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16 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Des suicides qui accusent

Des suicides qui accusent dans Crise charlie-chaplin

Dans notre société en crise, les suicides sont en nette augmentation : plus de 10 000 morts par an.

Parmi ceux-ci, de plus en plus de salariéEs, au travail ou en situation de chômage, qui choisissent des lieux symboliques (immolation devant Pôle emploi, sur le lieu de travail) et / ou qui laissent des traces écrites accusatrices contre leurs employeurs. Dans un article sur les suicides dans Libération fin mai, Marcela Iacub (« biographe » de DSK) dit tout haut ce que les directeurs des ressources humaines n’osent pas dire : « Depuis quelques années, les conditions de travail provoqueraient des suicides (…) Les travailleurs qui souffrent ont pourtant d’autres issues que de se suicider. Ceux qui ne cessent de claironner que les gens se suicident à cause de leurs conditions de travail sont en train de valider cet acte terrible comme forme de protestation politique  (…) On devrait donc déconsidérer le suicide comme moyen d’expression politique démocratique de la même manière que l’on traite les actes de terrorisme. Quand une bombe explose et fait des victimes, on ne dit pas que les terroristes ont voulu s’exprimer, même si tel est leur but. On les traite d’assassins. On pourrait dire la même chose des suicidés au travail. Ils sont des manières de terroristes du point de vue politique, car ils se servent du meurtre d’eux-mêmes comme arme au lieu de faire appel à la parole. »

Silence dans les rangs La Sécurité sociale, les tribunaux, commencent à reconnaître ces suicides comme des accidents du travail et des dirigeants se retrouvent accusés devant la justice pénale (Orange, Renault…). Face à cela on assiste à une contre-offensive visant à nier ces actes, à faire le silence, à considérer ces suicides comme « un mystère » qu’il serait interdit de commenter.
Plusieurs cas récents illustrent cette stratégie : un salarié se jette de l’escalier du 4e étage à l’heure du repas, quand son chef est arrivé en bas. Il n’a pas fait exprès, il est tombé par mégarde, dira l’enquête… Un salarié est retrouvé pendu, après s’être plusieurs fois plaint des conditions de travail. La DRH parle d’un « décès à son domicile suite à une pathologie ». Des syndicalistes, alignés sur la direction, avaient refusé que le CHSCT enquête et préféré le confier au cadre responsable « qualité de vie au travail » tout en faisant courir la rumeur que l’on n’est pas sûr du suicide… et accusant les délégués de Sud de l’avoir « poussé à continuer, sans vous rendre compte que la personne était fragile psychologiquement. »…
Ces types de suicide ne sont pas anodins. Ils sont le fait de salariéEs en grande souffrance qui jugent que le rapport de forces est trop dégradé pour permettre une autre action. Ils ont souvent essayé, par d’autres moyens, de protester auparavant, en vain. Cacher ce type de suicides, ne pas en parler, c’est les tuer une deuxième fois. Et ajouter à la souffrance des familles, car rien n’est plus dur pour les proches qu’un suicide qui n’a pas de sens. Nous devons respecter et défendre la mémoire et la signification de ces actes de protestation ultimes.
Le nombre de suicides par immolation est en forte augmentation, particulièrement chez les chômeurs et ce mode d’action est fait pour porter la protestation sur la place publique. Le suicide de Djamel Chaar devant le Pôle emploi de Nantes (dont le Premier ministre était maire) fait donc écho à celui de Mohamed Bouazizi qui par son geste a déclenché le « printemps arabe ». Porter la parole de ces suicidés, c’est œuvrer pour que la protestation massive prenne enfin corps et que notre société devienne vivable. Pour toutes et tous.

Jet Aelys http://npa2009.org/node/38155

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16 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Le scandale des licenciements pour inaptitude

Le scandale des licenciements pour inaptitude dans Santé enfants-mineurs-americains1

Enfants mineurs américains, Pennsylvanie 1911.

De plus en plus de salariéEs sont aujourd’hui casséEs par le travail.

L’intensification du travail ces dernières années, résultat de la course à la productivité et au profit des entreprises, a un coût pour les travailleurEs bien supérieur au coût du travail. Avec le « lean management », le travail en flux tendu, les réductions d’effectifs, les « res- sources humaines » sont sollicitées au-delà du supportable.

Résultat : le nombre de licenciements pour inaptitude est en augmentation. L’absence de statistiques précises, certainement voulue, entretient le flou mais le constat est là : usés psychiquement ou physiquement, de plus en plus de salariéEs se retrouvent au chômage, durablement invalidéEs, au risque de tomber dans la pauvreté et la misère. Les dispositifs mis en place pour soi-disant compenser la pénibilité des parcours professionnels sont aussi dérisoires que restrictifs. Seuls 4 000 salariés ont pu bénéficier de celui mis en place dans le cadre de la dernière contre-réforme des retraites. Et le gouvernement actuel s’apprête à rallonger la durée de vie active, avec de ridicules contreparties sur la pénibilité : un an de retraite anticipée pour trente ans de travaux forcés. On risque donc d’assister à une explosion du nombre de salariéEs déclaréEs inaptes, sans autre perspective que les minimas sociaux.

Changer la donne.  Car du côté des entreprises, rien n’est fait pour anticiper la casse. Les médecins du travail comme les représentants du personnel ont bien du mal à trouver des postes adaptés pour les salariéEs uséEs. Les nouvelles organisations du travail ne leur laissent plus de place. Qui plus est, pour les entreprises, ce problème n’en est pas un. Elles font supporter à la société l’essentiel du coût des dégâts occasionnés par le travail. Peu de licenciements pour inaptitude sont en effet rattachés à des atteintes professionnelles déclarées comme telles, ce qui pourrait augmenter leur taux de cotisation.
Il devient donc urgent de changer la donne. La question de l’inaptitude va devenir un enjeu. Les salariéEs uséEs risquent de ne plus accepter de se faire licencier si cette décision signifie leur exclusion définitive du marché du travail et supprime leurs droits à une retraite décente. De fait, les recours augmentent déjà. Certains salariéEs ont aussi obtenu devant les prud’hommes, le paiement des années de salaire et de cotisations perdues, en prouvant que leur inaptitude était liée à leur travail. Mais seule la mobilisation collective des travailleurEs leur permettra de vraiment reprendre la main sur leurs conditions de travail, en réduisant le temps de travail, en revenant à une retraite à taux plein à 37, 5 annuités, en interdisant les licenciements… y compris pour inaptitude.

Étienne Demile http://npa2009.org/node/38155

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15 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

La Commission européenne pourrait autoriser prochainement de nouveaux OGM (Reporterre)

La Commission européenne pourrait autoriser prochainement de nouveaux OGM (Reporterre) dans Ecologie & climat gm-protest

Le 11 juillet 2013, à nouveau, les États membres réunis au sein du Comité d’appel sur les « aliments génétiquement modi- fiés et les risques environnementaux » n’ont pas atteint de majorité qualifiée pour accepter ou rejeter trois propositions d’autorisations des plantes géné- tiquement modifiées (PGM) présentées par la Commission européenne, a appris à l’ins- tant Inf’OGM.
La décision finale revient maintenant à cette dernière qui statuera « dans un futur proche », comme nous l’a indiqué Frédéric Vincent, porte-parole de la DG Sanco (ndlr, vraisemblablement avant l’automne). Les trois autorisations présentées par la Commission européenne concer- nent onze PGM de Monsanto destinées à être importées, transformées et utilisées pour l’alimentation humaine et animal : le maïs MON89034*1507*NK603 (dossier NL/2009/65 déposé en 2009 avec Dow AgroScience) ; le maïs Mon89034*1507*MON88017*59122 et ses « sous-combinaisons » (dossier CZ/2008/62 déposé en 2008) ; et le pollen issu du maïs MON810 (dossier NL/2012/107 déposé en 2012).

La seconde proposition d’autorisation concerne neuf PGM traitées dans le cadre d’un seul et unique dossier de demande d’autorisation ! La PGM concernée est un maïs GM empilé, le maïs Mon89034*1507*MON88017*59122 plus connu sous le nom de SmartStax, et huit maïs GM « liés » car contenant une combinaison de trois ou deux des évènements transgéniques du maïs cité [1].

C’est la première fois qu’une autorisation couvrant plusieurs PGM est proposée par la Commission européenne. Une nou- veauté qui confirme que la récente adoption d’un nouveau règlement sur l’évaluation sanitaire des OGM permet à la Commission européenne de débloquer les autorisations en attente.

Comme nous l’avons déjà vu [2], la légalité d’une telle autorisation peut être sujette à discussion. Le règlement 1829/2003 prévoit en effet qu’une autorisation peut être accordée pour un OGM et non pas des OGM. Mais la Commission fait une autre lecture de ce règlement. Elle nous a indiqué que « rien dans le règlement 1829/2003 n’empêche ni la soumission d’un dossier contenant différents OGM, ni l’AESA d’adopter une opinion couvrant différents produits pourvu que chaque OGM ait fait l’objet d’une évaluation conforme au règlement ». Et de préciser que c’est la Commission européenne elle-même qui a pris la responsabilité de demander à l’entreprise que sa demande d’autorisation soit complétée de manière à couvrir « toutes les sous-combinaisons des événements simples présentes dans [la plante GM empilée], à l’exception de celles déjà autorisées », ajoutant que l’objectif de cette démarche « est de garantir que des sous-combinaisons présentes dans la récolte [d’une culture] dans un pays tiers ne soient mises sur le marché dans l’UE sans autorisation ».

Cette innovation dans la série des autorisations proposées par la Commission européenne n’est pas le seul point remar-quable. Car le maïs SmartStax (exprimant six protéines insecticides [3] et deux tolérances à des herbicides) est l’objet de contro-verses. L’association Testbiotech en Allemagne a déjà souligné des lacunes dans l’évaluation des risques de cette PGM, comme l’absence d’étude des effets synergiques entre les toxines insecticides et les résidus de pulvérisation d’herbicide [4]. Une étude menée par le professeur Tabashnik a par ailleurs montré que des insectes avaient acquis des résistances à certaines protéines Cry, dont les Cry3Bb1 (contre Diabrotica) et Cry1F (contre Spodoptera frugiperda) [5], présentes dans le maïs SmartStax !

Un fait scientifique nouveau qui mériterait probablement que la Commission européenne demande à l’AESA son avis avant d’aller plus loin sur cette autorisation. D’autant que dans la liste des maïs dérivés sujets au vote d’aujourd’hui se trouvent le maïs 1507*MON88017 qui exprime ces deux protéines ! L’existence « scientifique » de telles résistances est aussi corroborée par Syngenta qui en fait un argument de vente pour un insecticide contre la chrysomèle. Elle affirme que « les variétés transgéniques Bt ont apporté un moyen pratique et efficace aux agriculteurs pour gérer la chrysomèle du maïs, mais (…) les récents cas de dommages inattendus de la chrysomèle et la difficulté de contrôler ces populations » justifient d’utiliser un insecticide que vend l’entreprise, « peut-être plus que jamais » [6].

La dernière demande concerne le pollen issu de maïs MON810. Si la Commission européenne venait à autoriser ce pollen cet été, la question du miel contaminé par du pollen issu de maïs MON810 serait, légalement du moins, réglée, sous couvert de respecter les règles d’étiquetage. Ce vote du 11 juillet fait suite à un précédent vote qui avait eu lieu le 10 juin lors de la réunion du Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale [7], qui n’avait pas permis d’atteindre une majorité qualifiée. La France avait voté contre ces autorisations. Les trois propositions ont donc suivi la procédure en étant présentées au Comité d’appel de ce jour.

Notes

[1] les maïs MON89034*1507*MON88017, MON89034*1507*59122, MON89034*MON88017*59122, 1507*MON88017*59122 – les maïs MON89034x1507, MON89034x59122, 1507xMON88017 et MON88017x59122

[2] Inf’OGM, « UE – Onze autorisations d’OGM demandées le 10 juin 2013 », Eric MEUNIER, 7 juin 2013

[3] Cry1A.105, Cry2Ab2, Cry1F, Cry3Bb1, Cry34Ab1 et Cry35Ab1

[4] http://www.testbiotech.org/en/node/838

[5] Inf’OGM, « Les insectes résistent de plus en plus aux OGM insecticides », Eric MEUNIER, 24 juin 2013

[6] Inf’OGM, « Chrysomèle : « et si les OGM ne marchent pas, il y a toujours nos insecticides » nous disent les vendeurs d’OGM », Christophe NOISETTE, 11 juillet 2013

[7] cf. note 2

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13 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Irlande, oui à l’avortement, mais à minima (CI)

Irlande, oui à l'avortement, mais à minima (CI) dans Europe savita-hero

Le Parlement irlandais vient d’adopter un projet de loi autorisant l’avortement, au cas où la vie de la mère serait en danger.
Un texte très controversé dans ce pays à forte tradition catholique. Le gouvernement du Premier ministre Enda Kenny (issu du Fine Gael, parti de centre-droit, au pouvoir depuis mars 2011) a fait voter jeudi 11 juillet à minuit une loi autorisant l’avortement uniquement si la vie de la mère est mise en danger par sa grossesse, et notamment si elle menace de se suicider. La loi a été votée à 127 voix contre 31, après des dis- cussions enflammées sur 165 amendements. Dans ce pays très catholique, rappelle Lise Hand, du Irish Independent, le débat sur l’avortement « est un combat parlementaire à couteaux tirés, qui a commencé en 1992″, date d’un arrêt de la Cour Suprême que reprend l’actuel projet de loi.Parmi les cinq députés du Fine Gael ayant voté contre le projet, la ministre aux Affaires européennes, Lucinda Creighton, a fait un discours remarqué, s’insurgeant contre le fait que le projet allait « ouvrir la boîte de Pandore des abus potentiels », en faisant de la menace de suicide un outil de revendication. Un discours qui l’a forcée à démissionner après le vote, et qui lui coûte une carrière « pourtant prometteuse », selon Irish Independent.  A l’opposé de l’ex-ministre, Dearbhail McDonald, du Irish Independent, s’indigne de ce que des questions cruciales aient été évacuées du débat, comme celle de légaliser « l’avortement en cas de viol ou d’inceste », sur laquelle il y a pourtant « un large consensus sociétal » en Irlande. Pour elle, du fait de l’intimidation menée par « la hiérarchie catholique », le véritable enjeu – la vie de femmes et d’enfants – a été éclipsé « au profit du drame joué au sein de Fine Gael ».

Ruadhàn Mac Cormaic, du Irish Times, souligne quant à lui que la nouvelle loi n’inclut pas d’amendement pour autoriser l’avortement « au cas où le foetus présenterait des anomalies fatales ». Le gouvernement a refusé cette situation en affirmant qu’il avait « les mains liées » sur la ques- tion, car il devait « agir dans les limites du jugement rendu par la Cour Suprême en 1992, qui ne dit rien » à ce sujet. Faire passer cet amen- dement aurait nécessité un référendum, « un pas politique » que le gouvernement n’était pas prêt à faire, regrette le journaliste. Même avec cette loi, l’Irlande garde donc « l’un des systèmes les plus restrictifs du monde occidental sur l’avortement », déplore Dearbhail McDonald. Le gou- vernement a ignoré « le vote silencieux » des quelques quatre mille femmes par an qui « se rendent au Royaume-Uni » pour avorter, laissant aux autres pays le soin de régler leur problème. Courrier international  Chloé Paye 12 juillet 2013

 

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13 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Plounévez-Lochrist, 27 plants de cannabis saisis (LT)

Plounévez-Lochrist, 27 plants de cannabis saisis (LT) dans Justice & libertés 185774_299588373478254_89329742_n

Il était 17 h 20, jeudi, lorsque le domicile d’un homme, âgé de 53 ans, a été perquisitionné, à Plounévez-Lochrist. La gendarmerie de Plouescat a mené l’enquête qui a permis la découverte et la saisie de 27 plants de cannabis en pot. L’homme, qui était soupçonné de consommer et de détenir des produits stupéfiants, a été interpellé et placé en garde à vue. Il a reconnu produire du cannabis pour sa consommation personnelle. Sans profession et inconnu des services de police, il a été libéré. Il comparaîtra devant le tribunal correctionnel de Brest pour usages et détention de produits stupéfiants. 13 juillet 2013

http://www.letelegramme.fr/ig/generales/regions/finistere/plounevez-lochrist-27-plants-de-cannabis-saisis-13-07-2013-2170329.php

Commentaire: Quel dangereux criminel!

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12 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Brevets sur le vivant : Monsanto débouté en Inde (Bastamag)

Brevets sur le vivant : Monsanto débouté en Inde (Bastamag) dans Luttes paysannes et alimentation 1016142_326478870820400_759447698_n

Monsanto vient de subir un profond revers en Inde.

L’entreprise semencière américaine visait l’obtention d’un brevet pour un procédé permettant selon elle d’ « améliorer la résistance au stress dans les plantes ». Soja, maïs, riz, coton, blé… seraient ainsi capables de résister à la sécheresse, aux inondations et même de pousser dans des sols salins. Mais la demande de Monsanto vient d’être refusée par la Commission d’appel des brevets en Inde. « Cette technologie est simple- ment une découverte d’une nouvelle propriété de substance connue et non une invention au sens de l’article 3 (d) de la Loi indienne sur les brevets », a déclaré la Commission le 5 juillet. Avec cette décision, la multinationale américaine perd un énorme marché. Car si ce brevet avait été attribué, Monsanto aurait bénéficié de droits de brevets exclusifs pour toutes les semences vendues en Inde qui utilisaient sa technologie.

Déjà 1 500 brevets sur des plantes résistantes au climat « Cette décision va avoir de profondes répercussions en faveur de la biodiversité de l’Inde, des droits des paysans et de la sécurité alimentaire », s’est réjouie Vandana Shiva, fondatrice de Navdanya, association indienne pour la conservation de la biodiversité et la protection des droits des paysans. Elle rappelle que les caractéristiques génétiques réclamées par Monsanto ont été sélectionnées traditionnellement par des paysans. « Les entreprises semencières comme Monsanto sont en train de voler aux paysans leurs connaissances et de les breveter, ajoute t-elle. Nous devons protéger notre liberté de semences ». Selon un rapport publié par son organisation en 2009, 1500 brevets ont déjà été déposés par des entreprises semencières sur des plantes résistantes au climat.

Dans un communiqué, Monsanto a déclaré que « les brevets sont essentiels pour la poursuite des investissements. Les efforts de recherche et de développement prennent plus d’une décennie pour être développés et la protection des brevets est indispensable. » La multinationale évalue actuellement les recours possibles avec ses conseillers. « Nous serons également prêts à intervenir dans le cas où Monsanto porte l’affaire devant la Cour suprême », a réagi Vandana Shiva. Aux Etats-Unis aussi, le concept de la brevetabilité du vivant semble en avoir pris un coup. Une récente décision de la Cour suprême américaine stipule qu’« une séquence d’ADN produite naturellement est un produit de la nature et n’est pas éligible pour un brevet », rappelle l’association Inf’Ogm. Deux décisions qui feront date dans l’histoire de la propriété intellectuelle.

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Par Sophie Chapelle (12 juillet 2013)http://www.bastamag.net/article3190.html

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12 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Cannabis thérapeutique. Un myopathe condamné à une amende symbolique en appel (LT)

Cannabis thérapeutique. Un myopathe condamné à une amende symbolique en appel (LT) dans Santé legalize-marijuana-cannabis-ganja-thcfinder-254x300

La cour d’appel de Besançon a condamné ce jeudi un myopathe, Dominique Loumachi, qui réclame le droit de fumer du cannabis à des fins thérapeutiques, à 50 € d’amende avec sursis.

Le militant veut continuer à se battre Le prévenu, qui milite pour la dépénalisation du cannabis thérapeutique, a indiqué qu’il ne pouvait se satisfaire de cette peine symbolique : il a l’intention de se pourvoir en cassation et ira, si nécessaire, « jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme ». La cour d’appel de Besançon a reconnu le prévenu coupable « d’usage et détention de stupéfiants », après la découverte par la police chez sa sœur de quelques plants de chanvre indien, qu’il cultivait pour sa consommation personnelle.

« Ni un toxicomane, ni un dealer » Lors de l’audience du 27 juin dernier, le ministère public avait requis la confirmation de la condamnation de première instance, soit 300 € d’amende avec sursis. « Je suis écœuré. Je ne suis pas un toxicomane, ni un dealer, je suis condamné par la maladie et j’ai juste envie de vivre », a-t-il déclaré à l’issue de l’audience. Atteint de myopathie depuis l’enfance, Dominique Loumachi demande à la justice de reconnaître que l’usage du cannabis est pour lui une « nécessité ».

Le cannabis comme « adjuvant à la douleur » Son avocat, Me Jean-Charles Darey, avait plaidé la relaxe en s’appuyant sur un arrêt de la cour d’appel de Papeete (Polynésie française) du 27 juin 2002 et une décision du tribunal correctionnel de Bourges du 13 avril 2011, relaxant des patients utilisant du cannabis pour calmer leurs douleurs. Dans une ordonnance, le Dr François Ziegler, chef du service de neurologie de l’hôpital de Belfort-Montbéliard, stipule que Dominique Loumachi souffre de « douleurs neurologiques pour lesquelles du cannabis peut être bénéfique en traitement adjuvant de la douleur ». Justice vendredi 12 juillet 2013 

http://www.ouest-france.fr/actu/societe_detail_-Cannabis-therapeutique.-Un-myopathe-condamne-a-une-amende-symbolique-en-appel_55257-2211204_actu.Htm

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10 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Pesticides retrouvés dans les fraises : des risques pour la santé (S&A)

Pesticides retrouvés dans les fraises : des risques pour la santé (S&A) dans Luttes paysannes et alimentation merde

Parmi les 37 pesticides trouvés dans des fraises françaises et espagnoles, 8 sont des perturbateurs endocriniens.

Des résidus de pesticides interdits ont été retrouvés dans des fraises cultivées en France et en Espagne, selon une étude de l’ONG française Générations futures sur les pesticides perturbateurs endocriniens. Sur 49 échantillons de fraises venues de France et d’Espagne et vendues dans des magasins de Picardie et de Haute-Normandie, 4 contenaient des pesticides interdits en Europe depuis plusieurs années et 5 autres des pesticides interdits sur les fraises.

Des insecticides interdits en Europe

Deux échantillons français contenaient de l’endosulfan, un insecticide interdit en Europe depuis 2005 et deux échantillons espagnols avaient du carbosulfan, insecticide interdit depuis 2007. Par ailleurs, trois échantillons français contenaient des substances autorisées en France mais pas sur la fraise: la flonicamide et de l’acétamipride. Deux échantillons espagnols contenaient également des substances autorisées en Espagne mais pas sur la fraise: le spirotetramat et le dimetomorphe. Générations futures s’élève par ailleurs contre la présence de pesticides, dans 91% des 49 échantillons analysés. Les taux restent cependant dans les limites autorisées. L’ONG n’a relevé qu’un seul dépassement de Limite max- imale en résidu pour l’acrinathrine.

Une stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens

Soulignant que parmi ces 37 molécules différentes retrouvées, huit sont reconnus comme des perturbateurs endocriniens, Générations futures alerte  » nos dirigeants sur la nécessité de prendre des mesures immédiates et fortes pour réduire l’exposition des populations aux pesticides PE et d’adopter une stratégie nationale sur les PE ambitieuse. » François Veillerette, porte-parole de Générations Futures ajoute que « la présence de pesticides interdits en Europe ou sur la culture de la fraise dans plus de 18% des échantillons testés est proprement inacceptable. » Le gouvernement, qui a engagé une concertation nationale à ce sujet, doit prochainement présenter sa stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens.

Les perturbateurs endocriniens, des effets transgénérationnels

Les perturbateurs endocriniens (PE) sont des substances chimiques qui peuvent altérer le fonctionnement du système endocrinien (responsable de la production d’hormones) et induire des effets néfastes sur l’organisme d’un individu, voire sa descendance. Les risques sont variés : cancers hormonaux-dépendants, perturbation du métabolisme (obésité, diabète…), de la reproduction, problèmes cardiovasculaires, troubles mentaux et du comportement. Dans son rapport, l’association rappelle que les PE possèdent des effets transgénérationnels, c’est-à-dire que « les effets des PE peuvent aussi se répercuter dans la descendance d’un individu, 2 ou 3 générations après son exposition. »

Créé le 10-07-2013 à 09h36 – Mis à jour à 11h29 Par  avec AFP, Sciences et Avenir, 10/07/13 Sciences et Avenir

À LIRE AUSSI. Pesticides : des taux encore trop élevés chez les Français.

http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/sante/20130710.OBS8764/pesticides-retrouves-dans-les-fraises-des-risques-pour-la-sante.html

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10 juillet 2013 ~ 0 Commentaire

Perturbateurs endocriniens : le gouvernement va-t-il céder à la pression des lobbys ? (Bastamag)

Perturbateurs endocriniens : le gouvernement va-t-il céder à la pression des lobbys ? (Bastamag) dans Macronie fr_pub_ddt

Le gouvernement français osera-t-il interdire les perturbateurs endocriniens (PE), ces polluants qui – même à des doses infimes – peuvent perturber le système hormonal et provoquer certains cancers, des dysfonctionnements du système nerveux ou encore engendrer des problèmes de reproduction ?

Rien n’est moins sûr. Le texte de la « stratégie nationale sur les perturbateurs endocriniens » (SNPE) est pour le moment bloqué au ministère de l’Écologie. Rédigé par un groupe de travail comprenant des représentant des ministères, des élus nationaux et européens, des repré-sentants de l’industrie, des chercheurs et des ONG, ce document est censé déterminer des actions de recherche, d’expertise, d’information du public, et de réflexion sur le cadre réglementaire. C’est sur ce dernier point que les tensions se cristallisent. Concernant les produits phyto-sanitaires et biocides, le texte propose de pouvoir « réviser les critères d’exclusion » de certaines substances après une étude d’impact. Cette étude pourrait considérer comme pertinent le « seuil » de dangerosité, cette quantité de produit en deçà de laquelle il est considéré comme inoffensif. L’exclusion des pesticides reconnus PE ne serait plus actée a priori, mais après une évaluation du risque. Cette proposition tranche avec l’avis des parlementaires européens qui ont souligné, en mars dernier, que, en l’état actuel des connaissances, on ne pouvait établir de valeur limite pour les perturbateurs endocriniens : les PE peuvent avoir des effets indésirables qu’elle que soit la quantité, estiment-ils. Le règlement européen qui encadre la mise sur le marché des produits phytosanitaires se base lui aussi sur la dangerosité intrinsèque des pesticides reconnus PE.

Dérogations autorisées Le projet de texte propose par ailleurs que si des producteurs se déclarent en « impasse technique », c’est-à-dire incapables de se passer du produit (même PE), ils pourront l’utiliser ! On resterait ainsi dans une tradition bien française de dérogations, com- me sur l’épandage aérien, contraire à tous les grands principes de précaution édictés au niveau national et européen. « Nous dénonçons aujourd’hui l’entêtement des ministères à vouloir à tout prix laisser dans le texte de la future SNPE cette disposition soutenue par le seul MEDEF et qui vise seulement à céder aux pressions de groupes de pression agricoles et agrochimiques », déclare François Veillerette, porte-parole de Générations futures. Le message est transmis au ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll, qui ne manquera sans doute pas de plaider la défense du principe de précaution auprès des professionnels du secteur, puisqu’il veut faire de la France le leader européen de l’agro-écologie… Par Nolwenn Weiler (10 juillet 2013)

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27 juin 2013 ~ 0 Commentaire

Hôpital de Morlaix : contre les coups budgétaires, le personnel se mobilise (LO)

Hôpital de Morlaix : contre les coups budgétaires, le personnel se mobilise (LO) dans Luttes sociales en Finistère manifestants-hopital-sud1

Au centre hospitalier des Pays de Morlaix (CHPM), le mécontentement couve depuis quelque temps et le personnel a décidé de se mobiliser.

En chirurgie « semaine », quatre postes viennent d’être supprimés, parce que la rentabilité du service était jugée insuffisante par la direction. Du jour au lendemain, les collègues ont été invités à postuler dans d’autres services. Mais ailleurs ce n’est pas mieux. De nombreux arrêts ne sont plus remplacés, comme dans le service de soins polyvalents de Plougonven, où l’équipe du soir tourne à deux au lieu de trois ; ou encore à Roz ar Scour, où il manque un agent et un infirmier. En médecine gériatrique un étudiant a dû faire office d’infirmier.

Comment parler de service public et de qualité des soins quand les patients ne sont plus levés, faute d’effectifs pour le faire ?

Jeudi 20 juin, les syndicats CGT et Sud ont appelé à une assemblée générale pour préparer la riposte. La direction venait d’annoncer un budget de l’hôpital en déficit, qui n’augurait rien de bon. L’assemblée a connu un franc succès. Avec 150 participants, c’est la plus importante à l’hô- pital depuis 2002. Tous les secteurs étaient représentés, l’hôpital général, la psychiatrie, les services techniques et logistiques, les SSR, les longs séjours. Chacun se sentait concerné, personnel de jour comme de nuit, titulaire ou contractuel. Après deux heures de discussion, il a été décidé d’amplifier la mobilisation pour faire reculer la direction. Des tracts seront diffusés dans les services et à l’extérieur du CHPM. Un appel à un débrayage illimité est déposé à compter du 27 juin en vue d’actions lors du comité technique d’établissement prévu ce jour-là et du conseil de surveillance du lendemain.

Lors d’une réunion avec les syndicats après l’assemblée, les représentants de la direction ont confirmé leurs intentions. Déficit ou non, ils entendent augmenter les recettes par la valorisation du prix des chambres particulières et réduire les dépenses de mille façons. C’est un véritable plan d’attaques qui s’annonce : non-remplacement des départs en retraite, augmentation de la polyvalence, remise à plat des astreintes et externalisation dans les services techniques ; suppressions de lits, restructurations forcées avec suppressions de postes et fermetures dans les services de soins. Et, qui plus est, la direction s’apprête à dénoncer l’accord des 35 heures de 2002, afin de réduire le nombre de RTT. Mais si elle compte sur la résignation du personnel, elle risque de déchanter.

Correspondant LO http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2343&id=29

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