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11 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

50 ans mfpf rennes (fr3)

beca ssine

Planning Familial de Rennes: retour sur les années de lutte

Le 12 octobre, le Planning Familial de Rennes fêtait ses 50 ans. Il sensibilise chaque année 25 000 femmes. Créé en 1965, alors que ni la contraception, ni l’IVG n’étaient autorisées, le Planning a accompagné le combat des femmes pour leurs droits. Retour sur les années 65-80.

Pousser la porte du Planning Familial de Rennes (situé 11 Bd Maréchal De Lattre de Tassigny) reste encore pour certaines femmes, un geste difficile. Car si on vient aujourd’hui au Planning pour des actes relativement banals, comme une prescription de pilule, la struc- ture aide aussi les femmes qui veulent interrompre une grossesse non souhaitée, celles qui ont contracté des maladies sexuellement transmissibles et depuis, les années 80, des femmes victimes de violences conjugales ou sexuelles.

Pour les écouter, une vingtaine de salariées, médecins, conseillères, psychologues et autant de bénévoles qui interviennent aussi dans les quartiers ou en milieu scolaire. Depuis 50 ans, le Planning Familial qui se veut «féministe et d’éducation populaire» a accompagné des milliers de femmes dans leurs combats pour leurs droits et son rôle a souvent été déterminant

Premiers combats L’association voit le jour à Paris en 1956. Le planning s’appelle alors «la Maternité Heureuse». Il regroupe des militants qui veulent faire changer la loi de 1920, une loi qui interdit l’avortement et tout recours à un moyen contraceptif. Quatre ans plus tard, l’asso- ciation prend le nom de Planning Familial. Des antennes ouvrent partout en France et no- tamment en Bretagne, à Brest, Quimper, St Brieuc ou Lorient. Curieusement, ce n’est qu’en 1965 que Rennes accueille son premier centre, bd Magenta (mais c’est 9  place de Bretagne qu’il restera le plus longtemps: 24 ans de 1976 à 2000). Le poids important de l’Eglise et des milieux conservateurs aurait à l’époque freiné l’implantation du Planning.

Dans les années 60, la contraception n’est toujours pas autorisée mais le Planning procure néanmoins diaphragmes, pilules et spermicides venus des Etats-Unis. Dès 1966, il va jouer aussi un rôle primordial et pionnier en France pour l’éducation sexuelle des jeunes en lien avec l’Ecole nationale de Santé Publique

La loi Neuwirth en 1967 En 1967, la loi Neuwirth autorise enfin la contraception mais l’avor-tement lui, reste interdit et sévèrement réprimé. Chaque année, des centaines de femmes partent à l’étranger pour subir une IVG. C’est le cas de Nicole Kiil-Nielsen une jeune étudiante de 20 ans qui se rend à Londres en 1969 pour avorter. « Là, j’ai découvert que mon problè- me était celui de beaucoup de femmes puisque nous étions un bon groupe de Françaises ce jour-là et j’ai appris que c’était tous les jours la même chose. Moi qui avais déjà une sensi- bilité féministe après avoir lu Simone de Beauvoir, j’ai décidé de me battre. »

A Rennes, des membres du Planning Familial se mettent parfois hors-la-loi pour aider les femmes qui veulent partir à l’étranger. En 2006, Monique Poupaud, une ancienne militante du Planning confiait ses souvenirs à France 3: «Les femmes qui venaient nous voir étaient nombreuses. Toutes les semaines, dans les années 70-72, on avait des réunions au Plan- ning avec des groupes de femmes qui décidaient de partir en Angleterre, tout milieu social confondu. On avait tellement le désir de changer les choses que finalement on n’avait pas peur. On risquait pourtant la fermeture du centre.» D’autres, moins fortunées ou moins culottées font appel à des «faiseuses d’anges» et prennent des risques considérables pour leur santé

Avorter au péril de sa vie A l’époque, Olivier Bernard est étudiant en médecine à Grenoble. Lors d’un stage à l’hôpital, il voit arriver des dizaines de femmes, victimes d’infections et de septicémie liées à un avortement clandestin. «En l’espace de 4 mois, j’en ai vu mourir plu- sieurs. Leur souffrance m’a impressionnée mais aussi l’hypocrisie et le jugement du corps médical par rapport à elle. Elles étaient considérées comme des femmes qui avaient fauté, des femmes de mauvaise vie et cela a été le déclic.»

A Rennes, aussi, une jeune femme meurt après avoir avorté dans la clandestinité. Elle s’appelle Clotilde Vautier, elle a 29 ans, est artiste-peintre, lauréate de nombreux concours. A l’époque, son entourage affirme qu’elle a succombé à une péritonite. C’est sa fille, Mariana Otéro qui en 2003, dans un documentaire « Histoire d’un secret » révélera la vérité. Mais pour une histoire connue, combien de femmes anonymes ont perdu la vie ? Difficile de le savoir car à l’époque, il n’existe aucune statistique. Le Planning parle d’un nombre d’avorte- ments proche des 800 000 annuel.

Des événements déterminants Trois événements vont précipiter les choses et obliger l’Etat à légiférer en faveur de l’IVG:

- En avril 71, 343 femmes parmi lesquelles Simone de Beauvoir, Marguerite Duras,  l’avocate Gisèle Halimi ou les actrices Catherine Deneuve et Jeanne Moreau affirment publiquement avoir eu recours à l’avortement.  Le «Manifeste des 343» qui parait dans le Nouvel Observateur a été  rédigé par Simone de Beauvoir: «Un million de femmes se font avorter chaque année en France. Elles le font dans des conditions dangereuses en raison de la clandestinité à laquelle elles sont condamnées, alors que cette opération, pratiquée sous contrôle médical, est des plus simples. On fait le silence sur ces millions de femmes. Je déclare que je suis l’une d’elles. Je déclare avoir avorté. De même que nous réclamons le libre accès aux moyens anticonceptionnels, nous réclamons l’avortement libre.» Un exemple de désobéissance civile qui incitera deux ans plus tard 331 médecins français à signer un manifeste pour la liberté de l’avortement.

- Le deuxième événement est le procès de Bobigny. En octobre 72, Me Gisèle Halimi obtient la relaxe de Marie Claire, une jeune fille de 16 ans qui a avorté suite à un viol, aidée par sa mère et trois autres adultes.

- Enfin troisième événement, l’interpellation à Grenoble en mai 73 du Dr Annie Ferrey-Martin, médecin et militante pro IVG accusée d’avoir aidé une jeune fille de 17 ans à avorter. 10 000 personnes descendent dans la rue pour la soutenir. Elle bénéficiera finalement d’un non-lieu

Les Bretonnes s’en vont en lutte En Bretagne, comme partout ailleurs, les femmes s’organisent et se rassemblent pour faire entendre leurs voix. Des groupes se créent com- me « Choisir » qui dès le début de l’année 73, organise des avortements illégaux à Rennes. Officiellement, le Planning familial ne veut pas se mettre hors la loi et n’encourage pas ces pratiques mais, en réalité, il fournit une partie du matériel. Le reste est acheté en Angleterre ou volé à l’hôpital grâce à la complicités d’infirmières.

Les IVG sont pratiquées selon la méthode Karman du nom du psychologue américain qui l’a mise au point. Elle a été introduite en France, à Grenoble d’abord (où sont pratiqués les premiers avortements illégaux dès 72), par le Dr Bernard qui est allé se former en Angle- terre. Au lieu de racler l’utérus, on aspire son contenu à l’aide d’une canule et d’une seringue. Une technique simple pour laquelle la présence d’un médecin n’est pas nécessaire.

Seule contrainte, les femmes doivent être à moins de huit semaines de grossesse. La permanen- ce est installée rue St Michel: «Les femmes qui étaient enceintes et voulaient avorter ve- naient ici se renseigner et elles décidaient collectivement qui pouvait bénéficier d’un avorte- ment sur place avec la méthode Karman ou qui devait partir en Angleterre ou en Hollande », raconte Lydie Porée auteure avec Patricia Godard de «Les femmes s’en vont en lutte, histoire et mémoire du féminisme à Rennes (1965-1985)». Nicole Kiil-Nielsen se sou- vient : «un jour, nous étions en bas de l’ appartement d’une amie. Dans son appartement, des étudiants en médecine pratiquaient une IVG et nous en bas dans la rue, on distribuait des tracts en annonçant avec un mégaphone qu’ici se pratiquait un avortement.» En 73, une centaine d’avortements sont ainsi réalisés à Rennes.

Vers l’autorisation de l’avortement En 73 et 74, les pro-IVG, membres de Choisir ou du MLAC, le Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception descendent dans la rue à plusieurs reprises. Pour soutenir le Dr Ferrey-Martin d’abord ou pour organiser des événements comme les 4 heures pour l’avortement et la contraception en mars 74. A Ren- nes, ils projettent aussi un documentaire sur l’avortement, « Histoire d’A », qui rassemble, malgré la présence des forces de l’ordre, un millier de personnes mais provoque la colère des mouvements anti-IVG comme «Laissez-les vivre».

Mais l’histoire est déjà écrite et il n’y aura pas de retour en arrière. En France, les pro-avortements ont été entendus au plus haut niveau de l’Etat : le 14 novembre 74, Simone Veil dépose un projet de loi autorisant la femme à interrompre sa grossesse jusqu’à la 10 éme semaine. Mais il subsiste des restrictions: seul un médecin est autorisé à pratiquer l’IVG qui n’est pas remboursé par la sécurité sociale. Des médecins qui peuvent faire jouer la clause de conscience. La loi est votée le 4 décembre 74 mais si les pro-avortements ont gagné une bataille essentielle, ils n’ont pas encore gagné la guerre. Surtout à Rennes.

 Les résistances rennaises Car à Rennes, l’application de la loi Veil va se heurter dès l’année 75, à un certain nombre de résistances. Dans une région conservatrice (seuls 2 parlementaires d’Ille-et-Vilaine ont voté pour la loi Veil, 7 ont voté contre), ou l’Eglise a fait campagne dans les médias contre le projet de loi, une partie des médecins va aussi s’oppo- ser à l’IVG. A leur tête, le Pr Toulouse, l’influent chef du service gynécologie de l’Hôtel-Dieu. Il voit d’un très mauvais œil l’ouverture d’un centre IVG, invoque pour lui-même la clause de conscience et exige que les médecins qui pratiquent les IVG soient des volontaires vaca- taires. Bien peu de gynécologues oseront provoquer le puissant patron. Seul le Dr Caillet qui exerce dans une clinique privée va pratiquer les IVG début 75. En mars, des centaines de femmes continuent d’aller avorter à l’étranger aidées par le Planning Familial qui essaye de faire appliquer la loi par tous les moyens, sans grand succès.

Des médecins volontaires pour pratiquer les IVG Ce sont des médecins non gynéco- logues, un neurologue, le Dr Sabouraud et un néphrologue, le Dr Chevet, qui vont finalement précipiter les choses en se déclarant volontaires pour pratiquer des IVG. Un centre IVG ouvre finalement le 21 avril 75, dans le pavillon Bernard, un bâtiment vétuste et excentré de l’Hôtel- Dieu où les conditions d’accueil ne sont pas idéales. C’est ce que découvre le Dr Bernard lorsqu’il vient exercer à Rennes en 1976 mais le médecin garde surtout en mémoire la cha- leur avec laquelle le personnel soignant recevait les femmes. D’avril à décembre 75, les 9 médecins vont pratiquer 400 IVG.

Le pavillon Bernard fonctionne jusqu’en 1982 date à laquelle, le centre est transféré dans une aile de l’Hôtel-Dieu, un peu mieux  adaptée. En 2009, après la fermeture de l’Hôtel- Dieu, c’est l’Hôpital Sud qui est choisi pour accueillir le centre IVG. On y pratique aujourd’hui entre 1800 et 2000 IVG par an.

A Rennes, les dernières manifestations auront lieu en 1982 pour demander le rembour- sement de l’IVG par la Sécurité Sociale. Le Planning Familial s’investit dans ce nouveau combat qui mobilise plusieurs centaines de personnes dans les rues de Rennes en octobre 82. Le remboursement de l’IVG est finalement voté le 31 décembre 82.

60 après sa naissance, 40 ans après la loi Veil, le Planning familial est toujours là, fidèle au poste et à son engagement auprès des femmes. Si certains droits ne sont plus remis en cause, le Planning se veut toujours vigilant à l’heure ou le droit à l’avortement est remis en cause dans certains pays comme l’Espagne. Mais aujourd’hui, c’est vers l’égalité homme- femme qu’il a recentré son combat. Isabelle Rettig 10/10/2015

http://france3-50-ans-de-planning-familial-de-rennes-retour-sur-les-annees-de-lutte

Planning de Brest:

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08 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

hôpital de saint-brieuc (lo)

manifestants-hopital-SUD

Premier recul de la direction

Il aura fallu trois semaines de débrayages et de manifestations pour que la direction de l’hôpital Yves-Le-Foll de Saint-Brieuc promette d’accéder, en partie, aux revendications des salariés.

Dans cet établissement, 20 % du personnel est précaire, ce qui correspond à 600 salariés sur plus de 3 000, sans lesquels l’hôpital ne peut fonctionner. Et c’est le non-renou- vellement de certains contrats dans les services, faisant supporter la charge de travail au reste du personnel, qui a provoqué le mécontentement, puis la mobilisation.

Depuis le 16 septembre en effet, devant le refus de la direction d’embaucher, le per- sonnel médical et non médical, soutenu par les syndicats CGT, FO, CFDT, en débrayant massivement à plusieurs reprises, a montré sa détermination à ne plus accepter la dégra-dation des conditions de travail. Le slogan scandé à chaque débrayage: «Moins d’argent pour le capital, plus pour notre hôpital», reflétait l’état d’esprit général.

La direction appliquant la rigueur budgétaire, tous les services sont touchés: soins, maternité, magasin, secrétariat, cuisines… et les badges, autocollants, banderoles, très nombreux à chaque débrayage, étaient là pour dénoncer les conditions de travail qui devien- nent intolérables.

Exemples: en gériatrie, deux aides-soignantes doivent assurer les soins auprès de 30 personnes, aux urgences, les délais d’attente dépassent les 10 heures. À cinq, des kinési- thérapeutes doivent assumer le travail de dix… Tout le monde court, faute de personnel dans des services de plus en plus encombrés.

C’est l’unanimité aussi pour dénoncer l’aggravation de la précarité et réclamer l’em- bauche des contractuels : certains sont salariés à l’hôpital depuis sept ans et attendent toujours leur titularisation, d’autres voient leur contrat d’un an se réduire à six, trois puis un mois.

Finalement, le jeudi 1er octobre, la direction aurait accepté de titulariser 100 contractuels cette année et 70 en 2016. Elle accepterait aussi le renouvellement de contrat, pour un an, des agents dont l’ancienneté est supérieure à deux ans. Mais on est encore bien loin du compte. Correspondant LO 7 Octobre 2015

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/hopital-de-saint-brieuc-premier-recul-de-la-direction

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06 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

pas de vaccin contre ebola? (npa)

children-of-britain

Né pauvre, pauvre tu meurs / Le futur appartient à ceux qui peuvent se le payer

Pas pour «une maladie de pauvres dans des pays pauvres»

Le virus Ebola a été identifié pour la première fois en 1976 en République démocratique du Congo. Mais quarante ans et des milliers de morts plus tard, il n’y avait toujours pas de vaccin au début d’une épidémie qui allait faire plus de 25 000 mortEs recensés, bien plus en réalité…

Pourtant il ne faut pas croire que Ebola n’a pas intéressé ceux qui dirigent le monde. Il a intéressé… mais d’une manière très particulière. Dans la suite de l’effondrement du World Trade Center en 2001, des enveloppes remplies d’anthrax sont postées aux USA. Dans le cadre de la lutte contre le bio-terrorisme, le département d’État et l’armée améri- caine ont fait toutes les études préliminaires pour un candidat-vaccin contre Ebola.

Une époque impérialiste et impériale, où la militarisation est une donnée constante, y compris dans le domaine de la santé! Restait à faire tout ce que fait l’industrie pharmaceu- tique, c’est-à-dire les essais cliniques, le développement et la production. Ils n’ont jamais été faits… Une firme, GSK, Glaxo Smith Kline, a même été chargée de suivre ce candidat-vaccin. Mais aucun essai clinique n’a été effectué sur l’homme avec les molécules mises alors au point.

 «Une maladie de pauvres dans des pays pauvres» Marie-Paule Kieny, sous-directrice générale de l’OMS, en avoue les raisons: la fièvre Ebola est «typiquement une maladie de pauvres dans des pays pauvres, dans lesquels il n’y a pas de marché» pour les firmes pharmaceutiques. Trop cher et pas rentable pour les laboratoires pharmaceutiques. Ce qui fait dire à Marie-Paule Kieny que «d’un point de vue technique, nous ne sommes pas en train de parler de choses extrêmement difficiles. C’est un échec de la société basée sur le mar- ché, celui de la finance et des profits»

Cynisme? Repentir? Sur la BBC, en novembre 2014, le Professeur Ripley Ballou, chef du programme de recherche vaccinale Ebola pour GSK, avoue qu’en mars 2014, soit quatre mois après le début de l’épidémie, une réunion a eu lieu entre l’OMS et GSK. «Nous avons eu une rencontre avec l’OMS, et nous avons convenu qu’il n’était pas utile de développer le vaccin Ebola. (…) Nous en avons conclu à la nécessité d’une simple surveillance épidémio-logique». «Personne n’a anticipé qu’on allait avoir besoin d’un vaccin», a affirmé le Docteur Ballou. «Avec le recul, on aurait dû appuyer sur la détente plus tôt»… Personne? Une mala- die de pauvres dans un pays pauvre n’intéresse personne! Mais quand l’épidémie devient hors de contrôle et menace les pays riches, les crédits affluent…

La bourse ou la vie? En août 2014, quand l’OMS a déclaré enfin l’épidémie d’urgence sani- taire mondiale, les start-up pharmaceutiques comme Sarepta, BioCryst, NanoViricides, Mapp Bio et autres Tekmira, qui possédaient des candidats­-vaccins, des cocktails d’anti- viraux ou des anticorps monoclonaux contre Ebola, ont vu le cours de leurs actions exploser en bourse.

Cependant, souvenons-nous de la déclaration de Peter Piot, le co-découvreur du virus Ebola: «Une fois l’épidémie terminée, il n’y aura plus d’efforts d’investissement dans la recherche sur les traitements et les vaccins. Lorsqu’une nouvelle épidémie surviendra, rien ne se sera passé. Après celle de 1976, l’OMS avait affirmé vouloir mettre sur pied une équi- pe d’intervention internationale. L’initiative est restée lettre morte». Dans cette déclaration d’août 2014, il plaidait aussi pour un financement par l’aide au développement d’une recher- che visant à fournir des traitements gratuits sous la responsabilité de l’OMS.

Frank Cantaloup 1er octobre 2015

* « Pas de vaccin contre Ebola ? ». Paru dans l’Hebdo L’Anticapitaliste – 305 (01/10/2015). http://www.npa2009.org/

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article35998

Lire aussi:

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article35997

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02 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

perturbateurs endocriniens (anti-k)

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L’alerte des médecins

Les gynécologues-obstétriciens sont vent debout contre les perturbateurs endocri- niens:  jeudi 1er octobre, leur fédération internationale a publié un premier appel en ce sens, où ils conseillent notamment aux femmes enceintes de manger bio. En France, les médecins peinent à s’y mettre.

Soutenue par deux associations, WECF et HEAL [1], cette déclaration de la fédération inter- nationale des gynécologues-obstétriciens (Figo), publiée dans l’International Journal of Gy- necology and Obstetrics à quelques jours de son congrès annuel à Vancouver (du 4 au 9 octobre), est sans conteste une nouvelle étape dans la reconnaissance de ce fardeau sani- taire. Premier appel médical de cette ampleur, il rappelle les dégâts liés à la pollution chimi- que pour la femme enceinte et l’enfant à naître, dont les médecins sont les premiers témoins.

Parmi les effets clairement imputés aux produits chimiques, dont les perturbateurs endocriniens, la Figo évoque «les fausses couches et pertes fœtales, les troubles de la croissance fœtale, le faible poids à la naissance, les malformations congénitales, les attein- tes des fonctions cognitives ou du neurodéveloppement, les cancers de l’appareil repro- ducteur, la baisse de la qualité du sperme, les comportements de type troubles du déficit de l’attention et hyperactivité (TDAH), l’agressivité et l’hyperactivité chez l’enfant».

Face à la forte hausse de ces maladies, la Figo demande «aux obstétriciens, sages-femmes, professions infirmières en charge de la santé des femmes et autres professionnels de santé d’agir rapidement pour prévenir l’exposition aux toxiques chimiques environne- mentaux». Pour cela, il s’agit de mieux intégrer la santé environnementale dans les soins, qui en est pour l’instant la grande absente.

La fédération propose notamment aux médecins de conseiller, aussi bien aux couples souhaitant fonder une famille qu’aux femmes enceintes et allaitantes, «de consommer des fruits et légumes frais sans pesticides», mais aussi d’«éviter les fast-foods et les autres aliments transformés autant que possible, tout en limitant les aliments lourds en graisses animales [qui accumulent les polluants, ndlr] et les poissons contenant du méthylmercure».

En pratique, un problème peu abordé Dans les faits, les gynécologues-obstétriciens sont-ils réellement au fait du problème, et si oui, apportent-ils des conseils en conséquence à leurs patientes? Depuis la fin des années 2000, «cela commence à être une question dans le monde médical, mais tous les spécialistes ne sont pas au courant de la même manière. Nous sommes encore une petite minorité à nous en préoccuper, à donner des conseils à nos patientes», observe le Dr Pascale Mirakian, endocrinologue et gynécologue à l’hôpital privé Natecia (Lyon), contactée par le JDLE.

Pourtant, «il n’y a plus un congrès de gynécologie ou de pédiatrie où l’on ne parle pas des perturbateurs endocriniens. Mais il est difficile de mettre cela en pratique, car les méde- cins n’ont pas toujours le temps d’aborder le sujet avec leurs patientes. Le sujet est d’autant plus compliqué qu’il faut communiquer sans affoler», poursuit-elle. Interrogée sur sa propre pratique, Pascale Mirakian indique qu’elle préfère s’y prendre «oralement»: «je dis à mes patientes que si elles peuvent manger bio pendant leur grossesse c’est mieux, au minimum qu’elles pensent à peler les fruits et légumes. Je leur conseille aussi de faire attention à l’usa- ge d’insecticides dans la maison, de RoundUp ou d’autres produits dans le jardin, au chauf-  fage des emballages plastiques, à l’achat de nouveaux meubles ou au fait de repeindre la future chambre du bébé».

Outre la Figo, la déclaration publiée jeudi est signée par les sociétés savantes améri- caine, canadienne et britannique, ainsi que par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Nulle trace en revanche de leurs homologues françaises: «je crois qu’on est retard sur le sujet en France, d’ailleurs on prend souvent comme exemple le Canada ou les pays d’Euro- pe du nord», où la prise de conscience médicale est bien plus avancée, observe Pascale Mirakian.

L’Endocrine Society toujours plus convaincue Trois jours avant la publication de l’appel de la Figo, l’Endocrine Society, autre société savante internationale, a publié lundi 28 sep- tembre son deuxième avis scientifique sur les perturbateurs endocriniens, le premier remon- tant à 2009. Analysant la masse de nouvelles données publiées depuis, elle estime qu’il «n’existe plus de doutes quant au fait que [ces substances] contribuent à la recrudescence des maladies chroniques, dont l’obésité, le diabète, les troubles de la reproduction, les problèmes thyroïdiens, les cancers, les troubles hormonaux et neurodéveloppementaux».

L’Endocrine Society recommande à ses membres de continuer à «informer le public, les médias, les politiques et les agences gouvernementales sur les moyens de laisser les perturbateurs endocriniens à l’écart de l’alimentation, de l’eau et de l’air, et de protéger en particulier les enfants».

Evoquant plusieurs pistes de recherche pour les 5 prochaines années, elle estime qu’il faut accélérer l’engagement scientifique à cet égard, car les coûts en seront bien moins élevés que ceux de la prévention et du traitement des maladies. Selon une évaluation publiée fin mars, ces substances coûteraient chaque année à l’Europe 157 milliards d’euros d’un point de vue médical.

Face à un tel consensus scientifique, la réponse politique se fait toujours attendre. Si l’on excepte le bisphénol A, dont l’UE a à grand peine interdit l’utilisation dans les biberons, la question des perturbateurs endocriniens demeure au point mort à Bruxelles. Prévue pour mi-décembre 2013 par le règlement n°1107/2009 sur les pesticides, les critères de définition de ces substances, que l’industrie espère assouplir au maximum, se fait toujours attendre.

[1] WECF: Women in Europe for a Common Future. HEAL: Health and Environment Alliance.

1er octobre 2015 par Romain Loury Journal de l’Environnement

http://www.anti-k.org/2015/10/01/perturbateurs-endocriniens-lalerte-des-medecins/

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01 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

apase-rennes (lo)

apase-rennes (lo) dans A gauche du PS

Non aux attaques patronales!

Les salariés de l’Apase d’Ille-et-Vilaine à Rennes se mobilisent pour s’opposer au change- ment de leur convention collective.

Cette association intervenant dans l’action sociale et éducative, gestion des person- nes en difficulté, sous tutelle, curatelle, emploie plus de 250 salariés. Depuis des années, les financeurs (à 80 % le conseil départemental) font pression pour réduire la masse salariale, en passant le personnel de la convention collective Ucanss (Sécurité sociale) à la conven- tion 66, qui concerne les établissements pour personnes inadaptées et handicapées. Cela entraînerait une baisse de 500 euros du salaire d’embauche, la suppression des congés trimestriels et d’autres mesures, en particulier sur l’ancienneté.

Le président socialiste du conseil départemental prétend ne pas être impliqué directe- ment dans ce changement. Mais la direction, elle, déclare qu’elle y est contrainte pour avoir une chance d’être acceptée lors des appels d’offres du conseil départemental! Tout ce petit monde s’entend en fait comme larrons en foire pour imposer des reculs aux salariés du sec- teur social à travers le chantage des appels d’offres mettant les différentes associations en concurrence tous les trois ans.

En 2005, les salariés de l’Apase avaient fait trois semaines de grève pour s’opposer avec succès au changement de convention collective. Depuis, l’opposition à ce changement perdure. Cela s’est manifesté par plusieurs débrayages, dont le dernier le mardi 22 septem- bre.

Plusieurs services étaient en grève à plus de 80 %. Un rassemblement était organisé à l’occasion de l’inauguration d’un nouveau bâtiment, au moment de l’arrivée des invités. Les salariés en ont profité pour dire leur opposition à ces attaques et défendre leur salaire et les conditions de travail. Correspondant LO 30 Septembre 2015

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/apase-rennes-non-aux-attaques-patronales

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01 octobre 2015 ~ 0 Commentaire

amiante (lo + ccr)

amiante

100 000 morts, zéro responsable!

Cela fera maintenant vingt ans que les victimes de l’amiante attendent le procès pénal des responsables de cette tragédie qui fait en France près de 3 000 morts par an et qui continuera à tuer pendant plusieurs décennies. Le premier procès pénal de l’amiante avait été annoncé pour 2015. Dix-neuf ans après le dépôt de la première plainte, l’année finira sans qu’il ait commencé !

Quand ce procès aura lieu, s’il a lieu, le risque est grand, comme le dit l’Andeva (Asso- ciation nationale de défense des victimes de l’amiante), «de ne voir au banc des accusés que des chefs d’établissement et aucun des principaux responsables». En effet en avril dernier, la Cour de cassation a validé l’annulation des mises en examen des membres du CPA (le Comité permanent amiante, créé par les industriels de l’amiante) et de la haute administration.

L’Andeva ajoute que cet arrêt «conforte le travail de sape de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris» et que c’est «une véritable faillite de l’institution judiciaire, qui refuse de juger les hauts dirigeants, qu’ils soient industriels, administratifs, ou politiques». C’est le moins que l’on puisse dire et les promesses de Taubira, ministre de la Justice, à ce sujet n’ont guère été suivies d’effet !

La manifestation nationale annuelle des victimes de l’amiante, organisée conjointement par ­l’Andeva et la Fnath et à laquelle participera Lutte Ouvrière, aura pour principale exigence ce procès pénal. 30 Septembre 2015

Vendredi 9 octobre, 14 h, ­devant le siège de l’ancien ­Comité ­permanent amiante Avenue de Messine, Paris 8e, métro Miromesnil

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/2015/09/30/amiante-100-000-morts

http://www.revolutionpermanente.fr/Victimes-de-l-amiante-pour-un-proces-penal

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29 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

chili, la loi contre l’avortement (amnesty)

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Se traduit par un climat de peur et des soins inadaptés pour les femmes

Au Chili, la loi contre l’avortement traite les femmes comme des citoyens de seconde zone et met en péril leur vie et leur santé, a déclaré Amnesty International, alors qu’un débat houleux secoue le Congrès au sujet de la modification de cette loi.

« Au Chili, la loi sur l’avortement crée un climat de peur parmi les professionnels de santé, dont la première pensée est souvent de signaler à la police une femme ou une jeune fille pour un avortement présumé, au lieu de leur prodiguer des soins susceptibles de leur sauver la vie. En découle un système de santé à deux vitesses, qui considère les femmes comme de simples porteuses d’enfants, a déclaré Fernanda Doz Costa, chercheuse sur les droits économiques, sociaux et culturels dans les Amériques à Amnesty International.

Au Chili, la loi sur l’avortement crée un climat de peur parmi les professionnels de santé, dont la première pensée est souvent de signaler à la police une femme ou une jeune fille pour un avortement présumé, au lieu de leur prodiguer des soins susceptibles de leur sauver la vie. En découle un système de santé à deux vitesses, qui considère les femmes comme de simples porteuses d’enfants.

Fernanda Doz Costa, chercheuse sur les droits économiques, sociaux et culturels dans les Amériques à Amnesty International

« Le Chili doit rompre avec cette interdiction qui remonte à l’ère Pinochet. Il est clair que le fait d’interdire l’avortement en toutes circonstances ne supprime pas l’avortement. En fait, cela contraint les femmes et les jeunes filles, particulièrement celles qui ont peu de ressources, à rechercher des traitements dangereux, par des moyens détournés, qui mettent leurs vies en danger. Bien que limité, le projet de loi actuellement débattu serait un premier pas dans la bonne direction. »

Aux termes de la loi contre l’avortement au Chili, adoptée en 1989 durant la dernière phase du régime autoritaire d’Augusto Pinochet, l’avortement est illégal en toutes circonstances, même lorsque la vie ou la santé de la femme ou de la jeune fille est en danger et lorsque la grossesse résulte d’un viol. La présidente du Chili, Michelle Bachelet, a transmis un projet de loi au Congrès en vue d’introduire des exceptions, lorsque la vie de la femme ou de la jeune fille est en danger, lorsque la grossesse résulte d’un viol et lorsque le fœtus n’est pas viable.

Dans les faits, l’interdiction totale contraint de nombreuses femmes à se tourner vers des avortements à risques.

Selon le ministère de la Santé, au Chili, plus de 33 000 femmes sont admises à l’hôpital chaque année pour des problèmes liés à l’avortement, notamment pour des complications résultant d’avortements dangereux.

Plus d’un dixième (3 600) de ces cas de complications concernent des jeunes filles et des adolescentes âgées entre 10 et 19 ans. Ce chiffre est probablement très en deçà de la réalité.

Selon le bureau du procureur général, en 2014, des enquêtes judiciaires ont été ouvertes sur 174 cas d’interruption volontaire de grossesse impliquant 113 femmes.

Amnesty International a recensé des dizaines de cas de femmes à qui on a refusé un avortement susceptible de leur sauver la vie, même lorsqu’elles avaient besoin de traitements contre le cancer ou lorsque le fœtus n’était pas viable.

Tania (nom d’emprunt), 31 ans, mère de trois jeunes enfants, est tombée enceinte alors qu’elle était traitée pour un cancer. Poursuivre sa grossesse signifiait interrompre son traitement et mettre sa propre vie en danger. Le médecin qui la suivait l’a avertie que si elle se faisait avorter, il devrait le signaler. Tania a alors décidé d’avorter dans une clinique privée, où l’intervention a été enregistrée comme une opération gynécologique.

Elle a déclaré à Amnesty International : « Ils ne m’ont jamais considérée en tant que personne, en tant qu’être humain global, mais comme une couveuse, une personne en mesure de mettre au monde des enfants. Et ensuite, peu importe si je les élève ou non, si je meurs, si nous avons faim. Pour eux, nous sommes des couveuses. Des machines, des machines à reproduire. »

René Castro, obstétricien, a relaté la cas d’une autre femme, contrainte de mener sa grossesse à terme, tout en sachant que son bébé allait mourir dans les premières 24 heures, en raison d’un problème mortel.

« Elle m’a confié à quel point il était douloureux pour elle d’attendre neuf mois pour accoucher, sachant que son bébé allait mourir dans les 24 heures, ce qui est arrivé. Le pire est qu’elle n’avait personne pour la soutenir émotionnellement, pour la protéger de l’impact de cette épreuve », a déclaré le docteur Castro.

Le Chili est l’un des cinq pays des Amériques – avec le Salvador, Haïti, le Honduras et le Nicaragua – qui interdit l’avortement en toutes circonstances et ne prévoit aucune exception légale explicite pour sauver la vie de la mère. La République dominicaine, qui interdisait totalement l’avortement, a modifié son Code pénal en décembre 2014, pour y introduire les trois exceptions actuellement débattues au Chili.

Le Chili est l’un des cinq pays des Amériques – avec le Salvador, Haïti, le Honduras et le Nicaragua – qui interdit l’avortement en toutes circonstances et ne prévoit aucune exception légale explicite pour sauver la vie de la mère.

Fernanda Doz Costa

D’autres pays de la région, comme le Paraguay, autorisent l’avortement uniquement lorsque la vie de la femme ou de la jeune fille enceinte est en danger, mais les professionnels de santé l’ignorent trop souvent.

Le 28 septembre est célébrée dans le monde la Journée internationale d’action pour la dépénalisation de l’avortement.

« Nous unissons nos voix à celles de beaucoup d’autres dans la région, afin de rappeler aux États que la dépénalisation de l’avortement est un impératif des droits humains, un engagement envers les droits des femmes et des jeunes filles à la vie et à la santé, a déclaré Fernanda Doz Costa.

« Légaliser l’avortement est une condition essentielle pour garantir l’égalité des femmes. Le fait est que le nombre de femmes et de jeunes filles autochtones, d’ascendance africaine ou vivant dans la pauvreté ou ayant peu d’opportunités, est disproportionné parmi celles qui meurent ou sont gravement touchées par des avortements à risques.» 28 septembre 2015

https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2015/09/chile-extreme-anti-abortion-law-creates-climate-of-fear-and-substandard-health-care-for-women/

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28 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

plus de la moitié des plus de 65 ans (anti-k)

fuck

Ne reçoivent pas de soins

Les jeunes dans la galère, les vieux dans la misère. Plus de la moitié de la population mondiale âgée de plus de 65 ans, soit 300 millions de personnes, est exclue des soins de longue durée, a affirmé lundi l’OIT.

Il manque 13,6 millions de travailleurs sociaux. Dans son analyse des déficits de couver- ture pour les personnes âgées, l’Organisation internationale du travail (OIT) dénonce la dis- crimination en raison du sexe et de l’âge, ou âgisme. Elle se traduit par un traitement systé- matiquement inégal des personnes âgées ayant besoin de soins par rapport aux plus jeu- nes, une forte pénurie de professionnels et un sous-financement public. Selon l’OIT, 92% des plus de 65 ans sont exclus de soins de qualité en Afrique, 65% en Asie, 30% en Europe et 15% dans les Amériques.

Dans le monde, 11,9 millions de travailleurs sont actifs dans l’aide aux 563 millions de personnes âgées de plus de 65 ans. Ils sont 3,9 millions en Europe pour s’occuper de 131 millions de plus de 65 ans. L’OIT évalue à 13,6 millions le nombre de professionnels qui manquent dans le monde pour donner des soins aux plus de 65 ans, dont 2,3 millions en Europe.

Travailleurs informels Le recours aux travailleurs informels, le plus souvent des migrants (plus de 70%), et aux membres de la famille compense en partie ce «déficit abyssal». Mais l’OIT souligne qu’il n’est pas normal d’utiliser cette main-d’oeuvre non payée ou mal payée. Ce sont les femmes, les personnes seules, les plus pauvres et les plus de 80 ans qui souf- frent le plus de ce désinvestissement. Jusqu’à 80% des plus de 65 ans doivent payer les soins de leur poche. «Cette situation déplorable se mesure par le très faible niveau de dé- penses publiques consacrées aux soins de longue durée pour les plus de 65 ans qui en moyenne représentent moins de 1% du Produit intérieur brut à l’échelle mondiale », a affirmé Xenia Scheil-Adlung, auteure de l’étude.

En Suisse aussi En Suisse, la proportion de travailleurs de soins de longue durée pour 100 personnes de plus de 65 ans atteint 5,2%, selon le rapport de l’OIT. La Norvège a la propor- tion la plus élevée (17,1%), devant la Suède (9,6%) et les Pays-Bas (7,3%). La proportion est de 1,1% en France et de 3,2% en Allemagne.

Les dépenses publiques consacrées aux soins de longue durée ont atteint 1,2% du PNB de la Suisse en moyenne pour la période 2006 à 2013. Les Pays-Bas ont dépensé le plus (2,3% de leur PNB), devant le Danemark (2,2%) et la Norvège (2,1%). Environ 70% des soins sont payés de la poche des personnes âgées en Suisse et cela représente en moy- enne 4% de leur budget. La Suisse compte 1,7 million de plus de 65 ans (17% de la population).

Peur irrationnelle L’OIT dénonce «une peur irrationnelle prévalant dans l’opinion publique que les soins de longue durée pour les personnes âgées ne sont pas abordables plutôt que de considérer les avantages qu’il y a à investir dans ces soins en terme de création d’em- plois et d’amélioration du bien-être de la population». Cette discrimination conduit à l’appau- vrissement, à l’exclusion et parfois à des abus et violences. L’OIT préconise de placer les soins de longue durée pour les personnes âgées en tête des priorités.

romandie.com – 28.09.2015

http://www.anti-k.org/plus-de-la-moitie-des-plus-de-65-ans-ne-recoivent-pas-de-soins

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26 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

le bisphénol a interdit en france (anti-k)

bpa

Mais autorisé pour l’export !

Le Conseil constitutionnel a en partie censuré la loi du 30 juin 2010 bannissant l’usage du bisphénol A (BPA) dans les contenants alimentaires. La décision des « sages » n’est pas neutre: les Français n’en consommeront pas, mais les industriels du secteur pourront quand même exporter leurs produits à l’étranger, y compris au sein de l’Union Européenne. Des industriels qui ne cachent pas leur volonté de faire abroger la loi française.

Les « sages » ont tranché, ce jeudi 16 septembre: les entreprises françaises ont l’interdiction d’importer et de mettre sur le marché des contenants alimentaires présentant du bisphénol A (BPA) dans leur composition. Mais elles peuvent en revanche en produire pour le marché extérieur. Le Conseil constitutionnel a en effet décidé de censurer partiellement la loi inter- disant le BPA dans les emballages plastiques, boîtes de conserve et autres cannettes : les interdictions de fabrication et d’exportation du BPA ont été déclarées contraires à la Constitution au motif qu’elles portent atteinte à la liberté d’entreprendre.

Les industriels réclament une levée totale de l’interdiction Cette décision est une victoire pour le syndicat des industriels européens du plastique, PlasticsEurope, qui avait saisi le Conseil constitutionnel contre la loi française en juin 2015, via une Question prioritaire de constitutionnalité (QPC). Sur le compte twitter de son site web dédié au BPA, l’industrie du plastique salue cette décision: « une première étape vers la levée totale de l’interdiction du #BisphénolA dans les contenants alimentaires? »

Certains industriels du secteur sont donc bien décidés à faire tomber la décision fran- çaise. Ils entendent profiter de l’isolement de la France sur ce dossier, à la suite de l’avis rendu par l’Efsa, l’autorité sanitaire européenne, selon laquelle l’exposition au BPA ne pré- sente pas de risque pour la santé des consommateurs. Toujours sur twitter, le jour de la décision du Conseil constitutionnel, on pouvait lire les commentaires de Olivier Draullette, du syndicat des boites de conserves SNFBM : « les émotions ne peuvent dicter nos lois » , et de Michel Loubry, de PlasticsEurope: « cette loi constitue un recours abusif au principe de précaution ».

Des effets toxiques pourtant reconnus Pourtant, la nocivité du BPA est largement admi- se par la communauté scientifique. Le débat des experts porte surtout sur le niveau d’expo- sition des consommateurs. Or, de plus en plus d’études viennent alimenter la nécessité de prendre en compte la toxicité à faible dose des perturbateurs endocriniens comme le BPA.

En l’état, la décision du Conseil constitutionnel justifie l’existence d’une double filière (avec et sans BPA). Un chemin de crête diffiçile à parcourir tant du point de vue des considérations industrielles qu’éthiques. « Cette décision est incohérente. Les industriels vont donc pouvoir continuer d’exporter des biberons qu’ils n’auront pas le droit de vendre en France. Les bébés français sont donc considérés différemment des bébés marocains ou sénégalais… ! » , s’indigne le Réseau environnement santé.

 23 Septembre Magali Reinert Novethic

http://www.novethic.fr/empreinte-terre/sante-environnementale/isr-rse/perturbateurs-endocriniens-le-bisphenol-a-interdit-en-france-mais-autorise-pour-l-export-143609.html

http://www.anti-k.org/2015/09/25/le-bisphenol-a-interdit-en-france-mais-autorise-pour-lexport/

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25 septembre 2015 ~ 0 Commentaire

saint brieuc 300 manifestants (fr3)

 manifestants-hopital-SUD

Pour plus de personnels à l’hôpital 

300 employés de l’hôpital Yves Le Foll, médicaux et non médicaux, ont défilé ce jeudi matin dans les rues de Saint-Brieuc. Ils se sont rendus à l’Agence Régionale de Santé (ARS) pour réclamer l’arrêt des suppressions d’emplois et pour obtenir des effectifs en adéquation avec la charge de travail.

Des moyens pour un service public de qualité. Voici le slogan principal des organisations syndicales CGT, FO et CFDT du centre hospitalier qui appelaient ce jeudi à une nouvelle mobilisation. 300 hospitaliers ont répondu présent pour défendre leur travail et obtenir plus de moyens humains dans les services.

Pour cette quatrième journée de grève, des personnels de l’hôpital Yves le Foll et du centre gériatrique des Capucins ont défilé dans les rues de Saint-Brieuc pour se rendre devant l’Agence Régionale de Santé (ARS), l’organisme qui met en oeuvre la politique de santé en région et définit les budgets des hôpitaux. Ils ont pu échanger avec la directrice territoriale des Côtes-d’Armor.

Outre du personnel en adéquation avec la charge de travail, les grévistes demandent l’arrêt des fermetures de lits et la fin des restructurations incessantes au sein de l’établissement.  Thierry Peigné 24/09/2015

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