Archive | Santé

10 juin 2015 ~ 0 Commentaire

rennes: des chercheurs à l’origine d’une étude (fr3)

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Sur l’impact d’insecticides sur le développement intellectuel des enfants

Une classe d’insecticides très largement utilisée dans l’agriculture ou pour des usages domestiques, les pyréthrinoïdes, pourrait affecter le développement intellectuel des enfants, selon une étude de chercheurs de l’Inserm diffusée mardi.

« Le résultat de cette étude montre que l’exposition pendant l’enfance à des insecti- cides pyréthrinoïdes » telle que mesurée dans l’urine par les concentrations de deux rési- dus de ces produits est « associée à des capacités neurocognitives plus faibles chez des enfants de six ans (…) », selon un article publié dans la revue Environment International.

Des chercheurs de l’Université et du CHU de Rennes se sont attachés à évaluer les corrélations entre les capacités cognitives d’un échantillon de 287 enfants de six ans et les concentrations en éléments résiduels de ces insecticides dans leur urine. Ils ont testé la compréhension verbale des enfants qui est un bon indice de leur aptitude scolaire et leur capacité à mémoriser des informations nouvelles. Parallèlement la concentration de six métabolites différents, des résidus de la décomposition par le corps d’insecticides pyréthrinoïdes, a été mesurée dans l’urine de ces mêmes enfants.

Pour deux de ces six marqueurs, une corrélation a été trouvée entre leurs concen-trations et la faiblesse des performances cognitives des enfants, même en tenant compte de facteurs capables de biaiser les résultats. Les performances intellectuelles plus faibles retrouvées chez certains enfants se traduisent par des difficultés de concentration, de compréhension de l’environnement et dans l’acquisition des nouvelles connaissances.

Une étude à nuancer  « Bien que ces observations doivent être reproduites par d’autres études afin de pouvoir conclure définitivement, elles pointent la responsabilité potentielle à faibles doses de la deltaméthrine en particulier (un pyréthrinoïde, ndlr) et des insecticides pyréthrinoïdes en général », explique dans un communiqué de l’Inserm Cécile Chevrier, auteur principal de ces travaux.  »Des efforts de recherche doivent se poursuivre afin d’identifier des causes qui puissent faire l’objet de mesures de prévention » a estimé de son côté le médecin Jean-François Viel, également signataire de ces travaux.

« Nous n’avons pas de mécanisme d’action à proposer aujourd’hui » pour expliquer ce « lien », a-t-il reconnu lors d’une conférence de presse organisée mardi à Paris. Autre point faible de l’étude, il est difficile d’évaluer précisément à partir des métabolites résiduels retrouvés dans l’urine le niveau d’exposition réel aux insecticides. Abondamment utilisés dans le monde, les pyréthrinoïdes demeurent source d’interrogations sur leur impact à long terme pour la santé humaine en particulier pour les foetus et jeunes enfants dont les systèmes nerveux sont plus vulnérables.

E.C avec AFP Publié le 09/06 18:47, mis à jour le 09/06 18:55

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/2015/06/09/rennes-des-chercheurs-l-origine-d-une-etude-sur-l-impact-d-insecticides-sur-le-developpement-intellectuel-des-enfants-743403.html

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05 juin 2015 ~ 0 Commentaire

triskalia: le combat d’une veuve à saint-brieuc (fr3 + of)

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Edith le Goffic était entendue par le tribunal des Affaires Sociales de Saint-Brieuc.

Son mari, Gwénaël, s’est suicidé sur son lieu de travail, suite à son intoxication par des pesticides. Elles veut faire reconnaître cet acte désespéré comme accident du travail.  70 personnes se sont données rendez-vous devant le tribunal des Affaires Sociales de Saint-Brieuc pour soutenir Edith le Goffic. L’audience examinait sont recours pour faire reconnaître le suicide de son mari Gwénaël sur son lieu de travail. Il travaillait au sein de l’entreprise Nutrea de Plouisy, où il a été intoxiqué par des pesticides et des aliments médicamenteux pour porcelets premier âge, comme d’autres salariés de la coopérative Triskalia.

Le tribunal rendra sa décision le 3 septembre.

Par Stéphane Grammont Publié le 04/06 16:37, mis à jour le 04/06 17:33

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/2015/06/04/triskalia-le-combat-d-une-veuve-saint-brieuc-739503.html

http://www.ouest-france.fr/ex-salarie-de-triskalia-mobilisation-devant-le-tribunal-de-saint-brieuc-3452948

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23 mai 2015 ~ 0 Commentaire

colère et détermination des hospitaliers à paris !

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Le NPA apporte son soutien aux milliers de salariéEs de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris qui ont faire connaître sous les fenêtres de Martin Hirsch leur totale opposition à son projet d’allongement de la durée du travail avec la suppression jours de RTT.

Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas vu un rassemblement aussi nombreux malgré les assignations, aussi dynamique et combatif!

«Le plan de Martin Hirsch n’est ni amendable, ni négociable!», «Retrait du pro- jet!», «Tous ensemble, demain on continue!» étaient les slogans les plus repris. La mobilisation continuera bien la semaine prochaine avec des Assemblées Géné- rales dans tous établissements et un nouveau rassemblement devant les bureaux de Martin Hirsch, le jeudi 28 mai.

L’enjeu de cette mobilisation va bien au delà de l’AP-HP.Tous les agents des hôpitaux en Europe subissent la baisse des effectifs, la dégradation des conditions de travail. Partout en France les directeurs d’hôpitaux veulent remettre en cause les RTT.

C’est donc partout qu’il faut poursuivre la mobilisation sans même attendre la journée de grève nationale appelée le 25 juin par l’intersyndicale.

Montreuil, le 21 mai 2015

http://npa2009.org/communique/colere-et-determination-des-hospitalieres-paris

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13 mai 2015 ~ 0 Commentaire

contre la répression policière, légalisation des drogues pour mettre fin au trafic! (npa)

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Ce dimanche 10 mai, deux cents habitants de Saint-Ouen se sont ras- semblés devant la mairie à l’appel du collectif «Saint-Ouen Debout» pour dire «stop» à la violence, après une série de fusillades, liées au trafic de drogue.

Issues des quartiers populaires, ces femmes, qui constituent le collectif, s’ex- priment contre l’augmentation des forces policières et réclament plus de préven- tion auprès des jeunes des quartiers, estimant que « rajouter, renforcer les forces policières, non ce n’est pas une réponse du tout ». Le collectif, qui a demandé à être reçu par le maire, mais aussi par le ministre de l’Intérieur, n’a pas tardé à recevoir une réponse par médias interposés.

Qu’il s’agisse du maire de droite, William Dellanoy, du président du groupe socialiste à l’Assemblée, Bruno Le Roux, du ministre de l’intérieur, Bernard Caze- neuve, une seule réponse: plus de répression! Plus de 40 CRS seront ainsi déployés, en plus d’un renforcement de la «vidéosurveillance» et d’un travail plus étroit entre la police et les douanes.

Si le gouvernement et ses relais locaux s’acharnent à renforcer l’arsenal répressif c’est bien parce que la «guerre à la drogue» est avant tout une guerre sociale et sert des objectifs politiques.

En maintenant sa politique de prohibition du cannabis, le gouvernement main- tient et légitime «de fait» le trafic, stigmatisant de la sorte, les jeunes des quartiers populaires, qui subissent eux, tous les jours, la violence de ce système, en l’occur- rence, chômage, précarité, répression policière, contrôles au faciès et racisme d’Etat.

De ce fait, en s’attaquant au «problème» de la drogue, le gouvernement nous détourne du véritable problème, le chômage de masse et la misère économique. Alors que gouvernement et patronat sont à l’unisson pour maintenir ce chômage de masse et augmenter la répression, la jeunesse et les travailleurs des quartiers populaires doivent leur opposer leurs propres solutions: la fin des emplois pré- caires et du chômage de masse. Un emploi stable pour tous et une allocation d’autonomie pour les jeunes!

Et pour combattre ces soit disant «mafias», la solution, ce n’est ni la répres- sion des «dealers», ni celle des «consommateurs», mais la légalisation des stupéfiants, à commencer par le cannabis, comme pour l’alcool ou le tabac, ainsi que leur commercialisation et leur vente par l’Etat, accompagnées d’une politique de sensibilisation et de prévention à l’école. Montreuil, le 12 mai 2015

http://npa2009.org/communique/contre-la-repression-policiere-legalisation-des-drogues-pour-mettre-fin-au-trafic

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11 mai 2015 ~ 0 Commentaire

guéret, le 13 juin

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02 mai 2015 ~ 0 Commentaire

désamiantage: deux ans de prison requis contre un « serial pollueur » (fr3 + of)

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Le parquet a requis jeudi à Rennes au moins deux ans de prison pour un entrepreneur accusé d’avoir entreposé des déchets d’amiante dans une dizaine de sites clandestins de l’ouest de la France. Le jugement a été mis en délibéré au 2 juin.

Plusieurs dizaines de manifestants se sont rassemblés à l’extérieur de la cité judiciaire avec des pancartes telles que « Les empoisonneurs doivent être jugés » alors que se tenait le procès de Daniel Couet, ancien patron de la société de désamiantage et de démolition CDEC à Bain-de-Bretagne (Ille-et-Vilaine).

En dépit de la règlementation « Vous avez comme le Petit Poucet essaimé vos déchets d’amiante aux quatre coins du Grand Ouest. Vous êtes un serial pol- lueur », lui a lancé Michel Ledoux, avocat des parties civiles, qui a réclamé 12.000 euros de dédommagement pour huit anciens salariés. Maître Ledoux a évoqué des agriculteurs qui risquent de déterrer un jour de l’amiante cachée dans leurs champs. « Peut-être que dans 50, 60 ou 70 ans, des maladies liées à l’amiante pourront vous être imputées », a-t-il dénoncé.

Evoquant « une volonté manifestement délibérée » d’ignorer la réglementation, le procureur a réclamé au moins deux ans de prison pour Daniel Couet, qui a déjà purgé quatre mois de détention provisoire, et 2.000 euros de dédommagements pour six des anciens salariés.

Neuf sites pollués La CDEC, fondée en 1999, a été mise en liquidation après la mise en examen de son patron fin 2008. Elle a compté jusqu’à 25 salariés et est intervenue sur de nombreux chantiers publics de démolition: lycées, gymnases, hôpitaux… Dénoncé à l’époque par un ancien salarié, Daniel Couet est poursuivi pour avoir déposé entre 2003 et 2008 des déchets d’amiante dans neuf sites sauvages, notamment des champs ou des forêts, répartis sur sept départements.

La sécurité précaire des salariés Quant à ses ex-salariés, il lui est reproché de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour les protéger lors des travaux de retrait d’amiante. La présidente du tribunal a évoqué des « manquements » dans les mesures de sécurité dont auraient dû bénéficier les désamianteurs, rappelant que ces derniers devaient parfois se contenter de se verser une bouteille d’eau sur la tête en guise de décontamination.
« C’est dangereux », a dû reconnaître le prévenu, un homme de 59 ans plutôt corpulent et agité de tics, qui a admis qu’il avait bien été formé aux risques de l’amiante. La présidente a évoqué aussi des démolitions de bâtiments scolaires, avec « des sacs amiantés qui restent dans l’école, alors que les élèves courent à côté ». Elle a relevé que CDEC était souvent la mieux-disante lors de marchés publics, soupçonnant que cela était lié aux économies faites sur la sécurité.

Les avocats de la défense ont dénoncé un dossier « bâclé », estimant qu’il n’y avait pas de certitude sur la nature des déchets abandonnés, faute de fouille des lieux d’enfouissement. « J’ai l’impression que Mr Couet est un véritable bouc émissaire », a plaidé le bâtonnier Philippe Olive. Aucun des ex-salariés qui se sont portés partie civile n’a contracté de cancer, mais Patrick Hamon, président de l’association départementale de défense des victimes de l’amiante de Loire-Atlantique, Addeva 44, a rappelé à l’AFP que la maladie  »se déclenche 20, 30 ou 40 ans après l’exposition à l’amiante ».

« On transportait des gravats mais on ne savait pas ce qu’il y avait dedans », a expliqué Gérard Pigeon, un ancien chauffeur de l’entreprise. « Moi, je bâchais mon camion à cause de la poussière. Une fois, (Daniel Couet) nous a dit: ‘c’est de l’amiante mais c’est pas grave, il n’y a pas de problème’ », a témoigné par télé- phone cet ancien salarié. Gérard Pigeon affirme avoir eu un suivi médical juste après la fermeture de l’entreprise, « mais rien depuis ». « Je m’inquiète pour moi, pour mes trois enfants et pour mon ex-femme: c’est elle qui lavait les bleus de travail que je ramenais à la maison », dit-il.

Le jugement a été mis en délibéré au 2 juin à 14h00.

T.P. avec AFPPublié le 01/05/2015 | 11:48

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30 avril 2015 ~ 0 Commentaire

cancer du sein: il faut le 100 % pour tous les soins (lo)

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Un rapport de l’Observatoire sociétal des cancers publié le 23 avril dénonce le coût de la prise en charge d’un cancer du sein.

Le traitement de ce cancer est en principe pris en charge à 100 %, et c’est bien la moindre des choses pour le plus répandu des cancers féminins et un des plus graves: il touche 48 000 femmes, avec un nombre important de décès.

Mais, après l’opération du cancer, les malades doivent faire face à des frais non remboursés, qui restent donc à leur charge, comme des séances de kiné- sithérapie, des consultations de psychologie, l’achat de produits d’hygiène et de soutien-gorge adaptés.

En moyenne cela représenterait 456 euros. Mais le traitement d’un cancer du sein peut aussi nécessiter l’ablation totale de celui-ci, une mastectomie, pour ôter une tumeur étendue. 20 000 femmes sont concernées chaque année. Si la mala- de, après l’opération, décide de recourir à une reconstruction mammaire, la note est élevée: 1 390 euros non remboursés.

Le rapport donne le chiffre d’une femme sur quatre refusant cette recons- truction, notamment pour des raisons financières, entre autres les dépassements d’honoraires demandés par les chirurgiens. Pourtant cette opération ne relève pas de la chirurgie esthétique et, pour bien des femmes, elle est évidemment psychologiquement importante.

Pour le cancer du sein comme malheureusement pour bien des maladies, la qualité des soins dépend aussi des revenus des malades et les inégalités se creusent, au détriment bien sûr des femmes les plus pauvres. 28 Avril 2015

Cédric DUVAL

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/2015/04/28/cancer-du-sein-il-faut-le-100-pour-tous-les-soins_36965.html

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29 avril 2015 ~ 0 Commentaire

nutréa-triskalia: des collectifs de soutien aux victimes d’intoxication aux pesticides (fr3)

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Plusieurs « collectifs de soutien citoyen » viennent de voir le jour en Bre- tagne, à Rennes, Redon et Morlaix notamment, pour appuyer le combat d’an- ciens salariés de l’entreprise Nutréa victimes d’une intoxication aux pesticides et ensuite licenciés, ont annoncé lundi leurs initiateurs. Les membres de ces collectifs et du Comité de soutien déjà existant et rassemblant une myriade d’organisations politiques, syndicales ou environnementales, espèrent ainsi « casser le silence » autour du cas de ces salariés. Leur objectif, ont-ils expliqué à la presse, est d’amener les différents protagonistes, au premier rang desquels la toute puissante coopérative Triskalia, dont Nutréa est une filiale, à assumer leurs responsabilités. 
Reconnaissance de la « faute inexcusable » pour deux salariés intoxiqués  Deux de ces anciens salariés de l’usine de Plouisy (Côtes-d’Armor) avaient obtenu, en sep- tembre 2014, la reconnaissance par le tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS) de Saint-Brieuc de la « faute inexcusable » de la société de nutrition animale. Malgré cette décision, le marathon judiciaire de Stéphane Rouxel et Laurent Guillou et des autres salariés intoxiqués – au moins au nombre de six – se poursuit pour évaluer les préjudices subis et leur indemnisation.
         
Nouvelle expertise pour d’autres salariés ce mois d’avril Début avril, la cour d’ap- pel de Rennes a ordonné une nouvelle expertise et désigné un expert médical pour réévaluer le taux d’incapacité permanente partielle (IPP) de deux d’entre eux, Claude Le Guyader et Pascal Brigant. Le 4 juin, le TASS de Saint-Brieuc doit à nouveau sta- tuer, cette fois sur un recours déposé par la veuve d’un ex-salarié de Nutréa-Triska- lia, lui aussi intoxiqué, pour faire reconnaître en accident du travail le suicide de son mari dans l’usine.

« Nutréa devait avoir conscience du danger » Dans son jugement, le TASS avait souligné que Nutréa « devait avoir conscience du danger auquel ses salariés étaient exposés et (n’avait) pas pris les mesures nécessaires pour les en préserver ». Il évo- quait les « symptômes graves » dont ils avaient été victimes en 2009 du fait de l’utili- sation d’un produit neurotoxique interdit depuis 2007, le Dichlorvos, pour traiter des céréales destinées à la fabrication d’aliments pour bétail

Un combat exemplaire selon René Louail (EELV) Evoquant « un combat exemplaire », le conseiller régional EELV René Louail a indiqué que son parti, en liaison avec le groupe européen des Verts, allait demander « une commission d’enquête nationale et euro- péenne » sur Triskalia. « Il est inconcevable que cette entreprise soit considérée comme une coopérative et fasse donc partie du réseau de l’économie sociale et solidaire, alors que ses dirigeants se comportent comme des voyous », a-t-il ajouté, souhaitant que « son statut de coopérative lui soit retiré ». Publié le 28/04/2015 | 09:56, mis à jour le 28/04/2015 | 09:58

http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/2015/04/28/nutrea-triskalia-des-collectifs-de-soutien-aux-victimes-d-intoxication-aux-pesticides-713787.html

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27 avril 2015 ~ 0 Commentaire

brest, carhaix, grève des blocs opératoires annoncée le 27 avril (of)

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La CGT du CHRU Brest-Carhaix appelle le personnel du bloc opératoire et l’ensemble du personnel dépendant de l’activité des blocs à la grève le lundi 27 avril

La CGT du CHRU Brest-Carhaix appelle le personnel du bloc opératoire et l’en- semble du personnel dépendant de l’activité des blocs à la grève le lundi 27 avril. « « Malgré les précédentes mobilisations du personnel, les avis négatifs des instances représentatives du personnel, l’alerte du CHSCT, la direction refuse d’ouvrir des négociations et de modifier son projet d’augmentation des amplitudes opératoires au bloc opératoire de la Cavale Blanche », indique le syndicat qui appelle la population à soutenir le mouvement de grève. Un rassemblement est prévu à 9 h à l’entrée de l’hôpital Morvan, puis une manifestation jusqu’à la place de la Liberté. Brest – 25 Avril

http://www.ouest-france.fr/hopital-de-brest-greve-des-blocs-operatoires-annoncee-le-27-avril-3355961

http://www.ouest-france.fr/hopital-de-carhaix-le-personnel-du-bloc-operatoire-en-greve-3362660

Voir aussi Rennes le 28:

http://www.rennes-info.org/Le-Centre-Hospitalier-Guillaume,7560

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18 avril 2015 ~ 0 Commentaire

mon hôpital va craquer! (npa)

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C’est en tout cas le diagnostic… des Renseignements généraux, qui dans une note confidentielle du 5 mars 2015, révélée par Le Parisien, décrivent entre autres un « service des urgences malade d’un engorgement massif (…) Aussi syndicats et personnels médicaux dénoncent le stress et l’épuisement des équipes de soin, n’hésitant plus à parler de « burn out ». »

Douze ans après la canicule de 2003 et ses 15 000 morts, tous les gouverne- ments n’ont fait qu’asphyxier toujours davantage les hôpitaux, qui crèvent du sous- effectif chronique et de la suppression de toujours plus de lits. Car l’avenir serait à la médecine «ambulatoire»: il faut que les malades restent hospitalisés le moins longtemps possible!

Le socialiste Le Guen avait d’ailleurs justifié la fermeture des urgences de l’Hôtel-Dieu, en plein cœur de Paris, en osant affirmer qu’il fallait «rompre avec une conception misérabiliste de l’hôpital» et développer «l’hôpital debout». Après le décès d’une patiente transférée aux urgences voisines de Cochin, et morte faute d’une prise en charge assez rapide, le ministère proposait de «fluidifier davantage les parcours» grâce à des nouveaux logiciels de gestion des accueils. Cet hiver, on a vu les excellents résultats de cette politique, avec l’explosion des urgences face à l’afflux des malades de la grippe, et de nombreuses morts qui auraient pu être évités.

Libéralisme dans la santé: un cancer généralisé Mais si les urgences appa- raissent pour l’instant comme le «maillon faible» de l’hôpital, c’est parce qu’elles sont  le point de convergence de toutes les pathologies de l’hôpital public et au- delà de tout le système de soins.

L’inflation des dépassements d’honoraires et des déremboursements conduit de plus en plus de gens à s’adresser aux urgences, qui peinent ensuite à «reca-  ser» des malades dans d’autres services, car les «actes» destinés à soigner des personnes âgés ou en détresse sociale risquent de ne pas être «rentables» au vu des critères de financement des hôpitaux par le système de la «T2A», la tarification à l’activité…

Alors le bouchon des urgences s’allonge, des patients, parfois très âgés, res- tent sur des brancards pendant plusieurs jours, les personnels sont au bord de la crise de nerfs.

C’est tout le système public de santé qui crève de l’austérité et pourrait véri- fier la conclusion de la note des RG: «ce constat est à l’origine d’un certain mécontentement qui s’est caractérisé par quelques rassemblements dans l’Hexagone. (…) Compte tenu de la fragilité économique des établissements hospitaliers et des annonces de restrictions budgétaires qui devraient être communiquées dans les prochaines semaines (…), quelques mouvements de protestation pourraient prendre corps.»

En effet! Libération a révélé le 8 mars un texte «confidentiel» du ministère de la santé, intitulé «Kit de déploiement régional du plan ONDAM à destination des ARS». Traduction de cette poésie bureaucratique: plan sur trois ans de la baisse des dépenses (l’ONDAM est l’objectif de dépense publique de santé voté par le parlement) orchestrée par les Agences régionales de santé, chargées de coordonner et surtout restructurer les établissements.

L’objectif: 10 milliards d’économies d’ici 2017, dont 3 dans les hôpitaux publics. Il faudrait économiser 1,2 milliard d’euros en mutualisant les achats hospitaliers ; 400 millions en développant la chirurgie ambulatoire; 600 millions en réduisant les durées de séjour; et enfin 860 millions d’euros par «la maîtrise de la masse salariale».  En clair: la suppression de 22 000 emplois dans les hôpitaux!

Une contestation profonde Alors, bientôt l’explosion, partout, de la colère des personnels? En tout cas, à l’heure où nous écrivons, alors que la loi Touraine est en débat et que différentes corporations libérales descendent dans la rue avec des revendications réactionnaires1, il y aussi une montée de la colère des salariés.

Les urgences des hôpitaux du Mans, de Tours, d’Orléans, de Clermont-Ferrand sont dans la grève et dans la lutte. En janvier, plusieurs hôpitaux bretons sont allés manifester et envahir l’ARS de Rennes. Liste non exhaustive.

Sans préjuger de l’avenir, il semble émerger une contestation profonde, qui ne reste pas cantonnée aux revendications d’une corporation, comme les infir- miers et infirmières anesthésistes ou les sages-femmes qui se sont longuement battus pour leur statut, avec la volonté de militants syndicalistes et de personnels non syndiqués (dont certains ont constitué la « Convergence des hôpitaux contre l’hôstérité ») d’élargir leur révolte dans deux directions: mobiliser la population de leur région, faire converger les luttes de tous les établissements de  santé.

Samedi 18 Avril 2015 Yann Cézard

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