Archive | Santé

26 décembre 2015 ~ 0 Commentaire

craintes sur les petits hôpitaux (cb)

manifestants-hopital-SUD

La Loi de modernisation du système de santé vient d’être adoptée. Les comités des usagers des hôpitaux de Douarnenez et Concar- neau craignent la fermeture de services.

Quelle sera la future carte hospitalière dans le Finistère ? Nul n’est en mesure de le dire mais elle va se dessiner dans les semaines à venir. La France va en effet se doter de Grou- pements hospitaliers de territoire. C’est l’une des mesures de la Loi de modernisation du système de santé qui a été adoptée le 17 décembre.

Ces Groupements hospitaliers de territoire devraient être opérationnels en 2018. Ces groupements visent à mettre « en place une s tratégie de prise en charge du patient com- mune et graduée dans le but d’assurer une égalité d’accès à des soins sécurisés et de qua- lité. Il (le groupement) assure la rationalisation des modes de gestion par une mise en commun de fonction », peut-on lire dans la loi.

Coresponsables des déficits Le comité des usagers de l’hôpital de Douarnenez et le comité de défense de l’hôpital de Concarneau croient savoir que le GHP du Finistère englo- bera tous les hôpitaux à l’exception de celui de Quimperlé. «Tous les établissements seront coresponsables des déficits. Donc si un hôpital est en déficit, les autres risquent de trans- férer des services pour combler ce déficit. Le maître mot de cette réforme est la rationalisation… », déplore Jean-Paul Sénéchal du comité concarnois.

À l’heure actuelle, le Centre hospitalier régional universitaire de Brest (qui sera le pivot du futur Groupement) accuse un important déficit. Les comités craignent qu’il « n’ab- sorbe les services de cardiologie et soins intensifs de Morlaix et Quimper. D’une manière générale, les hôpitaux de Brest et Quimper vont concentrer davantage de services et les hôpitaux de proximité comme Concarneau et Douarnenez vont devenir des services de gériatrie. »

« Pure spéculation » Les comités estiment que les urgences de Concarneau, ouvertes de 9 h à 19 h et Douarnenez (24 h/24) risquent de disparaître à terme. «On se rend déjà com- pte que le 15 dirige de plus en plus vers Quimper alors que le patient pourrait très bien aller à Concarneau ou Douarnenez. », soulève Marianne Jan, du comité concarnois, qui réclame une ouverture élargie de 7 h à 22 h. « Tout ceci n’est que pure spéculation, répond Mathias Maurice, directeur de la communication et des coopérations au Centre hospitalier de Cor- nouaille. Nous n’avons pas encore engagé les discussions sur le GHT. Ca devrait démarrer à partir du mois de janvier. »

Mathias Maurice se veut rassurant : « On a mis en place l’Union hospitalière de Cor- nouaille en travaillant sur les coopérations et le maintien des services de proximité. Ca con- tinuera dans ce sens. » Les comités de défense ont une autre lecture. Ils promettent d’être vigilants et annoncent qu’ils mobiliseront la population si besoin. « En décembre 2014, des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Douarnenez », rappellent Yves Jardin. 24/12/2015 Adèle Le Berre

http://www.cotebrest.fr/2015/12/24/craintes-sur-les-petits-hopitaux/

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02 décembre 2015 ~ 0 Commentaire

essais nucléaires (fr3)

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 42 dossiers devant le tribunal administratif de Rennes

Plusieurs dizaines de demandes d’indemnisation de victimes des essais nucléaires ont été examinées par le tribunal administratif de Rennes. Vingt demandes ont été examinées jeudi dernier, 22 lundi et trois dossiers ont été renvoyés au 10 décembre

Les demandes d’indemnisations, initialement formulées par ces anciens militaires entre 2010 et 2011, ont été rejetées par le ministère de la Défense au motif que  »le risque attribua- ble aux essais nucléaires dans la survenance de leur maladie pouvait être considéré com- me « négligeable« , a expliqué leur avocate, Me Cécile Labrunie. Les plaignants demandent donc au tribunal administratif d’annuler ces décisions de refus et d’enjoindre le comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN) de les indemniser.

Essais dans le Sahara et en Polynésie Parmi les 42 dossiers examinés jeudi et lundi, le rapporteur public a délivré un avis favorable à l’annulation de 34 décisions au motif que le ministère de la Défense ne rapportait pas la preuve d’une probabilité de causalité « négli- geable« , au regard des conditions d’exposition des intéressés et du défaut de surveillance  radiobiologique appropriée.

Ces 45 vétérans, dont certains sont déjà décédés, ont été affectés lors des essais soit dans le Sahara (Reggane ou In Ecker), soit en Polynésie (Mururoa, Fangataufa, Hao notamment).

Présomption de causalité « Peut-être un jour le CIVEN ne se considérera plus comme l’adversaire des requérants, mais comme un fonds d’indemnisation » des victimes, a fait valoir Me Labrunie devant le tribunal, dénonçant la position de l’État qui consiste à « se pré- valoir de ses propres carences » en matière de suivi sanitaire sur les militaires impliqués dans ces essais pour rejeter leurs demandes.

La loi Morin de janvier 2010 prévoit que les personnes atteintes d’une maladie  consé- cutive à la radioactivité, visée dans une liste de 21 cancers, bénéficient d’une présomption de causalité et d’un droit à réparation intégrale des préjudices subis, sauf si le ministère de la Défense apporte la preuve de l’existence d’un « risque négligeable« .
Décision rendue à la fin décembre En septembre, le Premier ministre Manuel Valls s’est dit « favorable » à un réexamen des conditions d’indemnisation des victimes compte tenu du taux extrêmement faible (2%) de dossiers retenus par le Civen. Entre 1960 et 1996, 210 essais nucléaires ont été menés au Sahara et en Polynésie, impliquant quelque 150.000 personnes. Les décisions seront rendues « d’ici la fin de l’année« , a précisé le tribunal.
S.Salliou (avec AFP) 01/12/2015 | 09:00
Commentaire: Il reste bien sûr les tahitiens et les algériens qui vivent toujours sur place

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01 décembre 2015 ~ 0 Commentaire

soutien à raymond pouliquen (eelv + fr3)

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Et aussi dimanche 6

Appel à soutenir aujourd’hui à Rennes, ex-salarié Triskalia et victime des pesticides.

René Louail, chef de file du rassemblement écologiste «une autre voie pour la Bretagne» pour les élections régionales et président du groupe EELV au Conseil Régional, et tou-tes ses colistier-es appellent à soutenir Raymond Pouliquen mardi 1er Décembre à 9h au Palais de Justice à Rennes.

Ancien salarié du groupe agricole et agroalimentaire Triskalia à Glomel, il a travaillé pendant plus de 20 ans au contact de pesticides. Atteint d’une leucémie myéloïde chronique diagnos- tiquée comme étant «en rapport avec l’exposition aux phytosanitaires dans son travail»,  il se bat depuis 15 ans pour faire reconnaître sa pathologie comme maladie professionnelle. Un nombre inquiétant de salariés travaillant dans les mêmes conditions ont été atteints par des cancers. Sa lutte rejoint celle des ex-salariés de Nutréa- Triskalia à Plouisy, intoxiqués par des pesticides en travaillant la fabrication d’alimentation du bétail.

Raymond Pouliquen, qui sera jugé en appel et sans avocat, d’où l’importance d’ une forte mobilisation pour le soutenir et plus largement pour lutter contre les phytosanitaires : “Face à l’utilisation des pesticides, nous sommes toutes concerné-es: paysan-nes, sala- rié-es agricoles, consommateurs… soutenons les phytovictimes! ” Les écologistes de Bretagne seront très mobilisé-es, avec, notamment, la présence de José Bové, député européen.

http://www.appel-a-soutenir-demain-a-rennes-raymond-pouliquen-ex-salarie-triskalia

http://france3-regions.francetvinfo.fr/triskalia-jose-bove-soutient-raymond-pouliquen

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29 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

sécurité sociale (viva)

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«Que va devenir notre Sécu si plus personne ne la défend?»

Frédéric Pierru, sociologue, est un spécialiste du système de soins. Avec la généralisation de la complémentaire santé à tous les salariés, il exprime ses inquiétudes pour notre Sécurité Sociale.

Que pensez vous de la mise en place d’une complémentaire santé pour tous les salariés ?

Il s’agit d’un accord, l’Ani (Accord national interprofessionnel) qui s’est décidé sous la forme d’un échange entre un gouvernement désirant assouplir les règles du marché du travail et les syndicats souhaitant reconquérir un pouvoir sur le système de soins. Il y a quelques années, les syndicats ont été exclu de la gestion de l’assurance maladie, ils en retrouvent aujourd’hui la maitrise par le biais des complémentaires santé en entreprise. Ce nouveau dispositif m’inquiète beaucoup pour l’avenir de notre Sécurité Sociale.

Pourquoi ?

Parce que nous assistons au basculement d’une prise en charge publique de notre système de santé vers une gestion par des opérateurs privés. Les remboursements de la Sécurité Sociale se recentrent de plus en plus sur les gros risques (frais hospitaliers et affections de longue durée couvertes à 100 %). Ceux qui concernent des soins courants (la Sécu ne rembourse plus qu’à 55 % la médecine de ville) sont reportés vers les complémentaires.

Cela risque d’être pire encore demain, en période d’austérité où les budgets sont à la rigueur et où on ne parle plus que de réduire les déficits publics.

En 20 ans, nous sommes passés en silence d’une sécurité sociale universelle à un système à plusieurs étages (Sécu de base, complémentaires santé) qui risque de se fractionner plus encore avec l’apparition de sur-complémentaires pour les plus riches. Les inégalités vont se creuser entre les salariés des PME qui risquent d’avoir des contrats bas de gamme et ceux de grosses entreprises

Et pour ceux qui ne peuvent pas avoir de complémentaires ?

C’est bien tout l’effet pervers de l’ANI. Toute une population, salariée, active, bien intégrée avec des problèmes de santé moindres va être mutualisée tandis que les personnes hors du marché du travail (jeunes, chômeurs, personnes âgées), plus précaires, plus fragilisées, plus malades, risquent de voir leurs primes exploser. Pour eux, on empile des dispositifs d’aide à la mutualisation: Cmu-C, aide à la complémentaire santé et bientôt prime de mutualisation pour les retraités. Nous mettons des rustines sur un système qui fuit de partout. Nous créons des usine à gaz inégalitaires et inefficaces mais surtout, les fonds public sont transférés en silence de la Sécurité Sociale vers le secteur privé. D’un côté, la Sécu se désengage, de l’autre l’Etat aide à l’accès à une complémentaire santé. C’est bien la folie du dispositif.

On s’éloigne de notre modèle social à la Française ?

Il semble y avoir une résignation de notre classe politique et un consensus tacite selon lequel la Sécu est un poids, qu’elle coûte cher, qu’il faut alléger le coût du travail et les cotisations. Nous basculons vers un système à l’américaine, avec un Médicaid pour les plus pauvres et des assurances privées pour les plus riches, un dispositif dont Obama a tenté de sortir car il est injuste et coûteux. Ce modèle existe aussi aux Pays bas où l’assurance maladie est gérée par des assurances privées en concurrence entre elles. Et cela ne marche pas. L’évolution que nous vivons est honteuse.

Que préconisez vous ?

A l’origine, la Sécurité Sociale est un immense projet politique de cohésion nationale : solidarité des riches vers les pauvres, des biens portants vers les malades. Dans un monde du chacun pour soi, les Français comprennent de moins en moins l’enjeu de l’universalité. Il n’y a plus personne aujourd’hui pour se battre pour l’Assurance Maladie. Les derniers grandes manifestations qui ont eu lieu datent de 20 ans, contre le Plan Juppé en 1995. Que va devenir notre Sécu si elle n’est plus défendue par personne? Avec des chercheurs, des professionnels de santé, des associations de malades nous avons lancé une «charte pour une santé solidaire» et une pétition en ligne. Nous essayons de fédérer les forces qui contestent encore et se battent pour revendiquer que la santé est et doit rester un bien public. Anne-Marie Thomazeau 16-11-2015

Frédéric Pierru: est sociologue et docteur en sciences politiques. Chargé de recherche au CNRS et au CERAPS : Université Lille 2

http://www.viva.presse.fr/que-va-devenir-notre-secu

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27 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

douarnenez hôpital

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26 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

triskalia (fr3)

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Soirée de soutien aux anciens salariés dimanche 6 décembre

Dimanche 6 décembre à 18h aura lieu une soirée de soutien aux anciens salariés de Nutréa-Triskalia, victimes de graves intoxications aux produits phytosanitaires sur leur lieu de travail. La projection du film « La mort est dans le pré » sera suivie d’un débat avec les spectateurs.

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En 2011 et en 2013, quatre salariés intoxiqués par des pesticides utilisés dans leur entre-prise, Nutréa-Triskalia à Plouisy dans les Côtes d’Armor, sont déclarés inaptes au travail et licenciés. Un cinquième, Gwénaël Le Goffic, se suicide sur son lieu de travail. Depuis les procédures judiciaires se succèdent. Un collectif s’est formé et soutient Edith Le Goffic, la veuve de Gwenaël Le Goffic et les quatre anciens salariés de l’industrie agro-alimentaire, Laurent Guillou, Stéphane Rouxel, Claude Le Guyader et Pascal Brigant. Le but : se tenir aux côtés de ces cinq personnes, faire parler de l’affaire afin que le combat ne se résume pas à celui de David contre Goliath, comme l’explique Laurent Guillou : C’est important de se sentir soutenu. Le comité connaît mieux notre dossier que la MSA (mutualité sociale agricole) maintenant. »
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La génèse Tout commence en 2008 : afin d’économiser l’électricité, la coopérative agricole Triskalia décide de couper la ventilation de ses silos à grains la nuit. Le résultat ne se fait pas attendre : pourriture et insectes se développent dans ces céréales destinées à l’élevage. Mais il est impensable pour les dirigeants de la coopérative de perdre les 20 000 tonnes avariées, ils demandent donc à un jeune salarié d’asperger les graines de Nuvean Total, un insecticide interdit en France depuis 2007.
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Laurent Guillou et Stéphane Rouxel en inhalent lorsqu’ils chargent cette matière pre- mière pour la transporter vers l’usine de transformation un peu plus loin. Des premiers symptômes apparaissent : vomissements, brûlures dans la gorge, crachats de sang… En 2010, un nouvel arrêt de la ventilation provoque exactement les mêmes effets. Cette fois, la pourriture et les insectes sont traités par un mélange de pesticides autorisés mais largement surdosés. D’autres salariés, Pascal Brigant, chargé de la gestion des camions et Claude Le Guyader, chauffeur, développent alors les mêmes symptômes.
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Ce mal, dont souffrent ces 4 personnes est bien connu aux Etats-Unis depuis les années 50. Il s’agit de  MCS, Multiple Chimical Sensitivity ou hypersensibilité chimique multiple en français. J’ai des maux de tête, des brûlures, des compressions dans la colonne vertébrale. Je sens comme des coups de poignard dans le dos. Je dors très mal, je me lève la nuit à cause de la douleur. Donc, je suis très fatigué », soupire Laurent Guillou.
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Quatre licenciements et un suicide Pour lui et ses trois collègues, les conséquences seront identiques : déclarés inaptes, ils seront licenciés. Mais cette affaire aura une suite encore plus tragique en mars 2014 avec le suicide de Gwenaël Le Goffic, un chauffeur livreur. Il sera retrouvé mort dans son camion sur son lieu de travail. A côté de lui, il a pris soin de laisser l’étiquette d’un sac d’aliments médicamenteux pour porcs. C’est ce même produit qui trois mois plus tôt lui a brûlé le visage et les yeux, alors qu’il en déchargeait des sacs. Depuis il souffrait de troubles oculaires et craignait de ne plus pouvoir conduire.
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Les suites judiciaires Actuellement, trois procédures judiciaires sont en cours : auprès des prud’hommes, du tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS) et du tribunal de grande instance (TGI) de Saint-Brieuc.
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Les prud’hommes: Le conseil des prud’hommes a été saisi dans le but de faire condamner l’employeur pour « licenciement sans cause réelle et sérieuse ». Pour l’instant, cette action est au point mort dans l’attente des résultats des autres actions en justice entamées par les anciens salariés.
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Le volet pénal au TGI En mai 2010, Laurent Guillou et Stéphane Rouxel ont déposé plainte contre X pour empoisonnement. Une première fois classée par le tribunal de Guingamp, elle est réouverte par celui de Saint-Brieuc en juillet 2015. Cette procédure est, depuis, en attente de la nomination d’un juge d’instruction.
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Le TASS (tribunal des affaires de sécurité sociale) Le TASS a reconnu en septembre 2014 la faute inexcusable de l’employeur pour Laurent Guillou et Stéphane Rouxel et a de- mandé une nouvelle expertise pour fixer le préjudice physique et moral. Le résultat de cette expertise, qui pourrait leur permettre de toucher une rente, n’est toujours pas connu. Cette administration a également fixé leur taux d’IPP (Incapacité permanente partielle) à 25 %, induisant leur indemnisation par la MSA. Un taux jugé insuffisant par Laurent Guillou au regard des problèmes de santé qu’il endure et de sa quasi-incapacité à reprendre un emploi. Les deux autres camarades d’infortune, Claude Le Guyader et Pascal Brigant, attendent eux une reconnaissance de maladie professionnelle.  Quant au suicide de Gwenaël Le Goffic, il a été reconnu comme accident du travail en septembre 2015. La MSA n’a pas fait appel.
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Ces jours-ci, une autre affaire émerge sur le site de Triskalia à Glomel  (22) : Ray- mond Pouliquen, atteint d’une leucémie, diagnostiquée « en rapport avec l’exposition aux phytosanitaires dans son travail », se bat pour faire reconnaître son cancer en maladie professionnelle.
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Soirée de soutien au ciné-TNB, à Rennes,  le dimanche 6 décembre à 18h.
Projection du film « La mort est dans le pré » d’Eric Guéret. Puis échange avec la salle et témoignage des ex-salariés de Triskalia. Prix d’entrée : 4€ pour la location de salle. Une collecte de solidarité avec les ex-salariés sera effectuée. Catherine Deunf 26/11/2015

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http://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/soiree-de-soutien-aux-anciens-salaries-de-triskalia-dimanche-6-decembre-863495.html

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25 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

morts au travail (basta)

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Quatre ouvriers tués depuis un an: que se passe-t-il chez Arcelor Mittal ?

Le premier accident a eu lieu il y a presque un an, le 26 décembre 2014, sur le site d’Arcelor Mittal de Dunkerque. Le salarié a été percuté par une chargeuse.

Puis, le 12 avril 2015, un intérimaire se retrouve coincé puis écrasé entre deux wagons. Lui aussi décède. « Il avait très peu de formation », précise Bernard Colin, délégué syndical CGT, secrétaire du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) au site dunkerquois d’ArcelorMittal. « C’est arrivé dans la cadre d’une opération de déchar- gement sous-traitée à une autre entreprise. Celle-ci prenait des intérimaires pour le faire. Le jour de l’accident, les trois membres de l’équipe étaient tous des intérimaires. »

Le 13 juillet 2015, toujours à Dunkerque, un intérimaire tombe dans la fonte en fusion. « Il avait seulement cinq mois d’expérience dans le métier de fondeur », souligne Bernard Colin.

Le 10 septembre dernier, c’est sur le site d’ArcelorMittal de Fos-sur-Mer, dans les Bou- ches-du-Rhône, qu’un accident mortel survient. Le salarié d’une entreprise sous-traitante tombe lui aussi dans la fonte en fusion. « Des accidents terribles », constate le délégué syndical. Quatre accidents mortels dans de telles circonstances en moins d’un an, dont deux qui ont touché des intérimaires et un autre, un employé d’un sous-traitant. C’est beaucoup.

La situation est assez préoccupante pour que la boîte d’intérim Ranstad décide fin octo- bre de retirer, pour des raisons de sécurité, une trentaine de ses intérimaires du site d’Arce- lorMittal de Dunkerque. La communication du groupe sidérurgiste répond en démentant « fermement tout écart de traitement entre les différents intervenants », salariés, intérimaires ou employés des sous-traitants. Le fait est que les intérimaires sont nombreux à Dunkerque comme à Fos-sur-Mer, deux sites pourtant classé Seveso, donc dangereux.

À Dunkerque, ArcelorMIttal emploie 3 200 salariés directement et fait travailler en moyenne 285 intérimaires, soit un peu moins de 10 % des effectifs, selon les chiffres fournis par l’entreprise. Sur le site de Fos-sur-Mer, le sidérurgiste déclare 2 500 salariés en CDI et entre cent et deux-cents intérimaires. La direction ne dispose pas de chiffres sur le nombre de travailleurs sous-traitants.

Ils sont pourtant 1700 en moyenne à Dunkerque, selon la CGT. Et cela « hors gros travaux ». À Fos-sur-Mer, Sébastien Thomas, délégué CGT, recense 2 400 salariés en CDI sur les 4 600 personnes intervenant sur le site. Parmi le personnel permanent, « la moitié ont moins de cinq ans d’ancienneté. Ça joue aussi sur la sécurité. Ils ne connaissent pas encore forcément bien le risque, pas parce qu’ils ne font pas attention, mais parce qu’ils ont vécu moins d’accidents du travail. »

« Des intérimaires pas suffisamment formés » Comment ArcelorMittal a réagi à cette série d’accidents mortels ? « Des mesures de renforcement de la sécurité ont été prises à l’issue des accidents: interdiction formelle d’utiliser son téléphone portable en situation de travail, même en extérieur, installation d’une protection renforcée pour empêcher toute chute dans une rigole de fonte…», a déclaré la direction suite à la décision de Randstad. « Le PDG rappelle à chaque communication l’importance de la sécurité », nous indique aussi le service de communication. « Nous matraquons les consignes de sécurité. L’idée, c’est de compenser le facteur humain. »

« Il a fallu un accident mortel pour que la direction bouge », regrette de son côté Ber- nard Colin. « Après le premier accident de décembre, le direction a bien mis en place un plan d’action. Mais nous avions alerté sur les risques dans la zone en question dès 2011 ».

Pour le délégué CGT, c’est bien plus la formation des travailleurs que les erreurs humai- nes qui sont en cause dans ces accidents. «Nous trouvons que les intérimaires ne sont pas suffisamment formés. Nous ne disons pas que la politique de sécurité est mauvaise. Nous ne disons pas qu’il ne faut pas d’intérimaires, c’est une autre question. Mais il faut qu’ils soient correctement formés. Nous critiquons aussi la politique d’embauche d’ArcelorMittal. Avec la crise, il y a eu un plan de départs volontaires, avec lequel les compétences sont parties. »

Le CHSCT de Dunkerque a demandé une expertise sur la sécurité de l’ensemble du site suite à l’accident du 13 juillet. La direction l’a contestée, jugeant plus «pertinent» que l’ins-pection se limite au seul secteur de la fonte, là où l’intérimaire est mort cet été après seu- lement quelques mois dans le métier. Le tribunal de Dunkerque doit en décider le 26 novembre. Rachel Knaebel 24 novembre 2015

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23 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

rennes: la grève reprend (fr3 + npa)

manifestants-hopital-SUD

Centre hospitalier Guillaume Reigner

Le mouvement de grève a été interrompu après les attentats. Il reprend pour une « longue durée » afin de lutter contre l’austérité et le manque de moyens. Les mouvements de grève se poursuivent depuis plusieurs années au centre hospitalier Guillaume Reigner, chargé de l’accueil de personnes ayant des problèmes psychiatriques. Celui démarré le 10 novembre a été interrompu suite aux attentats. Il reprend ce mardi 24novembre avec dès 10h30 un rassemblement dans la cour d’honneur du centre hospitalier.

Selon les syndicats Sud et CGT, c’est le résultat d’une « incapacité de la part de la direction à entamer un dialogue responsable ». Des mesures d’économies, conjuguées à une baisse des financements octroyés par le ministère de la Santé, auront pour conséquence, selon les syndicats, la suppression « d’au minimum 23 postes de contractuels ». Stéphane Grammont  23/11/2015

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11 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

des emplois menacés au chru brest carhaix (of)

manifestants-hopital-SUD

Les syndicats craignent de fortes suppressions de postes dans les Ehpad et Unité de soins longue durée de l’hôpital. 25 emplois sont menacés dans la région de Carhaix.

Selon la CGT, une importante restructuration des Établissements d’hébergement pour per- sonnes âgées dépendantes (Ehpad) du CHRU Brest-Carhaix serait envisagée pour le 1er mars 2016. Une quarantaine de postes seraient supprimés. À Carhaix, environ 25 postes d’aides-soignants (AS) disparaîtraient de Keravel et Persivien sur les 82 postes de l’ensem- ble. Sans être compensés par les 13 postes d’agents des services hospitaliers (Ash) créés.

C’est « la perte de qualification professionnelle ». Et aussi un comble pour un site qui va ouvrir une formation d’aide-soignant début 2016 ! À Brest, dans les Ehpad de Ponchelet et Ker Anna, 20 postes seraient supprimés. Là aussi surtout des aides-soignantes. Et dans l’Unité de soins longue durée (USLD) René-Fortin, une douzaine de postes disparaîtraient, encore majoritairement des aides-soignants, même si les équipes d’infirmiers et de kinés seraient renforcées.

450 000€ en moins Cette restructuration serait provoquée par l’Agence régionale de santé (ARS) qui a baissé son budget de 450 000 € en 2015. La même diminution serait prévue en 2016. Pour la CGT, un problème de codage est à l’origine. Le niveau de dépendance des personnes âgées n’a pas été bien évalué. « Le personnel n’était pas préparé à répondre. Les grilles ont été sous-évaluées », détaille Caroline Tromeur, de la CGT. La CFDT regrette une « réduction budgétaire », initiée par le conseil départemental et l’ARS. Elle dénonce « la décision de réduire les effectifs d’une vingtaine de postes », qui aboutirait à ce que des « agents de service effectueraient le travail des aides-soignants ».

Pour Philippe El Saïr, directeur général du CHRU, « comme partout en France », une séparation doit être effectuée entre les soins sanitaires en long séjour (qui relève de l’ARS) et le côté résidentiel des maisons de retraite. L’hôpital compte 700 places au total, dont 150 en longue durée et 550 en Ehpad. « Des moyens différents seront affectés ensuite », recon- naît-il. Il conteste les chiffres de réductions annoncées. « Je n’ai pas de chiffres particuliers ».Il reconnaît une erreur dans le codage de la dépendance. « Nous avons perdu 450 000€ cette année. Mais j’ai obtenu que ce retrait ne soit pas renouvelé l’an prochain tant qu’une nouvelle réévaluation n’aura pas été effectuée. Elle est prévue fin 2016. » Carhaix-Plouguer

http://www.ouest-france.fr/des-emplois-menaces-au-chru-brest-carhaix

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06 novembre 2015 ~ 0 Commentaire

don du sang (npa)

sang

Derrière la communication gouvernementale, la stigmatisation des homosexuels

Dans un entretien publié par Le Monde ce mercredi, la ministre de la Santé Marisol Touraine affirme que «dès le printemps 2016, on ne pourra plus être exclu du don du sang en raison de son orientation sexuelle». Si c’était le cas, il s’agirait effectivement d’une bonne nouvelle. Mais elle précise aussitôt les conditions: pour donner son sang, un homosexuel devra s’être abstenu pendant 12 mois de tout rapport sexuel, même protégé.

La ministre ose prétendre que « c’est la fin d’un tabou et d’une discrimination ». Pourtant, un homme hétérosexuel n’est exclu du don du sang que durant les 4 mois qui suivent un changement de partenaire ou un rapport non protégé… En réalité, c’est surtout un bel exem- ple de démagogie politicienne : faire la publicité d’une décision allant prétendument dans le sens de l’égalité, tout en ménageant la frange la plus réactionnaire de la population et du monde médical.

L’exclusion définitive du don du sang de toutes personnes répondant positivement à la question «Avez-vous eu des rapports sexuels entre hommes?» entretient depuis 1983 un schéma selon lequel il existerait des populations à risque, alors qu’il n’y a en réalité que des pratiques à risque. Mais c’est cette fiction homophobe que le gouvernement refuse de remettre en cause.

Les autorités sanitaires justifient la différence de traitement qui sera maintenue par la forte «prévalence» du VIH parmi les hommes homosexuels, estimée à environ 14 %, qui est très supérieure à celle évaluée chez les hétérosexuels/elles. Mais la prévalence étant le nombre de personnes vivant avec le VIH dans une population déterminée, faut-il que les homosexuels malades du sida meurent plus massivement et rapidement, comme au début de l’épidémie, pour que la ministre mette la levée d’une discrimination homophobe à l’ordre du jour ?

En fonction des résultats des études réalisées sur les premiers dons, les règles qui s’appliquent aux homosexuels seront «rapprochées» des règles générales. Mais en atten- dant, le gouvernement poursuit la stigmatisation. Lors du scandale du sang contaminé, ce ne sont pourtant pas les homosexuels, déjà exclus du don, qui ont mis en danger les transfusés en 1984-1985, mais les amis politiques de Marisol Touraine!

Le NPA exige l’ouverture immédiate et sans condition du don du sang à tous et la rédac- tion d’un nouveau questionnaire préalable au don, plus précis, basé sur des données fiables et non discriminatoires, qui prendrait en compte le fait d’avoir eu ou non des rapports sexuels systématiquement protégés et d’avoir effectué un test de dépistage.

Montreuil, Jeudi 5 novembre 2015

http://npa2009.org/communique/don-du-sang-la-communication-gouvernementale

Lire aussi:

http://www.revolutionpermanente.fr/Abstinence-et-don-du-sang-Marisol-Touraine-ressort-l-homophobie-du-placard

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