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29 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Le féminisme à l’offensive : pentalogue pro-vie (Lcr.be)

Le féminisme à l'offensive : pentalogue pro-vie (Lcr.be) dans Féminisme droit_a_l_avortement_pro_choix_lejeune-300x207

Le débat politique et médiatique des dernières décennies autour de l’avortement, est accompagné d’une appropriation croissante de la défense de la vie par une partie de la droite, en opposition intéressée au féminisme pro-choix qui défend le droit de décider.

Si, comme féministes, nous nous sommes défendues contre les accusations  d’égoïsme et/ou d’infanticide venant de la machinerie catholique et de ses fidèles, il faut reconnaitre que nos tentatives de contester le monopole de la droite sur la défense de la vie a donné jusqu’ici peu de fruits. Bien qu’anti-choix, les anti-avortement sont reconnus par tout le monde comme pro-vie et le féminisme continue d’être identifié comme pro-avortement et anti-vie.

Cependant, cette logique est fausse. Le féminisme défend la vie. Il l’a toujours fait. C’est pourquoi, au moment où les tenants de la morale traditionnelle sortent de leur terrier pour charger à nouveau contre le droit de décider et la liberté, dans un contexte où les politiques d’austérité et les médias joignent leur forces pour ressusciter la mode de la femme soumise et pleine d’abnégation, il est plus que jamais stratégique de revendiquer le féminisme comme profondément pro-vie et de nous délivrer du cadre sémantique qui nous est imposé de l’extérieur. Le féminisme pro-vie n’appuie pas seulement la revendication de la liberté et de l’autonomie féminines comme éléments clés de la lutte des femmes. Au moment où la droite recommence à attaquer les femmes en nous criminalisant et en nous dépossédant de nos droits, il propose et présente aussi notre réappropriation de la vie comme point initial et cheminement émancipateur. Voici une première proposition pour les cinq lignes de force, un pentalogue, du féminisme pro-vie:

1. Le féminisme défend le droit des femmes à interrompre leur grossesse en toute sécurité. Comme le constate l’Organisation Mondiale de la Santé, la pénalisation de l’avortement provoque une augmentation de la mortalité maternelle. Aujourd’hui, 47.000 femmes meurent chaque année dans le monde en tentant d’interrompre clandestinement leur grossesse. 13% de la mortalité maternelle est dû à un avortement insécurisé, majoritairement dans les pays dotés d’une législation restrictive. Le nombre d’IVG ne diminue pas quand les lois se durcissent mais les avortement dangereux augmentent. C’est en mémoire de toutes les femmes qui ont tenté d’exercer leur droit à ne pas avoir d’enfant dans des situations insalubres, en mémoire de toutes les femmes qui ont risqué la mort ou qui y sont restées, que le féminisme est pro-vie.

2. Selon l’ONU, les avortements non médicalisés et clandestins ne sont pas seulement préoccupants à cause des risques pour la santé et la vie des femmes mais aussi en raison de la négation du droit à l’information, à la vie et à la liberté pour les femmes. Ainsi, l’avor- tement ne constitue pas seulement un problème de santé mais aussi, et surtout, de droits humains, sociaux et économiques. Les nombreux obstacles qui compliquent l’accès libre et équitable à une IVG -comme notre pouvoir d’achat qui nous permet de voyager et/ou de s’offrir discrètement une clinique privée, notre âge, notre lieu de résidence, notre pays d’origine ou notre situation administrative- ne sont pas seulement hypocrites, ils sont discriminatoires. C’est à travers ses efforts pour éliminer ces barrières que le féminisme est pro-vie.

3. Les principaux facteurs de diminution des grossesses non désirées et des avortements chez les jeunes femmes sont liés à l’augmentation de l’utilisation de contraceptifs, à un meilleur accès à l’information et à une meilleure éducation sexuelle et affective, c’est-à-dire tout ce qui est revendiqué depuis des années par le mouvement féministe. Etant donné que le droite qui nous appelle anti-vie s’oppose, elle, à préparer nos jeunes aux relations sexuelles sûres, libres et intelligentes, il est nécessaire et urgent de générer et de trans-mettre un modèle de sexualité riche, mature et stable. Et ça ne se fait pas en préconisant l’abstinence ou des silences hypocrites mais en garantissant que les décisions des jeunes soient toujours plus basées sur l’information, la liberté et le respect mutuel. C’est à travers sa solide défense de la prévention des grossesses non désirées -et, en conséquence, des avortements- basée sur la transmission de valeurs d’équité et d’autonomie que le féminisme est pro-vie.

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29 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Etat espagnol et droit à l’avortement : la femme décide (Esther Vivas)

Etat espagnol et droit à l’avortement : la femme décide (Esther Vivas) dans Féminisme arton28892-6b506

« C’est nous qui accouchons, c’est nous qui décidons ». Ce slogan ne perd pas une ride malgré le temps qui passe. Que ce soit en noir et blanc ou en technicolor, nous, les femmes, nous continuerons toujours de sortir dans la rue pour revendiquer nos droits. Personne ne le fera à notre place. En ce 28 septembre, Journée Internationale pour la Dépénalisation de l’Avortement, nous réaffirmons clairement que c’est seulement nous, les femmes, qui décidons pour notre corps.

L’offensive du gouvernement du Parti Populaire destinée à réformer et à restreindre encore plus la déjà très timide Loi d’interruption volontaire de grossesse, montre la nécessaire actualité de la lutte féministe. Cette réforme veut nous faire revenir 20 ans en arrière, avec une législation plus restrictive que celle de 1985. Elle n’autorisera l’avortement que sur  des  critères très limités. Il s’agit là d’une nouvelle tentative de la droite ultra-conservatrice de décider et légiférer sur le corps des femmes.

Face à ces mesures, nous ne pouvons rester silencieuses alors que l’on nous condamne à la clandestinité et à mettre notre vie en péril avec les avortements illégaux. L’interruption volontaire de grossesse ne peut pas être considérée, ce qui est le cas aujourd’hui, comme un délit inscrit au Code Pénal. Nous ne sommes pas des délinquantes, nous sommes des femmes ayant des droits (même si cela ne plait pas à certains) et nous voulons décider de notre maternité. L’avortement doit être inclus dans la santé publique et  accessible à toutes les femmes, indépendamment de leur origine et situation sociale. L’éducation sexuelle et l’accès aux contraceptifs est une préalable indispensable pour ne pas devoir avorter.

La crise n’implique pas seulement une perte de droits économiques, sociaux, démocratiques, du travail, mais aussi des droits sexuels et reproductifs. Nous assistons à une offensive politico-idéologique qui nous fait retourner plusieurs décennies en arrière en matière de libertés qui ont pris des années de luttes pour être obtenues. Ce sont des mesures de droite, machistes et homophobes qui aggravent les inégalités et frappent principalement ceux qui possèdent le moins.

N’oublions pas la récente mesure du PP qui refuse le droit à la reproduction assistée (1) (insémination artificielle et fécondation in vitro) dans la santé publique pour les lesbiennes et les femmes seules. C’est une politique qui enfreint l’égalité d’accès aux services publics et qui discrimine certains secteurs de la population en cherchant à imposer un seul modèle familial. Ils nous veulent craintives, pauvres, soumises, silencieuses et hétérosexuelles. Mais face au corset hétéro-patriarcal qu’ils veulent nous imposer, nous réaffirmons notre diversité et notre liberté. Libres pour décider sur notre corps et notre sexualité. VIVAS Esther

* Article publié dans Publico.es, 27/09/2013. * Traduction française pour Avanti4.be : Ataulfo Riera.

1: En France aussi

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article29869

Commentaire: Ils veulent refuser l’avortement pour malformation du foetus et baissent les aides aux handicapés…

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27 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Douarnenez, hôpital : l’encadrement du bloc opératoire renforcé (LT)

Douarnenez, hôpital : l'encadrement du bloc opératoire renforcé (LT) dans Douarnenez, le Cap manifestants-hopital-sud-copie-11

Les craintes liées à la restructuration du bloc opératoire et de la chirurgie avaient poussé une trentaine de personnels et de Douarnenistes à se mobiliser la semaine dernière, avec le soutien de la CGT.

Il semble qu’ils aient obtenu gain de cause, ce jeudi soir, à l’issue de la réunion de concertation qui s’est tenue une bonne partie de l’après-midi entre la direction de l’hôpital et des représentants du personnel. « Un mi-temps de cadre supplémentaire sera ajouté à partir d’octobre et jusqu’à l’année prochaine pour accompagner la transition vers la mise en place de la nouvelle organisation du territoire », a, en effet, indiqué Francis Bruneau, directeur du centre hospitalier. Une décision destinée à renforcer l’encadrement qui est actuellement assuré par un cadre mutualisé et partagé entre le service de chirurgie (60 %) et le bloc opératoire (40 %). Il s’agissait du « dernier point » de désaccord, a assuré la direction. 27 septembre 2013 à 07h00

http://www.letelegramme.fr/local/finistere-sud/ouest-cornouaille/douarnenez/douarnenez-hopital-l-encadrement-du-bloc-operatoire-renforce-27-09-2013-2248885.php

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26 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Dépassements d’honoraires, forte hausse en Bretagne (LT)

Dépassements d'honoraires, forte hausse en Bretagne (LT) dans Santé assurance_maladie

Selon l’UFC-Que Choisir, les dépassements d’honoraires des médecins spécialistes sont à la hausse. En Bretagne, ils auraient même augmenté trois fois plus vite que l’inflation contre deux fois au niveau national.

Alors que le gouvernement s’était engagé en juillet 2012 à tout faire pour maîtriser les dépassements d’honoraires, lesquels ont plus que doublé entre 1990 et 2010, voilà que l’UFC-Que Choisir a rendu publique, hier, une étude qui montre que leur augmentation ne s’est en rien ralentie. Au contraire même. Selon cette étude qui porte sur les ophtalmologistes, pédiatres et gynécologues du secteur 2 (honoraires libres), les dépassements ont fait un bond de 1,7 % entre juillet 2012 et juillet 2013. C’est deux fois plus que l’inflation (0,9 %). En juin 2013, le tarif moyen d’une consultation chez un de ces spécialistes du secteur 2 s’établissait à 52,10 €, soit un dépassement moyen de 24,10 € contre 23,70 € en juillet 2012. C’est chez les pédiatres que les dépassements ont le plus augmenté. Ils sont passés en moyenne de 17 à 18,20 €, soit une hausse de 7 %. Pour les ophtalmologistes et les gynécologues, la progression a été plus limitée, de respectivement + 0,7 % et + 1,5 %.

40,40 € la visite chez un spécialiste du secteur 2  Selon l’UFC-Que Choisir, la Bretagne se classe au troisième rang des régions les plus inflationnistes. Le tarif du secteur 2 pour les trois spécialités retenues a progressé de 2,9 %. C’est trois fois plus que l’inflation. Une visite chez un spécialiste du secteur 2 revient aujourd’hui en moyenne à 40,40 €. « Le moins que l’on puisse dire, c’est que les vifs débats sur la fracture sanitaire dans notre région n’ont pas dissuadé les spécialistes d’augmenter leur tarif », en conclut Didier Lecharpentier, président de l’UFC-Que Choisir Bretagne, qui n’hésite pas à parler « d’une effarante évolution régionale ».

Un montant moyen deux fois moins élevé  Une conclusion que ne partage pas le Dr Hervé Le Néel, président de l’Union régionale des professionnels de santé (URPS), qui tient à relativiser cette hausse. Il rappelle que la Bretagne est la région où le nombre de praticiens en secteur 2 est le plus faible. La part des médecins qui pratiquent les honoraires libres est de 6,5 % contre, par exemple, plus de 40 % en Ile-de-France et les dépassements n’ont représenté dans la région, en 2011, que 3,3 % de l’ensemble des honoraires perçus contre 11 % en France métropolitaine. « Il a suffi d’un changement de comportement de quelques médecins pour que le taux augmente sensiblement », observe le président de l’URPS. Et malgré cette augmentation, le montant moyen des dépassements reste, par ailleurs, nettement inférieur à la moyenne nationale. Il est même quasiment deux fois moins élevé : 12 € contre 24 €.

Plus de jeunes médecins en secteur 2  Mais cette situation qui reste quand même relativement favorable aux patients bretons risque-t-elle d’être remise en cause dans les années qui viennent ? L’UFC-Que Choisir le redoute et remarque « que les jeunes médecins sont plus souvent en secteur 2 que les retraités qu’ils remplacent (53 % contre 41 %) et demandent donc un tarif moyen plus élevé ». C’est pourquoi l’association qui ne croit pas du tout à l’efficacité du futur Contrat d’accès aux soins, censé lutter contre les dépassements, réclame une fermeture « sans délai de l’accès au secteur 2 ». Yvon Corre 26 septembre 2013

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/depassements-d-honoraires-forte-hausse-en-bretagne-26-09-2013-2246800.php

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26 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

USA, les républicains prêts à tout pour couler la réforme de la santé d’Obama (CI)

USA, les républicains prêts à tout pour couler la réforme de la santé d'Obama (CI) dans International l-americain_a_passeport_francais

Si le Congrès ne vote pas le budget d’ici le 30 septembre, des centaines de milliers de fonctionnaires pourraient être renvoyés chez eux. A l’origine de ce blocage : la tentative désespérée de certains républicains d’empêcher la réforme de la santé.
Pour comprendre la crise qui se déroule à Washington, oublions un peu le cinéma et considérons la situation dans son ensemble: les républicains menacent de paralyser le gouvernement fédéral [le 1er octobre, des administrations fédérales pourraient cesser de fonctionner], et peut-être même de refuser de laisser le Trésor payer ses créditeurs [le Congrès doit relever le plafond de la dette d'ici la mi-octobre], pour tenter désespérément d’empêcher des millions d’Américains d’obtenir une assurance-santé. [La Chambre des représentants, à majorité républicaine, refuse de financer la loi sur la santé ; le Sénat, à majorité démocrate, ne veut pas d'un budget sans financement pour cette réforme.]
Eh oui. C’est bien là l’enjeu de tous ces hurlements. Comme disait ma grand-mère, on ne sait pas s’il faut en rire ou en pleurer. Le Parti républicain a fait de son mieux pour faire de l’Obamacare un épouvantail. Il tente de convaincre les gens que ce monstre viendra la nuit pour enlever les enfants. En fait, et je sais que cela va en choquer certains, l’Obamacare n’est pas une créature mythique. C’est une loi qui intègre des idées à l’origine républicaines et permettra aux 30 millions de personnes qui ne disposent pas d’une couverture santé d’en obtenir une. La loi en question [promulguée en mars 2010] s’appelle officiellement « loi sur la protection des patients et les soins abordables ». Les républicains donnaient au terme Obamacare une connotation moqueuse, ce qui est peut-être la raison pour laquelle le président Obama s’est mis à l’employer avec fierté.

Les républicains ont perdu l’esprit C’est en effet une réforme dont le pays peut-être fier : 48 millions de personnes n’avaient pas d’assurance-santé en 2012, selon le Bureau du recensement, soit environ 15 % de la population. D’autres pays industrialisés fournissent une couverture santé universelle – et se demandent si c’est ce que nous voulons dire quand nous parlons de l’exception américaine. Vingt-cinq pour cent des personnes appartenant à des ménages au revenu annuel inférieur à 25 000 dollars ne sont pas assurées, contre 8 % de celles appartenant à des ménages au revenu annuel supérieur à 75 000 dollars.

Ainsi, les travailleurs pauvres ne méritent pas que leurs maladies chroniques soient traitées – pour les punir de ne pas gagner assez d’argent ? Tandis que d’autres pays riches fournissent une couverture santé vraiment universelle par un système d’assurance dont les modalités varient, Obama a préféré s’inspirer d’un programme mis en place dans un Etat par le gouverneur républicain qui allait devenir son adversaire à la présidentielle de 2012 [la loi n'inclut pas de régime public universel]. Oui, avant l’Obamacare, il y a eu le Romneycare, une solution qui s’appuie sur le secteur privé et la libre concurrence, conçue pour être en accord avec les principes les plus sacrés du Parti républicain. Mais entre le moment où Mitt Romney était gouverneur du Massachusetts et celui où il s’est présenté à l’élection présidentielle, le Parti républicain a perdu le cap ou peut-être la tête

Le parti ne manifeste aucun intérêt véritable à trouver un moyen compatible avec ses principes pour donner accès aux soins médicaux aux personnes non assurées. Il préfère poursuivre deux objectifs coûte que coûte : s’opposer à Obama quoi qu’il fasse et faire passer l’Obamacare pour un échec auprès de la population. Pour la droite radicale, rendre les soins médicaux accessibles au plus grand nombre par le réseau existant d’assureurs, pour la plupart des sociétés à but lucratif, est un pas de géant vers le socialisme athée. Ces extrémistes détiennent un pouvoir disproportionné au sein du parti – suffisamment pour que les républicains sains d’esprit craignent, à juste titre, que montrer autre chose qu’une résistance massive à Obama leur vale de perdre des primaires [pour l'élection des représentants] et n’abrège leur carrière.

Peur que ça marche Certaines dispositions de l’Obamacare sont déjà en vigueur et semblent produire les effets prévus. Par exemple, les jeunes adultes ont désormais le droit d’être couverts par la police d’assurance de leurs parents jusqu’à l’âge de 26 ans. En 2009, 29,8 % des 19-25 ans n’étaient pas assurés. Ils étaient 27,2 % dans ce cas en 2012, une baisse modeste mais significative. Les dispositions essentielles de la réforme vont entrer en vigueur – l’obligation individuelle de s’assurer [sous peine d'amende], les marchés aux assurances [chaque Etat devra mettre en place un marché régulé], la garantie de couverture pour les personnes atteintes de maladies préexistantes [les assureurs devront accorder le même niveau de protection aux clients similaires]. Les républicains hurlent que l’Obamacare va droit à l’échec, mais ce qu’ils craignent en fait c’est que la réforme marche.

D’où leur désespoir. Les républicains ont peur que l’Obamacare ne tourne pas au cauchemar administratif, que les Américains y prennent goût. Ils ont peur que l’Obamacare puisse ralentir l’augmentation des coûts des soins médicaux et la ramener à un niveau plus gérable. Certains signes montrent d’ailleurs que c’est ce qui est en train de se produire : le coût des soins médicaux augmente certes toujours beaucoup plus vite que l’inflation mais au rythme le plus faible depuis des décennies. Pour garder les primes sous contrôle, il faudra convaincre beaucoup de jeunes en bonne santé de souscrire une assurance – et ainsi subventionner de fait ceux qui sont plus vieux et plus malades. C’est pourquoi une organisation appelée Generation Opportunity, financée par les ultraconservateurs frères Koch, projette de faire le tour des universités avec des annonces répugnantes dans lesquelles un Oncle Sam malsain fait subir un examen gynécologique à une jeune femme. Message du Parti républicain : quoi que vous fassiez, ne souscrivez pas d’assurance-santé. Prenez garde, vous pourriez vous en trouver bien.

The Washington Post  Eugene Robinson 25 Septembre 2013

http://www.courrierinternational.com/article/2013/09/25/les-republicains-prets-a-tout-pour-couler-la-reforme-de-la-sante-d-obama?page=all

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23 septembre 2013 ~ 1 Commentaire

Alerte ondes Bretagne, un collectif régional contre les « méfaits des ondes » (LT)

Alerte ondes Bretagne, un collectif régional contre les

Hier, à Pontivy, les représentants de 200 associations bretonnes ont créé un réseau Alerte ondes Bretagne, qui se donne pour objectif d’informer le grand public sur les méfaits des ondes électro-magnétiques.

« Aujourd’hui, il y a des gens qui sont réellement dans l’urgence. Qui ne peuvent plus vivre dans leur logement et se retrouvent sous des tentes, à l’orée d’une forêt ou en pleine campagne », assure Dominique Le Gal, président d’une association des Côtes-d’Armor. Hier au Palais des congrès de Pontivy une trentaine de membres de collectifs de lutte contre les ondes électromagnétiques, représentant environ 200 asso- ciations bretonnes, étaient réunis pour attirer l’attention sur le problème des ondes électromagnétiques.« Il y a des gens qui sont très mal, c’est une véritable allergie qui peut conduire à une désocialisation. Ils ne peuvent plus travailler et subissent même les nuisances de leurs voisins », explique Carl Chatagnon président d’Alterondes 35.

Une première Cette première rencontre régionale des collectifs et associations de Bretagne a été l’occasion de créer un réseau Alerte ondes Bretagne qui se donne pour objectif d’informer le grand public sur les méfaits des ondes électromagnétiques. Il veut également interpeller les autorités et les élus, afin qu’ils puissent appliquer le principe de précaution pour protéger les populations. La Bretagne comme d’autres régions connait une multiplication des antennes relais de téléphonie mobile, notamment en raison de l’arrivée de la 4G, mais également d’autres pollutions comme le WiMax, le WiFi…

Appel aux personnes allergiques Alerte ondes Bretagne demande, très concrètement, au conseil régional de Bretagne et aux conseils généraux, d’appliquer les préconisations faites par l’Union européenne, à savoir la diminution des seuils d’exposition, notamment auprès des populations les plus jeunes : dans les lycées, les collèges, les écoles, les crèches et aussi les hôpitaux et maisons de retraite, qui sont de leurs compétences. D’autre part, les membres du collectif souhaitent faire un état des lieux des personnes malades ou allergiques aux ondes. « Nous lançons un appel à toutes les personnes atteintes d’une hyper-électrosensibilité afin qu’elles se fassent connaître », demande Carl Chatagnon. Enfin, de façon plus large, ils demandent que « le principe de précaution soit appliqué devant le risque sanitaire aujourd’hui reconnu par bon nombre d’études, notamment le dernier rapport Bio-initiative de 2012, et que la solution filaire soit privilégiée ».

Contact : alerte.ondes.bretagne@gmail.com Véronique Le Bagousse 23 septembre 2013 à 07h26

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/morbihan/ondes-electromagnetiques-un-collectif-pour-sensibiliser-23-09-2013-2242966.php

Commentaire: Ce n’est pas une prise de position, mais une info! De plus en plus de gens se plaignent, est-ce en relation avec la Wi-FI?

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22 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Urgences : dangereux mirages sécuritaires

Urgences : dangereux mirages sécuritaires dans Hollandie 1929516

Un véritable feuilleton « Marseille capitale de la violence » a occupé la « une » des médias pendant l’été. L’hôpital n’a pas échappé à cet emballement politico-médiatique.
En réponse, l’assistance publique hôpitaux de Marseille (APHM) vient de faire connaître le 9 septembre une liste de « 30 mesures » contre l’insécurité à l’hôpital. Celles-ci vont de la vidéo-surveillance au renforcement des patrouilles de police, en passant par la fermeture nocturne des entrées. Elles ne font souvent que reprendre des propositions déjà censées s’appliquer et restées sans effet.
Au-delà de faits divers spectaculaires, insultes, « incivilités », voire agressions physiques, sont effectivement devenues le lot commun des personnels des urgences, à Marseille comme dans toutes les grandes villes.

Elles ajoutent un stress supplémentaire à des conditions de travail déjà insupportable. Et c’est à juste titre que les personnels exigent de ne plus travailler « la peur au ventre ». Encore faudrait-il s’attaquer aux causes qui engendrent cette situation et qu’éludent délibérément les discours et réponses sécuritaires.
Graines de violence… Le terreau des violences que subissent les personnels, se trouve en effet pour une large part dans l’impuissance d’un hôpital soumis aux politiques libérales d’austérité. Qui parle de la violence que constitue pour les patients et leurs familles des heures d’attente, sur un brancard, dans un couloir, sans que personne n’ait le temps de s’occuper de vous, et des frustrations que tout cela engendrent ?

Qui parle de la violence que constitue le renvoi chez eux de patients parce que les urgences « ne font pas de la bobologie » ? Qui parle de l’impossibilité de trouver un lit, faute de place, dans le service ou la personne doit être admise ? Qui évoque l’absence de temps pour « prendre soin » de celui ou de celle qui souffre, quand le personnel doit être avant tout « rentable », et apporter une réponse « efficiente » dans le temps le plus court possible ?
S’attaquer aux causes de la violence aux urgences, ce serait d’abord faire que les urgences ne soient pas le seul lieu d’accueil de la détresse et de la demande de soin (fut-elle ce que certains appelle avec condescendance « bobologie » quand il s’agit de la mission essentielle du service public qu’est la prévention).
Pour cela, il faudrait un service de santé de proximité 24h/24, public et gratuit, dans les villes et les quartiers. Il faudrait cesser les restructurations hospitalières, et la fermeture des services d’urgence de proximité (en région ou comme à Paris-Hôtel Dieu), ce qui entraîne la surcharge des urgences des hôpitaux restants. Il faudrait accroître les effectifs hospitaliers pour permettre le temps de l’accueil et de l’écoute de tous. Il faudrait enfin en finir avec les suppressions de lits et de services, le travail à « flux tendu », et la course à la rentabilité du soin.
Cela veut dire mettre tout simplement un terme aux politiques d’austérité qui gangrènent les services publics. Cesser par fatalisme de mener ce combat, pour se replier sur la demande de moyens sécuritaires, apparemment plus « audible », est une impasse pour les personnels et leurs organisations syndicales. Cela ne résoud rien, si ce n’est de frayer un chemin à l’extrême droite.

J.C.Delavigne Samedi 21 septembre 2013 Publié dans : Hebdo L’Anticapitaliste – 209 (19/09/2013)


 

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22 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

«Il faudrait que les personnes chargées d’évaluer la pénibilité passent une journée derrière une caisse pour le comprendre» (Al’e)

«Il faudrait que les personnes chargées d’évaluer la pénibilité passent une journée derrière une caisse pour le comprendre» (Al'e) dans Luttes ouvrières penibilite1

A 47 ans, cette «hôtesse de caisse» dans un hypermarché près de Nantes espère voir la pénibilité de son métier reconnue dans le cadre de la réforme des retraites.

Sylvie Gaillard a passé la moitié de sa vie derrière une caisse de supermarché. Des années à répéter les mêmes gestes, à soulever, pousser et mettre en sachet toutes sortes de produits. «Aujourd’hui, je suis cassée de partout», confie cette femme de 47 ans. «Je ne sais plus comment calmer mes douleurs.» Opérée à deux reprises des épaules, cette mère de deux enfants de 18 et 24 ans est en arrêt pour maladie profession- nelle depuis plus d’un an.  «Après mon opération, en 2012, j’ai fait de l’algodystrophie, explique-t-elle. J’ai mal au niveau des bras, des mains et des épaules et je vais peut-être devoir me faire opérer du canal carpien.» Difficile, dans ces conditions, d’envisager l’avenir avec sérénité. A ses yeux, son métier cumule deux principaux facteurs de pénibilité: les horaires de travail et la manutention.

Horaires et charges à porter «Le plus dur à vivre, ce sont les horaires, qui ne sont jamais les mêmes d’une semaine à l’autre, explique cette déléguée syndicale CFTC. On peut très bien travailler trois heures une journée, dix le lendemain, commencer dès 7h50 le matin ou finir vers 22h15 le soir.» De quoi compliquer la vie quotidienne et familiale. «Allez trouver une nourrice prête à garder votre enfant jusqu’à 22h30, poursuit-elle. Et quand vous travaillez le samedi, pas question d’aller voir votre fils jouer au football.»

Seconde difficulté du métier: porter des charges tout au long de la journée. «A la fin, cela se compte en tonnes», lance Sylvie, qui reconnaît quelques avancées ces dernières années, comme la fin de l’ensachage des denrées, les caisses équipées de roulettes pour faire glisser les produits et le fait que les gros volumes puissent rester au fond du caddie. «Physiquement, ça use, poursuit-elle. Combien de fois me suis-je levée le matin sans parvenir à serrer les poings… Il faudrait que les personnes chargées d’évaluer la pénibilité passent une journée derrière une caisse pour le comprendre.»

Départ anticipé à la retraite Si elle devait bénéficier de la mise en place du compte de pénibilité, Sylvie sait déjà quelle modalité elle choisirait entre un départ anticipé, un passage à temps partiel ou une reconversion. «Je ne travaille que trente heures par semaine. Alors je ne me vois pas réduire davantage mes horaires, tranche-t-elle. Quant à la reconversion, j’ai déjà donné. J’étais auparavant coiffeuse et j’avais dû changer de métier à cause des allergies.»

Sylvie opterait donc sans doute pour un départ anticipé à la retraite. «Mais avec quel niveau de pension?» s’inquiète-t-elle. Pour l’heure, elle espère retrouver des forces et reprendre le chemin de son hypermarché à un poste adapté. «La solidarité entre collègues est très forte et j’adore le contact avec les clients, même si on les sent de plus en plus pressés, confie-t-elle. Récemment, je suis venue faire des courses sur mon lieu de travail. Un vieux monsieur m’a reconnue et en avait les larmes aux yeux. Il croyait que l’on m’avait licenciée…»

Qui fait un travail pénible?

Contraintes physiques: en 2010, 39,1% des salariés du privé subissaient au moins une contrainte physique intense, notamment dans l’agriculture (54,3% des salariés), la construction (51,8 %), les commerces et transports (44,8%) et l’industrie (41,2%). 10,6 % des salariés du privé portent des charges plus de dix heures par semaine, 20,8 % supportent des contraintes posturales plus de deux heures, 9,1% pratiquent des gestes répétitifs plus de vingt heures.
Environnement physique agressif: 5,6% des salariés du privé supportent des bruits supérieurs à 85 dB vingt heures ou plus par semaine, dans l’industrie (16,8%), la construction (10,7%) et l’agriculture (10,2%). 14% des salariés sont exposés à au moins trois produits chimiques, notamment dans la construction (29,2%), l’industrie (21%), et l’agriculture (19,8%).
Rythmes de travail: 13,9% des salariés du privé travaillent de nuit, notamment dans l’industrie (19,9%), l’agriculture (15,7%) et le commerce et les transports (15,5%).
Source: Les risques professionnels en 2010, Dares, février 2013.

Publié par Alencontre le 22 – septembre – 2013 Par Florence Pagneux Article publié dans le quotidien français La Croix, en date du 18 septembre 2013

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19 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Irradié de L’Ile Longue : procès en appel à Rennes (OF)

Irradié de L'Ile Longue : procès en appel à Rennes (OF) dans Brest et région vive-la-fr

Ce matin (mercredi), à Rennes, le ministère de la Défense faisait appel d’un jugement du tribunal des affaires de sécurité sociale (Tass) de Quimper ayant statué sur le cancer déclaré en 2009, à l’âge de 50 ans, par un mécanicien travaillant sur la base de sous-marin de L’Ile Longue (Finistère).

Le Tass avait jugé que sa maladie – un cancer prostatique – a été «essentiellement et directement causée par son travail habituel à l’Ile Longue Pyrotechnie qui l’a exposé aux rayonnements ionisants». Selon l’avocat de l’Etat, cette maladie ne figure pas au registre des maladies pro- fessionnelles. «L’activité professionnelle de mécanicien d’entretien n’est pas à l’origine de la maladie déclarée», a t-il plaidé, s’appuyant sur le compte-rendu de deux expertises.

Décision le 6 novembre De 1989 à 1997, le mécanicien a subi «une exposition habituelle à un agent nocif », a rappelé l’avocate de l’ancien employé qui a été en contact avec les têtes nucléaires des missiles. «La DCN a commencé à mesurer les doses de rayonnement à partir de 1996, mais il a été exposé plusieurs années avant.» La cour rendra sa décision le 6 novembre prochain. Justice mercredi 18 septembre 2013

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Irradie-de-L-Ile-Longue-proces-en-appel-a-Rennes_40823-2229875——29019-aud_actu.Htm

Commentaire: Avocat de l’Etat: un bien beau métier!

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18 septembre 2013 ~ 0 Commentaire

Hôpitaux  : «  la concentration des services dans des usines à malades que sont les énormes hôpitaux ne permet plus une prise en charge humaine  »

Hôpitaux  : «  la concentration des services dans des usines à malades que sont les énormes hôpitaux ne permet plus une prise en charge humaine  » dans Santé manifestants-hopital-sud

Gérald Kierzek est médecin urgentiste au Service mobile d’urgence et de réanimation (SMUR) de l’Hôtel-Dieu. Il a été «  limogé  » de ses fonctions de responsable du SMUR pour avoir lancé l’alerte sur les conséquences sanitaires de la transformation de cet établissement en «  hôpital sans lit  ». Il est de fait le porte-parole du comité de soutien qui occupe actuellement cet hôpital du centre de Paris très emblématique.

S. Bernard – Comment est née la mobilisation à l’Hôtel-Dieu et quelle est la situation actuelle  ? Gérald Kierzek Le 4 mars 2011, Mireille Faugère, Directrice générale de l’AP-HP a annoncé la fermeture progressive de l’Hôtel-Dieu pour y installer les bureaux administratifs de son siège et un fumeux «  hôpital universitaire de santé publique (HUSP)  » ou «  hôpital debout  » qui nous a semblé d’emblée être un concept de communication, et non un projet de soins.

L’hôpital sans lits est un non-sens médical et financier: les services des urgences, d’ophtalmologie, de médecine interne et de psy- chiatrie ont été refaits à neuf,  il y a moins de cinq ans,  pour un coût de plusieurs dizaines de millions d’euros. L’Hôtel-Dieu est le seul hôpital des neuf premiers arrondissements de Paris, et surtout,  partout ailleurs les urgences sont saturées, violentes et manquent de lits  ! Par son accessibilité géographique et son histoire, l’Hôtel-Dieu a donc le devoir d’être le modèle de cet hôpital généraliste moderne, assurant soins et hospitalisations de proximité pour tous. C’est autour de la défense de cet hôpital que s’est créé un comité de soutien très large (élus, associa- tions, syndicats, professionnels, usagers…) qui propose de valoriser les investissements faits et évoluer vers des activités pour répondre à l’amélioration de l’offre de soins. Nous avons baptisé ce projet  le projet alternatif pour l’Hôtel-Dieu  !

La mobilisation s’est précipitée cet été, suite à mon «limogeage », et notamment depuis l’annonce de la ministre de repousser la date de fermeture des urgences qui était prévue au 4 novembre. Malheureusement la direction continue de vider l’Hôtel-Dieu de sa substance en laissant le personnel quitter l’hôpital à la date du 4 novembre (date initialement prévue pour la fermeture des urgences), en déménageant en catimini début août le service de médecine interne, et en ne rouvrant pas un des services à la fin de la saison estivale.

Quelle étaient tes responsabilités et pourquoi en as-tu été démis  ?

J’étais responsable du Service mobile d’urgence et de réanimation de l’Hôtel-Dieu en plus de mes fonctions de médecin urgentiste. Alors que le projet de fermeture des urgences et de l’hôpital Hôtel-Dieu de Paris est de plus en plus fortement contesté, je suis devenu de fait le porte-paro- le de cette contestation. J’ai lancé l’alerte sanitaire pour les raisons que nous venons d’évoquer. Je ne fais que mon devoir de médecin en disant que les conditions d’accueil des patients aux urgences sont indignes à Paris et qu’il faut revoir d’urgence la carte sanitaire en recon- sidérant la fermeture de l’Hôtel-Dieu et ses urgences. La seule réponse a été de me démettre de mes responsabilités médicales. Les motifs invoqués ne laissent aucun doute sur les motivations qui sous-tendent cette décision  : non-respect «  des obligations de réserve, de loyauté et de discrétion professionnelle  », «  manque de loyauté au regard du projet de soins et d’organisation du service », « dénigrement et mise en cause du chef de service  »

Peux-tu faire le point sur la mobilisation des personnels et du comité de soutien  ?

Nous avons appris très récemment que l’AP-HP avait demandé aux Pompiers de Paris de ne plus transporter de patient sur les urgences de l’hôpital à compter du 3 septembre, processus ayant pour conséquence l’asphyxie des urgences. Le but est simple  : réduire l’Hôtel-Dieu à une coquille vide pour plaider ensuite l’insuffisance d’activité et de moyens et qu’une fermeture totale s’impose d’elle-même. Cette dernière infor-mation a été la goutte qui a fait déborder le vase et le personnel a décidé de prendre les lieux. Qui est à la manœuvre  : la directrice générale de l’AP-HP jouant contre la ministre, ou alors la ministre elle-même tenant un discours lénifiant face aux caméras et laissant opérer la fermeture de l’Hôtel-Dieu  ? Notre occupation n’a donc qu’un seul but  : clarifier sa position. Oui ou non est-elle pour la fermeture du seul service d’ur- gences des 9 premiers arrondissements de Paris, couvrant 400 000 habitants et 13 millions de touristes (la zone est la plus visitée de la capitale).

Les perspectives pour la suite du mouvement. Un élargissement avec d’autres mobilisations comme celle autour de la maternité des Lilas est-elle envisagée  ?

À l’heure actuelle, toutes les conditions pour exercer sont réunies  : plateau technique, lits de médecine, psychiatrie, ophtalmologie, diabé- tologie, consultations. Mais si les services sont déménagés un à un, cela va créer des difficultés importantes, ce qui est probablement le but  ! Restructurer les urgences revient à fermer les urgences, une funeste « première »:  fermer un service d’urgence de plus de 100 passages par jour, dans un lieu aussi symbolique que le centre de Paris  !

Nous disons que la concentration des services dans des usines à malades que sont les énormes hôpitaux ne permet plus une prise en charge humaine. De plus, augmenter l’attente aux urgences augmente la mortalité, comme toutes les études le prouvent. Pour le personnel soignant, c’est l’épuisement permanent et la fuite. Ce message est entendu et ressenti par la France entière.

La maternité des Lilas est également emblématique de la casse de structures plébiscitées par les patients. Les Lilas avait bénéficié d’engagements pendant la campagne présidentielle. La ministre actuelle de la santé, Marisol Touraine, s’était même rendue sur place et avait assuré que le changement allait avoir lieu  !

Nous franchissons donc un cap puisque le mensonge politique est patent. Nous n’accepterons donc ni aux Lilas ni à l’Hôtel-Dieu de nous faire anesthésier en attendant que les municipales passent. Anne Hidalgo, candidate socialiste à l’élection municipale, doit aussi claire- ment dire aux Parisiens ce qu’elle souhaite  : un vrai hôpital de proximité ou bien un dispensaire que tout le monde reconnaît être un cache-misère aussi coûteux qu’inutile  ? Nous lançons ce jeudi 12 septembre 2013 le «  Pacte hospitalier pour l’Hôtel-Dieu  », campagne d’inter-pellation des décideurs politiques et des citoyens, visant à placer l’hôpital et particulièrement l’Hôtel-Dieu au cœur de l’action publique et des engagements lors des prochaines échéances électorales. Le comité de défense et de soutien de l’Hôtel-Dieu a donc maintenant pour vocation à fédérer tous les acteurs de la société afin de donner l’ampleur nécessaire à ce Pacte. À l’heure du vote, les citoyens auront les engagements des candidats et pourront se décider en connaissance de cause…

Propos recueillis par S. Bernard

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