d’usage, le Nuvan  Total, est injecté fin 2009 dans les céréales, qui seront manipulées sans protection. Lau- rent Guillou et Stéphane Rouxel, comme le chauffeur Claude Le Guyader et l’employé Pas- cal Brigant, contractent rapidement les symptômes: saignements, vomissements, maux de tête, fatigue intense…du syndrome « d’hypersensibilité chimique multiple », maladie chronique et invalidante mais qui n’est pas reconnue en France.
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Nouvelle intoxication en 2010 Après des arrêts de travail, les salariés reprennent le che- min de l’usine. Mais en 2010, des céréales sont traitées avec un pesticide surdosé. Les symptômes réapparaissent :  »En 2010, ça a été le cauchemar », témoigne Stéphane Rouxel, « j’ai pris peur à cracher du sang comme ça ». Les travailleurs intoxiqués, soutenus par le syndicat SUD Solidaires, en appellent alors à la justice.
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La faute inexcusable reconnue en septembre 2014 Si le tribunal des affaires sociales (TASS) de Saint-Brieuc a reconnu en septembre 2014 la « faute inexcusable » de Nutréa pour l’intoxication en 2010 de Stéphane Rouxel et Laurent Guillou, ces derniers, déclarés inaptes au travail puis congédiés, contestent aussi leur licenciement. Surtout, les quatre ex-salariés ont de nouveau porté plainte pour « mise en danger d’autrui » le 12 juin auprès du tribunal de grande instance de Saint-Brieuc, qui avait classé sans suite une première plainte similaire déposée en 2010.
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Cette fois, le tribunal a jugé la plainte recevable. « Les consommateurs ont le droit de savoir » ce qu’ils ont ingéré en consommant des animaux ayant mangé les céréales traitées, « c’est pour ça qu’on fait autant de bruit », explique Stéphane Rouxel.  »Il y a eu réellement des faits très graves, on a du mal à comprendre comment une entreprise condamnée pour faute inexcusable puisse être exonérée de toute faute pénale », estime Serge Le Quéau, responsable local de SUD-Solidaires. Par Krystell Veillard Publié le 03/09/2015
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02 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

huelgoat, débrayage à l’ehpad mont-leroux (lt)

y-en-a-marre
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Un débrayage a eu lieu ce mardi, à l’Ehpad (Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) Mont-Leroux à Huelgoat.
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A l’appel de la section CFDT, les salariés de la maison de retraite ont cessé le travail entre 14 h et 15 h pour dénoncer  » les méthodes de management de la direction ». Une soixantaine de salariés s’est rassemblée à l’entrée de la maison de retraite. Rejoints par une vingtaine de personnes extérieures à l’établissement, ils ont défilé dans les rues d’Huelgoat pour dire leur mécontentement. La direction n’a souhaité s’exprimer.
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01 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

cancer du sein et travail (lcr.be)

sein

Des données accablantes en provenance des États-Unis

Un rapport publié en août 2015 par le Fond du cancer du sein aux États-Unis contient des données accablantes sur le rôle des conditions de travail dans les cancers du sein. Basé sur une analyse minutieuse de la littérature scientifique la plus récente, le rapport confirme des associations déjà observées entre différentes professions et les cancers du sein.

Parmi les infirmières, le risque est augmenté de 50 %. Il est multiplié par quatre dans des professions qualifiées. De nouvelles associations apparaissent dans des recherches récentes. Le risque de cancer du sein est multiplié par cinq dans le secteur de la coiffure et de la cosmétique ainsi que parmi les travailleuses de l’industrie alimentaire. Il est multiplié par 4,5 parmi les travailleuses du nettoyage à sec et de la blanchisserie. Il est multiplié par quatre parmi les ouvrières de l’industrie papetières et des arts graphiques ainsi que dans la fabrication de produits en caoutchouc et plastique.

Le rapport liste les risques professionnels qui expliquent ces chiffres. Il s’agit princi- palement d’un ensemble de substances chimiques comme le benzène et d’autres solvants, les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), les pesticides et de nombreux autres perturbateurs endocriniens. Le travail de nuit et les rayonnements ionisants sont également à l’origine de cancers du sein.

En Europe, d’après les données de 2012, plus de 350.000 nouveaux cas de cancers du sein ont été déclarés en 2012 et la mortalité a dépassé 90.000 personnes. L’immense majo- rité des cancers du sein affecte des femmes. Parmi les femmes, c’est la première cause de mortalité par cancer. Dans les différents pays européens, l’incidence de ces cancers est en nette augmentation.

Pour Laurent Vogel, chercheur à l’ETUI, cette étude confirme que les carences de pré- vention sur les lieux de travail contribuent de manière importante à l’augmentation des can- cers. «On assiste depuis dix ans à un blocage des politiques communautaires de santé au travail. Cette situation accroît les inégalités sociales de santé. En ce qui concerne les can- cers du sein qui sont des cancers hormono-dépendants, la passivité de la Commission européenne par rapport au problème posé par les perturbateurs endocriniens et sa subor- dination aux lobbies industriels contribue à empêcher une prévention efficace sur les lieux de travail», a-t-il déclaré. 31 août 2015

Plus d’info sur:

http://www.etui.org/en/Actualites/Cancer-du-sein-et-travail-des-donnees-accablantes-en-provenance-des-Etats-Unis

http://www.lcr-lagauche.org/cancer-du-sein-et-travail-des-donnees-accablantes-en-provenance-des-etats-unis/

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28 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

santé: le désordre médical (npa)

ordre

Entretien. Bernard Coadou est médecin à la retraite dans la région bordelaise, mais militant à plein temps…

Tu es poursuivi par le conseil de l’ordre des médecins. Peux-tu nous dire pourquoi et ce que tu risques ?

Après mon départ à la retraite en 2011, j’ai décidé en 2012 de ne plus payer volontairement de cotisation à l’ordre des médecins de Gironde qui, durant les 40 ans de ma pratique médicale, a été un obstacle à franchir et non une aide pour mon exercice. Nous avions bataillé dur contre ce syndicat obligatoire dans les années 80-90… La gauche avait promis de le supprimer, mais a renié ses promesses.

Je pensais que l’ordre des médecins de Gironde allait me laisser tranquille. Depuis 3 ans, ils me harcèle et tente de me faire plier, avec envoi d’huissier, etc. Je ne risque plus rien professionnellement car je n’ai plus d’exercice médical rémunéré, mais je dois en principe continuer à leur payer une cotisation, sauf si je déclare que je ne suis plus médecin… Ce qui m’empêcherait entre autres de poursuivre mon travail associatif au Sénégal (qui se fait depuis 1990).

Si tout le monde a entendu parlé de l’Ordre des médecins, on connaît moins ses activités, ses origines…

Il est né le 7 octobre 1940 et s’est comporté assez souvent « en harmonie » avec l’occupant nazi et le pouvoir pétainiste de l’époque. Il n’a pas du tout été un bouclier défenseur de l’éthique médicale alors bafouée. Nous avons de multiples exemples, et nous allons en découvrir d’autres en demandant d’ouvrir les archives ordinales. Par la suite, il a réussi à se maintenir et à réunir en son sein de multiples pouvoirs : réglementaire, exécutif, judiciaire. Il se comporte en véritable lobby, apeurant les médecins et influençant les différents pouvoirs politiques qui se succèdent depuis des décennies.

Tu as fait partie d’un mouvement de médecins qui a contesté cet ordre sur la base d’une autre idée de la médecine…

Nous avons été des centaines à résister à cet authentique SOM (Syndicat obligatoire des médecins) qui s’est opposé à la médecine de groupe, à la libéralisation de la contraception et de l’avortement, à l’accès à la prévention et aux soins pour tous, plus récemment à la généralisation du tiers payant, etc. Il veut que nous financions sa propagande très souvent contraire à nos propres idées.

Qu’en est-il de cette résistance aujourd’hui ?

La résistance semblait éteinte mais il n’est pas impossible qu’une « étincelle » mette à nouveau « le feu à toute la plaine ». Nous ferons le point dans quelques mois. La magnifique résistance des infirmierEs à leur ordre créé en 2006 (sur 600 000, ils sont 430 000 à ne pas payer la cotisation obligatoire) va très certainement aider à la démarche de « DésOrdre médical » qui redémarre : nous travaillons à établir des convergences.

La montée en puissance de mon comité de soutien (560 membres à ce jour, constitué par mes connaissances professionnelles ou associatives dont je rétablis le lien au jour le jour) et les prises de position d’organisations au moment de mon procès en fin d’année 2015, vont permettre que se tienne non seulement le procès du médecin retraité que je suis (sans espoir du côté judiciaire, le règlement c’est le règlement…) mais aussi celui de l’institution ordinale et de sa légitimité. D’ores et déjà, nous préparons pour le mercredi 7 octobre quelques initiatives publiques à Bordeaux… Nous en reparlerons !

Propos recueillis par Isabelle Ufferte

Animé par l’association « La Santé Un Droit Pour Tous », un comité de soutien « Pour la liberté associative et syndicale » est constitué. Pour plus d’informations, le rejoindre, etc. : par mail santedroitpourtous33@gmail.com, par courrier au 6 rue de Balaclava 33800 Bordeaux, par téléphone au 06 70 54 76 85.

Lundi 27 Juillet 2015, mise à jour Lundi 27 Juillet 2015, 15:00

Commentaire: L’Ordre machiste (entretenu dans les salles de garde) s’est surtout opposé aux femmes: contraception, avortement…

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24 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

sida: épidémie meurtrière du capitalisme (ccr)

preservatif

Discriminations, inégalités entre les peuples, disparités sociales…(…)

A l’échelle mondiale, un gouffre d’inégalités intolérable quant à la prise en charge de l’épidémie Selon le dernier rapport de l’ONUSIDA, paru en juillet 2015, près de 37 millions de personnes vivent actuellement avec le VIH dans le monde, dont 6% seulement en Europe occidentale et centrale et en Amérique du Nord, les 94% restant se répartissant sur le reste du globe, majoritairement en Afrique subsaharienne. Parmi elles, 15 millions ont accès à une trithérapie antirétrovirale, ce dont ce même rapport se félicite.

Pas de quoi se réjouir pourtant, surtout quand on peut lire que la couverture thérapeutique ne concerne que 41% des personnes infectées en Afrique subsaharienne, pour descendre à seulement 14% au Moyen-Orient et en Afrique du Nord! Beaucoup de chiffres, mais qui illustrent à la perfection l’absurdité de l’auto-satisfaction des scientifiques de l’ONU, bien contents de présenter à l’opinion publique ces statistiques comme synonymes de progrès, quand on ne peut que dénoncer le nombre exorbitant (plus de la moitié!) de personnes recensées comme infectées par le VIH mais qui ne sont pas traitées, ainsi que la part considérable de la population mondiale nouvellement infectée chaque jour par le virus quand on connaît parfaitement ses modes de transmission et les moyens de la prévenir.

La première explication à donner n’est autre que le poids du système économique capitaliste écrasant les possibilités de développement des pays semi-colonisés. Quand les pays impérialistes, européens en premier lieu, viennent piller les ressources naturelles de ces pays et y implanter leurs entreprises, exportant ainsi les capitaux issus du travail des hommes vers leurs propres comptes, on imagine difficilement comment développer un système de soins et des conditions sanitaires décentes, permettant l’achat de traitements à des prix exorbitants, ainsi que l’édification de structures capables d’accueillir des malades atteints d’une pathologie aussi lourde et de toutes les complications qui peuvent en découler, quand, même en France, de plus en plus de services de ce type ferment, faute de moyens. (…)

Ainsi, dans des pays où le poids de la religion est encore considérable, les déclarations des différents papes qui se sont succédé ces dernières années, de Benoît XVI qui assurait en 2009 que l’utilisation du préservatif augmentait le problème du sida, jusqu’à François Ier qui n’aborde jamais le sujet du préservatif mais incite à «la chasteté», « la responsabilité sexuelle, «la monogamie» et «la fidélité», sont non seulement incroyablement réactionnaires et ancrées dans un système de relations patriarcales, mais par ailleurs, se bercent d’illusions quant à une sexualité qui est bien loin de s’inscrire dans le contexte traditionnel de la famille mononucléaire. Les tentatives pour nous faire croire à une sexualité qui pourrait s’exercer librement aujourd’hui sont bien loin des revendications légitimes qu’on peut avancer, d’une émancipation sexuelle, grâce à laquelle chacun pourrait vivre ses relations sans oppression ni contrainte. C’est à cette condition seulement que les campagnes d’éducation à la prévention et de distribution de préservatifs prendraient tout leur sens.

La logique des laboratoires pharmaceutiques, un frein à la recherche et à la diffusion des traitements Le coût encore trop élevé des thérapies antirétrovirales est le principal frein à la diffusion plus large de ces traitements évoquée par les responsables d’organisations telles que MSF (Médecins Sans Frontières). Un constat bien hypocrite quand on sait que le développement de ces traitements est aux mains de laboratoires pharmaceutiques privés, qui fixent leurs prix de manière quasi-libre, répondant à une logique de profits, dans une situation où ils ne sont que quelques uns à se partager le monopole de toute la filière.

Et l’ouverture récente du marché aux médicaments génériques n’est qu’une illusion, masquant de nouvelles inégalités qui se créent quant à l’accès aux traitements les plus en pointe. En effet, les génériques ne sont disponibles que pour les molécules les plus anciennes, encore lourdes d’effets secondaires pour l’organisme de celui qui les avale, et n’existent que sous des formes contraignantes, nécessitant la prise de plusieurs comprimés plusieurs fois par jour.

En comparaison, à chaque nouveau générique mis sur le marché, les labos répondent par la sortie d’un nouveau traitement, plus efficace, quasi-nul d’effets indésirables, combinant trois ou quatre molécules en un seul cachet, et ne nécessitant qu’une seule prise par jour, couvert de brevets qui assurent aux labos la possibilité de commercialiser leur produit à des prix excessifs, et de bénéficier d’un certain délai avant de devoir proposer de nouvelles avancées en matière de recherche.

Les inégalités se creusent parallèlement en matière d’accès aux thérapies les plus performantes, entre les territoires à l’échelle internationale, mais également en France, entre ceux qui peuvent se permettre d’avancer les frais liés à l’achat d’un médicament non-générique, et ceux qui doivent se contenter du générique couvert par le tiers-payant, en dépit de ses effets néfastes pour l’organisme. Le système de santé public se situe aujourd’hui dans une impasse, quand ses fournisseurs sont des acteurs privés qui font passer leurs intérêts avant tout, et seule l’expropriation des grands laboratoires pharmaceutiques et leur réappropriation par les travailleurs, principaux consommateurs de soins, pourront réorienter le système de soins en leur faveur.

Après plus de 30 ans d’évolution de l’épidémie, le développement de traitements de plus en plus performants, permettant de vivre quasiment normalement avec le VIH, voire en rémission complète comme le montre le cas récent d’une jeune femme de 18 ans qui vient de passer douze ans sans traitement sans développer aucun symptôme, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon appelle à un investissement d’encore 29 milliards d’euros par an jusqu’en 2020 dans la recherche, pour espérer en finir avec le sida d’ici quinze ans.

Il est totalement illusoire de penser qu’un tel investissement sera réellement mis en place, quand une évolution aussi longue d’une maladie aussi dévastatrice aurait pu signifier une implication bien supérieure des pouvoirs publics, dont la priorité d’investissement se situe visiblement à des années-lumières. (Extraits) Publié le 24 juillet 2015 Camilla Ernst

http://www.revolutionpermanente.fr/Le-sida-l-epidemie-meurtriere-du-capitalisme

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23 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

quand cazeneuve se fout royalement des dégâts du flashball (gdc)

flash

Est-il encore de gauche? 

Le défenseur des droits, Monsieur Toubon, qui ne fait après tout que son travail,  a demandé hier l’interdiction de cette arme dite «non létale» qu’est le flashball.  Non létale entre guille- mets, car un mort, à Marseille, en 2006,  est pourtant à déplorer.

Rien qu’entre 2004, date de son introduction en France par un certain Claude Guéant, qui en porte la lourde responsabilité, et 2013, on recensait déjà 26 personnes grièvement blessées, pour la plupart au visage. Certains y ont même perdu un œil.

Les dits « incidents » sont récurrents, comme en témoigne ce conséquent dossier de Mediapart sur le sujet. Dernièrement, ce qui a fait réagir le défenseur des droits, c’est le cas de ce jeune de 14 ans blessé par un tir de flashball au niveau des testicules par la police, dans la nuit du 13 au 14 juillet, à Argenteuil (Val-ad’Oise).

L’IGPN a d’ailleurs aussitôt été saisie par le parquet compétent, celui de Pontoise. Même cette dernière, usuellement qualifiée de police des polices, s’est déclarée défavorable à l’utilisation du flashball lors de la présentation de  son rapport d’activité pour l’année 2014, le jeudi 21 mai.

Pourtant, contre toute attente démocratique, et malgré des faits têtus, celui qui n’a jamais su prendre ses responsabilités dans le meurtre de Rémi Fraysse s’obstine à consi- dérer que le flashball est un mal nécessaire, alors que ce dernier, au tir particulièrement imprécis, à déjà causé tant de séquelles irréversibles, touché tant de victimes innocentes, qui n’avaient pour seul tort que de participer à une manifestation pourtant autorisée…

Monsieur Cazeneuve à juste consenti à répondre par le biais d’un obscur porte-parole du ministère de l’intérieur, Pierre-Henry Brandet, en un sabir assez significatif de ces gens là, qu’un moratoire sur l’utilisation du flashball serait contre-productif…

Voilà voilà…Et l’on voudrait que je sois confiant en l’esprit de responsabilité de nos dirigeants alors qu’ils ne voient aucun inconvénient à ce que nos enfants soient mutilés par leurs bons soins ? C’est quoi, ce monde dit civilisé qu’on nous sert ici? De gauche, vraiment ?

22 juillet 2015

http://gauchedecombat.net/2015/07/22/quand-cazeneuve-se-fout-royalement-des-degats-du-flashball-est-il-encore-de-gauche/

Lire aussi:

http://npa29.unblog.fr/2015/03/20/passe-darmes-matinale-a-lassemblee-entre-deputes-et-blesses-du-flashball-rue-89/

http://www.npa2009.org/actualite/flashball-protegeons-nous-desarmons-la-police

http://www.revolutionpermanente.fr/Moratoire-et-interdiction-du-Flash-ball-Mais-qu-en-pensent-les-socialistes

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17 juillet 2015 ~ 0 Commentaire

italie, amiante: peine de prison pour 11 anciens dirigeants de pirelli (ci)

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Pour la première fois à Milan, la justice a reconnu des responsables d’un groupe industriel coupables de la mort d’ouvriers, à la suite de leur exposition à l’amiante.

Après deux acquittements dans des procès de maladies liées à l’amiante, en février et en avril derniers, “le tribunal de Milan a prononcé la première condamnation dans la capitale industrielle,écrit le Corriere della Sera. Onze ex-administrateurs de Pirelli (qui ont presque tous largement dépassé les 80 ans) ont été déclarés coupables d’homicide et de blessures involontaires”.

Les victimes sont une vingtaine d’ouvriers atteints de mésothéliome, une forme de cancer qui découle de l’exposition à l’amiante. Certains d’entre eux sont morts. Ils travail- laient dans les secteurs mélange (de gomme) et poids lourds de deux usines milanaises du fabricant de pneumatiques italien. Il s’agit de condamnations en première instance, allant jusqu’à sept ans et huit mois d’emprisonnement.

La défense a annoncé qu’elle ferait appel. D’après le Corriere, elle cherchera sans doute à faire valoir une autre expertise scientifique, et à jouer sur la longueur de la période dont il est question – de 1977 à 1988. En effet, “le sort de ce type de procès est déterminé par la difficulté d’identifier la durée de la vie professionnelle de chaque ouvrier” pendant laquelle l’exposition à l’amiante l’a conduit à développer un cancer, et quelles étaient les personnes aux responsabilités à ce moment-là.

C’est justement sur cette longue période que le ministère public a insisté, arguant qu’elle  “aurait requis des mesures structurelles”. Or, relève le journal de Milan, certains ouvriers ont déclaré : “Quand nous essayions de demander une amélioration des conditions de sécurité, on nous répondait : ‘Tais-toi et bosse !’

Le Corriere della Sera liste les huit procès toujours en cours, et leur nombre de victi- mes respectifs. Il rappelle que “vingt-trois ans après la mise au ban de l’amiante, 32 millions de tonnes de cette fibre cancérogène sont encore dispersées dans notre pays”. Mais aussi que, “d’après le Comité économique et social européen, l’amiante entraîne chaque année la mort de 47 000 personnes en Europe, soit le double des victimes d’accidents de la route”.

http://www.courrierinternational.com/article/italie-amiante-peine-de-prison-pour-11-anciens-dirigeants-de-pirelli

Voir aussi:

Amiante : un scandale historique, un procès… et un acquittement

Le plus grand procès en Europe contre l’amiante

Commentaire: Et en France? Le lobby de l’amiante semble plus puissant qu’en italie!

 

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